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22 Décembre 2014 - 21h14


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Décès de Hadja N'Sira Condé : Les condoléances d'Antonio Souare, PDG du Groupe Business Marketing

2014/12/22

Aujourd'hui en Guinée C'est avec une profonde tristesse que j'apprends le Rappel à ALLAH, dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 décembre 2014, de Hadja N'Sira Condé, sœur aînée du président Alpha Conde.Je suis d'autant ému par cette cruelle nouvelle que j'ai effectué le vol Conakry-Paris du mercredi 17 décembre 2014, pas loin de la défunte, Hadja N'Sira Condé qui, à travers son défunt frère, Malick Condé, était également une sœur.

En cette douloureuse circonstance pour nous tous, j'exprime au nom de l'ensemble du personnel de mon Groupe (Guinée-Games, CIS-Tv, Horoya), ma profonde compassion au président de la République, le professeur Alpha Conde, aux familles Condé, Camara et alliées, aux Institutions de la République.

QU'ALLAH, notre créateur, accueille l'âme de Hadja N'Sira Condé, dans son paradis éternel. Amen

Antonio Souare,
Président du Groupe Guinée Business Marketing
(Guinée -Games, CIS-TV, Horoya club, centre sportif (Dubreka)

 
Dubréka : « Les Moulins de Taiba », offrent des kits et de l'argent aux populations !

2014/12/22

Aujourd'hui en Guinée L'usine de fabrique de farine les « Moulins de Taiba », sise à Kabgelen (Dubréka), a fait un don de kits d'hygiène aux Dubrékakas, d'une valeur de 100 millions de francs glissants et un chèque de 30 millions, pour les familles confinées. C'est leur contribution dans la lutte contre l'épidémie qui a déjà fait 14 décès dans la zone. La cérémonie de remise s'est déroulée dans l'enceinte du bloc administratif de Dubréka, sous la Présidence de madame Fatoumata Binta Diallo, ministre de l'Industrie des Petites et Moyennes Entreprise et de la Promotion du secteur privé, en compagnie des cadres de son département et en présence de Mme Aicha Sako, préfèt de la localité, de Mr Eby Aly Jean, directeur général des « Moulins de Taiba », ainsi que des cadres préfectoraux et quelques habitants de la localité.

A l'entame, Mme la préfet a souhaité la bienvenue aux hôtes et remercié les donateurs qui sont les premiers, parmi les industrielles installés dans la Zone à faire un tel geste qui va droit au cœur des citoyens et autorité de Dubreka qui subit de plein fouet l'épidémie d'Ebola. Sur la situation de la maladie à Dubréka, Mme Aicha Sako a expliqué : « Depuis l'apparition du premier cas d'Ebola, nous avons mis en place un comité préfectoral et des comités sous-préfectoraux de riposte à Ebola.

Ces comités se réunissent par semaine pour faire la situation de l'épidémie. Le plan d'action est axé sur la surveillance au niveau des structures sanitaires et la sensibilisation sur le changement de comportement. Cela nous a permis de former 15 agents de santé, huit chefs de centre de santé, deux directeurs d'hôpitaux, cinq médecins-chefs et 40 agents communautaires.

Ensuite toutes les structures sanitaires publiques ont été dotées de kits d'hygiène, des sentinelles de surveillance ont été installées dans 12 unités industrielles, dont la zone de Kaléta. 22 chefs de quartiers, 202 imams et 12 prêtres ont été formés pour sensibiliser dans les différents marchés et quartiers. » Pour lutter contre la réticence des populations qui ne croient pas à l'existence de l'épidémie. Dubréka a enregistré 29 cas dont 14 décès, six guéris et 145 sont en observation.

De son coté, Eby Aly Jean, directeur général des « Moulins de Taiba », s'en est expliqué aussi : « Nous avons décidé de ne pas être en marge de la lutte contre l'épidémie Ebola qui gagne du terrain dans notre préfecture. Les valeurs de notre entreprise qui fait parti du groupe AON, consistent à associer notre vie à celles des populations environnantes. Ce mal qui frappe Dubreka nous concerne donc à plus d'un titre. C'est pourquoi, nous participons à travers ces kits d'hygiène à hauteur de 100 millions de francs guinéens et un chèque de 30 millions pour les familles déjà confinées afin de leur permettre de vivre dignement cette période en limitant du cout leur mobilité facteur important de la propagation de la maladie. Nous espérons que ce don va aider à bloquer la chine de contamination et enrayer le mal dans le pays. »

Pour Fodé Tass Sylla, chargé de Com de la Coordination nationale de riposte à Ebola, « le problème n'est plus l'épidémie, mais la réticence. Aujourd'hui, aucun Guinéen ne peut nier l'existence de la maladie. Nous passons les consignes d'hygiène à respecter en boucle dans tous les médias, mais les gens refusent d'accepter et cela complique la tâche. Nous avons quatre centres de traitement, trois centres de transit, des ambulances et véhicules pour la prise en charge des malades et des corps. Il faut que tout le monde s'y mette pour que les populations ouvrent leurs portes à nos équipes, car on peut guérir d'Ebola. Dubréka est beaucoup en avance selon les explications de Mme le préfet et l'acte que viens de poser les Moulins de Taïba est un acte citoyen qui bénéficie directement aux populations locales suffisamment éprouvées… »

Pour Dame Fatoumata Binta Diallo, ministre de l'Industrie des PME et de la promotion du secteur privé, Ebola est une maladie méconnue par les Guinéens. C'est pourquoi les sensibilisations ne sont jamais assez. « Tous les Guinéens doivent être déterminés dans la lutte contre cette maladie. Le geste que vient de faire la direction générale des « Moulins de Taiba » doit être suivi par toutes les autres unités industrielles. », a martelé Mme la ministre qui fortement apprécié l'acte.

Boubacar Diallo


 
Situation de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola en Guinée

2014/12/20

Aujourd'hui en Guinée Du début de l’épidémie jusqu’à la date du 18 Décembre 2014 à 18 heures, la Guinée a enregistré 2492 cas dont 1565 décès (soit 62.8 %) répartis comme suit :
- Cas confirmés : 2202 dont 1302 décès,
- Cas probables : 263 dont 263 décès,
- Cas suspects : 27.

Au total 807 personnes confirmées sont sorties guéries des centres de traitement (soit 36,6 %).

Dans la journée du 18 Décembre 2014, le nombre de cas hospitalisés dans les différents centres de traitement du pays est réparti comme suit :

- CTE de Guéckédou : 35 cas sont hospitalisés, dont 33 cas confirmés. Ces patients proviennent de Kouroussa : 1 ; Kissidougou : 26 ; Dabola : 1 ; Guéckedou : 3 et Macenta : 2 et 2 cas suspects provenant de Kissidougou.

- CTE de Macenta : 08 cas dont 4 confirmés et 4 suspects sont hospitalisés.

- CTE de Conakry : 53 cas dont 45 cas confirmés et 8 cas suspects sont hospitalisés.

- CDT de Kérouané : 07 cas dont 6 cas confirmés et 01 suspect sont hospitalisés.

- CDT de Forécariah : 06 cas suspects sont hospitalisés.

- CDT de Nzérékoré : 07 cas dont 5 cas confirmés et 2 suspects sont hospitalisés.

- CDT de Siguiri : aucun malade hospitalisé.

Ce qui fait un total de 116 cas dont 93 confirmés et 23 suspects dans les centres de traitement du pays.

CONSTATS :

Nombre de préfectures nouvellement touchées cette semaine : 0
Nombre de préfectures antérieurement touchées ne notifiant pas de cas depuis plus de 42 jours (Foyers calmes) : 05 (Boké, Boffa, Dalaba, Pita et Dinguiraye).

