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23 Avril 2014 - 21h20


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Moto taxi en Guinée : Entre risque et soulagement

2014/4/22

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-De nos jours, les motos taxi ont une grande importance pour la population guinéenne. Ils permettent le déplacement rapide et facile des citoyens sans trop connaitre de difficultés. L'engorgement des routes, avec des embouteillages interminables, rend les motos taxi indispensables dans la capitale Conakry. Aujourd'hui, les motos taxi sont un peu partout à travers le pays, notamment dans les grandes villes où ils facilitent le déplacement rapide des citoyens dans les quartiers et dans les districts.

Mais si ces motos taxi rendent un grand service à la population, il ne faut pas ignorer les dégâts qu'ils commettent à cette même population. Entre autre, les accidents graves entrainent des pertes en vies humaines. Très souvent, les pilotes de ces motos n'observent pas les règles du code de la route. Selon les pratiquants de ce métier, c'est une activité génératrice de revenu.

M. Baldé est un jeune qui pratique ce métier depuis 2009 à Madina. Il en tire l'essentiel de son revenu : «C'est dans ça que je trouve mon quotidien et satisfais les besoins de ma famille ». Quant à Alpha Diallo, depuis qu'il a commencé à faire le moto-taxi, toutes les charges de la maison lui reviennent.

«Avant, je partais à l'école, mais difficilement je gagnais les frais de transport. Mes parents n'ont pas voulu me soutenir. Donc c'est ce qui m'a poussé à abandonner l'école pour chercher un métier et j'ai choisi de faire le moto-taxi. Je ne dis pas que je gagne beaucoup, mais avec mon bénéfice, je réussis à satisfaire mes besoins », a-t-il expliqué.

Aboubacar 2 Sylla

 
La liguidho et la FPG exigent la libération du Général Nouhou THIAM et ses co-détenus

2014/4/22

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY- La Ligue Guinéenne des Droits de l’Homme (LIGUIDHO) et la Fraternité des Prisons de Guinée (FPG) informent l’opinion nationale et internationale de la violation flagrante par les autorités guinéennes des principes élémentaires qui régissent un procès équitable et dont sont victimes 5 officiers de l’armée guinéenne qui croupissent en prison depuis le début du mois d’août 2011, sans jugement. Ces victimes innocentes sont :

1-Général Nouhou THIAM, détenu depuis le 1er août 2011 à la maison centrale de Conakry )

2- Adjudant Mohamed KABA , détenu depuis le 1er août 2011 , à la maison centrale de Conakry

3- Lieutenant Mohamed CONDÉ, détenu depuis le 1er août 2011 , à la maison centrale de Conakry

4-Colonel Saadou DIALLO, détenu depuis le 3 août 2011, à la maison centrale de Conakry

5-Lieutenant Kémo CONDÉ, détenu depuis le 5 août 2011 , à la maison centrale de Conakry

D’après l’arrêt n°21 en date du 14 novembre 2012 rendu par la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Conakry, il est reproché au Général Nouhou THIAM le délit de désertion prévu et puni par l’article 547 alinéa 1 du Code pénal qui dispose que : « Tout militaire coupable de désertion à l'intérieur en temps de paix est puni de 4 jours à 2 mois d'emprisonnement. » Le même arrêt retient contre les 4 autres officiers le délit d’infractions aux consignes prévu et puni par l’article 601 alinéa 1 du Code pénal qui dispose que : « Est puni de 2 à 6 mois d’emprisonnement, tout militaire qui viole une consigne générale ou une consigne qu’il a personnellement reçue mission d’exécuter ou de faire exécuter ou qui force une consigne donnée à un autre militaire. »

De ce qui précède, il ressort deux observations capitales :

1- la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Conakry a retenu des infractions dont les peines étaient déjà purgées par les 5 officiers au moment où elle rendait son arrêt le 14 novembre 2012,

2- en dépit de l’expiration des peines, la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Conakry a paradoxalement renvoyé le jugement de cette affaire devant le tribunal militaire, juridiction dont elle n’ignorait pas l’inexistence dans le pays et dont elle savait pertinemment que la mise en place effective nécessite de profondes réformes législatives qui s’étalent sur une durée.

C’est pourquoi, la LIGUIDHO et la FPG condamnent avec la plus grande fermeté cette détention illégale qui constitue un véritable frein à la marche du pays vers un État de droit, et demandent :

§ Aux autorités guinéennes la mise en liberté immédiate et sans condition des 5 officiers cités ci-dessus,

§ À la communauté internationale d’intervenir auprès des autorités guinéennes pour faire cesser cette violation grave et délibérée des droits de l’Homme.


La Ligue Guinéenne des Droits de l’Homme (LIGUIDHO) et la Fraternité des Prisons de Guinée (FPG)

 
Koureissy CONDE met fin à ses activités politiques et adhère à la société civile !

2014/4/22

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Samedi 12 Avril 2014 à Kipé -centre émetteur, dans la Commune de Ratoma, Dr. Sekou Koureissy Conde a été élu à la tête de la CANEG, "la Convention des acteurs non étatique de Guinée". Une nouvelle plateforme de la société civile Guinéenne. Selon les organisateurs de cette grande assemblée, la convention des acteurs non étatiques de Guinée est composée d'associations, ONG et de personnes ressources ayant pour objectif la promotion d’un développement socio-économique et socioculturel harmonisés dans une société guinéenne équilibrée et apaisée. Ce nouveau concept place définitivement la paix comme moteur du développement.

Par la même occasion, l’annonce a été officiellement faite que Monsieur Koureissy Condé avait annoncé dès le Vendredi 4 avril 2014, sa décision de mettre fin à sa fonction de Président, de membre du Parti A R E N A et de toutes alliances politiques. Monsieur Cheich Sekou Camara est désormais Président de l' A R E N A apprend-on.

Koureissy Condé est aujourd’hui l’une des personnalités publiques préférées des Guinéens. Il doit ce résultat à son engagement comme facilitateur et médiateur de premier plan pendant les moments difficiles de la transition en Guinée. Ainsi, à 60 ans, l’ancien Ministre de la Sécurité et ancien Médiateur de la République ne finit pas de surprendre. L’histoire retiendra qu’il est le premier leader politique a abandonné carrément le domaine politique pour s’engager avec les acteurs de la société civile.
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Le Samedi 12 Avril 2014 à Kipé -centre émetteur, dans la Commune de Ratoma, Dr. Sekou Koureissy Conde a été élu à la tête de la CANEG, "la Convention des acteurs non étatique de Guinée". Une nouvelle plateforme de la société civile Guinéenne.

Selon les organisateurs de cette grande assemblée, la convention des acteurs non étatiques de Guinée est composée d'associations, ONG et de personnes ressources ayant pour objectif la promotion d’un développement socio-économique et socioculturel harmonisés dans une société guinéenne équilibrée et apaisée. Ce nouveau concept place définitivement la paix comme moteur du développement.

Par la même occasion, l’annonce a été officiellement faite que Monsieur Koureissy Condé avait annoncé dès le Vendredi 4 avril 2014, sa décision de mettre fin à sa fonction de Président, de membre du Parti A R E N A et de toutes alliances politiques. Monsieur Cheich Sekou Camara est désormais Président de l' A R E N A apprend-on.

Koureissy Condé est aujourd’hui l’une des personnalités publiques préférées des Guinéens. Il doit ce résultat à son engagement comme facilitateur et médiateur de premier plan pendant les moments difficiles de la transition en Guinée. Ainsi, à 60 ans, l’ancien Ministre de la Sécurité et ancien Médiateur de la République ne finit pas de surprendre. L’histoire retiendra qu’il est le premier leader politique a abandonné carrément le domaine politique pour s’engager avec les acteurs de la société civile.

Nouhou BALDE


 
Les Guinéens de Belgique contre Ebola : Un conteneur de matériels médicaux récoltés

2014/4/21

Aujourd'hui en Guinée Un conteneur de matériels médicaux et des masques de protections notamment des gans… tels sont concrètement les retombées de la Journée de mobilisation et de collecte de la Communauté guinéenne de Belgique pour lutter contre la fièvre ébola en Guinée.

La cérémonie, qui a eu pour cadre la Salle Solvay, située la Rue Prince Albert N° 44 1050 à Ixelles (Bruxelles), a connu, outre une forte mobilisation, le dimanche 20 avril, des Guinéens de Belgique, la présence de Laurette ONKELINX, ministre belge des Affaires sociales et de la Santé publique, une importante délégation de l’ambassade de Guinée auprès des pays du BeNeLux, conduite par Dr. Ousmane Sylla; d’El Hadj Thierno Souleymane Bah, président de la Communauté guinéenne de Belgique, ainsi que des responsables des coordinations des quatre régions naturelles de la Guinée. Tout ce beau monde, dans une ambiance de convivialité et sous le signe de l’unité nationale, a répondu à l’appel de notre compatriote, Lansana Béa Diallo député et échevin du parti socialiste avec une participation très active de Aminata Bangoura, coorganisatrice.

