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31 Juillet 2016 - 4h28


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Guinée : Les habitants de Conakry obligés de vivre avec les ordures au quotidien

2016/7/30

Aujourd'hui en Guinée Les rues de la capitale de la Guinée ont atteint en 2016 un niveau d'insalubrité sans précédent. Jeune Afrique est allé à la rencontre de ses habitants, partagés entre lassitude et exaspération.Il y a peu, tous les slogans et messages sur les panneaux publicitaires ou dans les médias invitaient les Guinéens à la propreté pour se prémunir contre la fièvre Ebola qui a fait 2 500 morts en deux ans. Une fois la transmission de l’épidémie déclarée terminée par l’OMS, voilà que l’insalubrité revient au galop : des montagnes d’ordures poussent partout et s’ajoutent aux eaux stagnantes au milieu des routes boueuses.

La commune de Kaloum, qui abrite la présidence de la République et la plupart des départements ministériels, n’est pas à l’abri. Un travailleur du quartier Sandervalia qui a requis l’anonymat confie avoir dû changer de chemin pour éviter les odeurs nauséabondes qui s’échappent d’une montagne d’ordures obstruant son passage habituel : « Je préfère contourner pour aller au bureau et à la mosquée d’à côté. J’ai également changé de lieu de restauration de peur d’y attraper une maladie », déplore-t-il.


Nous sommes obligés de cohabiter avec ces saletés à nos risques et périls

Même plainte d’un autre citoyen rencontré à Sonfonia, en haute banlieue. Il accuse « le conseil du quartier et l’administration du marché. Les gens paient les taxes, mais les ordures sont toujours là. Elles dégagent une odeur très désagréable et bloquent la circulation. Nous sommes obligés de cohabiter avec ces saletés à nos risques et périls. »

Et les risques sont nombreux, alerte le Docteur Pépé Bilivogui, directeur national de l’hygiène publique : « L’insalubrité a d’énormes conséquences sur la santé. Elle provoque des maladies diarrhéiques comme le choléra, la dysenterie, des infections intestinales et même le paludisme ». Il n’y a toutefois pas de lien entre l’insalubrité et Ebola, transmise entre autres par les liquides biologiques (sueur, sang, sperme) et la consommation de la viande de brousse.

Une pollution d’une ampleur inédite

Dire que Conakry est sale n’est pas nouveau, mais l’ampleur du phénomène cette année est extraordinaire, observent certains volontaires. D’où des initiatives privées d’assainissement, comme celle de Halimatou Dalein, l’épouse du chef de file de l’Opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo. Elle multiplie ces jours-ci les assauts contre les ordures dans les quartiers de Conakry. Certains l’applaudissent, d’autres croient que ce n’est pas désintéressé.

On dirait que la Guinée est devenue le dépotoir de l’Afrique !

« On dirait que la Guinée est devenue le dépotoir de l’Afrique ! Notre initiative est née d’ailleurs de ce constat », précise Amadou Tidiane Bah, responsable médias du réseau « Conakry saine et propre » qui vient d’être créé. Il « vise l’amélioration des conditions de vie des populations de la capitale via la sensibilisation, l’information et l’assainissement ».

Une seule décharge pour 4 millions d’habitants

La politique d’assainissement ne suit pas le rythme de l’accroissement de la population de la capitale guinéenne, analyse Djély Mory Kourouma, secrétaire général de la commune de Kaloum. « L’assainissement est une chaîne, dès qu’un maillon s’arrête, le reste est affecté. L’unique décharge de la Minière a été aménagée alors que Conakry comptait moins d’un million d’habitants. Aujourd’hui, la même décharge est censée recueillir les déchets de quatre millions de personnes. »

Une difficulté qui a mis à mal la bonne exécution du volet assainissement du projet « Filets sociaux productifs » financé à hauteur de 22 millions de dollars par la Banque Mondiale, confirme le coordinateur national, Abdoulaye Wansan Bah : « Nous avons évacué environ 300 000 mètres cubes d’ordures à travers le balayage, l’assainissement et le curage de caniveaux. Nous assumions la collecte et le transport, mais le dépotage n’était pas optimal. La décharge ne peut pas absorber toutes les ordures de Conakry. Or le projet prévoit que les ordures collectées soient forcément dépotées dans les 24 heures dans une décharge aux normes conventionnelles. Les ordures pouvaient rester dans les camions pendant une, voire deux semaines. »

Un nouveau site mis à l’étude

L’État projette d’aménager un nouveau site dans la préfecture environnante de Dubréka. Mais pour y acheminer quotidiennement des déchets de Conakry, distant d’une cinquantaine de kilomètres, il faudrait une route en bon état, prévient le secrétaire général de la commune de Kaloum. Et de pointer du doigt le manque de moyens financiers, une logistique insuffisante et amortie comprenant de vieux camions importés de Chine, sans pièces de rechange. « Quand un camion tombe en panne, on est obligé de prendre les pièces d’un autre pour le dépanner.

Il n’y a pas de montant alloué à l’assainissement dans les communes, mais des prévisions budgétaires. Le Code des collectivités locales prévoit que certaines recettes des départements ministériels reviennent aux communes : les redevances de la pêche traditionnelle, de navigation… Mais la seule compétence scrupuleusement respectée est l’état civil à travers la célébration des mariages et la déclaration des naissances. »


L’insalubrité serait due aussi à l’incivisme de certaines personnes qui profitent des grandes averses qui s’abattent en ce mois de juillet sur Conakry pour se débarrasser nuitamment des ordures ménagères en les jetant sur le passage des eaux de ruissellement. Ce serait l’une des causes des inondations qui ont coûté la vie en 2015 et cette année à dix personnes.

Diawo Barry
JA

 
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La Guinée obtient 7.200 places pour le pèlerinage 2016 à la Mecque

2016/7/30

Aujourd'hui en Guinée L'Arabie Saoudite a accordé 7.200 places à la Guinée pour le pèlerinage sur les lieux saints de l'Islam cette année, a-t-on appris de source officielle ce jeudi.Le premier convoi de pèlerins guinéens devra quitter Conakry le 17 août prochain, rapporte la même source.

C'est la compagnie nationale turque, Turkish Airlines, qui a été affrétée pour acheminer les pèlerins vers la Mecque.

Chaque candidat au pèlerinage devra débourser 39,8 millions de francs guinéens (près de 4.000 euros) pour le voyage.

Entre 2014 et 2015, la Guinée se voyait interdire de pèlerinage à cause de l'épidémie d'Ebola qui a fait des ravages dans le pays, causant le décès de plus de 2.000 personnes.

Xinhua

 
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Le secrétaire général aux Affaires religieuses appelle les acteurs politiques à privilégier le dialogue

2016/7/30

Aujourd'hui en Guinée (Xinhua)Le secrétaire général aux Affaires religieuses du gouvernement guinéen, Abdoul Karim Dioubaté, vient de lancer un appel aux acteurs politiques, afin qu'ils mettent en avant les vertus du dialogue, à moins d'une semaine du démarrage des manifestations de rue projetées par l'opposition.

