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27 Novembre 2014 - 12h59


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Rapatriement des Guinéens des USA : un mauvais procès

2012/7/27

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/L'humaniste : Si un homme se sauvait -chez toi et que tu pusses l'arracher à la mort par un seul mensonge, ne mentirais-tu pas ?L'unique : Tu ne porteras point de faux témoignages .J’ai été parmi les initiateurs de trois appels, dont Manifeste-guinéee2010, Odyssée de l’Impasse. Celui qui m’y aida le plus était Malick Condé, alias JT (Jeune Turc). C’est dire que ce n’était pas un Peul qui sollicitait quelque chose pour sa communauté, mais un Guinéen qui voulait des « Assises de la société civile des Guinéens (résidents comme émigrés), à défaut d’une Conférence nationale. C’était en 2005. Depuis, j’ai remarqué, chiffres à l’appui, qu’il y avait dans les trois appels environ entre 40 à 60 % de « Hal pular » dispersés sur la planète. Il devrait en être de même sur le sol national. Il ne faut donc pas s’étonner que partout où il y a un regroupement de Guinéens, les Peuls pourraient être fortement représentés. Pour le Bien et pour le Mal. Mêmes proportions au fameux procès des gangs, toutes choses égales par ailleurs, les Peuls étant tout de même des « immigrés » dans ces quartiers, à l’époque. Il faut donc comprendre qu’il ne s’agit pas d’une approche en chiffres absolus. Tous de jeunes détribalisés : les Peuls étaient fortement représentés, tant au niveau des délinquants lambda, qu’à celui des stars : entre Mathias, le jeune Forestier « soussouisé », Denka Mansaré le Maninka, et.. Malifa, dit le « Beau Malifa », probablement peul, nos avions affaire avec un jeune lumpen prolétariat, celui-là même qui fait le peuplement de « l’Axe du Mal ». Certains étaient même d’un âge certain, tel ce vieux Monsieur qui«bricolait » au port, qui devait être peul.
 

J’ignore la proportion de Peuls parmi les 365 irréguliers guinéens aux USA, encore libres de leur mouvement. Mais le fait qu’il y a une majorité de patronymes hal pular parmi les 26 Guinéens actuellement incarcérés, s’explique d’abord par cette réalité sociologique, avant toute supputation idéologique toujours possible. Qui sont ces 26 détenus ? Il faut dire qu’aux Etats Unis, un irrégulier est un délinquant. Car le pays de l’Oncle Tom ignore les camps de rétention administrative. D’abord pour une raison matérielle, financière. Les réfugiés se comptent par centaines de milliers, essentiellement des « latinos», dont la majorité sont des Mexicains. La deuxième raison est qu’aux USA, il y a un taux maximum de citoyens qu’on peut mettre en prison, que la Constitution interdit de dépasser !

Les 26 incarcérés de York Jail, c’est en Pennsylvanie, sont accusés de crimes divers : vols, (de cartes de crédits notamment, délit particulièrement grave, délit de lèse-majesté au pays de l’Oncle Sam où le dollar est roi..). Contre eux, il y a une décision de justice. Ils ont épuisé tous les recours, et il ne leur resterait plus qu’à remonter jusqu’à la Cour suprême. Mais aux Etats unis, même Obama ne peut pas s’opposer à une décision d’un juge lambda de Winooski (petit bled du Vermont où j’ai appris le peu d’anglais que je sais).Depuis les indépendances, il est de notoriété publique que les chancelleries africaines traînent le pied pour donner ou ne pas donner un titre de voyage à leurs nationaux frappés d’expulsion. Et notre ambassade n’a pas failli à cette pratique. Nos républiques bananières qui poussent à l’exode rural puis à l’émigration, ont peur comme du choléra de voir leurs ressortissants déversés sur les tarmacs de leurs aéro-hangars des sacrifiés de la mal gouvernance alliée à la mondialisation. Aussi, il y a 365 Guinéens en situation irrégulière qui auraient dû se retrouver à York Jail. Mais notre diplomatie, je parle de celle qui se trouve sur le terrain a pu convaincre les autorités que pour des raisons humanitaires, voire matérielles ceux-là devraient bénéficier d’une sorte de « moratoire » qui pourrait déboucher à la longue par une régularisation. Ils sont d’honnêtes travailleurs payant tous leurs « bills », les impôts, certain(e)s sont marié(e)s à des Américain(e)s, ont acheté des pavillons, des appartements, etc. Ils sont intégrés, certains depuis près de trente ans.

