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17 Août 2017 - 10h36
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Amadou Diouldé Diallo rend hommage au journaliste feu Gassimou Sylla

2017/8/17

Aujourd'hui en Guinée Il nous était venu de Kindia, la capitale des agrumes, la légumière, l’aurifère et la diamantifère, Kindia, le vivier naturel des journalistes sportifs guinéens : Abdoulaye Sylla du Ténè, Kabiné Kouyaté de Sarakoléa, Gaoussou Diaby de Condetta, Gassimou Sylla de Samayah-Donkéa et les autres.

N’y étant pas natifs, ils y ont passé une partie de leurs études: le lycée pour Boubacar Kanté et Oumar Dieng, le primaire pour l’auteur de ces lignes, et enfin ceux qui y ont pris femme : Pathé Diallo et Fodé Bouya Fofana.

C’est autant dire que Gassimou Sylla ne pouvait être que de Kindia. Mais, qui a fait ses humanités à Conakry en étant très actif au point d’être incontournable dans l’animation surtout au 1er mars où il s’illustra comme un activiste chevronné dont la voix, a toujours compté même à l’université.

Cette voix qui bercera pendant de longues années les auditeurs de Radio Guinée et de Africa Numéro 1, commença à se faire entendre au terrain de Bonfi où, en duo avec Facinet Sankhon, Gassimou Sylla prit une sérieuse option dans l’atteinte de son objectif majeur. Celui de devenir journaliste sportif. Et il le devint avec ce magnifique timbre vocal du célébrissime Boubacar Kanté.

Là on peut certainement parler d’imitation, mais là où ‘’Colmar’’, le petit nom de l’enfant de Samaya, s’illustra au point d’en être un précurseur, c’est la prise en compte du pays profond qui lui valut le sobriquet de ‘’Boeing’’. Un avion qui se posait partout sans tour de contrôle, ni bulletin météo, sans risque d’un crash.

Du littoral dont il animait les jeux annuels avec, en pointe, une percée en profondeur dans le Bagataye, à la Sylve en passant par le Fouta et la Savane, Gassimou était présent partout, soulevant des foules compactes, denses et immenses de supporters et d’admirateurs, en réussissant des directs depuis des lieux parfois inaccessibles. Au grand bonheur de Radio Guinée.

Les voyages à l’extérieur ne l’intéressait pas trop et, se sentant peut être serré dans une camisole de Cabanon avec cette presse sportive qui avait fait de lui une vedette, Gassimou Sylla ajoutera une seconde flèche à son arc : celle de journaliste en langue nationale Soussou. Sa langue qu’il maîtrisait comme celui qui avait été élevé au village par sa grand-mère.

Alors il taquinait, se moquait surtout de nous, ses ‘’Sanakou’’, sans que personne n’ait le verbe et la verve de lui résister. A moi, il disait: ‘’N’ma foulé’’. Il ajoutait:’’Fouta Guèrè Gbanè kono Yoro Yembé Minné’’. Traduction littérale: ‘’la bataille du Fouta fut rage, mais Yoro fuma une cigarette’’. C’était cela Gassimou Sylla avec qui j’ai couvert plusieurs manifestations sportives, aussi bien en Guinée qu’à l’étranger.

Je peux citer les Jeux Universitaires Mondiaux en 1987 à Zagreb, la formation à l’Ecole Internationale de Bordeaux en 1988, la finale de la Coupe de la CAF en 1989 à Sousse entre l’Espérance et l’AS Kaloum. Et ce froid glacial qui fit fuir le ‘’Boeing’’ du stade à notre hôtel avant même le coup de sifflet final.

Gassimou Sylla et moi, c’est aussi cette suspension de 7 mois par le général Lansana Conté en 1987 pour avoir dénoncé le mauvais comportement des joueurs de l’ASFAG dans un match enflammé contre l’AS Kaloum de Kader Sangaré. Et bien d’autres aventures, bonnes ou mauvaises, qui ont scellé, entre nous, une fraternité et une confraternité jamais égalées. Car, je succombais au charme et à la gaieté de ce journaliste paysan que la ville n’avait pas réussi à éroder en dépit de toutes les mutations.

Mon frère Gassimou Sylla était ce Soussou pur-sang qui aurait fait un très bon ‘’Alkhaly’’ dans l’exercice du pouvoir traditionnel. C’est sûrement pour cela qu’il a toujours été possédé par l’intérieur du pays.

L’éminent journaliste, l’ami intime de Mansa Konian Diabaté, le fervent supporter du Syli National, s’en est allé, il y a 5 ans, en pleins Jeux Olympiques de Londres en 2012. Comme pour dire qu’il n’était pas anonyme et cela même au niveau de la planète sport. J’étais à Londres quand le ‘’Boeing’’ s’est posé à jamais, marquant ainsi la fin de parcours d’un grand combattant du micro et de la plume.

Repose en paix. Amen !

Amadou Diouldé DIALLO
Journaliste et historien

 
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Alpha Condé en Sierra Leone suite aux pluies diluviennes qui y ont fait au moins 312 morts

2017/8/15

Aujourd'hui en Guinée Des pluies torrentielles accompagnées de coulées de boue et de glissements de terrain ont surpris en pleine nuit les habitants de la capitale de la Sierra Leone, Freetown, faisant au moins 312 morts et 2.000 sans-abris selon un bilan provisoire . C'est en sa double qualité , de voisin immédiat et Président en exercice de l'union africaine , que le Président Alpha Condé a fait le déplacement de Sierra Leone pour présenter ses condoléances et sa compassion à son homologue et au peuple sierra léonais

Focus

 
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15 Août 2012-15 Août 2017 : Voilà 5 ans jour pour jour nous quittait Gassimou Sylla

2017/8/15

Aujourd'hui en Guinée
Gassimou Sylla qu'on appelait affectueusement "le Boeing"était Né en 1957 originaire de Kindia,ce talentueux reporter sportif a ses études primaires et secondaires à Conakry,avant de rejoindre le C.E.R, 3ème Cycle du 1er mars actuel lycée Mtam.

Il a fréquenté l'université Gamal Abdel Nasser jusqu'au 1er degré.

En 1982 il est affecté à la sous-préfecture de Tougnifily dans la préfecture de Boffa, en qualité de professeur de français . C’est de là, qu'il rejoindra la RTG comme journaliste sportif.
Gros travailleur,très présent dans les structures de bases avec les jeux du littorale en pays Baga.

Sa régularité à l'intérieur du pays à fait lui le Boieng de la RTG ce qui l'avait fait découvrir le pays préfecture par préfecture.
Très fidèle à ses amitiés et fervent supporter du Horoya AC
Pendant longtemps correspondant d'Africa N01 ce qui l'a valu de faire la connaissance des journalistes de plusieurs unions zonales du continent Africain.

C'est au cours d'un déplacement au Zimbabwé que son mal s'aggravera,il rentrera en retard sur Conakry même malade,l'homme continuera à travailler jusqu'à ce qu'il soit hospitalisé.

C'est à l'hôpital Donka qu'il sera interné et c'est là que les médecins l'entoureront de tous les soins.

Mais malgré tous les efforts du corps médical,il rendra l'âme le 15 Août 2012. l'homme avait la voix,et il l'avait prouvé même avant d'intégrer la RTG au stade de Bonfi avec son compère Facinet Sankhon dans l'animation sportive des inter quartiers.
Il a laissé derrière lui deux épouses et plusieurs enfants.

Dors en paix "Colma"

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm.

 
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Guinée : « Les citoyens préfèrent se rendre justice eux-mêmes »

2017/8/11

Aujourd'hui en Guinée Lynchages publics, immolations par le feu, mutilations... les Guinéens se rendent de plus en plus justice eux-mêmes. En cause, le manque de crédit qu'ils accordent à leur justice. Le procureur général près de la Cour d'appel de Kankan (Est), Me William Fernandez, insiste sur la nécessité d'une sensibilisation massive sur la question.

Les vindictes populaires meurtrières ont toujours existé en Guinée. Mais on a l’impression que le phénomène s’accroît…

William Fernandez : Il prend effectivement de l’ampleur. D’une manière générale, les citoyens préfèrent se rendre justice eux-mêmes. C’est devenu une véritable problématique sociétale. Dès qu’elle soupçonne qu’un crime a été commis en son sein, le premier réflexe de la population est de régler elle-même ses comptes. Dans cette furie, des individus sont sauvagement battus ou brûlés.

Dès qu’elle soupçonne qu’un crime a été commis, le premier réflexe de la population est de régler elle-même ses comptes
Citons quelques exemples…

Les cas sont divers. Fin 2015 à Kouroussa, à 85 km à l’ouest de Kankan, une foule en colère a pénétré dans la prison sans que les surveillants, débordés, ne leur opposent de résistance, pour s’emparer de prisonniers suspectés du meurtre d’un chercheur d’or. Ils ont été battus et brûlés vifs.

Cela a pris des proportions inquiétantes dans la préfecture de Siguiri, située à la frontière malienne et connue pour ses nombreux orpailleurs traditionnels. Il y a moins d’un an, la population recherchait le meurtrier d’un chauffeur de moto-taxi. Au même moment, deux jeunes, interpellés pour un autre crime, étaient acheminés vers la prison par les forces de l’ordre. Pensant tenir les coupables, les habitants les ont attaqués et brûlés, là aussi.

Cas plus grave encore à Faranah, à 200 km à l’ouest de Kankan : un automobiliste employé d’une ONG a percuté un bœuf et demandé à un enfant dans les parages de le conduire jusqu’au propriétaire de la bête. Un témoin de la scène a couru raconter à tout le monde dans la cité que l’enfant a été enlevé. L’automobiliste a fini assassiné dans des conditions barbares.

Comment expliquer ce phénomène ?

Les Guinéens ressentent un gros déficit de confiance en leur propre justice. À cela, on peut ajouter un profond manque de civisme. Pour ce qui est du manque de confiance, il faut reconnaître qu’il est légitime. Notre justice part de très loin, mais de nombreuses réformes ont été menées et d’autres sont encore en cours de réalisation.

Le manque de confiance des Guinéens dans la justice est légitime

On a toujours reproché sa lenteur à notre justice, bien que ce ne soit pas une spécificité guinéenne. Dans l’ancienne administration judiciaire, tous les crimes étaient traités en Cour d’assises. Un dossier pouvait traîner pendant quatre à cinq ans pour les cas les plus élémentaires. Les améliorations du nouveau code pénal permettent désormais de passer par le tribunal de première instance, et de réduire le temps de traitement à moins d’un an pour les affaires les plus complexes.

