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25 Juillet 2014 - 9h57


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Audits: Quand Ibrahima Chérif Bah tente de se cacher derrière le cadavre du feu Général Conté !

2014/7/23

Aujourd'hui en Guinée Ibrahima Chérif Bah, ancien Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) de 1996-2004, accusé d'avoir viré plusieurs millions de dollars au compte d'une société, est convoqué par l'inspection générale d'Etat, pour le confronter aux faits à lui reproché. Voici un article publié le 02 avril 11, quand dans son mémo, celui qui est aussi accusé d’avoir participé au détournement des 8 tonnes d’or laissés par la régime de Sékou Touré à la Banque Centrale de la République de Guinée, tentait de se cacher derrière de la cadavre de feu Général Lansana Conté. A l’inspection générale d’Etat de s’en servir…

Le premier gouvernement issu de la Première Election Démocratique de la Guinée, par soucis de transparence dans la gestion du désormais ‘’DOSSIER CREANCES DE L’ETAT’’ a rendu publique une première liste des hauts cadres débiteurs de l’Etat Guinéen.

En attendant que la justice guinéenne ne tranche, toutes ces personnalités, à mon humble avis, ne sont que des présumées débiteuses. Qu’à cela ne tienne, dès le lendemain de la publication de cette liste, les personnes concernées se sont empressées de réagir qui pour tenter de se blanchir, qui pour tenter de se justifier. Leurs réactions, du moins épidermiques, suscitent au sein de l’opinion nationale et internationale, diverses interprétations. Ce qui est tout à fait logique dans un état démocratique. Car c’est la diversité d’opinions qui fait la force principale de la démocratie. Cependant, il y a lieu de préciser que tant c’est le Droit élémentaire d’un accusé de se défendre, il faut aussi reconnaître à l’état son Devoir absolu de réclamer son dû. C’est aussi simple que ça.

Dans ce magma de réactions des personnes citées, un dénominateur commun s’impose : Personne d’entre elles n’a reconnu devoir à l’état guinéen. Chacune d’elles tire le drap sur elle. Du coup, le peuple de Guinée se retrouve face une sorte de matrice à fabrique de mensonges et de contrevérités. Arrêtons nous un peu sur le cas de M. Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque Centrale de Guinée.

Dans un Mémorandum adressé à ses compatriotes, l’ancien gouverneur de la BCRG dit avoir l’habitude d’observer une obligation de réserve étant donné certaines hautes fonctions stratégiques qu’il a occupées. Et, qu’il ne parlait ou n’écrivait que quand on le lui demandait. Mais, à bien le comprendre, cette fois, même si on ne lui a pas demandé, il s’adresse à ses compatriotes à travers les médias écrits car la publication de listes des débiteurs de l’état Guinéen l’en oblige.

Dans cette obligation, cet intellectuel rompu et rodé des institutions financières de la Guinée, parlant des 10 millions de dollar que l’état Guinée lui réclame, entame ainsi sa défense écrite: « Il s’agit du transfert de 10 millions de dollar effectué il y a quatorze ans quand j’étais gouverneur de la Banque Centrale. J’ai toujours expliqué et je le répète encore que j’ai exécuté une Instruction Stratégique du Premier Magistrat de la Nation et tous les documents sont à la BCRG dans des archives bien conservées. Ce n’est nullement une opération cachée car pour faire un tel transfert, la chaîne administrative de décision à la BCRG peut impliquer jusqu’à 5 cadres et agents. Cependant, je dois tout de suite préciser que ni mon adjoint à l’époque, ni les autres cadres et agents y compris celui qui gère les codes secrets de la transaction ne sont responsables puisqu’ils ont exécuté mes instructions dont la source légitime est d’un plus haut niveau. »

Ce premier paragraphe de la défense de M. Ibrahima Chérif Bah porte à croire que l’ancien gouverneur de la BCRG est entrain de glisser sur la peau de sa propre banane. Dans un premier temps, il reconnaît implicitement le montant de 10 millions de dollar, mais aussi et surtout il se rappelle qu’il y a effectivement eu un transfert de ce montant. Et pire, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale avoue avoir exécuté Une Instruction Stratégique du Premier Magistrat de la Nation, en la personne du feu Général Lansana Conté. A ce niveau précis, par oubli ou par stratégie de défense, M. Ibrahima Chérif Bah ne dit pas du compte de la Banque Centrale de Guinée où ce montant a été transféré, et à quelles fins (Stratégiques) ce montant a quitté notre Banque Centrale pour une autre destination jusqu'ici inconnue. Il n’apporte aucune précision sur la destination des 10 millions de dollar. Seule la justice peut éclairer le peuple de Guinée sur cette destination. Car pour le principal accusé, jusqu’à preuve du contraire, c’est Une Instruction Stratégique du Premier Magistrat de la Nation qu’il a exécutée. Apparemment, M. Bah est un véritable connaisseur des dossiers et des modes de défense en Guinée. Car l’histoire enseigne que tous les cadres guinéens impliqués dans des détournements sous le régime de Lansana Conté, ont tous opté pour même stratégie, après le décès de ce dernier : C’est le mort qui m’a instruit d’exécuter cette décision. C’est sans compter que cette défense n’est valable que pour d’indélicats cadres Guinéens. Ne dit-on pas que les hommes passent mais les Etats demeurent ? Alors M. Chérif Bah, cet argument tient peu ou prou la route. Il vous revient, en votre qualité d’exécutant de cette décision, c’est à dire le signataire de cette décision, de prouver le caractère stratégique de l’Instruction que vous avez exécutée. Ou tout au moins de prouver, par la signature du feu Président de la République le Général Lansana Conté, que c’est un ordre écrit que vous avez exécuté. C’est aussi simple que ça non ?

Dans un second temps, toujours dans le dossier des 10 millions de dollars, l'ex gouverneur de la BCRG ne limite pas seulement à sa seule défense, de passage il tente de disculper ces anciens collaborateurs. Pour lui, sans coup férir, ni son adjoint à l’époque, ni les autres cadres et agents y compris celui qui gère les codes secrets de transactions, ne sont responsables de ce curieux transfert. La raison est bien simple d’après l’ancien patron de la BCRG : « Ils ont exécuté mes instructions dont la source légitime est d’un plus haut niveau. » C’est bien juste et beau d’assumer une telle responsabilité.

Analysons bien ce passage. Ces messieurs que M. Ibrahima Chérif Bah tente de dédouaner ont sûrement la preuve écrite des injonctions reçues de leur chef hiérarchique. C'est-à-dire de l’ex gouverneur de la BCRG. C’est élémentaire. Vouloir les inquiéter juridiquement, ils fourniront, j’en suis persuadé, la preuve écrite de M. Ibrahima Chérif Bah. Donc, il faut assumer de leur avoir instruit. Parce qu’ayant lui-même reçu des instructions Stratégiques. Sauf que cette fois-ci, il n’y aura aucune preuve écrite du Général défunt !

A l’image de ce qui suit, et en attendant d’autres explications beaucoup plus détaillées et précises sur l’utilisation des 10 millions de dollar, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que M. Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque Centrale de Guinée, est et demeure le seul et unique débiteur de l’état Guinéen dans ce dossier. Et donc, il doit au peuple de Guinée, à tous les enfants de Guinée, une rondelette somme de 10 millions de dollar.

Le second paragraphe de l’ex patron de la BCRG est consacré à l’audit de son institution. C’est logique et normal que la Banque Centrale soit la première institution à avoir été soumise à un Audit International indépendant par des auditeurs sélectionnés par le FMI et la Banque Mondiale. Et si M. Chérif affirme que son Ministre de l’Economie et des Finances de l’époque l’a beaucoup aidé pour convaincre le chef de l’état d’accepter qu’une institution souveraine relevant directement de son autorité soit auditée internationalement, il oublie que ces institutions de Bretton Woods, précisément le FMI est la Banque des Banques Centrales. Ce qui revient à dire que c’est à prendre ou à laisser. Ces institutions, qui sont une sorte de banque mère pour les autres banques centrales, ont le droit de regard sur la gestion des Banques Centrales. Ici, loin de moi l’idée de contrarier l’ex patron de la BCRG sur les audits de sa gestion, mais pendant leur long règne à la BCRG, l’opacité du système était telle que l’opinion nationale guinéenne aura du mal à croire aujourd’hui à leur bonne foi. Les rapports circonstanciés dont évoque M. Ibrahima Chérif Bah ne peuvent qu’engager leurs auteurs. Car les résultats ont toujours été catastrophiques.

Le troisième paragraphe de M. Chérif Bah est tout aussi comique qu’une scène de théâtre. « Toutes les années que je suis resté à la BCRG, personne ne m’a demandé quelque chose à propos de ce dossier. Cinq ans après mon départ, aucune interrogation. Il a fallu la disparition de Président Conté (Que son âme repose en paix) pour que l’on me pose des questions sur ce transfert… »

C’est à dormir débout. Qui ignore le système de gestion des affaires de l’état sous le régime de Lansana Conté ? Y avait-il un ministre ou un cadre indépendant qui pouvait poser une question aux hommes aussi puissants de l’époque qu’un Gouverneur de la Banque Centrale de Guinée sur sa gestion? Les équipes gouvernementales de l’époque ressemblaient à ceci : « Les oiseaux de mêmes espèces volent ensemble… » Tu es dans le système, tu te tais, et tu t’enrichis, ou tu pars. Donc, M. Chérif Bah, franchement toutes les années que vous êtes resté à la BCRG, personne ne pouvait vous poser la moindre question sur ce dossier. Car tous ceux qui devraient le faire étaient de l’autre côté, dans l’opposition démocratique, stupéfaits de la gestion calamiteuse de la chose publique.

