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22 Novembre 2017 - 3h51
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Les Mines et soubresauts sociaux sur les sites miniers en Guinée : Faire respecter les règles pour la prospérité nationale!

2017/11/12

Aujourd'hui en Guinée Le réveil des convulsions sociales sur les sites miniers en Guinée (N’zérékoré, Lola, Boké, Siguiri, Kouroussa…) est assez symptomatique de la profondeur de la crise de confiance entre les citoyens et l’élite politique du pays, conséquences directes de manquements graves au code minier et aux directives internationales en la matière, Pourtant la révision du code minier de 1995 et l’adoption d’un nouveau code minier par le Conseil national de la Transition (CNT), en juin 2011 y compris le décret du Président de la République, érigeant par exemple la préfecture de Boké en zone économique spéciale, incarnent la volonté politique manifeste des nouvelles autorités du pays en vue de la meilleure prise en compte des besoins de l’Etat, des communautés abritant les sites des sociétés minières et des autres préfectures non encore dotées de ressources naturelles dans la formulation des politiques publiques de développement. Les innovations contenues dans le code minier révisé sont la meilleure prise en compte des questions environnementales ; sociales et de la fiscalité.

En Guinée, selon ce nouveau code minier, l’obtention d’un permis d’exploitation est assujettie à l’étude d’impact social et environnemental assorti d’un plan de gestion sociale et environnementale. Cette consultation populaire sous-tendue par la mise en place transparente de mécanisme de compensations, circonscrit toutes formes de violence sur site minier.

Sans ceux-ci comme exigences morales au regard des effets dévastateurs de l’activité minière sur les communautés riveraines, toute autre initiative saperait la politique minière de la troisième république d’où la justice sociale dont découlerait la prospérité nationale dans un secteur où les propriétaires réels n’investissent que 25% de leurs fonds propres, les 75 de montants investis proviennent des prêts des banques commerciales avec des taux d’intérêt élevés.

La redevance superficiaire, confinée à moins de 3.000 francs guinéens, valorisée actuellement à 10 dollars américains par kilomètre carré, la plus-value fiscale et la taxe sur le chiffre d’affaires (TCA), assise sur la production des sociétés minières, constituent les ressources financières innovantes pour l’Etat et le peuple de Guinée. La mise en place d’un Fonds de développement national s’inscrit en droite ligne de ce souci du pouvoir central de promouvoir un développement national équilibré par la mise en place d’un mécanisme de péréquation.

Ces initiatives des nouvelles autorités du pays offrent ainsi les opportunités d’investissement additionnelles pour les communautés impactées par l’exploitation minière tout en endiguant ce sentiment de frustration perceptible chez certains compatriotes des préfectures suffisamment dotées de ressources naturelles notamment les préfectures de Boké et de Siguiri. Boké couvre 65% des recettes publiques en devises à travers la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG).

Ainsi, le cadre juridique et institutionnel existe de même que les directives internationales telles que les Directives de l’Union Européenne adoptée en 2010, les directives du système des Nations Unies, les principes d’Equateur, les directives de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Vision minière Africaine, encadrent l’exploitation des ressources naturelles pour la prospérité des citoyens guinéens et des pays du monde dotés de ressources naturelles.

Ces principes posent la large concertation avec les populations, devant être déguerpies sur leurs faunes et flores sur fond de restitution, amendements, réparation et compensation suivant des standards internationaux comme préalable à l’autorisation d’exploitation minière. Ces étapes sont contraignantes pour les entrepreneurs de ce secteur névralgique de l’économie nationale, drainant les dérogations de la part des pouvoirs publics dans les régimes fiscaux et douaniers, engendrant les clauses de stabilisation défiant l’usure de temps dont l’objectif final est de soutenir les investissements privés dans un domaine très onéreux pour les Hommes d’affaires.

L’élaboration des conventions de développement local avec les communautés. Impactées par l’exploitation minière en est une autre épine sous le pied des investisseurs étrangers. Le projet de convention de partenariat des communautés impactées et d’une société minière y compris le plan de développement local en annexe est précédé d’un débat citoyen sous la houlette des dynamiques sur sites miniers avant examen et adoption par le parlement.

En outre, selon la législation minière en vigueur en République de Guinée, les postes, ne nécessitant pas de qualification, sont exclusivement réservés pour les fils et filles du terroir. D’autres postes tels que ceux du personnel d’encadrement au bout de trois (3) ans, devraient être assumés entièrement par les guinéens. A cet effet, les entreprises minières sont tenues de construire un centre de formation, concevoir et promouvoir le plan de carrière des locaux dans l’entreprise minière. Au bout de cette longue chaine des valeurs se retrouvent les obligations légales notamment sociales, environnementales et financières qui devraient être à portée de main réduisant drastiquement l’irruption de la violence dans ce secteur névralgique.

L’appel du Président de la République au respect de ces obligations légales et des directives internationales en la matière, surtout sociales est assez révélateur du mépris voire la méconnaissance du code minier et des directives internationales en la matière par ces compatriotes investis de la confiance du Président de la République. Là-dessus, le cas de la Société Minière de Boké (SMB) découle de ce constat amer du laxisme des cadres en charge de ce secteur, car c’est après de nombreux dégâts matériels et pertes en vie humaine que la Société minière de Boké va procéder à la réalisation de son étude d’impact social et environnemental (EISE), assorti d’un plan de gestion sociale et environnementale (PGSE).

L’excès de colère des citoyens, le pillage des édifices publics et des installations des sociétés minières sont les effluves du laxisme des pouvoirs publics dans l’application stricte de la Loi, de cette incurie caractéristique du secteur minier du pays, qui pourrait plomber l’investissement étranger dans ce domaine, par ricochet le décollage économique de la Guinée, car les cancrelats et autres reptiles ne trouvent les niches dans la bâtisse que quand il y a les lézardes.

En attendant les fils et filles ressortissants de ces localités dotées de ressources minières devraient se mobiliser au côté des pouvoirs publics dans l’information, la formation, la sensibilisation et l’éducation de leurs frères et sœurs sur les enjeux et défis liés à l’exploitation minière au niveau local et national. L’insouciance des mandataires du président de la République et la corruption des propriétaires réels des titres miniers compromettent le rôle majeur que le secteur minier assume comme poumon économique du pays.

Si ceux-ci ne sont pas aplanis par un sursaut de patriotisme de la part de ceux qui sont actuellement dépositaires de la puissance publique, ces postulats seraient les freins à l’exploitation judicieuse de ces ressources naturelles (40 milliards de tonnes de réserves en bauxite, 20 milliards de tonnes de réserves en fer…) pour la prospérité nationale. Faire respecter ces règles par les cadres, patriotes, républicains, demeure une solution idoine aux convulsions sociales sur les sites miniers pour la prospérité nationale……


Moussa Iboun Conté

 
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Manifestations contre les délestages électriques en Guinée: 2 blessés par balle (hôpital)

2017/11/12

Aujourd'hui en Guinée Deux jeunes, qui protestaient contre les coupures d'électricité et d'eau, ont été blessés par balle samedi en Guinée dans la ville minière de Sangaredi (nord-ouest) au cours de heurts avec la police, a-t-on appris de source hospitalière.

Les deux jeunes, âgés de 16 et 21 ans, blessés respectivement à l'épaule et au genou, étaient traités au centre de santé de Limanya, a indiqué à l'AFP une source hospitalière jointe par téléphone à Sangaredi, à 370 km au nord de Conakry.

"Ils ont été blessés ce matin (samedi) lors de violents affrontements qui ont éclaté entre des centaines de jeunes gens surexcités et des forces de l'ordre, faisant également une vingtaine de blessés légers depuis vendredi", a précisé cette source sous le couvert de l'anonymat.

Un gendarme joint au téléphone a également fait état de deux de ses camarades "blessés par les jeunes qui utilisent des frondes".

Vendredi, les manifestants avaient saccagé la gendarmerie, les locaux de la police et pillé les résidences du directeur de la Mine, Sékou Bérété, ainsi que de la cheffe du laboratoire de l'hôpital de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG), selon les mêmes sources.

En septembre, des centaines de jeunes gens avaient manifesté dans la même région, à Boké, à 300 km au nord-ouest de Conakry, puis dans la localité voisine de Kolaboui pour protester contre le manque d'eau et d'électricité, pillant des édifices publics.

Les heurts à Boké avaient fait deux morts et des dizaines de blessés, tandis que le blocage de Kolaboui, un important nœud de communications, avait paralysé pendant plusieurs jours les activités minières dans toute la région ainsi que le trafic vers le Sénégal et la Guinée-Bissau.

Malgré la richesse de son sous-sol, notamment en bauxite, or, diamant et minerai de fer, plus de la moitié de la population de Guinée vit sous le seuil de pauvreté, avec moins d'un euro par jour, selon l'ONU.


AFP


 
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Baïdy Aribot, une nomination banale (Par Mamadou Billo Sy Savané)

2017/11/11

Aujourd'hui en Guinée A quelques heures du début des manifestations clôturant les journées « portes ouvertes » de l’U.F.R., le président Alpha CONDÉ a cru devoir prendre un décret précipité, nommant M. Baïdy ARIBO deuxième vice-gouverneur de la Banque Centrale. Acte banal en apparence à la discrétion du Chef de l’ÉTAT. Il en use au bénéfice d’un compatriote. Normal. On pourrait se limiter à ce constat tout aussi banal. De mon point de vue, ce serait une grave ERREUR.

L’appartenance politique du récipiendaire, le moment choisi pour le nommer, et les soupçons légitimes engendrés par sa nomination précipitée, obligent à se poser quelques questions sur les mobiles (politiques) du président, et sur l’acceptation hâtive de sa « générosité » par le « notable »supposé de l’U.F.R.

Le président Alpha CONDÉ n’est pas un enfant de chœur. Il est rusé, comme l’a d’ailleurs reconnu M. Sidya TOURÉ. Il n’a jamais été spécialement bienveillant pour lui, et il serait surprenant qu’il se mette tout d’un coup à vouloir du « bien » pour celui qu’il perçoit, à juste raison comme son principal concurrent, en tout cas le plus solide, et le plus CRÉDIBLE à l’Intérieur du pays, comme au plan International.

Alors, quelles interrogations ?

D’abord sur la personnalité (politique) du bénéficiaire du décret

Monsieur Baïdy ARIBO est un « militant » de l’U.F.R, de surcroît un membre important de son Bureau exécutif, c’est-à-dire l’instance la plus élevée du parti. Il n’en est pas le seul membre. En théorie, les principaux Responsables du Bureau exécutif devraient se sentir tenus par une obligation morale de LOYAUTÉ au Parti, mais surtout aux MILITANTS et SYMPATHISANTS. C’est forte de ce principe, que l’U.F.R. n’exclut personne, et n’exclura pas plus aujourd’hui que demain. Dans ce parti, on y vient parce que, on l’a décidé de son propre chef. Par ailleurs, M. ARIBO est porté à l’Assemblée Nationale par les voix exclusives des électeurs U.F.R. pour y représenter le parti et porter sa voix lors des débats nationaux. Il n’y a pas ou pas encore de raisons objectives de mettre en doute sa LOYAUTÉ à l’égard des militants et sympathisants. Toutefois, on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi, a-t-il fait semblant d’être surpris par un COUP qui avait tout l’air d’avoir été concocté à dessein avec son concours, et dont la publication a opportunément coïncidé avec la montée en puissance des manifestations de « son »parti ? Ne pouvait-il pas demander à son présidentiel ami de surseoir de quarante-huit ou soixante-douze heures à l’annonce tonitruante de ce fameux décret ? Le vacarme orchestré autour était-il indispensable ?

