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18 Avril 2014 - 4h17


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Sommet UE-Afrique à Bruxelles : Claude Guéant a-t-il rencontré Alpha CONDE ?

2014/4/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Mais à quels dirigeant(s) africain(s) Claude Guéant a-t-il rendu visite à Bruxelles ? Une piste au moins se dessine.Parmi les nombreux visiteurs du soir qui se sont bousculés dans les hôtels bruxellois où étaient logés les chefs d'État du sommet UE-Afrique : Claude Guéant.

L'ancien secrétaire général de l'Élysée, redevenu avocat et qui donne désormais dans le lobbying et le conseil aux entreprises minières, a été aperçu le 1er avril 2014 s'engouffrant dans l'ascenseur du Méridien. Lequel hébergeait, entre autres, les présidents Paul Biya du Cameroun  et Alpha Condé de la Guinée . Sachant que Guéant n'a jamais été la tasse de thé du Guinéen, il reste une hypothèse...

JA

 
Transports aérien : Mensonges sur l’arrivée de Turkish Airways à Conakry

2014/4/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY- Bientôt, la compagnie Turque, Turkish Airways commencera à desservir la capitale guinéenne, Conakry. Bonne nouvelle, excellente nouvelle même pour un pays toujours enclavé par rapport aux pays de la sous-région et par rapport à ses propres besoins de transports. Mais, à qui revient ce mérite ? La question a tout son sens quand transpercent du bureau du directeur de la SOGEAC, des gros mensonges, des âneries du genre à faire dormir debout. Comment imaginer à plus forte raison oser, un instant, attribuer à Oulaba Kabassan Kéita, la paternité de cet effort exclusivement présidentiel ?

Dans un récent article publié dans la presse et intitulé "Nomination des cadres....", il fut justement question de la mauvaise gestion de l’aéroport de Conakry gangrenée par l’inculture et l’incompétence de la direction générale, l’ostentatoire traitement qu’elle s’accorde, la saignée des finances, l’insécurité, le vol massif du carburant etc.

Au lieu de faire face à ce désastreux diagnostic qui n’était qu'un exemple de mauvaise gestion parmi tant d'autres et l’endiguer, on préfère très malheureusement inventer des primes d’excellence aux acteurs de cette honteuse et triste réalité. Cette manipulation mensongère se transporte jusque dans l’entourage du Chef de l'Etat, où des crétins et raquetteurs veulent faire croire que c'est le Directeur de la SOGEAC, Oulaba Kabassan Kéita qui aurait fait venir la compagnie Emirats Airways et serait sur le point de faire venir TURKISH Airways. Mon œil !

En d’autres termes, si ce projet devenait réalité, c’est que le régime du président Alpha Condé, conformément aux conventions internationales aériennes, a voulu et pu trouver un accord avec le gouvernement de Turquie. A partir de là, il serait indécent que des hauts cadres investis de la confiance présidentielle se laissent corrompre, se montrent si faibles et si sots au point d’être porteurs de mensonges si grossiers que dépouiller le président Alpha Condé de ses mérites et les attribuer à un directeur qui n’a ni les compétences ni les attributions de l’objet invoqué.

Faut-il le rappeler, pour la desserte d'un pays par une compagnie aérienne, il faut au préalable un Accord aérien qui est un accord diplomatique entre deux États. Chaque pays désignant la compagnie aérienne devant exploiter ses droits vers l'autre Partie à l'Accord.Toutes les compagnies sillonnant le monde obéissent à cette règle.

Contrairement à ce qui est véhiculé en direction du Professeur Alpha Condé, concernant Emirates, c'est bien lui qui, politiquement engagea son pays lors de sa visite dans les Émirats, bien que Daï-Voyages se battait avec le ferme appui de la Bicigui ,à faire venir cette compagnie en GUINÉE.

C'est seulement après que la direction de l'aviation Civile négocia l'accord aérien pour autoriser la compagnie émiratie à venir à Conakry et discuter avec l'aéroport de Conakry des tenants et aboutissants des prestations.

A partir de là, où est le rôle joué par Oulaba Kabassan Keita, directeur de la SOGEAC et son adjoint dans la venue d’une compagnie en Guinée.Arrêtons de tromper la Haute Autorité pour qu'en fin ce pauvre pays s'en sorte.

Pour en venir à TURKISH qui lance en ce moment une grande offensive en direction de l'Afrique, son contact dans notre pays est une dame de la Coopération qui disposerait d'une agence de voyage et qui aurait mené toutes les démarches avant que la direction de l'aviation civile n'aille pour l'accord aérien.

De grâce arrêtons de raconter des histoires et que chacun fasse son métier.Aux marins de naviguer, aux forgerons de forger, aux gestionnaires...A la direction de SOGEAC, c’est la bonne exploitation de l’aéroport de Conakry. Mais, l’équipe dirigeante actuelle avec à la tête Oulaba Kabassa Kéita, parachuté dans un univers totalement inconnu comme le transport aérien, le besoin est à la formation.

Ibrahima Sory Sylla

 
Affaire BSGR: Ce que Mamadie Touré, épouse du Gl Conté, a dit aux enquêteurs

2014/4/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-En attendant la fin de l’enquête visant à déterminer si la société minière BSGR a versé des pots de vin à des Guinéens pour obtenir des droits miniers en Guinée, notre rédaction s’est procurée d’une copie de l’audition de Mamadie Touré, quatrième épouse de feu président Général Lansana Conté, aujourd’hui installée à Jacksonville en Floride aux USA. S’exprimant, sous serment, devant des enquêteurs américains, Mamadie Touré raconte les péripéties d’une corruption à grande échelle qui entoure l’obtention par BSGR du milliardaire Benny-Steimetz des titres miniers des blocs 1 et 2 des gisements de Simandou.

« Je m'appelle Mamadie Touré. Je suis née en 1982, à Dubréka, en Guinée. Je réside normalement à Jacksonville (Floride), aux États-Unis d'Amérique. J'ai joint à la présente déclaration, en Pièce 1, ma pièce d'identité. (La pièce d'identité a été éditée pour masquer mon adresse.)

J'ai fait dresser la présente déclaration conformément aux obligations qui découlent de ma coopération avec le gouvernement des États-Unis. Je signe la présente déclaration volontairement et en toute conscience, et je certifie la vérité et l'exactitude de chaque détail inclus dans la présente déclaration, au meilleur de mes souvenirs. A l'exception des contrats que j'ai signés avec BSGR et Pentler Holdings, et de mes propres relevés bancaires relatifs aux comptes bancaires que je détiens aux Etats-Unis, je n'avais accès à aucun document relatif aux évènements discutés ci-dessous. En particulier, cela comprend les documents que j'ai laissés en Sierra Leone et l'intégralité des relevés de mes comptes bancaires étrangers, entre autres choses. Une fois que je reçois ces articles, je pourrais ajouter d'autres détails et vérifier certaines choses. Je comprends que la présente déclaration pourra être utilisée dans le cadre de poursuites judiciaires dans la République de Guinée (« Guinée »), et j'autorise cet usage. J'ai fourni ces renseignements en réponse à des questions spécifiques qui m'ont été posées.

J'ai relaté ci-dessous certaines réunions qui ont eu lieu. Alors que d'autres réunions, évènements et conversations ont eu lieu, je me suis concentrée sur des réunions et des évènements abordés dans des questions qui m'ont été posées. De plus, en ce qui concerne les réunions que j'ai relatées, j'ai relaté certaines parties de ces réunions et ces conversations, en réponse aux questions spécifiques qui m'ont été posées.

J'ai rencontré Lansana Conté en 2000, alors qu'il était président de Guinée. Mon père et le Président Conté se connaissaient depuis leur temps dans l'armée. Ma grande sœur cuisinait pour le Président Conté, et j'ai rencontré le Président Conté lors d'une occasion quand ma sœur cuisinait pour le Président. J'habitais alors encore à Dubréka, où le Président possédait plusieurs résidences.

Peu après ma rencontre avec le Président, celui-ci a demandé à mon père de pouvoir me marier. En 2000, je suis devenue la quatrième épouse du Président. Après mon mariage au Président, j'ai reçu ma propre demeure à Dubréka. Je n'habitais pas dans la même maison que le Président, mais nous passions du temps ensemble dans ma demeure à Dubréka et dans la villa du Président. Le Président me soutenait financièrement. Le Président et moi discutions de questions politiques, et je partageais avec lui mes pensées sur ces sujets.

J'ai eu affaire à Beny Steinmetz Group Resources (« BSGR ») après que Fodé Soumah, qui était alors Ministre de la Jeunesse et des Sports, m'a appelée pour me dire qu'un investisseur désirait me rencontrer. ll s'agissait de la première fois que j'ai rencontré Fodé Soumah, bien que je savais qui il était car il connaissait ma famille. Le lendemain, Fodé Soumah et d'autres individus sont venus chez moi à Dubréka avec Frédéric Cilins. Soumah a présenté les individus présents, dont Frédéric Cilins, qui travaillaient pour Beny Steinmetz et BSGR. Cilins m'a dit que BSGR voulait à tout prix exploiter des mines de fer.

Cilins et Soumah ont dit que BSGR voulait investir dans des mines en Guinée et ont demandé que je les mette en contact avec mon époux. Cilins et Sournah ont dit que, si BSGR réussissait à obtenir des titres miniers, 12 millions de dollars seraient distribués à des Guinéens, dont des ministres et des fonctionnaires, moi incluse, qui seraient nécessaires, en cas de succès de la rencontre avec mon époux.

J'ai signé plusieurs contrats avec BSGR. Par exemple, en 2006, BSGR m'a demandé de signer un document intitulé Protocole D ‘Accord (le 4 Protocole de 2006 »), que j'ai signé chez moi, à Dubréka. Cilins m'a apporté les feuilles à signer et m'a expliqué de quoi il s'agissait. Je ne reconnais pas les signatures des autres individus sur le Protocole de 2006 parce qu'il n'a pas été signé en ma présence. Le Protocole de 2006 ne portait aucun tampon de Pentler Holdings quand je l'ai signé. Cilins m'a lu le contrat, et je lui ai demandé pourquoi Pentler Holdings y apparaissait. Cilins m'a dit que Pentler Holdings agissait au nom de BSGR. J'ai consulté un avocat à propos du contrat, que j'ai ensuite signé. Après ma signature du Protocole de 2006, un avocat est revenu plus tard pour m'en donner une copie ; celle-ci portait une signature pour Pentler Holdings ainsi que le tampon d'un greffier. Une copie authentique et conforme du protocole est jointe à la présente, en Pièce 2.

Le Président et Cilins se sont rencontrés pour la première fois dans un palais présidentiel à Conakry. J'ai parlé avec le Président pour qu'il accepte la réunion, et j'ai parlé avec la garde présidentielle afin que Cilins et d'autres puissent entrer dans le bureau. J'ai personnellement présenté Cilins au Président, et j'ai expliqué que Cilins représentait BSGR et que BSGR voulait exploiter des mines en Guinée.

Pendant la réunion, le Président a fait appel au Ministre des Mines, Ahmed Tidiane Souaré, a présenté Cilins à Souaré, et a ordonné à Souaré de voir comment il pouvait aider Cilins et BSGR.