Mais concernant un phénomène aussi ancré dans les moeurs et le manque de moyens de la justice, la réforme du Code pénal suffit-elle ?

C’est vrai que l’administration pénitentiaire manque cruellement d’effectifs pour faire face aux situations telles que celles citées plus haut. Grâce à la réforme, nous travaillons à une gestion plus efficace de nos ressources humaines. Quoiqu’il en soit, il faut une réponse rapide à ce genre de comportement criminel. Mais au vu de la gravité de la situation, la seule action judiciaire ne peut pas suffire. Le gouvernement doit prendre ce problème à bras le corps.

J’ai proposé de mener une tournée de sensibilisation nationale et massive. Car pour nos citoyens, dont le quotidien est réellement difficile, cette justice aveugle n’est pas à condamner. S’ils gardent l’impression que l’État ne peut ni les protéger ni rendre la justice, alors ils s’en occuperont eux-mêmes. L’État doit absolument restaurer son autorité sur toute l’étendue du territoire, en faisant des exemples par la stricte application de la loi et allant au contact de la population.


JA

 
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Jusqu'à preuve du contraire . Le roi n’est pas nu, et son conseiller n’est pas nul .( Par Top Sylla )

2017/8/10

Aujourd'hui en Guinée Le conteur danois Andersen raconte dans l’une de ses œuvres, l’histoire d’un monarque qui aimait par-dessus tout être bien habillé. Un jour, deux fripons se présentèrent à lui comme étant des tisserands capable de lui confectionner un vêtement qui aurait la particularité de ne pas pouvoir être vu par les personnes sottes.

L’empereur pensa que ce serait un habit exceptionnel et qu’il pourrait ainsi repérer dans son entourage – et au-delà – les sots. Les fripouilles se mirent au « travail ». Quelques jours plus tard, curieux, il vint voir où en était le tissage. Il ne vit rien car il n’y avait rien. Troublé, il décida de n’en parler à personne : les sujets ne voudraient pas d’un empereur sot. Il envoya plusieurs ministres et conseillers vérifier l’avancement des « travaux ». Ils ne virent rien mais se gardèrent de l’avouer, de crainte d’apparaître comme des imbéciles.

Le jour où les escrocs décidèrent que l’habit est achevé, ils aidèrent l’empereur à l’enfiler. Ainsi « vêtu », et accompagné de ses ministres, le souverain se présenta au peuple qui, lui aussi, prétendit voir et admirer le vêtement. Seul un petit garçon osa dire la vérité en s’exclamant : « Mais, le roi est nu » !

L’audition du ministre d’Etat Tibou Kamara, à titre de témoin, dans l’affaire du 28 septembre 2009 fait grand bruit dans la cité. L’intéressé est disposé, en tant que citoyen, à répondre à toute sollicitation de la justice de son pays. Il l’a affirmé sans ambages dans un communiqué diffusé le samedi 4 août. Ce qui n’a pas empêché le président de l’Association des magistrats de Guinée (AMG), un certain Mohamed Ali Thiam, de publier le lendemain sur certains sites, à titre personnel, une lettre assurément ouverte à tous les amalgames. Il faut oser croire que ces derniers tiennent plus de la méprise que d’une volonté d’accabler à tout prix pour des motifs inavouables.

Indignation sélective

Tibou Kamara est ainsi présenté comme quelqu’un qui toiserait la justice, fort de sa position dans les hautes sphères du pouvoir. En citant à foison des extraits de ladite publication et à grand renfort de textes de loi, Thiam n’aura pas réussi pourtant à mettre en évidence le moindre signe de mépris.

D’ailleurs, quand on a, tant soit peu, la lecture lucide, on comprend aisément que cette sortie de l’ancien journaliste ne visait pas le système judiciaire, mais faisait plutôt allusion à des intrigues de palais et aux agissements de certains politiques avec qui il a des démêlés.

Quand on y parle, par exemple, de « procureurs improvisés », il va sans dire qu’il ne s’agit pas de véritables magistrats du parquet (ou même du siège). Il est tout à fait compréhensible – et louable – que le président de l’Association des magistrats monte au créneau chaque fois qu’il estime que l’image de la corporation, de la justice en général, est ternie par des attitudes dédaigneuses ou des propos de nature à jeter l’opprobre sur elle. Du genre de ceux proférés récemment par un responsable de parti à l’encontre de la plus haute juridiction du pays.

La Cour constitutionnelle ferait dans l’escroquerie et ses magistrats n’hésiteraient pas à tremper dans des combines dans le but de se remplir les poches. Apparemment, le sieur Thiam n’a pas jugé ces outrages dignes de susciter un quelconque effet de manches ou mouvement de menton de sa part.

On attend encore, il est vrai sans beaucoup d’illusions, une réaction du président de l’Association des magistrats. Ne serait-ce que sous la forme d’une lettre bien « fermée » adressée à qui de droit. Intrigues de palais Toute cette agitation aura quand même eu un mérite. Celui de ramener au-devant de l’actualité l’épineuse question du massacre du 28 septembre 2009. Près de huit ans après, le procès que le gouvernement s’est engagé à organiser se fait encore attendre.

L’instruction semble sans fin, tandis que les victimes et les organisations de défense des droits de l’homme sont à bout de patience. Pendant ce temps, le ministre de la Justice continue, quand il ne fait pas dans le mélange des genres (et donc des rôles), d’égrener un chapelet de promesses jamais tenues, de justice toujours injuste, de liberté toujours prohibitive et d’équité toujours discriminatoire. Le show ne fait plus recette, mais c’est tout ce qui lui reste, Résultats des courses ?

La tenue du procès à la fin de cette année, comme il le laisse entendre, apparaît à peine plus probable qu’un choix de Dadis Camara pour le prochain prix Nobel de la paix. Maintenant que la date de l’audition est connue, le ministre d’Etat Tibou Kamara devra, en tant que témoin, se présenter devant les juges ce jeudi.

DMais après il ne devrait pas pour autant baisser la garde, car sur d’autres terrains, y compris dans le cercle même du président Alpha Condé, des fronts déjà ouverts l’attendent, avec de vrais ennemis et de faux amis qui ne rêvent que d’une chose : brandir son scalp en guise de trophée. Parmi lesquels d’aucuns rangeraient volontiers le ministre de la Justice, Me Cheick Sacko, avec lequel il a des relations exécrables, bien avant son retour d’exil. Dans ses fonctions de conseiller personnel, il aura à cœur de continuer de marquer des points auprès du chef de l’Etat.

En travaillant avec d’autres, comme cela a été le cas jusque-là, à la décrispation politique et à l’apaisement social (accord politique, remous sociaux, etc.).

Toutes chose qui font dire à certains, que si le roi n’est pas nu, c’est grâce, entre autres, à quelques éléments de son entourage qui ont compris que des conseils avisés et des constats sans complaisance, lui feront plus de bien que des louanges intéressées et trompeuses. Jusqu’à preuve du contraire…



Top Sylla

 
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2017/7/30

Aujourd'hui en Guinée Seydou à Sylla est décédé dans la nuit de ce Samedi 29 juillet 2017, des suites d'une longue maladie, dans son village natal de Douprou (Boffa).

Ancien Chef des Programmes de la Radio nationale et de la Radio rurale de Guinée, Seydouba Sylla a surtout conquis la célébrité dans l'animation de l'émission mythique "Talatè faré", la ronde du Mardi soir, avec son éternel complice professionnel Alkhaly Mohamed Kéïta Pèssè.

La RTG et l'émission Kibaro perdent ainsi l'un des plus grands locuteurs de la langue Sosso, dans la lignée des Emmanuel Katty, Almamy Sèkhou Sankhon, Émile Tompapa, Mohamed Tondon Camara, Alkhaly Mohamed Kéïta, Faouly Soumah, Mariama Dubréka Camara..

Hommage mérité et repos éternel à toi, grand frère !


Fodé Tass. Sylla

 
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Paris Le 16 juillet 2017 : Le PDG du Groupe Guicopres , Kerfalla Camara KPC, recrute Karim Bah au poste d'Adminitrateur Général de Kakandé Immo

2017/7/17

Aujourd'hui en Guinée Il convient de noter que Guicopres BTP est la première filiale du Groupe GUICOPRES de KPC , leader en Guinée et une référence dans la sous région ouest Africaine. Elle reste spécialisée dans le bâtiment et les travaux publics. En suite il y a Guico Multi Services International , GMI S.A , créée en 2009 . Elle constitue la filiale de négoce et de représentation de marques et de grandes distributions. Nous avons également le Nalou Transit qui a vue le jour en 2010 et est spécialisé dans le transit en général, le transport et la consignation

Enfin , Kakandé Immo créée aussi en 2010 avec pour principale tâche la mise en valeur des réalisations de KPC . Qu'ils soient des immeubles, villa promotion et gestion immobilières, viabilisation des domaines, construction pour les tiers, vente de terrain, de villas. Le challenge de Kakandé Immo est bien entendu de combler le retard du pays dans le domaine de l’immobilier, particulièrement les logements sociaux. Il se donne pour finalité de faciliter l’accès des Guinéens en général et/ou expatriés étrangers, aux logements décents en Guinée avec des garanties requises dans ce domaine.

C'est à la tête de cette dernière filiale ( Kakandé Immo ) que KPC a nommé ce 16 juillet 2017 notre compatriote Karim Bah jusqu'ici vivant à Paris

Le récipiendaire est diplômé d'études approfondies en Monnaie Banques et finances, il a intégré en 2003 le Groupe AXA ( assurances et Banque ) en tant qu' Agent Mandataire.

En 2005 , il est devenu partenaire du Groupe Bouygues Immobilier , de la société immobilière Kauffmann & Broad et du Groupe Nexity pour faire de la promotion immobilière en charge de la commercialisation des produits immobiliers auprès des particuliers.

C'est suite à cette expérience que , grâce à sa clairvoyance et à son patriotisme , M. Kerfalla Camara KPC l'a intégré en 2011 dans son Groupe Guicopres d'abord, en tant que son Représentant en Europe basé à Paris, puis en 2012 au sein de son marché avec Rio Tinto dans le projet Simandou en tant que Responsable en charge de la Qualité.

