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27 Mai 2016 - -1h18


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Communiqué: le gouvernement guinéen désapprouve la tenu du congrès du CPG-GUINÉE

2016/4/25

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 25 Avril 2016 – A la suite d’un différend entre les membres du Bureau Exécutif du Conseil du Patronat Guinéen, la Cour d’Appel de Conakry, en son audience de référé du vendredi 22 Avril 2016, a rendu l’arrêt avant dire droit No 162 ordonnant le sursis à la tenue du Congrès prévu pour le samedi 27 Août 2016.

Malgré cette interdiction, le congrès a été tenu.

Ce congrès est donc « nul et à effet nul », en attendant la prochaine audience de la Cour d’Appel prévue le jeudi 28 Avril 206 où les parties doivent s’expliquer.

Soucieux de l’instauration de l’Etat de droit dans notre pays, le respect des décisions de justice s’impose à tous les citoyens.

En conséquence, le Gouvernement de la République de Guinée invite les organisations publiques et privées ainsi que les citoyens au respect des principes sacro-saints de l’Etat de droit qu’il ambitionne.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
 LA GUINÉE SOLLICITE SINOHYDRO POUR RÉALISER UNE LIGNE FERROVIAIRE CONAKRY-BAMAKOA

2016/4/25

Aujourd'hui en Guinée Le ministère guinéen des Transports a sollicité dimanche l'expertise de la société chinoise Sinohydro pour la construction d'un chemin de fer entre Conakry et Bamako, a annoncé la télévision publique de Guinée.

La réalisation de cette ligne de plus de 1.000km devant traverser plusieurs régions de Guinée et du Mali, devrait coûter plus de 8 milliards de dollars.

Dans ce cadre, une équipe technique de Sinohydro a rencontré dimanche le Premier ministre guinéen Mamadi Youla pour discuter des différents paramètres du projet. Selon un responsable de l'entreprise chinoise, un bureau d'études étranger sera recruté dans les prochains jours pour mener les études de faisabilité.

La construction de ce chemin de fer permettra de désenclaver plusieurs localités et faciliter ainsi l'accès des populations rurales aux biens et services des agglomérations. De même, cette ligne Conakry-Bamako facilitera aussi le transport des personnes et de leurs biens, lorsque l'on sait qu'il y a un manque criant d'infrastructures routières en Guinée.

Xinhua

 
New York : Table ronde entre Pr. Alpha Condé et les hommes d'affaires américains

2016/4/24

Aujourd'hui en Guinée La ville de New York est incontestablement la Capital Economique et Financière du Monde. A l'occasion de cette table ronde le chef de l'état guinéen toujours égal à lui même a fait une merveilleuse présentation de notre pays aux Investisseurs américains dans sa diversité et son immensité sans oublier ses ressources naturelles qui sont : L'Energie, l'Agriculture, la Pêche, L'élevage, les Mines et surtout le tourisme.

Le chef de l'état a réduit les Investisseurs dans sa connaissance de la Guinée qui lui est très cher . Il faut noter qu'à cause de son activisme et son engagement dans la lutte Contre le réchauffement climatique , Alpha Condé a été plébiscité en séance plénière comme Président des chef d'Etats Africains pour l'Energie Renouvelable. Bon séjours au Pays de l'oncle Sam.

Notons que toujours dans la logique du Progrès en Marche initiée en Guinée par notre Président, cette superbe rencontre avec les investisseurs a été facilitée par notre Frère Didier Fall avec son groupe BCIU & Endeavor Energie qui a pour soucis de faire connaitre son pays aux Investisseurs Américains.

Par vôtre serviteur
Aboubacar Sakho

 
Patronat: Kaba Guiter succède à Sylla patronat

2016/4/23

Aujourd'hui en Guinée Le P-DG de l’entreprise des Travaux Publics Guiter, Ansoumane Kaba alias Kaba Guiter, a été élu samedi, 23 avril 2016, nouveau président du Conseil national du patronat guinéen (CNP-G) lors de son 4e congrès tenu à l’hôtel Millénium à Conakry.

M. Kaba succède ainsi au P-DG du Groupe Futurelec Holding El hadj Mamadou Sylla et qui n’était pas candidat à sa succession vu qu’il est désormais député.

Le CNP-G est composé de 25 organisations patronales et socioprofessionnelles.

Les structures du CNP-G sont:

– Bureau exécutif : 11 membres

– Membres statutaires : 7

– Comité financier : 7 membres

Élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois, Ansoumane Kaba dit Kaba Guiter se donne pour challenge, la réunification de cette fédération patronale pour lui permettre de reconquérir sa place d’antan occupée aujourd’hui par la CPEG (Confédération Patronale des Entreprises de Guinée).

Ibra

 
Saliou Diallo, PDG de la Sonoco en Guinée : du four au moulin

2016/4/14

Aujourd'hui en Guinée De simple vendeur de pain chaud dans les rues de Conakry, Saliou Diallo est devenu PDG de Sonoco, un groupe qui réalise un chiffre d'affaires de plusieurs millions de dollars.

Comme beaucoup de ses camarades, Mamadou Saliou Diallo est arrivé à Conakry à l’âge de 14 ans, sans aucun bagage, depuis Kégnéko, une bourgade des environs de Mamou, en Moyenne Guinée. C’était au milieu des années 1970. Aujourd’hui, à 54 ans, « Saliou Kégnéko », comme on le surnomme, est PDG de la Société nouvelle de commerce (Sonoco), un groupe composé de cinq filiales spécialisées dans la minoterie (Les Moulins d’Afrique, LMA), le transport et la logistique (AM Transit), la métallurgie (Métal Import), la construction et l’immobilier (Global Investment and Construction, GIC) et la finance (Nouvelle Compagnie d’investissement, NCI). Son poids : 800 emplois directs et un chiffre d’affaires de plusieurs millions de dollars.

Un parcours d’autodidacte

Le patron de Sonoco n’est pas complexé par son parcours d’autodidacte, bien au contraire. « Le prophète Mohammed fut un messager de Dieu alors qu’il était analphabète », se plaît-il à rappeler, avant de souligner qu’il n’ignore pas pour autant la valeur ajoutée des études et qu’il a su s’entourer de gens bien formés, parmi lesquels son fils aîné, Abdoul Karim Diallo. Directeur général adjoint du groupe depuis 2009, ce dernier est diplômé en marketing et communication de l’Institute for Leadership and Communication Studies (ILCS) de Rabat et a suivi un cursus en management et stratégie à la Columbia Business School de New York.

« En 1984, se souvient Mamadou Saliou Diallo, j’arpentais les ruelles de Conakry, où je revendais du pain chaud fraîchement sorti du four. Je comptais chaque jour mes quelques centimes de bénéfice et passais la nuit à la porte des boulangeries pour être servi le premier, avant l’aube… Je connaissais la plupart des fours de Conakry ! » Alors sur le point de retourner au village (« ce qui aurait été synonyme d’échec et de découragement », confie-t-il), le jeune homme parvient à diversifier ses activités grâce à « une somme insignifiante » que lui prête sa belle-mère.

Pour importer des marchandises, il multiplie les voyages dans la sous-région, en Angola, puis à Singapour et à Djakarta

« J’ai touché à tout, sauf à des activités illicites, s’empresse-t-il de préciser. Par exemple, j’ai vendu des médicaments, mais dès qu’on a commencé à dire : « Celui-là est bon, tel autre est mauvais », j’ai préféré abandonner. » Pour importer des marchandises, il multiplie alors les voyages dans la sous-région, en Angola, puis à Singapour et à Djakarta. Jusqu’à ce qu’il ait les reins assez solides pour quitter le secteur informel.

En 1992, il fonde la Société guinéenne d’investissement (SGI), active principalement dans l’importation de farine de blé et la logistique, laquelle, en 2004, donne naissance au groupe Sonoco. En partenariat avec son fournisseur marocain, Les Moulins Lahal, Mamadou Saliou Diallo crée LMA, dont la minoterie a été inaugurée en mars 2014 à Conakry, dans une zone industrielle de la commune de Matoto. Le complexe comprend deux moulins, qui peuvent produire jusqu’à 900 tonnes (t) de farine de blé par jour, une unité d’emballage et une chaîne de production de son destiné à l’alimentation animale (6 500 t/mois).

De 14 000 euros à 25 millions

« Nous avons commencé il y a plus de vingt ans avec l’équivalent de seulement 14 000 euros, et aujourd’hui nous sommes à la tête d’un moulin qui représente plus de 25 millions d’euros d’investissement », se félicite Mamadou Saliou Diallo, qui envisage déjà de développer les capacités de la minoterie afin d’exporter dans la sous-région. Pour l’heure, le grand chantier de Sonoco, via sa filiale GIC, est celui de l’Hôtel Niger, un immeuble de 11 étages (190 chambres), en construction sur une concession de l’État à Kaloum, le quartier des affaires de Conakry.

Les trois conseils de Saliou Kégnéko à ceux qui veulent entreprendre : respecter l’éthique et la parole donnée, avoir une relation de confiance avec ses partenaires et ne pas se mêler de politique, même si l’on est amené à en côtoyer les acteurs. « L’homme d’affaires est comme le militaire, il doit servir chaque régime de la même façon, explique-t-il. Je travaille honnêtement, avec tout le monde, en restant apolitique. »

Diawo Barry ( J.A)

 
Une perquisition des bureaux de Bolloré à Paris : la concession du port de Conakry dans le viseur des enquêteurs

2016/4/13

Aujourd'hui en Guinée Une perquisition au siège du groupe industriel français Bolloré, en banlieue parisienne, a été effectuée vendredi dans une enquête sur les conditions d’octroi des concessions des ports de Conakry (Guinée) et de Lomé (Togo), ont indiqué mardi des sources policières.

Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales ont perquisitionné les bureaux du PDG Vincent Bolloré, du directeur général et du directeur juridique du groupe, ont expliqué ces sources, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Cette perquisition à la tour Bolloré à Puteaux, siège notamment du groupe Bolloré Africa Logistics, était menée dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en novembre 2013 par le parquet national financier portant notamment sur des soupçons de corruption d’agent public étranger.

Les policiers se demandent si le groupe du milliardaire a utilisé son bras publicitaire Havas pour faciliter l’obtention de la gestion des ports de Conakry en Guinée et de Lomé au Togo, affirme le Monde.

Lors de cette perquisition, il nous a été demandé des documents sur des concessions portuaires en Afrique et nous les avons remis, a indiqué Me Olivier Baratelli, avocat du groupe Bolloré, joint par l’AFP.

Le groupe n’est nullement partie ou impliqué dans cette information judiciaire, a-t-il affirmé.

