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13 Mars 2010 - 15h27
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La Mission de l'Union Européenne attendue à Conakry

2010/3/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Dans le cadre du suivi du respect des éléments essentiels de l'Accord de Cotonou, une mission de l'Union européenne est attendue à Conakry du 11 au 12 mars 2010 pour évaluer l'état d'avancement de la feuille route de la transition proposée par les autorités guinéennes dans le cadre des consultations menées au premier semestre de l'année 2009 au titre de l'article 96 de cet accord.

L'accord de Cotonou signé entre l'Union européenne et les pays ACP dont la Guinée est membre, comprend un volet politique dans lequel les signataires s'engagent à respecter les droits de l'homme, les principes démocratiques et l'Etat de droit, considérés comme éléments essentiels de l'accord en l'occurrence l'article 96. Cet article stipule qu'en cas de manquement à ces éléments essentiels, des consultations sont ouvertes entre les deux parties. Des mesures appropriées sont prises si aucune solution acceptable par les deux parties n'est trouvée aux manquements constatés à l'issue de ces consultations.

Le 27 juillet 2009 le Conseil européen a conclu les consultations avec la République de Guinée, ouvertes suite au coup d'Etat du 23 décembre 2008 et a pris une série de mesures. Celles-ci portent notamment sur le report de la signature du document de stratégie pays 2008-2013 à financer sur le 10e Fond européen de développement (FED) et sur le gel d'un certain nombre de projets déjà engagés sur le 9e FED. Les conclusions du Conseil prévoient que ces mesures peuvent être revues au fur et à mesure de la réalisation effective de la feuille de route de la transition et des engagements tenus par les autorités guinéennes.

La mission des 11 et 12 mars 2010 permettra d'évaluer les avancées enregistrées dans le cadre de l'exécution de la feuille de route de la transition vers le rétablissement de l'ordre constitutionnel et la formation d'un gouvernement démocratique issu d'élections libres et transparentes, ainsi qu'en matière de droits de l'homme, d'État de droit et de gouvernance.

Elle sera composée de Guillermo LOPEZ MCLELLAN, Directeur adjoint pour l'Afrique sub-saharienne au Ministère des Affaires Etrangères d'Espagne, pays assumant actuellement la présidence tournante de l'UE, de Pierpaolo SETTEMBRI, membre du Secrétariat Général du Conseil de l'Union européenne et de Filiberto CERIANI-SEBREGONDI, Chef d'unité Afrique de l'Ouest à la Commission européenne.

La mission sera reçue en audience avec le Président de la Transition et aura des entretiens avec le Premier ministre chef du gouvernement et d'autres membres du gouvernement, la Présidente et les deux Vice-présidents du CNT, les partis politiques, la CENI et des représentants de la société civile y compris les membres des organisations de défense des droits de l'homme.

Les membres de la mission prévoient d'animer une conférence de presse au terme de leur visite le vendredi 12 mars à 19 heures au Novotel.



Nous y reviendrons

 
( Publireportage ) GUI.CO.PRES SA recrute: Auditeur Interne H/F et Directeur Financier

2010/3/1

Aujourd'hui en Guinée 1- Appel à candidatures : Auditeur Interne H/F

Dans le cadre du renforcement de sa structure de contrôle, le Groupe Gui.Co.Pres SA recherche un Auditeur Interne (H/F) expérimenté.

Poste

Sous la hiérarchie du Président Directeur Général du Groupe, vous avez en charge l’audit interne du Groupe et de ses filiales. Vous devez vous assurer du suivi effectif des procédures et du respect des bonnes règles de gestion au sein du Groupe. Vous êtes le point focal des procédures, et à ce titre, vous devez veiller à l’élaboration et à la mise en place des procédures pour chaque département des filiales et pour le Groupe.

Vous êtes amené, au début de chaque année, à proposer un planning d’audit au Conseil d’Administration du Groupe, à le faire valider et à veiller à sa réalisation effective au cours de l’année.

Profil

- Etre âgé de 45 ans au plus ;
- Avoir une formation supérieure (Bac+4) en Audit, en Comptabilité ou en Finance ;
- Avoir une expérience d’au moins 10 ans comme auditeur, de préférence dans un cabinet de renom ;
- Maîtriser les règles de l’audit interne, le code OHADA et le code fiscal et social guinéen ;
- Avoir une bonne connaissance des logiciels SAGE Saari et de l’environnement Windows ;
- Etre rigoureux, organisé et communicatif ;
- Etre proactif et avoir une bonne aptitude managériale avec une capacité de gestion axée sur le résultat ;

Dossiers à fournir :

- Une demande manuscrite adressée au Président Directeur Général du Groupe ;
- Un Curriculum Vitae ;
- Deux références professionnelles ou plus ;
- Un casier judiciaire datant de moins de trois (3) mois ;
- Photocopie légalisée des diplômes et attestations ;
- Photocopie d’une pièce d’identité ;
- 4 photos d’identité

Le dossier sera déposé dans une enveloppe fermée portant la mention «Candidature au Poste d’Auditeur Interne» au nouveau Siège du Groupe Gui.Co.Pres SA sis au quartier Almamya, rue KA 003 (derrière l’Ambassade d’Allemagne).
La date limite de dépôt des dossiers est fixée au vendredi 19 mars 2010 à 12h00. Contact : 68.06.78.14 ou 66.61.19.73

N.B : Le salaire est négociable selon profil ; peut être motivant et attractif.

2 - Appel à candidature: Directeur Financier H/F

Dans le cadre du renforcement de sa Direction financière, le Groupe Gui.Co.Pres SA recherche un Directeur financier (H/F) pour l’une de ses filiales.

Poste :

Sous la hiérarchie du Directeur Général vous êtes à la tête d’une équipe de comptables et de financiers. Vous êtes responsable de la gestion financière de la filiale, de la tenue des livres comptables, du paiement des impôts et taxes et de tout autre paiement dans le cadre du développement des activités de la filiale. Vous évoluez dans un esprit d’intégrité et de totale loyauté envers cette filiale et envers le Groupe GUI.CO.PRES SA.

Profil :

- Etre âgé de 40 ans au plus ;
- Avoir une formation supérieure (Bac+4) en Finance et en Comptabilité ;
- Avoir une expérience d’au moins 10 ans dans un poste similaire dans une grande entreprise ;
- Avoir une bonne maîtrise les procédures comptables, du code OHADA et du code fiscal et social guinéen ;
- Avoir une bonne connaissance du milieu administratif en Guinée ;
- Avoir une bonne maîtrise des logiciels comptables notamment du SAGE Saari et connaître l’environnement Windows (Excel, Word,…) ;
- Etre rigoureux, organisé et communicatif ;
- Etre proactif et avoir une bonne aptitude managériale avec une capacité de gestion axée sur le résultat ;

Dossiers à fournir :

- Une demande manuscrite adressée au Président Directeur Général du Groupe ;
- Un Curriculum Vitae ;
- Deux références professionnelles ou plus ;
- Un casier judiciaire datant de moins de trois (3) mois ;
- Photocopie légalisée des diplômes et attestations ;
- Photocopie d’une pièce d’identité ;
- 4 photos d’identité

Le dossier sera déposé dans une enveloppe fermée portant la mention «Candidature au Poste de Directeur Financier» au nouveau Siège du Groupe Gui.Co.Pres SA sis au quartier Almamya, rue KA 003 (derrière l’Ambassade d’Allemagne).

N.B : La date limite de dépôt des dossiers est fixée au vendredi 19 mars 2010 à 12h00. Contact : 68.06.78.14 ou 66.61.19.73

La Direction générale


 
Ministère des Finances : Docteur Ousmane Doré ancien Ministre recalé

2010/2/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le gouvernement de consensus de Lansana Kouyaté avait pour ministre des finances Dr Ousmane Doré, dont on se rappelle le passage calamiteux au Dadishow sur la gestion des sous du cinquantenaire notamment les Narcodollars qu'il avait reçu avec l'un de ses collègues Ministres. Mis en demeure de rembourser le dit montant.

Il se serait exécuté en vitesse pour échapper à toute poursuite judiciaire. Depuis lors il avait quitté le pays pour d'autres cieux. A la faveur de la nomination de Jean Marie Doré et sur invitation de ce dernier Ousmane Doré s'est précipitamment retourné au pays dans le secret espoir d'occuper le poste oh combien de fois juteux de ministre de l'économie et des finances.

Malheureusement pour lui son rêve a tourné au cauchemar vu l'hostilité des uns et des autres à ses prétentions, il a fini par quitter le pays sur la pointe des pieds.


La rédaction.

 
Enquête exclusive sur le secteur des télécoms avec les dégâts du Colonel Mathurin Bangoura : Un Audit s'impose.( Voir ses maisons )

2010/2/15

Aujourd'hui en Guinée


CONAKRY/ En cette phase d’un nouveau tournant politique de l’histoire de la Guinée, les membres du gouvernement sortant font beaucoup de bruits actuellement pour se faire voir positivement par l’opinion et surtout par le Général Sékouba Konaté, le Président de la République, afin de pouvoir se faire maintenir dans leurs fonctions ministérielles. C’est humain et même légitime que de vouloir défendre ses intérêts personnels. Mais, si ces intérêts individuels ne correspondent pas aux préoccupations nationales, il y a lieu de tirer les conséquences qui en découlent. Du colonel Moussa Tiegboro Camara à l’autre colonel Mathurin Bangoura, en passant par Boubacar Barry, Mahmoud Thiam, Kèlèti Faro, et d’autres tout le monde se bat pour rester à son poste. Pour quels buts veut-on rester coûte que coûte là où on est ?
 
La vérité, celle prononcée crûment et courageusement à Ouagadougou par le Général Sékouba Konaté quand il est allé bataillé et obtenir seul l’accord qui donne aujourd’hui espoir d’une possible sotie de crise est que la première année du CNDD a été politiquement un échec. Cet échec tire son origine d’une catastrophique gestion d’ordre financier et économique. La vérité est surtout que pour continuer en toute tranquillité dans l’activité de vol, de détournement et de pillages à laquelle ils se sont livrés après leur nomination, les nouveaux Ministres, qui ont découverts les ors de la République après le 23 décembre 2008, se sont mis au fil des mois à soutenir la candidature du capitaine Moussa Dadis Camara, encourageant ainsi ce dernier à renier l’engagement proclamé lors de la prise du pouvoir et qui a fait, un moment, du chef de la junte, l’homme le plus populaire de l’Afrique. Si ce dernier est devenu aujourd’hui l’homme rejeté, banni par les Guinéens, et installé sur le banc de la communauté internationale, il le doit à son entêtement personnel mais aussi à la démagogie de ses proches et collaborateurs.

Après ce téméraire diagnostic, il serait judicieux que le Général Sékouba Konaté s’attaque aussi au mal par la racine. L’un des secteurs qui suscitent aujourd’hui convoitises est bel et bien celui des télécoms où le sortant, cachant ses intérêts par quelques chantiers engagés, fait face à des affamés décidés à se rassasier pendant cette courte période transitoire.

Le bilan du colonel Mathurin Bangoura est-il élogieux?


Depuis quelques années, le secteur des télécommunications, exploité comme une vache laitière par les Ministres successifs (depuis que l’ancien directeur de SOTELGUI Thierno Oury Diallo et son équipe ont fait de cette boite un véritable outil économique) soulève des interrogations. L’arrivée des sociétés de téléphonie privée, suite à la libéralisation du secteur, rassurait plus d’un guinéen. Ces dispositions envisagées par le législateur et qui ont contribué à faire des progrès énormes au niveau du secteur ne sont malheureusement pas cernés par les nouveaux dirigeants du secteur, notamment le Ministre Mathurin Bangoura qui, au-delà de la fougue de jeter l'anathème sur toutes les actions entreprises jadis qu’importe l’impact sur les revenus qu’elles génèrent, s'évertuent à signer des contrats les uns aussi contradictoires que les autres et à ne pas respecter les accords régulièrement conclu entre la Guinée et ses partenaires.


Les bâtiments en construction et ceux déjà achevés donnent l’impression aux concitoyens que ce département pose des actes positifs et que le Ministre Mathurin Bangoura est un bâtisseur. Il est évident que la réhabilitation et la construction d’édifices publics apportent toujours un plus au développement de nos infrastructures encore modestes. Mais, à ce niveau, il est légitime de se demander si la vocation du Ministère des Télécoms est de construire des immeubles ? Le Ministre de tutelle est-il celui qui est habilité à être le chef des travaux de construction financés à partir des fonds publics ? Ces projets ont-ils fait l’objet d’approbations par les structures spécialisées de l’Etat ? Quel revenu l’Etat tirerait de l’exploitation de ces immeubles ? Qui les gérera ? Y a t-il une procédure de gestion de ces immeubles ? Qui les habitera ? Pour quel loyer ? Comment cet investissement (construction, mobilier, électroménager…) sera t-il amorti ?

 

Le danger et les risques liés à une telle violation de procédures et à la confusion des rôles que le législateur a voulu éviter par la répartition claire et précise des tâches dans les structures étatiques s’observent malheureusement aujourd’hui à travers ces chantiers au niveau du Ministère des télécoms. D’abord, les entreprises chargées de réaliser les travaux choisies sur des bases obscures sont liées au Ministre Mathurin Bangoura. Ce qui fait qu’on les retrouve sur les nombreux chantiers privés du colonel Mathurin à travers la capitale qui, soit dit en passant, possède déjà deux maisons en France où il a même fondé une entreprise immobilière qui se livre à l’achat et à la vente des appartements en Europe.


Pourtant sans un programme d’investissement cohérent avec des objectifs clairement définis et validés par toutes les structures compétentes de l’Etat, l’on se demanderait si l’intérêt de l’autorité de tutelle résiderait dans les dépenses d’investissement ou dans l’usage des immeubles et de leurs commodités. Ils ont déjà leur abonnement CANAL SAT avant d’être habités. Tout laisse à croire que ces actions aussi impertinentes qu’impromptues servent plutôt à justifier les décaissements faramineux, malgré l’interdiction ordonnée par le nouveau Premier Ministre, avec la complicité du directeur général de l’ARPT, M. DIALLO Mohamed Lamine, et précédemment nounou des enfants du Colonel Mathurin BANGOURA.