Après deux ans ( 2 ) en dehors du Groupe , le voilà de retour au sein du Groupe Guicopres par la volonté et la bienveillance de son PDG qui lui confie le poste d'Administrateur Général de la filiale du Groupe appelé Kakandé Immo pour y développer un habitat de qualité dans le cadre de la promotion immobilière avec une feuille de route assez precise :

Le Groupe Guicopres, à travers sa filiale Kakandé immo, a l'ambition de bâtir plusieurs complexes immobiliers de haut standing pour permettre à toutes les guinéennes et à tous les guinéens d'acquérir un logement décent et de qualité.

La mission principale donc de Monsieur Karim Bah est de mobiliser une équipe compétente et bien formée et aussi de fédérer les partenariats nécessaires pour atteindre ce nôble objectif. Bon retour au bercail et surtout plein succès dans votre nouvelle et exaltante fonction

Aboubacar SAKHO
Conseiller Attaché de presse auprès du PDG du groupe Guicopres

 
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Profond deuil à la RTG: Émile Bamba Zomou a tiré sa révérence

2017/7/13

Aujourd'hui en Guinée L'immense technicien de studio Émile Bamba Matho Zomou est décédé ce mercredi 12 juillet, des suites d'un arrêt cardiaque à Dubréka. Depuis plus de 50 ans, à la même place dans le froid studio A de Radio Guinée, pour soigner les sons de nos émissions et de toutes nos éditions, Émile Bamba "Le Caïman" a subitement répondu ce jour à l'appel du destin, par un "oui" qui ressemble étrangement à un "ouuff !"

Mon ami Gbogolo, vas-y en paix et dans la dignité du silence parlant, sous les flots tonitruants de nos lauriers, enfin tissés, hâtivement, autour de ton cercueil.

Quant à la récompense si méritée et à la juste dimension de ton long et périlleux sacrifice au service de cette nation, mon frère Gbangbalé, tu ne le trouveras certainement qu'au près du Créateur Suprême des cieux et de la Terre.

Allez... dors bien, serviteur sans réserve, ni rancune !

Fodé Tass

 
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Le bulletin de santé de Kerfalla Camara KPC est disponible

2017/7/12

Aujourd'hui en Guinée En séjour en Europe, le président du groupe GUICOPRES, Kerfalla Camara s'est prêté à son traditionnel bilan de santé en ce début de semaine. Avec ses différentes responsabilités notamment de PDG du Groupe Guicopres, Président de la ligue guinéenne de football professionnel, Président de Hafia football club , le vice-président du patronat le plus représentatif de Guinée et deuxième vice-président de la fédération guinéenne de football ; sait pertinemment que son hyperactivité nécessite une santé de fer afin de relever les différents défis inhérents à ses multiples fonctions. Et, comme c’est le cas depuis huit (8) ans, KPC s’est soumis à une batterie d'examens médicaux à l'hôpital américain de Paris à Neuilly-sur-Seine, un établissement hospitalier qui a bâti sa réputation grâce à la qualité des soins et à l’éthique.

Les résultats que nous avons pu consulter indiquent que ses collaborateurs et collègues peuvent être rassurés : KPC est en excellente santé.

Avec ses réflexes de manager des temps modernes et à l'instar des leaders de ce monde qui de plus en plus communiquent sur leur état de santé, M. Kerfalla Camara KPC n'a pas trouvé d'objection à ce que cela soit su.

Un exercice de transparence qui devrait faire des émules, pour le bonheur de nos sociétés et pour la bonne marche de nos entreprises.

Depuis Paris Aboubacar SAKHO
Conseiller Attaché de presse auprès du PDG du groupe Guicopres

 
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Etre généreux rend votre cerveau heureux

2017/7/12

Aujourd'hui en Guinée Donner active des zones du cerveau liées à la sensation de bonheur, montre une étude publiée mardi, qui suggère que ce mécanisme pourrait expliquer les actes de générosité. L'équipe de six chercheurs a conduit une expérimentation à l'université de Zürich (Suisse), dans laquelle ils ont annoncé à 50 personnes qu'elles allaient recevoir 25 francs suisses (environ 23 euros) par semaine, pendant quatre semaines.

A la moitié des participants, les chercheurs ont dit que cet argent était pour eux, tandis qu'à l'autre moitié, ils ont dit que cette somme devait être dépensée au profit d'autres personnes.

Dans les deux cas, les participants ont été invités à écrire comment ils pensaient dépenser l'argent. Leur "niveau subjectif de bonheur" a été évalué par un questionnaire, puis ils ont répondu à des questions alors que leur cerveau était observé par IRM (accepteraient-ils de donner telle ou telle somme à une personne donnée ?).

Résultat: le groupe qui s'était engagé à donner l'argent déclarait un niveau de bonheur supérieur à l'autre groupe, alors même que le don n'avait pas été effectué en réalité, selon l'étude publiée dans la revue Nature.

Les participants du premier groupe se sont aussi montrés plus généreux dans l'exercice de questions sous IRM et leur activité cérébrale était plus intense dans la zone du cerveau liée à la sensation de bien-être et de bonheur, ajoutent les auteurs, issus de l'université de Lübeck (Allemagne), de la Feinberg School of Medicine de Chicago et de l'université de Zürich.

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer ce qui peut amener un être humain à sacrifier ses propres ressources au profit d'autres personnes, un comportement irrationnel du point de vue de la théorie économique classique.

Certains théoriciens ont avancé le fait que le don augmente le prestige du donateur au sein de son groupe, ou encore qu'il améliore la cohésion et la coopération, éléments essentiels à la survie. D'autres ont suggéré que l'on donne parce qu'on attend quelque chose en retour.

"Notre étude apporte des preuves comportementales et neurologiques en faveur d'un lien entre générosité et bonheur", affirment les auteurs.

Un résultat qui pourrait avoir des implications, alors que "dans la vie quotidienne, les gens sous-estiment le lien entre générosité et bonheur et exagèrent les bénéfices de la consommation", ajoutent-ils.



Paris (AFP) -

 
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Les noces de Ben Bangoura et Fatmata Koroma: un mariage pour la postérité

2017/7/12

Aujourd'hui en Guinée Lorsque le célèbre journaliste international Ben Bangoura, fondateur d’ABB Productions et d’AlloConakry.com se marie, il fait les choses en grand. Près de 200 invités de marque, dont l’ambassadeur de la République démocratique du Congo, François Balumuene, Jan Du Plain (President/CEO Du Plain Global Enterprises, Inc.) et le populaire animateur d’Afropop, George Collinet, se sont retrouvés aux côtés de Sheri Sesay Tufour, la dame d’honneur, Salif Justice et Mohamed Sako, les témoins, dans le cadre enchanteur de la maison d’hôtes au charme victorien, construite à Hollywood, dans le Maryland, par la mère de la mariée, Susan et son mari d’un second mariage, Jim Dexter. Personnalités, parents et amis étaient venus assister à la cérémonie de mariage du guinéen Ben Bangoura et de l’américaine d’origine sierra-léonaise, Fatmata Koroma. La famille de Ben a été représentée par sa tante M'Mah Bangoura.

Mais comment s’étaient-ils connus?

Dans un article consacré au mariage, un ami de longue date de Ben, le producteur-exécutif de l’émission Afropop Worldwide, Banning Eyre, fait le récit de leur rencontre et décrit l’atmosphère chaleureuse et joyeuse qui a prévalu en dépit de deux averses qu’un spectaculaire arc-en-ciel a vite fait oublier.

Banning Eyre a connu Ben en Guinée en 1993, lors d’un voyage de travail pour Afropop Worldwide. Ben n’a cessé de lui répéter que son objectif dans la vie était de venir aux Etats-Unis et de devenir journaliste. L’année suivante, Ben arrive à Boston où il va séjourner chez Bannin. Il apprend l’anglais, établit des contacts, se familiarise avec l’American Way of Life. Lorsque Bannin part vivre au Mali, Ben vient à Washington, se plongeant dans les milieux de la politique et du journalisme, pour parvenir ultimement à fonder sa propre société, le site Allo Conakry.

C’est lors du pique-nique annuel des ambassadeurs des pays membres de la CEDEAO, à la chancellerie libérienne, que Ben a fait la connaissance de celle qui allait devenir son épouse. Fatmata Koroma prenait des photos et Ben, pensant qu’elle était journaliste, a engagé la conversation. En fait, Fatmata n’était pas photographe de presse, mais une professionnelle de la santé, directrice exécutive de Therapeutic Intervention Inc., et du Miss Culture USA. Le journaliste a invité la thérapeute, et le reste appartient à l’histoire.

Banning Eyre raconte, avec humour, dans son article la cérémonie religieuse, conduite par un pasteur. La famille Koroma est profondément chrétienne, et Ben est un musulman dévot. Lors de l’échange des vœux, le révérend Mani a demandé au marié de dire que “leur mariage était exclusivement un mariage chrétien”. Là Ben a tiqué. Mais avec une grande présence d’esprit, il a répondu: “ un mariage qui soit globalemeny accepté par Dieu”. Une réponse qui a satisfait le pasteur. “ Une réponse”, écrit Banning Eyre “ qui a permis a Ben de montrer qu’il était un homme de principe, adoptant la foi de sa nouvelle famille, sans abandoner la sienne”.

La réception sous une grande tente qui a suivi a été grandiose, avec l’entrée spectaculaire de tous les membres de la famille, dont James Koroma, le père de Fatmata. La mère de la mariée, Susan Dexter, gracieuse hôtesse, débordait de joie et de fierté.

Lors des échanges de toasts, un invité a rappelé que pendant la guerre civile en Sierra Leone, la Guinée avait accueilli et protégé de nombreux réfugiés, ajoutant “ce n’est donc pas la première fois que les deux pays ont fait quelque chose d’important”.

Dans sa conclusion, Banning Eyre écrit: “ Non seulement ce mariage inhabituel était-il un signe réconfortant de la solidarité africaine, transcendant les langues, les nationalités et les religions: c’était aussi une affirmation du rêve américain qui a toujours été une histoire d’ambition et d’accomplissements d’immigrants venus de terres lointaines”.

Claude Porsella
Washington Correspondent

Alloconakry.com

 
QUAND L'IMMOBILIER VA BIEN, C'EST TOUTE L'ÉCONOMIE QUI S'EN RESSENT POSITIVEMENT "

2017/7/11

Aujourd'hui en Guinée Pour les économistes ce constat demeure largement partagé..Le secteur du BTP est un levier important pour la dynamisation de l'économie d'un pays. L'accroissement de l'investissement dans ce secteur peut avoir un effet considérable sur tous les autres secteurs grâce au phénomène de multiplicateur. Dans toutes les économies développées, le secteur du BTP seul représente une part importante de la croissance du PIB et des dizaines de milliers d'emplois.