C’est en enquêtant sur les relations de Francis Perez, président du groupe Pefaco, une société spécialisée dans l’hôtellerie et les jeux et très implantée en Afrique, que les enquêteurs ont été amenés à se pencher sur les activités africaines de l’industriel Vincent Bolloré.

Selon le Monde, Francis Perez compte parmi ses relations Jean-Philippe Dorent, cadre dirigeant de la société de communication Havas (détenue à 60% par Bolloré), qui s’est notamment occupé en 2010 de la campagne présidentielle guinéenne du candidat Alpha Condé.

De là à faire une corrélation avec le groupe Bolloré (et l’obtention de concessions, ndlr), ce n’est pas crédible, cela relève du fantasme, a argué Me Baratelli. Une concession, c’est sérieux, il faut un savoir-faire industriel, une surface financière, de la technicité, a-t-il défendu.

Dans un communiqué, le groupe Bolloré affirme qu’en matière d’activités portuaires, il s’agit d’investissements considérables (…) pour lesquels ils sont sélectionnés, exclusivement, en fonction du montant et des qualités techniques des investissements.

Le président de la République de Guinée, Alpha Condé, élu en novembre 2010, avait résilié en mars 2011, par décret, la convention de concession du terminal à conteneurs du port de Conakry octroyée en 2008 pour une durée de 25 ans à Getma, une filiale de l’armateur NCT Necotrans.

Le gouvernement guinéen avait confié quelques jours plus tard la gestion du port au groupe Bolloré, déclenchant une bataille judiciaire entre les deux rivaux. Le groupe Bolloré avait été condamné en 2013 par le tribunal de commerce de Nanterre (banlieue parisienne) à verser plus de 2 millions d’euros à NCT Necotrans.

Sollicité par l’AFP, le groupe Bolloré a indiqué avoir cessé toute communication politique depuis 2011.

De plus, toujours selon Le Monde, Jean-Philippe Dorent s’est également chargé d’une partie de la communication du jeune président togolais Faure Gnassingbé, fils de Gnassingbé Eyadema.

En 2010, année de la réélection de M. Gnassingbé, le groupe Bolloré remportait la concession du terminal à conteneurs du port de Lomé pour une durée de 35 ans. Une décision elle aussi contestée par un concurrent.

AFP

 

 
L’argent des Africains : Aissatou Bella Diallo, secrétaire en Guinée – 240 euros par mois

2016/4/9

Aujourd'hui en Guinée Cette fois, nous partons à Lola, en Guinée forestière, à la rencontre de Aissatou Bella Diallo, secrétaire. Découvrez ses dépenses dans notre série hebdomadaire.

Aissatou a 32 ans et deux enfants. Elle vit dans la région de N’zérékoré, non loin de l’épicentre de l’épidémie Ebola, qui  persiste encore aujourd’hui en Guinée. La jeune femme perçoit chaque mois 2 000 000 francs guinéens (environ 240 euros) grâce à son emploi de secrétaire dans une société de gardiennage américaine implantée à Gbakoro, un petit village de la préfecture de Lola, dans le sud du pays.

Diplômée en statistiques de l’Université de Labé (Moyenne-Guinée), ses missions au sein de la société sont administratives : réunions de fonctionnement, pointage, notes explicatives, etc.  En poste depuis 2011, elle ne touchait à ses débuts que 730 000 GNF (86 euros). Suite à des revendications syndicales menées par les employés, tous les salaires ont été revus à la hausse, ce dont se félicite évidemment Aissatou.

Prêt bancaire : 59 euros

Avant d’en arriver là, elle et sa famille sont passées par des moments difficiles. « Mon mari était au chômage », explique-t-elle. Il a fallu qu’elle emprunte de l’argent à la banque pour lancer une petite entreprise d’extraction d’huile de palme. Une activité que gère actuellement son mari. Chaque mois, elle rembourse 59 euros à Ecobank.

Aissatou bénéficie également d’une prise en charge médicale assurée par son employeur. Les mesures d’hygiène et de sécurité ont été rehaussées sur son lieu de travail et un peu partout sur le territoire national, depuis l’apparition du virus Ebola. Chaque fois qu’elle se rend dans des zones à risques, on la met en quarantaine à son retour, le temps de vérifier qu’elle n’a pas été contaminée.

Argent de poche : 15 euros

La jeune Guinéenne estime avoir de la chance : elle ne paie ni loyer ni factures. Elle est en effet logée et nourrie par son employeur dans un bâtiment compartimenté en blocs pour tous les travailleurs de la société de gardiennage. « C’est très confortable. On a l’électricité et l’eau, des climatiseurs dans nos chambres et même Internet », se réjouit-elle . Comme elle n’habite pas avec sa famille – qui sont installés dans le centre-ville de Lola -, elle réussit à garder 15 euros d’argent de poche chaque mois. Pas tout-à-fait de quoi la consoler de rester toute la semaine loin de ses proches et de sa vieille mère, mais suffisamment pour embellir le quotidien de quelques beignets ou d’un pagne de temps à autre.

Tontine : 118 euros

Avec quatre collègues, Aissatou a mis sur pied une tontine rotative. Chaque mois, chacun dépose 118 euros dans une caisse. Le montant global qui s’élève à 590 euros est récupéré par l’un d’entre eux. « C’est une façon d’avoir une belle petite somme assez rapidement, que chacun pourra investir dans les projets qu’il souhaite », raconte-t-elle. Elle vient d’ailleurs de finir la construction d’une petite maison non loin de la maison familiale. « Il nous reste que le toit à faire. »

Aissatou ne sort quasiment pas en semaine. Les distractions se composent de sorties à moto les week-ends lorsqu’elle revient en famille. « Mon mari, ma fille et moi prenons la moto pour nous balader dans le centre-ville. Mais on le fait surtout pendant les fêtes de ramadan et de tabaski. »

Dons à la famille : 47 euros

Comme elle n’est pas très souvent là, c’est surtout sa mère qui s’occupe de la maisonnée, constituée de 5 personnes : l’époux d’Aissatou, sa fille de deux ans, sa mère et deux cousins. Elle donne 35 euros par mois à sa famille.  Son aîné poursuit sa scolarité dans une école privée à Conakry, mais les dépenses liées à cet enfant incombent à son mari – selon le partage des tâches qu’ils ont mis en place.

La jeune sœur d’Aissatou poursuit ses études dans une école professionnelle située dans une autre localité. Pour l’aider, elle lui envoie 12 euros tous les mois pour son loyer et son quotidien.

« Les dépenses liées à l’alimentation reviennent à mon mari qui est désormais rémunéré par la vente de l’huile de palme obtenue de la machine », continue-t-elle.

Depuis quelques temps, Aissatou s’est initiée à la riziculture. Comme le sol de la Guinée forestière est très fertile et s’y prête bien, elle a récolté cette année une quantité suffisante pour remplir six sacs de 50 kg de « riz de la montagne ».  De quoi tenir presque un an, se réjouit-elle ! Avant de tempérer en souriant : « on n’en raffole pas beaucoup à la maison, on préfère l’attiékè », une spécialité de Côte d’Ivoire située à quelques kilomètres seulement de sa ville, Lola.

JA

 
Entre Simandou et Guinée maritime, les défis d’Abdoulaye Magassouba

2016/3/31

Aujourd'hui en Guinée Dans l'Est, l'exploitation des immenses réserves de fer tarde à démarrer. Dans l'Ouest, en revanche, la bauxite attire les investisseurs. Pour le nouveau ministre guinéen des Mines, ces dossiers sont prioritaires.

Dans un pays qui tire 80 % de ses recettes publiques de son sous-sol, le ministère des Mines et de la Géologie est un poste sensible. Comme à son habitude, le pouvoir guinéen a donc nommé, en janvier 2016, un fidèle à sa tête. Il s’agit d’Abdoulaye Magassouba, 39 ans, qui conseillait depuis 2013 le président, Alpha Condé, sur les principaux dossiers miniers : le mont Simandou, qui recèle la plus importante réserve de fer au monde, mais aussi la filière bauxite-aluminium ainsi que tous les projets d’infrastructures logistiques.

À Mining Indaba, la grande conférence africaine qui a rassemblé au Cap, du 8 au 11 février, les professionnels du secteur, le nouveau ministre affichait sa sérénité malgré la conjoncture morose : « Les marchés sont cycliques, nous sommes en bas de la courbe des prix des minerais, mais tous les observateurs rationnels savent qu’elle va inéluctablement remonter, nous a-t-il affirmé.La crise peut être vue comme l’occasion de développer des projets miniers à un coût très faible, compte tenu de la baisse du prix des intrants – notamment énergétiques -, des équipements et des services paraminiers. »

Formé en finance au Maroc, Magassouba a d’abord fait ses classes au sein du cabinet d’audit KPMG à Conakry, avant de s’intéresser à la politique. Sympathisant du parti de l’ancien Premier ministre François Lonsény Fall, il était parmi les manifestants du stade du 28-Septembre, en 2009, sous la junte de Moussa Dadis Camara, lorsque des militaires ont tiré sur la foule, faisant au moins 157 victimes. « Cela a été un événement déclencheur de mon envie de m’impliquer dans les affaires publiques », raconte le ministre, qui dit avoir œuvré au ralliement de Fall à Condé.

Pourvu d’une bourse Fulbright, octroyée par les États-Unis aux jeunes professionnels prometteurs, Abdoulaye Magassouba est parti en 2011 étoffer sa formation avec un master en développement économique au Williams College, dans le Massachusetts. À son retour à Conakry, il fonde son propre cabinet de conseil – effectuant notamment des missions pour la Banque mondiale sur les questions de santé -, tout en gardant du temps pour appuyer le gouvernement sur des questions économiques, avant de rejoindre le cabinet d’Alpha Condé à la demande de ce dernier.

Au sein du gouvernement, il sait qu’il bénéficiera du soutien sans réserve du Premier ministre, Mamady Youla, lui-même ancien directeur général de Guinea Alumina Corporation (GAC, une société détenue par Emirates Global Alumina). « Mamady Youla connaît très bien les défis du secteur minier, il garde un œil averti sur GAC, mais aussi sur Alufer [un autre projet dans la bauxite] et le mont Simandou. Il comprend la situation économique des investisseurs, mais ces derniers ne peuvent pas lui raconter d’histoires », se félicite le ministre.

Il souhaite tourner définitivement la page des affaires de mauvaise gouvernance qui ont défrayé la chronique ces cinq dernières années. Et notamment celles concernant les licences du mont Simandou obtenues à la fin du régime de Lansana Conté par BSGR, le groupe du très controversé Beny Steinmetz, accusé de malversations par l’actuel gouvernement.