Nombre de foyers ayant notifié au moins un cas durant les 21 derniers jours (Foyers actifs) : 18 (Macenta, Nzérékoré,

Guéckédou, Beyla, Lola, Kindia, Kankan, Siguiri, Faranah, Conakry, Coyah, Forécariah, Kérouané, Dubréka, Kissidougou, Kouroussa, Dabola et Télimélé) ;

Nombre de préfectures n’ayant jamais été touchées par l’épidémie : 10 (Fria, Mandiana, Gaoual, Koundara, Lélouma, Mali, Labé, Koubia, Tougué et Mamou)

ACTIVITES REALISEES :

1- Inauguration des locaux du Centre de Traitement Ebola de Coyah, suivi de la livraison de kits d’hygiène et de protection, de médicaments et consommables pour le fonctionnement du centre ;

2- Gestion des conséquences liées à l’incendie survenu Jeudi dernier à la base logistique du PAM à l’Aéroport International Conakry Gbessia avec des pertes importantes en matériels et médicaments ;

3- Mise à disposition de kits d’hygiène et de protection pour les centres de transit de Forécariah et de Kérouané ;

4- Sécurisation des activités des équipes gouvernementales et celles des équipes d’intervention de la Croix Rouge (sensibilisation, sanitation et enterrements sécurisés) ;

5- Organisation de l’atelier de planification des activités de la Croix Rouge guinéenne en collaboration avec les partenaires du mouvement Croix Rouge et du Croissant Rouge à Kindia, du 16 au 19 Décembre 2014 ;

6- Envoi d’une équipe pour le renforcement des capacités de prise en charge du centre provisoire de traitement de Kérouané ;

7- Formation des agents des deux hôpitaux nationaux de Conakry et des cinq centres médicaux communaux en prévention de l’infection par JHPIEGO ;

8- Participation d’un cadre au séminaire de formation sur la Communication pour le Changement de Comportement (CCC) à Freetown (République de Sierra leone) ;

ACTIVITES EN COURS :

1. Mise à disposition d’un avion-cargo par le Programme alimentaire mondial (PAM) pour acheminer les intrants, en remplacement de ceux brûlés lors de l’incendie survenu à la base logistique sis à ’Aéroport International de Conakry, le Jeudi 18 Décembre 2014 ;

2. Poursuite de la mise en place des Comités villageois de veille sanitaire à travers le pays dans le but d’éradiquer les réticences dans les communautés ;

3. Réunion de travail regroupant les cadres des Ministères en charge de l’Enseignement et partenaires, pour combler l’insuffisance des kits de lavage des mains et autres matériels à mettre en place pour l’ouverture des classes ;

4. Poursuite des travaux de finalisation du document de procédures sur la gestion des kits de solidarité aux malades et familles affectées d’Ebola ;

MESSAGE – CLE :

Un malade guéri d’Ebola est une personne comme toi et moi, ne le rejette pas !

Plus d’informations, contacter :

• Dr. Sakoba Keita, Coordonnateur National Cellule de Lutte contre Ebola, Chef de la DPLM au Ministère de la Santé. Tel : +224 622 93 13 90, E-mail : keita_sakoba@yahoo.fr

• Dr Souleymane Camara, Chargé de la Gestion des Données à la Cellule de Coordination nationale Ebola, Chef du SNIS au Ministère de la Santé. Tél : +224 622 28 64 79/ 622 93 13 94, Email : souleymanecmr@yahoo.com

• M. Fodé Tass Sylla, Chargé de la Communication à la Cellule de Coordination nationale Ebola, Directeur de la Télévision nationale Tél : +224 628 34 96 54 – 664 46 79 94, Email : sfodetass@yahoo.fr

 
Yimbaya Bougie: Les populations s'opposent à la construction d'un centre de traitement Ebola

2014/12/9

Aujourd'hui en Guinée Dans le cadre de la lutte contre l'épidémie d'Ebola, le président Alpha Condé et l'ambassadeur des Etats Unis en Guinée, Alexander Laskaris, devaient présider le jeudi 4 décembre 2014 à l'installation d'un centre de traitement Ebola de MSF à Yimbaya. Seulement, à quelques minutes, du début de l'arrivé des officiels, les jeunes de la localité se sont farouchement opposés à cette implantation. Les représentants de Médecins Sans Frontières qui a vainement expliqué que l'implantation d'un tel centre ne contaminerait pas les habitants n'ont pas pu calmer les ardeurs.

Le gouverneur de Conakry, Soriba Sorel Camara a annoncé l'annulation de la cérémonie et invité les jeunes contestataires à envoyer leurs représentants à la mairie de Matoto pour une négociation. . ''J'ai reçu des instructions'', explique Soriba Sorel. « Dans des moments pareils, on ne peut pas amener les autorités. Aidez- moi à les informer pour qu'on aille à la mairie de Matoto », plaide-t-il auprès de certains journalistes venus couvrir l'évènement.

Sans succès, le gouverneur de Conakry annonce que la pose de la première pierre est annulée. Le tout s'est passé devant les ambassadeurs de France et des Etats-Unis, ainsi qu'une équipe de Médecins Sans Frontières qui sera chargée de gérer le centre si toutefois il est construit.
Cette cérémonie qui devait être présidée par le président de la République, Alpha Condé, devait consacrer l'implantation d'un centre de traitement Ebola par MSF. Etant inquiet de l'implantation de ce centre de traitement Ebola, les jeunes ont protesté et chassé les officiels avant de démanteler la loge officielle.
Malgré l'intervention du chef de quartier Balla Condé, les jeunes du quartier ont opposé un refus catégorique. Ces jeunes Scandait ''on ne veut pas d'Ebola''.

Un des jeunes protestataire nous explique : « On ne va pas accepter la construction de ce centre dans notre quartier, nous avons besoin d'espace de jeux, nos Mamans empruntent cette route pour allé au marché, la plus grande école est tous prêt là. Jamais on ne va prendre ce risque là, qu'ils partent là où n'y a pas assez de monde pour construire ce centre. A Yimbaya ici on en veut pas » proteste Kalil Camara

Abdoulaye oumou

 

Hommage posthume à Mohamed François FALCON

2014/12/4

Aujourd'hui en Guinée Mon Cher Mohamed François FALCON, jamais je n’aurais imaginé devoir m’adresser un jour à toi comme je vais le faire maintenant, car je pensais qu’étant l’aîné, je t’aurais précédé dans la tombe. Mais le Maitre de l’univers en a décidé autrement et prématurément.
Je sais que tu n’étais pas homme à me laisser partir sans me dire « au revoir ». Alors, je procéderai comme tu l’aurais fait, car cette grande affection fraternelle qui t’aurais contraint à le faire, m’oblige à tenter de surmonter ma peine pour m’exprimer, pour te parler encore une fois, la dernière, au moment où tu embarques dans la nef qui t’amènera auprès de ton Seigneur, pour l’inexorable voyage vers l’Orient éternel.

Avant toute chose, je veux rappeler que tu étais mon ami, un ami dévoué, désintéressé, au cœur généreux, bon et chaleureux. Tu as été pour moi un petit frère aimant et aimable que les hasards de la vie ont fort heureusement placé sur mon chemin et ancré dans mon esprit.La fraternité était dans son sang et irriguait ton corps et ton esprit.Tu te moquais des titres, du rang, des grades et des paillettes de la fortune.

Je témoigne que la chose qui comptait le plus pour toi, c’était l’humain, c’est la personne que tu avais devant toi.

J’ai la pleine certitude que toutes les personnalités réunies ce matin,ici,autour de ton cercueil, sont venues pour témoigner que ton cœur était grand ouvert et qu’il était immensément accueillant.Il se dégageait dans ta personne un je ne sais quoi d’ineffable qui menait chacun de tes actes au rendez-vous du succès.

Mon Bien-aimé FALCON, tu m’avais donné, avec une constance qui ne s’est jamais démentie, l’assurance que je pouvais compter sur toi, qu’en toute circonstance, tu répondrais à tout signe et à tout appel venant de moi, certainement à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.Cette constance, tu l’as observée, sans défaillir, jusqu’à ton heure dernière.

Je sais que les années que tu as passées à la tête de l’Agence de lutte contre la corruption et les infractions voisines t’ont passionné. Les droits de l’homme, la transparence et la bonne gouvernance occupaient constamment tes pensées et décuplaient ton énergie et ton inclination naturelle à l’action.

Le souci de protéger les personnes et les biens, participer à la prospérité des populations, impulser le développement durable de ton pays ne te laissaient pas assez de temps pour le loisir, heureusement que tu savais puiser dans l’humour la force d’âme pour vaincre les stresses.

Dans toutes tes missions, ton enthousiasme contagieux, alimenté par une inaltérable amabilité a toujours suscité l’adhésion et le consens. Dans les débats publics, comme à l’occasion des causeries intimes, ta prévenante urbanité, ton obligeante courtoisie et ta bienveillance naturelle, appuyées parcette exceptionnelle bonne humeur qui faisait ton charme, ne te quittaient jamais.

Tu étais unanimement apprécié, tant par tes collègues immédiats que par le monde Associatif. Par ton intelligence lumineuse,tu savais réunir l’unanimité sur une question. C’est le cas du projet de loi anti-corruption qui va être adoptée après ta mort et j’espère que les députés à l’Assemblée daigneront, lorsqu’ils l’adopteront, le baptiser de ton nom.Il n’en doit être autrement, puisque ta vocation a toujours été de servir, d’être utile, d’aider, de trouver ou de proposer des solutions. Ce projet de loi, ton œuvre, est une belle illustration de cette noble inclination.