Les géants du BTP, VINCI, EIFFAGE, BOUYGUES-IMMOBILIER, NEXITY...font depuis plusieurs années la fierté de la France et constituent des partenaires de premier plan pour l'Etat français .

En Guinée, la présence d'un grand groupe de BTP comme GUICOPRES doit être vue comme une chance incommensurable.

- d'abord, il est indéniable que le développement de la Guinée passe par le développement des infrastructures physiques modernes: routes, ponts, immeubles d'habitation et de bureaux;

- ensuite, compte tenu des capacités et des ressources à mobiliser pour relever ces défis, il est important pour la Guinée de disposer des entreprises locales compétentes et capables de mobiliser des ressources et des outils indispensables pour la réalisation de tels travaux;

- en fin, GUICOPRES est désormais un groupe international, présente dans les pays de la sous-région ouest-Africaine où elle offre son expertise indiscutable . Mais ce qui est important, c'est le fait qu'elle a son siège social en Guinée, elle s'acquitte de ses impôts en Guinée et emploie des guinéens. En protégeant une telle entreprise, l'Etat guinéen s'assure une croissance maîtrisée de son économie, seule voie pour espérer réduire le chômage de masse que connaît la Guinée.

On ne peut donc, assurer le développement de la Guinée, sans avoir de grands groupes nationaux. Il faut que la Guinée ait la maîtrise de son développement en s'appuyant sur des entreprises guinéennes comme GuiCoPres.

A noter que pour le développement des infrastructures en Afrique en général et en Guinée en particulier, une part belle est faite en faveur des entreprises étrangères, ce qui, économiquement , n'est pas de nature à dynamiser l'économie nationale.


Kaba Camara
Strasbourg France

 
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Cher Monsieur Mori DIANE et cher père, ( Ibrahima Cassus Dioubaté )

2017/7/9

Aujourd'hui en Guinée J’use du procédé de la lettre ouverte pour exercer mon droit de réponse et vous inviter à faire preuve d’honnêteté intellectuelle ; Je vous concède le droit de répondre à Monsieur Cellou Dalein Diallo qui vous aurait interpellé mais je ne saurais concevoir que vous mêliez ma famille et moi à ce débat ;

Je ne saurais le concevoir dans la mesure où en parlant de ma mère et moi vous cherchez à transposer deux contentieux privés, un m’opposant à Sam Alexandre ZORMATI et un autre m’opposant à vous, en des contentieux politiques qui m’opposeraient au camp présidentiel dont vous vous réclamez ;
Ma mère est, il vrai, membre de l’UFDG mas elle n’est pas actionnaire à K-ENERGIE comme moi je n’ai pas de carte de membre de ce parti ;

Pour être honnête, la lecture des déclarations de Monsieur Cellou Dalein DIALLO rapportées dans la presse, m’autorise à dire qu’il ne m’a pas défendu même s’il a parlé d’un fait survenu et dont j’ai eu à pâtir ;

Au contraire M DIALLO a dénoncé ce qu’il a considéré comme des marchés de gré à gré dont auraient bénéficiés ASPERBRAS, K-ENERGIE, AGGREKO et vous entre autres ;

Il nous met tous dans le même sac ;

Vous, en répondant vous déplacez le débat pour faire de notre contentieux une opposition politique ;

J’estime que vous cherchez par ce moyen à vous faire aider pour vous trouver une porte de sortie dans les contentieux qui nous opposent ;

J’aurais perdu, libre à vous de l’affirmer ;

Moi ce dont je suis sûr, c’est que les contentieux relatifs à la propriété des turbines sont toujours pendants aussi bien aux USA, en Guinée qu’au Sénégal ;

Par ailleurs la procédure contre Sam ZORMATI sera évoquée à nouveau le 18 juillet prochain ; l’affaire avait été renvoyée pour la comparution de ce dernier ;

A cette date, le gong du premier des trois rounds de notre combat à vous et moi sonnera ;

Je vous ai fait citer devant le juge correctionnelle pour tentative d’escroquerie à jugement d’autant plus que vous avez usé de faux pour chercher à tromper la religion du tribunal et obtenir gain de cause ;

J’avais par ailleurs déposé une plainte pour usage de faux, trafic d’influence et escroquerie et j’avais sollicité du tribunal votre expulsion ;

Aujourd’hui, vous soutenez que Monsieur DIALLO se serait tiré une balle dans le pieds, moi je vous remercie et je le remercie lui en passant car en répondant à sa sortie vous vous tirez une balle non pas dans le pieds mais plutôt dans la tête en avouant que l’Etat guinéen n’avait rien à imposer relativement aux turbines qui sont privées et non publiques ;

Merci cher père ;

Pour terminer, je me félicite de ce que soutenez être patriote et être revenu il y a quelques mois, développer des activités caritatives et commerciales ;

Je ne peux pas ne pas me réjouir pour notre peuple et notre pays qui en bénéficieront ;

Toutefois je ne peux pas ne pas corréler le profit que vous tirez avec le patrimoine de K ENERGIE et votre retour tout en étant sûr qu’il sera supérieur à celui que vous avez eu quarante ans durant aux USA ;

Cher Père, je dis cher Père parce que j’ai l’âge de votre fils et je suis né au moment où vous vous exiliez aux USA ;

Moi je suis revenu de ce pays pour investir après un séjour d’une dizaine d’années ;

Je suis revenu me battre dans mon pays et pour mon pays et je ne possède rien à l’étranger ; j’aime la Guinée ;

Pour ne pas faire le fanfaron je me garderais de rappeler ce que j’ai fait comme investissements et donations pour l’émergence de ma chère Guinée et accompagner les dirigeants actuels ;

Je continuerais et je vous prie de continuer car la Guinée ne saurait se faire sans les guinéens ;

Bon retour parmi nous et chez vous mais à bientôt devant la justice de mon pays en laquelle je crois ;

Toute la Guinée, du simple citoyen au Président de la République de quelque bord politique qu’on se trouve, que l’on soit de l’UFR, du PEDN, du RPG, de l’UFDG ou de la société civile, tout le monde sait que le contentieux qui nous oppose est privé ;

A bientôt cher père ;

Que DIEU BENISSE

Ibrahima Kassus DIOUBATE

Créé le Dimanche 09 juillet 2017 à 11:45

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Ramadan: Voeux de bonne fête du Président du Haut Conseil Oulada

2017/6/28

Aujourd'hui en Guinée Il m'est agréable de vous présenter, à l'occasion de l'Aïd EL Fitr, mes meilleurs vœux de bonne fête et mes vives félicitations à la communauté musulmane de Guinée, et particulièrement, à l'ensemble des ressortissant de la grande famille de Oulada, tout implorant, Le tout-Puissant, le clément de rétribuer notre jeûne, notre prière et nos bonnes œuvres.
Veuille Allah, Le Tout-Puissant, Le Miséricorde , agréer nos douwas dans la Santé, la Paix et la prospérité.
Amen
Elhadj Bakary Bérété
Président du Haut Conseil de Oulada

 
Mon maître m'a quitté à jamais ...La rencontre d’outre Tombe ! Le KAA, Fory Coco et les autres…

2017/6/20

Aujourd'hui en Guinée Le KAA du Le Lynx a lui aussi tiré sa révérence au petit matin du 15 juin 2017. Laissant derrière lui une famille biologique meurtrie, une rédaction tétanisée, une profession orpheline. Après avoir répondu à l’appel du 15 juin du tout puissant Allah, Assan Abraham Keita, le Dirlo qui trônait sur Le Lynx retrouve ainsi les devanciers comme Alhassane Diomandé, Williams Sassine, Sékou Amadou Condé, Prosper Doré, Félix Faber, Ahmed Tidjani Cissé, Sambri Sacko de BöKoro…Pour les lynx journaleux, on a carrément fait le plein. Genre la seconde rédaction du Lynx version PARADIS. Wallahi !

On sait aussi que des politicards comme Sira de Novembre (Siradiou Diallo) , Fory Coco (Général Lansana Conté), Mamadou Banqueroute (Bâ Mamadou), Pr. Alfa Sow, Marcel Cross, Mohamed Ismael Ghussein, Mohamed Sacko, Dr Charles Diané, Lapin Doré (Jean Marie Doré) y vivent déjà. Wallahi ça va jaser.

A 00h une voix retentit. ‘’Bienvenue à Bord de cet AXYZ d’Air Paradis’’. Et une autre voix d’ajouter : Nous allons bientôt décoller.

Tout comme l’étape de Maastricht en ce ramadan 1995, le KAA tout de go installé en première classe, commence à réciter les ‘’RABANA’’. Histoire d’arriver en bon état chez papa Bon Dieu. Vous savez avec des crashs d’avion!

Pour l’accueillir, une bonne brochette de journaleux forme une haie d’honneur. Alhassane Diomandé, Williams Sassine, Sékou Amadou Condé, Prospère Doré, Felix Faber, Ahmed Tidjani Cissé, Sambri Sacko de BöKoro, Paolo de Grossi alias Mamadou Ciré Diallo et j’en oublie, mais nul ne voulait se faire conter l’événement.

Après les salamalecs et autres souhaits de bienvenue, le KAA tire Williams Sassine par la main. ‘’Djo, il est là Fory Coco?’’. Et d’enchainer ‘’J’ai hâte de voir sa maison qu’il disait avoir bâtie au Paradis’’.

Et le cortège s’ébranle vers le centre ville. Après quelques kilomètres, le KAA reconnait vite, lui aussi sa maison qu’il a construite. Sékou Amadou Condé, le SAC du Lynx de s’interroger : ‘’Donc, ce n’est pas Fory Coco seul qui a réalisé au paradis ?’’ Assan Abraham Keita de répondre. ‘’Qu’est ce que tu crois Djo, toutes mes prières dans la salle de rédaction du Lynx malgré les bruits, tu pensais quoi?’’A propos, où serait Paolo de Grossi (ndlr le réceptionniste du Lynx). Ne l’as-tu pas vu dans la haie d’honneur à l’aéroport ? Réponse du SAC du Lynx. Où est aussi Mme T ? Williams Sassine répond qu’elle est comme toujours devant ses fourneaux. Sûr que je vais bien me régaler aujourd’hui sans avoir besoin de mon ‘’vantilo-mobile’’.

C’est sur ces entrefaites que des visiteurs de marque non déposée surviennent chez le KAA du Lynx. Citons pêle-mêle : Sira de novembre, Fory Coco, Mamadou Banqueroute, Alfa Sow, Dr Charles Diané, Lapin Doré… Venus aussi souhaiter la bienvenue à Assan Abraham Keita.

