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26 Septembre 2016 - 14h51


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FMI-Guinée: Les prévisions de croissance de 2016 revues à la hausse (FMI)

2016/9/8

Aujourd'hui en Guinée Les services du FMI concluent une mission de revue en Guinée (communiqué)Le 7 septembre 2016- Une mission du FMI dirigée par Abdoul Aziz Wane a séjourné à Conakry du 24 Août au 7 Septembre, 2016 pour mener les discussions sur la huitième et dernière revue du programme des autorités soutenue par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) [1] . À la fin de la mission, M. Wane a fait la déclaration suivante :

« Les autorités guinéennes et les services du FMI sont parvenus à un accord de principe sur un ensemble de politiques qui, sous réserve de l’approbation par la Direction Générale du FMI et du Conseil d’Administration, pourraient être soutenues par le huitième et dernier décaissement au titre de l’accord FEC. Sous réserve des mesures à adopter dans les prochaines semaines, la réunion du Conseil d’Administration pourrait se tenir vers la fin du mois d’Octobre 2016.

« Les données disponibles montrent que l’activité économique connaît une reprise, mais à un rythme inégal. La reprise est tirée par des chocs positifs de l’offre dans les secteurs minier, agricole et de l’énergie, qui ont été moins touchés par l’épidémie d’Ebola. L’activité dans le secteur manufacturier et celui des services, qui sont en général sources des emplois les plus rémunérateurs, reprend à un rythme beaucoup plus lent. Dans ce contexte, les prévisions de croissance de 2016 ont été revues à la hausse à 5,2%, au lieu de 3,8% précédemment.

L’inflation a augmenté à 8,4% à fin Juillet 2016, du fait de la hausse des prix des biens importés. « La performance dans la mise en œuvre du programme FEC s’est améliorée de manière significative. Tous les critères de performance à fin juin 2016 ont été observés, ainsi que tous les objectifs indicatifs à fin mars et fin juin, sauf un seul portant sur les dépenses prioritaires. Un élément-clé de cette performance a été l’exécution prudente du budget.

Les autorités ont réalisé un excédent sur le solde budgétaire de base de 0,7% du PIB contre un objectif de déficit de 1,2% du PIB. Les autorités ont atteint le repère structurel sur l’adoption du plan de réforme de la fonction publique et ont modifié les statuts de la banque centrale (BCRG) pour interdire les garanties de la BCRG. Les travaux sont également en cours sur les autres réformes structurelles du programme FEC.

« Les politiques macroéconomiques pour 2017 resteront axées sur l’amélioration des conditions de vie des populations, tout en maintenant la stabilité économique. La politique monétaire continuera d’être guidée par les objectifs principaux visant à réduire l’inflation à 8 pourcent et à reconstituer les réserves internationales de la BCRG pour renforcer la confiance vis-à-vis du franc guinéen. La mission se félicite de l’intention des autorités d’aligner le budget de 2017 aux financements disponibles. L’espace fiscal pour les secteurs prioritaires devrait être créé par la mise en œuvre des mesures de recettes résolues et durables, y compris des mesures visant à élargir l’assiette fiscale, et surtout, par l’amélioration de la qualité des dépenses. f

« La mission encourage les autorités à renforcer les efforts pour finaliser les réformes structurelles du programme FEC, en particulier dans le secteur de l’électricité, et de faire respecter strictement le code des marchés publics. La mission a pris note des conclusions du rapport d’audit sur les marchés publics signés en 2014-15 et a encouragé les autorités à publier le rapport, conformément à leur politique de transparence. « L’équipe du FMI remercie les autorités pour leur hospitalité et pour les discussions constructives ». La mission a été reçue par Son Excellence Alpha Condé, Président de la République.

La mission a rencontré le Président de l’Assemblée Nationale, Honorable Claude Kory Kondiano et les Commissions Économique et Financière de l’Assemblée Nationale. La mission a également rencontré le Ministre de l’Economie et des Finances, Malado Kaba, le Gouverneur de la banque centrale, Lounceny Nabé, le Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, Kanny Diallo, le Ministre du Budget Mohamed Doumbouya, et d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement, l’association professionnelle des banques, les partenaires internationaux, ainsi que les organisations du secteur privé et de la société civile.

La FEC est le principal outil du FMI pour l’appui financier à moyen terme aux pays à faible revenu. Le financement dans le cadre de la FEC est à un taux d’intérêt de zéro pour cent, avec une période de grâce de 5,5 années, et une maturité de 10 ans.

Département de la communication du FMI








 
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Le président guinéen plaide pour le financement des secteurs porteurs de croissance

2016/8/3

Aujourd'hui en Guinée (Xinhua)Le président guinéen Alpha Condé, qui participe actuellement au 12e sommet du Forum économique islamique mondial en Indonésie, a plaidé mardi pour des investissements et un financement conséquents dans les secteurs porteurs de croissance en Afrique, selon la télévision nationale guinéenne.

Accompagné d'une forte délégation comprenant des hommes d'affaires de son pays, le chef d'Etat a rappelé que le développement des pays africains, dont la Guinée, dépendait de la mise en valeur de secteurs socioéconomiques tels que l'agriculture, l'énergie, les mines ou encore l'éducation.

Dans son discours lors de l'ouverture de ce forum, M. Condé a précisé que son pays offrait plusieurs opportunités d'investissement aux opérateurs économiques indonésiens et du monde islamique.

Selon lui, la Guinée dispose de ressources minières (bauxite, fer) importantes et de qualité dont l'exploitation peut se poursuivre pendant 100 ans.

De même, il a souligné que des secteurs tels que l'agriculture, l'élevage et la pêche sont autant de domaines capables d'attirer les investisseurs du monde entier.

Le président guinéen a invité les institutions financières islamiques et les pays du monde islamique à investir en Afrique pour accompagner le développement du continent africain.

A noter que le président guinéen a été le seul chef d'Etat africain à prendre part au douzième sommet du Forum économique islamique de Jakarta (Indonésie).

En marge des travaux du forum, M. Condé a rencontré le directeur général de la Banque islamique de développement (BID), dont l'institution finance des projets de développement en Guinée, ainsi que le Premier ministre malaisien, avec qui il a discuté de la coopération bilatérale entre la Guinée et la Malaisie.

 
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La Guinée mise sur la vente du cacao et du café pour acquérir des devises

2016/7/30

Aujourd'hui en Guinée (Xinhua)Le président guinéen Alpha Condé a instruit ses ministres en charge du Commerce, des Finances et de l'Agriculture de prendre "des mesures pour réglementer l'achat et la vente du café et du cacao à l'international, afin d'optimiser l'acquisition de devises par son pays", a-t-on appris de source officielle ce jeudi.

C'était lors du conseil ordinaire des ministres qui s'est tenu jeudi sous la présidence du chef de l'Etat guinéen, que ces instructions ont été données respectivement à Marc Yombouno, Mme Maladho Kaba et Mme Jacqueline Sultan.

Le café et le cacao sont des produits d'exportation dont la relance va permettre à la Guinée d'acquérir des devises, afin de combler le manque qui se fait sentir ces derniers temps. Une pénurie de devises que les autorités de la banque centrale expliqueraient par l'effet de l'Ebola, qui s'est estompé cette année. Après deux années de crise sanitaire, qui a porté un coup à l'économie du pays, dont les indicateurs ont été plongés dans le rouge.

Cette période des grandes pluies qui a démarré depuis le mois de juin, entrainerait aussi un ralentissement dans la production dans les zones minières, notamment les zones de production d'or, en Haute Guinée. Ce qui a un impact sur cette autre source d'approvisionnement en devises de l'Etat guinéen, que constituent les métaux précieux.

A ces facteurs, il faut ajouter le fait que les bureaux de change ne sont plus approvisionnés en devises depuis novembre 2015. Chose qui serait aussi un frein à l'approvisionnement des marchés guinéens en monnaie étrangère.

En réorganisant donc les secteurs des produits d'exportation que sont le café et le cacao, la Guinée entend générer des ressources en devises.

Dans le souci de mieux contrôler la sortie de ces produits du territoire guinéen, le gouvernement a interdit récemment toute exportation par voie terrestre du café, du cacao et de noix de cajou.

 
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Pourquoi Rio Tinto a filé à l’anglaise…

2016/7/7

Aujourd'hui en Guinée Dans ce qui a tous les contours d’une blague de très mauvais goût, Jean-Sébastien Jacques, le tout nouveau CEO de la compagnie anglo-australienne, a confirmé ce que beaucoup d’analystes miniers avaient prévu : la volonté délibérée de geler le Simandou Sud, au grand dam de l’Etat guinéen.