Après la réunion, BSGR a déposé une demande de permis, mais des titres miniers n'ont pas été accordés immédiatement. Cilins m'a demandé de découvrir pourquoi les permis de BSGR avaient été retardés. J'ai appelé Souaré pour en parler, et BSGR a obtenu deux blocs d'exploitation peu après, et je savais qu'il s'agissait des blocs « Simandou Nord et Sud ».

Après l'accord des titres pour Simandou Nord et Sud à BSGR, Cilins et mon fière, Ibrahima Sory II Touré (« Ibrahima Touré n»), m'ont tous les deux dit que Beny Steinmetz allait sous peu venir en Guinée avec l'argent. Quand Steinmetz est arrivé, j'ai organisé une réunion avec le Président. Steinmetz, Cilins, Michael Noy, Ibrahima Touré, Marc Struik, et Patrick Saada ont assisté à la réunion. Cette réunion a eu lieu dans une cour d'un palais. La réunion a mal tourné, après que Cilins a dit au Président que BSGR désirait aussi acheter tous les diamants que le Président possédait personnellement.

Après la fin de la réunion qui a mal tourné, Steinmetz, Noy, Cilins, Ibrahima Touré, Asher Avidan, Saada, Issiaga Bangoura, et Struik sont allés à Dubréka, où ils m'ont trouvée à la résidence du Président Conté. Steinmetz a demandé à me voir, et j'ai rencontré Steinmetz et d'autres. Steinmetz m'a dit qu'il était content que j'aie aidé BSGR à obtenir les permis pour Simandou Nord et Sud. Steinmetz a dit qu'il désirait davantage d'assistance avec le Président pour obtenir les blocs l et 2 de Simandou. Steinmetz a proposé de me donner cinq pour cent du chiffre d'affaires de BSGR en Guinée. Steinmetz m'a dit que je devais discuter des blocs l et 2 de Simandou avec le Président.

À la fin de la réunion avec Steinmetz, Ibrahima Touré m'a remis 200 000 USD. J'ai parlé au Président Conté du paiement de 200 000 USD, et il m'a dit qu'il s'agissait de ma bonne chance.

En septembre 2006, j'ai assisté à une réception organisée par BSGR en Guinée pour présenter BSGR aux fonctionnaires guinéens. Asher Avidan m'a invitée à la réception parce que, si nous étions vus ensemble, BSGR serait crédibilisé.

Le 20 juin 2007, j'ai signé un autre contrat intitulé Protocole D ’Accord (le « Protocole de 2007 »). Celui-ci était entre BSGR Guinée et ma société, Matinda. Nous avons signé ce contrat après que BSGR Guinée a reçu les titres d'exploitation de mines d'uranium. Ce contrat était sensé transférer cinq pour cent de BSGR Guinée vers mon compte. Beny Steinmetz, Marc Struik, Asher Avidan, Patrick Saada, Isiagga [sic] Bangoura, et Ibrahima Touré étaient présents quand j'ai signé le contrat. Marc Struik a signé pour BSGR Guinée. Un avocat l'a pris afin de le légaliser et puis m'en a donné une copie. Une copie authentique et conforme du protocole est jointe à la présente, en Pièce 3.

BSGR voulait toujours les blocs l et 2 de Simandou. Au début de 2008, Asher Avidan et Issiaga Bangoura sont venus me rencontrer chez le Président à Dubréka. Aviclan voulait vraiment mon aide pour garantir les blocs l et 2, et il m'a dit que BSGR avait besoin de nouveaux contrats parce que Struik n'était plus directeur de BSGR en Guinée (bien qu'il soit revenu ultérieurement). Lors de cette réunion, Avidan a appelé Beny Steinmetz et a mis le téléphone sur haut-parleur afin que j'entende la voix de Steinmetz. J'ai reconnu sa voix, et Steinmetz leur a dit de me donner ce que je voulais. J'ai continué à refuser de signer les contrats et j'ai congédié Avidan et Bangoura.

Le lendemain, Issiaga Bangoura a apporté deux projets de contrat à ma maison à Dubréka. Je lui ai dit de me les laisser. Je les ai lus attentivement, et j'y ai apporté des changements. Le jour suivant, j'ai appelé Bangoura pour qu'il reprenne les contrats avec mes modifications. Il l'a fait. ll est revenu le lendemain avec deux contrats dactylographiés, dont aucun n'avait été signé par Asher Avidan. Je lui ai dit qu'ils devaient être signés et tamponnés avec le tampon de BSGR, sinon je ne les signerais pas. Lorsqu'il est revenu avec les contrats signés et tamponnés, j'ai signé les deux.

Les contrats étaient intitulés Contrat de Commission et Protocole D ‘Accord. Le Contrat de Commission, entre BSGR et ma société, Matinda, était sensé me donner deux millions de dollars américains si BSGR recevait les blocs l et 2. Le Protocole D ‘Accord était sensé me donner cinq pour cent du produit des mines des blocs l et 2. Une copie authentique et conforme du Contrat de Commission est jointe à la présente, en Pièce 4, et une copie authentique et conforme du Protocole D ‘Accord est jointe à la présente, en Pièces. 2 I. BSGR m'a demandé de dire au Président que Rio Tinto était sensé céder deux blocs au gouvernement guinéen. Le Président m'a dit de faire venir BSGR pour le rencontrer quand je serais prête.

Par la suite, Beny Steinmetz, Marc Struik, et Frédéric Cilins sont venus à Dubréka parce qu'ils voulaient rencontrer le Président Conté. Nous sommes allés à Brameya pour rencontrer le Président. Le Président était très occupé, mais il a accepté la réunion parce que je le lui ai demandé. Je suis restée à côté du Président pendant la réunion. Steinmetz a donné au Président une petite voiture incrustée de diamants pour « saluer le président ». (A la même date, j'ai aussi reçu une de ces voitures, et le Ministre Souaré en a reçue une également.) Beny Steinmetz a dit au Président qu'il voulait développer les blocs l et 2, et il a offert de l'argent au Président. Le Président l'a refusé. Le Président a expliqué à Steinmetz la relation du Président avec mon père. Le Président a dit à Steinmetz qu'il me confiait à Steinmetz, signifiant que j'étais la pour aider BSGR.

Plus tard, j'ai amené Asher Avidan et lbrahima Touré à une réunion avec le Président, à laquelle j'ai également assisté. Au cours de cette réunion, j'ai demandé au Président de donner les blocs I et 2 à BSGR. Le Président a convoqué Mamady Sam Soumah, Secrétaire général du Président, et lui a dit d'enquêter sur le contrat de Rio Tinto et de déterminer s'il fallait saisir les deux blocs de Rio Tinto. Sam Soumah a dit qu'il se pencherait dessus.

Asher Avidan m'a contactée ultérieurement, après que les blocs 1 et 2 n'avaient pas été immédiatement accordés à BSGR. Avidan, le Président, et moi-même nous sommes rencontrés à un palais présidentiel. Au cours de cette réunion, le Président a convoqué Sam Soumah. Sam Soumah a proposé de partager les quatre blocs entre quatre sociétés, mais le Président a dit à Sam Soumah de les partager entre BSGR et Rio Tinto. Le Président a dit à Sam Soumah de préparer un décret saisissant les blocs 1 et 2 de Rio Tinto.

Pendant que le décret était en attente, avant qu'il ne soit signé, j'ai aussi reçu deux Land Cruiser. Les Land Cruiser étaient livrés par Avidan et un autre homme, et Avidan m'a dit que les Land Cruiser venaient de Steinmetz. Le Président m'a dit de garder un des Land Cruiser et d'offrir l'autre à ses enfants pour qu'ils puissent l'utiliser en vacances.

Au fil du temps, j'ai reçu plusieurs présents de BSGR. Asher Avidan m'a donné un collier qu'Avidan a dit qu'il a reçu alors qu'il visitait Beny Steinmetz en lsraël. Plus tard, Avidan m'a donné une chaîne en or blanc ornée de sept diamants.

Autour du moment du décret reprenant les blocs 1 et 2 de Rio Tinto, Asher Avidan m'a demandé de me présenter aux bureaux de BSGR. Au cours de cette réunion, Avidan m'a indiqué un lit sur lequel de la monnaie américaine était étalée. Avidan m'a dit qu'il y avait l 000 000 de dollars américains et qu'ils étaient pour moi. Avidan a ensuite placé l'argent dans un sac et me l'a donné.

Après que le décret saisissant les blocs l et 2 de Rio Tinto est entré en vigueur, BSGR et plusieurs autres sociétés ont déposé des demandes pour les titres d'exploitation des blocs l et 2. BSGR se souciait de la concurrence avec d'autres sociétés pour ces blocs. Asher Avidan m'a encore appelée et m'a demandé de rencontrer le Président et Avidan. J'ai appelé le Président et lui ai demandé si nous pouvions nous rencontrer et si Lounceny Nabé, le nouveau Ministre des Mines, pouvait venir à la réunion. Le lendemain, Avidan, moi-même et d'autres sommes allés au petit palais pour une réunion avec le Président. En présence d'Avidan, le Président a dit que je serais un jour chassée de BSGR. Avidan a promis au Président que cela ne se produirait pas. Le Président a ensuite convoqué Nabe dans la salle. Le Président a dit à Nabé d'accorder les blocs l et 2 à BSGR. Nabe a dit qu'il comprenait. Au début de décembre 2008, les blocs l et 2 ont été accordés à BSGR.

En décembre 2008, mon époux est décédé et a été remplacé par un gouvernement militaire. Après 40 jours de deuil, j'ai été forcée de fuir en Sierra Leone. Après que j'avais passé plusieurs mois à Freetown, Avidan a envoyé un représentant de BSGR en Siena Leone pour me remettre 50 000 dollars en nouvelle monnaie sur une plage près de Freetown. Durant l'été 2009, Issiaga Bangoura est venu à Freetown dans une voiture de fonction de BSGR avec une déclaration, que j'ai signée, en date du 2 aout 2009. Il m'a dit que BSGR ne voulait plus de moi dans la société et que je devais signer le document. La déclaration prévoyait que je reçoive 4 millions de dollars en quatre versements pour finaliser mes paiements avec BSGR. Plus tard en 2009, j'ai reçu un virement électronique de 998 000 dollars auprès de Rokel Commercial Bank, depuis un compte appartenant à Ghassan Boutrous, un Libanais. Boutrous vendait du matériel en Guinée et servait à Avidan pour le transfert d'argent dans cette transaction. J'ai reçu 2 000 dollars séparément, ce qui résulte en un paiement total de 1. 000. 000 de dollars.

Je suis allée à Jacksonville et j'ai utilisé une part de cette somme pour acheter une demeure pour moi-même et pour ma famille. Je suis ensuite retournée à Freetown. Pendant que j'étais là, j'ai reçu un paiement supplémentaire de 998 000 dollars, que j'ai compris comme venant de BSGR.

BSGR a finalement arrêté de me payer selon les contrats que nous avions déjà signés. J'ai essayé d'obtenir des paiements de BSGR, et je me suis finalement tournée vers le nouveau gouvernement guinéen pour leur aide. J'ai appelé le Chef d'état-major de l'armée pour son assistance. Il a dit qu'il m'aiderait si je lui envoyais des copies des contrats que j ‘avais avec BSGR. Il m'a aussi dit que le nouveau Ministre des Mines, Mahmoud Thiam, prônait BSGR dans son litige avec moi.

