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29 Août 2016 - 1h05


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Patronat : Kaba « Guiter » redescend sur terre

2016/8/7

Aujourd'hui en Guinée Le Conseil National du Patronat de Guinée (CNP-G) a organisé dans la matinée du mardi 2 Août une réunion d'informations dans un réceptif hôtelier de la place à Conakry. Une démarche qui avait pour but de taire une fois pour toutes les divergences au sein de l'institution.

D'entrée de jeu, le président par intérim de cette organisation patronale, Sékou Cissé a tenu à mettre les 17 fédérations qui ont pris part à cette rencontre, au bain de la situation qui prévaut au sein de l'institution.

Selon Sékou Cissé, l'objectif de cette réunion était typiquement d'ordre informatif. « Vous savez, le CNP-G, il y a 25 fédérations, et aujourd'hui c'est une réunion que j'ai convoquée pour échanger des informations, pour essayer en quelque sorte de vous donner des informations sur la situation de crise que nous traversons actuellement. Et c'est ça qui a été fait.

Le quorum a été atteint. Parce que sur 25 fédérations, il y avait 17 fédérations qui étaient présentes à cette réunion. C'est pour trouver des voies et moyens pour qu'il y ait une réconciliation de part et d'autre, que nous nous sommes retrouvés aujourd'hui, afin que le CNP-G puisse vivre », a expliqué le président par intérim.

Pour lui, « les statuts sont clairs », le CNP-G « n'est pas une entreprise que vous gérez, donc vous ne pouvez pas dicter et vous ne pouvez pas prendre de décisions unilatérales, en aucun moment. Alors, il faut toujours briefer les fédérations, est c'est ce qui a été fait. Il y a une autre réunion qui est prévue pour le samedi 6 Août. Nous avons travaillé sur le projet de statut. On a pris les mails, on a un draft, donc on va essayer de les proposer», dit-il.

En ce qui concerne le bras de fer qui oppose Sékou Cissé à Mamadou Sylla « Sylla Patronat », le Président intérimaire du CNP-G a expliqué la nature des choses. « Mr Sylla est celui qui m'a emmené en justice. Malheureusement pour lui, heureusement pour moi j'ai gagné le procès et, la Cour a établi son « incompatibilité », en tant que chef de parti politique et en tant que député à l'Assemblée nationale. Il a fait appel à la Cour d'Appel de Conakry le 21 Avril dernier. Le Président de la Cour a demandé de surseoir à la tenue du congrès du 23 Avril. M. Sylla a violé encore une fois cela. Le 28 Avril, la Cour a rendu son « arrêt 171 » qui prenait en compte tout ce qui s'était passé. Aujourd'hui, la légitimité est chez nous. Je suis le président par intérim et c'est par cette prérogative que j'ai en tant que président, parce que c'est moi qui doit convoquer le congrès et c'est ça que j'ai fait maintenant», a justifié Cissé.

À la sortie des différentes réunions initiées par le CNP-G, le président par intérim de cette institution s'attend à une prise de conscience. Aussi, ajoute-t-il, « vous savez c'est un processus de réconciliation. La loi est claire, maintenant nous voulons nous réconcilier », a lancé Cissé à l'auditoire.

Certains participants à la réunion ont tenu à proposer des solutions, afin de mettre un terme à cette crise. L'un des cadres de ce Conseil a ainsi proposé au cas où la réconciliation n'aboutirait pas, la « révocation » de l'ancien président Mamadou Sylla, ainsi que le président intérimaire Sékou Cissé et à la suite de dissoudre le bureau actuel. Parallèlement, il a suggéré la création d'une commission ad-hoc qui aura la charge d'organiser une nouvelle élection qui sera acceptée de tous. Une suggestion qui ne semble pas faire l'unanimité.

Il faut rappeler que le 15 Mars 2016, le TPI de la presqu'île de Kaloum a tranché en faveur de Sékou Cissé dans le feuilleton judiciaire qui l'oppose à Mamadou Sylla. Le TPI a constaté « l'incompatibilité », de ce dernier dans sa fonction de président du CNP-G, pendant qu'il siège à l'hémicycle, et préside un parti politique.

Sylla avait défié la justice, en adoubant Ansoumane Kaba « Guiter », qu'il a porté à la tête de la structure. Avec le processus de réconciliation qui est en marche, avec l'implication de l'Association du Grand Mandingue (AGM), présidée par Laye Sidibé, les membres de l'Institution sont confiants à l'aboutissement de ce processus. Surtout Kaba « Guiter », après avoir épuisé toutes les voies de recours, a compris qu'il faut mettre balle à terre, pour sceller une réconciliation entre les membres de la structure.

L'indépendant

 
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Partenariat Guinée /Maroc : Un complexe moderne et futuriste de formation aux métiers du BPT, d’hôtellerie et de restauration en construction avancée à Nongo

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée Démarrés en début d’année, les travaux de construction du Centre Moderne de Formation Professionnelle en BTP, Hôtellerie et Restauration avancent à grands pas sur le site de Nongo à Conakry. En dépit des caprices de la météo (en ce juillet-août des plus pluvieux) qui freinent le rythme d’évolution des travaux, marocains et guinéens redoublent d’ardeur sur le chantier pour sortir de terre, les gros œuvres de l’infrastructure financée entièrement par la Fondation Mohammed VI pour le Développement Humain Durable.

Sous la maitrise d’œuvre du Groupe Itqane, des ouvriers et artisans ferrailleurs, maçons et machinistes guinéens épaulés par des ingénieurs et architectes marocains aménagent des coffrages, coulent du béton, posent des langrines et dressent des supports de la grande dalle de ce Complexe R+1 devant accueillir dès l’année prochaine, la première cohorte d’étudiants guinéens pour une formation aux métiers de BTP, menuiserie, plomberie… en restauration et dans les sciences de hôtellerie…

Un chantier de tous les espoirs, visité par une mission d’évaluation d’experts marocains dirigée par Mr Bastos, représentant de la Fondation Mohammed VI en compagnie de Mr Majid Halim, Ambassadeur du Maroc en Guinée.

Le volet technique de cette seconde mission d’évaluation a été piloté par le patron du cabinet marocain d’architecture, Loumrhari Rhali, associé à la structure CDS-Guinée, aux représentants des bureaux d’études Tech-Etude du Maroc et SUDEC de Guinée, le tout, sous l’œil vigilant des experts des Bureaux de Contrôle du Projet ‘’Veritas Guinée et Maroc’’ ainsi que du Chef de Cabinet du Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle.

« le chantier évolue bien même si on a accusé un petit retard a cause des problèmes liés à la grande pluie … on est obligé d’adapter le calendrier aux contraintes de la météo… c’est pourquoi, mous avons demandé à l’entreprise de doubler les effectifs et de mobiliser davantage les moyens logistiques pour tenir le délai contractuel » affirme l’architecte marocain, Loumrhari Rhali, en charge du contrôle du chantier de Nongo.

Un constat rassurant qui interpelle et motive davantage le Group Itqane en charge du Chantier de Nongo, conscient de l’importance du complexe en construction, outil essentiel de l’ambitieux programme de promotion et de développement de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle en vue de faire face à l’épineuse question du chômage des jeunes.

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M. Bastos de la Fondation Mohammed VI et l’Ambassadeur du Maroc, Majid Halim en visite sur le chantier de Nongo

Le Centre futuriste en construction abritera des salles de classes, des laboratoires modernes, des ateliers de formation et d’apprentissage, des salles polyvalentes et des bâtiments pour l’administration.

« En dépit des contingences de la météo, l’Entreprise mettra tout en œuvre pour livrer ce Complexe R+1 ‘’clef en mains’’ aux Guinéens, dans les règles de l’art et avec la qualité requise afin de mériter pleinement de la confiance placée en nous » souligne, confiant Farik Najib, Directeur-Projet à ITQANE GROUP. Une vraie course contre la montre est engagée sur le site, constate la mission technique.

