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Alliance Ngr-Ufr-Ufdg: la Coordination régionale de Ngr se désolidarise!

2010/7/29

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Un communiqué radiodiffusé sur des ondes des radios locales, cet après-midi 29 juillet 2010, fait état des informations selon lesquelles la Coordination régionale du parti Ngr, nouvelle génération pour la république ainsi que certaines fédérations du parti à Conakry, se désolidarisent de l’alliance politique signée, hier 28 juillet 2010, entre le duo Sidya Touré-Ibrahima Abe Sylla, respectivement présidents de L’Ufr et de Ngr, et Cellou Dalein Daillo de l’Ufdg.

La Coordination et les fédérations expliquent les raisons de leur position par notamment le non respect des principes statutaires par des instances du parti et le manque d’esprit démocratique lors de débats de prise de décision pour ces alliances politiques.

Le communiqué signé par certains membres des six fédérations de Conakry a lancé un appel aux militants de la Ngr à la base de resserer les rangs.

A signaler que la Ngr, nouvelle génération pour la république d’Ibrahima Abe Sylla, est venu en sixième position lors du premier tour du scrutin le 27 juin dernier avec 57 394 voix, soit 3,23%.

E Lama


 
2é Tour: Alpha pose des conditions pour sa participation

2010/7/28

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Attendu depuis hier 27 juillet 2010 par la Ceni, pour son approbation de la date du 14 Aout 2010, proposée par la commission d’organisation de la présidentielle en Guinée, pour la tenue du scrutin, le Pr Alpha Condé, a plutôt adressé un mémorendum à la Ceni et au Matap, ce 28 juillet, dans lequel il pose des condidtions pour sa participation à la future élection.

Au nombre des exigeances, Alpha Condé, demande à ce que le scrutin ne soit programmé pendant cette saison des travaux champètres ; pour lesquels beaucoup de ses militants, surtout ceux de ses fiefs, sont en déplacement des villes pour des champs.

Le Rpg demande aussi la reforme ou la refonte de la Ceni, la commission d'organisation décriée de la présidentielle, pour qu’elle reponde aux données actuelles de la situation politique.

Le Rpg, qui demande également le redécoupage des bureaux de vote, lierait sa participation au futur scrutin à la satisfaction complète des ces exigeances.


Le leader, sur ces sujets et d'autres, a donné de larges informations lors de sa rencontre avec la presse en fin de journée. 

Un choc en perspective avec la Ceni, dont le chargé de la communication, M Bayo, laissait entendre, hier 27 juillet, que la Ceni, au-delà de tout, est la seule habilité à choisir la date du scrutin.

E. Lama

 
Alliances: Sidya, Abé Sylla et Somparé rejoignent Cellou Dalein

2010/7/28

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Après plusieurs rencontres et débats parfois houleux , Cellou Dalein Diallo de l’Ufdg et Sidya Touré de l’Ufr ont fini par signer un accord politque ce 28 juillet 2010 dans l’après-midi à Conakry.

Cellou Dalein Diallo, à la même cérémonie, a eu à signer d’autres accords d’alliance avec des représentants notamment du Pup, l’ancien parti au pouvoir, et de la Ngr d'Ibrahima Abe Sylla.

En tout cas, à la signature de ces differents accords d’alliance, le candidat de l’Ufdg Cellou Dalein Diallo, apparaissait très réjouissant et confiant de ses 40% mais aussi des 13% de Sydia Touré, des 3,23% de Abe Sylla, qui, mathématiquement et avec toute raison gardée, le place au dessus des 51%, à rechercher au second tour. Pour un scrutin à très forte dose communautaire. Malheureusement.


M Camara

 
Alliances:l’épouse de Cellou Dalein chez le couple Kouyaté

2010/7/28

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/L’épouse de Cellou Dalein Diallo, madame Alimatou Bah, en compagnie d’une forte délégation composée essentiellement de femmes, a été vue ce 28 juillet au domicile du couple Kouyaté à Matoto pendant la journée.

Recue par madame Fanta Condé, l’épouse de Lansana Kouyaté, candidat du Pedn, madame Alimatou Bah, s’est entretenue en privé avec madame Fanta Condé.

Meme si rien ne filtre comme informations après cette rencontre, premier du genre entre les deux épouses et qui se tient au fort moment des alliances politiques, tout laisse croire qu’elles ont évoqué l’alliance politique ou des trucs de ce genre ; pendant des heures avant que la visiteuse ne quitte les lieux au regard de nombreux curieux.

Le couple kouyaté, aussi courtisé ces derniers temps, a reussi par deux fois chacun, les candidats de l’Ufdg et du Rpg.

Avant hier 26 juillet Lansana kouyaté - en compagnie de Mamady Condé, d’Aboubacar Sakho- était en reunion chez Lounceny Fall, président du Fudec avec Alpha Condé.

Réputé fin négociateur, Lansana Kouyaté, arrivé en quatrième position avec 7%, attendrait les réactions des structures du parti à la base, consultées au sujet des alliances, avant de se prononcer, lui qui met au centre des discussions la prise en compte de son programme de société.

Il reste à savoir où ira Kouyaté, Sidya Touré ayant pris le devant en signant, ce 28 juillet, un accord politique avec Cellou Dalein Diallo de l'Ufdg.

Mohamed Camara

 
2é tour: la Ceni propose une date mais

2010/7/27

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/La Ceni la commission d’organisation de la présidentielle vient d’annoncer au cours d'une conférence la date du 14 Aout 2010 pour la deuxième tour. Une date qui n’est tout de même pas officielle, dit M Bayo du département de la communication de la Ceni.

Cette date a été soumise hier 27 juillet 2010 aux deux partis politiques en lice pour l'approbation. Un d’eux a accepté et la réponse de l’autre parti est attendue instantanément par la Ceni, selon M Bayo.

Avec cette date, selon ce dernier, la commission d’organisation est prête pour le second tour.

Coté financement ?

Le conférencier affirme que le budget et du premier tour et du second ont été bouclés. Mais, a-t-il ajouté, après le premier tour, il y a des choses essentielles pour lesquelles on ne demande pas beaucoup. ‘’Toutefois nous ne seront pas coincés si on donne une date…’’ explique Bayo. Pour qui, le nombre de bureau de vote sera revu à la hausse de 8261 à 8593 bureaux de vote et connaitront des réaménagements.

Des dispositions ont été prises, selon lui, pour la formation des formateurs qui doivent former à leur tour des membres de bureaux pour lesquels il faut nommer de nouveaux présidents en remplacement d’autres qui ne savent ni lire ni écrire et qui ont été pourtant nommés par les démembrements de la Ceni, a revelé le conférencier.

Quant aux bulletins de vote, ils ne sont pas encore arrivés à Conakry dit le conférencier.

A rappeler qu’après le premier tour organisé de manière catastrophique par la Ceni et la Matap, des problèmes ont été identifiés ainsi que des solutions pour une meilleure tenue du deuxième tour. A s’agit notamment de la formation des membres des bureaux de vote, de l’insuffisance des bureaux de vote, de leur éloignement des votants ect…


Mais la question que tout le monde se pose est de savoir si la Ceni peut réellement tenir cette date quand on sait que la mise en œuvre de certaines recommandations n’a pas commencé et que la question du peu de fonds, pour reprendre l’expression à la Ceni, qu’a besoin celle-ci n’est pas close.

Naby Moussa Camara

 

2010/7/27

Aujourd'hui en Guinée La Ceni la commission d’organisation de la présidentielle vient d’annoncer la date du 14 juillet pour la deuxième tour une date qui n’est pas tout de même pas officielle dit M Bayo du département de la communication.

Cette date a été soumise hier 27 juillet aux deux partis politiques pour leur approbation. Un d’eux a accepté et la réponse de l’autre parti est attendue instantanément par la par la Ceni selon M Bayo.

Avec cette date, selon ce dernier, la commission d’organisation est prête pour le second tour.

Coté financement ?

Le conférencier affirme que le budget et du premier tour et du second ont été bouclés. Mais, a-t-il ajouté, après le premier tour, il y a des choses essentielles pour lesquelles on ne demande pas beaucoup. ‘’Toutefois nous ne seront pas coincés si on donne une date…’’ explique M Bayo.Pour qui, le nombre de bureau de vote sera revu à la hausse de 8261 à 8593 bureaux de vote et connaitront des réaménagements.

Des dispositions ont été prises, selon lui, pour la formation des formateurs qui doivent former à leur tour les membres des bureaux pour lesquels il faut nommer de nouveaux présidents en remplacement d’autres qui ne savent ni lire ni écrire et qui ont été pourtant nommés par les démembrements de la Ceni par la parenté.

Quant aux bulletins de vote, ils ne sont pas encore arrivés à Conakry dit le conférencier.
A rappeler qu’après le premier tour organisé de manière catastrophique par la Ceni et la Matap, des problèmes ont été identifiés ainsi que des solutions pour une meilleure tenue du deuxième tour.

A s’agit notamment de la formation des membres des bureaux de vote, de l’insuffisance des bureaux de vote, de leur éloignement des votants ect…

Mais la question est de savoir si la Ceni peut réellement tenir cette date quand on sait que la mise en œuvre de certaines recommandations n’a pas commencé et que la question du peu de fonds, pour reprendre l’expression à la Ceni, qu’a besoin celle-ci n’est pas close.

 
Alliance: Papa K. Kourouma et Alpha Condé signent mais...

2010/7/26

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY /Depuis la rencontre entre Lansana Kouyaté, Francois Lounceny Fall, Alpha Condé le 22 juillet au domicile du premier, les tractations pour les alliances se multiplient.

Le Rpg de Alpha Condé et l’Ufdg de Cellou Dalein Diallo, multiplient les contacts. Si le 22 juillet 2010 le huis clos de Matoto n’a pas connu de décisions d’alliance, celle d’entre le Rpg et le Rdr, ce dimanche, semble faire un pas meme s’il reste encore à débattre.

Des postes ministériels dont celui de l‘Environnement et l’humilité pour le capitaine Dadis Camara ( pour qu’il soit exempt de toutes poursuites judiciaires) que demande Papa Koli Kourouma au Pr Alpha Condé – offre qui n’aurait pas été accepté par Celllou Dalein - a été accepté par le Rpg.

Bien que l’accord politique, dit-on, soit obtenu entre les deux leaders, il reste encore pour Papa Koli Kourouma, de convaincre dans ses rangs. Ses collaborateurs du Bureau politique ne se sentiraient pas très concernés par cette décision brusque à laquelle ils n’auraient pas été consultés.

Papa Koli, le seul ex ministre millionnaire en dollars comme il le dit lui-meme, reussira t-il à convaincre pour des alliances dont le fil conducteur reste à déterminer entre les militants, emportés par le repli communautaire, et les leaders politiques ?

A rappeler que le Rdr en cinquième position selon les résultats définitifs du premier tour a obtenu 101 827 voix soit 5,74%

G TOBGA

 
Le PEDN a-t-il conclu une alliance avec le RPG ?

2010/7/24

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Certes, une rencontre a bel et bien eu lieu entre les leaders du PEDN, du FUDEC de François Fall  et du RPG du Pr Alpha Condé  au domicile de M. Lansana Kouyaté dans la soirée du 22 juillet 2010. Faut-il, pour ce faire, conclure à l’établissement et à l’existence d’une alliance entre le PEDN et le RPG ? Autrement dit, à l’issue de cette rencontre le PEDN a-t-il décidé de s’allier avec le RPG ?

Les principes et les valeurs de démocratie interne qui sont en vigueur et qui prévalent au sein du PEDN permettent de répondre négativement et sans ambages à toutes ces interrogations.

En d’autres termes, le PEDN n’ a pas conclu d’alliance avec le RPG et ne saurait en établir sans le respect d’un certain nombre de procédure interne. C’est dire que le PEDN n’a pas encore donné de consigne de vote à ses militants. Aussi, le parti n’a pas encore conclu une alliance avec un candidat ou un parti.

Le PEDN est au stade de la consultation avec les militants en vue de recueillir leur avis et propositions. Un courrier a donc été adressé à toutes les fédérations et sections nationales et internationales afin qu’elles fassent parvenir leur réponse dans 48 heures.

Le traitement de toutes ces réponses sera l’objet d’une réunion, d’une décision du Bureau Exécutif qui devra refléter le souhait et la volonté des militants.

C’est à l’issue de cette réunion du Bureau exécutif qu’un communiqué final et officiel du parti sera diffusé par voie de presse et sur le site officiel du parti (www.pednespoir.org). C’est donc un communiqué qui précisera l’existence d’une alliance entre le PEDN et tel parti ou candidat et donnera la consigne de vote du PEDN à ses militants.

Pour l’heure, la consultation des militants n’a pas encore pris fin, le Bureau exécutif n’a pas encore émis un communiqué officiel faisant prévaloir l’existence d’une alliance.

Nous pouvons conclure qu’il n’existe pas d’alliance entre le PEDN et le RPG. Le PEDN n’est donc pas allié à un candidat ou à un parti. La direction du parti obéit rigoureusement à la démocratie interne du parti avant d’établir une alliance ou toute consigne de vote.

Une rencontre est une rencontre et un cadre d’échange. Une rencontre n’est donc pas la conclusion d’une alliance comme semble vouloir le faire croire certains individus qui ignorent la structure, l’organisation du PEDN et le respect des valeurs démocratiques qui prévalent au sein du Parti de l’Espoir et du Développement National ( PEDN) qui a pour Président M. Lansana Kouyaté.

Comme quoi, il reviendra aux militants du PEDN de décider et à la direction du parti d’entériner leur décision en ce qui concerne l’éventualité d’une alliance ou d’une consigne de vote. Aucune alliance ne saurait donc prévaloir avant la consultation des militants et la décision de la direction du Parti qui sera largement diffusée à travers un communiqué officiel du Bureau Exécutif.

Mohamed TOURE

 
Huis clos entre MM. Lansana Kouyaté, François Lonseny Fall et Alpha Condé

2010/7/24

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le 22 juillet 2010, une rencontre à huis clos a eu lieu entre le Président du Parti de l'Espoir pour le Développement National (PEDN), M. Lansana Kouyaté, M. François Lonseny Fall du Front Uni pour le Développement et le Changement (FUDEC), et le Prof Alpha Condé du Rassemblement du Peuple de Guinée( RPG). Cette rencontre avait pour cadre le domicile du leader du PEDN.

Ainsi grâce à l’entremise et à la médiation de M. François Lonceny Fall qui a facilité cette rencontre, le prof Alpha Condé du RPG a été introduit auprès de M. Lansana Kouyaté. Les échanges entre les trois leaders a eu lieu dans un huis clos total d’autant plus que même les plus proches collaborateurs des différents leaders ont été priés de libérer la salle d’audience. Un huis clos non ouvert au public, encore moins aux journalistes venus en très grand nombre pour être témoins de cette rencontre.

Les forces de l’ordre sont même intervenues pour éloigner les journalistes qui avaient littéralement envahi le domicile du leader du PEDN. Elles sont parvenues à éloigner cette véritable armada de médias nationaux et internationaux de la presse écrite, de la radiodiffusion et de l'audiovisuel.
Cette présence massive des journalistes pour des échanges entre leaders politiques ou des candidats aux élections présidentielles est tout à fait surprenante.

Car de telles rencontres se tiennent d’habitude dans la discrétion la plus totale, loin des journalistes. Mais pourquoi, cette rencontre entre Messieurs Lansana Kouyaté, Lonseny Fall et Alpha Condé a –t-elle ‘’ameuté’’ tant de journalistes ? Ce qui est tout à fait surprenant, c’est que quelques heures auparavant un tête-à- tête avait eu lieu entre le Prof Alpha Condé et M. Sydia Touré dans la discrétion la plus absolue, très loin des journalistes ?

S’agissant de ce huis clos entre ces trois leaders, qui a donc informé tous ces journalistes et que veut-il faire croire à l’opinion nationale et internationale ? Pourquoi tant de tapage autour de cette rencontre contrairement aux autres qui ont eu lieu ou qui se tiendront bientôt ?

A l’analyse, il semblerait que certains individus veulent déjà faire croire à la prévalence d’une alliance qui n’existe pas du tout.

En tout cas, en ce qui concerne le PEDN, les consultations des militants en vue de toute consigne de vote suivent leurs cours et aucune décision n’est en vue avant la fin de la consultation des militants.

Ainsi toute décision d’alliance sera prise sur des bases saines et démocratiques en tenant compte du projet de société du candidat. Un projet de société qui devra inclure des perspectives bienheureuses pour le peuple avec un cadre formel qui définira toute collaboration au sommet de l’Etat lors de l’élection du candidat allié.

Des critères d’alliance qui rejoignent ceux de l’UFR et qui ont en commun la condamnation de tout suivisme qui a pour fondement l’appartenance ethnique ou régionaliste.


M. Lansana Kouyaté et M. Sydia Touré entendent ainsi faire bloc et empêcher le jeu ethnique tout en privilégiant des critères démocratiques avant d’envisager une alliance et avant de communiquer une consigne de vote.

Ces deux leaders, qui ont respectivement occupé la 3é et 4è place à l’issue des résultats définitifs de la Cour suprême avec 13, 062 % et 7, 04 % des voix, sont très sollicités par les différents candidats pour le second tour. Ils ont ainsi la possibilité d’imposer leur point de vue dans le jeu politique sur des bases démocratiques, loin des attitudes divisionnistes ou claniques. Ils envisagent ainsi agir dans ce sens.

Tous deux, anciens Premiers Ministres ont été qualifiés, pour avoir occupé des fonctions gouvernementales, de ‘’voleurs’’ par le leader du RPG, le Prof Alpha Condé.

M. Alpha Condé qui se sent obligé aujourd’hui de solliciter ceux qu’il a vilipendé hier est-il prêt à cesser ces qualificatifs discourtois à l’encontre d’honorables hommes politiques, ex locataires de la primature ?

Tous les propos méprisants tenus à l’égard des uns et des autres rendent ainsi ardus la tâche du leader RPG en quête de voix et d’alliance en vue d’accéder à la magistrature suprême face au leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.

En effet le second des élections présidentielles dont la date n’a pas encore été confirmée devra opposer M. Cellou Dalein Diallo et le Prof Alpha Condé qui ont obtenu respectivement 43,76 % et 18, 25 % des voix à l’issue des résultats définitifs de la Cour Suprême.

C’est en vue de préparer cette échéance que le Prof Apha Condé, grâce à l’entremise de M. François Lonseny Fall, s’est rendu au domicile de M. Lansana Kouyaté pour un huis clos qui a duré trois heures d’horloge. Rien n’a filtré de ces échanges, entre ces trois leaders, qui ont pris fin tard dans la soirée.

Mohamed T.


 
2ème Tour:le GIC/G invite la Ceni de 'pallier les insuffisances et dysfonctionnements observés lors du premier tour...'

2010/7/24

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Les travaux de la 14é session du Groupe
international de contact sur la Guinée (GIC-G) ont pris fin le 23 juillet à Conakry dans la capitale guinéenne. Nous vous livrons ici in extenso le contenu du communiqué final qui a sanctionné la fin de la mission.

1. La quatorzième réunion du Groupe international de contact sur la Guinée(GIC-G) s’est tenue à Conakry, le 23 juillet 2010.

2. Le Groupe a entendu les communications du Premier ministre de transition, de la Présidente du Conseil national de transition (CNT), du Ministre de l’Administration du Territoire et des Affaires politiques (MATAP) et du Vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).Le Groupe a également eu des échanges fructueux avec un groupe des vingt quatre(24)candidats à l’élection présidentielle du 27 juin 2010. Il a,par la suite, mené un dialogue interactif avec les deux (2 candidats arrivés en tête du scrutin,le MATAP et la CENI, et s’est réjoui de l’émergence d’un consensus pour un dialogue continu et une coopération plus structurée entre le MATAP, la CENI et les deux candidats.

3.Le Groupe a également été reçu en audience par Président de la Transition,le Général d’Armée Sékouba Konaté, qui a réaffirmé sa volonté de parachever, dans les délais, le processus de transition. Le Président de la Transition a également mis l’accent sur la nécessité de créer les conditions pour la tenue, dans les meilleurs délais, du deuxième tour de l’élection présidentielle, en tenant dûment compte de la correction effective des dysfonctionnements constatés lors du premier tour ; à cet égard, il a mis l’accent sur le devoir des candidats au second tour de l’élection présidentielle et des autres dirigeants politiques à placer les intérêts supérieurs de la Nation au-dessus de considérations personnelles, ethniques ou régionalistes. Il a enfin insisté sur l’importance et l’urgence de la mise en oeuvre de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité comme facteur déterminant de stabilisation à long terme de la Guinée.