Les montants devant servir au remboursement de l'avance pour la construction de l'immeuble du Régulateur (soit la contre valeur de GNF 500.000.000) sont versés sur un compte de la Direction des Postes et Télécommunications à la FIB Conakry qui n'a rien à voir avec ce projet. Ce compte inconnu de l’administration est administré strictement par le directeur des affaires financières du Ministère et le Ministre, lui-même.

 
CHANTIER MATH.JPG

 
 Les fonds pour la fibre optique et la vulgarisation de l'Internet chiffrés à 1,5 millions dollars us qui devraient être alimentés depuis octobre 2009 (environ GNF 2.250.000.000) sur les revenus mensuels ont emprunté une destination inconnue. Quelle Catastrophe !!! Aujourd’hui encore, alors que le gouvernement doit s’abstenir de tout engagement en attendant la formation du nouveau, le colonel Mathurin continue d’autoriser des contrats pour des activités déjà contenues dans des accords précédents avec d’autres opérateurs ce qui naturellement est de nature à créer des contentieux juridiques onéreux pour l’Etat guinéen. Ce sont ces dégâts que le Secrétaire Général du Ministère, Ismaêl Baldé dénonce aujourd’hui et il doit être écouté et entendu.

Dans n’importe quel autre pays au monde, ce vol organisé, planifié et exécuté sans la moindre peur sans aucune insouciance de ses conséquences sur le pays, rien que pour s’enrichir sans aucune limitation, aurait conduit à des poursuites immédiates. Il serait alors urgent d’arrêter cette malversation de grande envergure et engager un audit en utilisant les services d’un cabinet indépendant afin que la lumière soit faite sur ces milliards compromis, et qu’on sache si le Ministre Mathurin Bangoura a travaillé ou s’est au contraire enrichi illicitement. C’est bon de savoir ce que les chantiers qui charment certains ont coûté à l’Etat et rapporté au colonel Mathurin Bangoura qui, de toute évidence, a agit en violant toutes les procédures exigées en la matière. Le Général Sékouba Konaté, ayant l’obligation de veiller sur les intérêts de l’Etat, devrait diligenter cet audit pour être situé avant de prendre une quelconque décision.

 
 S’il ne le fait pas, un autre le fera et il risque d’être assimilé aux responsables de cette grave situation financière du secteur des télécoms Et nul n’ignore que la Sotelgui a aujourd’hui de sérieux problèmes de trésorerie, ce qui - un autre scandale- affecte le payement à temps du salaire des travailleurs qui depuis la nomination de Guy Koumbassa ( cousin de Mathurin) n’ont plus perçu le 13e mois.

Scandale à suivre.

 
Germaine TOGBA
 
 
 

 
Affaire Guinée-Rusal : Roda Fawaz au secours des Russes

2010/2/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ L’affaire Guinée-Rusal pourrait être classée en première ligne des plus gros scandales jamais enregistrés par ce pays, tant elle a fait couler assez d’encre, de salive et… d’argent. Evaluée à plus de 250 millions USD sous Faciné Fofana, la première usine d’alumine en terre africaine avait finalement été bradée sous Ahmed Tidiane Souaré aux Russes à quelques 19 millions USD.

Le CNDD sous Moussa Dadis Camara avait pourtant bien débuté le traitement de cette affaire qui avait horrifié les Guinéens. Le gouvernement guinéen, on se rappelle, après les audits faits par des cabinets locaux et internationaux et contestés par Rusal, avait finalement loué les services de la société Alex Stewart International, un cabinet américain d’évaluation spécialisé dont la signature est reconnue par tous et recevable dans n’importe quelle juridiction légale et dans n’importe quelle institution financière, qui a établi que Rusal a caché des informations financières à la Guinée , dont le préjudice s’élève à plus de 400 millions USD.

En plus des ‘’dommages environnementaux’’ évalué à quelques 400 autres millions USD, le cabinet Alex Stewart avait finalement conclut que le préjudice causé à la Guinée avoisinerait les 860 millions de dollars US en lieu et place du milliard de dollars que réclamait l’Etat guinéen.

C’est cette somme que Roda Fawaz, abusant de son amitié d’avec le Général Sékouba Konaté, tente de faire perdre à la Guinée en empochant au passage des dessous de table que Rusal lui donnerait. En effet, profitant de l’influence qu’il a sur le Président de la transition, Roda Fawaz veut faire annuler l’ardoise de 860 millions de dollars US, afin que Rusal profite de l’usine sans verser un copeck à l’Etat guinéen. C’est infect, nauséabond, et Roda Fawaz ne devrait pas traiter ainsi le Général Konaté et la Guinée qui lui couvrent de l’hospitalité et de la reconnaissance dues à un étranger.

Au demeurant, le Général Konaté qui aime affirmer que ‘’Ahmed Tidiane Souaré a un problème de détournement’’, ne saurait sacrifier l’intérêt de ce pays à l’autel d’une amitié qui n’en est pas une, tout simplement parce qu’intéressée. Et même si Roda Fawaz parvenait à ses fins dans cette affaire, tous ceux qui auront contribué à léser de cette ignoble manière la Guinée devraient se dire que l’Etat est intemporel.


Demain, avec un gouvernement légal, toutes ces magouilles seront mises à nu. Le plus à craindre dans cette affaire, c’est le jugement de l’histoire. Il est implacable.


Nous y reviendrons.


Aboubacar SAKHO
Pays-Bas






 
Legarda, Mathurin Bangoura et Guy A.Coumbassa: Parfum de scandale à la Sotelgui : 2 millions d’euros … à l’eau ?

2010/2/2

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le plus distrait - ou le moins exigeant - des consommateurs l’aura remarqué : depuis maintenant un certain temps, l’on assiste à une détérioration progressive de la qualité des services de la Société des télécommunications de Guinée – SOTELGUI -. Tout le monde s’en plaint.

Tout le monde ? Peut-être que non, puisque cette période de contre-performances de la société, curieusement, semble propice à d’autres performances qui, à défaut d’améliorer la situation générale de la boite, confortent bien de situations individuelles. La dernière en date ? Juin 2009, la SOTELGUI signe un contrat avec une société installée à Tunis (Tunisie) dénommée Communications Services Africa – CSA -.

Cette dernière, selon les termes dudit contrat, devrait assurer la ‘’fourniture et l’installation d’un réseau de télécommunication pour la couverture en téléphonie « accès universel » de la région de Kanfarandé’’. Avec comme coût total de la prestation un peu plus de 4,7 millions d’euros.

Le 29 juin 2009, le président directeur général de CSA, Jacques Hurel, adresse au directeur de la SOTELGUI la facture de l’acompte que cette dernière devait payer conformément au contrat : près de 2 millions d’euros (1.916.867,74), représentant 40% du montant total. Quelques mois plus tard, après que l’actuel directeur Guy Abraham Coumbassa ait succédé à Thierno Diallo, la SOTELGUI s’exécute en émettant des ordres de virement portant chacun la somme de 370.000 USD, tous signés le 16 octobre 2009.

Et après, serait-on tenté de répliquer ? La SOTELGUI n’a-t-elle pas fait que respecter les clauses du contrat en aboulant l’acompte prévu ? Dans les faits, les choses ne sont pas aussi simples. Elles apparaissent même gravissimes. En effet, outre que le doute soit permis sur la pertinence d’un tel besoin de la part de la société guinéenne, depuis que l’équivalent en dollars us des quelques 2 millions d’euros ont été virés sur le compte de Communications Services Africa, on n’a toujours rien vu arriver.

Même pas le plus petit équipement, encore moins un quelconque déploiement de la société tunisoise sur le terrain. C’est tout simplement comme si le partenaire de la SOTELGUI s’était volatilisé dans la nature. Et le plus curieux, c’est que du côté guinéen l’on ne semble pas pour le moins préoccupé par une telle situation. Et pour cause !

D’après certaines sources proches du ministère chargé des Télécommunications, l’empressement de la tutelle à diligenter le dossier en exerçant une grande pression sur le directeur Coumbassa ne serait pas fortuit. Vrai ou faux, l’on ne peut que reconnaitre qu’il existe des ‘’coïncidences’’ quelque peu troublantes.

Comme ce lien étroit entre Jacques Hurel, le PDG de CSA, et le patron du club français de ligue 1 le Mans. Ce dernier, Henri Legarda, lui-même ‘’ami’’ du manager de football Amadou Diaby que l’on voyait un peu trop fréquemment dans le bureau du ministre … Mathurin Bangoura ! ‘’L’ami de mon ami …’’.

En tout cas, le président Henri Legarda a fait preuve d’une grande générosité, le 11 juillet dernier, en invitant en France, et surtout en prenant en charge les frais de transport et d’hébergement de Mme Bangoura Henriette Tolno ainsi que ceux de ses six enfants !Un tas de foin où il ne serait superflu d’aller fouiner …



 
Jean Marie Doré ferme le robinet à la Banque Centrale de la République Guinée

2010/1/23

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le nouveau Premier Ministre , Monsieur Jean Marie Doré prenant vent des sorties à l'emporte pièce de l'argent public à la Banque Centrale de la République de Guinée , vient de rendre public une note de service interdisant tout décaissement jusqu'à nouvel ordre .

Le communiqué qui s'adresse expressement aux membres du gouvernement actuel , les cadres et le Gouverneur Monsieur Alhassa BARRY dont le nom a filtré à la sortie de 375 000 euros ces derniers temps , interdit à titre provisoire tous les projets et travaux d'intérêt public au nom desquels un centime de franc guinéen peut être décaissé .

Aux yeux des économistes cela s'appelle principe de précaution en attendant que les Ministres du Gouvernement Doré ne prennent les commandes du pays , il faut éviter que les Ministres sortant ne vident les caisses de l'Etat déjà vides .



Germaine TOGBA





 
Enquête exclusive : Bradage des ressources économiques de la Guinée par le CNDD.

2010/1/22

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Pendant près de 17 mois après avoir quitté le gouvernement (dont plus de 10 mois passé en prison) et plus de 14 mois pendant sa fonction ministérielle) Kanté, l'ancien Ministre des Mines du Gouvernement de Consensus et(2 mois) de celui de Large Ouverture, a subi de la part d'un groupe mafieux toutes sortes d'attaques allant jusqu'à des attaques personnelles.

Il est la cible des élucubrations de tous ordres pour le simple fait qu'il a choisi d'abord la Guinée , avant toute autre considération ethnique, clanique, familiale, appartenance politique ou considération générationnelle et/ou de promotion.

II paye jusqu'aujourd’hui sa conviction que la meilleure façon de valoriser le sang que plus de 130 guinéennes et guinéens ont versé lors des événements de janvier et février 2007, c'est de redonner l'espoir à ce peuple martyrisé par tant de répressions et de promesses non tenues, à travers un programme phare qui aurait eu l'avantage de résoudre concrètement les problèmes de l'Education, de la Santé-sécurité et de l’Emploi ; autrement de revenus croissants à travers les projets de formation et d'infrastructures (routière, ferroviaire, aéroportuaire, scolaire et universitaire, d'eau et d'électricité , d'agro industrie et d'élevage) ; le tout pour une valeur initiale de plus de 21 milliards de $us.

Ce projet dénommé "Paquet Global" était en discussion avancée avec la République Populaire de la Chine dont une délégation officielle d’une dizaine de cadres de la Banque Nationale de Développement de Chine a séjourné à Conakry en Juillet 2008.

Le plus grand projet jamais envisagé en Guinée a été combattu au profit d'intérêts égoïstes et égocentriques dans le précédent régime ; et le CNDD, très tôt pris en otage par les mêmes activistes, a préféré ignorer ce projet avant de reconnaître la démarche en septembre 2009, comme solution incontournable pour la Guinée.

Le Ministre Kanté paradoxalement a tout l'intérêt qu'a suscité son entretien avec Dadis, a été arrêté le 30 mars 2009, et croupis en prison depuis. Il est victime d’un déni de justice de la part du Gouvernement qui n’entend pas faire comparaître son Ministre du Contrôle d’Etat cité en témoin dans l’affaire et contre lequel la presse a publié des documents accablants .

Mais ce qui est plus grave, est que le dossier phare a été d'abord mis à la poubelle et taxé de surréaliste en mars 2009, avant d'être récupéré en Août et travesti en vache laitière de la junte et du Gouvernement militairo-civil dans leur fièvre d'enrichissement personnel et de conservation du pouvoir politique.

C’est le martyr du peuple, le 28 septembre 2009, renforcé par les et les évènements de Décembre 2009 qui constituent les obstacles sérieux à cette machination.


Dieu est pour tous et surtout et avant tout pour la Guinée :

-Curieusement c'est au moment où, rétrospectivement,

- Dans le précédent Gouvernement , certains des 150 permis miniers qui avaient été récupérés sous la gestion Kanté ont été distribués et le projet de "paquet global", floué, que la crise financière s'est abattue sur le monde, reportant ainsi la plus part des investissements dans le secteur minier ; et que,

- Avec ce Gouvernement, venait de se discuter fraîchement le contrat de dilapidation des ressources minières et du portefeuille minier, si jalousement sauvegardé par les générations précédentes, que la junte et son Gouvernement militairo-civil commettent l'irréparable qui les disqualifie totalement dans la course aux élections tout en les exposant, avec leurs complices de tout bord, à des poursuites judiciaires pour divers crimes.

Ceci est le signe prémonitoire de la poisse des négociations indécentes en cours mettant en face, un système militaro-civil aux abois, voulant monnayer coûte que coûte ses signatures pour se faire un matelas financier dans les comptes offshore, et une société privée chinoise âpre au gain, et dont la nationalité ainsi que l’origine des fonds restent suspectes.

Tous ont pour point commun l'inhumanité et l'insensibilité totales aux massacres, nonobstant l'évolution des décomptes macabres, des pluies de condamnations les conseils donnés par les USA et la France à leurs citoyens de quitter le pays et le fait que, de sources concordantes la tension est à son comble entre la bande à Pivi et Toumba.

Insensibles au fait que le 9/10/2009 le syndicat a demandé aux travailleurs d'observer 2 jours de recueillement et de prière les lundi et mardi suivants,(14 et 15 octobre), sans état d'âme, le CNDD et son Gouvernement militaro-civil signent de leurs mains fraîchement ensanglantées un contrat, disent-ils de promesse d'investissement de 7 milliards de dollars contre l'aliénation du portefeuille minier et des ressources minières avec une société privée.