Le secrétaire général aux Affaires religieuses qui s'est exprimé sur les antennes des médias d'Etat vendredi, a mis l'accent sur la nécessite de privilégier la concertation, et de ne pas céder aux démons de la division.

M. Abdoul Karim Dioubaté a invité les chefs religieux à sensibiliser leurs fidèles dans leur sermon, afin que la paix soit préservée dans le pays.

Cet appel intervient à moins d'une semaine de la manifestation de rue prévue pour le 4 août prochain, par l'opposition, qui entend ainsi protester contre le gouvernement actuel.

En prélude à cette manifestation de rue du 4 août, qui selon les opposants ne sera que le début d'une série d'actions de désobéissance civile qui vont suivre durant les semaines à venir, des appels à l'apaisement, comme celui lancé par le secrétaire général aux Affaires religieuses se multiplient dans le pays.

La société civile aussi a invité les acteurs politiques au dialogue et à s'abstenir de tout acte susceptible de compromettre la paix sociale.

 
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Palais de la Jeunesse et de la Culture: Moustapha Naïté s’active pour la réalisation

2016/7/30

Aujourd'hui en Guinée Lundi 26 juin dernier, dans l’après-midi, le ministre de la Jeunesse, Moustapha NAITE a reçu en audience, en compagnie du Directeur National des infrastructures, la société Espagnole Levantina Ingeniera Y construction basée à Valence, pour la signature du protocole d’accord sur l’élaboration du plan architectural du palais de la jeunesse et de la culture ainsi que la recherche du financement pour sa réalisation.

Cette délégation conduite par Monsieur Rodriguez a manifesté tout d’abord, son enthousiasme suscité par les études sérieuses de faisabilité réalisées pour la construction de cet édifice gigantesque et innovant qu’est le palais de la jeunesse et e la culture.

Ensuite, elle a porté à la connaissance du cabinet du Ministre, des infrastructures de belle facture qu’elle a réalisées en l’occurrence le palais des arts de Valencia et tant d’autres à travers le monde.

Le ministre NAITE, pour sa part a commencé par marquer son optimisme pour l’établissement de ce partenariat pour l’épanouissement de la jeunesse guinéenne dont son département a la charge.

Dans le même ordre d’idées, il s’est dit très heureux de rentrer dans cette collaboration qui s’annonce comme une belle aventure susceptible de répondre aux aspirations des jeunes qui en ont tant besoin.

Très satisfait du professionnalisme de la société Espagnole au regard de sa démarche et de ses œuvres, monsieur NAITE, a souhaité que le premier document soit disponible avant la prochaine session parlementaire c’est-à-dire en moins de trois mois.

La rencontre a pris fin par l’échange et la signature du document par les deux parties.
En définitive, force est de reconnaître que des démarches très sérieuses et professionnelles, entourent la réalisation du projet du palais de la jeunesse et de la culture annoncé pour la promotion de la jeunesse et de la culture guinéenne.


C.C.G


 
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La légitime défense ne peut être assimilée à la vengeance (Par le juge Mohamed Diawara)

2016/7/29

Aujourd'hui en Guinée La légitime défense l’une des causes d’irresponsabilité pénale, trouve son fondement dans les articles 59 et 320 du code pénal guinéen de 1998.Elle empêche que soit engagée la responsabilité pénale de l’auteur bien que l’infraction commise soit constituée dans tous ses éléments à savoir :

L’élément légal (les dispositions du code pénal et textes annexes).

L’élément matériel (le fait d’agir pour accomplir un acte).

L’élément moral (l’intention coupable).

Face à une cause d’irresponsabilité pénale notamment la démence (la maladie mentale), l’état de nécessité (qui consiste à autoriser une action illégale pour empêcher la réalisation d’un dommage plus grave), les juges a priori constatent qu’une infraction a bel et bien été commise, puis conclut que l’auteur de ladite infraction n’est pas juridiquement coupable ce qui signifie que l’intéressé n’est ni déclaré coupable ni bien sûr condamné.

Il s’agit plus précisément d’un fait justificatif, si nous voulons une cause d’irresponsabilité liée à l’infraction elle-même et non à son auteur.

En effet ; la notion de légitime défense s’applique lorsqu’ une personne agressée n’ayant pas d’autres choix fini par se défendre. Elle s’applique aussi bien aux individus qu’aux États.

Entendons par légitime défense comme l’autorisation légale de faire cesser une agression immédiate et injustifiée contre soi-même , à autrui ou à ses biens, ou encore pour interrompre l’exécution d’un délit ou d’un crime à l’encontre d’un bien par des moyens en d’autres cas interdits.

A propos l’article 320 du code pénal guinéen de 1998 dispose : « Est présumé agir en état de légitime défense, celui qui commet un homicide, porte volontairement des coups ou faits des blessures soit en repoussant, pendant la nuit, l’escalade ou l’effraction des clôtures, murs ou entrées d’une maison, d’un appartement habité ou de leurs dépendances, soit en se défendant contre les auteurs de vols ou de pillages exercées avec violence.»

Il ressort du présent article que la personne en état de légitime défense est pénalement irresponsable de ses actes. Elle ne doit pas être sanctionnée par la justice.

Ce faisant, trois(3) critères sont à observer :

-Premièrement l’acte nécessaire: Il n’y a aucun autre moyen de se soustraire au danger ou de commettre l’acte pour se défendre, défendre une personne ou ses biens.

-Deuxièmement la simultanéité: La riposte doit être immédiate, donc en matière de légitime défense, on ne doit pas agir par vengeance ou dans le but d’anéantir l’agresseur en fuite.

Rappelons que la légitime défense est une notion mal comprise et surtout mal assimilée par bon nombre de personne mais qu’il ne faut surtout pas confondre avec la vengeance c’est pourquoi, nous avons trouvé opportun de préciser que ces deux(2) notions (la légitime défense et la vengeance) se séparent fondamentalement elles ne sauraient être les mêmes loin s’en faut. Si la légitime défense fait partie des circonstances qui justifient ou légitiment une infraction, la vengeance quant à elle ne peut l’être. Un exemple pratique en la matière, tirer son agresseur dessus alors que ce dernier est en train de se sauver n’est plus un acte de défense mais une réaction guidée dans l’optique de se faire justice donc de vengeance. Puisque personne n’a le droit de se faire justice soi-même, l’auteur de la vengeance est sans nul doute sanctionné par la justice ce faisant, en aucun cas la légitime défense ne peut être assimilée à la vengeance.

Cette précision vise surtout à distinguer la légitime défense de la vengeance (le fait de se faire justice soi-même), deux(2) notions qui méritent d’être distinguées pour éviter les malentendus, les approximations, voire les erreurs judiciaires.

-Troisièmement la proportionnalité de la riposte à l’agression : Il ne doit pas y avoir d’excès dans la riposte.

La légitime défense ne saurait être retenue lorsqu’ en réponse, un agresseur non armé aura été tiré dessus à bout portant par la victime.

