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27 Novembre 2014 - 14h07


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Lutte Contre Ebola : La France et l'UE multiplient leurs actions

2014/11/26

Aujourd'hui en Guinée Le samedi 15 novembre, la secrétaire d'Etat française au Développement et à la Francophonie, Annick Girardin, et Christo Stylianides, commissaire de l'Union européenne, ont bouclé leur mission en Guinée par une conférence de presse.

Au cours de leur visite dans les 3 pays les plus touchés par l'épidémie d'Ebola, dont la Guinée a constitué la dernière étape, les émissaires de l'UE disent être témoins de la souffrance des populations de ces pays. Dans la foulée, ils annoncent l'envoie d'une aide d'urgence.

Dans son intervention, Christo Stylianides, commissaire européen à l'aide humanitaire et à la gestion des crises, coordinateur européen à la lutte contre Ebola, a indiqué que pour réagir à la crise d'Ebola, l'UE a progressivement augmenté sa réponse, en allouant un milliard d'euros aux pays touchés par l'épidémie comme appui humanitaire.

«L'UE, dit-il, s'est félicitée de la mise en place en Guinée du plan national pour la lutte contre Ebola, même si elle considère que des défis majeurs demeurent en matière de ressources humaines pour les centres de traitement, pour les capacités de laboratoire, pour la sensibilisation ainsi que pour la sécurisation et la coordination des actions. »

Christo Stylianides, a affirmé ensuite que «nous avons écouté les préoccupations et l'évaluation des personnels de santé et des experts sur le terrain. Nous avons identifié les besoins à combler. Nous avons beaucoup appris. Nous rentrons avec de riches enseignements. Nous transporterons avec nous les messages des survivants que nous avons rencontrés, des humanitaires avec lesquels nous avons parlé et des responsables du gouvernement avec qui nous avons échangé».

Il a également indiqué que leur objectif est d'isoler la maladie, mais pas d'isoler les malades.

Quant à Annick Girardin, elle a annoncé l'ouverture prochaine des centres de formation à Conakry et à Paris : «Nous ouvrirons aussi des centres de formation à Conakry et à Paris à l'intention des volontaires nationaux et internationaux pour venir lutter contre l'épidémie en Guinée ».

L'émissaire du président français François Hollande a précisé qu'en contrepartie de l'implication de ces volontaires internationaux, il leur sera accordé une évacuation sanitaire vers l'Europe, notamment vers la France si ces derniers arrivaient à être contaminés.

Au dernière nouvelle, nous avons appris que le président Français François Hollande, viendra à Conakry en fin de semaine, avant de s'envoler pour le sommet de la Francophonie qui doit se tenir à Dakar au Sénégal.

Abdoulaye Oumou

 
Guinée : Au coeur du "ground zero" de l'épidémie d'Ebola

2014/11/25

Aujourd'hui en Guinée C'est ici, quelque part entre Nzérékoré et Macenta, en pleine forêt, qu'Ebola est apparu il y a bientôt un an. Une région difficile d'accès, qui a payé un lourd tribut à l'épidémie, et où des hommes et des femmes se battent contre la fatalité. Reportage.Agnès a 30 ans et le regard rieur. Originaire de Nzérékoré, en pleine Guinée forestière, elle a rejoint il y a quelques mois les équipes du Programme alimentaire mondial (PAM). Son job ? Coordinatrice de terrain. Elle organise les distributions de vivres de l'agence onusienne dans les villages de sa région natale, épicentre de l'épidémie d'Ebola qui frappe l'Afrique de l'Ouest depuis bientôt un an. Elle fait partie de ceux qui s'assurent que, dans les zones les plus touchées, chaque famille reçoit suffisamment d'huile, de riz, de lentilles et de farine enrichie pour tenir quarante-cinq jours.

Depuis le début de l'épidémie, la plupart des villageois ont déserté les champs afin d'éviter les travaux collectifs et les contacts avec d'éventuels animaux infectés. Il n'y aura pas de récoltes cette année, ni de quoi remplir les étals ou les estomacs. De toute façon, nous explique-t-on, les frontières avec la Sierra Leone, le Liberia et la Côte d'Ivoire sont fermées et les rares produits encore exportés sont stigmatisés. Le riz, le café ou la pomme de terre cultivés dans la région ne se vendent plus et leurs prix se sont effondrés. A contrario, ceux des denrées généralement importées, comme le manioc de Côte d'Ivoire, se sont envolés.