«Sur le chantier, les consignes de sécurité sont respectées, les travailleurs sont bien équipés et protégés conformément aux normes édictées…c’est l’objectif zéro accident de travail » se réjouit, M. Bastos représentant de la Fondation Mohammed VI rencontré au sortir de cette seconde mission technique d’évaluation du Chantier.

Distingué récemment à Dakar par Maroc Export et le Groupe de la Banque Populaire pour son implication dans le transfert des compétences et de l’expertise en Afrique, Itqane Group met ici, comme ailleurs, toujours en exergue, le respect des normes, des valeurs et des engagements contractuels. Ce projet appuyé par la Fondation Mohammed VI répond surtout aux besoins de ‘’formation-insertion des jeunes guinéens’’ confrontés aux problèmes de chômage et de la précarité.

« Respect des engagements, partage de l’expertise et du savoir faire, investissements de qualité, formation, insertion et création des emplois décents tel est le socle sur lequel repose nos activités en Guinée » souligne avec conviction le PD-G du Groupe, Kamal Mekouar qui se réjouit pleinement de la marque de confiance placée en son Groupe.
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Réunion technique d’évaluation du projet avec le staff d’Itqane

Sur le site de Nongo, à l’image de ce qui se passe sur d’autres chantiers, Itqane accorde une importante stratégique à la Formation des jeunes aux techniques de finition et sur la pertinence de la chaine des valeurs et des filières afin de valoriser les corps de métiers. « C’est l’approche ‘’chantier-école’’ que nous développons ici et sur tous les autres sites …apprendre à la tâche, transférer l’expertise aux jeunes guinéens pour valoriser les corps de métiers et les artisans locaux » rappelle Farik Najib, Directeur du Projet.

Cette vision innovante de mise en œuvre des projets est partagée et saluée par le département de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et particulièrement par l’Office national de la Promotion de l’Artisanat (ONPA). Kaba Diakité, le patron de l’ONPA, présent sur le site a souligné la pertinence de l’approche chantier école : « c’est une grande opportunité pour nos jeunes artisans maçons, ferrailleurs, menuisiers et machinistes d’apprendre ici, aux cotés des frères marocains…avoir l’expertise et affiner la finition. En plus de l’emploi ponctuel, ils renforcent leurs capacités et acquièrent des compétences…c’est ça qui est salutaire ».

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Quelques engins neufs pour le chantier

Pour relever le défi du délai et de la qualité, la filiale ITQANE BTP ‘’Made In Africa s’est dotée d’équipements de pointe en investissant plus de 5 millions d’euros dans l’acquisition de materiels haut de gamme et d’engins neufs aujourd’hui pleinement opérationnels à Nongo et dans l’autre chantier, celui de la construction de l’Hôpital Mère et Enfant de Sonfonia.

Ibrahima Ahmed Barry, journaliste Consultant.

 
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Environnement : La CPEG à l’écoute des Professionnels de la Filière Bois

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée onakry, le 1er Août 2016. La filière bois rencontre actuellement des difficultés actuellement suite à l’interdiction, le 30 mai 2016 par la ministre de l’Environnement des Eaux et Forêts, de la coupe et le transport du bois sur toute l’étendue du territoire national à travers la lettre circulaire N° 0417.

Malgré ces difficultés- chômage chez les acteurs de la filière, la hausse du prix de bois notamment- la Fédération Nationale des Professionnels de la Filière Bois(FNPFB) a privilégié la voie du dialogue que de porter des gangs pour tenter d’y résoudre en s’adressant à sa structure mère, la confédération Patronale des Entreprises de Guinée (CPEG) en vue de trouver des solutions idoines et pour la Guinée et pour le secteur privé.

C’est dans cette optique que la Fédération Nationale des Professionnels de la Filière Bois a eu une réunion de travail ce lundi 1er août avec le bureau exécutif de la CPEG. Cette réunion qui a été présidée par le Président par intérim et premier vice-président chargé de l’international de la confédération Patronale des Entreprises de Guinée (CPEG), Kerfalla CAMARA visait à écouter les membres de cette fédération membre de la CPEG en vue d’un plaidoyer auprès des autorités du pays.

Ainsi, un tour de table a permis au bureau exécutif de la CPEG d’attendre et comprendre à travers cette fédération les difficultés actuelles liées à la filière bois. En attendant d’approcher les autorités compétentes par rapport à cette situation, Kerfalla CAMARA a salué et apprécié la démarche de la fédération et a invité ses membres au calme et à la retenue.

«Le secteur bois a un problème national en ce moment. La CPEG étant notre structure mère, il faudrait lorsque la filière a des problèmes, qu’on vienne voir la structure pour lui expliquer réellement et concrètement ce qui ne va pas dans le secteur pour qu’ensemble nous puissions trouver des solutions. C’est ce que nous avons fait ce matin » a souligné Ansoumane Camara, président de la FNPFB au sortir de cette réunion de travail, précisant que leur plaidoyer vise surtout à libérer la consommation locale en vue de soulager nos compatriotes.

« Dans les 48 heures, nous prendrons contact avec le département concerné et qui, certainement aura le temps de nous écouter pour qu’ensemble nous fassions des propositions qui puissent à la fois satisfaire la Nation, le gouvernement et le secteur privé guinéen » a promis Elhadj Mansa Moussa Sidibé, vice-président délégué de la CPEG chargé des partenaires sociaux, notant que la coupe du bois est une activité économique qui apporte à l’Etat des solutions pour certaines redevances, taxes…Donc s’il prend dit-il une décision interdisant, il ya une raison que nous chercherons à comprendre. La Fédération Nationale des Professionnels de la Filière Bois(FNPFB) est l’une des vingt fédérations et associations que composent la CPEG, le patronat le plus représentatif de la Guinée.

La Direction de la Communication

 
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Trafic de passeports diplomatiques : Des peines de prison pour 3 prévenus

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée Le Tribunal de première instance de Kaloum, situé dans le centre des affaires de Conakry a prononcé des peines de prison contre 3 cadres de l'administration publique guinéenne ce lundi 25, dans une affaire de trafic des passeports diplomatiques.Les personnes ayant écopé de ces peines de prison sont Mamadou Foula Diallo, cadre du département des Affaires étrangères, Maurice Camara, cadre travaillant au ministère du Tourisme et de l'hôtellerie, Mamadouba « John » Sylla, ancien consul de la Guinée à Abuja Nigeria. Le premier a été condamné à 5 ans de prison par contumace, et les deux derniers, écopent eux de 18 mois fermes d'emprisonnement.

Ce verdict marque l'épilogue dans une affaire qui a défrayé la chronique dans la cité, d'autant qu'elle avait conduit à l'arrestation de hauts cadres du département des Affaires étrangères, dont Mamadouba Diabaté et Boubacar Diallo, respectivement ancien chef de cabinet et secrétaire général dudit département, qui avaient aussi été limogés de leurs fonctions.

Sur la totalité des 9 prévenus dans cette affaire de « faux et usage de faux en écriture publique et complicité », 6 ont été relaxés faute de preuves suffisantes.

C'est à partir du Nigeria que la trace de passeports diplomatiques guinéens avait été retrouvée en 2015, alors que leurs bénéficiaires, qui n'avaient rien des milieux diplomatiques, devaient se rendre au Mexique, pour des raisons inavouées. Ce qui avait donné lieu à l'ouverture d'une enquête, qui a conduit à l'arrestation des 9 prévenus.



L'Indépendant

 
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Président du CNOSC : «Le gouvernement doit se montrer responsable vis-à-vis de la préoccupation des Partis »

2016/8/1

Aujourd'hui en Guinée L’opposition guinéenne tient mordicus à sa manifestation de rue du 04 août prochain. Et comme pour envenimer la situation, le RPG arc-en-ciel aussi multiplie ses sorties et met en garde l’opposition contre toutes manifestations. Récemment, dans une interview accordée à nos confrères d’amainata.com, le président du Conseil National des Organisations de Société Civile (CNOSC), Dr Dansa Kourouma s’est largement prononcé sur cette impasse entre pouvoir et opposition.