Prenant la parole, Dr Ousmane Sylla, ambassadeur de Guinée auprès des pays du BeNeLux et de l’Union européenne, a fait d’abord observer une minute de silence à la mémoire des victimes guinéennes de la fièvre ébola, avant de remercier les organisateurs pour la tenue de cette journée de collecte. Il a ensuite dressé les actions que l’ambassade de Guinée a menées auprès des gouvernements des pays du BeNeLux et de l’Union Européenne pour l’aide à apporter à la Guinée dans le cadre de la lutte contre la fièvre ébola. L’Union Européenne, a-t-il rappelé, a accordé 1.100.000 euros, le gouvernement du Grand Duché de Luxembourg a aussi accordé 100.000 euros à MSF Belgique en vue d’aider la Guinée ; la Belgique quant à elle a accordé une aide à MSF de Belgique pour appuyer la Guinée, dit-il.

Dr Ousmane Sylla a symboliquement offert une enveloppe de 500 euros pour la contribution de l’ambassade, avant de rappeler qu’il y a deux mois, l’ambassade de Guinée avait lancé à tous les ressortissants guinéens des trois pays du BeNeLux pour une collecte en faveur de la lutte contre la fièvre ébola. Donc, a-t-il souligné, elle s’est réjouie de la tenue de la présente manifestation.

Quant à Lansana Béa Diallo, député et échevin, principal organisateur de cette journée de collecte, il a salué la grande mobilisation et la réussite de l’organisation : « Il y a eu une grande mobilisation de la communauté guinéenne, c’est déjà une grande première victoire… » La deuxième victoire, d’après Béa Diallo, est la participation des ministres belges, notamment Laurette ONKELINX, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, la participation du personnel de l’ambassade de Guinée, sous la direction de Dr Ousmane Sylla.

« Symboliquement, c’est quelque chose de fort. L’objectif ce n’est pas la somme d’argent qu’on va récolter pour lutter contre le virus ébola en Guinée. Mais, je crois que le message est d’inviter les Guinéens à se mobiliser pour défendre les causes qui touchent la Guinée, pas qui touchent spécifiquement une ethnie, mais qui touchent les Guinéens tous. Et cette maladie touche tous les Guinéens… »

Au-delà des fonds symboliquement collectés pour la lutte contre la fièvre ébola, le député Lansana Béa Diallo a révélé qu’un conteneur de matériels médicaux et des masques de protections notamment des gans… sera très bientôt acheminé en Guinée en guise de participation pour la lutte contre le virus ébola.

C’est dans une ambiance ferrique que la manifestation s’est déroulée durant toute la journée. Des artistes guinéens de renommée internationale comme Alpha Wess, venu tout droit de Paris, a gratifié l’assistance d’un de ses titres phares « Laguinè Di yé Won birin Kérèn » ( Les guinéens nous sommes tous égaux ) de son nouvel opus attendu sur le marché de disques. Kötö Diawo, et Kaka des « Messagers de Boulbinet » ont aussi tenu en halène le public. Le tout sous la coordination musicale et artistique des DJ AMARA et DJ BOBO. A noter que les organisateurs ont préparé des mets guinéens qui étaient vendus et dont les recettes seront intégralement destinées à la contribution de la communauté guinéenne de Belgique dans le cadre la lutte contre la fièvre ébola qui, d’après les dernières statistiques officielles du gouvernement, confirmées par l’OMS, a fait sur 109 cas confirmés, 61 décès sur toute l’étendue du territoire national.

SACKO Mamadou




 
L’Inserm et l’Institut Pasteur identifient une nouvelle variante du virus Ebola en Guinée

2014/4/19

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Dans un article paru le 16 avril dans The New England journal of Medicine, des chercheurs de l’Inserm (Laboratoire P4 de Lyon) et de l’Institut Pasteur publient leurs premières conclusions sur les caractéristiques du virus Ebola découvert en Guinée. Les premières investigations virologiques ont permis d’identifier le Virus Ebola Zaïre comme étant l’agent pathogène responsable de cette épidémie.

Menés en moins d’un mois, le séquençage entier du génome et son analyse phylogénétique montrent que le virus présent en Guinée forme un clade (variant) distinct des souches identifiées par le passé en République démocratique du Congo et au Gabon. Leurs investigations épidémiologiques ont également fait le lien entre les cas confirmés en laboratoire et les premiers décès recensés lors de l’épisode de décembre 2013.

Le Virus Ebola est un virus mortel très contagieux pour lequel il n’existe aucun traitement à ce jour. Les symptômes sont peu spécifiques puisqu’il s’agit de fièvre, de diarrhée sévère et de vomissements. 30 à 90 % des personnes infectées meurent des suites de cette infection.

Le 2 avril 2014, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indiquait, dans un communiqué publié par l’agence de l’ONU, avoir dénombré 5 nouveaux cas de fièvre Ebola en Guinée. Le bilan de cas suspects et confirmés de la flambée de fièvre Ebola en cours depuis janvier en Guinée est de 127 cas, dont 83 décès, selon l’OMS qui précise que 35 cas ont été confirmés par des tests de laboratoire.

Les premiers échantillons ont été analysés à Lyon dans le laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm dirigé par Hervé Raoul, directeur de recherche Inserm, par le Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales (rattaché à l’unité de biologie des infections virales émergentes de l’Institut Pasteur, dirigée par Sylvain Baize). Un diagnostic positif a été établi.

Un laboratoire P4 mobile a été déployé en Guinée pour apporter sur le terrain une aide à la réalisation du diagnostic. Ce laboratoire mobile a été développé dans le cadre d’un projet européen “EMP4″ coordonné par des chercheurs allemands et dont le laboratoire P4 Jean Mérieux-Inserm est le partenaire français.

Des échantillons sanguins prélevés chez 20 patients ont pu être analysés par les chercheurs. Divers tests ont été menés par les scientifiques afin d’établir une carte d’identité spécifique du virus.

L’ARN viral a été extrait des échantillons sanguins, amplifié puis séquencé. Ces séquences ont enfin été comparées à 48 génomes entiers déjà connus de virus Ebola. D’après les résultats, l’analyse a montré 97 % de similitudes avec les souches identifiées en république démocratique du Congo en 1976 et 2007 et au Gabon en 1994 et 1996.

“Ces résultats démontrent que nous sommes face à l’émergence d’une nouvelle “forme” de ce virus en Guinée” explique Hervé Raoul directeur du laboratoire P4. Celle-ci est commune aux cas découverts depuis le mois de décembre.

Il semblerait qu’une seule introduction de l’animal à l’homme soit à l’origine de cette épidémie.

Au-delà de l’épidémie en cours, ces résultats démontrent que la zone de circulation du virus Ebola est plus large que ce qui était connu auparavant, avec comme conséquence que l’Afrique de l’Ouest doit être dorénavant considérée comme une zone à risque pour le virus Ebola.

Des mesures visant à prévenir la transmission de la faune sauvage à l’homme et à identifier rapidement de tels évènements s’ils venaient à se reproduire devront être mis en place en Guinée, mais aussi dans les pays limitrophes.

Communique de presse conjoint de L’Inserm et de  l’Institut Pasteur


 
L’œil de Caïn ou lettre aux jeunes Turcs

2014/4/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre.Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,L'œil était dans la tombe et regardait Caïn (La conscience, Victor Hugo)

Je ne m’adresse pas seulement à Tibou Kamara, dont la dernière sortie est le parangon des frasques de ces sauvageons, (gentil euphémisme de J-P Chevènement parlant des jeunes des « quartiers difficiles »), herbes folles, euphorbe qui prospèrent dans le terreau de l’amnésie, du divertissement (au sens pascalien) qui ont fait le lit de la fragmentation nationale. A ne pas confondre avec la jeune chair à canon et gilet pare-balles des Partis qui s’aventurent sur « l’Axe de la liberté ».

« La guerre des chefs » (Tibou Kamara), le bras de fer entre Bah Oury et Cellou Dalein Diallo est l’occasion pour de jeunes et vieux Turcs d’étaler les symptômes, les métastases de ce cancer généralisé qui ronge la Guinée depuis un demi-siècle et dont le foyer primitif a nom Ecole guinéenne (1).

On me dira, c’est l’antienne de cet ancêtre qui se les ronge, éjecté qu’il est, dans les accotements de l’Histoire qui se fait sans lui.