Cette forfaiture du 10/10/ 2009 ne passera inaperçue ; elle a été condamnée et dénoncée fermement par les guinéens surpris par tant de cruautés et de cynisme de la part de ses dirigeants autoproclamés.

Tant d'empressement dans un tel bain de sang est justifié par la junte et son Gouvernement qui n'y voient que la preuve de leur détermination à trouver une solution rapide pour le développement du pays après un demi siècle de laborieuse évolution.

Mais une analyse des contours de cette affaire jette le doute sur ce patriotisme suspect, sur l’opportunisme politique du CNDD et sur l’opération de bradage la plus rocambolesque jamais conçue en Guinée.

De quoi s'agit-il ?

La société chinoise a pour nom China International Fund (C.I.F). Elle est, comme son nom l'indique, un fond d'investissement dont les capitaux sont à la recherche de placements à des conditions autres que ceux du marché financier classique.

La CIF a semble-t-il, son siège à Hong-kong. Mais l’attitude des autorités guinéennes, qui ne parlent presque pas de ce projet pharaonique en Guinée, est suspecte : l'origine de ses fonds peut provenir d'une autre Chine, et le divulguer pourrait exposer la junte à la rétorsion de la République Populaire de Chine.

Cette société a opéré en Angola, et c'est sous la houlette de l'homme de paille d'un homme d'affaire guinéen résidant en Angola, qui sert de paravent à des membres de la junte, qu'elle pose ses valises en Guinée

Elle forme avec l'Etat Guinéen une société de joint-venture appelée African Développement Compagnies (A.D.C) qui, littéralement, se traduit en Compagnies Africaines de développement.

Les apports dans cette société par action sont les suivants :

- La société Chinoise apporte une promesse d'investissement de près de 7 milliards de $ US

-la Guinée y apporte tout son portefeuille Minier actuel (CBG, SAG, CBK, Friguia) et à venir (Global, Simfer) ainsi qu’une mise à disposition de l’ensemble de ses ressources naturelles (minières, pétrolières et celles du secteur primaire ).

- Le tout pour des parts de capital respectives de 75% pour CIF et de 25% pour Etat.


Ses domaines d'activités définis sont les mines, les infrastructures, L’Energie-eau, le transport et le commerce, les hydrocarbures ; ce qui correspond à l'ensemble du secteur productif.

Les Mines seront gérées par l'Office Guinéen des Mines du Ministère du même nom ; avec les parts de l'Etat qui seront versées au fur et à mesure dans le portefeuille et ce, au rythme des accords et conventions.

Dans un cadre estimatif, il est curieux de constater que des sociétés telles que CBG dont les réserves pèsent 8 milliards de tonnes de bauxite , CBK plus de 50 millionsde tonnes de bauxite, Friguia, plus de 350 millions tonne de bauxite pour plus de 100 millions tonnes d'alumine et les sociétés aurifères dont les réserves sont supérieurs à 7 millions d’onces ne pèsent que pour 25% dans le cas de l'ADC.

Le contrat accorde en plus à ADC ce qui a été refusé par l’Assemblée Nationale suspendue à Hyper dynamique sur le pétrole de l'offshore Guinéen : La rétrocession de 64% de l'offshore à ADC , une société où l'Etat n'a que 25% des parts est un autre scandale qui devrait, dans la logique décrite ci avant , permettre à ADC d'encaisser d’importants revenus , soit dans ce qu'il sera des attributions des permis d'exploration , soit dans la future exploitation du pétrole.

Les promesses portent dit-on sur :

1- la construction d'une centrale Thermique
à Manéah : ce qui est douteux, ce projet était déjà en cours de négociation avec le Gouvernement Chinois, parce qu’ayant été initié par le Gouvernement de Consensus puis repris par le Gouvernement de Large ouverture ;

2- la construction d'un train aérien rappelle le train de banlieue qui était dans l'air du temps du Gouvernement de Consensus ;


3- des routes, chemins de fer et autres infrastructures collectives ( cité immeubles à utilisation civile...)

4- L’adduction d'eau et l’électricité

5- la création d’une flotte aérienne

Remarque :

Aucun de ces engagements n'est chiffré alors que le portefeuille ciblé existe, est accessible et confère à dû concurrence, un titre de propriété à 75% déjà pour CIF. Ceci est une rengaine de la naïveté (pas aussi innocente dans ce cas-ci) qui caractérise la plupart des contrats : les engagements de l'Etat sont précis et cessibles au besoin alors que ceux du partenaire sont flous, pas disponibles et dépendront de son bon vouloir.

L'on est en droit de se poser les questions suivantes après que le Ministre des Affaires Etrangères ait, pour la première fois, dévoilé ce projet à la BBC dans son journal africain du 12 octobre 2009, et ce, en réponse croisée aux diverses condamnations et pressions, et aux menaces de gel de la coopération et des appuis financiers et/ou de développement des pays occidentaux suite aux massacres du 28 septembre 2009.

De par la forme : pourquoi, contrairement à ses promesses, la transparence (à l'échelle locale) n'a pas jouée dans une affaire qui apparaît comme le projet phare du pays et qui aurait dû alimenter la propagande ambiante dont ce régime a tant besoin, et ce depuis 4 mois?

Pourquoi, le Gouvernement et le CNDD ont pris le risque majeur de poser leurs signatures sanglantes sans en avoir informer l'opinion publique, la presse guinéenne et curieusement sans la consultation de la République Populaire de Chine, pays d'origine de la société China-International Fund (CIF) dont l’Ambassadeur, consulté après coup,affirmera clairement que CIF n’est pas fiable

Pourquoi l’ivresse des négociations a revêtu le Gouvernement d'une carapace qui l'a rendu insensible au martyr de son peuple, aux pleurs des femmes violées, aux pleurs des hommes et femmes blessés par balles, par poignard ou baïonnette, tous ayant été battus et agressés à leur sortie périlleuse de l'entonnoir enflammé du stade du 28 septembre ?

Pourquoi sont-ils insensibles aux malheurs qui frappent les familles endeuillées, ayant ou non (et c'est la majorité) retrouvé les corps de leurs défunts, les familles ayant enregistrées la disparition de leurs enfants ou proches ?


Pourquoi le CNDD et le Gouvernement n'ont pas attendus que sèche le sang versé fraîchement et les journées de deuils, les 13 et 14 octobre déclarées par les victimes et pour les victimes pour signer ce contrat sanglant un jour non ouvrable, le samedi 10 octobre 2009 ?

De par le fond : N’est- il pas suspect de constater que le Gouvernement engage la totalité du portefeuille minier du pays dans une société, pour seulement 25 % de part dans le capital social ? Autrement dit dans une société ou il ne détient pas la minorité de blocage (de 33%+1%) ?

Il est encore plus curieux que les activités d'une telle société embrassent tous les domaines économiques et que cette société puisse ainsi évoluer avec les opérateurs guinéens dans une concurrence aussi déloyale : ADC se présente comme une société de joint-venture de nom, alors que de fait, elle agira comme une entité publique, avec tout ce que cela comporte comme passe-droit tant dans les missions que dans les attributions de marché et autres privilèges.

Dès lors , l'on comprend les attitudes du Président du CNDD, et celle non moins suspecte des Ministres en charge de ce dossier (Aménagement du Territoire, Finances, Mines et Energie, Secrétaire d'Etat chargé de la Stratégie) et surtout du Premier Ministre, tous concentrés sur cette malversation au point que la première déclaration du Gouvernement date seulement du 08 octobre 2009, le jour même où une vingtaine de jeunes manifestants du 28 septembre sont transférés à la Prison Centrale de Conakry.

Dans ce climat affairiste, il a fallu dix jours au Premier Ministre pour se rappeler que le Peuple attend toujours sa réaction officielle , étant donné que les réactions du chef de la junte, et celles de ses supporteurs placés aux postes stratégiques, n'étaient pas salvatrices

Pourquoi la junte a-t-elle signé ce contrat ?

L'explication technique est que la junte n'a accepté un contrat aussi déséquilibré que parce qu'elle est partie prenante dans la répartition réelle du capital : la partition de base minimale est 50% pour CIF et 50% pour l’Etat Guinéen.

Au finish la part de l’Etat a été scindée en deux (2) : 25% pour les guinéens (hommes d’affaire Guinéens et membres du Gouvernement du CNDD) et 25% pour l’Etat.

Dans ce schéma le revenu que l'Etat tirerait des activités d'une telle joint-venture est égal à celui que tirerait la clique CNDD et ses complices ; la redistribution se faisant en fonction de la part dans le capital.

Autrement dit, les Compagnies Africaines de Développement travailleront à égalité pour l'Etat et pour la bande du CNDD, du Gouvernement et ses complices guinéens, tout en étendant ses tentacules sur l’ensemble du secteur productif .

Comment ?

En observant parallèlement ce qui se passe ailleurs, au niveau du Patrimoine National, l'on est pas loin d'aboutir à l'autre pièce du grotesque puzzle que le CNDD et le gouvernement ont monté, tout en tentant d'endormir les guinéennes et guinéens, surtout la jeunesse, les femmes, mais aussi les agents en uniforme, dans un discours nationaliste primaire où le mots patriotisme, honnêteté, sincérité, probité morale, et lutte contre la gabegie financière et les narcotrafiquants ont perdu, au fil des mois après mars 2009, leur contenu, leur sens, par ce que démentis tous les jours par des faits contraires, accablants.

Il y a en effet quelques mois que le Gouvernement, sous la houlette du Ministre d'Etat chargé de l'aménagement du territoire et de l'Urbanisme et Habitat, a mis en place une commission de recensement du patrimoine immobilier de l'Etat et cela, bâti ou pas.

Cette commission est présidée par le chef d'Etat major de la Gendarmerie Nationale. Son domaine d'action porte aussi sur l’ensemble des PME et petites industries ayant appartenus à l'Etat.


Le mode opératoire de cette commission est suspect : elle recense systématiquement tous le patrimoine original de l'état et menacerait d'expropriation les guinéens ayant été encouragés par les gouvernements précédents et la Banque Mondiale dans le cadre du PAS (Programme d'ajustement structurel) des années 90, à racheter des entreprises publiques toute défaillantes à l'époque( le harcèlement de ces opérateurs par le biais des convocations multiples est déjà engagé).

Cette opération consacrait le désengagement de l'Etat et la Création de l'embryon d'une classe d'entrepreneurs afin de favoriser l'émergence d'une classe moyenne.

Il est dangereux que le Gouvernement actuel se livre à une telle opération sans faire la part entre les entrepreneurs qui ont conservé leur activité d'origine , et la développe tant bien que mal, là où l’Etat avait purement et simplement jeté l'éponge et abandonné ses travailleurs ; et les autres, qui ont purement et simplement démonté l'outil de production pour,

-soit le transférer dans un pays voisin, volontairement et/ou à cause du coût non compétitif de la production en guinée,

- ou alors, le déménager pour implanter d'autres activités sur le sîte.

Dans tous les cas, le seul critère d'expropriation valable dans une telle opération ne devrait être que la régularité de la transaction (par ce que la légalité de la cession, elle, n'est pas contestable) à savoir ;

1-l'évaluation de la valeur de session des actifs par l'Unité de Privatisation instaurée à l'époque par la Banque Mondiale dans le cas du C A S 4


2- le paiement intégral du montant dans (et exclusivement) les caisses de l'Etat.

3- la production des documents authentiques y afférents ; toutes autres considérations ne relevant que du brigandage sous le couvert de l'Etat.

II faut dire que c'est cette logique de brigandage (sous le couvert de la raison d'Etat) qui a permis à la junte de détourner l'essentiel des dépenses d'investissement du Budget National, déjà affaiblit par l'absence de ressources externes, vers les dépenses de la Défense (budget de sécurisation, constructions diverses).

Les marchés y afférents sont passés de gré à gré avec une société dont la surfacturation et les passe-droits divers permettent à la junte de se faire un matelas financier et un ensemble de résidences et de placements divers en Guinée et/ou à l'étranger.

C'est par cette même logique de « se servir de l'Etat au lieu de le servir » que la junte tente d'étendre son emprise à l'ensemble des secteurs de l'économie sous le couvert du contrat avec ADC ; sans même consulter ni directement, ni indirectement le Gouvernement du Pays d'origine avec lequel un autre schéma de coopération, plus sécurisant, et à tout point de vue plus bénéfique pour la guinée, était en cours de négociationavancée en juillet-Août 2008.

Selon vous pourquoi la junte, au lieu de reprendre les négociations sur le « schéma KANTE » (du nom de l'ancien Ministre des mines qui avait initié avec l'actuel ambassadeur de la République Populaire de Chine) dont elle avait pris connaissance à travers un exposé, a préféré le schéma de la société privée CIF ?

Voilà exposé la présentation schématique comparative entre les 2 projets le paquet global (schéma KANTE) et le schéma de la junte sur les données essentielles suivantes.

Spécification Schéma Kanté Schéma junte militaire civile


Partenaires


-Gouvernement Chinois

- Société privée Chinoise

Financement



-Banque Nation de Développement de Chine
- CIF( China International Fund )


Réserve Financière


-250milliard de dollar US

- Inconnu

Montant d'investissement annoncé

-2l milliard de dollars US

-7milliard de dollars US

Contre partie Guinéenne


7 permis (pétrole exclu ) miniers identifiés (Fer, Bauxite, Or)

- Tout le portefeuille minier de l'Etat


(SAG, CBG, SMD) Infrastructures axé sur le bradage du portefeuille immobilier existant


Domaine d’investissement -3600km de voie ferrée, -2300km d’Autoroutes, - -2 ports en eau profonde

-3Universités

- 25 Centre de formation professionnelle

- 4 Barrages hydro électriques


-Aménagement agricoles.

Infrastructures :Centrale thermique à Manéah, Train aérien, Chemin de fer, Adduction d’eau et électrification de Conakry,flotte aérienne


-Reprise des PME et autres biens que l’Etat avait céder aux guinéens

Part de l'Etat N'était pas encore défini mais serait de 50% 25%

Le tableau comparatif entre les 2 schémas montre les spécifications caractéristiques des 2 projets. Succinctement, aussi bien par l’importance de la valeur des projets , par l’importance du patrimoine à valoriser que par les parts représentatives dans le capital de l’entité à créer , sans parler de la qualité des partenaires , le schéma Kanté est plus favorable à l’intérêt de la Nation que le schéma de la junte.