Le Chef d'état-major a finalement parlé au Président Konaté au sujet de mes contrats avec BSGR, disant aussi que le Chef d'état-major les avait vus personnellement. Selon le Chef d'état-major, le Président Konaté a dit que cela ne devait pas arriver à la veuve d'un président. Le Président Konaté a dit à Thiam que BSGR devait me payer ce qui m'était dû.

Après mon entretien avec le Chef d'état-major, Michael Noy et Patrick Saada sont venus plusieurs fois à Freetown. Au cours d'une réunion avec Noy, Noy m'a demandé de signer des documents non datés qui mettaient fin à mes accords préalables avec BSGR, les nouveaux documents entrant en vigueur à leur place. Noy m'a dit de garder ces documents secrets. Les documents tenaient compte du fait que j'avais reçu 2,4 millions de dollars et que j'allais recevoir 3,1 millions de dollars en plus. Je les ai signés. Une copie authentique et conforme de ces documents est jointe à la présente, en Pièce 6.

Plus tard, en juillet 2010, Michacl Noy est revenu avec un nouveau contrat selon lequel je recevrais 5 millions de dollars en deux versements; j'ai également signé ce contrat. Enfin, il est revenu en août 2010 avec un autre contrat selon lequel je serais payée 5 millions de dollars en deux paiements sur les quatre années suivantes. Chaque fois qu'il revenait, il me disait que Beny Steinmetz voulait autre chose dans la forme ou le fond du contrat. Une copie authentique et conforme de ces documents est jointe à la présente, en Pièce 7.

Au fil des années, après la signature de ces contrats, BSGR a transféré de l'argent à mes comptes en Guinée et à Jacksonville (Floride). J'ai compris que la somme totale de cet argent remplaçait les cinq pour cent de l'exploitation minière que j'étais sensée détenir.

Je déclare que les renseignements précédents sont véridiques et exactes au meilleur de mes souvenirs. »





 


Source: CTRTCM

 
Déclaration du CTRTCM relative à l'affaire BSGR

2014/4/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Comité Technique de Revue des Titres et Conventions Miniers (CTRTCM) a adressé, le 28 mars, au Comité Stratégique une recommandation concernant les titres miniers et la convention minière détenus par VBG.Pour rappel, cette recommandation du CTRTCM n'est pas une décision du Gouvernement.

 La fonction du CTRTCM est d’examiner les titres et conventions miniers au cours d’une procédure administrative transparente et contradictoire. À l’issue de son examen, et conformément au droit guinéen, le CTRTCM émet une recommandation destinée au Comité Stratégique, celui-ci émettant un avis à destination des autorités décisionnelles en la matière, à savoir (dans le cas précis de VBG), le Président de la République et le Ministre chargé des Mines et de la Géologie.

Le Ministre chargé des Mines et de la Géologie a, par ailleurs, autorisé le CTRTCM à rendre publique la recommandation dans un souci de transparence. Il a rappelé, toutefois, qu’une telle recommandation n’engageait ni le Comité Stratégique ni les autorités décisionnelles compétentes de la République de Guinée.

Il convient de rappeler que le CTRTCM a été institué afin de renforcer la transparence dans la gestion du secteur minier de la République de Guinée, conformément aux principes établis dans le nouveau Code minier. Dans ce cadre, le CTRTCM procède actuellement à une revue générale des titres et conventions miniers pour examiner la légalité de leurs conditions et modalités d’acquisition ainsi que la bonne exécution des obligations en découlant.

Le CTRTCM est assisté, dans son analyse, de nombreux experts et organisations internationaux. En particulier, le travail de revue réalisé par le CTRTCM est appuyé par des conseils internationaux grâce au soutien financier de la Banque Africaine de Développement ainsi que de la Facilité Africaine de Soutien Juridique.

L’examen des titres et conventions repose sur une appréciation rigoureuse des conditions d’obtention et des modalités d’exécution de ces actes. Ce processus est encadré par les textes et garantit les droits des sociétés minières. En particulier, le CTRTCM a conduit, pendant plus de dix-huit mois, une procédure contradictoire écrite et orale afin de permettre à VBG, titulaire des titres miniers et de la convention sous revue, de faire valoir ses observations sur les éléments de preuve qui lui ont été communiqués. Il l’avait autorisée à transmettre ces éléments à son actionnaire minoritaire (BSGR) afin que ce dernier, s’il l’estimait utile, puisse également faire valoir toutes observations qu’il estimerait utile.

Le processus étant appliqué de façon identique à l’ensemble des titres et conventions faisant l’objet de la revue, les titres et la convention détenus par VBG n’ont fait l’objet d’aucun traitement particulier.

À l’issue de la procédure de revue et sur la base, notamment, d’éléments de preuve dont l’authenticité n’est pas douteuse de l’opiniondu CTRTCM et qui n’a pas été contestée par VBG mais seulement par son actionnaire minoritaire et sans élément étayant sa position,le CTRTCM estime qu’il existe un faisceau d’indices précis et concordants établissant avec une certitude suffisante, l’existence de pratiques de corruption ayant entaché l’octroi des titres et de laconvention minières détenus par VBG. Le CTRTCM estime que de telles irrégularités affectent la validité de ces titres et de la convention minière.

En conséquence, le CTRTCM a recommandé au Comité Stratégique de proposer aux autorités décisionnelles de retirer les titres et de résilier la convention détenus par VBG sur les gisements des de Simandou(blocs 1 et 2) et de Zogota.

La recommandation du CTRTCM concernant les titres et convention miniers dont VBG est titulaire et qui ont fait l’objet d’un examen par le CTRTCM est, avec l’accord du Ministre chargé des Mines et de la Géologie, mis à la disposition du public sur le site internet du CTRTCM (www.contratsminiersguinee.org) afin d’assurer une parfaite transparence du processus de revue.

La recommandation du CTRTCM est accompagnée du rapport et de ses annexes destinés au Comité Stratégique aux fins de l’éclairer sur les motifs de fait et de droit qui justifient cette recommandation.

Il est précisé, toutefois et en tant que de besoin, que cette présentation du CTRTCM ne saurait en aucune manière être interprétée comme valant décision ni même comme un avis précédant cette décision. En effet, le CTRTCM n’émet qu’une recommandation, destinée au Comité Stratégique, celui-ci ne formulant lui-même qu’un avis à destination des autorités décisionnelles en la matière, à savoir le Président de la République et le Ministre chargé des Mines et de la Géologie.

- FIN -

Conakry, 9 avril 2014

 
MSF attaqué à Macenta: Le gouvernement promet de faire juger les auteurs

2014/4/5

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Gouvernement constate avec regret que des groupuscules de personnes à Macenta, zone touchée par la fièvre hémorragique Ebola, s’en sont pris à ‘’Médecins Sans Frontières’’ (MSF), une ONG qui intervient en Guinée depuis l’annonce officielle de l’épidémie.

L’apport de cette ONG et de toutes les structures internationales qui appuient la Guinée dans la lutte contre la pandémie est inestimable et a permis à ce jour de circonscrire la maladie. Sans ces partenaires, la maladie ne serait pas sous contrôle aujourd’hui.

Cette réaction plus ou moins singulière fait suite à des rumeurs entretenues par des esprits mal intentionnés, selon lesquelles le virus aurait été importé en Guinée ou qu’il n’existerait pas de fièvre Ebola dans notre pays. Le Gouvernement s’insurge contre de telles informations et rappelle que seule la reconnaissance de l’existence de la maladie permet de lutter contre elle en respectant les règles d’hygiène édictées par le ministère de la Sante et de l’Hygiène publique.

Dans ce combat, la Guinée n’est pas seule, la communauté internationale s’est mobilisée rapidement pour nous accompagner dans ces moments difficiles à travers un appui médical considérable et des interventions de spécialistes sur le terrain, jusqu’à l’épicentre de la maladie, en Guinée forestière. C’est pourquoi, le Gouvernement appelle les populations au calme et à la sérénité en vue de permettre à nos partenaires de nous appuyer pour éradiquer cette épidémie.

Le Gouvernement invite les populations de Macenta et celles de toute la Guinée à ne pas prêter foi aux informations sur la fièvre hémorragique qui ne relèvent pas de source officielle.

En tout état de cause, le Gouvernement entend prendre toutes les mesures nécessaires en vue de sécuriser les spécialistes et le matériel médical dont les laboratoires mobiles qui interviennent dans les différentes zones touchées du pays.

Tout en présentant ses regrets à MSF le Gouvernement promet de prendre toutes les dispositions utiles pour traduire ces fauteurs de trouble devant la justice.



Conakry, 5 avril 2014


Le Porte-parole du Gouvernement







 
Les indicateurs de la croissance économique ne favorisent pas l'atteinte des OMD en 2015

2014/4/3

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-En dépit des exploits atteints dans le cadre de la croissance économique, les indicateurs macroéconomiques ne favorisent pas l'atteinte des Objectifs du millénaires pour le développement (OMD) à l'horizon 2015 en Guinée, a fait savoir mardi le représentant résident du système des Nations Unies, Anthony Baomah.

Pour cerner l'élan de la Guinée dans l'atteinte des OMD, une rencontre de concertation et de validation du 4e rapport national de suivi des OMD en Guinée, a été organisée mardi, avec la participation du gouvernement et des partenaires au développement.

Selon M. Baomah, la pauvreté n'a cessé de s'élargir, en dépit des immenses potentialités naturelles du pays et de la bravoure de ses populations. Il a ajouté que plus d'un Guinéen sur deux vivent sous le seuil de pauvreté et que près d'un enfant de moins de 5 ans sur cinq est affecté par l'insuffisance pondérale. De même, près de quatre enfants sur dix n'achèvent pas le cycle d'études primaires et les taux de mortalité maternelle et infantile restent parmi les plus élevés de la sous-région.

"Pour avoir eu le privilège de suivre la situation de la Guinée au cours de ces dernières années, je crois que d'importants progrès restent encore à accomplir dans ce domaine", a souligné l'émissaire onusien.

Cette situation interpelle tout le monde et "nous devons reconnaître que nous n'avons pas su honorer pleinement nos engagements vis-à-vis des populations, même si des efforts ont été faits et des progrès accomplis dans certains domaines".

Sur le plan africain, une plate-forme commune et structurée autour des priorités a été élaborée avec la participation de la Guinée à côté des autres pays africains. Cette plate-forme met l'accent sur la croissance économique et la transformation structurelle, la réorientation de modèle du développement en privilégiant le financement et l'appropriation nationale.

Il s'agit également de se préoccuper davantage de groupes vulnérables (les femmes, les enfants, les jeunes, les personnes âgées, les personnes handicapées) dans la définition des plans prioritaire de développement.

"Je ne doute pas des efforts du gouvernement guinéen pour créer les bases d'un développement plus soutenu et durable qui produiront des effets bénéfiques dans la lutte contre la pauvreté," a expliqué M. Boamah.

Pour lui, la relance des investissements et le renforcement des mécanismes de fourniture des services publics doivent donc constituer des priorités pour réaliser des progrès vers les OMD.