« Les conditions du marché du fer sont claires – il y a une surproduction sur le marché. Donc au vu du caractère capitalistique du projet et eu égard aux conditions actuelles du marché, les signaux ne sont pas favorables de notre point de vue », a déclaré mine de rien Jacques devant un reporter du journal « The Times » incrédule. L’entretien a été rendu public le lundi 4 Juillet.

«Nous avons été très clairs que c’est un projet très coûteux. Il y a quelques semaines, nous avons livré les études de faisabilité bancables au gouvernement et nous avons été clairs que dans le contexte actuel du marché, nous ne voyons pas la voie à suivre par rapport à Simandou », a ajouté le successeur de Sam Walsh.

« Ce n’est pas le moment pour Rio de développer un tel projet. Les autres parties prenantes peuvent avoir différents points de vue à ce sujet », a-t-il finalement lâché, un brin cynique.

En quelques phrases, le nouveau CEO de Rio Tinto a donc bouleversé bien des espoirs. Le projet annoncé comme une opportunité exceptionnelle pour le pays est passé en l’espace d’une interview du rêve au cauchemar, comme si le temps s’était arrêté, laissant orphelins la Société financière internationale (SFI), Chinalco et l’Etat guinéen. Pourtant, plusieurs signaux auraient pu laisser deviner un tel dénouement, en dépit des faux fuyants utilisés par le géant minier depuis 1997. Nous y reviendrons plus loin…
Les principaux obstacles à la réalisation du projet Simandou

Quelques difficultés empêchent la réalisation du projet tenu à bout de bras par Simfer SA (Rio Tinto, 46,6%, Chinalco, 41,3%, SFI, 4,6%, Etat guinéen, 7,5%) dans des délais souhaités par les autorités guinéennes. Il y a d’abord l’obstacle des infrastructures d’évacuation et en premier celui du « Transguinéen », à savoir cette ligne de chemin de fer devant relier la zone du Simandou (Beyla-Kérouané) à la côte, distante d’environ 650 km. Les autorités, de bonne guerre, ont insisté sur son aménagement là où les investisseurs miniers faisaient la grimace. Dans l’entendement de ces derniers, les surcoûts générés par l’aménagement du chemin de fer augmentaient le coût de production par tonne, ce qui constituerait un avantage indéniable pour d’éventuels concurrents.

Au «Transguinéen» s’ajoute la nécessité d’aménager une autre infrastructure importante : le port en eau profonde de Forecariah censé accueillir des gros navires.

L’obstacle du chemin de fer est d’ailleurs le principal argument brandi par les compagnies minières qui ont mis sur la table l’option du passage par le Liberia où les infrastructures reliées au port de Buchanan offrent des possibilités. De leur point de vue, cette proposition comprenait deux avantages : éviter les surcoûts liés à la construction du chemin de fer et avoir l’accès à un port en eau profonde, capable d’accueillir des bateaux minéraliers de grande capacité pour amoindrir les coûts du transport.

La seconde difficulté est celle liée aux conditions actuelles du marché, même si pour les experts du secteur, ce prétexte ne saurait être valable dans la mesure où un secteur comme celui du fer obéit à des cycles. Car dans les faits, cet écueil est venu rattraper le projet en cours de route car les prix mondiaux affichaient environ 187 dollars USD en février 2011, avant de dégringoler à moins de 40 dollars USD en décembre 2015. Pourquoi Rio Tinto, présent en Guinée depuis 19 ans, n’a jamais pu exporter le moindre gramme de fer quand les conditions étaient « favorables »? Pourquoi la décision de mettre en veilleuse le projet est prise aujourd’hui ? Ces points peuvent être éclaircis en levant un coin du voile sur l’itinéraire de Rio Tinto en Guinée…
La saga d’une compagnie au parcours atypique

Tout commence le 20 février 1997, quand la junior RTZ Mining and Exploration a présenté une demande de 4 permis miniers dans la zone du Simandou. Cinq jours plus tard, les permis de recherche sollicités sont octroyés par le ministère des mines : ils couvrent une zone s’étalant sur une superficie de 1460,97 km2 pour une durée de validité de 3 ans.

Dès le 16 février 2000, Rio Tinto sort la tête du bois (visiblement, RTZ Mining lui appartenait) pour négocier le renouvellement des permis miniers. Pour la première fois, la demande est adressée au nom du groupe Rio Tinto, à travers sa société de droit guinéen, Simfer SA qu’elle détenait à l’époque à 100%.

Au mois de Mai de la même année, le géant minier obtient le renouvellement de ses permis mais, suivant le plan de rétrocession – la loi guinéenne oblige les compagnies à rendre à l’Etat la moitié des surfaces jugées « économiquement exploitables » -, la surface des permis est réduite à 736 km2. De l’avis d’un juriste expert du secteur minier, cette première rétrocession n’avait respecté ni les dispositions de la loi (qui exige que la surface totale soit divisée en deux et de façon asymétrique), ni l’exigence de fournir les résultats des recherches entreprises sur le terrain.

Le 21 Mai 2002, un projet de convention de base est élaboré. Dans son sillage, Rio Tinto adresse à l’administration minière une demande de… prorogation de ses permis. Selon nos sources, le géant minier recevra l’accord de prorogation des permis en sa possession « par simple lettre pour une durée indéterminée » le 29 Mai, une date qui coïncidait à l’expiration du délai de validité de ses titres miniers.

Toujours d’après nos sources, le 7 Octobre 2002, la seconde demande de renouvellement est faite mais elle comporte un hic : contrairement aux exigences administratives, aucun plan de rétrocession n’y est indiqué ; Rio Tinto arguant qu’elle devait poursuivre une série de travaux afin d’améliorer ses connaissances du terrain avant de procéder à une seconde rétrocession. Le renouvellement des permis sera entériné le 16 Octobre…

Cette étape donnait une indication de ce qui se passera plus tard : le 26 novembre 2002, la convention de base est signée avant même la date d’échéance des permis miniers et le dépôt des études de faisabilité du projet. Conséquence de ce premier acte : la Guinée se liait solidement au géant de l’industrie minière. Les autres étapes vont suivre, toutes plus forcées les unes que les autres.

Dès le 6 avril 2005, une proposition du… ministère des mines présentait à Rio Tinto des options pour une éventuelle concession minière. Ce document sera suivi d’une lettre de la compagnie présentant ses arguments pour obtenir ladite concession. Cette lettre du géant minier va d’ailleurs être suivie d’une autre, rédigée suite aux modifications apportées par une commission mise en place par le ministère des mines et de la géologie. Ainsi dès 30 Mars 2006, une concession minière est accordée à Rio Tinto sans que la compagnie ne fasse une seconde rétrocession, encore moins déposer les études de faisabilité (Décret N° D/2006/008/PRG/SGG).

Ce sont ces différentes failles contenues dans les différents actes officiels pris en faveur du géant minier qui ont servi de base au décret du 28 Juillet 2008 rapportant le décret accordant précédemment une concession sur les 4 blocs du Simandou (Décret N° D/2008/041/PRG/SGG), avant que n’entre en scène BSGR. Rio Tinto va se retrouver avec le « statut » de simple détenteur de permis de recherches après la décision du gouvernement de lui retirer 2 des 4 blocs du Simandou. Dans la foulée du retrait des blocs 1 et 2 de la concession de Rio Tinto (qui a conservé des droits sur les blocs 3 et4), la Compagnie de Benny Steinmetz va acquérir les précieux permis de recherche. Cette évolution des droits dans le Simandou explique en grande partie ce qui se passe aujourd’hui. Car la pilule a été dure à avaler pour tous les dirigeants qui se sont succédé à la tête de la compagnie anglo-australienne. Ont-ils cherché à le faire payer à la Guinée ? Allez savoir !
Rio Tinto n’a jamais digéré le retrait des blocs 1 et 2 de son contrôle

Après l’installation de BSGR sur des terres qu’elle croyait « conquises », Rio Tinto va manœuvrer vainement pour tenter récupérer les blocs 1 et 2. A son grand désarroi, elle s’est heurtée à la seule constante qui a animé les différents régimes qui ont gouverné la Guinée entre 1997 et 2016 : le maintien de la moitié du Simandou hors de portée de Rio Tinto, en dépit des pressions de toutes parts. Voici une anecdote…