La belle écriture, les ruades et les foucades n’ont jamais fait l’Histoire. Même si elles ont fait grimper un Tibou Kamara au sommet d’un Pouvoir qui a traîné la Guinée dans un tunnel qui n’a pas fini de transir la nation et l’Etat. Que peut une plume contre l’ivresse qui pue la poudre d’une armée d’abrutis, d’alcolos, de junkies titubant sous des Kalaches ? S’être fait volé, cocu par ses bonnes intentions n’est pas la moindre frustration d’un briscard précoce monté dans les vaps d’un pouvoir grisant. Cette transition par Sodome et Gomorrhe, ainsi avait-on dit du Camp Alpha Yaya du temps de la Babylone de la perle nauséeuse des Rivières du Sud, qui aurait englouti 11 à 14 mille milliards de fg qui n’ont pas fini de dégouliner du sommet de la Tour de Babel, aux bas-fonds trifouillés de « l’Axe du Bien et du Mal ».

Que peut la plus belle plume du monde contre une horde sauvage, sinon se laisser plumer et être rendu aux piailleries, aux voltiges qui ont pu, jadis, se faire la tête de tel directeur national jusqu’à trouver les limites de son vol d’oisillon. On n’oubliera pas le bras de fer entre Tibou Kamara et Sultan, tous les deux protégées par Lansana Conté. Mais de cette filiation, l’une était plus égale que l’autre. Résultat, Tibou qui défendait Cellou bec et oncles, y a « perdu » son ami, un premier ministre puni et débarqué « pour faute lourde » par un de « ses » ministres, en l’occurrence Fodé Bangoura.

Je ne puis faire l’impasse d’un échange privé avec Tibou :

Tibou, arrête, on t’a compris, tu as raison, Cellou a raison, mais puisqu’en face, manifestement, ton auguste ami semble sourd à tes arguments, « famou ton », comprends et arrête, le combat est inégal, cependant continue à témoigner ton amitié à Cellou.

Aujourd’hui voici un autre combat de coquelet, une guerre à la Pyrrhus, Tibou pris entre Bah Oury et Cellou.

De quoi je me mêle ?

Tu prends parti. Où est le mal ?

Je passe sur les incongruités politiques hélas grimaçantes du genre Oury « dissident » qui mérite « sanction pour indiscipline ».

« Mon » Tibou mérite plus que le lancer de ces fatwas politiquement puériles.

Comment le fondateur d’un Parti peut être traité de dissident ! Comment légitimer des sanctions pour indiscipline prêtée au fondateur toujours légitime d’un Parti ?

Naïvetés. Passons.

Cellou est toujours ton ami. Et c’est bien, la fidélité de l’ami, même en politique. Tu cites Montesquieu, moi plus « modestement » je rappelle, en substance :

J’ai fait le bilan de mes amitiés, aucune n’a résisté à un examen approfondi, (Charles De Gaulle).

Il y a des exceptions en tout. Soyez-en, Cellou et toi.

Mais ne marche pas de ce pas sur ce que tu as déjà réduit en cimetière. On ne profane pas les tombes. Surtout pas celles qui sont peuplées de martyrs et de héros. Comme Ba Mamadou et tous ceux qui sont morts avec lui.

Passe l’ingratitude, l’amnésie généralisée qui hante sa mémoire, excepté Dadis et le CNDD qui l’ont décoré sur son lit de mort.

L’UFDG « coquille vide »,

Alors que Ba était vivant ?!

Attention quand le Peul dit mi wakkily ! (Lansana Conté)

Ko hombo soussini Foulbhès ?

Coquille vide ?

On l’aurait remplie de sable !

En effet à quoi aurait servi ce Parti devenu escargot ou cette tortue lestée de je ne sais quelle puissance qui s’est, à 44%, ensablée en décembre 2010 ?

L’UNR et L’UFDG version Ba et Oury, ce n’était pas du pognon, mais un idéal, un Parti riche de sa pauvreté (Houphouët Boigny parlant de Ouezzin Coulibaly ?). C’est cette pauvreté qui soulevait des centaines de milliers de Guinéens, dont certains ont pris des balles pour une Idée.

Ce sont des martyrs.

Quand Ba a cherché de l’argent il l’a trouvé (« un petit trois milliard » !).

C’est alors qu’il a perdu l’UNR-UFDG.

Voilà, c’est « en même temps » pour cela qu’il est vivant avec tous les jeunes martyrs couchés sur ce cimetière illuminé que les lucioles et les chauves-souris ne sauraient enténébrer en y jetant vainement le voile de l’amnésie.

Attendons de voir la geste, la ballade et le destin de ce crustacé qui vient de plonger dans la tourbe de ce Palais des spectacles.

Ululements, coassements..

« ..Un spectacle plein de bruit et de fureur » (Shakespeare), comme la mal-vie qui nous gouverne.

Chantez, battez-vous, tuez-vous !

Je ne laisserai pas dire,

Al yé kèlè kè niè tamani fo, guerroyez, je joue le tamtam pour vous !

Jamais.

Dansez tel l’ours de Césaire comme il vous chante.

Membre fondateur de l’UNR-UFDG, je ne laisserai personne profaner notre cimetière, serait-ce mon fiston. Ou un tonton, il s’en trouve de vieux tontons macoutes, (ils m’entendent !), parmi les jeunes Turcs..

Nous sommes un certain nombre de vieux caïmans antédiluviens, nous ne dormons que d’un œil, celui qui hantait Caïn qui se croyait sauf à l’intérieur de sa muraille de fer, après avoir inscrit au fronton de son abri d’araignée (Saint Coran, sourate X verset Y ..) :

Interdit à Dieu d’entrer

Nous n’attendons point de sanction.

Elle est déjà tombée du Ciel ; il en pleut de toutes parts, tous les jours, pour ceux qui voient.

A suivre, Comme il vous plaira (Shakespeare, encore lui).

Avec une estime intacte,

Wa Salam,

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com Nouvelle République de Guinée

Note 1) : je me suis largement expliqué sur ce « concept » qui ne se réduit pas en son sens scolaire. « Le PDG plus le libéralisme » (Somparé Aboubacar) à mon sens, est au large de la malformation de nos jeunes scolaires ; certes qui aggrave le malheur bouchant leur horizon, plombant ainsi le changement social.

 
Ebola: Une caravane de la communauté guinéenne à Makkah pour des invocations

2014/4/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Après la grande cérémonie de lecture du Saint-Coran la semaine dernière au consulat général de Guinée à Djeddah, une caravane des ressortissants guinéens venus de Riyad et de Djeddah ,s'est rendue vendredi 11 avril courant sur les lieux saints de la Mecque pour des prières et invocations contre la fièvre hémorragique virale Ebola qui sévit présentement en Guinée et au Libéria voisin.

Si les ressortissants guinéens du Canada, de la France et des États-Unis font des levées de fonds pour lutter contre la fièvre hémorragique virale Ebola, ceux du Royaume d'Arabie Saoudite , étant proches des Lieux Saints continuent de faire des prières et invocations.C'est pourquoi vendredi dernier, une centaine de fidèles musulmans guinéens , guidés par El hadj Yaya Moaze Camara , a fait le Tawaf-rituel de 7 tours autour de la Kaa'ba-, et Safa-marwa.Durant ces différents rituels, les ressortissants guinéens engagés à jamais, ont fait des prières et des invocations et maudit cette dangereuse épidémie.

En plus de SEM Mohamed Lamine Condé et certains de ses cades, El hadj Diaby, M.Chérif Alimou, El hadj Cissé et Fodé Soumah de l'ambassade de Guinée à Riyad ont pris part à ce demi pèlerinage qui devrait continuer sur la ville sainte de Médine les prochains jours. Étaient également présents dans cette caravane , messieurs Tounkara et Camara , respectivement présidents des communautés guinéennes de Djeddah et de Riyad.Nous y reviendrons.

M.TRAORE Ousmane

Chef de bureau d'AEG en Arabie Saoudite.

 
Dixinn Port 3 : Les autorités portuaires contre l’extravagance vestimentaire !

2014/4/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Fini les habillements extravagants pour les femmes et filles au débarcadère de Dixinn 3. Ici, l’accès est formellement interdit aux femmes et filles porteuses d’habits indécents. Bref, des habillements qui touchent la sensibilité de l’homme. A un mois de son application, la mesure semble être appréciée de toutes les femmes même si certains spécialistes des droits de l’homme, parlent d’atteinte à la liberté.

A la rentrée principale du port comme à l’intérieur de la cour, la nouvelle mesure est observée de prêt. Femmes, filles, gendarmes, douaniers et polices communales veillent au grain. Pas question de laisser l’accès aux contrevenants. Le jeudi dernier, notre reporter était sur les lieux.