Posant ces questions, je suis plus intrigué que suspicieux. Je suppose que M. ARIBO est un homme honorable, et qu’il est parfaitement libre de changer de loyauté en cours de route. Si c’était le premier pas d’un semblable chemin, ce ne serait pas la première fois dans notre pays. Il ne serait pas non plus la première personne à le faire, et il n’y aurait pas à l’en blâmer. On peut tout au plus s’en désoler. Car les conditions sociales et économiques quotidiennes créées par le pouvoir à mon avis délibérément, s’y prêtent. La loyauté à ses propres convictions, pour ceux qui en ont, ne résiste pas toujours aux attraits matériels (voitures, monnaies en euros, dollars, voyages….) du pouvoir en place. Monsieur Baïdy ARIBO sera-t-il l’une des trop rares exceptions dans la vie politique guinéenne ?—Pour ma part, je m’abstiens de lui faire un procès d’intention, même si certains de ses actes passés et récents me laissent dubitatif.

Manœuvre politicienne contre Sidya TOURÉ et l’U.F.R.

La promotion par décret d’un « membre » de notre parti est une

bonne nouvelle, pour lui. Sous réserve de compétence ou de formation intellectuelle éprouvée, on devrait s’en réjouir. M. Baïdy ARIBO est un citoyen guinéen. A ce titre, il peut être promu à n’importe quelle fonction en rapport avec son niveau de formation professionnelle ou intellectuelle, comme ça se passe chez nos voisins (Sénégal, Côte d’Ivoire….). Être gouverneur, ou 1er vice-gouverneur, ou 2ème vice-gouverneur d’une banque centrale exige un certain nombre de qualité intellectuelle. Sur ce point précis, il faut espérer que le compte y est.

Nos compatriotes n’ignorent pas que cette nomination soudaine visait plutôt à débaucher des éléments de l’U.F.R., et a amoindrir la dimension personnelle prise par Sidya. Pour cela, le choix du président Alpha CONDÉ s’est porté sur les personnes les plus perméables aux prébendes. S’il a réussi le débauchage, il a manifestement échoué à « casser » l’ascension populaire, puisque la mobilisation de la population de CONAKRY à l’appel de Sidya TOURÉ a été plus importante après le débauchage qu’avant. On pourrait même penser que le surcroît de mobilisation populaire observée a visé à montrer que KALOUM ne répond qu’à l’appel du Chef de l’U.F.R., et à personne d’autre.

En tout état de cause, ce n’est pas rabaisser Monsieur ARIBO que de constater qu’il tient sa « notoriété » relative de la personne du chef de l’U.F.R., ou plus exactement au fait de parler à KALOUM au nom de Sidya. Il est vraisemblable que parti avec le président Alpha CONDÉ décrié, rejetté, les kalomikas (habitants de Kaloum) renverront Monsieur ARIBO à sa place, c’est-à-dire très peu.

Pour terminer, je souhaite personnellement que l’ensemble des militants et sympathisants U.F.R., où qu’ils soient, ne fassent aucun procès à M. ARIBO, ni aucune hostilité à son égard. Ce n’est pas la philosophie de notre mouvement. Par ailleurs, ARIBO est juste utile comme des milliers de militants, ni moins, ni plus. L’accroissement à mon avis durable de la mobilisation après son départ, l’atteste.

Militants et sympathisants U.F.R. ! Restons Fraternels et Bienveillants.

Mamadou Billo SY SAVANÉ(France).

 
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Lauréat du Grand Prix 2017 Musique du Monde de la SACEM: Mory Kante offre l'honneur à Antonio Souaré

2017/11/9

Aujourd'hui en Guinée L'international Guinéen, Mory Kanté, a été sacré meilleur artiste 2017 de la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de Musique ) avec le Grand Prix 2017 de la célèbre structure Française. Ce mercredi 08 Novembre 2017, Mory Kante, est venu faire part de cet honneur au Président du Groupe Business Marketing,

Antonio Souare dont l'apport ces dernières années a été considérable dans sa carrière musicale. Selon le griot électrique, le mérite de ce Grand Prix 2017 revient au Président du Groupe Business Marketing, Antonio Souare qui a toujours su faire face à ses difficultés et ce dans la plus grande discrétion et efficacité.

À cet effet, l'enfant d'Albadrya confie l'ensemble du processus de remise et de célébrations du Prix au Président Antonio Souare. Ce dernier a vivement félicité Mory Kanté qui avec sa riche carrière représente une fierté et un bien national que tous les Guinéens devraient protéger.

Ce Grand Prix, dit-il, ui n'est pas destiné à n'importe qui constitue une illustration supplémentaire de la grandeur artistique de Mory Kante. Le Président du Groupe Business Marketing a indiqué que ses structures et lui-même accompagneront Mory Kante dans la réception de ce Grand Prix, le 27 novembre à Paris et dans les spectacles de sa célébrations. Le Manager Junior du Groupe Business Marketing, Soufiane Souare s'emploie déjà à prendre les dispositions appropriées.

A noter que la SACEM, est une Société privée à but non lucratif, contrôlée par la Commission de contrôle, émanation de la Cour des Comptes, les administrations fiscales et sociales, un commissaire aux comptes et ses sociétaires. Créée le 28 février 1851, elle a pour mission principale d'assurer la collecte et la répartition des droits dus aux auteurs, compositeurs et éditeurs de musique qui sont ses membres. Si certaines formules alternatives, comme la musique libre, se sont peu à peu développées, la Sacem représente l'immense majorité du répertoire musical, avec 153 000 sociétaires et plus de 90 millions d'œuvres représentées.
C'est dire la grandeur du Prix décerné à Mory Kante.

Abdoulaye Condé

 
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La liberté de la presse, un acquis à consolider (Par Naïny Bérété)

2017/11/9

Aujourd'hui en Guinée La semaine écoulée n’a été du repos pour la presse privée guinéenne. en Effet, la semaine dernière n’a pas été facile pour les médias guinéens. D’abord, la garde à vue d’un patron de presse pour diffusion de fausses nouvelles ( folle rumeur sur la mort du chef de l’Etat), ensuite l’agression physique d’une dizaine de journalistes dans les locaux de la gendarmerie PM3 de Matam par des forces de l’ordre, le « dernier avertissement » adressé à la chaîne Evasion pour outrage à la pudeur et puis, bien sûr, la suspension d’Espace FM dans la décision numéro 10 de la HAC.

Faut-il alors s’inquiéter de la liberté de la presse après cette semaine cauchemardesque pour la presse privée ?

Le contexte politique actuel de notre pays où ( des élections communales plusieurs fois reportées, s’approchent enfin, et surtout le fait qu’on prête à tort ou à raison au président de la république de vouloir briguer un nouveau mandat à la tête du pays n’arrangent pas les choses et laisse un climat de suspicision général au sein de l’opinion quant aux agissements concernant la presse, surtout privée.

Ainsi, Ces décisions concernant la presse peuvent être interprétée comme une tentative de musellement, de faire taire les médias rebelles en vue de la préparation et de l’exécution d’un plan encore inavoué. Il faut d’ailleurs condamner à ce propos, les violences dont les journalistes ont fait l’objet au PM3. Ces comportements, ces bavures policières mettent à mal les acquis récents de notre pays en terme d’efforts des médias guinéens pour une presse libre et indépendante, des efforts qui font de la presse guinéenne aujourd’hui l’une des plus respectées de la sous regions.

Si l’absence de censure ne veut pas dire liberté de la presse, la liberté de presse n’existe pas dès que les journalistes peuvent être exposés à des poursuites arbitraires.

Au tertme de la loi Organique L02 du 22 juin 2010 portant liberté de la pressse en Guinée, dans son article 1er, elle stipule que « la presse est libre », ce qui veut clairement dire que les médias ne doivent faire l’objet ni de contrainte, ni de censure dans l’exicercice de leur métier d’information de la population, et que toute restriction ne doit se faire que dans le cadre de la « loi pour la sauvegarde de l’ordre public et des exigences de l’unité nationale » indique le dernier aliéna de cet article.

Ceci étant, la même loi donne autorité à la HAC pour encadrer et de veiller au » respect de l’éthique et de la déontologie » en cas de manquement à ces règles, l’article 40 prévoit des mesures pouvant être décidées par l’organe regulateur qui vont de l’avertissement au retrait définitif. C’est ça que dit la loi, qu’en est -il alors des agissements de la HAC?

Une présidente contestée

La relation entre la haute autorité de la communication et la presse privée n’ont jamais été cordiales, en cause, la gestion de cette institution par sa présidente qui, aux yeux de certains, caporalise l’institution et qui supporte mal les critiques à l’encontre du pouvoir dont elle est par ailleurs issue. Cette situation a contribué à déteriorer de plus en plus les relations entre ces deux entités. Mais il faut tout de même souligner que les décisions sont collégiales au sein de l’institution qui plus est, les proféssionels des médias sont représentés au sein de l’institution.

Une presse qui doit accepter de faire son auto-critique

S’il faut saluer le travail, le courage des médias privés guinéens qui sont confrontés, l’on sait, à d’énormes difficultés d’ordre matériel, humain et financier, les moments de doute comme celui-ci doivent être l’occasion pour la profession de faire son autocritque, de se questionner sur sa méthode et de son rapport avec le travail, de s’interroger sur son logiciel de communication. Ces remises en question permettront de lever le voile sur certains manquement,certains dérapages qui peuvent non seulement nuire à la proféssion mais aussi à l’unité du pays.

Si la presse privée guinéenne est dynamique, elle est aussi perfectible. Si elle est plurielle aujourd’hui, elle peut être source de dérapage, si elle a en son sein des groupes sérieux dans le traitement de l’information, elle en a aussi certains qui sur le coup de l’immediatété ne cherchent pas à vérifier et recouper les informations. Elle doit tenir compte des enjeux du moments pour s’adapter et s’améliorer, cela passe également par la réfinition de son rapport avec son organe regulateur.

une relation avec la HAC à construire

La presse et la HAC sont comme le policier routier et l’usager. Le police veille pour qu’il n’y ait pas de comportements nuisible à la circulation qui peut impacter tous les usagers, et l’usager est libre de son mouvement mais doit avoir un comportement adéquat pour éviter les amendes de la police.

Le meilleur moyen d’y parvenir, c’est de créer les bases d’une relation de confiance basée sur le respect des principes qui fondent l’existence de chacun. La HAC doit savoir que sans la presse, elle n’existe pas. Elle doit agir par la pédagogie et non par les ménaces, par le dialogue et non l’intimidation. La presse aussi doit savoir que la HAC existe pour elle et non contre elle, elle doit comprendre que si elle agit parfois, elle la protège contre certains éléments qui peuvent saper la profession. Sans cette compréhension et cette démarche, c’est la liberté de la presse qui prendra un coup.

Il faut à ce propos saluer la réaction très digne du groupe Hadafo média qui, au lieu de la surenchère, à préferer choisir la voie légale, celle de saisir les autorités compétentes pour contester la décision de leur suspension. Ils sont parfaitement dans les clous de l’article 41 de la loi sur la liberté de la presse.

C’est pour dire que des moments comme celui-ci, on en aura, c’est le propre de la démocratie, et il en faut plusieurs pour juger de la vitalité démocratique d’un pays.

Par Naïny BERETE, étudiant guinéen à l’université de Nantes


 
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La santé au travail (par Dr Mohamed Lamine Magassouba)

2017/11/9

Aujourd'hui en Guinée
Conakry, le 08 Novembre 2017 – La médecine du travail désigne dans certains pays, à la fois une spécialité médicale qui concerne la prévention des atteintes à la santé des travailleurs (accidents du travail, maladies professionnelles) et les Services de médecine du travail (ou de santé au travail), au sein desquels s’exerce cette spécialité. Dans d’autres pays, la médecine du travail désigne simplement l’exercice professionnel d’un médecin spécialisé en santé au travail. Le BDG reçoit dans ce numéro Dr Magassouba.