Alors, une fois de plus quelle peut-être l’explication logique d’un choix aussi défavorable pour le pays, et ce malgré la mise en garde de l’Ambassadeur ?


L’explication la plus plausible est la recherche effrénée du gain et surtout de l'argent frais pour garnir les comptes offshores de junte et financer les élections présidentielles et législatives, posant ainsi les bases de la fortune colossale nécessaire à la dynastie militaro civile en gestation en Guinée.


L'on ne peut en effet espérer avoir des pots de vin, encore moins obtenir de l'argent frais et des actions "personnelles" dans une négociation avec l'Etat Chinois( ce qui n'est possible qu'avec les privés qui sont moins regardants).

Là où ces sociétés vautours avaient échoué dans leurs tentatives d'accaparement des ressources minières, parce que n’ayant pas montrer leur réelle volonté et leur capacité à investir dans les infrastructures en Guinée, la junte leur déroule tapis rouge du bradage, sans état d’âme pour les générations futures.


Le Ministre Kanté devenait encombrant et son entêtement à promouvoir un projet pas juteux pour la junte mais bénéfique pour la Nation l’a conduit, par un tour de passe-passe où le reglement de compte est manifest, en prison.


Seul un événement dramatique, de portée mondiale comme les massacres du 28 septembre, pouvait contrarier ce projet diabolique dont le démantèlement ne peut se faire qu'avec le départ de la junte.


A quelques choses malheur est bon, et la meilleure valorisation du sang versé des guinéens de tout âge et de tout sexe et de ceux ou celles victimes des sévices de toutes sortes (viol, bastonnade, victime des coups de crosse, des coups de bâton, de couteau...), la meilleure valorisation de ce sacrifice national, ne peut et ne saurait être que le départ de la junte, suivi nécessairement du démantèlement de ce contrat et de la démilitarisation de l’administration publique.

Si elles en avaient encore besoin, les Forces Vives doivent trouver là un argument supplémentaire pour les conforter dans leur détermination à renvoyer la clique au pouvoir dont la participation à la transition est une insulte faite aux martyrs du 28 septembre

Si la jeunesse, les femmes et les hommes voulaient croire à la propagande selon laquelle, c'est par ce que Dadis et la junte ont refusé de brader les richesses minières du pays qu'ils sont l'objet d'un lynchage médiatique, ce document démontre que le CNDD et son Gouvernement ont monté la plus grande opération de bradage des ressources minières, mobilières et immobilières, du patrimoine bâti et non bâti :


Il y a eu les conventions CBK, Friguia, CBG, le bradage du Simandou et bien d’autres cas isolés et s’étalant sur 50 ans. L’affaire en cours, elle, est réalisée en moins de 11 mois de gestion et porte non pas sur un cas isolé, mais sur l’ensemble du portefeuille minier de l’Etat, sur le contrôle de l’ensemble des ressources minières et pétrolières et son champ d’action s’étend sur tout le patrimoine immobilier, mobilier et industriel de Guinée.


Le CNDD ne favorise pas la démocratie pas plus qu'il n'est démocrate. Il ne tolère pas la moindre opposition, monopolise les médias publics, bride les médias privés, menace les magistrats et avocats, ne respecte pas le droit de l'homme et du citoyen, réprime par la violence les manifestations des partis politiques.


Le CNDD parle de Démocratie, ceci est vrai pour le Discours, mais ses actes et pratiques sont aux antipodes de la Démocratie.

Le respect des droits de l'hommes, la liberté d'expression des citoyens et de la presse, l'indépendance de la justice et le respect de la présomption d'innocence, la tolérance de la contradiction et le respect du libre choix des citoyens, la liberté de manifester et l'obligation de consulter et de rendre compte, la non violence, la punition des dérapages des soldats contre la population civile, l'éducation civique des soldats sont autant de repères non exhaustif sur lesquels le CNDD a totalement déçu.

Depuis Décembre 2008 , le CNDD a dans ses prisons de l'îles de Kassa, du PM 3, du camp Alpha Yaya (toutes non conventionnelles) et de la prison civile plus d’une cinquantaine de Cadres civils, de la police et l’armée parmi lesquels deux Ministres un Général et un Amiral et cerise sur le gâteau, le représentant d’un organisme de défense des droits de l’homme .

L'instruction du cas des prévenus de la maison centrale de Conakry a sombré dans un imbroglio judiciaire mettant la junte dans l'incapacité institutionnelle de juger de façon équitable et transparente: les Ministres de la Justice et celui des Services Spéciaux de lutte antidrogue et de la lutte contre le grand banditisme (pour le cas des cadres de la police, de l'armée et de la mission de la gendarmerie) celui du Contrôle d'Etat, et la fameuse Commission d'Audit pour le cas unique de détournement de fonds au préjudice de l'Etat,( Kanté, l'ancien Ministre des Mines, et par conversion du motif de l'accusation, de narcotrafiquants à détournement de fonds, ( Damba,l'ancien Ministre de la sécurité et l'ancien Secrétaire Général de la Commission Nationale de lutte contre la drogue), ont tous mis les charrues avant les boeufs :

Arrêter, emprisonner et chercher ensuite les preuves, tout en usant des artifices judiciaires pour prolonger de façon illimitée leur détention, tel est le mode opératoire du CNDD qui clame partout la présomption d'innocence et érige en non - droit la situation dite exceptionnelle dans laquelle il a plongé le pays ; l'exception n'étant valable que pour qualifier son intrusion dans le jeu politique.

Sur ce plan, le Conseil de Sécurité de l’ONU avait demandé à la "junte dès le 6 octombre de mettre en terme, sans délai, à la violence, traduire les coupables en justice, et libérer tous les prisonniers politiques, dirigeants de l’opposition et les personnes qui se voient refuser un procès équitable devant la loi, et permettre un retour rapide à la primauté du droit"

Le CNDD parle de Développement en dilapidant les ressources financières, matérielles et naturelles du pays, tout en encourageant la gabegie à travers les détournements de fonds, la corruption, le financement occulte des mouvements de soutien, les marchés de gré à gré et l’asphyxie totale de l’Administration Publique.

Le CNDD a non seulement déçu, mais trahit la confiance de tous les guinéens et des Africains qui ont cru à Dadis. Cette déception et cette trahison portent aussi bien sur les crimes, que sur le complot économique contre la Guinée.

Le renouveau de la Guinéen passe par la dissolution du CNDD de triste mémoire :

La Démocratie, la justice et le Développement sont complètement travestis dans la pratique tout le sigle est bafoué et il ne reste que du sang et le complot économique contre la Guinée :

C'est la 1ère étape de la phase de sauvetage des perspectives du développement économique et socio- politique du pays ;

La seconde est la réparation des injustices commises ;

La troisième est la démilitarisation totale de l'administration.

Sans ces actions de base, il n'y aura ni développement au profit des populations de ce pays, ni justice, ni élection libre et transparente.


Germaine TOGBA







 
Gouvernement d'union nationale de Transition : Tout sauf ceux qui sont indexés par la communauté internationale

2010/1/22

Aujourd'hui en Guinée Pays-Bas/ Après avoir évité à la Guinée une Primature à trois têtes , le Général Sékouba Konaté ou le sauveur de la nation doit à présent se battre pour mettre hors-jeu comme l'a été le capitaine Moussa Dadis Camara à la surprise générale de tous ses acolytes qui voulaient mettre le feu à la case commune , tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l'équipe Komara

Maintenant que le Premier Ministre de la Transition est connu , en la personne d'un vétéran de l'opposition , le doyen Jean Marie Doré , ceux qui ont participé activement à l'échec de l'homme du 23 décembre 2008 battent encore les couloirs du nouvel homme fort de Conakry pour une hypothétique reconduction dans le gouvernement Doré.

Ce gouvernement sortant est l'un des plus budgétivore des cinquante ans de l'histoire de pays . Les économistes parlent d'un gap financier de plus de six mille milliards de francs guinéens partis en fumée en l'espace d'un An de gestion .

Pour ne pas défier la communauté internationale qui commence à renouer avec notre pays avec les multiples et laconiques communiqué de satisfaction suite au nouvel élan engagé ,le Président intérimaire doit éviter de prendre dans la nouvelle équipe ceux qui sont frappés d'interdiction de voyager suite au massacre du 28 septembre 2009 à Conakry.

La priorité doit être la recherche des cadres compétents et intègres comme l'a dit le nouveau Premier Ministre pour sortir le pays de l'ornière.

Le Capitaine Moussa Dadis Camara ne s'est pas empêcher d'avertir à mot couvert le Général Konaté , citation << J'ai peur de la collaboration de certains de nos amis avec mon ami Ministre de la Défense . >>

Le Général Konaté qui est sur le point de rentrer dans l'histoire des grands officiers comme De Gaule et autres saura tirer son épingle du jeu .

Du courage mon Général la porte de l'histoire vous est grandement ouverte .



Aboubacar SAKHO

Pays-Bas.



 

 
Théodore Siba Kourouma pille Moussa Dadis Camara avant de prendre la poudre d'escampette .

2010/1/20

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le neveu du Capitaine Moussa Dadis Camara , son attaché de cabinet , le sieur Théodore Siba Kourouma est encore sur la selette après avoir été frappé de l'interdiction de voyager par la Cedeao et par l'Union Européenne du fait de son implication dans le massacre du 28 septembre 2009 à Conakry .

Mais qui est Théodore Siba Kourouma ? C'est l'homme qui aurait recruté la milice ethnique dans sa région d'origine , la forêt , pour le compte du chef de la junte . Il serait aussi gérant principal de tous les comptes bancaires domiciliés tant en Guinée qu'en Europe mais aussi  aux Usa et ailleurs au Maroc de l'homme du 23 décembre 2008 .

Selon notre source , c'est encore Théodore Siba Kourouma qui suivait la construction du château de Dadis à Koulé ( village du chef de la junte )d'une valeur estimée à un million cinq cent mille dollars américain -1.500.00 dollars- a appris '' Aujourd'hui-en-Guinée '' .

Il était au chevet du chef de la junte durant son traitement au Maroc . L'homme aurait subitement disparu dans la nature dès qu'il a appris la mise à l'écart de Moussa Dadis Camara suite au protocole d'accord signé à l'arraché à Ouaga .L'homme est activement recherché parce que détenteur de tous les avoirs de Dadis .


A suivre...



Mohamed Camara





 
Commerce : Les USA pénalisent Madagascar, la Guinée et le Niger

2009/12/24

Aujourd'hui en Guinée Washington-Afp/Le président américain Barack Obama a supprimé Madagascar, la Guinée et le Niger de la liste des pays africains pouvant bénéficier d'un partenariat commercial privilégié avec les Etats-Unis, mais réintégré la Mauritanie, a annoncé mercredi la Maison Blanche.


M. Obama a pris cette décision à l'occasion de la révision annuelle du programme Agoa (Africa Growth and Opportunity Act), imposée par la loi et qui prend en considération les avancées ou les reculs démocratiques des pays concernés.

L'Agoa a été instauré par le Congrès américain en 2000. Il établit jusqu'en 2015 une coopération économique et commerciale avec le continent africain. Il facilite les exportations africaines vers les Etats-Unis pour soutenir le développement économique, mais aussi les réformes en Afrique subsaharienne.

 
Guinée-Bissau: Mise en vente d'un jet vénézuélien saisi pour trafic de drogue

2009/12/18

Aujourd'hui en Guinée Bissau/Le gouvernement bissau-guinéen a décidé de mettre en vente un jet vénézuélien, dont la saisie en 2008 pour trafic de cocaïne présumé avait fait beaucoup de bruit dans le pays, a annoncé vendredi le Premier ministre Carlos Gomes Junior.

"Nous avons confisqué l'appareil et nous le mettons immédiatement en vente", a annoncé le chef du gouvernement au cours d'une conférence de presse. "Le fruit de la vente sera versé dans un compte et destiné au traitement des toxicomanes", a par ailleurs affirmé M. Gomes.

La rocambolesque affaire du jet avait éclaté en juillet 2008: le petit avion en provenance du Venezuela avait alors atterri sans autorisation à Bissau. La police, qui le soupçonnait de transporter 500 kg de cocaïne, n'avait pu intervenir que plusieurs jours après son arrivée et la cargaison n'avait pu être retrouvée.

Puis des militaires s'étaient opposés à l'inspection de l'appareil par des chiens renifleurs. Selon l'armée, l'avion transportait des médicaments destinés aux militaires, argument contesté par les enquêteurs de la police judiciaire.

"Les agents de la douane avaient été empêchés d'accéder à bord de l'appareil et à la cargaison transportée et cela avait augmenté les suspicions à propos des produits transportés", a rappelé le procureur général, Amine Michel Saad.

Quant au pilote vénézuélien du jet, visé par un mandat d'arrêt international pour trafic de cinq tonnes de cocaïne au Mexique, il avait pu s'enfuir du pays, après avoir été libéré sous caution par un juge d'instruction.

Selon le Premier ministre, la vente de l'appareil sera confié à une structure spécialisée dans ce type de commerce, en collaboration avec Interpol.

"Nous n'avons pas d'expérience dans la vente d'avion, c'est pourquoi nous avons sollicité la collaboration d'Interpol (Organisation internationale de police criminelle, basée à Lyon, ndlr), pour que tout se fasse dans la transparence", a-t-il dit.

Le petit pays d'Afrique de l'Ouest était devenu, ces dernières années, un point de transit pour la cocaïne sud-américaine destinée aux marchés européens, du fait de sa pauvreté, de la faiblesse de son Etat mais aussi de sa géographie, ses nombreuses îles étant propices au trafic.

afp

 
L'usine d'Alumine de Fria :Les travailleurs déclanchent un mouvement de protestation

2009/11/10

Aujourd'hui en Guinée Friah / C'est hier le 9 novembre, dans l'après-midi, que les travailleurs de l'usine d'alumine de Fria, que dirige les russes, ont déclanché un mouvement de protestation contre le limogeage le week-end dernier, du capitaine Keita, conseiller militaire en poste à l'usine...

