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13 Mars 2010 - 15h27
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Où est Alpha Condé, Président du RPG ?

2010/3/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Par le truchement d'une de ses connaissances béninoises du nom d’Arnaud de Laico Benin, M. Alpha Condé a tout fait pour être introduit auprès de Mouammar El Khaddafi qu'il a tout le temps vilipendé.

Ainsi, arrivé à Tripoli le 11 mars 2010, son intermédiaire béninois avait arrangé la possibilité de le faire loger à l'hôtel gouvernemental '' Corinthia'' où toutes les personnalités officielles de l'Etat Lybien sont reçues.

Informées, les autorités Libyennes l'ont fait déguerpir de l'hôtel après une heure de « séjour ». Il trouvera refuge à l'hôtel '' Mahari''.

Au moment où nous passons cette information, le leader du RPG se trouve dans cet hôtel, alors que le guide de la révolution Libyenne qui refuse systématiquement de le recevoir, a même lancé une enquête pour savoir laquelle de ses Ambassades lui a accordé un visa .

Alpha Condé s'est toujours présenté aux occidentaux et devant le Forum des Forces Vives de Guinée comme étant un anti-Kadhafi radical. Ses sources financières auraient-elles tari, au point qu’il n'ait plus comme alternative que de s'exposer au ridicule ?

 
A suivre....

 
Germaine TOGBA.

 
La Diaspora était mobilisée, maintenant elle s’organise : Communiqué

2010/3/13

Aujourd'hui en Guinée PARIS/ Chers compatriotes d’Europe, initiateurs de l’Appel pour des Assises des Guinéens de l’Extérieur en vue de notre fédération en une entité nationale, tous responsables d’initiatives similaires, responsables des sections d’Europe des Force vives de Guinée, responsables ou militants de Partis politiques, personnes morales ou physiques de la société civile, responsables de médias guinéens ou internationaux,

Chers Guinéens à l’Extérieur et chers amis de la Guinée,

Le Comité Provisoire de Pilotage du CNGE (Conseil National des Guinéens de l’Extérieur) Zone Europe, vous invite samedi 3 Avril à Paris, en vue de poursuivre la structuration en cours de la Zone Europe, pour occuper pleinement la place qui nous revient dans les instances de la République et l’espace de la Nation, en cette phase capitale de la transition.

Voici une proposition d’ordre du jour :

1) Mise en place d’un bureau provisoire de coordination,

2) Conditions de notre participation aux futures élections,

3) Conditions matérielles (temps, finances etc.) d’organisation de nos Assises nationales,

4) Divers.

Pour le Comité Provisoire de Pilotage :

El Hajj Saïdou Nour Bokoum


Informations pratiques

Lieu : Université de Saint-Denis Paris 8, Amphi A II ; Métro ligne I3.


Heure : de 14h à 18h


Contact : 06 78 10 26 44 ; 01 48 30 49 40


 
La déclaration de l’Alliance Nationale pour le Renouveau suite à son exclusion du CNT

2010/3/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ L'Alliance Nationale pour le Renouveau dément catégoriquement Hadja Rabiatou, présidente du CNT. A la faveur d'un point organisé ce mercredi 10 mars à la Minière, commune de Dixinn, l'autre entité politique de l'échiquier politique exclue du CNT la semaine dernière livre sa part de vérité à l'opinion nationale et internationale.

Citoyennes et citoyennes

Chers compatriotes


Le Directoire de l’Alliance Nationale pour le renouveau (ANR) et l’ensemble de ses cadres et des militants des 33 partis politiques alliés ont appris avec surprise et indignation sur les ondes des medias publics et privés la déclaration de présentation de madame Rabiatou Serah Diallo, syndicaliste et présidente du CNT, des membres statutaires du Conseil National de la Transition (CNT) le dimanche 07 mars 2010. Déclaration qui a précédé le décret de Monsieur le président de a République par intérim, président de la transition, général Sékouba Konaté nommant les 153 membres de cet important organe de la transition à la quelle tous les Guinéens, sans inclusion, attache une importance capitale. Cette déclaration de Rabiatou Serah Diallo présente l’ANR, notamment son président du Directoire des 33 partis constitués et l’entité politique la plus importante de l’échiquier politique national, l’Honorable Bah Ousmane, chevalier de l’ordre national du mérite comme un facteur de blocage du processus de transition arraché au prix de sacrifice ultime du peuple de Guinée.

Cette manœuvre de discrédit et de falsification des faits intentée contre Monsieur Bah Ousmane, président de l’ANR par Rabiatou Serah Diallo relève d’un plan de disqualification, pour des raisons connues de tous, de l’ANR du processus de la transition en cours. C’est aussi une manière insidieuse de monter les braves populations guinéennes au profit, bien entendu, de certains prédateurs en quête de légitimité populaire et autres partisans de la démocratie au rabais en faisant croire de fait que l’ANR était contre l’échéance présidentielle du 27 juin alors que toutes les sensibilité du pays, à commencer par l’ANR, appellent de leurs vœux à la tenue urgente et immédiate de ces élections.

Chers compatriotes,

Vous vous souviendrez que les nobles acquis de cette transition sont le fruit de l’aspiration de chacun et de chacune au changement depuis les évènements de 2006, de janvier et de février 2007 et du 28 septembre 2009.

En chacune de ces étapes historiques pour l’instauration d’un véritable Etat de droit, de bonne gouvernance dans notre pays, les partis de l’ANR se sont largement impliqués par leur option de dialogue, de paix au détriment de partis politiques obsédés pour le sang de Guinéens pour atteindre leur objectif.

Chers compatriotes, militants et sympathisants de l’ANR,

Contrairement à ce que des esprits mal intentionnés, les partisans de la démocratie au rabais veulent faire croire, l’ANR tient à affirmer et à réaffirmer à l’opinion nationale et internationale que, jusqu'au samedi 06 mars, les discussions entamées sous les bons offices de Monsieur Jean Marie Doré, premier ministre, chef du gouvernement de la transition le vendredi 05 mars à l’amphithéâtre de la primature autour de sa participation au CNT se poursuivaient. Les images et les sons, censurés à dessein pour des raisons que vous pouvez comprendre, en font foi.

L’ANR, à l’issue de la réunion du vendredi où un consensus a été dégagé pour rallonger de 101 membres comme initialement prévu dans la lettre de mission du président de la transition à 163 membres, s’attendait à la rencontre du palais du peuple cette fois, sous les auspices de la présidente du CNT et d’un des vice-présidents, en l’occurrence, El Hadj Mamadou Saliou Sylla, la réponse à la satisfaction de sa légitime demande de 15 sièges.

"Le droit pour le Forum des Forces Vives à s’arroger la part importante dans les institutions de la transition est le prix du sang obtenu le 28 septembre 2009", a déclaré Ahmed Tidiane Cissé le porte parole du jour des Forces vives au palais le samedi 06 mars en présence de la présidente du CNT et de son vice- président.

"Je veux que vous que me regardiez dans les yeux en affirmant pareilles infamies monsieur Cissé. Vous êtes mal placé de nous donner des leçons dans l’instauration de la démocratie en en Guinée pour avoir, en votre qualité de transfuge de l’opposition en faveur du parti au pouvoir d’alors, perpétuée la dictature. Si cela est le prix à payer pour avoir droit de citer dans la transition, ne comptez pas sur moi. Et si cela est à refaire, je ne me rendrai pas au stade", a répondu le président du Directoire Bah Ousmane sous l’œil de la caméra de la RTG.

Chers compatriotes,

L’ANR, conscient de l’intérêt de la participation de toutes les composantes nationales à la gestion de la transition,

Convaincu que les partis signataires de sa charte sont plus que déterminés pour une transition apaisée

Retenant que malgré sa volonté et son engagement pour une transition apaisée qu’elle a été délibérément et volontairement exclue du Gouvernement de transition en dépit de tout compromis,

Poursuivant malgré cet esprit d’exclusion, les négociations avec toutes les autorités pour sa prise en compte dans le CNT comme une entité politique essentielle,

Proteste contre la déclaration subversive et tendancieuse de la présidente du CNT.

Chers compatriotes,

L’Alliance nationale pour le Renouveau (ANR) reste ouvert a tout dialogue visant à un instaurer un climat de paix dans notre pays en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

C’est pour cela qu’elle en appelle à l’opinion nationale et internationale à la prise de responsabilité plus historique face à toute tentative de déviation ou d’exclusion.

Conakry, le 10 mars 2010

Le Directoire des 33 Partis politiques de l’ANR

 
Présidentielle 2010 : Manifestation de soutien à la candidature de Mamadi Diawara

2010/3/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le samedi 07 mars 2010 dernier, la commission régionale de la Basse Guinée du Parti du Travail et de la Solidarité (PTS), a organisé à son siège sis à la Minière, une manifestation de soutien en faveur de son leader, l’honorable El Hadj Mamadi Diawara.

Ils étaient plus d’un millier de militants et sympathisants venus massivement des cinq communes de la capitale, apporter leur indéfectible soutien au Président du Parti du Travail et de la Solidarité (PTS), l’honorable El Hadj Mamadi Diawara. Avant de rentrer dans le vif de cette manifestation politique, les danses folkloriques au rythme du balafon et de tam-tam aidées de talentueux comédiens ont égayé la rencontre.

C’est à 14 heures 30mns que le président du PTS a fait son entrée accompagné de la quasi-totalité des membres de la coordination nationale, des responsables des différentes fédérations de Conakry avec l’appui remarqué des fanfares invités pour la circonstance. La délégation du président du PTS a été accueillie par un tonnerre d’applaudissements et des chants à la gloire du premier responsable du PTS.

Après les salamalecs d’usage, le secrétaire permanent du Parti, Monsieur Oumar Magassouba a procédé à la présentation du Président du Parti et de sa suite suivit du discours du porte-parole de la commission régionale.

Dans son discours, le porte parole de la coordination n’a pas manqué d’évoquer la grandeur morale et les sacrifices consentis par le fondateur du Parti du Travail et de la Solidarité, illustrée par des exemples de ses réalisation matérielles. L’orateur s’est surtout appesanti sur l’implication de cet homme « bâtisseur dans le développement socio-économique de notre pays depuis l’avènement de la deuxième République… »

Dans la même logique, M. Magassouba de la coordination régionale a invité les militants, amis et sympathisants à ne ménager aucun effort pour défendre les couleurs de ce Parti présidé par l’ancien député du PUP. Il a surtout tenu à rappeler que « seul le PTS a la couleur d’un Parti national dans le paysage sociopolitique de notre pays… » Des chansons dans des langues du terroir, Soussou, malinké, peulh et les imitations de comédiens en langue Guerzé illustraient à suffisance le caractère fédérateur de ce parti qui monte en puissance, selon les organisateurs de la rencontre.

Assurément satisfait par ce mouvement de soutien, le président du PTS a félicité et remercié la commission d’organisation. Il a promis de tout mettre en œuvre pour le triomphe de son Parti jusqu’à la victoire finale.

De nouveaux adhérents au PTS sont venus grossir le nombre des militants. En témoigne, la vingtaine de nouveaux militants qui ont, en marge de cette manifestation de soutien, volontairement manifesté leur adhésion au PTS de Mamadi Diawara. Visiblement satisfaite, la commission nationale a, de son côté, accueilli favorablement l’arrivée de ces nouveaux membres tout en leur expliquant le chemin à parcourir avant de porter leur champion à la magistrature suprême.

On notait également à ces retrouvailles politiques, la présence des invités venus d’autres préfectures du pays, notamment de Beyla, Labé, Coyah, Faranah et de Mali Yenbèrèn.

Une correspondance de Sougoulé Fatoumata (Stagiaire)pour Kibarou.

 
Deuxième rencontre des membres du CNT : Des contradictions autour des attributions du CNT soulevées

2010/3/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le 10 mars 2010 , les membres statutaires du Conseil National de la Transition, CNT, ont tenu leur deuxième session au Palais du peuple à Conakry .

Comme il avait été demandé à la première rencontre, des propositions sur les commissions de travail ont été faites. Huit commissions à savoir, la commission constitutionnelle chargée de la relecture de la Loi fondamentale suspendue ; la Commission chargée de la relecture des textes électoraux (code électoral, textes légaux et réglementaires sur la Ceni ), la Commission des finances chargée de l’examen de la loi des finances et d’autres questions économiques et financières; la Commission des Lois et des Accords chargée de l’examen et de la préparation à la ratification des textes (Lois organiques, Accords, traités internationaux ...); la commission d’évaluation et du suivi de l’action gouvernementale ; la commission d’évaluation et du suivi de la CENI; la commission de la réconciliation nationale et des droits de l’Homme et enfin la commission de défense et de sécurité, ont été retenues.

Au cour de cette session également il a été mis en place une cellule qui réfléchira sur les attributions de ces huit commissions. La cellule a été également chargée de faire un projet d'ordonnance qui sera soumis à la signature du Président et qui doit clarifier les attributions du Conseil National de la Transition. Et pour cause? Il a été constaté par les membres du CNT une contradiction profonde entre l'ordonnance de création du CNT qui le fait un organe consultatif contrairement aux Accords de Ouaga, qui le considèrent comme un organe délibérant.

Toutefois il n y a pas de péril en la demeure. Puisque dans le décret de création du CNT, fait par le Général Sékouba, il a été dit que ses attributions seront définis ultérieurement. La balle donc est dans le camp présidentiel.

A suivre

Mohamed Camara

 
Compte-rendu des sessions extraordinaires des Ministres des 6 et 10 mars 2010

2010/3/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Une session extraordinaire du conseil des Ministres s’est tenue le samedi 6 mars 2010 de 14h30 à 17h et s’est poursuivi le mercredi 10 mars de 12h à 13h 30mn sous la présidence du premier ministre de transition, Jean marie Doré. Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour, examen et adoption du projet de budget 2010 et questions diverses.

Au titre du premier point de l’ordre du jour relatif au projet de budget pour l’exercice 2010, le Ministre de l’économie et des finances a rappelé les contraintes qui pèsent sur l’économie de notre pays et lancé les critères qui ont prévalu dans la projection des dépenses envisageables au regard des recettes escomptées. Le projet de budget 2010 tient compte de la dégradation de l’environnement national et international marqué par la baisse des activités économiques,etc.

Il prend également en compte les lacunes constatées dans la gestion des finances publiques durant l’exercice écoulé. Absence de budget formel, non respect des procédures de passation et d’exécution des marchés publics, violations des principes d’unicité de caisse etc. Il a indiqué que la baisse significative en 2010 des recettes tirées de l’activité minière due à la crise mondiale ne peut être compensée que par un effort accru dans la collecte de nos recettes non minières qui doivent enregistrer durant l’exercice en cours d’une hausse de 58,32%.

Aussi le projet de budget proposé est-il inspiré des mesures de politique générale envisagé en 2010 et qui sont le renforcement du pouvoir d’achat des fonctionnaires civils de l’Etat et des pensionnés, l’application des mécanismes de flexibilité des prix des produits pétroliers, la poursuite de la politique de restructuration des forces de défense et de sécurité, le maintien des efforts dans les secteurs sociaux de base conformément aux objectifs du millénaire pour le développement, la stabilisation de l’endettement du trésor vis à vis de la Banque centrale de la République de Guinée avec l’objectif d’un endettement nul pour l’année 2010, la maîtrise de l’inflation.

Après les observations faites par le conseil des Ministres notamment celle relative à l’allocation des ressources respectives aux départements ministériels, une version remaniée a été présentée par le Ministre de l’économie et des finances qui, malgré les contraintes de bouclages du budget a pris en compte une base significative des besoins additionnels exprimés par les ministères avec préférence pour les secteurs sociaux de base. Le conseil a pris acte que les demandes d’accroissement supplémentaires, des budgets sectoriels pourraient être éventuellement pris en compte dans le cadre d’un collectif budgétaire en cas d’amélioration des conditions économiques et financières.

Suite aux débats qui ont suivi, le conseil a adopté le projet de budget 2010 qui présente les caractéristiques essentielles suivant les recettes et dons, 4962,22 milliards de francs guinéens, dépenses totales 5850 milliards, besoin de financement 1124,23 milliards de francs guinéens.

Le conseil a décidé que l’exécution du budget 2010 s’accompagnera des mesures suivantes, l’interdiction formelle de toutes les exonérations ad hoc et le renforcement du contrôle des exonérations conventionnelles, l’amélioration significative de recouvrement des recettes administratives, le contrôle strict des effectifs de la fonction publique, le respect rigoureux des procédures de passations et des exécutions des marchés publics, le renforcement du contrôle de service de paix, le respect scrupuleux de l’unicité de caisse et la fermeture de tous les comptes spéciaux. L’exécution du budget des caisses assorties d’un plan de procédure mensuelle, la reprise de dialogue avec les principaux créanciers bilatéraux et multilatéraux.

Par ailleurs, le conseil a demandé au Ministre du contrôle économique et des audits, de présenter à une de ses prochaines sessions, une communication relative à l’amélioration du mouvement de créances de l’Etat.

Au titre des questions diverses, second point de l’ordre du jour, le Ministre des Affaires Etrangères a fait à l’intention du conseil le compte rendu de la visite du général Sékouba Konaté, président de la transition à Bamako en république du Mali. Cette visite officielle qui s’est déroulée du 25 au 28 mars 2010 s’est subdivisée en trois parties essentielles, entretien entre les deux chefs d’Etat, réunion d’échange des membres des deux gouvernements et visite d’unités industrielles. Au terme de cette visite qui s’inscrit dans le cadre de la concertation et du dialogue entre les deux chefs d’Etat en vue de la consolidation des excellentes relations d’amitié et de coopération existant entre le Mali et la Guinée, un communiqué final récapitulant les accords politiques, économiques et culturels a été conclus par les deux parties.

Enfin M. le premier Ministre a informé le conseil de l’arrivée à Conakry d’une mission de l’Union Européenne qui séjournera en Guinée du 11 au 12 mars prochain dans le but d’évaluer l’application de la feuille de route de la transition telle que définie par les autorités guinéennes dans le cadre des consultations menées au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou conclu entre l’union Européenne et les pays ACP (Afrique Caraïbe Pacifique). Cet accord comprend un volet politique qui engage les signataires à respecter les droits de l’homme et le principe régissant la démocratie et l’état de droit. La session extraordinaire du conseil a pris fin à 13h 30mn.
Je vous remercie


Aboubacar Sylla
Le Ministre de la Communication
Porte-parole du Gouvernement

 
Retour au bercail d'Ibrahima Kassory Fofana, leader de Guinée Pour Tous ( GPT)

2010/3/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Kassory Fofana, plaide pour la tenue des audits à l'encontre des candidats ! C'est dans l'après-midi du 10 mars 2010 que le Président de Guinée Pour Tous , Monsieur Ibrahima Kassory Fofana, ancien Ministre guinéen des Finances, a regangé le bercail après un séjour à l'extérieur.
 
A l'occasion, les militants et sympathisants, habillés à l'effigie du leader et mobilisés à l'aéroport international de Conakry Gbessia, lui ont réservé un accueil chaleureux...

Dès sa descente de l'avion, le Président du parti Guinée Pour Tous a fait une déclaration d'entrée politique : ''C'est avant tout le moment de dire la vérité. Toute la vérité. il ne nous faut pas craindre de faire face honnêtement à la situation actuelle de notre pays...'' Face à la cette situation, le Président de GPT est convaincu que le pays s'en sortira. '' Nous ne nous, a t-il ajouté, laisserons pas intimider. Nous ne nous laisserons pas dominer par la crainte qui anéantit les efforts nécessaires pour transformer notre pays...Unis dans un même esprit et dans une même volonté, nous surmonterons les difficultés. Car il ne s'agit, Dieu soit loué, que des questions essentiellement matérielles... ''

Ainsi, L'Etat guinéen, dit-il, est pauvre et doit faire face à une chute sans précédent de ses revenus. Des milliers de failles n'ont pas le minimum requis pour assurer un présent et encore moins un avenir à leurs enfants. Nos valeurs de civilisation millénaires se sont effondrées, des millions de nos concitoyens, sans emplois, doivent faire face à la dûre réalité de l'existence...Seuls les esprits simples ou corrompus peuvent nier la dûre réalité de la situation.

Selon l'ancien Ministre des Finances, cette détresse ne provient pas d'un déficit de richesses : ''Notre malheur n'est le résultat que de l'attitude de certains dirigeants et des gouvernements qui ont échoué par leur propre obstination à l'enrichissement illicite et leur propre incompétence. Ces hommes sans scrupule restent l'objet de réprobation publique. les hommes les ont rejetés du fonds de leur coeurs et de leurs esprits. Ils n'ont incité les populations à les suivre qu'en vue de leurs profits personnels, et ils vous demandent encore aujourd'hui de leur rendre la confiance perdue...'' Et le leader qui ne semble laisser aucun répit à ceux qu'il dénonce a, à cet effet, ajouté : ''les autorités de la transition doivent entreprendre les audits financiers à l'encontre de tous les candidats à la magistrature suprême pour que le peuple sache enfin la vérité...''

Pour le Président de Guinée Pour Tous qui tiendra, demain sur l'esplanade du palais de peuple, un meeting aucours duquel il présentera son programme de société, il faut mettre fin à ces comportements car la confiance, a t-il dit, ne prospère que sur l'honnêteté et sur l'honneur, sur le respect des obligations, sur la protection des plus faibles...

Après cette déclaration, le leader s'est offert un bain de foule avant de se rendre chez lui cortégé par de nombreux militants et sympathisants.


Mohamed Camara



 
Contradictions des opposants devant le Ministre de l'Administration du Territoire er des Affaires Politiques.

2010/3/10

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le ministre de l'Administration du Territoire et des Affaires Politiques (MATAP), M. Nawa Damey, entouré de son cabinet et du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), M. Ben Sékou Sylla, a rencontré lundi, 8 mars une soixantaine de responsables des formations politiques guinéennes.

L'objet de ladite réunion était de prendre contact avec les leaders politiques à la faveur des prochaines consultations présidentielles prévues le 27 juin prochain en République de Guinée...

Dans sa communication, le ministre a rappelé que depuis la signature des accords de Ouagadougou le 15 janvier 2010, la Guinée est résolument engagée dans la voie d'une dynamique de démocratisation devant aboutir à des élections crédibles, libres et transparentes.
Selon lui, il y a lieu de tenir compte des facteurs inconnus qui pourraient contribuer à l'échec de la transition avant de souhaiter la construction d'un partenariat fécond et dynamique entre les partis politiques et leur ministère de tutelle pour relever les défis. Les partis politiques a dit M. Damey, doivent tous contribuer au renforcement de la cohabitation pacifique entre les guinéens pour lesquels le climat actuel rassure.

Pour cela a ajouté le ministre, les acteurs de la vie nationale doivent forcement se parler pour pouvoir mieux maintenir la traditionnelle quiétude sociale et instaurer un dialogue franc au bénéfice des prochaines consultations en Guinée pour le rayonnement de la démocratie.

Séance tenante, quelques leaders politiques ont pointé un doigt accusateur sur le Forum des Forces Vives, sur l'Alliance Nationale pour le Renouveau (ANR) et le Bloc des Forces Patriotiques qui, selon eux, ont fini par polluer l'environnement politique dans le pays.

Au cours de la même rencontre, les partis politiques ont interpellé le ministre sur le découpage imprévu de certains quartiers de la capitale, Conakry. Sur ce, le ministre a demandé aux uns et aux autres d'être humbles afin qu'on puisse parler sereinement des futures consultations face à la transition qui frappe à nos portes.

En réponse à la question de ceux qui sont préoccupés par le recensement des guinéens de l'étranger, le président de la CENI, M. Sékou Ben Sylla a rassuré qu'ils seront recensés dans les ambassades et dans les consulats mais pas dans les campagnes.

A noter que toutes les batteries étant mises en charge, le ministre entend rencontrer la classe politique guinéenne en vue d'approfondir les débats et les échanges liés à la problématique de la transition en Guinée.

MMC/AB/ST

 
De Boubacar Sow à Mathurin Bangoura : Comment arpenter le chemin au Ministère des Transports ?

2010/3/10

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Dès sa nomination, le nouveau Ministre des Transports, le Colonel Mathurin Bangoura, a effectué une visite de terrain des services, entreprises et sociétés relevant de son département . Ainsi s’est-il rendu au Port autonome de Conakry (PAC), au Centre d’administration automobile de Conakry (CADAC), à la Société navale, à l’Aéroport de Conakry etc. Partout où il est passé, le Ministre Mathurin Bangoura a pu mesurer l’ampleur des travaux à réaliser.

Si ce département avait connu une embellie depuis l’arrivée de Boubacar Sow, perçu comme le Ministre des résultats, force est de constater que ses successeurs ont laissé les choses en l’état, les efforts n’ont pas été poursuivis, et les acquis ont été délaissés voire boycottés. C’est le triste constat auquel est parvenu le Colonel Mathurin Bangoura qui hérite d’un département où tout est à refaire sinon à parfaire. Et le temps lui est compté.

Mathurin Bangoura voudrait faire aux Transports ce qu’il a fait aux Télécommunications et qui lui a valu d’être appelé le bâtisseur par les travailleurs des postes et télécommunications. S’il ne peut pas faire autant aux Transports, on ne lui pardonnera pas cependant de faire moins. C’est un défi qu’il est appelé à relever. L’homme en est conscient, c’est pourquoi il a demandé aux travailleurs du Ministère des Transports d’unir les efforts parce que ce n’est pas un homme qui gagne mais une équipe.

Et même si les deux Ministres qui ont succédé à Boubacar Sow ont passé leur temps à se tourner les pouces, le Colonel Mathurin Bangoura peut trouver un bon point de départ pour ses ambitions.

A l’aéroport où les travaux de rénovation et de modernisation ont commencé depuis bientôt deux ans au moment où Boubacar Sow présidait aux destinées du Ministère des Transports, le Colonel Mathurin Bangoura a exigé leur achèvement d’ici juin 2010, c’est-à-dire avant le premier tour du scrutin présidentiel prévu pour le 27 du même mois.

Toutefois, et vu les délais limités de la transition, Mathurin Bangoura n’aura -t-il la chance de procéder à la pose de la première pierre du grand aéroport de Manfréya initié toujours par le même Boubacar Sow et délaissé évidemment par ses successeurs ?