Exploitation des ressources

Mais la gestion des quatre gisements du Simandou, montagne de fer située à 800 km de Conakry, dans l’est du pays, reste le dossier prioritaire – et le caillou dans la chaussure – du nouveau ministre. Arguant de la chute drastique des cours du fer (de 39 % en 2015), le consortium chargé du projet Simandou Sud (Rio Tinto, Chinalco et la Société financière internationale) a obtenu de la Guinée, fin novembre 2015, la révision du planning de développement de la mine et des infrastructures. Même si, pour Magassouba, « ce report ne concerne que les études de faisabilité bancaire et pas le calendrier général du projet, validé en 2013 », les connaisseurs du dossier savent que la date d’entrée en production, initialement annoncée pour 2018, ne sera pas tenue. Le ministre ne se risque d’ailleurs pas à donner une nouvelle échéance.

« Rio Tinto va jouer la montre une fois de plus, estime le dirigeant d’un groupe concurrent. Et on le comprend : investir maintenant plus de 10 milliards de dollars [plus de 9,2 milliards d’euros] dans des infrastructures de transport du minerai, ce serait suicidaire dans un marché du fer en pleine déconfiture. » Surtout en l’absence des volumes provenant des gisements repris à BSGR et à son allié brésilien Vale. Le ministère des Mines, qui préparait avec ses avocats le lancement d’un nouvel appel d’offres, prévu en 2015, pour les réattribuer, a d’ailleurs préféré le reporter à 2016, voire à 2017, du fait de l’épidémie d’Ebola et de la conjoncture défavorable.

« Pour les grands projets, nous ne voulons pas être soumis à la dictature de l’urgence, se défend Abdoulaye Magassouba. Nous avons les meilleurs gisements du monde, ils ne vont pas s’envoler ! Nous cherchons des partenaires stratégiques de long terme, expérimentés et financièrement solides. »

Valeur sûre

Reste que les trois géants du fer – qui correspondent le mieux à ce profil – ne se bousculent pas au portillon : Rio Tinto n’a aucune intention d’étendre son périmètre d’activité sur le mont Simandou ; Vale, échaudé par son association malheureuse avec BSGR, préfère se recentrer sur le Brésil ; quant à BHP Billiton, il juge le continent africain trop risqué pour lui…

Pour se consoler, le ministre peut toutefois compter sur la bauxite, dont la Guinée détient les plus importantes réserves mondiales. La filière est l’une des rares à attirer encore des investisseurs, du fait de la hausse des importations chinoises. Les nouveaux projets de groupes émiratis (EGA), chinois (Henan International Mining et China Power Investment), russe (Rusal) et français (Alliance minière responsable) témoignent de cette attractivité de la bauxite en Guinée maritime. Faute d’un démarrage effectif de l’exploitation du mont Simandou, cette zone demeure la région minière phare du pays dont Abdoulaye Magassouba doit piloter le développement.

JA

 
Dalein dans une Université pour un débat purement scientifique.

2016/3/20

Aujourd'hui en Guinée Dans le cadre des festivités de fin de cycle de l'Université Mercure International de Conakry, de l'année universitaire 2015-2016, la septième promotion de ladite Université a invité, ce jeudi 17 mars 2016, le Président de l'UFDG, pour animer une conférence-débat dont le thème portait sur:

"La problématique de l'inflation et son impact sur l'économie nationale."

Cette rencontre scientifique a été une occasion pour Cellou Dalein DIALLO d'aborder plusieurs sujets, dont l'inflation, la monnaie, l'intégration économique et les vertus de la bonne gouvernance dans une économie. Àvant d’entamer son exposer, le conférencier a tenu à rendre un vibrant hommage à son ami feu M. Gorge Ghandi TOUNKARA fondateur de ce temple du savoir, décédé le 14 janvier dernier.

Mais auparavant, le porte-parole des étudiants, en même temps Président de la commission d'organisation, Facinet Kabèlè CAMARA, et le Vice-Recteur Dr Moussa FALL, dans deux discours, remercierons le Président de l'UFDG d'avoir accepté de venir à ce rendez-vous scientifique; avant d’espérer qu'à travers l'exposé du conférencier, les étudiants vont compléter leur formation académique, et que son intervention outillera aussi le personnel enseignant de l'Université Mercure international et des autres universités invitées.

Abordant le thème de la conférence, Cellou Dalein DIALLO dira que:<>

En outre, le Conférencier a évoqué les causes de l'actuelle crise économique que traverse la Guinée et les raisons de la chute de la valeur de la monnaie guinéenne, en incriminant la mauvaise gouvernance du régime condé comme seule responsable. Il dira que cette responsabilité est caractérisée par les marchés de gré à gré et le recours à la planche à billets.

Par ailleurs, le Président de l'Union des forces démocratiques de Guinée a développé aussi la nécessité pour la Guinée d'intégrer la zone de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA-Zone franc CFA), il a fondé son développement sur les avantages liés à une telle adhésion.

El. Cellou Dalein DIALLO préfère l'UEMOA à la place de la ZMAO: <>

Cette conférence scientifique a été clôturée par la phase questions-réponses. Quelques questions relatives  à la maîtrise de l'inflation, à la bonne gouvernance et aux relations commerciales internationales.

Le Président de l'UFDG a répondu avec clarté;  en homme de culture il a apporté des réponses qui ont bien édifié les étudiants présents à cette conférence.

Interrogés, quelques étudiants livrent leurs sentiments après avoir suivi l'Economiste et l'actuel Président de l'UFDG.

1-Oumou DIARÉ, étudiante en Gestion d'entreprise: << C'est une fierté pour moi d'avoir suivi cette intervention d'El. Cellou Dalein, ça m'a beaucoup édifiée en matière économie et finances...>>

2-Laye KABA: <>

Pour terminer, il faut retenir que le Président de l'UFDG avait à ses côtés le vice-Président Dr Fodé Oussou FOFANA, Honorable Kenda DIALLO, le duo Souley Thianguel et Alpha Boubacar de la communication du Parti et quelques autres responsables du Parti.

 

Mamadou Aliou Younoussa BALDÉ pour la cellule de communication de l'UFDG.

 
ORAISON FUNEBRE PRONONCEE PAR LE MINISTRE D'ETAT, SECRETAIRE GENERAL DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE, KIRIDI BANGOURA A LA MEMOIRE DE KABA ROUGUI BARRY

2016/3/18

Aujourd'hui en Guinée Mesdames et Messieurs les présidents des Institutions républicaines

Monsieur le Premier ministre

Madame la première Dame de la République

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement

Mesdames et Messieurs les membres du cabinet présidentiel

Tout protocole confondu.

L’annonce du décès de notre sœur et collègue, pour les uns, épouse et amie, pour les autres, Mme Kaba Rougui Barry en cette matinée du dimanche, 13 mars 2016, nous a tous plongé dans une profonde consternation.

Tout en observant une allure élégante et prévenante, Mme Kaba Rougui Barry était une combattante hors-pair. Elle défendait avec force ses convictions ; elle était l’avocate des siens et des autres ; c’était une guerrière infatigable de la cause féminine. Rougui Barry a toujours défendue l’égalité entre l’homme et la femme.

Nous nous souvenons tous, lors des premières élections communales libres de 1991, dans notre pays, de sa candidature à la Mairie de Matam, ouvrant et montrant ainsi la voie aux femmes.

L’oraison funèbre dont il s’agit ici, au nom du Président de la République et aux noms de tous ses collaborateurs, ne pourra que retracer imparfaitement le parcours de cette glorieuse fille de Guinée.

Nous étions tous avec Monsieur le Président de la République ce matin à la levée du corps de sa sœur et collaboratrice, à l’hôpital Ignace Deen. Le Président de la République, Professeur Alpha Condé, a perdu une collaboratrice, une alliée de la première heure, une sœur et un soutien.

Nous avons tous senti sa tristesse, malgré les efforts qu’il fournissait pour consoler les membres de la famille de notre regrettée Mme Kaba Rougui Barry.

Allahou Akbar, Dieu est Grand !

Dieu a donné, Dieu a repris !

Dieu nous a donné Mme Kaba, Hadja Rougui Barry.

En effet, née le 23 septembre 1953 à Mamou, Mme Kaba Rougui Barry a effectué ses études primaires et secondaires à Conakry, où elle fréquenta l’Ecole Primaire et le Collège de Coléah de 1962 à 1972. Elle pratiquera par la suite le lycée 02 octobre de Kaloum, où elle obtint son Baccalauréat unique, série Maths/Physique, en 1975. C’est le départ pour la France. En 1981, après une préformation en Génie civile, Mme Kaba Rougui Barry obtint son diplôme en Economie, à l’Université de Paris Assas.

C’est le retour au pays natal. Et, dès son arrivée, la jeune étudiante diplômée qu’elle était, Mme Kaba Rougui Barry se lance dans les affaires. Elle obtient son premier contrat dans les lubrifiants avec l’Office national des hydrocarbures (ONAH). Parallèlement, elle est la représentante des instruments de musique PAUL BEUSCHER, en Guinée.

Entre 1983 et 1984, Mme Kaba Rougui Barry améliore ses affaires en ouvrant une Parfumerie-Cosmétique à Boussoura qui sera vandalisée à l’occasion des évènements malheureux du 04 juillet 1985.



A partir de 1986, elle devient la première femme exportatrice de café jusqu’à l’arrêt du contingentement par l’Organisation internationale du café.

L’année qui a suivi, elle s’est également lancée dans l’importation des matériaux de construction.

Brave femme dans l’Import/Export, la Guinée fut honorée à travers Mme Kaba Rougui Barry quand, à Abidjan, elle recevait le Prix Oscars des Managers Africains, en 1990.

Parallèlement aux affaires, Mme Kaba Rougui Barry débutera une carrière politique. En candidate indépendante, elle fut élue Maire de la commune de Matam, où elle a été réélue en 1995.

Durant la décennie passée à la tête de la commune de Matam, elle engagea une bataille féroce contre la pauvreté. Elle réalisa beaucoup d’œuvres dans cette commune.

Entre autres : la création d’un Centre des métiers pour les jeunes filles auxquelles elle mettra à disposition 500 machines à coudre ; la recherche d’emploi pour des jeunes diplômés dans les entreprises évoluant dans la commune de Matam ; l’installation de panneaux solaires pour palier au manque d’électricité dans les Centre médicaux communaux de Matam et Madina. Bref, qui ne se souvient pas des passerelles à Madina et au carrefour Constatin, ainsi que les statuts immortalisant l’Empereur du Wassolon l’Almamy Samory Touré, au carrefour de l’ENAM à Coléah et à Kérouané. Bien sûr, elle avait les mêmes projets pour toutes les grandes figures de la lutte contre la colonisation en Guinée, notamment Dinah Salifou Camara à Boké, Zégbéla Togba à Nzérékoré et Alpha Yaya Diallo à Labé.