Aujourd'hui, Agnès et son équipe sont à Guéla, un village isolé situé à trois heures de mauvaise piste de Nzérékoré. Pour s'y rendre, mieux vaut avoir une bonne voiture et l'estomac bien accroché. Il est à peine midi. La chaleur est étouffante. Les équipes du PAM, chargées officiellement d'approvisionner 289 foyers (chacun constitué de six à huit personnes), sont là depuis 7 heures du matin, et les habitants du village, massés derrière un cordon de sécurité, attendent depuis presque aussi longtemps.

Onze cas d'Ebola ont été enregistrés à Guéla. Quelques minutes seulement avant le début de la distribution, des ambulances de la Croix-Rouge ont emmené, dans le hurlement des sirènes, cinq nouveaux cas suspects. Ici, chacun est bien conscient des dangers que comporte ce type de rassemblements dans une région où les écoles ont depuis longtemps fermé et où les autorités sanitaires déconseillent de se serrer la main.


"Si nous, nous montrons notre peur, il n'y aura plus aucun rempart"

Agnès porte un masque et des gants. Elle nous conseille discrètement de garder nos distances pour parler avec les villageois. "On leur a expliqué qu'il ne fallait pas qu'ils aient de contacts entre eux, raconte-t-elle. Ça a tenu quelques minutes, ils se sont écartés les uns des autres, mais quelques instants plus tard, c'était reparti ! Ils nous disent : "On vit ensemble ici, comment voulez-vous qu'on ne se touche pas ?""

Impossible en effet. Tout comme il est impossible de savoir ce qui se passe réellement dans ces villages reculés et pourtant si nombreux dans la région, dans l'intimité de ces cases et de ces cours communes. Certains sont peut-être déjà infectés sans le savoir. D'autres le seront sans doute dans quelques jours.

Dans la préfecture voisine de Macenta, de l'aveu même du directeur préfectoral de la Santé, le Dr Mamadou Diallo, on ne sait pas combien de personnes ont succombé à Ebola. "Il y a les villages réticents, où l'on ne peut toujours pas entrer et qui se méfient des étrangers, explique-t-il. Et puis il y a toutes les morts suspectes qui n'ont pas été comptabilisées, notamment au début de l'épidémie. Nous avons récemment mené une enquête dans deux localités ; nous nous sommes rendu compte que 91 décès sans doute liés à Ebola n'avaient pas été enregistrés."


Dans son bureau exigu, le Dr Diallo tient à rappeler le bilan officiel de sa préfecture, même s'il sait qu'il est sans doute très en deçà de la réalité : 320 décès pour 500 cas à la mi-octobre. Comment parvient-il à conserver son flegme ? "On est obligé de banaliser les événements, car si nous, nous montrons notre peur, il n'y aura plus aucun rempart."

Le directeur de l'hôpital de Macenta, le Dr Savané, est là lui aussi. Il explique avoir déjà perdu douze agents de santé, dont son prédécesseur. Parce qu'il est trop risqué d'avoir recours à un personnel n'ayant jamais affronté le virus, son hôpital n'a encore reçu aucun renfort. "Les gens fuient l'hôpital, raconte-t-il. Il n'y a que les femmes enceintes qui sont bien obligées d'accoucher quelque part qui viennent encore. Mais beaucoup pensent qu'en venant ils seront contaminés par Ebola. Certains croient même que nous allons vendre leur sang à Médecins sans frontières ! Résultat : nous ne facturons presque plus d'actes, l'argent n'entre plus et nous survivons grâce à notre trésorerie. Avec Ebola, plus rien ne fonctionne normalement."