En ce qui concerne le Port autonome de Conakry où la puanteur du scandale du terminal à conteneurs continue toujours d’empoisonner l’atmosphère dans les environs, le Ministre Mathurin Bangoura souhaiterait voir clair avant toute décision.

L’on se rappelle que sous le gouvernement de consensus, le département des Transports avait initié et lancé un appel d’offres pour le terminal à conteneurs. Dix jours avant l’ouverture des plis, Boubacar Sow sera évincé du gouvernement et ce qui devait arriver arriva. Le marché sera attribué à Getma International qui était loin d’être le mieux disant et ne disposait pas de l’expertise nécessaire. L’avenir du port aura ainsi été engagé pour 25 ans.

Une convention sera signée avec Getma International malgré le fait qu’un cabinet d'audit mandaté par le Ministère des Transports ait émis des réserves et déclaré que l'Etat guinéen serait perdant dans la situation actuelle de la convention. La convention qui fait partie d’un des premiers scandales soulevés par le CNDD et qui avait été suspendue par décret par la junte a été plus tard et curieusement reconduite.Le Colonel Mathurin Bangoura hérite ici d’un dossier sensible avec lequel il lui faudrait du doigté et de la rigueur pour ne pas succomber à la force destructrice et au charme de ceux qui ont annexé le port pour 25 ans.

Un autre dossier sur lequel le nouveau Ministre doit veiller, c’est celui des traversiers reliant les îles au continent. Au constat qu’avec les rafiots de fortune on ne dénombrait pas moins de 200 morts sur une période de quatre ans, le gouvernement de consensus avait mis en place ces traversiers pour faciliter le passage et en toute sécurité. Les insulaires qui avaient apprécié l’initiative à sa juste valeur devaient alors déclarer que « depuis l’indépendance, c’est la première fois que l’Etat se préoccupe d’eux ».

Depuis le départ de Boubacar Sow, ces traversiers ont été abandonnés et bien malin qui pourrait dire ce qu’il en est de leur sort aujourd’hui. Le Colonel Mathurin Bangoura a vraiment du pain sur la planche, et l’affaire des 100 bus devrait également faire partie de ses préoccupations. A ce jour, plus de 50 bus sont immobilisés pour des raisons obscures ; le laisser-aller et l’incompétence n’étant pas des moindres. Dans le même dossier toujours et depuis que la Soguitrans s’est emparée de ces bus, il n’existe aucun contrat plan entre l’Etat et cette société ce qui fait que la gestion de ces 100 bus se fait dans l’opacité la plus totale.

Mathurin Bangoura, il est vrai, a peu de temps devant lui et les travaux sont énormes. Mais pour peu qu’il se donne ici comme il l’a fait ailleurs, nul doute qu’il parviendra à des résultats appréciables. Dans son escarcelle également, les feux de signalisation initiés par le même Boubacar Sow et qui s’arrêtent malheureusement au niveau de Donka.

Une initiative qui avait été saluée par les populations surtout quand on sait que la nouvelle génération (pour ceux en tout cas qui n’ont pas quitté la Guinée ) ne savait pas ce qu’était un sémaphore. Leur avantage étant de limiter les accidents de la circulation, nul doute que le nouveau Ministre en fera également son cheval de bataille. Ces feux de signalisation ont une autonomie de 72 heures pour moins de deux heures d’électricité fournie et devraient être étendus à la haute banlieue. Les Sénégalais qui ont d’ailleurs apprécié l’expérience guinéenne ont sollicité les services du même prestataire.

On attendra de voir le Colonel Mathurin Bangoura à l’œuvre pour apprécier. Mais précédé d’un qualificatif de bâtisseur, aucune faute et complaisance ne sauront comprises. La voie est tracée, saura-t-il seulement arpenter le chemin ? Parce que, comme le dirait l’autre, il y a une différence entre connaître le chemin et… arpenter le chemin. 

A suivre..

 

Germaine TOGBA



 

 
Retour au bercail du Général Sékouba Konaté

2010/3/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ C'est dans les bandes de 13 heures TU que le Général Sékouba Konaté et sa suite ont regagné la capitale guinéenne après un séjour de travail de 48 heures au pays du Colonel Muammar Khaddafi.

Le chef de l'Etat guinéen par intérim a été reçu à l'aéroport international de Conakry-Gbéssia par certains de la capitale venus nombreux avec des pancartes sur lesquels on pouvait lire entre autre  le respect du chronogramme de la transition et les accords inter-guinéens de Ouaga signé entre Moussa Dadis Camara et le Général Sékouba Konaté.

L'impressionnant cortège présidentiel , sous le regard des agents de sécurité , a pris la direction de la Présidence sous l'applaudissement des curieux massés le long de la route .


Germain TOGBA

 
Prise de contact au Conseil National de la Transition : Les propositions des commissions de travail attendues

2010/3/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ C'est dans la matinée ce 9 mars, que les membres du Conseil national de la transition, nommés en fin de week-end dernier, se sont rendus au palais du peuple pour une rencontre de prise de contact...

La volonté qu'affiche les membres du Conseil national de la transition- le levier de la transition- pour le travail historique qui les entend, se lisait ce matin sur beaucoup de visages dans la foule parmi laquelle on notait la présence de Hadja Rabiatou Sera Diallo, présidente du conseil.

C'est hier seulement 8 mars qu'un communiqué officiel les a invité a se rendre au palais du peuple. Et bien que certains membres du CNT de l'intérieur ou de l'extérieur n'aient pu avoir le temps pour cette première rencontre, il faut dire qu'il y avait presque la majorité des 155 membres.

Après les salamalec d'usage et d' échange d'adresses dans une ambiance emprunte de cordialité et de fraternité, nos ''honorables'' membres du CNT ont été invités à s'enregistrer.

Il a été demande à chacun d'eux de faire et de présenter demain 10 mars, une proposition de commissions de travail. Les membres du CNT seront repartis dans les différentes commissions qui seront retenues en plénière.

A rappeler que les membres du CNT qui doivent élaborer notamment la nouvelle loi électorale, doivent aussi attendus par les populations sur d'autres dossiers nationaux dont le traitement n'a jamais satisfait les Guinéens. La signature contestée, à la fin du regime defunt et pendant le magistere de Moussa Didis Camara, des contrats miniers et pétroliers qui n'ont pas tenu compte de l'intérêt des populations guinéennes.

A suivre

Mohamed CAMARA

 
Un décret dans le jardin de Bouba Barry : La Direction du patrimoine bâti public est rattaché au Secrétariat général de la Présidence

2010/3/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Décret D/N°019/PRG/CNDD/SGPRG/2010 portant rattachement des services et directions à leurs ministères d’origine.

Le Président de la transition, Président de la République par intérim, (…)

- Vu le décret N°003/PRG/CNDD/SGG/2010 du 3 février 2010, portant restructuration du gouvernement,
- Sur proposition et accord du Premier ministre Chef du gouvernement d’union nationale de transition,

Le Président de la République décrète :

- Article 1er : Tous les services et directions précédemment rattachés à la Présidence de la République retournent à leurs ministères d’origine.

- Article 2 : Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de sa date de signature et sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.



Conakry, le 7 mars 2010

 
Général de brigade Sékouba Konaté
Président de la transition, Président de la République par intérim, Ministre de la Défense nationale
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Décret D/N°020/PRG/CNDD/SGPRG/2010 portant rattachement de la direction du patrimoine bâti public au Secrétariat général de la Présidence de la République


Le Président de la transition, Président de la République par intérim, (…)

- Vu le décret N°003/PRG/CNDD/SGG/2010 du 3 février 2010, portant restructuration du gouvernement,
- Sur proposition et accord du Premier ministre Chef du gouvernement d’union nationale de transition,


Le Président de la République décrète :

- Article 1er : La direction du patrimoine bâti public est rattaché au Secrétariat général de la Présidence de la République

- Article 2 : Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de sa date de signature et sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.



Conakry, le 7 mars 2010

Général de brigade Sékouba Konaté
Président de la transition, Président de la République par intérim, Ministre de la Défense nationale

 
Transition guinéenne: Les actes du pouvoir central

2010/3/8

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Décret D/N°013/PRG/CNDD/SGPRG/2010 portant fixation de la date du premier tour des élections présidentielles (...)

Sur proposition du Président de la CENI et après consultation du Premier ministre Chef du gouvernement et de la Présidente du CNT,

Après avis et accord du Président de la transition, Président de la République par intérim,

Le Président de la République décrète :

- Article 1er : Le premier tour des élections présidentielles est fixé au 27 juin 2010.


- Article 2 : Le Premier ministre Chef du gouvernement, la Présidente du CNT et le Président de la CENI sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'application correcte du présent décret.


- Article 3 : Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de sa date de signature et sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.

Conakry, le 7 mars 2010

Général de brigade Sékouba Konaté

Président de la transition, Président de la République par intérim, Ministre de la Défense nationale

Structure du Cabinet du CNT Décret D/N°015/PRG/CNDD/SGPRG/2010 portant structure du cabinet du Conseil National de Transition (CNT)

Vu le décret D/N°004/PRG/CNDD/SGG/2010 du 9 février 2010 portant nomination de la Présidente et des Vice-présidents du Conseil National de Transition (CNT),

Vu la lettre de transmission N°006/CNT/SRG/2010 du 6 mars 2010,

Le Président de la République décrète :

- Article 1er : Le cabinet de la Présidence du Conseil National de Transition (CNT) est structuré comme suit :

Secrétaire général

Directeur de cabinet

Directrice chargée de la coopération internationale

Directeur de la réforme constitutionnelle et du code électoral

Directeur du protocole

Directrice chargée des affaires politiques et sociales

Directeur chargée des affaires administratives et financières

Directeur chargé de la communication Conseiller juridique Conseil chargé des questions de défense et sécurité

Conseiller économique Conseiller chargé de mission

Conseiller chargé de mission

Conseiller chargé de mission

Article 2 : Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de sa date de signature et sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.

Conakry, le 7 mars 2010

Général de brigade Sékouba Konaté

Président de la transition, Président de la République par intérim, Ministre de la Défense nationale


NOMINATION DES CADRES AU CABINET DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION (CNT)

Décret D/N° 016/PRG/CNDD/SGPRG/2010 portant nomination des cadres au cabinet du Conseil National de Transition (CNT)

Vu la lettre de transmission N°006/CNT/SRG/2010 du 6 mars 2010,


Le Président de la République décrète :

- Article 1er : Les hauts fonctionnaires dont les noms et prénoms suivent sont nommés auprès du Conseil National de Transition (CNT) aux postes ci-après :

1- Secrétaire général : M. Sékou Gouressy Condé,  Professeur

2 - Directeur de cabinet : El Hadji Bah Mamadou, mouvement social

3 - Directrice chargée de la coopération internationale : Dr Makalé Traoré, REFAMP

4- Directeur de la réforme constitutionnelle et du code électoral : Me Amadou Diallo, avocat

5- Directeur du protocole : Thierno Amadou Dramé

6- Directrice chargée des affaires politiques et sociales : Mme Marie Aribot, REFAMP


7- Directeur chargée de affaires administratives et financières : M. Diallo Amadou Oury, inspecteur d'État

8- Directeur chargé de la communication : El Hadj Abdoulaye Diallo, confirmé

9- Conseiller juridique : M. Jean Tamba Kabadouno, magistrat

10- Conseiller chargé des questions de défense et sécurité : Colonel Thierno Moussa Barry, ancien président de la commission conflits

11- Conseiller économique : M. Mamadouba Camara, inspecteur des finances

12- Conseiller chargé de mission : M. Oumar Kaba, sociologue

13- Conseiller chargé de mission : Mme Mariama Dalanda Barry, mouvement social

14- Conseiller chargé de mission : M/ Bakary Donzo, professeur

- Article 2 : Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de sa date de signature et sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.


Conakry, le 7 mars 2010

Général de brigade Sékouba Konaté


Président de la transition, Président de la République par intérim, Ministre de la Défense nationale


NOMINATION A LA COUR SUPREME

Décret D/N° 017/PRG/CNDD/SGPRG/2010 portant nomination des magistrats à la Cour suprême (...)

- Vu l'Ordonnance N°0031/PRG/2009 du 19 janvier 2009 portant régime dérogatoire applicable aux cours et tribunaux de la République de Guinée depuis le 23 décembre 2008 et sur proposition du Premier ministre Chef du gouvernement,

Le Président de la République décrète :


- Article 1er : Les magistrats dont les noms suivent sont nommés dans les fonctions ci-après :

Premier Président : M. Mamadou Sylla "Syma", magistrat

Présidente de la chambre civile, pénale, commerciale et sociale : Mme Paulette Kourouma, précédemment Conseillère à la Cour

Procureur général : Mme Aïssatou Baldé, précédemment Présidente de la chambre civile, pénale, commerciale et sociale


- Article 2 : Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de sa date de signature et sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.

Conakry, le 7 mars 2010

Général de brigade Sékouba Konaté


Président de la transition, Président de la République par intérim, Ministre de la Défense nationale

NOMINATION DU MINISTRE SECRETAIRE GENERAL A LA PRESIDENCE


Décret N°018/PRG/CNDD/SGPRG/2010 portant nomination du Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République (...)


- Après consultation, accord et demande pressante du Premier ministre du gouvernement d'union nationale de transition exprimée à travers une correspondance adressée au Président de la transition,


Le Président de la République décrète :


- Article 1er : M. Tibou Kamara, journaliste est nommé Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République

- Article 2 : Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de sa date de signature et sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.


Conakry, le 7 mars 2010

Général de brigade Sékouba Konaté

Président de la transition, Président de la République par intérim, Ministre de la Défense nationale

I-Partis Politques

1- Zogbélémou Togba Maurice UFR

2- Dr Sagno Moussa ANP

3- Dr Touré Deen UNPG

4- Kandé Mamady RPG

5- Cissé Ahmed Tidiani MDP

6- Dr Diallo Mamadou Oury Ditinn PUD

7- Bangoura Abdoul karim PUP

8- Kéïta Aboubacar Sidiki LCC

9- Conté Fodé PGDP

10- Diakité Adama Léo UPG

11- Camara Youssouf UFDG

12- Touré Almamy Samory PDG-RDA

13- Kaba Kéfimba Kaye parti-Dyama

14- Camara Ahmadou Damaro ARENA

15- Diallo Abdoulaye UFD

16- Bah Oumou Lahouratou FUDEC

17- Bangoura Sékou Béka PEDN

18- Diallo Ylliasou UFC

19- Diallo Boubacar Sidiki NFD

20- Camara Karifa PTS

21- Camara Morlaye GND

22- Thiam Mohamed Aly Eric NGR

23- Bah Ahmadou Sadio PRD

24- Bangoura Fodé Mano ADPG

25- Hann Aïssata AND

26- Barry Fadima AGUINO

27- Mme Tonguino, Fatoumata Cissoko PNDE

28- Kouyaté Siaka AFPG

29- Kéïta Elhadj Mamadi PDA

II- Organisations Syndicales :

35-Diallo Hadja Rabiatou Sérah CNTG

36-Kourouma Soffi Daniel CNTG

37 –Bangoura Ibrahima Sobra CNTG

38-Diallo Mamadou Issa Tilé CNTG

39- Elhadj Douno Laye CNTG

40-Diallo Abdoulaye Lélouma CNTG

41-Mme Diallo Taïbou USTG

42-Sy Savané Elhadj Souleymane USTG

43-Soumah Elhadj Alhassane USTG

44-Tounkara Hadja Fatoumata USTG

45-Diallo Mamadou Saliou ONSLG

46-Baldé Elhadj Abdoulaye UDTG

47-Bangoura Hadja M’Magbè CGSL

48-Sylla Seydouba SIFOC

49- Dramé Sékou UGTG

50-Dioubaté Koura CGTG

III- Forces de défense et de sécurité

51-Camara Aboubacar Sidiki, Colonel

52-Doumbouya Amadou, Colonel

53-Diaby Abdoulaye Chérif, Colonel

54-Diallo Mamadou Boye, Colonel

55-Diallo Ahmed Oumar, Colonel

56-Youla Naby, Lieutenant-colonel

57-Koïvogui Maurice Akoye, Commandant

58-Kaba Mohamed, Commandant

59-Loua Alphonse, Commissaire

60-Guilavogui Jean Dougo, Capitaine

IV- Organisations de la Société civile

61-Diallo Bory

62- Camara Alhassane

63-Kourouma Dansa

64-Dramou Antoine

65- Soumah Elhadj Falouk Tafsir, CNOSCG

66-Dieng Bonata, CNOSCG

67-Diallo Mamadou Taran, CNOSCG

68-Condé Alhassane Douako, CNOSCG

69-Mme Douno Aminata, CNOSCG

70-Barry Aliou, Sat-View Internationale

V- Magistrats

71-Me Kéléfa Sall

72-Mme Cissé Souadou Diallo

73-Camara Abdourahamane Sidiki

74- Aribot Aïssata

75- Dioubaté Djély Mory

76-Barry Alhassane

77-Dénis Miche

78-Sow Goureissy

79-Béavogui Ibrahima

80-Sylla Salifou

81-Guilavogui Robert

82- Diallo Mamadou Bobo

VI- Guinéens de l’Extérieur

a-Europe

83-Samoura Djély Karifa, France

84-Pr Diallo Tirmisiou, Allemagne

85-Kpogomou Dominique A, France

86-Barry Boubacar, Suisse

b-Afrique

87-Diaby Djibi, RD-Congo

88-Bah Hadja Safiatou, Dakar

89-Tall Saïdou, RDC

90- Kanté Mohamed Lamine, Seychelle

c-Asie

91-Barry Abdoul Majid Sultan, Chine

92-Dr Bah Mohamed Ben Saïd, Japon

d- Amérique

93-Pr Kaba Lancinè, Chigago

94-Diallo Abdoulaye, New York

95-Barry Assanatou, New York

VII-Ordres professionnels

96-Dr Cissoko Ibrahima Sow, UNOOSPG

97-Mme Fofana, Barry Fatoumata, UNOOSPG

Ordre des Avocats

98-Me Traoré Mohamed, UNOOSPG

VIII-Coordinations Régionales

99-Kaba Baro, Haute Guinée

100-Dr Barry Mohamed Bachir , Moyenne Guinée

101-Yansané Elhadj Baramokoba, Basse Guinée

102-Guilavogui Dénis Galéma, Guinée Forestière

IX-Organisations de défense des Droits humains

103-Camara Bonsa, COODDH

104-Diallo Mamadou Malal, COODDH

X- Organisations de Jeunesse

105-Sandouno Pascal, MONAJEG

106- Touré Abdoulaye, BONAJES

107-Dansoko Abdoulaye Demba, FSPE

108- Traoré Mohamed Mandian, UNEP-Guinée

XI-Organisations patronales

109-Kourouma Lansana Nana, CEPEG

110-Mme Touré Julliette Camara, CEPEG

111- Diallo Youssouf, CEPEG

112-Koumbassa Elhadj Abdoul Karim,


XII- Médias privé et public

113-Diallo Souleymane, AGEPI

114-Camara Amadou Tham, AGUIPEL

115-Traoré Sékou Mady, URTELGUI

116-Fofana Bouya, Association des Journalistes de Guinée

117-Saran Touré, APAC

118-Condé Abdoulaye, journaliste

XIII- Organisations des Femmes

119-Souaré Binta Nabé, CONAG-DCF

120-Dieng Haby, AGFJ

121-Mme Traoré Gniépou, AFDRED

122- Camara Hadja Sougoulé Managbè FEGUIFRED

XIV- Organisations Paysannes

123-Diallo Moussa Para, CNOPG

124- Dr Chérif Lanciné, CNOPG

XV- Organisations Artisanales

125-Fofana Elhadj Boubacar, FENAG

126- Camara Hadja Fatoumata Noumou, FENAG

XVI- Congrégations religieuses

e- Ligue Islamique

127-Sylla Elhadj Mamadou Saliou

128- Fadiga Elhadj Ibrahima

129- Sow Mariama Siré

f-Conseil Chrétien

130-Monseigneur Albert Gomez

131-Bama Jacquéline

XVII-Personnes Ressources

132-Diallo Habib, ancien ministre

133- Camara Mamadou, professeur

134- Diallo Hadja Alimatou, Justice

135-Kandet Mohamed, Adminitrateur Civil

136-Baldé Fatoumata Diarraye, Ingénieur génie rural

137-Bah Thierno Oumar, Architecte

XVIII-Personnes handicapées

138-Condé Mamadou

XIX-Opérateurs économiques, secteurs informels

139-Diallo Mamadou Saliou Kégniéko

140-Baldé Mamadou Lamine,

141-Diallo Alpha Amadou Kourou

XX-Personnes Agées

142-Koumbassa Elhadj Aboubacar

XXI- Chambre des Mines

143-Diallo Mamoudou

XXII-Chambre d’Agriculture

144-Noba Mohamed

XXIII-Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée

145- Dr Traoré Makalé, Professeur de Droit

146-Mme wilkinson Jeanne Claude

147-Mme Camara Aminata Barry

148- Bangoura Hadja M’Mawa

XXIV-ONG

149-Béavogui Tété

150- Camara Mohamed Cheick

151-Diallo Binta

XXV-Médecins

152-Dr Sangaré Maïmouna Bah, ancien ministre

153-Curtus Kadiatou, Assistante

154-Dr-Camara Fatou Sikhé, CHU-Donka

155-Pr Diallo Fatoumata Binta Mambadiao N’deng, CHU-Ignace Deen

 
Tibou Kamara nommé Ministre Secrétaire Général à la Présidence

2010/3/7

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Tibou Kamara, ancien ministre de la Communication auprès de la présidence de la république et au ministère de la Défense, qui a démissionné suite aux massacres du 28 septembre 2009, a été nommé ministre Secrétaire général à la présidence de la république, par un décret du président de la Transition, le général Sékouba Konaté a appris APA dimanche de source officielle.

Longtemps considéré comme un membre du « shadow-cabinet » du général Sékouba Konaté, Tibou Kamara était de plus en plus visible ces derniers temps aux côtés du président de la Transition, avec qui il a effectué des voyages en Gambie et au Mali.

Sa nomination au poste de ministre Secrétaire général à la présidence de la république n’a donc rien de surprenant, selon des observateurs.

Tibou Kamara qui est un pur produit de la presse privée, a fait ses premières armes au groupe de presse "l’Indépendant" au début des années 90, avant de créer son journal "l’Observateur", un hebdomadaire d’informations générales.

Il fut nommé ministre des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), dans le dernier gouvernement du régime de Lansana Conté, qui était dirigé par Dr Ahmed Tidiane Souaré, avant de se retrouver plus tard dans le cabinet présidentiel de Moussa Dadis Camara, en tant que ministre de la Communication au près de la présidence de la république et au ministère de la Défense.

Il quittera ce poste à la faveur d’une démission, suite à la répression du 28 septembre, que Tibou avait vivement déplorée dans sa lettre de démission rédigée à partir de la capitale sénégalaise où il avait trouvé refuge.

APA

 
Echauffourées entre militants du RPG et du PEDN

2010/3/7

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Les jeunes militants et sympathisants du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) du Pr Alpha Condé et ceux du Parti de l’Espoir et du Développement National (PEDN) de l’ancien Premier Ministre Lansana Kouyaté, se sont affrontés Jeudi dernier à la SIG Madina, dans la commune de Matam.

Un quartier jadis entièrement acquis à la cause du RPG et qui, aujourd’hui, est la zone la mieux partagée entre les deux formations.

Ce quartier, majoritairement habité par des ressortissants de la Haute Guinée, longtemps chasse gardée de M. Alpha Condé ‘’appartient ‘’ désormais aux deux Partis en question. Ce qui fait que les manifestations tapageuses des uns dans les ruelles étroites du quartier suscitent souvent le courroux des autres.

Des propos désobligeants ou tout simplement déplacés, des chants tendancieux et autres danses expressives, irritent régulièrement les nerfs à fleur de peau des caciques du RPG qui digèrent mal le départ de ceux qu’ils accusent, à tord ou à raison, de transhumance politique.

Et c’est bien ce qui est arrivé ce jeudi à la SIG Madina où portes, flancs de boutique ou de kiosque ont tous pris les couleurs de l’un ou de l’autre Parti avec, bien sûr, l’effigie du leader concerné.

Heureusement pour la démocratie, la veillée d’armes a été rapidement circonscrite et le calme est revenu. Du moins pour l’instant.

Mohamed Souaré

 
L'élection présidentielle fixée au 27 juin

2010/3/7

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le général Sékouba Konaté, président guinéen par interim, a fixé le premier tour de l'élection présidentielle au 27 juin 2010. Il demande aux différentes institutions de la transition de prendre les mesures nécessaires pour "le respect strict de cette date".

Le président de transition guinéen, le général Sékouba Konaté, a fixé au 27 juin le premier tour de l'élection présidentielle en Guinée, selon un décret publié dimanche, confirmant ainsi une date initialement proposée par la commission électorale nationale indépendante.

"Le président de transition, président de la République par intérim, (Sékouba Konaté) fixe la date du premier tour pour l'élection présidentielle au 27 juin 2010", indique ce décret dont une copie a été transmise à l'AFP.

"Le président demande au Premier ministre (de transition, Jean-Marie Doré), à la présidente du CNT (Conseil national de transition, Rabiatou Sérah Diallo) et au président de la Ceni (Commission nationale électorale indépendante, Ben Sékou Sylla) de prendre toutes les mesures pour le respect strict de cette date", ajoute le texte.

La commission électorale guinéenne avait proposé le 21 février la date du 27 juin pour organiser le premier tour de la présidentielle et un éventuel second tour le 18 juillet.