L’égalité de tous était pour toi une règle d’or. Tu ne méprisais personne.Tu ne te mettais jamais en avant, ni en colère, considérant que tu n’avais qu’à accomplir la tâche qui était la tienne, le mieux possible, et dans l’intérêt général. En cela, tu avais le don d’exceller.

Mon cher Falcon, François mon ami, Mohamed mon bien-aimé frère, en ces instants de forte émotion, je me souviens d’une expression que tu aimais employer, par exemple pour conclure une conversation ou une rencontre.Tu avais l’habitude de dire, avec un sourire qui mêlait bonhomie et espièglerie : « Elle est pas belle, la vie ! »

Ton départ brutal nous inflige une immense contrition et une profonde mélancolie.

François FALCON, tu vas nous manquer douloureusement. Tu vas beaucoup nous manquer, au sein de l’ITIE, comme au sein de l’Agence de lutte contre la corruption. Tu vas manquer à toutes les Associations et Organisations de protection des droits de l’homme et de promotion de la culture de la citoyenneté, de la démocratie et de la bonne gouvernance, qui ont collaboré avec toi.

Je n’oublierai jamais tous ces moments de joie simple et franche que nous avons partagés.Ton image, lors de nos randonnées mensuelles à Kindia, celle de notre périple à Guatemala, nos échanges sur le projet de loi anti-corruption, sur la création et le renforcement la culture de la citoyenneté et de la promotion des droits de l’homme ne me quitterons jamais. Je me souviendrai toujours de ces soirées de bonheur et de convivialité à l’Hôtel Flamboyant où des travaux en atelier nous réunissaient pour des délibérations sur les qualités de cœur et d’esprit d’un homme de vertu, en quête des valeurs humaines fondamentales les plus élevées.Je conserverai, indélébilement gravé dans ma mémoire que tu voulais être, simplement et par l’humilité, un homme d’une exemplaire modestie.

Je voudrais, à présent, humblement adresser mes très sincères condoléances à toutes celles et à tous ceux qui t’ont connu, apprécié, aimé.
Mes pensées vont tout particulièrement vers ta famille ; me souvenant qu’à chaque instant, l’être aimé,qui disparaît, occupe nos pensées et que la place qu’il tenait à nos côtés, de son vivant, se révèle plus prégnante encore, après sa mort.

Faut-il, je me demande, la survenance souvent brutale et inattendue du décès, pour prendre conscience de la valeur et de l’intensité de l’amour que le défunt nous procurait ? Disant cela, je pense particulièrement à tes deux enfants, à l’habitude de la vie en commun dans cette cellule familiale, brisée d’un coup, qui portera le deuil à jamais.

Au sujet de tes enfants, je te dirai ce que m’a rapporté mon père de la réponse donnée par notre Seigneur à Moise, lorsque celui-ci a demandé qui prendrait soin de son jeune fils, après son passage de vie à trépas. Fends cette roche sur laquelle tu es debout, ordonna Dieu,et tu auras ta réponse. Moise fit ainsi que le lui avait ordonné le Grand Architecte de l’Univers. Et Moise vit dans la roche un vers qui se nourrissais d’une feuille verte. Il rendit gloire à Allah ; Allah qui prendra tes enfants en sa miséricorde et leur accordera son intarissable munificence.

Puisqu’il est désormais vrai et entendu que je ne te reverrais plus, du moins jusqu’à ce qu’il plaise à Allah de me rappeler à Lui, laisse-moi te dire au revoir, mon frère bien-aimé. Repose dans la paix des bienheureux élus de Dieu et que le Très Haut, en rémission de tes péchés et en agrément de tes adorations, t’accueille au Paradis, signe de sa Sainte Mansuétude. Amen !

Ton Frère
Mohamed Aly THIAM

 
Liberia, Guinée, Sierra Leone: Où en est la lutte contre Ebola

2014/12/2

Aujourd'hui en Guinée Si le taux hebdomadaire de transmission du virus Ebola reste élevé au Liberia, en Guinée et au Sierra Leone, l'OMS estime pouvoir "prendre le dessus" sur l'épidémie dans ces trois pays les plus touchés. Explications.

Transmission et mortalité

La transmission du virus dans les trois pays les plus touchés - Liberia, Guinée et Sierra Leone - reste à un niveau élevé avec 1 100 nouveaux cas par semaine, contre mille il y a deux mois. "Il y a un danger à ce que les gens soient moins vigilants", a prévenu le Dr Bruce Aylward, adjoint au Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le taux de mortalité pour les malades atteints du virus se situerait actuellement aux environs de 70%.

Dans la lutte contre Ebola, une grande partie du succès se joue dans la sécurisation des inhumations. Les corps des victimes du virus, tout comme les fluides des malades (sueur, salive, etc), sont les principaux vecteurs de propagation. En août, en Afrique de l'Ouest, près de 60% des nouvelles infections avaient lieu lors des enterrements.

Sur ce point précis, l'OMS estime avoir atteint un premier but avec près de 70% d'inhumations sûres des victimes du virus dans les trois pays les plus touchés. "Le Liberia et la Guinée ont atteint cet objectif de 70% d'inhumations sûres et 70% des cas traités", s'est félicité à Genève Bruce Aylward.

La Sierra Leone atteint ces proportions "dans la plupart des endroits du pays" mais plus difficilement à l'Ouest où l'épidémie continue de se propager, selon l'organisation sanitaire qui espère que le pays y arrivera "d'ici quelques semaines". 

Bilan humain, confusion dans les chiffres

La semaine dernière un premier bilan pour les trois pays les plus touchés, communiqué le 26 novembre par l'OMS, faisait état de 5 674 morts. Un chiffre qui a bondi à 6 928 morts dans la nuit du 28 au 29 novembre.

Selon Tarik Jasarevic, porte-parole de l'OMS, cette soudaine augmentation semble être dû à une mise à jour "des données passées" et non pas à une hausse spectaculaire des morts ces derniers jours.

L'organisation avait indiqué à plusieurs reprises que les chiffres publiés de morts étaient peut-être sous-estimés étant donné les difficultés rencontrées dans la collecte de données globales.

Objectifs pour le 1er janvier

Au 1er janvier, l'OMS espère atteindre 100% de cas traités et 100% d'inhumations sûres. Elle espère également atteindre le zéro nouveau cas d'ici six mois.

"Nous pouvons très certainement prendre le dessus sur Ebola (...) Nous sommes dans une situation très différente d'il y a 2 mois", précise le responsable de l'OMS, ajoutant cependant que "cela ne suffira pas pour atteindre le seuil zéro de nouveaux cas. Pour cela, d'autres mesures sont nécessaires".

20 000 personnes devront s'impliquer, notamment des personnels locaux, pour atteindre les nouveaux objectifs. L'OMS prévoit aussi de passer à 450 employés internationaux sur le terrain contre 250 aujourd'hui.

Financements

Pour atteindre les objectifs sanitaires fixés par l'OMS, la lutte est aussi financière. Sur les 1,55 milliard de dollars demandés par les agences de l'ONU, 920 ont pour le moment été versés, obligeant l'OMS à effectuer "des choix" sur le terrain.

"Beaucoup de choses ont été faites pour faire des économies", selon le spécialiste qui a déclaré que plusieurs centres de traitement utilisaient par exemple des générateurs de 15 watts ou seulement une ambulance alors que deux seraient nécessaires.

Or pour "éradiquer totalement le virus", les coûts vont nécessairement devoir augmenter.

(Avec AFP)



 
Insécurité: La directrice de l'hôpital Donka agressée par les inconnus

2014/11/30

Aujourd'hui en Guinée La directrice générale du CHU de Donka , Hadja Fatou Sikhé Camara, frôlé la mort hier samedi 29 novembre 2014. La scène s'est déroulée aux environs de 20 heures GMT, tout près de la résidence du premier ministre chef du Gouvernement guinéen, Mohamed Said Fofanah, à la cité ministérielle.

Fatou Sikhé Camara qui revenait du boulot était venue chez son père à la cité ministérielle pour reprendre ses petits frères et soeurs avant de rentrer chez elle à Landreyah, commune de Dixinn.

Arrivée devant la concession de son père, son chauffeur est descendu, laissant sa patronne seule dans la voiture, pour aller à la recherche ded autres éléments de la famille.

Aussitôt rentré dans la cours, trois gaillards sont venus prendre place dans la voiture. L'un s'est assis derrière le volant, les deux autres bandits ont encerclé la bonne dame en lui disant " Nous sommes venus pour te tuer. "

Après s'en est suivi une véritable bagarre dans la voiture. Hadja Fatou Sikhé Camara seule contre deux gaillards. Le troisième assis derrière le volant cherchait la clé que le chauffeur avait sur lui.