Dr Dansa Kourouma a, avant tout indiqué que si les manifestations sont consacrées dans la constitution. Donc, c’est un droit politique en même temps civil.

« Nous avons à faire à une opposition qui demande beaucoup trop et en face on a un pouvoir qui fait la sourde oreille qui ne veut pas dialoguer », a-t-il déclaré.

En suite, il estime que, si le dialogue c’est l’oxygène de la vie politique c’est la seule arme qu’un parti politique d’opposition a pour se faire entendre, en affirment que le débat au parlement « c’est un débat de bas niveau, c’est un débat qui se focalise sur des chapèles politiques et non des problèmes du pays », a dénoncé M. Kourouma. Il indique que c’est difficile de construire un consensus à l’assemblée autour des problèmes qui sont des préoccupations des citoyens à cause des calculs politiciens.

« Une Assemblée Nationale c’est une assemblée qui est à l’image de la diversité nationale par conséquent qui doit poser des actes dans l’intérêt général de la population », a-t-il rappelé.

Poursuivant ses propos, il ajoute qu’alors si le débat au parlement n’est pas un débat qui permet de construire des consensus et d’approfondir les problèmes de la Guinée, d’avoir un contre pouvoir réel sait que le débat va s’inviter ailleurs, c’est dans la rue.

« Nous estimons que les institutions guinéennes doivent faire leur propre diagnostic, leur propre autopsie parce que si l’Assemblée Nationale, ça ne marche pas au sein du parlement, il est difficile de construire un dialogue politique », a-t-il souligné.

« Donc je pense la morosité du dialogue politique, la faiblesse institutionnelle et l’importance qui est donnée au cadre du dialogue politique fait que y a beaucoup de déstabilisation politique dû à ces manifestations », a-t-il avancé.

Il faut reconnaitre, nous avons une population à majorité analphabète, c’est pourquoi les gens ne comprennent pas l’importance d’une manifestation pacifique, parce qu’ils ne lisent pas les lois. Une manifestation pacifique c’est de quitter de point A à un point B, pour brandir des pancartes, faire véhiculer des slogans.

Si les manifestations sont utilisés comme un moyen pour attirer la haine, de s’attaquer à des édifices publiques et privés, comme un moyen de vandaliser, c’est difficile que ça contribue à l’avancée démocratique selon Dr Dansa Kourouma.

Il a affirmé aussi qu’il croit que la classe politique doit choisir d’autres moyens comme le droit de pétition, les meetings ou des villes mortes en indiquant que même les villes mortes y a des incidents, parce que ceux qui l’organisent ont horreur que la ville soit morte, ils veulent plutôt que la ville bouillonne qu’il y est des manifestations et des actes de violences.

« Il faut repenser l’exercice du droit politique en Guinée et pour le faire, le gouvernement doit se montrer très responsable vis-à-vis de la préoccupation des partis politiques », a-t-il estimé.

Pour finir, le président du Conseil National des Organisations de Société Civile a rappelé que le dialogue politique ne doit pas ballonner l’Etat de droit, le dialogue politique ne doit pas constituer un obstacle pour l’application de la loi, le dialogue politique par contre cherche à renforcer l’éthique et à décrisper la situation de la vie nationale.



Safiatou Coumbassa










 
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Être première Dame en Afrique : La réponse de Madame Condé Djénè Kaba

2016/7/31

Aujourd'hui en Guinée J’ai vécu en France pendant de longues années jusqu’en 2010. Ensuite, par le biais du mariage, je suis revenu au pays. En France, je travaillais à pôle Emploi où j’étais conseillère pour les personnes en difficultés et à la recherche d’un emploi.

Avant d’arriver à pôle Emploi, j’ai travaillé pendant huit ans à l’Agence Internationale de la Francophonie, où j’étais chargée de communication et de la publication d’un bulletin technique. Il s’agissait alors de rendre compte du sommet des chefs d’état. Enfin, j’ai passé le concours d’administration en France pour entrer dans la fonction publique. c’est par la suite que j’ai rencontré mon époux et que je suis revenue en Guinée.

Je vois ce statut comme une grande opportunité d’aider les autres, opportunité d’être en phase avec la population. comme vous le savez en république de Guinée les femmes représentent 52% de la population, peut être un peu plus,à leur niveau il ya pas mal de misère donc j’essaye d’être en phase avec elles, les écouter, les aider dans leur quotidien ainsi qu’au niveau des enfants. Donc être première Dame en Afrique, je le vis comme une opportunité pour aider mon prochain.

 
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Guinée : Les habitants de Conakry obligés de vivre avec les ordures au quotidien

2016/7/30

Aujourd'hui en Guinée Les rues de la capitale de la Guinée ont atteint en 2016 un niveau d'insalubrité sans précédent. Jeune Afrique est allé à la rencontre de ses habitants, partagés entre lassitude et exaspération.Il y a peu, tous les slogans et messages sur les panneaux publicitaires ou dans les médias invitaient les Guinéens à la propreté pour se prémunir contre la fièvre Ebola qui a fait 2 500 morts en deux ans. Une fois la transmission de l’épidémie déclarée terminée par l’OMS, voilà que l’insalubrité revient au galop : des montagnes d’ordures poussent partout et s’ajoutent aux eaux stagnantes au milieu des routes boueuses.

La commune de Kaloum, qui abrite la présidence de la République et la plupart des départements ministériels, n’est pas à l’abri. Un travailleur du quartier Sandervalia qui a requis l’anonymat confie avoir dû changer de chemin pour éviter les odeurs nauséabondes qui s’échappent d’une montagne d’ordures obstruant son passage habituel : « Je préfère contourner pour aller au bureau et à la mosquée d’à côté. J’ai également changé de lieu de restauration de peur d’y attraper une maladie », déplore-t-il.


Nous sommes obligés de cohabiter avec ces saletés à nos risques et périls

Même plainte d’un autre citoyen rencontré à Sonfonia, en haute banlieue. Il accuse « le conseil du quartier et l’administration du marché. Les gens paient les taxes, mais les ordures sont toujours là. Elles dégagent une odeur très désagréable et bloquent la circulation. Nous sommes obligés de cohabiter avec ces saletés à nos risques et périls. »

Et les risques sont nombreux, alerte le Docteur Pépé Bilivogui, directeur national de l’hygiène publique : « L’insalubrité a d’énormes conséquences sur la santé. Elle provoque des maladies diarrhéiques comme le choléra, la dysenterie, des infections intestinales et même le paludisme ». Il n’y a toutefois pas de lien entre l’insalubrité et Ebola, transmise entre autres par les liquides biologiques (sueur, sang, sperme) et la consommation de la viande de brousse.

Une pollution d’une ampleur inédite

Dire que Conakry est sale n’est pas nouveau, mais l’ampleur du phénomène cette année est extraordinaire, observent certains volontaires. D’où des initiatives privées d’assainissement, comme celle de Halimatou Dalein, l’épouse du chef de file de l’Opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo. Elle multiplie ces jours-ci les assauts contre les ordures dans les quartiers de Conakry. Certains l’applaudissent, d’autres croient que ce n’est pas désintéressé.

On dirait que la Guinée est devenue le dépotoir de l’Afrique !

« On dirait que la Guinée est devenue le dépotoir de l’Afrique ! Notre initiative est née d’ailleurs de ce constat », précise Amadou Tidiane Bah, responsable médias du réseau « Conakry saine et propre » qui vient d’être créé. Il « vise l’amélioration des conditions de vie des populations de la capitale via la sensibilisation, l’information et l’assainissement ».