Ce mouvement de protestation devrait en principe se poursuivre ce 10 novemebre selon les informations recceuilis auprès de quelques travailleurs. Tout a commencé hier à la fin de l'heure quand les travailleurs ont décidé, en guise de protestation, de bouder les bus de transport à l'usine preferant ainsi marcher à pied pour rejoindre leur domicile. Cette marche devrait les conduire jusque dans la commune urbaine. Et ce matin, le mouvement devrait se poursuivre mais cettefois il s'agit pour les travailleurs, selon nos sources, de ne pas se rendre au service à l'usine d'alumine. Histoire de provoquer une paralysie des activités de l'usine jusqu'à l'optention d'une décision pour le retour du capitaine Keité, conseiller militaire limogé par le Cndd. Mais comment en est-on arrivé là ?

Depuis l'avènement du Cndd, celui-ci, pour des raisons non encore officielles, a décidé d'affecter auprès des usines, où l'Etat est partie prenante notamment, des conseillers militaires pour suivre à la loupe tout ce qui se passe dans ces usines. Que l'acte ait derangé ou pas des partenaires, ces derniers, mis devant un fait accopmli, se sont rersolus à accepter la décision des nouvelles autorités militaires.

Cependant si dans beaucoup d'usine, ces conseillers ont eu de mauvaises reputations, à l'usine d'alumine de Fria, le capitaine s'est fait une popularité exemplaire. Il s'est montré très dur en vers les russes dans le cadre de l'amelioration des conditions de vie et de travaille des ouvriers. Ce qui semblait se matérialiser, ces derniers temps, quand les autorités de l'usine ont accepté de regler plusieurs problèmes soulevés par les travailleurs notamment l'engagement des ouvriers qui avaient fait plusieurs années sans etre embauchés .

''Le problème, explique l'un d'eux, est que après plusieurs demarches on s'avançait vers le but recherché et on veut nous enlever l'artisan qui n'est autre que le capitaine ; soucieux qu'il est des mauvaises conditions de vie et de travailleurs de l'usine'' Pour lui cette décision du Cndd, à travers le ministre Thièbgoro, qui l'aurait prise ne passera pas. D'où ces mouvements de proterstation.

A rappeler que le capitaine Keita a été enlevé de son poste pendant le week-end dernier suite à une décision du Cndd. Selon les informations, les populations - qui considèrent le depart du capitaine comme la fin du combat pour l'amelioration des conditions de travaille des ouvriers - risquent de suivre les mouvements si le Cndd ne revient pas sur sa décision.

A suivre

Mohamed Camara

 
Enquête exclusive : Piraterie et abus des biens sociaux dans les Télécoms : 800.000 dollars us détournés chaque mois au préjudice de l’Etat guinéen

2009/11/8

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / En ce temps de crise aigue qui secoue son existence, beaucoup s’inquiètent et se demandent si tous les membres du CNDD jouent-ils réellement dans la même équipe et tirent-ils tous dans le même sens. Au rythme où roule la machine étatique aujourd’hui en Guinée, surtout dans la gestion de la chose publique, l’on est en droit d’émettre des doutes. Entre un président du CNDD, jurant à la fois sur la Bible et le Coran, d’être totalement désintéressé de l’enrichissement personnel, et des membres de la junte gérant dans l’opacité et abusant des biens sociaux, le fossé est profond.

Dans le domaine des télécoms, en effet, les pertes mensuelles de l’Etat, dues à un système de piraterie instituée depuis plusieurs mois, sont évalués à plus de 800.000 dollars us. Cette importante manne financière détournée à l’Etat serait régulièrement redistribuée entre le ministre de la Communication et des NTIC, le colonel Mathurin Bangoura et certains faux opérateurs non agréés en la matière. Alors que les études ont démontré que la mise en place d’un nouveau schéma ferait gagner à l'Etat des revenus supplémentaires importants sur le trafic international, en passant notamment par un opérateur expérimenté et outillé, les responsables de Sotelgui se trouvent aujourd'hui contraints de brancher des operateurs alternatifs clandestins et douteux ( dont Mouna Internet, Mai Telecom et autres…)pour contourner le passage officiel et normal du trafic. Ainsi, ces pratiques clandestines font évaporer plus de 4 millions de minutes des compteurs de l’Etat, l’équivalant de 800.000 dollars tous les mois.

Il s'agit là d'une perte sèche pour le trésor public car ces montants indécents sont partagés entre le commanditaire de cette forfaiture et ses complices. Et depuis que la menace de sanction s’est fait sentir – avec le rejet au mois d’octobre dernier de deux virement du ministre Mathurin- ces fonds volés à l’Etat guinéen appauvrit transiteraient désormais par LA BANQUE MALAYSIENNE (ICB) et la Bank Ecowas, comme pour défier la communauté internationale résolue à protéger le pays contre les grands détournements et les assassins. Si certains veulent croire à Dadis quand il clame être transparent dans la gestion des affaires publiques, ces affairismes sur le dos d’un état agenouillé par des incorrigibles ternissent totalement l’image du CNDD, et entame le peu de crédibilité dont jouit encore le chef de la junte.

Economiquement, le préjudice est énorme pour la société. La Sotelgui avait en début d'année un trafic d'appels entrants qui atteignait en volume 6 millions de minutes. Compte tenu du faible niveau du tarif et le faible recouvrement, les revenus de la société provenant de cette activité devaient connaître un accroissement substantiel suite au relèvement du seuil du tarif de terminaison pour tous les opérateurs de téléphonie par l'arrêté conjoint du Ministre en charge des postes et télécommunications et du Ministre de l'économie et des finances. Il est donc passé de 6, 7 voir 11 cents à 16 cents pour tout le monde après déduction des parts dues à l'Etat. Ce relèvement du seuil n'a pas été sans conséquence pour la Sotelgui qui, au lieu de renflouer ses caisses, subie les méfaits de fraudeurs véreux mais "autorisés" qui bradent au vu et au su de tout le monde les volumes qui passent par leurs circuits en vendant la minute en deçà de 20 cents, ce qui entraînent de facto des flux importants vers eux parce qu'ils sont moins chers. Pis ils ne paient même pas les factures dues à la Sotelgui.

Cette société, sous la contrainte de son chef de département, s’avère incapable d'user des voies de recours en la matière pour des raisons inavouées. Et le volume du trafic est passé de 6 millions de minutes en début d'année à moins de 2 millions à fin octobre 2009. Selon les indiscrétions dans le milieu des fraudeurs, des sociétés comme MAI TELECOM, AFRICA TELE CENTER, MOUNA TELECOM... ont eu le privilège ‘’gratuit’’ d'être connectées sur instruction du ministre de tutelle, le colonel Mathurin Bangoura, en mode by-pass, c'est à dire hors du circuit ou clandestin. Empêchant toute visibilité sur les volumes brassés. Ces structures informelles, en violation flagrante des textes de lois qui régissent le secteur, s'enrichissent sur le dos de la Sotelgui en toute impunité. Le premier responsable et bénéficiaire de ce pillage est et demeure le ministre de tutelle qui normalement devrait être au premier plan pour faire appliquer les dispositions prises (arrêté conjoint...) pour conforter les ressources de la Sotelgui sa. Les institutions bancaires de la place et d'ailleurs devraient prêter une attention particulière sur les flux destinés aux comptes de ces structures. A ce rythme, la Sotelgui aura de la peine, à très court terme, à trouver un repreneur ou un partenaire sérieux et crédible. Il faudrait que le président du CNDD, le capitaine Dadis sauve la Sotelgui du naufrage s’il est vrai que le colonel Mathurin, contrairement à ce qu’il laisse souvent entendre, ne partageait pas avec lui le butin.


Germain TOGBA du QG de '' Aujourdhui-en-Guinée '' depuis Conakry

 
Conakry : Les banques fermées pour deux jours !

2009/10/29

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / Après la journée ville morte du mercredi 28 octobre 2009 suivie sur toute l'étendue du territoire national à la demande du Forum des Forces Vives de Guinée ; c'est le tour de la très dynamique  Fédération Syndicale Autonome et Assurances des micro finances de Guinée ( FESABAG ) de rentrer dans la danse pour deux jours .

Toutes les banques de la place composées d'Ecobank , SGB , BICIGUI , BSIC , L'UIBG , FIRST BANK et la Banque populaire Maroco-guinéenne restent fermées ce jeudi 29 octobre 2009 .Il en sera de même pour la journée de demain vendredi 30 octobre 2009 . Ce mot d'ordre de grève est lancé suite a l'attaque dont a été victime Monsieur Ibrahima DIALLO , le Directeur de la First internationale Banque ( FIB ) qui a été dépouillé de sa voiture et d'autres biens précieux .

Décidément , Moussa Dadis CAMARA a du pain sur la planche .


Germain TOGBA .


 
Suite à l'attaque de Monsieur Ibrahima DIALLO , le Directeur de la First internationale Banque , les banques guinéennes ferment pour trois jours

2009/10/27

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / En raison de l'attaque dont a été victime Monsieur Ibrahima DIALLO , le Directeur de la First internationale Banque ( FIB ) , les institutions bancaires guinéennes ferment leurs portes pour trois jours ; Mercredi , Jeudi et vendredi prochains en guise de protestation .

Ci-joint le communiqué de la FESABAG :





 
La Direction de la CBG composée de dix huit experts envisage de quitter demain la Guinée .

2009/10/25

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / La nouvelle vient de tomber sur le desk de votre Magazine '' Aujourdhui en Guinée '' . Ils sont au nombre de dix huits experts tous de la Direction de la Compagnie des Boxites de Guinée en abrégé la CBG qui ont remis leur lettre de démission au Ministre guinéen des Mines . Les experts quitteront le sol guinéen demain dimanche 25 octobre 2009 par le vol du regulier d'Air France .Les raisons invoquées dans la missive de démission sont entre autres l'insécurité galopante dans la cité , le bradage des ressources minières de la Guinée à la Société China Investissement Fonds ( CIF ) basée à Singapour et en Angola

Les personnalités guinéennes suivantes accusées dans ce fiasco économique estimé à 7 milliards de dollars américains sont Kabinet KOMARA , Premier Ministre , le Ministre d'Etat Boubacar BARRY , Alassane BARRY le tout sous le couvert de Capitaine Moussa Dadis CAMARA . Avant la CBG , c'est la compagnie Global Allumina qui était sur le point de construire en Guinée une très grande usine d'alluminium fut la première à mettre la clef sous le palllaisson .

Celui qui a dit que la Guinée se vide de ses partenaires a bien raison . Après la centaine de Français , c'est le tour des experts de la CBG , une société estampillée américaine , de prendre ses distances de la Guinée de Moussa Dadis qui est lui-même sous la menace d'inculpation par la Cour Pénale Internationale de crimes contre l'humanité commis le 28 septembre 2009 à Conakry .


Moussa SOUMAH .

 
L'affairisme gagne le cœur du CNDD : Une banque française rejette un transfert de 1.200.000 euros de Mathurin BANGOURA .

2009/10/14

Aujourd'hui en Guinée Conakry / Le gros étau de l’embargo mondial se resserre autour des membres de la junte militaire guinéenne. Le Colonel Mathurin BANGOURA , Ministre des postes , télécommunications et des nouvelles technologies de l'information vient d’en vérifier à ses dépens, risques et périls. Profitant du voyage d’Abuja où avec d’autres membres du gouvernement, il a pris part à la conférence sur la crise guinéenne, il a tenté - comme d’habitude depuis dix mois qu’il est aux affaires- de transférer le colossal montant de 1.200.000 euros dans son compte dans une banque française . Mal lui en a pris dans cette tentative de vol au détriment du trésor public de la faramineuse somme d'un million, deux cent mille euros .

En effet, la banque et le gérant de son compte ont refusé le dit montant en indiquant au Ministre pilleur et à ses complices qu'il est , comme les autres membres de la junte du CNDD , sur la liste des personnalités guinéennes déjà sous embargo .

Cet envoi qui est le énième d'un Ministre qui s'est acheté une maison dans la ville française du Mans , est la preuve que les membres du CNDD sont un danger pour les maigres ressources du pays qu’ils dilapident comme des gens affamés pressés de se servir à satiété dans les ressources du pays, de se rassasier jusqu'à la moelle épinière .En attendant de revenir dans notre édition de demain sur le bradage des ressources minières guinéennes à des aventuriers chinois à hauteur de 7 milliards de dollars américains par le quatuor Kabinet KOMARA , Premier Ministre , Boubacar BARRY , Ministre d'Etat , Mamoudou THIAM , Ministre des Mines , Mamadou SANDÈN , Ministre des finances ; en cette période de transition .

Le Ministre Mathurin BANGOURA dont il s'agit est devenu un vrai homme d'affaires qui a fait de son bureau un marché où tout se négocie, dans lequel règne un désordre indescriptible. Là se retrouvent ses complices collaborateurs , les chercheurs de marchés , des entrepreneurs , toujours menacés de verser des montants de l'espèce sonnante et trébuchante qui varient entre 100 à 500 mille dollars à partager avec le chef de la junte , Moussa Dadis CAMARA .


Ce scandale dans une banque française annonce déjà le début du resserrement de l'étau ou de l'embargo contre les membres de la junte trempés dans l'affairisme, dans le vol, le détournement et le pillage des ressources du pays pendant ces neufs derniers mois.


A l'instar de Mathurin BANGOURA qui a conduit la délégation de la junte à Abuja , qui selon nos sources a été incapable de défendre la position officielle du gouvernement guinéen préoccupé et inquiet qu’il était par cette mauvaise nouvelle qui présage d'un lendemain sombre pour lui, les autres comptes des autres membres de la junte, alimentés par les vols et le pillage des ressources financières et minières du pays sont déjà dans l’œil du cyclone . Des enregistrements audio dans lequel le ministre Mathurin Bangoura tente de corrompre des investisseurs européens ont été enregistrés et feront objet de diffusion sur notre site prochainement.


En plus de l'interdiction de voyage qui les attends, tous les avoirs déposés dans les banques européennes et américaines font l'objet de recherche minutieuse et méticuleuse pour êtres gelés et restitués au trésor public guinéen une fois la démocratie restaurée comme ce fut le cas pour l'ancien dictateur nigérian Sani ABACHA .


A demain chers lectrices et lecteurs pour une nouvelle révélation avec le dossier des 7 milliards de dollars impliquant les personnalités citées ci-dessus.