4. Le Groupe s’est félicité du respect par les autorités de la Transition des engagements pris, ainsi que de la tenue du premier tour du scrutin présidentiel dans les délais impartis, conformément à l’esprit de la Déclaration conjointe de Ouagadougou. Il a, en outre,adressé ses félicitations et encouragements au Président et autres Institutions de la Transition et les a invités à redoubler d’efforts et de vigilance en vue de la tenue du second tour du scrutin présidentiel.

5. Le Groupe a félicité le peuple guinéen pour sa maturité politique et salué le calme et la sérénité exemplaires qui ont caractérisé le déroulement du premier tour de l’élection présidentielle. Le Groupe a également salué le comportement républicain desforces de défense et de sécurité.

6. Le Groupe a pris acte de l’arrêt de la Cour suprême proclamant les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle du 27 juin 2010, et a noté avec satisfaction l’acceptation par les candidats et leurs militants de cette décision.Par ailleurs, le Groupe a invité la CENI à prendre avec diligence toutes les dispositions nécessaires en vue de pallier les insuffisances et dysfonctionnements observés lors du premier tour et d’organiser le second tour de l’élection présidentielle dans les meilleurs délais.

7.Le Groupe a exprimé sa gratitude à toutes les parties qui contribuent au bon déroulement du processus de transition en cours et les a encouragées à continuer à soutenir les autorités de la transition jusqu’à la restauration de la légalité constitutionnelle.

8. Le Groupe a renouvelé son appel à tous les acteurs impliqués dans le processus de transition afin qu’ils mettent l’intérêt supérieur du pays au-dessus de toutes considérations partisanes et s’abstiennent de tous actes susceptibles de compromettre le processus de transition.

9. Le Groupe a décidé de tenir sa prochaine réunion à Conakry, au mois d’août 2010, après consultation des co-présidents.

10 Outre l’UA et la CEDEAO, les Organisations et pays suivants ont participé à la réunion; l’ONU, l’UE, l’UFM, l’OCI, l’OIF, la Banque mondiale et le FMI; les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies : les Etats-Unis d’Amérique, le Royaume Uni,France, Russie et Chine; membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies: le Nigeria(Président en exercice de la CEDEAO); l’Allemagne, l’Espagne, le Japon, le Canada, le Burkina Faso(Médiateur dans la crise guinéenne); le Maroc, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, Sénégal et la Sierra Léone, comme invités.

Fait à Conakry, le 23 juillet 2010.


 

 
Deuxième tour: quelle alliance ?

2010/7/22

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Il se raconte partout qu’à l’état actuel de la présidentielle en Guinée, il faut des alliances pour la remporter. Cellou Dalein y croit dure comme fer. Alpha Condé aussi. Mais de quelle alliance faut-il s’attendre ? Ethnique ou politico-démocratique

La question parait bête pour ceux qui, après le premier tour, se battent, becs et ongles, pour dire que le vote n’a pas été ethnique ou communautaire en Guinée.

Le vice-président de Cellou Dalein Diallo, le pharmacien Fodé Oussou, depuis la proclamation officielle des résultats définitifs déploie beaucoup d’énergies dans ce sens au compte de l’Ufdg. Un intelectuel ? Il l’est sans doute. Mais qui, face à l’histoire, prenne la lourde responsabilité de nier, l’on ne sait pourqoui, cette réalité du vote purement ethnique qui n’échappe à aucun Guinéen, sauf lui.

Au-delà des programmes de société que peu de Guinéens ont compris, les militants de l’Ufr de Sidya Touré et ceux du Pedn de Lansana Kouyaté, ont été battus parce qu’ils ont cru au vote utile pour ces deux personnalités dont le passage à la primature n’échappe à personne.


Par contre les militants de l’Ufdg et du Rpg qui ont voté, osons le dire, pour les candidats de leurs ethniques, ont finalement remporté le premier tour avec notamment la bénédiction de la Ceni et de certaines autorités guinéennes.

L’ethnostratégie qu’on a malheureusement vecue dans l’administration au temps du régime défunt, n’a jamais été enrégistrée pendant les échéances électorales en Guinée sauf maintenant.

Avec le manque de bilan, certains leaders savaient qu’aucun moyen ne pouvait leur permettre d’atteindre le sommet s’ils ne trouvaient pas des pièces de rechange notamment l'ethnie. L’instrument a été autant efficace et rentable pour les deux candidats, que la mobilisation pour le deuxième tour n’aura d’autre couleur que l’ethnie.

Dans ces conditions, meme un toto sait que la donne, malheureusement, ne changera pas pour ceux qui savent comment la campagne souteraine a été menée sur le terrain.

Si un certain ‘’discours intellectuel’’ tente de nier l’évidence ethnique du premier Tour, il faut descendre des bureaux pour se rendre compte du répli communautaire ambiant.

Voilà ce qui rendra difficile les alliances politico-democratiques surtout au niveau des deux partis politiques perdants, à savoir l’Ufr et le Pedn ; qu’on qualifierait de faiseurs de roi.

Où iront Sidya et Kouyaté, ces ‘’faiseurs’’ de roi ?

Apparaissent-ils aujourd’hui plus faiseurs de roi que leurs militants ? Surpris et décus par l’ethnostratégie qui les laisse amèrement en cours de route, ces militants vont-ils suivre les consignes de vote ?

Lansana Kouyaté a interet, s’il veut garder son électorat de 7%, de ne pas donner des consignes de vote. S’il le fait, il signera sa mort politique carrément. Il faut rappeler à ce niveau que Lansana Kouyaté, a ratissé large au sein du Rpg, constitué à majorité des malinké. Avec le communautarisme qui bat son plein, c’est sans nul doute qu’avec ou sans alliance, ceux qui lui ont accordé leur vote, (c’est-à-dire des militants venus de chaque région naturelle) retourneront voter soit Alpha Condé ou Cellou Dalein. C’est indiscutable vu l’ampleur que la mobilisation ethnique prenne du jour au lendemain sur le terrain.

Concernant les militants de l’Ufr, le parti le plus tranversale en Guinée, l’heure est également au repli communautaire. Que Sidya donne ou pas des consignes de vote, ces militants, constitués presque de toutes les ethnies, s’éparpilleront et voteront chacun pour le candidat de son ethnie. Ceux qui n’auront pas, dans ce sens, ce candidat idéal du moment, descendront au bat de l’échellon familial au second dégré pour choisir...

Alpha Condé, s’est adressé dans ce sens, l’autre jour, à la Basse Cote, la région originaire de sa défunte mère.

Vous avez dis ethnie, Ca ne fait que commencer en attendant la gestion future de l’Etat.

E. Lama


 
Sécond Tour: l'on affûte déjà les armes!

2010/7/21

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ « Le second tour est clair, nous avons 43%, le second a 18% » ; « Alpha Condé, incarne le changement » respectivement le Dr Fodé Oussou Fofana et Moustapha Naité s’expriment...


Fodé Oussou Fofana, Ufdg: « J’ai un sentiment de satisfaction. Je remercie le peuple de Guinée, le général Sékouba Konaté qui donne l’occasion à la Guinée et aux guinéens d’aller aux élections. je pense que personne n’est surpris des résultats de l’UFDG. Nous l’avons dit à haute et intelligible voix que l’UFDG est un appareil qui fonctionne. C’est un part bien organisé qui est installé sur l’étendue du territoire national. Nous avons été l’un des premiers à aller à l’intérieur du pays. Nous avons passé le message de la fraternité, de l’entente de l’unité pour prouver que la Guinée est une famille et que la Guinée est indivisible.

Ceux qui pensent que cette élection a été une élection communautaire, ils ont la réponse totale. Nous avons dit qu’Elhadj Cellou Dalein Diallo n’a été élu par une communauté. Il a été élu par l’ensemble des guinéens. Il y a 24 candidats, avoir 43 pour cent, c’est la volonté de l’ensemble du peuple de Guinée. Nous engageons avec Elhadj Cellou Dalein Diallo à faire de la Guinée, une Guinée unie et prospère pour tous les guinéens. La Guinée est une famille et personne ne peut diviser la Guinée. La réponse a été donnée, ce n’est pas une élection communautaire, c’est une élection nationale et Elhadj Cellou Dalein Diallo a eu des voix de l’ensemble du peuple de Guinée. Je suis content. Le second tour est clair. Nous avons 43 pour cent, le second a 18 pour cent.

Dans aucun pays du monde, il y a eu au premier 43 pour cent et 18 pour cent et que celui qui a 18 pour cent devient président de la République. Nous allons encore continuer à adopter la même stratégie, celle de la confraternité, de la Guinée pour tout les guinéens. Croyez-moi que nous allons qu’à partir de cet instant, tendre la main à tous les partis politiques qui ont la même vision que l’UFDG pour qu’on se donne la main pour sortir la Guinée de la misère...»

Moustapha Naité, Rpg: « Je vous avoue que c’est un sentiment de fierté, parce qu’une fois encore, le peuple guinéen a montré à la face du monde qu’il est définitivement résolu quant à l’avènement d’un État démocratique où les citoyens choisiront librement leurs dirigeants.

Maintenant, que la cour suprême a tranché, nous allons nous mettre au travail confiant que le deuxième tour connaîtra un taux de participation beaucoup plus important que ce qui a été retenu à savoir 52 pour cent. Nous sommes convaincus que notre candidat le Professeur Alpha Condé, qui incarne le changement, tissera toutes les alliances avec tous ceux qui aspirent voir une autre Guinée. »

Source Guineenews

 
B.Kouchner:'La France et la communauté internationale se tiennent aux côtés de la Guinée dans ce moment crucial'

2010/7/21

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a appelé mercredi le peuple guinéen et en particulier les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité après la proclamation officielle des résultats du premier tour de l'élection présidentielle.

" Plus que jamais, le peuple guinéen, et en particulier les acteurs politiques, doivent faire preuve de responsabilité, de civisme et de retenue pour que le second tour de scrutin de la première élection libre de l'histoire de ce pays confirme son engagement sur la voie de la démocratie et de la réconciliation nationale", a souligné le ministre dans un communiqué.

"Seul le respect des procédures légales et constitutionnelles permettra de
mener à bien le processus électoral qui conduira bientôt tous les Guinéens, à l'occasion d'un second tour de scrutin, à élire leur nouveau dirigeant", a estimé Bernard Kouchner.

"La France et la communauté internationale se tiennent aux côtés de la Guinée dans ce moment crucial de son histoire", a-t-il précisé.

La Cour suprême de Guinée a confirmé mardi que le second tour de l'élection présidentielle en Guinée, ex-colonie française, se jouerait entre l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et l'opposant historique Alpha Condé.

Ceux-ci ont obtenu respectivement 43,69% et 18,25% des voix le 27 juin, selon les résultats définitifs.

La date du second tour doit être fixée par la Commission électorale nationale indépendante.

Source AFP

 
Guinée: Cellou et Alpha confimés pour le deuxième tour

2010/7/20

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le premier président de la cour supreme vient de donner les résultats définitifs du premier tour de l’élection presidentielle.

Cellou Dalein Diallo 43, 69% contre 39,71% au paravent

Alpha Condé 18, 25% contre 20,67% au paravent

Sidya Touré 13,69% contre 15,60% au paravent

Lansana Kouyaté 7,0% contre 7,75%

Cellou Dalein est remonté de voix et de pourcentages

Alpha Condé et Sidya ont connu une legère baisse tout comme Lansana Kouyaté

Il y a eu des annulations au niveau des votes par procuration et de derogation

Les résultats des circonscriptions électorales de Matam, de Kankan, Mandjana, Ratoma, Lola n’ont pas été pris en compte par la cour, celle-ci n’ayant pas eu leurs procès verbaux selon le premier président de la cour.

A suivre

NMC

 
Le président de la Cour entre en salle: les résultats définitifs vont tomber sous peu

2010/7/20

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le président de la cour supreme de Guinée Mamadou Sylla, avec les autres membres de la cour viennent d’entrer dans la salle d’audience de la Cour supreme de Guinée ; où dans quelques minutes seront proclamés les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle en Guinée.

Il s’est adressé à de nombreux journalistes, aux avocats des partis politiques mais ausi des curieux...à qui il a demandé de liberer la salle pour un débat, les audiences de la chambre constitutionnelle n’étant pas publiques

A la suite de ces débats entre les membres de la Cour supreme, les résultats définitifs seront proclamés

A rappeler que les résultats du premier tour de la présidentielle du 27 juin dernier donnaient Cellou Dalein Diallo de l’Ufdg premier, secondé par Alpha Condé du Rpg

A suivre
Naby Moussa Camara

 
Réactions: les vérités d’un avocat autour l’article 162 du code électoral guinéen

2010/7/20

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY /Réaction au sujet des propos du Directeur de l’information et de la Ceni

Depuis la publication des résultats provisoires du scrutin du 27 juin 2010 et les accusations de fraudes massives qui en ont suivi, la Ceni qui est mise en cause par de nombreux candidats tente tant bien que mal de se défendre. Mais ce qu’on peut dire, c’est que la stratégie utilisée pa elle ne semble pas etre la plus efficace.

Ainsi au sujet de Maitre Fodé Abass BANGOURA, ancien conseiller juridique de la Ceni, le vice-président et le directeur de l’information de l’institution, au lieu de s’employer à demontrer le caractère infondé de son argument, s’en prennent plutot à sa pesonne.

Le vice-président, intervenant sur les antènnes de Rfi, déclare que les propos Maitre Fodé Abass BANGOURA, sont ceux d’un partisan.

Quant au directeur de l’information, il affirme que « Maitre Abass BANGOURA, s’est fait enterer en démissionnant de la Ceni »

Ce genre de propos ne contribuent pas à éclairer l’opinion nationale et internationale sur ce qui s’est passé et visent tout au plus à déplacer le débat.

Dans toutes ses déclarations, Maitre Fodé Abass BANGOURA reproche au président de la Ceni de n’avoir pas fait application de l’article 162 du code électoral

C’est en repondant à la question de savoir si le président de la Ceni avait le pouvoir d’user de cet article que l’on pourrait faire avancer les choses et non pas en alimentant des débats de bas étages dans lesquels la passion l’emporte sur la raison.

Mais que dit l’artixle 162 ?

Au terme de ce texte : « au vu de tous les procès-verbaux des commissions ad,inistrativesve et centralisation, lla Ceni effectue le recensement général des votes. Si au cours du recensement général des votes, il apparait que l’incohérence des résultats figurant dans les procès-verbaux rend ceux-ci inexploitables ou si les procès-verbaux sont entachés d’un vice sustentiel affectant la sincérité de leur redaction, le Président de la CENI, après vérification des procès-erbaux de vote, en prononce la nullité par décision formelle.

Dans ce cas, le nombres d’inscrits les procès-verbaux déclarés nuls n’est pas pris en compte dans la récaputulation générale de votes.

Au terme de cette récaputulation générale,le Présiden,t de la CENI dresse un procès-verbal qu’il transmet sans délai à la Cour Constitutionnelle »

Ces dispositions se trouvent dans le Titre V ( dispositions spéciales relatives à l’élection des députés à l’assemblée nationale) du code électoral.

Ce qui a amené beaucoup d’observateurs et de juristes à dire que l’article 162 ne pouvait pas etre appliqué à l'élection du Président de la republique et que, par voie de conséquence, le Président de la Ceni ne pouvait pas annuler des procès-verbaux.
.
Mais pour bien comprendre la question, il faut se reporter au Titre VI du code électoral relatif aux disopositions spéciales relatives à l’élection du Président de la republique.

L’article 181 du code électiral renvoie formellement à l’article 162.

C’est dire que les prérogatives conférées au Président de la Ceni par l’article 162 du code électoral en matière d’élections législatives, sont les memes qu’en matière d’élection présidentielle

Autrement dit, le Président de la Ceni avait le devoir de prononcer par décision formelle des procès verbaux s’il « apparait que l’incohenrence des résultats figurant dans les procès verbaux rend ceux-ci inexploitables ou si les pocès verbaux sont entachés d’un vice substentiel affectant la sincérité de leur redaction »
,
L’on se souvent le jour de la proclamation des résultats provisoires par le Président de la Ceni, il reconnaissait clairement, entre autres vices, que certains procès verbaux ne comportaient pas de signatures.


De tels procès verbaux devaient etre annulés du point de vue du droit

Certains membres de la CENI et le Président de l’institution lui-meme, reconnaissant implicitement le pouvoir qu’avait ce dernier d’annuler des proès verbaux non conformes, donnent des raisons qui l’ont amené à ne pas user de l’aticle 162

Mais ces explications ne peuvent pas convaincre puisque le législatuer n’a pas indiqué que pour les raisons énoncées par la Ceni, son Président pouvait écarter l’aticle 162.

Il appartenait à ceux qui pouvaient prétendre avoir souffert de l’application de l’article 162 de saisir la Cour supreme.

Par ailleurs ; lorsque le directeur de l’information de la Ceni explique la superiorité dans certains bureaux de vote du nombre de votants par rapport au nombre d’inscrits par le vote par derogation, il fait preuve d’une mauvaise foi évidente sinon d’une méconnaissance totale du code électorale.


En effet, le vote par procuration ne peut en aucun cas expliquer les écarts constatés entre le nombre des électeurs inscrits et celui des électeurs votant dans de nombreux bureaux de vote.

On a meme l’impression que d’après certains mmembres de la Ceni, le scrutin du 27 juin 2010 n’a été entaché d’aucune irrégularité.

Mais savent-ils que les juridictions de Conakry sont saisies actuellement de nombreux cas de fraudes notamment des falcifications de cartes d’électeurs et que les condamnations ont meme été prononcées ?

On peut s’étonner que la Ceni qui est l’organe chargé de l’organisation des élections nationales ne soit pas interessée à ces procès à plus forte raison se constituer partie civile.

En somme, l’on doit avoir l’honneteté de reconnaitre, et ce, quelle que soit notre appartenance politique, que la Ceni n’a pas pris toutes ses responsabilités.


C’es cet effort d’honneteté que les responsables de la Ceni devaient faire au lieu d’avancer des inepties du genre « Maitre Abass BANGOURA s’est fait enterre en démissionnant de la Ceni » ou bien « ses propos sont ceux d’un partisan »

On ne voit pas d’ailleurs en qoui « Maitre Abass BANGOURA se serait enterré en démissionnant de la Ceni.

Maitre Abass BANGOURA est avant tout un avocat qui dispose de son propre cabinet. Il était l’un des représentants de la société civile au sein de la Ceni au meme titre que monsieur Ben Sékou SYLLA. Ceux qui risquent de s’enterrer en démissionnant de la Ceni, sont ceux-là qui font de celle-ci leur vache laitière, la source éssentielle de leurs revenus et qui sont exposés à prendre tous les avantages actuels, notamment les gros véhicules 4X4 achetés et carburés à gtrands frais par l’Etat guinéen et les bialleurs de fonds.

C’est le lieu d’ailleurs de rappeler à tous ceux-ci que la Ceni dans sa composition actuelle n’a pas longue vie puisqu’elle ne reflète plus la réalité du terrain. Et d’ailleurs, les Ceni de type politique c’est-à-dire composée en grande partie par des hommes politiques, sont appelées à disparaitre en raison de fait qu’elles créeent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent( exmeple de la Cote d’ivoire)

Maitre Mohamed TRAORE
Avocat à la Cour
Membre du CNT

 
Assassinat contre les leaders: un plat faisandé ?

2010/7/19

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Depuis le week end dernier, communiqués et déclarations officiels annoncent les assassinats de ‘’leaders guinéens les plus populaires’’

« Nous sommes informés de tout ce qui se prepare et nous avons déjà arreté plusieurs personnes. Je prends à témoins l’opinion publique et internationale pour dire que le gouvernement ne se laissera pas faire et sera pret à réagir avec la dernière énergie pour mettre hors d’état de nuire les vélleités rebelles » ; disait M. Jean Marie Doré, premier ministre guinéen en début de week end dernier.

Il a été sécondé dans cette dénonciation, du moins surprenante, par le général Nouhou Thiam, chef d’état major des armées guinéennes. Pour qui, les jeunes arretés et qui avaient arboré les tenues militaires et infiltré récemment la marche des militants de l’Ufr de Sidya Touré, pour dénoncer l’implication du général Sékouba Konaté, ont commencé à citer des noms de personnes qui appartiendraient à un réseau cherchant à semer le désordre.

Le général de Brigade Ibrahima Baldé, chef d’etat major de la Gendarmeire est encore allé plus loin quand il affirme que ce réseau planifiait d’infiltrer des meetings politiques, déguisés en agents des forces spéciales pour la sécurisation de l’élection présidentielle( Fossepel) dans le but d’assassiner les leaders les plus populaiares et rendre responsable les forces armées...

Selon le général Baldé plusieurs officiers superieurs et autres personnes notamment des civiles, arretés, denonceront tous les commenditaires liés à cette affaire.

Ces velléités d’assassinats dénoncés systématiquement par l’Etat et l’armée, contre les leaders politiques, ont été acceuillies par une population guinéenne pratiquement désinteressée et qui n’a d’yeux rivés que de la cour constitutionnelle, qui devrait en principe, donner les résultats définitifs du premier tour ce lundi.