Après la signature de l’accord transactionnel d’un montant de 700 millions de dollars USD, censé régler définitivement tout contentieux avec l’Etat guinéen, lors d’un dîner auquel nous avons été conviés à la table des principaux dirigeants de Rio Tinto (à l’époque Tom Albanese et Sam Walsh, à l’époque respectivement CEO et CEO adjoint de la compagnie), nous avons pu mesurer la détermination du géant anglo-australien à ne pas se prononcer clairement sur un éventuel abandon des blocs disputés (même si dans les faits la décision était irrévocable). A la faveur du dialogue, nous avons demandé sans détours à Albanese si après cet accord transactionnel Rio Tinto avait renoncé définitivement à réclamer les blocs 1 et 2 à l’Etat guinéen. Pour toute réponse, nous avons eu droit à des propos qui n’avaient absolument rien à voir avec notre question. « Nous travaillons pour que notre projet aille de l’avant » ! avait dit en substance le CEO de Rio Tinto esquivant totalement tout détail concernant les blocs réclamés. Au cours de cette rencontre, aussi loufoque que semblait l’hypothèse, Rio Tinto a défendu l’idée d’évacuer le minerai de fer par camions via un corridor aménagé entre Beyla et Forecariah !

Au sujet des blocs 1 et 2, ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les mauvaises langues ont vu la main de Rio Tinto derrière les déboires du couple BSGR-Vale (VBG) dont la réputation a été malmenée à la fois par les enquêteurs du FBI, les tribunaux et la presse. Voyant BSGR affaiblie, la compagnie anglo-australienne a tenté d’enfoncer le clou en attaquant la compagnie de Steinmetz au niveau de la justice américaine pour réparer le « préjudice » subi par le retrait de la moitié de la concession initiale obtenue en 2006, arguant qu’il y avait eu corruption (ce que BSGR a toujours nié), mais elle a perdu le procès.

Depuis 2010, plusieurs alertes auraient dû susciter la vigilance du gouvernement : l’annulation en 2012 de 600 millions USD d’investissements initialement prévus dans le projet Simandou Sud ; l’annonce d’un montant quelque peu hallucinant de 3 milliards de dollars USD « investis dans le projet » (source : Les Echos du 28 Mai 2014) qui semble sans commune mesure avec les réalisations concrètes sur le terrain ; Au moins 6 milliards USD investis en Mongolie et en Australie au moment où une partie du personnel local en Guinée craignait un licenciement ; enfin des études de faisabilité déposées au moment même où on sentait un relâchement de la part de Rio Tinto dans le pilotage du projet. A cela s’ajoute le fait que pendant une période, Rio Tinto était consciente que la Guinée ne parviendra jamais à lever d’un coup les 51% du montant nécessaire à l’aménagement des infrastructures (plus de 5 milliards USD), en dépit du volontarisme affiché par les autorités ; la Guinée voulant à l’époque être majoritaire dans le contrôle des infrastructures sans en avoir réellement les moyens. Cette option va d’ailleurs être abandonnée lors des négociations suivantes avant d’être définitivement enterrée au moment de la signature du Cadre d’investissement en 2014. En regardant de plus près le texte censé baliser les derniers écueils qui se dressaient contre le projet Simandou, on se rend compte finalement que le Cadre d’investissement a seulement permis à Rio Tinto de ne plus être seul responsable dans l’action de mobilisation des investisseurs intéressés éventuellement par le projet…

Après l’annonce (surprise ?) du report de ses plans sur le Simandou Sud, faite hier, les autorités guinéennes, qui ont longtemps compté sur ce projet stratégique, ont réagi en rappelant à Rio Tinto ses obligations.

« En mai 2014, Rio Tinto a pris, dans le cadre de son rôle de leader dans Simfer pour le développement du projet Simandou Sud, des engagements qui portaient notamment sur la réalisation de l’étude de faisabilité bancable et la constitution du consortium des infrastructures. A date, le Consortium des infrastructures n’a pas encore été présenté à l’Etat Guinéen, contrairement aux accords. La société Rio Tinto demeure donc liée par ces engagements pris au sein de Simfer S.A », a déclaré le ministère des mines. Un bras de fer en perspective ? Tout porte à le croire car la décision du géant minier ne sera pas sans conséquences sociales en Guinée…

Quoi qu’il en soit, si Rio Tinto maintient sa position (et nous doutons qu’elle change d’avis), la seule option alternative – certes provisoire mais crédible – pour le gouvernement serait d’encourager les compagnies juniors. Compte tenu de la nécessité d’entrer rapidement en exploitation, ces dernières sont dans l’obligation de respecter tous les termes des accords passés avec les pays d’accueil. Cette option aurait d’ailleurs l’avantage non seulement de permettre de placer le minerai de fer guinéen sur le marché mondial mais également de donner l’opportunité aux ouvriers locaux d’acquérir dans un cadre certes limité (car il ne s’agit pas de mines de classe mondiale !) un savoir faire qui pourrait être précieux pour l’avenir. Car dans la perspective de l’exploitation des minerais dans les pays pauvres et faibles, compter sur les géants miniers pour développer des projets pharaoniques de dizaines de milliards de dollars USD (environ 20 milliards USD pour Simandou Sud, selon les chiffres rendus publics lors de la signature du cadre d’investissement), alors que les infrastructures et les ressources humaines sont très insuffisantes, semble extrêmement risqué pour des pays qui n’ont pas le temps d’attendre. Bref, depuis le début, l’erreur a été de croire que l’agenda des majors de l’industrie minière est le même que celui de nos Etats sans ressources, cherchant leur voie dans un monde ô combien cruel où quelques riches privilégiés présents au conseil d’administration d’une grande multinationale peuvent dicter leurs lois impitoyables…

Par Saliou Samb in mediaguinee

 
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Alpha pour le modèle agricole ivoirien: Ce qu’il faut cependant craindre

2016/7/2

Aujourd'hui en Guinée Ces derniers temps, le président Alpha Condé n’a quasiment pour seul discours que celui axé sur les innovations dans le secteur agricole, pour favoriser l’autosuffisance alimentaire dans notre pays, et même créer des conditions d’exportation des produits industriels. Il veut ainsi que son gouvernement s’inspire du modèle ivoirien. Les Ivoiriens sont favorables, pour l’aide sollicitée par la Guinée. Mais il faut craindre que tous les efforts qui seront consentis ne retombent à l’eau, faute de suivi et de bonne gouvernance.

Ainsi, lors de son passage au siège de son parti le samedi dernier, Alpha Condé a dévoilé ses ambitions pour une Guinée qui va mettre en valeur son potentiel agricole. Il a assuré que son gouvernement voudrait dorénavant « donner beaucoup de force à l’agriculture. » Car pour le président de la République, le pays ne peut avancer sans l’agriculture. Parmi les cultures ciblées, il y a le riz. Le président compte importer une rizerie, qui est une machine de transformation du riz paddy en riz net, a-t-il promis, dans son intervention.

En plus du riz, dont il faut innover la culture, il y a des cultures d’exportation, dont l’anacarde, le café, le cacao, le palmier à huile. Alpha Condé aime rappeler au gré de ses sorties, que sous la colonisation, la Guinée était en avance sur la Côte d’Ivoire, qui pourtant nous dépasserait largement dans tous ces secteurs aujourd’hui. Le président est revenu sur l’aide demandée à son homologue Alassane Ouattara, pour que son pays, fasse bénéficier la Guinée, de son expertise en matière de technique agricole.

A ce sujet, il faut dire qu’une mission ivoirienne conduite par le ministre de l’Agriculture a séjourné la semaine dernière à Conakry. La machine est donc en marche, pour améliorer la productivité agricole, grâce à l’appui des Ivoiriens.

Mais comme l’avait dit, lors de sa visite en Guinée, il y a quelques mois, le Premier ministre Ethiopien, Hailemariam DESALEGN, la Guinée, pour aspirer au développement, a besoin d’un « leadership fort ». C’est ce qui va permettre de vaincre la pauvreté, avait recommandé l’hôte de marque d’Alpha Condé.