Aboubacar SAKHO
Pays-Bas





 
Bonagui œuvre dans la charité

2009/9/27

Aujourd'hui en Guinée Conakry / Depuis sa création, c'est la troisième fois que la société Bonagui fait des dons aux mosquées de Conakry. Cette fois-ci elle a offert 610 sacs de riz et de sucre à 400 mosquées de Conakry dont 305 sacs pour chaque cas pour leur repas du mois bénit de ramadan, communément appelé ''sounnakhti'

La cérémonie de remise s'est déroulée dans l'enceinte de la grande mosquée de Fayçal. Au nombre de ce public digne de grande foie, se trouvaient les cadres de la Bonagui , les imams, le représentant du secrétaire général des affaires religieuses, ainsi que d'autres invités.

Dans son adresse de bienvenue, le Daff de la société, Lamine Condé affirme : « notre société est une entreprise de citoyenne. Chaque année, on prévoit de faire des dons à la mosquée Fayçal. Ce geste symbolique est composé de 305 sacs de riz et de 305 sacs de riz. J'espère que cela plaira aux fidèles musulmans dans ce mois bénir de ramadan. Je souhaite que les imams fassent des prières pour que la paix règne en Guinée ».

Pour le chef de cabinet du secrétaire général des affaires religieuses, Elhadj Alpha Abdoulaye Fobo Baldé a déclaré : « il vient à point nommé dans le mois de ramadan où les denrées de première nécessité connaissent des prix exorbitants dans les marchés.. Tout ce qu'un musulman fait dans ce monde, il sera récompensé par son Créateur. Ce don sera remis aux bénéficiaires »a-t-il rassuré .


Elhadj Mamady Diane, Secrétaire général de la ligue islamique de Ratoma, à son tour, a remercié et félicité les donateurs pour ce geste. « Nous sommes vraiment fiers de votre société Bonagui. Ces sacs de riz et de sucre sont venus à bon point, à ce moment difficile. Nous sommes très contents de ce geste, car depuis trois ans vous ne cessez de venir à notre secours. Que Dieu vous bénisse… »

La cérémonie a pris fin par la remise du don aux différents bénéficiaires. Un acte a salué et a encouragé.

Mamadou Sarifou Barry

 
Audits : Quand des accusateurs accusés accusent… !

2009/9/20

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / Les audits ne seront pas un règlement de compte politique, soit. Nous n'avons pas choisi les dossiers, mais l'inverse, soit. Je suis blanc comme neige, mais eux ont les mains sales, soit. Le monde est à l'envers quand des accusateurs accusés accusent. Audits des dossiers d'accord, mais les auditeurs d'abord. Lisez !

Le comité d'audits a annoncé les couleurs, la semaine écoulée à la RTG- Koloma. Mais au- delà du discours officiel, tout miel tout sucre, il y a lieu de révéler certaines interrogations qui pourraient être édifiantes. Les experts, épaulés du capitaine Dadis, ont beau jurer devant l'éternel, une main sur le Coran et une autre sur la Bible , force est de dire que leurs arguments auront laissé de nombreux observateurs perplexes, dans le fonds et la forme.

D'abord, de l'indépendance du comité d'audits ? Pour que les audits soient irréprochables, il faut qu'ils soient menés dans les règles de l'art par un cabinet indépendant et des experts chevronnés. Alors, notre comité d'audits placé sous la coupe du CNDD fera-t-il l'exception ? Nul ne le sait. Pourquoi pas appeler un cabinet international ? Réponse de Dr Kaba : cela demande de sous et nos caisses sont vides. Relancer des audits, sans les sous, c'est scandaleux. Qui a dit que les ''audités'' ne corrompront- ils pas les auditeurs pour recouvrer leur liberté ?

« A mon avis, ces audits doivent être menées par un organe- institution autonome et indépendant de l'exécutif, au sein duquel se retrouveraient des personnes dont le recrutement ne souffre d'aucune suspicion et les valeurs incarnées, un modèle pour l'ensemble du pays. En procédant ainsi, Dadis ne perdrait rien de l'actif qu'il veut se constituer si c'est cela sa motivation et non celle politicienne qui est décriée par la majorité sinon la totalité de nos compatriotes.

Il peut bien prétendre ne pas vouloir disqualifier quelqu'un avec, mais une fois les résultats rendus publiques, nul ne peut empêcher les opinions de se former et si cela arrive avant les élections, qu'il soit candidat ou pas, l'information pèsera de tout son poids » rajoute un confrère.

Ensuite, de la crédibilité des auditeurs ? Intellectuellement parlant, ils sont calés. Mais le hic pour le Dr Ousmane Kaba, il a été ministre de l'économie et des finances, et ministre du plan et de la coopération entre 1996 et 1998 dans le gouvernement de Sidya Touré. À ce titre, il a donc été le premier comptable de l'État pendant une bonne partie de la période visée par ces audits, disent certains. Si les audits concernent les 24 années du régime défunt, comment un ministre de Conté peut- il auditer et s'auditer ?

Sans oublier qu'il est la deuxième personnalité d'un parti politique, selon le capitaine Dadis. Dans ce cas, un leader politique pourrait-il auditer ses adversaires, se demande-t-on : «il est incompréhensible, que l'on puisse auditer des sociétés et départements d'État en contournant leurs ministères de tutelle. Et s'il est vrai que l'on ne peut interpeller d'anciens gestionnaires de l'État en épargnant feu Lansana Conté, la règle se vérifie aussi dans un autre sens : l'on ne peut auditer un Premier ministre sans son ministre des finances» fait remarquer un confrère.

Quant à l'agent judiciaire de l'Etat, Maître Alfred Mathos, l'on sait que, lui aussi, est épinglé par un journal de la place dans l'affaire de cession de l'usine d'alumine de Fria, avec son identité et sa signature à l'appui. Depuis, pas de démenti, ni de plainte contre le confrère jusque- là, l'ancien notaire doit- il auditer et s'auditer aujourd'hui, surtout que l'Usine Friguia est dans le lot des dossiers ?

Que dire de Alhassane Onipogui ? D'abord, interpellé à la barre par l'ancien ministre des mines, Ahmed Kanté, dans le fameux fonds minier. Egalement, interpellé par un confrère de la place, avec des dossiers à l'appui, pour avoir fait voyager son épouse et sa fille au compte d'une mission du ministère des mines et de la géologie.

Aussi, de la méthodologie du comité d'audits ? Le comité n'a fait que ''sélectionner'' 19 dossiers : « nous n'avons pas choisi les dossiers, mais c'est l'inverse», dixit le Dr Kaba. Dans ce cas, y a-t-il une base légale de travail ? Où sont les termes de référence ?

Où a- t- on diffusé les appels d'offre, comme promis ? Peut- on auditer 24 années, alors que la prescription du crime est de dix ans, selon la loi ? Et si tous les accusés se rabattent sur Lansana Conté, qui est décédé, quelle suite pour les audits ?

Des dossiers priorisés ? Après la lecture intégrale de leur contenu à la RTG- Koloma , le président Dadis a demandé séance tenante de rajouter un dossier oublié par le comité d'audits, à savoir le projet coton de Kankan, ce qu'a fait le Dr Kaba sans lever le petit doigt. Ces experts qui oublient un tel dossier prioritaire sont- ils crédibles ?

De la durée de la procédure judiciaire ? Le procès des présumés narcotrafiquants se fait toujours attendre comme le jugement dernier, idem que le procès de l'ancien ministre, Ahmed Kanté, qui est renvoyé d'un lundi à un autre. Pourquoi engager des audits, si l'on sait qu'on n'arrivera pas jusqu'au bout ? Pourquoi ces audits aujourd'hui ?

Les guinéens, dans leur écrasante majorité, sont d'avis sur la nécessité de relancer les audits à tous les niveaux, mais nombreux sont ceux qui estiment que le CNDD a raté, à cause de son faux départ et de son mauvais coaching. A cela, il faut rajouter que le moment n'est pas propice pour procéder aux audits, même pour une simple interpellation.

En conclusion, si le président Dadis tient à ce que ces audits soient à son actif, dans les annales de l'histoire, il devrait alors veiller à ce qu'ils soient bien notés en s'assurant qu'ils sont menés dans les normes sans le moindre doute quant à la neutralité, les valeurs éthiques et l'équité de l'équipe des audits. La fiabilité des audits dépendant absolument de la crédibilité des personnes qui les pilotent.

D' autant plus qu'il n'a toujours pas autorisé la comparution d'un ancien responsable devenu, un de ses proches collaborateurs aujourd'hui, en l'occurrence Alassane Onipogui, cela n'encourage pas une opinion favorable à ce qui apparaît actuellement comme une "inquisition sélective", conclut un confrère.


Abdoulaye BAH

 
A propos de la situation avec la Société Unie RUSAL en Guinée : Communiqué du gouvernement de la Russie

2009/9/16

Aujourd'hui en Guinée MOSCOU / Le 10 septembre le Tribunal de Première Instance de Conakry de la République de Guinée a décidé de reconnaître la nullité de l’Acte de la cession à la Société Unie RUSAL des actions du complexe de bauxite et d’alumine « Friguia » daté de l’année 2006.

Avec cela la partie guinéenne présente à la compagnie russe des réclamations de différente sorte concernant «l’inadéquation », à son point de vue, du prix de l’acquisition de l’entreprise ainsi que le montant des prélèvements fiscaux et la violation des normes de la sécurité écologique de la part de la société. Dans le fond, les autorités guinéennes ont fait une tentative d’exproprier par la voie judiciaire la propriété de la Société Unie RUSAL.

En Russie on espère bien que les autorités de la République de Guinée et les instances judiciaires de ce pays après avoir entrepris de tels actes à l’égard de la société russe mesurent avec toute la responsabilité le bien-fondé de leurs revendications, se laissent guider exclusivement par l’esprit et la lettre de la loi, les clauses des accords internationaux en vigueur entre la Fédération de Russie et la République de Guinée et se rendent compte des conséquences éventuelles de ces faits tant pour le climat général des liens russo-guinéens traditionnellement constructifs, que pour la situation socio-économique dans leur propre pays.

Moscou a l’intention, sans intervenir dans les relations des autorités guinéennes avec les partenaires économiques dont la Société Unie RUSAL, de suivre attentivement l’évolution de la situation, également quant à la garantie des droits légitimes de l’investisseur russe.


Moscou, le 11 septembre 2009

 
Les dessous de la reprise des audits : Kassory , Cellou et Sidya visés ?

2009/9/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / Le président Moussa Dadis Camara dans un souci de nettoyer les finances publiques a, depuis sa prise du pouvoir recommandé les audits. Passage obligé pour l'administration d'une bonne gouvernance en Guinée. C'est ainsi qu'il a prêté serment de protéger la bonne presse.

L'on se fait le devoir de développer ici des approches par rapport au dernier développement lié à la reprise des audits. Une façon pour nous d'éclaire la lanterne de l'opinion sur des petits détails aux conséquences graves. Prenons pêle-mêle le cas de ENCO 5, dossier cité par le comité d'audits, la rumeur publique prête des actions fortes à Ibrahima Kassory Fofana et Cellou Dalein DIALLO , deux amis de longue date dans la dite entreprise.



Le problème, dans ce cas précis, il faut préciser que le dossier ne semble pas venir vers le comité d'audits comme le prétend le vice président Dr Ousmane Kaba. Mais plutôt le contraire. Il est important de rappeler que Dr Ousmane Kaba était le ministre des finances du gouvernement Sidya Touré.

Il aurait été débarqué de son poste à l'époque au profit d'Ibrahima Kassory Fofana. Ressortir un tel dossier vieux de plus de dix ans reste suspect à l'égard de l'opinion. Comprendra qui pourra. Deuxièmement, toute la Guinée se rappelle du scandale de Tombo 4, opération menée par le gouvernement de Sidya Touré avec l'implication personnelle du Premier Ministre de l'époque. C'est quoi l'affaire Tombo 4 ?


Cellou Dalein DIALLO

En effet, le Nigeria venait de rejeter des groupes électrogènes jugés en piteux états dont la consommation en carburant a été jugé excessif. Ce sont ces groupes rejetés par le Nigeria que le gouvernement dont Ousmane Kaba faisait partie qui avait été achetés à des coûts de milliard et qui n'ont servi qu'à accroître l'obscurité. Aujourd'hui, pour des raisons que l'on ignore, le scandale Tombo 4 n'a pas été cité dans les dossiers prioritaires, alors que tous les jours le Président Dadis se révolte contre l'obscurité . On a vite compris que c'est à cause de Docteur Ousmane KABA qui risque de se retrouver sur le banc des accusés .
Le favoritisme  quant tu nous tiens .


Le QG de l'info d'Aujourd'hui en Guinée


 
BCRG : Le cabinet KPMG certifie les états financiers de la BCRG

2009/9/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / En fin de week-end dernier le gouverneur de la Banque centrale de la republique de Guinée M Alhassane Barry, a tenu un point de presse au cour de laquelle il a fait cas de des états financiers de la BCRG pour l'exercice 2008.


C'est au cour du point de presse sanctionnant la fin des travaux du dernier conseil d'administration tenu en fin de wee-end dernier que le gouverneur a annoncé le resultat du rapport du cabinet KPMG sur les états financiers de la banque centrale de Guinée. Ces résultats sont satisfaisants à en croire M Alhassane Barry le gouverneur de la BCRG.



En tout cas l'auditeur de renommée internationale, le Cabinet KPMG, ''estime que les états financiers donnent une image fidèle de la siruation de la BCRG au 31 décembre 2008 ainsi que du résultat de l'exercivce clos à cette date conformément au plan comptable guinéen...'' explique M Barry. Qui n'a pas manqué à l'occasion de remercier les travailleurs sans lesquels on ne serait parvenu à ce résultat encourageant. A ce niveau il faut rappeler que depuis 2005 le cabinet KPMG audite les états financiers de la BCRG. Mais c'est seulement pour l'exercice 2008 qu'il a pu les certifier. Ce qui prouve une amélioration sensible des procédures et méthodes de gestion à la BCRG ces derniers temps.


