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25 Juin 2016 - 9h42


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Guinée : Le portefeuille des projets financés par la Banque mondiale révisé pour faciliter les décaissements de fonds

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Le portefeuille des projets financés par le groupe de la Banque mondiale est en train d'être révisé dans la capitale guinéenne Conakry depuis mercredi dans l'objectif de faciliter les décaissements de fonds destinés au pays.

Des cadres de différents ministères guinéens, dont les ministères du Plan, de l'Economie, de la Santé publique et de l'Agriculture, se réunissent avec les représentants du groupe de la Banque mondiale pour une concertation et un échange de vues autour de ces projets financés dans le pays.

Membre du groupe de la Banque mondiale depuis 1963, la Guinée a bénéficié de plusieurs projets de développement financés par cette banque dans l'industrie minière et dans le secteur socioéconomique (éducation, santé, environnement, gouvernance économique).

Selon une note technique publiée jeudi par le bureau de représentation de la Banque mondiale en Guinée, depuis la fin de la transition militaire en 2010, la Guinée a reçu environ 500 millions de dollars qui ont servi à rétablir l'équilibre macroéconomique.

En ce qui concerne la répartition sectorielle des projets financés par la Banque mondiale en Guinée, on note qu'une part importante est accordée au développement humain (renforcement des capacités), qui mobilise 44% du financement, contre 33% pour les secteurs de l'eau et de l'énergie, 8% pour les télécommunications, 7% pour la gouvernance et le secteur minier, 6% pour le secteur de développement rural et 2% pour le secteur privé.

Lors de l'épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone en 2014, le groupe de la Banque mondiale a approuvé un fonds d'urgence de 230 millions de dollars pour soutenir une riposte régionale.

Sur ce montant, la Guinée a obtenu 153 millions de dollars, dont 50 millions de dollars sous forme d'appui budgétaire au trésor public guinéen.

Au 30 mai 2016, les engagements de la Banque mondiale en Guinée se chiffraient à 444 millions de dollars, alors que ce montant était de 198 millions de dollars en 2013.

Et selon le représentant de la Banque mondiale en Guinée Rachidi Radji, le portefeuille des projets financés par son institution en Guinée a atteint un taux de décaissement de 28,3% en 2014.

Pendant ce temps, le portefeuille des opérations régionales de la Banque mondiale est passé de 77 millions de dollars à plus de 217,5 millions de dollars.

Près d'une vingtaine de projets porteurs de croissance sont financés par le groupe de la Banque mondiale en Guinée à hauteur de plus de 270 millions de dollars (36% des montants déjà décaissés).

Parmi ces projets, on compte la phase 3 du projet d'appui à la communauté villageoise, le fonds commun pour l'éducation de base, le projet d'appui au secteur agricole, le projet d'appui à la gouvernance dans le secteur minier, le projet d'amélioration des services de santé primaires, l'appui à la gestion macroéconomique et fiscale, le projet de redressement du secteur de l'électricité etc.

Au niveau de la sous-région ouest-africaine, le groupe de la Banque mondiale a financé plusieurs projets pour un montant de plus de 208 millions de dollars.

Sont inscrits dans ce volet le projet de riposte d'urgence au virus Ebola en Guinée et dans les deux autres pays touchés, le programme d'infrastructures de communication régionales en Afrique de l'Ouest, le projet de développement des ressources en eau et de préservation des écosystèmes dans le bassin du Niger, le programme régional de pêche de l'Afrique de l'Ouest, la phase 2 du projet de gestion des ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal et le projet d'interconnexion de l'OMVS, entre autres.

Au cours de la présente révision de la performance du portefeuille de projets financés par la Banque mondiale, le représentant de cette institution en Guinée a rappelé que la coopération entre la Guinée et la Banque mondiale était une "coopération active" et que le portefeuille des projets financés avait doublé en quatre ans, passant de 200 millions de dollars à plus de 400 millions de dollars.

Toutefois, le processus de décaissement des fonds et la capacité d'absorption des projets bancables restent toujours faibles en Guinée, a indiqué le secrétaire général du ministère du Plan et de la Coopération internationale.

Pour le représentant de la Banque mondiale en Guinée, sur 500 millions de dollars mobilisés, 300 millions de dollars restent encore à décaisser en raison de la mauvaise performance des procédures de passation des marchés et du suivi et de l'évaluation de l'exécution de ces projets.

Mercredi dernier, la ministre guinéenne de l'Economie et des Finances Malado Kaba et le représentant résident de la Banque mondiale en Guinée ont signé un protocole d'accord de financement de 40 millions de dollars pour appuyer la relance économique du pays.

Xinhua

 
Des panneaux publicitaires chutent à Conakry: Mathurin interdit les nouvelles implantations

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Plus de quinze (15) panneaux publicitaires ont chuté en une semaine à travers les cinq communes de la Ville de Conakry sous le poids des vents violents du littoral, a constaté le correspondant de l’AGP au Gouvernorat de Conakry.

Face à cette situation d’insécurité pour les populations, le gouverneur de Conakry, Général Mathurin Bangoura a jugé opportun de décider, à travers un communiqué, de «l’interdiction provisoire de toute implantation de panneaux publicitaires sur l’ensemble du territoire de son ressort».

Il a regretté, l’implantation anarchique des panneaux publicitaires sur les voies et espaces publics de la capitale guinéenne, Conakry.

Le communiqué du gouverneur stipule, que «la situation devient de plus en plus préoccupante en cette période hivernale par la chute fréquente des panneaux implantés sans respect des normes de sécurité, de visibilité pour les conducteurs et des impératifs de l’aménagement urbain. Durant la semaine allant du 06 au 12 juin 2016, plus de quinze panneaux publicitaires ont chuté à travers la ville de Conakry».

C’est pourquoi, Général Mathurin Bangoura a invité les présidents des Délégations Spéciales (DS), les chefs de quartiers, les chefs de secteurs et les services et sécurité, à veiller scrupuleusement à l’observation rigoureuse des mesures prises.

A noter, que, la cour du Gouvernorat de Conakry refoule actuellement des échantillons de panneaux publicitaires arrachés par des vents violents de Conakry.

AGP

 
Les cadres impliqués dans la gestion des projets miniers à l’école d’un cabinet international

2016/6/23

Aujourd'hui en Guinée Le Ministère des Mines et de la Géologie a ouvert, ce mardi 21 juin, le deuxième volet de son programme de renforcement de capacités, « Formation Projets Miniers » à l’intention de ces cadres et ceux des ministères partenaires.

Cette formation dispensée par le Cabinet Orrick comprend huit volets :

(1) les ressources et réserves, définitions et enjeux, (2) l’exploration et l’estimation des ressources stratégiques et aspects techniques, (3) la gestion des réserves dans la mine, (4) le développement d’un grand projet minier, (5) l’organisation et les intervenants, (6) l’utilisation et la transformation des minerais, (7) les couts d’investissements, les coûts de production, les coûts de transformation et la rentabilité, (8) le prix des minerais.

Ces assises ont été ouvertes par l’Inspecteur Général M. Alhousseine KABA, qui a invité les participants à capitaliser les enseignements qui leur seront donnés afin d’améliorer leurs performances pour une gestion optimale et responsable des projets miniers.
Notons que le premier volet du programme, lancé en avril 2016, avait couvert le cadre général, juridique, fiscal et réglementaire du secteur minier ainsi que les techniques de négociation pour les projets miniers.

Rappelons que cette formation s’inscrit dans le cadre des objectifs prioritaires assignés au département des Mines par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Cellule de Com du Gouvernement

 
Les Pays-Bas ouvrent une ligne de crédit de 40 Millions d'euros pour la promotion du secteur privé guinéen

2016/6/12

Aujourd'hui en Guinée APA-Conakry (Guinée) - Dans le cadre de son soutien à la Guinée, après l’épidémie d’Ebola qui a durement frappé le pays, durant près de deux ans, les Pays-Bas ont consenti une aide de 40 Millions d’euros destinés exclusivement à la promotion du secteur privés, a-t-on appris vendredi, de source officielle.