Pour ce qui est des DADIS SHOWS, il est déshonorant pour la Guinée et les Guinéens de les évoquer dans un dossier aussi important que celui des 10 millions de dollar. Moussa Dadis Camara, avec sa compréhension des choses, amusait plus la galerie qu’il ne cherchait à connaître les tenants et aboutissants des dossiers de détournement des deniers publics. Il a été tellement enivré par le pouvoir qu’il se fût substitué à tout même à la JUSTICE. Pire encore, les dossiers et secrets d’état se sont retrouvés sur la place publique. Donc vouloir parler de ces DADIS SHOWS, c’est comme si vous nous livrez un ‘’CHERIF SWHOW.’’

Le quatrième point de votre défense M. Bah est centré sur le dossier des 6,050 milliards de FG.

Dans cet autre dossier, l’ex gouverneur de la BCRG rappelle : « Il est également indiqué dans la liste des débiteurs que je suis solidairement avec personne que moi-même responsable de 6,050 milliards de FG à cause d’une société GLOBAL RESSOURCES. Ceci m’a beaucoup surpris car je ne connais ni cette société ni rencontré un de ses mandataires à aucun moment. Je n’ai aussi jamais reçu ou donné instruction pour faire un payement quelconque en faveur de cette entité… »

C’est toujours la même chanson. « Je ne connais pas… » Néanmoins, pour aider les auditeurs, l’ancien patron de la BCRG les renvoie tout de même : « Je renvoie les auteurs de cette liste à revoir les dossiers de base de la BCRG et à indiquer avec précision qui a fait cela… » Cela revient à conclure que M. Ibrahima Chérif Bah nie en bloc cette autre accusation. Mais les chiffres et les archives étant têtus, les enquêteurs ou auditeurs de l’état sauront comment s'y prendre.

Avant de terminer ce paragraphe, l’ex gouverneur de la BCRG oriente les auditeurs sur un autre gros morceau : « Ceci m’amène d’ailleurs à me demander ou à demander aux auditeurs si les fameux bons BCRG ont été recouvrés et que sont devenues les tonnes d’or fin que j’ai laissé à la banque quand j’ai quitté en Mars 2004 ? »

Merci M. Bah pour cette pertinente question. Mais pour l’instant, le bon sens commande de ne pas mettre les charrues devant les bœufs. Pour le bonheur des pauvres populations guinéennes, toute la lumière sera faite sur ces différents détournements. Le chef de l’état, le Pr. Alpha Condé a d’ailleurs crée un département charger d’auditer l’administration publique guinéenne, et certaines sociétés mixtes. Les cadres de ce département, en toute indépendance, feront le travail qui est le leur pour que la VÉRITÉ triomphe.

En attendant d’autres explications plus plausibles, à la lecture du Mémorandum de M. Ibrahima Chérif Bah, l’on se rend aisément à l’évidence qu’il tente, comme nombre de cadres guinéens impliqués dans des scandales financiers, à se cacher derrière le cadavre du général Lansana Conté. A-t-il réellement convaincu. Sûrement pas !

Mamadou SACKO

 
Audit/Affaire Air Guinée : Autopsie d’un bradage !

2014/7/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La récente publication du rapport synthétique des travaux du Comité d’audit et de surveillance des secteurs stratégiques de l’économie (CASSE) appelle tout d’abord à des observations notables pour éviter les aprioris et autres commentaires malveillants. Pour cela, il importe de faire observer que ce travail a été hérité du CNDD qui en avait passé la commande. Il n’est ensuite pas futile de souligner que ses atermoiements, le pouvoir actuel a donné l’impression de ne pas savoir qu’en faire, sinon une sorte d’épouvantail pour opposants politiques. Et ce ne sont pas les dernières sorties du président Alpha Condé qui pourraient démentir cette impression.

Pour notre rédaction, la vertu de ces notes synthèses, qui par ailleurs manquent de profondeur et de pertinence, c’est peut-être d’alimenter si besoin était notre conviction que notre patrimoine est bel et bien en péril. A l’évidence, cette plongée dans le temps à laquelle le CASSE nous entraine annonce des montants compromis plus importants que ceux que nous avons étalé à longueur de colonnes ces temps-ci sous divers titres évocateurs. Et pas l’ombre d’un contredit. Entre autres titres: Patrimoine bâti public : UNE CRAPULEUSE OPERATION ; Marchés de fourniture : Moustapha Naïté invente les « contrats chiffons » ; Patrimoine bâti public : La cité du chemin de fer revient au porte feuille de l’Etat ; Marchés publics : Le grand bazar de l’année ; Détournements de patrimoine public : Mode d’emploi ; SOS PATRIMOINE PUBLIC EN PERIL !
Autant dire alors que ces notes synthétiques nous ont permis d’avoir plus de champ et de perspectives pour mieux jauger le mécanisme du bradage de notre patrimoine commun et les conséquences qui en découlent. En l’espèce, le cas de la cession des actifs de la compagnie nationale Air Guinée en est malheureusement emblématique et mérite le détour.

Radioscopie d'une liquidation annoncée

Dans sa 7ème publication, Le Diplomate du18 juillet titrait : Air Guinée ; Bradage ou belle affaire ? En effet, un fatidique 16 juillet 2002, le ministre des Transports et des TP recevait les représentants des travailleurs d’Air Guinée pour leur annoncer la douloureuse « La compagnie Air-Guinée est liquidée…»avait lâché Cellou Dalein Diallo. Qui précise toutefois que «Si je n’ai pas sauvé les emplois, j’ai sauvé vos droits…». Et puis un haut cadre du Ministère avait même assuré que les droits du personnel seront entièrement payés avant le 31 août prochain. « Il y a l’argent pour ça », avait-t-il fait espérer devant des travailleurs plutôt perplexes et qui ont su garder un scepticisme raisonnable qui leur donnera raison.

Malgré tout, la triste nouvelle se répand dans Conakry. Et elle sonne le glas pour un certain Elhadj Alpha Camara, retraité, puis passé contractuel dans la compagnie. Le sexagénaire eut cet ultime message pour sa famille qu’il a réuni sur le coup : ‘’Si depuis ma retraite, je continue à vous supporter, c’est parce que j’avais des contrats à Air Guinée. Maintenant que cette entreprise n’existe plus, je suis désolé de vous dire que je ne peux plus subvenir à vos besoins. Que chacun se prenne en charge. ‘’ Sur le champ, l’ancien ouvrier principal piqua une crise et rendit l’âme sur le chemin de l’hôpital. Il est au moins à l’abri de l’amertume qui est le lot des ses ex collaborateurs.

Il n’empêche que le 19 juillet, le syndicat revient à la charge pour souhaiter un réexamen du cas de la compagnie car, à son avis, « la situation actuelle n’est bénéfique ni au peuple de Guinée ni aux travailleurs ». Alors, la grave question qui se pose et qui trouve réponse dans une conjonction de faits, c’est comment expliquer cette descente aux enfers ?

Alors qu’elle baignait dans l’eau de rose, la situation financière d’Air Guinée bascule brutalement dans une zone de turbulence fatale. Le change monétaire et la fermeture des banques entraînent le blocage du paiement des réquisitions et le gel des avoirs de la compagnie.

Et l’agrément de la SOGEAC assène le coup de grâce du moment que les précieuses sources de recettes générées par l’assistance en escale des compagnies étrangères.reviennent désormais au nouvel entrant.

Le personnel qui n’avait de cesse de dénoncer la mauvaise gestion s’estime à raison être le dindon d’une grosse farce sinon la victime expiatoire d’une situation qui aurait pu être évitée. Il y a un an, rappelle-t-il, son mémorandum appelait le Département de tutelle à ses responsabilités au motif que l’Etat, actionnaire, unique n’hésiterait pas d’opérer une liquidation anticipée au détriment des travailleurs. Et c’est ce qui est arrivé avec le décret du 12 juillet 2002.

Pour la plupart, en âge avancé, les travailleurs ont ainsi été abandonnés à côté de la piste, sans règlement immédiat, ni espoir de retrouver emploi chez le repreneur, en l’occurrence le groupe Futurelec holding. Il était pourtant prévu qu’une partie des fonds versés par le Groupe de Dixinn Bora, soit un demi million de dollars serait consacrée au règlement des travailleurs. Mais c’était assurément sans compter avec les intouchables préposés à la gestion du Portefeuille de l’Etat entre lesquels, 240 millions de nos francs se seraient volatilisés.

Pour autant, Air Guinée a-t-elle été bradée comme le comité d’audit et de surveillance donne à le penser ? La question se pose encore et à la place du comité d’audit, un cabinet d’audit indépendant nous aurait certainement épargné ce débat. Tout compte-fait, un grand spécialiste des questions du transport aérien avait estimé que par les temps qui courent, c’est une bonne affaire que de parvenir à placer cet aéronef à 5 millions de dollars. Et de faire remarquer que depuis les évènements du 11 septembre, non seulement de milliers d’avions ont du mal à trouver preneur-tant les frais d’assurance sont élevés- mais aussi l’activité aérienne est complètement réduite. Conclusion, « Vous pouvez au moins pour un peu plus d’un million de dollars avoir un avion plus performant que ce Boeing d’Air Guinée.».

Quoi qu’il advienne, le 05 août, les femmes d’Air Guinée prennent le relais de leur syndicat et demandent à rencontrer le chef de l’Etat. Celui-là préféra leur envoyer son ministre-secrétaire général. Fodé Bangoura prend note des dénonciations des maux qui ont présidé à la liquidation de la compagnie. Et loin de désarmer, les dames lui réaffirment leur détermination à le signifier de visu au général Conté. En vain.

Comment Mamadou Sylla a réussi son coup …

« Pour les besoins de la transparence », mais faute d’interlocuteur au sommet, la complainte de ces braves n’eut pas d’écho. Encore qu’elles militaient pour la désignation d’un cabinet d’audit indépendant pour établir la responsabilité sur le gap de 16 milliards de francs que connait la compagnie. Peine perdue. Vraisemblablement, en se libérant de son dernier avion, le sort d’Air Guinée était irrémédiablement scellé.