La date d'un second tour éventuel n'a pas été évoquée dans le décret publié dimanche à Conakry

AFP

 
Visite de courtoisie du Ministre de la Communication au Conseil National de la Communication

2010/3/7

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le nouveau Ministre de la Communication était au "Palais du 25 août", siège du Conseil National de la Communication (CNC) le mardi, 02 mars 2010. Il s’agissait d’une visite de courtoisie que M. Aboubacar Sylla rendait à l’organe de régulation des médias guinéens. Une visite qui s’est vite muée en séance de travail entre le Président du CNC et son hôte à travers le tête-à-tête que les deux personnalités ont eu pendant plus de 30 minutes avant que l’entretien ne soit élargi aux deux suites. A la suite du Ministre de la Communication, on notait une forte délégation composée notamment de MM. :

- Emile Chérif, Secrétaire général du Ministère ;

- Mohamed Condé, Conseiller du Ministre ;

- Ousmane Camara, Directeur national des Services de l’Information ;

- El Hadj Fodé Bouya Fofana, Directeur national Adjoint des Services de l’Information ;

- Thierno Aliou Diaouné, Attaché de Cabinet du Ministre ;

- Souleymane Diallo, Chargé du Protocole

Côté CNC, il y avait MM. :

- Boubacar Bah, Président de la Commission Ethique et Déontologie ;

- El Hadj Abou Bangoura, Président de la Commission de Promotion et de Contrôle des publications destinées aux jeunes ;


- Kalifa Condé, Président de la Commission de l’Organisation professionnelle et de la Promotion technique ;

- Jérôme Dramou, membre de la Commission Ethique et Déontologie ;

- Ibrahima Sylla, Directeur du bureau de Presse.
Dans son souhait de bienvenue, le Président du Conseil National de la Communication (CNC) a dit la satisfation du CNC « pour cette visite de courtoise que vous nous rendez. Nous voulons vous exprimer le soutien du Conseil National de la Communication quant au nouvel élan, à la nouvelle dynamique que vous allez apporter en venant à la tête de ce département et vous rassurer de notre entière disponibilité à aller dans la même direction pour le bien de nos populations. »

Jean Raymond Soumah de poursuivre : « Monsieur le Ministre, vous-même êtes personnellement un fleuron du pluralisme médiatique en Guinée. Que vous soyez sur cette même lancée, ne nous étonne pas du tout. Et nous pensons qu’avec vous, nous allons essayer de rendre ce service au peuple de Guinée tel que nos textes nous le demandent et tel que la réalité le commande, davantage. »


Les deux personnalités ont passé en revue les problèmes qui entravent l’exercice du travail des journalistes. L’invite à l’appropriation des textes de lois qui régissent les médias guinéens mais aussi à l’observation des règles d’éthique et de déontologie ont figuré en bonne place au cours de l’entretien entre Jean Raymond Soumah et Aboubacar Sylla. Pour eux, il s’agit d’identifier les dispositions adéquates afin de la concrétisation de l’ouverture des médias de service public à tous les courants de pensée et d’opinion en vue de l’expression plurielle.


Le Ministre de la Communication de revenir sur les grandes lignes de leur tête-à-tête : « Nous avons évoqué, ensemble les quelques problèmes qui se posent à la presse écrite et audiovisuelle guinéenne – qu’elle soit privée ou publique – et aussi nous avons passé en revue les différents défis qui nous interpellent dans cette période cruciale dans l’histoire politique de notre pays où nous nous acheminons, au terme d’une transition qui se veut relativement courte, vers les premières élections pluralistes, libres et transparentes en République de Guinée. C’était de voir dans quelle mesure nous pouvions, en synergie avec nos différents services, assurer l’ouverture effective des médias de service public à tous les courants de pensée et d’opinion de manière à ce que toutes les sensibilités politiques, de quelque obédience qu’elles soient, se reconnaissent dans les émissions de la Radio Télévision Guinéenne et dans les colonnes de notre quotidien national Horoya ; ainsi que sur les ondes de nos différentes radios rurales qui sont installées à l’intérieur du pays.»

Dans la perspective de cette ouverture des médias de service public à tous les courants de pensée et d’opinion, Aboubacar Sylla annonce : « … nous avons ensemble décidé de mettre en place quelques instruments. Notamment, nous avons décidé de créer une commission conjointe qui va être mise en place dès demain [ndlr : mercredi, 3 mars] et qui va nous permettre de définir les conditions, les modalités, les critères dans lesquels cette ouverture des médias de service public va s’exercer dans la pratique pour qu’il y ait effectivement une égalité de traitement de tous les usagers de la communication en ce qui concerne donc les médias de service public. Nous avons également décidé [avec le CNC], de mettre en place un cadre de concertation périodique de manière à ce que nos contacts ne se fassent pas de manière ad hoc selon l’actualité, mais que ça soit des contacts réguliers pour nous permettre d’harmoniser nos démarches pour que la liberté d’expression dont, la liberté de presse est une des composantes essentielles et qui est inscrite au fronton de notre Constitution, puisse être une réalité palpable en Guinée.»


Ainsi qu’on le voit, les deux parties ont essayé de voir dans quelle mesure peut être assurée l’ouverture effective des médias de service public à tous les courants de pensée et d’opinion tout en évitant que ne s’installent le clientélisme et le favoritisme dans le traitement de l’information. Donc, une définition des règles, de manière à ce que tous les usagers de la communication aient un libre accès mais surtout un accès équitable et une égalité de traitement au sein des médias de service public.

D’autre part, il s’agira, pour ces médias, de savoir identifier la période ordinaire de celle de précampagne ou de campagne pour qu'il soit défini la forme que cette ouverture aux médias de service public doit prendre. Il ne s’agira pas de faire une campagne électorale avant la lettre. Ouvrir par exemple des créneaux, faire des émissions ou interpeller toutes les sensibilités, chaque fois que l’actualité le commande ou quand il y a des événements où les prises de position doivent pouvoir s’exprimer en toute liberté, malgré la diversité, pour que la qualité de citoyen de chacun, lui soit reconnue partout.

Le Bureau de Presse du Conseil National de la Communication

 
Le décret ou ordonnance de baptême de feu des membres du CNT annoncé pour ce dimanche ?

2010/3/7

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le décret (ou ordonnance) annonçant et confirmant officiellement la composition des membres du CNT devrait être prêt depuis hier Samedi selon des sources proches du Forum des force vives. La Présidente du CNT, Hadja Rabyatou serait déjà en possession de l’essentiel des listes proposées par les différentes entités devant composer cet organe délibérant de la Transition.

Il n’y a que des bribes d’informations qui ont filtré concernant le nombre alloué aux entités constituées au sein des Partis, en l’occurrence les alliances comme la coalition de M. Alpha Condé, l’alliance de M. Sidya Touré et celle De M. Ousmane Bah. Chacune devait être représentée par trois « honorables conseillers ». Cellou Dalein et l’UFDG, MM Fall, (FUDEC), Kouyaté (PEDN), Mamadi Diawara (PPTS), Baadiko Bah (UFD)..auraient respectivement chacun un représentant. MM Abe Sylla, Kassory Fofana, ne semblent pas avoir été intéressés, à moins qu’il y ait eu d’autres raisons.

Les listes et même les noms des futurs Conseillers étant déjà connus de la Présidente du CNT, le décret devrait être publié ce dimanche, puisqu’il devait être déposé dès hier samedi à la RTG, ce qui veut dire que les représentants des autres entité, à savoir le CNDD, les coordinations et même la Diaspora sont déjà connus de la Présidente, qui a dû faire son choix, comme elle avait prévenu au cas où certaines composantes traineraient le pied, ce qui serait le cas des Guinéens de l’Extérieur. Mais ne soyons pas pessimistes. Le bureau de la Présidente menace de crouler sous les CV déjà envoyés des quatre points cardinaux de la planète de l’Exil ! On ne va pas faire la fine bouche sur des critères démocratiques quand on vous jette un os en pâture.

On sait que nos compatriotes d’Amérique ont failli faire l’unanimité sur deux représentants dont un journaliste de « guineenews », mais le démon centrifuge qui travaille « les sans papiers » de M. Ben Sékou de la CENI en a décidé autrement et ils auraient décidé finalement d’envoyer une liste de 30 candidats. Pourquoi pas à y réfléchir, nous sommes le tiers, voire la moitié de la nation ; chaque continent de l’Exil guinéen pourrait légitimement exiger chacun ce chiffre. Pour ce qui concerne la France ou à tout le moins la section France des Forces vives, M. Ibrahima Makanéra (UFR) aurait entre les mains une liste ouverte. Elle est peut-être déjà partie ?

La section Belgique est gérée par le sieur Naïmi Diallo (UFR).UFR ici, UFR là, n’y voyez que pure coïncidence. J’étais presque présent quand cela se décidait pour la Section France. Je suis sorti cinq minutes avant que Makanéra se vît proposer de tenir cette liste. Les absents ont toujours tort. Mais cela tombait bien en ce qui concerne votre serviteur, je ne suis candidat à rien, sauf à apporter ma petite contribution à une saine et puissante fédération de la Diaspora, qui nous évitera ces cooptations au gré du vent.

Je maintiens, la Diaspora est une entité qui sera pérenne au-delà des tempêtes politiciennes, et notre identité ne devrait pas être une doublure d’un vêtement qui changerait au gré des saisons.

Bon vent messieurs-dames, honorables législateurs de la Transition.



Wa Salam !

Saïdou Nour Bokoum



 
Communiqué de la présidence de l'UE relatif à la mission des 11 et 12 mars 2010 en Guinée

2010/3/5

Aujourd'hui en Guinée BRUXELLES/ Dans le cadre du suivi du respect des éléments essentiels de l'Accord de Cotonou, une mission de l'Union européenne est attendue à Conakry du 11 au 12 mars 2010 pour évaluer l'état d'avancement de la feuille route de la transition proposée par les autorités guinéennes dans le cadre des consultations menées au premier semestre de l'année 2009 au titre de l'article 96 de cet accord.

L'accord de Cotonou signé entre l'Union européenne et les pays ACP dont la Guinée est membre, comprend un volet politique dans lequel les signataires s'engagent à respecter les droits de l'homme, les principes démocratiques et l'Etat de droit, considérés comme éléments essentiels de l'accord. L'article 96 de l'accord stipule qu'en cas de manquement à ces éléments essentiels, des consultations sont ouvertes entre les deux parties. Des mesures appropriées sont prises si aucune solution acceptable par les deux parties n'est trouvée aux manquements constatés à l'issue de ces consultations.

Le 27 juillet 2009 le Conseil européen a conclu les consultations avec la République de Guinée, ouvertes suite au coup d'Etat du 23 décembre 2008 et a pris une série de mesures. Celles-ci portent notamment sur le report de la signature du document de stratégie pays 2008-2013 à financer sur le 10e Fond européen de développement (FED) et sur le gel d'un certain nombre de projets déjà engagés sur le 9e FED. Les conclusions du Conseil prévoient que ces mesures peuvent être revues au fur et à mesure de la réalisation effective de la feuille de route de la transition et des engagements tenus par les autorités guinéennes.

La mission des 11 et 12 mars 2010 permettra d'évaluer les avancées enregistrées dans le cadre de l'exécution de la feuille de route de la transition vers le rétablissement de l'ordre constitutionnel et la formation d'un gouvernement démocratique issu d'élections libres et transparentes, ainsi qu'en matière de droits de l'homme, d'État de droit et de gouvernance.

Elle sera composée de Guillermo LOPEZ MCLELLAN, Directeur adjoint pour l'Afrique sub-saharienne au Ministère des Affaires Etrangères d'Espagne, pays assumant actuellement la présidence tournante de l'UE, de Pier-Paolo SETTEMBRI, membre du Secrétariat Général du Conseil de l'Union européenne ainsi que de Filiberto CERIANI-SEBREGONDI, Chef d'unité Afrique de l'Ouest à la Commission européenne.

La mission s'entretiendra notamment avec le Président de la Transition, le Premier ministre chef du gouvernement et d'autres membres du gouvernement, les président et vice présidents du CNT, les partis politiques, la CENI et des représentants de la société civile y compris des organisations de défense des droits de l'homme.

 
Gouvernement : Compte-rendu du Conseil ordinaire des Ministres

2010/3/5

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ La session ordinaire du conseil des ministres s’est déroulée hier jeudi 4 mars à partir de 10 heures 30. Elle a été présidée par le premier Ministre, chef du gouvernement de transition , M. Jean Marie Doré. Etaient inscrits à l’ordre du jour, le message du premier Ministre, la communication des membres du gouvernement, le compte rendu des membres du gouvernement, les questions diverses.

Le chef du gouvernement a adressé au conseil un message axé sur la discipline et l’efficacité du travail gouvernemental. Il a rappelé les règles et comportement qui régissent l’attitude des membres du gouvernement qui se doivent d’incarner dignement l’Etat et d’observer en tout temps et en tout lieu, les attitudes qui honorent la nation guinéenne dont ils sont l’image et le reflet.

Il a insisté à faire reculer la médiocrité afin d’asseoir les mœurs publiques, culture du mérite et de la compétence car c’est à ce prix que l’action de l’équipe gouvernementale pourrait déboucher sur la fin de la gabegie et du laisser aller qui ont trop longtemps affecté le fonctionnement de l’Etat afin que la Guinée renoue avec la bonne gouvernance et la croissance.

Au deuxième point de l’ordre du jour, le ministre de l’économie et des finances a présenté une communication relative au projet du budget 2010.

Il s’agit d’un budget d’austérité basé sur une évaluation objective du contexte économique et social de la Guinée et qui tient compte de la dégradation de ces principaux indicateurs de développement au cours de l’exercice écoulé. Avec un taux de croissance du produit intérieur brut négatif en 2009, un déficit budgétaire insoutenable, l’Etat a accumulé des arriérés considérables sur le service de la dette intérieure et extérieure avec comme corollaire une suspension de l’aide bi et multilatérale et de l’aggravation de la pauvreté. Le projet du budget 2010 tire les leçons légèrement constaté dans la gestion de l’exercice écoulé et traduit la nouvelle politique gouvernementale….

Le Ministre de la jeunesse et des sports a rappelé l’objectif du séminaire gouvernemental qu’est d’accroître l’efficacité du gouvernement dans la conduite de la transition politique en cours dans notre pays en induisant de changements qualificatifs dans la gestion des affaires publiques….

Le Ministre d’Etat chargé de la fonction publique, de la reforme administrative, du travail et de l’emploi a rendu compte au conseil des conclusions inter-ministériels relatives à l’augmentation des prix des produits pétroliers et à l’adoption des mesures d’accompagnement. Il a insisté sur l’importance des autres mesures d’accompagnement et notamment sur la mise en place du comité paritaire qui permettra le maintien d’un dialogue permanent entre les partis.

Au titre des questions diverses, le conseil des ministres a décidé que le gouvernement apportera une assistance symbolique au peuple haïtien, victime d’un séisme qui a occasionné une catastrophe humanitaire de plus de deux cents mille morts. Le conseil a également décidé de venir en aide aux ressortissants guinéens vivant dans ce pays.

Le Ministre d’Etat chargé de la Fonction publique, de la reforme administrative, du travail et de l’emploi a rappelé aussi le séjour du Bureau International du Travail BIT dans le but d’identifier les besoins d’assistance en Guinée durant la période de transition en cours. Le président du BIT est attendu la semaine prochaine en Guinée.

Le ministre de la communication a sollicité du conseil la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour la remise à niveau des installations de la RTG, de la Radio Rurale, de l’AGP et du journal « Horoya ».

Enfin, le Ministre de la Santé a informé le conseil du lancement officiel des journées nationales de vaccination contre la poliomyélite le samedi 6 Mars à Conakry, plus précisément dans la commune de Ratoma. C’est le Président de la République par intérim qui présidera la cérémonie.

La session du conseil des Ministres a pris fin à 14h 15mn.

Je vous remercie.

Le porte -parole du gouvernement,

Ministre de la Communication

Aboubacar Sylla

 
Élections générales en Guinée : L’appel du Grand Konia

2010/3/5

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Nous, enfants du Konia, prenons acte de la formation du Gouvernement de Transition et des promesses faites par le CNDD quant à l’avènement d’une véritable démocratie en Guinée.

Nous saluons et félicitons également le Président Moussa Dadis Camara pour son adresse à la nation depuis Ouagadougou, évitant ainsi au pays des troubles qui auraient créé des situations certainement douloureuses pour les populations qui n’ont que trop souffert.

Le Konia votera massivement, pour exiger son Droit à la Reconnaissance Nationale et pour le rayonnement de la Guinée Forestière dont elle est partie intégrante et indissociable, longtemps ségréguée dans son ensemble.

Nous saisissons l’occasion qui s’offre à tous les Guinéens pour faire valoir leurs droits de vote, pour dire aux cadres du Konia que l’heure est arrivée pour taire nos querelles fratricides pour nous rassembler autour d’un objectif qui s’articule autour de la cohésion nationale, la paix et le développement, condition sine qua non de la prospérité de la Guinée et de notre Région Forestière, l’irremplaçable grenier de notre chère Patrie. Nous devrons nous unir pour exiger notre représentativité au sein de toutes les Institutions Nationales qui naîtront des élections libres et transparentes.

Mais pour ce faire, il faut que nous nous rendions aux Urnes. Nous devons aller sur le terrain pour expliquer aux parents l’importance et les raisons de leur vote, car souvent beaucoup d’entre eux ne comprennent pas le bien fondé d’un vote et ne réalisent surtout pas ce que leurs voix peuvent apporter de positif à l’équilibre sociopolitique du pays.

Nous parlons en connaissance de cause. Souvent nous avons été traités de minorité insignifiante pour ainsi nous faire prendre des trains qui ne partaient pas aux destinations que nous voulions atteindre. D’ailleurs, en 1992, lors de l’avènement des partis politiques, un des actuels leaders politiques n’a pas hésité à dire aux cadres konians qu’ils ne pouvaient pas créer de partis politiques, parce que le Konia n’était qu’une minorité.

Aujourd’hui nous voulons dire à ce leader politique d’un autre âge, que la minorité konian et ses alliés seront incontournables dans les prochaines élections en Guinée. Nous avons pris conscience du fait que seule notre union nous fera gagner le combat, et nous consentirons à tous les sacrifices pour la mise en place de cette union que nous considérons sacrée comme notre Forêt.

Enfants du Grand Konian,

Hier nous étions une minorité insignifiante, aujourd’hui soyons une minorité agissante, demain une minorité incontournable, et qui est prête désormais à se faire écouter et respecter. Une minorité qui, sans nul doute, pèsera de tout son poids dans la balance des prochaines consultations.

Ne votons plus comme dans le passé ; ne votons plus par clientélisme ; ne votons plus par affinité linguistique ou religieuse !

Désormais votons par conviction pour le respect et le rayonnement de toute la Guinée Forestière qui est notre environnement naturel. Ne soyons plus des suivistes. Choisissons des hommes et le programme de gouvernement auxquels nous nous identifierons. Nous voulons une Guinée unie et prospère, avec un programme politique et économique qui prendra en compte les problèmes de tous les Guinéens; un pays inscrit au concert des Nations civilisées où le talent prévaut sur le nombre.

D’ores et déjà, nous pouvons affirmer que ceux qui nous ont accusés de cannibalisme et d’avoir tiré sur nos frères au Stade du 28 Septembre, le jour du même nom, nous trouverons devant les urnes. Notre réponse sera républicaine. Seules les urnes répondront à nos détracteurs et aux inconscients qui ont lancé un appel aux forces étrangères pour envahir notre pays et bafouer notre souveraineté nationale pour un pouvoir éphémère.

Nous lançons un appel pressant à tous les cadres et intellectuels et à l’ensemble des fils du Grand Konia de se faire inscrire et aider à faire inscrire tous ceux de la région qui ont atteint l’âge de faire valoir leur droit de vote. Personne ne viendra plus nous tenir un langage de division parce qu’on appartient à la même religion ou parce que nous parlons la même langue. Nous ne sommes plus prêts à recommencer les erreurs du passé, nous voulons désormais l’avènement d’une Guinée où chaque citoyen aspirera au bonheur et à la prospérité. Et nous sommes prêts par toutes les voies républicaines à faire valoir les cadres de notre Région Forestière. Nous apporterons notre pierre à l’édifice national.

C’est aussi l’occasion de faire comprendre aux hommes politiques, que plus personne ne nous opposera désormais aux autres composantes ethniques de la Guinée Forestière à des fins politiques; cela ne va plus marcher, car nous avons conscience qu’on a les mêmes problèmes que tous ceux qui partagent la même région avec nous ; leur malheur ne nous épargnera pas, car nous sommes unis de par nos ancêtres. Nous n’accepterons plus l’idée de division pour nous distraire. Nous menons une bataille politique et non religieuse.

En effet, nous comprenons que certains hommes politiques guinéens sont au bord de leur chute libre, et pour cela, ils ne vont pas hésiter d’emporter le pays avec eux, d’où leur acharnement pour diviser des populations sœurs. A ceux-là nous donnons un avertissement solennel ; leur plan machiavélique ne réussira plus, et toute tendance dans ce sens équivaudrait à une déclaration de guerre à toute la Guinée Forestière. Le Konia n’est la propriété privée d’aucun homme politique et c’est ce que nous comptons démontrer pour les prochaines élections.

L’ALLIANCE ENTRE TOUTES LES COMPOSANTES POLITIQUES DE LA GUINÉE FORESTIÈRE EST DÉSORMAIS SACRÉE. NOUS TRAVAILLERONS POUR SA CONSOLIDATION.

Nous déclarerons la guerre à tout homme politique qui tentera de diviser les enfants de notre région à des fins politiques obscures. Nous ne nous battrons plus pour un homme, mais pour un idéal et un programme de gouvernement débarrassé de toute idée de division et d’ethnocentrisme.

Nous nous battrons pour une Guinée unie et prospère, condition sine qua non d’un développement durable et humain. Avec les autres composantes de la Guinée Forestière, le Konia entend désormais former une coalition démocratique pour défendre nos causes communes.


Le Grand Konia


 
Le 4 mars 2010 : Human Rights Watch exige entre autre le limogeage des Ministres d'Etat Pivi et de Tiégboro

2010/3/4

Aujourd'hui en Guinée
New York/ Brigadier Général Sékouba Konaté, Président par intérim M. Jean-Marie Doré, Premier ministre de transition Conakry République de Guinée
Messieurs,

Nous vous écrivons aujourd’hui pour vous exhorter à utiliser votre passage au gouvernement pour prendre des mesures concrètes afin de répondre à la culture enracinée d’impunité et à la violence qui ces dernières années a ruiné les vies de centaines de citoyens guinéens, et mis en pièces les vies de milliers d’autres. Dans vos fonctions respectives de Président par intérim et de Premier ministre de transition, les actions que vous entreprenez tous deux – ou bien que vous n’entreprenez pas – vont déterminer la mesure dans laquelle la Guinée pourra enfin aller au-delà de décennies de mauvaise gouvernance et d’atteintes aux droits humains.

La mort du Président Conté en 2008 a donné naissance à deux crises dont vous avez hérité et qu’il vous appartient de résoudre en prenant des mesures énergiques : une crise constitutionnelle provenant du fait qu’il n’a pas mis en place de feuille de route claire pour sa succession, et une crise d’impunité qui dure depuis longtemps et qui a permis à des membres des forces de sécurité et à d’autres de commettre des crimes effroyables, tels que des actes de torture, des meurtres, des viols et des détournements de fonds, sans aucune crainte d’avoir à répondre de leurs actes.

Le coût humain de ce cercle vicieux de mauvaise gouvernance, de violence et d’impunité a été élevé. Les répressions de 2006 et 2007 à l’encontre des Guinéens manifestant contre la détérioration des conditions économiques ont fait environ 150 morts et plus de 1 700 blessés ; l’attaque préméditée de 2009 contre les partisans de l’opposition rassemblés dans un stade le 28 septembre a fait entre 150 et 200 morts, et un grand nombre de femmes ont été victimes de formes souvent brutales de violence sexuelle. De plus, la corruption galopante et le détournement des vastes ressources naturelles de la Guinée ont empêché systématiquement la réalisation de droits fondamentaux tels que la santé et l’éducation.

En tant que dirigeants de la Guinée, vous avez une opportunité de commencer à résoudre ces crises, qui se renforcent mutuellement. Nous vous exhortons à agir avec résolution. Le démantèlement de l’architecture d’impunité et la construction d’une société s’appuyant sur l’État de droit sont le travail d’aujourd’hui et non de demain.


Justice pour les crimes contre les droits humains commis en septembre 2009

L’une de vos premières priorités doit être de faire des progrès tangibles dans l’établissement de la vérité et pour exiger des comptes aux auteurs des violences de septembre 2009. Comme vous le savez parfaitement, les recherches approfondies menées par Human Rights Watch, la Commission d’enquête internationale dirigée par les Nations Unies et d’autres organisations des droits humains locales et internationales ont conclu que les forces de sécurité guinéennes, notamment des éléments de la Garde présidentielle et, dans une moindre mesure, les gendarmes, se sont rendus coupables de ces crimes.

Tant Human Rights Watch que la Commission d’enquête internationale ont conclu que les crimes commis constituaient vraisemblablement des crimes contre l’humanité. Human Rights Watch a identifié plusieurs personnes dont la responsabilité criminelle présumée pour le massacre du 28 septembre devrait faire l’objet d’une enquête, et qui sont toutes passibles des sanctions imposées en novembre à la Guinée par l’Union africaine :

 Le Capitaine Moussa Dadis Camara, ancien dirigeant du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) de la République de Guinée et alors commandant en chef des forces armées guinéennes ;

 Le Lieutenant Abubakar « Toumba » Diakité, alors aide de camp de Dadis Camara, qui a personnellement dirigé la Garde présidentielle jusque dans le stade, et qui était présent quand ses membres ont tiré directement sur la foule des manifestants et violé de très nombreuses femmes, sans qu’il intervienne pour arrêter les violences ;

 Le Sous-lieutenant Marcel Kuvugi, alors aide de camp du Lt. Diakité, qui était présent lors des violences dans le stade et impliqué personnellement dans une attaque ciblée contre les leaders de l’opposition au stade ;

 Le gendarme Lieutenant-colonel Moussa Tiégboro Camara, qui reste ministre à la présidence chargé de la lutte anti-drogue et du grand banditisme. Le Lt.-col. Tiégboro a commandé personnellement une unité de gendarmes qui a employé une force meurtrière contre les partisans de l’opposition qui convergeaient vers le stade, aurait pris une part active au massacre, et, à un moindre degré, aux violences sexuelles qui ont suivi ; et

 Le Commandant (Major) Claude « Coplan » Pivi, qui demeure le commandant titulaire chargé de la Garde présidentielle. Le Major Pivi aurait aussi été impliqué dans la répression qui a suivi le massacre au stade, notamment dans les attaques contre les domiciles de dirigeants politiques le soir du 28 septembre.

