 | 2012/7/26
 CONAKRY/Dans un communiqué publié dans la soirée du mercredi 25 juillet , l'institution électorale a annoncé , à la place des trois millions de francs guinéens, qu'elle doit, pour chacun des opérateurs de saisi le payement d'un million cinq cent mille francs guinéens. Elle s'engage aussi à payer le transport retour à ceux qui avaient été envoyés à l'intérieur du pays.
L’annonce du payement de ces montants, représentant les salaires des quatre mille opérateurs de saisi, au titre des deux mois passés sur le terrain, intervient suite à une une manifestation pacifique des opérateurs de saisie devant le siège de la CENI, violemment dispersé par les forces de l'ordre.
Bien que ‘’tiens un vaut mieux que deux tu l'auras’’, les opérateurs refusent cette proposition. C'est le signe, d'après eux, que la commission électorale nationale indépendante (CENI) ne veut plus respecter le contrat de deux mois qu'ils ont signé avec celle-ci.
Selon certains opérateurs, la commission envisage de payer seulement un mois au motif que pendant le deuxième mois les opérateurs de saisi n'ont rien fait.
Après avoir été dispersés devant le siège de la CENI à Cameroun (Dixinn), les manifestants ont jugé nécessaire d’aller à la Présidence et à la Primature pour attirer l'attention des autorités. Mais ils ont été stoppés par les Forces de l’ordre à la hauteur du stade de la Mission.
Selon Mamadou Barry, un des responsables du comité de médiation mis en place, l'objectif de leur démarche est de faire comprendre à la CENI qu'elle a signé avec les opérateurs un contrat de deux mois. Et que tout ce qui est advenu par la suite n'est pas la faute des opérateurs.
Les opérateurs de saisi déployés à l'intérieur du pays pour la révision des listes électorales avaient signé avec la CENI un contrat de deux mois (mai et juin 2012). Quelques jours après le démarrage de l'opération, celle-ci a été suspendue à la demande de la Présidence de la République. Le temps pour les acteurs politiques d'accorder leur violon. Malgré cette suspension qui reste et demeure toujours, la CENI a demandé aux opérateurs de rester sur place. Ce que ces derniers ont respecté jusqu'à la fin de leur contrat.
Kovana Saouromou
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