Bonjour Docteur Magassouba. Quel rôle joue le médecin du travail dans notre contexte national ?

Pour comprendre le rôle du médecin du travail, la compréhension de son univers de travail s’avère nécessaire. Cet univers est l’entreprise ! Il existe des définitions variées de l’entreprise. Dans la plupart des cas, l’entreprise est un agent économique chargé de produire et de vendre en réalisant des profits ; C’est une organisation dont la sophistication dépend le plus souvent de sa taille.

L’entreprise est dotée d’un statut juridique adapté à ses objectifs ; deux notions permettent de définir l’entreprise comme un groupement organisé de femmes et d’hommes qui, ensemble, mettent en place et font vivre un système de production de biens ou de services, en vue de créer un pool de richesses permettant de dégager les profits nécessaires à l’existence des membres du groupe et du système.

Les entreprises sont le terrain des actions de prévention médicale et technique de l’équipe de santé au travail.

Bien connaitre les entreprises surveillées, représente, pour les intervenants dans le champ de la santé au travail, un préalable indispensable pour mener à bien les actions. L’organisation et le fonctionnement constituent les deux paramètres essentiels qui conditionnent la vie, le développement, la survie ou, à défaut le déclin de l’entreprise. C’est dans ce cadre qu’intervient le médecin du travail. Les services de santé au travail sont assurés par un ou plusieurs médecins qui prennent le nom de médecin du travail et dont le rôle exclusivement préventif consiste à éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail, notamment en surveillant les conditions d’hygiène du travail, les risques de contagion et l’état de santé des travailleurs.

Cette mission est basée sur une relation de confiance essentiellement caractérisée par le secret professionnel, l’indépendance du médecin, sa compétence et le respect du droit.

Qui instaure la médecine du travail dans les entreprises ?

La médecine du travail a comme but général d’« éviter toute altération de la santé des travailleurs, du fait de leur travail ». Les « clients », pour reprendre un terme à la mode, ne devraient pas être les employeurs, mais les travailleurs car, ce sont les employeurs qui exposent leurs travailleurs à des risques de santé, aux fins de productivité, et donc de rentabilité ; il est donc bien normal qu’ils paient en retour pour en limiter les effets.

Comment s’exerce le rôle préventif du médecin du travail ?

On procède aux examens médicaux nécessaires, notamment à l’examen médical d’aptitude ; On contribue ensuite à éviter toute altération de la santé des salariés du fait de leur travail ; On surveille les conditions d’hygiène dans les lieux de travail ; On surveille les risques de contamination ; On surveille l’état de santé des salariés.

Les composantes de ce rôle préventif sont donc :

-les conseils ;

-la surveillance des conditions générales d’hygiène dans l’entreprise ;

-la protection des salariés contre les accidents et contre l’ensemble des nuisances qui menacent leur santé ;

-la surveillance de l’adaptation du poste de travail à l’état de santé du salarié ;

-l’amélioration des conditions de travail, notamment en ce qui concerne les constructions et aménagements nouveaux, ainsi que l’adaptation des techniques de travail à l’aptitude physique du salarié ;

-l’élimination des produits dangereux et l’étude des rythmes du travail. Etc.

Je vous passe de nombreux détails assez complexes pour tenir ici.

Fort de votre expérience dans le milieu médical professionnel, quels sont les différents risques auxquels nos travailleurs sont souvent confrontés ?

L’identification de tous les dangers existant dans l’entreprise impose de connaître les différents facteurs de risques auxquels les travailleurs sont susceptibles d’être exposés ; les risques professionnels peuvent être classés selon qu’ils sont :

– mécaniques : heurts par les parties mobiles en mouvement des machines, écrasement par des chutes d’objets ou des véhicules, coupures et perforations par les outils de travail, projections de particules solides (copeaux de métal, de bois, de roche) ou de matière incandescente, contraintes posturales et visuelles contraignantes et gestes répétitifs …

– physiques : vibrations produites par les engins, niveau sonore trop élevé, température trop forte ou trop basse, intempéries pour les travaux extérieurs (humidité, vent…), niveau d’éclairement, qualité de l’air sur le lieu de travail (poussières …), courant électrique, incendie et explosion …

– chimiques : exposition à des substances chimiques par inhalation, ingestion ou contact cutané, produits gazeux, liquides ou solides, cancérigènes, mutagènes, toxiques, corrosifs, irritants, allergisants…

– biologiques : exposition à des agents infectieux (bactériens, parasitaires, viraux, fongiques) et allergisants par piqûre, morsure, inhalation, voie cutanéo-muqueuse …

– radiologiques : existence de radiations ionisantes et radioéléments, de rayonnements laser, de radiations UV et IR, rayonnements électromagnétiques divers…

– psychologiques : agression physique ou verbale sur le lieu de travail par un client /élève/patient, harcèlement moral ou sexuel par un supérieur hiérarchique, stress managérial, charges mentales excessives (travail permanent sur écran …), etc.

Dans l’étude de poste, quel est le rôle d’un médecin du travail dans l’aménagement d’un poste ?

L’objectif de l’aménagement du poste de travail est de permettre le maintien dans l’emploi du salarié, tout en compensant son handicap par l’adaptation de l’outil et l’organisation de travail. Lorsqu’un salarié est déclaré temporairement inapte à reprendre l’emploi qu’il occupait précédemment, quelle qu’en soit la cause, l’employeur est tenu de lui proposer un emploi approprié à ses capacités, au besoin par la mise en œuvre de mesures, comme l’aménagement du poste ou du temps de travail. À défaut, il devra être à même de justifier son refus.

Que ce soit à l’issue d’une période de suspension (suite à un accident ou à une maladie) ou que ce soit à l’occasion d’une visite périodique, c’est le médecin du travail qui a seul la compétence pour rendre un avis d’aptitude, ou d’inaptitude totale ou encore d’inaptitude partielle à l’emploi.

Le médecin du travail peut demander un aménagement du poste (adapter des techniques et des rythmes de travail pour éviter des gestes et postures difficiles, améliorer l’éclairage, etc.), ou des horaires de travail (instaurer un temps partiel thérapeutique, etc.).

Il est également habilité à proposer des mesures individuelles de mutation ou de transformation de poste qui lui paraissent justifiées par des considérations relatives à l’âge, à la résistance physique ou à l’état de santé physique ou mental du salarié.

Quelle est la place de l’éthique et de la déontologie en ‘’santé au travail’’ ?

L’éthique tient une place aussi importante dans l’exercice de la médecine du travail que dans les autres spécialités médicales.

Elle a pour principal objet les attitudes et comportements du médecin face à son patient et plus particulièrement les règles de conduite « morale » qu’il doit alors respecter. Cependant, il n’y a pas de morale sans contraintes et obligations.

C’est pourquoi les règles de conduites des médecins sont définies dans le code de déontologie qui en constitue le cadre formalisé. Au plan national et international, des recommandations ont été rassemblées dans le code d’éthique pour les professionnels de la santé au travail.

La santé au travail peut-elle être considérée comme un levier de croissance d’une entreprise ?

La santé au travail ne doit plus être uniquement vue sous l’angle réglementaire mais considérée comme un axe d’amélioration de la performance globale de l’entreprise, comme le disait un personnage important de la vie politique.

Alors la santé au travail permet de Préserver les savoir-faire, de valoriser les compétences ; Réduire les coûts d’absentéisme, d’inaptitude, et les coûts d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, améliore le dialogue social, diminue le temps consacré à la gestion des conflits, donne du sens au travail ; l’envie de venir travailler motive le salarié.

La santé au travail améliore la vie privée et la vie professionnelle ; ce qui favorise l’engagement des collaborateurs dans le projet d’entreprise permettant de la pérenniser. Du coup, l’image vis-à-vis des clients et des fournisseurs est au beau fixe.

Merci de nous délivrer votre mot de la Fin.

Au terme de cet entretien, je vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer à travers votre organe pour parler d’un thème aussi important que la santé au travail qui représente un défi ; d’où la nécessité pour les décideurs de créer un cadre de concertation de tous les acteurs impliqués, afin d’harmoniser l’exercice de la santé au travail et améliorer le cadre juridique et institutionnel. Nous invitons toutes les entreprises publiques et privées à rendre accessible la santé au travail dans leurs entreprises, pour garantir les meilleures conditions de travail, gage de croissance et de pérennité pour toute entreprise.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Diaspora : Plus de 240 migrants guinéens rentrent de la Libye

2017/11/9

Aujourd'hui en Guinée Mercredi 8 novembre 2017, les équipes de l’Organisme des Nations Unies chargé des migrations – OIM Guinée – étaient à l’aéroport de Conakry-Gbessia pour accueillir 243 migrants guinéens de retour de Libye. Le vol spécial, affrété par l’OIM Libye, a atterri aux alentours de 2h30 du matin ; parmi les passagers, 8 mineurs vulnérables, 10 femmes dont une mère avec ses 4 enfants, et 1 cas médical. Ce dernier a été pris en charge dès son arrivée par une équipe de médecins. C’est le second vol de cette importance depuis début novembre (le 1er novembre, 247 migrants guinéens avaient déjà regagné Conakry).

L’OIM Libye a effectué des entrevues avant départ et des examens médicaux. L’Ambassade de Guinée à Tripoli a facilité leur identification et l’obtention des documents de voyage. Les migrants de ce vol ont été enregistrés dans les Centres de détention de Trig al Matar et Tajoura, dans la région de Tripoli.

Les équipes de l’OIM Guinée, du SENAH (Service National des Affaires Humanitaire), de la Croix rouge, des représentants du Ministère des Guinéens de l’Étranger et du Ministère de l’Action Sociale étaient à l’aéroport pour les accueillir. Les migrants retournés ont été pris en charge par l’OIM Guinée qui leur a fourni un kit comprenant des effets de toilette, ainsi que de quoi se restaurer. L’OIM a procédé ensuite à leur enregistrement et à leur profilage. Ces données, une fois analysées, permettront à l’OIM de mieux saisir le profil des migrants irréguliers, d’en savoir plus sur les raisons de leur départ, leur parcours migratoire et leurs conditions de séjour en Libye.

Après cette étape de profilage, l’OIM a remis à chaque migrant une enveloppe d’un équivalent de 50€, comme frais de prise en charge de leurs besoins immédiats (y compris le transport), en attendant d’étudier leur cas et ainsi pouvoir leur faire des propositions alternatives, pour assurer leur réintégration durable en Guinée, et ce dans les trois mois suivant leur arrivée, dans le cadre du programme de « Renforcement de la gouvernance des migrations et de support à la réintégration durable des migrants en République de Guinée » financé par le fonds fiduciaire de l’Union européenne.

Un soutien psycho-social a été apporté dès l’aéroport aux migrants vulnérables à travers des entretiens individualisés réalisés conjointement par l’OIM et le Ministère de l’Action Sociale. Les migrants retournés résidants à Conakry ont pu rentrer directement chez eux, les autres, originaires des différentes régions de Guinée, ont été hébergés pour une nuitée par le SENAH au Centre de transit de Matam. Ils pourront ensuite rejoindre leur destination finale.

Parmi les migrants de retour, Seydou*, originaire de N’zérékoré. Il se présente avec une blessure à la main. Il explique qu’il était détenu par des bandits à Sabratha (ville côtière à 70km à l’ouest de Tripoli) dans une prison privée. Lors de la libération du camp par les forces gouvernementales, il a fuit ne sachant pas qui donnait l’assaut. En chutant, un morceau de bois lui a perforé la main. Après le transfert des migrants libérés à Tripoli dans les centres administrés par l’État libyen, il a été pris en charge par l’OIM qui s’est occupée de le faire hospitaliser dans une clinique afin d’y être opéré. Aujourd’hui il va mieux, soulagé d’être de retour en Guinée. Il doit se faire retirer les points de sutures d’ici quelques jours.