En sus de ces trois(3) critères, l’attaque contre soi-même ou autrui doit également répondre à trois conditions:

1 –Etre actuelle : le danger est imminent ; l’agression et la riposte doivent être concomitantes c’est-à-dire dans une même unité de temps. Dès lors qu’un temps plus ou moins long s’est écoulé entre l’attaque et la riposte, on ne saurait parler de la présence du danger. Rappelons de nouveau que la fuite de l’agresseur exclut la notion de légitime défense.

2-Etre injustifiée : Il ne saurait y avoir agression si l’acte est juste, c’est-à-dire autorisé ou ordonné par la loi. L’usage de la force par une personne peut être justifié. En guise d’illustration, la riposte aux forces de police qui font usage de force nécessaire pour le maintien d’ordre pendant une manifestation ne peut être assimilée à la légitime défense.

3-Etre réelle : l’agression ne doit pas être putative, c’est-à-dire, les objectifs de l’agresseur étant univoques, l’agression doit exister de manière certaine.

Cependant, la légitime défense est admise en cas d’agression naturellement apparente et vraisemblable. Seule une agression imaginaire est exclue en la matière.

La légitime défense s’applique également aux atteintes aux biens. Les conditions d’application restent et demeurent les mêmes, excepté l’homicide volontaire qui n’est en aucun cas légitimé dans la défense d’un bien.

Si concernant la défense des individus, la loi dispose d’une présomption de proportionnalité en faveur de la victime de l’agression, il appartient à la personne demandant le bénéfice de la légitime défense des biens de prouver que sa riposte était bien mesurée par rapport à l’agression.

La légitime défense ne peut être admise en matière d’atteinte aux biens que lorsque l’acte commis a pour objet d’interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit.

Cependant, l’appréciation du caractère nécessaire et proportionné de la riposte appartient souverainement aux juges du fond.

Ne peut être considéré comme proportionné le fait de blesser en tirant dessus à balle réelle un individu qui tentait de voler des galettes ou des bonbons.

Quant à la question de la preuve de la légitime défense, le principe est que la charge de la preuve incombe à la partie poursuivie. Celui qui invoque le bénéfice de la légitime défense doit démontrer les conditions d’existence de celle-ci.

La responsabilité pénale de la personne ne peut être retenue pour les atteintes qu’elle a pu elle-même causer en état de légitime défense pour ce faire, le pouvoir d’utiliser la force ne peut se réaliser que de manière proportionnelle, pour repousser une agression injuste, actuelle ou imminente, contre une ou plusieurs personnes.

Mohamed DIAWARA

Juge d’Instruction de Kérouané

Tel : 624094909


 
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Consommateur averti :Pourquoi bouder ces « cubes magiques »

2016/7/20

Aujourd'hui en Guinée Pour avoir survolé l’excellent livre de de Michel Pollan titré « Nutrition, mensonge et propagande », j’ai pris la résolution de bouder ces bouillons devenus irremplaçables dans nos repas, mais qui, au grand dam des médecins nutritionnistes, flattent plus nos palais qu’ils ne contribuent à notre santé. Voilà qui ajoute à la certitude déjà partagée que la table tue plus que la guerre.

Et il faudra bien l’admettre en faisant preuve de bons sens pour choisir ce qui est indispensable pour nos précieuses vies. Comme à la bonne époque des traditions alimentaires saines qui ont permis à nos anciens de se régaler sans risque et de faire des vieux os sans perdre une dent.

Les bonnes recettes de grand-mère sont reléguées au recoin des cuisines si elles ne sont pas du reste oubliées, en tout cas, enterrées par les sirènes d’une féroce publicité à la vanité de ces cubes qui apportent des compléments essentiels et indispensables d’ « une cuisine moderne », les petits cubes ont fait une percée sans égale jusque dans le fin fond des marchés villageois.

Là même où, il était de tradition que pour inciter un chat à manger du riz fade, il suffisait de lui passer au nez un peu de beurre de vache et le tour était joué ! Et par nos temps, ce goût immodéré pour les stimulateurs de goût n’est pas sans rappeler le coup du chat.

Avec cette différence notable que la composition de ces derniers alimente des doutes et des appréhensions qui méritent d’être connus des consommateurs. Pour mettre toute la chance de leur côté, les promoteurs de ce marché tentaculaire visé et réussi à aguicher la couche féminine. Et leur force de pénétration s’est forgée sur l’engouement des femmes qui ont non seulement pris un relais tel en admettant pour ainsi dire que les condiments traditionnels feraient vieux jeu, et impropres à la « civilisation ». Gravissime erreur d’appréciation s’il en est, car ne sont certainement par ceux-là- herbes, racines et feuilles parfumantes par nature à quoi s’ajoute la poudre de néré-qui seraient bons à jeter à la poubelle.

De ce point de vue, les premiers à s’en convaincre sont les victimes de ces maladies qualifiées de non transmissibles, quoiqu’incurables que l’on évoquera plus tard. Ils sont de plus en plus nombreux et ont compris-a posteriori- les messages de préventifs que les médecins nutritionnistes ont toujours tenté de faire passer sur une consommation avisée, donc sans risque. Entre autres, les méfaits des graisses, du sucre, du sel et de ces adjuvants de synthèse qui foisonnent dans nos marchés. Avec peu de réussite il est vrai, mais le corps médical garde las initiatives dans ce sens.

Ces patients ont aussi en commun des régimes alternatifs et une discipline bien établis. Pour l’anecdote, il n’est donc pas fortuit que jadis considéré comme aliment pour pauvre, le fonio a fait sa revanche pour devenir cet aliment sélect et désormais hors de portée. Et c’est aussi pour cette raison que le riz du pays a de la cote, en ceci que le riz blanc n’est pas particulièrement indiqué pour la santé.

Preuve que les scientifiques marquent leur intérêt sur la problématique, au terme d’une analyse la consommation de riz sur 350 000 patients en 22 ans, étude parue dans le British Medical Journal a révélé que le riz blanc est un sucre rapide qui peut provoquer le diabète de type 2. Notez tout simplement pour commencer qu’une tasse de riz blanc déjà si riche en amidon, représente 200 calories. Arrosé de sauce « magique », ce repas pourrait causer des dégâts à la longue ; et il en sera de même pour celui ou celle qui raffole d’une soupe à la même saveur et régulièrement accompagnée d’un morceau de pain salé. En mot, dites –moi ce que vous consommez, je vous dirais le risque que vous faites planer sur votre organisme…. Tant alors qu’à se doter d’une âme de consommateur averti pour choisir raisonnablement ce qui est à mettre sous la dent.



Dossier à suivre

 
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Le Consulat Général de Guinée à Djeddah : La détresse déclarée, mieux vaut tard que jamais ?

2016/7/20

Aujourd'hui en Guinée La capitale économique saoudienne Djeddah, est par excellence une ville sanctuaire qui a abrité depuis belles lurettes, les ambassades des pays accrédités jusqu’à leur délocalisation pour Riyad. Sa situation géographique fait d’elle une ville stratégique entre Les Deux Villes Saintes de Makkah et de Médine où les opérations du Hadjj et de la Oumra sont d’un intérêt important pour les fidèles musulmans.