Pour l’anecdote, la compagnie cap verdienne qui d’ailleurs était la seule candidate crédible à se manifester sera coiffée au poteau par l’homme d’affaires à qui le président Lansana Conté ne refuse pratiquement rien.

Des témoins de première main se souviennent encore de la façon peu catholique, par laquelle ce marché a atterri dans l’escarcelle de l’ami Sylla. Même si les « promoteurs » de ce marché de dupe tentent aujourd’hui, chacun de tirer la couverture de son coté. Pour faire croire à sa bonne foi. Il n’empêche que d’honnêtes observateurs suggèrent aujourd’hui une scène de grimace dans laquelle, le général fut le grand spectateur.

Et puis, Mamadou Sylla est fortement soupçonné d’avoir fait preuve de largesses vis-à-vis de ses interlocuteurs immédiats et de l’entourage présidentiel. Le jeu en valait la chandelle pour décrocher le saint Graal ce 18 juillet. Quant à la concurrente, la TACV, elle se contentera de l’équipage, ce qui n’était pas une maigre consolation soit dit.

En revenant sur le rapport du comité, on notera avec lui que trois groupes de responsables ont été identifiés dans cette affaire. Il s’agit de ceux qui auraient initié et effectué la cession – en l’occurrence Cellou Dalein Diallo, Cheick Mohamed Camara son homologue de l’Economie et des Finances et Mamadou Sylla. Puis de ceux qui d’une manière ou d’une autre auraient pris part à la manœuvre et enfin, ceux qui auraient détourné les fonds versés par le cessionnaire.

Et c’est déjà tout bénéfice pour celui-ci car il arrache du coup un Boeing 737-200, un Dash 7 de lots de pièces de rechange ainsi que les installations de l’ex Air Guinée. Si l’on en croit encore le comité d’audit, ces équipements ont été cédés au prix forfaitaire de 5.000.000 $ et pour le bail à construction, la redevance mensuelle est fixée à 675 952 GNF et quant au contrat commercial, il fixe le loyer mensuel de l’immeuble abritant le siège à 2.000 000 FG. De son réexamen, le comité a abouti à une révision substantielle des montants annoncés. Ainsi, le Boeing, le Dash 7 et les pièces de rechange devraient valoir au bas mot 6.700.000 dollars. Malgré tout Air Guinée expresse n’a versé que 1.291.406 $ sans compter les arriérés en matière de loyers et autres engagements non tenus. A la décharge peut-être du tout puissant Mamadou Sylla, soulignons que le Dash-7 était déjà cloué au sol et le personnel se demandait bien où était donc passé le crédit de 850.000 dollars US que l’Etat avait alloué pour son dépannage. En clair, le choix de cet avion qui a été un fiasco commercial n’aurait pas dû échapper au comité s’il fallait réellement camper cette situation alambiquée aux contours si mouvants.

Mais dans toute cette affaire, malgré les facilités qui lui ont été accordées, le groupe Futurelec a versé au trésor public que 1 291406 dollars et il n’a pas été particulièrement diligenté pour le paiement des loyers. Et puis il y a ce chapitre que le comité classe dans la rubrique des biens acquis en dehors de la concession et « consécutives aux manœuvres frauduleuses du cessionnaire. Il s’agit de deux groupes électrogènes et de deux moteurs d’avion que la compagnie de M. Sylla aurait laissé en gage Israël contre la facture de la révision de l’avion. La valeur gagée serait de l’ordre de 550 000 dollars. Ne pouvant plus y remettre les roues de son avion, le malin Mamadou Sylla s’oriente vers les installations techniques de Perpignan en France (voir photo) qui sera la fin de course pour le 737-200 qui présage la descente en enfer de la compagnie qui perdra d’ailleurs son second aéronef à l’aéroport de Loungi en Sierra Leone. Bien mal acquis ne saurait donc profiter à tous les coups…
C’est ainsi que le conte d’Air Guinée s’en est allé à la mer. Et béni soit celui qui ressuscitera notre plus bel ambassadeur du ciel depuis plus de quarante ans.


Dossier à suivre


Amadou Makissa DIALLO

 
BCRG: Quelles sont devenues les huits tonnes d'or laissées par Chérif BAH ?

2014/7/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY- On sait que l’ancien gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée , Ibrahima Chérif Bah est accusé dans le rapport d’audits de la BCRG, d’avoir ordonné en mars1999, le virement de 10. 010.000 dollars US en faveur d’une organisation non gouvernementale caritative du nom de Humanity for de World, dans un compte ouvert auprès de la Banque Sun Trust Bank en Californie au USA.Le transfert aurait été effectué sans contrat et sans aucune documentation de support fiable.

Ibrahima Chérif BAH qui fut Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) de 1996-2004 n'entend pas cette oreille . Dans son moyend de défgense il soulève une autre question non moins importante, ce que le chef de la junte d'alors , le capitaine Moussa Dadis Camara avait appelé '' les huits tonnes de kilos d'or ''

Chez nos confrères d'Africaguinée l'ancien Gouverneur de la BCRG est catégorique , évoquant l'une des séquences du Dadishow : « Mr le gouverneur, on aurait pu te féliciter que de te poser des questions. Parce que tu as laissé huit (8) tonnes de d’or à la Banque, personne ne sait où est parti cet or. Quelles sont devenues ces huit tonnes d’or ? En mars 2004 ; j’ai laissé huit tonnes d’or à la Banque. Et même Dadis avait parlé de ça en faisant une erreur, en disant : ‘’huit tonnes de kilos d’or à l’époque’’. Qu’est-ce que ces huit tonnes d’or sont devenus ? Moi je ne suis pas de nature à me salir par des petites-choses. En huit années de gestion, on trouve qu’il y a assez de choses à me reprocher, je suis fier de ça alors ».

 
Aux auditeurs de situer l'opinion publique nationale sur les auteurs de cet autre vol de grandeur nature.

Ibrahima Sory SYLLA


 
Ralentissement du secteur des mines en Guinée selon un ancien ministre

2014/7/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Un ancien ministre guinéen dénonce le ralentissement du secteur des mines de son pays - Le Trésor Public guinéen reçoit annuellement depuis 1975, « la modeste' somme de 150 millions de dollars US provenant du secteur minier, a révélé mardi à la PANA, au cours d’un entretien, le Dr. Ibrahima Soumah, ancien ministre des Mines et de la Géologie, précisant que durant cette période plus de 4,5 milliards de dollars US ont été encaissés par l’Etat.

Selon l’ancien ministre des Mines, cette somme, bien que modique, constitue le pilier de l’économie nationale. Elle permet d’importer tous les ans, plus de 400.000 tonnes de riz, base de l’alimentation des populations.
La signature des accords ou les réformes engagées, annoncées en grande pompe par les nouvelles autorités, indique-t-il, ne servent pas à grand-chose tant que la bonne gouvernance est absente du secteur minier qui doit être confié aux professionnels.

Le Dr Soumah assure ne pas s’étonner du ralentissement des activités dans le secteur minier à cause des réformes initiées par les nouvelles autorités, mais qui tardent, selon lui, à donner les résultats escomptés.

Actuel président du Cabinet «Groupement pour l’investissement et le management», M. Soumah souligne : «le ralentissement des activités du secteur minier ne favorise pas l’investissement, et c’est pourquoi beaucoup d’investisseurs attendent encore».

Abordant la révision des contrats miniers jugés douteux par les nouvelles autorités, l’ex-ministre dit qu’aucun bilan objectif ne peut être tiré des réformes en cours parce que le résultat sur le terrain n’est pas disponible.
«La révision des contrats miniers en cours depuis 2012 est confrontée à des difficultés. Les textes ont du mal à s’appliquer», a-t-il dit, ajoutant que cette opération ne devrait pas être étendue à tous les investisseurs, mais à Ruski Alumini (RUSAL) et Hyperdynamics qui n’avaient pas respecté certaines procédures.

Un audit du cadastre minier, effectué en 2011 pour environ 10 millions de dollars US, avait établi, selon plusieurs sources officielles, que sur les 1200 titres miniers, 800 étaient inactifs.

Selon le Dr. Soumah, le cadre d’investissement pour un montant de 20 milliards de dollars US, signé récemment avec Rio Tinto, géant anglo-australien du fer, du diamant, entre autres, est basé sur le code de 1995 et non sur celui révisé de 2011.

La convention sur l’exploitation de la bauxite de Gaoual (Nord) utilise les deux codes miniers de 1995 et 2011.

Le sous-sol guinéen, selon plusieurs études, recèle d'énormes richesses minières de quantités impressionnantes comme le fer, la bauxite, l'or, le diamant, le cuivre, entre autres. Ces différentes richesses se trouvent dans les quatre régions naturelles du pays : Guinée Maritime, Guinée forestière, Haute Guinée et Moyenne Guinée.

Pana





 
Que cela soit écrit : Enfin ces audits ! (Par Abou Maco)

2014/7/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Lorsque le professeur Alpha Condé annonçait qu’il allait publier les résultats des audits, nous avons, comme certainement beaucoup d’autres Guinéens et observateurs de la scène politique nationale, été des plus circonspects. Nous avons même eu quelques appréhensions, puisque conscients de l’énormité de la demande et des attentes sur le sujet. Chat échaudé craint l’eau froide dit-on et dans le climat qui est le nôtre, il fallait beaucoup plus que des annonces et des déclarations d’intentions pour briser la glace.

C’est que, il faut l’avouer et le dire fort, il y a eu trop de discours sur la lutte contre la mal-gouvernance, particulièrement sur la lutte contre la corruption, les détournements de deniers publics et les mauvaises gestions et trop de rendez-vous manqués entre les propos et les réalités. Cela tant et si bien que d’aucuns avaient fini par se convaincre que le problème était structurel voire, systématique et que se faisant, il ne pourrait jamais trouver une solution avec le régime actuel.