Interrogé sur les motifs de cette mesure, somme toute nouvelle, le premier responsable du port explique: « Dieu a dit dan le saint CORAN que’’ l’Homme est un être à respecter. L’homme n’est pas égal à l’animal, c’est un être supérieur. Il a dit qu’on se doit respect. Il a surtout insisté qu’on respect la femme quelque soit son âge et son rang social. Aussi, nous venons tous des femmes. Mais à ce jour, le constat est amer. Nous disons que nous sommes éveillés, que nous vivons l’ère de la démocratie mais nous partons plutôt à l’encontre de nos valeurs et civilisations. Les gens ont mal interprété la logique de la démocratie. La démocratie ne dit pas qu’il faut se déshabiller dans la rue. Cependant, c’est ce que nous constatons tous. Des comportements tendant à déshonorer la femme. A travers la ville, nous voyons nos filles, nos sœurs et même nos femmes habillées d’une façon irresponsable. Chacune d’elle utilise des pantalons collants et autres habits dits sexy même pendant la journée. C’est suite à ce constat amer que nous avons décidé sans sanction corporelle et sans insulte, d’imposer un style vestimentaire responsable aux filles et femmes. Si tu viens au port et que tu es mal habillé, nous te conseillerons de repartir. Car, ici, on n’accepte pas la destruction de la chasteté de la femme. C’est ainsi que nous avons, (après concertation avec les fumeuses et autres vendeuses de poissons), envoyé une copie de la décision au chef de quartier, aux services de sécurité du port et affiché une copie à la rentrée. La mesure vise simplement à amener nos filles, sœurs et mamans à s’habiller de façon responsable. »

Mais est-ce une décision concertée ? Salifou Camara répond à l’affirmative : « nous savons que le port de Dixinn se trouve dans un quartier, c’est pourquoi quand nous avons décidé d’appliquer cette mesure au port. Pour cela, nous avons informé le chef de quartier à travers un écrit. Une copie a même été envoyée à la délégation communale de Ratoma. Pour sa part, le chef de quartier nous a invités de ne pas porter main sur quelqu’un. »

Accusé par certaines femmes d’avoir infligé des sanctions corporelles, le chef de port apporte un démenti catégorique : « il y a presqu’un mois depuis que la décision a été prise, mais jusqu’ici, nous n’avons insulté personne, encore moins frapper. Quand vous venez alors que vous n’êtes pas informé de la décision, nous vous disons tout doucement qu’il est interdit de s’habiller de la sorte. Et d’ailleurs, depuis cette mesure, nous n’avons eu à faire qu’avec des étrangers vivants en Guinée. Ceux qui fréquent le port pourront le témoigner. Quand ils viennent, ils ont accès et après, ils reviennent nous présenter leurs excuses et nous encourager pour la mesure. »

Dame Aïssatou Camara dite Iyata, présidente des femmes de Dixinn port 3 de renchérir : « avant la décision, les responsables du port avaient convoqué une réunion de concertation. J’avoue que le débat a été houleux mais finalement, nous avons compris que la mesure visait à protéger la femme et consolider son respect. C’est ainsi que nous les femmes avons accepté la mesure et nous avons demandé aux autres femmes de la respecter et de la faire respecter. En réalité, les filles et certaines femmes avait abusé. Elles s’habillaient de façon irresponsable. C’est pourquoi nous avons donné raison aux hommes »

Parlant des contrevenants à mesure, Aïssatou Camara est formelle : « si une femme est dans l’incapacité de respecter cette mesure au port, elle devra s’abstenir de venir ici. Personne ne sera frappé mais personne n’aura accès au port de Dixinn si elle est mal habillée. Les femmes qui viennent, nous essayons de les convaincre du bien-fondé de cette décision. Et pour l’instant, nous n’avons aucun problème. »

Le chef dudit quartier de Dixinn pour salue la mesure : « il est normal de demander aux gens de s’habiller correctement. Au moment où la décision a été prise je n’étais pas informé. C’est après que j’ai reçu une note venant des autorités du port. Le chef de port m’a envoyé deux actes. A mon tour, j’ai envoyé un acte à l’attaché du maire mais j’avais instruit le chef de port d’aller rencontrer la commune. Ainsi, si la commune valide moi je n’ai aucun problème. »
A la question de savoir si les autorités communales avaient accepté la décision, M. Diabaté est clair : « non, je n’ai pas poursuivi pour savoir si le maire a accepté ou pas. »

Plus loin, il se défend en ces termes : « j’ai apprécié l’initiative mais tout en disant de ‘’ne brutaliser personne, de ne frapper personne. Celle qui vient habillée d’une façon irresponsable, dites à la personne de sortir doucement’’. En tant que croyant, je pense qu’il faut enseigner la bonne manière à nos filles et sœurs. C’est une manière de sensibiliser les femmes. Nous avons pensé que c’est un acte qui peut soulager les citoyens. Moi je suis un Elhadj qui n’aime pas voir une femme exposée. »

M. Dioubaté a tout de même précisé que la décision est isolée : « ce qui reste clair, ce n’est pas une décision des autorités communales. Ce sont des responsables du port qui ont eu l’initiative de la prendre. Elle n’a rien à voir avec la loi en vigueur dans le pays.»

Evoquant le principe d’un Etat de droit, le chef de quartier reste insaisissable : « je sais que la Guinée est un pays de droit, laïc mais si la presse soutient le contraire que nous soutenons ce n’est pas bien. Est-ce que la loi autorise qu’on s’habille de façon irresponsable ? Ce qui reste clair ce n’est pas contre la loi que nous agissons, nous sommes entrain de sensibiliser les filles et femmes. Ce n’est pas un principe imposé. On peut revenir sur cette décision aujourd’hui même mais je dois vous dire que je serai très déçu puisque n’oubliez pas que dans ce port se trouve un lieu de culte. »

Aboubacar Condé

 
Respect des droits de l’homme : Des journalistes formés pour s’impliquer

2014/4/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le ministère des Droits de l’homme et des Libertés publiques, à travers la Direction nationale des Droits de l’homme et de la Citoyenneté, a organisé du 20 au 22 mars à Friguiagbé, dans la préfecture de Kindia, un atelier de formation à l’attention des médias publics et privés. C’était en collaboration avec le Haut-commissariat aux Droits de l’hommes des Nations Unies, avec un financement du PNUD. L’atelier dont il est question avait pour thème : « droits de l’homme et rôle des médias dans la promotion et la protection des droits de l’homme ».

En plaçant la rencontre dans son contexte, la conseillère en charge de la communication du ministère des Droits de l’homme et des Libertés publiques dira que l’un des objectifs de l’atelier est la nécessité d’outiller la presse sur la notion de la protection des droits de l’homme.

« Les journalistes que nous sommes, qui sont acteurs sur le terrain, ont grandement besoin d’être suffisamment outillés et avoir la capacité pour promouvoir, protéger et vulgariser les droits et les libertés fondamentales de tous les citoyens guinéens », a souligné Mme Djamila Nènèkhaly Kondotto.

Dans son discours de bienvenue, Mme le sous-préfet de Friguiagbé s’est félicité du choix porté sur sa localité. Mme Gnama Condé s’est aussi réjouie de la présence des femmes journalistes à l’atelier. Elle dira que l’une des couches les plus victimes des multiples violations des droits de l’homme demeurent les femmes et les enfants à travers le monde. « Je suis sûre et certaine que vous serez à la hauteur de promouvoir et de protéger les droits de l’homme à travers ce que vous ferez dans l’exécution de vos différentes activités », a affirmé Mme Condé.

Pour sa part, la chargée des questions de genre au Haut-commissariat aux Droits de l’homme des Nations Unies soulignera que le rôle des médias revêt une importance capitale dans la promotion et la protection des droits de l’homme. Elle fera remarquer que si les médias, qui sont chargés d’informer les bénéficiaires que sont les populations, méconnaissent ces droits de l’Homme, il va s’en dire que les sensibilisations deviennent difficiles. D’où la nécessité de renforcer les capacités des hommes et des femmes des médias. Mme Astou M’Bow a enfin mis l’accent sur la sensibilisation sur les droits de la femme en vue de lutter contre les violences basées sur le genre.

En ouvrant les travaux et ce au nom de son ministre, le secrétaire général du ministère des Droits de l’homme et des Libertés publiques a insisté sur le rôle fondamental que joue la presse dans la protection des droits de l’homme. « Les objectifs que nous cherchons à atteindre, c’est de changer les perceptions que les gens se font des problèmes des droits de l’homme en Guinée, puisque nous avons connu par le passé beaucoup de cas de violations des droits de l’homme. Comme vous le savez, depuis quelques mois, mon département envisage la mise en œuvre d’un ambitieux programme inscrit dans un document appelé plan prioritaire.