Le Consulat Général de Guinée à Djeddah, une institution au service des citoyens guinéens résidents et non résidents pour les activités du pèlerinage, est un patrimoine bâti de l’Etat guinéen qui existe depuis 1963. Situés à Ruwaiss, un quartier vétuste en pleine mutation, les bâtiments de cette institution consulaire guinéenne sont une désillusion totale pour tout visiteur.

Sa dégradation très avancée va des murs fissurés et décarrelés aux installations électriques exposées par endroits en pleins bureaux. Cette réalité visible à première vue d’oeil, n’épargne ni la cour et les bureaux, ni la résidence du Consul Général SEM Mohamed Lamine Condé. En dépit des efforts louables de commodité conférés à l’intérieur des bureaux, les fondements de la structure des bâtiments ne tiennent plus.

Pour mémoire , trois inondations sans précédentes avaient endommagé les locaux du Consulat Général et de l’Ecole Guinéenne Internationale de Djeddah, congédiant ses pensionnaires pour plusieurs jours sans travailler. Cette réalité que vivent ces deux institutions guinéennes, est un secret de polichinelle.

Plus d’une dizaine de ministres guinéens, dont certains encore en postes sont imprégnés de cette situation chaotique qui déshonore la République de Guinée qui fut l’une des premières nations à ouvrir sa représentation diplomatique et à s’investir dans la plaine de Arafat en terre saoudienne.

Les images néfastes de cet édifice ( arrêt sur images ) fréquentés par des dizaines de hauts guinéens et étrangers qui se relaient chaque année, interpellent de toute urgence les autorités gouvernementales via la cheffe de la diplomatie guinéenne SEM Makalé Camara, à sauver ce patrimoine bâti de l’Etat guinéen. Il temps, grand temps d’agir, car ‘’ une plaie qu’on néglige finira sans nul doute par la gangrène ‘’

Ousmane TRAORE
Ecrivain journaliste.
Directeur Général de l’EGIR
Pour AEG depuis Djeddah.

 
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Jusqu’à preuve du contraire:Après le ramadan, le ramdam ?

2016/7/20

Aujourd'hui en Guinée « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».Un aphorisme qui tirerait son origine de l’attitude d’un barbier pour le moins futé. Il aurait écrit sur une pancarte placée devant sa porte : « demain on rase gratis ». Mais notre bonhomme, assurément très près de ses sous, l’y laissait tous les jours.

Résultat ? Le client qui, le lendemain du jour où il avait lu la pancarte, venait se faire raser ou couper les cheveux et qui s’étonnait de devoir quand même payer, s’entendait répondre : « oui, mais il y a écrit que c’est demain que c’est gratuit ».

Comme il l’avait promis, le président Alpha Condé, après sa réélection, a nommé un Premier ministre et les autres membres du gouvernement librement, en refusant de se plier à une quelconque pression de son parti ou de ses alliés. Après des grincements de dents du côté du RPG/AEC, et des critiques contre le népotisme et le copinage qui auraient prévalu au choix de certains, la nouvelle équipe a suscité de l’espoir.

Sept mois plus tard, ce serait un pur euphémisme d’affirmer que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Au fil du temps, les observateurs – y compris les plus complaisants - sont arrivés à cette conclusion : avec cette dernière fournée ministérielle il n’y a pas d’équipe, pas de plans, pas de cohésion. Notamment par la faute d’un Premier ministre inhibé qui semble comme perdu dans son rôle de coordination et d’impulsion de l’action gouvernementale.

« L’administration est affaire de technique et le gouvernement affaire de personnalité » (A. Siegfried). Mamady Youla illustre aujourd’hui parfaitement ces propos. La conséquence ?Une gouvernance qui hésite, bafouille, hoquette, manque de clarté et d’intelligibilité. Autrement dit, l’embrouille érigée en système de gouvernement. Pour rester juste, il faut quand même reconnaître qu’il a réussi une prouesse : Il est arrivé à nous faire regretter l’insipide Saïd Fofana. Triste, mais incontestable exploit.

Fini le Ramadan, voilà que le pays – notamment Conakry la capitale – s’attend, non sans inquiétude, à la reprise annoncée des manifs d’une partie de l’opposition (la plus significative en termes d’électorat et de mobilisation). Il est fort à craindre que là également le Premier ministre, censé mener le dialogue politique et social, ne soit pas à la hauteur pour désamorcer la crise avant la date fatidique. Comme ce fut le cas avec la dernière menace de grève des syndicats, où il aura fallu une intervention in extremis du parlement pour amener ceux-ci à de meilleurs sentiments.

Les propos que l’on entend dans certains QG ne sont pas de nature à calmer les appréhensions.

Comme ceux faisant allusion à une éventuelle contre-manifestation de la part du parti présidentiel. Les tenants de ce scénario n’en perçoivent certainement pas le danger, alors que cela ne pourrait que faire l’affaire des leaders opposants. Plus les débordements et autres troubles seront importants, plus ils se frotteront les mains : c’est surtout le pouvoir qui en pâtira (image écornée, perturbation des activités économiques génératrices de recettes, etc.).

En attendant, on croise les doigts. Après le Ramadan, le ramdam ?

Jusqu’à preuve du contraire

Top Sylla

 
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Fête de Ramadan : Le Pr. Condé appelle à la paix, la concorde et l’unité nationales

2016/7/7

Aujourd'hui en Guinée Sékhoutouréya, 6 juillet 2016 - La Guinée à l’instar de ses coreligionnaires du monde, a célébré ce mercredi 6 juillet 2016 l’Aïd-el-fitr qui marque la fin du mois de Ramadan.Le Président de la République, le Pr Alpha Condé, a partagé ce moment de dévotion avec les populations de Kaloum au Palais Sékhoutouréya, dans la plus grande ferveur. On notait également la présence des membres du gouvernement, les membres du Cabinet présidentiel et plusieurs autres personnalités du pays.

A l’occasion, Elhadj Mamadou Saliou Camara, Grand Imam de la Mosquée Fayçal a axé son sermon sur la paix, l’unité nationale, la concorde, comme l’indique le Saint Coran. Le Grand Imam de la Mosquée Fayçal, qui a invité les fidèles musulmans au respect des préceptes de l’Islam, a fait comprendre que l’entente des Guinéens est un facteur indispensable pour le développement du pays. Il a également invité les populations de Conakry à une prise de conscience collective pour faire face au problème récurrent de l’assainissement.

Après s’être acquitté de son devoir religieux, le Président Alpha Condé a souhaité que la paix et la quiétude continuent en Guinée afin que le pays puisse poursuive sa marche en avant vers le développement.

« Grâce à Dieu nous avons terminé le mois de Ramadan dans la paix et la quiétude et nous souhaitons que cette paix et cette quiétude continuent. Car après deux années difficiles d’Ebola, la Guinée a repris sa marche en avant. Une des preuves de cette avancée, c’est qu’après avoir été privé du pèlerinage pendant deux ans, nous allons le faire cette année et je dis au peuple de Guinée de garder espoir. Car après l’orage, c’est le beau temps.