Une seule décharge pour 4 millions d’habitants

La politique d’assainissement ne suit pas le rythme de l’accroissement de la population de la capitale guinéenne, analyse Djély Mory Kourouma, secrétaire général de la commune de Kaloum. « L’assainissement est une chaîne, dès qu’un maillon s’arrête, le reste est affecté. L’unique décharge de la Minière a été aménagée alors que Conakry comptait moins d’un million d’habitants. Aujourd’hui, la même décharge est censée recueillir les déchets de quatre millions de personnes. »

Une difficulté qui a mis à mal la bonne exécution du volet assainissement du projet « Filets sociaux productifs » financé à hauteur de 22 millions de dollars par la Banque Mondiale, confirme le coordinateur national, Abdoulaye Wansan Bah : « Nous avons évacué environ 300 000 mètres cubes d’ordures à travers le balayage, l’assainissement et le curage de caniveaux. Nous assumions la collecte et le transport, mais le dépotage n’était pas optimal. La décharge ne peut pas absorber toutes les ordures de Conakry. Or le projet prévoit que les ordures collectées soient forcément dépotées dans les 24 heures dans une décharge aux normes conventionnelles. Les ordures pouvaient rester dans les camions pendant une, voire deux semaines. »

Un nouveau site mis à l’étude

L’État projette d’aménager un nouveau site dans la préfecture environnante de Dubréka. Mais pour y acheminer quotidiennement des déchets de Conakry, distant d’une cinquantaine de kilomètres, il faudrait une route en bon état, prévient le secrétaire général de la commune de Kaloum. Et de pointer du doigt le manque de moyens financiers, une logistique insuffisante et amortie comprenant de vieux camions importés de Chine, sans pièces de rechange. « Quand un camion tombe en panne, on est obligé de prendre les pièces d’un autre pour le dépanner.

Il n’y a pas de montant alloué à l’assainissement dans les communes, mais des prévisions budgétaires. Le Code des collectivités locales prévoit que certaines recettes des départements ministériels reviennent aux communes : les redevances de la pêche traditionnelle, de navigation… Mais la seule compétence scrupuleusement respectée est l’état civil à travers la célébration des mariages et la déclaration des naissances. »


L’insalubrité serait due aussi à l’incivisme de certaines personnes qui profitent des grandes averses qui s’abattent en ce mois de juillet sur Conakry pour se débarrasser nuitamment des ordures ménagères en les jetant sur le passage des eaux de ruissellement. Ce serait l’une des causes des inondations qui ont coûté la vie en 2015 et cette année à dix personnes.

Diawo Barry
JA

 
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La Guinée obtient 7.200 places pour le pèlerinage 2016 à la Mecque

2016/7/30

Aujourd'hui en Guinée L'Arabie Saoudite a accordé 7.200 places à la Guinée pour le pèlerinage sur les lieux saints de l'Islam cette année, a-t-on appris de source officielle ce jeudi.Le premier convoi de pèlerins guinéens devra quitter Conakry le 17 août prochain, rapporte la même source.

C'est la compagnie nationale turque, Turkish Airlines, qui a été affrétée pour acheminer les pèlerins vers la Mecque.

Chaque candidat au pèlerinage devra débourser 39,8 millions de francs guinéens (près de 4.000 euros) pour le voyage.

Entre 2014 et 2015, la Guinée se voyait interdire de pèlerinage à cause de l'épidémie d'Ebola qui a fait des ravages dans le pays, causant le décès de plus de 2.000 personnes.

Xinhua

 
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Le secrétaire général aux Affaires religieuses appelle les acteurs politiques à privilégier le dialogue

2016/7/30

Aujourd'hui en Guinée (Xinhua)Le secrétaire général aux Affaires religieuses du gouvernement guinéen, Abdoul Karim Dioubaté, vient de lancer un appel aux acteurs politiques, afin qu'ils mettent en avant les vertus du dialogue, à moins d'une semaine du démarrage des manifestations de rue projetées par l'opposition.

Le secrétaire général aux Affaires religieuses qui s'est exprimé sur les antennes des médias d'Etat vendredi, a mis l'accent sur la nécessite de privilégier la concertation, et de ne pas céder aux démons de la division.

M. Abdoul Karim Dioubaté a invité les chefs religieux à sensibiliser leurs fidèles dans leur sermon, afin que la paix soit préservée dans le pays.

Cet appel intervient à moins d'une semaine de la manifestation de rue prévue pour le 4 août prochain, par l'opposition, qui entend ainsi protester contre le gouvernement actuel.

En prélude à cette manifestation de rue du 4 août, qui selon les opposants ne sera que le début d'une série d'actions de désobéissance civile qui vont suivre durant les semaines à venir, des appels à l'apaisement, comme celui lancé par le secrétaire général aux Affaires religieuses se multiplient dans le pays.

La société civile aussi a invité les acteurs politiques au dialogue et à s'abstenir de tout acte susceptible de compromettre la paix sociale.

 
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Palais de la Jeunesse et de la Culture: Moustapha Naïté s’active pour la réalisation

2016/7/30

Aujourd'hui en Guinée Lundi 26 juin dernier, dans l’après-midi, le ministre de la Jeunesse, Moustapha NAITE a reçu en audience, en compagnie du Directeur National des infrastructures, la société Espagnole Levantina Ingeniera Y construction basée à Valence, pour la signature du protocole d’accord sur l’élaboration du plan architectural du palais de la jeunesse et de la culture ainsi que la recherche du financement pour sa réalisation.

Cette délégation conduite par Monsieur Rodriguez a manifesté tout d’abord, son enthousiasme suscité par les études sérieuses de faisabilité réalisées pour la construction de cet édifice gigantesque et innovant qu’est le palais de la jeunesse et e la culture.

Ensuite, elle a porté à la connaissance du cabinet du Ministre, des infrastructures de belle facture qu’elle a réalisées en l’occurrence le palais des arts de Valencia et tant d’autres à travers le monde.

Le ministre NAITE, pour sa part a commencé par marquer son optimisme pour l’établissement de ce partenariat pour l’épanouissement de la jeunesse guinéenne dont son département a la charge.

Dans le même ordre d’idées, il s’est dit très heureux de rentrer dans cette collaboration qui s’annonce comme une belle aventure susceptible de répondre aux aspirations des jeunes qui en ont tant besoin.

Très satisfait du professionnalisme de la société Espagnole au regard de sa démarche et de ses œuvres, monsieur NAITE, a souhaité que le premier document soit disponible avant la prochaine session parlementaire c’est-à-dire en moins de trois mois.

La rencontre a pris fin par l’échange et la signature du document par les deux parties.
En définitive, force est de reconnaître que des démarches très sérieuses et professionnelles, entourent la réalisation du projet du palais de la jeunesse et de la culture annoncé pour la promotion de la jeunesse et de la culture guinéenne.


C.C.G


 
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La légitime défense ne peut être assimilée à la vengeance (Par le juge Mohamed Diawara)

2016/7/29

Aujourd'hui en Guinée La légitime défense l’une des causes d’irresponsabilité pénale, trouve son fondement dans les articles 59 et 320 du code pénal guinéen de 1998.Elle empêche que soit engagée la responsabilité pénale de l’auteur bien que l’infraction commise soit constituée dans tous ses éléments à savoir :

L’élément légal (les dispositions du code pénal et textes annexes).

L’élément matériel (le fait d’agir pour accomplir un acte).

L’élément moral (l’intention coupable).

Face à une cause d’irresponsabilité pénale notamment la démence (la maladie mentale), l’état de nécessité (qui consiste à autoriser une action illégale pour empêcher la réalisation d’un dommage plus grave), les juges a priori constatent qu’une infraction a bel et bien été commise, puis conclut que l’auteur de ladite infraction n’est pas juridiquement coupable ce qui signifie que l’intéressé n’est ni déclaré coupable ni bien sûr condamné.

Il s’agit plus précisément d’un fait justificatif, si nous voulons une cause d’irresponsabilité liée à l’infraction elle-même et non à son auteur.