Dans le cadre de son soutien à la Guinée, après l’épidémie d’Ebola qui a durement frappé le pays, durant près de deux ans, les Pays-Bas ont consenti une aide de 40 Millions d’euros destinés exclusivement à la promotion du secteur privés, a-t-on appris vendredi, de source officielle.

Il s’agit de crédits qui seront accordés à des taux concessionnels à des acteurs du secteur privé.

Le Chef de l’Etat guinéen tient personnellement à cette initiative, et a instruit le ministre guinéen de l’Industrie Boubacar Barry, de ‘’la nécessité pour le secteur privé de s’approprier les nouvelles
opportunités de financements et de mise à disposition de fonds par les bailleurs et les partenaires financiers en l’occurrence les Pays bas’’.

C’est dans cette optique qu’il aurait demandé au ministre « d’inciter et de permettre aux acteurs du secteur privé guinéen de profiter des 40 Millions d’Euros de ligne de crédit des Pays-Bas destinés exclusivement à la promotion du secteur à des taux concessionnels. »

La Guinée est affectée par la crise sanitaire qui a touché le pays, par la propagation de l’épidémie d’Ebola.

 
La Guinée sera dotée d’une compagnie aérienne avant fin 2016

2016/6/12

Aujourd'hui en Guinée APA-Conakry (Guinée) - Le gouvernement guinéen s’active à rendre opérationnel au plus tard en décembre prochain, son projet de création d’une compagnie aérienne nationale qui va porter sur la résurrection de la défunte « Air Guinée », a-t-on appris vendredi, de source officielle.Ce projet verra le jour grâce à la coopération dans le domaine aérien avec le Rwanda.

D’ailleurs, les députés ont déjà eu le privilège d’examiner en ce début du mois de juin l’accord portant sur les services aériens entre la Guinée et le Rwanda.

Une occasion mise à profit par le ministre d’Etat chargé des Transports, Oyé Guilovogui pour annoncer le lancement de la compagnie aérienne Air Guinée, avant le mois de décembre.

La Guinée était parmi les premiers pays africains à disposer d’une compagnie aérienne, sous la première république. Air Guinée dont il s’agit, était dotée d’une flotte composée de Boeings, qui effectuaient des liaisons au niveau international.

Cette compagnie a été liquidée sous le règne de Lansana Conté, après avoir été rachetée par l’homme d’affaires Mamadou Sylla.

 
Antonio Souaré, PDG de GBM, s'essaye dans le business au Rwanda

2016/6/8

Aujourd'hui en Guinée Comme dirait l'autre "après la récréation, les choses sérieuses". Le programme du séjour Rwandais du PDG du Groupe Business Marketing, Antonio Souare n'est pas une partie de plaisir. A peine les valises déposées qu'il était confronté à un premier point de presse animé par un groupe de journalistes multimédias qui l'ont suivi de l'aéroport au Serena Hôtel de Kigali.

Dans une des salles de ce prestigieux établissement aménagé à cet effet, le PDG du Groupe Business Marketing a expliqué, sur la base de la question essentielle posée par l'envoyé spécial de la Télévision Nationale Rwandaise, les raisons qui le motivent à s'essayer dans le business au Rwanda.

Après s'être présenté et rappelé son parcours, qui a manifestement impressionné les journalistes, Antonio Souare a mis l'accent sur le sérieux qui caractérise le Rwanda du président Paul Kagame. Lui, qui a connu ce pays avant et après le génocide, quand il était venu juste après la guerre avec l'impératrice de la chanson africaine, feue Myriam Makeba, est très bien placé pour magnifier le progrès réalisé par le régime du Président Kagame.

Pour Antonio Souare, le Rwanda rassure et motive d'où la décision de développer un partenariat sud -sud bénéfique pour toutes les parties.

A cet effet, l'investissement commencera par la loterie avec '' Rwanda Games " déjà agréé par le gouvernement rwandais avec les facilités fiscales très incitatives.

Dès après ce point de presse qui sera diffusé ce soir dans le journal télévisé rwandais, dans le journal parlé et commenté.

A Kigali Abdoulaye Condé

 
L’ARMP : Le gâchis qui a fait couler Guillaume CURTIS

2016/6/8

Aujourd'hui en Guinée Il y a quelques jours, la colère du Président de la République s’est abattue sur monsieur Guillaume Curtis, son ‘‘neveu’’ et précédemment, puissant Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP). Après avoir subi les réprimandes de son ‘‘oncle’’ Président devant les conseillers à la présidence, le neveu est limogé sur-le-champ par un décret qui été lu le soir sur les antennes de la radio-télévision nationale.


En effet, beaucoup de guinéens furent surpris le vendredi 28 mai 2016 du limogeage de Guillaume CURTIS de la tête de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et son remplacement par monsieur Jonas Mokambo DIALLO, précédemment Directeur Général du Patrimoine Bâti public. Ce dernier est appelé expressément un vendredi matin par le Président de la République pour lui demander de prendre la place de Guillaume Curtis et de faire rapidement le ménage au sein de cette institution qui avait commencé à perdre sa crédibilité au sein de l’opinion publique nationale et internationale.

A analyser objectivement cette décision, le Président de la République n’avait que tarder. Car, les problèmes qui couvaient au sein de cette institution ne dataient pas d’hier. Aussi, les dérapages étaient prévisibles dès la création de l’ARMP pour les raisons suivantes : l’Autorité de Régulation des Marchés Publics en Guinée a plus de pouvoir qu’ailleurs. Elle se prononce sur l’attribution de tous les marchés publics. Elle dispose donc d’un pouvoir d’annulation ou de récusation de la procédure d’attribution d’un marché. Dans le pire des cas, elle peut jouer au dilatoire en s’accentuant sur les détails comme la mauvaise formulation des phrases dans les contrats, l’interversion des articles, etc. Une façon de contrainte les soumissionnaires à faire preuve de largesse vis-à-vis des travailleurs de l’institution pour gagner en temps.

La plus grande exception de l’ARPM de la Guinée est que la loi lui attribue d’office un pour cent (1%) de tous les marchés publics attribués et à la charge du bénéficiaire. Cette situation, d’une part, induit des coûts supplémentaires pour les bénéficiaires des marchés publiques et les incitent davantage à la surfacturation pour préserver leur marge de bénéfice et, d’autres part, arroge l’institution d’une manne financière énorme à destination mal définie et à usage peu contrôlé.

Partout ailleurs, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, comme son nom l’indique, est une institution de REGULATION. Elle statue seulement sur les dossiers pour lesquels elle a été saisie pour un soumissionnaire qui estime être lésé ou qui pense que la procédure d’attribution n’a pas été respectée. C’est à ce moment seulement qu’elle peut, après avoir analysé tous les griefs formulés par le plaignant et passé en vue la procédure, annuler ou confirmer l’attribution du marché.

Et le Directeur Curtis ? Apparemment, il n’est pas un cadre modèle et exempt de comportements délictueux. Dans un passé récent, il a fait la une de nombreux journaux de la place à cause de son implication dans plusieurs dossiers douteux en tant que président du Conseil d’Administration de la Société Aurifère de Guinée (SAG) et en tant que Secrétaire Général du Ministère des Mines et de la Géologie. L’on se souvient encore de son différend avec le Ministre Kerfala Yansané à cause d’un dossier qui sentait de la corruption. Son départ de ce Ministère ne s’est pas fait de la plus belle manière.

Au niveau de l’Autorité de Régulation des marchés Publics, le Conseil de Régulation n’avait pas grand pouvoir. Ses décisions ne s’imposaient pas au Directeur Général qui se disait intouchable ‘‘NEVEU’’ du Président ; donc n’a d’ordre, en dernier ressort, à recevoir que celui-ci. En partie, il a raison car, l’institution relève de la Présidence de la République et le Président de la République est le dernier décideur. Les différents rappels du Conseil de Régulation à l’ordre n’ont pas eu grand écho : l’achat des bus TATA par un ministre de la République aux prix du triple, voire plus, pour chaque unité et l’extorsion de fonds au libanais bénéficiaire du marché par les agents de l’ARMP n’ont fait l’objet d’aucune dénonciation de contrat ou de sanction. La fixation unilatérale des salaires exorbitants et des avantages exagérés par le Directeur Curtis n’a pas fait non plus l’objet de dénonciation depuis la création de l’institution.