Comme vous le savez, Mme Kaba Rougui Barry a toujours partagé une double passion ; la politique et les affaires. Pendant qu’elle accomplissait ses charges quotidiennes à la tête de la Mairie de Matam, elle créa la première Loterie nationale de Guinée (LOTOGUI) en 1996.

A la faveur des élections communales de 2000, Mme Kaba Rougui Barry n’a pu se représenter pour la troisième fois à la tête de la Mairie de Matam, la loi n’autorisant plus les candidatures indépendantes.

Mais, en combattante chevronnée, elle poursuit tranquillement ses affaires avec un long séjour en France entre 2000 et 2004. Pendant cette période, elle militait aux côtés de Sidya Touré dans l’Union des Forces Républicaines (UFR).

En mars 2004, elle fut arrêtée et détenue durant 44 jours pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Après instruction, elle sera finalement blanchie avec ses co-accusés.

A l’avènement au pouvoir du CNDD, en décembre 2008, elle fera son entrée, pour la première fois dans un Gouvernement : Ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Education Civique.



Elle ne reviendra en politique qu’en 2009 avec la création de son parti GUR (Guinée Unie pour la Renaissance).

En bonne analyste politique et en combattante résolue pour la démocratie et le changement en Guinée, elle décidera, en drainant d’autres Mouvements politiques avec elle, de soutenir la candidature du Professeur Alpha Condé pour la présidentielle de 2010.

Mme Kaba Rougui Barry fut donc une alliée du premier Tour. Elle a apporté tout son talent d’animatrice pour rassembler les jeunes et les femmes autour de la candidature du Professeur Alpha Condé. Son domicile familial sera l’un des QG du RPG – Arc-en-ciel, à Conakry.

De 2011 à 2014, le Président de la République lui confia le Ministère délégué chargé des Guinéens de l’étranger. A cette fonction, elle entreprit une grande tournée sur les cinq continents pour instaurer la confiance entre nos compatriotes de la diaspora et l’Etat. Elle fit des milliers de kilomètres. Elle anima des centaines d’heures de meeting et de réunions pour la mise en place de l’embryon du Haut Conseil des Guinéens de l’Etranger.

En 2014, le Président de la République l’appela auprès de lui dans les fonctions de Ministre Conseillère à la Présidence de la République.

A ce dernier poste qu’elle occupa ici dans sa vie sur terre, la Ministre Conseillère Mme Kaba Rougui Barry déploya une énergie incommensurable pour faire connaitre et partager la vision du Président de la République pour une Guinée unie, forte et émergente.

Monsieur le Premier ministre

Chères familles Kaba, Barry et alliées

Mme Kaba Rougui Barry nous quitte pour aller vers l’éternel, nous laissant un héritage qu’il faut préserver. Cet héritage, c’est celui perpétuel d’une Guinée unie, forte par sa diversité et symbole d’une Afrique qui ne renonce jamais.

L’avenir infini était le seul horizon de Mme Kaba Rougui Barry. Elle résume cela en ses termes, je cite : « Aujourd’hui, nous devons préparer la Guinée aux défis de l’avenir pour que notre pays puisse profiter pleinement de la reprise, pour qu’il soit plus fort, plus compétitif, qu’il crée plus d’emplois. Il nous faut investir pour rattraper le retard dû à la crise. C’est de l’investissement que naît le progrès technique, moteur de la croissance. »

Chère Mme Kaba Rougui Barry,

RBB comme on aimait affectueusement à t’appeler. Tu es et resteras une référence pour les braves filles et femmes de la Guinée nouvelle. Tu as servi la cause de ton pays dans la dignité et le courage. Tu as défendu tes convictions dans la vérité et la tolérance. Tu as été une Ariane pour beaucoup de jeunes, femmes, filles et hommes de Guinée. Tu as laissé derrière toi un fil pour que les générations futures ne se perdent pas dans l’obscurité et retrouvent le chemin de la lumière.

Allahou Akbar ! Dieu est grand !

Dieu a donné ! Dieu a repris !

Aujourd’hui, en ce vendredi saint, Mme Kaba Rougui Barry tu nous quittes. Tu quittes tes enfants et ton mari. Tu quittes tes parents et tes voisins. Tu quittes le monde des mortels pour rejoindre la lumière de l’éternel. Tu n’es donc pas morte. Tu rejoins à jamais la lumière de l’éternité.

Que ton âme continue à veiller sur la Guinée que tu as tant aimé. Que Dieu te reçoive dans son paradis.

Allahou Akbar ! Dieu est grand !

Dieu a donné ! Dieu a repris !

 
Cotisations internationales : Fall part sans payer les 240 milliards d'arriérés ( Régionale info )

2016/3/18

Aujourd'hui en Guinée François Lousény Fall, ancien ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger quitte son département en laissant derrière lui, de nombreuses charges dont le non paiement des contributions des institutions internationales auxquelles la Guinée est membre.

Il s’agit d’un montant de 240 832  853 313 (Deux cent quarante milliards, huit cent trente deux millions, huit cent cinquante trois mille, trois cent Francs Guinéens) que la Guinée doit à plusieurs instituions centaines d’institutions à travers le monde. Précisons que ce montant est la somme des arriérés de cotisations que la Guinée, à travers son ministère des Affaires Etrangères, devait payer annuellement. Parmi ces institutions figurent  entre autres, l’Association des Conseils Economiques et sociaux (ACES) ; Association Intern de la Bauxite (AIB) ; le Bureau International de Travail (BIT) ; Africa Rice (AR) ; le Centre Régional Africain (CRA) ; la Conférence des Ministres Afri O et C (CMAOC) ; la Convention d’Ottawa (OTTAWA) ; le Forum des Ministres pour les Problèmes Africains  etc...

Selon nos sources, l’Assemblée Nationale guinéenne a été saisie à cet effet, afin de tenir compte de ces arriérés dans la confection du projet de Budget 2016.

Cette situation héritée par la ministre Makalé Camara sera-t-elle décantée ? Attendons de voir ! Sachant que la Guinée est depuis très longtemps, reconnue comme mauvais payeur. Attention, les Etats mauvais payeurs au sein des instituions internationales courent généralement le risque d’être suspendus.

Camara Fodé Sita

 
 Des cotisations internationales non payées par la Guinée s’élève à 240 832 853 313 GNF

2016/3/18

Aujourd'hui en Guinée A en croire aux révélations fracassantes, notre diplomatie a encore du pain sur la planche au regard de nombreuses charges dont le non paiement des cotisations internationales auxquelles la guinée est membre.

Il s’agit d’un montant de 240 832 853 313 (Deux Cent Quatre milliards huit cent trente millions huit cent cinquante trois mille trois cent treize francs guinéens) que la guinée doit à plusieurs institutions à travers le monde.

Ce montant est la somme des arriérés de cotisations que la guinée à travers son ministère des Affaires étrangères devait payer annuellement.

Parmi ces institutions, figurent entre autres l’Association des conseils économiques et sociaux(ACES),l’Association inter de la bauxite(AIB),le Bureau international du travail( BIT),Africa rice (AR),le Centre Régional Africain (CRA),la Conférence des ministres Afric O et C(CMAO),la convention d’Ottawa (OTTAWA),le Forum des ministres pour les problèmes Africains etc.

Selon nos sources, l’Assemblée Nationale Guinéenne a été saisie à cet effet, afin de tenir compte de es arriérés dans la conception du projet du budget de 2016.

Ce pays reconnu mauvais payeur honorera-t-il ses engagements ?

Attendons de voir !

Source : La régionale info

 
LA CONFEDERATION PATRONALE DES ENTREPRISES DE GUINEE (CPEG), LE PATRONAT LE PLUS REPRESENTIF DU PAYS

2016/3/12

Aujourd'hui en Guinée C’est désormais officiel, depuis ce jour vendredi 11 mars 2016, la CPEG est le patronat guinéen le plus représentatif.Pour la première fois dans l’histoire de la Guinée, un processus d’évaluation du niveau de représentativité des organisations patronales guinéennes a été conduit par l’Inspection Générale du Travail sous la houlette du Ministre de l’Enseignement Technique, de Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, Albert Damantang CAMARA.

Le processus s’est déroulé du 08 décembre 2015 au 25 janvier 2016 selon les directives de l’OIT préconisant le tripartisme et l’implication de tous les acteurs.

Au terme de l’évaluation, les résultats suivants ont été obtenus :

1. Confédération Patronale des Entreprises de Guinée (CPEG) : 91%

2.Patronat de Guinée (PAG) : 5,66%

3.Conseil National du Patronat Guinéen : 3,34%

BREVE PRESENTATION DE LA CPEG
Le onze Juillet 2008, à la cité chemin de fer, Immeuble Kindia, s’est tenue, l’Assemblée Générale constitutive de la CONFEDERATION PATRONALE DES ENTREPRISES DE GUINEE (CPEG).

Le courage et la sagesse de ceux qui se sont engagés ce jour-là, avec à leur tête Elhadj Youssouf DIALLO (comme Président) à travailler pour la poursuite des objectifs de défense des intérêts professionnels des Entreprises membres se passent de tout commentaire.

Progressivement et méthodiquement, la CPEG a procédé à un constat exhaustif de l’ensemble des problèmes qui assaillent le secteur privé guinéen, en a fait l’analyse avant de bâtir des projets et programmes en vue de lever progressivement toutes les contraintes en se dotant de moyens propres pour exécuter une stratégie de représentation réussie comme membre important du dialogue tripartite.

Les partenaires sociaux, les secteurs publics et privés ainsi que la Communauté des bailleurs de fonds sont avisés et sensibilisés sur les enjeux qui s’attachent à la création de la CPEG.

Cet exercice de créativité a eu pour socle :

-La restructuration du Secrétariat Général ;

-La réorganisation des Fédérations Patronales ;

-La conception et la mise en œuvre d’un plan Marketing et de Communication.

Depuis le congrès du 11 juillet, Hadja Aissatou Gnouma TRAORE préside aux destinées de la CPEG avec brio.

Son second mandat a démarré le 09 avril 2015 suite au dernier congrès de la CPEG. Avec son Premier Vice-président délégué à l’International, Monsieur Kerfalla CAMARA KPC, la Présidente de la CPEG œuvre avec maestria au rayonnement du secteur privé guinéen.

Sous leur gouverne, la Confédération Patronale des Entreprises de Guinée (CPEG) est aujourd’hui constituée de vingt (20) Fédérations Patronales qui couvrent 741 entreprises de toutes tailles dans tous les domaines de l’activité économique. A ce titre, elle maitrise le statut de plusieurs milliers de salariés dont la couverture sociale touche près d’un million de personnes.