Mieux, en raison d’autres vélleités de destablisations de l’Etat, du processus électoral... qu’avaient souvent annoncé, mais sans etres prouvées, l’ex-président Moussa Dadis Camara, notamment des attaques rebelles à nos frontières en 2008, font que les populations ne semblent pas accorder de crédit à ces dits.

Mais comme le général Baldé, promet que les personnes impliquées seront connues, il y a lieu d’attendre, selon certains, de connaitre le contenu de cet autre plat faisandé que les dirigeants guinéens ne manquent pas de servir pendant que d’autres pensent que le ‘’montage’’ est très leger.

G.Tobga

 
Second tour de la présidentielle en Guinée : Le général Konaté met en garde contre les alliances sur des bases ethniques

2010/7/18

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le président guinéen, Sékouba Konaté, met en garde les acteurs politiques contre les alliances basées sur l'ethnocentrisme et le régionalisme. Il dénonce le comportement de certains politiciens qui seraient en train d'exploiter les susceptibilités ethniques pour conquérir le pouvoir sans se préoccuper de la paix et de la cohésion nationale.

Le général Sékouba Konaté met la pression sur la classe politique guinéenne. A moins de 20 jours du second tour de l'élection présidentielle du 1er août prochain, le président par intérim dénonce les agissements de certains responsables politiques qui cherchent à transformer les débats idéologiques en confrontations ethniques pour accéder au pouvoir. Le chef de l'Etat guinéen qui cherche visiblement à préserver la paix et la cohésion sociale, vient de lancer une sévère mise en garde aux acteurs politiques contre les alliances ‘Tous contre un’, initiées en début de semaine dernière par certains partis politiques. ‘L’alliance de tous contre un est aussi condamnable qu’une coalition d’un contre tous. La Guinée gagnerait mieux sans l’exclusion mais dans l’unité de toutes ses filles et de tous ses fils (…). La démocratie doit faire notre bonheur et non nous conduire à un grand malheur, de nous faire avancer et non nous faire reculer’, a-t-il déclaré hier lors de la cérémonie de clôture d'un séminaire gouvernemental organisé par le ministère de l'Economie, si l'on en croit ce fonctionnaire qui prenait part à la rencontre.

Cette déclaration intervient moins de deux jours après l'annonce de la signature d'un accord d'alliances entre le Rassemblement du peuple de Guinée (Rpg) d'Alpha Condé et une quinzaine de petits partis politiques pour le second tour de l'élection présidentielle du 1er août prochain. Ces partis issus, pour l'essentiel, de la haute Guinée, fief du Pr Alpha Condé et de la Guinée forestière, région natale de l'ancien chef de la junte militaire, le Capitaine Moussa Dadis Camara, ont en effet décidé de soutenir le leader du Rpg contre l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo. ‘Ces alliances n'obéissent à aucun critère objectif. Elles sont le fruit d'une réflexion commune basée sur l'ethnocentrisme et le régionalisme. Les gens ne tiennent pas compte des similitudes des programmes mais seulement de leur appartenance à une même ethnie ou une même région. Ce n'est pas ça la démocratie’, se désole ce ressortissant guinéen qui a longtemps séjourné en Europe avant de rentrer en Guinée.

Le candidat de l'Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle du 27 juin dernier avec près de 40 % des suffrages exprimés a également indiqué avoir obtenu l'accord de sept autres partis politiques dont il n'a pas donné les noms. Cellou Dalein Diallo lorgne aussi vers l'ancien Premier ministre, Sidya Touré, de l'Union des forces républicaines (Ufr). Cette décision serait motivée par la similitude des programmes entre les deux partis qui se réclament, tous deux, du libéralisme économique. L'Ufdg entend, par ailleurs, mettre l'accent sur le porte-à-porte pour convaincre les militants des autres partis à voter pour son candidat. Cette stratégie semble plutôt lui réussir si l'on en croit les responsables du parti qui déclarent avoir décroché de nombreux ralliements des militants issus d'autres partis politiques.

Mamadou Aliou DIALLO

 
Guinée : Des présumés ‘’fraudeurs’’ lors du scrutin présidentiel condamnés à des peines de prison

2010/7/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Six per­sonnes ac­cu­sées de ‘’bour­rages d’urnes’’ lors du scru­tin pré­si­den­tiel du 27 juin der­nier en Gui­née, ont été condam­nées mer­cre­di, à un mois de pri­son as­sor­tie d’une amende de 1 500 000 FG par le tri­bu­nal de pre­mière ins­tance de la ca­pi­tale gui­néenne, Co­na­kry.

Le pré­sident du conseil de quar­tier de Kis­sos­so, un quar­tier de la ban­lieue de Co­na­kry, Oumar Bailo Dial­lo et un cer­tain Oumar Coum­bas­sa, pré­sident du bu­reau de vote N. 376 à Enta, dans la com­mune de Ma­to­to, fi­gurent parmi les sus­pects.

Au pre­mier il lui est re­pro­ché d’avoir dé­tour­né des scel­lés et au se­cond d’avoir pro­cé­dé à une usur­pa­tion d’iden­ti­té, en se fai­sant ap­pe­ler Ismaël Sakho, afin de voter.

Après dé­li­bé­ra­tion, la Cour, au­rait dé­cla­ré les ac­cu­sés ‘’cou­pables des faits’’ qui leur sont re­pro­chés et a re­quis une sen­tence de trois mois de pri­son avec sur­sis et une amende de 1.​500.​000FG.

Les avo­cats de la dé­fense dans leur plai­doi­rie, ont sou­te­nu que leurs clients n’avaient ‘’ni la vo­lon­té de frau­der ni celle de nuire’’.

Sur les mis en cause dans cette af­faire de fraude élec­to­rale, un a été remis en li­ber­té tan­dis que les autres ont été re­con­nus cou­pables de fraude.

APA

 
Guinée-Présidentielle : Les tractations se poursuivent en vue du second tour.

2010/7/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le second tour de la présidentielle en Guinée, qui devait à l’origine se dérouler le 18 juillet 2010, n’a pas encore été annoncée, les élections restent néanmoins un sujet d’actualité brûlant. Deux hommes se sont qualifiés pour ce second tour.

Et il s’agit désormais pour Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo de mobiliser autour de leur candidature. Pour cela chaque voix compte et les tractations vont bon train avec les candidats éliminés après le premier tour.

Même si la plupart des candidats qui annoncent leur ralliement à Alpha Condé ont fait des scores inférieur à 1%, voir 0,5%, au premier tour de la présidentielle, l’effet psychologique est bien là. Alpha Condé reçoit le soutien d’une douzaine de candidats et créé ainsi une dynamique autour de son nom.

De l’autre coté, chez Cellou Dalein Diallo, aucune annonce n’a encore eu lieu. Ce qui ne veut pas dire que les tractations et les discussions n’existent pas. Dans l’entourage du leader de l’UFDG, on reste serein et on espère pouvoir annoncer rapidement le ralliement du candidat Abe Sylla.

Des pourparlers sont aussi en cours avec Lansana Kouyaté et Sidya Touré. Les deux hommes constituent les deux cibles prioritaires pour les candidats en raison de leur poids dans l’électorat. A lui seul Sidya Touré, avec 15% des voix, pourrait faire pencher la balance. Pour l’heure, les deux hommes attendent que la Cour suprême se prononce sur le contentieux électoral avant de s’exprimer.

L’une des questions qui agite les états-majors politiques concerne le comportement des électeurs. La Guinée n’ayant pas de tradition en la matière, nul ne sait si les consignes de vote seront ou non respectées.

RFI.


 
Cellou Dalein DIALLO : « le technocrate bâtisseur est imperméable aux attaques ».

2010/7/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Grâce a son profil de technocrate et à sa réputation d’homme posé, l’ancien ministre de Lansana Conté rassure. Mais il doit aussi répondre de ses années passées au pouvoir.

Pour les uns, Cellou est un homme d’expérience, capable de reconstruire la Guinée.Pour d’autres, moins nombreux, si on en juge par son score lors du Premier Tour de l’élection présidentielle du 27 juin (39,72%), il est un « prédateur de l’économie » puisqu’il à été aux affaires sous le régime corrompu de Lansana Conté.

A ces deux catégories s’en ajoute une troisième. Les peuls (son ethnie) estiment que l’heure est venue pour un membre de leur communauté de prendre les rênes du pays, déjà tenues par un Malinké (Ahmed Sékou Touré), un Soussou (Lansana Conté) et un Forestier de l’ethnie Guerzée (Moussa Dadis Camara). La somme de tous ces ingrédients a placé le Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) en tête dans la course à la présidence. Un destin qui à débuté en 1952 à Labé (Moyenne Guinée) au sein d’une famille d’érudits musulmans.

58 ans, Marié, trois enfants

Candidat de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG)

Ministre de 1996 à 2004 sous Lansana Conté

Premier Ministre de Décembre 2004 à Avril 2006

Parcours Impeccable de haut fonctionnaire

Après une brillante scolarité dans sa ville natale puis dans la capitale, Cellou Dalein Diallo décroche son premier diplôme Supérieur à l’École Supérieure de Gestion de l’Université de Conakry, en 1976. Il part ensuite à l’étranger pendant les années 1980 et 1990 pour suivre des formations au Centre d’Études Economiques, Financières et Bancaires (CEFEB) de Paris, à l’Institut du Fonds Monétaire International (FMI), à Washington, ou encore à la Federal Reserve Bank de New York. De retour au pays, il intègre la Banque Guinéenne du Commerce Extérieur en 1982 à l’âge de 30 ans, comme Inspecteur du commerce.

Parcours impeccable pour un fonctionnaire qui rejoint en 1986 le saint des saint, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), où il gravit tous les échelons jusqu’en 1994. Après un court passage à l’Administration et Contrôle des Grands Projets (ACGP de 1994 à 1996), la politique à fini par le rattraper.

Le Bâtisseur

Repéré et soutenu par Ibrahima Kassory Fofana – un proche du Président Lansana Conté et candidat malheureux à la Présidentielle du 27 Juin –, il est nommé en 1996 Ministre des Transports des Télécommunications et du Tourisme dans le gouvernement de Sidya Touré, qui, en 2009, avait d’ailleurs déclaré publiquement qu’il a été son « meilleur ministre ».

De tous les gouvernements jusqu’en 2004, il enchaîne les portefeuilles techniques (Equipement, Transport, Télécommunication, Travaux Publics et Environnement ; Pêche et Aquaculture..) et se forge une réputation d’homme solide méthodique et sérieux, et de « bâtisseur ».

Les ponts sur Fatala (320 m de long et des fondations de 40 m de profondeur) et sur le Niger font encore aujourd’hui sa « fierté ». Tout comme les routes bitumées en Haute Guinée reliant Kouroussa, Kankan et Kourémalé (à la frontière malienne) sur environ 300 km.

En 1997, il fut aussi celui qui permit l’introduction de la téléphonie mobile. « Je suis fier de mon bilan. Et si je suis entré en politique, c’est bien parce que je n’ai rien à me reprocher et que je me sais capable de faire avancé ce pays », soutient cet homme courtois, qui peut à juste titre faire valoir des états de service sous Conté sans être tombé dans l’asservissement à un régime en déliquescence

En 2004, à peine promu Premier Ministre, il décide d’assainir la gestion du pays. Plein d’audace – ou avec une bonne dose d’inconscience ! –, il veut interdire les marchés de gré à gré et supprimer les passe-droits devenus monnaie courante dans l’administration.

Pour mener à bien sa mission, il souhaite s’appuyer sur des collaborateurs et des ministres de confiance. À la présidence, ça coince. Et, en Avril 2006, il est limogé pour « faute lourde », accusé d’avoir fait signer la veille au Chef de l’Etat « un faux décret » qui avait profondément remanié son gouvernement.

« Quand la nouvelle de mon limogeage est tombée, je me suis senti à la fois blessé et soulagé », se souvient Diallo, qui échappe quelques jours plus tard à une tentative de déstabilisation. « Deux hommes voulaient me confondre en faisant croire que je m’apprêtait à quitter le pays avec une importante somme d’argent. Ils étaient venus m’attendre à l’aéroport avec une mallette. J’avais prévus d’aller à Paris. Mais comme quelques heures avant mon départ j’ai décidé de partir pour Abidjan dans un vol prévu plus tôt, ils m’ont manqué et la mallette est restée entre leurs mains », dit-il amusé.

Viennent ensuite l’exil de douze mois, une série d’audits sur sa gestion puis un engagement partisan de premier plan. Si à l’époque du président Lansana Conté il lui arrivait de battre campagne pour le Parti de l’Unité et du Progrès (PUP, ancien parti au pouvoir), ce n’est qu’en 2007, qu’il devient officiellement membre d’un parti politique.

Après de longues tractations avec notamment l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR, présidée par Ousmane Bah), il intègre et prend la tête de l’UFDG, avec la bénédiction d’un autre opposant historique, Mamadou Bâ (décédé en mai 2009).

Imperméable aux Attaques : L’acharnement de Moussa Dadis Camara contre lui à contribué à sa popularité

Après les humiliations de Conté, Diallo subit les foudres de Moussa Dadis Camara. A peine arrivé au pouvoir, le capitaine commandite, le 1er janvier 2009, une descente musclée de militaires à son domicile. « Opposant aux mains sales », « orgueilleux pensant qu’une ethnie peut diriger le pays »…, les injures lors des fameux « Dadis Show » sont encore dans toutes les mémoires.

En août de la même année, Dadis va jusqu’à ordonner la fermeture de l’aéroport de Conakry à tous les vols commerciaux après avoir appris que les militants de l’UFDG préparaient un accueil grandiose à leur leader de retour de voyage. Un mois auparavant, la tournée de Diallo à l’intérieur du pays avait été brutalement interrompue par l’armée.

L’aversion du putschiste pour « Cellou » a plusieurs explications. Ce dernier n’a jamais salué sa prise de pouvoir au lendemain de la mort de Lansana Conté. Il a refusé de renoncer à ses ambitions présidentielles au profit du capitaine, qui lui proposait en échange un poste de chef de gouvernement. Il a été premier opposant d’envergure à déclarer publiquement son refus d’une candidature de Dadis à la magistrature suprême.

Cellou Dalein Diallo, Leader de l'UFDG, recouvrant dans un HOPITAL Á PARIS, Oct. 09

Le 28 septembre 2009, lors de la manifestation de l’opposition au stade de Conakry sauvagement réprimée par les militaires, il est grièvement blessé. Cet acharnement dont il a été victime a largement contribué à sa popularité. D’autant que les preuves d’une mauvaise gestion lorsqu’il fut Premier Ministre n’ont jamais été apportées.

De toute façon, Cellou reste imperturbable. On le dit peu « réseauté » par rapport à Alpha Condé, mais il entretient des relations cordiales avec de nombreux dirigeants africains (entre autres Abdoulaye Wade, Amadou Toumani Touré, Blaise Compaoré, Faure Gnassingbé, Ali Bongo Ondimba). « Cellou est un homme droit. Il a toujours regardé ses adversaires sans sourciller. Cela confirme qu’il n’a rien à se reprocher », affirme un cadre de l’UFDG, tandis que Condé multiplie les attaques sur ses années au pouvoir.

Parfois accusé d’être un leader ethnocentriste à la tête d’un parti peul, le candidat prend soin de tenir un discours rassembleur. Quand on lui reproche d’avoir été généreusement financé par des commerçants peuls dont il deviendrait l’otage s’il était élu, il répond qu’il sera « impartial » en cas de victoire.

Alors que ces contempteurs exigent que la lumière soit faite sur les audits, il répète qu’il ne se sent pas concerné et que le plus urgent est de « protéger l’avenir en instaurant un climat sain alimenté par une gestion transparente, condition essentielle à l’avancée de la Guinée ».

Toujours imperturbable, la voix posée.

Jeune Afrique N° 2583 du 11 au 17 Juillet 2010

 
Cour constitutionnelle: Que déviennent les voix non centralisées de onze circonscriptions électorales?

2010/7/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Sans nul doute que la cour constitutionnelle examine les recours deposés par 21 candidats sur 24, qui s’étaient presentés au premier tour du scrutin du 27 juin 2010.

Au regard de la multiplicité des recours, qui demandent un examen approndi pour chaque dossier, il est difficile de prendre de rigueur le délais de trois jours accordés à la Cour pour finir ce travail tant attendu par tous les Guinéens.

L’organisation catastrophique du scrutin n’était pas que caractérisée par des irrégularités graves, des fraudes massives et systématiques, du laxisme... Ce scrutin a été aussi caractérisé par d’autres problèmes, ceux liés à la non centralisation des résultats de onze circonscriptions électorales dont cinq en Guinée forestière et six en Haute Guinée.

Heureusement que ce laxisme a été denoncé vite par le Premier ministre Jean Marie Doré, dont le gouvernement à fait un rapport très critique et objectif sur ce scrutin baclé.

Aujourd’hui la question que beaucoup de Guinéens se posent est de savoir si ces milliers de voix obtenues dans certaines circonscriptions électorales de la Foret et de la Haute Guinée seront pris en compte par la Cour constititonnelle dans le cadre du règlement des contentieux électoraux.

Au-delà, vu la course effrenée en faveur de tel ou tel candidat, l’on pourrait meme se demander s’il n y avait pas un sentiment déliberé de ne pas joindre ces voix obtenues au résultat provisoire proclamé par la Ceni.

Les yeux sont donc tournés vers Mamadou Sylla, à qui les organisateurs, après avoir tout baclé, mettent devant un fait accompli.

Il lui revient donc de lire le droit rien que celui-ci, car les rumeurs d’implosions sociales au cas où les résultas provisoires changeraient, ne visent qu’à influencer le travail de la Cour constitutionnelle.

Mohamed Camara

 
Ousmane CONTE ( Fils ainé de Lansana CONTE ) en liberté provisoire

2010/7/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-JAI/Le fils aîné de l’ancien président guinéen Lansana Conté peut attendre libre son procès. Accusé d’être impliqué dans un vaste trafic de drogue, il vient de purger une peine préventive de 16 mois de prison.

Ousmane Conté vient d’être remis en liberté. Le fils du président défunt Lansana Conté (1984-2008), incarcéré pendant plus de 16 mois pour sa participation présumée au trafic de drogue qui mine le pays, a pu bénéficier d’une libération provisoire de même que son garde du corps, Mamadou Kolon Diallo.

« La Cour suprême a cassé l’arrêt qui le renvoyait devant la cour d’assises », ce qui explique cette remise en liberté provisoire en attendant le procès, selon une source judiciaire.

En famille

Ousmane Conté, officier guinéen, avait été arrêté au mois de février 2009, lors d’une purge au sommet de l’État. Le capitaine Moussa Dadis Camara -arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’État au lendemain de la mort de Lansana Conté en décembre 2008 – avait fait arrêter plusieurs personnes, liées au défunt président et soupçonnées d’organiser et de prendre part à un vaste trafic de drogue dans la sous-région. Exhibé à la télévision, Ousmane Conté avait reconnu avoir « été impliqué dans le trafic de drogue » et avait demandé pardon au peuple pour les « dommages causés ». Il avait toutefois nié être le parrain du narcotrafic faisant de la Guinée un point de passage de la drogue destinée aux continents américain et européen.

Son frère, Moussa Conté, également arrêté pour son implication présumée dans le trafic de drogue, avait lui été remis en liberté en février dernier. Il est poursuivi pour « importation de produits chimiques hautement toxiques, notamment du méthanol servant à la fabrication de la drogue ». En revanche, le frère cadet de l'ex-première dame Henriette Conté, Saturnin Bangoura, est resté en détention. Il avait « avoué » à la télévision être impliqué avec des « amis colombiens » dans le commerce délictueux.

« Baron » de la drogue

En juin, Ousmane Conté avait été inscrit par les États-Unis sur une liste noire recensant à l’échelle internationale les « barons de la drogue ». Les autorités américaines avaient déclaré que dans ces conditions, « toutes ses propriétés et tous ses intérêts sous juridiction américaine » seraient saisis. Ce à quoi l’avocat d’Ousmane Conté, Me Tafsir Barry, avait répondu en indiquant que son client ne possédait aucun bien aux États-Unis.

« Le fils Conté est certes poursuivi pour trafic présumé de drogue mais j'affirme haut et fort qu'il n'est nullement connu dans le trafic international de cocaïne ni de la drogue », avait-il affirmé. (avec AFP)




 
Une commission ad hoc ( CNT, CENI, CES, CNC ) pour une meilleure qualification du processus électoral

2010/7/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Nous vous livrons le compte-rendu de la concertation autour du processus électoral entre le gouvernement, le CNT ( Conseil Transitoire National ) , le CES (Conseil économique et social ), la CENI  ( Commission électorale nationale indépendante ) , ce jeudi 15 juillet 2010


A l’initiative du Conseil National de Transition (CNT) et avec l’accord de Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement d’Union nationale de Transition, une réunion de concertation autour du processus électoral s’est tenue le jeudi, 15 juillet 2010 de 13h à 16h à la Primature.