Xinhua







 
Une mission de l’EDF chez le Président : Trouver une solution au problème d’électricité

2014/4/1

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Président de la République, Pr Alpha Condé a reçu en audience ce lundi, 31 mars 2014, à la Résidence présidentielle, une mission de l’Electricité de France (EDF) venue pour des éventualités de partenariat entre cette entreprise et l’Electricité de Guinée. L’objectif fixé par le gouvernement dans cette démarche est d’apporter des solutions définitives au problème d’électricité en Guinée.

A l’issue des entretiens avec le Chef de l’Etat, M. Bertrand Cochery, l’ambassadeur de France en Guinée qui a introduit cette délégation auprès du Président de la République a précisé : "J’accompagnais pour une audience auprès du Président de la République, le chef de la mission de l’EDF, M. Emmanuel Sellier qui est venu avec un de ses collaborateurs, M. Ousmane Sall à la tête d’une équipe de plus de 6 personnes pendant 4 jours en Guinée dans le cadre d’une mission de reprise de contacts entre EDF et la Guinée. Cette mission faisait suite à la demande qui a été adressée par le Président guinéen lors de son passage à Paris au mois de novembre dernier, pour voir comment EDF, forte de son savoir-faire, de ses compétences pouvait apporter une réponse au problème de l’électricité en Guinée. C’est dans le cadre des appels d’offres qui vont être lancés prochainement par la Banque Mondiale".

De son côté, M. Emmanuel Sellier, directeur adjoint Département Afrique de l’EDF pense que cette entreprise peut être un espoir des Guinéens pour résoudre le problème d’électricité: "L’EDF comme l’EDG, est une entreprise d’opérateur industriel, d’électricien de métier. Ce partenariat qui doit être progressif, doit se construire dans les règles de l’art pour répondre aux besoins, déterminer quelques priorités, cadencer les investissements afin de trouver une situation normale pour les habitants de ce pays".

B S

 
Cour d'appel de Conakry : Bouna Kéita va-t-il encore gagner contre Roda Fawaz ?

2014/3/31

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-S'achemine-t-on vers l'épilogue dans le procès Ministère public contre El hadj Bouna Kéita poursuivi pour « diffamation » par l'ex-président de la transition, général Sékouba Konaté et le PDG de Katex Guinée, Roda Fawaz ?En tout cas, c'est ce qui ressort de l'audience du lundi 24 mars dans la salle d'audience de la cour d'appel de Conakry, présidée par M. Fodé Bangoura, qui a mis l'affaire en délibéré pour l'arrêt d'une décision le 7 avril prochain.Le lundi, tout a commencé par la plaidoirie des avocats de la partie civile composée de Me Frédérick Sidibé et Me Tall en s'appuyant sur des faits de ''diffamation'' de Bouna Kéita à l'encontre de leur client Roda Fawaz.

Ils reprochent à M. Kéita de diffamer M. Fawaz dans une lettre adressée au président de la République avec ampliation aux institutions républicaines et à la CNTG."M. Bouna Kéita indique dans sa lettre que son lot de diamant a été confisqué par les autorités militaires avant d'être confié à un certain Roda Fawaz, qui, aujourd'hui, a disparu dans la nature", a dénoncé Me. Sidibé, qui considère ce dernier passage comme une diffamation de son client dont ''l'honneur et la considération'', estime-t-il, ont été souillés dans la correspondance adressée au président de la République par Bouna Kéita."Les faits sont éloquents et suffisent comme preuves de diffamation à l'encontre de notre client", enchaine Me. Tall qui demande à la cour de retenir Bouna Kéita dans les liens de la culpabilité et au paiement d'un franc symbolique.

Dans sa réquisition, le procureur général, William Fernandez, s'est également focalisé sur la lettre écrite par Bouna Kéita et adressée au président de la République avec ampliation aux institutions républicaines et à la CNTG. Selon lui, après avoir lu la lettre avec attention, il a relevé un passage diffamatoire qui porte atteinte à l'honneur et à la considération de Roda Fawaz."Le fait de dire que les diamants ont été remis à un certain Roda Fawaz, aujourd'hui disparu dans la nature est une diffamation", soutient William Fernandez qui disait il y a quelques mois qu'il n'existait aucun passage diffamatoire dans la lettre de Bouna Kéita adressée au président de la République.

S'appuyant sur ses arguments, le procureur Fernandez a aussi demandé à la cour de retenir Bouna Kéita dans les liens de la culpabilité en le condamnant d'un mois de prison avec sursis et au paiement d'une amende de 500.000 GNF.Dans leur réplique, les avocats de la défense composée de Me. Doura Chérif, Me. Aboubacar Sylla, Me Raffi Raja, Me. Sanoh et Me. Barry, ont soutenu mordicus devant la cour que leur client Bouna Kéita n'a nullement diffamé M. Roda Fawaz.

Dans sa plaidoirie, Me. Doura Chérif a rappelé qu'il plaide parce que les noms de l'ex-président de la transition, le général Sékouba Konaté et Bouna Kéita, un ancien candidat à l'élection présidentielle de 2010, ont été cités dans ce dossier.Il a ainsi demandé à la cour de délivrer des mandats d'arrêt contre les absents à ce procès, notamment Roda Fawaz qui réside actuellement à Casablanca au Maroc.En outre, M. Chérif a étayé à travers le code pénal que la lettre de Bouna Kéita ne contient aucun passage qui diffame Roda Fawaz, à qui selon lui, il réclamait ses diamants confisqués.

Pour sa part, Me. Aboubacar Sylla a recentré les débats sur les coupures de journaux pour lesquels M. Fawaz avait porté plainte considérant qu'il a été diffamé par Bouna Kéita. Il a dit que la plainte a été émise pour diffamation par voie de presse, notamment dans certains journaux de la presse, dans lesquels, insiste-t-il, on ne rencontre aucune citation appartenant à Bouna Kéita diffamant Roda Fawaz. Me. Sylla estime que c'est faute de preuves à ce niveau que les avocats de la partie civile exhibent aujourd'hui la lettre adressée au président de la République par Bouna Kéita. Il soutient que cette lettre avait pour objectif d'attirer son attention sur l'injustice qu'il a subie de la part des autorités militaires associées à Roda Fawaz.

Dans sa conclusion, Me. Sylla a demandé à la cour de relaxer purement et simplement Bouna Kéita, car pense-t-il, aucun passage de sa lettre ne diffame Roda Fawaz.Quant à Me. Raffi Raja, il s'est également appuyé sur la phrase qui soutient que ''les diamants de Bouna Kéita ont été confisqués par les autorités militaires avant d'être confiés à un certain Roda Fawaz, qui aujourd'hui, a disparu dans la nature.Me Raja persiste et signe que les faits allégués par Bouna Kéita dans sa lettre sont justes, car soutient-il, depuis que Roda Fawaz a reçu les diamants, "il est absent de la Guinée et continue de l'être".

"Les faits allégués par Bouna Kéita sont loin d'être une diffamation, elles sont justes parce que Roda Fawaz est toujours absent du pays", martèle-t-il.Me Raja a aussi rappelé que des rencontres secrètes ont été initiées par le camp de Roda Fawaz pour la signature d'une convention avec Bouna Kéita qui devrait, poursuit-il, abandonner la réclamation de ses diamants contre l'abandon du procès contre lui pour diffamation.

Après avoir écouté les avocats de la partie civile et de la défense, le président de la cour Fodé Bangoura a mis l'affaire en délibéré pour une décision devant être rendue lundi 7 avril prochain.

A la suite des arguments des avocats de la partie civile et de la défense, tout porte à croire qu'après sa victoire au tribunal de première instance de Kaloum, El hadj Bouna Kéita a une forte chance de gagner contre Roda Fawaz, à qui il continue de réclamer ses 1.999 carats de diamant, extraits des mines de Banankro par sa société Batax-Bouna Mining Corporation.

Requinqué par cet espoir de triompher le mois prochain contre le PDG de Katex Roda Fawaz, El hadj Bouna Kéita a été escorté, à la fin de l'audience, par plusieurs dizaines de femmes fortement mobilisées pour le soutenir.

Daff Hawa

 
Directions générales des Douanes: Les vérités réformistes Toumany Sangaré

2014/3/31

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-« Nous avons terminé avec le 1er trimestre de l'année. Il y a encore des efforts à fournir. Je vais donc inviter les chefs de bureau, les chefs de visite à redoubler d'efforts. Il faut être en rapport avec les vérificateurs et les vérificateurs doivent davantage se rapprocher des assistants et des agents de parc.

« N'oublions jamais une chose. Comme vous le savez, l'Etat ne compte que sur les recettes que nous mobilisions pour le Trésor public. Et le budget de 2014 est un budget qui nécessite beaucoup d'investissements parce que l'Etat veut récupérer tous les projets qui n'ont pas été exécutés depuis 2011. Pour exécuter une telle ambition, l'Etat a besoin de ressources et ces ressources c'est nous qui devons les mobiliser.

Certes, il y a eu des efforts, mais quant aux besoins, il reste encore à faire. Nous sommes en train de travailler pour mettre en place les dispositions nécessaires en vue d'améliorer les conditions perceptibles des recettes. Et quelque soient les dispositions envisagées, si vous qui êtes chargés de les mettre en œuvre, vous ne prenez pas conscience de l'ampleur de la situation en place, ce qui est sûr, on risquerait de ne pas parvenir aux résultats escomptés.

Je demande donc à chacun de vous, de se considérer tous les matins, comme étant le citoyen sur qui, tout le peuple compte. Tout le gouvernement guinéen compte à améliorer les conditions de vie des citoyens. Nous allons donc procéder bientôt à l'évaluation des bureaux par rapport aux réalisations et à la fin de chaque mois un compte rendu sera fait ici aux cours des rassemblements généraux. Et ceux-là qui n'auront pas fourni les efforts attendus, des mesures idoines y seront prises.

« Concernant l'éthique, aujourd'hui, nous constituons une famille où chacun de nous doit être fier de défendre nos couleurs. Personne n'a le droit de poser un acte allant dans le sens d'assombrir l'image de notre administration. Ce droit n'est donné à personne. Parce que lorsque vous vivez dans une collectivité, vous êtes dans une communauté, vous devez comprendre que le comportement sale que vous posez peut entasser l'image des autres qui vivent avec vous dans cette communauté. La tenue que nous portons est un élément de souveraineté de l'Etat.

Nos comportements doivent y refléter à tout moment et en tout lieu les vertus de cette tenue. Quand vous êtes dans le quartier, même en civil, considérez-vous toujours douanier. On vous considère citoyen tant que vous ne posez pas un mauvais acte. Mais lorsque vous posez un acte non conforme à la dignité humaine, on ne parlera plus de vous en tant que citoyen, mais on parlera
plutôt du douanier.

On dit tel douanier a fait ça, qu'un douanier a fait ce mauvais acte ou tel douanier a dit ca au lieu de dire que x a fait ça et quand on dit le douanier, il ne s'agit pas d'une seule personne. Il s'agit de l'ensemble des hommes et des femmes qui portent la même tenue de douanes.

C'est pourquoi, chacun doit avoir le souci permanent de ne pas poser des actes qui vont compromettre la dignité des autres. Nous sommes des hommes assermentés, pas seulement pour mobiliser les recettes, pas pour promouvoir l'économie seulement, pas pour protéger la population, mais pour vulgariser la dignité, la politique de ce corps. Nous devons donc avoir des comportements dignes. Partout où nous sommes nous devons rester douaniers. Le sens du douanier est très profond. Ne devient pas douanier qui le veut.

