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Le Syli National et les compétitions : Après le succès de Harare, les risques...

2012/6/6

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY/Après l’aventure en demi teinte de la CAN gabono - équato-guinéenne de 2012, le onze national guinéen a héroïquement entamé, le dimanche 03 juin au National Stadium de Harare, sa saison et son retour aux compétitions internationales par une victoire de 1 but à 0 face à son homologue zambien. Un but de très belle facture signée Ibrahima Traoré qui permet au Syli de Guinée d’être la seule équipe victorieuse à l’extérieur de cette première journée des éliminatoires de la coupe du monde dont les phases finales auront lieu en été 2014 au Brésil, pays du football.
 
Mieux, cette victoire acquise dans la douleur crédite le Syli National de 3 précieux points ramenés de chez l’adversaire, à la veille de sa deuxième sortie pour ces phases éliminatoires , le 10 juin 2012 au stade du 28 septembre à Conakry, contre les pharaons égyptiens, triples champions d’Afrique.

Sur le mythique national stadium de Harare, où depuis 2004 aucune équipe n’a vaincu le Zimbabwe, ce succès du Syli National aux dépens The Warriors résulte d’une bataille héroïque livrée par les poulains du coach français, Michel Dussuyer. Pour tous les observateurs présents au National Stadium de Harare ou ayant regardé le match à la télévision, passé le moment de son but, le Syli a subi le reste du match se contentant de gérer et de défendre trop tôt l’acquis précieux obtenu grâce à un coup de pied génial du jeune Ibrahima Traoré. La domination The Warriors s’est surtout intensifiée en deuxième mi-temps durant laquelle le jeu s’est pratiquement déroulé dans le camp guinéen, avec des joueurs zambiens sur motivés, physiquement plus présents et très bien organisés que des joueurs guinéens parvenant tout de même à contrecarrer les assauts et l’enfer imposés par l’adversaire. Plus d’une fois, le but guinéen a été sauvé in extremis de la forte pression zimbabwéenne. A l’ère de jeu, il a fallu un extrême sacrifice du soi pour que le portier Naaby Moussa Yattara sauve les filets guinéens d’une égalisation sur une puissante frappe de l’attaquant de pointe zimbabwéen, en prenant le ballon en pleine figure.

 
Mais, cette action salvatrice a obligé l’équipe médicale à administrer au gardien de but guinéen, près de dix minutes de soins intensifs décomptés par trio arbitral Mauricien dont le courage a faussé les nombreuses simulations des attaquants The Warriors décidés à au moins partager les points même par le biais d’un penalty approximatif dont l’avantage du terrain accorde parfois à des équipes jouant à domicile et dominant le match. Heureusement et heureusement, rien n’y fit, ni la domination à outrance, ni les simulations, ni le soutien sans faille du public (qui a refusé de saluer l’hymne national guinéen en restant assis), le Syli National a su conserver sa victoire jusqu’au coup de sifflet final intervenu après 102 minutes de jeu. A l’image de son capitaine, Camille Zayatt, blessé au bras, le Syli National, avec cette prestation sauvegardant l’essentiel, a été plus que résistant, il a fait de l’héroïsme dont il faudra reconnaitre à ce onze guinéen. C’est la mort dans l’âme que The Warriors, (qui pensaient pouvoir facilement assommer un Syli décrit par la presse zimbabwéenne, avec les absences de Pascal Feindouno, Dian Bobo Baldé ou Ismaël Bangoura, comme un mammifère ne tenant plus que sur les deux jambes), ont quitté le terrain avec les larmes aux yeux pour les vestiaires sous les hués, coups de sifflets et des jets de projectiles de ses supporteurs, ces supporteurs qui ont boycotté l’hymne national de Guinée, exécuté avant le coup d’envoi du match.

Cependant ce premier match victorieux du Syli National ne devrait pas faire cacher la forêt par l’arbre. Au contraire, il soulève de nombreuses analyses sportives et administratives.

Il convient d’abord de faire remarquer que la domination zimbabwéenne qui a fait frémir la délégation guinéenne tout au long du match ne s’explique pas, selon les spécialistes du cuir rond, par ne s’explique nullement par une supériorité technique ou tactique The Warriors sur le Syli National. Avec le fond de jeu élaboré avant l’ouverture du score en sa faveur, beaucoup ont affirmé que l’équipe guinéenne était largement au dessus de son engagé adversaire du jour. Il serait certainement utile de renforcer ces jeunes du Syli par certains anciens expérimentés notamment les trois cités plus haut pour les futures échéances, mais le management de l’équipe et la gestion de ce match ont lourdement pesé contre les joueurs guinéens. Sur le plan de la préparation, le fait de confiner l’équipe nationale en classe économique sur une longue distance de plus de 16 heures de vols entre Paris - Johannesburg - Harare, a joué sur le moral mais aussi sur les jambes des footballeurs guinéens. Et pour le retour, en perspective du match contre les pharaons d’Egypte, ce dimanche 10 juin, les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets. Dans ce cas, la manifestation chez les joueurs guinéens d’éventuels signes de fatigue ou de faiblesse physique face aux égyptiens, venant dans un spacieux vol spécial de Caire à Conakry, serait pour une grande part liée à cette situation.