Si nous saluons l’engagement déclaré du gouvernement guinéen à mener des enquêtes et à traduire en justice les auteurs des violences de septembre, nous sommes préoccupés par le fait que la Commission d’enquête indépendante nationale – désignée par Dadis Camara alors président du CNDD, et active de novembre 2009 à février 2010 – puisse être utilisée comme base pour une enquête judiciaire nationale. Nous sommes également préoccupés par la mesure dans laquelle le CNDD et l’actuel ministre de la Justice, le Colonel Siba Lohalamou, peuvent de façon crédible rendre, et peuvent être vus comme rendant, une justice impartiale en ce qui concerne les crimes de septembre 2009. Nous sommes aussi préoccupés par les faiblesses actuelles du système judiciaire guinéen – notamment un manque d’indépendance par rapport à l’exécutif, des ressources insuffisantes et la corruption – qui ont été des facteurs clés dans l’alimentation de la culture d’impunité.

Les recherches de Human Rights Watch ont montré que des centaines d’hommes des services de sécurité ont pris part aux violences de septembre. Pourtant, à ce jour, aucun n’a fait l’objet d’une suspension administrative dans l’attente d’une enquête, encore moins n’a été traduit en justice. Les Guinéens jugeront cela inacceptable. Les victimes des violences de septembre ont aussi enduré le fait que sont toujours en service des Bérets rouges qui ont pris part au bain de sang et, de façon troublante, vu plusieurs d’entre eux impliqués dans de graves exactions bénéficier de promotions depuis les événements de septembre.
Comme indiqué ci-dessus, deux coupables présumés occupent toujours de hautes fonctions au gouvernement. Nous sommes gravement préoccupés par l’inclusion dans le gouvernement de transition sous votre direction du Lt.-col. Moussa Tiégboro Camara et du Maj. Claude Pivi, comme cela a été annoncé dans un décret du 16 février 2010. Les deux hommes ont été impliqués dans des exactions avant, pendant et après les violences de septembre 2009.

Selon des informations crédibles, le Major Pivi a été impliqué dans des actes de torture commis en 2008, notamment à l’encontre de policiers guinéens, et dans des actes criminels comme des vols et des passages à tabac. Plus récemment, à la suite de la tentative d’assassinat du mois de décembre contre Dadis Camara, il a été impliqué dans le meurtre d’au moins deux soldats proches du Lt. Diakité.

Pour sa part, le Lt.-col. Tiégboro en juin 2009 a exhorté publiquement des jeunes à mettre en place des brigades de surveillance en leur tenant les propos suivants : « Si vous prenez un voleur en flagrant délit, mettez de l'essence sur lui et brûlez-le vivant ». Il a aussi été impliqué dans la détention illégale de suspects, dont certains ont été victimes d’exactions et dans plusieurs cas torturés, au centre de détention ad hoc se trouvant au sein du camp militaire Alpha Yaya Diallo sous son commandement direct. Au lieu de faire l’objet d’une enquête, ces deux individus sont montés en grade en décembre 2009.

En ce qui concerne la justice pour les crimes commis le 28 septembre 2009 et ensuite, nous vous exhortons donc à:

 Faciliter l’exhumation, l’identification et le retour à leur famille des corps dont les forces de sécurité se sont débarrassés à la suite des violences au stade, y compris les cadavres enlevés du stade et des morgues des hôpitaux Donka et Ignace Deen pour être jetés dans des fosses communes. Si la Guinée n’a pas les moyens de faire ce travail, elle devrait demander l’assistance immédiate de ses partenaires internationaux.

 Charger le ministère de la Défense d’établir une liste de toutes les personnes impliquées dans les opérations des forces de sécurité à Conakry le 28 septembre 2009, et de la remettre aux trois juges d’instruction chargés d’établir les faits relatifs au massacre et aux crimes commis au stade en septembre.

 Suspendre immédiatement de leurs fonctions le Maj. Claude Pivi et le Lt.-col. Tiégboro, dans l’attente d’une enquête judiciaire indépendante sur leurs rôles dans les crimes de septembre 2009.

 Mener une enquête sur ces crimes, engager des poursuites judiciaires contre leurs auteurs, et sanctionner – conformément aux normes internationales relatives aux procès équitables – les membres des forces de sécurité dont la responsabilité pour ces crimes (tels que les meurtres, les viols, les agressions, la torture) est prouvée, y compris les personnes qui selon la doctrine de responsabilité du commandement auraient dû empêcher ou réprimer ces crimes. Si la Guinée manque des moyens lui permettant de rendre ce degré nécessaire de justice, vous devriez solliciter une aide internationale.

 Dans le cas où le Lt. Abubakar « Toumba » Diakité, qui a pris la fuite immédiatement après sa tentative d’assassinat du 3 décembre 2009 contre Dadis Camara, serait retrouvé et placé en détention, les autorités militaires, judiciaires et de la police guinéennes doivent garantir que ses droits à la vie, à une détention en sécurité et à un procès équitable sont respectés.

Comme vous le savez, la Guinée est actuellement une situation faisant l’objet d’une analyse de la part de la Cour pénale internationale à la suite des violences du mois de septembre. Quant à savoir si la Cour ira jusqu’à ouvrir une enquête sur les crimes commis en Guinée, cela dépend du fait que les tribunaux nationaux aient à la fois la volonté et la capacité de mener des enquêtes et des poursuites pour les crimes commis.


Élections Parlementaires et Présidentielles


Human Rights Watch salue votre engagement collectif de tenir des élections en juin 2010, et vous exhorte ainsi que votre gouvernement à prendre des mesures concrètes pour garantir que les campagnes électorales et les votes sont libres, équitables et transparents. Par exemple, le droit de tous les Guinéens à prendre part à la conduite des affaires publiques et à élire librement leurs représentants est garanti par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par la Guinée le 24 janvier 1978.

Vous savez parfaitement que les observateurs nationaux et internationaux des élections ont régulièrement exprimé leurs préoccupations à propos de la conduite des élections antérieures en Guinée, notant que les élections de 1993, 1998 et 2003 ont été entachées par des ajournements, des boycotts de la part des partis d’opposition, des accusations de fraude, des actes d’intimidation et des violences appuyées par l’État.

Les dernières décennies de la vie politique en Guinée se sont caractérisées par un degré inapproprié d’influence, et même d’intrusion, de la part des forces de sécurité dans les affaires de l’État, notamment les élections. Cette tendance a été également marquée durant la période du CNDD, lorsque celui-ci a pris le contrôle de tous les bureaux administratifs clés à l’échelle de tout le pays. Elle a aussi systématiquement porté atteinte aux droits civils et politiques du fait de l’imposition d’interdictions de l’activité politique, des messages textes sur les téléphones portables et des contenus politiques dans les programmes radios à ligne ouverte. Elle a en outre restreint les libertés d’expression politique et d’assemblée, et réprimé brutalement les candidats et les voix de l’opposition.

La crédibilité de votre gouvernement auprès des Guinéens ainsi que des partenaires et observateurs internationaux dépend des mesures concrètes que vous prendrez pour garantir que toute élection future se démarque sans équivoque du passé. Comme premières mesures, nous vous exhortons à :

 Adhérer à la disposition de l’Accord de Ouagadougou du 15 janvier 2010 qui prévoit qu’aucun membre du CNDD ; du Conseil national de transition ; du gouvernement d’Unité nationale, y compris le Premier ministre ; ou toute personne active dans la défense ou les forces de sécurité, ne devra participer à l’élection présidentielle à venir.

 Garantir que les Guinéens bénéficient des libertés d’expression, d’association et d’assemblée ;

 Garantir que l’armée reste neutre, remplissant sa tâche d’aider à garantir la sécurité pendant les élections, et qu’elle ne joue pas de rôle en faisant campagne pour un candidat ou en supervisant le processus électoral.

 Garantir que toute tentative de la part de membres des forces de sécurité pour intimider ou manipuler les électeurs ou les candidats politiques, ou pour influencer de tout autre façon le résultat des élections, fait immédiatement l’objet d’une enquête et que leurs auteurs doivent rendre des comptes.

 Accepter l’observation internationale pleine et sans entrave des élections, y compris la période d’inscription.


Garantir les droits du peuple guinéen


Le gouvernement guinéen a des obligations légales au regard de plusieurs traités des droits humains internationaux et africains – notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Ces traités exigent que le gouvernement guinéen respecte les droits à la vie, à l’intégrité physique, à la liberté et la sécurité de la personne, ainsi qu’aux libertés d’expression, d’association et d’assemblée. Afin de soutenir ces objectifs généraux, Human Rights Watch vous recommande aussi de :

 Garantir que l’Observatoire national de la démocratie et des droits de l’homme (ONDH) – mandaté pour enquêter sur les atteintes aux droits humains et pour assurer une éducation aux droits humains – est rendu totalement opérationnel sans autres retards, qu’il est totalement financé et autorisé à fonctionner de façon indépendante.

 Garantir que la Commission d’enquête indépendante, créée pour enquêter sur le meurtre d’au moins 137 manifestants désarmés par les forces de sécurité lors de la grève de janvier et février 2007, est financée et rendue opérationnelle avec effet immédiat.

 Adopter une politique de tolérance zéro en ce qui concerne les actes criminels et autres atteintes aux droits humains commis par des membres des forces de sécurité, et garantir que chacun de ces actes fait l’objet d’une enquête et que leurs auteurs sont tenus de rendre des comptes.

Conclusion

Les membres des forces de sécurité guinéennes et d’autres se sont livrés pendant des décennies à toute une panoplie d’exactions contre le peuple guinéen. Ces exactions ont été notamment des meurtres extrajudiciaires, des actes de torture, des violences sexuelles, des vols à main armée et des crimes économiques qui ont privé la population de droits fondamentaux clés comme la santé et l’éducation. Alors que les victimes ont été à maintes reprises abandonnées, rassemblant les morceaux de leurs vies après ces exactions, les auteurs de ces actes ont dormi sur leurs deux oreilles, sachant qu’ils ne feraient jamais l’objet d’une enquête, ni encore moins ne seraient confrontés à un juge.

Cela doit changer. Les citoyens guinéens ont déjà payé un prix trop élevé du fait de l’inaction.

Votre administration par intérim peut se faire le champion de l’État de droit et laisser le
souvenir d’avoir tiré un trait avec le passé d’exactions de la Guinée si elle oeuvre pour établir nbl’État de droit en Guinée et garantit enfin le devoir de rendre des comptes pour les atteintes aux droits humains.


Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de mes sentiments distingués.

Georgette Gagnon
Directrice exécutive de la division Afrique
Corinne Dufka

Chercheuse senior pour l’Afrique de l’Ouest
Copie à :


 M. Blaise Compoaré, Président du Burkina Faso et médiateur de la CEDEAO en
Guinée


 M. James Victor Gbeho, Président de la Communauté économique des États de
l’Afrique de l’Ouest


 M. Edward Aina, Ambassadeur de la CEDEAO en Guinée


 M. Ramtane Lamamra, Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine


 M. El-Ghassim Wane, Directeur de la gestion des conflits, de la paix et de la sécurité,
Union africaine


 M. Émile Ognimba, Directeur des Affaires politiques, Union africaine


 M. Said Djinnit, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour
l’Afrique de l’Ouest


 M. Sammy Buo, Directeur pour l’Afrique, Département des affaires politiques des
Nations Unies


 M. Mamahane Cisse-Gouro, Représentant régional du HCDH pour l’Afrique de l’Ouest


 M. William Fitzgerald, Sous-secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines,
Département d’État des États-Unis


 M. Stéphane Gompertz, Directeur pour l’Afrique, Ministère français des Affaires
étrangères


 M. Mamadou Aliou Barry, Président, ONDH

 
La deuxième phase du recensement des guinéens vivant à l’étranger se déroulera du 18 mars au 04 avril 2010.

2010/3/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ La diaspora guinéenne prendra part au processus de transition , le Général Sékouba Konaté a tranché contre le gré de ceux là qui ont pour obssession la tenue vaille que vaille des élections présidentielles.
 
Nous vous livrons l'intégralité de la lettre du Ministre des affaires étrangères adressée aux missions diplomatiques guinéenes :
 
 Mesdames et Messieurs,

En application de la décision prise par Son Excellence le Général Sékouba KONATE, Président de la Transition et Président de la République par intérim, j’ai l’honneur de vous informer que la deuxième phase du recensement des guinéens vivant à l’étranger se déroulera du 18 mars au 04 avril 2010 inclusivement.

Cette opération concernera uniquement nos compatriotes qui n’ont pas pu se faire enregistrer lors de la première étape en septembre 2009.

Parallèlement à cet enrôlement, il sera procédé à l’affichage des listes électorales provisoires du premier recensement, au siège des missions diplomatiques et consulaires concernées…..

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs, l’assurance de notre parfaite collaboration.

M Bakary Fofana 
Ministre d'Etat chargé des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Francophonie

 
Protocole d’accord entre le Gouvernement et le Mouvement social

2010/3/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Les concertations ont porté sur l’examen des préoccupations du gouvernement et celles du mouvement social guinéen et se résument aux points suivants :

1- augmentation des salaires des personnels civils de l’Etat ;

2- augmentation des pensions de retraite des personnels civils de l’Etat ;

3- augmentation des allocations familiales des personnels civils de l’Etat ;

4- réduction des retenues sur le traitement de salaire (RTS) ;

5- augmentation du prix du litre du carburant à la pompe ;

6- mesures d’accompagnement.

A l’issue des échanges fructueux, les parties s’accordent sur ce qui suit :

A- De l’augmentation des salaires :

A1 - augmentation de 50% des salaires indiciaires payables en deux (2) tranches à savoir : 40% à compter du 1er mars 2010 et 10% pour compter du 1er juillet 2010 ;

A2 – augmentation de l’indemnité de transport à raison de 35 000 GNF/mois ;

A3 – augmentation de l’indemnité de logement à raison de 35 000 GNF/mois.

B- De l’augmentation des pensions de retraite de 30%

Cette augmentation prend effet à compter du 1er avril 2010.

C- De la réduction de la RTS

Les parties conviennent du principe de réaménagement des taux de la RTS et demandent au Ministère de l’Economie et des Finances de faire finaliser par ses services techniques les propositions et d’engager la procédure d’adaptation des projets de textes dans les meilleurs délais.

D- De l’augmentation des allocations familiales

Les parties s’accordent sur la nécessité de l’augmentation des allocations familiales en raison du fait qu’une étude sur la protection sociale est en cours. Cette question sera examinée par la commission sur la base des résultats de cette étude.

E- Du réajustement à la hausse du prix des produits pétroliers

Les parties conviennent du réajustement des prix des produits pétroliers pour compter du 1er mars 2010 comme suit :

- Essence : 6 500 GNF le litre à la pompe ;

- Gas-oil : 6 500 GNF le litre à la pompe ;

- Pétrole lampant : 6 000 GNF le litre à la pompe.

Dans le souci de parvenir au respect de la vérité des prix du carburant, les parties conviennent désormais à l’observation stricte de la flexibilité pour la fixation des prix dans une fourchette de plus ou moins 5%.

F- De la sécurité alimentaire

Les parties s’accordent sur la nécessité de la constitution d’un stock de produits agricoles pour la sécurité alimentaire notamment en riz et en maïs en faveur des populations sur la base des études de faisabilité déjà engagées ou à actualiser.

Les autres mesures d’accompagnement

- La suppression de tous les barrages à l’intérieur du pays à l’exception de ceux des frontières ;

- L’interdiction des exonérations non conventionnelles ;

- Réparation de tous les bus de la Soguitrans en panne et révision du mode de gestion ;

- Réajustement des frais de transports urbains et interurbains ;

- Maîtrise de l’inflation par la stabilisation de la monnaie nationale ;

- Respect scrupuleux de l’unicité de caisse sous le contrôle du trésor public ;

- Poursuite de l’assainissement des fichiers de la Fonction publique et de la Solde ;

- Bancarisation de la paie des salaires des personnels civils de l’Etat ;

- Refonte des systèmes de gestion informatique des fichiers et des procédures de gestion administrative et financière des personnels civils de l’Etat en introduisant le système de la biométrie.

Les parties conviennent de la mise en place d’un comité paritaire de suivi de ces mesures et se réjouissent du climat de convivialité qui a prévalu lors des discussions.

Fait à Conakry, le 27 février 2010.

On signé :

- Pour le Mouvement social : Dr Ibrahima Fofana ;

- Pour le gouvernement : Mme Bah Mariama Penda Diallo,

Ministre d'Etat chargée de la Fonction publique, de la Réforme administrative, du Travail et de l’Emploi

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Transmis par Ibrahima SYLLA "Ibra"
Journaliste

Directeur du Bureau de Presse du
Conseil National de la Communication
Siège : "Palais du 25 août"

 
Diplomatie : Kerfalla Yansané rallonge la misère des diplomates guinéens

2010/3/4

Aujourd'hui en Guinée Rien ne va plus dans les missions diplomatiques guinéennes. Neuf (9) mois sans salaire, les représentants de l’Etat guinéen tirent depuis trois trimestres le diable par la queue. Humiliés ou renvoyés faute de paiement de loyer par les propriétaires de maison, ils sont réduits à la misère, incapables d’honorer les factures d’eau, d’électricité, de gaz, de téléphone…

Il n’est pas exagéré de dire à propos de ces diplomates qui n’ont d’autres sources de revenu que leurs primes et salaires, que de sérieux problèmes d’alimentation se posent, encore pire lorsqu’il s’agit de faire face aux soins de santé ou aux dépenses imprévues des enfants… Quelle triste, malheureuse et honteuse situation.

Des missions diplomatiques guinéennes où, les chancelleries ne sont pas la propriété privée de l’Etat guinéen sont menacées de fermeture par les propriétaires, faute de versement mensuel du loyer et les services prestataires, faute du budget de fonctionnement, envoient constamment les lettres de rappel, de sommation…, avant de se résigner à porter l’affaire au département des affaires étrangères de leur pays. Ce qui ternit l’image de la Guinée et l’inscrit dans le registre des pays non crédibles dont les conséquences sont souvent fâcheuses à tous égards.

Conscient de la gravité de la précarité des diplomates guinéens, le Premier Ministre, Chef du gouvernement, M. Jean Marie Doré lui-même ancien fonctionnaire international, a pris comme première mesure au lendemain de sa nomination à la primature : la suspension de toutes les dépenses, hormis le paiement des salaires des fonctionnaires, à moins que les diplomates ne soient pas considérés comme tels.

Nommé au ministère de l’économie et des finances, M. Kerfalla Yansané rallonge la misère des diplomates qui voyaient le bout du tunnel, juste avant son arrivée à la tête de ce département, d’autant plus que l’opération de virement des fonds n’attendait que la lettre de couverture de son ministère avant d’être envoyée à la BCRG, tout le circuit : affaires étrangères, budget, trésor ayant été clos.

En effet, à en croire des informations reçues par notre rédaction M. Kerfalla Yansané qui connaît bien l’étranger pour y avoir étudié et vécu, veut utiliser sa loupe pour reprendre l’opération, alors qu’avant son arrivée tout avait été déjà fait par les services compétents de l’administration qui en ont d’ailleurs l’habitude.

Il devrait réserver sa démarche à fouiller, fouiner… dans l’état de salaires des deux trimestres de l’année 2009, antérieur à son arrivée qu’à compter du premier trimestre de l’année 2010. Ce qui aurait été compréhensible. Sans nul doute.

Pendant ce temps, ses caprices que certains confondent à la rigueur font atrocement souffrir, au-delà des diplomates, des familles et l’image de la nation souveraine de Guinée.


Dossier à suivre… 


Moussa Sylla


 
Me Abass : Les présumés narcotrafiquants ne sont que des suspects jusqu'à preuve du contraire.

2010/3/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Me Abass assène : « Ayons le courage de dénoncer les agissements de Tiègboro, son comportement constitue aujourd'hui un facteur de trouble, trop c'est trop ! »

« Aujourd'hui notre seul combat est de faire de la Guinée un Etat de droit (…) Il faut que les guinéens comprennent que chacun doit contribuer pour l'édification de l'Etat de droit, et ce, en dehors des sensibilités, en dehors des états d'âme ou des humeurs des uns et des autres. Il ne faut pas que nous soyons gérés par les humeurs de nos dirigeants. Ce qui est regrettable. Celui qui se comporte aujourd'hui comme un justicier, un jour il va être rattrapé par son passé. Et c'est sont les avocats qui vont le défendre, lui aussi.

Aujourd'hui son comportement quotidien constitue une infraction. Et c'est ce qu'il doit arrêter. Ce n'est pas parce qu'il est ministre qu'il doit continuer. Aujourd'hui le problème c'est quoi ? On dit que c'était des présumés narcotrafiquants, et jusqu'à présent ils n'ont pas été jugés. Mais ce qui est dommage et très regrettable, il vide des sociétés qui ont des contrats de location, il se peut que ces sociétés appartiennent à des personnes physiques ou morales et ce sont les locataires qui sont les victimes aujourd'hui des agissements de Thiègboro. Comment vous pouvez accepter que quelqu'un qui a signé un contrat de location, avec une agence qu'est ce que ce locataire a à voir avec le comportement du propriétaire ou ses activités? Que lui, il mise sans passer par la justice, il ordonne l'expulsion des gens. Ce n'est pas possible. Il faut qu'on arrête ça.

Il s'oppose à l'exécution des arrêts de la cour et encore il continue à se comporter comme un juge. Ce n'est pas normal. Il a cassé les maisons des pauvres citoyens sans aucun jugement. Et il a été le premier à dire ici que quant on arrête un voleur, il faut le brûler vif. C'est dommage pour l'Etat de droit. Il continue à aller pratiquer la saisine. Il n'y a pas de saisine en matière pénale, il n'y a que des mesures conservatoires. C'est ce qui est prévu par l'article 100 du code de procédure pénale.

Il n'y a que des mesures conservatoires concernant les biens des inculpés. Et ça aussi il faut que tu sois ordonné par le juge d'instruction. Il ne faut pas se permettre de faire du n'importe quoi dans la société. Son comportement constitue aujourd'hui un facteur de trouble. Il ne faut pas toucher à des droits. Il faut laisser les juges dire le droit. C'est vrai qu'aujourd'hui la justice guinéenne a des problèmes, mais il faut la reformer. C'est l'un des rôles et des qualités de l'Etat. L'Etat ne peut pas être confondu à un individu et surtout à un officier de la police judiciaire. Il faut qu'on arrête ces agissements. Aujourd'hui, nous recevons toujours des plaintes des personnes physiques qui sont victimes de ses agissements. Il faut qu'on arrête. C'est un justiciable comme tout le monde. Cette affaire est pendante actuellement à la justice. La cour, au moment opportun examinera le dossier de façon sereine.

Mais on ne peut pas continuer à menacer les pauvres citoyens. Avant tout d'abord moi je suis un défenseur des droits de l'homme et je ne mettrai pas de l'eau dans mon vin. Cela va me coûter ce que ça va me coûter, je suis prêt à assumer. Quand je prenais la robe c'est pour défendre les droits de l'homme d'abord. Je ne peux pas comprendre qu'un seul individu prenne le peuple en otage, c'est inadmissible. Sans aucun procès, aucune forme de justice, il a démoli des concessions de certains pauvres citoyens. C'est quelle sorte d'injustice ça ? On aurait même pu porter plainte contre lui pour destruction d'édifices privés. Parce qu'il n'a été ordonné par personne. L'ordre qui a été donné est un ordre illégal parce que l'Etat même est sujet de loi. Dans les dossiers qui sont déférés à la justice, il y a beaucoup de révélations, le moment opportun, il y a beaucoup qui sont partis au camp, ils ont été rançonnés. On les a déprimé, il y a d'autres qui ont payé de l'argent et personne n'en parle.

Il faut qu'on ait le courage de le dire, de dénoncer Thiègboro. Il a fait des agissements. Ils ont pris de l'argent au camp et le moment opportun nous allons faire ces révélations parce que trop c'est trop. C'est ça la vérité. Un jour la vérité va se manifester. Dans une société bien organisée, il y a la présomption d'innocence. Comment voulez-vous avant que le juge ne se prononce sur la culpabilité d'une personne, une autre commence à pratiquer des délits ? A la phase actuelle il y a la présomption d'innocence.

Personne n'a le droit de porter atteinte à ces biens acquis. Seule la Cour peut ordonner la confiscation des biens. Et pas tous les biens, mais ceux qui sont acquis par ce trafic, et ça aussi il faut prouver s'il y a des liens. Tu peux ne pas aimer une personne parmi eux, mais certains d'entre eux ont servi loyalement ce pays pendant de longues années.

Ils ont fait des économies. Et lui Thiègboro par exemple, si on saisit juste ce dossier, tout le monde saura ce qu'il a fait au camp. Il faut le dire parce qu'il y a certains qui ont été rançonnés, moi je connais une dame, elle a payé de l'argent au camp, elle n'a rien fait. Elle peut témoigner. Tout son crime ce qu'elle a une fille qui s'appelle Mimi qui est épousée par un certain Moussa Traoré. Il y a plein de victimes de ses agissements dans ce pays. Il ne faut pas que les gens se prennent pour des anges. Il ne faut pas qu'un ministre épouse des comportements pareils. »

Alpha Assia Baldé





 
Le journal Réveil réveille encore ses scoops mensongers et ses fausses rumeurs

2010/3/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Le journal Le Réveil de Sidimé Alpha Kabinet organe officiel du Comité de Rumeur et d’affabulation d’un parti de la place a trouvé une nouvelle vocation. Celle de prendre a partie l’ancien premier ministre Lansana Kouyaté dans toutes ses livraisons.

Il se livre à un véritable acharnement comme au vieux temps du gouvernement de consensus contre le leader de PEDN. Des gros titres épinglant Kouyaté sont à la une de cette feuille de Choux qui n’hésite pas de mentir sans aucune vergogne et adore à étaler des citations mal à propos et autre non sens qui le disputent au contre sens, barbarismes et illogismes.

