Thierno Saidou Diallo
Une référence perdue pour la jeunesse guinéenne

Partenaires
Africatime

Africvisionguinée

Akhadan

Condedjenekaba

Ecoutez Sabari FM 97.3 en direct

Galanyi

Guinée7

Guineenet

L'Express Guinée

Le Diplomate

Les amazones

Mediaguinee

pednespoir.com

34 visiteurs connectés

24 Mai 2013 - -1h36


 RECHERCHER 

Invention: Aguibou Barry crée une pompe à irrigation

2013/5/10

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Aguibou Barry, citoyen de la préfecture de Labé, vient de libérer son génie créateur en fabriquant une pompe à irrigation dont l’objectif est de diminuer le calvaire des femmes maraichères. A motricité humaine, cette pompe est dotée d’un brevet d’invention N0 12441 de l’Organisation africaine de la propreté intellectuelle (OAPI) à la date du 23 avril 2004.
 
Cet homme qui a déjà expérimenté cette pompe depuis 2008 à Labé où il réside, était à Sékhoutouréya le jeudi 9 mai 2013 pour présenter son œuvre au Président de la République, Pr Alpha condé.

C’est une pompe qui aspire 8 mètres de profondeur avec un débit de 3.000 litres d’eau par heure. Selon le technicien, cette pompe peut refouler jusqu’à 15 mètres de hauteur et 100 sur un terrain plat.

Le matériel agricole est composé d’un segment, de pistons, de tuyaux d’aspiration, de colliers, de cylindres et d’un système qui permet l’aspiration de l’eau à partir d’un puits ou d’un cours d’eau. Tous les objets qui composent cette pompe sont fabriqués en Guinée.

Ce génie, à travers son ONG FAPEL (Fabrication de pompes à eau à Labé), est en partenariat avec la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) qui lui a permis d’installer 105 pompes en 2008 et 45 pour cette année dans le pays.

Pour sa participation au développement de l’industrie guinéenne, Aguibou Barry, avec son ONG, a d’autres partenaires que sont le FIDA (Fonds international pour le développement agricole), le PACV (Programme d’appui aux collectivités villageoises), les particuliers et les groupements maraichers.

A sa sortie de l’audience avec certains de ses collègues membres de l’ONG FAPEL, l’inventeur de la machine à irrigation a déclaré : « C’est un sentiment de fierté pour moi. Nous demandons au gouvernement de nous appuyer. Aujourd’hui en Guinée beaucoup de pompes sont importées alors qu’on est en mesure de les produire ici. Le chef de l’Etat l’a dit, consommons guinéen. Donc c’est ce qui nous a motivé à faire cette pompe pour lui offrir. Nous pouvons faire cette pompe à plusieurs variantes. Nous avons aussi des pompes domestiques et nous voulons que l’Etat nous assiste auprès du SNAPE (Service national d’aménagement des points d’eau) pour nous permettre d’avoir des marchés sur le plan national ».

De son côté, le ministre de l’Agriculture, Marc Yonbouno, qui a introduit cet éminent technicien auprès du Président de la République, apprécie l’invention : « C’est une très bonne appréciation. D’abord, c’est une production locale, une créativité guinéenne par un jeune guinéen. Cela veut dire que la politique agricole du Président Pr Alpha Condé est en train de trouver des échos favorables. Le Président l’a dit, il faut encourager cette initiative en faisant en sorte que nos femmes maraichères, nos groupements maraichers, utilisent ces pompes au lieu d’en importer d’autres ».


Palais Sékhoutouréya, jeudi 9 mai 2013
Le Bureau de Presse de la Présidence

 
Guinée : 21% de budget national de développement consacré au secteur de l'éducation

2013/5/8

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Dans le cadre du financement des secteurs stratégiques et prioritaires du plan national de développement, le gouvernement guinéen consacre 21% de budget national de développement (BND) au secteur de l'éducation, a dit mardi, le ministre guinéen de l'enseignement pré universitaire Ibrahima Kourouma ( Info Xinhua ).

A l'occasion de la remise officielle du rapport d'étude de diagnostic sur la question de l'enseignant en Guinée, le ministre Kourouma a rappelé les efforts consentis par l'Etat guinéen, pour qualifier davantage le système éducatif.

Selon lui, les négociations entre le gouvernement à travers son département ministériel et les responsables syndicaux de l'éducation a permis de satisfaire plus de 75% des revendications exprimées par les enseignants durant l'année 2012.

Ce qui a permit l'augmentation du taux brut de scolarité et une amélioration globale et sectorielle au niveau de tout le système éducatif, dans l'intérêt des élèves et étudiants du pays.

Toutefois, le ministre de l'enseignement pré-universitaire n'a pas occulté les multiples défis auxquels l'Etat est amené à faire face, avec l'appui des partenaires techniques et financiers, impliqués dans la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de l'éducation et de la formation professionnelle.


Au nombre des défis, il a cité de passage la redéfinition des objectifs de l'éducation nationale, l'opérationnalisation de la politique de l'alphabétisation fonctionnelle, la motivation des élèves et leur orientation vers les centres de formations professionnels et la synergie d'action dans l'optique d'une formation qualitative et au terme, quantitative.

Pour sa part, le Premier ministre guinéen Mohamed Said Fofana a souligné l'enjeu du système éducation guinéen, qui connait actuellement des transformations positives, eu égard à la volonté de son gouvernement à faire de la formation des ressources humaines une priorité parmi les priorités.

Pour lui, les ressources humaines et les infrastructures constituent des paramètres indispensables pour le décollage d'un pays vers un développement harmonieux et consistant.

"L'éducation et la formation n'ont pas de prix" à dit le Premier ministre, avant d'ajouter que le gouvernement tient à investir des moyens considérables dans ces deux secteurs privilégiés.

Une récente enquête menée sur un échantillon d'enseignant à propos de leur profession a montré qu'en 2012, plus de 65% des enseignants sont satisfaits de leur profession, contre 45% dans les années précédentes.

 
Corruption à la SEG : Après Abdoulaye Keita de l’EDG, Mamadou Diouldé Diallo doit partir !

2013/5/6

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-L’eau est aussi sinon plus précieuse que l’électricité. "L’eau c’est la vie", a dit Jésus Christ. S’il y a bien un secteur dans lequel les Guinéens sont misérables, malheureux… c’est bien dans le domaine de la fourniture d’eau. Pourtant le pays constitue le château d’eau de l’Afrique de l’ouest, quatorze cours d’eau de cette zone prenant leur source en Guinée. Quel paradoxe ! De Kaloum, siège du pouvoir et de l’administration en banlieue de Conakry, le spectacle humiliant de la recherche quotidienne d’eau par les populations offre une image humiliante. Surréaliste.

Partout dans la capitale guinéenne, de longues files d’attente formées autour de quelques rares points d’eau, de robinets au débit très lent font passer des heures pour ne pas dire la journée aux pauvres populations pour tout simplement obtenir un bidon d’eau. Dans d’autres quartiers, c’est après zéro heure que les gens se réveillent pour faire la queue afin de bénéficier d’une bassine d’eau le temps d’une, deux, trois heures de fourniture d’eau. On se croirait dans un pays sahélien dont la Guinée vient d’ailleurs d’adhérer l’organisation.

Ceci dit, de nombreux autres quartiers de la capitale sont privés d’eau, obligeant les citoyens à parcourir de longues distances pour s’offrir l’or blanc. La crise de l’eau est si criarde à Conakry que le commerce de cette denrée est devenue une activité juteuse, permettant à certains citoyens de vendre le bidon d’eau à 1500, 2000, 3000 FG selon les quartiers. Quel calvaire !

A quoi sert donc la SEG ? Où sont passés les milliards d’investissement mis à la disposition du Coordinateur de la SEG, Mamadou Diouldé Diallo pour financer les achats de matériels, la fourniture du carburant pour les véhicules de services et la fourniture des groupes électrogènes pour faire tourner les châteaux d'eau… ?

Selon les enquêtes menées par GUINEE24 un acompte colossal de sept (7) milliards cinq cent (500) millions de francs a été débloqué par l’Etat et mis à la disposition de la SEG pour sa modernisation. Mais, plutôt que de servir à l’achat prévu de matériels pour équiper la Société des Eaux de Guinée, ce faramineux montant sert actuellement à autre chose. C'est inacceptable. C'est révoltant.

En effet, pour pérenniser son maintien à la tête de l’institution qu’il préside depuis 2010, le Coordinateur Général de la SEG, Mamadou Diouldé Diallo se livre à la corruption de hauts cadres de l’administration des grands projets notamment Mamadi Condé "Thalès", un affairiste incurable auquel il verse de fortes sommes d’argent ainsi qu’à son entourage, certains proches du Président Alpha Condé (on donnera leur liste dans le prochain article) pour que ces derniers l'appuient chez le Chef de l'Etat en vantant ses qualités, ses compétences, ses mérites, au détriment des projets viables pour les populations à l’image du projet des douze (12) forages de Kakoulima pour une production additionnelle de 15000 m3 aujourd’hui à l’abandon.
Le rapport d’audit interne de la SEG dont GUINEE24 s’est procurée une copie révèle le manque criard du carburant pour alimenter les groupes électrogènes afin de faire tourner les château d'eau à Conakry et à l’intérieur du pays ainsi que les véhicules de services. Ce même rapport d’audit parle des achats fictifs de matériels qui ne sont jamais livrés aux magasins pour le fonctionnement de la Société des eaux de Guinée. C'est la même procédure d'achat fictif pour les matériels de production qui ne sont jamais livrés, une façon on ne peut plus flagrante de détournement de l'argent public.

De la surfacturation des coûts de rénovation des bâtiments de la SEG à l’achat de billets d’avion pour les proches du Président, de la rénovation du bâtiment du Ministre à l'achat de véhicules 4x4 pour ses soutiens, à l'achat d'une villa cossue pour une proche du patron des grands projets, Mamadi Condé "Thalès", GUINEE24 consacrera une série d’articles sur le scandale qui mine la coordination de la SEG et qui empêche la modernisation de ce grand service d'utilité publique dont les populations ne tirent aucun profit sinon que la misère, la galère, le calvaire...

C’est donc à une véritable poursuite des pratiques rétrogrades liées à la corruption qu’on assiste aujourd’hui sous le régime du changement du Pr Alpha Condé. Ce qui constitue une désillusion, un désenchantement pour les populations tant le changement prôné par le Chef de l'Etat a fait rêver les Guinéens.

En tout cas, toute politique quelle qu’elle soit, qui ne prend pas en compte la maîtrise de l’eau est démagogique et vouée à l’échec car, sans cette précieuse denrée il n’y pas de développement, pas d’agriculture, pas d’industries, pas de transports ; en un mot il n’y a pas de vie ; le corps humain étant lui-même constitué de 60% d’eau.

De ce qui précède, la moralisation de la vie publique exige la lutte contre l’impunité qui repose sur la sanction. L’application de la loi car, la gestion d’un haut cadre implique sa responsabilité pénale, politique, administrative.

A moins de deux poids deux mesures, le coordinateur de la SEG, Diouldé Diallo doit être démis de ses fonctions pour corruption, détournement de deniers publics à l’image de l’ex coordinateur de l’EDG, Abdoulaye Keïta.

Dossier à suivre...

Moussa Camara

 
Signature d'un accord de facilité élargie de crédit entre le gouvernement guinéen et le FMI .

2013/5/5

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le gouvernement guinéen à travers le ministre d'Etat en chargé de l'Economie et des Finances et le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) en Guinée ont signé samedi un accord de facilité élargie de crédit auprès de l'institution internationale ( Info Xinhua ).