Vu l’impunité qui caractérise la gestion des affaires de l’Etat, certains observateurs craignent que les énormes fonds qui seront injectés dans le secteur agricole, pour son décollage, n’atterrissent dans des poches des cadres du département ainsi que d’autres lobbies proches du palais. Comme c’est le cas avec les campagnes agricoles dont les milliards de FG déboursés servent en réalité à enrichir des cadres du système Condé. Les engrais achetés à prix d’or par l’Etat se retrouveraient ainsi sur les marchés, sans que Mme Jacqueline Sultan ne lève le petit doigt. Un silence coupable pourrait-on dire…


L'indépendant

 
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Office Guinéen de Publicité : La traque des opérateurs indélicats

2016/7/2

Aujourd'hui en Guinée ( In Le Diplomate) Depuis le lundi dernier, l’Office Guinéen de Publicité (OGP) a lancé une offensive sans précédents contre les publicistes indélicats qui occupent illégalement le terrain. L’équipe de Paul Moussa Diawara a depuis entrepris de faire l’état des lieux afin de disposer d’un recensement fiable permettant de débusquer les opérateurs hors-la-loi. Au fond, cette action vise la réglementation de la profession afin que le trésor public puisse enfin recouvrir ce qui lui revient de droit.

En véritable homme de terrain, le directeur général a décidé d’être dans l’équipe afin d’éviter qu’un rapport biaisé soit produit et mis sur la table. « J’ai souhaité faire partie de l’équipe afin de constater également les entreprises qui ne sont dans les normes et celles qui ne le sont pas » a remarqué M. Diawara.

Et il n’a pas mis long à le savoir, car au deuxième jour de l’opération d’assainissement, le constat a déjà révélé une anarchie quasi générale. Et Paul Moussa Diawara qui en a pris note a redit son ferme engagement à y mettre de l’ordre à l’image de certains pays de la sous-région.

« Il faut faire en sorte que la réglementation qui exige le modèle de panneaux et l’équidistance entre les panneaux soit respectée », a-t-il fait savoir sur le coup.

Ainsi, entre autres mesures, il annonce que tous les panneaux dont l’implantation comporte des risques ou qui sont implantés sans tenir compte des dix sept conditions prévues à cet effet seront supplantés, et le matériel confisqué par l’OGP. Par ailleurs, les agences ne disposant pas de licence fournie par l’OGP, seront purement et simplement fermées.

A propos, il faut relever qu’en deux jours, les portes de quelques agences ont été fermées « pour non payement de la licence publicitaire », et les étiquettes qui l’attestent ont été apposées sur leurs façades.

A Kaloum par exemple, précisément dans le quartier Sans-fils non loin du stade où des opérateurs ont flanqué des panneaux sans le moindre respect de la loi l’ordre a été donnée par le patron de l’OPG de les détruire.
« Ces panneaux ont été découpés pour la simple raison qu’ils ne respectent aucune réglementation. La réglementation stipule qu’une distance entre deux panneaux est de 50 m. Conséquence, si vous trouvez deux panneaux n’étant séparés que d’à peine 2 m de distance, cela viole la réglementation en vigueur ».

A Tombo toujours dans Kaloum, JMEI IMPRESSION a été purement et simplement fermée pour l’absence d’agrément délivré par l’OGP. « JMEI IMPRESSION appartient aux Chinois. C’est une agence qui livre toutes formes de services en matière de communication. Mais, elle ne détient pas un agrément dignement délivré par la direction de l’OGP », a lancé un responsable de l’OGP.
Du côté de la commune de Matam la surprise a été de constater la présence des agences clandestines comme Guinée Image, dans l’enceinte de la cité chinoise etc.

Face à l’ampleur du désordre, Paul Moussa Diawara a promis d’aller jusqu’au bout : « L’objectif de cette opération consiste à mettre l’ordre, parce qu’il faut reconnaitre que nous évoluons dans un secteur où les agents se permettent de communiquer n’importe comment, n’importe où, sans aucune référence ou sans faire recours à l’autorité de régulation et de réglementation qui est l’OGP. Alors, nous déclenchons une opération contre tous les fraudeurs qui évoluent dans ce secteur et contre toutes les sociétés qui ne veulent pas se mettre en règle. Une opération qui va consisté à régulariser tout ce qui n’est pas régulariser, c’est aussi une manière de faire respecter des normes qui sont édictées par l’institution. Il faut reconnaitre que la réglementation est foulée au sol par certaines agences. Or, notre devoir est de faire en sorte que cela cesse, pour permettre au retour à une version normale de ce secteur
Devant se poursuivre et visant tous les panneaux et agences de la Guinée qui ne respectent pas les normes, l’opération débouchera au dés-affichage et au déguerpissement de toutes les annonces non conformes aux règles car elles ne participeraient pas à l’assainissement de la ville, à sa beauté et à son développement. »

Mais la direction de l’OGP est loin de crier victoire. Paul Moussa Diawara s’en désole évidemment « J’ai hérité d’une situation très compliquée. Ces panneaux qui sont aujourd’hui mis en cause et les agences qui pullulent sont là depuis des années ».

Soulignant au passage que pour disposer d’une licence d’exploitation de régie ou être éditeur publicitaire, il faut être de nationalité guinéenne, il avise qu’en tant que gestionnaire de ce secteur, il mènera sa mission qui est d’y mettre de l’ordre.

A propos, force est de rappeler que soixante-douze heures avant le déclenchement de cette mission de contrôle, l’OGP avait invité les agences de publicité concernées à se mettre dans les normes. Ignorant consciencieusement cet appel, certaines officines se sont ainsi fait prendre en pur flagrant délit... et fermées

 
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Bolloré : « Les problèmes de Canal+ ont commencé bien avant mon arrivée »

2016/6/28

Aujourd'hui en Guinée Vincent Bolloré, patron de Vivendi et de Canal+, auditionné mercredi par des sénateurs, a nié toute censure ou projet de publi-reportages sur Canal+, « des blagues », a-t-il dit, affirmant en outre que « Canal+ est redressé ».

Interrogé sur la déprogrammation l’an dernier d’une enquête sur l’évasion fiscale au Crédit mutuel, il a répliqué: « Ce documentaire, je ne l’ai jamais vu. Les histoires de publi-reportages, je ne sais pas de quoi il s’agit. Je n’ai pas le pouvoir de supprimer quoi que ce soit. »

« Tout cela a été mis en avant pour éviter la diète » mise en oeuvre dans le groupe, a-t-il jugé.

La diffusion du documentaire « ne nous intéressait plus » car « les informations étaient sorties dans Mediapart », a soutenu son n°2 Maxime Saada, assurant qu’il n’y avait « jamais eu la moindre intervention de Vincent Bolloré sur un programme de la galaxie Canal+ ».

Quant au passage du documentaire sur France 3, « France Télévisions a diffusé le documentaire parce que nous l’y avons autorisé », a-t-il remarqué. Cette déprogrammation avait notamment été critiquée par Reporters sans frontières (RSF) et le collectif « Informer n’est pas un délit ».
À propos des projets de publi-reportages sur iTELE, rapportés par des journalistes de la chaîne, Maxime Saada a déclaré qu’il n’y avait eu « aucune consigne » là-dessus et que « les journalistes de Cnews (futur nom d’iTELE) disent eux-mêmes qu’ils sont libres, parfois trop libres ».

M. Bolloré a aussi contesté une enquête de France 2 sur des plantations, dont le groupe Bolloré est actionnaire minoritaire en Afrique, qui met en cause l’emploi de mineurs, en évoquant un procès des actionnaires majoritaires sur cette affaire. « Cette plantation ne nous appartient pas, aucun cadre de Bolloré n’y travaille. Nous sommes minoritaires », a-t-il dit.

Les actionnaires majoritaires « ont envoyé un huissier qui a constaté que la personne qui dit avoir 14 ans (citée dans l’enquête, NDLR) en a 20 ». « Le procès dira ce qu’il en est. »
Il a par ailleurs défendu sa stratégie pour Vivendi et Canal+, qui commence selon lui à porter ses fruits. « La diète à Canal+ était nécessaire. En réalité, Canal est redressé », a-t-il affirmé. « Les résultats seront assez visibles rapidement, j’espère. »

« Le nombre d’abonnés augmente beaucoup en juin par rapport à juin de l’an dernier, pour la première fois », a-t-il précisé. « Les problèmes de Canal+ ont commencé bien avant (mon arrivée) », « je ne suis pas la cause des problèmes, je suis la conséquence et peut être la solution », a-t-il ajouté. « Je viens de l’Ouest, où l’huître, sous le citron, bouge, mais l’huître reste l’huître », a-t-il plaisanté.