Le vol arrivé mercredi est le 9e organisé par l’OIM pour les migrants guinéens venant de Libye depuis début 2017. Il s’ajoute aux retours en provenance d’autres pays (Bénin, Cameroun, Égypte, Maroc, Niger, etc.). En tout, depuis janvier, 2 682 migrants guinéens, dont 5% de mineurs, ont pu rentrer en Guinée grâce à l’aide de l’OIM.

* Son nom a été modifié pour protéger sa vie privée.

Pour rappel, le projet de « Renforcement de la gouvernance des migrations et de support à la réintégration des migrants en République de Guinée » est un projet issu d’une initiative conjointe entre l’OIM et le Fonds Fiduciaire de l’Union européenne. Lancé en avril 2017 et d’une durée de 3 ans, il couvre 6 régions administratives de la Guinée : Conakry, Boké, Mamou, Labé, Kankan et N’Zérékoré. Dans le cadre de ce projet, l’OIM Guinée assiste les migrants retournés, selon leur profil et leurs besoins, rendant possible la création d’une petite entreprise, l’implication dans une initiative entrepreneuriale collective et/ou communautaire, ou le suivi d’une formation professionnelle.

Source: OIM

 
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Funérailles d'Aboubacar Somparé : Voici l'Oraison funèbre lu par Abdoulaye Wotem Somparé

2017/11/6

Aujourd'hui en Guinée Hier au palais du peuple, un hommage mérité, au rang des fils valeureux de ma Guinee natale a été rendu à feu Aboubacar Somparé . Repose en paix honorable Sompare. Mais qui était Honorable Aboubacar Sompare? Son frère Abdoulaye Wotem Sompare le benjamin de la famille nous plante le décor

《L’homme et le politique

La plupart des guinéens connaissent l’honorable Aboubacar Somparé en tant que leader du PUP et ancien président de l’Assemblée Nationale, qui aurait pu devenir président après le décès du Général Lansana Conté.

Le coup d’Etat dont il a été victime, a malheureusement caricaturé son brillant parcours de grand commis de l’Etat, qui a rendu service à son Pays en occupant des postes importants dans les différents paliers de l’administration guinéenne.

En exerçant ses fonctions avec beaucoup de patriotisme, il a rendu ainsi service à son Pays. Aboubacar Somparé a été d’abord un brillant élève et étudiant, toujours majeur de sa promotion, comme l’a rappelé ces jours-ci son condisciple et ami d’enfance, l’ex premier ministre Sidya Touré.

Né en 1944, dans le village de Dakonta, à Boké, il est le fils d’Amara Somparé et de Aissata Bayo et le petit-fils d’un chef de canton, Almamy Yayo Somparé. L’ancien président de l’assemblée a été engagé dans un processus de promotion sociale à travers sa scolarisation par son oncle paternel et homonyme, Abou Yayo Somparé. C’est de cet oncle enseignant qu’Aboubacar Somparé a hérité son comportement d’enseignant éducateur en tant que symbole de la réussite scolaire dans la famille.

A l’école, Aboubacar se révèle rapidement doué et brillant dans les études en devenant toujours premier de sa classe ou promotion, depuis l’école primaire jusqu’à l’obtention de son diplôme d’études supérieures en Maths-physique à l’université Gamal Abdel Nasser en 1 969. D’ailleurs c’est sur injonction de l’oncle, qui était déjà proche de la retraite, qu’il renonça à sa bourse d’études de troisième cycle à l’étranger, pour rester en Guinée et accomplir sa mission d’éducateur.

Son mariage, trois ans plus tard, avec Astou Ka, Sénégalaise d’origine peule, obéissait à la même contrainte de responsabilité, comme il disait souvent lorsqu’il exhortait ses frères à se marier tôt : « Moi je me suis marié très tôt parce que je devais m’occuper d’abord de mes frères et sœurs, j’avais des responsabilités à assumer ».

Effectivement, dès son affectation à son premier poste d’inspecteur et professeur de maths – physique à Labé, le nouveau fonctionnaire a assuré le suivi scolaire de ses frères et ses sœurs nés dans les années ‘50 jusqu’aux plus jeunes de la génération ’70.

Aboubacar Somparé semble donc achever la mission d’éducateur et protecteur de son oncle, qui fut l’un des premiers instituteurs de la Guinée. En plus de ses enfants, tous les jeunes membres de la famille Somparé qui ont vécu chez lui ont fait des études supérieures.

Le tempérament du premier, à l’école et dans la vie, l’a animé pour gravir tous les échelons de l’administration jusqu’au sommet de l’Etat.

En tant que grand commis de l’Etat, il a assumé de très hautes fonctions stratégiques. A une époque où l’on orientait les meilleurs étudiants vers l’enseignement, il a été très tôt affecté comme inspecteur de l’académie à Labé, en 1970. Vers la moitié des années 1970, il occupa successivement la fonction d’inspecteur académique de l’éducation de Conakry 2 et de directeur de la RTG (Radiotélévision Guinéenne).
Ce poste le rapprocha de son mentor, le premier Président Ahmed Sékou Touré, qui découvrit la belle plume de ce jeune fonctionnaire très cultivé. Ils partageaient ainsi des séances de rédaction dans le cadre de la communication politique du leader nationaliste, dont les discours devaient être diffusés à la radio et à la télévision. Convaincu de l’intelligence et de l’intégrité d’Aboubacar Somparé, le Président Sékou Touré l’affecta en France en tant qu’ambassadeur, à peine âgé de 36 ans, en 1978.

En France, sa mission était de contribuer à la réconciliation avec l’ancien Pays colonisateur. Il accomplit cette mission avec un succès matérialisé par la visite du Président Valéry Giscard d’Estaing en France, à la fin des années ‘7o, et celle de son homologue guinéen Ahmed Sékou Touré en 1982, à Paris. Aboubacar Somparé a été donc l’un des principaux artisans de cette réconciliation.

Comme le témoigne Djibril Kassomba, un intellectuel guinéen de la diaspora dans son ouvrage, Aboubacar Somparé avait contribué à rapprocher plusieurs guinéens vivant à l’étranger de leur famille restée en Guinée, tout en contribuant au retour de certains d’entre eux.

En 1984, suite au décès du Président Ahmed Sékou Touré et à la prise de pouvoir par les militaires, la situation était incertaine. Le diplomate guinéen a eu le courage de rentrer en Guinée, en se mettant encore au service de son Pays et en acceptant, dans un premier temps, les fonctions moins importantes.

C’est ainsi qu’il a été d’abord nommé conseiller du Ministre de la Fonction publique, à l’époque Capitaine Mamadou Baldé du CMRN ; ensuite il est devenu administrateur du Palais des Nations.

Cette nouvelle nomination le rapprocha aussi du nouveau Président, le Général Lansana Conté, auquel il prêta également sa plume. Vers la fin des années 1980, suite à la chute du mur de Berlin, dans un contexte de multipartisme et de révolte des étudiants partout en Afrique subsaharienne, Aboubacar Somparé a été affecté à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry comme recteur.

Etant considéré en Guinée comme un modèle de réussite scolaire par beaucoup de jeunes, il a pu utiliser son charisme pour obtenir l’adhésion des étudiants, tout en contribuant à l’amélioration de leurs conditions de vie dans les campus. A l’Université de Conakry, il a su se montrer très accessible envers les leaders étudiants, tout en favorisant le retour des intellectuels de la diaspora au sein de cette institution. Il a ainsi fait preuve d’ouverture d’esprit, comme l’a témoigné l’un des plus grands historiens guinéens Lanciné Kaba. Il favorisa également le retour et l’insertion professionnelle au sein de l’institution universitaire de plusieurs cadres guinéens issus de la diaspora, notamment le Professeur Salifou Sylla.

En 1990, dans un contexte de réforme et de transition de l’enseignement secondaire, il a été affecté comme le premier coordinateur du PASE (Programme Sectoriel de l’Education) pour épauler Madame Aicha Bah, Ministre de l’Enseignement et fonctionnaire internationale de l’UNESCO.

Il a sillonné avec elle plusieurs écoles de Guinée, en mettant son expérience encore une fois à la disposition de son Pays. Suite à l’adhésion de la Guinée au multipartisme, Aboubacar Somparé a été nommé Secrétaire général au Ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, où il a contribué à organiser, avec les Ministres Sow et Alhassane Condé, la première élection communale de Guinée en 1991. Mais, à la veille des premières élections présidentielles, ce n’est pas une place de Ministre ou de Vice-Ministre qui l’intéressait. Il avait des idées et une ambition politique qu’il matérialisa en créant son parti avec des intellectuels tels que son ami, Mamadi Diawara.

En renonçant au poste de Secrétaire général du Ministère de l’intérieur pour se lancer dans l’arène politique, il intégra la coalition des Partis fédérés, créée par le Général Président Lansana Conté. Au PUP, en s’imposant comme leader charismatique, il finit par se positionner comme un successeur potentiel du président vieillissant. L’objectif de Somparé n’était pas d’occuper un poste ministériel pour se remplir les poches.

D’ailleurs, après la mutinerie de 1996, il profitera de ses rares moments d’influence sur le Président pour favoriser la nomination de certains jeunes cadres à des postes ministériels, indépendamment de leur appartenance ethnique.

En poursuivant patiemment son objectif politique, Aboubacar Somparé finira par devenir Président de l’Assemblée Nationale, malgré la volonté du Président Lansana Conté et grâce au soutien de la base du parti, notamment des femmes du PUP.

D’où les conflits latents, alimentés par certains cadres du PUP, qui ont miné les relations entre les deux hommes politiques, jusqu’à la disparition du Général Conté en décembre 2008. A partir de cette date Aboubacar Somparé, le principal perdant du coup d’état de Dadis Camara, a subi un isolement politique.
Cependant, Somparé apparaissait dans l’arène politique guinéenne comme un rassembleur dans un contexte de bipolarisation et de surcommunautarisation de la vie politique, marquée par l’ethnocentrisme. C’est pourquoi il n’a jamais rompu le dialogue avec des leaders tels que Jean Marie Dore, Bah Oury, Kory Koundiano etc. Ils discutaient chaleureusement, de manière très détendue, avec beaucoup d’humour. Il acceptait d’être traité en petit frère par l’actuel Président, puisqu’ils étaient tous les deux natifs de Kakandé et que leurs parents se connaissaient.

D’ailleurs, ces cérémonies de funérailles, qui réunissent toutes les grandes personnalités politiques de ce Pays, au premier rang desquelles se trouvent le Président Alpha Condé, Sidya Touré, Hadja Saran Daraba, Cellou Dalein, Fodé Bangoura et Monsieur Makanera, Youssouf Kiridi Bangoura, témoignent bien de sa carrure d’homme d’Etat au-dessus des clivages politiques et ethniques.

Sur le plan politique, certains pourraient lui reprocher d’avoir parfois manqué du courage politique nécessaire pour se démarquer davantage de Lansana Conté, dans la mesure où il y avait beaucoup de divergence de points de vue et de conflits latents entre les deux hommes politiques.

Ces critiques concernent surtout le refus, de la part de Somparé, de déclarer la vacance de pouvoir au moment où Conté était très vieux et malade, pour accéder à la présidence de la République. Il serait très long d’analyser ici la raison de cette réticence de Somparé à prendre le pouvoir, mais nous pouvons juste évoquer, ici, qu’il a été prisonnier d’un pacte moral avec l’ancien président, selon lequel, malgré leurs désaccords profonds, il lui devait une grande fidélité et loyauté.