Ne dit-on pas qu’on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis, surtout quand des proches sont cités ? Analyses excessives, simples médisances ou traduction des réalités ? … Toujours est-il que le discours s’est tant généralisé que même les partenaires techniques au développement du pays s’invitaient de plus en plus, en dépit de leur devoir de réserve et avec plus ou moins d’élégance, dans le débat.

Le professeur Alpha Condé savait donc pertinemment sur quel sentier il s’engageait et se savait attendu. Il a tellement parlé de ces audits que leur publication était devenue obligatoire. Ou il ne disait plus rien, parce qu’il n’avait plus rien à dire ; ou il parlait et se devait d’agir puisque, de paroles l’opinion publique est saoule sur le sujet. «Le plus difficile n’est pas de connaitre le chemin, mais d’arpenter le chemin », a-t-on entendu dans le film Matrix.

En choisissant de publier ces audit, Alpha Condé a opté pour le chemin de la vérité et du combat ; celui qui est semé de ronces et d’obstacles mais qui conduit à coup sûr, si on persévère, au succès. C’est dire qu’il devrait aller loin et agir sans complaisance et méthode.

Parlant de méthode, il est heureux de constater qu’il ne se présente pas en Zorro redresseur de tous les torts, venu pour nettoyer le pays de tous les voleurs et prédateurs de tout acabit. Alpha Condé publie les audits et laisse le soin à la justice de faire son travail afin que les coupables soient punis et les innocents blanchis. Il y va d’ailleurs de l’intérêt de ceux qui sont cités dans les audits que ces résultats soient publiés afin qu’ils puissent se défendre des accusations portées contre eux.

Pour chacun de nous, du citoyen lambda à la personnalité la plus aboutie, la lutte contre la mal-gouvernance, c’est notre combat à tous et non celui du seul gouvernement, encore moins le combat exclusif d’une institution comme le Comité d’audit ou l’Inspection Générale d’Etat. La responsabilité de tous est donc engagée dans la lutte contre la corruption. Cela doit s’entendre en termes de dénonciation, de suivi, de témoignage mais aussi d’adoption de pratiques saines et citoyennes qui permettront d’endiguer le fléau.

Ensuite, il y a l’Etat incarné par lui-même, le gouvernement et le Comité d’audit. Alpha Condé lui a fixé des tâches précises avec la possibilité pour tous d’observer leur exécution. Sont aussi concernés, tous les démembrements de l’Etat et tous ceux qui doivent donner suite à leurs travaux. Ainsi la justice est appelée à jouer, elle aussi sa partition, car il lui revient en dernier ressort de trancher. Toutes les administrations qui vivent des cas de mal-gouvernance avérés, identifiés et mis à l’indexe par des structures compétentes ont instructions d’agir dans le sens des recommandations qui leur sont faites et de rendre compte.

Enfin, il y a les personnes physiques qui sont concernées. S’il est vrai que leurs gestions sont mises en cause, elles restent innocentes, mais doivent œuvrer à la manifestation de la vérité. Toutes initiatives qu’elles pourraient prendre dans ce sens ne seraient que la bienvenue. Depuis la publication des audits, certaines se manifestent déjà et c’est tant mieux.

La force de l’action entreprise par le chef de l’Etat réside aussi dans ce qu’elle intègre à la fois le passé, le présent comme le futur. Pour le passé, il appelle à une prise en compte de tous les rapports d’audit passés. Ils sont donc nombreux à devoir se faire du souci. Des nuits agitées en perspective mais aussi des opportunités pour s’expliquer et pourquoi pas se blanchir. En effet, ils sont nombreux ceux qui ont été cités et qui jurent la main sur le cœur ne rien se reprocher. Certains affirment n’avoir jamais eu l’occasion, du temps du CNDD, de faire la preuve de leur innocence ou de leur bonne foi. Eh bien, ils l’ont maintenant ! Pour ce qui est du présent, Alpha Condé le voue à l’action avec un chronogramme bien précis et un travail qui se mène au jour le jour. Dans ce cadre, tout le monde est appelé à s’exprimer sur le fond avec la possibilité d’interpeller les autorités à tout moment.

Pour ce qui est de l’avenir, il indique clairement que rien ne sera plus comme avant. Chacun devra rendre compte et assumer toutes ses responsabilités afin que le devoir d’imputabilité soit une réalité à tous les niveaux. La publication de ces audits n’est donc pas une action ponctuelle et spontanée, mais la traduction dans les actes d’une volonté politique maintes fois réaffirmée mais qui avait quelques difficultés à démarrer.

En soi, Alpha Condé est ainsi en phase avec une des lignes directrices de son action : restaurer l’autorité de l’Etat. En effet, quelle autorité l’Etat peut-il avoir si ses biens sont spoliés par ses propres agents ; quelle autorité l’Etat peut-il avoir s’il connait de profonds dysfonctionnements qui grèvent son efficacité et la qualité des services qu’il est sensé donner aux populations ? Le combat n’est donc pas nouveau, il prend tout simplement une nouvelle forme. C’est la preuve que tout ça est bien pensé et bien managé, même si certains acteurs peuvent prétendre avoir donné la leçon. S’ils le pensent réellement, c’est la preuve que contrairement à ce qu’ils disaient eux-mêmes non seulement la mal-gouvernance n’est pas systématique, mais en plus, ils sont écoutés.

Parce que le challenge est important, on ne peut pas se permettre de féliciter Alpha Condé pour le moment. Il faut tout au contraire l’encourager, le suivre pas à pas pour l’aider à raffermir davantage le pas. Que cela soit écrit !



Abou Maco, journaliste

 
Gestions calamiteuses : Lansana Conté n’est-il qu’une pauvre victime ?

2014/7/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les résultats des audits publiés la semaine dernière, font vagues dans la capitale guinéenne. Il convient de signaler que depuis la publication desdits résultats, l’opinion publique guinéenne surtout celle de Conakry, assiste aux yeux impuissants, à une campagne de communication tout azimut. Est-ce un stratagème pour asservir l’esprit du peuple pour des fins politiques ou un acte administratif normal ?

En tout état de cause, selon des orthodoxes de la nomenclature administrative, l’audit de la gestion des passifs que d’autres qualifient d’un acte de redevabilité dans un régime démocratique, est de toute évidence, bel et bien conforme à la normalité.

En revanche, d’autres yeux plus scrutateurs entrevoient plutôt, un acte politique ou la main d’un sorcier pour dit-on, empêcher des potentiels adversaires politiques, à s’engager dans les prochaines joutes électorales. Toutefois, avec une bonne dose de fibre d’éthique, il sied de prendre un recul et de jeter un regard lucide sur ce dossier, et il devient aisé de lire entre les lignes et de décrypter ainsi les arguments des uns et des autres.

Faut-il dans cette optique et d’entrée de jeu, noter que les résultats des audits qui viennent d’être publiés, n’ont pas été commandités ni réalisés par le gouvernement de la troisième République sous le magistère du Pr Alpha Condé, Président de la République.

Il s’agit là, d’un acte qui a été posé par le gouvernement de la transition sous le Conseil National pour la Démocratie et de le Développement (CNDD), la junte dirigée par le Capitaine Moussa Dadis Camara.

Il est indéniable de rappeler d’ailleurs, que les décisions ayant instruit l’engagement de ces audits avaient été largement médiatisés avec des audiences nocturnes de ce bouillant Capitaine et dont l’émission de retransmission avait porté le titre de « Dadis Show ».

Cela étant clairement et notoirement rappelé à la mémoire collective, il faut avouer que peu avant les élections présidentielles de 2010 n’aient lieu, plus d’un citoyen guinéen s’était indigné du fait, les résultats de ces audits n’ont pas été publiés avant le scrutin présidentiel pour disaient certains, retirer des faux jetons de la course au Palais Sékhoutouréah.

Aujourd’hui, il faut reconnaître et à juste raison, qu’une bonne frange de la population qui réclamaient la publication desdits résultats, vient d’être rétablie dans ses droits par le gouvernement et comment ?

En effet depuis la nuit des temps, au regard de se conditions de vie et comparativement à celle de ses dirigeants, la population guinéenne s’indignait de la gestion de ses affaires publiques. Car à tout moment, les médias à tout bout du champ, ne révélaient que des scandales financiers à l’actif des gouvernants de différents successifs de la deuxième République.

Lansana Conté n’est-il qu’une pauvre victime de ces gestions calamiteuses

En venant au pouvoir le 3 avril 1984, le feu Lansana Conté a de bonne foi, déclaré : « Nous sommes venus au pouvoir pauvres. Si vous voyez demain quelqu’un riche, c’est que l’intéressé a volé.»

Egalement, lorsque, le Capitaine Dadis a convoqué l’ancien Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré au Camp Alpha Yaya au sujet de présumés détournements de biens publics, celui-ci a affirmé : « Quand on envoyait un projet devant le Président Conté, il vous demandait au moins trois fois de savoir, si c’est bon pour le pays.»

Cet aveu ou cette confession à la Jean Jacques Rousseau, pourrait pour tout bon juge, servir de mobile pour accorder la clémence à un tel Président pour bonne fois ou bénéfice de doute. Cependant, que pourrait-il en résulter pour les hauts cadres de l’Etat bardés de diplômes qui venaient défendre des contrats léonins devant le feu Lansana Conté ?

Selon un initié, l’on pourra sans risque de se rendre coupable de crime d’infamie, accusé cette horde d’élite, d’être coupables de crime économique que l’on peut réprimer à la dimension de la forfaiture.