Il est normal de ne pas être d’accord avec un adversaire politique, de prendre le contre-pied de ses propositions de montrer les faiblesses de son projet de société mais il n’est guère décent d’inventer des contre vérités à son endroit et de prendre ainsi les rêves et les illusions d’un vieux leader fatigué désemparé et apeuré pour de la réalité. Il est de bon ton de s’en tenir au combat d’idée dans un respect mutuel et en tenant compte des principes élémentaires de la morale démocratique.

Et éviter de fabriquer et diffuser des tissus de mensonges au compte d’un adversaire que l’on hait pour avoir ébranlé les certitudes et les fantasmes d’un leader épuisé et malade de ses ingratitudes, de ses inconséquences et de ses propres démons.

Ce chef de parti et la cohorte d’individus assujettis qui se cachent derrière le nom du mercenaire de la plume Sidimé Alpha Kabinet feront mieux de chercher à trouver de vrais sujets de débat avec Mr Kouyaté et le PEDN au lieu d’appliquer aveuglement les instructions et les stratagèmes de leur Comité National de fabrication des rumeurs de triste mémoire et qui comme à l’accoutumée fait toujours dans l’amalgame.

Cette fois ils mettent allègrement et simultanément en cause, en même temps et dans une même soi-disant affaire de fonds de dix milliards de FCFA le Président Conté, le Capitaine Président Dadis et l’ancien Premier Ministre de consensus Lansana Kouyaté. Comment un Premier Ministre peut raisonnablement détourner de l’argent avec le Président Conté et le Président Dadis son successeur ? C’est un peut gros non ? Pour qui ce journaleux de trotskyste prend son lectorat ? Cet affabulateur et ses consorts ne prennent même plus la précaution de vérifier la logique qui sous-tend leurs balivernes. Conté est mort, Dadis est malade c’est Kouyaté qui est visé. On ment et on insulte pour se faire valoir au détriment de celui qu’on croit avoir l’aptitude de faire tomber le "trouillomètre" à zéro leur leader .

Nostalgiques des temps où le journalisme abject et amoral battait son plein à Conakry, le journal le Réveil et ses écrivassiers n’arrivent pas à constater que cette époque est à jamais révolue et que le vent démocratique qui commence à souffler sur notre pays ne s’accommodera pas des méthodes surannées et révulsives qui était les leurs.

Dorénavant nous n’hésiterons pas de les traîner devant les instances appropriées pour diffamation et publication d’accusations fabriquées de toute pièce pour porter atteinte à l’image d’autrui en vue d’en tirer des bénéfices politiques. Mr Sidimé et son parti Trotskyste ne s’encombrent pas de considération éthique. Nous les y forcerons.

A bon entendeur salut.

Et c’est aussi un dernier avertissement au Comité National de fabrication des rumeurs du Parti concerné et à leurs mercenaires de la plume.


Dondoli Kèman

 
Direction Générale de la Police Nationale : Un casse-tête pour se faire un passeport

2010/3/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ C'est un secret de polichinelle, lorsqu'on veut se faire un passeport à la direction générale de la police nationale à Coléah, il faut être fin prêt car moins de trois cent mille francs guinéens ne te donne pas accès à cette carte ci précieuse alors que le prix officiel est fixé à cent mille francs guinéens. Outre les démarcheurs, les agents de sécurité sensés mettre en application cette règle, en font un commerce.

Pour constater de vu su cette triste réalité, nous avons la semaine dernière effectué un tour à la direction nationale de la police nationale à Coléah. Il est 11 heures 30 minutes au moment où je franchis la rentrée principale sur le ''Niger''. Une fois dans la cour, un policier m'interpelle :

« Que cherches-tu ? », faisant semblant, je lui répond :

« je veux faire un passeport ». Il me dit :

« Tu as déjà traité avec quelqu'un ? Dans le cas contraire, je peux t'aider. » « Comment dis je ? Et lui de me répondre.

« Tu sais, ici pour se faire un passeport, il faut enlever beaucoup d'argent. Le prix normal est fixé à cent mille de nos francs. Mais comme c'est la Guinée, si tu veux passer par la voie légale, tu risques de ne plus voir tes documents. Personne ne va les regarder », m'a-t-il signifié. Le policier a pris tout son temps pour me convaincre de lui confier mon dossier. « Avec moi c'est moins cher, mais les démarcheurs eux sont chers », a dit le policier.

« Ok, avec toi, c'est combien ? », Et lui de me répondre :

« Tu sais, si tu es trop pressé, tu vas payer 400.000 fg et tu reviendras dans deux jours, si c'est aujourd'hui que tu veux, je peux te faire ça, à 600.000fg comme c'est toi », m'a-t-il dit. Dans le but de me débarrasser de lui, je l'invite à me donner son numéro et que prochainement, je lui ferai appel. Chose qui fut faite, aussitôt. Une fois dans le grand bâtiment qui abrite la direction générale on est tout de suite attiré par des va-et-vient dans les différends bureaux. Des hommes en uniforme et des démarcheurs se faufilent dans toutes les directions à la recherche de clients dans le seul but d'escroquer pour avoir selon eux le prix ''de sauce''. Aucune tentative pour rencontrer le directeur général afin de vérifier l'authenticité de ces informations n'a porté fruit. Les agents nous ont complètement refusé l'accès.

Boubacar Barry, étudiant, est venu pour faire son papier et cela fait deux semaines que son document traîne dans les tiroirs. « Il y a longtemps que j'ai déposé mes dossiers. A chaque fois que je viens, on me dit de revenir demain », s'est-il plaint. Alsény Bah, commerçant, renchérit : « Ils m'ont fait payer beaucoup d'argent pour ne rien, j'ai donné 500.000 fg à un policier. Mais jusqu'à présent, il ne m'a pas remis mon passeport. »

Cette situation inquiète bon nombre de guinéens, et surtout ceux qui sont issus des familles moins nantis qui ne savent pas à quel saint se vouer. Ce qui devait amener, les nouvelles autorités gouvernementales, surtout le ministère de tutelle, avec à tête le Général Toto Camara, à plus de vigilance dans les différentes structures de son département.

Mamadou Sarifou Barry

 
Moussa Dadis Camara bientôt au Mali ?

2010/3/4

Aujourd'hui en Guinée BAMAKO/L'ex-homme fort de Conakry, le chef de la junte Moussa Dadis Camara, pourrait poursuivre sa convalescence au Mali. Sékouba Konaté aurait effectué des "repérages" pour sa prochaine résidence à Sélingué, près de la capitale malienne.


Officiellement, le général Sékouba Konaté était au Mali la semaine dernière pour « s’inspirer de l’expérience de la transition malienne ». Samedi 27 février, le président guinéen par intérim devait se rendre à Sélingué, à 150 km de Bamako, près du barrage sur le Sankarani, un bras du fleuve Niger. Un endroit calme et reposant, non loin de la frontière guinéenne, et qui pourrait être un lieu de convalescence (ou de retraite) pour Dadis Camara.

Ce dernier, dont l’état de santé s’est amélioré, souhaite en effet quitter la villa ministérielle de Ouaga 2000 (Burkina), où il est logé depuis le 13 janvier. Mais il devra patienter un peu, aucun lieu de résidence à Sélingué ne paraissant convenir à un ancien chef d’État. Il faudra probablement acquérir un terrain et construire une maison. Si Dadis devait s’installer au Mali, ce ne serait donc pas avant six mois.

JEUNE AFRIQUE

 
Communiqué du Forum des forces vives de Guinée relatif à la participation des guinéens vivant à l’étranger aux prochaines élections nationales

2010/3/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Suite au compte rendu de la Commission Electorale Indépendante (CENI) relatif au recensement des Guinéens vivant à l’étranger, il ressort que seuls 56 215 guinéens ont été recensés dans les 17 pays identifiés auparavant.

Le Forum des Forces Vives de Guinée est vivement préoccupé par la faiblesse de ce résultat, eu égard à l’importance numérique de nos compatriotes vivant à l’étranger.

En conséquence, le Forum des Forces Vives de Guinée, conscient de leurs droits à participer au processus électoral et tenant compte de leur apport non négligeable à la vie socioéconomique et politique du pays, invite la CENI à la réouverture de l’enrôlement des Guinéens vivant à l’étranger.

A cet effet, le Forum invite le Gouvernement à bien vouloir prendre toutes les dispositions utiles pour soutenir la CENI dans cette opération afin que nos compatriotes vivant à l’étranger puissent exercer pleinement leurs droits, tout en respectant le chronogramme déjà établi.

Conakry, le 02 Mars 2010



Pour le Forum des Forces Vives de Guinée
Le Porte Parole
Monsieur François Lonsény FALL

 
Fodé Mohamed Soumah devant la presse nationale Sénégalaise et internationale

2010/3/3

Aujourd'hui en Guinée DAKAR/ Il y a maintenant près d'une semaine que le leader du parti Génération citoyenne est à Dakar pour l'implantation et la massification de son parti.Même si pour le moment il n'a fait que des visites de courtoisie auprès de certaines personnalités guinéennes ,le politicien visiblement décidé pour la conquête politique semble aller loin.


A l'instant même il donne une conférence de presse dans un hôtel de la place .Fodé Mohamed Soumah,même s'il n'a pas pour le moment la notoriété des anciens leaders politiques de la Guinée et celui des anciens premiers ministres du Général Conté ,aujourd'hui reconvertis en politique,il n'en demeure pas moins qu'il n'est pas un inconnu dans la capitale sénégalaise.

Avec l'espoir de voir la diaspora guinéenne participer aux élections présidentielle,votre magazine ,toujours disponible, suivra tous les évènements pour votre bonheur.

Ansoumane CAMARA,Dakar

 
Communiqué Final de la Visite officielle du Général Sékouba Konaté en République du Mali.

2010/3/2

Aujourd'hui en Guinée BAMAKO/A L’invitation de S.E.M. Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali, S.E. le Général Sékouba KONATE, Président de la Transition, Président de la République de Guinée par intérim, a effectué une visite officielle au Mali, du 25 au 28 Février 2010, à la tête d’une importante délégation composée de, notamment

Monsieur Bakary FOFANA, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine et de la Francophonie,

- Madame Djénabou Saïfon DIALLO, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale,

- Colonel Korka DIALLO, Ministre de la Pêche et de l’Aquaculture,

- Monsieur Lucien GUILAO, Ministre des guinéens de l’Etranger.

(La liste des deux délégations est jointe en annexe).

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la concertation et le dialogue entre les deux Chefs d’Etat en vue de la consolidation des excellentes relations d’amitié et de coopération existant entre le Mali et la Guinée.

A l’occasion de cette visite, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, et le Président de la République de Guinée par intérim, S.E. le Général Sékouba KONATE, ont eu des entretiens en tête-à-tête, qui se sont déroulés dans une atmosphère de fraternité et de parfaite compréhension.

Au cours de ces entretiens, le Président de la République de Guinée par intérim, S.E. le Général Sékouba KONATE, a présenté au Président de la République du Mali, Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, la situation politique, sécuritaire et socioéconomique dans son pays, ainsi que les derniers développements de la transition.

Le Président de la République du Mali, Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, a réitéré le ferme engagement de son pays à accompagner la République de Guinée dans cette transition.

Il a apprécié l’engagement du Président de la Transition, le Général Sékouba KONATE, à conduire avec détermination la transition dans les délais fixés par la Déclaration de Ouagadougou.

Le Président de la République du Mali, Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, a salué la nomination d’un Premier Ministre de transition, d’un gouvernement d’union nationale, ainsi que la désignation de la Présidente et des deux Vice-présidents du C N T en Guinée.

Il a appelé toutes les parties prenantes de la transition Guinéenne à respecter toutes les dispositions de la Déclaration de Ouagadougou en vue d’assurer une transition réussie devant aboutir à la tenue d’élections présidentielle et législative libres, transparentes et crédibles.

Les deux Chefs d’Etat ont rendu hommage au Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise Comparé, médiateur de la CEDEAO, pour ses efforts soutenus en vue de faciliter une transition réussie en République de Guinée.

Les deux Chefs d’Etat ont exhorté la Communauté Internationale à soutenir la République de Guinée dans son Programme de reformes institutionnelles et de relance de son économie.

Au plan de la coopération bilatérale, les deux Chefs d’Etat ont convenu de l’instauration de concertations politiques régulières en vue d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations entre les deux pays. A cet égard, ils ont instruit leurs Ministres des Affaires Etrangères de tenir la Septième (7ème) Session de la Grande Commission Mixte de Coopération entre la Guinée et le Mali, en avril 2010 à Conakry.

Les deux Chefs d’Etat se sont réjouis de leur convergence de vues sur les questions d’actualité africaine et internationale, en particulier, au sein de la CEDEAO et de l’Union Africaine.

Abordant la situation politique en Afrique, les deux Chefs d’Etat ont exprimé leur attachement à la promotion du dialogue et de la concertation comme moyen privilégié de règlement des situations de crises et de conflits.

A cet égard, ils ont exhorté la Communauté internationale à continuer de soutenir les efforts visant la préservation de la paix et de la sécurité dans le continent et ont condamné, énergiquement, toutes les formes de terrorisme et de criminalité organisée qui constituent une menace pour la paix et la sécurité régionales et internationales.

Le Président de la Transition, Président de la République de Guinée par intérim, S.E. le Général Sékouba KONATE, a rendu un vibrant hommage à S.E.M. Amadou Toumani TOURE, pour ses efforts en faveur de la recherche de solutions durables aux conflits en Afrique.

S’agissant de la situation sécuritaire dans la région Sahélo-Saharienne, le Président de la Transition, Président de la République de Guinée par intérim, S.E. le Général Sékouba KONATE, a apprécié l’initiative du Président de la République du Mali, S.E.M. Amadou Toumani TOURE, d’organiser une Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement sur la paix, la sécurité et le développement afin d’adopter les mesures appropriées visant à assurer la sécurité collective et le développement socio-économique dans cette région.

Les deux Chefs d’Etat ont appelé à la solidarité et à l’unité d’action de l’ensemble des pays de la région Sahélo-Saharienne dans la lutte mondiale contre le terrorisme et dans toute stratégie qui contribue à la consolidation de la sécurité et la paix, préalables au développement du continent africain.

Ils ont convenu de renforcer la coopération avec leurs partenaires aux plans régional et international pour lutter contre le terrorisme, la criminalité organisée et le trafic de drogue.

Sur instructions des deux Chefs d’Etat, une séance de travail a regroupé les deux délégations, sous la coprésidence des Ministres des Affaires Etrangères des deux pays.

Les entretiens ont porté sur des sujets d’intérêt commun, en particulier sur les questions relatives au renforcement du dialogue politique entre les deux pays et à la consolidation des relations bilatérales dans tous les domaines.

La délégation guinéenne a donné de larges informations sur l’évolution de la situation politique et socioéconomique en République de Guinée, depuis le 23 décembre 2008 jusqu’à la mise en place du Gouvernement d’Union nationale, le 16 février 2010.

Elle a mis un accent particulier sur l’évolution du processus de transition engagé et a souhaité l’implication du Mali dans le programme de sortie de crise.

Tout en remerciant la délégation guinéenne des multiples références faites à l’expérience démocratique du Mali, la délégation malienne a hautement apprécié l’exposé complet, utile et éclairant sur la situation en Guinée. Elle a réitéré le ferme engagement du Gouvernement du Mali à accompagner la Guinée dans le processus de transition, notamment aux plans politique et institutionnel.

Abordant les différents secteurs de la coopération bilatérale, les deux délégations sont convenues des actions, ci-après:

1. Coopération transfrontalière et sécuritaire

-la tenue diligente d’une rencontre des Ministres en charge des questions transfrontalières et sécuritaires avec la participation des Gouverneurs et des Préfets des régions concernées en vue de la gestion commune des problèmes en la matière.

-la relance des activités de la Commission de Matérialisation de la frontière guinéo-malienne.

2. Coopération militaire : Accélération de la finalisation du Projet d’Accord de Coopération militaire dans la perspective de la prochaine Session de la Grande Commission Mixte de Coopération Mali-Guinée.

3. Coopération en matière de Diasporas : Mise à disposition de la Partie guinéenne de l’expertise du Ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine. A cet égard, une Mission du Ministère des Guinéens de l’Etranger se rendra prochainement au Mali en vue d’approfondir, particulièrement, les questions relatives à la gestion du rôle de la diaspora dans le développement socioéconomique et politique dans le pays, ainsi que de l’organisation d’un Forum économique et commercial des hommes d’affaires maliens et guinéens de l’étranger.

4. Coopération dans le domaine de l’Agriculture : La délégation guinéenne a effectué des visites de terrain à l’Usine d’assemblage de tracteurs de Mali Tracteurs S.A. de Samanko et aux périmètres irrigués de Sélingué, et a apprécié l’offre du Mali à partager son expérience avec la République sœur de Guinée dans le secteur de l’Agriculture.

5. Coopération dans les Secteurs de l’Energie et de l’Eau :

Les deux délégations ont convenu, de ce qui suit :

- diligenter la finalisation du projet de Protocole d’Accord relatif au Barrage FOMI ;

- diligenter la mise en œuvre de l’Etude de faisabilité relative au projet d’interconnexion électrique Mali-Guinée, et rechercher son financement.

- diligenter la requête de financement du projet Gestion intégrée des Ressources en Eau du Niger Supérieur (GIRENS) soumise à la BAD.

La délégation malienne s’est réjouie du retour de la Guinée à l’OMVS et s’est engagée à tout mettre en œuvre afin que ce retour offre le maximum de profits à cette Organisation.

6. Dans le Secteur de l’Elevage et de la Pêche : Les deux délégations sont convenues de renforcer la coopération en matière de :

- transhumance des animaux,

- protection sanitaire des animaux,

- sécurité sanitaire des aliments,

- pêche et aquaculture.

7. Echanges commerciaux : Les deux délégations sont convenues de finaliser la restauration de la route liant les deux pays, et d’intensifier la coopération douanière.

8. Formation : La délégation malienne a exprimé la disponibilité des Instituts et des Centres de formation du Mali à accueillir des Cadres Guinéens.

9. Echanges Culturels : les deux délégations ont reconnu la nécessité d’intensifier les échanges dans le domaine de la promotion des activités culturelles.

Au terme de sa visite, S.E. le Général Sékouba KONATE, Président de la Transition, Président de la République de Guinée par intérim a exprimé à son frère et ami Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali, au Gouvernement et au peuple Maliens, ses vifs remerciements et sa profonde gratitude pour la qualité de l’accueil qui lui a été réservé ainsi qu’à la délégation qui l’accompagne.

S.E. le Général Sékouba KONATE, Président de la Transition, Président de la République de Guinée par intérim a adressé une invitation à Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali à effectuer une visite officielle en République de Guinée.

Cette invitation a été acceptée avec plaisir et la date sera fixée ultérieurement par voie diplomatique.

Fait à Bamako, le 28 février 2010

Pour la République de Guinée

S.E.M. Bakary FOFANA, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine et de la Francophonie

Pour la République du Mali

S.E.M. Moctar OUANE, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale

Composition de la Délégation de la République de Guinée

- S.E. le Général Sékouba KONATE, Président de la Transition, Président de la République de Guinée par intérim.

- Monsieur Bakary FOFANA, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine et de la Francophonie.

- Madame Djénabou Saïfon DIALLO, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale.

- Colonel Korka DIALLO, Ministre de la Pêche et de l’Aquaculture.

- Monsieur Lucien GUILAO, Ministre des guinéens de l’Etranger.

- Madame KABA Fatoumata SIDIBE, Conseiller Diplomatique du Président.

- Monsieur Tibou KAMARA, Conseiller du Président.

- Colonel Aboubacar Biro CONDE, Conseiller du Président.

- Docteur Djéliman KOUYATE, Conseiller Politique du Président.

- Monsieur Boubacar Yacine DIALLO, Conseiller à la Communication du Président.

- Monsieur Mounir CISSE, Ambassadeur Directeur du Protocole d’Etat.

- Monsieur Ousmane DIAO BALDE, Ambassadeur Directeur des Affaires Juridiques et Consulaires.

- Monsieur N’Fa Saïdou DIAKITE, Conseiller Charge de mission du Président.

- Monsieur Mamadou CAMARA, Directeur Général de la Sécurité d’Etat.

- Monsieur Mamoudou SANKHON, Directeur Général du Port Autonome de Conakry.

- Monsieur Alpha Yaya DIALLO, Directeur Général des Douanes.

- Commandant David SOUMAH, Aide de Camp du Président.

- Commandant Mandjou DJOUBATE, Directeur du Bureau de Presse de la Présidence

 
Doré-Rabiatou : duo ou duel ?

2010/3/2

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le Premier ministre et la présidente du Conseil national de la transition doivent mener le pays aux élections. Une tâche d’autant plus difficile que le politicien et la syndicaliste se méfient l’un de l’autre.

Ils ont en commun une passion pour la chose publique qui vient de les mener tous les deux à des postes clés : Premier ministre pour lui, présidente du Conseil national de transition (CNT) pour elle. Tous deux ont la lourde mission de cohabiter pendant les cinq prochains mois avec la junte au pouvoir et de mener la Guinée à des élections libres, transparentes et équitables. Une gageure dont ils partagent, avec le président par intérim, le général Sékouba Konaté, la responsabilité, devant les Guinéens et la communauté internationale.

Ils partagent aussi leur manque d’expérience dans l’art de gouverner. Ni l’un ni l’autre n’ont occupé de poste ministériel. C’est à peu près tout ce qui les réunit.

Jean-Marie Doré est un ténor de la politique ; Rabiatou Serah Diallo (que les Guinéens surnomment « Hadja Rabi ») est une pasionaria du syndicalisme. Il est docteur en sciences politiques, a été fonctionnaire international ; elle a un diplôme de secrétaire de direction et une formation de greffière (même si elle a, en 1984, intégré le corps des magistrats).

Il est malin et calculateur, passe pour un agité ; elle est franche, déterminée et affirme haut et fort ses positions. Il aura la direction du gouvernement, elle aura le pouvoir de lui demander des comptes. Entre les deux, la cohabitation, même si elle devra être brève, ne sera pas simple.

Rabiatou Serah Diallo a acquis sa légitimité à la base, dans les mouvements associatifs, puis en grimpant dans la hiérarchie syndicale jusqu’à obtenir en 2000 le poste de secrétaire générale de la puissante Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG). Elle devient une icône quand, en 2007, elle défie le général Lansana Conté, alors chef de l’État, conduit des manifestations, réprimées violemment, et est elle-même blessée. Hadja Rabi obtient de Conté la formation d’un gouvernement de consensus. Elle avait alors fait preuve d’un courage et d’une détermination qui suscitent encore l’admiration de ses compatriotes.

Un climat de suspicion

Jean-Marie Doré, leader de l’Union pour le progrès de la Guinée, est dans la course à la magistrature suprême depuis 1993. Dix-sept ans qu’il attend son heure, se contentant du poste de député. À 70 ans passés, il n’a plus aucune chance d’arriver au sommet. À moins qu’il ne décide finalement de se présenter. La suspicion est là.

« Personne n’a confiance en Jean-Marie », affirment à Conakry des responsables de la société civile et de la classe politique. « Il entretient le flou sur sa candidature à la présidentielle. Nous le soupçonnons de vouloir démissionner un peu avant le scrutin pour se présenter », dénonçaient, sous le couvert de l’anonymat, des membres du Forum des forces vives de Guinée (FFVG), dont Doré fut le porte-parole jusqu’à sa nomination à la primature. Ils lui reprochent, à tort ou à raison, d’avoir « coupé les ponts avec eux » et, surtout, de s’être mis au service de la junte, au pouvoir depuis le 23 décembre 2008.

À la mi-janvier, alors que trois ténors de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Alpha Condé sont à Paris pour choisir un « premier-ministrable », plusieurs sources révèlent que Jean-Marie Doré, originaire des régions forestières comme le capitaine Moussa Dadis Camara, aurait la préférence du général Sékouba Konaté.

Les politiques avaient d’autres noms à proposer : Cellou Dalein Diallo militait pour Hadja Rabi, Sidya Touré penchait pour François Lonsény Fall et Alpha Condé préférait Mgr Albert Gomez de l’Église anglicane. Finalement, les Forces vives ont désigné Jean-Marie Doré au détriment de la syndicaliste, notamment pour ne pas contrarier le projet de la junte, et au motif qu’elle avait un plus faible niveau d’études.

Déterminée à avoir sa place dans la transition, Rabiatou a alors essayé d’obtenir le très convoité ministère de l’Administration du territoire et des Affaires politiques (Matap), qui supervise les élections. Elle essuie un refus catégorique.

Si, en public, les Forces vives vantent les qualités de Doré, sa « maturité » et son « éloquence », en coulisses le discours est tout autre : « Il est instable et calculateur », entend-on ici et là. Il est aussi soupçonné de vouloir utiliser sa nouvelle position pour soutenir la candidature à la présidentielle de Papa Koly Kourouma, un membre de son parti, ministre de l’Environnement dans le gouvernement sortant, de surcroît considéré comme un fidèle du capitaine Dadis.

Respecter les engagements

En revanche, Hadja Rabi, qui s’était éloignée de l’opposition sous Dadis, car les syndicats estimaient que leur combat n’était pas politique (ils n’ont pas participé à la grande manifestation du 28 septembre au stade du même nom), suscite plus de sympathie, en tout cas pour l’instant. Et sa nomination au CNT, gênante pour Doré, fait des heureux.

Pour les Forces vives, elle devra s’assurer que le Premier ministre ne s’éloigne pas des recommandations de Ouagadougou et de l’Accord politique global interguinéen. Ce texte devrait être signé prochainement par la junte, les Forces vives et le médiateur burkinabè, Blaise Compaoré.

Selon un cadre de parti politique ne souhaitant pas être cité, « il était aussi important de mettre un Peul [plus de 30 % de la population] à un poste de haute responsabilité ». Selon lui, Doré regretterait déjà de ne pas l’avoir nommée au Matap, où elle aurait été sous contrôle.

La Déclaration de Ouagadougou du 15 janvier 2010 entérine la création du CNT en tant qu’« organe politique délibérant ». Et, selon le projet d’Accord politique global interguinéen, le Premier ministre est tenu de présenter un rapport d’activité deux fois par mois. Le texte autorise, en outre, le CNT à interroger régulièrement le chef du gouvernement et les membres de son équipe. Autant dire qu’il n’aura pas les coudées franches.