Nous avons connu des difficultés, mais le beau temps a commencé. S’il plait à Dieu, j’affirme au peuple de Guinée que notre pays a repris sa marche en avant et progressivement nous allons répondre aux attentes des populations concernant l’emploi des jeunes et d’autres programmes », a indiqué le professeur Alpha Condé avant de souhaiter bonne fête aux fidèles musulmans.








Le Bureau de Presse de la Présidence

 
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Beijing : Les journalistes guinéens à l’école du développement des médias chinois

2016/7/7

Aujourd'hui en Guinée Beijing, 07 juillet 2016, ouverture du séminaire sur le développement des médias chinois. Ils sont une trentaine de journalistes guinéens venant des médias d’Etat et privés à y participer. Il est organisé par l’Institut des Recherches et des Formations de l’Administration d’Etat, de la Presse, de la Publication, de la Radio, du Film et de la Télévision (RPC).

Sous le thème ‘’ Coopération médiatique : un nouveau chapitre de l’amitié bilatérale, ce séminaire de trois semaines s’avère une opportunité réelle de rapprochement et de consolidation des liens d’amitié et de coopération entre les peuples et gouvernements des deux pays.

Prononçant son discours de circonstance, M. Ismael Fanta Traoré, inspecteur général du ministère de la Communication et chef de la délégation guinéenne s’est réjouit de l’initiative du peuple et du gouvernement chinois à consolider les acquis de coopération entre les deux Etats à travers les médias.
Fier de l’état de cette coopération, l’inspecteur général du ministère de la Communication a plaidé pour le renforcement de la coopération entre les médias guinéens et chinois. Ceci, pour mieux informer les populations des avancées de la coopération mais aussi et surtout des efforts inlassables du gouvernement chinois pour le développement de la Guinée. À titre d’exemple, il a évoqué la construction du siège de la RTG Koloma, du barrage hydroélectrique de Kaléta et de l’hôtel Kaloum etc.

Président la cérémonie d’ouverture, M. Lv Songhan, directeur général de l’Institut des Recherches et de Formations s’est aussi félicité de la nature des relations d’amitié et de coopération entre les deux peuples. Visiblement très content, il est revenu sur l’historique des bonnes relations entre les deux Etats. « La Guinée est le premier d’Afrique au sud du sahara a noué des relations d’amitié et de coopération avec le gouvernement chinois il y a de cela 50 ans. Et je suis fier de dire aujourd’hui que cette relation se porte très bien. La Guinée et la Chine se soutiennent sur toutes les questions internationales… »

Par ailleurs, M. Lv Songhan a formulé l’espoir de voir cette relation s’intensifiée grâce à une coopération bilatérale entre les médias chinois et guinéens. « J’ose espérer que ce séminaire va ouvrir une opportunité pour non seulement intensifier nos relations mais aussi et surtout, faire connaitre nos réalités sociales et économiques à nos différents peuples. »

A rappeler que ce séminaire est organisé grâce au soutien du ministère chinois du Commerce dans l’enceinte de l’Institut des Recherches et des Formations de l’Administration d’Etat, de la Presse, de la Publication, de la Radio, du Film et de la Télévision (RPC)à Beijing.

Bernadette Condé & Aboubacar Condé
Envoyés spéciaux en Chine


 
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L’Aïd el Fitr : Le souhait de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

2016/7/7

Aujourd'hui en Guinée La Cellule de communication du RPG- Arc-en-ciel souhaite une très bonne fête de Ramadan au Président de la République le Professeur Alpha CONDE, aux militants du Rpg-arc-en-ciel, à toute la classe politique guinéenne ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée.

Puisse Allah le Tout Puissant récompenser nos jeûnes et nos prières par la paix, l’unité et le progrès pour notre pays.

Amen!

La cellule de com du RPG-Arc-en-ciel

 
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L'Association Plus Jamais d’Agression Contre le Peuple de Guinée écrit à la CPRN

2016/6/30

Aujourd'hui en Guinée A Messieurs les Co-présidents de la
Commission Provisoire de Réconciliation Nationale;Messieurs,L’Association des victimes de l’Agression du 22 Novembre 1970, agréée sous le nom « Association Plus Jamais d’Agression contre le Peuple de Guinée » se fait, comme toujours, le devoir ultime de vous apporter ses observations à travers cette lettre qui succède à celles du 3 Août, 28 Août 2015 et du 13 Mai 2016, restées sans réponse.

Nous considérant comme partie prenante à toute entreprise de réconciliation nationale parce que souffrant encore de la perte de nos parents et amis lors de l’agression ignoble du 22 novembre 1970, nous avons forcé notre présence à l’atelier de restitution du CPNRN, le 31 Mai 2016 à l’hôtel Riviera, à laquelle vous aviez refusé de nous inviter, malgré toutes nos démarches.

C’est alors que nous avons compris pourquoi vous refusiez de nous associer à la mission de réflexion que le Chef de l’Etat, le Président Alpha Condé, vous a confiée.

En ne prenant, par exemple, que les contentieux de la première République, Vous n’avez eu qu’un souci: restreindre la notion de victimes aux seules personnes qui s’affirment de celles de la Révolution et s’agitent depuis le 3 avril 1984, toujours soutenues et financées par des organisations internationales qui avaient pourtant condamné cette invasion de la Guinée à l’époque, en raison des centaines de mort, de blessés et des dégâts matériels énormes. C’est pourquoi, pour vous et vos experts, les morts et blessés de cette opération criminelle ne sont pas des victimes ; ils ne méritent aucune pitié, aucun geste compatissant. La preuve ? Malgré toutes les démarches auprès de vous et de vos experts, votre commission n’a jamais daigné à notre sollicitation. C’est pourquoi aucun rapport, même d’expert, ne les mentionne.

Nous avons compris, après avoir écouté les différents résultats présentés, que vous teniez à faire plaisir aux bailleurs de fonds dont la plupart des pays étaient impliqués dans les opérations de déstabilisation dénoncées sous la Première République, opérations qui expliquent en partie la situation catastrophique dont la Guinée a du mal à se tirer des conséquences désastreuses.

Nous avons alors compris pour quelle raison vous n’avez collaboré qu’avec des citoyens partisans ; ceux qui n’avaient en commun que leur hostilité haineuse contre le régime politique de l’époque. En effet, Vous n’étiez entourés, majoritairement, que par des éléments qui se disent pour la plupart victimes de la 1ère République contre laquelle ils gardent injustement une antipathie viscérale.

Nous avons dès lors compris pour quoi les conditions sine-qua-non d’une réelle réconciliation des filles et fils de Guinée ne pouvaient être prises en compte par votre commission. Heureusement que votre mission n’était que provisoire et qu’elle est même terminée

Peut-on parler, par exemple, des deux types de victimes de la première République sans exiger la déclassification des dossiers relatifs aux contentieux franco-guinéen depuis les années 1950, totalement différents des autres contentieux pour lesquels vous appliquez la même approche. Or, il n’est fait nulle part allusion, dans les documents exposés le 31mai 2016 à cette condition incontournable pour faciliter la distinction entre les traitres et les victimes de la répression. A notre entendement, c’est quand les archives conséquentes seront obtenues que notre pays sera dans la dynamique historique et logique de la réconciliation nationale pour la période 1958-1984.