En effet ; la notion de légitime défense s’applique lorsqu’ une personne agressée n’ayant pas d’autres choix fini par se défendre. Elle s’applique aussi bien aux individus qu’aux États.

Entendons par légitime défense comme l’autorisation légale de faire cesser une agression immédiate et injustifiée contre soi-même , à autrui ou à ses biens, ou encore pour interrompre l’exécution d’un délit ou d’un crime à l’encontre d’un bien par des moyens en d’autres cas interdits.

A propos l’article 320 du code pénal guinéen de 1998 dispose : « Est présumé agir en état de légitime défense, celui qui commet un homicide, porte volontairement des coups ou faits des blessures soit en repoussant, pendant la nuit, l’escalade ou l’effraction des clôtures, murs ou entrées d’une maison, d’un appartement habité ou de leurs dépendances, soit en se défendant contre les auteurs de vols ou de pillages exercées avec violence.»

Il ressort du présent article que la personne en état de légitime défense est pénalement irresponsable de ses actes. Elle ne doit pas être sanctionnée par la justice.

Ce faisant, trois(3) critères sont à observer :

-Premièrement l’acte nécessaire: Il n’y a aucun autre moyen de se soustraire au danger ou de commettre l’acte pour se défendre, défendre une personne ou ses biens.

-Deuxièmement la simultanéité: La riposte doit être immédiate, donc en matière de légitime défense, on ne doit pas agir par vengeance ou dans le but d’anéantir l’agresseur en fuite.

Rappelons que la légitime défense est une notion mal comprise et surtout mal assimilée par bon nombre de personne mais qu’il ne faut surtout pas confondre avec la vengeance c’est pourquoi, nous avons trouvé opportun de préciser que ces deux(2) notions (la légitime défense et la vengeance) se séparent fondamentalement elles ne sauraient être les mêmes loin s’en faut. Si la légitime défense fait partie des circonstances qui justifient ou légitiment une infraction, la vengeance quant à elle ne peut l’être. Un exemple pratique en la matière, tirer son agresseur dessus alors que ce dernier est en train de se sauver n’est plus un acte de défense mais une réaction guidée dans l’optique de se faire justice donc de vengeance. Puisque personne n’a le droit de se faire justice soi-même, l’auteur de la vengeance est sans nul doute sanctionné par la justice ce faisant, en aucun cas la légitime défense ne peut être assimilée à la vengeance.

Cette précision vise surtout à distinguer la légitime défense de la vengeance (le fait de se faire justice soi-même), deux(2) notions qui méritent d’être distinguées pour éviter les malentendus, les approximations, voire les erreurs judiciaires.

-Troisièmement la proportionnalité de la riposte à l’agression : Il ne doit pas y avoir d’excès dans la riposte.

La légitime défense ne saurait être retenue lorsqu’ en réponse, un agresseur non armé aura été tiré dessus à bout portant par la victime.

En sus de ces trois(3) critères, l’attaque contre soi-même ou autrui doit également répondre à trois conditions:

1 –Etre actuelle : le danger est imminent ; l’agression et la riposte doivent être concomitantes c’est-à-dire dans une même unité de temps. Dès lors qu’un temps plus ou moins long s’est écoulé entre l’attaque et la riposte, on ne saurait parler de la présence du danger. Rappelons de nouveau que la fuite de l’agresseur exclut la notion de légitime défense.

2-Etre injustifiée : Il ne saurait y avoir agression si l’acte est juste, c’est-à-dire autorisé ou ordonné par la loi. L’usage de la force par une personne peut être justifié. En guise d’illustration, la riposte aux forces de police qui font usage de force nécessaire pour le maintien d’ordre pendant une manifestation ne peut être assimilée à la légitime défense.

3-Etre réelle : l’agression ne doit pas être putative, c’est-à-dire, les objectifs de l’agresseur étant univoques, l’agression doit exister de manière certaine.

Cependant, la légitime défense est admise en cas d’agression naturellement apparente et vraisemblable. Seule une agression imaginaire est exclue en la matière.

La légitime défense s’applique également aux atteintes aux biens. Les conditions d’application restent et demeurent les mêmes, excepté l’homicide volontaire qui n’est en aucun cas légitimé dans la défense d’un bien.

Si concernant la défense des individus, la loi dispose d’une présomption de proportionnalité en faveur de la victime de l’agression, il appartient à la personne demandant le bénéfice de la légitime défense des biens de prouver que sa riposte était bien mesurée par rapport à l’agression.

La légitime défense ne peut être admise en matière d’atteinte aux biens que lorsque l’acte commis a pour objet d’interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit.

Cependant, l’appréciation du caractère nécessaire et proportionné de la riposte appartient souverainement aux juges du fond.

Ne peut être considéré comme proportionné le fait de blesser en tirant dessus à balle réelle un individu qui tentait de voler des galettes ou des bonbons.

Quant à la question de la preuve de la légitime défense, le principe est que la charge de la preuve incombe à la partie poursuivie. Celui qui invoque le bénéfice de la légitime défense doit démontrer les conditions d’existence de celle-ci.

La responsabilité pénale de la personne ne peut être retenue pour les atteintes qu’elle a pu elle-même causer en état de légitime défense pour ce faire, le pouvoir d’utiliser la force ne peut se réaliser que de manière proportionnelle, pour repousser une agression injuste, actuelle ou imminente, contre une ou plusieurs personnes.

Mohamed DIAWARA

Juge d’Instruction de Kérouané

Tel : 624094909


 
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Consommateur averti :Pourquoi bouder ces « cubes magiques »

2016/7/20

Aujourd'hui en Guinée Pour avoir survolé l’excellent livre de de Michel Pollan titré « Nutrition, mensonge et propagande », j’ai pris la résolution de bouder ces bouillons devenus irremplaçables dans nos repas, mais qui, au grand dam des médecins nutritionnistes, flattent plus nos palais qu’ils ne contribuent à notre santé. Voilà qui ajoute à la certitude déjà partagée que la table tue plus que la guerre.

Et il faudra bien l’admettre en faisant preuve de bons sens pour choisir ce qui est indispensable pour nos précieuses vies. Comme à la bonne époque des traditions alimentaires saines qui ont permis à nos anciens de se régaler sans risque et de faire des vieux os sans perdre une dent.

Les bonnes recettes de grand-mère sont reléguées au recoin des cuisines si elles ne sont pas du reste oubliées, en tout cas, enterrées par les sirènes d’une féroce publicité à la vanité de ces cubes qui apportent des compléments essentiels et indispensables d’ « une cuisine moderne », les petits cubes ont fait une percée sans égale jusque dans le fin fond des marchés villageois.

Là même où, il était de tradition que pour inciter un chat à manger du riz fade, il suffisait de lui passer au nez un peu de beurre de vache et le tour était joué ! Et par nos temps, ce goût immodéré pour les stimulateurs de goût n’est pas sans rappeler le coup du chat.

Avec cette différence notable que la composition de ces derniers alimente des doutes et des appréhensions qui méritent d’être connus des consommateurs. Pour mettre toute la chance de leur côté, les promoteurs de ce marché tentaculaire visé et réussi à aguicher la couche féminine. Et leur force de pénétration s’est forgée sur l’engouement des femmes qui ont non seulement pris un relais tel en admettant pour ainsi dire que les condiments traditionnels feraient vieux jeu, et impropres à la « civilisation ». Gravissime erreur d’appréciation s’il en est, car ne sont certainement par ceux-là- herbes, racines et feuilles parfumantes par nature à quoi s’ajoute la poudre de néré-qui seraient bons à jeter à la poubelle.

De ce point de vue, les premiers à s’en convaincre sont les victimes de ces maladies qualifiées de non transmissibles, quoiqu’incurables que l’on évoquera plus tard. Ils sont de plus en plus nombreux et ont compris-a posteriori- les messages de préventifs que les médecins nutritionnistes ont toujours tenté de faire passer sur une consommation avisée, donc sans risque. Entre autres, les méfaits des graisses, du sucre, du sel et de ces adjuvants de synthèse qui foisonnent dans nos marchés. Avec peu de réussite il est vrai, mais le corps médical garde las initiatives dans ce sens.