La CPEG est dirigée par un Bureau Exécutif de trente-sept (37) membres tirés d’un Conseil constitué de Présidents et de 1er Vice-Présidents de chacune des Fédérations Patronales doublé des membres cooptés conformément aux Statuts.

Les trente-sept (37) membres du Bureau Exécutif sont chacun Président d’une Commission de Travail. Toutes ces structures sont coordonnées par un Secrétaire Général appuyé par un personnel qualifié et dynamique.

L’organisation et la gestion de la CPEG se font conformément à l’esprit du BIT qui stipule « La bonne gouvernance d’une organisation d’employeur s’obtient généralement grâce à :

·La mise en place de structures et de procédures décisionnelles démocratiques ;

· L’existence d’un équilibre des pouvoirs parmi les décideurs ;

·Des décisions prises et appliquées de façon transparente, au même titre que les communications avec les membres

·La suppression de sources d’influence impropres ou indues ».

Cette approche méthodologique participative a pour objet de créer et d’entretenir un climat porteur de succès et de prospérité pour les entreprises. Elle agit notamment pour défendre ses membres ou dialoguer avec les pouvoirs publics et le mouvement syndical à propos de questions importantes pour ses adhérents.

Outre la représentation nationale de ses membres, elle représente également le secteur privé guinéen à l’échelon international.

La Confédération Patronale des Entreprises de Guinée (CPEG) saisit l’opportunité de la proclamation de l’évaluation du niveau de représentativité des organisations patronales guinéennes pour lancer une invitation au Patronat de Guinée (PAG) et au Conseil National du Patronat de Guinée (CNP-Guinée) à une unité d’action visant à avoir un interlocuteur unique du secteur privé guinéen.

Par ce biais, le secteur mettra en marche d’action au service d’un dialogue social tripartite au service de la Guinée.

Ensemble, nous célébrerons dans les jours à venir, entre partenaires sociaux, la désignation de la CPEG comme organisation patronale guinéenne la plus représentative.

Que Dieu bénisse la Guinée.

Conakry, le 11 mars 2016

Le Secrétariat Général de la CPEG

 
Coopération : Le Président Turc et 234 Hommes d’Affaires à Conakry le 3 mars 2016

2016/3/3

Aujourd'hui en Guinée Conakry le 1er Mars 2016 - Le Président Turc Recep Tayyip Erdogan effectuera une visite de travail à Conakry le 3 mars 2016, dans le cadre d’une tournée ouest-africaine entamée le 28 février 2016 dans quatre pays à savoir la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Nigéria et la Guinée.

Ce voyage placé sous le signe de l’économie et des investissements viendra renforcer les liens de coopération diplomatique, économique et commerciale entre la République de Guinée et la République de Turquie. Le président Recep Tayyip Erdogan sera accompagné de 234hommes d’affaires Turcs qui vont explorer les opportunités d’investissement qu’offre la Guinée dans les secteurs porteurs de croissance tels que l’Agrobusiness, les Mines, le Commerce, les Transports, le Conseil et les Bâtiments et Travaux Publics.

Cette visite du Président Erdogan sera sans doute une occasion pour Ankara et Conakry de sceller des relations d’affaires fructueuses et durables. Elle sera aussi l’occasion de relancer les activités économiques entre les deux pays qui avaient connu un certain ralentissement.

En marge de la visite officielle, les 234 hommes d’affaires Turcs vont rencontrer le secteur privé guinéen en vue de tisser des partenariats gagnant-gagnant. Pour ce faire, des rencontres directes (B to B) vont être organisées par l’Agence de Promotion des Investissements Privés, la Conseillère du Président de la République en charge du Secteur Privé et le bureau du Conseil des Relations Economiques Extérieures Turc (DEIK) dans le but de permettre une mise en relation des deux secteurs privés, en vue d’aboutir à des investissements.

Cette cérémonie sera présidée par le Ministre d’Etat en Charge des Questions d’Investissement et du Partenariat Public-Privé, Monsieur Ibrahima Kassory FOFANA et le Président du Conseil des Relations Economiques Extérieures Turc, Monsieur Rifat Hisarciklioglu.

APIP GUINEE

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement


 


 
Economie : Proposition de solution face à la crise économique guinéenne

(Par Mamadou Gando Bah)

2016/2/23

Aujourd'hui en Guinée
VINGT (20) MILLIARS DE DOLLARDS ET UN TAUX DE CROISSANCE DE DEUX (2) CHIFFRES D’ICI CINQ ANS

Le contexte économique

En dépit d’un potentiel économique considérable, l’économie guinéenne a du mal à décollé et souffre des conséquences des mauvaises gestions des régimes qui ont précédé 2011. Elle enregistre pourtant en 2012 une croissance de 3,9%.

Le professeur Alpha Condé, premier président démocratiquement élu, jouit d’un bilan positif, salué par le FMI. Il a rééquilibré les comptes, relancé la croissance et obtenu le financement de programmes de développement. Mais au lieu de profiter des fruits de la politique de redressement du gouvernement, le pays a dû affronter l’épidémie d’Ebola qui a fortement ébranlé la relance.

Le secteur agricole guinéen fait vivre la moitié de la population et son fort potentiel est touché de plein fouet par le ralentissement commercial. Le secteur minier qui fournit 70% des revenus guinéens est touché également par la modération des cours des matières premières exportées. Le pays détient la moitié des réserves mondiales de bauxite et c’est un gros producteur d’or et de diamant. La Guinée dispose aussi d'énormes ressources hydrauliques. De plus le secteur tertiaire souffre de carences récurrentes, liées au sous-développement des équipements et des infrastructures (électriques, routiers, télécommunication).

Mais la crise sanitaire a brutalement interrompu les perspectives de décollage économique.

Depuis 2015, l’économie connait une véritable récession avec un taux de croissance de 0,5%.

Malgré ce tableau économique peu reluisant la guinée peut, avec une réorientation de la politique économique vers l’industrie, atteindre d’ici cinq ans un produit intérieur brut (PIB) de 20milliards de dollars et un taux de croissance de deux chiffres.

Ce défi la Guinée a les moyens de le relever, elle possède des atouts, du potentiel agricole et minier à valoriser, à rentabiliser au profit de l’Econome, au bénéfice des guinéens. Ce défi est loin d’être impossible, il suffit de regarder le PIB de quelques pays frontaliers.

En 2014, La Côte d’Ivoire avait un PIB de 35 milliard de dollars pour une prévision de 50 milliard de dollars pour 2020 .A la même période le Sénégal a présenté un PIB de 15 milliards de dollars, alors que la Guinée avait un PIB de 5 milliard de dollars.

Le PIB est l’élément de mesure de la richesse d’un pays, il est constitué de la production, de la richesse crée au cours d’une année par l’ensemble des résidents, (nationaux et étrangers). Il s’obtient donc essentiellement par le biais des investissements. C’est pourquoi il est fortement recommandé de promouvoir les investissements privés dans tous les secteurs d’activités en particulier dans les domaines agricoles et miniers. Pour y arriver, le président de la république qui vient de bénéficier à nouveau de la confiance des guinéens doit concentrer ces efforts autour des secteurs capables de générer énormément d’argent pour faire face aux multiples défis socio économiques.

Ces secteurs sont :

-la poursuite de la reforme de l’administration

-le développement de l’industrie agro alimentaire

-l’industrialisation du secteur minier

- le développement des services.

La mise en place de l’industrie exige une politique d’investissement cohérente et conforme aux attentes de l’économie internationale.

C’est pourquoi, pour rehausser le niveau des ambitions en termes de promotion d’investissements privés et publics, il est souhaitable que le ministère sans porte feuille des investissements et partenariats publics et privés soit placé au cœur du nouvel organigramme gouvernemental. Ce ministère doit être doté d’hommes nouveaux dans l’action et dans les idées dotés de compétence notoire en matière de management de négociation, de la promotion et de la coordination des investissements.

Ceci est d’autant important, sans investissements privés massifs, l’industrie est vouée à l’échec.

L’industrie est un passage nécessaire pour les pays en voie de développement qui possède des ressources naturelles importantes, de sortir de la pauvreté et de s’inscrire dans une dynamique émergente. Il faut donc s’affranchir du joug des aides extérieures qui ne nous aide pas à être économiquement indépendants, construire une économie solide et durable basée sur le développement des industries et les services.

L’exemple de la Côte d’Ivoire est éloquent, le président Alhassane Ouatara, a été élue dans un contexte de crise. Le PIB était pourtant de 25, 38 milliards de dollars en 2011.

Malgré cela, le président ivoirien a mis en place une politique d’agro industrie, il a encouragé la démultiplication des micros crédit et les banques agricoles. La grande innovation à été celle de mettre en place un Fonds de développement agricole qui a fortement contribué à accompagner les paysans et à amortir l’effet des aléas agricoles.

Le Nigeria est aujourd’hui le pays le plus riche d’Afrique. Cette réussite trouve son secret en grande partie dans l’industrie. Il ya depuis un certain nombre d’années une floraison d’industrie manufacturière, des industries d’automobiles et tant d’autres. Ce qui du coup, a permit au pays le plus peuplé d’Afrique de résister aux effets de la baisse du baril du pétrole.

Ces exemples de la Côte d’Ivoire et du Nigeria sont illustratifs de la place prépondérante qu’occupent l’agriculture et l’industrie dans le développement des ETATS.

La Guinée doit emboiter le pas à ces pays, et opter pour une économie de développement.

Cela est tout à fait possible avec une volonté politique, avec des femmes et des hommes intègres et possédants des capacités techniques à la hauteur des ambitions.

Les attentes de la population en termes d’urbanisation, d’eau, d’électricité, de logement d’emploi, etc…ne peuvent être résolues qu’avec de l’argent, beaucoup d’argents.

C’est pourquoi, il convient dans un premier temps d’orienter les efforts vers les secteurs qui sont capables d’apporter suffisamment de revenus.

A la lumière de profondes analyses, la reforme de l’administration publique, le développement de l’industrie agroalimentaire, l’industrialisation des mines et le développement des services peuvent apporter au PIB de la Guinée 20 milliards de dollars et un taux de croissance de deux chiffres d’ici 2020.

Apportons un regard détaillé sur chacun de ces secteurs à reformer.

LA POURSUITE DE LA REFORME DE L’ADMINISTRATION

L’élection du Président de la République dès le premier tour présente un double avantage, elle permet d’une part au président élu d’avoir des coudées franches vis-à-vis du lobby des partis politiques et ses corollaires de « compromissions » d’autre part de renforcer la légitimé du Président de la République qui du coup peut s’offrir le loisir de prendre des décisions audacieuses allant dans le sens des reformes.

Il est donc fondamental que le président de la république puise dans sa légitimité renforcée pour mettre en place un gouvernement de défi composé de cadres compétents et intègres capables d’apporter des résultats tangibles.