Je l'ai toujours dit que parmi toutes les structures militaires et para militaires, le seul corps qui a cette souveraineté, qui a ce
symbole de la souveraineté, c'est bien la douane. Vous vous souviendrez que quelque soit le régime politique d'un pays, la douane est souveraine. Vous pouvez voir dans certains pays, trouver une armée royale, police royale qui peut même appartenir à la cour royale, mais la douane n'appartient jamais à la cour royale. C'est dire combien de fois nous devons être fiers de servir la nation.

La douane reste et demeure pour toujours une structure républicaine qui appartient à la nation. C'est pourquoi vous devez être fiers pour appartenir au corps de la douane. Vous pouvez accepter les contraintes sur vous pour maintenir la bonne image de notre administration surtout celle de la nation guinéenne vis-à-vis de nous. Vous devez encore pour une fois, nous empêcher d'avoir la honte. Il faut éviter tout ce qui est de nature à salir l'image de notre administration que nous voulons aujourd'hui digne. Lorsque vous-vous réveillez le matin, en sortant de chez vous, dites vous que si vous tapez sur quelqu'un, ce n'est pas vous seulement mais c'est tous les douaniers qui portent la même tenue que vous.

Lorsque nous avons ce souci, je vous assure que vous continuerez à poser des actes allant dans le sens de la dignité humaine, de la personnalité. Et on ne peut réussir notre mission que dans le respect de la dignité humaine. Encore une fois je voudrai demander à chacun de vous agents des douanes, de nous épargner la honte, de nous éviter la honte. Tout ce que l'homme doit éviter dans la vie, c'est la honte. J'ai toujours dit à mes proches que si je dois faire un sacrifice, ce n'est pas pour éviter la mort ni pour occuper un poste, mais c'est pour éviter la honte. Et l'on fait le sacrifice pour éviter la honte.

Tout ce qu'on fait comme sacrifice c'est pour éviter la honte. Si quelqu'un prie pour vous ''que Dieu vous épargne de la honte'', répondez mille fois ''Amen'', parce que si vous avez honte à travers vous, il y a beaucoup d'autres qui vont subir. Encore une fois je compte sur vous. Je voudrais que vous donniez de bons exemples, parce qu'il n'y a que ça qui compte dans la vie.

«En fin, je voudrai donc inviter les chefs d'unités à profiter des rencontres avec les agents même lors des simples entretiens avec le personnel d'accorder 5 à 10mn de sensibilisation sur le respect des mesures des nouvelles réformes de la politique nationale de défense et de sécurité conformément aux vœux du comité technique de suivi de la réforme du secteur de sécurité en République de Guinée afin de respecter aussi la volonté du président de la République, le Professeur Alpha Condé… »

Ibrahim Alseny Diallo

 

Renouvellement de la Chambre de Commerce : Les immixtions ethno-politiques

2014/3/25

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Plus de 20 ans après, les nouvelles autorités guinéennes semblent vouloir sortir la chambre de commerce de sa léthargie et lui donner son âme, c’est-à-dire un bureau représentatif et légitime. Noble initiative que la politisation ethnique menace de souiller. En effet, à la place des acteurs concernés, un opérateur de Bangkok (Thaïlande), Boubacar Sidiki Nabé, illustre méconnu sur la place nationale, se présente déjà comme le candidat du Président Alpha Condé, pourtant nullement concerné par cette élection.

S’appuyant sur des marionnettes comme l’insatiable Elhadj Alseny Barry, SAFRICOM, pressenti Trésorier et Elhadj Mamadou Saliou Diallo Kégnoko, le pouvoir d’Alpha Condé est accusé de vouloir forcer le destin de Boubacar Sidiki Nabé, contre la volonté des opérateurs économiques. A la veille des élections, si les autorités compétentes ne s’élèvent pas clairement et dès maintenant contre ces trafics
d’influence ressentis et interprétés dans les milieux d’affaires comme une immixtion ethno-politique, elles exposent la Guinée à une sévère crise socio-économique aux conséquences imprévisibles.

Durant toutes ces années, l’activité commerciale dans le pays a été marquée du sceau du désordre et d’inorganisation totale de la structure. L’on se souvient que les premières élections caractérisées par des campagnes épiques, mais souvent réglementaires, ont souvent donné des bureaux reflétant la volonté des acteurs et de la réalité économique de la Guinée. Il est arrivé à l’ancien président de la République d’intervenir.

Mais, le feu président Lansana Conté, à chaque fois que l’occasion fut donnée, a plaidé – non imposé – pour le consensus à l’amiable et non dans le diktat ou dans l’hypocrisie en coulisses. Les interventions de l’ancien président de la République dans la bataille sans merci entre opérateurs économiques pour le contrôle de la chambre de commerce étaient transparentes et toujours médiatisées visant essentiellement à concilier les acteurs majeurs de l’économie nationale.

Aujourd’hui, il est tout à fait justifiable que le régime du président Alpha Condé lance l’initiative de relancer la chambre de commerce dont le bureau, depuis plus d’une vingtaine d’années, n’a pas été renouvelé. Une initiative d’autant louable que l’ancien gouvernement a cependant commis la grave maladresse de politiser l’activité commerciale en mettant, en 2001-2002 et par décret, sur place une structure économique chargée du secteur privé guinéen contenant le patronat, la chambre de commerce, la chambre d’agriculture, la chambre d’industrie.

Peut-être que le président Lansana Conté était de bonne foi, mais ses conseillers ont été mal inspirés en lui laissant créer cette lourde structure présidée par un super-président, en l’occurrence, Mamadou Sylla du Groupe Futurelec assistés de vice-présidents et membres de caractères, de tempérament et surtout de moralité totalement différents.

Comment faire accepter, par exemple, Elhadj Ousmane Baldé dit Sans-Loi, qui est élu par les acteurs économiques, le leadership parachuté de Mamadou Sylla ? Le clash et le dysfonctionnement de cette cohabitation contre nature étaient déjà tracés. La guerre des chefs, les appétences pour le centime additionnel ont provoqué un climat délétère sans précédant dans le secteur.

Les effets négatifs de cette malheureuse et injuste expérience ont été si désastreux qu’ils ont profondément déstructuré l’économie, affaiblit la production locale, déchiré à jamais des liens amicaux et fraternels très forts et anciens tissés entre opérateurs économiques.

Ce chaotique résultat a contraint le régime du général Lansana Conté à revenir sur sa désastreuse politique interventionniste dans le secteur privé dans une économie libérale. En 2004, le décret créant et nommant les membres du fameux secteur privé a été purement et simplement rapporté. Mais, le mal était déjà fait.

C’est pourquoi en 2005-2006, la tentative de relancer la chambre de commerce a lamentablement échoué d’autant les couteaux étaient aiguisés entre candidats présomptifs, légitimes et candidats présomptueux se servant du manteau politique pour assouvir des ambitions personnelles.

A partir de là, on comprend tout l’intérêt de l’élection qui se déroule aujourd’hui. C’est à l’actif du régime du président Alpha Condé. Mais, les immixtions et intrigues constatées ici et là risquent de dénaturer cette bonne disposition initiale. Surtout que le prétendu candidat du pouvoir, Boubacar Sidiki Nabé n’est pas du tout connu dans le sérail économique du pays où il n’avait jamais exercé auparavant. Même sa carte de visite indique que les principales activités de l’homme se trouveraient en Thaïlande et au Mozambique.

En Guinée, c’est à la faveur de l’avènement du professeur Alpha Condé au pouvoir qu’il bénéficia, sans appel d’offres, de nombreux marchés d’état notamment le ravitaillement de l’armée en riz. Au ministère des finances, certains reprochent à Boubacar Sidiki Nabé de se livrer lui aussi avec la complicité de hauts gradés et placés à des surfacturations démesurées qui ont malheureusement souvent caractérisé le marché du riz de l’armée. Mais, ceci est un aspect de l’iceberg sur lequel nous reviendrons.

En attendant, les parrainages et forcings politiques derrière lesquels il se cache actuellement révoltent et indignent les commerçants de toutes catégories. Pour le président Alpha Condé, fortement accusé de multiplier la nomination des cadres ressortissants de sa région ou supposée telle dans les postes administratifs, risque d’être la goutte d’eau débordant le vase.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets et conséquences, l’imposition du clan Nabé Boubacar Sidiki serait pire que l’échec de la bande à Sylla Mamadou. Le seul mérite que l’histoire pourrait reconnaitre au régime actuel est de créer un cadre permettant aux commerçants de designer eux-mêmes leurs représentants.

A suivre

Ibrahima Sory Sylla

 
Pêche illicite: L'Union Européenne sanctionne la Guinée

2014/3/24

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-L'Union européenne a décidé lundi de fermer son marché aux importations de poissons du Belize, Cambodge et Guinée pour sanctionner commercialement l'incurie des dirigeants de ces trois pays contre la pêche illégale.En vertu de ces mesures, formellement adoptées lors d'une réunion des ministres européens de la pêche et de l'agriculture, les captures des bateaux de pêche battant pavillon de ces trois pays ne pourront plus être importées dans l'UE.

Les navires de l'UE devront cesser de pêcher dans leurs eaux, tandis que les opérations conjointes de pêche ou les accords de pêche avec ces pays sont interdits, a précisé un communiqué du conseil de l'UE, qui représente les Etats.

L'UE, qui importe 65 % de sa consommation de poissons, entend ainsi lutter contre une « activité criminelle et nuisible non seulement aux pêcheurs de l'UE, mais aussi aux communautés locales des pays en développement », ajoute le texte.

Les navires battant pavillon du Bélize ont notamment été mis en cause pour pêche pirate et pillage des ressources locales par le secteur de la pêche du Sénégal.

DONNER L'EXEMPLE

« Cette décision est historique, et démontre que l'UE est la première à donner l'exemple » dans la lutte contre la pêche illégale, s'est félicitée la commissaire à la Pêche, Maria Damanaki.

Elle a appelé les trois pays visés à saisir l'occasion pour sortir de l'incurie. La Commission a précisé qu'elle continuera à « dialoguer » avec eux, et pourra proposer la levée des sanctions si elle juge leurs efforts crédibles.

Selon la Commission européenne, de 11 à 26 millions (bien 26 millions) de tonnes de poissons sont illégalement capturées par an, pour une valeur d'environ 10 milliards d'euros, ce qui représente au moins 15 % de la pêche mondiale et menace la survie biologique des espèces et l'économie du secteur.

Les trois pays incriminés avaient été officiellement avertis du risque de sanctions en 2012, mais en dépit de cet avertissement et d'un soutien européen à la mise en place d'un contrôle efficace, « ils ont échoué à montrer un engagement réel » à lutter contre le piratage des stocks de poisson, souligne le Conseil.

Si elle n'a pas bloqué les sanctions, l'Espagne, première puissance de pêche industrielle de l'UE et dont la flotte opère notamment au large de la Guinée, a réclamé plus de « cohérence et de transparence » dans la procédure, selon une source européenne.