Le CNT a deux vice-présidents : Mgr Albert Gomez, connu pour sa capacité d’écoute et de négociation, qui sera chargé d’établir le chronogramme des élections ; et Elhadji Mamadou Sylla, ancien secrétaire général de la Ligue islamique de Guinée. Ils aideront peut-être à arrondir les angles pendant cette cohabitation à haut risque.


Cécile Sow, envoyée spéciale de JAI à Conakry
Source-JAI


 
Transition : Aboubacar Sylla, nouveau porte-parole du gouvernement

2010/2/28

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Cette décision nommant le ministre de la Communication, Aboubacar Sylla porte-parole du gouvernement de transition a été prise à la faveur du premier conseil des ministres qui s’est tenu le mercredi 24 février au petit palais.

Selon moult observateurs le choix du ministre Sylla Aboubacar comme le porte-voix du gouvernement ne constitue guère une surprise. Car c’est le poste qu’il occupait au sein du Forum des Forces Vives avant de faire son entrée dans le gouvernement de transition le 15 février dernier en qualité du ministre chargé de la Communication.

L’homme qui est un ingénieur des mines se révélera, au fil du temps et grâce à son talent de pédagogue, grand communicateur. Il fera tout d’abord ses premières armes au sein du groupe de presse « l’Indépendant-Démocrate » qu’il a créé dans les années 90, à l’aurore de l’avènement de la démocratie multipartite en Guinée.

Il se distinguera par la suite par ses éditoriaux au vitriol qui ont fait de lui dans les annales de l’histoire de la presse privée écrite guinéenne l’un de ses précurseurs. A ces atouts vient se greffer sa longue expérience en tant que haut cadre, d’abord au ministère du Commerce, de l’Industrie et PME, à la primature ensuite, au ministère de l’Information comme son Secrétaire général puis ministre au temps de Fodé Bangoura.

Enfin, son entrée sur la scène politique nationale en juillet 2009 avec l’Union des Forces pour le Changement (UFC) sont autant d’arguments qui auront largement plaidé en sa faveur pour mériter cette nouvelle responsabilité, ô combien prestigieuse dans la nouvelle équipe gouvernementale.


L’Indépendant

 
La Ceni favorable au vote des Guinéens vivant à l'étranger

2010/2/28

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ L'élection présidentielle de juin 2010 sera cruciale pour permettre à la Guinée de sortir de la crise politque. La Commission électorale indépendante souhaite que les Guinéens de l'extérieur y prennent part en votant pour leur candidat favori.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en Guinée entend bien permettre aux Guinéens de l'étranger de "prendre part au vote pour l'élection présidentielle" prévue en juin, a déclaré samedi à l'AFP son président, Ben Sékou Sylla. Il s'exprimait alors que cette question fait l'objet de polémiques à Conakry, sur le thème "qui a intérêt à ce que les Guinéens de l'étranger ne votent pas ?".

"Chez nous à la Ceni, il n'est pas question du vote ou non, il est question du vote des Guinéens de l'étranger", a déclaré M. Sylla, en réponse aux "spéculations". "Nous sommes en train de voir, de réunir les conditions, les voies et moyens qui permettent à nos compatriotes de l'étranger de prendre part au vote pour l'élection présidentielle", a-t-il dit.

"Les mêmes droits et les mêmes devoirs"

Vendredi à Bamako, le président de la transition en Guinée, le général Sékouba Konaté, avait affirmé devant une assemblée de Guinéens vivant au Mali : "Qu'on soit Guinéen de l'intérieur ou de l'extérieur, nous avons les mêmes droits et les mêmes devoirs. (...) Chaque Guinéen de l'intérieur ou de l'extérieur doit se mettre en tête qu'il ne reste que quatre mois pour aller à des élections transparentes et libres".

Le général Konaté, homme-clef de la prise du pouvoir par l'armée fin 2008 à Conakry, dirige la Guinée depuis que le chef de la junte, Moussa Dadis Camara, a été victime d'une tentative d'assassinat en décembre 2009. Il préside la "transition" qui doit en principe aboutir en juin à la première élection présidentielle libre depuis l'indépendance de la Guinée en 1958.

AFP


 
Enquête exclusive : Alpha Condé reste-t-il encore un candidat sérieux à la Présidentielle guinéenne ?

2010/2/28

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ C'est le dernier de l'opposition la plus bête d'Afrique qui reste. Le terme n'est pas de nous mais de Jean Marie Doré qui ,  face aux inconséquences de la classe politique avait traité l'opposition guinéenne de la plus bête d'afrique. C'était au début du processus démocratique en Guinée. De ces opposants bêtes du départ, il ne reste aujourd'hui que le Président du RPG (secrétaire général devrait-on dire mais puisqu'il se fait appeler ''prési''). Monsieur Jean Marie Doré qui avait qualifié cette opposition étant de fait mis à l'écart de la bêtise. L'opposant guinéen, has been aujourd'hui et trainant de multiples maladies liées à une vie assez extravertie, communiste version albanaise, refuse toujours de croire qu'il y a eu la Pérestroika et la Glasnot et que le mur de Berlin est tombé.

L'homme, Mathusalem de son état (plus de 74 ans aujourd'hui) sentant sa fin politique prochaine s'est fait recevoir par l'Union mandingue et lui a parlé devant témoins. Son ambition : être soutenu par les leaders politiques du mandingue pour les prochaines présidentielles. Pour cet homme qui pense que la présidentielle est une affaire ethnique (et  se croit intellectuel, il est vrai que ce n'est qu'un simple Maître assistant et non un Maître de conférence encore moins Professeur) tout le Mandingue devrait se mobiliser derrière lui. C'est un autre visage de l'homme. ''Prolétaires de tous les pays, unissez-vous'', ce slogan qui était un de ses traits de caractère et qui ressurgit de temps à autre, semble avoir vécu. Ce visage est remplacé par un autre, celui de l'ethnostratégie, de l'exclusion, du mépris des autres. Heureusement qu'à l'Union mandingue, ces sages lui ont tenu le langage qui sied. Ils prennent note de la demande de Alpha Condé, l'examineront en profondeur mais l'essentiel est que pour diriger ce pays l'association de toutes les communautés est incontournable. Alpha Condé a-t-il su décrypter la réponse ?

En attendant et dans sa logique, il a offert une voiture 4X4 flambant neuve aux villages Diomas dans Siguiri , ancienne '' Capitale '' du Rpg . Ce village a rejeté le cadeau parce disent-ils, ils ne s'inscrivent plus dans la même logique que le RPG. Le village Bagbè également reputé fief de l'ancien maire Rpg de Kankan, Bangaly Camara, a refoulé les missionnaires du Rpg parce qu'ils sont venus... sans leur ''chaussure'', entendez sans leur fils, Bangaly Camara. Les envoyés spéciaux d'Alpha repliqueront que Bangaly Camara n'est plus de leur parti. Et naturellement les habitants du village Bagbè ont repliqué que si Monsieur Bangaly Camara a démissionné du Rpg, ils le suivront dans son nouveau choix politique. Un revers pour Alpha Condé, un homme vieillisant, malade, et déjà en marge de l'histoire de l'évolution des peuples.

Ses finances sont aujourd'hui réduites (et comment) et l'homme qui s'est donné un autre visage excelle dans des promesses curieuses de restituer des domaines miniers à tous ceux de ses amis éparpillés dans le monde qui le soutiendront dans son aventure présidentielle. Ainsi son principal bailleur de fonds , après feu Oumar Bongo , Laurent Gbagbo , Blaise Compaoré  ; est-il désormais connu. Il s''agit d'un sulfureux homme d'affaires Juif Israelien du nom de Monsieur Ghabi qui était le bras financier du seigneur de guerre Charles Taylor. Il était également le bailleur de fonds du RUF de Fodé Sankhon en Sierra-Leone.

Il est en outre supçonné d'être derrière les rebelles Casamançais au Sénégal. C'est cet homme d'affaires, sans foi ni loi, qui vient de donner une importante somme d''argent à Alpha Condé pour financer sa campagne, contre évidemment les ressources minères du pays une fois élu. C'est cela aussi une des facettes de Alpha Condé dont nous ouvrons avec cet article la saga. Il y a tellement à dire sur l'homme que ce site ne suffira pas à le faire. Mais nous essayerons.

Germaine TOGBA

 
Il faut débaquer Ben Sékou Scylla

2010/2/26

Aujourd'hui en Guinée PARIS/ La transition vers l’Etat de droit par des élections libres, transparentes et crédibles avance à grands pas, mais à reculons. Grâce à Ben Sékou.


Sylla, vous avez dit Scylla ?

Je croyais avoir tout dit à propos de cet abus de langage, qu’est la CENI qui n’est qu’une CENA, Commission Nationale Autonome, devant gérer les élections avec le Ministère des fraudes de l’époque. Et vinrent Dadis et le CNDD. La CENI fut domiciliée au camp Alpha Yaya, comme « mon pognon, ma télé, mon agriculture, mon pétrole.. », pour parler comme l’autre, paix à son âme. On ne saurait énumérer toutes les richesses de ce pays, maudit par la nature, puisque ses misérables populations n’en profitent guère.

Donc il faut décrocher la CENI-CENA du haut de nos armureries, l’émanciper du ministère des fraudes, afin d’en faire une commission nationale souveraine pour éviter les tripatouillages sémantiques. Mais il y a une mesure urgentissime de salut public que je n’ai jamais évoquée puisqu’en Guinée on a vite fait de mélanger les personnes avec le système ou la fonction qu’elles incarnent. D’où d’ailleurs cette fâcheuse, que dis-je, cette criminelle privatisation des affaires publiques (Sassine). Les régies d’avance, les crédits alloués pour le bien commun sont l’argent de poche de nos braconniers en cols blancs.


Je disais donc, il faut débarquer l’empereur Scylla.

J’entre en vrac dans son empire, cette « CENI », empire à prendre dans tous les sens du mot. Je refuse de périodiser les chiffres qu'il a donnés tout le long de ce chronogramme qui a fini dans un bain de sang. A cause des mensonges des uns et de la frénésie, du fétichisme électoraliste des autres. Ce qui permet à un Scylla d'éructer ces derniers propos d’exclusion des Guinéens. Postillons auxquels il serait absurde d’opposer des arguments. Crachotant sur la Diaspora, il ânnonne goulument que jusqu’à maintenant il n’a reçu aucun kopek qui ne soit pas glissant. Mais il a dit à plusieurs reprises que la CENICENA était prête pour les élections, que les populations étaient recensées à près de 80% à l’intérieur du pays, qu'elles le seraient à plus de 50% dans la capitale, ou l’inverse, peu importe. En réalité, chiffres largement soutirés des listes de 2005 ! En foi de quoi lors de la grande restitution de la Commission ad-hoc faite par Monseigneur V. Coulibaly (ou Gomez ?), les élections étaient donc déjà possibles dans un chronogramme ainsi dilué de six mois à la fin du premier trimestre 2010. Si on laisse faire Scylla, la transition durera le temps que met un franc glissant à atteindre le fond d’un tonneau danaïde. De six mois à perpète !

On raconte que Ben Sékou CENICENA a fait envoyer des personnes à la Mecque. Salam sur lui ! Est-ce vrai, est-ce faux ? Même dans ce cas ce hajj pourrait être agréé, mais malheur à son mécène ! Certes, les rumeurs ne sont pas un argument. Seulement voilà, "ce que tout le monde dit c’est ce qui est vrai". Dixit Bouki l’hyène. Supposons que ce que dit le manœuvrier de la CENICENA soit vrai. Que les bailleurs de fonds ont lié leur apport à la condition que l’Etat guinéen s’acquitte de ses obligations financières. Ben Sékou ne dit pas que l’Etat est défaillant. Dadis aurait débloqué les 15 milliards, son dû. Il aurait même débloqué 7 milliards pour permettre le vote des Guinéens de l’Extérieur. Ce qui correspond à peu près et même un peu plus au million d’euros exigés aujourd’hui par Scylla.

"Hélas !" dit Ben Sékou Scylla, dont les traineaux furent dit-on transis par les glaces du Nord hollandais, comme jadis les panzers du malade mental de Berlin par les neiges de Stalingrad ! Surtout, on ne peut pas recenser les quelques millions de Guinéens de l’Extérieur, tous ces Sans papiers fuyant un recenseur comme devant un flic de Sarko ! Imaginez des centaines de milliers de Guinéens tapis dans des trous de Métro, voire dans les catacombes parisiens, depuis des décennies ! Pas étonnant qu’ils soient diaspourris ! Aussi nombreux que les rats des égouts de Paris. Aussi pouilleux. Quel recenseur, que dis-je quel flic oserait donc faire le décompte de cette gent des sombres venelles de l’Exil ? L’Empereur Scylla dit qu'il y aurait un million cent mille Guinéens en Côte d'Ivoire, un peu plus au Sénégal. Scylla aurait recensé 11 000 "flekefleke" en Côte d'Ivoire et 8000 navetanes au Sénégal. Encore des richesses pires que le trop fameux scandale géologique guinéen. Scylla pleurniche et verse des larmes de crocodile après le Tsunami du Stade qui aurait selon lui cadavéré les Guinéens du Gabon et poussé les jeunes apprentis de Toumba qui, écœurés, ont effacé des mémoires des sous-équipements électroniques de nos chancelleries de Paris, Washington, tous les fichiers du software haut de gamme mis au service de l'Empereur Scylla également ambassadeur extraordinaire depuis que le CNOSSG avait tenu le haut du pavé en janvier-février 2007. Son excellence qui ignore l'importance du mot-geste SAUVEGARDE, depuis le temps qu'il nous drible avec les mots "quitter", "kit" et "squatter" du jargon de la mondialisation et des NTI. C'est au cours de sa tournée de star mondiale du massacre en boucle des journées de janvier-février 2007, que j'ai appris le joli mot "proactif", qu'il suçait comme un bonbon devant les flash des paparazzi que nous étions tous devenus, fascinés par celui qui venait d’être reçu par M.de Bonnecorse, (orthographe ?), un gratte-papier de l'Elysée, je crois..


Il faut débarquer Sékou Ben Scylla.

Avec tout le pognon qu'il aurait reçu je ne sais plus quand, 45 000 euros, ses flics, supplétifs de Sarko et des Rois Leo le Belge et Juan l’Espagnol, n’ont réussi à recenser que 56ooo "Sans papiers" guinéens. Cinq tondus à Abidjan, deux pelés à Dakar et le tour est joué, les diaspos ne voteront pas dit l’Empereur Scylla, qui ne sait pas qu’il n’y a pas d’ambassade de Guinée en Hollande, dont le territoire relève de la compétence de notre Excellence à Bruxelles qui s’étend à ce pays aussi. Non, dit-il, les Guinéens de là-bas sont reclus dans des Camps inaccessibles aux recenseurs qu’il a envoyés sans pécule, qui n’ont dû leur salut qu’après avoir bidouillé un recensement dans un Chawarma loué à quelque 800 euros pour une petite semaine. On se demande où sont passés les 45 000 euros. D’ailleurs, il décrète, ou plutôt ordonne à la place du Président par intérim, la présidentielle aura lieu le 27 juin ! Premier tour précise-il. Feignant de nous assurer qu’on n’aura pas des élections coréennes, comme c’était l’habitude à Dubréka où Feu Lansana Conté avait recueilli lors d’un scrutin cent "et quelques" voix sur cent votants !

L’Empereur Scylla est un système qu’il faut démanteler.

La CENI-CENA est à mettre à plat pour la reconstruire puisqu’elle ne reflète plus le dosage des composantes qui la constituent. Un seul rappel, le PUP y aligne 10 représentants, ce qui n’a plus de sens et politiquement c’es insupportable. Naturellement avant toute mise à plat, il faut un audit des sorties d’argent pour préparer des élections dont on dit tantôt qu’elles auront lieu avec une date bien précise, tantôt on soupire que les bailleurs extérieurs n’ont encore rien donné. Scylla dit si, si.. Bref on a compris, avec l’Empereur Scylla on roule avec des si. On sait même qu’il roule dans l’UFR. Pour qu’il soit tenté de rouler pour L’UFR, il n’y a qu’un pas qu’il faudra l’empêcher de franchir, en le débarquant à temps, pour le plus grand bien de Sidya Touré qui est présidentiable si, et seulement si.. disons sans Scylla, et donc qui devrait ne pas laisser ce boulet le tirer par derrière.

Quand le Scieur de la CENICENA écarte d’un revers de la main 3 000 000 de Guinéens pour ne pas participer à son machin, le Scylla a scié la branche sur laquelle il se balance come un primate à qui on dit que son fils est beau.

« Et dire que je ne lui ai même pas encore lavé le visage ! ».

L’Empereur Scylla gère ici la CENICENA et le CNOSCG. Il gère là-bas à distance par personne interposée, le grand schlem Forces Vives/CNDD, grâce à son dynamique porte-voix ou portable, lors des gnaga-gnagas, Ouaga par-ci Ouaga par-là. Il y était omniprésent, grossièrement dissimulé derrière cet homme de paille qui a si bien joué les porteurs de masque, qu’il s’est retrouvé ministre d'Etat, il eût fallu de peu qu'il se retrouvât ministre des fraudes. Un ministre des Affaires étrangères a son mot à dire sur l'aide étrangère et la manne électorale qui en (dé)coule. Trop c’est trop !

Presque deux fois patron des élections, Ben doit faire comme Scylla son homonyme romain, qui au faîte de sa puissance dictatoriale, se retira soudain et renonça à son pouvoir.

Fiston, ton Mborin, te dis, dépose cette casquette à double visière et n’attends pas qu’on te dépose toi-même.



Wa Salam !



Saïdou Nour Bokoum



 
Réunion secrète : Siba Lohalamou et Papa Koly complotent pour le retour de Dadis

2010/2/26

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY / Le jeudi 25 février dernier, de 18 heures 30 à 21 heures 30, une réunion hautement secrète a regroupé le ministre de la Justice, Siba Lohalamou et certains cadres forestiers autour de Papa Koly à l'immeuble Baldé Zaïre de Conakry. Le but de cette rencontre, selon ce qui nous a été rapporté, était d'étudier les tenants et les aboutissants d'un probable retour au pays du capitaine Moussa Dadis Camara et comment reconforter l'union sacrée autour des ressortissants de la Forêt.

Il y a même été question, au cas où le président burkinabé persisterait à maintenir son hôte, de voir dans quelle mesure exfiltrer le capitaine Moussa dadis Camara du Burkina à partir du Ghana ou de la Côte d'Ivoire vers le Nord ou l'ex chef de la junte compte des amis parmi les Forces nouvelles ivoiriennes. Mais l'option ghanéenne a plus retenu l'attention car c'est l'hôte, Blaise compaoré, qui entretiendrait justement ces Forces nouvelles. Et nos comploteurs ne veulent pas prendre le moindre risque.

A cette réunion, le ministre de la Justice est arrivé dans un véhicule banalisé, sa voiture de commandement suivant à bonne distance. Quant à Papa Koly, le maître de cérémonie de la circonstance, il est arrivé lui dans sa Land-Cruiser étatique non immatriculée qu'il continue de garder par dévers lui. On a même assisté à un curieux manège car les comploteurs sont sortis pour quelques minutes avant d'y revenir et partir définitivement à 21 heures 30. Il ne s'agit ni plus ni moins qu'une réunion de déstabilisation du régime actuel et de la transition en cours.

Et la participation du ministre de la justice, membre du gouvernement d'union nationale de transition, est à prendre au sérieux. Ce dernier devrait d'ailleurs s'en expliquer devant le général sékouba Konaté. Il y va de la sérénité de la transition en cours.


Germaine TOGBA


 
Déclaration de la NGR-Amérique du Nord relative au vote des guinéens de l'étranger .

2010/2/26

Aujourd'hui en Guinée USA/La Nouvelle génération pour la République (NGR) a appris avec indignation la déclaration faite par le Président de la Commission électorale nationale indépendante ; à savoir dénier le droit de vote à plus du tiers de l’électorat guinéen aujourd’hui à l’étranger. Elle condamne dorénavant cette déclaration qu’elle juge anticonstitutionnelle et contraire à l’esprit de démocratie et d’Etat de droit.

La NGR tient à rappeler que le droit de vote est constitutionnel en République de Guinée ; d’où son caractère irrévocable par une autorité quelconque, fut-elle la présidence de la Commission électorale nationale indépendante. Universellement, le droit de vote est un acquis démocratique obtenu après de longues luttes. Au vu des révolutions de 1789 et surtout de 1848, qui furent suivies du droit de vote des femmes en 1946 en France. En souvenir de la lutte des noirs américains pour le respect de leurs droits civiques, nous sommes résolus à faire prévaloir ces mêmes droits en Guinée.

La NGR tient aussi à rappeler que le choix très grave de tout quitter (la maison, le village, les proches, le pays, etc.) est motivé, entre autres, par le manque d’opportunités économiques causé par les carences de leadership et par des régimes totalitaires, non-démocratiques, oppressifs, qui transgressent systématiquement les droits de l’homme et pratiquent des violences institutionnelles comme le cas de la République de Guinée depuis 1958 jusqu'à nos jours. Le fait que certains de nos compatriotes vivent à l’étranger ne leur enlève en rien de leur civisme qui symbolise leur implication dans la vie de notre pays.

Comme ceux de l’intérieur, nos compatriotes de l’étranger sont autant concernés par ce qui se déroule en Guinée. Il suffit de penser à leur soutien quotidien aux familles et amis restés au pays, à leurs nombreuses contributions pour aider les victimes de différentes répressions dont les guinéens font l’objet, à leurs efforts pour la promotion de la démocratie et de l’état de droit à travers les marches, les déclarations, des pétitions, etc.

La NGR tient enfin à souligner que la citoyenneté ne s'exprime pleinement que par la participation à l’expression du suffrage.

Pour les raisons ci-dessus évoquées, la NGR réaffirme le principe de primauté du droit de voter, constitutionnellement reconnu à tous les guinéens âgés de 18 ans et plus, cela indépendamment de leurs lieux de résidence. Conformément à ce principe, la NGR croit que les populations guinéennes à l’étranger ont un rôle primordial à jouer dans le processus démocratique, et la voie menant à ce processus est le droit de vote.

Pour la NGR-Amérique du Nord
Amadou S. Diallo
Président

 
Mouvement Politique : L'UFDG au coeur de Kaloum !

2010/2/25

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ A l'initiative des sages de Kaloum allant des Iles de Loos à Coronthie, des jeunes sous la direction de Mohamed Traoré, ont tenu à mobiliser les représentants des différents quartiers de la commune de Kaloum pour recevoir une grande délégation de l'UFDG pour lui signifier de leur adhésion aux idéaux du parti d'Elhadj Cellou Dalein Diallo.

D'entrée, le jeune Mohamed a précisé, dans son discours, que les jeunes de Kaloum n'ont fait que répondre à la demande de leur notabilité de faire en sorte que la délégation du parti de Cellou Dalein Diallo vienne renforcer l'implantation de l'UFDG dans la commune de Kaloum. Le porte- parole des jeunes a rendu l'honneur aux sages en disant qu'ils ont fait ce qui leur avait été demandé et qu'ils restent derrière leurs aînés.

Le porte- parole des sages a souhaité la bienvenue à la délégation de l'UFDG à Kaloum, en précisant que le parti se porte bien à Kaloum et qu'il compte de nombreux militants. Il a été également question de prendre les représentants des 11 quartiers de Kaloum, allant des Iles de Loos à Coronthie. Il a dit que ce qui se passe avec l'UFDG ne s'était jamais passé avant, même du temps de Briki Momo. Kaloum opte pour I'UFDG.

Peu après, Elhadj Abdourahmane Sylla a pris la parole pour présenter la délégation de l'UFDG conduite par Bah Oury, le vice- président du parti. Dans son allocution, l'orateur a dit que l'UFDG n'est pas un parti ethnique ou régionaliste.

Dr Oussou Fofana a dit, lui aussi, dans son intervention ceci : « Si l'UFDG était un parti ethnique, moi, je ne serai pas de ce parti, parce que je ne suis pas peuhl. Pourtant, je suis aujourd'hui vice- président de l'UFDG, par conviction » a-t-il affirmé.

Poursuivant son discours, il est également revenu un peu sur les performance du Président de l'UFDG et surtout ses réalisations, en disant que si c'était une affaire de peul ou de Fouta, le Pont sur la Fatala n'aurait jamais vu le jour entre autres réalisation de Cellou Dalein Diallo.

Il dit aussi que le Président de l'UFDG voit dans son esprit le pays, non son ethnie ou sa région. Il a fait allusion aux dix années de Cellou Dalein aux côtés de Conté. Il dit qu'il faut deux qualités pour rester aussi longtemps avec le Général Conté. Premièrement, il faut être respectueux, avoir une éducation exemplaire et il faut le travail pour obtenir des résultats. Ces deux qualités, le Président de l'UFDG les a eu durant toute sa collaboration avec le général. Avant de finir, Dr. Oussou dit qu'au-delà du faux problème de l'ethnie, il y a simplement des pauvres et des riches en Guinée. Et la réduction de cette disparité viendra par une meilleure répartition des richesses produites pour faire en sorte que les riches ne deviennent pas de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Pour finir, il dit avoir sa pharmacie à Almamya et reste à la disposition de Kaloum et surtout la jeunesse de Kaloum.

Pour Mme Touré Kadiata, la Présidente des femmes de l'UFDG, il faut tout simplement remercier Kaloum pour cet accueil. Mais elle a tenu à dire quelle n'a pas encore vu les femmes de Kaloum, mais que des dispositions seront prises pour que le pays tout entier voie Kaloum à l'oeuvre pour le plus grand bonheur du pays. Elle salue l'initiative et elle souhaite que la collaboration soit bénéfique pour l'UFDG et pour Kaloum aussi. Elle dit avoir fait un bon temps à Kaloum depuis les années cinquante et elle reste toujours à la disposition de Kaloum.

Pour ElHadj Abdourahmane Sylla, Kaloum a montré le chemin. Mais pour aller loin sur cette voie, il faut travailler. Il dit que l'UFDG est entré dans Kaloum, il faut que les efforts des uns soient conjugués avec ceux des autres pour faire en sorte que l'UFDG ne sorte plus jamais de Kaloum. Si l'UFDG et Kaloum veulent faire la différence, il faut travailler car c'est le travail de Cellou qui a fait la différence entre lui et les autres ministres de Conté.