Par ailleurs, le gouverneur a également débattu aucour de cette rencontre avec la presse d'autres questions notamment liées à l'affectation du résultat bénéficiaire de l'exercice 2008 à la BCRG. A ce niveau après avoir évoqué la crise financière mondiale qui ont sécoué des banques occidentales, le secteur financier africain, et qui ont eu pour conséquence la chutte du prix de la bauxite et de l'alumine à un moment où le relentissement de l'activité minière n'est plus à demontrer en Guinée, M Barry a indiqué que malgré cette conjoncture difficile, la politique économique et monétaire menée par ses services a permis d'atteindre des résultats encourageants. Le taux d'inflation s'est établi en fin 2008 à 13,5% contre 12,8% en 2007 et le PIB, produit bruit interieur, s'est accru de 4,9% en 2008 contre 1,8% en 2007.



Au plan de la gestion interne de la BCRG, le gouverneur a indiqué: '' l'exercice a été marqué par des efforts exceptionnels de compression des charges de fabrication d signes monétaires et l'apurement de suspens au niveau des comptes de correspondants et des comptes de liaison siège-agence. En outre l'année a enrégistré l'identification et l'apurement intégral des écarts de caisse à la fin de période...'' Ainsi au 31 décembre 2008 l'actif et le passif de la BCRG s'équilibrent à la somme 5075,743 milliards de gnf. Le resultat de l'exercice fait ressortir un bébéfice de 28,559 milliards de gnf contre un résultat également bénéficiaire de 6,166 milliards de gnf en 2007.


Ce faisant le conseil d'administration a décidé de la repartition du bénéfice comme suit : reserve légal 20% soit 5,7 milliards de gnf; reserve spéciale 13% soit 3,7milliards de gnf; reserve facultative 12% soit 3,4 milliards de gnf; fond social 5% soit 1,5 milliards de gnf et en fin la part de l'Etat 50% soit 14,3 milliards de gnf. D'autres questions liées au mot d'ordre de grève lancé par le personnel du secteur bancaire mais qui a pu etre désamorcer suite à un accord entre les parties et la sustraction frauduleuse des billets de banque - estimé à plus de huit cent millions de fg - à la Caisse centrale et à l'agence princiaple de la BCGR dont les coupables déja identifiés ont été débattus.



Mohamed Camara

 
Plus de huit cent millions gnf volés à la BCRG : Les voleurs identifiés

2009/9/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / C'est aucours d'un point de presse tenue dans l'après-midi du 11 septembre 2009 que cette affaire de vol a été signalé par le gouverneur de la BCRG M Alhassane Barry.


En fait ce sont 870 millions 863 000 fg qui ont été froduleusement soustraits par des agents en services à la Banque centrale de la republique de Guinée.


Les voleurs parmis lesquels de nombreux trilleurs étaient en contacts directs avec l'argent liquide. Au nombre de 76 agents, ces personnes - dont l'action sape les efforts que fournie les nouvelles autorités de la BCRG - seront connus bientot.


Et le gouverneur M Allasane barry, entend aller loin dans cette affaire :'' des mesures vigoureuses seront entreprises pour juguler ces actes qui sapent les efforts qui nous ont valu la certification de nos comptes par un cabinet de reputation internationale''


A signaler que ce cas de vol a été soumis au conseil de discipline de la BCRG qui prendra des sanctions contre les agents indelicats.


Mohamed Camara

 
Conférence presse: Dadis situe l’opinion publique sur les audits !

2009/9/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / Le mercredi 9 septembre 2009 , un point de presse a eu lieu sur le plateau de la RTG à Koloma, dans le cadre de la relance des audits par le Président de la République, le Capitaine Moussa Dadis Camara.


Motif : permettre au comité d’audit, mis en place, d’exposer les motivations, les secteurs concernés, les démarches envisagées pour le déclenchement des opérations.


A près le laïus introductif du capitaine Dadis, le deuxième vice-président du comité d’audit, le Dr Ousmane Kaba a rassuré tout un chacun : « ces audits ne sont pas faits contre un premier ministre, ni un préfet encore moins un gouverneur. C’est un audit des dossiers ».


Avant d’ajouter : « Nous essayerons de faire un travail professionnel et impartial. Il n’y aura ni de chasse aux sorcières encore moins un quelconque de règlement de compte pour éliminer un concurrent politique. Nous ne le faisons pas pour le Président Dadis, mais pour l’ensemble du peuple de Guinée ».


Selon l’intervenant, c’est la corruption et la pauvreté qui gangrènent ce pays. Fléau qu’il faut combattre, sinon la troisième République sera pire que la deuxième.


Les secteurs prioritaires concernés par les opérations d’audits ont identifiés. Il s’agit entre autres de : Futurelec-Holding, Friguia, les rails Conakry-Niger, SOGEAC, la Banque centrale, la Société Guinéenne de Pétrole (SGP), le Fonds d’Entretien Routier, la Société Santulo, les Société de téléphonie mobile, la Société minière de Dinguiraye (SMD), la SAG, Guinoma, Enco 5, le Projet Coton….


Le ministre du contrôle d’Etat va épauler le comité les onze (11) membres et ses trois vice-présidents.


En dépit de son importance multidimensionnelle, l’opinion publique guinéenne reste partagée sur ces audits. S’ils ne visent que des personnes morales, il ne faut pas perdre de vue que derrière ces personnes, se cachent bien entendu, des personnes physiques qui ont occupé ou assumé des postes de responsabilités en des périodes données. Et qui, aujourd’hui, se sont transformés politiques.


En tout état de cause, il faut ces audits, pour situer les responsabilités, et s’il convient de le faire, punir les auteurs de ces ‘’massacres économiques’’ infligés à notre pays.


Le Capitaine Moussa Dadis Camara n’aura pas certainement à redire quand le peuple y décide.


Sotigui KABA
Chef du bureau de Conakry pour
www.aujourdhui-en-guinee.com
sotiguik@yahoo.fr











 
Médias et argent : «Qui détient ton ventre, détient ta liberté », nous rappelle l’adage.


2009/9/2

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / Et c’est ce que le CNC semble démontrer par sa prise de décision interdisant les radios privées d’évoquer les sujets à caractère politique. Lesquels sujets constituent l’essentiel de leur grille des programmes.



Après le geste de 2 milliards de francs aux médias du secteur privé à titre d’humanitaire par le Capitaine Dadis Camara, nombreux sont parmi les observateurs du terrain qui s’attendaient à une éventuelle restriction des champs d’intervention des médias privés.



A peine d’ailleurs que cette faramineuse somme ne soit encore partagée entre les différents organes, que des décisions de nature à museler les hommes de la presse ne commencent à tomber. La récente prise de position du CNC interdisant les radios privées de débattre des sujets politiques dans des émissions interactives constituent une preuve palpable.



Mais qu’à cela ne tienne, les nouvelles autorités doivent savoir que la période du totalitarisme est révolu avec la création d’un ministère en charge des Nouvelles Technologie de l’Information et de la Communication (NTIC). Avènement auquel tout dirigeant politique actuel qui compte gérer les affaires de son Etat dans la transparence pouvoir s’adapter. C’est un impératif !



Seulement la lecture des événements donne l’impression que cette pléthore de communicateurs proches du CNDD et de son chef, connaissant les problèmes récurrents au sein des médias, veulent en profiter pour faire main basse sur leurs confrères. Comme pour dire que «Qui détient ton ventre, détient ta liberté ».



Ignorant du coup qu’il est plus souhaitable d’avoir les médias avec soi que de les avoir dans son dos. Car, toute tentative d’assujettissement des hommes de la presse serait de nature à compromettre le processus de démocratisation et de transition politique amorcé en Guinée. Surtout que la liberté d’expression constitue un pilier fondamental voire même essentiel.



Le rappel des hommes de médias à l’éthique et à la déontologie par les organes de régulation et d’autorégulation constitue une règle d’or dans une démocratie aussi fragile que celle de la Guinée. Surtout que le professionnalisme au sein de la presse guinéenne se pose avec acuité. Et les dérapages et autres manquements à l’éthique professionnelle ne peuvent plus se compter au bout de doigt. Toute la société en est souvent victime.



Le capitaine Dadis Camara, qui semble imbu de la culture de la presse, a dû bien comprendre la lotion magique. En assistant financièrement les organes de presse pour que ses animateurs puissent s’éloigner de la corruption et son cortège de problèmes. Car une presse affamée est susceptible de tous les travers sociaux. Mais ne faut-il pas aussi que ce geste magnanime du chef de la junte militaire au pouvoir ne soit pas utilisé comme un moyen de museler les journalistes.



L’organe dirigeant des radios privées a bien saisi l’opportunité pour s’opposer catégoriquement à cette décision du CNC. Réguler les médias est certes un acte légal, mais les bâillonner afin de les contraindre à l’assouvissement est tout autre. C’est ce que les propriétaires des radios libres ont voulu signifier dans un communiqué déjà rendu public.



Il revient donc à l’organe de régulation des médias, le CNC, d’inviter les nouvelles autorités à accepter la nouvelle donne. Celle de critiques et d’autocritiques, de l’ouverture d’esprit des citoyens, de la pluralité d’opinions et de la légendaire liberté d’expression.



Maillon essentiel de toute démocratie, de tout développement et des droits fondamentaux de l’homme. Sans lesquels le sigle CNDD n’aura plus ni sa signification, son fondement, encore moins sa raison d’y être.



Sotigui KABA
Chef du Bureau de Conakry pour
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Tel : (+224) 60 54-69-35
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Ministère des Travaux Publics, de l'Habitat et des Infrastructures : Lancement des travaux de la route Conakry-Freetown

2009/9/1

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / Le lancement des travaux de la route Conakry- Freetown a été effectué le vendredi 21 août 2009 à Pamelap à Forécariah en présence des autorités en charge des travaux publics de la Guinée et de la Sierra Léone :



-Pour la Guinée , Mr Mamady Kallo, Secrétaire d'Etat aux Travaux Publics,


-Pour la Sierra Léone , Mr Almamy Paul Koromah, Ministre des Travaux Publics, de l'Habitat et des Infrastructures.



Avec une contribution de 35 millions d'euros (environ 250 milliards GNF), le Fond Européen de Développement (FED) va permettre la réalisation de cet important projet tant attendu, qui prévoit la réhabilitation du tronçon de route entre Rogbere en Sierra Leone et Pamelap en Guinée, ainsi que la construction du poste de frontière.



Cette route longue de 85 kms, avec 76 km en Sierra Léone et 9 km en Guinée sera la base pour la relance et le développement des relations économiques et sociales entre ces deux pays; un pas vers une véritable intégration régionale.


La Compagnie sahélienne d'Entreprise, CSE est chargée de l'exécution des travaux, le bureau d'étude EGIS-BCEOM est en charge de la surveillance.


Le délai d'exécution est de 2 ans.
Mr Fabio Di Stefano, Chargé d'affaires de la Délégation de la Commission européenne en Guinée, Chef de la section Infrastructures a tenu un discours dans lequel il a rappelé que:


L'Union européenne réitère son engagement à accompagner la Guinée dans cette phase particulière de son histoire, et confirme son appui dans cette transition, qu'elle souhaite rapide et pacifique pour un retour à l'ordre constitutionnel.



Le lancement de ces travaux a été fait en vertu de la décision de l'Union européenne portant clôture des consultations au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou et adoption de mesures appropriées, communiquée au gouvernent guinéen par courrier du 28 juillet 2009, qui précise que l'Union européenne continuera à financer les contrats en cours d'exécution. Ces mesures appropriées concernent également les projets suivants :



-la route Guéckédou-Sérédou (53M€),


-l'appui institutionnel à l'entretien routier (3.5M€),


-le Programme Réhabilitation et Développement (PRD) en Guinée forestière (12M€),


-l'appui aux Organisations Paysannes (4.5M€),


-l'appui à société civile (2M€),


-la réfection de la chaussée sur le pont Milo à Kankan qu'on vient de terminer (2.5M€);


-Les travaux du pont de Forécariah (8.5M€) dont les travaux démarreront finalement ce mois de septembre.


Il est rappelé que l'Union européenne, en vertu de la même décision, est en train de financer le processus électoral à hauteur de 15 millions d'euros (environ 100 milliards GNF), en collaboration avec la CENI et le PNUD.



L'Union européenne soutient le Gouvernement dans sa volonté de tenir en Guinée des élections législatives et présidentielles crédibles, libres et transparentes qui puissent sortir le pays de la crise et établir un régime démocratique, représentatif des braves et laborieuses populations guinéennes.


La Commission européenne rappelle au CNDD et au gouvernement de transition les engagements pris à Bruxelles lors des consultations entre l'Union européenne et la Guinée au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou, le 29 avril dernier, notamment:


-La mise en place et installation effective du Conseil National de la Transition , dont le mandat, les attributions et la composition ont été établis de façon consensuelle par les parties prenantes de la transition guinéenne.


-La mise à disposition de la contribution financière de l'Etat au processus électoral et la poursuite dans les efforts pour faciliter la tenue des élections présidentielles et législatives selon le chronogramme agrée avec les forces vives du pays.


-La non-participation du président et des membres du CNDD et du premier ministre aux-dites élections.


-Le respect des principes de l'Etat de droit,

des droits de l'homme et de la bonne gouvernance

-La tenue d'élections législatives et présidentielles libres et transparentes, selon le chronogramme agrée, qui permettra la signature du Programme Indicatif 10em FED pour un montant de plus de 200 m €.


La Commission européenne rappelle que les engagements mutuellement pris à Bruxelles constituent la base pour la continuation d'un dialogue politique régulier et constructif et pour une relance progressive, dans un futur qu'on souhaite proche, des nouveaux programmes de coopérations pour le bien de la population guinéenne.


Mariame Touré

 
Economie : GOHA pour la valorisation des produits guinéens !

2009/8/26

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Faut-il faire la promotion des produits locaux dans toutes les langues nationales ? Peut-on parler de compétitivité de la production locale, sans faire référence à la bonne qualité et à des prix abordables ?
 
 Faut- il accroître la productivité de l'agriculture pour aboutir à l'autosuffisance alimentaire tout en réduisant l'importation ? Ou encore revoir à la baisse les coûts de transports, afin de faciliter l'accès des produits aux consommateurs ?