Il a fallu que les rumeurs de corruption deviennent persistantes et que les dénonciations de la lourdeur et du retard dans l’attribution des marchés deviennent récurrentes pour que le Président de la République, comme par enchantement, se réveille subitement pour s’intéresser à la Gestion de l’ARMP. Constat : le Directeur Général se tape un salaire de quarante-six millions quatre cent mille de francs guinéens (46.400.000 GNF), trente-cinq millions (35.000.000 GNF) de carburant par mois et autres avantages. Le Directeur Adjoint, le Responsable Financier et comptable, les quatre Directeurs Techniques, ont chacun trente-quatre millions quatre cent mille de francs guinéens (34.400.000 GNF) comme salaire et dix-huit millions de francs guinéens (18.000.000 GNF) de carburant par mois. Le cadre le moins payé de l’Institution a un salaire de quinze millions deux cent mille de francs guinéens (15.200.000 GNF) par mois. Faites la comparaison avec le niveau des salaires dans la fonction publique guinéenne

La principale leçon à tirer de cette situation est que la transformation de la Présidence de la République en structure de gestion au lieu de décision et d’orientation, fait plus de torts à la République qu’elle ne la serve. Aujourd’hui, tout ce qui relève de la Présidence de la Réplique échappe au contrôle des corps de contrôle et, le dernier décideur demeure Président de la République qui, par moment, ignore l’existence de certains services au sein de sa propre administration. L’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication (ARPT), le Patrimoine Bâti public, l’Office Guinéen de Pétrole (OGP), Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI), l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP), la Société de Patrimoine Minier de Guinée (SOGUIPAMI), le Service National des Bourses Extérieures, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARPM), l’Inspection d’Etat, l’Administration et le Contrôle des Grands Projets et des Marchés Publics, etc… relèvent tous de la Présidence de la République mais ne sont placés sous le contrôle de personne. Cette surcharge de la Présidence donne la totale liberté aux différents Directeurs de ces structures de faire ce que bon leur semble.

A ce jour, les portes des bureaux de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) sont scellées sur ordre du Président de la République. Il aurait instruit le nouveau Directeur, Monsieur Diallo Jonas, de renvoyer tout le personnel et de reprendre le recrutement. La Question qui se pose à ce niveau est de savoir si tous les employés de cette institution sont coupables ou victimes des actes posés par le Directeur Général sortant pour être renvoyés sans préavis ?

Enfin, au regard des multiples scandales administratifs et financiers sous la gouvernance d’Alpha CONDE et face à l’absence des sanctions crédibles et dissuasives, l’on est tenté de s’inscrire dans la logique de cet opposant au régime qui affirme que « Alpha Condé n’est pas un Président d’action mais de réaction ». Alors, Monsieur le Président, agissez quand il faut. N’attendez point que le pire se produise pour réagir sous l’effet de la colère et vous pliez vite sous le poids des doléances et intercessions des ‘‘sages’’.



S.D Woulada DEN

 
Guinée : Une commission de l'ONU planche sur la relance économique

2016/6/8

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY, (Xinhua) Une délégation de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) des Nations Unies se trouve en Guinée depuis dimanche pour discuter avec les autorités locales de la relance économique en cette phase post-épidémie d'Ebola.Conduite par Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la CEA et secrétaire général adjoint de l'ONU, elle a rencontré le chef de l'Etat guinéen Alpha Condé et le Premier ministre Mamadi Youla pour discuter de la situation économique et monétaire de ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Interrogé par la télévision nationale, M. Lopes a souligné que l'analyse préliminaire de la mission montre que l'économique guinéenne a subi des situations dévastatrices ces dernières années, à cause notamment de l'épidémie d'Ebola et de certaines difficultés internes.

"L'impact du virus Ebola a été ressenti au niveau macroéconomique, mais aussi au niveau social en Guinée", a précisé le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique, avant d'estimer que "la Guinée est prête à la relance économique cette année".

Au coeur des concertations entre les deux parties, le secteur minier, l'industrie, les finances et l'énergie constituent des paramètres pouvant booster le développement socioéconomique de la Guinée dans les prochaines années.

Pour ce faire, le Premier ministre guinéen a annoncé que son pays comptait faire de la mobilisation des recettes internes une condition de financement de son développement, en sus des ressources venant des partenaires extérieurs.

Au cours de son entretien avec M. Condé, M. Lopes l'a assuré de la volonté de son institution d'apporter son expertise et son appui sur les volets statistique et social de la Guinée.

Pour finir, M. Lopes a dit apprécier les réformes institutionnelles entamées par la Guinée et l'implication d'Alpha Condé dans la résolution de certains problèmes dans la sous-région africaine.

 
Salon d’Emploi/Entreprenariat: Le prix CPEG a récompensé le meilleur projet destiné à la Guinée.

2016/5/31

Aujourd'hui en Guinée
Paris, du 27 au 28 mai 2016 - La mairie du XXème Arrondissement de Paris a servi de cadre à la deuxième édition du salon de l’emploi et de l’entreprenariat. L’initiative a été soutenue par le gouvernement guinéen à travers le ministère de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle, de l’emploi et du Travail. Qui, pour atteindre ces objectifs, a associé à l’événement, la structure faitière des entreprises de Guinée, la Confédération Patronale des Entreprises de Guinée(CPEG), la plus représentative du patronat guinéen.

Organisé par l’Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF) en partenariat avec le ministère de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle, de l’emploi et du Travail (METFP /ET), l’Agence Guinéenne pour la promotion de l’Emploi (AGUIPE) et de l’Agence pour la promotion des Investissements privés (APIP), ce salon vise à ‘’créer une plateforme de rencontre et d’échanges entre les guinéens de la diaspora qui souhaitent rentrer en Guinée et les entreprises souhaitant recruter parmi la diaspora dans certaine compétence et profils spécifiques’’.

« On fait des débats, des échanges autour de l’Emploi et de l’Entreprenariat. Donc, à ce que les acteurs sur ces deux volets là, puissent échanger avec la diaspora pour leur expliquer les dispositifs mis en place pour favoriser le retour de la diaspora en Guinée dans le cadre l’Emploi et de l’Entreprenariat » a souligné, à l’ouverture de ce salon, Ibrahima Tanou Sow, président de l’AJGF.
Le ministre de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle, de l’emploi et du Travail, Damantang Albert Camara a souhaité « Nous souhaitons qu’un maximum de la diaspora décide de venir apporter leur pierre au développement de la Guinée. Qu’un maximum d’entreprises trouvent dans cet espace, le capital humain nécessaire à leur développement et que tout simplement tout ceci se fasse au bénéfice de nombreux projets qui naissent en Guinée et qui ont besoin de compétence pour pouvoir se développer ».

En prenant part à ce salon de Paris, la Confédération Patronale des Entreprises de Guinée(CPEG) entend trouver des ressources humaines nécessaires pour la promotion du secteur privé guinéen et ainsi renforcer ses efforts dans la dynamisation de l’économie guinéenne.

« Nos attentes d’abord, c’est créer un partenariat avec cette association, mais aussi partager des bases de données et des informations avec cette association qui permettra à notre confédération d’avoir à temps réel, à temps voulu des CV des personnes, des guinéens qui sont intéressés à rentrer dans notre pays et à accompagner le secteur privé dans le développement de notre pays » a dit Mory Camara, secrétaire général de la CPEG qui a conduit la forte délégation du patronat le plus représentatif du pays.