Ce programme de facilité élargie de crédit auprès du FMI s'inscrit dans le cadre de la deuxième revue annuelle du programme de performance ficelé entre l'institution financière internationale et les autorités monétaires et financières guinéennes, depuis plus de deux ans.

Cet accord important permettra à la Guinée de bénéficier d'un montant total de 18 millions de dollars en devise, afin d'appuyer la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), pour ces opérations d'échange de devises avec les banques primaires de la place.

Pour le ministre guinéen de l'Economie et des Finances Kerfala Yansané, la signature de ce document prouve à suffisance les performances macroéconomiques réalisées depuis la mise en œuvre des réformes économiques, financières et monétaires, par le gouvernement guinéen en collaboration avec les partenaires techniques financiers tels la Banque mondiale et le FMI.

Selon M. Yansané, les années 2011 et 2012 ont été consacrées à stabiliser la situation macroéconomique et monétaire, alors que l'année 2013 sera elle consacrée à recherche de la croissance économique et sociale, dans le but de lutter contre la pauvreté à traves des investissements publics et la création d'emplois.

Le représentant résident du FMI en Guinée Abdoul Aziz Wann s'est réjouit du niveau de performance économique de la Guinée, avec l'engagement des autorités politiques et économiques à lutter contre les mauvaise pratiques anciennes et la réduction de la pauvreté en faveurs des populations guinéennes pour atteindre ainsi une croissance appréciable.

Il a encouragé les autorités guinéennes à continuer les efforts de réformes économiques et à persévérer dans la même direction afin que le pays puisse bénéficier d'autres facilités élargies de crédit auprès des institutions internationales.

 
Deux cent milliards Fcfa pour le bitumage de l'axe Danané-Lola

2013/5/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La Banque africaine de développement (BAD) et l’Union du Fleuve Mano ont signé mardi une convention de 200 milliards fcfa pour le bitumage de l’axe Danané-Lola (Guinée), a annoncé vendredi à Danané, le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara ( APA ).

Selon le Président Alassane Ouattara qui s’exprimait au cours d’un meeting à Danané dans le cadre d’une visite d’Etat de la région de Tonkpi, l’Union du Fleuve Mano et la BAD ont signé le mardi à Monrovia une convention de 200 milliards de fcfa pour le financement des travaux de l’axe Danané (Côte d’Ivoire) et Lola (Guinée).

La Côte d’Ivoire et la Guinée avait déjà signé en 2008 à N’Zérékoré (Guinée) un accord de partenariat dont l’objectif est le bitumage de l’axe Danané-Lola (Guinée), une route de 87 kilomètres, à laquelle il faudra appliquer des réparations préalables avant le revêtement.

Dans ce registre du développement, le président Alassane Ouattara a annoncé un investissement 1055 milliards de fcfa dans l’Ouest ivoirien au cours des prochaines années. La construction du chemin de fer Man- San Pédro, l’exploitation des mines de la région, la construction d’une université, sont autant de chantiers dont les travaux seront lancés incessamment.

La 22ème Session Ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union du Fleuve Mano (UFM), s’est tenue mardi à Monrovio, la capitale libérienne.

Outre M. Ouattara, les présidents Ernest Bai Koroma de la Sierra Léone, Alpha Condé de la Guinée, la présidente du pays hôte et présidente en exercice de l’Union, Mme Ellen Johnson Sirleaf, ont pris part aux travaux de ce sommet.

Le Sommet a abordé les questions relatives à la paix et à la sécurité dans le bloc sous-régional, le développement économique et l’intégration régionale, ainsi que la position de l’Union sur les autres questions sous-régionales et régionales, notamment la crise au Mali.

L’Union du fleuve Mano (UFM) est le regroupement de quatre pays d’Afrique de l’Ouest à des fins de coopération et d’intégration régionale.

Créée en 1973 entre le Liberia et la Sierra Leone, l’Union fut rejointe en 1980 par la Guinée. La Côte d’Ivoire fut le dernier pays à faire son entrée au sein de l’Union.

 
Le projet de cadre d'investissement de simandou Sud transmis aux partenaires

2013/4/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les discussions engagées entre le Gouvernement guinéen et les partenaires sur le développement du projet Simandou Sud (blocs 3 et 4) ont récemment progressé suite à la transmission par le Gouvernement guinéen à Rio Tinto du projet du cadre d’investissement. Les différentes parties prenantes se sont rencontrées à Abu Dhabi mi-avril 2013, pour évoquer les dispositions à prendre pour finaliser le cadre d’investissement et le financement du projet.

Outre l’affirmation de leur vision partagée sur le développement de Simandou Sud, les différentes parties ont convenu de la mise en place immédiate d’un cadre de discussions pour faire avancer le projet. Les parties se sont accordées sur la nécessité de prendre en compte les contraintes, tout en honorant les engagements respectifs.

Les parties ont convenu de procéder en trois phases : la mise en place de groupes de travail pour discuter d’aspects clefs du cadre d’investissement ; la tenue d’un forum de négociation suite aux travaux des groupes de travail ; la finalisation juridique du cadre d’investissement.

Le Gouvernement a insisté sur l’importance sociale et économique du maintien du rythme de mise en œuvre du projet dont les retombées doivent profiter aux populations guinéennes.

Simandou Sud est un projet hautement stratégique pour le développement économique intégré de la Guinée, notamment grâce aux infrastructures corrélées comme la ligne de chemin de fer. Long de 670 km, et offrant un débouché sur la mer, le TransGuinéen doit désenclaver les territoires locaux et l’environnement sous-régional, améliorant ainsi significativement la circulation des personnes, des biens et des productions locales, notamment agricoles, qui sont essentielles au décollage économique de la Guinée.

A Abu Dhabi, la délégation guinéenne comprenait le Ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, le Ministre des Mines et de la Géologie, le Ministre Délégué au budget, des Conseillers à la Présidence, l’Administrateur général de la SOGUIPAMI, ainsi que des haut cadres des ministères concernés.


Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

 
Mines : Corruption à grande échelle autour du Simandou

2013/4/24

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Dimanche 14 avril, à l’aéroport de Jacksonville, en Floride, Frédéric Cilins a honoré le dernier rendez-vous d’une longue série avec la veuve de l’ancien dictateur guinéen Lansana Conté. Mise sur écoute de son plein gré, cette dernière a permis de monter un solide dossier dans le cadre de l’enquête pour corruption menée par le FBI à l’encontre de BSGR, une société fondée par l'homme d'affaires israélien Beny Steinmetz. L’intermédiaire français cherchait à obtenir de la quatrième épouse de l'ex-président qu’elle détruise des copies de contrat compromettantes, lui promettant jusqu’à 5 millions de dollars si elle acceptait. Au moment de l’arrestation, les agents ont saisi plusieurs enveloppes contenant au total 20 000 dollars en cash ( Information Jeune Afrique ).

Le quotidien britannique Financial Times a pu se procurer des copies des documents que Frédéric Cilins semblait si désireux de détruire. Bien que l’acte d’accusation ne nomme à aucun moment la société minière pour le compte de laquelle devaient être versés les pots de vin, les détails fournis ne laissent, selon le quotidien britannique, guère de doute à ce sujet : il s’agit bien de BSGR, la filiale minière de Beny Steinmetz Group (BSG).

Frédéric Cilins a quant à lui été décrit par l’actuel gouvernement guinéen comme un agent de BSGR. La société a nié qu’il faisait partie de ses employés. L’acte d’accusation n’identifie pas non plus la femme concernée, mais le Financial Times estime qu’il s’agit bien de Mamadie Touré, la femme de Lansana Conté. En effet, c’est sa signature qui apparaît au bas des contrats dont le quotidien a obtenu copie.

"Bonne volonté"

D’après un contrat, apparemment signé par Asher Avidan, dirigeant de l’implantation guinéenne de BSGR et ancien cadre du ministère de la Défense israélien, la société a payé 4 millions de dollars pour obtenir les droits sur le gisement du Simandou. 2 millions étaient destinés aux « personnes de bonne volonté » qui ont mis de l’huile dans les rouages ; les deux autres millions étaient destinés à une société du nom de Matinda.

Rio Tinto détenait les droits pour la totalité du Simandou, une chaîne de montagne qui regorge de fer, pendant une dizaine d’années avant d’en être dépossédé en août 2008 par le gouvernement Conté, au motif qu’il ne faisait pas assez pour développer la mine. En décembre, quelques jours à peine avant la mort du dictateur, le gouvernement a attribué plus de la moitié des droits pour le Simandou à BSGR. C’est alors que la société israélienne a réalisé l’une des plus incroyables transactions minières jamais conclues en Afrique en revendant 51% de ses parts au brésilien Vale pour 2,5 milliards de dollars. Aujourd’hui, le gouvernement guinéen, comme la société brésilienne, sont en train de revoir leurs positions respectives.

Répercussions guinéennes

Une affaire qui n’est pas sans répercussions en Guinée. Dans un communiqué, le ministère d’État chargé de la Justice a annoncé l'arrestation lundi 22 avril de deux employés de BSGR : Ibrahima Sory Touré, vice-président et directeur des relations publiques de la société et frère de Mamadie Touré, l'épouse de l’ancien président Lansana Conté, qui vit actuellement aux Etats-Unis, et IssIaga Bangoura, responsable de la sécurité. Ces arrestations s’inscrivent, selon le communiqué « dans le cadre d'une enquête pénale multi-juridictionnelle en cours sur l'acquisition par la société BSGR de droits relatifs aux blocs 1 et 2 du gisement de Simandou ».

Les deux cadres de BSGR sont tous deux des « témoins clefs » qui doivent être entendus dans le cadre de cette affaire et leur arrestation « fait suite à des activités suspectes visant à se soustraire de la procédure en cours ». Le premier s’apprêtait à quitter le territoire guinéen alors que le second était, en outre, recherché pour absence sans permission de son unité militaire.

Au cours des prochaines semaines, une commission mise sur pied par le gouvernement guinéen pour examiner la légalité des licences minières devrait publier ses conclusions au sujet de BSGR.

Gisements majeurs en souffrance

Cette histoire rocambolesque aura des conséquences majeures sur l'exploitation du fer en Guinée, qui en est encore à ses balbutiements.Le pays, qui détient pourtant les plus grandes réserves de ce minerai en Afrique de l'Ouest, n'est pas parvenu à faire démarrer la production des gisements majeurs - mais isolés - des régions de Guinée forestière et de Haute Guinée, malgré la présence de plusieurs multinationales minières.

Suite à cette affaire de corruption, se pose notamment la question des réactions des deux « majors » présentes en Guinée sur ce minerai : l'anglo-australien Rio Tinto et le brésilien Vale. Rio Tinto, qui avait été déssaisi par l'État guinéen des gisements du Simandou transférés à BSGR, pourrait demander des comptes, alors qu'il développe ses projets sur les autres gisements du Simandou, associé à Chinalco.

Quant au brésilien Vale, qui s'était associé avec BSGR en 2009 -avec le soutien du président Lula -, il a refusé le 3 avril de régler ses engagements vis-à-vis de l'israélien. Son avenir en Guinée paraît compromis à moins que l'État guinéen ne signe un nouvel accord avec lui... sans BSGR cette fois-ci.

 
La Ministre Hadja Ramatoulaye Bah au cœur d’une haute corruption

2013/4/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-En ces temps du changement, on croyait la corruption fortement contenue sinon bannie, surtout de la part des ministres soumis à l’exercice d’exemplarité. Avec le régime annoncé par le président Alpha Condé, aucun doute ne planait désormais sur le fait que cette époque noire qui a appauvri le pays était révolue.