En désespoir de cause, la victime a sorti des liasses d'argents pour leur en échange à sa vie. L'offre sera systématiquement rejetée . Ce n'est pas une affaire d'argent , nous sommes venus pour te tuer rétorqua un des agresseurs.

C'est dans cette guerre rangée que les parents de Hadja Fatou Sikhé Camara ouvriront le portail . Pris de peur, deux des agresseurs réussiront à prendre la fuite à bord de la voiture qu'ils avaient affecté à cet effet . Le troisième qui était assis derrière le volant sera mis aux arrêts et conduit à l'escadron mobile numéro 3 de Matam.

Quant à Hadja Fatou Sikhé Camara, elle s'en sortira avec quelques blessures légères et le bras gauche tuméfié. Elle reçoit de la visite actuellement dans sa résidence de Landreyah en attendant d'en savoir davantage sur les tenants et les aboutissants de cette agression .

A suivre .


Ibrahima Sory Sylla






 
Le scientifique Guillaume Hawing recadre Tibou Kamara et Siaka Barry

2014/11/30

Aujourd'hui en Guinée Le jeudi  27  novembre 2014 quand je parcourais certains sites d’informations, j’ai été désagréablement surpris de lire les attaques, les droits de réponse et les contre-attaques des sieurs : Tibou Kamara et Siaka Diallo, tous jeunes hauts cadres de l’Etat  guinéen.

Guillaume Hawing

Après lecture des sieurs Tibou et Siaka, plusieurs questions se bousculaient dans ma tête dont les plus saillantes sont : Ces deux messieurs connaissent-ils le sens de l’Etat ? Mesurent-ils la portée d’un poste de responsabilité de l’Etat? Connaissent-ils le danger de l’écrit surtout quand il est archivé?

Pour  avoir occupé successivement d’importants postes jusqu’à devenir  Ministre Secrétaire Général à la Présidence ou pour avoir été simplement un Directeur général, National ou responsable d’une structure quelconque de l’Etat, on ne doit plus paraitre comme un vulgaire Monsieur: ni dans le parler, ni dans le comportement, ni au pire des cas dans l’écrit. Car tout ce que nous devons poser doit être proportionnel à la responsabilité que nous incarnons ou que nous avions incarnée, car en tout haut cadre il y a l’effet miroir, c’est-à-dire le pays et ses intellectuels peuvent être lu à travers lui.

Messieurs, à la lecture de vos attaques et contre-attaques, on comprend tout compris sauf l’essentiel.

A mon avis, l’essentiel n’est pas de montrer à l’autre qu’on est meilleur à lui ou qu’on maitrise les contours de la langue de Molière plus-que lui, ou pire qu’on est issue d’une famille ou d’une ethnie plus noble que la sienne. A mon avis,  l’essentiel dans un écrit est ce qu’on peut tirer de positif ou ce qu’on peut retenir comme bonne leçon après lecture. En réalité,  après lecture de vos articles, tout ce qu’on peut retenir de bon : est le regret d’avoir pris le temps de les lire. Permettez-moi de vous dire que vos articles incitent à la haine, à l’ethnocentrisme, à la division, au mépris, à l’étalage de connaissance et à l’adversité ethnique.

Ces articles qui sont destinés essentiellement au peuple de Guinée et plus particulièrement à la jeunesse guinéenne, si ce peuple avait à vous décernez des mérites, je suis convaincu qu’il vous aurait décerné « un Prix Nobel de la haine ».

Pour votre gouverne, la jeunesse guinéenne n’a plus besoin de ses guéguerres et de ses adversités non progressistes, de ses critiques infondées et ethnocentristes, ou de ces français à contours multiples. Cette jeunesse a plutôt besoin d’une adversité progressiste, des propositions concrètes, d’un regard dans la même direction, d’un partage ensemble des moments de peine et de joie, d’une compétitivité sous-régionale, régionale et internationale et enfin  elle a besoin  de vivre  en plein  temps d’action de ce qui leur avait été dédié par le Chef de l’Etat « Je dédie mon mandat à la jeunesse et aux femmes ».

Mes Chers Tibou Kamara et Siaka Barry, cette jeunesse guinéenne est largement en avance sur vous, car pendant que vous, vous faites la guerre des mots, vous vous blessez  avec les mots, cette jeunesse   continue à se battre, à se former, à combattre Ebola et à faire preuve de maturité dans les postes décisifs de l’Etat. Comme pour dire que le Président Alpha Condé ne s’est pas trompé en dédiant son mandat à cette jeunesse.

Voulez-vous ramener cette jeunesse à des périodes où obtenir un poste de Ministre par un jeune était semblable à arracher un lionceau sous les griffes de sa mère? Chers amis, ne donnez plus cette impression à la jeunesse, car dans un passé proche de ce pays, nous avons trop souffert de l’ombre de certains jeunes pour d’autres.  Désormais, il faudrait que les mérites parlent, il faudrait que certains arrêtent d’être un arbre qui cache la forêt.

Pour finir moi je dis ceci : Il est bon de s’avoir qu’on écrit pour le présent et pour le futur, qu’on n’écrit pas pour soi mais pour les autres, donc l’écrit est une œuvre. Autant une œuvre peut nous immortaliser, autant elle peut aussi effacer toutes les traces de notre existence, car l’écrit est une parole maquillée par le dessin de la réflexion, et comme le disait  Blaise Cendras  « écrire ce n’est pas vivre, mais peut être survivre » soyons donc en harmonie avec ce qu’on dit, ce qu’on fait et ce qu’on écrit pour que notre existence soit utile à la génération  présente et à celles à venir.

Depuis le Royaume Chérifien, Guillaume Hawing

Analyste-chercheur

 
La communauté guinéenne d'Égypte fait une contribution pour la lutte contre la fièvre Ébola.

2014/11/29

Aujourd'hui en Guinée On ne cessera jamais d'affirmer que la lutte engagée contre la fièvre hémorragique à virus Ébola interpelle tout bon guinéen; qui qu'il soit, où qu'il soit. Depuis mai 2014, les gestes des guinéens de l'étranger ne cessent de centupler à travers le monde.

C'est ainsi qu'après les guinéens d'Angleterre, du Canada, des États-Unis, entre autres, la communauté guinéenne de la République d'Arabe d'Égypte, sous l'égide de son Ambassadeur SEM Soriba Camara et de ses cadres, a fait une contribution de deux mille deux cents dollars américains ( 2.200 $ ), dix mille paires de gants et dix mille masques. La présentation de cette contribution s'est déroulée dans les locaux de l'ambassade de Guinée.

Cette somme symbolique, est déjà sur le compte de la coordination nationale de la lutte contre Ébola, à la BCRG. L'important lot de matériel sanitaire de protection arrive sous peu, par fret aérien en Guinée. La communauté guinéenne d'Egypte composée essentiellement d'étudiants, de footballeurs, de femmes travailleuses, et ceux qui évoluent dans le secteur informel, s'est voulu montrer solidaire et contribuer à la lutte contre le virus Ébola.

Joint au téléphone depuis Le Caire, l'Ambassadeur de Guinée en Égypte précise " comme vous le savez, la fièvre hémorragique à virus Ébola est un fléau national. Face à cela, nous ne pouvons pas rester les bras croisés. C'est pour quoi nous avons voulu à travers ce geste, participer à l'effort national pour accompagner la lutte contre le virus Ébola ".

Ce geste patriotique, devrait continuer à inspirer les guinéens de l'étranger, à en faire autant pour bouter à jamais cette fièvre Ébola de la Guinée et des autres pays du bec de perroquet.

Ousmane TRAORÉ
Écrivain-journaliste
Chef de bureau d'AEG en Arabie Saoudite.
Courriel: minatatraore970@yahoo.ca
Tél:(00966) 595 380 428

 
Lutte Contre Ebola : La France et l'UE multiplient leurs actions

2014/11/26

Aujourd'hui en Guinée Le samedi 15 novembre, la secrétaire d'Etat française au Développement et à la Francophonie, Annick Girardin, et Christo Stylianides, commissaire de l'Union européenne, ont bouclé leur mission en Guinée par une conférence de presse.

Au cours de leur visite dans les 3 pays les plus touchés par l'épidémie d'Ebola, dont la Guinée a constitué la dernière étape, les émissaires de l'UE disent être témoins de la souffrance des populations de ces pays. Dans la foulée, ils annoncent l'envoie d'une aide d'urgence.

Dans son intervention, Christo Stylianides, commissaire européen à l'aide humanitaire et à la gestion des crises, coordinateur européen à la lutte contre Ebola, a indiqué que pour réagir à la crise d'Ebola, l'UE a progressivement augmenté sa réponse, en allouant un milliard d'euros aux pays touchés par l'épidémie comme appui humanitaire.