AFP

 
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La Banque Mondiale accorde 40 millions de dollars à la Guinée pour la relance post Ebola

2016/6/27

Aujourd'hui en Guinée La signature de l'accord de financement pour la stabilisation macroéconomique et la relance de la croissance économique entre la Banque mondiale et le gouvernement guinéen a eu lieu mardi. La cérémonie s'est déroulée dans l'enceinte du ministère de l'Economie et des Finances.

Cette enveloppe de 40 millions de dollars doit appuyer la relance économique post Ebola par la promotion des réformes dans les secteurs de l'agriculture, la santé, les mines, l'énergie, les finances publiques et l'audit interne.

La ministre de l'Economie et des Finances, Maladho Kaba et Rachidi Radji, représentant de la Banque Mondiale ont signé l'accord.

« Cet appui est l'illustration du partenariat actif entre son institution et le gouvernement guinéen dont l'économie a souffert de plusieurs chocs au cours des années passées. Entre autres l'épidémie Ebola et la baisse des prix des matières premières », affirme M. Radji.

Le représentant de l'institution de Breton-Wood a également promi que cet appui budgétaire sera suivi d'un autre dans un délai de 18 mois. « J'invite le gouvernement à maintenir une attention forte sur la poursuite des réformes, afin qu'elles servent de base pour consolider les présupposés pour les partenaires techniques et financiers pour que ceux-ci continuent à mettre à la disposition de la Guinée, des appuis fongibles dans les années à venir, » rassure-t-il.

La ministre de l'Economie et des Finances, Maladho Kaba, affirme à son tour que cet appui était attendu. Se réjouissant de ce soutien de la Banque mondiale, la ministre a tout de même rappelé que cet appui concrétise les réformes structurelles importantes réalisées par le gouvernement dans divers domaines en dépit de certaines lenteurs.

« Cet appui budgétaire permettra de soutenir les investissements nécessaires à la croissance économique, de reconstituer les réserves en devises qui ont été impactés à la suite de la baisse des matières premières et avec un effet indirect de l'épidémie d'Ebola », précise la patronne de l'économie guinéenne.


Afrique Actualité

 
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Secteur de la Pêche : Un expert interpelle le ministre André Loua

2016/6/25

Aujourd'hui en Guinée Le Ministère en charge de la Pêche a fait une communication, à travers la presse dont le Lynx No 1261 de la semaine, je relève des incohérences tant dans le texte que sur le tableau présenté.

Pour commencer, je fais remarquer à ce Département que la principale préoccupation de l’Etat, voire de la Banque Mondiale car elle citée, est de porter régulièrement à la connaissance du public la situation de la gestion des ressources halieutiques et non simplement celle des licences.

Qui dit Pêches dit Produits de Pêches.

C’est ça la ligne directrice d’une bonne lettre de mission à remettre à un Ministre.

On ne développe pas, on n’a jamais développé, la pêche en ne faisant que de la simple vente de licences de pêche, en lieu et place de la vente de produits de pêche.

Ce n’est pas en vendant des licences que le voisin Sénégalais perçoit 200 Millions de dollars en moyenne annuelle depuis plus de 15 ans.

Dans votre tableau vous dites avoir vendu 82 licences à 82 bateaux (que votre texte corrige en précisant plutôt 45 + 2 bateaux).

Ceci au bénéfice de 8 Sociétés.

Avez-vous demandé à ces Sociétés le nombre total des captures effectuées par ces 47 bateaux dans nos eaux ?

Si oui ! publiez-les et présentez aussi le montant total dont vous pouvez vous prévaloir d’avoir pu faire bénéficier l’Etat ou l’économie Guinéenne en général, à l’issue de la vente de ces produits de pêche, comme vous le faites si bien pour la vente de licences de pêche.

C’est certainement impossible, puisque qu’aucune de ces Sociétés, je dis bien aucune de ces Sociétés bénéficiaires de vos licences, ne possède ou mieux n’est propriétaire d’un seul bateau parmi les 47 alignés.

En Guinée, il n’y a qu’une seule Société qui est propriétaire de 5 bateaux qui ne pêchent que du poisson pélagique, c’est Sonit-Sarl qui soit noté en passant n’est plus Sonit-pêche par l’enseigne de ses murs.

Les autres Thiangui, Djoliba pêche, Josemar, etc.., ne sont propriétaires ni d’une pirogue ni d’une canne à pêche en Guinée.

Je fais remarquer au Ministère en charge de la pêche, que apporter directement au trésor public 3,5 Millions de dollars ( l’équivalent environ de ces fameux 32,6 Milliards de francs Guinéens) par la vente de 82 licences n’est ni un exploit mais participe de cette néfaste stratégie d’exploitation de nos ressources halieutiques.

Vous perpétuez cette politique de rente qui a prévalu depuis plus de 25 ans.

Vous dégradés ainsi les ressources.

Pour preuve, prenez le Plan de pêche élaboré par le Centre de Recherches de Boussoura et le Centre de Surveillance CNSP de l’année 2006 et celui de 2016.

En seulement dix ans, nos ressources halieutiques sont passées d’un potentiel exploitable annuel de 245 000 T à 112 000 T.

Voici les conséquences de notre stratégie ou politique de développement de nos pêcheries.

Dans ce potentiel actuel, nous ne disposons plus que de 32 000 T de produits à hautes valeurs commerciale.

Les 80 000 T restants n’étant constituées que d’espèces pélagiques, chinchard et sardinelle essentiellement.

Arrêtons de vendre des licences à des navires tiers en ce qui concerne les 32 000 T d’espèces démersales.

Réservons cela uniquement à la pêche artisanale motorisée et aux petits bateaux artisans de 12 à 18 mètres et 300 à 400 CV.

Parlons produits de pêche et pas seulement licences de pêche.

Car l’économie maritime c’est aussi et le carburant vendu aux Armements, les manutentions portuaires, les transports frigorifiques, les entrepôts frigorifiques, l’énergie électrique consommée, etc.

Je parlerai la semaine prochaine de la pêche INN (Illicite, Non Déclarée, Non Réglementée) et de la Commission de l’Union Européenne.

L'indépendant

Chérif DIALLO

Consultant Pêches

Ex Directeur Général de la Société Mixte Guinéo-Francaise NOUVELLE SOGUIPECHE.

 
Guinée : Le portefeuille des projets financés par la Banque mondiale révisé pour faciliter les décaissements de fonds

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Le portefeuille des projets financés par le groupe de la Banque mondiale est en train d'être révisé dans la capitale guinéenne Conakry depuis mercredi dans l'objectif de faciliter les décaissements de fonds destinés au pays.

Des cadres de différents ministères guinéens, dont les ministères du Plan, de l'Economie, de la Santé publique et de l'Agriculture, se réunissent avec les représentants du groupe de la Banque mondiale pour une concertation et un échange de vues autour de ces projets financés dans le pays.

Membre du groupe de la Banque mondiale depuis 1963, la Guinée a bénéficié de plusieurs projets de développement financés par cette banque dans l'industrie minière et dans le secteur socioéconomique (éducation, santé, environnement, gouvernance économique).

Selon une note technique publiée jeudi par le bureau de représentation de la Banque mondiale en Guinée, depuis la fin de la transition militaire en 2010, la Guinée a reçu environ 500 millions de dollars qui ont servi à rétablir l'équilibre macroéconomique.

En ce qui concerne la répartition sectorielle des projets financés par la Banque mondiale en Guinée, on note qu'une part importante est accordée au développement humain (renforcement des capacités), qui mobilise 44% du financement, contre 33% pour les secteurs de l'eau et de l'énergie, 8% pour les télécommunications, 7% pour la gouvernance et le secteur minier, 6% pour le secteur de développement rural et 2% pour le secteur privé.

Lors de l'épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone en 2014, le groupe de la Banque mondiale a approuvé un fonds d'urgence de 230 millions de dollars pour soutenir une riposte régionale.

Sur ce montant, la Guinée a obtenu 153 millions de dollars, dont 50 millions de dollars sous forme d'appui budgétaire au trésor public guinéen.

Au 30 mai 2016, les engagements de la Banque mondiale en Guinée se chiffraient à 444 millions de dollars, alors que ce montant était de 198 millions de dollars en 2013.

Et selon le représentant de la Banque mondiale en Guinée Rachidi Radji, le portefeuille des projets financés par son institution en Guinée a atteint un taux de décaissement de 28,3% en 2014.