A la lumière de ces faits, aussi bien dans les audits relatifs au patrimoine bâti public que dans ceux portant sur la cession des industries guinéennes, il serait abominable de politiser cette procédure administrative qui d’ailleurs dans sa phase contradictoire. Une fois encore, il importe de préciser que ces audits ne sont guère un tract de personne mais il s’agit plutôt d’interroger une gestion.

Alpha Kabinet Sidimé

 
Quand les résultats des audits font des vagues à Conakry

2014/7/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les résultats des audits publiés la semaine dernière, font vagues dans la capitale guinéenne.Il convient de signaler que depuis la publication desdits résultats, l’opinion publique guinéenne surtout celle de Conakry, assiste aux yeux impuissants, à une campagne de communication tout azimuts. Est-ce un stratagème pour asservir l’esprit du peuple pour des fins politiques ou un acte administratif normal ?

En tout état de cause, selon des orthodoxes de la nomenclature administrative, l’audit de la gestion des passifs que d’autres qualifient d’un acte de redevabilité dans un régime démocratique, est de toute évidence, bel et bien conforme à la normalité.

En revanche, d’autres yeux plus scrutateurs entrevoient plutôt, un acte politique ou la main d’un sorcier pour dit-on, empêcher des potentiels adversaires politiques, à s’engager dans les prochaines joutes électorales. Toutefois, avec une bonne dose de fibre d’éthique, il sied de prendre un recul et de jeter un regard lucide sur ce dossier, et il devient aisé de lire entre les lignes et de décrypter ainsi les arguments des uns et des autres.

Faut-il dans cette optique et d’entrée de jeu, noter que les résultats des audits qui viennent d’être publiés, n’ont pas été commandités ni réalisés par le gouvernement de la troisième République sous le magistère du Pr Alpha Condé, Président de la République.

Il s’agit là, d’un acte qui a été posé par le gouvernement de la transition sous le Conseil National pour la Démocratie et de le Développement (CNDD), la junte dirigée par le Capitaine Moussa Dadis Camara.

Il est indéniable de rappeler d’ailleurs, que les décisions ayant instruit l’engagement de ces audits avaient été largement médiatisés avec des audiences nocturnes de ce bouillant Capitaine et dont l’émission de retransmission avait porté le titre de « Dadis Show ».

Cela étant clairement et notoirement rappelé à la mémoire collective, il faut avouer que peu avant les élections présidentielles de 2010 n’aient lieu, plus d’un citoyen guinéen s’était indigné du fait, les résultats de ces audits n’ont pas été publiés avant le scrutin présidentiel pour disaient certains, retirer des faux jetons de la course au Palais Sékhoutouréah.

Aujourd’hui, il faut reconnaître et à juste raison, qu’une bonne frange de la population qui réclamaient la publication desdits résultats, vient d’être rétablie dans ses droits par le gouvernement et comment ?

En effet depuis la nuit des temps, au regard de se conditions de vie et comparativement à celle de ses dirigeants, la population guinéenne s’indignait de la gestion de ses affaires publiques. Car à tout moment, les médias à tout bout du champ, ne révélaient que des scandales financiers à l’actif des gouvernants de différents successifs de la deuxième République.
Lansana Conté n’est-il qu’une pauvre victime de ces gestions calamiteuses
En venant au pouvoir le 3 avril 1984, le feu Lansana Conté a de bonne foi, déclaré : « Nous sommes venus au pouvoir pauvres. Si vous voyez demain quelqu’un riche, c’est que l’intéressé a volé. »

Egalement, lorsque, le Capitaine Dadis a convoqué l’ancien Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré au Camp Alpha Yaya au sujet de présumés détournements de biens publics, celui-ci a affirmé : « Quand on envoyait un projet devant le Président Conté, il vous demandait au moins trois fois de savoir, si c’est bon pour le pays.»

Cet aveu ou cette confession à la Jean Jacques Rousseau, pourrait pour tout bon juge, servir de mobile pour accorder la clémence à un tel Président pour bonne fois ou bénéfice de doute. Cependant, que pourrait-il en résulter pour les hauts cadres de l’Etat bardés de diplômes qui venaient défendre des contrats léonins devant le feu Lansana Conté ?

Selon un initié, l’on pourra sans risque de se rendre coupable de crime d’infamie, accusé cette horde d’élite, d’être coupables de crime économique que l’on peut réprimer à la dimension de la forfaiture.

A la lumière de ces faits, aussi bien dans les audits relatifs au patrimoine bâti public que dans ceux portant sur la cession des industries guinéennes, il serait abominable de politiser cette procédure administrative qui d’ailleurs dans sa phase contradictoire. Une fois encore, il importe de préciser que ces audits ne sont guère un tract de personne mais il s’agit plutôt d’interroger une gestion.

Kabinet Sidimé, journaliste





 
Programme d’aménagement du massif du Fouta Djallon : La CEDEAO s'en charge

2014/7/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-L’Union africaine a transféré mardi à la Communauté économique des Etats de l’Afrqiue de l’Ouest (CEDEAO) les responsabilités dans la mise en oeuvre du programme d’aménagement intégré du massif du Fouta Djallon, suivant un protocole d’accord signé à Conakry.

Ce programme concerne les huit pays tributaires des eaux provenant du massif montagneux du Fouta Djallon, à savoir la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et la Sierra Leone.

L’objectif du programme est de garantir la protection et l’utilisation rationnelle des ressources naturelles du massif afin de contribuer à améliorer les niveaux de vie des populations vivant dans les hauts plateaux.

Jusque là, ce programme était piloté par la Commission de l’Union Africaines à travers un bureau dénommé Bureau de coordination internationale de l’UA basé à Conakry.

Le commissaire de la CEDEAO, Ataga Marc Lapodin, chargé de l’agriculture, de l’environnement et de ressources en eau, a précisé au cours d’une concertation que son institution compte oeuvrer pour revaloriser les ressources naturelles et faire revivre le couvert végétal et l’écosystème du massif avec le financement de plusieurs projet d’agricultures et environnementaux.

Il estime qu’il faut fédérer les efforts des pays membres dans le but d’exploiter de manière rationnelle et durable les ressources qui appartiennent à tous.

Ce programme d’aménagement intégré de 10 ans est axé sur une population de 100 millions d’habitants, dépourvues de toutes sources de revenus fiables.

Le massif du Fouta Djallon est constitué de plusieurs hauts bassins qui sont situés au centre de la Guinée et se prolongent en Guinée-Bissau, au Mali, au Sénégal et en Sierra Leone.

Il abrite la source de plusieurs grands fleuves en Afrique de l’ouest.

Xinhua

 
KPC : « Je dédie mon oscar au Pr. Alpha Condé. »

2014/7/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-C'est par une cérémonie sobre organisée ce vendredi 11 juillet au siège du Groupe Guicoprès à Conakry que Kerfalla Camara dit KPC a présenté à la presse son oscar de meilleur manager africain 2014. Entouré des hauts cadres de son groupe, KPC, le lauréat des oscars des managers africains explique : « Je dédie ce prix au Professeur Alpha Condé pour les raisons suivantes :

-Les reformes économiques mises en œuvre depuis2010 qui ont permis au pays de renouer avec les Institutions Internationales et de restaurer les équilibres économiques nationaux : PPTE, maitrise de l'inflation, révision des contrats miniers.

-L'amélioration sensible de la garantie de l'investissement à l'interne pour les opérateurs économiques qui ont de plus en plus d'opportunités d'ouverture sur le partenariat avec les investisseurs étrangers.

-Les efforts inlassables pour la réunification du patronat guinéen à travers ses initiatives de mise en commun de synergies divergentes en faveur de la promotion du secteur privé.

-L'appui aux opérateurs économiques locaux à traves l'allocation de plusieurs marchés »

Et à KPC d'ajouter : « Le Professeur Alpha Condé a donné l'indépendance économique à la Guinée. Grâce à lui, le groupe Guicopres évolue en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire, et bientôt au Ghana et en Guinée Bissau. Sans le soutien du régime, cela est pratiquement impossible. C'est tout cela qui motive à lui dédier cet oscar. »

A signaler que l'oscar de l'oscar du leadership a été décerné le samedi 28 juin 2014 à Paris par le Conseil International des managers africains (CIMA) lors du 29ème gala. Depuis trente ans, le CIMA, qui est parrainé par certains anciens chefs d'Etat comme Abdou Diouf ou Abdoulaye Wade, récompense les meilleurs managers africains.

Focus

 
Guinée : Rusal démarre le projet de bauxite de Dian-Dian

2014/7/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Rusal a annoncé le démarrage du projet minier de Dian-Dian en Guinée, le plus important gisement de bauxite au monde. Le groupe russe va investir 220 milions de dollars durant la première étape de ce projet.

Alors que Friguia, la raffinerie d'aluminium qu'elle possède à Fria, à une centaine de kilomètres de Conaky, reste fermée depuis plus de deux ans et que la situation économique et démographique de la ville se dégrade, le géant russe de l’aluminium, Rusal, vient d'annoncer le lancement du "projet d’intérêt national" de Dian-Dian, le plus grand gisement mondial de bauxite avec des réserves prouvées de 564 millions de tonnes.

Dans son communiqué daté du 10 juillet, le numéro un mondial de l'aluminium avec un chiffre d'affaires de 9,76 milliards de dollars en 2013 (en baisse de 10,4% sur un an), indique tabler sur une mise en exploitation de la mine de bauxite "vers 2016" avec une capacité de production de 3 millions de tonnes qui pourrait doubler dans un délai non précisé (voir l'encadré).

500 nouveaux emplois

Rusal annonce un investissement de 220 millions de dollars pour la première phase de ce projet, dont la plus grosse partie sera aspirée par la construction d’infrastructures ferroviaires et portuaires.