S’agissant des 26 « délinquants », ce serait non seulement absurde, mais aussi méconnaître sciemment les faits que d’instruire un procès d’ethnocentrisme contre notre ambassadeur à Washington. Il y a des mois et des mois que Blaise Chérif et d’autres ambassadeurs de « pays frères » sont accusés de laxisme, voire d’incompétence, soupçonnés de vouloir refuser de délivrer des titres de voyage à des irréguliers, que les autorités ont décidé de refouler. La Guinée parmi d’autres pays est signataire de la convention de Chicago de l’aviation civile du 7 décembre 1944 (annexe 9) qui lui fait obligation de délivrer des titres de voyage pour ces 26 « délinquants ». Il faut ici préciser qu’ils étaient au départ 34 et « l’argument » de notre ambassadeur était qu’il n’était pas sûr que tous ces gens-là fussent des Guinéens.

Come on ! A d’autres, aurait pu s’indigner le Yankee,

Vous pouvez sir, faire la distinction entre un Mexicain et un Portoricain ? aurait pu rétorquer notre Excellence au fonctionnaire américain.

Le consulat n’ayant pas le personnel qualifié pour remonter le pédigrée de ces 34 quidams, voyez le temps et la fortune mise pour dire qui est ou n’est pas Nafissatou Diallo, ! Il fallait requérir les services compétents depuis Conakry, sur financement américain. Car à la décharge de Blaise Chérif, l’ambassadeur (ou ambassadrice) américaine a rencontré le ministre des affaires étrangères et le Premier ministre et à proféré des menaces à peine voilées de rétorsion : jeter en prison puis expulser les 365 Guinéens, geler quelques jetons promis à notre Etat grabataire et mettre le pied sur le frein du solex qui nous mène sur le fameux point d’achèvement des PPTE.

Accuser Blaise, c’est croire que la justice et l’Etat américain pourraient se faire les complices d’une manœuvre anti-peule organisée par une république bananière.

D’ailleurs, juste pour l’anecdote, il y a un Soussou et pas seulement des Tana ala parmi les restants des « balayures du nettoyage » auquel s’apprête à procéder les Américains. Il y a plus de Peuls, certes, mais nul ne sait qui est le violeur, le voleur, le faussaire. Mince consolation, certes. Parmi les mesures de rétorsion évoquées par la chancellerie américaine en Guinée, il y a les bourses et les visas pour les étudiants et même les visas pour les fonctionnaires détenteurs de passeports de service. Ce serait d’ailleurs bon pour nos finances que nos « amis » contribuent à réduire ces promenades coûteuses et inutiles de nos prédateurs. Mais pour les étudiants, ce serait très dommage.

Donc une mission est venue voir qui était qui parmi ces 34. Ils n’ont retenu donc que 26 Guinéens, les autres étant des camouflés de « pays frères ».Il ne faut pas que j’oublie de préciser la composition de cette mission. Il y avait deux fonctionnaires du ministère des Affaires Etrangères : Mme Geneviève Kourouma ex directrice des affaires juridiques et consulaires du même ministère, nouvellement nommée conseillère à la Cour suprême, et Monsieur Abdoulaye Baldé. Le ministère de la sécurité était représenté par M. Mohamed Barry, et une dame, Colonel de son état, Madame Sow née Keïta.

Un mémorandum est entrain d’être confectionné par les deux parties, qui prévoit des mesures d’accompagnement pour les rapatriés et sans doute qui anticiperaient sur des solutions humanitaires pour les 365 chefs de familles irréguliers mais encore libres.