Toutes fois la compétence des ministres à eux seuls ne suffit pas, il faudra ​aussi que les structures administratives et les différents services publics soient animés par des hommes techniquement aptes et portants en eux les valeurs de la république.

D’où la nécessité de poursuivre la reforme de l’Administration.

En 2010, le Professeur Alpha Condé fraichement élu avait constaté qu’il a « hérité d’un pays et non un état » le constat était tristement juste. Absence d’exécutif légal, absence de parlement, justice inféodé a l’exécutif etc…

Bref, l’administration n’existait que de façade.

A l’arrivé du Professeur Alpha Condé de vastes reformes ont été engagées et qui ont permis d’améliorer les méthodes de gestion, de mettre en place des institutions comme l’Assemblée Nationale la Cour Constitutionnelle, l’Institut National des Droits de l’Homme, la Haute Autorité de Communication etc.…

Mais ces reformes bien qu’importantes sont insuffisantes pour doter à la Guinée une administration performante capable de produire des services publics de qualité pour passer d’une administration d’autorité à une administration de développement.

Trois clés sont nécessaires pour redynamiser l’Administration Publique :

1- Restructurer en fonction des besoins de développement tous les services publics en vue de supprimer les services improductifs et renforcer les services porteurs de performances ou de l’intérêt général. Pour les services vitaux, il est fondamental d’évaluer les besoins en personnel en moyen technique et financier pour une adéquation entre les besoins et les dotations.
Cette restructuration présente l’avantage de rationaliser les services et d’éviter les surplus de dépenses et le surnombre du personnel.

2- Ensuite il faut accorder un accent particulier à la formation des cadres et agents de l’Administration Publique. Les séminaires et ateliers n’offrent pas des outils techniques appropriés.
C’est pourquoi, au lieu de dépenser des sommes d’argents faramineuses pour des séminaires à l’étranger il est fortement recommandé si on veut doter notre administration de cadres compétitifs, la création des écoles de formation sectorielles, qui vont aux coté de l’Ecole Nationale d’Administration doter des compétences spécifiques aux cadres évoluant dans les secteurs prioritaires.

L’Etat pourrait par exemple cibler quatre secteurs les mines l’agriculture les travaux publics et les finances pour créer une Ecole Nationale des Mines, une Ecole Nationale des Ingénieurs Agricoles, une Ecole Nationale des Ponts et Chaussées et une Ecole Nationale des Finances Publiques.

La création de ces écoles présente un avantage non le moindre celui de permettre au pays de recourir de moins en moins aux experts étrangers qui coûtent souvent excessivement chers. En plus il y aura une valeur ajouté dans le rendement des services publics.

Le Gouvernement a déjà entrepris la mise en place de l’Ecole Nationale d’Administration ce qui est une très bonne chose en soit mais l’ENA produit des compétences générales. Or, l’administration n’a pas besoin que de simples administrateurs, elle a aussi besoin de cadres spécialisés pour cibler l’efficacité et l’efficience dans les secteurs d’activités.

Avec une volonté politique, il est tout à fait possible de réaliser ces écoles dans un bref délai, bien entendu en évitant de répéter les erreurs du Haut Commissariat à la Reforme dans son projet de mise en œuvre d’une ENA encore en attente.

3 - le dernier point de la reforme devra porter sur la gestion des carrières et la mutation.

Les différents ministres qui ont passé à la tête de la fonction publique ont montré leur limite dans la gestion des carrières .Ils s’attèlent tous au recrutement et à la mise à la retraite.

Cependant des questions telles les notations, l’avancement l’évolution en grade doivent faire l’objet d’un dossier communicable aux intéressés.

En plus vous avez des promotions au sein des structures techniques qui ne tiennent compte pas du niveau de la formation et de l’ancienneté.

En outre, il ressort un constat alarmant, celui de voir des cadres concentrés à Conakry et ce, au détriment du fonctionnement normal de l’administration de l’intérieur.

Il est important donc de promouvoir une politique de motivation pour pousser les cadres et agents à travailler durablement dans les services déconcentrés de l’intérieur.

Cette motivation peut se faire par le biais d’une amélioration différenciée des conditions de vie (véhicules, motos, primes, logement etc.…)

L’administration se trouve au cœur du développement, c’est elle qui pilote les secteurs d’activités.

Il est donc important dans une économie dominé par une population rurale de faire en sorte que cette administration contribue au développement des industries agro alimentaires.

LES INDUSTRIES AGRO- ALIMENTAIRES

En 2014 la population active agricole de la Guinée s’élevait à 82, 31%, à la même période la population active agricole de la Côte d’Ivoire était de 68%.

En analysant la part du produit intérieur brut agricole dans le PIB total, il ressort pour la Guinée, cette part est de 20,2% et celle de la cote d’ivoire 25,9%.

Cette proportion importante du PIB agricole de la Côte d’Ivoire s’explique d’une part par la diversification des produits agricoles qui touchent à la fois le café, le cacao, mais aussi la banane, le manioc et tant d’autre, d’autre part par une politique de mécanisation voire d’industrialisation du secteur.

L’exemple de la Côte d’Ivoire mérite d’être suivi d’autant que la Guinée possède un potentiel agricole extrêmement riche et varié.

La création d’industries dans le secteur agricole permet de transformer les différents produits agricoles sur place.

La filière agro alimentaire de la Côte d’Ivoire comprend 700 entreprises, emploi 300 000 personnes avec un chiffre d’affaire de 4,5 milliards d’euro.

La Guinée peut tout à fait réaliser ce rendement voire en faire plus. Il suffit de regarder de près la variété des produits agricoles qui existe dans les différentes régions naturelles.

La configuration agricole en Guinée fait ressortir des atouts spécifiques par région naturelle.

La Basse Guinée possède des terres favorables aux cultures du riz, de la banane mais également aux fruits de toutes sortes.

Il est donc tout à fait possible d’encourager la création d’industrie de transformation du riz et des fruits. Cela va générer des produits finis dont la commercialisation va rapporter à coup sur beaucoup d’argents aux caisses de l’Etat mais également aux industriels et aux entreprises de distribution et de commercialisation.

Un usine ou Entreprise qui parvient à réaliser avec succès sa production et sa politique de vente peut atteindre des chiffres impressionnants.

En prenant l’exemple sur la société sénégalaise d’eau KIRENE. Cette Société a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaire de 2 milliards de FCFA.

Alors procédant à une simulation, en prenant un exemple d’une usine de jus d’acajou.

La région de Boké est particulièrement riche en noix d’acajou. A chaque récolte, les producteurs revendent les noix d’acajou à des sommes d’argent qui ne profitent presque pas à l’Etat.

L’existence d’une usine d’acajou va amener les producteurs de BOKE à revendre les produits à l’industriel sur place. L’usine va employé au moins entre 20 à50 voire 100 salariés qui vont tous rentré dans le cercle des consommateurs potentiels .Ce qui constituent de l’argent pour l’ETAT quand on sait qu’à chaque consommation il est appliqué une TVA de 20%.

Ensuite l’Etat pourra appliquer l’impôt sur les sociétés qui est de 35% .L’ETAT peut également participer à la formation du capital et bénéficier des dividendes.

A cela il faut ajouter, la création des entreprises de distribution de transport et de commercialisation. Ces entreprises vont également payé des taxes à l’ETAT.

Autant des possibilités pour L’ETAT d’avoir de l’argent grâce au fonctionnement d’une usine de transformation.

La politique consistera donc à faire en sorte que tous les produits agricoles fassent l’objet de transformation sur place pour non seulement enrichir les guinéens sur place mais également renflouer les caisses de l’ETAT. Il en sera de même pour les pommes de terre du FOUTA du café et les locaux et les palmes de la Guinée Forestière, des ignames, patates et manioc de la Haute Guinée et de tous les fruits qui existent dans le pays ainsi que le riz.

Revenons sur l’exemple de l’usine d’acajou. A supposer que l’usine parvient à conquérir le marché local et les marchés des pays frontaliers, elle sera capable de réaliser un bénéfice de 2 milliards de francs guinéens ou plus.

L’impôt sur la société (IS) sera de 700 000 000. Ce montant ajouté aux dividendes et à la TVA et aux différentes taxes peut être élevé jusqu’à 2 milliards de francs Guinéens.

Avec une politique à outrance d’industrialisation de l’agro alimentaire, le pays peut avoir une centaine d’usine et 1000 entreprises, ce qui à coup sur permettra d’obtenir la prévision des 5 milliards de dollars en cinq ans.

La création de ces industries est possible avec les operateurs économiques guinéens. . Il suffit de les encourager dans ce sens par des mesures fiscales allégées, des garanties de sécurité etc.

Il convient donc de définir une stratégie claire permettant de rentabiliser le secteur. Tout d’abord, organiser les paysans en coopératives au niveau de chaque région tout en laissant libre cour à la concurrence.

En suite, il est fondamental que la production ne serve pas seulement à la consommation locale, il faut donc créer des conditions nécessaires d’exportations. La guinée doit passer d’une économie inerte à une économie dynamique orientée vers l’exportation. Il est tout à fait possible d’exporter les jus de pommes de terre du FOUTA au Sénégal, en Cote d’Ivoire, en Guinée Bissao … de même les producteurs de la haute guinée peuvent exporter les produits au Mali voisin, les Usines de la Guinée Forestière peuvent également exporter leurs produits en Côte d’Ivoire, au GHANA.

Favoriser l’exportation des produits agro alimentaires permet aux Entreprises d’augmenter leur chiffres d’affaires et à l’Etat d’engranger des devises.

L’industrialisation et l’organisation du secteur agricole en fonction des atouts de chaque région naturelle permettra à se secteur de produire et exporter des produits finis à la marque Guinéenne.

Pour atteindre donc, l’objectif chiffré du secteur agricole qui est de CINQ MILLIARDS de dollars en 5 ans, je propose :

1- un partenariat SUD-SUD notamment avec des industries agricoles chinoises ou thaïlandaises dont l’expertise est connue dans ce domaine.
Ce partenariat permettra d’avoir des usines modernes capables de produire de grandes quantités dans un court temps.

2- L’implication des operateurs Economiques Guinéennes dans la création industrielle.
3- L’ouverture d’une banque agricole subventionnée par l’ETAT.
Il convient de préciser que les banques primaires sont souvent réticentes à accorder des prêts aux agriculteurs du fait du risque lié aux aléas. D’où la nécessité pour l’Etat d’accompagner les paysans par l’ouverture de banques agricoles. Il est vrai que l’Etat guinéen n’a pas beaucoup d’argent mais un montant de 100 milliard de GNF pourra assurer le départ.