Cette réunion qui regroupait des membres du Gouvernement, les responsables des institutions républicaines (Conseil National de Transition, Conseil Economique et Social, Conseil National de la Communication), des membres de la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) et le commandant de la Force Spéciale de Sécurisation du Processus Électoral (FOSSEPEL) avait pour objet l’évaluation du processus électoral en cours dans le but d’identifier les lacunes qui ont caractérisé l’organisation du 1er tour du scrutin présidentiel du 27 juin dernier. La réunion a également procédé à l’examen des mesures correctives nécessaires, pour une amélioration significative des conditions de tenue du second tour.

Au cours de cette réunion, le Directeur des opérations de la CENI, s’exprimant au nom de cet organe chargé de l’organisation de toutes les élections et référendums en république de guinée, a fait une rétrospective exhaustive du processus électoral, de l’an 2000 à ce jour, en mettant l’accent sur les nombreuses contraintes et obstacles qui ont émaillé les opérations liées au recensement des électeurs, à l’établissement du Fichier Électoral, à l’édition des cartes d'électeur, à l’impression des bulletins de vote et au scrutin proprement dit qui a abouti aux résultats provisoires publiés le 02 juillet dernier.

Il a présenté le bilan de l’action de la CENI dans le cadre de la mission qui est lui est dévolu non sans mettre en exergue les difficultés rencontrées ainsi que les problèmes dont la résolution conditionne encore la poursuite du processus électoral en cours.

Il a évoqué entre autres obstacles à la tenue du second tour de l’élection présidentielle, les problèmes suivants :

- Le remplacement du matériel électoral disparu dans de nombreux bureaux de vote (lampes, torches, urnes, etc…) ;

- La nécessité de formation des membres des bureaux de vote ;

- Le réaménagement de l’implantation des bureaux de vote à travers le territoire avec comme corollaire la modification par l’opérateur technique, la SAGEM, de certaines listes d’émargement ;

- L’amélioration du fonctionnement de la FOSSEPEL qui ne disposent encore ni des effectifs ni des moyens matériels requis pour l’accomplissement de sa double mission de sécurisation, et des bureaux de vote, et des opérations de centralisation des Procès Verbaux .

- La mobilisation de ressources additionnelles importantes pour l’organisation du 2eme tour de l’élection pour lequel seul le financement de l’impression des bulletins de vote est acquis grâce au concours de l’Union Européenne ;

- L’amélioration du système de centralisation, de totalisation et de transmission des résultats par l’introduction d’un procédé informatique qui contribuera à donner plus de sécurité et de célérité à cette opération décisive ;

- Une meilleure information des électeurs sur l’utilisation du bulletin unique, le nombre de bulletin nuls lors du 1er tour ayant dépassé les 20 pour cent des suffrages exprimés.


A la lumière des interventions des autres membres de la CENI et après les questions, commentaires et suggestions formulées par les participants à la réunion, il a été constaté que de sérieuses imperfections affectent encore le processus électoral qui ne peut aboutir, dans les délais légaux, à des élections transparentes aux résultats incontestables, que si des efforts soutenus et des actions énergiques sont déployés par tous les acteurs de la transition.

Les participants à cette réunion de concertation ont tous insisté sur les risques potentielles graves que revêt pour la paix civile et la cohésion sociale, la tenue d’un scrutin émaillé d’irrégularités et susceptible de faire l’objet de contestations fondées, de la part des candidats et de leurs partisans.

En vue de formuler des reccommission ad hoc composée de représentants du Gouvernement, du CNT, de
la CENI, du CES et du CNC pour faire des recommandations susceptibles d’améliorer les conditions d’organisation du second tour de l’élection présidentielle, une  a été constituée. Elle est chargée de proposer le samedi 17 juillet prochain des conclusions qui, sans remettre en cause l’indépendance de la CENI consacrée par la Constitution, pourraient conduire à une meilleure qualification du processus électoral.

Les participants à cette réunion se sont félicités du climat de confiance qui a prévalu durant les débats ainsi que de la volonté commune exprimée par les uns et les autres, d’assurer à notre pays, une transition consensuelle et réussie dans l’intérêt de la démocratie, de la paix et de la prospérité du Peuple de Guinée.


Aboubacar SYLLA

 Ministre de la Communication,
 Porte parole du Gouvernement

 
Réponse à l’article: ‘’Sidya Touré : La dissolution pour la Guinée’’

2010/7/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/L’article intitulé ‘’Sidya Touré : ‘’La dissolution pour la Guinée’’ paru dans l’Observateur n°500 du 12 juillet 2010 discrédite de par son caractère à la fois mensonger, violent et inutilement injurieux, la profession de journaliste.

L’auteur de cet article a apporté la preuve éclatante qu’il n’a aucune formation de journaliste car son seul objectif dans cet article était d’injurier et de tenir des propos abjects qui dénotent du niveau d’éducation qu’il à reçue.

Un journaliste qui manque totalement d’objectivité, alimente inutilement les tensions, insulte gratuitement est un piètre journaliste qui ne fait pas honneur à la profession qu’il exerce alors qu’il ferait mieux d’essayer autre chose. Tel est le cas de Top Sylla qui n’est en réalité qu’un alcoolique, marginal, habitué des petits maquis de Conakry et qui vend ses services au plus offrant.

L’article qu’il a écrit est ridicule car tout le monde sait que l’élection du 27 juin a été entachée d’irrégularités graves résultant d’une intention manifeste de frauder. L’ampleur de ces fraudes constatées sur la base de documents et de manière irréfutable, suffit pour annuler le vote. Affirmer aujourd’hui que l’élection du 27 juin, s’est déroulée sans fraudes et sans irrégularités graves relève d’une mauvaise foi caractérisée qui décourage tout débat.

La manifestation des femmes acquises à la cause de l’UFR pour protester contre les résultats a été spontanée et elles n’ont fait qu’exercer un droit constitutionnellement reconnu. La seule chose que l’UFR et son Président ont eu à déplorer c’est les injures proférées contre le Président de la transition. Ceci étant, au lieu d’envenimer la situation, les démagogues et autres malhonnêtes feraient mieux de se calmer et de ne pas oublier que le peuple de Guinée n’est pas devenu tout d’un coup amnésique.

D’abord, bon nombre de ceux qui s’émeuvent aujourd’hui et fustigent l’UFR et son Président ont pris la tête de plusieurs manifestations violentes qui se sont soldées par la mort d’hommes.

Ensuite, le Président de la transition étant un homme public, il n’est pas à l’abri des injures émanant de manifestants incontrôlés et personne n’a oublié les injures que le Général Conté a subies lorsqu’il était Président. Malgré son âge et son rang, il n’en avait jamais fait une affaire d’Etat.

Enfin des injures faites à un homme public, fut-il le Président de la République, ne doivent pas troubler la vie de la Nation.

Que l’auteur de l’article qualifie l’UFR de Parti moyen, c’est son droit, mais il ne peut lui imposer d’accepter les fraudes dont il est victime. Les recours introduits par l’UFR auprès de la Cour Suprême visent à obtenir l’annulation des graves irrégularités d’où qu’elles préviennent. Une fois de plus, l’UFR usera de toutes les voies légales pour que le droit soit prononcé. Il se battra jusqu’au bout pour la manifestation de la vérité, n’en déplaise à Top Sylla.

Il serait souhaitable de ramener le débat au niveau des idées et des principes. Cela permettrait d’éviter des dérapages dans le langage et surtout d’aider à la manifestation de la vérité.

L’amalgame que tente de faire Top Sylla est malheureux. Il tente d’opposer l’UFR et son Président au Chef de la Transition, aux leaders d’autres partis… Ce que l’UFR combat, ce sont les ennemis de la vérité. Nous osons espérer que tel est le cas du Président de la Transition qui a toujours clamé sa neutralité.

Présenter les malheureux incidents survenus entre nos militants et ceux de l’UFDG comme un acte de violence prémédité est le comble de la malhonnêteté. Le Président de l’UFR est un homme civilisé, il en est de même de celui de l’UFDG.

C’est pourquoi ils ont tous les deux regretté ce qui s’est passé. Une chose est sûre, c’est que l’UFR est le Parti qui prône le plus la paix et le dialogue en Guinée.

La violence de l’écrit de Top Sylla cache certainement un malaise chez ceux qui sont les vrais responsables de l’élection bâclée du 27 juin. L’avenir nous le dira certainement.

Mamadi Mara

 
Guinée : La transhumance politique des Koudaïstes vers les candidats du second tour

2010/7/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/La Guinée a tout le temps raté des occasions pour inscrire son nom dans l’histoire des grands Peuples.

Cette non-entrée héroïque est due à un manque de volonté commune des Pouvoirs Publics, autrement dit des décideurs au plus haut sommet de l’Etat et à tous les niveaux de gérer les Institutions avec raison, sans passion et sans sentiment personnel.

De 1958 à nos jours, les Hautes Autorités de la République de Guinée ont eu du mal à poser les jalons d’un véritable développement dans le sens de créer de la richesse pour tous, tout en respectant les droits les plus élémentaires auxquels, un être humain aspire dè sa naissance.

L’histoire a toujours montré que dans l’exercice du Pouvoir en Guinée, des cadres souvent malintentionnés portent toujours atteinte, de par leurs positions dans l’Administration, au bon fonctionnement de l’Etat, à la dignité humaine, etc…

Dans un passé récent, des hauts cadres de l’Etat se sont transformés en machine de guerre pour barrer la route au pluralisme démocratique dans notre pays, empêchant ainsi le peuple de Guinée de choisir par les urnes leurs Gouvernants.

Dans leurs manipulations politiques, ils sont allés jusqu’à proposer un référendum pour porter le mandat présidentiel de 5 à 7 ans au profit d’un chef d’Etat alors malade et politiquement épuisé. Ils ont prôné au même moment le « Koudaïsme » comme idéologie pour rester le plus longtemps possible au pouvoir afin de satisfaire toujours davantage des intérêts égoïstes.

Ces mêmes cadres refont surface aujourd’hui et s’alignent derrière un homme qu’ils ont combattu jusqu’à l’emprisonner avec de graves accusations d’attaque de la Guinée par des mercenaires.

Ces cadres, au lieu d’animer les structures du Parti qui leur a tout donné (maison, femme, argent, prestige, etc…), ont préféré abandonner Somparé et ses partisans pour continuer leur salle besogne caractérisée par la haine et l’hypocrisie comme s’ils étaient des cadres de conviction voulant le bonheur pour ce pays.

Les Guinéens et l’ensemble des acteurs politiques et administratifs de notre pays ne sont pas dupes. Ils se souviennent encore des années, de souffrance et de turbulence, imposées par la mauvaise Gouvernance de nos Autorités, notamment entre 1999 et 2007.

Cette mal-gouvernance a plongé la Guinée dans une situation de crise sociale et de pauvreté très aigue. Ce qui a provoqué des troubles dont le point culminant aura été le 22 janvier 2007, entrainant la mort de plus de 300 jeunes manifestants.

A l’issue de cette manifestation, un Gouvernement de consensus a été mis en place. Un Gouvernement qui aura du mal à gérer la situation par la faute des mêmes Cadres de l’Administration, du Parti au Pouvoir et de la Présidence de la République de répondre à la demande du Peuple du 22 janvier 2007.

Ces Cadres appartenant au passé du PUP sont aujourd’hui présents dans un Parti d’opposition de second rang pour le 2ème tour des élections Présidentielles.

A époque récente , ces cadres en quête de postes ont passé par tous les moyens irrationnels pour mettre à nu le programme du Gouvernement de large consensus.

Ils ont réussi à le faire en le remplaçant par un Gouvernement de large ouverture constitués des mêmes clans. Ces intrigues n’ont de labeur que de protéger leurs intérêts égoïstes et non ceux du Peuple courageux de Guinée.

Pour mémoire, ces cadres sont à tout moment à la recherche de Postes Ministériels, de Directeurs et autres Postes Politico-Administratifs sans pour autant donner l’essentiel de leur énergie pour sortir la Guinée de cet état lamentable.

Au lieu de focaliser le reste de leur énergie sur leur Parti d’origine le PUP ou de s’occuper de projets d’intérêt collectif, créateurs d’emplois et de richesse pour le bien de la Jeunesse Guinéenne, ils ont jeté 400 000 000 de nos francs dans une course qu’ils savaient perdue d’avance.

Si le « fory coco » était en vie, il aurait su qui était qui et qui lui était vraiment fidèle.

Comme je le disais ci-haut, ces mêmes cadres sont aujourd’hui présents dans les instances des Partis politiques d’opposition et à la Présidence de la République tout en s’évertuant, à qui mieux mieux, à discréditer le régime Conté.

C’est pour cette raison que, en ce moment décisif de notre combat pour la démocratie, j’en appelle à la vigilance des leaders politiques face aux opportunistes, spécialistes de la délation.

L’œil de l’Observateur

 
Alpha Condé évacué d’urgence dans un avion médicalisé

2010/7/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/L’état de santé du Président du RPG n’est pas au beau fixe. Il a connu une détérioration très inquiétante ces dernières heures à telle enseigne qu’il a nécessité une évacuation d’urgence pour des soins intensifs dans un avion médicalisé.

Le leader du RPG est donc très souffrant et aura besoin des soins intensifs dans une structure sanitaire hautement spécialisée pour lui permettre d’accroître les probabilités d’un prompt rétablissement dans des délais les plus brefs. Car son état de santé s’est gravement empiré ces dernières heures contrairement aux fois précédentes.

Déjà septuagénaire, il aurait piqué une première crise plus ou moins grave durant la campagne électorale. Une deuxième aurait suivi deux jours avant la proclamation des résultats électoraux. Grâce à des soins d’urgence engagée par des médecins de la place, le prof Alpha Condé a connu une amélioration sanitaire.

Mais cette fois-ci, la santé du Prof Alpha Condé nécessite des soins plus poussés avec des médecins plus compétents. D’où la nécessité de cette évacuation sanitaire d’urgence qui suscite plusieurs inquiétudes en ce qui concerne les jours de l’opposant historique.

Un candidat qui aurait manifesté un goût effréné pour le pouvoir en s’engageant dans une campagne contre l’avis de ses médecins. En effet, compte tenu de son âge très avancé et de la dégradation de l’état des routes en Guinée, les médecins lui auraient déconseillé toute candidature et cette dure campagne. Alpha Condé n'a donc pas voulu écouter les sages conseils de ses médecins.

Un candidat qui n'aurait même pas subi la visite médicale préalable à toute candidature. Il aurait simplement présenter un dossier médical émanant des médecins de Paris et qui aurait été validé.

Aujourd’hui, Alpha Condé, eu égard au poids de l'âge, subit de plein fouet les conséquences de son acharnement pour le pouvoir et l’épuisement enduré durant cette longue campagne. Mettant ainsi délibérément sa vie en danger au point où ses jours seraient comptés.

Depuis hier 14 juillet 2010, Alpha Condé a été donc évacué d’urgence en France pour des soins intensifs. Faisant ainsi craindre un report conformément à la loi électorale qui prévoit une telle éventualité lorsqu'un candidat perdrait la vie entre les deux tours.

Au regard des contestations en ce qui concerne son accession au second tour des présidentielles et de son état de santé qui se dégrade de jour en jour, Alpha présenterait les signes d’un candidat moribond que l’on voudrait imposer aux guinéens.


Boubacar Diakité
Source: www.guineetribune.info



 
Contentieux électoraux:'Si vraiment l’irrégularité a été manifeste au niveau d’une circonscription donnée,la cour est bien fondée à annuler l’élection au niveau de la circonscription concernée’

2010/7/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Récemment, dans un entretien exclusif qu’il a accordé à un journal de la place, M. Mohamed Bérété, spécialiste en droit public, est longuement revenu sur les possibilités qui s’offrent à la Cour suprême de Guinée en matière de règlement de contentieux électoraux de la présidentielle du 27 juin 2010.

Il a particulièrement insisté sur sur les conditions d’invalidation partielle ou totale des résultats provisoires du premier tour de la présidentielle : ‘’Si on relève, de la part de tel ou tel, qu’il y a eu bourrage des urnes ou qu’il t a manifestement assistance ou appui à un candidat au détriment des autres, si on a des preuves irrécusables que cela a été opéré, c’est tout le scrutin de la localité qui pourrait être annulé’ » a estimé M Bérété.

Lequel précise toutefois qu’une annulation pourrait ainsi concerner une localité sans que cela ne soit généralisé : ‘’Et si c’est le cas, on pourrait par exemple voir si les procès verbaux ne sont pas signés par tout le monde, dans ce cas il faudrait en chercher les raisons. Est-ce par indifférence, par ignorance, par mépris, parce qu’on ne cautionne pas ce qui été fait. Si vraiment l’irrégularité a été manifeste au niveau d’un bureau de vote ou au niveau d’une circonscription donnée, la cour est bien fondée à annuler l’élection au niveau de ce bureau de vote ou de la circonscription concernée. L’annulation peut concerner une localité, tout en étant pas générale. Comme elle peut être générale, si on considère que de façon générale, la fraude a été massive et a été opérée sur l’ensemble du territoire ou sur une bonne partie du territoire nationale. »

En cas d’annulation partielle, le Dr Bérété indique que la cour suprême a une obligation de demander à la Ceni de réorganiser les élections où le scrutin a été annulée. Et lorsque c’est tout le scrutin qui est annulé, le code électoral exige qu’une nouvelle élection soit organisée dans les 90 jours.

Pour le docteur, la Cour suprême ne doit pas s’obstiner à faire une application abusive du droit.

‘’Parce que, dit-il, le droit n’est pas fait pour créer du désordre. Il faut faire une application intelligente du droit. Je dois souvent que lorsque la Cour doit appliquer le droit, il faut qu’elle fasse une application utile. Celle qui tient compte non seulement des considérations juridiques mais aussi de l’environnement social, économique et religieux. Il faut prendre une décision en toute connaissance de cause, qui serait génératrice du maintien de la paix, de la quiétude et de l’ordre public’’

Selon ce juriste, même si les allégations des principaux candidats à la présidentielle sont plus ou moins fondées, si elles ne sont pas d’une gravité extrême pouvant gravement entacher la régularité, la sincérité des suffrages tels qu’on a voulu les exprimer, la Cour suprême pourrait procédé à des réajustements tout en tenant compte de l’environnement, de toutes les dispositions légales qui voudraient qu’elle privilégie la voie de la pacification, du maintien de l’ordre et de la cohésion sociale.

« La Cour devrait pouvoir absolument prendre en compte toutes les requêtes qui lui ont été adressées sans se confondre dans une considération de délai pour bâcler le travail et donner son verdict. Parce que, la finalité, ce n’est pas de prendre une décision qui va aboutir au chaos.... »

Source : La République

 
La célébration du 14 juillet à Conakry: Le Discours de Monsieur Jean Graebling

2010/7/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Loin du parvis  des champs Elysées, Monsieur Jean Graebling, à l'instar des autres Ambassadeurs de la France disséminés à travers la planète, a organisé une réception à sa résidence de la Minière pour marquer le 14 juillet qui marque l'accès du pays du Général De Gaule à la souveraineté internationale:

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Ministre d’Etat chargé des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l’Intégration africaine,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Madame la Présidente du CNT,

Messieurs les vice-présidents du CNT,

Chers compatriotes,

Chers invités,

C’est avec un immense plaisir que je vous reçois ici, à la Résidence de France, pour célébrer le 14 juillet en République de Guinée.

L’année qui s’est écoulée a été marquée de très nombreux événements, événements dramatiques et événements heureux, pour tous les Guinéens et pour tous les amis de la Guinée, qui ont souffert avec eux et qui se sont aussi réjouis avec eux.

Ce qu’il m’importe de souligner est que, tout au long de cette année, jamais les relations entre la France et de Guinée n’ont été interrompues, même si elle ont été par moment très tendues. En 2009, notre réaction a été très vive après les graves événements qui se sont produits au stade du 28 septembre, nous l’avons dit haut et fort. La coopération institutionnelle a été suspendue. Mais toujours, à de très nombreux niveaux, nous avons trouvé des interlocuteurs de très grande valeur, dont de nombreux sont ici parmi nous aujourd’hui, avec lesquels nous avons travaillé dur, pour rétablir la confiance là où c’était nécessaire.

Grâce aux efforts conjoints de la communauté internationale et de tous les Guinéens fervents de démocratie, le pays a su se rétablir. L’implication du Président de la transition, le Général Sekouba Konaté, en faveur de la paix a permis la Déclaration conjointe de Ouagadougou, qui a ouvert la voie vers la transition politique. Il nous faut saluer aussi le difficile mais efficace travail du gouvernement de transition dirigé par le Premier Ministre, Monsieur Jean-Marie Doré qui nous a fait l’honneur de venir ici ce jour en compagnie de plusieurs membres de son gouvernement.