Pour faciliter le retour et l’insertion de la diaspora, l’Agence Guinéenne pour la promotion de l’Emploi (AGUIPE) a également signé une convention avec l’office français de l’immigration et de l’intégration pour la mise en œuvre du programme d’aide aux candidats guinéens rentrés de France.

Ce salon, comme pour joindre l’utile à l’agréable, a été également marqué par des échanges d’expériences entre patrons d’entreprises et des potentiels candidats à travers des tables rondes. Des contacts fructueux qui ont permis aux représentants des employeurs et aux organismes d’accompagnement- comme la CPEG- d’expliquer les opportunités qu’offre la Guinée en terme d’emplois, d’opportunités et aux potentiels candidats de déposer leurs CV dans la perspective d’un éventuel recrutement selon les profits présentés. Des expositions dans les stands ponctués d’entretiens ont agrémenté la partie.

Cette deuxième édition a, aussi été ponctuée par l’intégration du volet entrepreneuriat à travers un concours dénommé « Challenge projet innovant » qui récompense les projets orientés vers la Guinée. Ainsi, après l’examen des différents projets présentés par des porteurs de projets, le premier projet retenu par le jury a été récompensé par le prix dénommé ‘’Prix CPEG’’ de l’entrepreneuriat. Comme pour dire que la CPEG est le porte-voix du secteur privé guinéen.

La Direction de la Communication

 
Communiqué: le gouvernement guinéen désapprouve la tenu du congrès du CPG-GUINÉE

2016/4/25

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 25 Avril 2016 – A la suite d’un différend entre les membres du Bureau Exécutif du Conseil du Patronat Guinéen, la Cour d’Appel de Conakry, en son audience de référé du vendredi 22 Avril 2016, a rendu l’arrêt avant dire droit No 162 ordonnant le sursis à la tenue du Congrès prévu pour le samedi 27 Août 2016.

Malgré cette interdiction, le congrès a été tenu.

Ce congrès est donc « nul et à effet nul », en attendant la prochaine audience de la Cour d’Appel prévue le jeudi 28 Avril 206 où les parties doivent s’expliquer.

Soucieux de l’instauration de l’Etat de droit dans notre pays, le respect des décisions de justice s’impose à tous les citoyens.

En conséquence, le Gouvernement de la République de Guinée invite les organisations publiques et privées ainsi que les citoyens au respect des principes sacro-saints de l’Etat de droit qu’il ambitionne.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
 LA GUINÉE SOLLICITE SINOHYDRO POUR RÉALISER UNE LIGNE FERROVIAIRE CONAKRY-BAMAKOA

2016/4/25

Aujourd'hui en Guinée Le ministère guinéen des Transports a sollicité dimanche l'expertise de la société chinoise Sinohydro pour la construction d'un chemin de fer entre Conakry et Bamako, a annoncé la télévision publique de Guinée.

La réalisation de cette ligne de plus de 1.000km devant traverser plusieurs régions de Guinée et du Mali, devrait coûter plus de 8 milliards de dollars.

Dans ce cadre, une équipe technique de Sinohydro a rencontré dimanche le Premier ministre guinéen Mamadi Youla pour discuter des différents paramètres du projet. Selon un responsable de l'entreprise chinoise, un bureau d'études étranger sera recruté dans les prochains jours pour mener les études de faisabilité.

La construction de ce chemin de fer permettra de désenclaver plusieurs localités et faciliter ainsi l'accès des populations rurales aux biens et services des agglomérations. De même, cette ligne Conakry-Bamako facilitera aussi le transport des personnes et de leurs biens, lorsque l'on sait qu'il y a un manque criant d'infrastructures routières en Guinée.

Xinhua

 
New York : Table ronde entre Pr. Alpha Condé et les hommes d'affaires américains

2016/4/24

Aujourd'hui en Guinée La ville de New York est incontestablement la Capital Economique et Financière du Monde. A l'occasion de cette table ronde le chef de l'état guinéen toujours égal à lui même a fait une merveilleuse présentation de notre pays aux Investisseurs américains dans sa diversité et son immensité sans oublier ses ressources naturelles qui sont : L'Energie, l'Agriculture, la Pêche, L'élevage, les Mines et surtout le tourisme.

Le chef de l'état a réduit les Investisseurs dans sa connaissance de la Guinée qui lui est très cher . Il faut noter qu'à cause de son activisme et son engagement dans la lutte Contre le réchauffement climatique , Alpha Condé a été plébiscité en séance plénière comme Président des chef d'Etats Africains pour l'Energie Renouvelable. Bon séjours au Pays de l'oncle Sam.

Notons que toujours dans la logique du Progrès en Marche initiée en Guinée par notre Président, cette superbe rencontre avec les investisseurs a été facilitée par notre Frère Didier Fall avec son groupe BCIU & Endeavor Energie qui a pour soucis de faire connaitre son pays aux Investisseurs Américains.

Par vôtre serviteur
Aboubacar Sakho

 
Patronat: Kaba Guiter succède à Sylla patronat

2016/4/23

Aujourd'hui en Guinée Le P-DG de l’entreprise des Travaux Publics Guiter, Ansoumane Kaba alias Kaba Guiter, a été élu samedi, 23 avril 2016, nouveau président du Conseil national du patronat guinéen (CNP-G) lors de son 4e congrès tenu à l’hôtel Millénium à Conakry.

M. Kaba succède ainsi au P-DG du Groupe Futurelec Holding El hadj Mamadou Sylla et qui n’était pas candidat à sa succession vu qu’il est désormais député.

Le CNP-G est composé de 25 organisations patronales et socioprofessionnelles.

Les structures du CNP-G sont:

– Bureau exécutif : 11 membres

– Membres statutaires : 7

– Comité financier : 7 membres

Élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois, Ansoumane Kaba dit Kaba Guiter se donne pour challenge, la réunification de cette fédération patronale pour lui permettre de reconquérir sa place d’antan occupée aujourd’hui par la CPEG (Confédération Patronale des Entreprises de Guinée).

Ibra

 
Saliou Diallo, PDG de la Sonoco en Guinée : du four au moulin

2016/4/14

Aujourd'hui en Guinée De simple vendeur de pain chaud dans les rues de Conakry, Saliou Diallo est devenu PDG de Sonoco, un groupe qui réalise un chiffre d'affaires de plusieurs millions de dollars.

Comme beaucoup de ses camarades, Mamadou Saliou Diallo est arrivé à Conakry à l’âge de 14 ans, sans aucun bagage, depuis Kégnéko, une bourgade des environs de Mamou, en Moyenne Guinée. C’était au milieu des années 1970. Aujourd’hui, à 54 ans, « Saliou Kégnéko », comme on le surnomme, est PDG de la Société nouvelle de commerce (Sonoco), un groupe composé de cinq filiales spécialisées dans la minoterie (Les Moulins d’Afrique, LMA), le transport et la logistique (AM Transit), la métallurgie (Métal Import), la construction et l’immobilier (Global Investment and Construction, GIC) et la finance (Nouvelle Compagnie d’investissement, NCI). Son poids : 800 emplois directs et un chiffre d’affaires de plusieurs millions de dollars.

Un parcours d’autodidacte

Le patron de Sonoco n’est pas complexé par son parcours d’autodidacte, bien au contraire. « Le prophète Mohammed fut un messager de Dieu alors qu’il était analphabète », se plaît-il à rappeler, avant de souligner qu’il n’ignore pas pour autant la valeur ajoutée des études et qu’il a su s’entourer de gens bien formés, parmi lesquels son fils aîné, Abdoul Karim Diallo. Directeur général adjoint du groupe depuis 2009, ce dernier est diplômé en marketing et communication de l’Institute for Leadership and Communication Studies (ILCS) de Rabat et a suivi un cursus en management et stratégie à la Columbia Business School de New York.