Ce plan prioritaire met un accent particulier sur le projet de vulgarisation des textes de lois relatifs à la protection et à la promotion des droits de l’homme. Or, ce projet ne peut réussir que s’il s’adosse à une démarche cohérente de communication », a indiqué M. Lancinet Magassouba.

Il a précisé ensuite que les journalistes ont un rôle extrêmement important pour appuyer ce combat contre la violation des droits humains. Il a aussi exhorté les participants à la mise en œuvre sur le terrain de ces débats.

Au terme des travaux de trois jours, le conseiller technique du ministère des Droits de l’homme et des Libertés publiques, Amirou Diawara, a lui aussi souligné que la formation n’est que le début d’une franche collaboration entre son département et la presse nationale.

Il faut enfin signaler que les thèmes ont été exposés par M. N’Famara Camara (directeur national des Droits de l’homme et de la Citoyenneté), Sadou Diallo et Astou M’Bow du Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies.


Aly Badara Condé
In L’indépendant,

 
Ebola en Afrique de l’Ouest : L’Union Européenne apporte 1,1 million d'Euros

2014/4/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-L’Union européenne intensifie ses efforts pour contenir la propagation de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et apporter une aide aux personnes touchées par le virus mortel. La Commission a porté à €1,1 million son aide pour financer des opérations de santé immédiates, des experts et des évaluations de risque, et contribue par des équipements médicaux, à l’accélération du diagnostic du virus.

« Agir rapidement est essentiel. Nous renforçons notre soutien aux organisations partenaires en Guinée et dans les pays voisins pour assurer des soins de santé urgents à ceux touchés par l’épidémie et arrêter la propagation de celle-ci », a déclaré Kristalina Georgieva, la Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises.

Le Commissaire européen au développement, Andris Piebalgs a déclaré: « La Commission européenne a mobilisé experts et équipements dans un délai très court pour fournir une aide rapide sur le terrain. Une bonne coordination est essentielle dans la réponse internationale à cette épidémie et c’est pourquoi nous mettons également en place un réseau d’instituts de santé de l’Union européenne et de l’Afrique afin de permettre un échange de savoir-faire dans la lutte contre cette terrible maladie ».

Après un engagement de € 500 000 la semaine dernière, la Commission a porté à € 1,1 million son assistance pour aider les communautés affectées en Guinée et dans les pays voisins. Ces nouveaux fonds permettront à Médecins Sans Frontières de multiplier ses interventions en cours dans le domaine de la prise en charge clinique (tels que l’isolement des malades et le soutien psychosocial), l’identification des cas suspect, et la formation et fourniture d’équipement de protection individuelle pour les travailleurs de santé. Entre outre, les nouveaux fonds apporteront un appui à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans la surveillance épidémiologique et la fourniture du matériel médical, du matériel de logistique de transport et de personnel de santé.

Trois experts humanitaires de la Commission ont été envoyés à Conakry et Monrovia pour suivre la situation sur le terrain et assurer la liaison avec les autorités locales et les partenaires.

De plus, le 26 mars six spécialistes européens du projet mobile European Lab (EMLab) travaillant sur les maladies infectieuses dangereuses sont arrivés à Guéckédou en Guinée, avec une unité de laboratoire mobile. Ce laboratoire est composé de matériel facilement transportable pour la manipulation sécurisée du virus contenu dans des boîtes. Ceci améliorera considérablement la capacité disponible pour l’analyse rapide d’échantillons et de la confirmation des cas d’Ebola, réduisant le nombre de cas non-diagnostiqués et empêchant la propagation de la maladie.

L’UE suit de près les derniers développements à travers son Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Le Centre vient de publier une deuxième évaluation rapide du risque indiquant que le risque pour les citoyens européens voyageant ou vivant dans les pays touchés reste « faible » et donnant une série de recommandations sur la prévention.

# # #

Contexte

C’est la première épidémie de virus Ebola enregistré dans la région. Cette épidémie a été annoncée publiquement par le gouvernement guinéen le 22 Mars à la suite de la confirmation de l’identification par l’Institut Français Pasteur du virus Ebola dans des échantillons de cas initialement associés à ceux de la fièvre de Lassa, qui est endémique dans la région.

À ce jour 157 cas suspects dont 101 décès ont été signalés en Guinée, et 21 cas suspects au Libéria dont 10 décès.

Découverte d’abord en République Démocratique du Congo et au Soudan en 1976, plusieurs épidémies de cette fièvre hémorragique virale ont été signalées en Afrique orientale et centrale, mais jamais en Afrique de l’Ouest.

Hautement contagieuse, la transmission d’humain à humain du virus Ebola se produit par simple contact avec le sang et les fluides corporels. Aucun vaccin ou traitement n’est encore disponible pour cet agent pathogène, l’un des plus meurtriers avec un taux de létalité allant jusqu’à 90% en fonction de la souche.

Le projet EMLab est une initiative européenne financée par l’Office de coopération EuropeAid (DEVCO). Elle comprend des partenaires de l’Allemagne, de l’Italie, de la France, de la Hongrie, de la Suisse, de la Slovénie et du Royaume-Uni. Dans le cadre de la réponse internationale à l’épidémie d’Ebola en cours en Guinée, l’OMS et son Réseau Mondial d’Alerte et de Réponse (GOARN) a demandé la contribution d’experts de laboratoire du projet EMLab pour aider le Ministère de la Santé de la Guinée dans le diagnostic de la fièvre hémorragique virale.

L’équipe d’experts est composé de scientifiques de l’Institut Bernhard Nocht Institut de Médecine Tropicale (Allemagne), de l’Institut de microbiologie de la Bundeswehr (Allemagne), de l’Istituto Nazionale per le Malattie infettive L. Spallanzani (Italie) et du Laboratoire P4 INSERM Jean Mérieux (France). Ils seront rejoints par quatre experts d’ l’Allemagne, de France et de Hongrie le 15 Avril; une autre équipe prenant la relève quatre semaines plus tard.


Bruxelles, 11 avril 2014

Source: L'Union européenne

 
Ebola

2014/4/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-En Guinée, la fièvre hémorragique due en partie au virus Ebola, qui a fait plus de 100 morts depuis janvier, a "fait oublier" d'autres maladies, qui continuent de beaucoup tuer, et les tensions sociales récurrentes, jugent des habitants de Conakry.

"Nous sommes un peuple traumatisé par ce phénomène de virus Ebola", mais notre "population est également éprouvée par toutes sortes d'épidémies", déclare Adama Traoré, ébéniste à Dar-es-Salam, un quartier populeux de Conakry.

"On luttait déjà contre le paludisme, le choléra, la rougeole et la méningite avant que'Ebola ne vienne nous faire oublier toutes ces maladies", renchérit Abdoulaye Sow, un responsable syndical habitant la capitale.

Ces maladies, dont on parle moins depuis que la fièvre hémorragique a été annoncée dans le pays, en mars, continuent de tuer beaucoup de monde dans un pays riche en ressources minières mais dont la majeure partie de la population vit dans la pauvreté.

"S'il y a une maladie qui tue en Guinée, c'est le choléra mais aussi la méningite, qui durant le premier trimestre de 2014 a tué 24 personnes sur 316 cas enregistrés", explique le docteur Aliou Barry, médecin à Conakry.

Depuis le début de l'année, 4. 950 cas de rougeole ont également été enregistrés, entraînant plusieurs décès, selon la même source.

"Nous sommes éprouvés dans notre quotidien. On abandonne tout pour faire face à cette impitoyable et redoutable épidémie qu'on enregistre pour la première fois dans la région" ouest-africaine, dit Rabyatou Sérah Diallo, ancienne présidente du Parlement de transition.

Il n'existe pas de vaccin ni de traitement contre Ebola, un virus découvert en 1976 au Zaïre (aujourd'hui République démocratique du Congo), et à l'origine en partie de l'épidémie de fièvre hémorragique en Guinée.

Selon un dernier bilan, 158 cas de fièvre hémorragique, dont 101 mortels, ont été recensés dans le pays depuis le début de l'année. Et sur ce total, 67 ont été confirmés par des analyses en laboratoire comme étant dus à l'Ebola.

Ce virus hautement contagieux s'est propagé au Liberia voisin, où cinq cas ont été confirmés (sur 25 cas suspects de fièvre hémorragique, dont 12 mortels). Des cas suspects ont également été signalés en Sierra Leone et au Mali, mais les tests à l'Ebola se sont révélés négatifs.

Pour un député s'exprimant sous couvert de l'anonymat, "pour le moment, Ebola est au secours du pouvoir" car "le front social a pris du recul pour faire face à un ennemi commun, Ebola".

Depuis l'annonce de la fièvre hémorragique en mars, les manifestations récurrentes contre les coupures d'électricité et d'eau, souvent meurtrières, ont cessé et presque toutes les grèves, à l'exception de celle des transporteurs la semaine dernière, ont été suspendues.