C’est le lieu de noter un fait non moins important constaté et abondamment suscité à cet atelier de restitution : l’absence, très remarquée, de l’Ambassade de France en Guinée, en particulier celle de Monsieur l’Ambassadeur qui faisait partie des invités officiels; ce diplomate est pourtant presque présent dans toutes les activités importantes de la Guinée.

Est-ce du fait que le sujet suscité (la déclassification des archives françaises su-précisées) aurait été évoqué avec insistance, ce qui le génèrerait énormément?

On se souvient, en outre, de sa présence active avec le représentant de l’UE et le Ministre des droits de l’homme lors des activités de ceux qui se disent « victimes » du camp Boiro, le 25 janvier 2016 à Conakry. Ce fait choquant devrait être stigmatisé par tout vrai patriote d’autant que la réconciliation n’est pas encore faite :

les Allemands, les Français, les Sud-Africains, les Italiens, etc. accepteront-ils que des ambassadeurs de pays étrangers, en particulier ceux des pays africains, défilent dans une de leurs villes pour soutenir une catégorie de leurs ressortissants qui auraient une cause à défendre ?


La coopération, oui, mais dans le respect de notre souveraineté. Et ce n’est pas parce que certaines puissances nous aident que nous devons tout accepter d’elles. On ne peut pas réconcilier quand on prend parti. En principe, la réconciliation n’étant pas faite, aucune structure nationale, à plus forte raison une ambassade étrangère ne doit soutenir un camp, à moins d’être complice de ce camp.

Messieurs les co-présidents,

Nous avons agréablement apprécié une remarque faite dans la salle par un cadre connu pour son courage et son honnêteté intellectuelle ( et que vous avez manqué d’associer à vos travaux de réflexion à cause de cela) : l’intéressé a rappelé qu’il avait fait remarquer aux experts bien avant qu’ils ne s’attellent à leur travail que la très grande majorité des Guinéens tient à la vérité sur le passé de leur pays et un débat national public contradictoire sur ce passé. Or, dit-il, les statistiques exposées dégagent qu’une majorité des Guinéens consultés exige la vérité et des auditions publiques sur le passé récent de la Guinée

Ainsi, sans débat public contradictoire la grande majorité des Guinéens n’adhérera pas à une réconciliation nationale définitive.

Enfin, vous avez eu tendance à ignorer les nationaux dont certains ont réalisé d’excellents travaux sur l’étude critique des causes de violence en Guinée depuis 1958, en faisant recours à une expertise étrangère qui aborde le problème de la réconciliation en terme de statistique et non sociopolitique, parce que ignorante des faits à l’origine des conflits..

Nous serons heureux que les autorités compétentes, puisque votre mission est terminée, tiennent compte de ces observations tout en définissant clairement leur vision sur la notion de victimes et de bourreaux.

Tout en restant fermement convaincus que la réconciliation passera obligatoirement par un débat public contradictoire sans tabou, si les Guinéens la veulent définitive, nous réitérons notre volonté de participer positivement aux différents travaux qui seront ultérieurement organisés.

Veuillez agréer Messieurs les co-présidents, l’expression de nos sentiments distingués.

Le Président

Yacouba CAMARA

Association Plus Jamais d’Agression
Contre le Peuple de Guinée
« APAC-GUI »

Contacts: 656 67 02 88
631 14 46 93
628 72 16 29

Conakry, le 10 Juin 2016

 
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Guinée : Des attaques visant les moyens de transport se multiplient dans les provinces

2016/6/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY, (Xinhua) -- Les attaques perpétrées vers l'aube ce lundi par des coupeurs de route, armés de fusil, contre deux véhicules de transport en commun, dans la préfecture de Mamou, située à 260 kilomètres de la capitale, ont fait des blessés, a-t-on appris de source sécuritaire.

Ce sont deux taxis transportant des passagers, qui ont été la cible des attaques, dont les auteurs circulaient à bord de motocyclettes. Ils ont emporté les biens des passagers lors de ces braquages qui sont soldés par des blessés, a rapporté la source.

A noter que le premier véhicule fut attaqué sur la route nationale reliant les villes de Mamou et Faranah, séparées par une distance de 182 kilomètres. Quant à la seconde attaque, elle s'est déroulée entre Mamou et Dalaba. Tout porte à croire que les agresseurs qui étaient semble-t-il armés de fusils automatiques, soient des habitués des faits.

Des attaques de ce genre sont devenues récurrentes dans cette région, qui sert de point de passage pour les voyageurs désireux dans la capitale guinéenne.

Parmi les victimes de ces attaques menées par des coupeurs de route, il y a des marchands en provenance du Liberia et du Mali. Deux pays voisins de la Guinée, dont certains ressortissants viennent chercher des marchandises à Conakry. Idem pour des marchands guinéens qui vont aussi dans ces pays dans le cadre du commerce.

Les autorités guinéennes ont promis de mettre un terme à cette insécurité routière, à travers la mise en place de brigades mobiles d'intervention constituées d'éléments de sécurité.

 
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Le gouvernement rencontre les syndicalistes

2016/6/30

Aujourd'hui en Guinée Cette importante rencontre a eu lieu dans la salle de conférence dudit Ministère dans l’après-midi du Mardi 28 juin 2016 de 15h45 à 17h50. Elle a regroupé d’une part la classe syndicale au grand complet avec des représentants du gouvernement notamment le Ministre Directeur de Cabinet à la Présidence, le Ministre en charge de la Fonction Publique, le Conseiller Principal du Ministre du Budget et le Directeur National du Budget.


Cette rencontre du jour avait pour objet de discuter de l’opérationnalisation des deux institutions sociales : l’INAMO et la CNPSAE (l’Institut National d’Assurance Maladie Obligatoire et la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale des Agents de l’État). Les décrets desdites institutions sont signés depuis 2014 par le Chef de l’Etat, Professeur Alpha CONDE, Président de la République et il suffit à présent d’allouer des crédits budgétaires à leur compte.

Dans les discutions les Syndicats ont usé de toutes leurs forces pour lever les blocages et ceci dans la discipline et la paix propres au mouvement social. Les représentants syndicaux ont remercié le Chef de l’Etat, Professeur Alpha CONDE, Président de la République pour son souci de l’amélioration constante des conditions de vie des travailleurs et du peuple de guinée.

Le Président a promis de donner la couverture universelle au peuple de guinée et aujourd’hui c’est chose faite. Les discutions étaient très techniques, néanmoins, les syndicats ont eu un regard citoyen sur le budget page par page et les représentants du Gouvernement ont trouvé les mots nécessaire pour détendre la situation.
Etaient présents les cadres syndicaux ci-après :

Ahmadou DIALLO S.G/CNTG
Louis M’Bemba SOUMAH S.G/USTG
Mamadou MANSARE SGA/CNTG
Casimir DIAORA CNTG
Macka SECK CNTG
El. Amadou BARRY CNTG
El. Thierno Souleymane BALDE CNTG
El. Mamadou Bapaté DIALLO CNTG
Madeleine TOUNKARA CNTG
Kadiatou BAH USTG


LA CELLULE DE COMMUNICATION DU MFPREMA

 
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SOS pour le Gouverneur de la ville de Conakry: Mathurin Bangoura

2016/6/29

Aujourd'hui en Guinée SOS pour le Gouverneur de la ville de Conakry !Le Général Mathurin Bangoura semble ne pas avoir les moyens de sa politique en matière d'assainissement.