La France se réjouit que la Guinée ait enfin connu ses élections. Bien sûr, tout n’a pas été parfait, mais ce qui compte, c’est que le processus démocratique soit engagé et que la Guinée ait su lancer ce processus avec la volonté de toujours aller de l’avant, malgré les difficultés.

La France a investi beaucoup d’énergie dans l’accompagnement du processus électoral. Directement, par le biais de l’Union européenne et à travers l’ONU, elle y a contribué financièrement. Cet investissement, elle ne l’a pas fait pour elle, mais bien pour la Guinée et pour les Guinéens. Le souhait le plus fort de la France est que le pays se rétablisse de ses souffrances passées et aille de l’avant  pour le bonheur de tous les Guinéens.

La Guinée vit un moment crucial de son histoire. Dans quelques jours, un nouveau Président de la République sortira des urnes, librement élu. Cette réalité est possible grâce aux efforts conjoints de tous les Guinéens qui se sont impliqués sans retenue pour sauvegarder l’avenir de leur pays. Je forme le vœu que l’union nationale puisse se créer autour du Président élu et que les différences soient dépassées, encore une fois pour la Guinée et pour les Guinéens.

Au nom de la France, je souhaite assurer nos amis guinéens de l’amitié constante et sincère de la France, de cette Ambassade et de tous les Français qui ont choisi la Guinée pour y construire leur vie.

Les 2500 Français qui vivent en Guinée ont fait le choix de résider ici, de s’établir et d’y élever leurs enfants parce qu’ils ont crû en la Guinée et qu’ils continuent de croire en votre pays.

Aux moments difficiles, ils ont souffert, comme les Guinéens. Mais ils n’ont jamais abandonné la Guinée. Avec eux, nous avons beaucoup de projets.La coopération institutionnelle a redémarrée, le centre culturel franco-guinéen a repris ses activités

Nous allons rouvrir le Lycée français à la rentrée, Et chacun de nous se réjouit de cette perspective, car le Lycée est une institution, c’est un lieu de vie et de solidarité entre tous, quelle que soit la nationalité.

Nous voulons aussi créer une nouvelle dynamique dans le domaine économique, avec la création d’un club des investisseurs dont l’une des principales missions sera d’accueillir les entreprises françaises en Guinée et de les inviter à s’y installer.Nous voulons continuer de nouer des liens solides et irréversibles avec les Guinéens.

Chers compatriotes, chers amis guinéens, chers amis de toute nationalité, je vous remercie d’avoir honoré notre Fête nationale de votre présence.

Conakry , le 14 juillet 2010


Monsieur Jean Graebling,
Ambassadeur de France en Guinée

 
Moussa Tiégboro pour lutter contre la drogue,des crimes organisés et le terrorisme

2010/7/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le Général d'armée Sékouba KONATE ne s'occupe pas que de la Transition, il est conscient des grands fléaux qui assaillent notre époque .C'est pourquoi  ce mercredi 14 juillet 2010 il a crée par décret " l'Agence à la Présidence de la République chargée de la lutte contre la drogue, des crimes organisés et le terrorisme".

Pour diriger cette agence stratégique, le choix du Général est tombé sur le plus fidèle des fidèles du clan Dadis, son nom: Le Colonel Moussa Tiégboro CAMARA qui a déjà fait ses preuves dans la lutte contre la drogue dure et le grand banditisme.

Cette promotion du Colonel CAMARA est perçue comme étant le début de l'application du maxime " L'homme qu'il faut à la place qu'il faut " en Guinée .
Bonne chance au Colonel Moussa Tiégboro CAMARA


Ibrahima Sory SYLLA

 
Sidya TOURE: Les résultats ont été extrêmement viciés

2010/7/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Nous vous livrons ici l'interview que le Président de l'UFR , Monsieur Sidya TOURE a accordé à nos confrères  de la Lance pour évoquer l'actualité nationale en cette période électorale. Lisez

LA LANCE: Que dites-vous des résultats du premier tour du scrutin du 27 juin ?

Sidya Touré : Je vous remercie de venir me voir parce que la semaine dernière, les articles que j’ai vus dans votre journal m’ont paru extrêmement déséquilibrés. Nous avons été à des élections le 27 juin dans des conditions que tout le monde connaît. Des élections mal préparées, mal bouclées. Quand on disait: “Prenons le temps de mieux examiner cela, on vous rétorquait: “Il n’est pas prêt, il n’a pas de représentations ”. On a eu l’impression que tout s’est déroulé plus ou moins correctement jusqu’au jour du vote pour s’apercevoir qu’il y avait énormément de fraudes, énormément de bulletins nuls. Les bulletins nuls devraient être le deuxième candidat à ses élections-là. Si je rapproche les chiffres qu’on m’a communiqués, nous sommes aux alentours de 611 000 bulletins nuls. Ce qui me paraît inimaginable dans une élection de ce genre. Il y a des endroits où l’on n’a pas eu de bureaux de vote. Nous avons des îles aux larges de Boké où les gens n’ont pas voté parce que la CENI était absente. La représentativité de la CENI à l’intérieur a été totalement absente et les partis politiques se sont accaparés du processus électoral. Chacun a eu à faire d’eux ce qu’il a voulu. Les résultats ont été extrêmement viciés. Nous avons observé que nous étions en seconde position au décompte de la Ceni jusqu’à un certain moment. A la fin, nous avons trouvé que tout ce qui avait été mis de côté comme procès verbal inacceptable a été remis dans le décompte pour nous battre en troisième position. Nous avons dénoncé cela et c’est une chose totalement naturelle dans la mesure où les élections sont le plus souvent contestées en Afrique, surtout lorsqu’il n’y a pas eu de violences, il n’y a pas eu de casses, il n’y a pas eu de morts d’hommes.

Le 2 juillet, les militants de l’UFR sont descendus dans la rue pour crier à la fraude électorale. Ils ont agi ainsi sous votre impulsion ?

La commune la plus peuplée, celle de Matoto, aurait eu un taux de participation de 30 et quelques pour cent. Dans tout Conakry, nous avons eu un taux de participation de l’ordre de 77%. Pourquoi ? Parce que tout simplement des urnes avaient disparu. Ce sont les femmes de ces communes-là qui, de jour en jour, notamment les jours qui ont suivi les élections et les résultats, ont trouvé des urnes partout. Et chaque fois qu’on trouvait dans ces urnes-là des bulletins, c’était en majorité des bulletins UFR. Les femmes ont voulu protester. Je n’ai même pas été averti de cela, je l’ai su tard la nuit, la veille de cette manifestation. J’avais demandé pourquoi les femmes mettent des foulards rouges puisque ce n’est pas la couleur du parti. Elles ont dit que c’était leur forme de protestation et que de toute façon, on n’avait rien à voir avec cela. Nous n’avons pas organisé cela au niveau des structures du Parti. Nous étions en train de réfléchir déjà à la formule selon laquelle nous pouvons aller devant la Cour suprême pour déposer un recours. Elles sont sorties pour manifester leur désaccord. Je dirai même quelque peu leur, désarroi. Je ne pense pas que cela soit un fait exceptionnel en Guinée. Maintenant qu’il y a eu des dérapages verbaux lors de ces manifestations, c’est regrettable ! Mais, il ne faut quand même pas oublier que des manifestations en Guinée ont souvent débouché sur des casses et des morts d’hommes. Donc, ce n’est pas la manifestation la plus déstabilisatrice qu’on a connue en Guinée.

Mais, l’opinion retient que ce sont des militants de l’UFR qui ont proféré des injures à l’endroit du Général Sékouba Konaté, Président de la transition.

Franchement, ce lynchage médiatique est déshonorant pour notre pays. Ce comportement est inadmissible, je l’ai dit à la société civile et à certains responsables syndicaux qui ont mené des grèves et des manifestations avec nous, qui, je le dis encore, ont débouché sur des morts d’hommes. Comment peut-on imaginer que nous aurons pu envoyer des femmes, juste pour aller insulter quelqu’un. A quoi cela sert-il ? Nous n’avons strictement rien à voir avec ce côté du problème. Mais, encore une fois, la réalité est que toutes les élections en Afrique débouchent sur des manifestations, des désaccords. Je ne comprends pas pourquoi tout d’un coup l’UFR est désigné comme étant le mouton noir de la Transition, si ce n’est pas quelque chose qu’on est en train d’orchestrer pour essayer de pointer du doigt nos militants et nos adhérants. Les Partis les plus violents ici lors des élections qui se sont passées, vous ne compterez pas l’UFR parmi eux. Je ne vois pas pourquoi il y a un tel lynchage, une organisation qui tend à faire croire que c’est nous qui ne voulons pas que la transition soit menée à son terme. Nous récusons tout cela du revers de la main et nous continuons tranquillement notre chemin en ayant déposé un recours à la Cour suprême.

Il semble aussi que c’est le Général Konaté qui a payé votre caution à la présidentielle. Il aurait financé aussi la campagne de votre parti.

Chacun peut dire ce qu’il veut. Moi, je suis un Parti organisé. J’ai de très bonnes relations avec le Président Konaté. Je n’ai pas souvenance qu’il m’ait donné personnellement de l’argent. Sinon, mes relations avec le Président de la transition étaient des relations extrêmement sereines. C’est vrai que des hommes d’affaires se recommandant de lui, nous ont apporté de l’aide, tout comme à d’autres leaders politiques.

Certains partis politiques annoncent dans les médias qu’ils ont signés des alliances avec vous pour le deuxième tour. Edifiez-nous là-dessus.

En désaccord avec les résultats, nous sommes à la Cour suprême. Comment voulez-vous que nous soyons en même temps à la Cour suprême et en même temps avoir fini de négocier avec un quelconque parti politique ? C’est de la désinformation pure et dure. Certains partis politiques et certaines personnes sont habitués des faits. Il est bien entendu que les responsables de partis qui ont eu 0 et poussière aux élections qui se réunissent entre eux pour aller dire: “Voilà, nous on vous apporte un électorat” de je ne sait quelle région, n’ont pas l’autorité nécessaire pour faire cela. Si l’élection n’avait pas eu lieu, je peux comprendre, mais l’élection a eu lieu et ces gens ont compris qu’ils n’avaient aucune espèce de représentativité nulle part en Guinée, même pas dans leur ville d’origine. Comment est-ce qu’ils peuvent être porteurs de voix qu’on ne leur a pas attribuées aux élections. C’est une mauvaise manière d’engager la négociation. Nous n’y sommes pas encore. Après les résultats de la Cour suprême, si notre voix prévaut, nous irons au second tour, si ce n’est pas le cas, nous verrons dans quelle mesure nous entreprendrons ces discussions sur la base de ce que nous avons obtenus aux élections. Cela a un sens. Il ne s’agit pas d’une région, il ne s’agit pas d’un groupe. Cela a été tout le sens de mon combat. Nous avons des militants à l’UFR qui ont voté pour nous, qui ne sont pas d’une seule région.

Nous discuterons à ce que leur intérêt soit préservé et que si l’on doit avoir un nouveau partenaire ou une alliance pour aller à la conquête du pouvoir, ce soit dans des termes très clairs, non des discussions de personne à personne juste pour qu’on vous attribue un poste ministériel.

Ils sont nombreux, ceux qui disent que l'UFR serait l'idéal parce qu'il serait le seul parti qui n'a pas eu des militants sur la base des données ethno-stratégiques par rapport à l'UFDG et le RPG. Quel commentaire en faites-vous?

C'est le sens de notre combat qui était d'éviter que notre pays ne soit divisé sur des stratifications ethno-communautaires. Je crois qu'aujourd'hui, tout le monde est préoccupé, si les choses devaient rester en l'état, de savoir comment est-ce que nous allons terminer ces élections. Ce qui veut dire que l'idée d'unité nationale et de rassemblement que nous avons prônée, le fait que l'UFR soit au-dessus de la mêlée, devrait permettre qu'on ait une situation de tension que nous vivons de jour en jour quand on s'imagine que les résultats pourraient rester en l'état. Mais ça, c'est un choix des Guinéens, et il appartiendra à notre pays de l'assumer.

Est-ce vrai que la Coordination mandingue a rencontré l'UFR pour une éventuelle alliance avec le RPG?

Tout le monde nous a rencontré. Nous avons reçu les délégués de tous les deux partis, que ce soit de l'UFDG ou du RPG. Mais, comme je le dis, nous avons estimé que la démarche est un peu prématurée. Nous aviserons dès qu'on aura les résultats de la Cour suprême. Nous n'allons pas rester inactifs ou aller en ordre dispersé. Il s'agira d'un débat pour un partage du pouvoir, il faut que les choses soient claires.

Que pensez-vous des visites successives à Conakry auprès du Général Sékouba Konaté, de M. Jean Ping, Président de la Commission de l'Union africaine et du Président malien, M. Amadou Toumani Touré, juste après la manifestation de vos militants?

Les deux choses ne sont pas du tout liées. Le Président de l'Union africaine devrait arriver normalement à cette date-là, dans le cadre du Groupe international de contact, pour une visite en Guinée. Mais il est tombé sur un problème qu'il a trouvé en place. Il s'en est saisi pour essayer d'arrondir les angles. J'ai été reçu par M. Ping, le jour où je devais aller à Dakar et au Cap-Vert et revenir rapidement. On a eu un entretien assez bref. Mais je lui ai dépeint la situation et le fait que, tout d'un coup, mon parti commençait à paraître comme un parti d'opposition dans un régime de Transition qui, normalement est neutre. Mais ce qu'on est en train de faire, c'est de stigmatiser l'UFR, et de dire “les opposants ce sont eux. Nous, nous sommes avec les autres”. Je pense que la Transition n'est pas cela. Donc, nous avons discuté et je pense que le message a été bien compris. Le lendemain, quand j'arrivais, le Président Toumany Touré repartait. Puisqu'on a eu à atterrir vers 17h 45. Lui, il devait décoller quelques minutes après; on n'a pas pu se voir. Mais mon représentant était à cette rencontre et je crois qu'il a été clair. Il a surtout fait comprendre que la Transition devrait continuer, ce que personne n'a jamais contesté ici, et il a fait comprendre également qu'il a eu des difficultés plus importantes, sinon égales pour gérer sa transition. Je crois qu'il a encouragé son jeune frère, le Général Konaté, à continuer la Transition. Nous ne disons pas autre chose.

Certains estiment que votre visite à Dakar était sur invitation du Président Wade. Qu'en est-il exactement?

Sidya Touré: Non, ça n'a strictement rien à voir! Ce sont des amis qui sont au Cap-Vert qui m'ont envoyé leur avion pour aller les voir. J'ai fait escale à Dakar, c'est tout. L'avion qui est venu me chercher à Conakry est venu de Genève. Il n'a rien à voir avec Dakar. C'est le même avion qui m'a ramené à Conakry.

Il y a eu des incidents entre les militants de l'UFDG et les vôtres vers la fin de la campagne présidentielle du premier tour. Cela a donné lieu à beaucoup de commentaires…

J'ai dit à mon jeune frère Cellou que cette affaire avait été énormément exagérée. Les choses sont très simples. Le mercredi, c'était le tour de l'UFDG de faire meeting à Coyah et à Forécariah. Le jeudi, c'était le tour de l'UFR de faire la même chose. Les militants de l'UFDG sont restés dans ces deux villes en attendant que certains de leurs militants descendent de l'intérieur et qu'ils puissent faire une rentrée à Conakry. Cela a duré du matin jusqu'à 15h 30. Quand les gens ont vu que les places ne se libéraient pas pour que leur leader vienne faire le meeting, on leur a dit de dégager. Voilà, il n'y avait aucune volonté délibérée pour dire qu'on a chassé ceux-ci, ceux-là, c'était ce problème qui a été créé. Moi-même, j'ai dû rester en dehors de la ville de Coyah jusqu'à 15h 30 pour que ce flot ininterrompu de camions et de cars qui descendaient de Kindia et de Mamou puissent passer et pour que ceux qui occupaient les places publiques à Coyah, dégagent. Ce n'était pas une volonté d'affrontement entre les militants de ceux-ci ou les militants de ceux-là. Ils ne devraient pas être-là. J'ai eu le même problème à Mali où l'UFDG et l'UFR devraient se rencontrer, on nous a dit que ce n'est pas votre jour aujourd'hui. Donc on a changé de direction pour aller à Lélouma.

Quand on raconte aussi qu'il y a eu des morts, ce sont des balivernes. Un policier est mort. Il est tombé d'un véhicule, parce qu'il s'était accroché et qu'il pleuvait, c'est tout. Dire donc que des gens qui ont été tués, ils sont à la morgue, je pense que cela n'est pas honnête. Je crois qu'il faut laisser ce genre de choses, parce que cela crée des tensions inutiles. Dans le cadre de ce que nous avons à gérer aujourd'hui, il faut plutôt chercher à recoller les morceaux, à rassembler les gens, plutôt qu'à victimiser qui que ce soit.

On s'est expliqué sur cette question, je crois que tout le monde a compris qu'il faut aller de l'avant et faire en sorte que la suite de ces élections ne nous amène pas à ce que nous craignons tous, c'est-à-dire les confrontations, qui n'auront rien à voir avec la sortie des femmes de l'UFR en train de chanter dans les rues de Conakry. Veuillons plutôt à cela.

Justement au cours de la manifestation de vos militants et les injures qui y ont été proférées, certains soutiennent que vous vous étiez rendu chez le Président de la Transition pour lui présenter des excuses, d'autres disent tout le contraire. Qu'en est-il exactement?

Les imams et Mgr Gomez sont venus me chercher pour qu'on aille à la Présidence. On y est allé ! Nous nous sommes expliqués sur cette question. Je me suis, moi-même, rapproché de Konaté, une fois hors micro, pour lui dire que ceci était un incident au niveau des femmes, que les partis politiques n'avaient pas pour vocation d'aller insulter qui que ce soit. De là et ce qu'on voit à la télé, ça n'a rien à voir. Nous sommes pour que Konaté finisse la Transition. Nous sommes pour que la Transition soit apaisée, nous sommes pour que la Guinée sorte de cette situation dans les meilleures conditions. Mais, nous sommes pour aussi, pour que liberté soit donnée aux gens de manifester leur mécontentement. Ça, c'est une réalité de la vie publique. Dans une démocratie même naissante, ce droit doit être reconnu. Faire en sorte que les gens soient encadrés pour éviter les débordements. Mais je crois qu'il y a eu beaucoup de choses à l'intérieur de Kaloum qui sont complètement en dehors du contrôle de l'UFR. Ce sont des questions locales qui n'ont rien à voir à ce que le parti peut donner comme instruction. Nous pensons qu'il faut aller de l'avant, passer tout cela et que la Guinée puisse se retrouver enfin pour sortir de la crise. Je crois que si Sékouba Konaté réussissait à faire une Transition propre et tranquille, ça lui permettrait de sortir par la grande porte. Nous ne souhaitons pas mieux.

Propos recueillis

Par Abou Bakr et Mamadou Siré Diallo



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Alliance avec RPG au second tour : L'UFR porte un cinglant démenti

2010/7/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le Bureau Exécutif National de l’Union des Forces Républicaines –UFR- porte un démenti catégorique à toutes les déclarations selon lesquelles notre Parti aurait signé une alliance avec le RPG pour soutenir le candidat ALPHA CONDE au deuxième tour de l’élection présidentielle

Le Bureau Exécutif National informe les militantes, militants et sympathisants, que les communiqués diffusés sur les radios privées par certains partis politiques par une certaine Coordination de la Guinée –Maritime, au nom de l’UFR, ne sont que de purs mensonges visant à semer la confusion dans l’esprit des Guinéens.

Le Parti se réserve le droit de porter plainte pour calomnie, faux et usage de faux contre les auteurs de ces communiqués.

Le Bureau Exécutif National invite les militants et sympathisants à rester vigilants, sereins et à ne jamais oublier que :

-l’UFR étant un Parti national et transversal (les récentes élections l’ont encore démontré) ne saurait s’associer à une alliance régionalement circonscrite

-ces partis politiques qui prétendent parler au nom de la Guinée-Maritime et qui n’ont pu acquérir des suffrages exprimés de nos compatriotes dans une élection nationale comme celle du 27 juin 2010, ne sauraient engager les voix obtenues par l’UFR au premier tour de l’élection présidentielle en faveur d’un autre candidat au deuxième tour

c)- l’UFR a introduit un recours en contestation des résultats provisoires du premier tour auprès de la Cour Suprême dont il attend le verdict.

Après ce verdict, les instances dirigeantes du Parti consulteront la base pour arrêter de commun accord la marche à suivre.

En attendant, le Bureau Exécutif National invite les militantes et militants à rester mobilisés et vigilants face aux tentatives d’intoxication d’où qu’elles viennent et à attendre les consignes du Parti.