La Commission a aussi brandi des « cartons jaunes » à l'encontre d'un autre trio de pays, la Corée du Sud, le Ghana et le Curaçao, petit Etat autonome des Antilles, menacés d'encourir eux aussi des sanctions à un stade ultérieur.

La Commission doit également présenter sous peu un état des lieux pour cinq autres pays mis en cause il y a un an - Fidji, Panama, Sri Lanka, Togo et Vanuatu - mais ayant entre-temps réalisé des progrès.

Quatre organisations de défense de l'environnement ont salué la prise de sanctions, une décision considérée par la fondation américaine Pew comme « un tournant » dans les efforts internationaux contre la pêche illégale.

Mais elles ont réclamé que les bateaux non-UE pêchant dans les eaux des pays sanctionnés soient aussi privés d'accès au marché européen.

Les défenseurs des mers plaident également pour que la Commission européenne fasse mieux le ménage en Europe, en s'en prenant aux éventuels propriétaires européens de bateaux identifiés comme « pirates ».

AFP

 
Affaire projet coton : La vérité des faits

2014/3/24

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-En lançant la campagne agricole «de sauvetage » du coton en 2007 au nord et au nord-ouest de la Guinée, Le gouvernement de l'époque pour éviter un quelconque blocage dans les procédures administratives, mettra un comité technique de gestion du projet basé dans la zone du projet, lequel comité devait servir de trait d'union entre le ministère de l'Agriculture et tous les autres acteurs de la filière et institutions de l'Etat.

Le rôle du ministre était d'assurer par le truchement de ses services techniques le suivi de l'exécution correcte du projet et rendre compte au gouvernement de l'évolution de la campagne en corrigeant les insuffisances et trouver des solutions aux difficultés éventuelles.

Pour une question de transparence, le comité de pilotage composé des membres du ministère de l'agriculture celui de l'Economie et des finances pourvoyeur de fonds, des organisations des producteurs, des syndicats de la filière, de la société civile et des autorités à la base a été institué. Le rôle primordial de ce comite était d'avaliser les projets de budget de la campagne et d'évaluer I' exécution sur le terrain des opérations conformément au budget.

Toutes ces mesures prises par le département de l'agriculture étaient d'assurer à la campagne cotonnière un succès indéniable au seul bénéfice des producteurs dont 70000 familles qui tirent exclusivement leurs revenus de cette activité agricole.

Il faut rappeler que l'équipe gouvernementale avait pris l'engagement de relancer la culture cotonnière en Guinée qui était au point zéro dans un contexte judiciaire tendu entre la Guinée et la France qui détenait 64% des actions de la société DAGRIS ex- CFDT qui avait accompagné la filière en guinée. Au même moment, l'Etat guinéen avait déboursé plus de 22 milliards avec l'ancienne Compagnie guinéenne de coton sans résultat et dont le rapport d'audit était avec le cabinet de Monsieur Tamsir camara, rapport qui n'a jamais été rendu public par faute de payement semble t-il.

Le ministère de l'agriculture de l'époque avait été approché par les cadres de cette compagnie guinéenne de coton pour faire partie de la nouvelle structure de projet de relance du coton. Les responsables de l'époque ont hésité de prendre une telle décision avec des dossiers contentieux en suspens pour éviter des blocages.

Ceci avait visiblement fait beaucoup de mécontents à l'époque et les medias en avaient fait beaucoup échos. Sur le plan financier le ministre de l'agriculture n'était signataire d'aucun compte du projet pour la simple raison qu'il voulais laisser les coudées franches à la cellule technique et aux pouls financiers de son ministère et celui des finances pour éviter la lourdeur administrative.

Son rôle se limitait à faire parvenir à Son homologue des finances des demandes de l'opérateur après accord de la cellule technique du projet et de ses services techniques.

En quoi il peut être complice de détournement de fonds en ayant aucun rôle direct de sortie de fonds ou de signature de chèques pour un projet dont la bonne fois de toute l'équipe gouvernementale de l'époque a favorisé la relance de la campagne?, De quel détournement avec complicités des ministres parle t- on, si la campagne financée a effectivement produit des résultats et que l'opérateur a délibérément refusé de verser l'argent du prix de vente pour des raisons qu'il a décliné dans sa lettre dont le comité d'audit a une copie.

L'administration étant une continuité nous estimons que le gouvernement actuel est dans ces droits avec les moyens qu'il dispose et les preuves à l'appui de faire payer par l'opérateur l'argent du contribuable guinéen.

De tout ce qui précède, Mahmoud Camara encore une fois n'a nullement agit en complicité avec qui que ça soit ni de près, ni de loin dans cette affaire.

Compte tenu des charges qu'il 'avais à l'époque, surtout dans la gestion des dossiers environnementaux de la guinée lors les rencontres régionales et internationales où le pays a été longtemps absent au plus haut niveau , il étais obligé d'être hors du pays pour participer à toutes ces rencontres sur l'environnement aux quatre coins du globe pour replacer la guinée dans le concert des nations sur des sujets lies aux changements climatiques de la biodiversité et autres, et même faire bénéficier au pays, grâce à un travail excellent que les cadres de l'Environnement avaient abattu à l'époque, le premier prix de l'OZONE au Canada en 2007. C'est ce qui justifie aujourd'hui en partie le financement de plusieurs projets de l'environnement en guinée sans parler de la ratification de certains documents juridiques.

C'est dire qu'il n'avait même pas le temps de rencontrer l'opérateur du coton en Guinée jusqu'à être son complice dans un détournement de fonds.

C'est la première fois dans la vie professionnelle qu'on rend directement responsable un ministre de l'agriculture, connaissant le caractère aléatoire des actions agricoles pour une complicité de cette nature.

Le gouvernement pouvait demander à n'importe quel opérateur de la place de lui faire venir les intrants nécessaires pour le coton et demander au ministère des finances de régler la facture vue l'urgence, personne n'aurait refusé car il était demandé des solutions rapides pour éviter une autre année blanche mettant en danger la vie des familles de cette zone qui assuraient leur sécurité alimentaire à partir des revenus du coton et des arrières effets des intrants sur les vivriers.

Les sages et religieux de Kakan et de Mandiana qui, après que Mahmoud Camara ne soit plus aux affaires, se sont déplacés jusqu'à Conakry pour lui remercier de l'effort fourni par le Département pour la relance de cette culture dans leur Zone. C'est le jugement de ces gens là qu'il a besoin pour le restent de sa vie. Vivement la manifestation de la vérité.

Affaire à suivre

Mouctar  DALLO

 
Présidence de la chambre de commerce : Les atouts de Sory Doumbouya

2014/3/18

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le renouvellement des instances de la chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat suscite de l’engouement au près des opérateurs économiques guinéens. L' homme d’affaires guinéen, Sory Doumbouya, “Sorel“ pour les intimes, est en course pour briguer la présidence de cette instance.

Elu à Kouroussa dimanche dernier comme président de la chambre préfectorale de cette localité, M. Sory Doumbouya est à la tête d’un florissant groupe dénommé ‘’ Groupe Djoliba’’ actif dans les secteurs de la pêche industrielle, de l’industrie avec l’usine de jus de fruits de Kankan, la chaine de calibrage de Foulayah, l’usine de traitement et de conditionnement de Téminétaye, le centre de traitement de poisson de Coleah, l’hôtellerie , les médias à travers la radio Djoliba FM, le commerce (représentant exclusif des moteurs hors-bord TOHATSU). Le groupe prépare aussi le lancement de la chaine de TV Djoliba.

Outre ses activités dans divers domaines aussi bien en Guinée qu’à l’étranger (Corée du Sud, Monaco, France, Japon, Dubai, Chine, Belgique, Espagne, Etats-Unis), “Sorel“ est aussi le propriétaire du club de football de la ville de Kankan, le Milo FC.

Etant donné que pour être électeur ou éligible, il faut nécessairement remplir un certain nombre de critères au nombre desquels : Se faire enrôler, avoir au moins à la date des élections, disposer de la carte d’immatriculation dûment établi par la chambre du commerce ou la fiche d’immatriculation provisoire délivrée par le chef de section préfectorale de commerce, de l’industrie et de l’artisanat, n’avoir jamais été condamné pour vol, détournement, escroquerie, abus de confiance, fraude ou de faits qualifiés de crime par la loi, être en activité effective dans la section consulaire de son appartement, être inscrit au registre du commerce et des sociétés ou dans les registres des directions préfectorales de l’industrie, l’union des transporteurs au 31 décembre de l’année précédant l’élection, être en règle vis-à-vis des impôts ou fisc au 31 décembre de l’année précédant l’élection.

Pour être éligible à la présidence du bureau exécutif national, au-delà des critères cités ci haut, le candidat doit savoir lire et écrire parfaitement le français et être capable de défendre son mandat sur le plan national et international. Pour permettre aux opérateurs économiques de participer à l’élection, ils doivent avoir un caractère national, appartenir à une des sections constitutives de la chambre, être constitué au moins 3 mois avant le processus des opérations électorales et de disposer de documents réglementaires dûment constitués (statuts et règlement intérieur).

Sans nul doute que Sory Doumbouyah, homme d’affaires de la nouvelle génération dont les réseaux vont au-delà de la Guinée, connait bien le monde des affaires internationales et possède dans ce domaine d’importantes relations dont la Guinée peut énormément tirer profit.

A rappeler que depuis 2005, soit neuf (9) ans, le bureau exécutif de la chambre de commerce et d’industrie n’a pas été renouvelé.

I. S. Sylla


 
Le Maroc prévoit d’injecter plus de 40 millions de $ dans le secteur du tourisme

2014/3/18

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Maroc prévoit d’injecter plus de 40 millions de dollars dans le secteur du tourisme pour la réalisation de plusieurs projets dans le développement des activités touristiques et artisanales, a déclaré lundi le ministre guinéen de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat Lousény Camara.

Récemment, une convention de partenariat a été signée entre les ministres du tourisme du Maroc et de la Guinée pour un programme d’application durant la période de 2014-2017.

En dehors de ce financement, le royaume chérifien s’est engagé aussi à apporter un appui considérable à la Guinée dans la formation des cadres et des étudiants guinéens au niveau de plusieurs disciplines de promotion, d’exploitation et la mise en valeur des potentialités touristiques guinéennes.

Malgré la non exploitation des ressources touristiques en Guinée, le département en charge du tourisme a renfloué les caisses de l’Etat à hauteur de 200 millions de francs guinéens soit plus de 28 mille dollars us en 2013, a indiqué le ministre.

Eu égard à l’importance du secteur du tourisme, de l’hôtellerie et de l’artisanat à travers sa contribution financière dans l’économie guinéenne, le gouvernement a assigné un certain nombre d’objectifs au ministère pour le compte de l’année 2014.

L’un des objectifs étant de poursuivre et de finaliser tous les hôtels en construction d’ici fin 2015, l’organisation des journées de réflexion sur le tourisme afin de doter le pays d’une véritable politique nationale de développement du tourisme.

Par ailleurs, le département doit aussi mettre en place une réelle politique nationale d’aménagement des sites et impliquer de plus en plus chacune des composantes du secteur dans l’occupation anarchique des sites touristiques surtout les plages.

Ensuite, le ministère doit assurer la promotion des villages artisanaux à travers le pays afin d’avoir des données fiables sur le secteur de l’artisanat qui fait vivre des milliers de familles en Guinée, notamment dans la zones rurale.