4- Je propose également à l’image de la Cote d’Ivoire, la mise en place d’un Fonds Agricole.
5- La création d’une Agence des Participations de l’ETAT pour coordonner les différentes participations que l’Etat peut avoir dans les entreprises.
Tout en relançant l’agriculture l’Etat pourra également créer des conditions de l’industrialisation du secteur minier.

L’INDUSTRIALISATION DU SECTEUR MINIER

L’objectif chiffré pour le secteur des mines est de DOUZE MILLIARDS DE DOLLARS du PIB d’ici 5 ans.

Je partage l’avis des analystes qui disent que le secteur minier est une ‘forêt’, du fait du croisement des intérêts souvent avec des sociétés multinationales qui sont souvent plus puissants que les Etats.

C’est pourquoi la création d’une Ecole Nationale des Mines pour préparer les cadres à aborder de manière plus responsables les négociations des contrats mais aussi pour qu’ils soient au cœur de la chaine d’exploitation et de la commercialisation des produits miniers.

Sans une implication plus éclairée des cadres guinéens, les mines guinéennes ne profiteront qu’aux multinationales.

C’est un préalable nécessaire qui est celui de former les cadres du secteur minier, de définir un cadre incitatif aux investissements, de proposer une diversification des produits miniers.

L’idée c’est d’amener les industriels à transformer les produits miniers sur place.

Cela va permettre à la Guinée de réaliser des profits importants. Car il faut dire que la vente de la bauxite rapporte peu d’argent au pays. Une tonne de bauxite coûte en moyen 150 à 500 dollars .Alors que la tonne d’aluminium rapport jusqu’ ‘à 1516,49 dollars la tonne (2015).

Prenons l’exemple de la CBG qui a réalisé en 2014 une production de 15 239 218 de tonnes métriques de bauxite.

A supposer une vente de cette production a un prix moyen de 300 dollars la tonne, le montant obtenu sera de 15239218*300= 4 571 765 400 dollars.

Alors que la même quantité de tonne en aluminium vendue au prix de 1516,49 dollars va rapporter 23 110 121 704 dollars. A l’analyse de ces deux exemples on se rend à l’évidence de la différence abyssale qui existe entre une politique orienté dans le commerce des matières premières et une politique axée à l’industrialisation, au commerce des produits finis.

Avec la volonté et l’engagement des uns et des autres sans démagogie ,sans « politicionisme » ,le pays pourra à la surprise des pessimistes créer des usines de transformation de bauxite ,d’or ,de fer ,de diamant et tant d’autres métaux que la nature nous a gratuitement dotée.

Même avec une ou deux usines de transformation dans les cinq premières années, l’objectif chiffré pourra être atteint.

L’exemple de rendement du commerce de l’aluminium est illustratif et fait ressortir de manière éloquente le sucés financier que peut rapporter une politique de transformation de produits miniers sur place.

C’est pourquoi il est fortement conseillé d’opter pour une politique d’industrialisation car cela présente plusieurs avantages dont entres autres :

-L’élargissement de l’assiette fiscale

-l’augmentation des gains de productivités

-la création de petites et moyennes entreprises de distribution, de transport et de commercialisation ;

-les quotte part liés aux participations de l’ETAT ;

-les dividendes ;

-l’emploi…

Ce secteur peut donc rapporter jusqu’à 12 milliard au PIB pour cela je propose :

1 -un partenariat avec des industries qui ont apporté leur preuve dans des pays en voie de développement et dans les pays développés ;

2 -une poursuite de la politique d’électrification du pays ;

3-Une politique d’encouragement des investissements privés locaux et étrangers ;

4-une adéquation du code minier au contexte économique international ;

5-la création d’un Ministère de l’Industrie des Petites et moyennes Entreprises et de la promotion des investissements publics et privés ;

Je trouve qu’il est important de ramener le Ministères des investissements et partenariats publics et privés dans le porte- feuille du Ministère de l’industrie. Ceci pour faciliter une cohérence entre les investissements et la promotion des industries et entreprises.

6-La lutte contre la corruption, des pots de vins et l’insécurité ;

7-Une forte promotion du partenariat public privé

8-la relance du partenariat avec Rio Tinto.



L’accroissement des investissements dans le secteur des mines présente plusieurs avantages :

- L’élargissement de l’assiette fiscale
- Les gains liés à la participation de l’ETAT
- Les dividendes
- La création de l’emploi
- La démultiplication des entreprises de distribution et de commercialisation…
Les secteurs agricoles et miniers doivent sortir du stade primaire pour être industrialisés afin d’apporter une plus-value significative à l’économie guinéenne.

Le secteur des services va combler le gap des trois milliards de dollars.

LES SERVICES PUBLICS ET PRIVES



Le gap des Trois milliards de dollars sera obtenu à partir du développement des services et des autres secteurs d’activités qui du coup vont bénéficier de l’effet ricardien ( en référence à la théorie des avantages comparatifs de David Ricardo).

Il y aura notamment avec la promotion des investissements, une santé financière pour les hôtels, la gastronomie, les transports et la téléphonie.

Le port et l’aéroport seront également plus rentables avec l’augmentation du mouvement des biens et des services.

A cela, il faut ajouter le développement du secteur du tourisme qui va sans doute apporter beaucoup de devises aux caisses de l’Etat et contribuer à la création des emplois directs et indirects.

Le tourisme est l’un des secteurs importants de l’économie et une source de devises pour le pays. Le tourisme a un effet d’entrainement sur d’autres secteurs économiques, tels que le transport, les communications, l’artisanat, le commerce et le bâtiment.

Au-delà donc, de ce qu’il peut apporter en termes de devises pour le pays, le tourisme est un secteur qui va favoriser l’ouverture de la Guinée au monde extérieur.

Eu égard à l’importance du secteur et compte tenu de l’état délabré de la plupart des sites touristiques, il est fortement conseillé de créer une cellule de réflexion qui va produire un document de propositions concrètes de relance du tourisme.

Le secteur du transport est également porteur d’énormes recettes. Il suffit de gérer de manière rationnelle les recettes issues des différends moyens de transport (aérien, maritime, terrestres…).

C’est pourquoi les Agences de Navigation Aérienne et Maritimes doivent faire l’objet d’une gestion seine, rationnelle et optimale.

Toutes ces d’activités de productions de biens et de services contribuent au delà des gains liés aux participations de l’Etat à renforcer les possibilités fiscales qu’elles soient douanières, immobilières, domaniales ou des taxes dues aux prestations mais également à recouvrer des recettes non fiscales.

Il y aura donc d’énormes marges de manœuvres pour l’ETAT d’avoir de l’argent et de faire de moins en moins de recours aux aides extérieures.

Sans avoir la prétention de minimiser les efforts orientés pour l’obtention des aides extérieures, qui, sans doute, constituent des oufs de soulagement dans les situations difficiles, je pense en toute conviction, que les Etats Africains ne peuvent atteindre leur objectif de développement qu’en accentuant leur effort dans la mobilisation des recettes internes. Cela passe à mon humble avis par une valorisation des atouts existants et par une appropriation plus exprimée des politiques publiques orientées dans l’industrie et le développement des services.

Depuis des décennies, l’Afrique, particulièrement la Guinée exporte les matières premières, mais la pauvreté est toujours là, le besoin de l’aide extérieure est toujours présente.

Les Etats occidentaux ont démarré leur économie par l’industrie. Ceci est possible dans notre pays, il suffit d’élever le niveau des ambitions et crée un sursaut national.

Quant à la téléphonie mobile, elle constitue un secteur qui apporte également beaucoup d’argent.

L’Agence de Régulation des Postes et Télécommunication doit veiller à optimiser les recettes dans ce secteur notamment dans les facturations des appels et ‘l’attribution des licences.

En résumé,

Certes, la tâche ne sera pas facile, puisqu’elle demande plus de moyens humains, matériels voire financiers, mais rien n’est impossible face à la volonté humaine.

Les guinéens doivent transformer la force qui leur à permit de rester debout dans les moments les plus difficiles en énergie inépuisable pour relever le défi économique.

C’est possible avec l’engagement de tous pour une Guinée émergente.

Cet objectif est proche avec une reforme de l’administration publique capable d’animer des services publics au profit de la population, un développement de l’industrie agroalimentaire et une industrialisation des mines.

La redynamisation de ces secteurs sus- mentionnés, ajoutée au développement des services animés par l’entreprenariat privé et le tourisme, la Guinée peut s’attendre à un Produit Intérieur Brut de VINGT MILLIARS DE DOLLARS et un taux de croissance de deux(2) chiffres à l’horizon 2020.

Les propositions développées dans ce document sont, réalisable en cinq ans.

Je suis convaincu que c’est possible de :

-développer l’industrie agro-alimentaire ;

- créer au moins une industrie de production de produits finis de nos mines ;

- valoriser le tourisme ;

- Optimiser les recettes du secteur des transports ;

- Rentabiliser au mieux les recettes de la téléphonie et des autres services publics et privés ;

- Créer une Agence de participation de l’Etat qui va coordonner les différentes participations de l’Etat dans les usines et entreprises ;

- unifier le ministère de l’industrie des petites et moyennes entreprises et celui de la promotion des investissements publics, privés et du partenariat publics et privés pour une meilleure cohérence des investissements dans le secteur industriel ;

- Créer des écoles de spécialité pour mieux préparer les cadres à contribuer au succès du projet de développement

- créer une cellule de réflexion qui va produire un document de propositions concrètes de relance du tourisme.


Mamadou Gando BAH

Spécialiste en Gestion Publique

631891848/ 620027503

gando483@gmail.com


 
Rio Tinto annonce une perte, mais le gouvernement guinéen rassure

2016/2/11

Aujourd'hui en Guinée Le Gouvernement guinéen informe que Rio Tinto a communiqué aux partenaires du projet Simandou Sud une décision comptable publiée dans son rapport sur l’exercice 2015.

La décision strictement comptable d’un des partenaires est sans impact sur la valeur du projet et sa réussite certaine. Simandou Sud est le plus grand gisement de fer inexploité au monde, avec une qualité de minerai exceptionnelle et une durée de production supérieure à 40 ans. La valeur hautement concurrentielle de Simandou Sud en fait une opportunité incontournable pour les investisseurs internationaux et les leaders industriels des marchés mondiaux du fer d’aujourd’hui et de demain.

Le Gouvernement guinéen est pleinement confiant dans la réussite du projet.

Le développement du projet Simandou Sud se poursuit conformément au calendrier convenu avec les partenaires. La prochaine étape est la finalisation des Etudes de Faisabilité Bancable dont les versions initiales sont en cours d’examen par le Gouvernement guinéen et les partenaires.