- Pénurie de produits d'hygiène -

Un commerçant du marché de Madina, le principal de la capitale, se plaint: "Nous sommes en rupture de produits d'hygiène".

De manière général, le gel antibactérien, le chlore et l'eau de javel commencent depuis quelques jours à se raréfier dans les marchés, les grandes surfaces et les stations-service de Conakry: depuis l'annonce de l'épidémie, la population se rue sur ces produits censés protéger de la maladie.

Dans de nombreux bureaux, l'usage est désormais de se laver les mains avant d'accéder aux locaux.

"S'il vous plaît, veuillez vous laver les mains avant d?entrer", ordonne un vigile à l'entrée d'une société. Des jeunes, volontaires recrutés pour l'occasion, obligent les visiteurs à se plier aux instructions.

Aux sièges d'une société d'assurance et d'une banque, dans le quartier administratif et d'affaires de Kaloum, le personnel se protège avec des gants et un cache-nez, a constaté un journaliste de l'AFP.

Et dans la capitale, beaucoup d'employés, devenus méfiants, ne se serrent plus la main et se saluent à distance. Ebola est dans toutes les têtes.

AFP

 
Guinée: Ebola fait "oublier" les autres maladies et les tensions sociales

2014/4/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-En Guinée, la fièvre hémorragique due en partie au virus Ebola, qui a fait plus de 100 morts depuis janvier, a "fait oublier" d'autres maladies, qui continuent de beaucoup tuer, et les tensions sociales récurrentes, jugent des habitants de Conakry. "Nous sommes un peuple traumatisé par ce phénomène de virus Ebola", mais notre "population est également éprouvée par toutes sortes d'épidémies", déclare Adama Traoré, ébéniste à Dar-es-Salam, un quartier populeux de Conakry.

"On luttait déjà contre le paludisme, le choléra, la rougeole et la méningite avant que'Ebola ne vienne nous faire oublier toutes ces maladies", renchérit Abdoulaye Sow, un responsable syndical habitant la capitale.

Ces maladies, dont on parle moins depuis que la fièvre hémorragique a été annoncée dans le pays, en mars, continuent de tuer beaucoup de monde dans un pays riche en ressources minières mais dont la majeure partie de la population vit dans la pauvreté.

"S'il y a une maladie qui tue en Guinée, c'est le choléra mais aussi la méningite, qui durant le premier trimestre de 2014 a tué 24 personnes sur 316 cas enregistrés", explique le docteur Aliou Barry, médecin à Conakry.

Depuis le début de l'année, 4. 950 cas de rougeole ont également été enregistrés, entraînant plusieurs décès, selon la même source.

"Nous sommes éprouvés dans notre quotidien. On abandonne tout pour faire face à cette impitoyable et redoutable épidémie qu'on enregistre pour la première fois dans la région" ouest-africaine, dit Rabyatou Sérah Diallo, ancienne présidente du Parlement de transition.

Il n'existe pas de vaccin ni de traitement contre Ebola, un virus découvert en 1976 au Zaïre (aujourd'hui République démocratique du Congo), et à l'origine en partie de l'épidémie de fièvre hémorragique en Guinée.

Selon un dernier bilan, 158 cas de fièvre hémorragique, dont 101 mortels, ont été recensés dans le pays depuis le début de l'année. Et sur ce total, 67 ont été confirmés par des analyses en laboratoire comme étant dus à l'Ebola.

Ce virus hautement contagieux s'est propagé au Liberia voisin, où cinq cas ont été confirmés (sur 25 cas suspects de fièvre hémorragique, dont 12 mortels). Des cas suspects ont également été signalés en Sierra Leone et au Mali, mais les tests à l'Ebola se sont révélés négatifs.

Pour un député s'exprimant sous couvert de l'anonymat, "pour le moment, Ebola est au secours du pouvoir" car "le front social a pris du recul pour faire face à un ennemi commun, Ebola".

Depuis l'annonce de la fièvre hémorragique en mars, les manifestations récurrentes contre les coupures d'électricité et d'eau, souvent meurtrières, ont cessé et presque toutes les grèves, à l'exception de celle des transporteurs la semaine dernière, ont été suspendues.



- Pénurie de produits d'hygiène -



Un commerçant du marché de Madina, le principal de la capitale, se plaint: "Nous sommes en rupture de produits d'hygiène".

De manière général, le gel antibactérien, le chlore et l'eau de javel commencent depuis quelques jours à se raréfier dans les marchés, les grandes surfaces et les stations-service de Conakry: depuis l'annonce de l'épidémie, la population se rue sur ces produits censés protéger de la maladie.

Dans de nombreux bureaux, l'usage est désormais de se laver les mains avant d'accéder aux locaux.

"Sil vous plaît, veuillez vous laver les mains avant d'entrer", ordonne un vigile à l'entrée d'une société. Des jeunes, volontaires recrutés pour l'occasion, obligent les visiteurs à se plier aux instructions.

Aux sièges d'une société d'assurance et d'une banque, dans le quartier administratif et d'affaires de Kaloum, le personnel se protège avec des gants et un cache-nez, a constaté un journaliste de l'AFP.

Et dans la capitale, beaucoup d'employés, devenus méfiants, ne se serrent plus la main et se saluent à distance. Ebola est dans toutes les têtes.





 
Le gouvernement guinéen consacre 10 milliards GNF à la lutte contre Ebola

2014/4/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Premier ministre guinéen Mohamed Said Fofana a délaré jeudi que le gouvernement consacre 10 milliards de francs guinéens (1,4 million de dollars) à la lutte contre la fièvre hémorragique à virus d’Ebola qui sévit dans le pays.

Cette manne financière sera dégagée au fur et à mesure que les besoins se feront sentir pour le financement des axes d’intervention à travers la surveillance épidémiologique, la prise en charge des malades et la coordination des différentes interventions des acteurs nationaux et étrangers en Guinée.

M. Fofana a remercié les experts médicaux internationaux, les équipes d’interventions qui opèrent sur le terrain pour venir à bout du virus Ebola en Guinée.

« Au nom du chef de l’Etat, je remercie tous les professionnels de la santé qui oeuvrent pour préserver des vies humaines dans notre pays », a déclaré M. Fofana.

Selon le dernier bilan officiel, la maladie fait 157 cas suspects, dont 101 décès, dans les préfectures touchées et à Conakry.

Xinhua

 
Guinée : Ebola... c'est si grave, docteur ?

2014/4/10

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Une épidémie "sans précédent" pour MSF, limitée pour l'OMS... Et, pour Conakry, un tapage médiatique qui nuit à son image.C'est un petit couac qui a failli passer inaperçu. Le 31 mars, l'ONG Médecins sans frontières (MSF) publie un communiqué de presse alarmant sur l'évolution de l'épidémie d'Ebola en Guinée, qu'elle qualifie de "sans précédent". Des termes et un ton qui n'ont visiblement pas plu à tout le monde...

Le lendemain, Gregory Hartl, porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), relativise : "C'est encore relativement restreint. Les plus grandes épidémies représentent plus de 400 cas", alors que 137 cas suspects et 86 décès ont pour l'heure été recensés en Guinée. Sur Twitter, il interpelle l'association : "@MSF, n'exagérez pas. L'Ebola peut avoir un taux de mortalité de 90 % mais dans ce cas précis il est de moins de 67 %."

Du côté des autorités guinéennes, l'influence de certaines ONG sur le traitement médiatique de la crise commence à agacer... "Le gouvernement communique dans une totale transparence et en collaboration avec les partenaires internationaux. Et pourtant, nous avons l'impression que certains font dans la surenchère, alors que d'autres pays ont, dans le passé, connu des épidémies plus graves encore. C'est très gênant et, surtout, nous nous demandons quel est l'intérêt", déclare un proche conseiller du président Alpha Condé.

Le virus détecté sur plusieurs sites et dans au moins deux pays

Mais MSF campe sur ses positions. Contacté par J.A., le Dr Bart Janssens, directeur des opérations, explique : "Il n'y a pas que le nombre de cas qui compte. Ce qui donne une dimension particulière à cet épisode, c'est sa complexité. Le virus a été détecté sur plusieurs sites, dont Conakry, une ville densément peuplée, et dans au moins un deuxième pays, le Liberia."

L'enjeu est de taille pour la Guinée. Car au-delà du bilan humain, il faut aussi gérer les dégâts en termes d'image. Le 29 mars, le Sénégal a fermé ses frontières avec la Guinée. L'Arabie saoudite a suspendu l'octroi de visas aux pèlerins originaires des pays touchés. Dans la foulée, le Maroc et la France ont annoncé le renforcement des contrôles sanitaires dans leurs aéroports. Et le bilan économique risque aussi de s'alourdir. Alors que les commerces tournent au ralenti dans le sud du pays, certaines compagnies minières pensent déjà à rapatrier une partie de leurs équipes.