 
 Dorénavant, il serait important, pour de telles distances, de faire voyager les joueurs guinéens au moins en premium, la classe intermédiaire entre le business et l’économique. Inutile peut-être de donner des leçons de moral ou de critiquer le ministre des sports, Aboubacar Titi Camara, d’avoir perdu son sens d’adresse de footballeur en préférant un ami ( Alseny Bangoura alias Eder) à tous ces cadres qualifiés de son département pour conduire la mission à Metz, Johannesburg et Harare. Mais, les effets de cette maladroite option ont été douloureusement ressentis même par les joueurs qui l’ont ouvertement critiqué.

 
 C’est d’ailleurs, Laye Oumar Koulibaly bureau exécutif de la fédération guinéenne de football et délégué fédéral du match qui s’est démené comme un beau diable pour pallier aux limites du chef de mission désigné par le ministre des sports. Les footballeurs n’ont pas aussi compris et digéré, avec toutes ces semaines consacrées à ces deux rencontres internationales, que leurs traitements et primes soient fixés à un niveau qu’ils qualifient d’extrêmement bas.
 
 La présence du président, Salifou Camara ‘’Super V’’ et de son vice président, Djibril Diarra ‘’Becken’’ à Harare ont pu contenir certaines rancoeurs des joueurs. A ce niveau, il convient de souligner la précieuse assistance du président du Horoya Athletic club, Antonio Souaré, PDG de Guinée Games, qui a, comme d’habitude et dans la discrétion, œuvré sur tous les plans pour que le Syli National et les supporteurs guinéens soient dans un mental de victoire. Efforts payant avec ces trois points engrangés à Harare.

Efforts aussi des guinéens anonymes pour arrondir certains angles tant à Metz, à Johannesburg, surtout à Harare où ont afflué nos compatriotes de la sous région et qui ont fêté les trois points engrangés au Stadium National en offrant une grande réception pour saluer la victoire du Syli National, le dimanche 03 juin 2012.

Sur le plan de l’administration de l’équipe, il importe de rapidement situer les responsabilités pour éviter que des désagréments et frustrations ne se multiplient à l’avenir et n’entament définitivement la discipline, la cohésion, le dynamisme et l’efficacité de l’équipe. Le Syli de Guinée, contrairement à certaines rumeurs, n’a pas été délogé de l’hôtel à Harare, mais faire de l’équipe guinéenne une direction de son département, comme l’a si bien écrit un confrère, est un nihilisme de la fédération guinéenne de football qui commence à révolter certains dirigeants de l’instance légale nationale reconnue par la CAF et la FIFA comme l’unique interlocutrice en Guinée en matière du sport roi. Faire suivre partout le Syli National de son chef de la division des affaires administratives et financières provoque le courroux A ce rythme, bien des membres de la fédération sont prêts à contourner le pacifisme de leur président Salifou Camara alias Super V, et scandaliser cette mainmise totale du ministre Aboubacar Titi Camara sur le Syli National. Ce climat, dit-on, est inacceptable et ne saurait perdurer.

A vrai dire, le ministre devrait comprendre que son domaine consiste à veiller sur l’administration correcte, l’initiation et la conception des conditions de développement du sport guinéen, de tous les sports, à charge pour chaque fédération de gérer son domaine d’activité. Au sein d’un gouvernement dit de changement, son rôle est de créer le climat et les bonnes conditions de pratique de tous les sports. Si l’Etat alloue un centime de subvention à une fédération sportive, cette dernière a obligation de rendre compte de l’utilisation de l’argent du contribuable guinéen. Mais, sa responsabilité de gestion ne devrait d’aucun interventionnisme. Aboubacar Titi Camara, qui a été footballeur international et qui a tenté de briguer la présidence de la FGF, devrait mieux que n’importe qui connaître les limites de l’état et savoir les sanctions qui menacent un pays dont les dirigeants ou le ministre des sports, plus précisément, se substitueraient à l’instance habilitée à gérer le football.

 
Ce n’est pas seulement la dissolution de la fédération par le pouvoir politique, comme la Guinée l’a déjà vécue dans la douleur en d’autre période, qui constitue la violation de ses règles par la FIFA. Toute action ou mainmise du ministre des sports sur le football qui reléguerait la fédération à un rôle de simple faire valoir ou second plan, est considérée par les organismes internationaux comme une immixtion passible de suspension du pays dans les compétitions internationales. Il serait scandaleux qu’un tel acte se produise sous un gouvernement de changement. Le ministre Aboubacar Titi Camara est donc avisé. A un moment où le stade de Nongo peine à être opérationnel, où les autres disciplines meurent par manque d’infrastructures sportives adéquates, le ministre a franchement du travail à faire que de s’étriper avec la fédération autour des droits internationalement reconnus de celle-ci et des fonds mis à disposition de l’équipe nationale par l’état, en se laissant emporter par la vague de protestation et de contestation que ses agissements cultivent dans le monde du football guinéen.

Abdoulaye CONDÉ 

Dépuis Harare


 

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