Bien que conduite par Fory Coco, c’est à Sira de novembre que revient l’honneur de présenter la délégation. Impatient, Fory Coco commence à prendre les nouvelles de sa Guinée natale. ‘’Comment ça wa ?’’ ‘’Bien’’. Répond le KAA qui s’empresse d’ajouter ‘’Tu veux les news de Alpha Grimpeur? Tu as marché sur ma langue dit Fory Coco. Comment il se tire d’affaire avec un peuple indolent et apathique, subitement devenu exigeant depuis le 06 février 2006. Le KAA de questionner alors : Tu veux parler du vaste mouvement de revendication de 2006 et 2007 dirigé par Dame Rabiatou Sera Diallo et Dr. Ibrahima Fofana? Fory Coco esquisse une moue qu’il réprime par les volutes de la fumée d’une cigarette…. Se souvenant qu’en 1993 Ba Mamadou lui avait demandé de démissionner, il dit vertement à ce dernier : « C’est votre ami non ! Demandez-lui donc la même chose comme il n’arrive pas à gérer le pays. En tout cas, moi j’avais prévenu tout le monde.

Ba Mamadou étant interdit, c’est KAA qui répond à sa place en disant que « Conakry est inclinée. « Pas d’eau, ni électricité encore moins de sécurité… »

Conté réplique vivement : « En tout cas, moi, j’ai laissé Garafiri et tous les Tombo et puis le système Samou que Sékou Touré, le manitou de la Révolution nous a légué. Cela dit, et sous les yeux hagards de Williams Sassine, il prend ainsi Alhassane Diomandé à partie : Tu ignores que je sais bien que c’est toi qui m’as nommé Fory Coco ? J’avais dit à SKC, un 17 février 1997 lors de l’exposition « Vallée du Niger » au Musée de Sandervalia que cela ne me faisait ni chaud ni froid. Si vous voulez, gardez le….Et puis, Fory Coco d’aviser : vous les journaleux, vous commencez à être nombreux ici go. Je crois même qu’on pourrait jouer un match de football amical à guichet fermé à condition toutefois que je sois arbitre et joueur.
Esquivant une dernière question de KAA, Fory Coco se souvient brusquement de Yalla le Gros Lynx en se demandant si lui au moins parvient à maintenir son embonpoint en cette interminable période de vache maigre que traverse ma bien chère Guinée.

Et puis dit-il à l’adresse de KAA, il pose la question de savoir comment sont organisées les élections depuis son départ. Sans attendre de savoir comment ses petits se sont emparés du pouvoir, il change de centre d’intérêt et dit à KAA. « Ba Mamadou m’a appris que des jeunes Guinéens voulant fuir la misère pour l’Europe se noient en mer » Est-ce possible ? KAA confirme la regrettable réalité et laisse Fory Coco complètement flagada. Reprenant ses esprits, celui-ci s’exclame : Mon grand regret est de ne pas pouvoir partager avec le peuple de Guinée ce paradis où il n’y a ni moustique, ni coupure de courant ou d’eau et où les nécessités du quotidien sont assurées à tous et pour l’éternité.

Sanou Kerfalla CISSE
Ancien Lynxeur
Président de l’URTELGUI

 
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Humeur : Trop d’escrocs en ce moment !

2017/6/19

Aujourd'hui en Guinée Je vais tremper ma plume dans le vitriol pour crier haro sur les travers de mes contemporains. Et ce n’est ni parce que je suis aigre, encore moins amer; c’est simplement parce qu’il faut se dire la vérité, les yeux rouges dans les yeux rouges.

En Guinée, tout le monde fait des affaires désormais. Guinée-Bissau aussi, mais là-bas c’est à cause de parce que les salaires, ça ne suit pas. Ici, c’est les gens eux-mêmes qui suivent plus. Si tout le monde fait son business, on a comme l’impression que l’homme le plus honnête est un mort-né. Débrouiller, c’est pas voler, disent les Ivoiriens; chacun veut donc voler de ses propres ailes. Seule la loi du marché régente cette horde de hors-la-loi, dans un monde de roublards à la petite semelle. Tout le monde doit gagner son pain ou son poulet grillé quand les deals sont cools, mais faut pas non plus prendre des vessies pour des lanternes.

Que chacun veuille ouvrir son télé-centre, pourquoi pas? Mais, quand tout le monde veut s’improviser entrepreneur privé, alors là, je dis stop car ça me pousse des furoncles! Un sac poussiéreux sous l’aisselle, quelques coupures de journaux pour le gonfler, un stylo qui a craché toute son encre dans la poche et voila notre escroc d’affaires à pied d’oeuvre. Amusez-vous à lui refiler un marché de construction et vous allez comprendre. A l’entendre, c’est lui et son cousin qui ont construit Fayçal. En réalité, ils ne savent même pas faire pousser une petite mosquée de quartier.

La moitié des escrocs du pays, c’est des pseudo-entrepreneurs. L’autre moitié, c’est des organisateurs de spectacles qui ne sauraient même pas animer un bal poussière ou un show de la rue. N’importe quel MC Tartampion de la FM, qui a usé ses fonds de jean au bord de la lagune Ébrié, revient frimer en Guinée et s’improvise organisateur de spectacles. Dans le lot, il n’y a pas un qui peut traiter avec Ibro Diabaté mais ils prétendent tous avoir refusé un contrat avec Youssou N’Dour, voire avec Papa et maman Wemba réunis.

Pour l’instant, ils vous annoncent les tueuses du Mapouka ou autres rendez-vous de la fesse facile. Si ça marche, tant mieux pour tout le monde; mais si ça capote, tant pis pour la poche du mélomane. On a vu des spectacles foirer en dernière minute et gâcher des soirées d’amoureux. Ces promoteurs bidons connaissent le showbiz comme moi je pourrais être entraîneur du Syli national. Et encore, avec le Syli, c’est facile : on les bat toujours, de toute façon. Certains de ces organisateurs façon-façon utilisent des sonos du genre qu’on a volé à la case Belle-Vue. Avec du matos comme ça, Bob Marley il chanterait devant vous, on croirait Abass

Ça, c’est quand l’artiste il vient. En général, il ne vient même pas; soit parce qu’il n’a jamais été contacté, soit parce qu’il a refusé d’être embarqué dans un avion cargo. On annonce le show à grands renforts de matraquage médiatique et puis, terminé.

Le spectacle n’a jamais lieu. On le programme, puis on le renvoie pour le reprogrammer et le renvoyer au cercle vicieux.

Organiser un show, c’est pas prendre un micro et « tchacher » comme un hâbleur. Ça demande de l’expérience. Moi, par exemple, même si j’ai bu un coup de trop, je ne vais jamais prétendre faire venir Rihanna au stade de Nongo.

Franchement, qui va croire que la mutante de la musique pop va venir à Nongo? C’est comme si on dit que les avions de la Base militaire vont participer au pilonnage aérien de Alep. Assad va mourir de rire.


Maco
Journaliste

 
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Mamadi Diané, ce citoyen du monde que j’ai rencontré à Abidjan.

2017/6/11

Aujourd'hui en Guinée Qu’il est puissant cet homme ! C’est peu dire que d’affirmer que Mamadi Diané, l’ex-conseiller spécial du président Alassane Ouattara fait partie du club des hommes les plus puissants de ce monde. On a encore en mémoire la visite surprise du président américain d'alors Richard Nixon à Yamoussoukro sous l'ère de celui qui fut son père adoptif Houphouët Boigny en 1980.

Celui qui a été surnommé le Golden boy américain a siégé durant 11 ans dans le très restreint conseil d'administration des trois aéroports de la région de Washington.

Pendant l'organisation de la coupe du monde aux USA en 1994, l'homme a fait partie du Comité d'organisation de cette compétition présidée par l'ancien Secrétaire d'Etat le très respecté Henri Kissinger.

De 1987 à 1989, le président du conseil d'administration de Capital Holdings a été conseiller du Black Caucus pour les affaires Africaine notamment dans le commerce, les finances et le développement.

Comme l'a confié un diplomate en poste à Abidjan, "Mamadi Diané est l'un des africains le plus introduits aux Etats-Unis d’Amérique". Comme tel, l’homme a noué de solides relations avec les hautes personnalités du pays comme l’ancien président Bill Clinton et Al Gore, pour ne citer que ceux là.
Mamadi Diané est patron d'une puissante entreprise américaine d'import-export dont le siège est à Washington. À ce titre, il exporte des milliers de tonnes de riz dans plusieurs pays à travers le monde.

L’africain, ainsi qu’on l’appelle également, est chez lui partout en Guinée, au Sénégal, au Mali, au Congo, ou au Burkina Faso, etc.

Et on ne finira jamais d’évoquer l’africanité de Mamadi Diané qui a passé sa jeunesse dans la commune de Treichville, et eu la chance de côtoyer d’illustres hommes d'Etats de l'époque comme le Zaïrois Mobutu Séssé Séko, le Tanzanien Julius N'yereré, le Zambien Kenneth Kaunda, le Kenyan Daniel Arap Moï, le Gabonais Oumar Bongo, ou encore le sénégalais Abdoulaye Wade.

On sait surtout qu’il a un grand-père du nom de Mory Keita qui a été non seulement membre fondateur du PDCI-RDA mais qui fut le trésorier de ce parti jusqu'à sa mort en 1956.
Ami intime du président Ouattara, on le sait, Mamadi Diané contribue à sa manière à l’émergence économique et sociale de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui.

L’homme d’affaires est aussi un homme qui fait parler son cœur. Sur le plan social et humanitaire, le visiteur qui débarque à Cocody aux encablures de l'université d'Abidjan est tout de suite impressionné par la construction d'une gigantesque mosquée qui porte son nom.

Cette maison de Dieu est, à l'image de la mosquée qu’a construite le roi Hassan Il à Casablanca au Maroc, d’un embellissement adorable. Il a été soigneusement réalisé par des architectes venus de plusieurs pays du monde dont le Maroc. La mosquée fait déjà la fierté de tout le pays. Le Conseil supérieur des imams de Côte d’Ivoire (COSIM) l’en félicite pour cet acte aux bénédictions incommensurables.
C’est cela l’autre dimension de Mamadi Diané qui, même s’il a officiellement perdu son titre de conseiller du président Alassane Ouattara en septembre 2016 pour avoir apporté son soutien à son ami Jean Ping lors de la présidentielle gabonaise, reste un homme du sérail. Il a toujours les faveurs de la présidence ivoirienne où il est régulièrement sollicité.
Dans son bureau situé dans la commune chic de Plateau à Abidjan, Mamadi Diané continue à recevoir les gros investisseurs et leur fait ouvrir les portes de chez son ami Ouattara. Et quand je lui demande :

"M. Diané êtes-vous ivoirien, guinéen, ou américain"?, il me répond tout sourire : "Suis un citoyen du monde".