Invité sur le plateau de notre JT de ce Lundi 27 juin 2016, le Gouverneur Mathurin a dû user de tous les mots diplomatiques pour ne pas dénoncer ce qui, en fait, grippe le processus du ramassage des ordures dans la capitale guinéenne.

Les fonds destinés à cette opération sont en effet gérés par une certaine "Commission" logée au Ministère de l'Administration du Territoire et exclusivement administré à partir de là, tandis que les yeux et les courroux des populations sont tournés vers le Gouvernorat, qui, bien évidemment, a la volonté mais pas les moyens.

Encore une fois, wo sanyi ba fiil ma !

Fodé Tass SYLLA

 
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Plus de 110 mille candidats à l'épreuve du BEPC 2016 en Guinée

2016/6/27

Aujourd'hui en Guinée APA-Conakry (Guinée) - Les épreuves du Brevet d’Etudes du premier cycle (BEPC), avant-dernier examen avant l’accès à l’université, ont débuté ce lundi en Guinée avec la participation de plus de 110 mille candidats.

Comme les précédentes années, le slogan officiel retenu cette année est « Tolérance zéro vers l’excellence

Pour la première épreuve de cette session 2016, le coup d’envoi a été lancé au Collège de Kipé situé en haute banlieue de Conakry par le ministre des Télécommunications et de l’économie numérique, Moustapha Mamy Diaby.

Au centre de Kipé, 28 surveillants repartis dans 14 salles de classe, veilleront sur 398 candidats dont 184 filles.

S’exprimant en présence du maire de Ratoma, Souleymane Taran Diallo, et des autorités scolaires, le ministre Moustapha Diaby a invité les candidats à garder leur sérénité, à ne pas céder à la peur et à se débarrasser du stress.

« Ce que vous commencez aujourd’hui est une formalité. Vous avez passé des compositions, des devoirs, des évaluations durant l’année scolaire. Ce que vous avez traversé est plus dur que ce que vous commencez aujourd’hui ».

« Il ne faut surtout pas paniquer, l’examen national est simple. En tout cas, si tout le monde est admis, je viendrais faire la fête avec vous », a-t-il promis.

Les examens scolaires nationaux ont démarré en Guinée par l’examen d’entrée en sixième année, suivi du Brevet d’Etudes du premier cycle (BEPC).

Le tout sera clôturé par le baccalauréat unique et des examens professionnels.

 
Jusqu’à preuve du contraire: Honni soit qui MALI pense !

2016/6/27

Aujourd'hui en Guinée « Faites de la place, faites de la place » ! Ainsi criaient à l’époque médiévale les gardes pour libérer la voie au carrosse du seigneur. Malheur à ceux qui faisaient la sourde oreille ! Ils étaient punis avec le plus de cruauté possible, afin que l’horreur du châtiment dissuade les autres.

De nos jours les choses n’ont pas tellement changé. Tout au moins dans le pays du colonel Issa Camara. En tant que « tout puissant » commandant du bataillon d’infanterie de la ville de Mali, il est même allé plus loin. Non content de brutaliser le chauffeur qui a eu l’outrecuidance d’obstruer le passage de son « véhicule de commandement », c’est à toute la population locale qu’il s’en est pris. A la tête de la soldatesque sous son commandement, il a fait payer à la ville sa compassion pour l’infortuné chauffeur. Avec une barbarie qui tient plus du seigneur de guerre que d’un officier supérieur d’une armée qu’on nous disait réformée.

Résultat ? De nombreux blessés (par balles pour certains), des citoyens terrifiés qui prennent la clé des champs, des boutiques et étals pillés, des domiciles vandalisés, du cheptel abattu, etc.

Devant le caractère surréaliste de cette réaction, Claude Lévi-Strauss aurait sans doute parlé, lui, d’une « soldatesque en proie à une forme collective de dérangement cérébral ».

L’on est habitué aux injonctions pleines de menaces des motards qui font la « flèche » pour nos cortèges officiels. Ou encore à tous ces pick-up de pandores ou de bidasses qui, à longueur de journées et toutes sirènes hurlantes, perturbent la circulation, sous le regard apeuré des autres automobilistes et des policiers chargés de la régulation. Mais là, il faut dire qu’un palier a été franchi.

Un petit pas en avant pour le colonel Issa Camara, qui n’en est certainement pas à ses premières exactions. Sur les pistes dégradées de Mali-Yembering ou ailleurs.

Un énorme pas en arrière pour l’armée guinéenne que l’on croyait avoir tourné certaines pages - peu glorieuses - de son histoire récente.

Il serait injuste d’affirmer que le programme de réforme des forces de défense et de sécurité est un flop total. Cependant, il faut reconnaître que le pays n’est pas encore sorti de l’auberge. Ce qui s’est passé à Mali vient le rappeler de manière cruelle. A l’évidence, là aussi, les vieux réflexes ont la vie dure.

D’où l’intérêt qu’il y aurait à revoir le mode de recrutement et la formation de ceux qui aspirent à intégrer les rangs de l’armée. Au fait, pourquoi ne pas s’inspirer, entres autres pistes, des prytanées tels que conçus par certains pays africains ? A savoir des lycées d’excellence dont la particularité est de former des élèves destinés, après le baccalauréat et un cursus dans des grandes écoles militaires, à faire carrière dans les armes.

D’ici là, les Guinéens attendent de la Grande muette qu’elle donne de la voix, de Dame Thémis qu’elle ait la main lourde et des organisations des droits de l’homme la pression qu’il faut, afin que l’ignoble acte du colonel Issa Camara et de ses sbires ne reste pas impuni.

Honte à celui qui y verrait du mal. Autrement dit, « honni soit qui mal y pense » !



Jusqu’à preuve du contraire …



Top Sylla

 
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Jusqu’à preuve du contraire: Honni soit qui MALI pense !

2016/6/27

Aujourd'hui en Guinée « Faites de la place, faites de la place » ! Ainsi criaient à l’époque médiévale les gardes pour libérer la voie au carrosse du seigneur. Malheur à ceux qui faisaient la sourde oreille ! Ils étaient punis avec le plus de cruauté possible, afin que l’horreur du châtiment dissuade les autres.

De nos jours les choses n’ont pas tellement changé. Tout au moins dans le pays du colonel Issa Camara. En tant que « tout puissant » commandant du bataillon d’infanterie de la ville de Mali, il est même allé plus loin. Non content de brutaliser le chauffeur qui a eu l’outrecuidance d’obstruer le passage de son « véhicule de commandement », c’est à toute la population locale qu’il s’en est pris. A la tête de la soldatesque sous son commandement, il a fait payer à la ville sa compassion pour l’infortuné chauffeur. Avec une barbarie qui tient plus du seigneur de guerre que d’un officier supérieur d’une armée qu’on nous disait réformée.