« En 1984, se souvient Mamadou Saliou Diallo, j’arpentais les ruelles de Conakry, où je revendais du pain chaud fraîchement sorti du four. Je comptais chaque jour mes quelques centimes de bénéfice et passais la nuit à la porte des boulangeries pour être servi le premier, avant l’aube… Je connaissais la plupart des fours de Conakry ! » Alors sur le point de retourner au village (« ce qui aurait été synonyme d’échec et de découragement », confie-t-il), le jeune homme parvient à diversifier ses activités grâce à « une somme insignifiante » que lui prête sa belle-mère.

Pour importer des marchandises, il multiplie les voyages dans la sous-région, en Angola, puis à Singapour et à Djakarta

« J’ai touché à tout, sauf à des activités illicites, s’empresse-t-il de préciser. Par exemple, j’ai vendu des médicaments, mais dès qu’on a commencé à dire : « Celui-là est bon, tel autre est mauvais », j’ai préféré abandonner. » Pour importer des marchandises, il multiplie alors les voyages dans la sous-région, en Angola, puis à Singapour et à Djakarta. Jusqu’à ce qu’il ait les reins assez solides pour quitter le secteur informel.

En 1992, il fonde la Société guinéenne d’investissement (SGI), active principalement dans l’importation de farine de blé et la logistique, laquelle, en 2004, donne naissance au groupe Sonoco. En partenariat avec son fournisseur marocain, Les Moulins Lahal, Mamadou Saliou Diallo crée LMA, dont la minoterie a été inaugurée en mars 2014 à Conakry, dans une zone industrielle de la commune de Matoto. Le complexe comprend deux moulins, qui peuvent produire jusqu’à 900 tonnes (t) de farine de blé par jour, une unité d’emballage et une chaîne de production de son destiné à l’alimentation animale (6 500 t/mois).

De 14 000 euros à 25 millions

« Nous avons commencé il y a plus de vingt ans avec l’équivalent de seulement 14 000 euros, et aujourd’hui nous sommes à la tête d’un moulin qui représente plus de 25 millions d’euros d’investissement », se félicite Mamadou Saliou Diallo, qui envisage déjà de développer les capacités de la minoterie afin d’exporter dans la sous-région. Pour l’heure, le grand chantier de Sonoco, via sa filiale GIC, est celui de l’Hôtel Niger, un immeuble de 11 étages (190 chambres), en construction sur une concession de l’État à Kaloum, le quartier des affaires de Conakry.

Les trois conseils de Saliou Kégnéko à ceux qui veulent entreprendre : respecter l’éthique et la parole donnée, avoir une relation de confiance avec ses partenaires et ne pas se mêler de politique, même si l’on est amené à en côtoyer les acteurs. « L’homme d’affaires est comme le militaire, il doit servir chaque régime de la même façon, explique-t-il. Je travaille honnêtement, avec tout le monde, en restant apolitique. »

Diawo Barry ( J.A)

 
Une perquisition des bureaux de Bolloré à Paris : la concession du port de Conakry dans le viseur des enquêteurs

2016/4/13

Aujourd'hui en Guinée Une perquisition au siège du groupe industriel français Bolloré, en banlieue parisienne, a été effectuée vendredi dans une enquête sur les conditions d’octroi des concessions des ports de Conakry (Guinée) et de Lomé (Togo), ont indiqué mardi des sources policières.

Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales ont perquisitionné les bureaux du PDG Vincent Bolloré, du directeur général et du directeur juridique du groupe, ont expliqué ces sources, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Cette perquisition à la tour Bolloré à Puteaux, siège notamment du groupe Bolloré Africa Logistics, était menée dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en novembre 2013 par le parquet national financier portant notamment sur des soupçons de corruption d’agent public étranger.

Les policiers se demandent si le groupe du milliardaire a utilisé son bras publicitaire Havas pour faciliter l’obtention de la gestion des ports de Conakry en Guinée et de Lomé au Togo, affirme le Monde.

Lors de cette perquisition, il nous a été demandé des documents sur des concessions portuaires en Afrique et nous les avons remis, a indiqué Me Olivier Baratelli, avocat du groupe Bolloré, joint par l’AFP.

Le groupe n’est nullement partie ou impliqué dans cette information judiciaire, a-t-il affirmé.

C’est en enquêtant sur les relations de Francis Perez, président du groupe Pefaco, une société spécialisée dans l’hôtellerie et les jeux et très implantée en Afrique, que les enquêteurs ont été amenés à se pencher sur les activités africaines de l’industriel Vincent Bolloré.

Selon le Monde, Francis Perez compte parmi ses relations Jean-Philippe Dorent, cadre dirigeant de la société de communication Havas (détenue à 60% par Bolloré), qui s’est notamment occupé en 2010 de la campagne présidentielle guinéenne du candidat Alpha Condé.

De là à faire une corrélation avec le groupe Bolloré (et l’obtention de concessions, ndlr), ce n’est pas crédible, cela relève du fantasme, a argué Me Baratelli. Une concession, c’est sérieux, il faut un savoir-faire industriel, une surface financière, de la technicité, a-t-il défendu.

Dans un communiqué, le groupe Bolloré affirme qu’en matière d’activités portuaires, il s’agit d’investissements considérables (…) pour lesquels ils sont sélectionnés, exclusivement, en fonction du montant et des qualités techniques des investissements.

Le président de la République de Guinée, Alpha Condé, élu en novembre 2010, avait résilié en mars 2011, par décret, la convention de concession du terminal à conteneurs du port de Conakry octroyée en 2008 pour une durée de 25 ans à Getma, une filiale de l’armateur NCT Necotrans.

Le gouvernement guinéen avait confié quelques jours plus tard la gestion du port au groupe Bolloré, déclenchant une bataille judiciaire entre les deux rivaux. Le groupe Bolloré avait été condamné en 2013 par le tribunal de commerce de Nanterre (banlieue parisienne) à verser plus de 2 millions d’euros à NCT Necotrans.

Sollicité par l’AFP, le groupe Bolloré a indiqué avoir cessé toute communication politique depuis 2011.

De plus, toujours selon Le Monde, Jean-Philippe Dorent s’est également chargé d’une partie de la communication du jeune président togolais Faure Gnassingbé, fils de Gnassingbé Eyadema.

En 2010, année de la réélection de M. Gnassingbé, le groupe Bolloré remportait la concession du terminal à conteneurs du port de Lomé pour une durée de 35 ans. Une décision elle aussi contestée par un concurrent.

AFP

 

 
L’argent des Africains : Aissatou Bella Diallo, secrétaire en Guinée – 240 euros par mois

2016/4/9

Aujourd'hui en Guinée Cette fois, nous partons à Lola, en Guinée forestière, à la rencontre de Aissatou Bella Diallo, secrétaire. Découvrez ses dépenses dans notre série hebdomadaire.

Aissatou a 32 ans et deux enfants. Elle vit dans la région de N’zérékoré, non loin de l’épicentre de l’épidémie Ebola, qui  persiste encore aujourd’hui en Guinée. La jeune femme perçoit chaque mois 2 000 000 francs guinéens (environ 240 euros) grâce à son emploi de secrétaire dans une société de gardiennage américaine implantée à Gbakoro, un petit village de la préfecture de Lola, dans le sud du pays.

Diplômée en statistiques de l’Université de Labé (Moyenne-Guinée), ses missions au sein de la société sont administratives : réunions de fonctionnement, pointage, notes explicatives, etc.  En poste depuis 2011, elle ne touchait à ses débuts que 730 000 GNF (86 euros). Suite à des revendications syndicales menées par les employés, tous les salaires ont été revus à la hausse, ce dont se félicite évidemment Aissatou.

Prêt bancaire : 59 euros

Avant d’en arriver là, elle et sa famille sont passées par des moments difficiles. « Mon mari était au chômage », explique-t-elle. Il a fallu qu’elle emprunte de l’argent à la banque pour lancer une petite entreprise d’extraction d’huile de palme. Une activité que gère actuellement son mari. Chaque mois, elle rembourse 59 euros à Ecobank.