La rupture de ce pacte aurait constitué une trahison pour cet homme profondément croyant et imprégné des valeurs traditionnelles africaines, selon lesquelles le bien sera toujours remboursé en bien et le mal en mal. De plus, la très grande croyance de Somparé dans le destin, sa conviction qu’il serait président un jour par la grâce de Dieu, l’a également empêché de mettre en place une véritable stratégie de conquête du pouvoir. Il n’a pas su tisser ainsi autour de lui des réseaux de cadres et d’hommes d’affaires susceptibles de financer sa campagne, en sollicitant par exemple le soutien de nombreux hauts cadres guinéens dont il a favorisé l’émergence. Cela était très perceptible pendant l’élection de 2010, car il manquait cruellement de moyens financiers contrairement aux autres candidats, et de soutiens de poids des personnalités importantes à l’échelle nationale et internationale.

Comme Somparé était très croyant, voire fataliste et pacifiste, il n’a pas cherché non plus à avoir ses hommes dans l’armée. Il savait que la destitution du Président, avec la déclaration de la vacance de pouvoir, comporterait des risques en termes de pertes de vies humaines et d’instabilité politique sources d’insécurité dans le pays. La nature hybride du régime de Conté, à la fois civil et surtout militaire ne favorisait pas la réalisation d’un tel projet à un moment où le général président avait le soutien de l’armée malgré son impopularité au sein de la population civile.

Si, jusqu’ici, j’ai retracé le parcours de l’homme public, que beaucoup de gens connaissent déjà, je voudrais maintenant parler de l’homme que je connais très bien, car il a été non seulement mon grand frère, mais aussi mon tuteur, chez lequel j’ai grandi. Aboubacar était un pilier de la famille Somparé et un garant de son unité. Accessible à tout le monde, accueillant et aimable, sa cour était toujours ouverte aux plus puissants et aux plus modestes ; il savait adapter son discours et ses sujets de conversation au niveau et aux intérêts des uns et des autres.

Il avait un attachement particulier pour son village natal, Dakonta, et pour la région de Boké, si bien que sa maison était un point de chute pour beaucoup de ressortissants de cette région, pour des parents venus se soigner ou chercher du travail, pour des élèves et des étudiants désireux de poursuivre leur éducation à Conakry. Il avait une sensibilité particulière pour les problèmes des femmes les plus fragiles de sa famille : ses sœurs, tantes et cousines ont souvent bénéficié de son aide et de son écoute. Jamais hautain, toujours attentif à tous les problèmes sociaux, généreux et rassembleur, il était d’une gentillesse rare et ses actions étaient inspirés par un profond sens de responsabilité vis-à-vis de sa famille.

C’était aussi un homme de culture, qui chérissait le savoir et la connaissance et qui savait, dans ce domaine aussi, rassembler ce qui, à première vue, peut paraitre opposé.
Ainsi, sa parfaite maitrise de la langue française, qui lui permettait de rédiger des dizaines de pages sans aucune faute, sa connaissance des cultures et des civilisations européennes allait de pair avec un profond intérêt pour la tradition et l’histoire africaine.

Il était à la fois un scientifique, diplômé de Mathématiques et enseignant de physique, et un littéraire profondément cultivé, qui aimait l’histoire et la littérature. Quelques jours avant sa mort, j’étais assis à son chevet, en train de l’écouter parler de la résistance de Samory Touré à la colonisation française.
Son épouse Astou Ka, intellectuelle et cultivée, qui participait à ses discussions savantes et à son amour pour la connaissance, m’a exhorté à cette occasion à venir le voir plus souvent, pour écrire les histoires qu’il aimait raconter. Avec lui, je mettais de côté mon titre de docteur, tellement je me plaisais à écouter l’ancien enseignant, toujours désireux de partager son savoir. Si notre relation a débuté autour des études, lorsqu’il m’encourageait à travailler en classe et qu’il me reprochait d’aimer trop le football au détriment des livres, c’est avec l’une de nos discussions intellectuelles qu’elle s’est terminée. Maintenant qu’il n’est plus là, il revient aux membres de sa famille et à tous les guinéens de maintenir vivant son héritage moral et intellectuel.》

Repose en paix Honorable

 
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Alimou Camara, Ce Génie De La Plume, Ne Disparaîtra Jamais (Par Alpha Sidoux Barry)

2017/11/6

Aujourd'hui en Guinée Pour m’annoncer la terrible nouvelle, Aliou, mon frère, a pris mille et une précautions, tant il savait qu’elle me paraîtrait de prime abord invraisemblable. Il a décliné tous les noms et surnoms de Mohamed Alimou Camara pour qu’il n’y ait aucun doute ni aucune confusion possible. Oui, notre neveu est décédé brutalement ce jeudi, 2 novembre 2017, à 14 heures, à la clinique Ambroise Paré de Conakry, des suites d’une attaque cardiaque fulgurante.

Le ciel m’est tombé sur la tête. Je me suis entretenu au téléphone il y a deux jours avec Alimou. Notre conversation a porté sur le Forum dont il est le président du Comité international d’organisation, prévu du 8 au 10 novembre 2017, dans le cadre de « Conakry Capitale mondiale du livre 2017 », événement culturel majeur chapeauté par l’Unesco et célébré à tour de rôle dans les pays membres.

Il est parti dans la capitale guinéenne pour préparer cette rencontre à laquelle sont conviés des sommités du monde entier des arts, des lettres et du journalisme, et dont le thème est : « Porter la parole, libérer l’écriture ». Cet important Forum doit marquer le 30e anniversaire de l’émission télévisée « Papier-Plume-Parole » de Mohamed Salif Kéïta.

Alimou Camara est arrivé à Conakry ce dimanche 29 Octobre. Il s’est attelé d’arrache-pied à mettre les dernières touches au programme du Forum, à dresser la liste des thèmes à traiter ainsi que celle des divers intervenants, les personnalités devant présider les différentes séances, à prévoir les manifestations et les festivités qui devaient agrémenter la rencontre, en somme les mille et un détails de ce sommet dont il est la cheville ouvrière. Avant de partir, il a pris contact et adressé une lettre à l’ambassade de Guinée à Paris pour faciliter l’octroi des visas aux invités.

Au matin du mercredi 1er novembre, Alimou a ressenti une certaine douleur du côté gauche de la poitrine. Il se confie au téléphone à sa sœur cadette Mariama Sirée, infirmière de son état à Paris. Elle le soumet à l’interrogatoire médical classique et lui conseille de se faire hospitaliser immédiatement. L’imam Thierno Baïlo, un de nos cousins, qui avait pris le petit déjeuner avec lui, psalmodie des prières et le masse. Cela lui procure un certain apaisement.

Il s’étend pour prendre du repos. Quelques heures plus tard, il subit une violente attaque. On décide de l’amener à la clinique Ambroise Paré. L’établissement est très réputé, mais sous-équipé. Il ne dispose pas de l’appareil adéquat pour faire face à ce type de problème. Alertée à Paris, sa femme Oumy Bah, haut cadre dans la compagnie d’assurances Axa Mutuelles, entourée de toutes les attentions de ses collègues, prend les dispositions nécessaires pour son évacuation d’urgence en France.

Le lendemain jeudi, tout est prêt. Un avion médicalisé doit arriver à 18 heures à Conakry pour l’acheminer à Paris. Le matin, il est victime d’une deuxième attaque, plus violente. A 14 heures, c’est trop tard. Alimou Camara nous a quittés. L’opération d’évacuation est décommandée. Il n’assistera malheureusement pas au Forum pour lequel il a donné toutes ses forces. Tout est-il perdu ?

Sansy Kaba Diakité, commissaire général de Conakry Capitale mondiale du livre 2017 et directeur de la maison d’édition L’Harmattan-Guinée, appuyé par l’animateur Mohamed Salif Kéïta (ancien directeur de la Culture dans ce ministère, éminent homme de lettres de surcroît), tous deux maîtres d’œuvre du forum, sonnés par le décès brutal d’Alimou Camara mais décidés à tenir cette manifestation, cette fois pour rendre hommage à l’illustre disparu, tiennent bon. La rencontre aura bien lieu aux dates prévues (8-10 novembre), et le vendredi 10 novembre lui sera entièrement consacré.

Des funérailles nationales seront célébrées en présence de tous les participants au Forum. Un symposium sera organisé le matin dans le grand amphithéâtre de l’université Gamal Abdel Nasser qu’il fréquenta naguère, suivi de la prière sur le défunt après la prière du vendredi à la grande mosquée Fayçal de Camayenne, puis de l’enterrement au cimetière de Cameroun. A quelque chose malheur est bon.

La nouvelle de la disparition d’Alimou Camara s’est répandue dans le monde à la vitesse de la lumière, Internet aidant. Elle plonge ses nombreux amis dans une détresse inouïe. Surtout que l’homme, âgé seulement de 49 ans et jouissant d’une bonne santé sans aucun antécédent cardiaque, pas une seule âme ne pouvait s’y attendre. Réputé comme un cœur d’or, un être bienfaisant à la bonté illimitée, le décès d’Alimou est unanimement ressenti comme une injustice de la nature. On a vraiment du mal à le croire. On se pince et se repince pour s’assurer qu’on ne rêve pas et que sa mort est bien réelle.
Diable !, à Paris, je suis effondré. Miracle de l’informatique, tous les amis ont appris la nouvelle quasiment à l’instant même où l’événement s’est produit à Conakry. A Genève, Saliou lance un SOS lugubre et désespéré. A Montréal, Abdoulaye ne sait à quel saint se vouer mais il est prêt à aller jusqu’à Ottawa pour obtenir le visa pour Conakry. A Haïti, Gaby répète étrangement : « vous saurez y faire face, courage ! » D’Abidjan, Mouctar nous presse de retarder l’enterrement autant que possible pour permettre à tous les parents et amis – et ils sont nombreux -, d’y participer. Des gens qui n’ont jamais pleuré de leur vie versent de chaudes larmes. On a l’impression que dans le monde entier, la souffrance est infinie.

Oumy, l’épouse, mère de Dominique (12 ans) et de Cécilia (10 ans), qui a suivi les événements en temps réel, s’écrie : « Mon Dieu !, suis-je veuve ? » Elle n’en croit pas ses oreilles. A 37 ans seulement, elle ne comprend pas pourquoi le monde s’effondre. Elle frôle elle-même la crise cardiaque. Une ambulance l’emporte, en compagnie de ma femme Néné Aïssatou et de deux de ses collègues, vers l’hôpital du Kremlin-Bicêtre tout proche. Dominique semble absent. Il ne réalise pas ce qu’il se passe. Partie se coiffer, Cécilia arrive et découvre avec stupéfaction tout un monde dans la tristesse. Sans doute, par ce sixième sens que l’on prête aux femmes, elle comprend en une fraction de seconde que quelqu’un est mort. Elle pousse un cri déchirant : « Serait-ce mon père ? » Le concert des pleureuses redouble et devient insupportable.
Comment diable informer la mère, Néné Salamata, 74 ans, ma sœur aînée, qui rentre tout juste de Conakry où elle a souffert d’un coma diabétique et d’où sa seconde fille, Taïbatou, l’a ramenée précipitamment voilà seulement trois semaines et a perdu sa fille aînée Mariama en 2009 ? Son gendre, Sow, s’est prudemment fait accompagner d’une escouade de notables qui, avec d’infinies précautions, lui a appris la fatale vérité. Curieusement, elle a accueilli la nouvelle avec une retenue déconcertante. Serait-ce le calme avant la tempête ? Elle s’en remet au décret du Très-Haut.