Loin derrière nous. Malheureusement, en Guinée des occasions perdues ou manquées, les mauvaises habitudes ont la vie dure. C’est le cas de cette grande magouille digne d’un scandale d’état sur fond de violation du code des investissements qui permet au chef du département de l’industrie, Hadja Ramatoulaye Bah de contourner les textes et lois justifiant sa fonction et fixant ses attributions, et de se lancer, comme si ses jours étaient désormais comptés, dans une folle course à l’opulence personnelle. Enquête sur une corruption à ciel ouvert.

En guise de rappel, faut-il souligner que depuis 1987 un décret présidentiel créant la Commission Nationale des Investissements existe. Avant d’être modifiée par un autre décret D/97/208/PRG/SGG. Selon le décret : "Il est créé une Commission Nationale des Investissements. Elle est présidée par le Ministre en charge du Secteur Privé, de l’Industrie et du Commerce. Sa composition est la suivante

Le Directeur National des Douanes ou son Adjoint,

Le Directeur National des Impôts ou son Adjoint,

Le directeur National des Investissements Publics ou son Adjoint,

Le Directeur Général de l’OPIP ou son Adjoint,

Un Représentant de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée,

Un Représentant de la Chambre d’Agriculture,

Le Secrétaire Général de la Commission Nationale des Investissements".

Ceci étant, cette Commission Nationale des Investissements a pour vocations entre autres à la suite d’une demande régulièrement élaborée, d’inciter aux investissements dans le pays à travers l’octroi aux entreprises locales ou étrangères établies en Guinée des exonérations conformément à la législation en vigueur.

L’article 25 relatif à la procédure d’attribution ou non de l’agrément est formel: "Au cours de sa réunion suivante, mais pas moins de quinze jours après réception par ses membres du dossier de demande et de la note d’accompagnement, la Commission Nationale des Investissements examine la demande et prononce l’agrément ou le refus d’agrément de l’entreprise à chacun des régimes privilégiés dont l’octroi a été sollicité".

Depuis janvier 2013 cette procédure est systématiquement ignorée, violée par Mme la Ministre Hadja Ramatoulaye Bah, manœuvrant dans l’ombre pour que la Commission Nationale des Investissements, seule habilitée à accorder ou non un agrément à toute entreprise demandeuse de privilèges ou d’exonérations établie en Guinée, ne se réunisse pas. Le Chef du département de l’Industrie décidant seule désormais, en complicité avec son assistant Dr Mamady Dioubaté, d’établir en lieu et place de la Commission Nationale des Investissements des privilèges ou agréments aux sociétés qui en font la demande.

Cette démarche de Hadja Ramatoulaye Bah, qui écarte tous les autres membres de la Commission Nationale des Investissements, est un abus du pouvoir, une flagrante violation des textes du code des Investissements en Guinée. Ce forcing, puisque c’en est un, consiste, pas l’ombre d’un doute, pour Mme la Ministre Ramatoulaye Bah d’octroyer même à des sociétés et entreprises non éligibles des exonérations en contrepartie des pots de vin ou des dessous de table. C’est désormais un fourre-tout où toutes les espèces pourraient s’échapper des mailles du filet. Sinon, pourquoi, procéderait-elle ainsi alors que la législation existe et fixe les règles et les principes ?

Assurément, le Chef du département de l’industrie vient de faire tomber le masque. Elle est loin d’être une partisane du changement pourtant prôné par le Pr Alpha Condé, elle est loin de l’image de cette dame apparemment austère, rigoureuse, à la probité morale irréprochable, à l’engagement patriotique sans faille... Prise les mains dans le sac, elle a hiberné la Commission Nationale des Investissements et depuis janvier 2013. Mme la Ministre de l’industrie Hadja Ramatoulaye Bah a accordé à plusieurs sociétés et entreprises, pêle-mêle, des agréments, moyennant paiement de fortes sommes d’argent qui lui ont été versées.

Avec ce scandale, sans nul doute, Hadja Bah porte gravement atteinte à l’image du changement voulu par le Président Alpha Condé.



Moussa Camara

 
Colonel Toumany Sangaré, DG des Douanes : ‘‘Ceux qui ne sont pas contents de la situation actuelle sont ceux auxquels nous avons retiré les avantages indus ‘’ .

2013/4/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Entre 2010 et 2012, les Douanes guinéennes sont passées d’une recette d’environ 1600 milliards de GNF à 3700 milliards de GNF. Comment en est-on arrivé là ? Quels sont les défis à relever ? Comment faire pour moraliser un secteur objet de nombreuses critiques ? Le directeur général de la Douane, le Colonel Toumany Sangaré, répond à ces questions et à d’autres dans cette grande interview qu’il a bien voulu accorder à Guinee7.

 Vous avez enregistré des succès ces derniers temps. Dites-nous ce que vous avez fait concrètement

Colonel Toumany Sangaré : Vous savez, depuis mai 2011, j’ai été nommé directeur général des Douanes par le Président de la République, le Pr Alpha Condé. A cette occasion, il a également érigé la Direction nationale en direction générale des Douanes. Donc, ça été le point de départ des réformes. Et, avec ce geste, le Président de la République a mis la Direction générale des douanes de Guinée au même niveau que les autres Directions générales. Cela, nous a d’abord permis de restructurer le service. Et, au cours de cette restructuration, nous avons mis en place certains services de contrôle et de suivi. Cela nous a permis de mettre fin à certains avantages indus qui étaient accordés à quelques opérateurs qui avaient la possibilité à l’époque d’aller se faire exonérer au niveau, soit de la présidence soit des hauts cadres qui avaient une influence sur la douane. Donc, nous avons supprimé tous ses avantages indus. Nous avons lutté contre les exonérations ad-hoc. Nous avons lutté contre la contrebande. Nous avons vérifié les opérations d’exportation et d’importation. Et, nous avons également sécurisé la chaîne logistique du commerce international. Cette chaîne part de l’exportation, au paiement des droits et taxes. Naturellement, il y a la prise en charge des marchandises. Nous avons essayé de mettre en œuvre toutes les fonctionnalités du système informatique. Avant, il y avait certaines fonctionnalités du système informatique douanier qui ne marchaient pas, nous avons réussi à les activer. C’est ce qui fait aujourd’hui que toute la procédure de dédouanement des marchandises en Guinée est totalement informatisée. Donc, il y a très peu de marge de manœuvres maintenant avec ceux qui étaient de très mauvaise foi.

Avec toutes ces réformes, où en est-on en termes de chiffres ?

Jusqu’en 2010, le niveau des recettes douanières en Guinée était de 1 600 Mds GNF. En 2011, nous avons fait 2 662 Mds GNF. Et en 2012, nous avons réalisé 3 700 Mds GNF. Vous comprendrez qu’en deux ans, nous sommes passés de 1 600 Mds à 3 700 Mds GNF.

Vous avez réussi à doubler les recettes douanières en deux ans. Est-ce que vous allez les tripler en trois ? Concrètement, quelles sont vos prévisions pour cette année ?

J’ai toujours eu ces discussions avec nos partenaires du FMI. Vous savez, lorsque vous prenez une situation au moment où il y avait trop de gâchis, vous essayez de fermer toutes les possibilités d’évasion fiscale. La première année, vous faites beaucoup d’efforts, parce que vous avez cerné beaucoup de choses. La deuxième, vous revenez, vous vous dites : ah j’ai fermé ça et ça et il reste cet autre. Vous réussissez cela, ça vous rapporte quelque chose. Quand vous avez fini de fermer tout, la troisième année, il se trouve que le fond du tiroir est maintenant quasiment vide. Maintenant, c’est dans les lois, textes réglementaires et arrêtés que vous allez réfléchir pour voir ce que vous allez faire. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’option d’une Douane moderne n’est plus de s’orienter vers la fiscalité, mais de faire une transition fiscale. C’est de quitter la fiscalité de porte, pour la fiscalité intérieure ; assumer notre mission économique. La fiscalité de porte est essentiellement sur le commerce. Et, le commerce n’a jamais développé un pays. C’est juste une source de sortie de devises. Alors que l’investissement est source d’entrées de devises dans le pays. Aujourd’hui, toutes les douanes modernes vont vers l’investissement, participer au développement économique du pays. Ce, en allégeant la fiscalité de porte pour encourager les investisseurs à s’installer. Imaginez qu’on fasse venir quelqu’un pour construire un hôtel à Conakry. La douane décide d’abandonner tous les droits et taxes sur tout ce qui entre dans la construction de l’infrastructure. Et, elle pose comme condition la construction dudit hôtel en une année. Quand cet hôtel finit et qu’il commence à fonctionner au bout d’un an, il va créer de l’emploi, payer des factures d’électricité et d’eau, ainsi que des taxes. Voilà, ce à quoi une douane moderne sert.

Certains se plaignent, affirmant que vous exercez sur eux une grille tarifaire très élevée par rapport aux autres pays de la sous-région.

Si vous voulez, je vais vous donner le tarif, vous allez le voir (i nous montre la grille, NDLR). Le tarif que nous appliquons en Guinée, c’est le tarif extérieur commun. Celui de l’UEMOA et de toute la CEDEAO. Nous avons rien rajouté sur les taux appliqués à l’importation et à l’exportation des marchandises.

Vos nouveaux tarifs sont-ils déjà en vigueur ?

Ils sont en vigueur, parce que toutes les autres Douanes du monde utilisent ça depuis le 1er janvier 2012. Nous, on était encore en retard. D’ailleurs, c’est la BAD qui a financé pour nous, à hauteur de 800 mille dollars US. Aujourd’hui, nous sommes en train d’évoluer vers Sydonia Word après Sydonia ++. Vous constaterez dans la cour que nous sommes en train de faire des poteaux. Il s’agit d’un système VSAT pour nous interconnecter avec tous les services informatisés de l’intérieur du pays. C’est aussi une perspective, parce que Sydonia Word ; c’est l’internet nous permettant le dédouanement sans papier. Désormais, partout où vous vous trouverez, vous pouvez dédouaner votre marchandise même avec votre téléphone connecté à l’internet. Tout le monde traitera là, et ce sera une espèce de guichet unique. Nous voulons également mettre des scanners au niveau des frontières terrestres. L’objectif final est de moderniser la Douane guinéenne.

Certains ne sont pas contents de vous…

Ceux qui ne sont pas contents de la situation actuelle sont ceux auxquels nous avons retiré les avantages indus dont ils bénéficiaient avec la complicité de certains hauts cadres.

Un exemple d’avantages?

Avant, vous pouviez rencontrer un opérateur économique qui envoie des bateaux de farine, et on lui dit qu’il ne doit pas payer les droits de Douanes. Il se fait exonérer plus haut. Nous appelons ça en Douanes, les exonérations ad-hoc, parce que ce n’est consigné dans aucune convention. Il y avait plusieurs cas, comme ça. Quand je suis arrivé à la tête de cette administration, j’ai compris que c’était les plus petits qui payaient les taxes. Ceux qui avaient la possibilité d’envoyer un ou deux conteneurs qui payaient régulièrement les taxes. Mais, tous ceux qui envoyaient des marchandises en grandes quantités ne payaient pas les taxes. Donc, j’ai commencé d’abord par dire : écoutez, il faut que chacun respecte les dispositions du Code des Douanes. J’ai supprimé les exonérations ad-hoc. J’ai essayé de cerner les cahiers de charge des entreprises qui sont admises au Code des investissements et qui sont au Code minier. Quand l’agrément est donné par l’Etat, on disait que ces gens étaient exonérés du paiement des droits et taxes sur un certain nombre de marchandises contenues dans leurs cahiers de charge. Mais, vous trouverez que l’entreprise, pour son fonctionnement, n’avait besoin que de trois ou quatre véhicules, cependant cette même entreprise importait parfois jusqu’à vingt véhicules. Donc, les quatre véhicules servaient effectivement au fonctionnement de l’entreprise, et le reste était vendu sur le marché.