Conakry, le 14 juillet 2010



Le Bureau Exécutif National de l’UFR



 
La Guinée à l’heure des criminels électoraux : Le pays est-il une jungle

2010/7/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Aucun crime dans un monde civilisé n’est toléré. Il est l’objet de toutes les formes de condamnation pouvant conduire les auteurs devant les juridictions internationales (TPI, CPI). Mais bien avant, chaque État civilisé dispose d’une juridiction pour condamner les criminels et des garde-fous pour éviter aux citoyens tant de méfaits.

Les textes juridiques et la déclaration universelle des droits de l’homme s’inscrivent dans cette perspective. Qu’en est –il en Guinée ? Depuis plusieurs années, les citoyens sont victimes des répressions sanglantes et meurtrières. Paradoxalement les auteurs bénéficient de toutes les largesses. N’étant nullement inquiétés, les criminels ont toujours sévi et sévissent encore. Les violations flagrantes des droits de l’homme ; des actes de barbaries, des crimes contre l’humanité, la Guinée en a connu depuis belle lurette. Mais ces auteurs n’ont jamais été convoqués par une juridiction. Avec le règne de l’impunité foisonnent des criminels de tout acabit. Les derniers en date sont les criminels électoraux.

Qui sont –ils ? La Guinée serait-elle alors une jungle dans laquelle, seuls les criminels dictent leur loi et commettent leur forfait sans être inquiétés ?

Le 27 juin 2010, alors que le monde entier saluait l’acte historique des électeurs guinéens, des criminels d’un genre nouveau ont également sévi. Après les criminels, auteurs de meurtres d’assassinats, d’actes choquants et atroces, la Guinée a vu naitre des criminels électoraux.

Ces derniers ont ainsi déjoué toutes les stratégies de la communauté internationales en mettant à exécution leur sale besogne. Invention de machine à fabriquer des bulletins de vote même infalsifiables, bourrage d’urnes, confiscation des urnes, manipulation des résultats électoraux, bureau fictif de vote. Le ou les cerveaux de tous ces actes de fraudes électorales peuvent être incriminés pour plus de 10 chefs d’accusations.

Pourtant, comme c’est le cas pour tous les criminels qui surgissent en Guinée, aucune enquête sérieuse ne sera diligentée à l’encontre de ces fraudeurs pour rechercher les véritables commanditaires. Car les véritables commanditaires de ces crimes contre la souveraineté du peuple sont présumés et échapperont nul doute encore aux mailles de la justice.

Malgré toutes les dénonciations et la matérialisation des faits mettant en cause des leaders politiques, des responsables d’institutions diverses, aucune action judiciaire (enquête) ne sera entreprise pour infirmer ou confirmer leur implication. Au point où, si rien n’est fait, la Guinée risque d’être gouvernée par un criminel électoral avec des experts en fraude électorale comme membre du gouvernement. Dans la mesure où les résultats électoraux arbitraires ne seront que le fruit de leur action et partant l’élection du Président.

Comme quoi en Guinée ne prospèrent que ceux qui agissent et savent bien agir contre la loi. Un État où les hors la loi dictent leur loi impunément. Un État où ceux qui ont volé la victoire du peuple, détourné le suffrage du peuple, manipulé ou truqué le verdict du peuple risquent de régner en maître absolu et contre le peuple.

La caution de la justice et plus précisément de la Cour suprême pour ces résultats émaillés par des fraudes gigantesques dénoncées par tous, plongerait de facto la Guinée dans un Etat de non droit. Car ces résultats sont excessivement entachés de fraude et ne sauraient garantir l’accession d’un Président démocratiquement élu.

Le droit du peuple souverain en ce qui concerne l’élection du président serait ainsi bafouée pour faire prévaloir celui des fraudeurs, des criminels électoraux. Ce qui serait bien dommage eu égard à l’engouement et à la mobilisation totale du peuple lors du scrutin du 27 juin.
Faut-il laisser impunir ces criminels (électoraux) qui ont commis un hold-up (éléctoral), et ont conséquemment bafoué la souveraineté de tout un peuple ?

Non, la Guinée n’est pas une jungle où chacun fait ce qu’il veut pour aboutir à ses fins au mépris de la loi et de toute règle démocratique. Elle n’est une monarchie avec pour peuple des fraudeurs qui élisent un Président à leur tête.

Pour ce faire, il convient, après tous ces crimes qui sont passés sous silence, de mettre hors d’état de nuire tous les véritables et grands commanditaires de cette mascarade en ce qui concerne les résultats électoraux frauduleux. Il faut, certes, condamner les exécutants. Mais il faut également que les commanditaires et les cerveaux quels que soient leurs rangs et leurs statuts répondent de leur acte criminel. Il faudrait qu’après 52 ans, la Guinée dise encore non. Non, contre la fraude électorale en barrant la route aux fraudeurs et criminels électoraux qui visent la magistrature suprême.

Pour une fois, la Cour suprême a été saisi pour espérer fait prospérer l’Etat de droit contre ces fraudeurs qui veulent transformer la Guinée en une jungle où sévissent et prospèrent les criminels électoraux. Saura-t-elle dire le droit afin de faire émerger un Etat démocratique avec des résultats dépouillés de toute fraude, manipulation et autre charcutière électorale ?

La Cour suprême à l’image des autres institutions judiciaires guinéennes doivent donc réagir en mettant un terme au règne de l’impunité qui semble transformer la Guinéen en une junte. Une junte dans laquelle les crimes contre l’humanité, les viols, les assassinats, les meurtres et récemment les fraudes électorales deviennent une monnaie courante. Il ne faudrait donc entériner légalement le règne des criminels électoraux encore moins leurs actions démocratiquement et juridiquement condamnables.


Thierno Daff

 
Déjeuner des chefs d'État à L'Élysée : La France aligne les pensions des anciens combattants

2010/7/14

Aujourd'hui en Guinée ÉLYSÉE/En préambule au déjeuner réunissant douze chefs d’État africains à l’Élysée, le président français a annoncé l’alignement des pensions de retraite des anciens combattants des anciennes colonies résidant à l’étranger sur celles de leurs homologues français.

« Il est des dettes qui ne s'éteignent jamais. C'est le cas de celle que la France a contractée auprès de vos pays. Vos fils ont versé leur sang pour libérer la France. »

C’est par ces quelques mots adressés aux douze chefs d’État présents à l’Élysée avant un déjeuner avec Nicolas Sarkozy, que le président français a voulu marquer une décision historique.

Tous les anciens combattants de l’armée française, qu’ils soient français ou étrangers, résidant dans l’Hexagone ou au sud de la méditerranée, verront leurs pensions alignées, a-t-il annoncé. La décision doit bénéficier à environ 30 000 personnes, d’après le secrétariat d’État aux Anciens Combattants. Elle avait été prise en Conseil des ministres le matin même a-t-il indiqué. Le projet de loi doit être déposé devant le Parlement pour « à la rentrée prochaine », d'après l'Élysée.

Biya, au nom des chefs d’État africains

Parlant au nom de ses « collègues » en tant que doyen des chefs d’État présents, le président camerounais Paul Biya, qui s’est exprimé après Nicolas Sarkozy, l’a « remercié personnellement » pour cette initiative. « Votre décision, Monsieur le président, sera unanimement saluée, non seulement par les intéressés, mais aussi par l’ensemble de nos opinions publiques », a ajouté Paul Biya.

Nicolas Sarkozy a dit sa joie de recevoir les chefs d’État de ces douze pays* (la Côte d’Ivoire était représentée par son ministre de la Défense, Michel Amani Nguessan, tandis qu’aucun Malgache n’était présent) pour « l'anniversaire d'un moment aussi fort de notre amitié ». Il faut « assumer le fait que notre passé commun a créé des liens indéfectibles, a-t-il martelé, assumer cette part de France qui subsiste dans notre langue commune, assumer cette part d'Afrique qui vit dans le cœur de très nombreux Français ».

« Nos leaders nationaux étaient de lointains héritiers de vos grands hommes des lumières », a déclaré, comme une confirmation, le président camerounais.

"Contresens"

Nicolas Sarkozy s’est aussi étonné de la polémique sur l’invitation aux armées africaines à défiler sur les Champs-Élysées pour la fête nationale française mercredi 14 juillet. Certains « ont cru y déceler l’expression d’une nostalgie coloniale ou encore la tentation pour la France de s’approprier la célébration de vos indépendances », a estimé Nicolas Sarkozy, « c’est un contresens absolu ».

Le président français a en outre annoncé le déblocage de 180 millions d’euros pour la formation de 150 000 jeunes Africains.

Les représentants des treize pays ont ensuite déjeuné en compagnie de Nicolas Sarkozy pendant un peu plus d'une heure (Paul Biya a pris place à sa droite et le Tchadien Idriss Déby Itno à sa gauche).

La décision d'aligner les pensions des anciens combattants était attendue depuis des décennies par les Africains concernés. Il aura donc fallu attendre une célébration, à Paris, à l’occasion du cinquantenaire des indépendances des ex-colonies françaises d’Afrique Subsaharienne, pour qu’elle soit prise.

Cet acte était inéluctable depuis que le Conseil constitutionnel avait censuré les dispositions législatives qui réservaient un sort différent aux résidents à l’étranger, selon qu'ils soient français ou étrangers. Le Conseil avait fixé au 1er janvier 2011 la date d'abrogation des articles de loi incriminés.
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* Boni Yayi, Blaise Compaoré, Paul Biya, François Bozizé, Denis Sassou Nguesso, Ali Bongo Ondimba, Amadou Toumani Touré, Mohamed Ould Abdelaziz, Salou Djibo, Abdoulaye Wade, Idriss Déby Itno et Faure Gnassingbé étaient présents.

JAI



 
Le PEDN en appelle à la détermination et à la persévérance face aux rumeurs et autres diffamations

2010/7/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Les lendemains du scrutin du 27 juin, ont en quelque sorte changé les donnes sur l’échiquier politique national guinéen. Dès après l’annonce des résultats tronqués de la CENI, on assiste avant même le verdict de la cour suprême à un redéploiement politique où les coups bas et autres pressions d’ordres psychologiques et ethniques battent leurs pleins.

En tout état de cause, le PEDN n'acceptera pas d'être placé dans une position cornélienne pour le choix d'une quelconque alliance au moment où il a fait recours au jugement de la cour suprême . A titre d'exemple des personnes  issues d'une ONG  qui n’a pas su se cantonner dans son rôle de regroupement et d’union, et qui s’est laissée emportée par la séduction pernicieuse d’un certain parti politique veut aujourd’hui jouer un rôle de rassemblement qu’elle avait fort malheureusement décliné, en prenant position au cours même de la campagne électorale . Et, ce en appelant les citoyens de sa région à voter pour un seul candidat, en envoyant des délégués à travers tout le pays à cet effet. Cette ONG qui avait dès lors abdiqué sa force morale veut maintenant obliger le PEDN à voter forcément pour le même candidat de son choix.

Tout est mis en œuvre pour pressurer autant que faire se peut le PEDN en l’accusant même d’être le frondeur entêté qui n’a d’autres objectifs que de rompre les rangs au sein de cette ONG et de devenir ainsi le diviseur incontesté et pendable .Nous refusons catégoriquement cette insinuation. C’est le refrain que font circuler avec virulence les spécialistes à rumeurs du parti concerné. Nous sommes fiers d’être ce que nous sommes. A cet égard nous n’avons de leçon à recevoir de personne. Nous sommes aussi des guinéens à part entière. Nous sommes reconnaissants et fiers de tous ceux qui nous ont fait confiance sans exception.

Ainsi, nous récusons les faux débats ethniques dans lequel certains veulent nous entrainer. La question essentielle est comment sortir le pays de l'ornière . Des courtiers en pression dûment mandatés font le tour des parents et amis politiques ainsi que le pourtour des concessions de nos militants en vue d’ameuter tout le monde au tour de ces mensonges et contrevérités fabriqués à dessein. Cette pression machiavélique est savamment conçue pour être un couteau à double tranchant. En épousant leur cause sans analyse et sans consultation préalable avec nos militants dont certains  ne partagent pas le point de vue de ces marchands de bobards peuvent être frustrés par cette démarche épidermique.

Par ailleurs il faut noter que la grande majorité de ceux qui ont voté pour le PEDN n’appartiennent à toutes les coordinations. Se précipiter dans la nasse de nos adversaires sans concertation préalable avec ceux-ci équivaudrait à une inacceptable rupture de pacte et de confiance qui risquerait d’être au détriment du Parti de l’Espoir pour le Développement National, qui dans son éthique fondatrice se veut un parti National sans aucun relent ethnique ou régional.

Tout parti raisonnable doit avoir à cœur de défendre l’intégrité physique et morale de ses militants et de tout mettre en œuvre pour récuser et s’écarter totalement de toute confrontation susceptible de promouvoir la violence ethnique et de respecter la confiance en lui placée par ses militants. C’est pour toutes ces raisons que le PEDN lance un appel pressant à tous ses militants, militantes et sympathisants en vue de résister aux manœuvres déstabilisatrices et destructrices de ceux qui ne nous ont jamais porté dans leur cœur et qui aujourd’hui nous tendent la main et s’assouplissent comme une cuir tannée en attendant le moment idoine pour nous planter le couteau dans le dos. Pour certains dont les membres de ce parti, en politique il n’existe ni de cadeau, ni d’oubli, ni de pardon, tout est une question de conjoncture et les comptes finissent toujours par se régler le moment venu.

C’est pour cela qu’il faut être attentif et savoir où mettre le pied. Le PEDN en tant que réceptacle de la multitude de confiances de ses partisans doit pour le mériter être autant que faire se peut aux diapasons du réalisme et de la raison et de la sérénité politique.

A l’issue des délibérations de la cour suprême et après en avoir tiré toutes les conséquences, le PEDN envisage en étroite consultation avec tous ses membres d'analyser correctement la situation politique nationale et de se positionner en conséquence. Car son Président Lansana Kouyaté est reconnaissant et extrêmement soucieux de la nombreuse et inestimable confiance qu’une très grande frange de la population éparpillée à travers le pays, ont bien voulu placer en lui. Cette confiance ne doit pas s’arrêter au seul scrutin présidentiel. Elle doit pour être durable se consolider chaque jour davantage dans le travail, la persévérance dans l’engagement politique, la détermination pour la victoire et en fin par notre résolution de rester ensemble quelque soit les épreuves à traverser.

 En attendant le verdict de la cour suprême, réfléchissons et travaillons ensemble.

Conakry, le 14 juillet 2010

La Cellule de Communication


 
Révélations:"Les gouverneurs de régions sont obligés de prendre des dettes auprès des commerçants"

2010/7/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le Premier ministre, chef du gouvernement de transition s’est entretenu hier lundi 12 juillet avec les gouverneurs des huit régions administratives du pays. L’audience a porté sur les voies et moyens à trouver pour renforcer les capacités du personnel de commandement à l’intérieur du pays. Le porte parole des gouverneurs, le colonel Bourema Condé (gouverneur de N'zérékoré) a dépeint avec larges détails la situation difficile dans laquelle se trouvent les gouverneurs de région.

« L’absence de crédits de fonctionnement et le manque de moyens logistiques rendent difficile l’exercice de l’autorité par les gouverneurs » selon le colonel Bourema Condé qui ajoute que pour joindre les deux bouts « les gouverneurs sont obligés de prendre des dettes auprès des commerçants ce qui est inadmissible et incompréhensible pour des commis de l’Etat de leur rang. »

Au sujet des agitations enregistrées après la publication des résultats du premier tour des élections présidentielles, le gouverneur de N'zérékoré dira tout le regret de ses pairs gouverneurs en même temps, il réaffirmera au premier ministre « leur ferme soutien au général d’armée Sekouba Konaté, car le fait qu’il ne soit pas candidat tout comme vous Monsieur le Premier ministre devrait vous épargne de certains comportements. »

Et contrairement à la clameur publique à Conakry, les gouverneurs rassurent qu’« un calme plat règne à l’intérieur du pays et les administrateurs territoriaux que nous sommes promettons de veiller au maintien de la paix indispensable au bon déroulement du reste du processus de transition. »

Très satisfait du comportement du personnel de commandement tout au long du processus électoral, le Premier ministre a tressé des lauriers aux gouverneurs et préfets : « je félicite l’ensemble des cadres de l’administration du territoire pour le maintien de l’ordre social et je le ferai par écrit. » Revenant sur la manifestation des chemises rouges, Jean Marie Doré dira simplement que « c’est un acte à la fois regrettable et condamnable. »

Plus loin, il observera comme beaucoup d’autres d’ailleurs, qu’il y a eu assez d’irrégularités dans le déroulement du scrutin du 27 juin dernier avant de marquer sa préférence pour un système de cogestion des élections par la Ceni et le ministère de l’Administration du territoire. « Toute chose qui aurait pu nous éviter les dérapages constatés », à l’en croire.

Par ailleurs, le Premier ministre se dit favorable au changement du mode de gestion de l’administration du territoire. Et par rapport aux doléances posées par les gouverneurs quant à l’amélioration de leur condition de travail et de vie, Jean Marie Doré répondra « j'ai pris bonne note de vos soucis et en fonction du temps qui nous reste nous allons progressivement combler les lacunes constatées notamment en ce qui concerne le retard dans l’octroi des crédits de fonctionnement ».

Car pour Jean Marie Doré « il n’est pas normal et digne qu’un Préfet ou un gouverneur vive de dettes, c’est avilissant pour l’Etat et dégradant pour l’image de la République qu’incarnent ces administrateurs. »

Et dans l’urgence selon lui « les premières mesures consisteront à corriger les défaillances constatées en vue de combler, selon nos moyens, les trous creusés par les dettes contractées par les gouverneurs dans l’exercice de leur fonction au service de la République ».

Mamadou SAM, directeur de la Cellule de Communication de la Primature

 
Guinée:Séminaire gouvernemental pour un État moderne

2010/7/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le gouvernement guinéen à travers le ministère de l'Économie et des Finances, en collaboration avec plusieurs partenaires au développement, a lancé lundi un séminaire gouvernemental de deux jours.

La cérémonie de lancement a été présidé par le présidente du Conseil national de Transition (CNT), Hadja Rabiatou Séra Diallo.

Dans son discours d'introduction au séminaire, le ministre de l'Economie et des Finances, Kerfalla Yansané a rappelé le thème central du séminaire: "L'Etat moderne au service du développement : Guinée, transition d'un pays fragile vers un Etat moderne".

Pour le ministre de l'Economie et des Finances, le choix de ce thème est dicté par un constat de la détérioration de la situation économique, politique et sociale de la Guinée au cours des 10 dernières années.

"Malgré l'importance et la diversité des richesses de son sol et de son sous-sol, qui lui a valu les qualifications légendaires de ''perle de l'Afrique'', de ''scandale géologique'', et de ''château d'eau de l'Afrique de l'Ouest'', la Guinée figure parmi les pays les plus pauvres du monde, après plus de 50 ans d'exercice de sa souveraineté nationale et internationale", a souligné le ministre.

Selon le ministre de l'Economie et des Finances la Guinée a glissé au cours des dernières, à cause surtout de la faiblesse de l'Etat et de la prise en otage des rouages du pouvoir par des groupes mafieux. Cette situation a conduit le pays vers une paupérisation généralisée des citoyens de tout bord. Ainsi, dit-il, le taux de pauvreté est passé de 40% en 1995 à 55% en 2007.

Durant les deux jours, trois grands thèmes seront débattus par les participants, venus de tous les départements ministériels et services centraux de l'Etat. Il s'agit notamment de la conception et les fondements d'un Etat moderne, la gestion des Finances Publiques en tant que moyen d'intervention de l'Etat, et la fourniture des services d'infrastructures de base.

Avant de déclarer ouvert le séminaire de deux jours, la présidente du CNT et présidente de la cérémonie Hadja Rabiatou Séra Diallo a parlé de la lutte syndicale et sociale qui a conduit le pays vers un changement démocratique et le retour à un régime constitutionnel.

"N'ayons pas peur d'affirmer que l'Etat guinéen est fragile et le restera tant que toutes les bases juridiques et institutionnelles ne seront pas mises en place. Et je demeure convaincue que les partenaires qui nous accompagnent resteront à nos cotés jusqu'à l'achèvement de la mission du CNT et du gouvernement, c'est-à-dire la mise en place d'une véritable culture de la démocratie en Guinée", a conclu la présidente du CNT.

Un séminaire gouvernemental avait été organisé les 7 et 8 avril dernier, dont l'objectif recherché était d'aider les membres du gouvernement à s'imposer une culture de résultat dans la gestion de leurs différents secteurs et de bâtir un esprit d'équipe et de solidarité au sein du gouvernement de transition.

Le coût global de ce premier séminaire était estimé à plus de 216 500 000 GNF, soit 39 344 dollars, mobilisés grâce à l'appui du PNUD et d'autres partenaires au développement.