JA

 
Fièvre Ebola : Au moins 20 personnes guéries en Guinée

2014/4/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-CONAKRY-Au moins 21 personnes qui souffraient de la fièvre hémorragique virale d'Ebola en Guinée, ont été guéries à Conakry et dans des villes de l’intérieur du pays, a annoncé mardi, Médecins sans frontières (MSF), dans un communiqué transmis à la PANA. L’Organisation non gouvernementale (ONG) a déployé dans le pays 52 membres de son personnel international en vue de lutter contre la maladie qui a déjà fait près de 100 morts sur la centaine de cas suspects enregistrés, en majorité dans le Sud du pays, à quelque 1.000 km de la capitale. MSF, qui a été victime récemment d’actes de violence contre son personnel et ses installations à Macenta, dans le Sud-Est du pays, classé parmi les foyers d’épicentre de la maladie, assure que «toutes les personnes guéries ont regagné leurs domiciles».

Pris à partie par des jeunes manifestants à Macenta qui l’accusaient d’avoir inventé l’existence de la fièvre hémorragique virale à laquelle ils disent ne pas y croire, MSF a dû suspendre ses activités médicales dans la localité et s’est repliée à Guékcédou, autre ville en proie à la maladie où plus d’une dizaine de malades ont succombé. Selon les autorités sanitaires, le bilan de l’épidémie est de 151 cas suspects et 95 décès.

La taux de létalité est d'environ 60%. Pour sa part, M. Henry Gray, coordinateur d’urgence à MSF, souligne que dans ce type de situation, il est important de s'assurer que les populations aient une bonne compréhension de la maladie et de ses risques. La maladie avait fait des victimes depuis février dernier avant que le gouvernement ne confirme récemment son existence à l’issue des tests effectués en Europe sur des prélèvements faits sur des sujets malades.

Le gouvernement qui estime à 4.512.703 dollars américains son plan de réponse à l’épidémie d’Ebola, multiplie les appels en direction des partenaires techniques et financiers. Le virus de la maladie se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques des sujets infectés et se caractérise souvent par une brusque montée de température, avec une faiblesse intense, des myalgies, des céphalées et des maux de gorge.

Elle est parfois suivie de vomissements, de diarrhée, d'éruptions cutanées, d'insuffisance rénale et hépatique et d'hémorragies internes et externes. Il n'existe encore aucun traitement, ni de vaccin spécifique contre la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Pana

 
Fièvre Ebola : Lecture du Saint Coran au consulat de Guinée à Djeddah

2014/4/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La journée du dimanche 6 avril courant aura laissé une trace indélébile dans la mémoire de la diaspora de Guinée à Djeddah. Comme le berger à la bergère , toute la communauté guinéenne de Djeddah a répondu massivement à l'appel lancé par le Consul général de Guinée à Djeddah , en prélude à la lecture du Saint Coran contre la fièvre Ebola qui sévit actuellement en Guinée et au Libéria.

Cette lecture du Saint Coran s'inscrit dans le cadre de contribuer par des invocations ,aux efforts déjà entrepris par le gouvernement et ses partenaires afin de lutter contre la fièvre hémorragique virale Ebola.

La veille de la cérémonie.

C'est un consulat général de Guinée aux cadres motivés pour réussir la détermination de son patron SEM Mohamed Lamine Condé qui s'est mis à l'oeuvre avant le jour-j.Chacun dans sa commission , s'est mis à la tâche qui était la sienne, afin de conférer à cette journée spéciale toute son empreinte. Des tentes installées , des chaises placées dans l'ordre et la cohérence, la sonorisation et des médias déployés dans la cour du consulat ;bref tout devient prêt pour accueillir la vingtaine de consuls généraux africains accrédités à Djeddah et la communauté guinéenne de la même ville.

Le jour-j.

La cour du consulat général de Guinée à Djeddah , servant de cadre à cette cérémonie, très tôt le matin , à 7h 00' -heure locale- la commission de lecture du Saint Coran dirigée par El hadj Sékhou Soumah, s'est mise à la tâche qui lui était devolue.De 7h 00' à 13h 40', les guinéens, les sénégalais, les nigériens, les burkinabès, les ivoiriens, les maliens, ...ont lu le Livre Saint et fait des prières pour que par la grâce de Dieu Le Tout Puissant Allah "Soub hana wata ala", la fièvre hémorragique virale Ebola soit boutée en dehors de la Guinée en particulier et de toute l'Afrique en général. Comme pour clore la lecture du Coran, le vice-consul, El hadj Mohamed Amine Savané a fait remarquer que les prières et invocations faites étaient la manière de demander la grâce de Dieu afin que le virus Ebola soit désormais un souvenir lointain.

La cérémonie aura été marquée par l'arrivée et l'accueil que SEM Mohamed Lamine Condé a réservé à ses homologues du Niger, du Ghana, du Benin, du Togo, du Mali, du Soudan , du Gabon, de la Tunisie, de l'Algérie, de l'Afrique du Sud, de la Côte d'Ivoire, du Cameroun, ..., venus à 14h 00' locales pour exprimer leur sympathie à l'égard des victimes de cette maladie dangereuse et apporter leur soutien pour l'éradication de la fièvre Ebola en Guinée.

Le Consul général de Guinée à Djeddah SEM Mohamed Lamine Condé, dans son propos introductif a remercié ses hôtes qui ont répondu à son invitation et apporté leur soutien pour la réussite de ladite cérémonie. Expliquant les origines et les causes de contamination de la Guinée par cette épidémie dangereuse , le diplomate guinéen a précisé que" Ebola n'est pas une maladie guinéenne".Dans son discours très vivant, SEM Mohamed Lamine Condé a mis en exergue les efforts consentis par le gouvernement guinéen, l'Organisation Mondiale de la Santé-OMS -, Médecin Sans Frontière-MSF- pour enrayer à jamais de la Guinée la fièvre hémorragique virale Ebola.

Aux noms de son gouvernement, de l'Ambassadeur de Guinée à Riyad et de son institution, il a rassuré ses homologues présents, que la fièvre hémorragique ne fera aucun obstacle face à l'élan de développement entrepris par le Président de la République de Guinée, Pr.Alpha Condé. Sous les ovations de l'assistance, il a fait savoir que l'espoir est permis pour en finir avec cette épidémie qui guette d'autres pays de la sous-région oust-africaine.

Devant un parterre garni de diplomates, les consuls généraux du Niger et du Mali , respectivement leurs Excellences messieurs Sidi Zakari et Ousmane Diakité ont affirmé au nom de leurs gouvernements, leur soutien et leur engagement à aider la Guinée dans son élan de lutte contre le virus d'Ebola.

Le doyen du corps consulaire accrédité à Djeddah, SEM Sala Attia, également Consul général d'Algérie à Djeddah, au nom de ses collègues, a dit être touché par les décès qu'a enregistrés la Guinée depuis que cette maladie y est déclarée.Il a signifié que tous les pays doivent leur soutien à la Guinée car, dira t-il, chacun est exposé aux risques de cette maladie rapidement contagieuse Très concis dans son allocation, le diplomate algérien a précisé que les prières et invocations faites durant cette cérémonie de lecture du Saint Coran sont une voie de recours pour sauver les malades d'Ebola et faire un barrage aux risques de contamination.

En somme, retenons qu'une caravane des ressortissants guinéens de Riyad, de Makkah, de Médine et de Djeddah se rendra dans les prochains jours pour des invocations intenses dans les deux villes Saintes du Royaume saoudien, contre la fièvre Ebola.




M.TRAORE Ousmane

Chef de bureau d'AEG en Arabie Saoudite
(Pour la Radio télévision guinéenne).

 
Suspension de la grève des transporteurs suite à un accord avec le Gouvernement

2014/4/8

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Dans une déclaration lue hier sur les ondes de la télévision nationale, le secrétaire général de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), Monsieur Amadou Diallo a annoncé la suspension du mot d'ordre de grève, après un accord signé avec le gouvernement guinéen. Quelques extraits...

-La mise en liberté des syndicalistes arrêtés dans le cadre des événements à Siguiri en vue de permettre la poursuite des enquêtes approfondies devant les magistrats instructeurs

-Le gouvernement organisera les élections sociales dans le cadre de la représentativité des centrales syndicales reconnu par la loi selon un chronogramme mis en place par le ministre en charge du travail

-Le gouvernement rappelle aux autorités communales et préfectorales le principe de la non-immixtion des autorités administratives et politiques dans l'exercice des activités syndicales

-Le gouvernement a décidé d'identifier les barrages conventionnels autorisés

-Le gouvernement accepte le principe de la mise en place des brigades de patrouille immobile en vue de remédier aux phénomènes de coupeurs de route

-Le ministre du travail instruira ses services en vue du contrôle de l'identification systématique des chauffeurs à la Caisse nationale de la sécurité sociale

En conséquence, la fédération syndicale professionnelle affiliée à la CNTG a accepté de suspendre son mot de grève sur l'ensemble du territoire national.