«L'UE, dit-il, s'est félicitée de la mise en place en Guinée du plan national pour la lutte contre Ebola, même si elle considère que des défis majeurs demeurent en matière de ressources humaines pour les centres de traitement, pour les capacités de laboratoire, pour la sensibilisation ainsi que pour la sécurisation et la coordination des actions. »

Christo Stylianides, a affirmé ensuite que «nous avons écouté les préoccupations et l'évaluation des personnels de santé et des experts sur le terrain. Nous avons identifié les besoins à combler. Nous avons beaucoup appris. Nous rentrons avec de riches enseignements. Nous transporterons avec nous les messages des survivants que nous avons rencontrés, des humanitaires avec lesquels nous avons parlé et des responsables du gouvernement avec qui nous avons échangé».

Il a également indiqué que leur objectif est d'isoler la maladie, mais pas d'isoler les malades.

Quant à Annick Girardin, elle a annoncé l'ouverture prochaine des centres de formation à Conakry et à Paris : «Nous ouvrirons aussi des centres de formation à Conakry et à Paris à l'intention des volontaires nationaux et internationaux pour venir lutter contre l'épidémie en Guinée ».

L'émissaire du président français François Hollande a précisé qu'en contrepartie de l'implication de ces volontaires internationaux, il leur sera accordé une évacuation sanitaire vers l'Europe, notamment vers la France si ces derniers arrivaient à être contaminés.

Au dernière nouvelle, nous avons appris que le président Français François Hollande, viendra à Conakry en fin de semaine, avant de s'envoler pour le sommet de la Francophonie qui doit se tenir à Dakar au Sénégal.

Abdoulaye Oumou

 
Guinée : Au coeur du "ground zero" de l'épidémie d'Ebola

2014/11/25

Aujourd'hui en Guinée C'est ici, quelque part entre Nzérékoré et Macenta, en pleine forêt, qu'Ebola est apparu il y a bientôt un an. Une région difficile d'accès, qui a payé un lourd tribut à l'épidémie, et où des hommes et des femmes se battent contre la fatalité. Reportage.Agnès a 30 ans et le regard rieur. Originaire de Nzérékoré, en pleine Guinée forestière, elle a rejoint il y a quelques mois les équipes du Programme alimentaire mondial (PAM). Son job ? Coordinatrice de terrain. Elle organise les distributions de vivres de l'agence onusienne dans les villages de sa région natale, épicentre de l'épidémie d'Ebola qui frappe l'Afrique de l'Ouest depuis bientôt un an. Elle fait partie de ceux qui s'assurent que, dans les zones les plus touchées, chaque famille reçoit suffisamment d'huile, de riz, de lentilles et de farine enrichie pour tenir quarante-cinq jours.

Depuis le début de l'épidémie, la plupart des villageois ont déserté les champs afin d'éviter les travaux collectifs et les contacts avec d'éventuels animaux infectés. Il n'y aura pas de récoltes cette année, ni de quoi remplir les étals ou les estomacs. De toute façon, nous explique-t-on, les frontières avec la Sierra Leone, le Liberia et la Côte d'Ivoire sont fermées et les rares produits encore exportés sont stigmatisés. Le riz, le café ou la pomme de terre cultivés dans la région ne se vendent plus et leurs prix se sont effondrés. A contrario, ceux des denrées généralement importées, comme le manioc de Côte d'Ivoire, se sont envolés.


Aujourd'hui, Agnès et son équipe sont à Guéla, un village isolé situé à trois heures de mauvaise piste de Nzérékoré. Pour s'y rendre, mieux vaut avoir une bonne voiture et l'estomac bien accroché. Il est à peine midi. La chaleur est étouffante. Les équipes du PAM, chargées officiellement d'approvisionner 289 foyers (chacun constitué de six à huit personnes), sont là depuis 7 heures du matin, et les habitants du village, massés derrière un cordon de sécurité, attendent depuis presque aussi longtemps.

Onze cas d'Ebola ont été enregistrés à Guéla. Quelques minutes seulement avant le début de la distribution, des ambulances de la Croix-Rouge ont emmené, dans le hurlement des sirènes, cinq nouveaux cas suspects. Ici, chacun est bien conscient des dangers que comporte ce type de rassemblements dans une région où les écoles ont depuis longtemps fermé et où les autorités sanitaires déconseillent de se serrer la main.


"Si nous, nous montrons notre peur, il n'y aura plus aucun rempart"

Agnès porte un masque et des gants. Elle nous conseille discrètement de garder nos distances pour parler avec les villageois. "On leur a expliqué qu'il ne fallait pas qu'ils aient de contacts entre eux, raconte-t-elle. Ça a tenu quelques minutes, ils se sont écartés les uns des autres, mais quelques instants plus tard, c'était reparti ! Ils nous disent : "On vit ensemble ici, comment voulez-vous qu'on ne se touche pas ?""

Impossible en effet. Tout comme il est impossible de savoir ce qui se passe réellement dans ces villages reculés et pourtant si nombreux dans la région, dans l'intimité de ces cases et de ces cours communes. Certains sont peut-être déjà infectés sans le savoir. D'autres le seront sans doute dans quelques jours.

Dans la préfecture voisine de Macenta, de l'aveu même du directeur préfectoral de la Santé, le Dr Mamadou Diallo, on ne sait pas combien de personnes ont succombé à Ebola. "Il y a les villages réticents, où l'on ne peut toujours pas entrer et qui se méfient des étrangers, explique-t-il. Et puis il y a toutes les morts suspectes qui n'ont pas été comptabilisées, notamment au début de l'épidémie. Nous avons récemment mené une enquête dans deux localités ; nous nous sommes rendu compte que 91 décès sans doute liés à Ebola n'avaient pas été enregistrés."


Dans son bureau exigu, le Dr Diallo tient à rappeler le bilan officiel de sa préfecture, même s'il sait qu'il est sans doute très en deçà de la réalité : 320 décès pour 500 cas à la mi-octobre. Comment parvient-il à conserver son flegme ? "On est obligé de banaliser les événements, car si nous, nous montrons notre peur, il n'y aura plus aucun rempart."

Le directeur de l'hôpital de Macenta, le Dr Savané, est là lui aussi. Il explique avoir déjà perdu douze agents de santé, dont son prédécesseur. Parce qu'il est trop risqué d'avoir recours à un personnel n'ayant jamais affronté le virus, son hôpital n'a encore reçu aucun renfort. "Les gens fuient l'hôpital, raconte-t-il. Il n'y a que les femmes enceintes qui sont bien obligées d'accoucher quelque part qui viennent encore. Mais beaucoup pensent qu'en venant ils seront contaminés par Ebola. Certains croient même que nous allons vendre leur sang à Médecins sans frontières ! Résultat : nous ne facturons presque plus d'actes, l'argent n'entre plus et nous survivons grâce à notre trésorerie. Avec Ebola, plus rien ne fonctionne normalement."

Devant l'entrée de l'hôpital de Macenta, un immense tableau indique le prix des gestes médicaux : 3 000 francs guinéens (0,35 euro) le pansement, 7 000 francs la consultation, 25 000 francs l'échographie... Et c'est vrai qu'il n'y a que devant la maternité que l'on fait encore la queue. Ailleurs, le silence règne. "Même pour les opérations les plus bénignes plus personne ne vient, indique un infirmier. Il est vrai qu'Ebola a fait beaucoup de morts, mais combien ont succombé à des maladies que l'on aurait pu soigner s'ils s'étaient rendus à l'hôpital ?" Sacko, le surveillant, confesse qu'il n'a pas grand-chose à faire ces temps-ci. Il en plaisante même, en désignant les couloirs vides de l'hôpital : "Ebola, c'est un gaillard, deh ! Regardez le résultat !"

Des camions embourbés à la queue leu leu

Le centre de transit pour les malades d'Ebola a été installé juste derrière l'établissement. Un centre de traitement est également en construction, mais en attendant la fin des travaux, c'est vers celui de Guéckédou que les personnes infectées sont envoyées. Encore faut-il qu'elles survivent au voyage...

Quiconque a déjà pris la route entre ces deux villes sait à quel point elle peut être éprouvante : non goudronnée, elle se transforme en un véritable enfer à la moindre goutte de pluie (c'est-à-dire très souvent en zone forestière), avec des camions embourbés à la queue leu leu et des coupeurs de route sur le qui-vive. Une semaine avant notre arrivée, une ambulance de la Croix-Rouge a été coincée près de sept heures en pleine nuit. Le patient qu'elle transportait n'a pas survécu.