Dans le souci de réussir ce pari, le ministre du tourisme a envisagé d’approcher et d’impliquer le secteur privé comme la fédération patronale du tourisme et la fédération des artisans de Guinée.

Xinhua

 
Micro finances : Le Groupe COFINA s'installe en Guinée

2014/3/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La première agence de la Compagnie Financière Africaine (COFINA) a officiellement ouvert ses portes le vendredi 14 mars 2014 à Kipé au carrefour Centre Émetteur. Les partenaires et travailleurs de COFINA étaient présents à cette cérémonie.COFINA Guinée, l'institution d'épargne et de crédit pour les PME et les particuliers, est lancé en juillet 2013 par le groupe panafricain COFINA et a pour objectif d'offrir aux PME et aux particuliers des offres de produits et de services financiers adaptées à leurs réalités et besoins. Sa vision est d'être le modèle panafricain de la finance inclusive.

Sa mission est de créer de la valeur pour ses partenaires et participer durablement au développement du continent africain. Ses valeurs sont entre autres ; le respect, la rigueur, le service, simplicité, l'implication et l'innovation.

Dans son allocution, le directeur général, Mansour Guye, a confié qu'ils sont arrivés en Guinée avec de grandes ambitions : « Nous sommes arrivé en Guinée avec de très grandes ambitions. Déjà rien que pour l'année 2014, nous avons prévu d'ouvrir 4 nouvelles agences à Conakry en plus de celle nous inaugurons aujourd'hui avant de nous déployer en 2015 dans l'ensemble des préfectures et sous-préfectures.»

Ensuite, il a indiqué que cette compagnie accompagnera ses clients (les PME, commerçants et particuliers) dans la prise en charge de leurs besoins pour le développement et la réussite de leurs activités. Il a enfin remercié l'ensemble des collaborateurs de COFINA.

Daff Hawa

 
Réaction à l’article sur l’aéroport de Conakry: Il faut un assainissement directoire

2014/3/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-A Monsieur l’Administrateur du site d’informations générales Aujourd’hui-en-guinee.com/C’est avec un réel intérêt que j’ai lu sur votre site d’informations l’article intitulé : « Modernisation de l’aéroport Valoriser la SOGEAC ». Cet article, au-delà de sa belle forme rédactionnelle que je félicite, se caractérise, dans son fond, par des vérités et faits assez accablants contre le directoire actuel de l’aéroport de Conakry, se déteignant très négativement sur l’image internationale de la Guinée. Je ne voudrais pas discourir, mais j’insiste pour dire que le vol du sac de la directrice SFI pour l’Afrique de l’ouest et du centre, madame Koulibaly Saran Kebet, summum de l’humiliation nationale, met en relief, le dysfonctionnement et l’incompétence de la direction générale de la SOGEAC.

Ce fait interpelle les autorités guinéennes. Je n’insisterais pas trop sur la flagrance des failles constatables à chaque fois que le président de la République se déplace, mais le climat d’insécurité que la mise à l’écart du protocole présidentiel et de l’Agence de Navigation Aérienne (ANA) par l’ostentatoire et inutile activisme du directeur de la SOGEAC me fait peur. Et comme vous le dites, nulle part dans le monde, un directeur d’aéroport ne se montre si visible dans un voyage présidentiel. D’Alger à Pretoria ; de Dakar à Addis-Abeba, aucun directeur d’aéroport ne se montrera si inconscient et incompétent pour ne se manifester que lors des voyages présidentiels. Mais, là je laisse le soin au président de la République et à ses collaborateurs d’apprécier.

Personnellement, je reviens de Conakry, et le jour de mon départ, j’ai été témoin d’un acte d’insécurité grave. Un enfant non voyageur a été retrouvé au pied de la compagnie Air France, en partance pour Paris. Ce jour tous les passagers avec moi étaient indignés et choqués de la gestion hasardeuse de l’aéroport de Conakry.

Si j’apprécie les travaux initiés et entrepris depuis 2007 et justement poursuivis par le régime du président Alpha Condé, j’épouse surtout l’idée évoquée dans l’article et qui veut que la modernisation de l’aéroport amène le gouvernement et ses partenaires à remettre à l’endroit ce que les tromperies et les intrigues ont mis à l’étroit.

Ousmane Touré
Avignon France

 
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Guinée : Tullow déclare un cas de force majeure

2014/3/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La société pétrolière britannique Tullow Oil a déclaré un cas de force majeure sur son permis d'exploration en Guinée suite à une enquête réglementaire des États-Unis sur son partenaire Hyperdynamics.Le ministère de la Justice américain (Department of Justice) et la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse de New-York, enquêtent actuellement sur les activités de la société américaine Hyperdynamics à propos des conditions d'obtention et du maintien de sa concession en Guinée.

 Dans le même temps, le pays d'Afrique de l'Ouest, l'un des plus pauvres du continent, a indiqué que les droits accordés à Hyperdynamics sur près d'un tiers du bloc pétrolier offshore feraient partie d'un examen des "transactions opaques" qui incluent également la société de l’homme d’affaires israélien Beny Steinmetz, BSGR.

En réaction, la superjunior Tullow Oil, cotée à Londres, a déclaré un cas de force majeure sur son permis d'exploration en Guinée. "Tullow a décidé qu'il ne peut procéder à des activités sur la licence jusqu'à ce que ces problèmes soient résolus. Tullow espère une solution rapide à ces questions et attend avec impatience de continuer à fonctionner avec ses partenaires en Guinée", a déclaré un porte-parole du groupe britannique à Reuters.

Activités à l'arrêt

Hyperdynamics et Tullow explorent une zone de 18 750 kilomètres carrés au large de la côte africaine avec Dana Petroleum, une filiale de Korea National Oil Corporation. Tullow Oil a déclaré le mois dernier qu'il avait l'intention de commencer à forer au deuxième trimestre 2014.

La superjunior britannique est active dans la concession depuis avril 2013, date à laquelle elle a acquis une participation de 40 % dans le projet auprès de la filiale d'Hyperdynamics, SCS Corp.

De son côté, Hyperdynamics a déclaré mercredi 12 mars qu'il n'était pas en mesure de prédire l'impact de la déclaration de force majeure de Tullow. Ray Leonard, le directeur général de la société, avait déclaré en octobre que les enquêtes n’affecteraient pas la capacité de l'entreprise à explorer cette concession de pétrole au large de la côte guinéenne.

In JA

 
Je ne suis jamais politique dixit Kerfalla Camara dit KPC

2014/3/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-u cours d’un entretien qu’il nous a accordé, Kerfalla Camara dit KPC a parlé de l’importance de la signature d’accords entre la Guinée et le Maroc suite à la visite du roi chérifien dont son entreprise a été le premier signataire d’un protocole d’accord avec une entreprise privée marocaine, de son ambition pour la Guinée mais aussi et surtout du message à l’endroit de la génération montante en passant par le Club HAFIA dont il est le président.

Vous avez assisté au forum guinéo marocain, quelle lecture aviez-vous faite de cette rencontre ?

Kerfalla Camara (KPC): je crois que c’est une visite réussie de deux Chefs d’Etats à savoir le Président Alpha Condé et le Roi Mohamed VI. Il y a eu suffisamment d’opérateurs marocains qui sont venus et ont eu des entretiens importants avec le secteur privé guinéen. Ces entretiens se sont matérialisés par la signature de beaucoup de conventions entre le secteur privé guinéen et marocain d’une part et de l’autre entre l’Etat guinéen et marocain.

Votre entreprise en a bénéficié de la signature du premier accord dans le cadre privé, quels sont vos sentiments ?

J’ai eu des sentiments de satisfaction, d’avoir une entreprise qui a signé le tout premier accord parmi des milliers qui évoluent en République de Guinée. C’est pourquoi j’ai rendit un hommage mérité au Président de la République de Guinée, Pr. Alpha Condé. Je tiens à vous dire que Guicopres a ouvert plusieurs chantiers dont leur inauguration reste l’un des vœux pieux non seulement des populations guinéennes mais aussi des autorités qui préparent déjà le rendez-vous de 2015.

Aussi, bien avant la visite du Roi Mohamed VI dans notre pays, mon entreprise avait eu beaucoup de contacts avec celles marocaines, qui ont profité de cette visite du roi pour formaliser l’ensemble des projets d’accords qu’on avait en commun. Ensuite, à l’occasion de cette visite nous avons rencontré de nouveaux partenaires. Qui sont très très importants notamment le N°1 dans le secteur de BTP au Maroc et qui emploie plus de 20 000 personnes. Nous allons signer un protocole de partenariat dans les jours à venir avec cette entreprise qui est intéressé à Guicopres, pour qu’ensemble on propose à l’Etat guinéen la réalisation d’un certain nombre de projets sur financement privé.

Expliquez-nous cette procédure ?

C’est-à-dire que l’Etat pourra nous permettre de prendre la garantie permettant aux deux sociétés au niveau des banques qui vont nous aider à réaliser les différents projets que nous aurons à réaliser.

Quels sont les domaines dans lesquels le groupe Guicopres veut intervenir cette fois-ci ?

Pour votre information, le groupe Guicopres est composé de 4 filiales à savoir : la filiale mère GUICOPRES BTP qui intervient dans tous ce qui est routes, bâtiments qu’on appelle BTP travaux publics. Il y a aussi, la filiale GMI qui est une centrale d’achat. Parce que, c’est une société de commerce, elle représente la plupart des grandes marques africaines, européennes, des marques asiatiques et même des marques américaines. Des marques qui peuvent être représentées ici en Guinée si, toutefois il y’a des partenaires avec lesquels il pourrait avoir une collaboration. Dans toujours la composition de la société de Guicopres, il y a aussi une autre société immobilière et enfin, vous avez le GMI Transit qui fait tout ce qui est lié au transport etc. c’est une façon de vous dire que Guicopres s’intéresse presqu’à toutes les activités que vous pourriez imaginez.

Est-ce que votre entreprise incarne la formation dans son programme ?

GUICOPRES a été l’une des premières entreprises guinéennes à envoyer ces travailleurs en formation en Europe. Seulement on n’a pas voulu faire beaucoup de communication la dessus. Il y a aussi une série de formations qui est prévue pour les cadres moyens. Des cadres que nous comptons envoyer au Maroc voir aussi en France pour 4 mois de formation.

M. KPC êtes-vous  politique ?

Je ne suis jamais politique, mais je soutiens le professeur Alpha Condé. Je l’ai déjà dit lors de mes interventions avant les élections du 2ème tour (élection présidentielle de 2010 entre le président de l’UFDG Cellou Dalein Diallo et le président du RPG arc-en-ciel, Pr Alpha Condé ndlr) que je ne soutiens aucun parti politique, je ne soutiens aucun leader politique, mais que je serais à côté du Président de la République qui va être élu. Et si, Dieu a fait que c’est le professeur Alpha Condé qui soit élu, je suis à côté de lui. Je souhaite que tout opérateur soucieux de l’avenir de son pays se méfier de la politique et être avec ceux-là qui ont été choisis par Dieu pour diriger ce pays.

Vous êtes aussi le président du club HAFIA, comment il se porte ?