Ces patients ont aussi en commun des régimes alternatifs et une discipline bien établis. Pour l’anecdote, il n’est donc pas fortuit que jadis considéré comme aliment pour pauvre, le fonio a fait sa revanche pour devenir cet aliment sélect et désormais hors de portée. Et c’est aussi pour cette raison que le riz du pays a de la cote, en ceci que le riz blanc n’est pas particulièrement indiqué pour la santé.

Preuve que les scientifiques marquent leur intérêt sur la problématique, au terme d’une analyse la consommation de riz sur 350 000 patients en 22 ans, étude parue dans le British Medical Journal a révélé que le riz blanc est un sucre rapide qui peut provoquer le diabète de type 2. Notez tout simplement pour commencer qu’une tasse de riz blanc déjà si riche en amidon, représente 200 calories. Arrosé de sauce « magique », ce repas pourrait causer des dégâts à la longue ; et il en sera de même pour celui ou celle qui raffole d’une soupe à la même saveur et régulièrement accompagnée d’un morceau de pain salé. En mot, dites –moi ce que vous consommez, je vous dirais le risque que vous faites planer sur votre organisme…. Tant alors qu’à se doter d’une âme de consommateur averti pour choisir raisonnablement ce qui est à mettre sous la dent.



Dossier à suivre

 
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Le Consulat Général de Guinée à Djeddah : La détresse déclarée, mieux vaut tard que jamais ?

2016/7/20

Aujourd'hui en Guinée La capitale économique saoudienne Djeddah, est par excellence une ville sanctuaire qui a abrité depuis belles lurettes, les ambassades des pays accrédités jusqu’à leur délocalisation pour Riyad. Sa situation géographique fait d’elle une ville stratégique entre Les Deux Villes Saintes de Makkah et de Médine où les opérations du Hadjj et de la Oumra sont d’un intérêt important pour les fidèles musulmans.

Le Consulat Général de Guinée à Djeddah, une institution au service des citoyens guinéens résidents et non résidents pour les activités du pèlerinage, est un patrimoine bâti de l’Etat guinéen qui existe depuis 1963. Situés à Ruwaiss, un quartier vétuste en pleine mutation, les bâtiments de cette institution consulaire guinéenne sont une désillusion totale pour tout visiteur.

Sa dégradation très avancée va des murs fissurés et décarrelés aux installations électriques exposées par endroits en pleins bureaux. Cette réalité visible à première vue d’oeil, n’épargne ni la cour et les bureaux, ni la résidence du Consul Général SEM Mohamed Lamine Condé. En dépit des efforts louables de commodité conférés à l’intérieur des bureaux, les fondements de la structure des bâtiments ne tiennent plus.

Pour mémoire , trois inondations sans précédentes avaient endommagé les locaux du Consulat Général et de l’Ecole Guinéenne Internationale de Djeddah, congédiant ses pensionnaires pour plusieurs jours sans travailler. Cette réalité que vivent ces deux institutions guinéennes, est un secret de polichinelle.

Plus d’une dizaine de ministres guinéens, dont certains encore en postes sont imprégnés de cette situation chaotique qui déshonore la République de Guinée qui fut l’une des premières nations à ouvrir sa représentation diplomatique et à s’investir dans la plaine de Arafat en terre saoudienne.

Les images néfastes de cet édifice ( arrêt sur images ) fréquentés par des dizaines de hauts guinéens et étrangers qui se relaient chaque année, interpellent de toute urgence les autorités gouvernementales via la cheffe de la diplomatie guinéenne SEM Makalé Camara, à sauver ce patrimoine bâti de l’Etat guinéen. Il temps, grand temps d’agir, car ‘’ une plaie qu’on néglige finira sans nul doute par la gangrène ‘’

Ousmane TRAORE
Ecrivain journaliste.
Directeur Général de l’EGIR
Pour AEG depuis Djeddah.

 
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Jusqu’à preuve du contraire:Après le ramadan, le ramdam ?

2016/7/20

Aujourd'hui en Guinée « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».Un aphorisme qui tirerait son origine de l’attitude d’un barbier pour le moins futé. Il aurait écrit sur une pancarte placée devant sa porte : « demain on rase gratis ». Mais notre bonhomme, assurément très près de ses sous, l’y laissait tous les jours.

Résultat ? Le client qui, le lendemain du jour où il avait lu la pancarte, venait se faire raser ou couper les cheveux et qui s’étonnait de devoir quand même payer, s’entendait répondre : « oui, mais il y a écrit que c’est demain que c’est gratuit ».

Comme il l’avait promis, le président Alpha Condé, après sa réélection, a nommé un Premier ministre et les autres membres du gouvernement librement, en refusant de se plier à une quelconque pression de son parti ou de ses alliés. Après des grincements de dents du côté du RPG/AEC, et des critiques contre le népotisme et le copinage qui auraient prévalu au choix de certains, la nouvelle équipe a suscité de l’espoir.

Sept mois plus tard, ce serait un pur euphémisme d’affirmer que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Au fil du temps, les observateurs – y compris les plus complaisants - sont arrivés à cette conclusion : avec cette dernière fournée ministérielle il n’y a pas d’équipe, pas de plans, pas de cohésion. Notamment par la faute d’un Premier ministre inhibé qui semble comme perdu dans son rôle de coordination et d’impulsion de l’action gouvernementale.

« L’administration est affaire de technique et le gouvernement affaire de personnalité » (A. Siegfried). Mamady Youla illustre aujourd’hui parfaitement ces propos. La conséquence ?Une gouvernance qui hésite, bafouille, hoquette, manque de clarté et d’intelligibilité. Autrement dit, l’embrouille érigée en système de gouvernement. Pour rester juste, il faut quand même reconnaître qu’il a réussi une prouesse : Il est arrivé à nous faire regretter l’insipide Saïd Fofana. Triste, mais incontestable exploit.

Fini le Ramadan, voilà que le pays – notamment Conakry la capitale – s’attend, non sans inquiétude, à la reprise annoncée des manifs d’une partie de l’opposition (la plus significative en termes d’électorat et de mobilisation). Il est fort à craindre que là également le Premier ministre, censé mener le dialogue politique et social, ne soit pas à la hauteur pour désamorcer la crise avant la date fatidique. Comme ce fut le cas avec la dernière menace de grève des syndicats, où il aura fallu une intervention in extremis du parlement pour amener ceux-ci à de meilleurs sentiments.

Les propos que l’on entend dans certains QG ne sont pas de nature à calmer les appréhensions.

Comme ceux faisant allusion à une éventuelle contre-manifestation de la part du parti présidentiel. Les tenants de ce scénario n’en perçoivent certainement pas le danger, alors que cela ne pourrait que faire l’affaire des leaders opposants. Plus les débordements et autres troubles seront importants, plus ils se frotteront les mains : c’est surtout le pouvoir qui en pâtira (image écornée, perturbation des activités économiques génératrices de recettes, etc.).

En attendant, on croise les doigts. Après le Ramadan, le ramdam ?

Jusqu’à preuve du contraire

Top Sylla

 
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Fête de Ramadan : Le Pr. Condé appelle à la paix, la concorde et l’unité nationales

2016/7/7

Aujourd'hui en Guinée Sékhoutouréya, 6 juillet 2016 - La Guinée à l’instar de ses coreligionnaires du monde, a célébré ce mercredi 6 juillet 2016 l’Aïd-el-fitr qui marque la fin du mois de Ramadan.Le Président de la République, le Pr Alpha Condé, a partagé ce moment de dévotion avec les populations de Kaloum au Palais Sékhoutouréya, dans la plus grande ferveur. On notait également la présence des membres du gouvernement, les membres du Cabinet présidentiel et plusieurs autres personnalités du pays.