Une nouvelle route d’environ 25 km sera également réalisée par Rusal pour assurer le transport de la bauxite jusqu’au point de jonction ferroviaire Kamsar-Sangarédi, dans la région de Boké, indique le communiqué qui annonce la création de 500 nouveaux emplois et une hausse considérable des commandes aux sous-traitants locaux.

Un projet revu à la baisse

La convention établissant le projet Dian-Dian, signée en 2001, a fait l'objet d'un amendement fin 2012. Là où la convention initiale tablait sur la construction d'une mine capable de produire 6,6 millions de tonnes de bauxite par an et celle d'une usine d’alumine de 1,2 million tonnes par an durant la première phase du projet, la version amendée ne retient qu'une mine d'une capacité de 3 millions de tonnes (avant fin 2015). La construction de l'usine est elle reportée à la seconde phase du projet avant fin 2019).

L'extension de la capacité de la mine à 12 millions de tonnes durant la seconde phase a été ramenée, dans la version amendée, à 6 millions de tonnes. Enfin, l'augmentation obligatoire des capacités de l’usine d’alumine à 2,4 millions de tonnes par an durant la 3e phase du programme est désormais optionnelle.

Guinee minedebauxite ©afp
Le projet minier de Dian-Dian, dans le nord-ouest de la Guinée, est le plus grand gisement mondial de bauxite

JOAN TILOUINE AVEC JOËL TÉ-LÉSSIA


JA
 

 
Audits: Les Partis deviennent-ils des refuges pour les bandits à col blanc ?

2014/7/10

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-En lieu et place des explications auxquelles le peuple martyr de Guinée s’attend suite à la publication des premiers résultats d’audit, les principaux mis en cause tapis dans les formations politiques et dans les hautes sphères de la superstructure de l’Etat font de nouveau appel à leurs armes favorites (violences verbales, injures publiques, trafic d’influences, …) dans le dessein de faire croire à un risque d’escalade de violences pour que la vérité historique soit sacrifiée sur l’autel du consensus politique pour garder un climat de paix sociale et de quiétude. J’ai mal à ma Guinée.

Avant même que l’Agent Judiciaire de l’Etat ne se saisisse des dossiers, des agissements non républicains et démocratiques visant à saper les efforts colossaux consentis sont mis en chantier. J’estime que pour l’intérêt supérieur de la république et pour l’amour de la Guinée, tous les présumés innocents décideront librement de demander la levée de leur immunité ou la suspension de leurs fonctions en attendant de prouver leur innocence.

Je demande patriotiquement à mes collègues politiciens concernés, d’appeler leurs troupes au calme tout en leur promettant de donner une fois de plus la chance à la justice guinéenne de prouver son indépendance ou non.

Devons-nous rester pour toujours contemplatif et admiratif des fossoyeurs de notre économie qui sont à la base de nos pleurs récurrents ? Je pense humblement que non.

Vivement le rétablissement de la vérité historique.


Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens.

Conakry, le 10 juillet 2014


Honorable Cheick Tidiane TRAORE

Président du MPR

664368314 – 657424200 /
cheickequipe@yahoo.fr











 
Sotelgui : Les 1608 travailleurs à couteaux tirés avec Oyé

2014/7/8

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les 1608 travailleurs de la société guinéenne des télécommunications (Sotelgui), la société étatique en faillite depuis des années, sont à couteaux tirés avec le ministre d’État des postes et télécommunications, Oyé Guilavogui, autour de la régularisation de leur situation de travail, a appris APA auprès des employés réunis lundi à Conakry en Assemblée extraordinaire.

Selon Thierno Bah du syndicat, les employés de la SOTELGUI ne sont pas d’accord avec le communiqué du ministère de tutelle invitant ses collègues à passer à l’inspection générale du travail pour y retirer des documents en vue de se rendre au Trésor Public muni de leur carte d’identité nationale pour retirer leur dû.

Au lieu de passer au trésor public, les travailleurs exigent le respect du protocole d’accord signé avec le gouvernement sur la mise en œuvre du plan social de ses collègues.

« On ne peut pas aller au guichet prendre des miettes, alors qu’on nous doit des millions. Nous disons non à l’intimidation, non à la peur, non au vol et à la mafiosi ».

Poursuivant, M. Bah a dit qu’il est incompréhensible que le ministre annonce le départ des travailleurs, alors qu’il est question dans le protocole du payement de 12 mois d’arriéré de salaire.

« Mais il demande le départ de tout le monde et fixe un délai de payement, alors qu’on ne connaît pas que paye-t-on et à à qui paye-t-on ».
Comme le précédent, Elhadj Moustapha N’diaye de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) qui coordonne cette affaire depuis le début, estime que si le gouvernement avait respecté le protocole d’accord, on aurait évolué.

Pour M. N’diaye, le gouvernement devrait soumettre le document à la partie syndicale pour examen au lieu de prendre une telle décision de façon unilatérale.

« On ne sait pas sur quelle base ils ont calculé ce que les autorités doivent aux travailleurs ».

Elhadj N’diaye note enfin que si le gouvernement ne résout pas ce problème d’ici les prochains jours pour payer le salaire des travailleurs, le mouvement syndical va se retrouver pour analyser la situation afin de prendre conséquemment une position.

La SOTELGUI est la première société de téléphonie en République de Guinée. Mais elle est tombée en faillite ces dernières années à cause des problèmes de gestion.

Le gouvernement guinéen a souvent annoncé son intention de relancer cette société. Mais il a de la peine à trouver un terrain d’entente avec les 1 608 employés.

Outre la SOTELGUI, la société mère, la Guinée compte quatre sociétés de téléphonie.

APA

 
Guinée : Des incohérences signalées dans la lettre circulaire d'un Ministre

2014/7/6

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Dans une une missive transmise à votre quotidien préféré AEG, l’association Guinéenne des Usagers des Banques ( l'AGUB ) écrit noir sur blanc qu'il y a bel et bien des incohérences dans la lettre circulaire du Ministre  de la fonction publique et de la Réforme de l'Etat relative aux prêts à allouer aux fonctionnaires guinéens . Déclaration :

L’association Guinéenne des Usagers des Banques (AGUB) nous avons remarqué sur la lettre circulaire n° 460/MFPREMA/CAB/CQRH/2014 du Ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration en date du 27 juin 2014.

La mesure découlant de cette lettre circulaire peut être perçue a priori comme une mesure conservatoire.

Mais pour aussi importance qu’elle soit pour la réforme de l’administration, cette mesure comporte des incohérences non moins négligeables et des relents induits d’obstacles à la jouissance de droits des usagers des banques inaliénables (des fonctionnaires) qui sont en règle avec la réforme en cours.
Au titre des incohérences :

1- La mesure ne fixe aucune date buttoir pour limiter les effets nuisibles de ladite mesure sur les usagers des banques (fonctionnaires) se trouvant dans la régularité et donc de bénéficier des droits résultant de leur statut conformément à la Loi 028 du 31 décembre 2001 portant statut général des fonctionnaires.

La mesure devrait se limiter aux irréguliers dont le nombre est nettement inférieur au nombre de réguliers.

2- Si l’expertise déployée pour cette réforme était efficace, la détection de cas irréguliers allait donner lieu à la possibilité de d’extraire ou tout au moins, de marquer ces cas sur le fichier en rapport avec le Ministère de l’Economie et des Finances et écrire aux Banques pour signaler clairement le refus d’accorder une quelconque demande exprimée par des usagers des banques (fonctionnaires) irréguliers.

Si le fonctionnaire usager de banque exprime un prêt, il est évident que c’est son salaire qui ne peut aucunement couvrir l’entièreté de ses charges incompressibles dans ce contexte de crise financière et d’ailleurs un fonctionnaire n’a aucun intérêt à être viré dans une banque s’il ne peut pas accéder à un prêt au cas où besoin se fait sentir.

Comment comprendre en lieu et place d’efforts qui devraient être fournis pour améliorer les conditions de vie du fonctionnaire usager de banque, on le prive de son droit sans proposer une alternative durable.

Au titre de l’illégalité qui frise l’excès de pouvoir :

1- L’absence de délai fixe dans la lettre circulaire : cela peut cacher un non dit terrible pour les fonctionnaires qui sont en règle avec la législation en vigueur (tant il est vrai qu’un grand nombre de fonctionnaires usagers des banques traversent des moments difficiles pour cause de ramadan et de multiplication d’épidémies récurrentes aux implications financières dépassant leur maigres salaires qui ne profitent d’ailleurs qu’aux créanciers pour bien des cas.

2- La lettre circulaire n’est pas juridiquement motivée : elle ne s’adosse à aucun texte de loi pour toute motivation justifiant sa base légale. C’est autant dire que la mesure pénalise fortement les fonctionnaires réguliers usagers de banque et offre un alibi de taille aux différentes banques d’exploiter cette mesure à fond. Elle comporte une illégalité externe et interne.

En conséquence, l’Association Guinéenne des Usagers des Banques (AGUB) invite le Ministre à annuler la mesure contre les fonctionnaires usagers de banque en règle avec la législation. Il faut moderniser l’administration sans pénaliser les réguliers. La mesure étant contreproductive et inexplicable avec un fondement juridique clair, le maintien de cette mesure apparaîtra comme un excès de pouvoir qui ouvrira droit à un recours pour excès de pouvoir au niveau de la Chambre Administrative et Constitutionnelle de la Cour Suprême. La force doit rester à la loi.

L’Association Guinéenne des Usagers des Banques (AGUB) disposant de ladite Lettre Circulaire, se réserve le droit d’user des voies légales de recours étant donné que des fonctionnaires réguliers victimes de cette mesure sont membres de notre organisation.