Aissatou bénéficie également d’une prise en charge médicale assurée par son employeur. Les mesures d’hygiène et de sécurité ont été rehaussées sur son lieu de travail et un peu partout sur le territoire national, depuis l’apparition du virus Ebola. Chaque fois qu’elle se rend dans des zones à risques, on la met en quarantaine à son retour, le temps de vérifier qu’elle n’a pas été contaminée.

Argent de poche : 15 euros

La jeune Guinéenne estime avoir de la chance : elle ne paie ni loyer ni factures. Elle est en effet logée et nourrie par son employeur dans un bâtiment compartimenté en blocs pour tous les travailleurs de la société de gardiennage. « C’est très confortable. On a l’électricité et l’eau, des climatiseurs dans nos chambres et même Internet », se réjouit-elle . Comme elle n’habite pas avec sa famille – qui sont installés dans le centre-ville de Lola -, elle réussit à garder 15 euros d’argent de poche chaque mois. Pas tout-à-fait de quoi la consoler de rester toute la semaine loin de ses proches et de sa vieille mère, mais suffisamment pour embellir le quotidien de quelques beignets ou d’un pagne de temps à autre.

Tontine : 118 euros

Avec quatre collègues, Aissatou a mis sur pied une tontine rotative. Chaque mois, chacun dépose 118 euros dans une caisse. Le montant global qui s’élève à 590 euros est récupéré par l’un d’entre eux. « C’est une façon d’avoir une belle petite somme assez rapidement, que chacun pourra investir dans les projets qu’il souhaite », raconte-t-elle. Elle vient d’ailleurs de finir la construction d’une petite maison non loin de la maison familiale. « Il nous reste que le toit à faire. »

Aissatou ne sort quasiment pas en semaine. Les distractions se composent de sorties à moto les week-ends lorsqu’elle revient en famille. « Mon mari, ma fille et moi prenons la moto pour nous balader dans le centre-ville. Mais on le fait surtout pendant les fêtes de ramadan et de tabaski. »

Dons à la famille : 47 euros

Comme elle n’est pas très souvent là, c’est surtout sa mère qui s’occupe de la maisonnée, constituée de 5 personnes : l’époux d’Aissatou, sa fille de deux ans, sa mère et deux cousins. Elle donne 35 euros par mois à sa famille.  Son aîné poursuit sa scolarité dans une école privée à Conakry, mais les dépenses liées à cet enfant incombent à son mari – selon le partage des tâches qu’ils ont mis en place.

La jeune sœur d’Aissatou poursuit ses études dans une école professionnelle située dans une autre localité. Pour l’aider, elle lui envoie 12 euros tous les mois pour son loyer et son quotidien.

« Les dépenses liées à l’alimentation reviennent à mon mari qui est désormais rémunéré par la vente de l’huile de palme obtenue de la machine », continue-t-elle.

Depuis quelques temps, Aissatou s’est initiée à la riziculture. Comme le sol de la Guinée forestière est très fertile et s’y prête bien, elle a récolté cette année une quantité suffisante pour remplir six sacs de 50 kg de « riz de la montagne ».  De quoi tenir presque un an, se réjouit-elle ! Avant de tempérer en souriant : « on n’en raffole pas beaucoup à la maison, on préfère l’attiékè », une spécialité de Côte d’Ivoire située à quelques kilomètres seulement de sa ville, Lola.

JA

 
Entre Simandou et Guinée maritime, les défis d’Abdoulaye Magassouba

2016/3/31

Aujourd'hui en Guinée Dans l'Est, l'exploitation des immenses réserves de fer tarde à démarrer. Dans l'Ouest, en revanche, la bauxite attire les investisseurs. Pour le nouveau ministre guinéen des Mines, ces dossiers sont prioritaires.

Dans un pays qui tire 80 % de ses recettes publiques de son sous-sol, le ministère des Mines et de la Géologie est un poste sensible. Comme à son habitude, le pouvoir guinéen a donc nommé, en janvier 2016, un fidèle à sa tête. Il s’agit d’Abdoulaye Magassouba, 39 ans, qui conseillait depuis 2013 le président, Alpha Condé, sur les principaux dossiers miniers : le mont Simandou, qui recèle la plus importante réserve de fer au monde, mais aussi la filière bauxite-aluminium ainsi que tous les projets d’infrastructures logistiques.

À Mining Indaba, la grande conférence africaine qui a rassemblé au Cap, du 8 au 11 février, les professionnels du secteur, le nouveau ministre affichait sa sérénité malgré la conjoncture morose : « Les marchés sont cycliques, nous sommes en bas de la courbe des prix des minerais, mais tous les observateurs rationnels savent qu’elle va inéluctablement remonter, nous a-t-il affirmé.La crise peut être vue comme l’occasion de développer des projets miniers à un coût très faible, compte tenu de la baisse du prix des intrants – notamment énergétiques -, des équipements et des services paraminiers. »

Formé en finance au Maroc, Magassouba a d’abord fait ses classes au sein du cabinet d’audit KPMG à Conakry, avant de s’intéresser à la politique. Sympathisant du parti de l’ancien Premier ministre François Lonsény Fall, il était parmi les manifestants du stade du 28-Septembre, en 2009, sous la junte de Moussa Dadis Camara, lorsque des militaires ont tiré sur la foule, faisant au moins 157 victimes. « Cela a été un événement déclencheur de mon envie de m’impliquer dans les affaires publiques », raconte le ministre, qui dit avoir œuvré au ralliement de Fall à Condé.

Pourvu d’une bourse Fulbright, octroyée par les États-Unis aux jeunes professionnels prometteurs, Abdoulaye Magassouba est parti en 2011 étoffer sa formation avec un master en développement économique au Williams College, dans le Massachusetts. À son retour à Conakry, il fonde son propre cabinet de conseil – effectuant notamment des missions pour la Banque mondiale sur les questions de santé -, tout en gardant du temps pour appuyer le gouvernement sur des questions économiques, avant de rejoindre le cabinet d’Alpha Condé à la demande de ce dernier.

Au sein du gouvernement, il sait qu’il bénéficiera du soutien sans réserve du Premier ministre, Mamady Youla, lui-même ancien directeur général de Guinea Alumina Corporation (GAC, une société détenue par Emirates Global Alumina). « Mamady Youla connaît très bien les défis du secteur minier, il garde un œil averti sur GAC, mais aussi sur Alufer [un autre projet dans la bauxite] et le mont Simandou. Il comprend la situation économique des investisseurs, mais ces derniers ne peuvent pas lui raconter d’histoires », se félicite le ministre.

Il souhaite tourner définitivement la page des affaires de mauvaise gouvernance qui ont défrayé la chronique ces cinq dernières années. Et notamment celles concernant les licences du mont Simandou obtenues à la fin du régime de Lansana Conté par BSGR, le groupe du très controversé Beny Steinmetz, accusé de malversations par l’actuel gouvernement.

Exploitation des ressources

Mais la gestion des quatre gisements du Simandou, montagne de fer située à 800 km de Conakry, dans l’est du pays, reste le dossier prioritaire – et le caillou dans la chaussure – du nouveau ministre. Arguant de la chute drastique des cours du fer (de 39 % en 2015), le consortium chargé du projet Simandou Sud (Rio Tinto, Chinalco et la Société financière internationale) a obtenu de la Guinée, fin novembre 2015, la révision du planning de développement de la mine et des infrastructures. Même si, pour Magassouba, « ce report ne concerne que les études de faisabilité bancaire et pas le calendrier général du projet, validé en 2013 », les connaisseurs du dossier savent que la date d’entrée en production, initialement annoncée pour 2018, ne sera pas tenue. Le ministre ne se risque d’ailleurs pas à donner une nouvelle échéance.

« Rio Tinto va jouer la montre une fois de plus, estime le dirigeant d’un groupe concurrent. Et on le comprend : investir maintenant plus de 10 milliards de dollars [plus de 9,2 milliards d’euros] dans des infrastructures de transport du minerai, ce serait suicidaire dans un marché du fer en pleine déconfiture. » Surtout en l’absence des volumes provenant des gisements repris à BSGR et à son allié brésilien Vale. Le ministère des Mines, qui préparait avec ses avocats le lancement d’un nouvel appel d’offres, prévu en 2015, pour les réattribuer, a d’ailleurs préféré le reporter à 2016, voire à 2017, du fait de l’épidémie d’Ebola et de la conjoncture défavorable.