Pendant ce temps, le portefeuille des opérations régionales de la Banque mondiale est passé de 77 millions de dollars à plus de 217,5 millions de dollars.

Près d'une vingtaine de projets porteurs de croissance sont financés par le groupe de la Banque mondiale en Guinée à hauteur de plus de 270 millions de dollars (36% des montants déjà décaissés).

Parmi ces projets, on compte la phase 3 du projet d'appui à la communauté villageoise, le fonds commun pour l'éducation de base, le projet d'appui au secteur agricole, le projet d'appui à la gouvernance dans le secteur minier, le projet d'amélioration des services de santé primaires, l'appui à la gestion macroéconomique et fiscale, le projet de redressement du secteur de l'électricité etc.

Au niveau de la sous-région ouest-africaine, le groupe de la Banque mondiale a financé plusieurs projets pour un montant de plus de 208 millions de dollars.

Sont inscrits dans ce volet le projet de riposte d'urgence au virus Ebola en Guinée et dans les deux autres pays touchés, le programme d'infrastructures de communication régionales en Afrique de l'Ouest, le projet de développement des ressources en eau et de préservation des écosystèmes dans le bassin du Niger, le programme régional de pêche de l'Afrique de l'Ouest, la phase 2 du projet de gestion des ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal et le projet d'interconnexion de l'OMVS, entre autres.

Au cours de la présente révision de la performance du portefeuille de projets financés par la Banque mondiale, le représentant de cette institution en Guinée a rappelé que la coopération entre la Guinée et la Banque mondiale était une "coopération active" et que le portefeuille des projets financés avait doublé en quatre ans, passant de 200 millions de dollars à plus de 400 millions de dollars.

Toutefois, le processus de décaissement des fonds et la capacité d'absorption des projets bancables restent toujours faibles en Guinée, a indiqué le secrétaire général du ministère du Plan et de la Coopération internationale.

Pour le représentant de la Banque mondiale en Guinée, sur 500 millions de dollars mobilisés, 300 millions de dollars restent encore à décaisser en raison de la mauvaise performance des procédures de passation des marchés et du suivi et de l'évaluation de l'exécution de ces projets.

Mercredi dernier, la ministre guinéenne de l'Economie et des Finances Malado Kaba et le représentant résident de la Banque mondiale en Guinée ont signé un protocole d'accord de financement de 40 millions de dollars pour appuyer la relance économique du pays.

Xinhua

 
Des panneaux publicitaires chutent à Conakry: Mathurin interdit les nouvelles implantations

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Plus de quinze (15) panneaux publicitaires ont chuté en une semaine à travers les cinq communes de la Ville de Conakry sous le poids des vents violents du littoral, a constaté le correspondant de l’AGP au Gouvernorat de Conakry.

Face à cette situation d’insécurité pour les populations, le gouverneur de Conakry, Général Mathurin Bangoura a jugé opportun de décider, à travers un communiqué, de «l’interdiction provisoire de toute implantation de panneaux publicitaires sur l’ensemble du territoire de son ressort».

Il a regretté, l’implantation anarchique des panneaux publicitaires sur les voies et espaces publics de la capitale guinéenne, Conakry.

Le communiqué du gouverneur stipule, que «la situation devient de plus en plus préoccupante en cette période hivernale par la chute fréquente des panneaux implantés sans respect des normes de sécurité, de visibilité pour les conducteurs et des impératifs de l’aménagement urbain. Durant la semaine allant du 06 au 12 juin 2016, plus de quinze panneaux publicitaires ont chuté à travers la ville de Conakry».

C’est pourquoi, Général Mathurin Bangoura a invité les présidents des Délégations Spéciales (DS), les chefs de quartiers, les chefs de secteurs et les services et sécurité, à veiller scrupuleusement à l’observation rigoureuse des mesures prises.

A noter, que, la cour du Gouvernorat de Conakry refoule actuellement des échantillons de panneaux publicitaires arrachés par des vents violents de Conakry.

AGP

 
Les cadres impliqués dans la gestion des projets miniers à l’école d’un cabinet international

2016/6/23

Aujourd'hui en Guinée Le Ministère des Mines et de la Géologie a ouvert, ce mardi 21 juin, le deuxième volet de son programme de renforcement de capacités, « Formation Projets Miniers » à l’intention de ces cadres et ceux des ministères partenaires.

Cette formation dispensée par le Cabinet Orrick comprend huit volets :

(1) les ressources et réserves, définitions et enjeux, (2) l’exploration et l’estimation des ressources stratégiques et aspects techniques, (3) la gestion des réserves dans la mine, (4) le développement d’un grand projet minier, (5) l’organisation et les intervenants, (6) l’utilisation et la transformation des minerais, (7) les couts d’investissements, les coûts de production, les coûts de transformation et la rentabilité, (8) le prix des minerais.

Ces assises ont été ouvertes par l’Inspecteur Général M. Alhousseine KABA, qui a invité les participants à capitaliser les enseignements qui leur seront donnés afin d’améliorer leurs performances pour une gestion optimale et responsable des projets miniers.
Notons que le premier volet du programme, lancé en avril 2016, avait couvert le cadre général, juridique, fiscal et réglementaire du secteur minier ainsi que les techniques de négociation pour les projets miniers.

Rappelons que cette formation s’inscrit dans le cadre des objectifs prioritaires assignés au département des Mines par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Cellule de Com du Gouvernement

 
Les Pays-Bas ouvrent une ligne de crédit de 40 Millions d'euros pour la promotion du secteur privé guinéen

2016/6/12

Aujourd'hui en Guinée APA-Conakry (Guinée) - Dans le cadre de son soutien à la Guinée, après l’épidémie d’Ebola qui a durement frappé le pays, durant près de deux ans, les Pays-Bas ont consenti une aide de 40 Millions d’euros destinés exclusivement à la promotion du secteur privés, a-t-on appris vendredi, de source officielle.

Dans le cadre de son soutien à la Guinée, après l’épidémie d’Ebola qui a durement frappé le pays, durant près de deux ans, les Pays-Bas ont consenti une aide de 40 Millions d’euros destinés exclusivement à la promotion du secteur privés, a-t-on appris vendredi, de source officielle.

Il s’agit de crédits qui seront accordés à des taux concessionnels à des acteurs du secteur privé.

Le Chef de l’Etat guinéen tient personnellement à cette initiative, et a instruit le ministre guinéen de l’Industrie Boubacar Barry, de ‘’la nécessité pour le secteur privé de s’approprier les nouvelles
opportunités de financements et de mise à disposition de fonds par les bailleurs et les partenaires financiers en l’occurrence les Pays bas’’.

C’est dans cette optique qu’il aurait demandé au ministre « d’inciter et de permettre aux acteurs du secteur privé guinéen de profiter des 40 Millions d’Euros de ligne de crédit des Pays-Bas destinés exclusivement à la promotion du secteur à des taux concessionnels. »

La Guinée est affectée par la crise sanitaire qui a touché le pays, par la propagation de l’épidémie d’Ebola.

 
La Guinée sera dotée d’une compagnie aérienne avant fin 2016

2016/6/12

Aujourd'hui en Guinée APA-Conakry (Guinée) - Le gouvernement guinéen s’active à rendre opérationnel au plus tard en décembre prochain, son projet de création d’une compagnie aérienne nationale qui va porter sur la résurrection de la défunte « Air Guinée », a-t-on appris vendredi, de source officielle.Ce projet verra le jour grâce à la coopération dans le domaine aérien avec le Rwanda.

D’ailleurs, les députés ont déjà eu le privilège d’examiner en ce début du mois de juin l’accord portant sur les services aériens entre la Guinée et le Rwanda.

Une occasion mise à profit par le ministre d’Etat chargé des Transports, Oyé Guilovogui pour annoncer le lancement de la compagnie aérienne Air Guinée, avant le mois de décembre.

La Guinée était parmi les premiers pays africains à disposer d’une compagnie aérienne, sous la première république. Air Guinée dont il s’agit, était dotée d’une flotte composée de Boeings, qui effectuaient des liaisons au niveau international.

Cette compagnie a été liquidée sous le règne de Lansana Conté, après avoir été rachetée par l’homme d’affaires Mamadou Sylla.

 
Antonio Souaré, PDG de GBM, s'essaye dans le business au Rwanda

2016/6/8

Aujourd'hui en Guinée Comme dirait l'autre "après la récréation, les choses sérieuses". Le programme du séjour Rwandais du PDG du Groupe Business Marketing, Antonio Souare n'est pas une partie de plaisir. A peine les valises déposées qu'il était confronté à un premier point de presse animé par un groupe de journalistes multimédias qui l'ont suivi de l'aéroport au Serena Hôtel de Kigali.