Par une sorte de prescience, elle a vécu quelque chose d’extraordinaire il y a une dizaine de jours. Elle devait dire au revoir à son fils Alimou Camara avant de s’embarquer à Orly avec Taïbatou pour Albi au sud de la France où celle-ci réside. Au moment ultime de la séparation, elle s’isole avec Alimou, lui massant longuement et avec insistance les bras, lui répétant des mots tendres. Comme si elle pressentait le malheur qui, inéluctablement, allait se produire, et tentait de le conjurer. Elle a été poussée par une sorte de force immanente à célébrer des adieux imaginaires. Des êtres très proches sont unis par des liens occultes incommensurables, dit la sagesse populaire. Ce qu’on vérifie souvent dans le cas des jumeaux.
Alimou tient son extraordinaire don d’écriture de son père, le lieutenant-colonel Camara Kaba 41 , connu comme le « poète-soldat ». C’est l’un rares militaires guinéens titulaire du baccalauréat à l’époque. Lorsque l’agression portugaise contre la Guinée eut lieu le 22 novembre 1970, unanimement condamnée par la communauté internationale, il avait le grade de capitaine et était attaché de cabinet du ministre de la Défense Sagno Mamady. Il combattit vaillamment les armes à la main et contribua à faire échouer l’intervention étrangère. Mais il fut arrêté et passa dix ans au camp Boiro (1971-1980). Il ne fut jamais interrogé ni, paradoxalement, ne passa dans la « cabine technique ». Nul ne sait pourquoi il fut arrêté. Si, les arrivistes assoiffés de pouvoir, haineux au-delà de la haine, qui ont voulu régler les problèmes internes de la Révolution en faisant arrêter des centaines de cadres guinéens de haut niveau, innocents, mais qui ont peuplé l’univers concentrationnaire du camp Boiro et dont la plupart y sont morts, eux le savent.

Le lieutenant-colonel Camara Kaba 41 contribua aussi à la renaissance poétique en Guinée et à la création de l’Association des écrivains guinéens (AEG). Son poème anti-apartheid « Soweto, ma douleur » obtint le prix Paterson de la Fondation Félix Houphouët-Boigny à Grand Bassam en Côte d’Ivoire en avril 1985. Il publia en 1986 son recueil de poèmes « Sois et lutte » à l’imprimerie Patrice Lumumba. C’est après sa mort intervenue en 1995 à l’âge de 56 ans que son fils Alimou Camara fit publier par les éditions L’Harmattan à Paris son livre témoignage sur la Première République intitulé « Dans la Guinée de Sékou Touré – Cela a bien eu lieu ».
A l’école, Alimou Camara avait des aptitudes égales en lettres et en sciences. Il commença ses études universitaires à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry dans la faculté de Génie civil. Après deux ans, mon frère Aliou le fit venir à Bordeaux où il était en poste. Il fit rapidement un diplôme d’IUT, mais ne résista pas longtemps à l’appel de la littérature. Chassez le naturel, il revient au galop. Il monta à Paris où il s’inscrivit à l’Université de Créteil. Il y présenta la licence, la maîtrise puis le DEA de lettres modernes. Durant ses études, nous avons vécu, ma famille et moi, une année avec lui.

Devenu prof de français dans les lycées et collèges, il passa avec succès le périlleux concours du CAPES. Ayant fait ses preuves, il fut intégré comme enseignant à la faculté des lettres de l’Université de Créteil. Il fit des missions en Guinée dans le cadre du Tokten, notamment à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan. Après les vacances de la Toussaint, quelle ne sera la surprise de ses étudiants de ne plus revoir Alimou Camara à la rentrée ! Diable, il est parti trop tôt. Il laisse de nombreux écrits non publiés. S’il avait vécu plus longtemps, il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’il aurait produit des livres et aurait donné dans la fiction car il était doté d’une prodigieuse imagination.

Sa disparition laisse tous ceux qui l’ont connu dans une grande détresse. Mais leur mémoire gardera jusqu’à la fin de leurs jours le souvenir de l’un des meilleurs des hommes pour ses immenses capacités mais aussi pour son grand cœur. Puisse le Très-Haut lui réserver la juste récompense de ses bienfaits ici-bas.

Alpha Sidoux Barry

 
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Yambo Ouologuem au-delà du Devoir de violence : Langue d'amour et amour de la langue

2017/11/1

Aujourd'hui en Guinée Reclus à Sévaré, l’écrivain malien Yambo Ouologuem y est mort le 14 octobre dernier. Il s’était saisi du français à bras-le-corps pour une étreinte qui ne lui fut pas pardonnée.

Depuis longtemps déjà, l’écrivain malien avait pris ses distances avec un monde médiatique qui, du jour au lendemain, chérit puis excommunie avec la même déconcertante facilité. Le 14 octobre dernier, l’auteur du Devoir de violence est mort à Sévaré, où il s’était retiré depuis plusieurs années. Il avait 77 ans.

Ressassé à l’envi, son destin est aujourd’hui mieux connu que son œuvre : la consécration avec le prix Renaudot, obtenu en 1968, presque aussitôt suivie d’une exécution sur la place publique, par journaux interposés. Scandale ! Le jeune auteur aurait plagié ses pairs, en l’occurrence Graham Greene (It’s a Battlefield) et André Schwarz-Bart (Le Dernier des justes). Lui parle de guillemets ayant disparu entre le manuscrit original et le livre édité…

Peut-être le crime de Ouologuem est-il plus politique que littéraire ?
Mais, au-delà de la pure question littéraire, le texte a tout pour déplaire, puisqu’il s’en prend violemment aussi bien aux anciennes puissances coloniales qu’aux systèmes préexistants et aux valets qui se sont installés au pouvoir après les indépendances. Peut-être le crime de Ouologuem est-il plus politique que littéraire ? Quoi qu’il en soit, la polémique et la réclusion de l’auteur l’entourent d’une sulfureuse et mystérieuse aura.

Auteur sous pseudonyme

Aujourd’hui encore, l’écrivain Ouologuem reste à découvrir au-delà du Devoir de violence. On connaît de lui sa Lettre à la France nègre, mais il faudrait sans doute s’intéresser de près à ses pseudonymes : Nelly Brigitta et Utto Rudolf.

« L’année même du Devoir de violence, en 1968, lui qui écrit depuis ses premières années d’études a déjà publié, sous le pseudonyme de Nelly Brigitta, un roman pour midinettes, Le Secret des orchidées, dans une collection intitulée “Romanesque” aux éditions parisiennes du Dauphin », affirment Sami Tchak et Jean-Pierre Orban dans leur préface aux Mille et Une Bibles du sexe, livre érotique à la facture sadienne, publié en 1969 et qu’ils ont réédité en 2015.

Une liberté pionnière

Ce que Ouologuem avait osé alors, personne en Afrique ne l’a osé depuis avec la même ébouriffante vigueur. « Peut-on accepter sans réticence d’un Africain noir qu’au lieu de produire une littérature ethniquement typique il investisse pleinement un des terrains littéraires les plus marqués, celui où le style fait passer un contenu du pornographique à l’érotique, où la transgression s’opère par le mot davantage que par le geste décrit ? » se demandent très justement Tchak et Orban. La question n’a rien perdu de son actualité.

 
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Déclaration conjointe des associations de presse

2017/11/1

Aujourd'hui en Guinée L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), l’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI) l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (Aguipel), l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC) et le Réseau des Médias sur Internet (REMIGUI) informent l’opinion nationale et internationale de l’arrestation arbitraire du journaliste et coordinateur général groupe Gangan radio et télévision, Aboubacar Camara et du brouillage des ondes dudit groupe, sans aucune base légale le 30 octobre 2017 par les autorités guinéennes.

Dans la journée de ce mardi 31 octobre, les journalistes qui sont partis couvrir cet évènement ont été frappés à coup de coups de crosse, de ceintures et de matraque par des gendarmes à l’escadron mobile N°3 de de Matam. Une brutalité qui a entrainé une quinzaine de blessés et la destruction du matériel de travail de plusieurs autres journalistes.

Ces actes sont de graves violations de la loi sur la liberté de la presse et constituent un recul dangereux de la démocratie.

Les cinq associations condamnent avec la dernière énergie cette arrestation arbitraire, ce brouillage des ondes, cette violence aveugle et cette destruction spectaculaire des équipements.

Par conséquent, elles exigent la libération immédiate du journaliste, le rétablissement du signal de la radio et de la télévision Gangan et l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités.

Par ailleurs, elles appellent au respect, à la protection des journalistes contre toutes formes de violences et à la préservation de leur matériel de travail.

Enfin, ces associations de presse se réservent le droit d’appeler à des journées sans presse à partir du 1er novembre 2017, si toute fois le journaliste Aboubacar Camara n’est pas libéré et le groupe Gangan rétabli dans ses droits.

Conakry le 31 octobre 2017



URTELGUI AGEPI AGUIPEL APAC




 
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Ordre des Pharmaciens : La nouvelle présidente installée dans ses fonctions

2017/10/30

Aujourd'hui en Guinée Conakry- Le nouveau bureau du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Guinée (CNOPG) a été installé, jeudi, 26 octobre 2017, dans ses nouvelles fonctions, rapporte l’AGP.A la cérémonie d’installation, qui a eu pour cadre l’une des salles de Conférence de l’Hôpital national de Donka, à Conakry, la nouvelle présidente du CNOPG, Dr Hawa Diakité, élue le 14 octobre dernier, a indiqué que la mission essentielle assignée à l’Ordre des pharmaciens est basée sur le respect de l’éthique professionnelle, des lois en vigueur et du Code déontologie.

«Nous attachons une profonde détermination à appliquer la législation pharmaceutique dans toute sa vigueur. A ce titre, la Chambre de discipline sera renforcée dans ses capacités opérationnelles. Une entité sera créée en collaboration avec les services de sécurité, dont la mission sera d’inspecter tous les acteurs du secteur pharmaceutique, pour le respect de la loi», a promis la présidente élue du CNOPG, Dr Hawa Diakité.

Elle a mis l’accent sur la nécessité de la tenue des états généraux de la Pharmacie, dans le but d’élaborer un plan stratégique. «Pour ce faire, nous lançons un appel à tous nos confrères et consœurs, pour qu’ensemble, nous solutionnions la problématique de la manipulation du médicament pour protéger la santé de nos populations. Notre plan d’action se fixe l’objectif de trouver la solution au dysfonctionnement de la profession de pharmacien. Rien ne sert de s’attaquer aux effets, solutionnons les causes», a-t-elle noté

Source : AGP

 
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Guinée : Le Horoya AC se lance dans le merchandising

2017/10/28

Aujourd'hui en Guinée Le Horoya AC, un des trois clubs les plus titrés de Guinée, a ouvert au début du mois d’octobre une boutique de produits dérivés à Conakry. Une première dans le pays, alors que le merchandising reste très confidentiel en Afrique subsaharienne.

Depuis qu’il a accédé à la présidence du Horoya Athletic Club (HAC), Antonio Souaré n’est pas seulement obnubilé par la conquête de titres nationaux, en attendant de devenir un poids lourd du football africain. L’homme d’affaires, qui est également le président de la Fédération guinéenne de football (FGF), investit dans la modernisation de son club, le plus riche du pays.

Après la construction du siège du HAC, d’un centre d’entraînement, la création d’une chaîne de télévision interne, d’un site internet actualisé chaque jour et en attendant que le stade de 15 000 places soit achevé, le dirigeant s’est lancé dans un nouveau défi, celui de la vente de produits dérivés.

En Afrique, cette pratique est très peu développée, comme le rappelle Soufiane Souaré (30 ans), le vice-président du club de la rive droite de la capitale. « On trouve quelques boutiques officielles en Afrique du Nord, en Afrique du Sud ou en RD Congo, avec le TP Mazembe. Mais c’est quelque chose de très confidentiel pour l’instant. En Guinée, Horoya est le pionnier en la matière. »

Accord avec l’équipementier allemand Saller

La première boutique du club aux dix-sept titres de champion et aux sept coupes nationales, située dans le quartier Coléah Domino, tout près des près des locaux administratifs et qui emploie trois salariés, a été inaugurée au début du mois d’octobre.