Xinhua

 
La Guinée lancera officiellement le 14 juillet, en différé la JMP

2010/7/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY- Exceptionnellement cette année, le gouvernement guinéen en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) procèdera au lancement officiel de la Journée Mondiale de la Population (JMP) mercredi, 14 juillet dans un hôtel de la place à Conakry, apprend-on au ministère du Plan et de la Coopération Internationale.

Avec l’appui de l’UNFPA, le gouvernement guinéen envisage d’organiser du 11 au 31 juillet à Conakry et dans les régions de Mamou et Faranah, des ateliers portant principalement sur le Recensement Général de la Population (RGPH), a indiqué la source.

Au cours de cet atelier, un accent particulier sera mis sur la nécessité de tous les acteurs (gouvernement, partenaires au développement, société civile et secteur privé) de soutenir et de participer à la réalisation du (RGPH-III), a-t-elle déclaré.

Selon un communiqué de presse de l’ UNFPA, l’évènement se déroulera sous la haute présidence de la ministre du Plan et de la Coopération Internationale, Mme Djénabou Saifon Diallo accompagnée par les membres du gouvernement, en présence de la Représentante de l’UNFPA en Guinée, Dr Marcelle Chevallier et de partenaires multi et bilatéraux au développement.

Depuis 21 ans, la communauté internationale commémore cette journée qui, cette année, porte sur le thème : ‘’tout le monde compte’’.

Ainsi, la JMP renvoie à l’importance de la valeur et de la dignité de chaque être humain et met l’accent sur l’importance du recensement de la population afin de disposer de données actuelles et fiables pour le développement.

Aujourd’hui, toutes les données sont basées sur des projections, étant donné que le dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH) remonte aux années 1996, précise le même communiqué.

Par conséquent, le troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH III) de 2010, une fois réalisé, permettra à la Guinée de disposer des informations récentes sur l’effectif de la population guinéenne, sa répartition géographique et ses caractéristiques au niveau de toutes les unités administratives.

Ce sera aussi le moyen de faire des projections aux fins de la planification et l’élaboration des politiques et programmes de développement et ceci se traduit, entre autres, par l’amélioration des services de Santé au niveau des hôpitaux et Centres de Santé, ainsi que par la multiplication d’autres services pour la population.

La mise à disposition de données démographiques actualisées facilitera la création de bases de données plus représentatives pour les recherches scientifiques et universitaires en Guinée.

Aussi, le recensement aura une implication directe sur la mobilisation des ressources car, le secteur privé pourra avoir une source de données qui lui permettra d’avoir plus de renseignement sur les potentialités en termes d’investissements.

A l’occasion de cette célébration, la directrice exécutive de l’UNFPA, Mme Thoraya Ahmed Obaid, a fait une déclaration dans laquelle elle a attiré l’attention sur ce que les chiffres nous disent concernant la population et qu'il est impossible d'ignorer.

Ainsi, Mme Obaid a fait un survol sur le thème de cette année, à savoir “Tout le monde compte”.

A propos de ce thème, elle a dit qu’en Asie, les recensements et enquêtes ont permis de reconnaître les déséquilibres du rapport de masculinité et l'absence de nombreuses filles, les gouvernements ont réagi, les médias ont longuement parlé des tendances troublantes et la population a été persuadée de la nécessité d'agir.

En Europe et dans les autres régions, le débat politique s'est échauffé quand l'analyse des données a conduit à examiner les niveaux d'immigration nécessaires pour maintenir le chiffre de la population et en contrebalancer le déclin et le vieillissement.

Là-dessus, elle a ajouté que les données peuvent révéler des situations frappantes dans certains pays. Il peut arriver que les filles retardent l'âge du mariage, qu'une population autochtone soit très nettement sous desservie, et que des taux plus élevés d'utilisation des contraceptifs et de présence d'un personnel qualifié aux accouchements fassent apparaître un progrès vers l'amélioration de la santé maternelle, ce qui est l'un des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

AGP/12/7/010 AB/ST

 
Journée mondiale de la population: Vers le troisième recensement de la population guinéenne


2010/7/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/La Guinée à l’instar des autres pays du monde a célébré le 11 juillet, la journée internationale de la population 2010.Placé en Guinée sous le thème "Plaidoyer pour le troisième recensement général de la population et de l’habitation" cette journée a été marquée par deux messages.

Le message de la ministre guinéenne en charge du Plan et de la coopération et celui de la représente locale de l’unfpa, fonds des nations unies pour la population.

Dans sa déclaration, Mme Dienabou Saifon Diallo, ministre guinéen en charge de la coopération, qui rappel que l’Onu a décidé de célébrer cette journée sous le thème "Tout le monde compte" pense que la célébration de cette journée offre l’occasion à chaque pays, de mieux prendre conscience de ses problèmes de population et de leur relation avec le niveau de son développement.


"Mieux, a t-elle ajouté, ce thème va au-delà du simple comptage des hommes et des femmes pour inscrire la collecte des données démographiques et sociales parmi les priorités stratégiques en matière de gestion du développement national"

La Guinée possède t-elle ces données démographiques et sociales fiables ?

Pour la ministre, "En dépit de la réalisation de la première enquête démographique et de santé dans les années 50, l’évaluation des besoins effectués en Guinée en 1979 par l’unfpa, a montré que le pays manquait presque totalement de données de population actualisées et fiables..."

"Toutefois au cours des trois dernières décennies, selon Madame Dienabou Saifon Diallo, le gouvernement avec l’appui de ses partenaires a pu conduire d’importantes opérations de collecte de données dont deux recensements généraux de la population et de l’habitation et trois enquêtes démographiques et de santé."

Bien que d’autres stratégies sectorielles aient été définies en vue d'atténuer les conséquences des problèmes dans les secteurs prioritaires comme la Promotion de la femme, la ministre guinéenne de la coopération, reconnait que « les résultats actuels en matière de statistiques sociales ne doivent pas cacher les immenses besoins en données chiffrées sur la population... »

Justement dans le message de Dr Marcelle Chevallier, représentante de l’unfpa en Guinée, celle-ci affirme qu’en « Guinée, le recensement de la population et de l’habitation est d’autant plus important que nous ( ndlr : Unfpa ) travaillons actuellement sur des projections de données collectées depuis 1996. Il existe donc un besoin urgent de données récentes pour une planification efficace »

D’où l’appel de la représentante locale de l’unfpa à l’endroit des décideurs à tous les niveaux en Guinée pour la réalisation du troisième recensement de la population et de l’habitation en Guinée.

Naby Moussa Camara

Chef de bureau ''AEG'' en Guinée

 
Soutien des candidats originaires de la Basse Guinée à Alpha CONDE: L'UFR dénonce une alliance régionale.

2010/7/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le samedi 10 juillet 2010, une réunion d’une prétendue coordination de la Basse Guinée s’est tenue à la résidence du Général Facinè Touré.

Au cours de cette réunion, des candidats originaires de la Basse Côte à la dernière élection présidentielle ont décidé d’apporter leur soutien au Professeur Alpha Condé pour le second tour.

À notre grande surprise, le nom de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a été associé à cette démarche. En conséquence, cette rencontre ne saurait engager notre Parti.

Nous signalons que:

1)- L’UFR étant un Parti national et transversal, les élections récentes l’ont prouvé, ne saurait s’associer à une alliance régionale-ment circonscrite.

2)- Aucun candidat ne saurait en aucune façon engager des voix qu’il n’a pas obtenues lors de la dernière consultation présidentielle.

3)- L’Union des Forces Républicaines a introduit un recours en contestation des résultats provisoires auprès de la cour Suprême. De ce fait, elle attend le verdict de la juridiction suprême. C’est après ce verdict que les instances dirigeantes, après consultation des militants, feront connaître la position du Parti.

En attendant, le Bureau Exécutif du Parti invite les militantes et militants à rester mobilisés et vigilants face aux tentatives d’intoxication d'où qu'elles viennent et à attendre les consignes du Parti.

Conakry, le 11 Juillet 2010

Le Bureau Exécutif de l’UFR


 
Guinée: Les USA renforcent la sécurité de Sékouba Konaté

2010/7/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le Président américain, Barack Obama, a offert à son homologue guinéen, le Général Sékouba Konaté, une voiture blindée destinée à renforcer sa sécurité, a-t-on appris de source officielle dans la capitale guinéenne.

L'ambassadrice des Etats-Unis, Patricia Moller, qui a remis, samedi, au Général Konaté les clés de la voiture, une 4x4 de marque Toyota, a indiqué que ce véhicule servirait à renforcer la sécurité du Général Konaté, dont la garde rapprochée a été formée par les Américains.

Le Président Obama avait déjà adressé en début de semaine à son homologue guinéen un message de félicitations pour « la bonne organisation » de la présidentielle du 27 juin dernier à laquelle une trentaine d'observateurs du Centre Carter (du nom de l'ancien président américain, Jimmy Carter) avaient pris part aux cotés d'autres observateurs étrangers.

La diplomate américaine avait supplié récemment le Président de la transition de revenir sur sa menace de démission, après les injures proférées à l'encontre de ses parents par les militants de l'Union des Forces républicaines (UFR) de Sidya Touré qui estimaient que leur candidat avait été éliminé, lésé.

On rappelle que le gouvernement américain avait débloqué en faveur de la Guinée une enveloppe de plus de 5 millions de dollars US destinée à l'organisation de la présidentielle, dont les résultats définitifs pourraient être publiés le 19 juillet par la Cour Suprême.

Pana

 
GUINEE : Transition démocratique ou ethnique ?

2010/7/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le Général Sékouba Konaté, l'homme fort de la Guinée, s'est encore fâché rouge, mardi dernier. Il a convoqué les principaux chefs de partis guinéens et les a menacés de démissionner, comme il l'avait déjà fait début janvier à Ouagadougou, pour convaincre son prédécesseur, le capitaine Moussa Dadis Camara, de le laisser rendre le pouvoir aux civils.

Six mois et une élection plus tard, ce sont les civils que Konaté a voulu mettre, cette fois, face à leurs responsabilités.

En jeu, le bon déroulement de la transition démocratique en cours, un tournant historique après les longues années de dictature d'obédience communiste de Sékou Touré (1958-1984), puis les régimes militaires de Lansana Conté (1984-2008) et de Moussa Dadis Camara (2008-2009).

Le premier tour du scrutin présidentiel, le 27 juin, a donné lieu à d'immenses espoirs, dans la mesure où les élections se sont bien déroulées. Le vote a aussi - et c'est une moins bonne nouvelle - déclenché d'intenses tractations, entre chefs de partis politiques.

Ces hommes, qui représentent la relève et l'avenir, ont cru bon de discuter, sans attendre les résultats du scrutin, de savoir qui devait être en lice au second tour de la présidentielle, prévu pour le 18 juillet.

Cellou Dalein Diallo, ancien Premier ministre de Lansana Conté et grand favori, a protesté le premier contre des bourrages d'urnes. Il se place pourtant en tête, avec 39,7 % des suffrages (l'équivalent de la part de la population peule, l'ethnie à laquelle il appartient). Il est suivi par l'opposant historique Alpha Condé, d'ethnie malinké, crédité de 20,6 % des voix.

Après l'annonce des résultats, le 2 juillet, l'un des principaux candidats, Sidya Touré, un autre ancien Premier ministre de Lansana Conté, populaire dans la capitale pour avoir apporté l'eau et l'électricité aux habitants de Conakry, a été donné troisième avec 15,5 % des voix.

Issu de l'ethnie Diakanké, minoritaire, Sidya Touré a été pénalisé par le vote à forte dominante ethnique qui s'est joué en Guinée, mais aussi, vraisemblablement, par les tractations qui se sont jouées entre le vote et l'annonce des résultats.

Il a fait savoir qu'il n'était pas d'accord pour être exclu du second tour, et dénoncé des irrégularités.

«Si Sidya Touré était arrivé au second tour, le report sur lui des voix d'Alpha Condé aurait été très défavorable à notre candidat», explique de son côté un parent de Cellou Dalein Diallo.

Un commentaire qui sonne comme un aveu, mais qui révèle aussi la nature des enjeux : les Peuls, qui n'ont jamais exercé le pouvoir en Guinée, estiment que leur tour est arrivé.

Beaucoup, dans l'entourage de Cellou Dalein Diallo, sont persuadés «qu’ils» feront tout pour empêcher l'avènement des Peulhs au pouvoir – ce «ils» recouvrant les anciens ministres, généraux, préfets et tenants du pouvoir d'autres origines ethniques.

Décidément, la démocratie paraît bien mal partie, en Guinée.

Par Sabine Cessou
Source : Libération



 
Scrutin du 27 juin 2010: Où sont passés les 45 milliards du contribuable guinéen, faut-il auditer la CENI ?



2010/7/11

Aujourd'hui en Guinée
CONAKRY/Après le passage à la télévision nationale du Premier ministre guinéen Jean Marie Doré, pour fustiger financièrement l’organisation catastrophique du scrutin du 27 juin dernier, l’urgence commande de lancer un audit financier à la Ceni, cette fameuse commission d’organisation des élections en Guinée. Il y va de la crédibilité des futures échéances électorales en Guinée.

45 milliards de francs guinéens du contribuable guinéen sans parler d’autres centaines de millions d’euros injectées par  la communauté internationale pour l’organisation d’un scrutin crédible en Guinée. Voilà le piètre résultat, qu’a abouti la commission d’organisation des élections en Guinée : une élection bâclée caractérisée par des fraudes massives, d’irrégularités graves, de falsifications des documents électoraux...

Pourtant à en croire le Premier ministre Jean Marie Doré, la commission d’organisation des élections "avait suffisamment reçu d’argents plus qu'elle n’en avait demandé. De 30 milliards réclamés pour un premier temps, il a été finalement mis à sa disposition 45 milliards de nos francs. Ce qui pouvait lui permettre d’acheter des véhicules pour pouvoir mener à bien les déplacements et de faciliter la centralisation rapide des résultats…"

Au-delà de la crédibilité du scrutin du 27 juin dernier qui est fortement atteinte, à cause de l’irresponsabilité de la Ceni à laquelle candidats et militants ont profité pour bourrer les urnes surtout à l’intérieur du pays, c’est la gestion financière de nombreux fonds et de la Guinée et de la communauté internationale mis à la disposition de la Ceni, qui est mise en cause après les révélations troublantes de Jean Marie Doré la semaine passée.

Pour beaucoup de Guinéens, il faut un audit financier à la Ceni pour savoir comment ces importantes sommes d’argents ont été gérées.En tout cas les moyens financiers injectés dans l’organisation du scrutin présidentiel du 27 juin dernier ne ressemble nullement à ce piètre résultat tant décrié de la Ceni.

Une seule question taraude les esprits: Où sont donc passés les 45 milliards du contribuable guinéen ?

Mohamed Camara

 
Guinée : Sidya Touré se justifie, Lansana Kouyaté accuse, Alpha Condé réplique !

2010/7/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Lors de la visite de travail du président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping, en Guinée, ce mercredi, il a rencontré les 24 candidats à la Présidentielle du 27 Juin 2010. Une belle occasion pour ces derniers de se lancer des flèches acerbes et de régler des comptes. Dans ce passage, Sidya Touré s'est justifié, Lansana Kouyaté a attaqué, Alpha Condé a répliqué ! Lisez !

Sidya Touré (UFR) : « Nous sommes allés à des élections le 27 juin dans les conditions que vous connaissez. Cela a manqué énormément de préparation. Il faut avoir l'honnêteté intellectuelle le de dire aujourd'hui, parce que beaucoup de choses ont manqué. Il y a des endroits où des citoyens n’ont pas pu voter parce qu’ils étaient éloignés de leurs bureaux de vote. (…) Il y a deux jours, il y a eu des manifestations à Conakry, certaines femmes de mon parti sont sorties pour revendiquer. Nous avons demandé qu’elles arrêtent ces mouvements afin que nous puissions aller sereinement vers l’examen des dossiers que nous avons déposé à la Cour suprême. J’estime que le fait que dans un quartier de Conakry, le plus important d’ailleurs Matoto que tous les jours on découvre des urnes. Cela a participé à réchauffer des esprits un peu partout. Il y a eu un ensemble de dérapages. Nous avons essayé depuis deux jours de réunir ces femmes pour essayer de calmer la situation. Nous disons qu’en ce qui concerne l’Union des forces républicaines, nous attendons sereinement les résultats de la cour suprême. Notre parti se conformera à cette décision.»


Lansana Kouyaté (PEDN) : "Comme vous, Mr le Président, j'avais cru que la Guinée allait donner le bon exemple. Mais venant d'où nous sommes venus, je pensais que nous allions surprendre. Les premiers signes ont été donnés par un vote massif des populations... Cela a montré la maturité des guinéens. Mais nous avons tous été supris par ce qui est arrivé après. Parce que nous étions sur la bonne voie. Ce qui s'est passé, ce sont les urnes qui ont retrouvées ça et là. Rien qu'avant- hier (lundi) à Sangoyah dans Matoto, c'était 16 vraies urnes avec Bureau de vote constatées par les huissiers et déposées au niveau des commissariats. A Enta, 9. A Kissosso, une. A Kankan, 11. C'est cela la réalité. C'est ce qui est en train de mettre un arrêt à notre espoir. Selon les huissiers, près de 629 milles voix ont été annulées, ça va au delà de 20 % de l'électorat. La vérité est trop frappante qu'on n'a pas besoin de trop insister parce que le Président de la CENI l'a reconnu les fraudes massives. Le PEDN n'a jamais donné une consigne de mobilisation, nous nous sommes inscrits dans la logique du droit. Nous plaçons toute notre confiance en la Cour suprême. Ce n'est pas la rue qui règlera ce problème, mais le droit. Nous espérons qu'aucune pression, ni de l'intérieur ni de l'extérieur, ne viendra perturber le travail de cette Cour. Je voudrais vous assurer que si nous avons saisi la Cour, c'est plus qu'un droit que nous réclamons, mais un devoir de vérité que nous suggérons. Je voudrais vous assurer que nous n'entreprendons rien pour créer un troisième tour avec des bâtons et des haches, mais que nous demandons simplement à la Cour de dire le droit. Y a pas de maximum à attendre d'une élection, on se contenterait de l'optimum, mais faut- il que cet optimum se fasse avec sérieux. Justement, c'est le bât a blessé. Il faut tirer les leçons de tout ça" a-t-il dit.


Le Pr Alpha Condé (RPG) : « S'il y a un parti qui peut se plaindre de ces élections, c'est bien mon parti. La plupart des diplomates m'avaient demandé de ne pas accepter que la CENI organise ces élections, parce qu'elle est contre moi. J'ai dénoncé à plusieurs reprises le comportement de la CENI. Tout le monde sait à quel parti politique le Président de la CENI appartient. En Guinée, tout le monde le sait... Je vous garantis que nous ne nous permettrons pas que ce pays plonge à nouveau dans une autre crise. Nous nous connaissons entre nous en Guinée. Nous savons où les fraudes les plus massives ont eu lieu. Mais ce sont ceux qui fraudent beaucoup, qui crient à la fraude. Quand on a fait croire au monde qu’on est le plus fort et que la réalité montre ce qu’on est, il faut bien qu’on trouve des explications. La politique, c'est la réalité du terrain qui compte, ce n'est pas le tapage médiatique international. Vous connaissez mieux que moi les réalités du terrain. Malheureusement, les gens n’acceptent pas souvent cette réalité. Mais, je pense que ce n’est pas important. Moi, je vous assure qu’en aucun cas les militants du RPG ne cassent. Pendant toute la campagne, pas un seul œuf n’a été cassé par un militant du RPG, il n’y a eu aucun endroit où il y a eu des troubles provoquées par un militant du Rassemblement du Peuple de Guinée. Je pense que cela est important à signaler. Pourtant, on nous qualifie d’extrémistes… mais voilà la réalité. Donc, de ma part et de la part de la plus part des patriotes, je vous garanti que nous allons faire en sorte que la Guinée redevienne peut-être pas tout à fait comme en 58…mais qu’on revienne dans le concert des nations et que la Guinée y gagne.»


Bah Abdoulaye


 
Révélations:"Je vous avoue qu’au moment où l’on proclamait les résultats de l’élection, certaines urnes continuaient encore à parvenir à la Ceni" dixit Jean Marie Doré

2010/7/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le Premier ministre guinéen Jean Marie Doré, s’adressant, en début de weekend dernier, aux Guinéens, à travers leurs sages, a levé un coin de voile sur l’organisation catastrophique, savamment orchestrée du scrutin du 27 juin 2010.

Le premier ministre guinéen affirme à l’intention de l’opinion nationale et internationale qu’au moment où l’on proclamait les résultats de l’élection, certaines urnes continuaient encore à parvenir à la Ceni...’’