Conakry, le 06 Juillet 2014

Le Président

Lansana Diawara

 
Projet minier de Koumbia: Le Gouvernement et AMC signent un accord

2014/7/5

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Suite à la mise en œuvre de la revue des contrats miniers par le Comité technique en charge du processus, avec l’appui de cabinets d’avocats internationaux, et suite aux recommandations transmises au Comité stratégique, le Gouvernement et la société Alliance Mining Commodities Guinée SA (AMC) ont procédé, le 30 juin, à la signature d’un accord pour le développement du Projet Koumbia.

Le Projet est composé de la mine de bauxite de Koumbia (préfecture de Gaoual, nord-ouest de la Guinée), du développement d’une nouvelle voie ferrée multiutilisateur de 126 kilomètres et du développement d’un nouveau port fluvial à proximité de Boké.

Avec une mise en production commerciale programmée en 2018, la mine doit fournir 10 millions de tonnes de bauxite par an, au minimum, sur le marché mondial. L’évacuation du minerai s’effectuera par le port fluvial, puis par un système de barges reliant à un port flottant capable de charger des navires à très haute contenance, à destination de la Chine, premier consommateur mondial de bauxite.

La signature du Projet Koumbia s’inscrit dans la nouvelle dynamique d’accords gagnant-gagnant visant à accélérer l’expansion du secteur de la bauxite en Guinée et à libérer son immense potentiel : la Guinée, qui possède deux-tiers des ressources mondiales de bauxite, mais représente moins de 10% de la production, peut devenir un des premiers exportateurs mondiaux de bauxite, aux côtés de l’Australie. Surtout, le développement du potentiel minier de la Guinée doit soutenir la transformation et la diversification de son économie, au-delà des mines.

Au-delà de son impact direct sur le secteur minier, le Projet Koumbia a le potentiel de contribuer au développement économique du pays. Selon les estimations, le Projet doit générer 2,2 milliards de dollars de revenus directs à l’Etat guinéen, et 250 millions de dollars de taxes indirectes additionnelles. Le Projet a le potentiel de créer 1000 emplois environ en phase de construction (2015-2017) et plus de 700 emplois directs, indirects ou induits en phase d’exploitation.

Parmi les points importants du régime fiscal du Projet, l’Etat acquiert une participation de 10%, non diluable et sans contrepartie. La société AMC s’engage par ailleurs à reverser 1% des recettes brutes du Projet en contribution aux communautés locales (soit le double des 0,5% exigés par le nouveau Code minier). En outre, pour favoriser l’investissement, le Projet prévoit une exonération de l’impôt sur les bénéfices pendant 5 ans, ainsi qu’une exonération partielle de la taxe minière pendant 10 ans.

La nouvelle infrastructure ferroviaire, qui sera ouverte à d’autres utilisateurs, reviendra à l’Etat au terme de 25 ans d’exploitation.

Avec un investissement total de 985 millions de dollars, le Projet s’inscrit dans la nouvelle dynamique d’investissements directs étrangers, massifs et de qualité, à l’œuvre en Guinée depuis plusieurs mois. Le Gouvernement appelle les partenaires du Projet à poursuivre le travail sans relâche pour développer le Projet selon les délais prévus.

Conakry, 3 juillet 2014

MINISTÈRE DES MINES ET DE LA GÉOLOGIE




 
Téléphonie : Vers un partenariat entre l’OGP et les sociétés de téléphonies !

2014/7/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-L’Office Guinéen de Publicité (OGP) a organisé une rencontre ce jeudi 3juillet avec les sociétés de téléphonie. Objectifs échanger sur un éventuel partenariat entre les différentes parties et de parler sur les différentes publicités effectuées par les dites entreprises affichés par les différentes sociétés.

Le directeur General de l’OGP, Paul Moussa Diawara soulignera d’abord le rôle de chacune des parties « l’intérêt des parties, est bien évidemment la gestion équitable des espaces, des circuits et des outils actuels et futurs » déclare le DG de l’OGP et de préciser « Cela veut dire, pour l’Etat et pour l’OGP entretenir avec les acteurs non pas secondaires, mais les acteurs de premier ordre que sont les entités ici présentes des relations fondées sur les opportunités » explique t-il.

Poursuivant son intervention, Paul Moussa Diawara dira que l’objectifs que s’est fixée sa direction c’est de créer la richesse dans le secteur, afin de renflouer les caisses de l’Etat, sans appauvrir les opérateurs, et d’ajouter « Cette disposition n’a toujours pas rencontré la bonne compréhension de la totalité des acteurs concernés » déplore le directeur de l’OPG. Dans la même logique il lancer ses souhaits de voir ouverture et la transparence nécessaire à une collaboration durable avec les partenaires.

Par ailleurs il indiquera que les attentes de sa direction portent sur la fourniture des archives des campagnes marketing mobiles et les portails publicitaires des sites Web référents pratiqués par leurs différentes agences. Paul Moussa Diawara affirmera que , cette démarche s’inscrit dans le but d’éviter les écarts financiers (Enormes déperditions financières) que subit l’Etat.

Pour terminer le Patron a évoqué des perspectives de son département qui démarrera par la mise en place d’une plateforme de travail qui sera érigée en cadre de concertation pour redéfinir à la fois les axes, les contenus des options tarifaires applicables aux différentes opérations de marketing des sociétés de téléphonie fixe et mobile.

Aboubacar Diakité

 
Paris: KPC, Rio Tinto et les multinationales pour le financement projet « Simandou »

2014/7/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY- Kerfalla Person CAMARA, Président Directeur Général du Groupe GUI.CO. PRES SA a participé ce vendredi 4 juillet 2014 à Paris au forum organisé par le Rio Tinto dans le cadre de la vulgarisation des informations sur les aspects techniques, commerciaux et financiers du projet Simandou.

C’est une série de quatre rencontres régionales qui a débutée ce vendredi 4 juillet 2014 à Paris, les prochaines étapes sont : le 8 juillet 2 014 à Pékin ; le 10 juillet 2014 à Séoul et le 14 juillet 2014 à Washington, avec toutes les parties susceptibles d’être intéressées par l’approvisionnement et le financement de ce méga projet Simandou.Pour le PDG du Groupe GUICOPRES, Kerfalla Person alias Camara KPC, cette rencontre est une perspective qui s’ouvre à son groupe dans le cadre de la participation et de la mise en œuvre des infrastructures à réaliser en Guinée.

Avec notre expertise reconnue à travers le continent africain , le Groupe GUICOPRES a sa place et compte mettre en oeuvre toute son expertise dans le cadre de ce Mega projet en Guinée dixit le président Kerfalla Camara .

La Guinée et ses partenaires dans le projet SIMFER. SA (Rio Tinto, Chinalco et SFI) ont franchi avec la signature le lundi 26 mai dernier, du cadre d'investissement du projet Simandou (Blocs 3 et 4). Simfer est une société conjointement détenue par Rio Tinto qu'est un consortium dirigé par aluminium corporation of china, la société financière internationale et l'Etat guinéen avec d'importantes capacités d'exploitation minière d'envergure mondiale

Ce cadre d'investissement donnera naissance au plus grand projet de minerai de fer intégré que le continent africain n'a jamais hébergé. Requérant un financement estimé à 20 milliards de dollars américains, le projet est censé créer jusqu'à 45.000 emplois pendant la quarantaine d'années de son existence

En termes d'avantages que la Guinée peut espérer en tirer, avec une production annuelle estimée à 100 millions de tonnes de minerai de fer par an, le projet pourra, quand il aura atteint son point culminant, déboucher sur le doublement du Produit intérieur brut (PIB) guinéen. De même, quelques 45.000 seront créés.

La construction et la réhabilitation des routes, ainsi que le développement des réseaux de communication par fibre optique ou sans fil, affecteront indirectement et positivement les conditions économiques des populations riveraines notamment de toutes les zones plus ou moins en rapport avec le projet. Un nouveau réseau ferré trans-guinéen multifonctions de 650 km et un nouveau port en eau profonde sont à construire.

C'est donc tout à fait normal que des chefs d'entreprises guinéens de la stature de KPC, qui ont fait leur preuve ailleurs, s'intéressent à ce projet.

A suivre...




Bangaly Touré
Depuis Paris pour AEG

 
Necotrans présente la facture au président Condé selon la Lettre du Continent

2014/7/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Selon la Lettre du Continent, après avoir fait condamner la Guinée devant la CCJA, le groupe Getma-Necotrans a mandaté ses avocats pour se faire régler près de 40 millions € de dommages et intérêts. Pas si simple au pays du juriste Alpha Condé.

Condamné le 22 mai par la Cour commune de justice et d'arbitrage (CCJA) d'Abidjan à verser 38,4 millions € au groupe français Getma-Necotrans, l'Etat guinéen, écrit le journal, devrait contester cette décision, même si sa marge de manœuvre est ténue. Cette sentence, qui condamne la Guinée pour avoir mis un terme à la concession dont disposait le groupe fondé par Richard Talbot (LC nº607) sur le Port autonome de Conakry (PAC), ne peut faire l'objet d'un appel. Des recours en annulation aux critères assez stricts (qualité des juges, conflit d'intérêts...) peuvent tout au plus être introduits. Sans attendre, Cédric Fischer, l'avocat de Getma-Necotrans (cabinet Fischer, Tandeau de Marsac, Sur & associés), a envoyé début juin une demande d'exécution à son contradicteur Laurent Jaeger (cabinet Orrick). Toutefois, la Guinée devrait logiquement traîner des pieds. Plusieurs années sont souvent nécessaires pour faire aboutir ce type de contentieux en Afrique.

Dans cette volumineuse sentence (117 pages), poursuit la Lettre du Continent, la CCJA qualifie d'"irrégulière" la rupture de la convention. Elle pointe principalement l'absence de mise en demeure adressée au groupe français et la violation de plusieurs obligations, dont le non-respect d'un délai de soixante jours pour dénoncer le contrat. Les trois juges du tribunal arbitral - Eric Teynier, Juan Antonio Cremades et Ibrahim Fadlallah - ont cependant préféré condamner la Guinée plutôt que de rétablir Getma-Necotrans dans ses droits.