« Cela répondait à une demande de nos supporters, qui sont présents à Conakry, mais également dans toute la Guinée. Horoya y compte des milliers de fans. Nous avons établi un business plan, en respectant la charte graphique qui a été établie. Le club se structure depuis plusieurs années. L’ouverture d’une boutique officielle fait donc partie du processus de modernisation souhaité », explique Soufiane Souaré, né à Paris, où il a étudié la gestion et l’économie avant d’obtenir à Tallahassee (Floride) un diplôme en business et entrepreneuriat.

« On s’inspire de ce qui se fait en Europe. Nous souhaitons proposer des produits officiels. Jusqu’à maintenant, les seuls maillots disponibles l’étaient sur les marchés de Conakry. Des faux, vendus quelques euros. Désormais, nous vendons les maillots fournis par notre équipementier allemand Saller ».

Objectif de 100 000 maillots par an

Pour 14 euros, il est donc possible de s’offrir un des trois maillots (domicile, extérieur et third) du HAC. Et pour 6 euros de plus, de le faire floquer au nom d’un des joueurs de l’effectif. D’autres accessoires aux couleurs du club (casquettes, écharpes, vendues 5 euros) sont également disponibles, mais pas seulement : « Nous proposons aussi des chaussures à crampons, des survêtements, etc., et uniquement des produits originaux. Le panier moyen de l’acheteur tourne autour de 20 euros », poursuit Soufiane Souaré, qui mise sur la vente d’environ 100 000 maillots par an.

« Nous allons ouvrir à moyen terme trois autres boutiques à Conakry, mais également dans la sous-région. La vente de produits dérivés doit constituer une source de revenus supplémentaires », explique-t-il.

Vente en ligne

En Guinée, où une Ligue professionnelle a été créée en 2016, les clubs, en attendant les futurs droits télé, vivent de l’argent privé injecté par les dirigeants, des recettes aux guichets ou du sponsoring privé. « La vente de produits dérivés n’est pas une habitude pour les supporters guinéens. Cela commence à en être une, et j’espère sincèrement que d’autres clubs guinéens feront la même chose que nous », ajoute-t-il.

Le club multi-titré étudie aussi la possibilité de vendre ses produits en ligne. « C’est un projet que nous voulons mener à son terme, explique Soufiane Souaré. Le réseau internet n’est pas toujours très développé en Guinée. Mais je pense que d’ici un peu plus d’un an, il sera possible d’acheter différents articles disponibles dans nos boutiques via notre site Internet… »


JA

 
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Audits à la Feguifoot : Antonio ouvre la boite de pandore

2017/10/25

Aujourd'hui en Guinée Avec la polémique suscitée par la publication des résultats des audits commandités par Antonio Souaré, au-delà même des milieux du cuir rond, on a bien l’impression que le président de la Fédération guinéenne de football, a ouvert la boite de pandore. Et cette fameuse vidéo qui fait en ce moment le tour des réseaux sociaux, où Antonio se vante de pouvoir manipuler à sa guise les résultats de ces audits, c’est le côté obscur du personnage qu’on découvre. Hallucinant.

Le fait d’avoir choisi un cabinet sans appel d’offres, jette un discrédit sur les résultats des audits qui incriminent Salifou Camara, Ibrahima Blasco Barry et Morton Soumah. Ces trois membres de notre galaxie footballistique sont accusés, il faut le rappeler, d’avoir détourné à leur profit une vingtaine de milliards de francs guinéens. Dont 834 000 euros sortis des caisses de la Fédération par Super V, de l’argent offert par la société de téléphonie Mtn, et qui était destiné à la promotion de la candidature de la Guinée pour les CAN 2019-2021.

Ces audits portent sur la période allant de janvier 2013 à décembre 2015.

S’agissant des recommandations attribuées à la Fifa, et qui font état d’exclusion et d’assignation en justice des trois personnalités visées par les audits, Salifou Camara dit Super V, ancien président de la Fédération guinéenne de football, disait mercredi dernier dans l’émission des grandes gueules, de la radio espace fm, que « la Fifa ne peut jamais recommander de telles choses, parce que tout simplement elles sont extraordinaires. » Ajoutant que la Fifa elle-même est régie par des textes.

« Les textes de la Fifa prévoient quoi? Il y a des mesures disciplinaires qui sont prévues par les textes de la Fifa, en son article 55, en ce qui concerne les personnes physiques coupables de délit. Selon Super V, il y a plusieurs catégories, dont le niveau A, où vous avez l’avertissement, le niveau B, vous avez l’expulsion, C, où vous avez la suspension des matches. Ainsi que le niveau D, où vous avez l’interdiction des vestiaires ou des bancs de touches, le niveau E où vous avez l’interdiction du stade, le niveau F, où vous avez l’interdiction d’exercer toute activité relative au football, et enfin G, vous êtes condamnés à des travaux d’intérêt général, c’est tout », a-t-il souligné.

Le challenger d’Antonio Souaré fera ensuite savoir que tout recours devant un tribunal ordinaire est interdit par les textes de l’instance dirigeante du football mondial, pour de telles accusations.

Salifou Camara a quitté le pays pour selon lui se rendre au TAS (Tribunal arbitral des sports) où il a intenté un procès contre Antonio Souaré. Et dans l’entourage de ce dernier, on parle de fuite. Super V aurait enfilé la venelle, pour échapper à la justice. Après une première convocation qui lui avait été adressée par les services de la police judiciaire. Les deux autres accusés ont répondu à la convocation, pour leur audition.

Bien des gens pensent que le président de la FEGUIFOOT s’est plus mouillé, en tentant de faire plonger ce trio, que constituent Super V, Blasco et Morton. Surtout que Souaré a eu recours au cabinet « Auditeurs Associés en Afrique » de Mory Cissé, un de ses amis, dans l’opacité la plus totale, dit-on.

Certes à la décharge du businessman Antonio Souaré, on pourrait dire que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Mais l’affaire continue de faire du bruit dans le landerneau.

Avec Mamady Kéita (Le Démocrate)


 
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Guinée : Le procès de l’affaire Mohamed Koula Diallo tourne à la foire d’empoigne

2017/10/25

Aujourd'hui en Guinée Le procès des deux assassins présumés du journaliste Mohammed Koula Diallo, tué par balle lors d’affrontements entre militants de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), en février 2016, a rouvert ce lundi 23 octobre. Amadou Oury Bah, vice-président - exclu - de l’UFDG, est partie civile. Mais entre incidents d’audience et débats politiques, ce procès de l’« affaire Mohamed Koula Diallo » n'en vient à faire qu'exceptionnellement référence au journaliste tué.

Deux hommes se trouvent dans le box des accusés : Amadou Sow et Alghassimou Keita, tous les deux gardes du corps du président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, notamment inculpés d’« assassinat », de « tentative d’assassinat » et de « coups et blessures ». Accusations qu’ils nient tous les deux. Et entre chuchotements des militants politiques rétifs à la contradiction et envolées et effets de manche d’avocats qui ne se font aucun cadeau, la tâche du juge Mangadouba Sow n’est pas aisée.

Dès l’entame de cette nouvelle audience dans le procès qui doit faire la lumière sur les circonstances de la mort par balle du journaliste Mohamed Koula Diallo, le 5 février aux abords du siège de l’UFDG devant le tribunal de Dixinn, en proche banlieue de Conakry, ce lundi, le juge a voulu prévenir tout débordement, invitant les parties au procès à « ne pas troquer la robe (d’avocat, ndlr) contre la tenue de militant ».

>>> A LIRE – Guinée – Bah Oury : « C’est moi qui était visé. La balle m’était destinée »

Un avocat de la défense fonce sur Bah Oury

Une mise en garde qui n’a pas empêché Me Alsény Aïssata Diallo, l’un des avocats de la partie civile, de taxer Bah Oury de « fou » et de lui enjoindre de « poursuivre son traitement dans une clinique psychiatrique ». Et l’avocat de foncer Bah Oury… Il a été maîtrisé par ses confrères, qui se sont interposés avant qu’il n’atteigne sa cible.

Quelques minutes auparavant, Me Alsény Aïssata Diallo avait été « irrité » par la partie civile, qui l’avait qualifié de « militant de l’Union des forces démocratiques de Guinée », l’UFDG. Bah Oury, qui s’est constitué partie civile dans ce procès, a même accusé l’avocat d’avoir participé, le 4 février 2016 au domicile du président du parti, à une réunion préparatoire devant plancher sur la manière « de l’assassiner ».

Un avocat de la défense… également témoin

En outre, et à l’instar de Cellou Dalein Diallo, son épouse et de plusieurs autres personnes de l’entourage politique du leader de l’UFDG, Me Alsény Aïssata était également cité comme témoin dans ce procès. Les avocats de la partie civile ont donc réclamé qu’il regagne la place des témoins et qu’il évacue la salle d’audience.

Refus des avocats de la défense, menacés d’être privés de l’un des leurs. Suspension de séance. Au retour, le tribunal rejette la demande de la défense de ne plus laisser Me Alsény Aïssata plaider.

« Le président du tribunal ne nous a pas laissé développer nos arguments sur la comparution des témoins », regrette Me Kpana Emmanuel Bamba, avocat de la partie civile. « Le tribunal s’est rendu compte qu’en suivant Bah Oury, il aurait violé la loi sur la profession d’avocat et le code de procédure pénale », répond Me Alsény Aïssata Diallo, qui évoque un « début de victoire ».

Le nom de la victime a quasi-disparu du procès

A voir le déroulement des audiences, le procès intitulé « affaire Mohamed Koula Diallo » ne fait en réalité référence au journaliste qu’exceptionnellement. Les noms de Bah Oury et Cellou Dalein Diallo sont les plus cités, tandis que la salle est régulièrement chahutée par des militants qui ne tolèrent pas d’entendre dire du mal de leur leader sans réagir. « Bah Oury nous a humiliés », a ainsi lancé une femme pendant l’audience.

« L’affaire Mamadou Koula Diallo est instruite non pas contre le meurtrier du journaliste mais comme un procès de l’UFDG et de ses cadres », avait déjà regretté la direction nationale de l’UFDG, dans un communiqué publié le vendredi 20 octobre. « Tout indique, de plus en plus, que l’assassinat de Mamadou Koula Diallo pourrait être la résultante tragique d’un échafaudage machiavélique construit depuis Paris et dont le but ultime serait de laminer l’UFDG », accuse même la direction du parti de Cellou Dalein Diallo.

La prochaine audience aura lieu le lundi 30 octobre et devra permettre la représentation des scellés.

Par Diawo Barry -
JA

 
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Audit de la Fédération Guinéenne de Football : La vidéo d'où l'intérêt de l'action judiciaire

2017/10/25

Aujourd'hui en Guinée L'audit opérationnel effectué par le Cabinet des Auditeurs Associés Afrique Guinée- Côte d'Ivoire sur instructions du nouveau Comité Exécutif de la Fédération Guinéenne de Football et portant sur la période Janvier 2013 à Décembre 2015 suscite des réactions, commentaires et analyses de tout ordre.

L'un des centres d'intérêt des débats passionnés sinon passionnels soulevés autour des révélations d'une opération pourtant ordinaire se focalise sur une vidéo enregistrée lors d'une cérémonie publique de soutien organisée à Yorokoguia.

De quoi s'agit-il réellement ?

Dès que les résultats de l'audit ont été publiés, en réponse à l'une des nombreuses recommandations de la FIFA, des clubs de Ligue I et II, du National ainsi que certaines personnalités ou simples observateurs ont publiquement tenu à manifester leur soutien au Président Antonio Souare, le dimanche 15 octobre 2017 à Yorokoguia où se trouve son chantier du centre sportif et de loisirs de 11 hectares.