Source : RTG


 
Levée de la grève des transporteurs : Une délégation de la CNTG chez Alpha Condé

2014/4/7

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Suite au lancement ce lundi, de la grève du syndicat des transporteurs de Guinée, le Président de la République, Pr Alpha Condé a reçu en audience le lundi, 7 avril 20014, une délégation de la CNTG (Confédération nationale des travailleurs de de Guinée).

Une grève qui intervient suite au conflit entre des membres de la CNTG et ceux du syndicat libre de la Préfecture de Siguiri et qui avait enregistré des dégâts matériels et entrainant des emprisonnements à KanKan, chef lieu de région, il y’a quelques jours. A l’origine, le conflit d’intérêt dans le transport entre la CNTG, et le Syndicat libre de Siguiri.

Pour voir clair dans cette affaire, et situer les responsabilités, le chef de l’Etat, a demandé qu’une enquête indépendante soit mené sur le terrain, sous couvert du Ministère de la justice. Par la même occasion, le chef de l’Etat a demandé la mise en liberté provisoire des 15 manifestants arrêtés. Pour la responsabilité du syndicat, le Pr Alpha Condé a invité les responsables syndicaux d’organiser les élections sociales pour détecter les syndicats crédibles.

Le premier Ministre et plusieurs autres membres du gouvernement, le gouverneur de Conakry et le Directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale ont pris part à cette importante rencontre.

Une déclaration des syndicats qui lève cette grève, a sanctionné la rencontre.

B S du Bureau de presse de la Présidence de la République

 
Epidémie d'Ebola : L'ONG MSF fait son bilan sur la maladie en Guinée

2014/4/7

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de la fièvre Ebola qui sévit en Guinée depuis le mois de janvier, l'ONG Médecins Sans Frontières a fait savoir qu'elle continue de de renforcer ses équipes pour répondre à l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola en Guinée. Et à la même occasion, elle a présenté son premier rapport sur l'épidémie.

MSF a indiqué qu'à ce jour, les autorités sanitaires guinéennes ont signalé 137 cas suspects et 86 décès. Cette annonce a été faite dans un communiqué que l'ONG rendu public le 3 avril à Conakry.

En partenariat avec le Département de la Santé, l'ONG internationale ''Médecins Sans Frontière'' mène son intervention pour riposter contre l'épidémie de la fièvre Ébola. Selon les responsables de MSF, c'est près de 52 membres du personnel international et plus de 150 du personnel guinéen qui travaillent ensemble nuit et jour pour assurer une prise en charge des patients et une recherche active des cas contactés. Les équipes interviennent à Conakry, ainsi que dans les villes de Guéckédou et de Macenta, dans le Sud du pays.

Parlant du bilan actuel, la Coordinatrice d'urgence, Anja wolz, a souligné : « A l'heure actuelle, 19 patients sont isolés et soignés dans les unités d'isolement de MSF dans ces trois lieux d'intervention. Les équipes sont composées de médecins, d'infirmières, d'épidémiologistes, d'experts en eau et assainissement, ainsi que d'agents de promotion de la santé et de psychologues. Nos efforts visent à contenir l'épidémie, en détectant et en isolant les malades du reste de la population.

Bien qu'il n'y ait pas de traitement pour cette maladie, on peut réduire la mortalité très élevée en s'attaquant aux symptômes. Ceci comprend l'administration d'une perfusion aux patients qui arrivent déshydratés, parce qu'ils ont la diarrhée. Nous nous assurons également qu'ils ne souffrent pas d'une autre maladie, comme le paludisme ou une infection bactérienne telle la typhoïde ».
Poursuivant son intervention, elle dira que le taux de la létalité de la souche Zaïre du virus Ebola peut atteindre jusqu'à 90%, selon l'OMS, et il varie en fonction de l'évolution de l'épidémie.

« Nous avons appris à travers nos expériences passées que nous pouvons donner de 10 à 15 % plus de chance de survie à des patients à travers un bon soutien médical. Mais s'ils restent à la maison, le taux de létalité atteint généralement jusqu'à 90% », a expliqué l'épidémiologiste de MSF, Michel Van Herp, basé au Sud de la Guinée.

Pour sa part, la chef de mission Corinne Benazech, a indiqué dans la capitale Conakry, MSF a mis en place une unité d'isolement dans l'enceinte de l'hôpital de Donka, qui a une capacité de 20 lits. Huit patients y sont actuellement pris en charge.

« Nous avons eu la joie d'avoir 2 patients qui sont sortis du centre d'isolement complètement guéris », s'est-elle félicitée, avant de poursuive : « A Guéckédou et Macenta, 11 patients sont actuellement pris en charge dans les deux unités d'isolement de MSF. Outre l'isolement et les soins aux patients, une activité importante consiste à investiguer les alertes faisant état de potentiels nouveaux cas. Ainsi, les équipes de MSF se rendent dans les villages afin de référer les cas suspects vers les unités d'isolement.

Lorsqu'un malade est référé, sa maison est ensuite désinfectée. Il faut également faire le suivi des contacts ».

Pour terminer, elle dira qu'une formation a été organisée pour le personnel de l'hôpital Donka sur la maladie, les symptômes, les mesures d'hygiène à mettre en place, et sur la manière de réaliser le triage efficace des patients. Et une autre formation sera bientôt organisée pour les bénévoles de la Croix-Rouge afin d'améliorer la gestion des enterrements et la désinfection des maisons des personnes touchées. L'équipe de MSF compte également envoyer des agents communautaires pour enquêter sur les alertes de cas potentiels dans la ville.

Les équipes MSF informent les communautés sur la maladie, sur les mesures à prendre pour se protéger et prévenir la propagation du virus. Des messages de promotion de la santé sont diffusés, invitant la population à respecter les règles d'hygiène de base. « En effet, le simple fait de bien se laver les mains peut réduire le risque de transmission de manière significative.

MSF s'assure également que la gestion des corps et l'enterrement des personnes décédées se déroulent selon des procédures strictes. Enfin, des psychologues apportent leur soutien aux familles des victimes ainsi qu'au personnel de santé local», a-t-elle conclu.

Aboubacar Diakité

 
L'éradication du virus Ebola: La cofel et l'impact plus Guinée s'impliquent

2014/4/7

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La coalition des femmes leaders (Cofel) et impact plus Guinée ont organisé une conférence à la maison de la presse de coleah le mercredi 02 Avril 2014 sur la riposte citoyenne contre le virus Ebola dans notre pays. Madame Yansané Fatou Baldé présidente du cofel a lu une déclaration dans laquelle elle présente l'épidémie du virus Ebola et envisage une journée nationale de collecte de fond pour appuyer les autorités sanitaires et la croix rouge Guinéenne dans la prévention des transmissions et le traitement atteints de ce virus. « Force est de constater que l'annonce de la fièvre Ebola a causé et ce à juste raison une psychose générale dans le pays, pour rassurer les populations, l'information doit accompagner toutes les mesures prises par les autorités sanitaires.

L'action citoyenne, la solidarité nationale doit nous emmener chacun à son niveau et à sa manière à contribuer moralement et financièrement dans la lutte contre cette épidémie. »a-t-elle souligné.Parlant de l'objectif de cette journée nationale de collecte Madame Baldé compte user des recettes issues pour équiper les hôpitaux préfectoraux en matériel de protection pour le personnel , l'approvisionnement en médicaments d'urgence dans ces hôpitaux,la mise en place d'un système d'alerte et de surveillance épidémiologique et sensibiliser l'ensemble des citoyens.

En fin elle a lancé un appel à toutes les composantes de la société Guinéenne ainsi qu'aux partenaires bi et multilatéraux et à toutes les bonnes volontés à répondre massivement par des dont volontaires le 14 Avril prochain à la RTG de koloma.

Madame ciré monké, coordinatrice impact plus guinée a mit l'accent sur la salubrité dans nos maison d'habitation et sur les places publics de la capitale pour contribuer à freiner l'évolution de l'épidémie.Dr Abdoulaye 2eme vice président du CNOSC et l'artiste humouriste comédien Mohamed lamine Diallo alias Mamadou thug ont appelé les populations à la sérénité et à la proprièté. Un numéro vert 115 est mis à la disposition des populations pour alerter les autorités sanitaires en cas de détecte des symptômes du virus Ebola chez les individus.

Mariam Mouctar Diallo

 
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