Selon nos informations, précise la lettre confidentielle, le montant des dommages et intérêts a été établi sur la base d'une année de chiffre d'affaires et des investissements déjà réalisés au moment où l'armateur français s'est fait exclure du PAC. Getma-Necotrans se trouve ainsi renforcé pour aborder la plainte pour "complicité de résignation illégale d'un contrat" qu'il a déposée, cette fois-ci devant le Cirdi, contre le groupe Bolloré (LC nº621). Les premières audiences concernant ce dossier devraient intervenir début juillet (LC nº608).

Par ailleurs, indique la Lettre, Conakry a essayé de torpiller la plainte devant la CCJA par tous les moyens. A la dernière minute, Me Laurent Jaeger a fait témoigner Steven Fox, ex-directeur des opérations de la CIA et fondateur en 2007 de la société d'intelligence économique new-yorkaise Veracity Worldwide LLC. A la barre, ce dernier a tenté de démontrer de manière confuse que le staff exécutif de Necotrans avait recouru à des pots-de-vin auprès des plus hautes autorités guinéennes de l'époque pour emporter la concession du PAC.

Dans leurs conclusions, les juges de la CCJA évoquent le "caractère invraisemblable" de ce témoignage et la "fausseté tardive" de ces allégations, note La Lettre du Continent.


In  La lettre du Continent





 
Financement du secteur de l’électricité : La B. Mondiale accorde 50 millions de USD

2014/7/2

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Voici le discours du ministre guinéen de l’économie et des finances prononcé à l’occasion de la cérémonie de signature ce mercredi 2 juillet 2014 à Conakry : C’est un insigne honneur et un grand plaisir pour moi de prendre la parole ce jour pour souhaiter à Monsieur Ousmane DIAGANA, Directeur des Opérations de la Banque Mondiale pour la Guinée, ainsi qu’à sa délégation la bienvenue en Guinée.

Je suis également très heureux de procéder avec vous à la signature de l’Accord de financement du Projet de redressement du secteur de l’électricité en faveur de notre pays.

Ce soutien est l’expression renouvelée de la fructueuse coopération de la Banque Mondiale et du Gouvernement guinéen, pour la promotion du développement économique de notre pays en général et du secteur stratégique de l’Energie en particulier.

A cette occasion, permettez-moi d’adresser les sincères remerciements du Gouvernement et du Peuple de Guinée à la Banque Mondiale qui ne cesse de participer de façon dynamique au financement du secteur énergétique de notre pays.

Il faut rappeler que cet Accord de financement faisant l’objet de notre cérémonie de signature a été approuvé par le Conseil d’Administration de la Banque Mondiale le 16 juin 2014, et porte sur un montant global de 32 300 000 DTS (trente deux millions trois cent mille DTS), soit l’équivalent de 50 000 000 USD (Cinquante millions de dollars américains) qui se décompose comme suit :

- une partie est un Prêt, de quatorze millions six cent mille DTS (14.600.000 DTS) soit l’équivalent de vingt deux millions six cent mille dollars américains (22 600 000 USD)

- l’autre un Don qui s’élève à dix sept millions sept cent mille DTS (17 700 000 DTS) soit environ vingt sept millions quatre cent mille dollars américains (27 400 000 USD).


Les composantes du projet sont :

1- le financement des frais d’un contrat de gestion à l’appui pour l’amélioration des performances de la société EDG;

2- le choix d’investissements dans le réseau de distribution d’électricité à Conakry ;

3- l’assistance technique au Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique (MEH).

Les résultats attendus du projet sont non seulement l’amélioration de la performance technique et commerciale de la Société EDG mais surtout favoriser la croissance pour la réduction de la pauvreté.

Monsieur le Directeur des Opérations, cet important projet entièrement financé par votre Institution, atteindra, j’en suis sûr ses objectifs.

Le Gouvernement par ma voix, ne ménagera aucun effort pour la réalisation efficace de cet important projet pour notre pays.

Je ne saurais terminer mon intervention, sans exprimer encore une fois au nom, de Son Excellence, Monsieur le Président de la République Professeur Alpha CONDE, au nom du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mohamed Saïd FOFANA, nos sincères remerciements à la Banque Mondiale, pour les appuis qu’elle ne cesse d’apporter à la Guinée dans son combat pour la réduction de la pauvreté .

Je vous remercie


Mamadi Diaré


Ministre de l’Economie et des Finances
 

 
Patrimoine bâti public : Aux grands maux les grands remèdes

2014/7/2

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La messe des sorciers se laisse toujours surprendre par la lumière jour, quand la boulimie leur donne envie de vulnérabilité. En un mot comme en mille, les reformes engagées par le Directeur du patrimoine bâti public ne saurait être vouées aux gémonies. Il faut dire que la lettre de mission du DG est un chalenge qu’il s’est donné de tenir. Qu’il pleuve ou qu’il neige ! Lentement mais surement, il entend redorer le blason du patrimoine bâti public ternis par des pratiques aux antipodes de l’esprit du changement.

Au demeurant, l’homme dérange pour avoir découvert le pot aux roses. La saignée financière dont certains travailleurs du service se sont rendus coupable ne peut que naturellement aboutir qu’aux grincements de dents.

Mais faut-il pour autant sacrifier l’intérêt de la nation sur l’autel de la complaisance et de l’impunité ? La réponse ne saurait tarder pour tout Guinéen réfléchi et soucieux du bien être de la population. Il n’y a pas meilleur moyen de sortir des sentiers battus que de soutenir des cadres qui s’illustrent dans le bon sens, celui de débarrasser du pays de certaines pratiques scandaleuses.

C’est en cela qu’il convient de soutenir majoritairement les actions entreprises par le DG du Patrimoine bâti public. Aussi longtemps que des actes de sabotage sont portés aux préjudices d’honnêtes responsables, c’est le pays qui s’enfonce davantage dans les méandres du sous développement. Qu’on se le tienne pour dit !

Il n’est pas sans importance de clamer haut les principes qui fondent une Nation qui se veut émergeante dans une action concertée et soutenue par ses fils. Ce n’est de la mer à boire que de jeter les bases d’un développement durable et intégré.

Inutile de mettre l’huile sur le feu quand le dialogue et la concertation peuvent jouer aux pompiers de service. Ce qui passe par le respect de la hiérarchie et du rôle de manager que reviennent à DG du Patrimoine bâti public. Il ne s’agit pas de faire de la résistance devant la pertinence des textes qui régulent le fonctionnement d’un service.

Il apparait de toute évidence que Jonas Mukamba Kadiata Diallo est la solution aux maux dont souffre le Patrimoine bâti. Aux grands maux, les grands remèdes. L’hôpital doit cesser de se moquer de la charité. Et le moins qu’on puisse faire, c’est de se mettre ensemble afin de sortir la Guinée de l’ornière. Le train de l’histoire se moque que les Guinéens se rongent les pouces. Nous devons cesser d’être le pays des occasions perdues. Valorisons nos compétences et mettons en avant le patriotisme agissant quitte à heurter les ennemis du développement.

Ils peuvent jaser à longueur de journée sur les attitudes de Jonas Mukamba Kadiata Diallo mais force est de reconnaitre sa compétence. « Même si on n’aime pas un chien, mais on lui reconnait forcement la blancheur de ses dents », dit l’adage. L’homme aux ambitions légitimes pour son pays, impose respect et considération.

M. Morgan

 
Du 1er au 3 juillet : MEDEF organise une délégation de chefs d’entreprises à Conakry

2014/7/1

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Une délégation de chefs d’entreprise français de MEDEF International (Mouvement des Entreprises de France International) sera conduite par M. Marc Rennard, Président du Conseil de chefs d’entreprise France-Afrique de l’Ouest de MEDEF International et Directeur Exécutif d’Orange, Afrique, Moyen-Orient, Asie.

La délégation est composée d’une trentaine de dirigeants de grandes entreprises et de PME, actifs dans un large éventail de secteurs : télécommunications, certification, BTP & infrastructures, logistique & transport, énergie et électricité, eau et environnement, activités minières, conseil et relations publiques, textile, documents d’identité,…

Elle sera reçue par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Alpha Condé, le Premier Ministre, les Ministres du gouvernement en charge des principaux secteurs de développement économique, ses homologues du secteur privé lors d’une rencontre organisée par l’APIP, ainsi que les principaux bailleurs de fonds et les représentants de la communauté française (CFAG) selon un programme organisé avec l’Ambassade de France.

Ces rencontres permettront aux entreprises membres de la délégation de s’informer sur les priorités du gouvernement en termes de développement des infrastructures, sur les réformes en cours et à venir pour améliorer l’environnement des affaires et les conditions d’exercice mais également de faire part de leurs projets dans le pays.

Pour Marc Rennard, « cette délégation organisée par MEDEF International à Conakry était un engagement pris auprès du Président de la République lors de sa dernière visite en France. La large participation témoigne de la volonté des entreprises françaises de poursuivre l’approfondissement des échanges et des investissements inclusifs et de long terme avec la Guinée pour répondre aux grands défis du développement du pays dans tous les secteurs. Ce déplacement s’inscrit dans la continuité et le renforcement des relations de confiance établies entre nos deux pays ».

MEDEF International souhaite rappeler la confiance qu’il place dans le potentiel de développement économique du pays alors que le processus de transition démocratique a été confirmé par la bonne tenue des élections législatives. La France est parmi les principaux partenaires économiques et commerciaux de la Guinée. La présence des entreprises françaises, concentrée dans les services, est ancienne et représente près de 3000 emplois dans le pays.

Une conférence de presse sera organisée le jeudi 3 juillet de 11h30 à 12h à l’hôtel Millenium Suites.

Source: Ambassade de France en Guinée

 
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