La Cedeao, l’Union Africaine, l’Union européen, les États unis et les Nations unis... qui ont mis des moyens financiers et techniques pour une élection crédible sont encore servis - après d’autres révélations troublantes que trainent le scrutin du 27 juin 2010 - du plat faisandé qu’a préparé la Ceni, le gouvernement guinéen et le Cndd au compte de cette élection visiblement bâclée.

Avec les urnes remplies de bulletins qui se promenaient encore dans Conakry après les résultats provisoires, avec les fraudes massives
(rendues possible grâce aux cartes d'électeurs falsifiées, aux fausses fiches de procuration) avec le non contrôle des résultats de onze préfectures de la Guinée forestière et de la Haute Guinée, ainsi que la non prise en compte des voix d’une centaine d’urnes que vient de rendre public le Premier ministre guinéen... rien, pour l’instant, ne reste pour annuler ce scrutin globalement piégé et savamment orchestré en faveur d’un ou des candidats.

A la télévision guinéenne tout comme à la radio nationale, ce weekend, des images révoltantes des dizaines de présidents de bureaux de vote et d’autres personnes associées aux dossiers de falsification des cartes électorales continuent de choquer l’opinion nationale. Ces présumés coupables citent comme complices presque tous les chefs de quartiers de Conakry.

Avec des chefs de quartiers qui ne se gênent plus de réaffirmer leur attachement à un des candidats, produit du régime défunt et chez qui des réunions ont été tenues avant et après le scrutin, les observateurs n’ont fait qu’un pas pour penser à des fraudes massives organisées, préparées et mises en œuvre par ces représentants de l’état à la base en faveur d’un candidat.

Mais ce qui est encore troublant dans cette élection purement ethnique, est pourquoi presque tous les présumés accusés des dossiers de falsification présentés à la télé, ce weekend, viennent tous de la même communauté ?

Après avoir qualifié de calme la tenue du scrutin du 27 juin dernier,l’on comprend pourquoi aujourd’hui la communauté internationale ainsi que leurs observateurs observent la prudence par rapport à la suite de la présidentielle en Guinée, qui n'a pas fini de livrer ces secrets.

A à cette étape malheureuse de la transition guinéenne, le président de la cour constitutionnelle Mamadou Sylla, connu pour son intégrité, a tous les arguments nécessaires pour lire le droit afin de libérer la Guinée de cette pourriture d’élection ; à laquelle certains candidats et leurs militants n’ont pas manqué un seul instant pour initier, organiser systématiquement - en amont et en aval du processus - des fraudes massives et permis des irrégularités graves sans parler des annulations fantaisiste et dirigées de voix dans les fiefs de l’Ufr et du Pedn...


A suivre

Germaine Togba

 
Première dame de la Guinée : Konaté Hadja Aïssatou Bah veut s'inspirer des actions de Mme Touré Lobbo Traoré

2010/7/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Konaté Hadja Aïssatou Bah est l'actuelle première dame de la Guinée, elle est très active dans le social à travers sa Fondation Hadja Aïssata Bah Konaté, qu'elle vient de lancer il y a quelques mois en Guinée.

Cette fondation vole toujours au secours des plus démunis, les orphelins, les enfants de la rue, les femmes en difficulté. Son slogan est : " Aidons les Femmes et les Enfants en Situation difficile ". C'est au cours de la cérémonie de réception des quadruplés nés à Mamou (une ville de la Guinée) à l'hôpital de Donka, que nous l'avons rencontrée. Très simple, avec peu de protocole, elle souhaite devenir comme l'humaniste Touré Lobbo Traoré, même si elle n'atteindra pas le niveau des œuvres humanitaires de Mme Touré Lobbo

Elle compte être quand même sur son chemin, suivant ainsi ses traces. Déjà, à Conakry, beaucoup de gens comparent Sékouba Konaté à ATT, parce qu'il est actuellement le président de la transition en Guinée, et tout le monde sait qu'au Mali c'est ATT qui a conduit le pays à la démocratie après une transition de 14 mois.

La femme de Sékouba Konaté est consciente de tout cela, c'est pourquoi elle veut se battre pour les femmes et les enfants. Déjà, elle a fait un don pour les quadruplés de Mamou, dont un est, malheureusement, décédé. Konaté Hadja Aïssatou Bah a demandé aux responsables sanitaires de l'hôpital de Donka de prendre soin des trois autres qui sont en vie. Le suivi du traitement de ces nouveaux-nés est aussi sa priorité. La femme du tout nouveau général d'armée, Sékouba Konaté, est en train de poser des actes, à travers des centres de coupes et coutures, la formation et l'insertion socio-éducative des femmes. ''Aidons les Femmes et les Enfants en Situation difficile» n'est pas, selon elle, un slogan creux, parce que, d'après elle, les femmes sont les victimes des crises car, elles sont très souvent marginalisées et même oubliées. C'est pourquoi, la première dame de la République de Guinée, Konaté Hadja Aïssatou Bah, invite les autorités à mettre les femmes au centre de leurs préoccupations.

En tout cas, elle a le soutien des femmes des ministres, qui l'accompagnent dans ces missions, à Conakry et à l'intérieur de la Guinée. Quand on lui a fait savoir que sa grande sœur, Touré Lobbo Traoré, a aussi le soutien de certaines femmes dont les maris sont dans le gouvernement, elle dira que ces soutiens sont inestimables pour le changement des mentalités, parce que derrière chaque grand homme il y a une grande dame. Certes sa fondation ne peut pas aider toutes les femmes de la Guinée, elle compte apporter sa pierre à la construction du pays, parce qu'avant tout, elle se considère comme une citoyenne. Son devoir c'est d'aider les femmes comme elle le fait pour les enfants.


En tout cas, petit à petit, la fondation " Hadja Aïssata Bah Konaté " est en train de faire son bonhomme de chemin, en s'occupant des couches les plus défavorisées, du pays. Pour les enfants en situation difficile, un centre leur sera dédié, pour leur prise en charge et leur suivi jusqu'à un certain âge. La fondation compte être présente aux côtés des enfants pour la sauvegarde de leurs droits (éducation, santé et droits aux soins), mais aussi en leur faisant savoir qu'ils ont des devoirs.

Kassim TRAORE

Envoyé spécial

Source Maliweb

 
L'intégralité de l'ntervention de M.Lansana Kouyaté devant le Président de la commission de l'UA

2010/7/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Après Sidya Touré, le président du PEDN, Lansana Kouyaté, a expliqué qu’il dit presque la même chose que son frère, le Président de l'UFR à la seule différence qu’il n’a pas envoyé ses militants manifester. AfricaLog vous livre en intégralité, l’intervention du Président du PEDN le 7 Juillet 2010 :

"Chers collègues candidats, mesdames et Messieurs, Monsieur le Président de la Commission de l'UA, je voudrais dire comme vous, que la Guinée allait donner l'exemple. Vous vous êtes référés en 1958, c'était peut-être le plus bel exemple de l'histoire des indépendances. Cette fois-ci, peut-être que ce n'était pas le premier exemple puisque d'autres pays nous ont précédé dans la voie de la démocratie sereine. Mais venant d'où nous sommes venus, nous avons pensé que nous allons tout au moins surprendre.

Les premiers signes ont été donnés par un vote paisible des populations. Le 27 juin, là où j'ai été, j'ai vu des citoyens alignés sereinement, respectant même la différence d'âge pour faire voter les anciens qui venaient en retard. Cela a incontestablement montré la maturité de cette population. Nous avons été tous surpris par ce qui est venu après.

Parce que nous étions sur la voie de ce bel exemple dont vous avez parlé. Ce qui c'est passé, ce sont les urnes qui ont été retrouvées çà et là. Rien qu'avant hier, (lundi 5 juillet Ndlr) à Sangoyah, dans Matoto effectivement, c'était 16 vraies urnes avec bureau de vote, constatées par les huissiers et déposées dans les Commissariats où à la Gendarmeries. A Entag, c'était 9, à Kissosso, une, à Kankan 11, c'est cela la réalité; et c'est ce qui est en train de mettre un arrêt à l'espoir que nous avions que ces élections allaient se dérouler dans les bonnes conditions. Selon ce qui nous a été dit par les huissiers, près de 629 000 bulletins annulés. Ça va au-delà des 20% de l'électorat. La vérité, on n'a même pas besoin d'insister là-dessus, puisque le Président de la CENI lui-même a reconnu en préambule du document qu'il a présenté, qu'il y avait des fraudes massives.

Mon parti, le Parti de l'espoir pour le développement national, n'a jamais donné de consignes de mobilisation. Nous avons, comme ailleurs, pensé qu'il fallait utiliser le droit et que le droit soit dit face à ces lacunes graves. Nous avons entamé la procédure de saisine de la Cour Suprême. Nous plaçons toute notre confiance en cette Cour et pensons qu'il n'y a pas dix mille voies, ce n'est pas la rue qui va régler le problème, mais c'est le droit. Nous l'avons saisi selon les formes requises en espérant qu'aucune pression ni de l'intérieur, ni de l'extérieur ne viendra perturber le travail de cette Cour.

Si nous n'avons pas donné de consignes de mobilisation, c'est parce que nous étions dans la droite ligne de ce que j'appelle l'exercice du droit souverain. Et je voudrais donc vous assurer que si nous avons saisi la Cour Suprême, c'est pour que les Guinéens sachent, que c'est plus qu'un droit que nous réclamons, c'est un devoir de vérité que nous voulons imposer où du moins suggérer pour que demain, les Guinéens soient fiers de leur vote reflété, non par ces résultats trompés quand même, mais reflétés par une décision de justice.

Je voudrais donc vous assurer que nous n'entreprendrons rien pour pouvoir créer un 3ème tour avec des bâtons ou des haches, mais que nous demandons simplement à la Cour suprême de dire le droit.

Il faut tirer les leçons de tout ça et la Guinée doit être à même de le faire. La CENI a fait ce travail, mais comme le disait le Président de l'UFR, tout le monde savait qu'on allait cahin-cahan, mais il n'y a pas de maximum à attendre d'une élection, on se contenterait de l'optimum, mais faut-il que cet optimum se fasse avec sérieux. Justement c'est là où le bât a blessé, c'est là où cette fraude massive s'est passée. Je ne fais que citer les auteurs qui étaient chargés de contrôler, de réguler cette élection: nous pensions que cette fraude massive n'allait pas se passer.

Monsieur le Président, je dis presque la même chose que notre frère de l'UFR à la seule différence que je n'ai pas donné de consignes, parce que je me suis inscrit dans le droit dès le début et je veux que ce droit soit dit! Parce que c'est ça notre recours, on n'a pas d'autre que ça. Je souhaite que votre mission soit couronnée de succès et que votre séjour nous éclaire mieux sur ce qui s'est passé ici.

Si demain, nous voulons, nous devons nous taper la poitrine pour dire que nous faisons partie de la société des pays démocrates, il faut que l'entrée dans cette démocratie se fasse proprement. La Cour Suprême nous y aidera. Je vous remercie!"

 
Interpellation du gouverneur de Conakry par les services de la gendarmerie

2010/7/11

Aujourd'hui en Guinée APA- Co­na­kry / Le gou­ver­neur de la ville de Co­na­kry, Mo­ha­med Diop, a été lon­gue­ment au­di­tion­né ven­dre­di dans la soi­rée, par les ser­vices de gen­dar­me­rie du pe­lo­ton mo­bile nu­mé­ro 3 (PM3) de Ka­loum, à la suite des ma­ni­fes­ta­tions qui se sont dé­rou­lées le len­de­main de la pu­bli­ca­tion des ré­sul­tats, met­tant en cause ou­ver­te­ment la neu­tra­li­té du gé­né­ral Sé­kou­ba Ko­na­té, pré­sident de la Tran­si­tion, a ap­pris APA sa­me­di de source po­li­cière.

Selon nos sources, la mau­vaise ges­tion de cette crise au­rait été re­pro­chée au gou­ver­neur de Co­na­kry.

Les mi­li­tants et sym­pa­thi­sants de l’Union des forces ré­pu­bli­caines de Sidya Touré avaient bravé les in­ter­dits pour prendre la rue et s’en prendre au gé­né­ral Ko­na­té, bien que toute ma­ni­fes­ta­tion soit in­ter­dite en cette pé­riode poste-​élec­to­rale.

Il a fallu de longues mi­nutes de né­go­cia­tions pour em­pê­cher que le gé­né­ral Sé­kou­ba Ko­na­té ne jette l’éponge, suite aux ac­cu­sa­tions por­tées contre lui par l’an­cien Pre­mier mi­nistre Sidya Touré, qui a af­fir­mé que Ko­na­té avait fait du « fa­vo­ri­tisme pour per­mettre à Alpha Condé d’aller au se­cond tour », à son dé­tri­ment.

Le chef d’état-​ma­jor gé­né­ral des ar­mées, le gé­né­ral Nou­hou Thiam, avait pro­fi­té d’une réunion avec Ko­na­té mardi der­nier, pour adres­ser une mise en garde « aux trouble-​fête, qui se­raient en­train de ma­ni­pu­ler des femmes et des en­fants, en les je­tant dans la rue ».

Cer­tains ob­ser­va­teurs po­li­tiques pensent déjà que l’in­ter­pel­la­tion de Mo­ha­med Diop, s’ins­crit sans doute dans cet es­prit qui consis­te­rait à laver l’af­front fait au pré­sident par in­té­rim.

Mo­ha­med Diop doit aussi sa pro­mo­tion à son ami­tié avec Sé­kou­ba Ko­na­té, qui dès la prise du pou­voir par la junte, l’a nommé au poste de gou­ver­neur, alors qu’il n’était qu’un simple pré­sident des sup­por­teurs du Syli na­tio­nal de Gui­née.

Après des heures pas­sées au PM3, Diop avait pu re­joindre les siens, où il a passé la nuit.



APA


 
L’union africaine et la communauté internationale face à leur responsabilité en Guinée

2010/7/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Depuis six mois voire un an, la Guinée bruissait de tout de tous les cris et haros relatifs à l’organisation pour la première fois d’une élection libre juste et équitable. Et les sirènes de la communauté internationale mêlaient les leurs à ces vacarmes retentissants. Force est de reconnaitre aujourd’hui, qu’au milieu de tous ces tintamarres les missionnaires de la communauté internationale, malgré les voyages et réunions multiples n’ont pas su circonscrire dans leurs dimensions réelles tous les problèmes afférents au scrutin du 27 juin 2010 . Sans nier les responsabilités des Guinéens, il faut noter les carences de ces experts internationaux dans l’échec électoral du 27 juin .


Il se s’agit guerre ici de vouer aux gémonies les efforts en tout genre déployés par eux à cette fin. En dehors de sa précipitation caractéristique au tour de laquelle la communauté internationale se devait de sonner le tocsin, ils ont laissé la CENI donner libre cours à ses fantasmes. A cet égard, le suivi et contrôle de cet organisme n’a que trop peu fonctionné .Son président qui était malade dit-on est resté à Paris loin des travaux préparatoires et n’est revenu que pour parachever les mécanismes de fraudes et d’irrégularités mis en place. Le Président de la CENI , Monsieur Ben Sékou SYLLA a d’ailleurs été exfiltré vers Paris dès l’annonce des résultats qu’il a lui-même reconnus comme entachés de graves irrégularités et de fraudes multiples.

Il est tout à fait concevable que, et la communauté internationale et le Président de la transition auraient du lui demander de s’en expliquer et en vue d’en tirer toutes les conséquences. Devant cette situation délétère créée par ces irrégularités et fraudes, il est urgent que la communauté internationale vienne en pompier efficace et efficient avant que le pays ne sombre dans de graves crises à l’instar de ce qui s’est passé en Sierra-Leone et au Libéria sans mentionner le Kenya et la Somalie. Le pompier après l’incendie équivaut au médecin après la mort. Et la morphine ne guérit pas un moribond. Il lui faut des prescriptions appropriées. La cour suprême est aujourd’hui mise devant une situation complexe et enceinte de tous les conflits inimaginables qui lui a été rétrocédé par ceux-là même qui aujourd’hui tentent de fuir leurs responsabilités organisationnelles.

Maintenant vouloir rectifier les irrégularités et autres fraudes par des méthodes correctives risque de porter atteinte aux scores provisoires annoncés des uns et des autres et susciter ainsi de vives protestations fondées ou non fondées pouvant aller jusqu’à la descente dans la rue de certaines troupes d’inconditionnels prêts à tout. Or, il est impossible après la reconnaissance par le président de la CENI lui-même de l’existante des fraudes et autres irrégularités, suivi de la démission avec fracas de son conseiller juridique, représentant le barreau guinéen et enfin de l’ensemble de l’exécutif de la transition de maintenir les résultats provisoires à l’état. Une situation qui d’ailleurs pourrait porter en germe un conflit éventuel entre les deux ethnies majoritaires du pays mais susceptible aussi de déboucher sur une conflagration ethnique généralisée qui ne sert à personne et qu’il faut à tout prix éviter totalement.

Il importe donc que la communauté internationale recharge ses citernes d’eau froide en vue de juguler toute éventualité négative. Pour se faire, elle se doit d’examiner la situation avec beaucoup de sérénité, de minutie, d’impartialité et très froidement. Mais aussi, écarter toutes considérations financières qui au lieu d’aider à éviter des dépenses éventuelles pourraient aboutir au contraire de l’épargne voulue .Il est vrai qu’à ce stade, seule la cour suprême porte le fardeau de la crise et toute intervention intempestive extérieure serait perçue comme une immixtion intolérable dans les affaires intérieures de la Guinée.

Ainsi, à notre humble avis et pour la préservation de la paix civile, il est plus sage d’annuler purement et simplement ce premier scrutin. Et de mettre ainsi les tensions actuelles au congélateur, et organiser les législatives d’abord. Lorsqu’une accalmie réelle sera enregistrée, finir le processus par les Présidentielles dans une atmosphère d’équité, de tolérance, de paix, et de non violence.

Emile Kaboré



 
Guinée: La CENI passe aux aveux, le laxisme à grande échelle

2010/7/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Les lendemains de l’élection truquée en Guinée, ne cessent de surprendre. Les preuves du laxisme mais aussi des fraudes massives savamment préparées pour écarter des candidats se multiplient. Le chef des opérations et de planification à la Ceni, lève un coin de voile sur le laxisme pendant le déroulement du processus à la Ceni.


Moins d’une semaine seulement après le scrutin, les urnes ont été saisies un peu partout à Conakry. Cette situation a continué après la proclamation des résultats au moment où l’un des candidats Sidya Touré de l’Ufr criait à la fraude massive et d’irrégularités tout comme d’autres candidats d’ailleurs.

La mauvaise gestion du scrutin a amené un avocat membre de la Ceni Maitre  Fodé Abass Bangoura, de rendre le tablier à cause des graves irrégularités survenues pendant le déroulement du scrutin qui s’explique par des bourrages d’urnes, la destruction et la rétention de cartes d’électeurs, la validation de procès-verbaux non signés par la commission administrative de centralisation

Et le gouvernement co-organisateur des élections avec la Ceni, ne voudrait pas prendre le risque de se taire. Sans toutefois se
désolidariser des résultats il a déploré que ‘’le scrutin du 27 juin qui devait d’etre exemplaire de transparence, ait été émaillé de graves irrégularités et entaché de nombreux cas d’irrégularités’’.

La crédibilité de la Ceni étant mise en cause tout comme la neutralité de la présidence de la république, le secrétaire général Tibou Kamara, a décidé de convaincre mais en vain. Car deux jours seulement après sa conférence de presse, la Ceni, continuait toujours à donner les résultats comme celui du candidat de RDIG, les voix obtenues par ce parti, soutient la commission, ayant été omises selon le vice président. C’était le comble de la manipulation.

Éclaboussée par des pressions des mouvements de protestations, la Ceni, le 8 juillet, fait des aveux et affirme que « les procès-verbaux remontés à la Ceni ont été examinés entièrement à l’exception de 11 préfectures dont 6 en Guinée forestière 5 dans la région forestière...» dixit El hadj Boubacar Diallo, chef du département Planification à la Ceni ; que beaucoup accusent, à tort ou à raison, de rouler pour Cellou Dalein Diallo, le candidat de l’Ufdg.

Et finalement la Commission d’organisation des élections a décidé de reporter la tenue du deuxième tour prévu à une date ultérieure.

Il en faut pour l'immensité des contentieux électoraux qui doivent amener la cour suprême à aller, au-delà de l’examen des recours, au récomptage des suffrages exprimés le 27 juin 2010 en Guinée. Le ballait diplomatique pour apaiser les tentions en Guinée ne manque plus.

M Jean Ping, président de la commission de l'UA tout comme Amadou Toumani Touré, président malien, qui sont venus toucher du doigt à la réalité ont du comprendre l’ampleur des fraudes et des irrégularités graves qui doivent forcement conduire à l’annulation de certaines circonscriptions électorales.


Germaine TOGBA

 
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