Là s’arrête cette affaire, du moins dans ses aspects juridiques et factuels, pour se faire une religion du comportement du chef de notre représentation diplomatique à Washington DC. Ce ne sont pas seulement les Peuls qui sont remontés contre lui, pour reprendre une expression qui fait florès sur la Toile où l’on a fait haro sur le baudet. Il faut ne serait-ce que pour des raisons de déontologie de notre métier, cesser ces copier/coller d’un papier dont on change le titre par-dessus le marché, ce qui est tout le contraire de la pratique et de la morale professionnelles, les yeux fermés, tout cela afin d’ethniciser ou de déplacer sur un terrain partisan un problème qui ne l’est pas, au risque d’aboutir au contraire du résultat qu’on escompte. Bref, les réactions cutanées n’ont jamais construit une stratégie politique. Surtout par sur la Toile.

Blaise Chérif a fait un choix. Il a rejoint le camp des adversaires de l’Opposition. Ce n’est pas une raison d’inventer des fables à son sujet. Fonctionnaire du HCR pendant plus de trente ans, il a pratiqué parfois au risque de sa vie, le droit humanitaire. Par ailleurs il a suffisamment de soucis avec son « parent », de surcroit son chef hiérarchique. Le ministre des Affaires Etrangères.

Voici.

Une lettre a circulé ou circule toujours à Conakry, une philippique (à vos dicos) signée par le chef hiérarchique de Blaise Chérif. J’ai nommé son «parent », avec sa tête de Kenny Rap, « Son Excellence Niankoye Lamah où Blaise est sommé de rapporter sa décision de suspendre son collaborateur faussaire, le tout enrobé de tous les péchés des.. « coupeurs de sang ». L’expression peule est intraduisible. « Elle n’a pas son deux ». Couper les liens de parenté. Marcher sur les obligations à l’égard d’un parent. « Tadhiougol ennan ». Voilà, un diplomate de la chancellerie avait demandé à prendre un congé d’un mois (auquel il avait droit ?), il va se balader 4 mois au pays sans donner de signe. Sauf à commettre un certificat médical établi par une clinique en France au nom ..d’une dame qui devait avoir le même patronyme que lui et alors ce « parent »de Blaise (qui n’est donc pas un Peul) procède comme il faut à une certaine «actualisation » et le certificat médical devient une attestation à son nom. Blaise qui n’est pas un enfant de chœur, mais plutôt un Konon adepte du grand rite sacré du Niamou, donc « taliban » de la laïcité de la république, fait son enquête et les responsables de la clinique déclinent toute complicité avec ce qu’il faut bien appeler faux et usage de faux.

Ce n’est pat tout. Notre ministre des Guinéens de l’extérieur pris d’une sorte de délire rabique, refile cette lettre à un certain Chérif Haïdara qui vociférait à l’encontre de Sidya sur une station de Radio » « Même Blaise Chérif !.. ». Une manière d’anticiper le fameux « il n’a pas de base », suivez mon regard. Blaise venait de quitter l’UFR. Ayant obtenu enfin de son « oncle », l’os que ce dernier vient de lui jeter sous la table (PMU ou L’ONAGUI, je ne sais plus), Blaise n’est plus en odeur de sainteté. Nommé bien avant notre « neveu » revenu bredouille, après un premier partage de gâteau, voici Blaise dégageant les senteurs d’une certaine UFR pour le plus tonitruant haut-parleur parmi les premiers compagnons du maître du RPG. Donc devenu guichetier de la L’ONAGUI, l’ «ami » d’hier est devenu l’homme à abattre; bien que n’étant pas du RPG, le voilà qui met de l’ordre à l’ambassade: fin du trafic d’influence, de cartes consulaires, de visas, ponctualité etc..On sait que ce commerce est organisé depuis le petit diplomate lambda jusqu’en haut du ministère, en passant par l’ambassadeur. Ainsi s’explique que dans la plupart de nos chancelleries, on est en retard de paiement d’électricité, de salaires et de dignité diplomatique! Pratiques honteuses qui ont cours il faut le reconnaître depuis que la Guinée a dit Non, alors qu’elle n’aurait pas dû (Alpha Blondi). La nomination de Blaise qui n’est pas du RPG était déjà ressentie comme une gifle, une humiliation, alors que des fidèles parmi les fidèles du RPG peinent à se faire repêcher. Voilà qu’il se mêle de mettre de l’ordre alors qu’au-dessus de lui les mauvis exemples ont force de loi.