Le club se porte très très bien aujourd’hui contrairement à ce que certains pensent. Le cas de ce club est comme quelqu’un qui sourit alors qu’à l’intérieur il est malade. Et aussi voir quelqu’un qui est apparemment malade, mais il se trouve qu’il est en bonne santé. Donc, c’est le cas du club HAFIA aujourd’hui. HAFIA apparemment pour ceux qui l’ont connu toujours en première division pensent qu’il doit être malade, parce qu’il se retrouve en deuxième division. Croyant qu’il a une difficulté de se positionner comme leader en ligue 2. Moi, je crois que le travail de fond est en train d’être fait. C’est ce travail de fond là, qui me permet de dire haut et fort que le club Haïfa se porte à merveille et les mois à venir les gens le sauront.

Avez-vous un message a lancé à cette jeunesse qui est en manque d’emploi parce que vous semblez être un exemple ?

Je passerai un message très important à la jeunesse guinéenne, un message que je continuerai toujours à faire passer. C’est dire que la Guinée a un problème de leadership, notre pays a un problème de confiance en soi. Quand je parle d’un problème de confiance en soi, je fais allusion aux guinéens pas le pays en tant que tel. Il faudrait que les guinéens apprennent à faire confiance aux guinéens, cette idée doit venir des jeunes. Des jeunes qui vont avoir des objectifs et des réflexions. Mais avoir une vision ne peut se faire sans l’amour du prochain. Il faudrait qu’on s’aime entre nous, qu’on s’accepte. Si M’Böw est journaliste qu’on l’encourage dans son métier de journaliste à évoluer, si Pierre est pécheur qu’on l’encourage dans son métier pour qu’il évolue. Il faudrait qu’on encourage le guinéen qui travail qu’on l’apprécie. C’est ce message de volonté que je peux recommander aux jeunes.


In Aminata

 
Modernisation de l’aéroport : Valoriser la SOGEAC

2014/3/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les administrateurs de la SOGEAC s’emploient à faire de l’aéroport de Conakry – Gbéssia une belle vitrine de la Guinée en poursuivant le programme de modernisation initié et conçu en 2007 par le ministère des transports. Aujourd’hui, tous les passagers en provenance ou au départ de la capitale guinéenne remarquent que l’intensité des travaux actuellement en cours et se réjouissent déjà de la future physionomie de l’aéroport de Gbéssia.


 Après le coté Arrivée, ces travaux de modernisation concernant la partie Départ se font nuit et jour ; et sous peu Gbéssia-Conakry pourrait être classé dans la catégorie des aéroports les plus beaux et agréables d’Afrique. Mais, l’arbre ne doit pas cacher la forêt.  Disposer d’un joyau comme ses concepteurs ont voulu que soit l’aéroport de Gbéssia, ne suffit pas pour se faire respecter et offrir aux usagers de tous les horizons du monde un service de qualité. En clair, il s’agit de professionnaliser la SOGEAC en lui dotant d’une direction compétente et qualifiée en la matière. Une direction générale non folklorique comme c’est malheureusement le cas actuellement qui fait de la mamaya le critère  fondamental d’efficacité, de justification ou d’appréciation. Et, le plus grave dans cette chienlit se manifeste dans la criarde ignorance du directeur général de la SOGEAC qui se livre à un ahurissant spectacle face aux voyages officiels présidentiels qui met en danger la sécurité présidentielle elle-même.

A chaque fois que le président Alpha Condé voyage, le directeur de la SOGEAC devient subitement le chargé de la sécurité et du protocole. Ces agissements opportunistes répétés, qui éloignent et déconcentrent et le protocole et les hommes de sécurité, instaurent une grave faille dans le dispositif chargé de veiller à l’intégrité du Chef de l’Etat, avec le risque de rendre vulnérable le président de la République, face à des actes de malveillance souvent incontrôlables. Comment imaginer un instant le directeur des Aéroports de Paris (ADP) jouer au chef du protocole ou se transformer en agent de sécurité de François Hollande ? Quel directeur d’aéroport en Afrique abandonne son travail et mettre en danger la vie du président de sa République par opportunisme ?

Comme eux, le travail du directeur de la SOGEAC est de gérer pour faire de l’aéroport de Conakry une destination attractive.

 En prélude donc à cette modernisation voulue par l’état guinéen et les partenaires, il urge de  penser déjà à une direction réellement professionnelle capable de rentabiliser moralement, matériellement et financièrement les gros investissements engloutis par les travaux. Une direction qui saura définir et faire jouer à chaque entité concernée ou intervenant dans le fonctionnement de l’aéroport son rôle spécifique. Une direction de la SOGEAC qui n’interfèrera nullement dans les prérogatives sacrées de l’Agence de la Navigation Aérienne (ANA).

Qui respectera et laissera le protocole et la sécurité faire leur travail. Que la police ne se confonde pas avec la douane, que cette dernière ne se transforme pas en gendarmerie, que les employés de la SOGEAC s’exercent chacun dans son secteur d’activités. Que les sociétés prestataires soient retenues sur la base des critères objectifs de rendements. C’est tout cet ensemble de facteurs qui fera de l’aéroport de Conakry  une destination agréable, sure et sécurisée.

Mais, pour y parvenir, le nouveau ministre des transports et les administrateurs devraient se défaire du laxisme, de la complaisance qui a malheureusement souvent caractérisé leurs rapports avec la direction de la SOGEAC et se montrer insensible à tout trafic d’influence pour opérer des choix judicieux.

Le vol  dans le salon d’honneur de l’aéroport Gbessia du sac à main de madame Kebet Saran Koulibaly, directrice Afrique de l’ouest et centre de la Société Financière Internationale (SFI), a été une honte pour la Guinée. Après un entretien fructueux avec le président Alpha Condé au cours duquel, la nouvelle directrice de la SFI a exprimé son engagement d’aider le gouvernement guinéen à combattre efficacement et de mettre fin d’ici 2030 à l’extrême pauvreté sévissant en Guinée, il était plus que malsain de laisser madame Saran Kebet Koulibaly partir avec cette vilaine image de la Guinée dont la responsabilité unique et totale incombe au système de gestion folklorique instauré par le directeur de la SOGEAC, Oulaba Kéita Kabassan.  Même si le sac de madame Saran Kebe Koulibaly a été retrouvé, et les voleurs appréhendés, le mal est déjà commis, et les traces à jamais resteront indélébiles.

Ce honteux acte disqualifie totalement la direction générale de la SOGEAC, ne brillant que dans la mamaya, la démagogie pour masquer une réelle et inquiétante incompétence de gestion. Il appartient donc aux décideurs d’envisager dès à présent de penser à une direction capable de valoriser les investissements.
Mohamed Kéita

 
Le 8 mars : Les femmes de l'école guinéenne internationale de Djeddah parlent.

2014/3/10

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Comme chaque année , les femmes des quatre coins du monde célèbrent la journée de la femme. La date du 8 mars est ainsi une référence à cette unique journée de la femme tout court. Les femmes de l'école guinéenne internationale de Djeddah représentant 75% du personnel, à l'instar des autres femmes guinéennes et d'Afrique , ont en différé célébré cette journée de la femme dans l'enceinte de leur établissement.

L'on se souvient , c'est le 8 mars 1957, à Chicago , aux États-Unis d'Amérique , que les femmes d'une usine textile se sont manifestées pour revendiquer les droits qui étaient les leurs. Depuis lors , cette date marquée dans les annales de l'histoire , est une référence pour célébrer la femme du monde. C'est pourquoi , les femmes de l'école guinéenne internationale de Djeddah , malgré les examens du second trimestre , ont célébré cette journée en différé ce dimanche 9 mars , sous le thème " L'accomplissement des études des filles et le refus au mariage précoce ".

Le Consul général de Guinée à Djeddah SEM Mohamed Lamine Condé , accompagné de ses cadres de l'administration consulaire , a présidé cette cérémonie de 10h 30' à 12h 00'.

Le Directeur général de l'école guinéenne internationale de Djeddah , M. Mohamed Soul Thiam , et son personnel enseignant et d'encadrement , ont accueilli le diplomate guinéen et sa suite sous des ovations. Mme. Hassane Halima Goni , professeur de collège , également présidente de la commission culturelle de la dite école , a au nom des femmes , prononcé un discours dans lequel elle s'est voulue concise. Elle a précisé que les femmes représentent les 51% de la population africaine. Avec ce léger écart , elle dira que " sans les femmes , aucun développement n'est possible ". Elle finira en disant que les femmes peuvent être responsabilisées au tant que les hommes.

Le programme de la cérémonie s'est poursuit par les chants et les récitals des élèves de la maternelle. Cette prestation des tout petits , a ému toute l'assistance. Un défilé des collégiennes et lycéennes a emboîté le pas à la prestation des enfants. Les filles habillées chacune dans une tenue traditionnelle de son pays ,ont défilé sous le regard friand du public acquis à la cause.

De la Guinée au Sénégal , de la Côte d'ivoire au Mali , du Ghana au Maroc, de la Tunisie en Égypte , des Ils Comores au Niger , du Tchad au Soudan , en passant par le Cameroun , chacune des filles représentant son pays a émerveillé le public par sa beauté africaine éclairée par un accoutrement traditionnel.Les femmes enseignantes de l'école guinéenne de Djeddah , composées de guinéennes , de tchadiennes , de camerounaises , de nigériennes , de maliennes , d'ivoiriennes , de somaliennes... , ont défilé elles aussi pour donner une mosaïque de couleurs à cet événement.

Nous avons recueilli quelques sentiments avant la fin de cette cérémonie.

-Le Consul général : Mes sentiments sont très forts et partagés. Je suis frappé par cette mosaïque de cultures que je viens de voir. J'ai vu un défilé d'une vingtaine de pays différents qui se côtoient et s'acceptent dans cette école et qui ont la même éducation et donnent un résultat. C'est une fierté pour la Guinée d'avoir eu a abriter une telle école de telle dimension et de telle qualité.

-Le Directeur général de l'école guinéenne internationale de Djeddah : C'est un sentiment de satisfaction et de fierté. Je suis heureux d'avoir à honorer la femme en général et la femme africaine et celle de l'école guinéenne en particulier.

-Mme.Fatoumata Koureich , enseignante au primaire : La femme est la mère de l'humanité . Elle a droit au respect absolu.Nous sommes très contentes car nous avons fêté avec les hommes.Donc, nous sommes très contentes et heureuses.

-Mme.Hassane Halima Goni , professeur de collège : Nous sommes très honorées par la présence du Consul général et ses collègues. Au nom de toutes les femmes de cette école , je le remercie. Nous remercions aussi l'administration qui nous a donné l'opportunité de faire cette organisation. La femme est créée pour accompagner l'homme , si non Dieu aurait peuplé la terre des anges. Donc, nous remercions tout le monde.

-Mme.Fatim Coker Bangoura , assistante à la maternelle : Aujourd'hui , c'est notre fête et je suis très contente et heureuse vu tout ce qui s'est passé ici. Nous avons la capacité de dépasser les hommes. Moi j'ai cette capacité.

Notons que cette fête a pris fin par un banquet offert par les femmes de l'école guinéenne internationale de Djeddah , organisatrices de l'événement.

M.TRAORE Ousmane
Chef de bureau d'AEG en Arabie Saoudite.

 
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