Résultat ? De nombreux blessés (par balles pour certains), des citoyens terrifiés qui prennent la clé des champs, des boutiques et étals pillés, des domiciles vandalisés, du cheptel abattu, etc.

Devant le caractère surréaliste de cette réaction, Claude Lévi-Strauss aurait sans doute parlé, lui, d’une « soldatesque en proie à une forme collective de dérangement cérébral ».

L’on est habitué aux injonctions pleines de menaces des motards qui font la « flèche » pour nos cortèges officiels. Ou encore à tous ces pick-up de pandores ou de bidasses qui, à longueur de journées et toutes sirènes hurlantes, perturbent la circulation, sous le regard apeuré des autres automobilistes et des policiers chargés de la régulation. Mais là, il faut dire qu’un palier a été franchi.

Un petit pas en avant pour le colonel Issa Camara, qui n’en est certainement pas à ses premières exactions. Sur les pistes dégradées de Mali-Yembering ou ailleurs.

Un énorme pas en arrière pour l’armée guinéenne que l’on croyait avoir tourné certaines pages - peu glorieuses - de son histoire récente.

Il serait injuste d’affirmer que le programme de réforme des forces de défense et de sécurité est un flop total. Cependant, il faut reconnaître que le pays n’est pas encore sorti de l’auberge. Ce qui s’est passé à Mali vient le rappeler de manière cruelle. A l’évidence, là aussi, les vieux réflexes ont la vie dure.

D’où l’intérêt qu’il y aurait à revoir le mode de recrutement et la formation de ceux qui aspirent à intégrer les rangs de l’armée. Au fait, pourquoi ne pas s’inspirer, entres autres pistes, des prytanées tels que conçus par certains pays africains ? A savoir des lycées d’excellence dont la particularité est de former des élèves destinés, après le baccalauréat et un cursus dans des grandes écoles militaires, à faire carrière dans les armes.

D’ici là, les Guinéens attendent de la Grande muette qu’elle donne de la voix, de Dame Thémis qu’elle ait la main lourde et des organisations des droits de l’homme la pression qu’il faut, afin que l’ignoble acte du colonel Issa Camara et de ses sbires ne reste pas impuni.

Honte à celui qui y verrait du mal. Autrement dit, « honni soit qui mal y pense » !



Jusqu’à preuve du contraire …



Top Sylla

 
Prolifération des eaux minérales en Guinée: Le gouvernement veut y mettre de l’ordre

2016/6/25

Aujourd'hui en Guinée Le ministre du Commerce de la République de Guinée, Marc Yombouno a rencontré, vendredi, 24 juin 2016, les responsables des parties prenantes dans la production et la commercialisation des eaux minérales, dans le but de mettre en place une ligne directrice à mieux cerner et gérer les eaux vendues en sachet dans les différentes Régions Administratives (RA) de Guinée, rapporte l’AGP.

La salle des Conférences du Ministère de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé (MI-PME-PSP).

Au cours de la rencontre, le ministre du Commerce, Marc Youmbouno, a souligné, que pour assurer une alimentation saine en matière d’eau potable, il faut lutter contre les unités de production d’eau minérale, qui ne sont pas dans les normes.

«C’est pourquoi on a tenu à rencontrer les acteurs impliqués afin de trouver une solution, car avec une bonne qualité de l’eau, la population est épargnée d’énormes problèmes sanitaires», a-t-il indiqué.

Présente à la rencontre, la directrice générale de l’Office National de Contrôle de Qualité (ONCQ), Mariam Barry a fait savoir : «Nous avons la prolifération des unités de conditionnement d’eau minérale en Guinée. Nous avons pensé qu’il était important que toutes les parties prenantes se retrouvent pour la mise en place d’une réglementation au niveau des producteurs, au niveau de la commercialisation, pour mieux protéger les consommateurs guinéens.

Compte tenu d’un constat que nous avons fait sur le terrain, nous avons mené une mission au niveau de toutes les préfectures de la Guinée. Nous avons tenu les statistiques. Nous avons fait l’état des lieux de ces sachets d’eau. Nous nous sommes retournés à la source, c’est-à-dire, auprès de ceux qui délivrent ces documents d’autorisation de production des eaux minérales, échanger avec eux et mettre en place une ligne directrice à mieux cerner et gérer les eaux vendues dans nos différentes préfectures.

Puisque le problème se situe à plusieurs niveaux. D’abord au niveau de l’emballage. L’emballage des fois ne répond pas, parce que les normes voudraient qu’on utilise les plastiques alimentaires. Aussi, il y a le problème d’étiquetage, les gens mettent du n’importe quoi sur les emballages pour juste tromper les consommateurs. En suite, le non respect de l’environnement, le non respect du choix de la mise en place du forage».




 
Condamnation du journaliste Bouya Kébé: Déclaration du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée

2016/6/25

Aujourd'hui en Guinée Après la condamnation du journaliste Bouya Kébé de la Radio Milo FM de Kankan, mercredi 22 juin 2016 pour complicité d’outrage contre le chef de l’Etat par le Tribunal de Première Instance de Kankan, assortie du paiement d’une amende d’un million de francs guinéens, le Syndicat de la Presse Privée de Guinée exprime sa profonde indignation.

En effet, le crime si c’en est un, de notre confrère n’aura été que de passer un auditeur dans son émission interactive au cours de la quelle, ce dernier aurait proféré des propos outrageux à l’encontre du président de la République.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, le procureur avait intimé au journaliste, l’ordre de rechercher l’auditeur en question dont il n’ignorait pourtant pas l’identité.

D’ailleurs, ceci n’est pas un cas isolé, car ces derniers temps les journalistes sont victimes de perpétuels intimidations et/ ou agressions en plein exercice de leur métier.

Les derniers cas en date furent l’agression dont ont été victime Ibrahima Lincol Soumah Nostalgie FM, Ibrahima Labaya Camara de Continental FM et Moussa Moise Sylla, d’Espace TV.

Par ailleurs, le SPPG s’interroge sur le silence coupable de la HAC qui est l’instance de régulation des médias, face à ses agressions répétées contre les professionnels de la presse. Le syndicat s’inquiète aussi face à l’indifférence des associations patronales de presse.

Ce triste constat intervient dans un contexte de durcissement des textes de lois encours d’adoption sur la liberté de la presse à l’Assemblée nationale.

Par conséquent, le SPPG exprime sa détermination à ne reculer d’un iota face à une quelconque tentative d’intimidation ou de musèlement de la profession.

En tout état de cause, le syndicat interpelle les autorités administratives, les Associations patronales de presse, ainsi que l’opinion nationale et internationale sur ces agissements devenus récurrents contre les hommes de médias, qui ne favorisent aucunement le libre d’exercice de la profession du journaliste en Guinée.


Fait à Conakry le 24 juin 2016
Le Secrétaire Général

Sidi Diallo

Tel : 628 30 68 34-624 39 57 84. Mail : sppgguinee@gmail.com

 
Abdoulaye Condé Conseiller
“Antonio est une valeur à protéger “
Soumah Alsény
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