Dans une déclaration publiée ce 11 février 2016, la Société Financière Internationale (« SFI», groupe Banque mondiale), partenaire du projet, a dit : « La SFI continue d’appuyer pleinement le travail en cours sur le projet Simandou, y compris l’Etude de Faisabilité Bancable et les initiatives relatives au contenu local pour le soutien à l’emploi et aux fournisseurs guinéens. Simandou est un gisement de minerai de fer de classe mondiale, à faible coût, avec un potentiel économique important pour la Guinée, et nous attendons avec intérêt de travailler avec le Gouvernement guinéen et nos autres partenaires de Simandou pour son développement ».

Note aux rédactions

Simandou Sud est le plus grand gisement de fer inexploité au monde avec un minerai d’une qualité supérieure (65,5% Fe). Sa capacité de production annuelle s’élève à 100 millions de tonnes en pleine production, pour une durée supérieure à 40 ans.

Par la quantité et la qualité exceptionnelles de son minerai, le gisement a la capacité de garantir à ses partenaires une position de leaders sur les marchés mondiaux du fer pour des décennies. Simandou Sud est un projet à long terme, particulièrement résilient à l’évolution des cours mondiaux des matières premières.

Simandou Sud est le plus grand projet intégré mine-infrastructures en développement en Afrique. Ce projet de classe mondiale a la capacité de soutenir la transformation économique de la Guinée et contribuera au développement des infrastructures de transport du pays. Le projet comprend trois composantes principales : la mine ; un nouveau chemin de fer multi-usagers de 650 km reliant le Sud-Est de la Guinée à la côte, le long du « Corridor de Croissance Sud » ; un nouveau port en eau profonde multi-usagers.
Les partenaires du projet sont la République de Guinée, Aluminium Corporation of China («Chinalco »), Rio Tinto et la Société Financière Internationale (« SFI », groupe Banque mondiale).

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
PRISE DE CONTACT ENTRE LE MINISTRE DU BUDGET ET L’AMBASSADEUR DES ETATS UNIS EN GUINEE.

2016/2/11

Aujourd'hui en Guinée Le Ministre du Budget a reçu en audience dans l’après midi de ce Mercredi 10 Février, l’Ambassadeur des Etats Unis en Guinée Dennis B. Hankins. Le diplomate américain accompagné de son conseiller économique et commercial Michael Westendorp était venu discuter avec le nouveau responsable du Budget National autour de la situation socio-économique de la Guinée.

Les échanges ont porté sur la relance de l’économie nationale, les difficultés économiques auxquelles le gouvernement fait face, et les stratégies de développement pour les 5ans à venir. Une occasion pour le Chef du Département du Budget de revenir sur les charges supportées par le gouvernement guinéen.

De la subvention de l’eau et du courant électrique en passant par la prise en charge de la production locale du riz jusqu’au manque à gagner que peut entrainer la baisse du prix du carburant à la pompe, le Ministre Doumbouya a détailler l’effort consenti par les autorités du pays pour améliorer les conditions de vie de la population. Cet effort a cependant besoin de l’appui des partenaires internationaux a souligné Dr Doumbouya.

Le diplomate américain très attentif aux points soulevés par le ministre guinéen a fait part de la volonté du peuple américain d’apporter son soutien à la Guinée.

Il précisera par ailleurs que pour le retour des investisseurs en sol guinéen, certaines conditions se posent : la transparence dans la gestion économique et les dépenses publiques, l’adhésion aux initiatives de garantie.

Les discussions ont également porté sur la modernisation et le rajeunissement de l’administration publique. Le Ministre Doumbouya se dit confiant quant à l’intégration d’une nouvelle génération dans le secteur public pour améliorer l’administration. Pour arriver à cela l’ouverture d’institutions d’enseignement supérieur de qualité et le renforcement des universités publiques s’imposent a précisé le Ministre Mohamed Lamine Doumbouya.

CCG

 
Tué dans l'exercice de son métier!!!

2016/2/5

Aujourd'hui en Guinée Vendredi 8 janvier. Camp Samory. Je suis à Conakry depuis une semaine. J’assiste à la prise de fonction de Dr. Mohamed Diané, nommé quelques jours auparavant ministre d’Etat chargé de la Défense nationale. La salle est comble. Hormis les ministres et autres hauts cadres qui occupent la première rangée des invités, je ne connais pas grand monde. J’ai quitté la Guinée il y a bien longtemps. Une kyrielle de journalistes et de photographes s’affairent. Je remarque immédiatement la présence d’un jeune qui prend des notes, habillement frugal. Cela me replonge à mes débuts dans le métier. Sa façon de faire me rappelle mes premiers pas, en 1994. Je bouillonne d’impatience. Je « l’apostrophe » et lui pose instinctivement la question : vous travaillez pour quel site ?

Je ne comprends bien sa réponse. Les discours ont commencé. Je lui demande de me « passer » son numéro, ainsi que son adresse mail. Qu’il griffonne sur un bout de papier que je conserve. Soigneusement. Je suis conquis par je ne sais quoi. Je promets de l’appeler. Mon téléphone est déchargé. Après la cérémonie, je rentre à mon hôtel, en compagnie de Mamadou Dian Baldé, directeur du Groupe de presse L'indépendant. J’appelle, aussitôt le portable rechargé. Je lui demande sa « position », il me répond d’une voix courtoise qu’il est déjà en banlieue.

Il m’envoie un SMS pour me transmettre le numéro d’un photographe que je lui avais gentiment demandé de noter pour moi lors de la cérémonie. J’insiste pour le revoir. Il m’indique que les samedis, il couvre l’assemblée générale de l’Ufdg. Je promets de passer le voir. Mes occupations m’en empêchent. Il m’envoie un link dimanche pour me permettre de lire son article sur la passation de service au ministère de la Défense. Professionnel. Lundi, je dois prendre l’avion pour Florence. Avant, encore de nombreux rendez-vous à honorer : à la Primature, à la Présidence, au camp Samory. J’insiste quand même pour le rencontrer. J’ai une fenêtre à l’heure du déjeuner.

Je lui demande de passer me voir chez Luigi à la Cité chemin de fer. Il tarde à se présenter. J’impatiente. En sortant du restau, je l’appelle de nouveau. Il m’indique avoir « déplacé » un taxi-moto et qu’il est dans la Cité en train de rechercher « mon » restaurant. Je lui laisse un « message » à la caisse. Je suis dans la voiture, prêt à quitter les lieux, quand je le vois arriver sur la moto. Je n’ai vraiment plus le temps. Je dois retourner à l’hôtel faire mes valises. Va voir la caissière de ma part, lui dis-je. Il me rappelle moins de cinq minutes après pour me dire qu’il a reçu le message. Il semble content de mon « message », puisqu’il n’arrête pas de me remercier. Ses paroles résonnent encore dans mes oreilles. Repose en paix El-Hadj Mohamed Diallo. Tu avais le droit de vivre pour continuer à exercer ton métier. Quel gâchis pour la Guinée !

Aladji Cellou

 
Tué dans l'exercice de son métier!!!

2016/2/5

Aujourd'hui en Guinée Vendredi 8 janvier. Camp Samory. Je suis à Conakry depuis une semaine. J’assiste à la prise de fonction de Dr. Mohamed Diané, nommé quelques jours auparavant ministre d’Etat chargé de la Défense nationale. La salle est comble. Hormis les ministres et autres hauts cadres qui occupent la première rangée des invités, je ne connais pas grand monde. J’ai quitté la Guinée il y a bien longtemps. Une kyrielle de journalistes et de photographes s’affairent. Je remarque immédiatement la présence d’un jeune qui prend des notes, habillement frugal. Cela me replonge à mes débuts dans le métier. Sa façon de faire me rappelle mes premiers pas, en 1994. Je bouillonne d’impatience. Je « l’apostrophe » et lui pose instinctivement la question : vous travaillez pour quel site ?

Je ne comprends bien sa réponse. Les discours ont commencé. Je lui demande de me « passer » son numéro, ainsi que son adresse mail. Qu’il griffonne sur un bout de papier que je conserve. Soigneusement. Je suis conquis par je ne sais quoi. Je promets de l’appeler. Mon téléphone est déchargé. Après la cérémonie, je rentre à mon hôtel, en compagnie de Mamadou Dian Baldé, directeur du Groupe de presse L'indépendant. J’appelle, aussitôt le portable rechargé. Je lui demande sa « position », il me répond d’une voix courtoise qu’il est déjà en banlieue.

Il m’envoie un SMS pour me transmettre le numéro d’un photographe que je lui avais gentiment demandé de noter pour moi lors de la cérémonie. J’insiste pour le revoir. Il m’indique que les samedis, il couvre l’assemblée générale de l’Ufdg. Je promets de passer le voir. Mes occupations m’en empêchent. Il m’envoie un link dimanche pour me permettre de lire son article sur la passation de service au ministère de la Défense. Professionnel. Lundi, je dois prendre l’avion pour Florence. Avant, encore de nombreux rendez-vous à honorer : à la Primature, à la Présidence, au camp Samory. J’insiste quand même pour le rencontrer. J’ai une fenêtre à l’heure du déjeuner.

Je lui demande de passer me voir chez Luigi à la Cité chemin de fer. Il tarde à se présenter. J’impatiente. En sortant du restau, je l’appelle de nouveau. Il m’indique avoir « déplacé » un taxi-moto et qu’il est dans la Cité en train de rechercher « mon » restaurant. Je lui laisse un « message » à la caisse. Je suis dans la voiture, prêt à quitter les lieux, quand je le vois arriver sur la moto. Je n’ai vraiment plus le temps. Je dois retourner à l’hôtel faire mes valises. Va voir la caissière de ma part, lui dis-je. Il me rappelle moins de cinq minutes après pour me dire qu’il a reçu le message. Il semble content de mon « message », puisqu’il n’arrête pas de me remercier. Ses paroles résonnent encore dans mes oreilles. Repose en paix El-Hadj Mohamed Diallo. Tu avais le droit de vivre pour continuer à exercer ton métier. Quel gâchis pour la Guinée !

Aladji Cellou

 
Le Ministre du Commerce tape du poing sur la table.

2016/2/5

Aujourd'hui en Guinée Suite à la "pénurie" de carburant volontairement créée et entretenue par certains gérants de stations de service à l'intérieur du pays notamment à Kindia et Boké, le Ministre du Commerce, Marc Yombouno, préside en ce moment même, une importante réunion de travail.

Cette séance de travail se fait en présence des différents patrons de société de distribution de produits pétroliers en vue de dénoncer cet état de fait et prendre des mesures correctives nécessaires pour y remédier.

Cette situation intervient au moment où le Gouvernement et les partenaires sociaux sont en négociation suite à l'introduction d'une plateforme revendicative de ces derniers.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
La FIDH, l’OGDH et l’AVIPA
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Dépêches
L'UA/Nord-Mali
TV Aujourd'hui-en-guinée

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