Ce sont autant de questions débattues, le mercredi 19 août dernier, à la faveur de la journée de réflexion organisée par le Groupement d'Organisation des Hommes d'Affaires, GOHA, dans un réceptif de la place, et qui avait pour thème : « Comment consommer guinéen ? »

 

Initiée par le ministère de l'économie et des Finances, la journée de réflexion avait pour objectif principal, la résolution de l'autosuffisance alimentaire en Guinée, ainsi que la valorisation de nos produits locaux.




Les propositions réalistes qui en ont sorties à court, moyen et long terme sur les secteurs de l'agriculture, l'artisanat, l'industrie. Y étaient présent, le représentant du CNDD, colonel Oumar Diallo, le représentant du ministre des Finances, Mamadou Tanou Diallo, la représentante du ministre du Commerce, Mariama Barry, les représentants des différentes coordinations de région, la société civile et les opérateurs économiques.



Après les différents discours de remerciement adressés aux organisateurs de cette réflexion, les officiels ont quitté la salle. Acte qui a choqué les participants qui ont déploré l'absence des acteurs principaux notamment, le ministre des Finances, de l'agriculture et celui du commerce..



«A chaque fois que nous devons discuter sur de tels sujets, on ne voit jamais les autorités qui doivent prendre acte de ce que nous faisons» se plaint un des participants.



Après plusieurs heures de débats, les participants ont abouti à des solutions réalistes qui seront adressées au Chef de l'Etat.



Ce sont entre autres : la création d'une banque agricole pour les paysans, l'exonération des intrants agricoles, l'accès des engrais à bon prix, l'aménagement des territoires agricoles comme une priorité, en ce qui concerne l'agriculture, la subvention de l'artisanat pour la promotion de la culture guinéenne, la reprise des unités des productions en faveur de l'artisanat comme la scierie de N'zérékoré, la mise en place des cités artisanales dans tout le pays…



En ce qui concerne l'industrie, un secteur pratiquement inexistant en Guinée. L'Etat doit faire tout pour résoudre le problème électrique, car on ne peut pas aspirer au développement sans le courant, investir énormément dans l'industrie, la formation en technologie des ingénieurs.



D'après certains observateurs, ce genre de rencontre doit être organiser chaque années afin de discuter sur les maux dont souffre le pays. Pourvu que ces propositions tombent dans de bonnes mains et qu'elles ne soient pas conservées dans les tiroirs.




Mamadou Sarifou Barry

 
© Ahmed Kanté au TPI/Kaloum : Une goutte d’eau qui risque de déborder le vase !

2009/8/26

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / Le procès de l’ancien ministre des Mines et de la Géologie Ahmed Kanté risque de se répandre comme une traînée de poudre. Quand on sait que le fonds minier était sous Conté le pot aux roses des barons de son régime.


Lors des audiences du lundi dernier, l’homme a cité pendant sa comparution à la barre du Tribunal de première instance du kaloum, certains de ses collaborateurs directs dont Alhassane Onipogui, ministre du Contrôle d’État du gouvernement Komara, Ahmed Tidiane Souaré, Louncény Nabé et Ousmane Sylla. Tous les quatre ministres en fonction et anciens ministres du régime défunt. M. Kanté est poursuivi pour « le détournement « de plus de 2 milliards de francs guinéens au compte du fonds minier.


Au fil des dénonciations par Ahmed Kanté, figurent également d’autres hauts cadres du ministère des mines et de la géologie. Il s’agit d’Alimou Diallo et Hadja Saran Keita.

 

Le procureur de la République, Yaya Kairaba Kaba a indiqué qu’il n’y a pas de super homme en matière de justice. « Ceux qui sont dénoncés, comparaîtront à la barre, anciens ou nouveaux ministres en fonction ».


C’est au cours des audiences du lundi 31 août prochain que ces hauts cadres du département des Mines cités sont appelés à comparaitre en vue de la manifestation de la vérité. Déjà, certains de ces anciens ministres dont Ahmed Tidjane Souaré, Loncény Nabé et Ousmane Sylla avaient reconnu lors de leur passage devant la commission d’audit, les faits qui leur sont reprochés.




D’ailleurs, pour la manifestation de la bonne foi de rendre à César ce qui appartient à César, ils avaient alors proposé un échéancier de paiement par échéance des sommes colossales, extorquées au préjudice du fonds minier. Devenu alors l’abreuvoir des différents ministres qui se sont succédés à la tête du département des Mines.


L’allure avec laquelle que nous connaissons, bien de cadres risquent d’être éclaboussés par ce dossier du fonds minier.


A suivre…






Abbas Sotigui Kaba
Chef du bureau de Conakry pour
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Tel : (+224) 60 54-69-35
E-mail : sotiguik@yahoo.fr





 
Argent et moralité : La manne qui divise… la presse !

2009/8/26

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / Décidément, on ne sait plus où donner de la tête, quand les hommes de médias, régulateurs de la société par excellence, se chamaillent à cause de la broutille offerte par le Capitaine Moussa Dadis Camara à titre de don.




A l’allure où l’on s’achemine, il y a des risques d’éclatement au sein de la grande gueule. Car l’argent et la morale semblent rimer peu. Déjà, bon nombre de patrons de journaux de la place ont fait l’objet de zèle et de méchanceté dans la distribution de cette broutille. En ne donnant à leurs rédacteurs que des miettes.



La presse guinéenne se porte mal. Très mal même. Parmi les titres qui paraissent, rares sont ceux qui respectent la date de périodicité. Les journaux de 12 pages, pour nombre d’entre eux, ont désormais viré à 8, depuis belle lurette. Et le coût à la vente n’a pas non plus changé. D'autres mêmes ont plus de pages de pub que d'infos. Arguments avancés, les éditeurs parlent de la cherté des prix des intrants et le coût à la fabrication. Certes qu’en Guinée, il n’y a pas de marché de papiers, pas de comptoirs aussi. Ce sont plutôt quelques importateurs qui spéculent le plus souvent sur l’envoi du papier journal, pour le moins en quantité insuffisante. Et le placer au prix de l’or. Tant pis pour les acheteurs.



L’Etat guinéen, à travers son assemblée nationale, a pensé à panser cette plaie, en accordant chaque année une subvention de 400 millions de nos francs à la presse écrite du secteur privé. Dans cette somme  également, une partie est amputée pour meubler les structures de gestion des journalistes (AGEPI, AJG, OGUIDEM). Non concerné parce que institution de l’Etat, le CNC arrive à se faire bénéficier vaille que vaille dans cette manne financière. Ce qui s’est toujours soldé par des prises de bec ou des empoignades entre éditeurs. Car, la clé de répartition qui constitue l’épine dorsale de cette subvention n’a jamais fait l’unanimité. Au point, qu’après chaque opération, ce sont des attaques incendiaires de confrères par voie de presse.


La dernière offre, celle du Capitaine Dadis Camara à la presse écrite et aux stations de radios privées et aux sites web, d’un montant de plus de deux milliards de nos francs, n’a pas échappé à la règle. D’autant qu’elle a donné l’occasion à la pléthore de propriétaires de canards boiteux ou mort-nés de sortir du néant pour réclamer leur part du gâteau. Avec ce que cela pourrait engendrer comme polémique.


Qu’à cela ne tienne, il revient désormais au CNC en tant qu’institution de régulation, de redéfinir l’utilisation de cette subvention, afin qu’elle puisse servir des causes nobles. Notamment l’épanouissement des professionnels des médias et la promotion de leur profession. Sans cela, mieux vaut l’octroyer aux fondateurs d’écoles privées à titre de subvention afin que le coût des scolarités puisse revenir à la baisse pour les parents d’élèves. A défaut, l’investir directement dans la construction d’édifices scolaires là où le manque criard de classes se fait sentir.


Sinon, l’offre de deux milliards aux médias privés d’un pays ne constitue pas en soi un enjeu, mais c’est l’utilisation plutôt que les bénéficiaires pourraient en faire. Car, dans la phase actuelle de l’histoire de la Guinée, l’on a plutôt besoin d’une presse responsable au service du développement et non celle qui va gérer des humeurs de personnes ou des intérêts égoïstes et sordides.



Abbas Sotigui Kaba
Chef du bureau de Conakry pour
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Douanes : Le retour manqué de Mamady TOURE

2009/8/24

Aujourd'hui en Guinée

CONAKRY / Avec la suspension de l'actuel directeur national des douanes, l'inspecteur Alpha Yaya Diallo, également membre du CNDD, des tractations ont été entreprises pour le retour aux affaires de Mamady Touré, celui qui a avait été renvoyé manu militari au Palais du Peuple, l'on se souvient en mai dernier, après avoir fait une proposition provocante au chef de l'Etat.


C'est ainsi que son projet de décret le rétablissant dans ses fonctions de directeur national de la douane a failli être rendu public, le 14 août dernier. Pour des raisons liées au pouvoir discrétionnaire du chef de l'Etat, le come- back de Mamady Touré n'a pas eu lieu. Cela a- t- il suffi au bonheur du pauvre Alpha Yaya Diallo ?



Comme nous l'avions écrit dans l'une de nos précédentes livraisons, à savoir que Alpha Yaya a eu chaud, cette fois, il a eu très chaud, au point que ça faillit bouillonner. Et comme nous l'avions écrit, cette fois- ci, c'est un avertissement sévère. Comprends qui pourra .


Pour revenir aux motifs de la suspension du directeur des douanes, l'inspecteur Alpha Yaya Diallo, tout le monde se rappelle la tension qui avait prévalu quand dame Saran Kaba avait perdu la section appelée «salle des visites» au profit de l'inspecteur Souleymane Diallo ''Kibongué'', le pouvoir avait instruit Alpha Yaya de prendre des mesures d'équité.



Malheureusement, le directeur des douanes avait rétabli la dame qui a passé plus de quinze ans à ce poste, sans tenir compte de la proximité que Kibongué a à coté du CNDD. C'est ainsi que cette décision a été interprétée comme un acte de faiblesse de la part du directeur, d'où la colère de l'autorité.



Heureusement que le lendemain, un décret présidentiel nommait Souleymane Diallo ''Kibongué'' au poste de directeur adjoint du Port autonome de Conakry.



@Aujourdhui en Guinée



 
Transport aérien : La SAMAIR prend son premier vol de Conakry

2009/8/24

Aujourd'hui en Guinée
CONAKRY / Le 1er vol inaugural de la compagnie SAMAIR du Mali a pris son envol, le 10 Août dernier, à l'Aéroport de Conakry, avec une cinquantaine de passagers à bord, destination Bamako. C'était en présence de l'ambassadeur du Mali basé à Conakry, ainsi que devant d'illustres personnalités.



Dans son discours, l'ambassadeur Alhassane Barry a annoncé que l'ouverture d'une agence de la SAMAIR en Guinée contribuera efficacement à renforcer davantage la politique d'intégration au sein de la sous région ouest -africaine. Avant de clore son intervention, il a souhaité plein succès à la SAMAIR qui vient ainsi agrandir le cercle des agences aéroportuaires en Guinée.


De son coté, le Directeur général adjoint, Simepoungou Jean Claude, a affirmé que ladite société de droit malien dispose de près de 15 ans d'expérience et de 4 appareils.




Et d'ajouter, elle est représentée dans plus de 20 pays, comme le Sénégal, le Gabon, le Burkina, la Guinée Bissau , le Togo, le Bénin, la Côte d'Ivoire et la Guinée. Pour lui, la SAMAIR qui relève du groupe Intercontinental fait également des affrètements à des grandes occasions comme le pèlerinage au lieu saint de l'Islam, les opérations humanitaires des agences onusiennes.



Intervenant à son tour, le Représentant régional, Mamadou Diomandé, a dit qu'il oeuvrera de toutes ses possibilités pour que les guinéens soient beaucoup plus satisfaits des vols de sa compagnie.



@Aujourdhui en Guinée

 
Marché des denrées alimentaires : Les prix montent… en flèche !

2009/8/18

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY : A l’instar des années précédentes, les prix des denrées de consommation de première nécessité sur les marchés de la capitale Conakry connaissent une flambée vertigineuse. Ce, en prélude du mois saint de carême.


Une fois n’est pas coutume, dit-on souvent. En Guinée, les violations flagrantes de la loi ont la tête dure. C’est justement dans cet ordre d’idées que l’on constate la montée des prix des denrées de consommation de première nécessité, à quelques jours avant le mois de carême.


Le riz, principale denrée de consommation des conakrykas qui se vendait le kilogramme à 1800 francs guinéens, est de nos jours, placé à 2.500 francs guinéens, soit 700 francs de plus. La viande qu’on pouvait avoir le kg au prix officiel de 14.000 francs guinéens risque de connaître une augmentation sans merci. Déjà, les boucheries, sur l’ensemble des marchés de la capitale, connaissent une pénurie sèche de viande.


Ces surenchères de la part des commerçants n’ont pas épargné les denrées de consommation de première nécessité, tels le poisson, l’huile, les légumes, le sucre. Lequel d’ailleurs s’arrache aujourd’hui à 5.000 francs guinéens le kg.


Il revient au CNDD et surtout au ministre du commerce et de l’industrie le Colonel Korka Diallo de prendre des mesures draconiennes contre des opérateurs économiques récalcitrants et véreux, au risque de se voir opposé contre les populations. Comme a été le cas du gouvernement de consensus de Lansana Kouyaté. Contre lequel les commerçants avaient déclenché une guerre farouche en vue de le saboter et de le déstabiliser.


En montant le prix du riz jusqu’à la bagatelle de 250.000 francs guinéens le sac de riz de 50 kg. Record jamais atteint par le riz dans l’histoire de la Guinée.


Déjà, une rencontre pour la circonstance avait réuni le ministre du commerce le colonel Korka Diallo et les opérateurs économiques importateurs du riz. Au cours de laquelle, les opérateurs importateurs ont juré, la main sur le palpitant, que les prix des denrées ne vont jamais monter d’un iota. Pure duperie !


En tout état de cause, seules des mesures impopulaires pourraient porter fruits. Surtout qu’on ne peut construire sans détruire. Alors, il est temps, grand temps même pour le CNDD de pénaliser la fraude de toutes sortes pour pouvoir éradiquer le fléau. Lorsqu’une peine lourde, assortie d’une grosse amende est infligée aux auteurs de fraudes, on pourrait assister à une certaine refondation de l’Etat.


Sotigui Kaba
Chef du Bureau de Conakry pour le site
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