C’est ça un peu le cas des ONG aussi ?

C’est bien ça. Alors, j’ai exigé que désormais les cahiers de charge ne soient fonctionnels que par rapport à l’activité de l’entreprise.

Et comment vous le savez concrètement ? Comment se fait la vérification ?

Vous m’avez trouvé tout à l’heure en discussion avec mon adjoint sur un cas similaire. Il y a une entreprise qui a envoyé des matières premières pour la fabrication des sachets en plastique. J’exige et je dis que ces matières premières ne sortiront pas, tant que je n’envoie pas une mission pour vérifier si effectivement cette usine existe. Je veux connaitre ses caractéristiques et sa capacité de production. Ce sont des sachets qui viennent presque en produits finis, il s’agit simplement d’apporter une petite valeur ajoutée pour que ça soit consommable. Vous savez, quand vous êtes avec le Code des investissements, vous êtes presque exonérés. Par exemple, si vous avez un agrément pour la fabrication des pointes sur place, l’Etat vous dit : tous les équipements qui entrent dans la construction de votre usine seront exonérés du paiement des droits et taxes. C’est un encouragement à l’investissement, parce que l’investissement rapporte plus à l’Etat que le commerce. Donc, l’Etat abandonne les droits pour encourager les gens à s’installer. En plus, l’Etat exonère les matières premières qui entrent dans la fabrication des pointes pour qu’elles reviennent moins chères aux consommateurs. Maintenant, parmi les matières premières pour la fabrication des pointes, il y a le fer à béton qui ne joue pas le même rôle pour quelqu’un qui construit une maison. Si l’usine n’a besoin que de 20 mille tonnes pour toute l’année, elle peu importer 50 mille tonnes si elle n’est pas contrôlée. Alors, la différence, elle fait du commerce avec. Et c’est la concurrence déloyale sur le marché avec des commerçants qui ont payé le taux plein, jusqu’à 44% de la valeur. L’autre n’a absolument rien payé et il va vendre sur le même marché que les commerçants qui ont payé les droits. Donc, ça tue le commerce et il y a ce qu’on appelle un abus dans les cahiers de charge. C’est tout ce que nous avons cerné. C’est pourquoi nous exigeons désormais aux entreprises de nous communiquer leurs capacités de production avec les différentes caractéristiques.

Vous semblez très intransigeant par rapport aux commerçants. Il y a d’autres critiques à l’égard des Douanes. A l’interne, les transitaires se plaignent de payer assez de pots-de-vin pour faire passer les dossiers. Est-ce que ce n’est pas aussi un chantier auquel vous devez vous attaquer ?

Il faut leur reposer la question de savoir « qui paye les pots-de-vin ? » Ce sont eux ; les transitaires. Si tu sais que tu es en règle, pourquoi tu vas payer ? J’avais mis des numéros verts ici pour donner la possibilité à tous les acteurs du commerce de me contacter directement, au cas où ils sont empêchés par un douanier, alors qu’ils sont en règle. Sachez que les transitaires qui disent cela sont en complicité avec des douaniers, parce que dans toute administration, il y a des cadres inconséquents. Vous savez, généralement, les gens, en venant à la Douane, pensent que c’est pour s’enrichir. Quelqu’un qui sait qu’il a dans son conteneur 20 groupes électrogènes et qui n’a pas envie que le douanier vérifie au dépotage, il lui donne de l’argent. Et, c’est pourquoi moi, je fais des contrôles contradictoires. L’agent qui traite le dossier, ce n’est pas lui qui va au dépotage.

Et ça c’est nouveau aussi ?

Ah oui ! Absolument. Je dis qu’on a mis des structures de contrôle. Aujourd’hui, on a des structures de contrôle immédiat (pendant le dédouanement) et différé (trois à cinq jours après l’enlèvement de la marchandise). Après, une troisième structure de contrôle à postériori qui peut travailler sur les traces d’une marchandise sur trois ans (le délai de prescription). Ce service est la direction du renseignement et des enquêtes douanières qui, auparavant, n’était qu’une simple section. Ses cadres peuvent aller travailler même dans le livre comptable d’une entreprise pour voir si leur déclaration à la Douane est conforme à celle qui se trouve dans leur comptabilité. Nous estimons que si tu peux mentir à la Douane, tu ne peux pas faire autant dans ta propre comptabilité, au risque de la fausser. Alors, nous avons ces trois niveaux de contrôle qui fonctionnent régulièrement.

Comment faites-vous votre changement? Est-ce avec du nouveau où avec les mêmes cadres que vous avez trouvé sur place ?

Le changement que nous avons amorcé s’inscrit dans le cadre d’un plan de réforme en cours avec les cadres douaniers que j’ai trouvés sur place. Vous savez, il n’y a pas de mauvais cadres, mais une mauvaise structure. Lorsque la structure fonctionne comme une machine, vous ne pouvez pas l’arrêter. Il y a une nouvelle structure que nous avons mise en place, en forme de chaîne. Lorsque vous faussez ce que vous devez faire, il y a un autre devant qui va le retrouver ; c’est une chaîne, dès qu’un maillon est défectueux, ça se sent automatiquement. On avait un système de gestion à vue. Ce n’était pas programmé. Donc, nous avons mis en place un programme de réformes. Pour y arriver, nous avons écrit à l’Organisation mondiale des Douanes (OMD) qui nous a envoyé des experts pour diagnostiquer tous les problèmes de la Douane guinéenne. Ensuite, ils nous ont intégrés dans le programme universel de l’OMD (le Programme Colombus, portant sur le renforcement des capacités). Dans ce programme, il y a six axes : la gestion stratégique, la lutte contre la fraude, la législation douanière, l’éthique et la bonne gouvernance, ainsi que la communication. Donc, ces six axes sont ceux sur lesquels aujourd’hui l’OMD se base pour moderniser toutes les administrations douanières du monde. Nous avons réussi à mettre la Guinée dans ce programme. Et c’est à cette occasion que nous avons bénéficié de certaines missions de l’Union européenne et du FMI qui ont travaillé avec nous, soit dans le cadre de la gestion des ressources humaines, soit de la gestion des ressources matérielles ou de la lutte contre la fraude.

En se référant aux chiffres que vous avez annoncés par rapport à l’amélioration des recettes douanières, on constate un grand changement du aux réformes en cours. Est-ce que vous avez instauré un système pour minimiser la tentation à la corruption, quand on sait que ces résultats ont été obtenus avec les mêmes cadres ?

Il faut intéresser les gens. A l’image de toutes les autres douanes du monde, nous avons instauré des primes d’encouragement ou primes d’incitation. Mais, ces primes ne sont payées que sur la base de l’effort du douanier lui-même ; lorsqu’un douanier constate une infraction et la met à la disposition de la Direction générale. Quand l’infraction est traitée, il y a une pénalité qui est payée, dont 30% reviennent à l’agent qui a constaté l’infraction. Nous avons fait valider ces dispositions par un acte du ministre (arrêté ministériel). Donc, le douanier qui pouvait prendre un million GNF avant, avec un commerçant pour laisser partir un conteneur plein de fraudes, aujourd’hui s’il constate une fraude qui porte sur un droit compromis de 50 millions GNF, la loi dit que cette somme doit être triplée. Il paye d’abord les 50 millions, comme droits de l’Etat. Et puis, on multiplie les mêmes 50 millions par trois, faisant 150 millions GNF d’amendes, dont les 30% reviennent à l’agent. Une somme qui dépasse de loin ce qu’il pouvait prendre comme pot-de-vin avec le même commerçant.

Donc, l’espoir de venir à la Douane pour s’enrichir est toujours là ?

Cette fois-ci, de façon légale. Il en est ainsi dans tous les pays du monde. C’est un métier à risques. C’est pourquoi, j’ai dit une fois à la télé qu’en Douane, si on sait faire son travail, on peut être riche sans toucher à l’argent de l’Etat. Mais, on ne m’a pas compris.

Est-ce que c’est toujours au nom du contrôle que dans certains services les gens se plaignent du manque de personnel, comme au ‘’guichet cahier de charge’’ ?

Le guichet, cahier de charge est un service quasiment informatisé. Et, c’est une petite salle où on veut même rajouter des machines, mais impossible parce que le local est exigu. Ici, tous les bureaux sont pleins de monde, vous pouvez le constater. Il y a un grand bâtiment qui abritait six services qu’on a descendus pour le reconstruire. Pour le moment, ces cadres ont été mis avec les autres en attendant la fin des travaux.

Dans le cadre général des choses, comment vous faites pour qu’il y ait une célérité dans le traitement des dossiers ? Certains estiment qu’on traine les pieds à la Douane.

Les gens confondent souvent. Sachez que le dédouanement ne relève pas seulement des Douanes. Lorsqu’une marchandise retarde au port, on dit que c’est la Douane. Tous ceux qui m’ont posé cette question, je leur ai dit : oui, ils ont raison, parce que du transport de la marchandise, jusqu’à son enlèvement dans le pays d’importation, toute cette procédure est appelée le dédouanement. Et quand on dit dédouanement, qui on voit ? C’est la Douane. Alors que la Douane n’intervient que sur une petite portion. Dès l’arrivée de la marchandise, la Douane prend la marchandise en charge avec le manifeste. Et aujourd’hui, nous, nous avons informatisé la prise en charge. A partir de son bureau, n’importe où, la société de consignation nous envoie le manifeste de façon électronique. Cela nous fait gagner en temps. Il y a également les déclarations qui suivent le dépôt de manifeste par les transitaires qui sont tous dans ce système informatique. Personne n’a plus besoin de venir désormais à la Douane pour ce travail. Comme je l’ai dit, les gens confondent le retard dans le dédouanement aux problèmes de la Douane. Dans la chaîne de dédouanement, il y a le bureau VERITAS qui délivre les AV (attestations de vérification) qui sont indispensables à la procédure. Et pour avoir rapidement son AV, il est conseillé de faire inspecter la marchandise avant son embarquement pour que ce document soit disponible ici avant l’arrivée de la marchandise. Mais, dans la plupart des cas, les gens ne font pas cette vérification à l’embarquement. Ils attendent que la marchandise soit ici pour aller chercher ce document. Donc, cela leur fait prendre du temps.

Lorsque la Douane aussi donne le bulletin à quelqu’un, il arrive que l’intéressé, pour payer la banque, mette des jours. Vous imaginez, lorsque quelqu’un doit payer 80 millions GNF à la banque, et qu’il veuille payer ça en espèces, c’est difficile parce qu’il faut compter l’argent. Alors, j’ai réuni les commerçants pour leur expliquer que tout montant supérieur à 5 millions GNF, doit être payé par chèque. En plus, je me suis entretenu aussi avec les directeurs généraux des 13 banques primaires et celui de la succursale de la BCRG pour leur expliquer que ma démarche avec les commerçants vise aussi à sécuriser les droits et taxes. Et que les commerçants disent que la certification des chèques prend du temps avec les banques. Ceux-ci se sont engagés désormais à certifier les chèques en moins de 15 minutes. Aujourd’hui, tout se passe bien.