Pour Mme Barry Battouly, membre du Comité National des Femmes UFDG et résidente à Kaloum, il faut remercier cette Commune qui nous ouvre la porte et qui nous facilite ainsi la rentrée dans cette localité. Elle dit rester entièrement à disposition pour faire avancer les choses.

Bah Oury, le chef de Mission, a pris la parole pour rassurer les uns et les autres que les populations n'ont jamais eu de problèmes entre elles et que pour exemple, lui a des liens avec les enfants du musicien Momo Wandel et en reprenant les paroles de Dr. Oussou Fofana qui dit que pas un guinéen ne peut dire que lui, n'a aucun lien, ni de famille, ni par alliance, avec une autre ethnie. Il faut donc consolider ces liens et être vigilants pour ne pas que des personnes avec des intentions et des visions purement égoïstes ne viennent perturber cette culture des alliances, Il dit que la question n'est plus de savoir qui est de telle ou telle ethnie ou région, mais plutôt qui est capable de bâtir la Guinée de demain. Selon lui, les richesses sont là, il faut juste mettre les compétences des uns et des autres à contribution pour la mise en valeur de ces richesses au bénéfice de l'ensemble des populations.

Mademoiselle Ousmane Barry, au nom de la jeunesse a pris la parole pour remercier les jeunes de Kaloum et leur souhaiter la bienvenue à l'UFDG. Elle leur a signifié qu'il y a des défis à relever et qu'ensemble, on pourra travailler dans la confiance. Elle dit que la jeunesse de l'UFDG est à la disposition de celle de Kaloum pour une franche collaboration. Pour finir et avant les bénédictions d'usage, El Hadj Souleymane CAMARA, le propriétaire des lieux a tenu à prendre la parole pour dire qu'il ne fait pas de politique et qu'il est dans un seul parti, c'est celui de Dieu. Mais qu'une telle délégation ne peut pas venir dans sa concession sans qu'il ne prenne part à la discussion. Il a tenu à souhaiter la bienvenue à la délégation. Il est 1er de cette mobilisation et il fera le compte-rendu à ses proches. Il leur demandera de prier pour que le meilleur soit à la tête du pays.

Avant les bénédictions d'usage, la délégation a remis un paquet de Cola et une somme d'argent au jeune Mohamed pour présenter aux sages de Kaloum comme salutation de la part du Président Cellou Dalein DIALLO. La rencontre qui avait débuté aux environs de 17h30 a pris fin vers 18h55 avec pour promesse des jeunes de se rendre massivement le Samedi au siège de l'UFDG pour assister à l'Assemblée Générale.

En sortant, la délégation a entendu un appel des jeunes de Kaloum pour une rencontre dans le but de tirer les leçons de la rencontre et préparer leur visite au siège le Samedi.

Comme annoncé, les jeunes de Kaloum ont massivement démontré, ce samedi 20 février au siège de l'UFDG à la Minière, leur adhésion totale au parti et leur soutien indéfectible au président.

Macky Daff




 
Elections : Exclusion des Guinéens de l'extérieur

2010/2/25

Aujourd'hui en Guinée LONDRES/ Chers tous,Vous conviendrez avec moi que l'exclusion des Guinéens residant a l'etranger n'est pas fortuite. C'est un jeu politique qui pourrait couter singulierement a l'UFDG.

A cet effet, il est important que nous sachions mesurer l'enjeu. Toute liste electorale admise et acceptée lors des elections presidentielles de 2010 sera desormais la liste de reference. Si nous (Guinéens de l'etranger) ne sommes pas incorporés dans cette liste cette année, il nous sera quasiment impossible de reclamer notre place dans le debat de la democratie en Guinée. Nous devons faire tout le lobbying necessaire afin que nous participions aux scrutins.

Voici ce que je propose a cet effet:

1- Ce n'est pas l'Etat Guinéen qui finance ces elections. En bref, c'est la communauté internationale. Nous pouvons approcher les differentes instances (institutions, pays) pour leur exprimer notre preoccupation. Ces instance prone souvent la democratie. Exclure une partie du peuple ne represente pas la democratie. Il est fort probable que ces instances puissent nous pourvoir le back-up necessaire. La participation des Guineens de l'etranger peut meme devenir une condition de leur assistance financiere.

2- Au sein de l'UFDG particulierement: notre parti est l'Union des Forces DÉMOCRATIQUES de Guinée. Notre leaders, les decideurs au haut niveau doivent faire de cette exclusion une atteinte au processus democratique dont chacun prone aujourd'hui en Guinée. Il est eclair que ce n'est pas pour un manque d'argent que la CENI veut nous exclure, car le financement ne vient pas de cette commission. (Il y'a meme des rumeurs qui circulent faisant etat que le president de la CENI est un grand partisan de Kouyaté.) Donc l'UFDG a un grand interet a defendre ce dossier car notre (Guinéens de l'etranger) vote peut faire la difference.

Veuillez reagir a ces deux points. Car le temps est compté.

Bien a vous

From Abraham.

UFDG-UK

 
Compte rendu de la première Assemblée Générale de la fédération PEDN de Londres

2010/2/25

Aujourd'hui en Guinée LONDRES/ Ce n'est un secret pour personne, le PEDN depuis un certain moment a décidé de passer à la vitesse supérieure. Le Parti de l'Espoir pour le Développement National ne veut plus être absent du débat politique partout où se trouve un guinéen. C'est dans ce sens que les membres du PEDN à Londres se sont réunis le samedi 20 Février 2010 à Lewisham .


ORDRE DU JOUR

• Présentation des membres du bureau provisoire de la Fédération du Royaume Uni et de l’Irlande

• Adoption des membres du bureau provisoire de la Fédération

• Organisation des groupes de travail

• Divers

• Adoption de la prochaine date de réunion

La première assemblée des membres du bureau de la Fédération PEDN du Royaume Uni et de l’Irlande s’est tenue samedi 20 Février 2010 à Lewisham ( Londres ) sous la présidence du Secrétaire Fédéral dudit parti à Londres en la personne de Mr. Kaba Karou Cissé.

La rencontre (première du genre après la création du parti) a adopté le bureau provisoire de la fédération composée de :

un Secrétaire Fédéral: Mr Kaba Karou Cisse

un Secrétaire Fédéral Adjoint: Ibrahima Doumbouya

Un Secrétaire Administratif: Mamady Diallo

Un Trésorier: Sory Bah

• Un Trésorier Adjoint: Daouda Souare

• Deux Secrétaires à l’information et à la communication:
- Fatoumata Doumbouya, Moussa Keita

• Deux Secrétaires a l’organisation:
- Aicha Kaba
- Alassane Kouyaté


• Deux Secrétaires charge des affaires sociales:
- Aicha Doumbouya ( Bakin)
- Sory Kaba ( Baba )


• Deux Secrétaires à la Jeunesse:
- Siradio Diallo
- Oumar Kaba


• Deux Secrétaires chargés des projets:
- Hawa Dounot
- Mamady Traoré

L’assemblée a également discuté sur la composition des différents groupes de travail. Entre autres groupes nous avons:

1. Le groupe de travail devant installer les différents bureaux de sections dans les principales villes du Royaume Uni et de l’Irlande. A cet effet, il a été adopté que les sections soient installées dans les villes de: Birmingham, Manchester, Newcastle, Coventry, Medesburg, Leeds, Dublin et Glasgow pour des raisons de forte présence de nos compatriotes.


Une mission du bureau Fédéral se rendra dans ces villes pour l’installation des différentes sections du parti.

2. Le Groupe de Travail doit assurer l’enrôlement et la distribution des cartes de membre en UK et Irlande.
Ce groupe doit travailler en collaboration avec le Secrétaire Fédéral afin de produire un document fiable.

3. Le groupe de travail doit assurer les protocoles en vue de l’arrivée prochaine à Londres du Président dudit Parti en la personne de Mr Lansana Kouyaté.

En divers, l’assemblée a discuté sur les modalités de distribution des cartes de membres. Cette modalité fera l’objet d’une autre discution dans nos prochaines rencontres.

Elle a également statué sur la distribution du statut du PEDN et du CV du Président du Parti PEDN au Royaume uni et en Irlande.


L’assemblée a arrêté la date de la prochaine réunion des membres qui aura lieu à Londres, pour le 27 Février 2010. Ce jour là, plusieurs personnes feront le déplacement en provenance des villes comme Coventry, Manchester pour assister à la deuxième assemblée générale.

Le mot de fin est venu du Secrétaire Fédéral qui, après avoir remercié les uns et les autres pour leur engagement et pour leur mobilisation, a dit des bénédictions pour la réussite du Parti au Royaume et en Irlande.

La cellule de Communication du PEDN

 
Scandale à la BCRG ,le gouverneur Alhassane Barry délivre 450 Milliards: Un grand handicap pour le ministre des Finances

2010/2/24

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Les passations de services suite au changement de gouvernement intervenu le 15 février dernier donnent lieu à des révélations scandaleuses quant au pillage des ressources financières par le gouvernement Komara-Dadis. Dans l’ensemble, il est établit que, de décembre 2009 à décembre 2010, l’endettement du Trésor vis-à-vis du système bancaire a dépassé les 4000 MILLIARDS de francs guinéens.

Ce chiffre triple la gabegie du gouvernement Souaré , qui en 6 mois de gestion, avait réalisé la triste performance de 1000 MILLIARDS de dépenses injustifiées . Une bonne partie de ces 4000 MILLIARDS, transportée par le gouverneur de la BCRG , Alhassane Barry, ont servi à alimenter la caisse sécrète de l’ancien chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, aujourd’hui en exil forcé à Ouagadougou.

Ce dernier s’en servait comme bon le semblait, par l’achat notamment de maisons : une grande résidence à Rabat, des domaines en Guinée, notamment un domaine à Nongo avec deux châteaux à l’intérieur, près de chez Komara, acheté à 20 MILLIARDS, une résidence à Kaporo où vivait sa famille (avant leur exil au Maroc) acquis à 5 MILLIARDS etc.

En marge de la passation des services aux Finances, entre le ministre sortant, le commandant Sandé et le nouveau promu, le rigoureux Kerfalla Yansané, il a été révélé que le gouverneur de la BCRG , Alhassane Barry, a délivré près de 5OO MILLIARDS de lettre de garantie en faveur de prestataires de l’Etat, notamment GUICOPRESS de Kerfala Person Camara ( KPC ) , qui détient l’exclusivité des marchés de construction de l’Etat aujourd’hui.

Cette pratique contraire aux statuts de la BCRG , est une grosse épine pour le programme économique du nouveau ministre des Finances. C’est un gros scandale qui risque de compromettre le rétablissement du programme avec le FMI. Qu’est-ce qui a pris le gouverneur de la BCRG à agir ainsi sachant pertinemment bien que les lettres de garantie sont sujettes à la constitution préalable des provisions par le Trésor public ?

Scandale à clarifier. Cette autre saignée financière est une énième preuve que la gestion financière du gouvernement Komara-Dadis fut un véritable désastre pour la Guinée. Un état des lieux à défaut d’un audit semble de rigueur pour le gouvernement Doré-Konaté.

Scandale à suivre.


Aboubacar SAKHO
Pays-Bas


 
Ambition ministérielle démesurée : Boubah Barry ne désarme pas

2010/2/24

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Le sulfureux ex ministre d’Etat, Boubacar Barry, ne désarme pas. Il tient coûte que coûte à bénéficier d’un strapontin ministériel pour parachever la grosse arnaque de spoliation des deniers publics entreprise de concert entre lui et le duo Komara-Mahmoud Thiam et portant sur les mines guinéennes entre autres avec les Chinois de China International Fund.

Pour faire aboutir ce scandale dont on dit que les subsides tomberont au mois de mars, il faut que Boubah Barry soit dans le gouvernement, quel que soit le poste. N’est-il pas le président des investissements chinois en Guinée ? Et cette semaine, le colonel-major Gilbert Djenguéré, chef d’Etat major particulier de la présidence du Burkina Faso, était à Conakry, porteur, dit-on, d’un message de Moussa Dadis Camara à l’endroit du général Sékouba Konaté. Une rencontre a d’ailleurs eu lieu entre Djenguéré, le général Sékouba, Boubah Barry et Mahmoud Thiam à huis clos autour de la question.

Il semble que Moussa Dadis Camara ne soit pas content que son poulain et pourvoyeur de fonds (en l’occurrence Boubah Barry) n’ait pas figuré dans le gouvernement d’union nationale de transition. Mahmoud Thiam qui tient coûte que coûte à ce que son complice figure dans le gouvernement pour qu’ils parachèvent le vol des mines guinéennes d’ici la fin de ce mois de mars. D’où la stratégie mise en place pour faire croire que Djenguéré avec qui ils s’entendent était porteur d’un message de Moussa Dadis Camara.

Jusqu’où ira Boubah Barry pour assouvir ses appétits ministériels ? Le général Konaté, déjà fort critiqué d’avoir maintenu le non moins sulfureux Mahmoud Thiam, commettra-t-il une autre irréparable maladresse en nommant l’ambitieux Boubah Barry et livrer définitivement la Guinée à cette bande de kleptocrates ? L’histoire ne le lui pardonnera jamais.



Germaine TOGBA

 
Abdourahmane Sano, ancien ministre de l'Agriculture:"Avec la volonté nous pouvons transcender par le dialogue tous nos désaccords"

2010/2/24

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/L'ancien ministre de l'Agriculture, demissionnaire après les évènements sanglants de septembre dernier, s'est adressé au peuple de Guinée dans un document que nous publions en intégralité.

" Les Guinéennes et les guinéens viennent d’être gratifiés du nouveau Gouvernement. C’est de toute évidence le résultat de laborieuses négociations entre les protagonistes d’hier. Après une longue attente, nous sommes enfin soulagés de ce qui semblait être une curieuse impasse, que rien de normal ne justifiait.

Ce qui est réconfortant, c’est le fait que ce nouveau Gouvernement, et la présidence du Conseil national de la transition (CNT), soient le fruit d’un dialogue entre le CNDD et le Forum des forces vives, qui étaient férocement opposés, il y a encore quelques mois.

Chacun doit se féliciter de ce progrès pacifique, qui était inespéré et que seules les vertus du dialogue peuvent rendre possible, dans un contexte de crise. C’est aussi la preuve qu’avec la volonté nous pouvons transcender par le dialogue tous nos désaccords.

Maintenant, les deux parties doivent œuvrer pour consolider cet immense acquis, en privilégiant la concertation et le dialogue en toutes circonstances. Car, la junte et le Forum des forces vives, ainsi que les organisations politiques et sociales membres ou qui les soutiennent, sont devenus solidairement comptables de la gestion de la transition. Une responsabilité qu’ils doivent assumer entièrement, dans l’intérêt de nos laborieuses populations, en soutenant le Premier Ministre et son Gouvernement, ainsi que le CNT, en vue d’une transition réussie.

Le nouveau gouvernement est le principal instrument de la transition. Il n’a donc pas droit à l’échec, en raison des enjeux de sa mission et de l’extraordinaire opportunité qui s’offre à notre pays, depuis la prise effective des rênes de l’Etat par le Président de la République par intérim le 09 janvier dernier, et la déclaration de Ouagadougou, du 15 janvier 2010.

Nous devons tous nous réjouir de ce développement, maintenant que nous entamons la fermeture de la parenthèse ouverte le 23 décembre 2008 et le retour salutaire des militaires dans les casernes ; là où ils sont les plus utiles.

C’est pourquoi, nous en appelons à tous les guinéens, pour qu’ils soutiennent l’actuel Gouvernement, afin qu’il réussisse son exaltante mission, dans un délai acceptable et un climat apaisé.

Par ailleurs, si le nouveau contexte suscite beaucoup d’espoirs depuis le 09 janvier dernier, il n’est pas moins porteur d’inquiétudes, que l’on ne doit pas occulter, au risque d’entraver ou d’obscurcir les gros efforts, que consentent actuellement le Président de la République par intérim, et quelques-uns de ses compagnons du CNDD, en vue d’une sortie de crise. Pour éviter de compromettre l’élan amorcé, il faut donc :

Que le Président de la République par intérim, qui entame une belle entrée dans l’histoire, s’éloigne de toutes les pratiques susceptibles de ternir l’image d’homme d’Etat et de paix, qu’il est entrain de se forger au prix d’énormes sacrifices. Pour cela, il doit s’éloigner de tous ces hommes d’affaires et opportunistes qui, par leurs pratiques de corruption et de démagogie, transforment l’institution présidentielle en un centre d’affaires et de trafics, ternissent l’image du titulaire et affaiblissent l’autorité de l’Etat. Il doit en outre cesser d’intervenir dans les procédures des marchés publics, faire arrêter le pillage des ressources naturelles et financières du pays, ainsi que le gaspillage dans les dépenses militaires. Il doit enfin arrêter les nominations de faveur, notamment dans les Départements ministériels, etc. Car, ces pratiques, qui provoquent de nombreuses frustrations au sein de nos
populations, sont sources d’instabilité des institutions.

Que le Président de la République par intérim et le Premier Ministre se concertent, pour rendre justice aux fonctionnaires, en revalorisant rapidement leurs salaires, au moyen, entre autres, d’économies réalisées dans le cadre de l’arrêt des pillages en cours, depuis le 23 décembre 2008. Ce ne serait que justice, au regard de tout ce qui a été fait pour les forces de défense et de sécurité, au courant de la seule année 2009.

Que le Chef de l’Etat par intérim et le Premier Ministre mettent en place de véritables administrations dans leurs institutions respectives et les dotent de cadres compétents et expérimentés pour arrêter l’amateurisme et la gestion informelle de l’Etat. Cela éviterait les dysfonctionnements préjudiciables, favoriserait la sérénité de la concertation au sein de l’Exécutif, et faciliterait la coordination de ses actions, dans le cadre de la gestion de la transition. Ce qui est un gage certain pour le respect du chronogramme de la transition, mais aussi pour la prévention des conflits de compétences eti la signature d’actes contradictoires, souvent pris à ces niveaux de responsabilités.

Que le Premier Ministre, les ministres et la présidence du CNT, intègrent dans leur attitude, l’esprit d’équipe, le respect de la hiérarchie, la discipline, la solidarité, la transparence et la confiance mutuelle dans leurs rôles respectifs, en vue de créer l’harmonie et la cohésion nécessaires à la réussite de la transition.

Que les nouveaux Ministres qui viennent d’entités différentes, et souvent concurrentes, ne se comportent pas comme des représentants de celles-ci, au sein du Gouvernement, mais plutôt, comme des membres d’une équipe gouvernementale dont la responsabilité et les enjeux de la mission, dépassent les dimensions et les intérêts de l’entité ou de la personne qui les aurait proposés à la nomination.

Que le forum des forces vives prenne toute la mesure de ses nouvelles responsabilités en ne se présentant plus comme force d’opposition, mais plutôt comme un partenaire de la junte, siégeant au Gouvernement avec une forte représentation, et assurant la présidence du CNT. Pour cela, une attitude plus conforme à son nouveau statut crédibiliserait mieux, les prises de position de ses membres.

Dans le document présenté au facilitateur le 04 novembre 2009, intitulé ‘’document de référence pour la facilitation de la crise politique guinéenne’’, le forum des forces vives a proposé, entre autres, que : ‘’ Aucun membre du Gouvernement ne peut être candidat à l’élection présidentielle couronnant la transition. ….. Avant leur entrée en fonction, ils devront déposer auprès du Président du Conseil national de la transition, une déclaration de leurs biens et ceux de leur famille, comprenant les conjoints et les enfants. Ils devront également s’engager à produire la même déclaration à la cessation de leurs fonctions.’’ (Pages 11 et 12). Il s’agit là d’un gage de bonne moralité qui crédibiliserait d’autant la transition que le forum des forces vives, s’il est observé par le Gouvernement actuel.

Que les salaires et avantages du Premier Ministre, des ministres et des membres de la présidence du CNT, soient fixés à un niveau confortable, à la hauteur de leurs responsabilités, afin de les mettre à l’abri de toutes tentations. Ces salaires et avantages doivent être publiés comme partout ailleurs, par souci de transparence.

Que les prochaines nominations des cadres dans les Ministères résultent de critères de compétence et qu’elles soient débarrassées de toutes considérations subjectives qui minent souvent le climat social et l’efficacité dans les services publics. Dans ce cadre, la liberté de choix sur cette base doit être laissée aux Chefs de Département.

Que les partis politiques et organisations sociales non membres du Forum des forces vives s’associent à la nouvelle dynamique en apportant leurs soutiens au processus en cours et au Gouvernement, dans l’intérêt de la paix.

Que l’Etat guinéen poursuive sa logique de coopérer avec la communauté internationale dans la gestion des évènements du 28 septembre 2009, en saisissant la Cour pénale internationale de ce dossier, comme il l’a fait avec les nations unies pour les enquêtes. Cet acte de probité et de justice de l’Etat vis-à-vis du peule, constituera une forte caution dans la rupture avec la culture de l’impunité.

Enfin, le respect de nos lois et de nos biens, ainsi que de nos principes moraux durant la transition, en tout premier lieu par le Président de la République par intérim, les membres du Gouvernement et ceux du Conseil national de la transition, contribuerait à restaurer la confiance entre le nouveau pouvoir et les citoyens. Même si l’organisation des élections constitue le mandat essentiel de ce Gouvernement, il n’en demeure pas moins vrai que la bonne gouvernance est garante du succès.

Nous invitons tous les guinéens à demeurer vigilants et mobilisés, pour barrer la route à tous ceux qui veulent ou qui tentent, grâce à la confusion et à des fins égoïstes, de détourner le peuple de ses nobles aspirations à la richesse, à la paix, et à la liberté. "



Conakry, le 18 février 2010

Abdourahamane SANO, ancien Ministre de l'Agriculture




 
Education : Rougui Barry passe le témoin comme dans une cérémonie de baptême !

2010/2/23

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ C'est avec le grand renfort d'une griotte connue de la Guinée que Mme Kaba Rougui Barry a passé, lundi 22 février 2010, le témoin aux ministres entrants du secteur de l'Education. La cérémonie, l'une des plus folkloriques des l'histoire des passations de service du pays, a connu la présence de plusieurs travailleurs acquis à la cause de l'ancienne maire de Matam.

Prévue au préalable pour 11 heures, cette cérémonie de passation, du moins administrative, aura débuté vers 16 h avant d'être vidée de tout sens.L'opinion a été surtout marquée surtout par l'envahissement des lieux de griots et griottes de Conakry." La ministre sortante était calme, pas très sure d'elle pendant cette cérémonie. On l'avait plus reconnue lorsqu'une griotte de la place, vers la fin, a chanté ses louanges. Elle s'est du coup réveillée. Elle a levé en réponse un bras vers le haut et le spectacle a débuté", explique à notre rédaction; un témoin oculaire."

Après, continue-t-il, ce sont les billets de banque de 10 000 fg qui sortent. Mme Kaba Rougui plonge sa main dans son sac et a donné au moins 400.000 gnf à la griotte dont la voix avait occupé toute la salle, au grand dam de ses confrères artistes".

Les ministres qui prenaient fonction ce lundi, n'avaient que leurs yeux pour constater le spectacle de celle qu'ils remplacent.Par un décret du président de la République, ce département a été explosé en trois : le Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, est Gandhi Tounkara, le Ministre de l'Enseignement pré-universitaire et de l'Education civique, Amadou Lélouma Diallo et enfin le Ministre de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle est Mamadou Saliou Bella Diallo.Plusieurs observateurs restent perplexes quant à ces agissements spectaculaires d'une ministre de la République qui cherche encore à se rendre populaire. Ce, après avoir raté là où elle avait beaucoup plus l'occasion.

Le drame chez RBB, malgré toute la légende que recouvre son nom, est d’avoir déshonoré la femme guinéenne en se livrant – rien que pour ses intérêts personnels- mains et pieds liés à un chef puschiste aussi malade et violent que le capitaine Moussa Dadis Camara. Traitée de ‘’femme wrangler’’ par Dadis, Rougui supportera l’humiliation cette injure faite à la femme guinéenne rien que pour conserver les privilèges que lui accorde la fonction de ministre. Le pire dans le bilan de cette femme longtemps perçue comme une idole par certaines jeunes filles, aura été son refus de démissionner après les violences sexuelles contre ses innocentes sœurs, filles et mères lors du meeting réprimé de l’opposition, le 28 septembre 2009.

A la suite de ces massacres du stade où plusieurs filles de Guinée ont été violées, Rougui Barry n'avait également pas eu l'hésitation de conscience de remercier, au palais du peuple, celui qui est accusé par les rapports des ongs et de l’ONU comme commanditaire de cette autre tragédie guinéenne.

A quelques semaines de la mise en place du gouvernement d'union nationale, un dossier de détournement de plusieurs millions de francs guinéens ont empesté l'atmosphère à l'ENPT ( Ecole nationale des postes et télécoms) de Kipé. RBB a été indexée par les élèves comme étant à la base du gonflement du nombre d'ordinateurs à eux attribués, alors que la réalité des chiffres était toute autre.

" Elle devait éclaircir ce dossier qui ternit son image au lieu de faire le spectacle", murmure-t-on.Comment peut-elle oser après  cet humiliant parcours ministériel sortir avec toute cette mamaya. Non, madame, vous auriez rendu service à la femme guinéenne blessée par votre entremise, en sortant discrètement, par la persienne…


La rédaction

 
 Déclaration N° 04/2010 de NFD : « Les Guinéens vivant à l’extérieur ont autant de droit dans le choix de leurs dirigeants que leurs compatriotes vivant à l’intérieur »

2010/2/23

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Lors de la conférence de presse tenue le samedi 20 février 2010, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a proposé un chronogramme électoral qui exclurait les Guinéens résidant à l’Etranger. NFD (Nouvelles Forces Démocratiques) condamne cette tentative d’exclusion de nos compatriotes vivant à l’étranger.