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm
Depuis Abidjan

 
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Amadou DAMARO favorable a la polygamie

2017/6/7

Aujourd'hui en Guinée Le député du Rpg-arc-en-ciel, Amadou Damaro Camara s’est prononcé sur plusieurs sujets après son passage à l’émission les « Grandes Gueules » le 1er juin 2017. Parmi les sujets évoqués dans l’émission, il y a le mariage du chef de file de l’opposition. Pour le président de la majorité présidentielle au Parlement, la loi interdisant la polygamie est désuète dans la mesure où elle n’a pas été appliquée depuis 50 ans. En ce qui concerne le budget alloué au chef de file de l’opposition, il a accusé Cellou Dalein d’être à la base de la polémique que cela a suscitée. Lisez

Bonjour, nous aimerions que vous réagissiez sur ce qui s’est passé du côté du Lambayi. Un jeune s’est fait bruler vif par une foule en colère ?

Oui ! Il faut regretter qu’il y a une certaine culture de la violence qui s’installe en Guinée et à tous les niveaux. On ne peut plus régler ni par la justice, ni par des conseils des sages, tout est violent.

C’est l’échec de votre gouvernance sur le plan de la justice?

Non ! Je crois que c’est un problème social même. Ecoutez quand des jeunes se retrouvent pour s’amuser parce qu’ils sont nombreux, ils partent casser, le palais du peuple, est-ce que c’est un problème de gouvernance ça ? Non !

Non, il y a le grand banditisme. Des jeunes innocents qui travaillent pour gagner leur vie se font égorger pour leur faire retirer leurs matériels et qu’à la suite l’acte se reproduise. Il y a des raisons que les gens se révoltent, viennent bruler des gangs qui sont connus. Pour vous, pensez vous que c’est un problème social au-delà du problème de manque de justice, et l’insécurité qui existe ?

Il y a un phénomène de criminologie dont il faut attaquer à la base. Imaginez vous avec tous les moyens, la force de l’Etat rien que pour cette année, on a déjà plus de 1000 assassinats dans la ville de Chicago avec tous les moyens qu’ils ont. Je dis que c’est un facteur criminologue dont il faut attaquer. Ce n’est pas toujours la force de la police ou sa présence, c’est au-delà de cela. Il faut aller en amont du phénomène de la criminalité. Qu’est-ce qui nous amène à cela, les forces de l’ordre, je dis que ça ne suffit pas, ce phénomène de criminalité. Pour quoi ? Je vous donne l’exemple de la police, la plus équipée, la plus puissante au monde, l’Etat le plus puissant mais qui enregistre rien que les cinq premier mois de l’année plus de mille assassinats dans une ville. Et puis de surcroit, la ville de Obama, donc ce n’est pas propre seulement qu’à Lambanyi.

Vous dites qu’il faut repartir sur la base des faits. Qu’est-ce qu’on attend pour y aller, parce que ce dernier temps c’est récurent. C’est un peu partout en Guinée. C’est à Siguiri, c’est à Macenta, c’est à Nzérékoré, c’est à la cimenterie ici qu’est ce qu’on attend pour revenir à la base pour faire ces études dont vous parlez?

C’est ce que je disais tout à l’heure, le phénomène social ici aujourd’hui en Guinée. Il y a Albert Camus qui disait que pour chaque génération, chaque génération croit qu’il a la tâche de refaire le monde mais que sa génération, elle avait la tâche plus grande, plus sérieuse, c’était d’empêcher le monde de se défaire. Nous, à notre temps, je disais qu’il y avait trois responsabilités : d’abord les parents, les parents sont devenus irresponsables. Moi, musulman quelle que soit la connotation, je n’accepterai mon enfant en rasta parce qu’il ne peut pas prier comme ça, rentrer chez moi. Je n’accepterai pas qu’une fille sorte nue et rentre nue. Vous avez tous changé de tenue pendant ce mois de carême. Donc vous savez ce qui est correcte et ce qui est incorrecte.

Ça, c’est un premier problème, un deuxième problème. La communauté qui participait à l’éducation de l’enfant a renoncé. On n’attendait pas de savoir la filiation de l’enfant qui est en faute. On le corrigeait en disant, c’est un enfant de la communauté. Troisièmement, c’est l’école qui vient, qui ne faisait pas que l’instruction. C’est pour cela qu’on l’appelait ministère de l’éducation qui éduquait. Aujourd’hui, vous croyez que ça commençait il y a sept ans. On ne s’arrête plus quand il y a l’hymne national. Vous savez que ça commencé il y a sept ans, on ne se lève plus dans un bus quand il y a une femme en grossesse.

Tout est un problème d’éducation à la base. Nous devons repartir à la base. Tout ne peut pas être au compte de l’Etat, ou de la gouvernance. C’est ce que je veux dire. Il y a problème social qu’il faut revoir à la base.

Honorable on parle de l’impunité

Oui ! L’impunité, je suis parfaitement d’accord avec vous et je l’ai dénoncé moi même pas seulement dans votre studio. On ne peut pas gouverner avec les sentiments, il faut punir et ça il n’y a pas de discussion là-dessus.

Est-ce que vous êtes d’accord avec bon nombre d’observateurs que le Pr. Alpha Condé n’a pas fait suffisamment d’efforts pour mettre fin à l’impunité dans notre pays?

Il ne punit pas, mais la criminalité n’est pas un phénomène propre à la Guinée. Il y a la criminalité dans tous les pays de la sous-région. Chacun croit que c’est chez lui qu’il y a beaucoup de criminalité. Ça, c’est une réalité.

Nous voulons que vous réagissiez à ce qui a fait débat, il s’agit de ce remariage du chef de file de l’opposition. Vous n’avez pas assisté à ce mariage du côté de Labé ?

Vous faites comme si la polygamie a commencé après le mariage de Cellou Dalein DIALLO, s’il m’avait invité, je serai là-bas. Je suis polygame et je lui souhaite bonne arrivée dans le club.

Vous violez donc la loi ?

Je ne viole pas la loi. Cette lois a été votée il y a à peu près 50 ans. Je crois que c’était en 1968 et quand une loi se heurte à son applicabilité, il y a trois solutions. On l’amande, on l’abroge ou on fait de la jurisprudence. Pendant 50 ans, cette loi a « interdit la polygamie », mais la polygamie depuis 50 ans a continué sans sanction. Ça veut dire que cette loi est désuète. C’est un aspect. Deuxième aspect, cette loi n’interdit pas les autres formes de mariage en Guinée.

On a le mariage religieux, le mariage coutumier, le mariage civil. Le code civil ne s’intéresse qu’au mariage civil. Il n’interdit pas que des religieux musulmans puissent faire leur mariage de leur façon, et les chrétiens puissent faire leur mariage de leur façon. Ce code civil s’est heurté dès qu’on l’a établi à son applicabilité. Donc c’est une loi désuète .Si vous me demandez pourquoi on l’a pas amandée pendant 50 ans, ça été une erreur des gouvernants depuis 50 ans. Mais cette loi ne s’est pas appliquée. Elle n’est pas appliquée parce que s’opposant à une réalité sociale.

Comment vous expliquez que les officiers de l’état civil acceptent de recevoir les dossiers de mariage des polygames?

Parce que tout simplement, la loi n’a pas été applicable, elle est désuète c’est aussi simple que ça. Quand une loi ne peut pas du tout s’appliquer, elle cesse d’être loi même si dans les textes elle est là. La simple loi n’est que dans les textes, elle n’a jamais pu s’appliquer. Elle est désuète et ensuite on ne se marie pas qu’à la mairie en Guinée. Quand mon père et ma mère se sont mariés, ils n’ont pas été à l’état civil pourtant je suis leur fils légitime ça ne change à rien à ma légitimité. On n’est pas obligé de se marier civilement.

Quelle est la légitimité des enfants qui naissent du deuxième mariage ? Est-ce qu’ils ont droit à l’héritage ?

Ils sont des enfants légitimes. Non seulement, ils ont droit à l’héritage c’est ce que je vous dis même si l’Etat est laïc, dans un pays à 80% musulmans jusqu’à présent, l’héritage se partage en fonction des préceptes de l’islam. Aucune loi n’y compris ce code-là n’interdit pas de procéder à son mariage selon la religion.

Pourquoi la Guinée a signé la convention de Maputo alors qu’on n’est pas prêt à s’engager sur cette piste?

Retenez que juridiquement une loi qui n’a pas pu s’appliquer pendant 50 ans est une loi désuète qui n’existe que dans l’écrit.

On va aller avec ce projet de code civil. Notre collègue en a parlé tout à l’heure. Qu’est-ce qui s’est passé honorable ? Pourquoi il n’a pas été programmé à cette présente cession de lois?

Je crois qu’il y a un phénomène auquel il faut qu’on s’habitue en Guinée. La culture parlementaire. Il n’est pas dit que chaque projet de loi ou proposition de loi amené à l’assemblée doit être examiné et adopté pendant la cession qui a suivi même pendant l’année. Il y a des projets de lois qui peuvent durer des années qui peuvent mêmes enjamber deux législatures.

Le code civil nous a été envoyé par le gouvernement. A ce niveau, c’est un projet de loi, même encore à ce niveau, il y a débat, il y a un groupe des magistrats qui est d’accord, il y a un autre groupe de magistrats qui n’est pas d’accord. Ça c’était un premier problème et cette loi retournée au gouvernement pour promulgation. Il n’y a pas entente déjà parmi les auteurs de la loi, ça c’est un premier aspect, le deuxième aspect, nous avons un problème de timing à cause de la complexité de la décision.

Il y a le problème de la polygamie. Il y a des exemples à côté. En Côte d’Ivoire, on a dit bon ! Ecoutez, il y a une femme légitime, la deuxième n’est pas légitime mais les enfants ont le même droit. Je veux dire que tous les enfants ont le même droit et ont droit à l’héritage. Il s’agit de cela l’héritage. Quand je me mariais pour la première fois, mon beau-père a dit: moi j’ai fini mon mariage, j’ai donné ma fille à la mosquée si vous voulez aller au palais du peuple après, c’est votre problème.