L’informatisation d’un service réduit forcément le personnel. Vous êtes confronté à cela aujourd’hui. Mais tous les jours, on voit de nouveaux douaniers. Que faites-vous dans ce sens ?

C’est vrai. Comme vous l’avez dit, j’ai cette difficulté simplement parce que le recrutement des douaniers ne relève pas directement de la Direction générale des douanes. C’est un problème.

Vous n’avez non plus votre mot à dire ?

Jusqu’à maintenant, ce n’était pas le cas.

Et qui les recrute ?

C’est la Fonction publique qui recrute tous les fonctionnaires et qui les affectent dans les départements.

On imagine, selon les besoins que vous avez exprimés ?

Justement, ce n’est pas le cas, malheureusement. Je crois qu’avec le statut particulier, tout est défini dedans. Désormais, il y a les conditions de recrutement à la Douane. Et, c’est la Direction générale qui manifeste le désir et qui définit les critères de recrutement. Tout cela ne sera en vigueur qu’après le recensement biométrique en cours.

Quelles sont vos perspectives ?

Nous ne sommes pas encore au bout de notre programme de réformes et de modernisation. Nous avons toujours des choses en vue. Vous avez dû constater, en janvier dernier, nous avons organisé la journée annuelle des Douanes, en présence de tous les chefs d’unité. Nous avons travaillé sur l’élaboration d’un plan stratégique 2013 - 2015. Nous avons également élaboré un plan d’action annuel. Il faut souligner que la Guinée était en retard sur le système harmonisé (SH), utilisé par toutes les Douanes du monde. Nous étions encore à la version 2002, alors qu’après cette version, il y a eu la version 2007 et celle de 2012. Dans les perspectives, nous voulons évoluer effectivement dans le plan de réformes et de modernisation.

Ibrahima S. Traoré & Cheick A. T. Diallo de Guinée7; partenaire d'AEG

 
Amendement au Code minier : Un régime fiscal plus souple (Communiqué)

2013/4/10

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Conakry, 9 avril 2013 – La Guinée a ratifié des amendements au Code minier visant à assouplir le régime fiscal, envoyant ainsi un nouveau signal positif aux investisseurs et aux analystes du secteur. « Nous mettons en place un régime fiscal plus souple pour favoriser les investissements gagnant-gagnant. C’est aussi le signe que la Guinée sait s’adapter à la conjoncture mondiale. Notre industrie minière va gagner en attractivité et en compétitivité, et pourra jouer pleinement son rôle de moteur du développement économique de la Guinée », a déclaré le Ministre des Mines, Mohamed Lamine Fofana.

Les autorités guinéennes ont décidé d’assouplir le régime fiscal prévu par le Code Minier, après avoir mené une série de consultations avec les acteurs économiques, les partenaires du développement (Fonds Monétaire international) et la société civile. L’objectif est de consolider la compétitivité de la Guinée sur le marché mondial des matières premières, d’aligner la Guinée sur les meilleures pratiques internationales, tout en répondant aux préoccupations de rentabilité des investisseurs.

Le projet de loi portant modification de certaines dispositions du Code Minier (Loi L//2011/006/CNT du 9 septembre 2011) a été ratifié hier, lundi 8 avril, par le Conseil national de Transition (CNT ; organe législatif).

Le principal amendement concerne les taxes minières sur la bauxite, dont la Guinée détient deux-tiers des réserves mondiales (41 milliards de tonnes). Ces taxes sont ramenées à 4 dollars environ la tonne de bauxite brute exportée, au lieu de 11-13 dollars la tonne précédemment.

Autre modification majeure, l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux est ramené de 35% à 30%. Les droits de douanes pour les équipements destinés à la transformation sont, quant à eux, réduits de 6% à 5%, et à l’exploitation de 8% à 6,5%. Par ailleurs, les superficies maximums des permis de recherche ont été révisées conformément aux préoccupations des opérateurs miniers, pour permettre à la fois d’encourager la recherche et d’éviter le gel des ressources (de 350 à 500 km2 pour la bauxite et le fer, et de 50 à 100 km2 pour les autres substances). L’emploi local et le développement communautaire sont également renforcés.

Les amendements au Code minier confirment la nouvelle approche pro-business du Gouvernement pour accélérer l’investissement dans le secteur minier et soutenir le développement économique.

PRÉSENTATION DES PRINCIPAUX AMENDEMENTS :


Permis de recherche (Article 19) :

Si le permis de recherche n’est pas cessible, il est en revanche permis aux titulaires de conclure des partenariats techniques pour développer au mieux leurs gisements et stimuler le développement du secteur minier guinéen.
Superficies maximums (Articles 20 et 21) :

Les superficies maximums des permis de recherche ont été révisées conformément aux préoccupations des opérateurs miniers, pour permettre à la fois d’encourager la recherche et d’éviter le gel des ressources (de 350 à 500 km2 pour la bauxite et le fer, et de 50 à 100 km2 pour les autres substances).

Obligations de travaux (Articles 34 et 41) :

Les obligations de mise en œuvre du permis d’exploitation et de la concession ont été précisées et renforcées, pour lutter contre le gel des ressources et la prolongation des périodes de construction. En même temps, les projets de transformation bénéficient d’une année supplémentaire pour atteindre la phase d’exploitation.

Seuil d’investissement pour la concession minière (Article 37) :

Les investissements dans les projets d’exploitation de certaines substances (fer, bauxite) sont structurellement supérieurs à ceux concernant d’autres substances (or, diamant). Pour en tenir compte, le seuil d’investissement minimum nécessaire pour obtenir une concession minière (USD 1 milliard) a été abaissé à USD 500 millions pour les substances autres que la bauxite, le fer et les substances radioactives.


Transferts d’intérêts dans les titres miniers et imposition des plus values (Article 91, plus article 88) :

Les règles encadrant le transfert d’intérêts dans une personne morale titulaire d’un titre minier ont été renforcées et clarifiées, pour permettre une supervision efficace des transactions financières par l’Etat, et le paiement d’une juste part des plus-values réalisées par les opérateurs, tout en apportant des garanties aux investisseurs contre les décisions lentes ou arbitraires. L’article 88 a été mis à jour pour tenir compte du possible retrait d’un titre minier en cas de non-paiement de l’impôt sur la plus-value.

Solidarité (Article 94) :

Le principe de solidarité entre les titulaires et leurs amodiataires ou sous-traitants a été assoupli, pour se limiter à l’objet de la relation contractuelle, et aux questions douanières.

Emploi (article 108 et 109) :

Il a été précisé que les conditions d’emploi d’un Directeur Adjoint guinéen dès la première production commerciale et d’un Directeur Général guinéen cinq ans plus tard sont laissées à la discrétion de la société. Seule la nationalité est une obligation légale. Les conditions de travail des salariés expatriés ont été élargies, et les permis de travail sont désormais renouvelables une fois.

Infrastructures minières (Article 121) :

La construction d’infrastructures minières est du ressort des sociétés minières, selon les besoins de leurs opérations. L’ambition du Gouvernement est de devenir, à terme, propriétaire de toutes les infrastructures minières et annexes. Les sociétés minières seront elles-mêmes opératrices des infrastructures utilisées, ou il sera fait appel à un opérateur ou régulateur indépendant, en particulier dans le cas d’infrastructures partagées. Conscient des impératifs de financement des sociétés minières, le Gouvernement a décidé de modifier la durée avant appropriation des infrastructures par l’Etat, pour correspondre désormais à la durée de retour sur investissement augmentée de cinq années, afin d’assurer une juste rentabilité aux investisseurs.

Utilité publique (125) :

L’accent a été mis sur le consentement des propriétaires fonciers pour l’utilisation des sols par les titulaires de titres miniers, avant l’option de déclaration d’utilité publique.


Transport de la production par l’Etat (Article 137) :

Le droit de transport est un choix du Gouvernement visant à appuyer le développement des services annexes à l’activité minière en Guinée. Pour répondre aux préoccupations des investisseurs et prévenir tout impact négatif sur la chaîne de transport des sociétés minières, l’article 137 a été reformulé pour apporter suffisamment de garanties aux sociétés minières, et il est précisé que l’Etat ne peut utiliser ce droit qu’à des conditions de prix, de délai de livraison, de sécurité, d’assurances, etc., équivalentes à celles obtenues d’autres sociétés de transport.


Commercialisation de la production par l’Etat (Article 138) :

Pour répondre à la demande des investisseurs, cet article a été modifié pour apporter davantage de garanties aux sociétés : le droit ne pourra pas être exercé si la société a déjà signé des accords de long terme avec des clients, et le prix d’achat du minerai par l’Etat sera un prix compétitif, équivalent à celui du marché.

Contrôle des prix de transfert (Article 138-A) :

En réponse aux préoccupations des sociétés et en suivant les meilleures pratiques internationales, la règle proposée est telle que l’Etat devra approuver les prix ou formules de prix figurant dans tout contrat d’achat à long terme ou accord de prix de long terme. Si la société ne veut pas se soumettre à cette approbation, l’Etat pourra user d’un droit de préemption sur les quantités de minerais vendues à des prix inférieurs à ceux de libre concurrence.

Incitations à la transformation (Article 139) :

Les mesures d’incitations financières à la transformation ont été apportées, en créant une taxe à l’exportation uniquement due sur les substances non transformées, et en réduisant la prise de participation non contributive de l’Etat dans les projets de transformation.


Participation de l’Etat (Article 150) :

La participation de l’Etat au capital des sociétés minières est un pilier de la politique minière du Gouvernement, et les taux de participation contributive et non-contributive prévus demeurent donc inchangés par rapport au Code 2011. Cependant, il a été précisé l’interdiction de vendre les participations non-contributives de l’Etat.

Régime fiscal et douanier (Titre V):

Les dispositions fiscales et douanières du Code Minier sont révisées, précisées et clarifiées dans le projet d’amendement, et renvoyées autant que possible au Code Général des Impôts, afin de donner aux investisseurs un cadre juridique qui ne soit pas sujet à interprétation.


Redevances minières (Articles 161 à 163) :

Les redevances sur la bauxite ont été réduites de 0,55% à 0,15% du prix de la tonne d’aluminium LME pour la bauxite exportée brute de Guinée. Cette redevance est composée pour moitié (0,075%) d’une taxe à l’extraction de tout minerai de bauxite, et pour l’autre moitié (0,075%) d’une taxe à l’exportation due seulement sur la bauxite non transformée. Ces redevances tiennent compte de la teneur du minerai, et leur montant sera ajusté en fonction de la qualité des bauxites. La teneur standard a été révisée de 50% à 40%. Le Gouvernement estime que le régime fiscal permet désormais aux projets de bauxite et d’alumine d’obtenir une rentabilité suffisante.

Selon les meilleures pratiques internationales, une référence à un indice de prix international dans le calcul de l’assiette de la redevance permet d’éviter toute possibilité d’évasion fiscale. Le choix de l’indice est une question avant tout technique. La référence au prix LME a été abandonnée pour le minerai de Fer, au profit d’un indice reconnu sur le minerai lui-même (Platt’s), ce qui permet à la redevance d’être plus juste.

Phases d’activité et liste minière (Articles 166 à 168) :

Pour clarifier les procédures tout en limitant l’utilisation très répandue des exonérations accordées pendant les phases de recherche et de construction, les phases d’activité des sociétés minières ont été précisément définies et délimitées. Les avantages douaniers accordés à chaque phase doivent passer par la procédure d’agrément des listes minières, qui a été explicitée, afin de renforcer la réglementation et d’améliorer l’environnement des affaires.

Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux (Article 176) :

L’impôt sur les bénéfices a été réduit de 35% (régime général) à 30%, afin d’aligner le régime fiscal guinéen sur celui des pays de la sous-région.

Taxe sur la Valeur Ajoutée (Article 176) :

La TVA est exonérée sur tous les biens importés figurant sur la liste minière, pour les phases de recherche, de construction et d’exploitation. A la phase d’exploitation, la TVA est due.


Droits de douanes (Articles 171-A, 172, 174, 174-1, 178, 179 et 180) :

Les dispositions concernant les droits de douanes ont été précisées et clarifiées, pour une application simplifiée et rigoureuse. Toutes les sociétés sont exonérées de droit de douane pendant les phases de recherche et de construction, comme stipulé dans le Code Minier de 2011, et conformément aux pratiques internationales. Le taux droit de douane applicable au matériel et équipement liés à la transformation du minerai en période d’exploitation a été réduit de 6% à 5%. Le taux de droit de douane applicable au matériel et équipement liés à l’extraction du minerai en période d’exploitation a été réduit de 8% à 6,5%. Le fuel lourd destiné aux activités d’extraction, de concentration et de transformation du minerai, est exonéré de TVA et de droits de douanes pendant toutes les phases d’activité.

Régime des sous-traitants (Articles 181, 181-A et 181-B) :

La définition de sous-traitant a été précisée, et le régime des sous-traitants directs précisément défini, pour s’assurer d’un régime clair et facile d’application pour les entreprises, tout en limitant les possibilités d’abus. Les sous-traitants directs bénéficient ainsi des avantages fiscaux et douaniers des sociétés titulaires à l’importation uniquement (droits de douane et TVA), sous réserve de constituer une liste minière commune, pour faciliter leur agrément par les services des Douanes.

Barrières d’exploitation (Article 181-C) :

Cette disposition conforme aux meilleures pratiques internationales permet de prévenir l’abus des exonérations accordées aux sociétés en phases de recherche et de construction. Ainsi, une même société ne peut, par exemple, bénéficier des avantages accordés sur un permis de recherche pour des importations liées à un titre d’exploitation, ou à des activités non minières.

Stabilisation du régime fiscal et douanier (Article 182) :

La période de stabilisation a été allongée de 10 à 15 ans, conformément aux normes régionales et internationales. Si les taux des taxes et impôts sont stabilisés, les assiettes ne le sont pas, afin de tenir compte des réformes du Code Général des Impôts à venir, qui permettront de mieux protéger l’Etat contre l’érosion des recettes fiscales dues à l’utilisation abusives de certaines déductions (frais financiers, etc.). Seule l’assiette des royalties (taxes à l’extraction et à l’exportation) est stabilisée, pour donner des assurances aux investisseurs.


Dispositions pénales (Articles 206, 207, 208, 209, 2011, 2012) :

Les pénalités prévues par le Code 2011 ont été doublées, pour tenir compte de la valeur actuelle du Franc Guinéen et de la nécessité d’une pénalité financière dissuasive.

Application du code aux conventions existantes (Article 217):

L’article a été remanié pour garantir le respect des droits des investisseurs tout en aménageant l’intégration progressive des nouvelles dispositions du code minier, selon un mécanisme négocié garantissant la stabilité des investissements.

NOTES AUX RÉDACTIONS

La Guinée détient deux-tiers des réserves mondiales de bauxite (41 milliards de tonnes), avec une haute teneur en alumine (entre 40% et 53%), et possède le plus grand gisement de fer non exploité au monde.

Depuis 2010, pour soutenir le développement économique du pays, la Guinée a fait le choix de partenariats à long terme gagnant-gagnant avec les investisseurs, et amélioré le climat des affaires : lutte contre la corruption, assouplissement du cadre fiscal, mise en place d’un cadre légal stable et transparent.

Le nouveau Code minier adopté en septembre 2011 répond à la volonté du Gouvernement de développer les ressources naturelles du pays, pour entraîner une croissance économique durable et partagée. Pour y parvenir, le Gouvernement a choisi d’attirer des sociétés disposant de la technologie et des capitaux nécessaires, tout en protégeant les intérêts des populations, et en renforçant la transparence dans la gestion du secteur. La priorité du Gouvernement a été la mise en place d’une base stable, transparente et equitable favorable aux investissements.

Les grands principes du Code Minier 2011 sont :

-l’affirmation des principes de transparence et de lutte contre la corruption ;

-la lutte contre le gel des ressources à travers les modalités d’octroi des titres miniers ;

-la stabilisation et la gestion rationnelle des revenus miniers ;

-la prise de participation de l’Etat dans le capital des sociétés et projets miniers ;

-les mesures nouvelles de protection et de gestion de l’environnement par la prise en compte des Etudes d’Impacts Environnemental et Social (EIES) conformément aux normes et meilleures pratiques internationales.

L’actuelle dynamisation du secteur minier, qui avait été marqué par des années de stagnation et de mauvaise gouvernance, est hautement stratégique pour la Guinée. Elle doit permettre aux populations de profiter enfin de leurs ressources naturelles pour améliorer les conditions de vie.

Depuis la transition démocratique de 2010, le pays opère une transformation en profondeur de son économie. Avec une croissance supérieure à 5%, la Guinée est classée dans le Tier 1 dans la croissance mondiale, selon JP Morgan.

Communiqué du ministère des Mines


 
« Bientôt Friguia sera relancée»dixit la ministre de la Fonction publique

2013/4/10

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le ministre guinéen de la Fonction publique Mme Mariama Bah a annoncé lundi au cours d'un meeting tenu à Fria, localité abritant l'usine d'alumine de la compagnie Rusal, la venue prochaine en Guinée d'une délégation russe, devant conférer avec le gouvernement autour de l'épineuse question de la relance des activités de l'usine de Friguia, qui se trouve à l'arrêt depuis le 4 avril 2012 suite à un mouvement de grève des travailleurs. Nous apprend-on de source syndicale.

Cette délégation est attendue en Guinée le 12 avril, et sa venue permettra sans doute de trouver une issue à cette crise qui affecte cette entité de transformation industrielle rachetée par le géant minier russe Rusal sous la deuxième République.

La ministre a en outre promis le paiement imminent des arriérés de salaires des travailleurs, qui connaissent en ce moment des moments de disette, à en croire nos sources.

Le 4 avril dernier, à l'occasion du premier anniversaire du déclenchement de cette grève qui paralyse l'usine de Friguia, les travailleurs mécontents ont barricadé les locaux administratifs de la cité, empêchant ainsi tout accès à ces lieux.

Une délégation composée du secrétaire général du syndicat de l'usine Mamady Kourouma et du préfet de Fria avait aussitôt fait le déplacement sur Conakry pour prendre langue avec le gouvernement.

Il conviendrait de noter que la reprise des activités de Friguia nécessite un financement de 50 millions de dollars selon la direction de Rusal.

Pour mobiliser cette somme, elle avait demandé la validation de sa concession sur la mine de Dian-Dian, en vue d'attirer des investissements.

Cette concession, Rusal l'a obtenue sous le règne de la Lansana Conté.

Requête à laquelle la Guinée a accédé par la signature d'un accord en décembre 2012 avec Rusal, sur la remise à jour du chronogramme de l'exploitation de la mine Dian-Dian, située elle aussi en Basse Guinée, selon des sources officielles.

A.Makissa Diallo



 
Le code minier amendé pour être plus attractif ?

2013/4/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Conseil national de la transition (CNT), organe parlementaire de la transition en Guinée, a adopté un projet d'amendement du code minier lundi, lors d'une session plénière.Selon Djiby Diaby, porte-parole de la Commission des lois, traités, accords et conventions du CNT, ce projet d'amendement du code minier, qui avait déjà été adopté par les membres du Parlement en septembre 2011, avait été "critiqué" et même "rejeté" par certaines sociétés minières et certains partenaires au développement de la Guinée ( Info Xinhua).

Ce qui a poussé le gouvernement, en collaboration avec ces sociétés minières et des experts miniers, à travailler sur un projet d'amendement du code minier, afin de le rendre plus attractif pour les investisseurs étrangers.

Pour ce faire, le travail d'amendement a porté essentiellement sur les dispositions financières et particulièrement celles relatives à la fiscalité du code minier.

Ceci a permis la réduction sensible des taux de la taxe minière et de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, tout en y introduisant des mesures contre l'évasion fiscale dans le secteur des mines.

Ainsi, les redevances minières sur la bauxite brute exportée de Guinée ont été réduites de 0,55% à 0,15% du prix de la tonne d'aluminium et l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ont été réduits de 35% à 30%.

Les articles 171 à 181 ont apporté des modifications aux taux de droits de douanes, avec une réduction de 8% à 6,5% pour le matériel et équipement liés à l'extraction du minerai en période d'exploitation.

Les sociétés minières ne sont plus soumises à la patente.

Par ailleurs, au niveau de l'article 19 du code minier amendé, les superficies de permis de recherche sont passées de 350 à 500 km² pour la bauxite et le fer, et de 50 à 100 km2 pour les autres substances.

L'article 37 du code ramène le seuil minimum nécessaire pour obtenir une concession minière de 1 milliard de dollars américains à 500 millions de dollars, pour les substances autres que la bauxite, le fer et les substances radioactives.

Toutefois, pour la bauxite, le fer et les substances radioactives, ce seuil minimum est défini en fonction de l'ampleur du projet minier à développer.

La commission des lois, traités, accords et conventions du CNT a fait des recommandations au gouvernement pour préserver les intérêts du pays et encourager des investisseurs étrangers pour la mise en valeurs des potentialités minières du pays.

Il s'agit de l'identification des zones d'exploration et d'exploitation minières pour éviter l'expropriation abusive pour cause d'utilité publique, la prise des mesures pour éviter la superposition des permis pour les mêmes substances et la clarification de la vision et la politique minière de la Guinée dont le code est l'instrument de mise en œuvre.

"Nous espérons que ce code minier amendé permettre de protéger les intérêts de notre pays sans causer des préjudices aux investisseurs étrangers", a dit la président du CNT Rabiatou Séra Diallo, à l'occasion de l'adoption du projet.

 
 Ajouter un commentaire
Poursuivi en Côte-d’Ivoire : Le sulfureux Bictogo dans le passeport guinéen

2013/4/6

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Limogé du gouvernement par le président Ouattara pour escroquerie et poursuivi par la justice de son pays, le sulfureux ancien ministre ivoirien de l’intégration africaine, Adama Bictogo se réfugie dans l’affairisme en Guinée où des hauts cadres malhonnêtes de l’état lui livrent des marchés mais aussi notre souveraineté guinéenne en voulant lui confier clandestinement la fabrication des passeports biométriques et cartes d’identité numériques du pays. Une haute magouille du ministre de la sécurité Mouramani Cissé et de l’administrateur de l’ACGP, Mamady Condé Tales.

« Adama Bictogo s’en va vers d’autres horizons poursuivre ses tripotages ténébreux » titre la presse ivoirienne au lendemain du limogeage (le 22 mai 2012) par le président Alassane Ouattara de son ministre de l’intégration africaine pour« Faux, usage de faux, détournements de fonds, recel et complicité ». La Guinée court de gros risques en étant cet horizon trouvé par celui que sa biographie présente comme ‘’un intime du Dr Allassane Dramane Ouattara’’ et que le président ivoirien, mesurant la gravité des dérives affairo-politiques du ministre, a été obligé d’écarter de son gouvernement. Adama Bictogo, ‘’homme d’argent’’ pour citer le titre d’un journal ivoirien est un sulfureux personnage impliqué dans des scandales de tout genre même humains comme celui des déchets toxiques déversés en 2006 à Abidjan par un cargo de produits polluants (le Probo Koala) affrété par la société néerlandaise Trafigura avec plus de 100.000 victimes identifiées.