Retour au centre de transit de Macenta. Le Dr Dimaï Ouokpamy, 33 ans, est à la barre. Avant, ce jeune Guinéen travaillait au service des maladies infectieuses de l'hôpital Donka, à Conakry. Contrairement à beaucoup de ses aînés, il a accepté de venir travailler "au front", et c'est avec fierté qu'il présente les membres de son équipe : une cinquantaine de personnes (des Guinéens pour la plupart), dont 18 médecins et infirmiers, pour 35 lits.

Il nous conduit à "la crèche", où sont accueillis les orphelins d'Ebola, ces enfants dont les parents sont morts et qui, tant que la période d'incubation n'est pas achevée, sont toujours considérés comme des "contacts". Ce sont des femmes qui ont survécu à la maladie et sont durablement immunisées contre le virus qui en ont la garde. Au bout de vingt et un jours, s'ils ne développent aucun symptôme, ils seront "renvoyés dans leur communauté", qui prendra "sans doute" soin d'eux, nous explique-t-on. Mais personne n'en a la certitude.

Ce jour-là, une équipe du PAM est en visite elle aussi. Elle vérifie que les repas qu'elle fait concocter chaque jour par une restauratrice du coin sont bien distribués aux patients. Un médecin s'approche pour demander à voix basse si des rations pourraient aussi être distribuées au staff du centre de traitement. Histoire d'éviter aux médecins de devoir aller se nourrir en ville, de s'exposer au virus ou, au contraire, d'y exposer les habitants. Il voudrait aussi "du café, des fruits et des thermos", explique-t-il avant d'ajouter, avec un sourire fatigué, que "c'est pour être au taquet et plus efficace". S'est-il déjà plaint auprès des autorités ? "Pour quoi faire, réplique un de ses collègues. À Macenta, il y a le PAM, MSF et même l'Unicef, mais il n'y a pas d'État."


Source : JA

 

Ebola: Le Mali expérimente de tout premiers essais de vaccins en Afrique

2014/10/11

Aujourd'hui en Guinée Des essais cliniques d'un vaccin contre Ebola, en cours de test aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, ont récemment débuté en Afrique, au Mali, a indiqué à l'AFP le ministre de la Santé de ce pays, Ousmane Koné.

"Des essais cliniques de vaccins contre Ebola se déroulent actuellement dans le centre de développement des vaccins à Bamako", a déclaré vendredi soir M. Koné.

"La démarche est purement scientifique, le test se fait sur les chercheurs volontaires. Ça se passe entre scientifiques", a-t-il précisé.
Ces essais au Mali, limitrophe de la Guinée touchée par l'épidémie, mais qui n'a enregistré aucun cas sur son territoire, sont supervisés par le centre pour le développement de vaccins de l'école de médecine de l'Université du Maryland, aux Etats-Unis, et le ministère de la Santé.
Les tests de ce vaccin, développé conjointement par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline et les Instituts américains de la santé (NIH), ont commencé en septembre aux Etats-Unis sur dix volontaires et 60 personnes en Grande-Bretagne.

Si les premiers essais sont concluants, le vaccin sera testé en Gambie et au Mali afin de s'assurer que les tests tiennent compte des différences entre les populations européennes et africaines, avaient expliqué les responsables de ce projet.
Aucun vaccin ni traitement homologué n'existe contre le virus, qui se transmet par contact direct avec des fluides corporels, d'où un très fort risque de contamination pour les soignants et les proches des malades.

AFP



 
Drame de Rogbanè: Le collectif les ''Voix Solidaires'' rend un vibrant hommage aux victimes

2014/9/16

Aujourd'hui en Guinée Après le drame survenu à la plage de Rogbané à Taouyah le 29 juillet 2014, lors du concert des groupes Banlieuz'art et Instinct Killers, 24 artistes issus de la musique urbaine et du mandingue ont tenu à rendre un vibrant hommage aux trente-trois victimes de cette journée qui laisse encore des séquelles chez certains parents. L'annonce a été faite par lesdits artistes, lors d'une conférence de presse, organisée à cet effet dans un réceptif hôtelier de la capitale. La rencontre s'est tenue la semaine dernière avec la présentation officielle du clip vidéo.

Les artistes entre autres Steeve One Locks, Antoine Flingo, Takana Zion, Banlieuzart, Instinct Killers, et Degg J Force 3, ont participé à la réalisation de ce single vidéo d'une durée de 9 minutes.

Cette solidarité manifeste de ces artistes vient s'ajouter aux actes déjà posés pour apaiser les esprits, mais aussi tout en espérant que les actes de ce genre se reproduiront plus jamais. Selon les artistes, cette chanson, enregistrée au studio Djah Jeff Record, est dédié à toutes les personnes qui sont victimes de ce drame.

"Nous sommes profondément touchés par la mort de ces jeunes, parce qu'ils nous aimaient. Ils ont laissé leurs parents à la maison pour venir assister à ce concert, rappelle l'un des rappeurs. Prenant la parole, King Salomon de Banlieuz'art affirme qu'il voulait partager une joie avec ces victimes, avant de prier pour le repos de leurs âmes.

Pour finir, les artistes ont souhaité que justice soit faite afin que les responsables répondent de leurs forfaitures.

Ce qui reste clair, Ablaye M'Baye de MLP et Malick Kébé, directeur général de l'Agence guinéenne des Spectacles (Suspendu) sont encore dans les geôles de la Maison centrale de Conakry.

Ibrahim Kindi

 
Tarikhoui : Votre rubrique qui vous interdit de rire

2014/9/16

Aujourd'hui en Guinée La semaine passée, Sa Majesté le roi Moba-Simbo a rencontré les journalistes alimentaires du royaume Conakry Gbere-gbere. Objectif, inviter ces griots modernes à sensibiliser les pauvres citoyens à lutter contre sokho Ebola. Adéah !! Afakoudou Koro, si tu nous ne donne pas de wodi, on refuse !! Pendant ce temps Tabourama Kassory est rentré à Conakry. Vous savez pourquoi ? Il parait que le roi Moba Simbo veut le nommer Premier ministre, chef du gouvernement à la place de l'imam Saidou Fama, le plus médiocre des Premiers ministres que la Guinée ait connus depuis octobre 1958. Et puis tonton Big-up et Fama foufafoui ont été reçus nuitamment à Sékhoutouréya. Selon notre source, les deux hommes ont gagné un peu de nèm nèm là-bas. Qui est fou ?? Pour en savoir plus, votre équipe est allée rencontrer Sa Majesté Moba Simbo.

Journaliste Kombo-Kombo : Kon kon kooon !!! Kon kon koon !!!

Moba Simbo : C'est qui, s'il vous plait ? Entrez, monsieur.

Journaliste Kombo-Kombo : Sa Majesté, c'est moi votre ami fidèle.

Moba Simbo : Eh petit !! Tu t'es lavé les mains avant d'entrer chez moi. Pardon, il ne faut pas envoyer Ebola chez moi ici yandi, yandi.

Journaliste Kombo-kombo : Oui, Sa Majesté. Je me suis lavé les mains, mais…, mais…, mais…

Moba Simbo : Mais quoi ? Espèce de fouyanté !! Takané-

Wondoe !!

Journaliste Kombo-Kombo : Non, Sa Majesté. Je voudrais savoir si vous aussi vous vous êtes lavé les mains.

Moba Simbo : Lahilahi !! Tu penses que moi je suis bakhifadè ? Et d'ailleurs, dis-moi, pourquoi tu es venu tôt chez moi ce matin ? Les gens ne se sont même pas réveillés.

Journaliste Kombo-kombno : Ok, merci Sa Majesté. Je suis venu porter plainte contre votre Premier ministre. Il est allé au Maroc, sans m'inviter. Et puis qu'est-ce que la Guinée va faire au Maroc ? Est-ce qu'il y a une société guinéenne au Maroc ?

Moba Simbo : Merci mon petit. Tu sais, mon Premier ministre est un gros villageois. Il n'a jamais voyagé depuis qu'il est à ce poste. Ensuite il fait son jubilé dans l'avion. Le voyage sur Maroc m'a coûté beaucoup d'argent. Il est allé avec une dizaine de ministres, des faux opérateurs économiques. Tu vois petit ? Mais du business, ce n'est pas grave. Lui aussi il a pris pour lui. Tu sais, petit, mon pouvoir là s'appelle pouvoir kankantongoe. Notre gouvernement s'appelle sérè koutou-koutou.

Journaliste Kombo-Kombo : Donc, Sa Majesté, puisqu'il fait son jubilé, ça veut dire que vous allez le remplacer ? Et qui sera son remplaçant ? Pardonnez, veuillez me nommer à ce poste. Je suis un cadre très compétent. J'ai assez d'expériences, mais je suis de l'opposition. Mon parti s'appelle parti tic au tac.

Moba Simbo : Soubou haa nan laye ! Moi te nommer Premier minister? Awa tu es content few. Moi j'ai déjà choisi mon Premier ministre. Il s'appelle Taabourama Kassory Fonio Ibramen ka ?