Donc voilà que Chérif Haïdara organise une réunion chez Jacques Korouma pour faire la bamboula du 14 juillet et « faire la fête » à Blaise Chérif. De fait, c’était une manière de bomber la poitrine : détenir cette lettre c’est prouver qu’il est plus proche du Roi que ne l’est son concurrent Mohamed Lamine Keïta patron du RPG-arc-en-ciel France, qui va réussir à réparer les dégâts causés par ce tamtameur qui a fait presqu’autant de « mal » au RPG que ses adversaires politiques. Son camp, minoritaire avec Pierre Fofana qu’il a réussi à « blaguer » à force de cris de roquet et à persuader qu’il est vraiment redevenu proche de Fama, en réalité sa secte pèse très peu face à Mohamed Lamine Keïta. Ils exhibent donc le papelard de Niankoye Lamah qui fustige Blaise. Un courrier diplomatique qui eût dût être scellé dans la valise diplomatique. Non, il est bon pour scander des figures de danse d’un bal populaire du 14 juillet. Ce qui est tout à fait dans les mœurs de ce royaumillon où Fama s’invite à un mariage. Je ne sais si Blaise est au courant de cette « guinéade » (néologisme de Blaise) dont il est le dindon.

On me dira de quoi je mêle !

Ces querelles inter-pouvoir font « notre » force !

Eh bien non. C’est un sujet national, grave : il faut que les combattants pour l’avènement d’un Etat de droit tel que l’ont rêvé les martyrs de juin 2006, janvier et février 2007, surmontent les raccourcis ethniques qui ne feront jamais mieux que les insuffisances stratégiques des vrais acteurs que sont les responsables de Partis. Les médias pour au temps, jouent un rôle non moins important pour le changement social. Nous avons une mission de service public à caractère privatif. Il faut défendre ces quelque 300 irréguliers, seraient-ils rien que des Tanama télé ou des Tanamouna. Mais je ne défendrai jamais un violeur, un faussaire et un dealer, serait-ce mon frère même mère même père.

Si nous devions laisser lyncher tous ceux qui sont dans l’administration d’un Etat même félon, dirigé par un dictateur, ce ne sont pas deux cents prédateurs qui seraient à virer, mais quelque 50000 agents publics petits ou grands, dont la majorité est honnête, sans Parti. Et allant jusqu’au bout de cette logique, c’est interdire à tous nos jeunes cadres compétents, qui ont fini leurs études à l’Extérieur ou au pays d’intégrer un appareil certes corrompu, mais justement eux ont encore l’âge de se battre pour le mettre par terre ou en tout cas le rénover.

Enfin, ce ne sont pas à ces réactions émotives que pense Ansoumane Doré pour alimenter son « Think tank » (réservoir d’idées) où pourraient puiser nos acteurs politiques pour revigorer leur ordinaire stratégique. En attendant, depuis quelques temps je crois entendre une formule publicitaire d’une grande compagnie pétrolière américaine des années 60 :

« Put a tiger in your tank », mettez un tigre dans votre réservoir.

Il y a des idées qui ressemblent à des tigres en papier.

Wa Salam,

El Hajj Saïdou Nour Bokoum

NB : mes sources sont proches de l’ambassade des USA et de l’US-AID, de la Primature, du Ministère des AE, de certains diplomates de pays frères bien évidemment de notre représentation à Washington DC, et de parents qui vivent aux States depuis plus d’un quart de siècle. Le Lynx est le journal le plus crédible de Guinée. Sans doute le meilleur. Cependant je ne confonds pas le Lynx avec un correspondant du Lynx.

Ce qui m’a obligé à faire ma propre investigation. J’ai vu comment on a malmené Mahmoud Thiam à partir d’une interview du Lynx. Je ne sais pas combien de temps je dois ronger mes freins dans l’attente de la seconde partie de cette interview abondamment étalée sur la Toile..J’ai publié cette seconde partie, quand je la verrai ailleurs, j’essaierai d’en faire ma lecture globale. Puisque là aussi au lieu d’une critique, je n’ai lu que des formules du genre « il a le nez plat, le cheveu rare, un regard de glouton qui pue on ne sait quel scandale». Il est vrai que c’est un texte difficile, technique, autour duquel il vaut mieux tourner et passer à autre chose. Depuis le Watergate, le journalisme d’investigation ne tolère plus le remplissage.

 

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