« Pour les grands projets, nous ne voulons pas être soumis à la dictature de l’urgence, se défend Abdoulaye Magassouba. Nous avons les meilleurs gisements du monde, ils ne vont pas s’envoler ! Nous cherchons des partenaires stratégiques de long terme, expérimentés et financièrement solides. »

Valeur sûre

Reste que les trois géants du fer – qui correspondent le mieux à ce profil – ne se bousculent pas au portillon : Rio Tinto n’a aucune intention d’étendre son périmètre d’activité sur le mont Simandou ; Vale, échaudé par son association malheureuse avec BSGR, préfère se recentrer sur le Brésil ; quant à BHP Billiton, il juge le continent africain trop risqué pour lui…

Pour se consoler, le ministre peut toutefois compter sur la bauxite, dont la Guinée détient les plus importantes réserves mondiales. La filière est l’une des rares à attirer encore des investisseurs, du fait de la hausse des importations chinoises. Les nouveaux projets de groupes émiratis (EGA), chinois (Henan International Mining et China Power Investment), russe (Rusal) et français (Alliance minière responsable) témoignent de cette attractivité de la bauxite en Guinée maritime. Faute d’un démarrage effectif de l’exploitation du mont Simandou, cette zone demeure la région minière phare du pays dont Abdoulaye Magassouba doit piloter le développement.

JA

 
Dalein dans une Université pour un débat purement scientifique.

2016/3/20

Aujourd'hui en Guinée Dans le cadre des festivités de fin de cycle de l'Université Mercure International de Conakry, de l'année universitaire 2015-2016, la septième promotion de ladite Université a invité, ce jeudi 17 mars 2016, le Président de l'UFDG, pour animer une conférence-débat dont le thème portait sur:

"La problématique de l'inflation et son impact sur l'économie nationale."

Cette rencontre scientifique a été une occasion pour Cellou Dalein DIALLO d'aborder plusieurs sujets, dont l'inflation, la monnaie, l'intégration économique et les vertus de la bonne gouvernance dans une économie. Àvant d’entamer son exposer, le conférencier a tenu à rendre un vibrant hommage à son ami feu M. Gorge Ghandi TOUNKARA fondateur de ce temple du savoir, décédé le 14 janvier dernier.

Mais auparavant, le porte-parole des étudiants, en même temps Président de la commission d'organisation, Facinet Kabèlè CAMARA, et le Vice-Recteur Dr Moussa FALL, dans deux discours, remercierons le Président de l'UFDG d'avoir accepté de venir à ce rendez-vous scientifique; avant d’espérer qu'à travers l'exposé du conférencier, les étudiants vont compléter leur formation académique, et que son intervention outillera aussi le personnel enseignant de l'Université Mercure international et des autres universités invitées.

Abordant le thème de la conférence, Cellou Dalein DIALLO dira que:<>

En outre, le Conférencier a évoqué les causes de l'actuelle crise économique que traverse la Guinée et les raisons de la chute de la valeur de la monnaie guinéenne, en incriminant la mauvaise gouvernance du régime condé comme seule responsable. Il dira que cette responsabilité est caractérisée par les marchés de gré à gré et le recours à la planche à billets.

Par ailleurs, le Président de l'Union des forces démocratiques de Guinée a développé aussi la nécessité pour la Guinée d'intégrer la zone de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA-Zone franc CFA), il a fondé son développement sur les avantages liés à une telle adhésion.

El. Cellou Dalein DIALLO préfère l'UEMOA à la place de la ZMAO: <>

Cette conférence scientifique a été clôturée par la phase questions-réponses. Quelques questions relatives  à la maîtrise de l'inflation, à la bonne gouvernance et aux relations commerciales internationales.

Le Président de l'UFDG a répondu avec clarté;  en homme de culture il a apporté des réponses qui ont bien édifié les étudiants présents à cette conférence.

Interrogés, quelques étudiants livrent leurs sentiments après avoir suivi l'Economiste et l'actuel Président de l'UFDG.

1-Oumou DIARÉ, étudiante en Gestion d'entreprise: << C'est une fierté pour moi d'avoir suivi cette intervention d'El. Cellou Dalein, ça m'a beaucoup édifiée en matière économie et finances...>>

2-Laye KABA: <>

Pour terminer, il faut retenir que le Président de l'UFDG avait à ses côtés le vice-Président Dr Fodé Oussou FOFANA, Honorable Kenda DIALLO, le duo Souley Thianguel et Alpha Boubacar de la communication du Parti et quelques autres responsables du Parti.

 

Mamadou Aliou Younoussa BALDÉ pour la cellule de communication de l'UFDG.

 
ORAISON FUNEBRE PRONONCEE PAR LE MINISTRE D'ETAT, SECRETAIRE GENERAL DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE, KIRIDI BANGOURA A LA MEMOIRE DE KABA ROUGUI BARRY

2016/3/18

Aujourd'hui en Guinée Mesdames et Messieurs les présidents des Institutions républicaines

Monsieur le Premier ministre

Madame la première Dame de la République

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement

Mesdames et Messieurs les membres du cabinet présidentiel

Tout protocole confondu.

L’annonce du décès de notre sœur et collègue, pour les uns, épouse et amie, pour les autres, Mme Kaba Rougui Barry en cette matinée du dimanche, 13 mars 2016, nous a tous plongé dans une profonde consternation.

Tout en observant une allure élégante et prévenante, Mme Kaba Rougui Barry était une combattante hors-pair. Elle défendait avec force ses convictions ; elle était l’avocate des siens et des autres ; c’était une guerrière infatigable de la cause féminine. Rougui Barry a toujours défendue l’égalité entre l’homme et la femme.

Nous nous souvenons tous, lors des premières élections communales libres de 1991, dans notre pays, de sa candidature à la Mairie de Matam, ouvrant et montrant ainsi la voie aux femmes.

L’oraison funèbre dont il s’agit ici, au nom du Président de la République et aux noms de tous ses collaborateurs, ne pourra que retracer imparfaitement le parcours de cette glorieuse fille de Guinée.

Nous étions tous avec Monsieur le Président de la République ce matin à la levée du corps de sa sœur et collaboratrice, à l’hôpital Ignace Deen. Le Président de la République, Professeur Alpha Condé, a perdu une collaboratrice, une alliée de la première heure, une sœur et un soutien.

Nous avons tous senti sa tristesse, malgré les efforts qu’il fournissait pour consoler les membres de la famille de notre regrettée Mme Kaba Rougui Barry.

Allahou Akbar, Dieu est Grand !

Dieu a donné, Dieu a repris !

Dieu nous a donné Mme Kaba, Hadja Rougui Barry.

En effet, née le 23 septembre 1953 à Mamou, Mme Kaba Rougui Barry a effectué ses études primaires et secondaires à Conakry, où elle fréquenta l’Ecole Primaire et le Collège de Coléah de 1962 à 1972. Elle pratiquera par la suite le lycée 02 octobre de Kaloum, où elle obtint son Baccalauréat unique, série Maths/Physique, en 1975. C’est le départ pour la France. En 1981, après une préformation en Génie civile, Mme Kaba Rougui Barry obtint son diplôme en Economie, à l’Université de Paris Assas.

C’est le retour au pays natal. Et, dès son arrivée, la jeune étudiante diplômée qu’elle était, Mme Kaba Rougui Barry se lance dans les affaires. Elle obtient son premier contrat dans les lubrifiants avec l’Office national des hydrocarbures (ONAH). Parallèlement, elle est la représentante des instruments de musique PAUL BEUSCHER, en Guinée.