 
Mais, on ne saura jamais combien d’ivoiriens sont morts des suites de cette opération ; ni combien sont durablement intoxiqués. On ne sait toujours pas, non plus, combien de tonnes de terres polluées il reste encore dans le quartier Djibi qui en a le plus souffert. L’association Robin des Bois évoque les chiffres de 2.000 à 3.000 tonnes. Soit. La société néerlandaise Trafigura a reconnu sa responsabilité dans ce drame et proposé d’indemniser les victimes tout en réembarquant les déchets. Affairiste jusque dans les ongles, des sulfureuses personnalités comme Adama Bictogo, qui veulent toujours tirer profit même en marchant sur des cadavres humains, usent de leur influence et se mêlent dans le processus de règlement financier de l’affaire.
Mais, en 2012 soit six ans après le déclenchement du scandale, plus de 6000 victimes réclamaient encore leur indemnisation. En effet, sur un montant de 22, 5 milliards de F CFA débloqués par la société Trafigura pour les victimes, 4,65 milliards de FCFA (7 millions d’euros) ont été détournés par Adama Bictogo et son groupe, ils ne sont jamais parvenus aux victimes – soit 7 millions d’euros.

En juillet 2011, le président du Réseau national pour la défense des victimes de déchets toxiques (Renadvidet), Charles Koffi, a déposé une plainte devant le tribunal de première instance d’Abidjan pour ne pas avoir reçu l’intégralité des dédommagements accordés par Trafigura. Cette plainte a donné lieu à une enquête de la Direction de la police économique et financière. Le 16 février 2012, les officiers de police Amara Sanogo et Claire Marie Isabelle Adje ont remis leurs conclusions au procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio. Ils recommandent des poursuites pour « faux, usage de faux, détournements de fonds, recel et complicité » à l’encontre de trois personnalités : Claude Gohourou, un leader estudiantin pro-Gbagbo aujourd’hui en exil, Cheick Oumar Koné, le patron du célèbre club de football de l’Africa Sports et du groupe Koneco (transferts d’argent, sécurité, tourisme), et Adama Bictogo, le ministre de l’Intégration africaine.
) .

Selon le rapport d’enquête, remis le 16 février 2012 au procureur de la République, il s’agit de 4,65 milliards de francs CFA. Face à ce crime, des manifestations ont été organisées à Abidjan, réclamant l’emprisonnement des personnalités mises en cause. Sous la pression de la rue et des médias, Bictogo est tombé. Le président Ouattara qui avait défini les critères de : « sens élevé de l’intérêt général ; compétence ; mérite ; probité ; discipline ; exemplarité » pour devenir ministre, ne pouvait cautionner ces magouilles financières des promoteurs de cette opération qui se sont traduites par des dizaines de milliers de victimes dont des morts. Et le pire est quand même que la résolution de cette opération scandaleuse soit l’occasion d’une nouvelle magouille. Et que celle-ci soit le fait d’au moins une personnalité proche du chef de l’Etat. Avec ses complices, Adama Bictogo a désormais à faire avec la justice ivoirienne saisie par les milliers de victimes qui manifestent régulièrement au Plateau, quartier administratif de la capitale ivoirienne pour réclamer leur arrestation.

Et depuis des révélations s’enchainent sur la réalité du mode de production affairo-politique du ministre déchu. Quand la Côte d’Ivoire était coupée en deux ( avec les Forces nouvelles (FN) dans le Nord) Bictogo devient, plus que jamais, un client fidèle de l’hôtel Silmandé à Ouagadougou. Dans un rapport intitulé « Chocolat chaud. Comment le cacao a alimenté le conflit en Côte d’Ivoire » établi par Global Witness en juin 2007, Bictogo sera présenté comme celui qui a « facilité l’exportation de fèves de cacao en provenance de la zone contrôlée par les FN pour le compte de la Soeximex, moyennant paiement » ; il est dit aussi que « dans la pratique, [Bictogo] gérait l’usine de Bobo-Dioulasso » (usine de traitement des fèves de cacao). En 2010, au siège d’une de ses multiples sociétés, en l’occurrence MLVA Consulting aux « Deux Plateaux », on retrouvera un de ses vigiles (Joël Vy Bi Tibé) noyé dans sa piscine, sans que cette mort ne soit jamais élucidée.

Autres scandales, outre les faux rapports qu’il dressait à l’intention du président Ouattara sur la crise malienne où il était mandaté par la CEDEAO pour négocier une issue, Adama Bictogo se serait aussi compromis dans des transactions personnelles sur des mines d’or avec la junte militaire du capitaine Sanogo qui a renversé le président Amadou Toumany Touré.

C’est ce personnage au parcours particulièrement tumultueux qui a trouvé en Guinée une fertile terre d’affaires. L’escroc international aurait déjà obtenu le contrat de traitement des déchets et ordures. C’est déjà grave, mais le pire est que l’ACGP et le ministère de la sécurité voudraient aussi lui confier clandestinement la souveraine et stratégique mission de fabrication du passeport biométrique et de la carte d’identité numérique de la Guinée. Sans aucune procédure régulière. Un gros scandale, un crime à l’horizon dont se rendraient personnellement coupables le ministre de la sécurité, Mouramany Cissé et l’administrateur de l’ACGP Mamady Condé alias Tales. Pour quels intérêts ces deux hauts cadres tirent la Guinée si bas ? Sont-ils aussi impliqués dans les scandales qui éclaboussent Bictogo au point de vouloir l’imposer au président Alpha Condé ?

Cet agissement clandestin consistant à couvrir un bandit à col blanc, renvoyé par son propre président, Allassane Ouattara, poursuivi par la justice ivoirienne, est manifestement un coup de poignard dans le dos du président Alpha Condé.

Quel crédit accorder à un pays dont les dirigeants se permettent de se remettre poings et pieds liés à des affairo-politiques comme Bictogo ? Le président de la République, soucieux de faire de la Guinée un état respectable sur la scène internationale, ne mérite pas une telle imposture de la part des hauts cadres surtout qui lui sont si proches comme le ministre Mouramny Cissé et Mamady Condé Tales. Le mieux à faire pour aider Adama Bictogo c’est de le mettre à la disposition de la justice ivoirienne afin qu’il répondre des crimes dont il est reproché que de lui permettre poursuivre ses tripotages ténébreux en Guinée.

Dossier à suivre

Ibrahima Sory SYLLA

AEG-Conakry

 
Pillage des boutiques à Conakry : Le GOHA dresse le bilan à plus de 38 milliards GNF

2013/4/3

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Groupe organisé des hommes d'affaires (GOHA) a organisé une conférence de presse le jeudi 28 mars dernier à son siège à Cosa, commune de Ratoma. L'objectif est de communiquer le rapport provisoire sur les pertes subies par les opérateurs économiques à la suite des troubles qui ont suivi la marche de l'opposition du 27 février 2013.

D'entrée de jeu, M. Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA, a rappelé ce qu'ont subi les opérateurs économiques guinéens n'est pas une première.

Depuis 1996 à nos jours, les commerçants auraient été toujours victimes des actes de pillages et de vandalisme suites aux différentes manifestations enregistrées dans le pays.

Il a déploré le fait que ces actes soient restés toujours impunis : « Ces différentes victimes n'ont jamais obtenu réparation, malgré les énormes pertes qu'elles subirent. Certains cessent même d'exercer leur profession par suite de ces événements ».

En ce qui concerne les pillages et vandalismes des marchés à Conakry le 27 février dernier et les jours qui ont suivi, d'après un bilan provisoire, le GOHA dénombre 334 cas identifiés dans les marchés de Madina dans la commune de Matam, Taouyah dans la commune de Ratoma et Enta dans la commune de Matoto.

«Les pertes cumulées se chiffrent à 38.422.741.300 GNF sur les dégâts liés aux marchandises, aux biens perdus dans les domiciles, aux véhicules endommagés, aux motos retirées et à l'argent soutiré, sans compter les bâtiments, conteneurs, maisons d'habitation incendiés ou vandalisés », a rapporté Abdallah Chérif, avant de remercier les opérateurs économiques : « Je saisi cette occasion pour remercier les opérateurs économiques, particulièrement les commerçants opérant à Conakry et à l'intérieur du pays pour l'esprit d'entente et de solidarité dont ils ont fait preuve. Je les invite à poursuivre et à renforcer l'esprit de cordialité et d'entente, de culture de la paix entre tous les fils du pays sans distinction ».

A la suite de ces événements, le GOHA, en accord avec le Conseil des sages, avait fait une déclaration pour attirer l'attention des autorités ainsi que tous les acteurs économiques sur le caractère précaire de la situation et sur la nécessité de prendre toute disposition utile afin d'assurer la protection des commerçants dans les marchés et autres lieux où ils se trouveraient.

Mariam Mouctar Diallo

 
 Ajouter un commentaire
Délestage du courant électrique à Conakry : Restructuration de l'Electricité de Guinée

2013/3/23

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le gouvernement guinéen a procédé vendredi 22 mars dernier à la restructuration profonde de la compagnie Electricité de Guinée (EDG), suite aux multiples délestages du courant électrique à Conakry et dans les principales villes du pays ( Info Xinhua )

Dans un décret lu sur la Radio nationale, le président guinéen Alpha Condé a créé une structure de mesure transitoire chargée de la surveillance et du contrôle financier de l'EDG, dans le souci d'instaurer un système de gestion transparence des fonds alloués à la société pour la fourniture du courant électrique.

Cette démarche gouvernementale vise à assurer une phase transitoire en attendant le recrutement d'un partenaire stratégique dans le cadre d'un contrat de gestion de la société.

Le nouveau comité de gestion composé d'un coordinateur général et de deux coordinateurs adjoints, est directement placé sous la tutelle du ministère de l'Energie, et est chargé d'assurer une amélioration progressive de la fourniture de l'électricité et des performances techniques, commerciales et financières.

Des manifestations violentes contre le délestage du courant ont été enregistrées entre mercredi et vendredi dans plusieurs quartiers de la capitale guinéenne.



 
La Guinée obtient l'annulation de la dette saoudienne et plusieurs millions de dollars

2013/3/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Fonds saoudien de développement rassure de son appui au gouvernement guinéen dans son programme de développement socioéconomique. Démonstration a été faite ce mercredi à l’occasion de la visite de Youssef Al Bassam, Directeur général du Fonds saoudien de développement, chez le Président de la République ce mercredi 13 mars 2013 au Palais Sékhoutouréya.

Au cours de cette audience, le chef de l’Etat et le Directeur général du Fonds saoudien de développement ont parlé de l’appui de cette institution financière à la Guinée. Cet appui se traduit d’une part par la signature d’une convention de près de 24 millions de Dollars pour la construction de 4 écoles professionnelles à Conakry et certaines régions du pays. D’autre part, c’est l’annulation de la dette saoudienne et le rééchelonnement des dettes du Fonds saoudien en faveur de la Guinée. Le gouvernement saoudien a également instruit le décaissement de 8 millions de Dollars pour la réalisation de puits pour les populations.