Mais je sais que c’est par soucis de garantir l’héritage mais on ne sait pas si c’est ma fille toi qui va mourir la première ou c’est ton mari qui va mourir le premier. Ça été la leçon qu’il nous a donnée. Ça voudrait dire apte ou pas ce n’était pas à ce jeu, une garantie de mariage.

Donc le code civil actuellement à l’assemblée, il y a débat. Il a été programmé, après nous nous sommes inquiétés. Nous allons faire ce travail et l’envoyer au Sénégal. On dit vous choisissez le registre, monogamie ou polygamie ? En Côte d’Ivoire, je viens de vous donner l’exemple. Nous avons la possibilité de réfléchir et de connaître au moins une position claire de l’auteur de ce code civil qui est le gouvernement. Ce n’est pas encore clarifié et il y a un problème de timing aussi pour pouvoir le faire.

C’est à cause de la complexité du dossier et la décision qui doit être prise que vous l’avez retiré à cette première session ?

Ce n’est pas retiré, nous n’avons pas pu le programmer. Il a été renvoyé pour discuter

Renvoyez à quand ?

Peut-être à la prochaine session.

Session des lois où session budgétaire ?

Session budgétaire ça peut être discuté, ça peut ne pas être discuté pendant cette législature. Il faut qu’on accepte qu’il y ait des projets ou des propositions des lois.

Vous dites qu’il a deux groupes de magistrats. Leurs oppositions, c’est sur quel point essentiellement du code civil?

Sur beaucoup de points. Il y en a qui nous disent : on a été envoyé, le débat n’était pas terminé. Il y en a qui nous disent oui le débat est terminé. Sur le point, le choix sociétaire, interdit ici aujourd’hui la polygamie, ce serait ridicule; dire aujourd’hui plus de polygamie après la promulgation, son applicabilité sera pour des années après.

Donc c’est un faux débat. Il ne faut pas faire de procès à El hadj Cellou Dalein Diallo, il n’a pas violé ?

Franchement, c’est une affaire totalement privée. Ça n’a absolument aucune incidence sur la gestion de l’Etat.

Alors est-ce que vous entendez le cri de cœur de certains qui souhaiteraient que la loi se plie à cette tradition, à cette coutume pour que la polygamie soit légalisée ?

Ecoutez au Mali par exemple, il y a eu deux codes civils là-bas. Il y a deux ans. Il y avait des points tous les députés les avaient éliminés. Tout le monde était d’accord, parce que les religieux ont appelé, ont rempli le stade, ont dit ça ne correspond pas à notre Mali. Ce sont les blancs qui vous ont dit de mettre ça dans votre loi.

Vous êtes favorable ou pas à la polygamie?

Absolument, la pratique sociétaire est une source de norme de droits. On ne peut pas faire fi à nos réalités pour dire tout simplement parce que c’est beau, ça se passe en France, il faut l’imposer ici.

Donc vous êtes favorable à la légalisation de la polygamie?

Oui ! Moi je suis déjà dedans, donc c’est le meilleur choix, la meilleure voie.

La question de 500 millions GNF qui a fait débat dans la cité, quel est votre point de vue là-dessus en tant que parti au pouvoir? C’est un projet qui devait retourner afin que ça soit validé par les députés. Ce qui n’a pas été le cas. Est-ce que ça vous a choqué?

Non ce n’est pas vrai, il y a une résolution qui dit que les avantages du chef de file de l’opposition doivent être négociés avec le ministère en charge du Budget et le bureau de l’assemblée. Le bureau de l’assemblée a désigné le président qui a désigné Amadou DAMARO pour le négocier. Ça ne devait pas être voté. C’est Cellou Dalein lui-même qui a créé la polémique. D’abord il a eu peur, il a cru que c’est de l’argent d’Alpha Condé dont il ne devait pas toucher. Sa première réaction a été que : « on me l’a notifié mais je n’ai pas touché a un kopeck » comme s’il ne devrait pas toucher. C’est pourquoi j’ai réagi en disant : si tu ne veux pas retourne, on peut renoncer même à son salaire.

Il faut notifier quand l’assemblée nationale vote une loi qui dit que le chef de file en tant qu’institution doit bénéficier de certains avantages quel est l’esprit derrière ça ? Il faut qu’on sécurise, qu’on encadre l’activité politique. C’est pourquoi, il y a une loi pour les partis politiques pour ne pas que certains partis politiques soient pris en otage par des bailleurs de fonds avec de l’argent sale. C’est ainsi qu’on essaie de dire à la presse que la subvention, c’est pour assurer leur indépendance. Tout le monde connait que Cellou Dalein par exemple ce n’est pas un secret, on croyait que c’était des commerçants de certaines communautés qui finançaient son parti, qui lui dictaient ce qu’il devait faire. Mais avec cette indépendance financière qui ne suffit pas pour ces activités, le rend un peu plus indépendant de ces sources de financement.

Pourquoi vous avez tardé à la mise en place de ce droit?

On a fait ça en fin décembre 2014. En 2015-2016, je lui ai dit, tu es chef de file quand tu as un président de la République devant toi qui t’invite, qui te demandes à te voir pour pouvoir discuter des affaires de l’Etat, quand tu ne reconnais pas ce Chef d’Etat, tu n’es pas chef de file. On ne va pas te donner de l’argent pour ne pas que tu discutes avec quelqu’un qui est devant toi et que tu ne reconnais pas, c’est aussi simple que ça. Quand il l’a reconnu, il a commencé à le rencontrer. On n’est chef de file que quand il y a un président interlocuteur que tu reconnais mais quand tu le reconnais pas, tu n’es pas chef de file.

En 2015, il n’a pas reconnu le président de la République. Il n’a jamais salué, il n’a jamais félicité. Il a dit ça sur RFI alors que Soumaïla Cissé, (le chef de file de l’opposition malienne) au soir de l’élection a pris sa famille pour aller féliciter IBK. Ensuite, à chaque fois qu’il a son budget, il invite l’opposition, il l’informe, il forme son nouveau cabinet. Un chef de cabinet avec des conseillers. Est-ce que M. Diallo a fait ça ? C’est vrai que notre loi est muette là-dessus, elle-même incomplète en la matière parce que cette loi aurait dû donner aussi de l’argent au parti au pouvoir.

Qu’est- ce qu’on peut retenir sur les chiffres. Combien doit-il recevoir normalement par an?

Mais on a dit combien de fois? Il a 5 milliards qui lui sont donnés, comme toutes les institutions. Trimestriellement je crois que c’est un milliard 250 millions. Mais quand je l’ai entendu dire oui, on m’a notifié après il y a eu un arrêté, après il y a eu un compte bancaire, non, on n’ouvre pas un compte bancaire à son insu.

Pour vous, il n’a pas été responsable ? Il n’a pas reconnu?

Non ! Il n’a pas reconnu, l’a pas géré, il l’a pas assumé. C’est de cela qu’il s’agit, il devrait le faire.


In L’Indépendant

 
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Chers confrères, l’heure est grave !

2017/5/30

Aujourd'hui en Guinée Ne sommes-nous pas aussi acteurs de la dérive morale dans laquelle sombre la Guinée ? Les journalistes guinéens ont, à l’occasion de chaque journée de la liberté de la presse, l’opportunité de faire le point sur le devenir du métier. La réflexion ne porte cependant que sur les conditions d’exercice du journalisme en Guinée, le rôle de l’Etat dans la promotion de la liberté de presse ou au contraire dans la répression des journalistes et l’entrave au libre exercice de leur métier.

Mais rarement sur le rôle du journaliste et le respect de son métier codifié. Nous ne nous remettons jamais en question. Notre manière d’exercer notre profession n’est-elle pas aussi liberticide que les actions menées par des tiers contre la liberté de la presse ?

En rédigeant cette tribune inspirée par un constat devenu de plus en plus insupportable, je suis conscient que je risque de m’attirer les foudres de beaucoup de camarades de la presse. J’entrevois déjà les dénigrements teintés de mauvaise foi ravageuse. Mais comme le souligne Loïc Hervouet, ancien médiateur à RFI, “la règle est simple: ne se sentir confrère que de ceux qui partagent et pratiquent les mêmes valeurs du métier, pas les flibustiers ou les voyous qui existent dans cette profession comme dans toute profession”. Ne se sentir donc confrère que de ceux qui respectent l’éthique et la déontologie du journalisme. Parce que cela est le fondement même, l’âme de ce beau métier.

Que ceux qui se sentiront “visés” ne trouvent entre ces lignes un quelconque règlement de comptes, puisque je n’en ai aucun à régler.

En écrivant cette tribune, je souhaite simplement interpeller chacun de nous, chers confrères, sur la nécessité de nous interroger sur notre responsabilité sociétale et notre rôle même dans la déliquescence des pratiques éthiques et déontologiques du journalisme. Ne sommes-nous pas aussi acteurs de la dérive morale dans laquelle sombre la Guinée ?

Au nom de la confraternité, nous nous couvrons les uns les autres au risque de mettre en péril l’institution de contre-pouvoir que nous devrions être. Nous sommes dans la totale hypocrisie quand il s’agit de dénoncer les pratiques des journalistes qui salissent notre métier. J’ai été sidéré de la langue de bois dans l’affaire des journalistes accusés de tentative d’escroquerie et de chantage par le directeur de la Sobragui. Hors micro, beaucoup d’entre nous ont reconnu les pratiques contraires à l’éthique et à la déontologie des mis en cause. Ces derniers sont connus pour leur fait d’armes, mais l’omerta est devenue la règle pour masquer nos tares. Et ces tares sont graves !

Je ne vais pas non plus dénoncer ce qui est un secret de polichinelle à savoir toutes ses histoires de per diem, de “nem nem” ou de “gombo” qui se distribuent à la fin des conférences de presse au vu et au su de tous, au détriment de l’intégrité de l’information. Finalement, nous qui devrions en être les garants, nous la sabordons en premier et nous participons à la désinformation du public. Nous contribuons à altérer les jugements de l’opinion publique alors que notre rôle est celui de lui permettre de faire un choix éclairé.

J’ai lu sur la page Facebook officielle du gouvernement guinéen que la Cellule de communication et les groupes médias privés Hadafo Médias et Evasion signaient un accord de partenariat pour “améliorer l’accès des populations guinéennes aux informations provenant des sources officielles et fiables” par “la diffusion d’interviews et reportages inédits” sur les deux chaînes de télévision.