Entre 1983 et 1984, Mme Kaba Rougui Barry améliore ses affaires en ouvrant une Parfumerie-Cosmétique à Boussoura qui sera vandalisée à l’occasion des évènements malheureux du 04 juillet 1985.



A partir de 1986, elle devient la première femme exportatrice de café jusqu’à l’arrêt du contingentement par l’Organisation internationale du café.

L’année qui a suivi, elle s’est également lancée dans l’importation des matériaux de construction.

Brave femme dans l’Import/Export, la Guinée fut honorée à travers Mme Kaba Rougui Barry quand, à Abidjan, elle recevait le Prix Oscars des Managers Africains, en 1990.

Parallèlement aux affaires, Mme Kaba Rougui Barry débutera une carrière politique. En candidate indépendante, elle fut élue Maire de la commune de Matam, où elle a été réélue en 1995.

Durant la décennie passée à la tête de la commune de Matam, elle engagea une bataille féroce contre la pauvreté. Elle réalisa beaucoup d’œuvres dans cette commune.

Entre autres : la création d’un Centre des métiers pour les jeunes filles auxquelles elle mettra à disposition 500 machines à coudre ; la recherche d’emploi pour des jeunes diplômés dans les entreprises évoluant dans la commune de Matam ; l’installation de panneaux solaires pour palier au manque d’électricité dans les Centre médicaux communaux de Matam et Madina. Bref, qui ne se souvient pas des passerelles à Madina et au carrefour Constatin, ainsi que les statuts immortalisant l’Empereur du Wassolon l’Almamy Samory Touré, au carrefour de l’ENAM à Coléah et à Kérouané. Bien sûr, elle avait les mêmes projets pour toutes les grandes figures de la lutte contre la colonisation en Guinée, notamment Dinah Salifou Camara à Boké, Zégbéla Togba à Nzérékoré et Alpha Yaya Diallo à Labé.

Comme vous le savez, Mme Kaba Rougui Barry a toujours partagé une double passion ; la politique et les affaires. Pendant qu’elle accomplissait ses charges quotidiennes à la tête de la Mairie de Matam, elle créa la première Loterie nationale de Guinée (LOTOGUI) en 1996.

A la faveur des élections communales de 2000, Mme Kaba Rougui Barry n’a pu se représenter pour la troisième fois à la tête de la Mairie de Matam, la loi n’autorisant plus les candidatures indépendantes.

Mais, en combattante chevronnée, elle poursuit tranquillement ses affaires avec un long séjour en France entre 2000 et 2004. Pendant cette période, elle militait aux côtés de Sidya Touré dans l’Union des Forces Républicaines (UFR).

En mars 2004, elle fut arrêtée et détenue durant 44 jours pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Après instruction, elle sera finalement blanchie avec ses co-accusés.

A l’avènement au pouvoir du CNDD, en décembre 2008, elle fera son entrée, pour la première fois dans un Gouvernement : Ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Education Civique.



Elle ne reviendra en politique qu’en 2009 avec la création de son parti GUR (Guinée Unie pour la Renaissance).

En bonne analyste politique et en combattante résolue pour la démocratie et le changement en Guinée, elle décidera, en drainant d’autres Mouvements politiques avec elle, de soutenir la candidature du Professeur Alpha Condé pour la présidentielle de 2010.

Mme Kaba Rougui Barry fut donc une alliée du premier Tour. Elle a apporté tout son talent d’animatrice pour rassembler les jeunes et les femmes autour de la candidature du Professeur Alpha Condé. Son domicile familial sera l’un des QG du RPG – Arc-en-ciel, à Conakry.

De 2011 à 2014, le Président de la République lui confia le Ministère délégué chargé des Guinéens de l’étranger. A cette fonction, elle entreprit une grande tournée sur les cinq continents pour instaurer la confiance entre nos compatriotes de la diaspora et l’Etat. Elle fit des milliers de kilomètres. Elle anima des centaines d’heures de meeting et de réunions pour la mise en place de l’embryon du Haut Conseil des Guinéens de l’Etranger.

En 2014, le Président de la République l’appela auprès de lui dans les fonctions de Ministre Conseillère à la Présidence de la République.

A ce dernier poste qu’elle occupa ici dans sa vie sur terre, la Ministre Conseillère Mme Kaba Rougui Barry déploya une énergie incommensurable pour faire connaitre et partager la vision du Président de la République pour une Guinée unie, forte et émergente.

Monsieur le Premier ministre

Chères familles Kaba, Barry et alliées

Mme Kaba Rougui Barry nous quitte pour aller vers l’éternel, nous laissant un héritage qu’il faut préserver. Cet héritage, c’est celui perpétuel d’une Guinée unie, forte par sa diversité et symbole d’une Afrique qui ne renonce jamais.

L’avenir infini était le seul horizon de Mme Kaba Rougui Barry. Elle résume cela en ses termes, je cite : « Aujourd’hui, nous devons préparer la Guinée aux défis de l’avenir pour que notre pays puisse profiter pleinement de la reprise, pour qu’il soit plus fort, plus compétitif, qu’il crée plus d’emplois. Il nous faut investir pour rattraper le retard dû à la crise. C’est de l’investissement que naît le progrès technique, moteur de la croissance. »

Chère Mme Kaba Rougui Barry,

RBB comme on aimait affectueusement à t’appeler. Tu es et resteras une référence pour les braves filles et femmes de la Guinée nouvelle. Tu as servi la cause de ton pays dans la dignité et le courage. Tu as défendu tes convictions dans la vérité et la tolérance. Tu as été une Ariane pour beaucoup de jeunes, femmes, filles et hommes de Guinée. Tu as laissé derrière toi un fil pour que les générations futures ne se perdent pas dans l’obscurité et retrouvent le chemin de la lumière.

Allahou Akbar ! Dieu est grand !

Dieu a donné ! Dieu a repris !

Aujourd’hui, en ce vendredi saint, Mme Kaba Rougui Barry tu nous quittes. Tu quittes tes enfants et ton mari. Tu quittes tes parents et tes voisins. Tu quittes le monde des mortels pour rejoindre la lumière de l’éternel. Tu n’es donc pas morte. Tu rejoins à jamais la lumière de l’éternité.

Que ton âme continue à veiller sur la Guinée que tu as tant aimé. Que Dieu te reçoive dans son paradis.

Allahou Akbar ! Dieu est grand !

Dieu a donné ! Dieu a repris !

 
Cotisations internationales : Fall part sans payer les 240 milliards d'arriérés ( Régionale info )

2016/3/18

Aujourd'hui en Guinée François Lousény Fall, ancien ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger quitte son département en laissant derrière lui, de nombreuses charges dont le non paiement des contributions des institutions internationales auxquelles la Guinée est membre.

Il s’agit d’un montant de 240 832  853 313 (Deux cent quarante milliards, huit cent trente deux millions, huit cent cinquante trois mille, trois cent Francs Guinéens) que la Guinée doit à plusieurs instituions centaines d’institutions à travers le monde. Précisons que ce montant est la somme des arriérés de cotisations que la Guinée, à travers son ministère des Affaires Etrangères, devait payer annuellement. Parmi ces institutions figurent  entre autres, l’Association des Conseils Economiques et sociaux (ACES) ; Association Intern de la Bauxite (AIB) ; le Bureau International de Travail (BIT) ; Africa Rice (AR) ; le Centre Régional Africain (CRA) ; la Conférence des Ministres Afri O et C (CMAOC) ; la Convention d’Ottawa (OTTAWA) ; le Forum des Ministres pour les Problèmes Africains  etc...

Selon nos sources, l’Assemblée Nationale guinéenne a été saisie à cet effet, afin de tenir compte de ces arriérés dans la confection du projet de Budget 2016.

Cette situation héritée par la ministre Makalé Camara sera-t-elle décantée ? Attendons de voir ! Sachant que la Guinée est depuis très longtemps, reconnue comme mauvais payeur. Attention, les Etats mauvais payeurs au sein des instituions internationales courent généralement le risque d’être suspendus.

Camara Fodé Sita

 
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