Journaliste Kombo-kombo : Mais, Sa Majesté, je connais ce jeune. Il a été longtemps ministre des Finances d'Almamy Sana Gbantama. Les Guinéens veulent de la nouveauté.

Moba Simbo : Moi, ce n'est pas mon problème. Moi, j'ai besoin seulement d'un chargeur bac à la Primature. Le reste, ce n'est pas mon problème. Morrr !!

Journaliste Kombo-kombo : Vous avez rencontré la presse il y a trois jours de cela. Quel était l'objectif de cette rencontre ?

Moba Simbo : Tu sais, petit, il faut parfois faire du semblant. J'ai rencontré les bavards là juste pour regarder leur pauvre figure, après ils se sont mis à faire du fiissabilliahi. Ils pensent que moi, je suis fou pour leur donner un franc ? Adéah ! Petit, va dire à tes amis fouyanté là que tôle c'est pas tôle. Ils n'auront rien comme argent contre Ebola.

Journaliste kombo-kombo : Sa Majesté, il y a aussi n'taara Facinet le Tourneur qui dit s'être trompé en 2010. Il dit avoir fait un mauvais choix. Votre réaction ?

Moba Simbo : Ah peti toi aussi, tu ne connais pas Facinet ? Il a besoin d'un peu d'argent et un sac de riz. Tu sais, lui, c'est un chargeur bac. Quand il se lève, il suffit de lui donner un peu à manger. Quand son ventre est rempli il ne va plus parler. Ibara n'fakhamou ?

Journaliste Kombo-kombo : Ok, Sa Majesté. Est-ce que vous serez candidat en 2010 ? Parce que à dire vrai vous êtes trop lokhou-lokhou maintenant.

Moba Simbo : (Rire) Moi, lokhou-lokhou ? Tu n'as pas vu ma démonstration quand j'ai quitté Tunis ? J'ai fait tout Conakry à pieds. Ton koto mawbhè peut faire ça ? Petit, je t'informe que j'ai 15 ans cette année. Itan lenlémou !

Journaliste Kombo-Kombo : Sa Majesté, je vais vous quitter comme d'habitude. Est-ce que vous pouvez chanter un bon morceau pour le futur Premier ministre Taabourama Kassory ?

Moba Simbo : (Rire) Oui, petit, à volontiers. C'est mon petit sûr. Je vais chanter pour lui. Ecoute petit, je commence : Kassory yo i tanan bé. Ikha rivalé watoutou ! Kassory yo i tanan bé. Ikha rivalé watoutou !

A la semaine prochaine, mais pardon, ne riez pas trop.

Issiaga Douprou Sylla

 
Guinée Games/Victoire de la Guinée sur le Togo: Les parieurs de Guinée Games se réjouissent

2014/9/8

Aujourd'hui en Guinée Le syli national de Guinée a battu les Eperviers du Togo sur le score de 2-1. Les millions de fidèles parieurs de la société de loterie Guinée Games n'ont pas caché leur joie à l'égard du syli de Guinée. Un exploit qui redonne l'espoir aux aimables supporters du syli et parieurs de Guinée Games de faire de l'équipe une référence en Afrique.

Le syli national de Guinée a encore la chance de régner au niveau d'Afrique. C'est le souhait de milliers de supporters de cette équipe et parieurs de Guinée Games.

Fodé Sylla, pense que le Syli peut aller plus loin : «Vous avez vu sa performance lors de la dernière victoire en Afrique du Sud. La prochaine édition, j'en suis sûr et certain, avec l'effort du ministère des sports et de tout un chacun, mon équipe se qualifiera à la prochaine Can et atteindra la demi-finale, pourquoi pas la grande finale ?»

Parlant de la victoire de la Guinée face au Togo, Ibrahima Camara, parieur de Guinée Games, demande au coach guinéen Michel Dussuer d'adopter un autre schéma, le 5-3-3.

Cet autre parieur souligne : « Malgré l'absence de mon équipe lors de la dernière compétition, cette année, je crois fermement que le Syli de Guinée fera tout pour remporter cette fois-ci la coupe d'Afrique de Nation que tout le pays attend impatiemment».

Comme on le voit, la victoire du Syli face aux Eperviers du Togo réconforte l'espoir des parieurs et supporters.



Aboubacar 2 Sylla

 
Situation de la fièvre hémorragique à virus Ebola à la date du 16 Août 2014

2014/8/17

Aujourd'hui en Guinée Jusqu’à la date du 14 Août 2014, la Guinée a enregistré 523 cas dont 380 décès répartis comme suit : Cas confirmés : 378 cas dont 245 décès, Cas probables : 133 dont 133 décès et Cas suspects : 12 dont 2 décès. 103 malades sont sortis guéris des différents centres de traitement.

A la date du 14 Août 2014, les cas hospitalisés dans les différents centres de traitement sont au nombre de 18 :

•Guéckédou : 11 cas dont 9 confirmés et 2 suspects

•Conakry : 4 cas confirmés.

•Siguiri : 1 cas confirmé

•Pita : 1 cas confirmé et 1 suspect

Ce qui fait un total de 15 cas confirmés et 3 cas suspects dans les centres de traitement.

7(sept) préfectures antérieurement touchées (Télimelé, Kissidougou, Dabola, Dinguiraye Kouroussa et boffa ) n’ont pas notifié de nouveau cas cette semaine.

La déclaration d’urgence sanitaire nationale par le chef de l’État sur la riposte contre l’épidémie d’Ébola en Guinée est faite et est en cours d’application.

L’installation des équipes de contrôle sanitaire est en cours au niveau des 41 postes frontaliers identifiés. 10 (dix) Camions de matériels sanitaires ont quitté Conakry pour les préfectures.

Il ya des préoccupations particulières le long de la frontière avec le Libéria et la Sierra Leone principalement à Macenta et à Pamelap où des dispositions specifiques sont en train d’être prises pour mieux contrôler les mouvements de personnes.

Pour plus d’informations contacter :

•Dr. Sakoba Keita, Chef de la DPLM au Ministère de la Santé.

Tel : 00224 622 93 13 90, E-mail : keita_sakoba@yahoo.fr

•Dr Mamadou Rafi Diallo, Directeur du Service National Promotion de la Santé,

Tél : +224 622 35 23 78, Email : dmrafi365@yahoo.fr

 
Donka: Le président Alpha Condé au chevet des blessés du drame de la plage Rogbané

2014/7/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Président Alpha Condé s'est rendu ce mercredi à l'hôpital de Donka où ont été admis les victimes de la bousculade survenue le mardi 29 juillet lors d'un concert de Rap sur une plage de la banlieue de Conakry.Alpha Condé était en compagnie entre autres de son ministre chargé de la sécurité présidentielle, le colonel Claude Pivi. Il a rendu visite aux blessés et s'est rendu à la morgue de l'hôpital pour voir les corps.

Avant de quitter, il s'est entretenu avec le personnel de l'hôpital et à renouvelé ses condoléances aux familles des victimes.

A rappeler que d'après la Directrice Générale de Donka, Fatou Sikhé Camara, 33 morts ont été transportés à sa morgue suite à cette tragédie.



Kovana Saouromou

 
Tarikhoui: Votre rubrique qui vous interdit de rire

2014/7/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Ça y est ! C'est fini ! Oui c'est fini enfin, le mois de Ramadan s'en va et les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer la fête sous le signe de la paix et de la réconciliation nationale. Mais de quelle paix veut-on parler, alors que les autorités du royaume refusent d'appliquer les accords du 3 juillet ? En tous cas les opposants sous l'égide de Kôtô Maoubhè comptent organiser un grand meeting le 4 aout au Palais woba-woba de Conakry. Eh allah !

Encore un dossier à suivre. Pendant ce temps, le roi Môba Simbo s'est envolé pour le Congo, où il ne sera pas contraint de diriger la prière de la Nuit du Destin. Eh Kôrô ! Tu as fui le royaume ?

Awatoun. A Kindia, les candidats non admis ayant reçu les sujets avant le bac se sont rendus dans leur lycée pour tout saccager, il paraît que rien n'a été épargné, même pas les souris qui étaient dans les tiroirs. Eh tonton Ibra Kouroumani !

Votre équipe à fait le compte-rendu de tous ces événements à Môba Simbo.

Journaliste Kômbô Kômbô : Bonjour Sa Majesté, je viens de la ligue islamique de Guinée, j'étais allé chercher la liste des imams qui doivent diriger les prières à Conakry le jour de la fête.

