Bannière


 
Forum Maroc-Guinée
Discours intégral de Mohamed DIARE

Partenaires

Africatime

Africvisionguinée

Akhadan

Conakrylive

Ecoutez Sabari FM 97.3 en direct

Guinée7

L'Express Guinée

Le Diplomate

Les amazones

Mediaguinee

www.Guineematin.com

22 visiteurs connectés

01 Novembre 2014 - 1h39


 RECHERCHER 
 Précédent
Suivant 

GUINEE : L’éternelle crise politique

2012/6/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance nous n’avons pu nous dire un certain nombre de vérités sur l’évolution de notre pays vers le bonheur car nous avons privilégié le plaisir.Le plaisir est certes une joie, un contentement de soi, il demeure éphémère et engendre souvent une volonté arbitraire.

Le bonheur est l’état de pleine satisfaction, c’est le chemin favorable au succès, à la réussite.

Le bonheur, c’est la création, la participation à la création continue d’un homme toujours plus uni, d’un monde plus humain.

En Guinée depuis la première République, l’homme est dévalorisé, humilié, il a été pendu sous la première, il est mort sous la torture sous la deuxième République, et piétiné sous Dadis, ce qui fait de notre pays la république de tous les dangers pour l’homme. Or l’homme est au début, au milieu et à la fin de tout développement.

Lorsque le premier ministre Lansana Kouyaté demandait le report des élections présidentielles, personne ne l’écouta à l’époque, pourtant il savait avant tout le monde qu’un certain nombre de problèmes n’étant pas réglés, une élection même transparente ne pourrait qu’accentuer les problèmes inhérents à notre pays. Les élections ont eu lieu avec leur cortège de violences, de mensonges de toute sorte entraînant notre pays dans une situation de division entre les ethnies avec son cortège de morts. La présidentielle, qui doit permettre d’élire une personne dotée d’une sagesse lui permettant de rassembler dans la cohésion ses concitoyens, s’est transformée en cauchemar.

Actuellement se trouvent face à face deux Guinée, celle qui se bat pour une véritable démocratie et celle qui veut maintenir notre pays dans un régime de type soviétique révolu depuis la destruction du mur de Berlin. La violence au cours de la campagne du deuxième tour de l’élection présidentielle est à l’origine des problèmes actuels. Chaque camp a tenu des propos inadmissibles qui n’ont pas été dénoncés par les deux candidats. Nous aurions aimé entendre des discours forts de rassemblement de tous les Guinéens car tous enfants de la République, mais nous avons perçu des déclarations inadmissibles et contraires à toute éthique politique. Lorsqu’on dit qu’un camp a voulu empoisonner les militants du camp adverse et que la justice n’en a rien dit, tout le monde sait que cela était faux, car comment le vendeur peut-il faire le tri des militants ? Cette situation a causé des dommages énormes à notre pays, et en plus, la justice qui s’était saisie de cette affaire n’en a plus rien dit.

Pourquoi en sommes-nous là?

Il faudrait signaler avant tout la méconnaissance de la fonction du président de la République par un grand nombre de nos concitoyens. Le président de la République ce n’est ni l’empereur du Wassoulou, ni Zégbéla Togba, ni Alpha Yaya, etc. Le président de la République est un serviteur de la nation, il est issu d’un parti et élu sur un programme, s’il en a.

Je pourrais ne pas être d’accord avec lui car je ne suis pas du même bord que lui et manifester contre un projet que je pense néfaste pour mon pays, je pourrais aussi critiquer sa méthode de diriger mon pays car je ne suis pas d’accord, c’est mon droit d’opposant. Dans notre pays lorsqu’on n’est pas d’accord avec le pouvoir, on est considéré comme anti guinéen. Alors pourquoi certains soutiennent-ils le président actuel tout en l’appelant opposant historique ? Alors pourquoi refuser aux autres de s’opposer lorsqu’ils constatent la mauvaise direction prise actuellement par ceux qui nous gouvernent ?

Tout le monde s’est battu pour l’instauration de la démocratie, la vraie, afin de permettre la reconstruction du tissu social dans notre pays déchiré depuis plusieurs décennies. Lorsque nous entendons des hauts fonctionnaires se mêler ouvertement de politique à la radio et la télévision, nous nous disons que le pays n’est pas sorti d’affaire, qu’il va vers une très profonde déchirure car nous reculons.

Le général Conté, malgré sa gestion patrimoniale du pays, a laissé les partis politiques manifester, se réunir, faire des meetings, lorsque furent reconnus les partis politiques.

Comment le directeur de la Caisse de sécurité sociale de notre pays, en l’occurrence Sankhon Malick, peut-il menacer les chefs de l’opposition de le trouver sur leur chemin ? Ce que Malick oublie, c’est que tout système politique majoritaire connaît l’alternance, l’opposition actuelle est la majorité de demain. Dans un passé récent, il servait le général Conté et il avait abusé de la même arrogance.

Notre combat pour la liberté et la démocratie est pollué parce que les gouvernants s’accaparent de l’Etat et en font leur propre patrimoine. La politisation de la haute fonction publique, l’extension du clientélisme, la prolifération d’une corruption sont moins visibles qu’avant mais existent. La lutte pour les postes se substitue à la confrontation des idées, l’engagement politique devient l’alibi d’un plan de carrière. Un grand nombre de nos concitoyens sont atteints par cette politique clientéliste. Les cabinets ministériels ne désemplissent pas, ils dominent l’administration.

Les services de l’Etat, la continuité de l’Etat (vu la situation de division actuelle), la neutralité de l’Etat, l’accès aux emplois publics selon les seuls talents et mérites, le sens de l’intérêt général, autant d’idées qui se trouvaient au cœur du combat d’hier et sont reléguées aux calendes grecques.

Recréer un Etat, un Etat impartial, est le sens du combat mené actuellement par les partis politiques de l’opposition. Leur refuser cela est inadmissible pour nous et toutes les personnes qui empêcheraient ce combat nous trouveront aussi sur leur chemin, car la Guinée c’est aussi notre pays et nous avons le droit de ne pas être d’accord avec la direction prise actuellement par ceux qui nous gouvernent.


Mamadi Dioubaté

 

 Ajouter un commentaire
 Lire les commentaires
 Imprimer la page

Ajouter un commentaire


Nom ou pseudo:

Commentaire:


Lutte anti-spam. Recopier le nombre ci-dessous avant d'envoyer votre formulaire.
image CaptCha  


Banque mondiale-FMI
Ebola s’invite naturellement aux débats
Soumah Alsény
Alsény SOUMAH: L’Ambassadeur de l’art culinaire guinéen aux USA
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
TV Aujourd'hui-en-guinée

cliquez sur la photo pour ouvrir la video

Voir les autres articles >>>
Page noire : Naby Youla
Le dernier des ‘’Mohicans’’ guinéens tire sa révérence !
TV Aujourd'hui-en-guinée  ::  Banque mondiale-FMI  ::  Audios  ::  L'UA/Nord-Mali  ::  Libres Propos  ::  Soutenez Aujourd'hui en Guinée  ::  Albums Photos  ::  Contact  ::  Abonnez-vous  ::  Email  ::  Partenaires  ::  


Privé - Espace Clients  Hotline  

© Rosawebpro   |    Privé - Espace Clients