A l’occasion, Elhadj Mamadou Saliou Camara, Grand Imam de la Mosquée Fayçal a axé son sermon sur la paix, l’unité nationale, la concorde, comme l’indique le Saint Coran. Le Grand Imam de la Mosquée Fayçal, qui a invité les fidèles musulmans au respect des préceptes de l’Islam, a fait comprendre que l’entente des Guinéens est un facteur indispensable pour le développement du pays. Il a également invité les populations de Conakry à une prise de conscience collective pour faire face au problème récurrent de l’assainissement.

Après s’être acquitté de son devoir religieux, le Président Alpha Condé a souhaité que la paix et la quiétude continuent en Guinée afin que le pays puisse poursuive sa marche en avant vers le développement.

« Grâce à Dieu nous avons terminé le mois de Ramadan dans la paix et la quiétude et nous souhaitons que cette paix et cette quiétude continuent. Car après deux années difficiles d’Ebola, la Guinée a repris sa marche en avant. Une des preuves de cette avancée, c’est qu’après avoir été privé du pèlerinage pendant deux ans, nous allons le faire cette année et je dis au peuple de Guinée de garder espoir. Car après l’orage, c’est le beau temps.

Nous avons connu des difficultés, mais le beau temps a commencé. S’il plait à Dieu, j’affirme au peuple de Guinée que notre pays a repris sa marche en avant et progressivement nous allons répondre aux attentes des populations concernant l’emploi des jeunes et d’autres programmes », a indiqué le professeur Alpha Condé avant de souhaiter bonne fête aux fidèles musulmans.








Le Bureau de Presse de la Présidence

 
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Beijing : Les journalistes guinéens à l’école du développement des médias chinois

2016/7/7

Aujourd'hui en Guinée Beijing, 07 juillet 2016, ouverture du séminaire sur le développement des médias chinois. Ils sont une trentaine de journalistes guinéens venant des médias d’Etat et privés à y participer. Il est organisé par l’Institut des Recherches et des Formations de l’Administration d’Etat, de la Presse, de la Publication, de la Radio, du Film et de la Télévision (RPC).

Sous le thème ‘’ Coopération médiatique : un nouveau chapitre de l’amitié bilatérale, ce séminaire de trois semaines s’avère une opportunité réelle de rapprochement et de consolidation des liens d’amitié et de coopération entre les peuples et gouvernements des deux pays.

Prononçant son discours de circonstance, M. Ismael Fanta Traoré, inspecteur général du ministère de la Communication et chef de la délégation guinéenne s’est réjouit de l’initiative du peuple et du gouvernement chinois à consolider les acquis de coopération entre les deux Etats à travers les médias.
Fier de l’état de cette coopération, l’inspecteur général du ministère de la Communication a plaidé pour le renforcement de la coopération entre les médias guinéens et chinois. Ceci, pour mieux informer les populations des avancées de la coopération mais aussi et surtout des efforts inlassables du gouvernement chinois pour le développement de la Guinée. À titre d’exemple, il a évoqué la construction du siège de la RTG Koloma, du barrage hydroélectrique de Kaléta et de l’hôtel Kaloum etc.

Président la cérémonie d’ouverture, M. Lv Songhan, directeur général de l’Institut des Recherches et de Formations s’est aussi félicité de la nature des relations d’amitié et de coopération entre les deux peuples. Visiblement très content, il est revenu sur l’historique des bonnes relations entre les deux Etats. « La Guinée est le premier d’Afrique au sud du sahara a noué des relations d’amitié et de coopération avec le gouvernement chinois il y a de cela 50 ans. Et je suis fier de dire aujourd’hui que cette relation se porte très bien. La Guinée et la Chine se soutiennent sur toutes les questions internationales… »

Par ailleurs, M. Lv Songhan a formulé l’espoir de voir cette relation s’intensifiée grâce à une coopération bilatérale entre les médias chinois et guinéens. « J’ose espérer que ce séminaire va ouvrir une opportunité pour non seulement intensifier nos relations mais aussi et surtout, faire connaitre nos réalités sociales et économiques à nos différents peuples. »

A rappeler que ce séminaire est organisé grâce au soutien du ministère chinois du Commerce dans l’enceinte de l’Institut des Recherches et des Formations de l’Administration d’Etat, de la Presse, de la Publication, de la Radio, du Film et de la Télévision (RPC)à Beijing.

Bernadette Condé & Aboubacar Condé
Envoyés spéciaux en Chine


 
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L’Aïd el Fitr : Le souhait de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

2016/7/7

Aujourd'hui en Guinée La Cellule de communication du RPG- Arc-en-ciel souhaite une très bonne fête de Ramadan au Président de la République le Professeur Alpha CONDE, aux militants du Rpg-arc-en-ciel, à toute la classe politique guinéenne ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée.

Puisse Allah le Tout Puissant récompenser nos jeûnes et nos prières par la paix, l’unité et le progrès pour notre pays.

Amen!

La cellule de com du RPG-Arc-en-ciel

 
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L'Association Plus Jamais d’Agression Contre le Peuple de Guinée écrit à la CPRN

2016/6/30

Aujourd'hui en Guinée A Messieurs les Co-présidents de la
Commission Provisoire de Réconciliation Nationale;Messieurs,L’Association des victimes de l’Agression du 22 Novembre 1970, agréée sous le nom « Association Plus Jamais d’Agression contre le Peuple de Guinée » se fait, comme toujours, le devoir ultime de vous apporter ses observations à travers cette lettre qui succède à celles du 3 Août, 28 Août 2015 et du 13 Mai 2016, restées sans réponse.

Nous considérant comme partie prenante à toute entreprise de réconciliation nationale parce que souffrant encore de la perte de nos parents et amis lors de l’agression ignoble du 22 novembre 1970, nous avons forcé notre présence à l’atelier de restitution du CPNRN, le 31 Mai 2016 à l’hôtel Riviera, à laquelle vous aviez refusé de nous inviter, malgré toutes nos démarches.

C’est alors que nous avons compris pourquoi vous refusiez de nous associer à la mission de réflexion que le Chef de l’Etat, le Président Alpha Condé, vous a confiée.

En ne prenant, par exemple, que les contentieux de la première République, Vous n’avez eu qu’un souci: restreindre la notion de victimes aux seules personnes qui s’affirment de celles de la Révolution et s’agitent depuis le 3 avril 1984, toujours soutenues et financées par des organisations internationales qui avaient pourtant condamné cette invasion de la Guinée à l’époque, en raison des centaines de mort, de blessés et des dégâts matériels énormes. C’est pourquoi, pour vous et vos experts, les morts et blessés de cette opération criminelle ne sont pas des victimes ; ils ne méritent aucune pitié, aucun geste compatissant. La preuve ? Malgré toutes les démarches auprès de vous et de vos experts, votre commission n’a jamais daigné à notre sollicitation. C’est pourquoi aucun rapport, même d’expert, ne les mentionne.

Nous avons compris, après avoir écouté les différents résultats présentés, que vous teniez à faire plaisir aux bailleurs de fonds dont la plupart des pays étaient impliqués dans les opérations de déstabilisation dénoncées sous la Première République, opérations qui expliquent en partie la situation catastrophique dont la Guinée a du mal à se tirer des conséquences désastreuses.

Nous avons alors compris pour quelle raison vous n’avez collaboré qu’avec des citoyens partisans ; ceux qui n’avaient en commun que leur hostilité haineuse contre le régime politique de l’époque. En effet, Vous n’étiez entourés, majoritairement, que par des éléments qui se disent pour la plupart victimes de la 1ère République contre laquelle ils gardent injustement une antipathie viscérale.