Dans tous les messages sollennelement adressés ce jour au Président de la Fédération Guinéenne de Football, les intervenants des différents groupes ( Boubacar 2 Barry et le doyen 5) ont crié la colère et l'indignation des acteurs du Football Guinéen face aux scandaleuses révélations fonctionnelles et financières contenues dans le rapport d'audit avant d'interpeller le Président Antonio Souare et ses collaborateurs du Comité Exécutif de la Fédération Guinéenne de Football à plus de rigueur et de fermeté dans l'application de la loi ainsi que des points recommandés dans le message officiel de soutien de la FIFA sous la signature de sa Secrétaire Générale, Mme Fatma Samoura, celle-là même qui avait déclaré, haut et fort, lors de sa visite en Guinée, que l'instance internationale du Football ne deboursera pas un centime en faveur de la Feguifoot tant que Teminètaye ne fournira pas les résultats de l'audit à Zurich.

Élu suite à une crise fratricide qui a détruit la collaboration entre l'ancien président et plus d'une dizaine des membres de son Comité Exécutif dénonçant le dysfonctionnement et le manque de transparence dans la gestion des ressources de la Fédération Guinéenne de Football, le Président Antonio Souare était déjà condamné à l'audit. L'objectif premier donc de cet audit était de faire l'état des lieux pour permettre au nouveau président et son Comité Exécutif de procéder aux corrections afin que les grosses lacunes qui ont eu raison de Salifou Camara Super V ne se reproduisent plus. Les chiffres ou montants injustifiés -aussi importants soient-ils - découverts lors de ce travail n'étaient pas l'objet principal de l'audit.

En répondant donc à tous ces messages de solidarité face aux actions qu'il est dans l'obligation d'entreprendre, le Président Antonio Souare a probablement fait l'erreur d'accorder une petite parenthèse à la forte densité de son coeur, à l'extrême sensibilité humaine qui l'anime toujours face aux difficultés, épreuves et aux malheurs qui touchent ses compatriotes Guinéens, en général, et ses proches ou frères, en particulier, que sont Aboubacar Soumah Morthon, Ibrahima Barry Blasco mais aussi Salifou Camara Super V, même si l'ancien Président de la Fédération Guinéenne de Football a très malheureusement décidé de faire du combat farouche, sur et sous terre, sa dulcinée. Pour ceux qui le connaissent, le Président Antonio Souare ne tire aucun plaisir dans la décadence ou la déchéance de ceux qui l'ont côtoyé, même de ceux qui ne sont habités par aucune reconnaissance.

Autrement dit, ce n'est pas de gaité de cœur qu'il se sépare - momentanément ou pour toujours - de son Secrétaire Général qu'il a immédiatement reconduit dès après son élection, le 28 février 2017 en le couvrant des superlatifs les plus élogieux. D'où ce regret, formulé dans la vidéo, de n'avoir été avisé ni par Ibrahima Barry Blasco ni par Aboubacar Soumah Morthon avant le lancement de l'audit.

C'est dire, pour parler clairement, que le Président Antonio Souare, après transmission du rapport à la FIFA qui a déjà fait ses observations et recommandations, après la double réunion du Comité Exécutif qui s'inscrit dans la logique de la FIFA et après publication du rapport d'audit, clame ainsi son impuissance de ne pouvoir rien faire pour aider ou sauver qui que ce soit à cette phase cruciale de la situation.

C'est pourquoi justement, le Président Antonio Souare, qui a une idée claire et précise du sens de ses responsabilités mais aussi de l'espérance sous tendant le soutien et l'attente des acteurs du Football Guinéen pour une gestion plus saine et transparente, s'est engagé, dans la même vidéo, à persévérer dans l'action d'assainissement et la procédure judiciaire enclenchée. Il a consacré les 90% de son intervention à rassurer ses interlocuteurs sur sa volonté de ne pas reculer même une seconde. Le message principal et central de la vidéo est donc limpide : pas d'impunité, nul ne s'abritera sous son parapluie .

Ainsi, si certains peuvent reprocher au Président Antonio Souare d'avoir laissé transparaître sa compassion, il faut cependant une forte dose de naïveté pour rêver même un instant que la vidéo remplacera ou effacera les faits reprochés, à tors ou à raison, aux trois personnalités du Football Guinéen clairement citées dans le rapport de l'audit.

La vidéo ne saurait servir à la diversion. En revanche, s'il faut en tenir compte, elle pourrait être un élément poussant davantage les uns et les autres à plus de curiosité et d'interrogations pas à blanchir une partie contre une autre.

Est ce le Président Antonio Souare qui a dicté le contenu du rapport ou les pièces matérielles existantes trouvées dans les archives de la Fédération Guinéenne de Football ?

Est-ce le Président Antonio qui a demandé aux auditeurs de faire état des dysfonctionnements mentionnés ou la réalité constatable ?

Est-ce le Président Antonio Souare qui a inventé la sortie des 834 000 euros, des 79 000 euros en espèces et d'autres montants ou les documents ?

Est-ce le Président Antonio Souare qui a inspiré le chiffre de plus d'un Million d'euros que la FIFA estime injustifié ?

Par rapport à toutes ces questions, il ne faut pas prendre l'ombre pour la proie.

Le mieux pour tout le monde réside à respecter la présomption d'innocence, mais surtout à laisser la justice examiner et trancher en toute impartialité cette affaire et dire si les accusations portées contre Salifou Camara Super V, Ibrahima Barry Blasco et Aboubacar Soumah Morthon sont oui ou non fondées.


Abdoulaye CONDE

 
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La préfecture de Kindia est en deuil : Le général a tiré sa révérence .

2017/10/24

Aujourd'hui en Guinée Connu sous le sobriquet de Général en rapport avec les multiples fonctions qu'il a exercé dans la Préfecture de Kindia , Elhadj Mamadou Lamarana Diallo ( Moberna ) a tiré sa révérence dans la nuit du 21 octobre 2017 à kindia des suites d'une courte maladie . Le défunt fut l'un des frères de feu Saifoulaye Diallo qui n'est plus à présenter en république de Guinée pour avoir été l'un des fidèles amis de l'ancien Président feu Ahmed Sékou Touré

Le désormais feu Mamadou Lamarana Diallo fut le papa d'un de mes intimes et inséparables camarades de promotion au collège Sarakoléah de Kindia en la personne de Amirou Diallo . Le Général fut un père et un ami qui a fait ma connaissance derrière son fils et qui a finit par m'adopter sans conditions . Il n'avait ménagé aucun effort pour nous entretenir durant toute notre scolarité au collège Sarakoleah . Les portes et fenêtres de sa maison située derrière la gendarmerie de Kindia nous étiez grandement ouvertes .

Et mieux, ma famille notamment ma soeur aînée Hadja Bintou Sakho témoigne la sympathie qu'il vouait à ma modeste personne à travers ses incessantes demandes de mes nouvelles.

Puisse le Très Haut accueillir l'âme de notre élégant et civilisé père dans son Grand royaume qu'est le Paradis . Amen ! Je profite de cette douloureuse occasion pour présenter mes sincères condoléances à mon cher ami Amirou Diallo et â ses nombreux frères et sœurs sans oublier notre gentille maman .

Reposes en paix papa car ton passage sur cette terre n'a pas été vain . Serviable et attentionné tu l'as été pour tous ceux qui t'ont connu et côtoyé

Par ton fils que tu aimais tant Aboubacar SAKHO

 
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Psychose à Conakry, après des explosions au camp «Alpha Yaya Diallo»

2017/10/23

Aujourd'hui en Guinée APA-Conakry (Guinée) - Les populations riveraines du camp militaire «Alpha Yaya Diallo» situé dans la banlieue de Conakry, ont été brusquement réveillées, dimanche matin, par des bruits assourdissants provoqués par des explosions de munitions au bataillon spécial de Conakry (BSC).

Joint par APA au téléphone, un conseiller du ministère de la Défense a confirmé ces détonations, soulignant qu’il s’agit d’« un incendie d’origine électrique ».

Il a toutefois ajouté que « la situation est complètement maîtrisée. Les sapeurs-pompiers sont arrivés sur place pour sécuriser le périmètre ».

Entretemps, beaucoup de personnes ont pris peur à l’image de cet habitant du quartier Nassouroulaye qui souligne que les détonations ont débuté aux environs 4h du matin (TU). « Elles étaient si puissantes que j’étais obligé d’aller me réfugier à Hamdallaye avec ma famille. Mais à mon fort étonnement, j’ai retrouvé plusieurs habitants marchant dans les rues. Il y avait des femmes, des enfants et des personnes âgées ».

Selon une dame domiciliée au quartier Koloma, sa famille a déserté son domicile en raison de la violence des détonations et l’odeur suffocante qui se répand au quartier.

« Je vois plusieurs familles, la peur au ventre, qui cherchent un refuge. Certains sont sortis de chez eux sans chaussures. D’autres ne portent qu’un pagne ou un boubou », a-t-elle souligné.

Plus d’une heure après le début des détonations, toute la capitale était au courant de ce qui s’est passé au camp militaire «Alpha Yaya Diallo», autrefois quartier général de la défunte junte militaire guinéenne dirigée par Dadis Camara.

En 2001, des détonations similaires, mais plus violentes, avaient éclaté dans ce camp. Elles avaient été provoquées par l’explosion d’une des poudrières du camp militaire.


APA

 
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MCSPH - À LA RENCONTRE DES PARTENAIRES

2017/10/23

Aujourd'hui en Guinée Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a rencontré le PDG de la Société Minière de Boké.
En compagnie du Secrétaire Général, du Directeur National de la Culture et de l'Attaché de Cabinet, le Ministre a informé et souhaité associé la SMB dans l'organisation de trois événements Sportifs et Culturels phares, Les Jeux Régionaux de la Moyenne Guinée (4-11Novembre) , le 16ème Festival National des Arts et de la Culture '' FENAC 2017 Pour la Consolidation de la Paix '' ( 15 - 19 et 27 Novembre - 3 Décembre ) enfin Le Tour Cycliste de Guinée ( 15 - 19 Décembre).

Jean Baptiste Williams. Jeannot Williams. Direction Nationale Culture.

 
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Guinée: Explosions au camp militaire de Alpha Yaya Diallo, à Conakry

2017/10/23

Aujourd'hui en Guinée En Guinée, le réveil a été brutal, ce dimanche 22 octobre, pour les riverains du camp militaire Alpha Yaya Diallo, la plus grosse caserne du pays, dans la banlieue de Conakry. Un incendie d'origine électrique a provoqué une série d'explosions de munitions dans un des magasins d'armement du camp. Le sinistre a toutefois été maîtrisé grâce à l'intervention rapide des agents de la protection civile. On ne déplore aucune victime.

Cet incendie, enregistré peu après 4h30, heure locale, a provoqué de puissantes détonations à intervalles rapprochés, entendues à plusieurs kilomètres à la ronde provoquant une panique générale, surtout chez les riverains des camps militaires.

En l’absence d’information à cette heure, laissant ainsi libre cours à toute sorte d’interprétations, les riverains du camp militaire ont, en majorité, pris la fuite en voiture ou à pied, vers d’autres quartiers plus sûrs, avec les bébés au dos pour certaines femmes.

Il a fallu une heure de plus et une coupure d’électricité pour que l’on sache que c’est un court-circuit qui a provoqué un incendie dans un magasin de blindés appartenant au Bataillon autonome des troupes aéroportées. Les obus et autres lourdes munitions entassés à cet endroit, qui ne résistent pas à une forte chaleur, ont explosé les uns après les autres, dégageant une forte odeur nauséabonde et une épaisse fumée dans le ciel du camp militaire, situé non loin de l’aéroport de Conakry.


Mokar Bah
Correspondant RFI en Guinée

 
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Administration /Mouvance
Qui est qui ?
Au tour de Bathily de parler
« ma société ADS n’a jamais bénéficié d’un marché de gré à gré ni en Guinée, ni ailleurs »
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L'UA/Nord-Mali
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