A l’issue de son entretien avec le Président Alpha Condé, Youssef Al Bassam a indiqué : « J’étais avec son excellence M. le Président de la République à qui j’ai transmis le salut du gouvernement et du peuple saoudien. Et nous nous sommes entretenus par rapport à ce que le Fonds saoudien fait dans le cadre du développement intérieur de la Guinée. Cette intervention entre dans le cadre de la signature d’une convention de près de 24 millions de Dollars pour la réalisation de 4 écoles professionnelles à Conakry et certaines régions du pays.

A cela, il y a l’annulation de la dette saoudienne pour la Guinée et le rééchelonnement du Fonds saoudien. J’ai réitéré au Président de la République que le Fonds saoudien de développement sera à côté de la Guinée pour financer l’atelier qui se tiendra à Abou Dhabi et aussi la table ronde d’investissement en faveur de la Guinée. Le Fonds saoudien est prêt à financier tous les projets que le gouvernement guinéen lui soumettra et à n’importe quel moment.

Les relations entre l’Arabie Saoudite et la Guinée sont très excellentes. Pour cela, il y aura une délégation saoudienne qui se rendra ici le 8 mai pour voir les possibilités d’investir avec le secteur privé guinéen pour mieux nouer des relations avec ce secteur. Et il y aura un investissement dans le secteur de l’agriculture en Guinée. Les investisseurs dans ce secteur seront là pour voir les possibilités qu’offrira la Guinée dans ce sens.

Un autre point, c’est que le gouvernement saoudien a instruit à ce que soient décaissés 8 millions de Dollars afin de réaliser des puits dans les différentes zones en Guinée ».

Sur ce sujet, ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Kerfala Yansané, s’est dit optimiste quant à l’engagement du Fonds saoudien à accompagner la Guinée : « Nos partenaires arabes sont déterminés à accompagner la Guinée dans le programme de redressement du Président de la République. Le Fonds saoudien est le coordinateur de tous les fonds arabes. Donc, en ce qui concerne la prochaine réunion que nous allons tenir à Abou Dhabi, sur l’énergie et sur la conférence des bailleurs de fonds, le Fonds saoudien a promis de nous accompagner dans toutes ces initiatives là. Cela dépendra des requêtes que nous ferons. Pour l’instant, nous avons fait des requêtes sur les projets qui vont être financés, mais c’est la conférence des bailleurs de fonds, qui va déterminer le montant global que la Guinée va demander. Chaque bailleur de fonds va se prononcer sur le montant. J’ai confiance que le Fonds saoudien sera présent sur l’ensemble des projets que la Guinée aura à présenter ».

Le Bureau de Presse de la Présidence








 
Madame Mayaki Mariama Barry nommée Directrice nationale du Trésor public

2013/3/2

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le chef de l'Etat, le Pr. Alpha Condé a nommé par décret ce vendredi 1 mars 2013 Madame Mayaki Mariama Barry, Directrice nationale du Trésor public en remplacement de feue Madame Aissatou Boiro assassinée par balle à Kipé, banlieue de Conakry, le vendredi 9 novembre 2012 alors qu'elle sortait d'une réunion avec son ministre.

Le successeur de Madame Boiro jusqu'à sa nomination était contrôleur de gestion au sein l’agence principale de la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BECEAO) sise à Niamey au Niger.

Le chef de l'Etat a aussi nommé une autre femme, ancienne chargée de l'adiministration et des finances au sein de l'autorité du bassin du Neger.

Son nom Madame Ngalen Condé, elle est désormais la Directrice Nationale de la comptabilité, matière et matériel au ministère de l’Economie et des finances de Monsieur Kerfalla Yansané.

Aboubacar Kaba Touré
AEG-Conakry

 
CNSS : L'institution fête ses 53 ans

2013/2/25

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a célébré le mercredi 20 février 2013 son 53ème anniversaire depuis sa création à travers une journée porte ouverte dans l'enceinte de son institution. Cette cérémonie a connu la présence du ministre des sports et de la jeunesse Sanoussi Gbantama Sow, de Mme Diaka Diakité ministre des Affaires sociales, de la Promotion féminine et de l'Enfance, Nantenen Konaté coordinatrice générale du RPG-Arc-en-ciel, mais l'ensemble des employeurs assujettis au régime de la sécurité sociale.

C'est dans l'ambiance festive que les partenaires, employeurs, employés et autres ont été accueillis par l'ensemble des travailleurs de cette institution.

Après avoir parlé sur la sécurité sociale, le DGA de la CNSS, Mohamed Lamine Coumbassa, a souligné que la caisse nationale de sécurité sociale protège tous les salariés guinéens et étrangers évoluant dans le secteur privé, parapublic et assimilés contre les risques susceptibles de réduire ou de supprimer leurs moyens de subsistance. De l'immatriculation aux pensions de retraite en passant par le paiement des cotisations, la prévention des risques les différentes prestations familles à l'assurance maladie, il a expliqué à l'assistance l'importance de la sécurité sociale.

Pour sa part, le Directeur général, Malik Sankhon, a indiqué que la sécurité sociale n'est pas seulement un moyen de réduction de la pauvreté et la vulnérabilité, mais c'est un droit humain fondamental, une nécessité sociale et économique. Selon lui, la sécurité sociale est essentielle pour garantir à tous, une juste part des fruits du développement.

« La caisse améliore la productivité, l'employabilité et contribue efficacement à une croissance inclusive et se caractérise par la faiblesse du taux de couverture, le nombre réduit des éventualités couvertes et le faible niveau des prestations de services », a-t-il indiqué.

En terme de reformes, le directeur a présenté un bilan positif au cours de ses deux ans à la tête de ce département. C'est entre autres, l'amélioration de l'affiliation et du recouvrement pour fournir à périodes prescrites les prestations des quatre branches techniques gérées par la caisse nationale de sécurité sociale. Il s'agit du renforcement des capacités du recouvrement ; de la qualification du personnel par l'organisation des cycles du perfectionnement spéciaux en court d'emploi en Guinée et à l'Etranger ; de l'informatisation des services ; de la création des agences de proximité ; de l'enrôlement biométrique des Assurés Sociaux ; de l'introduction à la caisse la méthode de gestion basée sur l'amélioration des performances et la réalisation des résultats ainsi que d'autres.

« Les taux de variation des cotisations recouvrées en 2011 et 2012 ont été respectivement de 38,78% et 26,92%. Les prestations sociales (vieillesse, survivants, accident du travail et maladie professionnelle) ont été revalorisées à 30% », a-t-il ajouté.

Sur le plan législatif relatif à l'adoption prochaine du nouveau code de sécurité, le Directeur précise que ce nouveau code permettra de se doter d'un instrument juridique en harmonie avec la tendance actuelle.

Dans le souci d'améliorer la qualité de ses services à l'intention des Assurés Sociaux, la CNSS a procédé ces dernières années à une série d'innovations dont les plus importantes sont la mise en place d'un module de gestion des pensions ; l'enrôlement biométrique des Assurés Sociaux ; la création d'une salle d'information moderne ; la diversification des sources de financement.

La cérémonie a pris fin par la coupure du gâteau d'anniversaire, mais aussi par la prestation des artistes OUDY 1er et BB Kandia Kouyaté.


Mariama Ciré Camara



 
International Mining Développement : Fria est sauvée !

2013/2/20

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Elle était attendue, elle voit finalement le jour. Elle, c'est la signature le 14 février 2013 d'un décret de concession minière entre le gouvernement guinéen et la société minière IMD (International Mining Developpement) pour l'exploitation d'une zone bauxitique dans la préfecture de Fria. Ce grand projet est porteur d'espoir dans une préfecture où Friguia, dans les mains de la nébuleuse Rusal, est à l'arrêt depuis neuf (9) mois.

L'IMD est une nouvelle compagnie minière, de droit guinéen, créée par un de nos compatriotes M. Seydouba Bangoura, ancien footballeur du Hafia 77, du Syli national et actuel PDG de S. Transit.

Elle a pour partenaire deux géants dans le monde des mines : la société HACTH, reconnue mondialement, qui a mené les études techniques et géologiques dans la sous-préfecture de Baguignèt, accompagnée par ROYAL HASCONINE qui, elle, a effectué les études environnementales en tenant compte de tous les impacts sociologiques de la région.

Le tout a été suivi par un cabinet international canadien SRT dont la renommée est indiscutable dans le monde minier. Ainsi, la société IMD, avec un concours financier de la banque allemande Deutsch Bank va investir plus de 7 milliards de dollars à Fria pour la réalisation d'une raffinerie d'alumine qui va produire 3 millions de tonnes de bauxite par an. Elle va créer un emploi direct et indirect de 4600. Le dit projet comportera une mine, un port en eau profonde et une raffinerie de dernière technologie. Il vient donc à point nommé dans une préfecture où les travailleurs de Friguia sont au chômage technique depuis neuf (9) mois maintenant, avec toutes ces conséquences terribles qu'on connait sur les populations. Sa présence dans la région va non seulement créer divers emplois mais elle participera au développement socio-économique de Fria et des préfectures environnantes comme Télimélé, Kindia, Boffa, Dubréka, Pita et Koundara.

Après cet accord avec le gouvernement guinéen, l'IMD et ses partenaires comptent démarrer les tous premiers travaux dans les prochains mois. Avec un tel projet, nous espérons que la Guinée trouvera son compte pour son développement. Il faut signaler enfin que M. Seydouba Bangoura est le PCA de ladite société. Bon vent donc à notre compatriote.

Ibrahima Diallo

 
Bonne gouvernance: C'est parti pour les audits

2013/2/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Dans le cadre d’un projet de renforcement des corps de contrôle, la France Expertise Internationale a été chargée de la mise en œuvre du projet dénommé Recor. C’est ainsi qu’une mission conjointe d’Audit comprenant des Experts internationaux et d’inspection générale d’Etat et des finances réalise actuellement des Audits des Services publics et parapublics sur le cofinancement de la commission de l’Union Européenne en Guinée et de la coopération française.

Cette mission permettra certainement d’éradiquer la grande magouille qui gangrène l’Administration publique et parapublique en Guinée. Car, ces Audits, en prélude des investissements étrangers et des partenaires de développement sur des ressources financières issues de l’annulation de la dette, permettront d’imprimer une meilleure gestion du PPTE et du 10ème FED notamment.

Tous les bailleurs de fonds sont intéressés à la bonne gestion avant tout financement. C’est cela que ces Audits sont des signes encourageants des investisseurs et des partenaires de développement.

A noter qu’avant le démarrage de ces Audits, des Inspecteurs guinéens auraient suivi une formation en France pour leur assurer une meilleure qualification dans les opérations en tenant compte de toutes les exigences liées à ces contrôles.

T.D. CAMARA


 
Sékouba KONATE chez Zuma
Sékouba KONATE chez Zuma : Discours
Kouyaté et Guinéeactu
A quoi joue Adjijatou Barry Baud ?
Dépêches
TV Aujourd'hui-en-guinée

cliquez sur la photo pour ouvrir la video

Voir les autres articles >>>
Polémique
Siaka Kouyaté répond à M. Mouctar DIALLO
TV Aujourd'hui-en-guinée  ::  Sékouba KONATE chez Zuma   ::  Audios  ::  L'UA/Nord-Mali  ::  Libres Propos  ::  Soutenez Aujourd'hui en Guinée  ::  Albums Photos  ::  Contact  ::  Abonnez-vous  ::  Email  ::  Partenaires  ::  


Privé - Espace Clients  Hotline  

© Rosawebpro   |    Privé - Espace Clients