Môba Simbo : Et après, où est mon problème dans ça ? Ou bien on t'a dit que je suis imam ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Oui justement Sa Majesté, c'est pourquoi je suis venu voir si votre non figure sur la liste. Vous savez, comme vous avez la maitrise du Saint Coran et vous êtes le 1er imam de Soukhoutouréya, on vous a choisi pour diriger la prière dans l'une des mosquées ce jour là.

Môba Simbo : Oui, mais à Sekhoutoureya, je fais prier seulement ma famille. Surtout la reine Kabako. Tu sais toi-même que mon fils le prince Madou est un toubabou, j'ai tout fait pour qu'il lise le Coran, mais impossible. Il préfère de loin la lecture du code minier. Ah, qui est fou ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Ok Sa Majesté, tout cela n'est pas grave. Je peux vous dire où vous allez diriger la prière ?

Môba Simbo : Oui je t'écoute petit.

Journaliste Kômbô Kômbô : Vous devez diriger la prière à Gnariwada, un quartier très populaire et religieux mais qui se trouve dans la commune de Ratoma.

Môba Simbo : Lahiiilaah ! Soubhanalaye ! C'est là-bas que la ligue islamique m'a envoyé pour la prière ? Mais elle ne sait pas que là-bas c'est le siège de la Seleka de Bambeto? Tous les chefs rebelles du monde se trouvent là-bas. Si moi je vais là-bas et qu'on m'arrête, comment je vais faire ? Eh petit !

Pardon va leur dire que je ne suis pas à Conakry. D'ailleurs, je vais fuir pour aller me refugier au Congo-Brazzaville. Là-bas, on ne parle pas de Lailatoul-gadri. Là-bas, on dit : au nom du père, du fils et du saint esprit, vive Marie, vive Jésus, bravo Moise, afakoudou c'est ce qu'on dit là-bas.

Journaliste Kômbô Kômbô : Mais Sa Majesté, on m'a dit de ne pas vous laisser ici. Chaque imam doit être dans sa Mosquée au plus tard à 20 h la veille de la fête.

Môba Simbo : Ah bon ? Donc si je comprends tu es devenu un escadron mobile de Hamdallaye ? Adeah ! Awa tu es content féou ce matin.

Journaliste Kômbô Kômbô : Bon Sa Majesté, puisque vous avez refusé de vous y rendre, je vais leur dire de ne pas voter pour vous en 2015.

Môba Simbo : Eh ! Il ne faut pas leur dire ça déh ! Pardon dis que je suis en mission.

Journaliste Kômbô Kômbô : Ok Sa Majesté, hier les opposants étaient chez Kôtô Maoubhè. Ils ont décidé d'organiser un grand meeting sur l'esplanade du Palais woba-woba. Ils me chargent de vous dire que vous êtes le parrain de cet évènement

Môba Simbo : Mais quoi ça encore meeting ? Ou bien c'est show de la rue ? Il y aura farê gnakhi là-bas non ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Non Sa Majesté, ce jour là, l'opposition doit mobiliser tout ses militants pour dénoncer ce que vous êtes en train de faire.

Môba Simbo : Eh allah ! Donc même l'argent de Rio Tinto que j'ai caché sera dénoncé ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Oui Sa Majesté. Et elle n'est pas d'accord même avec le bac que vous avez eu. D'ailleurs à Kindia, les élèves ont saccagé tous les lycées, parce qu'ils n'ont pas vu leur noms sur la liste des admis.

Môba Simbo: Eh ikaali khounya! Awa, ils ont raison. Ils avaient eu tous les sujets avant le bac. Mais pourquoi ils n'ont eu leur moyenne, c'est surprenant. Petit, bon écoute, bac là c'est bac féou !

Journaliste Kômbô Kômbô : Ok Sa Majesté, je vais vous quitter, quelle sera votre programme le jour de la fête ?

Môba Simbo : Bon écoute petit. Tu sais je ne te cache rien. Ce jour là, après la prière je dois bien me cravater pour aller présenter mon salimafo à certains bailleurs de mon parti.

L'argent que je vais collecter sera directement dirigé dans mes poches. La nuit, quand la reine Kabako va dormir, comme c'est une Hadja et mieux elle ne sait pas danser, moi je vais partir d'abord à Belvédère, après je fonce au Crysber, après à Fougou fougou Faga faga avec les petites vacancières qui ont triché au baccalauréat foufafou de cette année.

Journaliste Kômbô Kômbô : Tout cela est couteux, où vous allez prendre tout cet argent ?


Möba Simbo : Toi tu es trop gawa, moi j'ai l'argent de Kaléta, de Rio Tinto, et l'argent que j'ai eu quand j'ai inventé la fièvre Ebola en Guinée.

Journaliste Kômbô Kômbô : Et quelle sera votre musique préférée ce jour là ?

Môba Simbo : Ecoute, je chante tu vas apprécier : Itèmè gbin gbin to allo resto, Itèmè gbin gbin to allo arc-en-ciel, Itèmè gbin gbin to allo waymarck, kourbé kourbé wéé !!


A la semaine prochaine, mais pardon ne riez pas.


Issiaga Douprou Sylla

 
Dépigmentation: L'ONG Ebène sensibilise les femmes

2014/7/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Samedi 19 juillet dernier, l'ONG Ebène a officiellement lancé sa campagne de sensibilisation sur la dépigmentation avec pour thème ''Valorisons le Naturel'', à son siège sis à la Minière dans la commune de Dixinn. Cette cérémonie s'est tenue sous la présidence de la Première dame de la République, Hadja Djenè Kaba Condé, représentée par la dermatologue, Dr Bouré Denise.

Cette sensibilisation aura une durée de trois mois. Et la cérémonie de lancement a connu la présence de nombreuses femmes et filles de la capitale. Ces femmes ont bénéficié des produits réparateurs et non dépigmentant offerts par la fondation CDK-PROSMI (Condé Djénè Kaba pour la Promotion de la Santé Maternelle et Infantile).

La directrice générale d'Ebène, Mme Kaba Tété Kamour, a dans son allocution de bienvenue, remercié la fondation PROSMI pour l'appui qui a servi à la réalisation de cette campagne.

Elle a ensuite invité les femmes à conserver leur teint naturel pour une meilleure santé, avant de dégager les conséquences. Mme Kaba compte étendre cette campagne à l'intérieur du pays si les moyens sont réunis.

La représentante de la fondation PROSMI, Dr Bouré Denise, a indiqué que la fondation œuvre pour la santé maternelle et infantile et est très soucieuse de la dépigmentation. C'est pourquoi elle s'est associée à l'ONG Ebène pour dire non à la dépigmentation qui est aujourd'hui un problème de tous.

«Ce don traduit notre volonté à lutter contre la dépigmentation, parce qu'elle est directement liée à la santé», dira-t-elle.

Dermatologue de profession, elle a aussi invité les femmes à garder le teint naturel, en énumérant les conséquences auxquelles elles sont exposées, dont des pertes en vies humaines et des problèmes lors des interventions chirurgicales.

Une victime du nom de Kébé Fatou, informée par sa sœur, s'est aussitôt rendue au siège d'Ebène pour bénéficier des produits pour réparer son teint. Elle affirme qu'elle a utilisé ces produits il y a environ 10 ans dans le souci de se rendre belle et elle regrette cela aujourd'hui. Déterminée à garder son teint naturel, elle invite toutes les autres femmes à faire autant.


Daff Hawa

 
L’évacuation sanitaire : L’ultime recours pour sauver Bébel

2014/7/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Après avoir alerté l’opinion sur le sort affligeant du journaliste Thiernodjo Diallo dit Bébel, directeur du journal la Vérité, cloué sur son lit de malade depuis plusieurs mois, notre reporter a de nouveau fait un tour à son chevet.Et d’après le constat dressé par les médecins chargés d’assurer le suivi du journaliste, l’évacuation sanitaire de Bébel demeure l’ultime solution pour sauver notre confrère. Le traitement au sein d’hôpitaux spécialisés dans des pays comme le Maroc ou la France pourraient selon eux permettre au journaliste de retrouver la forme.

Il faut rappeler que Bébel est atteint d’une Bronchite pulmonaire chronique (BPC). C’est une inflammation des bronches, provoquant toux et crachats. Un mal qui peut tendre ‘’vers l’insuffisance respiratoire chronique progressive et irréductible, si la thérapeutique et la prophylaxie sont négligées’’.

La nouvelle relative à l’évacuation de Bébel donne des sueurs froides aux proches du journaliste, qui ne disposeraient pas d’une telle surface financière, devant permettre de faire face aux frais de ce voyage médical. A cette allure, seules des bonnes volontés pourraient sauver notre confrère, qui va vraiment mal.

SOS donc pour ce confrère qui a besoin du soutien et de la solidarité surtout de ses confrères journalistes en ces moments difficiles.


In l’Indépendant

 
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