Nous rejetons cette décision du fait que tous les Guinéens ont le même droit et sont soumis au même devoir de vote et pour les sacrifices énormes consentis par nos compatriotes vivant à l’extérieur dans l’effort national de la démocratisation et du développement de notre pays notamment :

de leur participation active dans la recherche de solutions à la crise politique dans laquelle se trouve la Guinée depuis juin 2006,

de l’importance significative de leur nombre par rapport à la population totale guinéenne et

de leur apport crucial au financement de l’économie nationale sous formes de transferts de biens et de capitaux dans notre pays.

Notre Parti NFD, recommande avec insistance qu’il soit donné aux Guinéens vivant à l’Extérieur, l’opportunité de participer au scrutin présidentiel prochain.

Nous en appelons en conséquence, pour garantir un processus électoral inclusif, à toutes les parties prenantes de prendre toutes les dispositions de manière à créer les conditions qui permettent une telle participation.

Nous avons la ferme conviction qu’avec la volonté politique de toutes les parties au processus, il est possible de concilier les impératifs liés au respect du calendrier électoral, conformément aux accords de Ouagadougou du 15 janvier 2010, ainsi que la participation de tous les Guinéens sans exclusive aucune.

Enfin, nous réitérons notre indéfectible engagement à contribuer efficacement à asseoir une alternance démocratique en Guinée en vue du développement national et du bien être de tous.


Vive la Guinée unie, paisible, démocratique et prospère !


Conakry, le 22 février 2010


Bureau Politique National


 
La lettre qui fait tâche au sein des forces vives

2010/2/23

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ A tous les responsables des sites web,
Je vous envoie la lettre adressée à la CENI par BAH Oury, le numéro de l'UFDG concernant le vote des guinéens de l'extérieur. Lors de la rédaction de cette note certains responsables des forces vives se sont montrés hostiles au vote des guinéens de l'extérieur et en premier lieu le porte parole des Forces Vives, Mr FALL qui s'est catégoriquement opposé à la signature de la présente note..

Hier en catimini Alpha Condé, Sidya Touré, Fall et d'autres se sont retrouvés dans un coin de Novotel à Conakry pour décider de réjeter la question des Guinéens de l'extérieur sous pretexte que cela va entraver le déroulement du chronogramme.

Ce qui est faux car des responsables de la CENI disent qu'il est possible de recenser les guinéens dans certaines zones sans que cela n'entrave le chronogramme.

Il faut clairement montrer à l'opinion la duplicité de ces responsables politiques qui d'une part ne respectent pas la démocratie au sein des Forces Vives. Ils privilégient les basses combines au détriment de l'intérêt national.

En plus des élections sans les Guinéens de l'Extérieur ne sauraient contribuer à la réconciliation nationale et à la sortie de crise durable et éfficace.

Prière de faire passer ce message.
Un Guinéen de l'extérieur




Le FORUM DES FORCES VIVES DE GUINEE


Au Président de la CENI
Conakry

Le Forum des Forces Vives de Guinée a répondu positivement à votre invitation du 13 février 2010 en préparant collectivement la formulation de sa réponse. C’est la raison pour laquelle nous avons eu l’honneur de vous présenter l’essentiel des points de convergence qui ont été dégagés à la concertation organisée le jeudi 18 février 2010.

Les Forces Vives saluent l’initiative de cette rencontre et l’effort qui a présidé à la confection de la documentation. Toutefois, la complexité des sujets évoqués nécessite une information plus fine comprenant entre autre les états financiers du programme, le niveau des recettes collectées, l’état des dépenses, le plan de trésorerie et une simulation chiffrée des propositions possibles relatives au recensement des guinéens de l’extérieur.

En effet sans une visibilité plus grande des données techniques et financières des différentes opérations listées dans le chronogramme, il est difficile de pouvoir se prononcer en toute connaissance de cause. Aussi pour pallier à ces lacunes le Forum des Forces Vives de Guinée propose d’avoir deux à trois de ses membres pour siéger dans le Comité Technique de Suivi des Activités de la CENI. Nous comptons sur votre diligente réaction pour la mise en œuvre de ce dispositif de concertation et d’échange.

En plus le Forum des Forces Vives indique qu’un recensement complémentaire des guinéens de l’extérieur est indispensable .La nécessité de réussir une transition apaisée, inclusive et crédible milite pour le recensement de nos compatriotes résidant à l’étranger. Les arguments que vous avez avancés pour justifier la faiblesse du nombre des personnes enrôlées à peine 57000, nous paraissent incomplets.

En effet 2 à 3 kits seulement pour les grandes concentrations de guinéens à l’étranger traduit une méconnaissance grave de la volonté des guinéens, quel que soit leur lieu de résidence, de participer activement aux prochaines consultations nationales. Comme vous le savez, un kit fonctionnant en plein régime enregistre au maximum 3000 personnes en trois semaines de recensement. Donc ceci explique cela.


En tenant compte de l’impérieuse nécessité de respecter scrupuleusement le chronogramme (ne pas excéder les 6 mois impartis pour la transition) le Forum des Forces Vives propose trois variantes possibles :

• La variante minimale : recensement complémentaire des résidents guinéens dans les pays limitrophes (Sierra Léone, Libéria, Côte-D’ivoire, Mali, Sénégal et Guinée-Bissau) et la Gambie.

• La variante moyenne : en plus des pays figurant sur la variante minimale il faudra ajouter des pays de fortes concentrations de guinéens.

• La variante maximale : il s’agira de reprendre les 18 pays figurant dans la liste initiale convenue d’un commun accord.


Afin d’examiner la pertinence des différentes propositions nous sommes disponibles pour vous rencontrer dans le cadre d’une séance de travail technique pour fixer définitivement les nouvelles dispositions pour la relance du processus électoral en Guinée.


Nous vous réitérons que nos propositions s’inscrivent dans le cadre de la durée de la transition actuelle. La multiplication du nombre de kits, le recrutement des opérateurs de saisie sur les lieux d’enrôlement et une ferme volonté politique permettront sans aucun doute de recenser un nombre significatif de nos compatriotes de l’extérieur.

La raison commande d’aller dans ce sens.

En vous renouvelant notre disponibilité de concourir ensemble pour la stabilisation et la réconciliation dans notre pays, nous vous prions d’agréer l’expression de notre considération.

Le Porte – Parole des Forces Vives .

Le Président de la Commission Politique .

M. F.L.FALL ( n’ a pas signé la lettre) M. BAH OURY( a signé et transmis au CENI)



 
Publireportage : Synthèse du programme politique du Parti et de l’Alliance « Guinée pour Tous » : Pour une Guinée forte , Unie et Prospère.

2010/2/23

Aujourd'hui en Guinée Le message du Président.

Chers compatriotes,

Notre  pays traverse sans doute la période la plus sombre de son histoire. La Guinée est, en effet, confrontée aujourd’hui à  une crise généralisée qui affecte tous les secteurs de la société et qui n’épargne personne. L’ampleur et la gravité de cette crise sont telles que les fondements même de notre existence en tant que nation sont menacés.

Cette crise sans précédent est avant tout  politique. L’origine du drame que vivent aujourd’hui la Guinée et les Guinéens est à rechercher dans le déficit de démocratie et les carences de leadership qui ont caractérisé le demi-siècle qui s’est écoulé depuis notre accession à l’indépendance en 1958. Toutes les frustrations et ressentiments accumulés au long des années ont généré des comportements individuels égoïstes, privilégiant les divisions et les contradictions internes au détriment de l’intérêt général, rendant ainsi impossible la formation d’un consensus et le début d’une adhésion à un projet de société en vue du développement harmonieux de la nation guinéenne.
La crise est aussi une crise économique majeure, conséquence de la mauvaise gouvernance devenue, hélas, une culture en Guinée et aggravée  récemment par une contraction économique sans précédent à l’échelle mondiale.

La  récession économique a, en effet, frappé aussi bien les pays riches que ceux en voie de développement. Elle a aggravé le chômage endémique et son cortège de pauvreté. En peu de temps, elle a annihilé les efforts de développement des pays pauvres et réduit à néant les chances de combler leur retard économique, en raison précisément de l’extrême fragilité de leurs économies.

La crise est également sociale,  induite par les bouleversements sociétaux planétaires  qui, insidieusement, ont fait perdre aux Guinéens, leurs repères historiques, culturels et traditionnels propres à leur civilisation millénaire.

Dans ce contexte de crise généralisée, tous les Guinéens et Guinéennes sont aujourd’hui conscients d’une chose : le moment est grave, la Guinée est dans le creux de la vague et les menaces sur l’équilibre social et les fondements même de notre nation sont légion.

Prenant la mesure de la situation actuelle de notre pays, le Parti et l’Alliance Guinée Pour Tous (GPT) que j’ai l’honneur de présider souhaitent vous faire partager  leur vision de la Guinée de demain à travers le présent projet de société.

Ce projet constitue une démarche stratégique de progrès et de développement qui a pour objectif de faire de la Guinée de demain un pays prospère où il fera bon vivre. Aucun domaine n’échappe à la nécessité de réformes : ni l’institutionnel, ni le politique, ni l’armée, tout comme le social. Bien sûr, tout n’est pas à changer. !

Tantôt il faut innover, tantôt il y a lieu de préserver ce qui existe, tantôt il importe de reconstruire ce qui a été détruit.Il ne faut pas se voiler la face : la Guinée d’aujourd’hui offre au monde le spectacle de paradoxes  assez  troublants et doit donc faire face à de multiples défis et contraintes. L’un des paradoxes est que le pays végète dans la pauvreté quasi absolue en dépit de ses potentialités économiques d’une exceptionnelle richesse. En effet, nous  offrons aujourd’hui à la face du monde le paradoxe choquant d’un pays qui, à la fois, “ dispose de tout !” et “ manque de tout ! ”.

Le projet de société que nous vous proposons fixe les contours du programme de gouvernement de GPT. Il est inspiré par vingt années de mon expérience personnelle en matière de développement et de finances, confortée par l’expérience et les compétences de l’équipe d’hommes et de femmes qui soutiennent ma démarche et m’accompagnent dans cette noble mission. Le projet de société est inspiré aussi des résultats des recherches académiques que j’ai menées ces dernières années, sur la problématique du développement, notamment l’expérience  des pays dits à succès en matière de croissance économique, de même que sur les échecs de politiques et programmes de développement d’autres pays en voie de développement. Enfin, ce programme a été enrichi des résultats d’études diagnostiques auxquelles nous nous sommes livrés, mon équipe et moi, chacun dans son domaine de compétence.

Durant la période de juillet à décembre 2009 pendant laquelle j’ai séjourné  en  Guinée pour créer et implanter le parti politique, nous avons parcouru le pays de long en large, dialogué  avec les partenaires sociaux, les opérateurs économiques et aussi une multitude de simples citoyens. Nous avons procédé à des enquêtes, revisité des programmes et projets sectoriels. A l’issue de ce périple, mon constat est accablant : j’ai quitté une Guinée  pauvre en fin 1999. J’ai retrouvé une Guinée encore  plus pauvre en 2009, dix années après.  

J’ai pu, en effet, mesurer le niveau de dégradation de la situation politique, économique et sociale. Mon équipe et moi avons alors systématiquement recensé tous les obstacles à surmonter, les défis à relever. Nous avons aussi identifié les forces de ce pays, les opportunités à saisir pour bâtir une nouvelle Guinée pour tous. Ainsi, le projet de société que le Parti et l’alliance GPT proposent aux Guinéens est-il basé sur le constat que nous avons réalisé sur place et résulte de l’analyse réaliste et sans concession de la situation d’ensemble du pays.

Fruit de notre engagement politique, ce projet de société constitue la synthèse des solutions que nous proposons pour faire de la Guinée un pays moderne, régi essentiellement par l’ordre républicain et dans lequel  le développement humain est au centre de toute politique économique et sociale.

Dans cette perspective, le projet de société suggère, en priorité, l’organisation de journées nationales de réconciliation (JNR) destinées à jeter un regard rétrospectif sur le demi-siècle qui s’est écoulé depuis l’accession de la Guinée à la souveraineté. Ces JNR passeront en revue les problèmes de gouvernance, y compris les audits économiques et financiers dans le but, entre autres, d’écarter des fonctions électives des candidats qui ont eu des indélicatesses dans leur gestion passée.

Ces JNR seront en priorité  axées sur les crimes de sang et autres atteintes graves aux droits de l’homme perpétrés sous les régimes précédents. Ces JNR qui ont vocation à clarifier certaines pages sombres de notre histoire récente devraient se tenir dans la sérénité et sans passion. Le but est de faire le point sur ce qui s’est passé, en situer les responsabilités, de façon à favoriser le pardon et la réconciliation nationale. En effet, les Guinéens n’ont pas d’autre choix que d’assumer leur passé, si douloureux soit - il, l’écrire dans sa vérité historique, en fournir le témoignage  aux générations futures pour traduire en actes concrets le slogan universellement partagé : “ plus jamais ça ”.

Le projet de société GPT vise la bonne gouvernance du pays. Cela comporte des exigences en matière  de connaissance du terrain et des réalités du monde contemporain  afin de mieux  cerner les contraintes et élaborer des politiques et programmes appropriés. Notre vision repose sur une  politique de développement centrée  sur les régions naturelles. Cette vision se veut équilibrée, impliquant l’établissement de  liens étroits  entre la rationalité économique  et la solidarité dans la création et la distribution du revenu national.

Pour mettre en pratique cette vision et générer le progrès économique et social  souhaité, GPT propose la série de priorités suivantes qui, en termes statistiques, sont « non mutuellement exclusives ».

La reforme du système de gouvernance.

Un nouveau système de gouvernance doit être mis en place de manière à garantir l’Etat de droit et les libertés fondamentales, où la loi a force de loi, à travers un  fonctionnement adéquat des institutions républicaines.
La reforme du système de défense et de sécurité.

L’état actuel de l’armée constitue une menace sérieuse à l’ordre républicain et à la démocratie. La reforme du corps militaire est l’une des toutes premières priorités à entreprendre dans la reconstruction du système guinéen de gouvernance. En la matière, GPT propose que cette reforme soit confiée à l’assistance internationale avec pour tête de file le Maroc (en raison de la discipline et du professionnalisme de l’armée royale). Cette assistance technique sera alors placée en position hiérarchique pour une période de 5 ans.

La mise en place des Pôles Régionaux de Développement (PRD).

Elle est une orientation stratégique majeure de GPT dans l’approche de décentralisation basée sur le principe de subsidiarité entre l’État  et les périphéries, ces dernières devant devenir de plus en plus autonomes. Notre option  suggère le  partage des responsabilités et des ressources entre l’État central  et les PRD. A titre indicatif, et en guise de démarrage, 10 à 15% des revenus fiscaux annuels de l’Etat central devront être transférés aux PRD.

La réorientation fondamentale de la politique macroéconomique et monétaire. 

La nouvelle politique économique et monétaire s’articulera autour d’une stratégie centrale novatrice : l’adhésion à l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et l’adoption du franc CFA. Cette adhésion garantira la stabilité macroéconomique et libérera la Guinée des entraves liées à la non-convertibilité du franc guinéen. De même elle mettra fin a la gestion laxiste du budget de l’Etat et l’action nocive des contrefacteurs sur la monnaie nationale.

La refonte totale du système actuel de l’enseignement en Guinée,

Il faut immédiatement réorienter les ressources actuellement allouées à subventionner la pléthore d’universités privées qui, pour la plupart délivrent un enseignement approximatif, vers des écoles professionnelles qui préparent mieux nos enfants à entrer dans le marché du travail dès après leur formation.

La réforme de l’Administration.

L’administration actuelle, loin d’être un acteur majeur du développement, est source de tracasseries et de lenteurs qui obèrent l’activité économique. La corruption devra être combattue. Il faudra également mettre tout en œuvre pour que les fonctionnaires puissent travailler et vivre décemment. L’alibi du “ il faut bien se débrouiller ” doit être définitivement éradiqué en menant une véritable politique salariale et sociale au bénéfice des fonctionnaires (accès aux soins, programmes d’accession à la propriété, salaires décents etc. …).

La révision fondamentale de la stratégie agricole.

La révision fondamentale de la stratégie agricole que nous préconisons a pour objectif de privilégier une politique axée sur la génération de revenus. Elle s’oppose à la démarche uniquement centrée  sur l’autosuffisance et la sécurité alimentaires en vigueur jusqu’ici et dont l’échec est patent. La nouvelle approche, axée sur la recherche de l’accroissement de revenus agricoles, est cohérente avec notre objectif économique général : en l’occurrence l’accroissement du produit intérieur brut (PIB) comme vecteur essentiel de la lutte contre la pauvreté.

Le développement durable ou les défis du millénaire.

Le programme économique de GPT à court et moyen termes est de tout mettre en œuvre pour que la Guinée réussisse à faire sa part de chemin sur le recul de la pauvreté  à l’échelle planétaire en 2015. Pour répondre à ce rendez vous mondial qui vise l’éradication, de moitie, de la pauvreté dans le monde, le programme GPT développe une stratégie agressive de mobilisation financière pour la Guinée, pour un montant annuel minimum de 500 million USD, et ceci pour les cinq prochaines années.

La révision de la législation syndicale et des lois sociales,

Il est temps que le syndicalisme soit “ dépolitisé ”  en Guinée, de même qu’il est grand temps que l’employeur soit traité avec respect si nous voulons encourager la création d’emplois. C’est seulement en garantissant un environnement stable, prévisible, et pacifique que nous attirerons l’investissement privé. En attirant l’investissement privé national et étranger, nous créerons davantage de valeur ajoutée nationale, c'est-à-dire de la croissance, à travers les impôts pour l’Etat, du profit pour les investisseurs, et surtout des emplois pour nos concitoyens. C’est grâce à la croissance que la Guinée sortira du joug de la pauvreté. Et enfin, c’est en sortant de la pauvreté que la Guinée parviendra à se réconcilier avec elle-même et retrouvera son unité dans sa quête pour une nation prospère.

La protection de l’environnement et la mise en place d’une politique rigoureuse de la ville.
La forêt dense guinéenne a reculé en 35 ans de 14 millions d’hectares à 700 000 au début des années 2000. Le désert avance à une allure de 2 km par an sur notre territoire. Il s’agit d’une véritable catastrophe écologique et sociale. Il faut agir et agir vite. GPT inscrit le sujet dans l’ordre des priorités afin de promouvoir une politique environnementale et de la ville, c'est-à-dire des “Villes sans taudis ni bidonvilles ”, qui garantissent le bien être social, protègent contre la dégradation de l’écosystème et préservent les acquis naturels pour les générations futures.

En conclusion, notre projet de société se veut novateur et ambitieux dans ses objectifs et ses approches pour parvenir au plus vite au développement de la Guinée, objectif central de notre programme. Dans cette perspective, notre approche stratégique vise à jeter les bases d’une croissance à deux chiffres, à l’horizon de cinq ans. Cette approche est axée en même temps sur l’offre et la demande agrégées de manière que :

· Face aux effets dévastateurs de la crise née du déficit de démocratie et de la mauvaise gouvernance, il faut, sans délai, rechercher le consensus national, la refondation majeure de l’administration  par la mise en place des technostructures administratives décentralisées, autour des PRD destinés à  impulser le développement durable ;

· Face aux préoccupations sociétales diverses, notamment celles de la jeunesse en détresse, il convient d’entreprendre, au plus vite, des reformes et initiatives ambitieuses de développement  que permettent nos immenses potentialités économiques.

· Après tant d’années de souffrances et de privations, il faut tout mettre en œuvre pour que le Guinéen puisse enfin profiter des ressources naturelles qui abondent dans le pays et perçoivent sous une forme plus effective les revenus de ces ressources par la nouvelle gestion des ressources minières que propose GPT.

· Face à la compétition économique mondiale, il faut engager résolument la Guinée dans des voies susceptibles de transformer les défis actuels en opportunités, pour la propulser dans le cycle vertueux de la croissance et de l’emploi. A cet égard, au titre régional et continental, nous pensons qu’il faut engager résolument la Guinée dans des projets intégrateurs (c’est l’exemple de notre option pour l’adoption sans délai du Franc CFA), c’est-à-dire  la voie de l’intégration régionale comme l’outil d’accélération  de la lutte contre la pauvreté et de prévention des conflits de voisinage.

Chers compatriotes,

Le présent projet de société n’a pas la prétention d’être la panacée à “ la situation guinéenne ”. Il  n’y a pas de miracle, tout au moins en économie, et le projet que nous portons se veut plutôt un outil de  travail permettant  d’engager le débat intellectuel sur les politiques et stratégies susceptibles de faire face au mieux à notre situation. Le débat est ainsi ouvert à toute personne qui voudra y participer et, soyez assurés que le GPT y prêtera une oreille attentive. En effet comme tout modèle économique ou social, ce projet est sujet à révision en fonction de l’évolution des hypothèses théoriques et pratiques qui sous tendent sa formulation, étant donné le  contexte guinéen  bien connu pour l’insuffisance et la non-fiabilité de données statistiques.

De façon résumée, notre vision prône des valeurs cardinales suivantes :

· L’unité nationale, la cohésion sociale et l’intégration économique régionale.

· La modernisation de l’État, par le partage et le développement du sens des responsabilités entre le centre et les périphéries

· La moralisation de la pratique du pouvoir par l’émergence d’une éthique de l’action politique et la méritocratie et la rigueur dans la gestion de la chose publique.

 L’alternance dans l’exercice du pouvoir par des élections libres et démocratiques.

Nous invitons à la discussion de ce projet de société sans calcul politicien. Les critiques et suggestions des uns et des autres seront les bienvenues et enrichiront le débat sur la problématique d’édification d’une nation forte et prospère que Guinéens et Guinéennes appellent de tous leurs vœux. Cette nouvelle  Guinée pour tous est possible car aujourd’hui, les conditions objectives sont sur le point d’être réunies.

Nous lançons ici un appel vibrant à nos concitoyens afin de relever le niveau du débat politique de façon à dépasser les systèmes de valeurs stériles que sont les fantômes en  « isme » : ethnocentrisme, le racisme, régionalisme, etc... qui, hélas hantent encore les guinéens. GPT en fait un point d’honneur d’extirper de nos mentalités et de nos réalités l’ethnocentrisme pour enfin construire une nation guinéenne harmonieuse.

GPT vous assure de toute ma détermination pour mener ce projet à terme et, avec toute la rigueur, dans tous les domaines que cette tâche requiert. D’avance, je vous remercie pour votre soutien militant à la cause sacrée de la patrie.

Vive la Guinée, vive la Guinée Pour Tous.
Que Dieu bénissent la Guinée.

Ibrahima Kassory Fofana  
Président Fondateur de GPT
ikassoryfofana@guineepourtous.org

 
Scandale à l'ex Ministère d'Etat chargé de la Construction, de l'Aménagement du Territoire :Le Ministre Yamodou Touré ne veut pas trinquer pour Boubah Barry .

2010/2/22

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/ Les travaux publics étaient fondus dans le Ministère d'Etat dirigé par Boubah Barry et qui s'appelait Construction pour les Travaux Publics .Construction égal Travaux Publics ; Aménagement du Territoire égal Habitat .Donc Boubah a eu deux successeurs, Yamodou Touré et El hadj Mansour Kaba , il a d'ailleurs fait la passation aux deux personnalités .

Le sulfureux ex Ministre de la construction, de l'aménagement du terrtitoire et du patrimoine bâti public ne pouvait pas s'en tirer à si bon compte. Le franc-maçon rejetté (la congrégation Guinée n'a pas voulu de lui malgré ses appels repétés) traine tellement de casseroles derrière lui que leur bruit se font entendre jusqu'à Mamou et Koulé. Nous reviendrons un peu plus tard sur ses frasques avec les Chinois et la création d'Air Guinée international dont on ne voit aucun Boeing comme prévu.

Pour le moment arrêtons nous sur un pan de sa gestion jugée calamiteuse et jamais vu en Guinée depuis 1958. S'il ne métite pas la corde, il mérite à tout le moins la prison. Le destin de cet homme pouvait-il d'ailleurs être autrement lié que par la prison ? Les Guinéens, ou du moins ses proches, qu'il a traités du haut de sa taillle démesurée et les bas de ses pantalons qui font sourire et qui prêtent à Gohou Michel de le traiter de ''Gawou filtré'', lui rappellent chaque jour qu'il aurait dû laisser un signe de son passage au Ministère d'Etat. Et comment !

Le visiteur qui va chez Boubah Barry après son limogeage ne trouve que quatre personnes : Lui, sa mère, son jeune frère et sa jeune soeur. Pas de quoi faire un monde et loin de ''plus on est de fous plus on rit''. Boubah Barry paye ainsi son arrogance, sa suffisance et son mépris des autres. Mais s'il ne s'agissait que de cela ! Le monsieur scandale de l'histoire de ce pays, non content d'avoir empoché des millions de dollars en complicité avec Mahmoud Thiam et Kabinet Komara a laissé un département exangue. Il y a tout pillé, ignorant le Secrétaire d'Etat avec qui il devait normalement travailler. C'est pourquoi au vu des scandales dont on ne finira pas de déchiffrer aujourd'hui l'ampleur dans ce département, son successeur, Yamodou Touré, n'entend pas le couvrir. Et pour cause : les dégâts sont énormes, à la hauteur de l'ambition affichée par Boubah.

Monsieur Yamoudou Touré compte donc trimballer l'indélicat Ministre chez le nouveau Premier ministre pour faire l'état des lieux. Yamodou Touré ne comprend pas par exemple comment Boubah Barry a pu payer 97 milliards à un entrepreneur sur un marché de 114 milliards alors que ce dernier, jusqu'à nos jours, n'a rien entrepris, même pas le plus petit coup de pelle. Comment dans un marché flagrant de gré à gré peut-on avancer 97 milliards (soit 90%) à un adjudicateur qui n'a rien fait ?

 
 Ce scandale, Yamodou Touré voudrait que Boubah Barry le justifie devant le Premier ministre Jean Marie Doré. Il n'a pas tort et c'est tout à son honneur, personne ne voudrant hériter d'un pareil scandale. Justement, le sulfureux Ministre après avoir été débarqué du gouvernement a antidaté une lettre dans laquelle il annule une convention liant l'Etat guinéen à des opérateurs immobiliers tout simplement parce que ceux-ci ont refusé de lui allonger des subsides de départ de son poste. L'homme a tellement de comptes à rendre à la justice que ''aujourdhui-en-guinne.com'' se fait le devoir d'y revenir.


Germaine TOGBA

 
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