Dans une des salles de ce prestigieux établissement aménagé à cet effet, le PDG du Groupe Business Marketing a expliqué, sur la base de la question essentielle posée par l'envoyé spécial de la Télévision Nationale Rwandaise, les raisons qui le motivent à s'essayer dans le business au Rwanda.

Après s'être présenté et rappelé son parcours, qui a manifestement impressionné les journalistes, Antonio Souare a mis l'accent sur le sérieux qui caractérise le Rwanda du président Paul Kagame. Lui, qui a connu ce pays avant et après le génocide, quand il était venu juste après la guerre avec l'impératrice de la chanson africaine, feue Myriam Makeba, est très bien placé pour magnifier le progrès réalisé par le régime du Président Kagame.

Pour Antonio Souare, le Rwanda rassure et motive d'où la décision de développer un partenariat sud -sud bénéfique pour toutes les parties.

A cet effet, l'investissement commencera par la loterie avec '' Rwanda Games " déjà agréé par le gouvernement rwandais avec les facilités fiscales très incitatives.

Dès après ce point de presse qui sera diffusé ce soir dans le journal télévisé rwandais, dans le journal parlé et commenté.

A Kigali Abdoulaye Condé

 
L’ARMP : Le gâchis qui a fait couler Guillaume CURTIS

2016/6/8

Aujourd'hui en Guinée Il y a quelques jours, la colère du Président de la République s’est abattue sur monsieur Guillaume Curtis, son ‘‘neveu’’ et précédemment, puissant Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP). Après avoir subi les réprimandes de son ‘‘oncle’’ Président devant les conseillers à la présidence, le neveu est limogé sur-le-champ par un décret qui été lu le soir sur les antennes de la radio-télévision nationale.


En effet, beaucoup de guinéens furent surpris le vendredi 28 mai 2016 du limogeage de Guillaume CURTIS de la tête de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et son remplacement par monsieur Jonas Mokambo DIALLO, précédemment Directeur Général du Patrimoine Bâti public. Ce dernier est appelé expressément un vendredi matin par le Président de la République pour lui demander de prendre la place de Guillaume Curtis et de faire rapidement le ménage au sein de cette institution qui avait commencé à perdre sa crédibilité au sein de l’opinion publique nationale et internationale.

A analyser objectivement cette décision, le Président de la République n’avait que tarder. Car, les problèmes qui couvaient au sein de cette institution ne dataient pas d’hier. Aussi, les dérapages étaient prévisibles dès la création de l’ARMP pour les raisons suivantes : l’Autorité de Régulation des Marchés Publics en Guinée a plus de pouvoir qu’ailleurs. Elle se prononce sur l’attribution de tous les marchés publics. Elle dispose donc d’un pouvoir d’annulation ou de récusation de la procédure d’attribution d’un marché. Dans le pire des cas, elle peut jouer au dilatoire en s’accentuant sur les détails comme la mauvaise formulation des phrases dans les contrats, l’interversion des articles, etc. Une façon de contrainte les soumissionnaires à faire preuve de largesse vis-à-vis des travailleurs de l’institution pour gagner en temps.

La plus grande exception de l’ARPM de la Guinée est que la loi lui attribue d’office un pour cent (1%) de tous les marchés publics attribués et à la charge du bénéficiaire. Cette situation, d’une part, induit des coûts supplémentaires pour les bénéficiaires des marchés publiques et les incitent davantage à la surfacturation pour préserver leur marge de bénéfice et, d’autres part, arroge l’institution d’une manne financière énorme à destination mal définie et à usage peu contrôlé.

Partout ailleurs, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, comme son nom l’indique, est une institution de REGULATION. Elle statue seulement sur les dossiers pour lesquels elle a été saisie pour un soumissionnaire qui estime être lésé ou qui pense que la procédure d’attribution n’a pas été respectée. C’est à ce moment seulement qu’elle peut, après avoir analysé tous les griefs formulés par le plaignant et passé en vue la procédure, annuler ou confirmer l’attribution du marché.

Et le Directeur Curtis ? Apparemment, il n’est pas un cadre modèle et exempt de comportements délictueux. Dans un passé récent, il a fait la une de nombreux journaux de la place à cause de son implication dans plusieurs dossiers douteux en tant que président du Conseil d’Administration de la Société Aurifère de Guinée (SAG) et en tant que Secrétaire Général du Ministère des Mines et de la Géologie. L’on se souvient encore de son différend avec le Ministre Kerfala Yansané à cause d’un dossier qui sentait de la corruption. Son départ de ce Ministère ne s’est pas fait de la plus belle manière.

Au niveau de l’Autorité de Régulation des marchés Publics, le Conseil de Régulation n’avait pas grand pouvoir. Ses décisions ne s’imposaient pas au Directeur Général qui se disait intouchable ‘‘NEVEU’’ du Président ; donc n’a d’ordre, en dernier ressort, à recevoir que celui-ci. En partie, il a raison car, l’institution relève de la Présidence de la République et le Président de la République est le dernier décideur. Les différents rappels du Conseil de Régulation à l’ordre n’ont pas eu grand écho : l’achat des bus TATA par un ministre de la République aux prix du triple, voire plus, pour chaque unité et l’extorsion de fonds au libanais bénéficiaire du marché par les agents de l’ARMP n’ont fait l’objet d’aucune dénonciation de contrat ou de sanction. La fixation unilatérale des salaires exorbitants et des avantages exagérés par le Directeur Curtis n’a pas fait non plus l’objet de dénonciation depuis la création de l’institution.

Il a fallu que les rumeurs de corruption deviennent persistantes et que les dénonciations de la lourdeur et du retard dans l’attribution des marchés deviennent récurrentes pour que le Président de la République, comme par enchantement, se réveille subitement pour s’intéresser à la Gestion de l’ARMP. Constat : le Directeur Général se tape un salaire de quarante-six millions quatre cent mille de francs guinéens (46.400.000 GNF), trente-cinq millions (35.000.000 GNF) de carburant par mois et autres avantages. Le Directeur Adjoint, le Responsable Financier et comptable, les quatre Directeurs Techniques, ont chacun trente-quatre millions quatre cent mille de francs guinéens (34.400.000 GNF) comme salaire et dix-huit millions de francs guinéens (18.000.000 GNF) de carburant par mois. Le cadre le moins payé de l’Institution a un salaire de quinze millions deux cent mille de francs guinéens (15.200.000 GNF) par mois. Faites la comparaison avec le niveau des salaires dans la fonction publique guinéenne

La principale leçon à tirer de cette situation est que la transformation de la Présidence de la République en structure de gestion au lieu de décision et d’orientation, fait plus de torts à la République qu’elle ne la serve. Aujourd’hui, tout ce qui relève de la Présidence de la Réplique échappe au contrôle des corps de contrôle et, le dernier décideur demeure Président de la République qui, par moment, ignore l’existence de certains services au sein de sa propre administration. L’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication (ARPT), le Patrimoine Bâti public, l’Office Guinéen de Pétrole (OGP), Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI), l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP), la Société de Patrimoine Minier de Guinée (SOGUIPAMI), le Service National des Bourses Extérieures, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARPM), l’Inspection d’Etat, l’Administration et le Contrôle des Grands Projets et des Marchés Publics, etc… relèvent tous de la Présidence de la République mais ne sont placés sous le contrôle de personne. Cette surcharge de la Présidence donne la totale liberté aux différents Directeurs de ces structures de faire ce que bon leur semble.

A ce jour, les portes des bureaux de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) sont scellées sur ordre du Président de la République. Il aurait instruit le nouveau Directeur, Monsieur Diallo Jonas, de renvoyer tout le personnel et de reprendre le recrutement. La Question qui se pose à ce niveau est de savoir si tous les employés de cette institution sont coupables ou victimes des actes posés par le Directeur Général sortant pour être renvoyés sans préavis ?

Enfin, au regard des multiples scandales administratifs et financiers sous la gouvernance d’Alpha CONDE et face à l’absence des sanctions crédibles et dissuasives, l’on est tenté de s’inscrire dans la logique de cet opposant au régime qui affirme que « Alpha Condé n’est pas un Président d’action mais de réaction ». Alors, Monsieur le Président, agissez quand il faut. N’attendez point que le pire se produise pour réagir sous l’effet de la colère et vous pliez vite sous le poids des doléances et intercessions des ‘‘sages’’.