Un débat s’en est suivi sur le fil des commentaires. Certains y ont vu une avancée, d’autres ont carrément critiqué ce partenariat. Je n’ai pas connaissance du contenu de cet accord de partenariat. S’il consiste à “diffuser des interviews et reportages inédits”, je m’interroge : comment une cellule de communication gouvernementale peut produire de l’information inédite en toute impartialité et de manière neutre? Est-elle à ce moment dans une logique informative ou communicationnelle ? Quel crédit accordé à l’information donnée ?

Je laisse à chacun le soin de répondre à ces questions et de comprendre pourquoi c’est une impérieuse nécessité de distinguer notre rôle d’informateur de celui de communicant. Pour les médias-parties de cet accord, j’estime qu’ils remettent en cause le fondement même de la loi sur l’accès aux sources d’informations publiques. Avaient-elles besoin d’un accord pour permettre à leur public d’avoir accès à ces informations provenant de “sources officielles” ?

Les patrons de médias ont tendance à se laisser distraire. Ou peut-être le font-ils sciemment. Certains, pourtant, sont des professionnels du métier reconnus et appréciés. Mais j’ai l’impression qu’ils se sont laissés rattraper par la vague mercantiliste et amorale qui noie toutes les institutions de cette République. Chers confrères, assurez-vous que ceux qui investissent dans vos médias, le fassent pour la bonne raison et n’ont pas pour unique objectif d’en prendre le contrôle et laminer ce qui nous reste de liberté. Prenez garde messieurs à ne pas tomber dans des offres d’investissement masquées qui conduiront à l’instauration d’un conformisme médiatique voulu et souhaité par des pouvoirs dictatoriaux.

Des sites en ligne aujourd’hui prolifèrent partout sur la toile. Malheureusement leurs initiateurs sont avant tout des entrepreneurs avant d’être des journalistes. Posséder un site d’informations en ligne est devenu une opportunité d’affaires. Lisez, parcourez-les. Vous sentirez le manque de professionnalisme de nos confrères de la presse en ligne qui pour certains ont vendu leur plume au service de la propagande du plus offrant.

Que dire de ces illuminés qui passent leur temps à relayer de fausses informations et entretenir des propos haineux. Que dire de ceux dont les sites sont au service de la communication des partis politiques et qui sont devenus de facto leur porte-plume et leur porte-voix. Que dire de ces sites qui ne manquent certes pas journalistes de talent mais qui, à la lecture de certains de leurs articles truffés de superlatifs et d’éloges à peine masqués ou d’invectives et d’accusations gratuites, dévoilent leurs positionnements partisans. Oui, les médias ont le droit d’avoir une ligne éditoriale dictée parfois par l’idéologie politique à laquelle ils souscrivent. Mais doivent-ils alors s’éloigner des considérations partisanes largement subjectives.

S’il y a une expérience particulière qui m’a marqué durant ma carrière de journaliste, c’est certainement celle de l’émission “Les Grandes Gueules » (GG) de radio Espace que j’ai quittée il y a deux ans. Ne nous comprenant pas au départ, les auditeurs ont finalement approuvé notre démarche et nous avons su imposer cette émission dans l’espace public. Je garde encore de solides amitiés avec les confrères qui forment la bande à Lamine Guirassy et qui tiennent encore le gouvernail des “GG”. Tout comme ceux qui ont quitté le navire comme moi.

Comme l’hebdomadaire satirique, Le Lynx, les “GG” est l’une de plus belles aventures médiatiques de la Guinée. Indéniablement, cette émission aura marqué l’histoire de la liberté de presse et d’expression du pays. Mais aujourd’hui, avec le recul, j’ai le sentiment que les Grandes Gueules se sont éloignées de l’objectif qu’on s’était fixé au départ: celui d’informer et de critiquer en toute impartialité. Et si je m’attarde dans cette tribune sur les GG, c’est parce que j’estime qu’au-delà de l’émission populaire qu’elle est devenue, c’est une institution démocratique qu’elle tente d’ériger. Et on ne saurait laisser les institutions démocratiques courir à leur perte.

J’ai l’impression que mes confrères se sont endormis sur leurs lauriers, s’éloignant dangereusement du cap de la déontologie et de l’éthique. L’émission est devenue plus un espace de communication entre copains et coquins qu’une tribune d’informations avec des analyses pertinentes et décontractées. On y joue plus à la protection d’intérêt et d’amitiés qu’à l’ambition de donner une information objective aux auditeurs. Edwy Plenel, fondateur du célèbre site d’investigation, Mediapart, affirme à juste titre que “des amitiés nous sont interdites”, parce qu’à mon sens, elles peuvent être incestueuses pour le métier que nous pratiquons. Et les Grandes Gueules ont désormais trop d’amis et d’intérêts à protéger au détriment du rôle de contrepoids démocratique qu’elles auraient dû continuer à jouer. Elles peuvent me démentir mais, personnellement, c’est la perception qu’elles me renvoient. Et je l’ai dit à mon ami Moussa Moise Sylla, l’une des voix de l’émission.

Les Grandes Gueules, c’est aussi désormais un tribunal populaire ou les coupables sont jugés et condamnés en public; tandis que l’irrévérence à l’égard des invités le dispute à la cacophonie quand les animateurs se livrent à leur péché mignon : l’empoignade en direct. Comme le clame haut et fort l’un de leurs nombreux jingles, les GG sont très souvent dans la démesure. Et ça, ce n’est pas du journalisme. Nous ne faisons pas de procès, nous exposons les faits. Notre rôle n’est pas de rendre des sentences comme c’est souvent le cas dans l’émission. Les GG se sont peut-être pas le Dadis Show mais certains jours, on n’en est pas bien loin.

Quand on arrive à une certaine forme de notoriété, on s’installe très vite dans l’autosatisfaction. Et de là viennent tous les dangers tant pour nous que pour ceux que nous pensons servir. Les Grandes Gueules doivent sortir de ce sentiment du tout accompli et se remettre perpétuellement en question. Les derniers sondages effectués par l’Association Guinéenne de Sciences Politiques devraient interpeler la direction de la radio et de l’émission. Même en restant premier, le taux de préférence de la radio a nettement chuté entre 2013 et 2015. De 51,2% en 2013, la radio est passée à 16,2% en 2015 en termes de taux de préférence. Soyez premiers mais bon premiers comme toujours en revoyant vos méthodes et en mettant au cœur de votre démarche l’éthique et la déontologie. Vous serez certainement ainsi immunisés contre le syndrome qui a frappé Familia et son émission phare “Société-débats”.

Chers confrères, nous sommes à un moment de l’histoire de ce pays où nous avons besoin d’hommes de valeurs. Des personnes dont on reconnaît l’intégrité et la probité morale. Notre société est déliquescente puisque toutes les valeurs morales sont reléguées aux oubliettes. La chienlit qui règne au sein de la Haute Autorité de la Communication (HAC), l’organe en charge de réguler la presse, est le reflet parfait du délitement de notre paysage médiatique.

Chers confrères, refusons de suivre la tendance, de nous adapter comme le disent les “bons Guinéens”. En moralisant notre travail, en assumant notre rôle avec conviction, nous pourrions peut-être sauver ce qui reste du lambeau Guinée.

Chers confrères soyons ces hommes de valeurs dont notre pays a besoin !

Par Abdourahamane DIALLO, Journaliste

 
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Quand les propos de l'avocat de Toumba à l’endroit du gardes des sceaux fait réagir un compatriote

2017/5/30

Aujourd'hui en Guinée J’ai lu la réplique du porte-parole du pool des avocats du Commandant Aboubacar S. Diakité « Toumba », inculpé dans l’effroyable carnage du 28 septembre 2009 à Conakry au stade du même nom, réplique aux sorties médiatiques du Ministre de la Justice et Garde des Sceaux,
Je suis interpellé par cette sortie excessive de Me Paul Youmba Kourouma, dont la violence va à l’encontre même des intérêts de son client. Or «tout ce qui est excessif est insignifiant» disait Charles Maurice de Talleyrand.

Interpellé aussi par ce vieux débat de serpent de mer, relatif à la Diaspora guinéenne. Si M. le Ministre de la Justice Me Cheick SAKO était « cadre sédentaire » comme le dit Me Kourouma, au lieu d’être importé de la Diaspora guinéenne, il n’aurait pas connu de telles opprobres et insultes, allant jusqu’à mettre en doute son parcours académique. Oubliant que la nomination d’un ministre relève du seul pouvoir discrétionnaire du Président de la République Prof. A.Condé, dont Me Kourouma n’ignore pas le parcours.

Pour l’information du pool d’avocats de M. Diakité Toumba, je me permets, étant membre de l’Association des Cadres et Techniciens d’Origine Guinéenne en France (ACTOG) comme Maitre SAKO, de témoigner que ce dernier est diplômé de l’Université de Montpellier, docteur en Droit, avocat au Barreau de Montpellier depuis plus de vingt-cinq ans. Pour rappel, l’ACTOG a toujours été présente en Guinée chaque fois qu’elle a été sollicitée. C’est l’ACTOG qui a réhabilité le service de radiologie de Donka et Ignace-Deen en 1997 et 1999 ; j’étais le chef de la mission ; l’ACTOG, symbole d’une diaspora agissante, enseignait dans des Universités guinéennes dans le cadre du TOKTEN du PNUD (Transfert de connaissances par les nationaux). Des paroles aussi blessantes à l’adresse de cette Diaspora est désobligeante.

Si on peut ne pas aimer une personne, on ne peut pas lui dénier le sens de son existence. Elles sont nombreuses, des familles guinéennes qui vivent normalement grâce à leurs enfants de la Diaspora. Le mépris affiché pour cette Diaspora est peut-être le cancer dont notre pays doit se débarrasser d’abord, pour amorcer un nouveau défi de sa belle et glorieuse histoire. Une maxime chinoise nous enseigne que « si les enfants d’un pays travaillent ensemble, les montagnes se changent en or ». Mais on ne peut travailler ensemble sans l’observance d’un respect mutuel, d’une tolérance réciproque dans un climat de cohésion sociale et de fraternité.

Hier l’exclusion a fait trop de mal à notre nation ; aujourd’hui, nous devons dépasser ces barrières, clivages et malentendus, pour nous donner la main en vue d’un objectif commun : le bonheur du guinéen qu’il soit « sédentaire » ou de la Diaspora.

Docteur Ben KOUROUMA

 
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Pourquoi les ennemis de KPC vont-ils lamentablement échouer
Au tour de Bathily de parler
« ma société ADS n’a jamais bénéficié d’un marché de gré à gré ni en Guinée, ni ailleurs »
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