Nous avons dès lors compris pour quoi les conditions sine-qua-non d’une réelle réconciliation des filles et fils de Guinée ne pouvaient être prises en compte par votre commission. Heureusement que votre mission n’était que provisoire et qu’elle est même terminée

Peut-on parler, par exemple, des deux types de victimes de la première République sans exiger la déclassification des dossiers relatifs aux contentieux franco-guinéen depuis les années 1950, totalement différents des autres contentieux pour lesquels vous appliquez la même approche. Or, il n’est fait nulle part allusion, dans les documents exposés le 31mai 2016 à cette condition incontournable pour faciliter la distinction entre les traitres et les victimes de la répression. A notre entendement, c’est quand les archives conséquentes seront obtenues que notre pays sera dans la dynamique historique et logique de la réconciliation nationale pour la période 1958-1984.

C’est le lieu de noter un fait non moins important constaté et abondamment suscité à cet atelier de restitution : l’absence, très remarquée, de l’Ambassade de France en Guinée, en particulier celle de Monsieur l’Ambassadeur qui faisait partie des invités officiels; ce diplomate est pourtant presque présent dans toutes les activités importantes de la Guinée.

Est-ce du fait que le sujet suscité (la déclassification des archives françaises su-précisées) aurait été évoqué avec insistance, ce qui le génèrerait énormément?

On se souvient, en outre, de sa présence active avec le représentant de l’UE et le Ministre des droits de l’homme lors des activités de ceux qui se disent « victimes » du camp Boiro, le 25 janvier 2016 à Conakry. Ce fait choquant devrait être stigmatisé par tout vrai patriote d’autant que la réconciliation n’est pas encore faite :

les Allemands, les Français, les Sud-Africains, les Italiens, etc. accepteront-ils que des ambassadeurs de pays étrangers, en particulier ceux des pays africains, défilent dans une de leurs villes pour soutenir une catégorie de leurs ressortissants qui auraient une cause à défendre ?


La coopération, oui, mais dans le respect de notre souveraineté. Et ce n’est pas parce que certaines puissances nous aident que nous devons tout accepter d’elles. On ne peut pas réconcilier quand on prend parti. En principe, la réconciliation n’étant pas faite, aucune structure nationale, à plus forte raison une ambassade étrangère ne doit soutenir un camp, à moins d’être complice de ce camp.

Messieurs les co-présidents,

Nous avons agréablement apprécié une remarque faite dans la salle par un cadre connu pour son courage et son honnêteté intellectuelle ( et que vous avez manqué d’associer à vos travaux de réflexion à cause de cela) : l’intéressé a rappelé qu’il avait fait remarquer aux experts bien avant qu’ils ne s’attellent à leur travail que la très grande majorité des Guinéens tient à la vérité sur le passé de leur pays et un débat national public contradictoire sur ce passé. Or, dit-il, les statistiques exposées dégagent qu’une majorité des Guinéens consultés exige la vérité et des auditions publiques sur le passé récent de la Guinée

Ainsi, sans débat public contradictoire la grande majorité des Guinéens n’adhérera pas à une réconciliation nationale définitive.

Enfin, vous avez eu tendance à ignorer les nationaux dont certains ont réalisé d’excellents travaux sur l’étude critique des causes de violence en Guinée depuis 1958, en faisant recours à une expertise étrangère qui aborde le problème de la réconciliation en terme de statistique et non sociopolitique, parce que ignorante des faits à l’origine des conflits..

Nous serons heureux que les autorités compétentes, puisque votre mission est terminée, tiennent compte de ces observations tout en définissant clairement leur vision sur la notion de victimes et de bourreaux.

Tout en restant fermement convaincus que la réconciliation passera obligatoirement par un débat public contradictoire sans tabou, si les Guinéens la veulent définitive, nous réitérons notre volonté de participer positivement aux différents travaux qui seront ultérieurement organisés.

Veuillez agréer Messieurs les co-présidents, l’expression de nos sentiments distingués.

Le Président

Yacouba CAMARA

Association Plus Jamais d’Agression
Contre le Peuple de Guinée
« APAC-GUI »

Contacts: 656 67 02 88
631 14 46 93
628 72 16 29

Conakry, le 10 Juin 2016

 
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Guinée : Des attaques visant les moyens de transport se multiplient dans les provinces

2016/6/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY, (Xinhua) -- Les attaques perpétrées vers l'aube ce lundi par des coupeurs de route, armés de fusil, contre deux véhicules de transport en commun, dans la préfecture de Mamou, située à 260 kilomètres de la capitale, ont fait des blessés, a-t-on appris de source sécuritaire.

Ce sont deux taxis transportant des passagers, qui ont été la cible des attaques, dont les auteurs circulaient à bord de motocyclettes. Ils ont emporté les biens des passagers lors de ces braquages qui sont soldés par des blessés, a rapporté la source.

A noter que le premier véhicule fut attaqué sur la route nationale reliant les villes de Mamou et Faranah, séparées par une distance de 182 kilomètres. Quant à la seconde attaque, elle s'est déroulée entre Mamou et Dalaba. Tout porte à croire que les agresseurs qui étaient semble-t-il armés de fusils automatiques, soient des habitués des faits.

Des attaques de ce genre sont devenues récurrentes dans cette région, qui sert de point de passage pour les voyageurs désireux dans la capitale guinéenne.

Parmi les victimes de ces attaques menées par des coupeurs de route, il y a des marchands en provenance du Liberia et du Mali. Deux pays voisins de la Guinée, dont certains ressortissants viennent chercher des marchandises à Conakry. Idem pour des marchands guinéens qui vont aussi dans ces pays dans le cadre du commerce.

Les autorités guinéennes ont promis de mettre un terme à cette insécurité routière, à travers la mise en place de brigades mobiles d'intervention constituées d'éléments de sécurité.

 
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Le gouvernement rencontre les syndicalistes

2016/6/30

Aujourd'hui en Guinée Cette importante rencontre a eu lieu dans la salle de conférence dudit Ministère dans l’après-midi du Mardi 28 juin 2016 de 15h45 à 17h50. Elle a regroupé d’une part la classe syndicale au grand complet avec des représentants du gouvernement notamment le Ministre Directeur de Cabinet à la Présidence, le Ministre en charge de la Fonction Publique, le Conseiller Principal du Ministre du Budget et le Directeur National du Budget.


Cette rencontre du jour avait pour objet de discuter de l’opérationnalisation des deux institutions sociales : l’INAMO et la CNPSAE (l’Institut National d’Assurance Maladie Obligatoire et la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale des Agents de l’État). Les décrets desdites institutions sont signés depuis 2014 par le Chef de l’Etat, Professeur Alpha CONDE, Président de la République et il suffit à présent d’allouer des crédits budgétaires à leur compte.

Dans les discutions les Syndicats ont usé de toutes leurs forces pour lever les blocages et ceci dans la discipline et la paix propres au mouvement social. Les représentants syndicaux ont remercié le Chef de l’Etat, Professeur Alpha CONDE, Président de la République pour son souci de l’amélioration constante des conditions de vie des travailleurs et du peuple de guinée.

Le Président a promis de donner la couverture universelle au peuple de guinée et aujourd’hui c’est chose faite. Les discutions étaient très techniques, néanmoins, les syndicats ont eu un regard citoyen sur le budget page par page et les représentants du Gouvernement ont trouvé les mots nécessaire pour détendre la situation.
Etaient présents les cadres syndicaux ci-après :

Ahmadou DIALLO S.G/CNTG
Louis M’Bemba SOUMAH S.G/USTG
Mamadou MANSARE SGA/CNTG
Casimir DIAORA CNTG
Macka SECK CNTG
El. Amadou BARRY CNTG
El. Thierno Souleymane BALDE CNTG
El. Mamadou Bapaté DIALLO CNTG
Madeleine TOUNKARA CNTG
Kadiatou BAH USTG


LA CELLULE DE COMMUNICATION DU MFPREMA

 
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Abdoulaye Condé Conseiller
“Antonio est une valeur à protéger “
Soumah Alsény
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