S.D Woulada DEN

 
Guinée : Une commission de l'ONU planche sur la relance économique

2016/6/8

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY, (Xinhua) Une délégation de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) des Nations Unies se trouve en Guinée depuis dimanche pour discuter avec les autorités locales de la relance économique en cette phase post-épidémie d'Ebola.Conduite par Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la CEA et secrétaire général adjoint de l'ONU, elle a rencontré le chef de l'Etat guinéen Alpha Condé et le Premier ministre Mamadi Youla pour discuter de la situation économique et monétaire de ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Interrogé par la télévision nationale, M. Lopes a souligné que l'analyse préliminaire de la mission montre que l'économique guinéenne a subi des situations dévastatrices ces dernières années, à cause notamment de l'épidémie d'Ebola et de certaines difficultés internes.

"L'impact du virus Ebola a été ressenti au niveau macroéconomique, mais aussi au niveau social en Guinée", a précisé le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique, avant d'estimer que "la Guinée est prête à la relance économique cette année".

Au coeur des concertations entre les deux parties, le secteur minier, l'industrie, les finances et l'énergie constituent des paramètres pouvant booster le développement socioéconomique de la Guinée dans les prochaines années.

Pour ce faire, le Premier ministre guinéen a annoncé que son pays comptait faire de la mobilisation des recettes internes une condition de financement de son développement, en sus des ressources venant des partenaires extérieurs.

Au cours de son entretien avec M. Condé, M. Lopes l'a assuré de la volonté de son institution d'apporter son expertise et son appui sur les volets statistique et social de la Guinée.

Pour finir, M. Lopes a dit apprécier les réformes institutionnelles entamées par la Guinée et l'implication d'Alpha Condé dans la résolution de certains problèmes dans la sous-région africaine.

 
Salon d’Emploi/Entreprenariat: Le prix CPEG a récompensé le meilleur projet destiné à la Guinée.

2016/5/31

Aujourd'hui en Guinée
Paris, du 27 au 28 mai 2016 - La mairie du XXème Arrondissement de Paris a servi de cadre à la deuxième édition du salon de l’emploi et de l’entreprenariat. L’initiative a été soutenue par le gouvernement guinéen à travers le ministère de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle, de l’emploi et du Travail. Qui, pour atteindre ces objectifs, a associé à l’événement, la structure faitière des entreprises de Guinée, la Confédération Patronale des Entreprises de Guinée(CPEG), la plus représentative du patronat guinéen.

Organisé par l’Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF) en partenariat avec le ministère de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle, de l’emploi et du Travail (METFP /ET), l’Agence Guinéenne pour la promotion de l’Emploi (AGUIPE) et de l’Agence pour la promotion des Investissements privés (APIP), ce salon vise à ‘’créer une plateforme de rencontre et d’échanges entre les guinéens de la diaspora qui souhaitent rentrer en Guinée et les entreprises souhaitant recruter parmi la diaspora dans certaine compétence et profils spécifiques’’.

« On fait des débats, des échanges autour de l’Emploi et de l’Entreprenariat. Donc, à ce que les acteurs sur ces deux volets là, puissent échanger avec la diaspora pour leur expliquer les dispositifs mis en place pour favoriser le retour de la diaspora en Guinée dans le cadre l’Emploi et de l’Entreprenariat » a souligné, à l’ouverture de ce salon, Ibrahima Tanou Sow, président de l’AJGF.
Le ministre de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle, de l’emploi et du Travail, Damantang Albert Camara a souhaité « Nous souhaitons qu’un maximum de la diaspora décide de venir apporter leur pierre au développement de la Guinée. Qu’un maximum d’entreprises trouvent dans cet espace, le capital humain nécessaire à leur développement et que tout simplement tout ceci se fasse au bénéfice de nombreux projets qui naissent en Guinée et qui ont besoin de compétence pour pouvoir se développer ».

En prenant part à ce salon de Paris, la Confédération Patronale des Entreprises de Guinée(CPEG) entend trouver des ressources humaines nécessaires pour la promotion du secteur privé guinéen et ainsi renforcer ses efforts dans la dynamisation de l’économie guinéenne.

« Nos attentes d’abord, c’est créer un partenariat avec cette association, mais aussi partager des bases de données et des informations avec cette association qui permettra à notre confédération d’avoir à temps réel, à temps voulu des CV des personnes, des guinéens qui sont intéressés à rentrer dans notre pays et à accompagner le secteur privé dans le développement de notre pays » a dit Mory Camara, secrétaire général de la CPEG qui a conduit la forte délégation du patronat le plus représentatif du pays.

Pour faciliter le retour et l’insertion de la diaspora, l’Agence Guinéenne pour la promotion de l’Emploi (AGUIPE) a également signé une convention avec l’office français de l’immigration et de l’intégration pour la mise en œuvre du programme d’aide aux candidats guinéens rentrés de France.

Ce salon, comme pour joindre l’utile à l’agréable, a été également marqué par des échanges d’expériences entre patrons d’entreprises et des potentiels candidats à travers des tables rondes. Des contacts fructueux qui ont permis aux représentants des employeurs et aux organismes d’accompagnement- comme la CPEG- d’expliquer les opportunités qu’offre la Guinée en terme d’emplois, d’opportunités et aux potentiels candidats de déposer leurs CV dans la perspective d’un éventuel recrutement selon les profits présentés. Des expositions dans les stands ponctués d’entretiens ont agrémenté la partie.

Cette deuxième édition a, aussi été ponctuée par l’intégration du volet entrepreneuriat à travers un concours dénommé « Challenge projet innovant » qui récompense les projets orientés vers la Guinée. Ainsi, après l’examen des différents projets présentés par des porteurs de projets, le premier projet retenu par le jury a été récompensé par le prix dénommé ‘’Prix CPEG’’ de l’entrepreneuriat. Comme pour dire que la CPEG est le porte-voix du secteur privé guinéen.

La Direction de la Communication

 
Communiqué: le gouvernement guinéen désapprouve la tenu du congrès du CPG-GUINÉE

2016/4/25

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 25 Avril 2016 – A la suite d’un différend entre les membres du Bureau Exécutif du Conseil du Patronat Guinéen, la Cour d’Appel de Conakry, en son audience de référé du vendredi 22 Avril 2016, a rendu l’arrêt avant dire droit No 162 ordonnant le sursis à la tenue du Congrès prévu pour le samedi 27 Août 2016.

Malgré cette interdiction, le congrès a été tenu.

Ce congrès est donc « nul et à effet nul », en attendant la prochaine audience de la Cour d’Appel prévue le jeudi 28 Avril 206 où les parties doivent s’expliquer.

Soucieux de l’instauration de l’Etat de droit dans notre pays, le respect des décisions de justice s’impose à tous les citoyens.

En conséquence, le Gouvernement de la République de Guinée invite les organisations publiques et privées ainsi que les citoyens au respect des principes sacro-saints de l’Etat de droit qu’il ambitionne.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
 LA GUINÉE SOLLICITE SINOHYDRO POUR RÉALISER UNE LIGNE FERROVIAIRE CONAKRY-BAMAKOA

2016/4/25

Aujourd'hui en Guinée Le ministère guinéen des Transports a sollicité dimanche l'expertise de la société chinoise Sinohydro pour la construction d'un chemin de fer entre Conakry et Bamako, a annoncé la télévision publique de Guinée.

La réalisation de cette ligne de plus de 1.000km devant traverser plusieurs régions de Guinée et du Mali, devrait coûter plus de 8 milliards de dollars.

Dans ce cadre, une équipe technique de Sinohydro a rencontré dimanche le Premier ministre guinéen Mamadi Youla pour discuter des différents paramètres du projet. Selon un responsable de l'entreprise chinoise, un bureau d'études étranger sera recruté dans les prochains jours pour mener les études de faisabilité.

La construction de ce chemin de fer permettra de désenclaver plusieurs localités et faciliter ainsi l'accès des populations rurales aux biens et services des agglomérations. De même, cette ligne Conakry-Bamako facilitera aussi le transport des personnes et de leurs biens, lorsque l'on sait qu'il y a un manque criant d'infrastructures routières en Guinée.

Xinhua

 
Abdoulaye Condé Conseiller
“Antonio est une valeur à protéger “
Soumah Alsény
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