Devant l'entrée de l'hôpital de Macenta, un immense tableau indique le prix des gestes médicaux : 3 000 francs guinéens (0,35 euro) le pansement, 7 000 francs la consultation, 25 000 francs l'échographie... Et c'est vrai qu'il n'y a que devant la maternité que l'on fait encore la queue. Ailleurs, le silence règne. "Même pour les opérations les plus bénignes plus personne ne vient, indique un infirmier. Il est vrai qu'Ebola a fait beaucoup de morts, mais combien ont succombé à des maladies que l'on aurait pu soigner s'ils s'étaient rendus à l'hôpital ?" Sacko, le surveillant, confesse qu'il n'a pas grand-chose à faire ces temps-ci. Il en plaisante même, en désignant les couloirs vides de l'hôpital : "Ebola, c'est un gaillard, deh ! Regardez le résultat !"

Des camions embourbés à la queue leu leu

Le centre de transit pour les malades d'Ebola a été installé juste derrière l'établissement. Un centre de traitement est également en construction, mais en attendant la fin des travaux, c'est vers celui de Guéckédou que les personnes infectées sont envoyées. Encore faut-il qu'elles survivent au voyage...

Quiconque a déjà pris la route entre ces deux villes sait à quel point elle peut être éprouvante : non goudronnée, elle se transforme en un véritable enfer à la moindre goutte de pluie (c'est-à-dire très souvent en zone forestière), avec des camions embourbés à la queue leu leu et des coupeurs de route sur le qui-vive. Une semaine avant notre arrivée, une ambulance de la Croix-Rouge a été coincée près de sept heures en pleine nuit. Le patient qu'elle transportait n'a pas survécu.

Retour au centre de transit de Macenta. Le Dr Dimaï Ouokpamy, 33 ans, est à la barre. Avant, ce jeune Guinéen travaillait au service des maladies infectieuses de l'hôpital Donka, à Conakry. Contrairement à beaucoup de ses aînés, il a accepté de venir travailler "au front", et c'est avec fierté qu'il présente les membres de son équipe : une cinquantaine de personnes (des Guinéens pour la plupart), dont 18 médecins et infirmiers, pour 35 lits.

Il nous conduit à "la crèche", où sont accueillis les orphelins d'Ebola, ces enfants dont les parents sont morts et qui, tant que la période d'incubation n'est pas achevée, sont toujours considérés comme des "contacts". Ce sont des femmes qui ont survécu à la maladie et sont durablement immunisées contre le virus qui en ont la garde. Au bout de vingt et un jours, s'ils ne développent aucun symptôme, ils seront "renvoyés dans leur communauté", qui prendra "sans doute" soin d'eux, nous explique-t-on. Mais personne n'en a la certitude.

Ce jour-là, une équipe du PAM est en visite elle aussi. Elle vérifie que les repas qu'elle fait concocter chaque jour par une restauratrice du coin sont bien distribués aux patients. Un médecin s'approche pour demander à voix basse si des rations pourraient aussi être distribuées au staff du centre de traitement. Histoire d'éviter aux médecins de devoir aller se nourrir en ville, de s'exposer au virus ou, au contraire, d'y exposer les habitants. Il voudrait aussi "du café, des fruits et des thermos", explique-t-il avant d'ajouter, avec un sourire fatigué, que "c'est pour être au taquet et plus efficace". S'est-il déjà plaint auprès des autorités ? "Pour quoi faire, réplique un de ses collègues. À Macenta, il y a le PAM, MSF et même l'Unicef, mais il n'y a pas d'État."


Source : JA

 

Ebola: Le Mali expérimente de tout premiers essais de vaccins en Afrique

2014/10/11

Aujourd'hui en Guinée Des essais cliniques d'un vaccin contre Ebola, en cours de test aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, ont récemment débuté en Afrique, au Mali, a indiqué à l'AFP le ministre de la Santé de ce pays, Ousmane Koné.

"Des essais cliniques de vaccins contre Ebola se déroulent actuellement dans le centre de développement des vaccins à Bamako", a déclaré vendredi soir M. Koné.

"La démarche est purement scientifique, le test se fait sur les chercheurs volontaires. Ça se passe entre scientifiques", a-t-il précisé.
Ces essais au Mali, limitrophe de la Guinée touchée par l'épidémie, mais qui n'a enregistré aucun cas sur son territoire, sont supervisés par le centre pour le développement de vaccins de l'école de médecine de l'Université du Maryland, aux Etats-Unis, et le ministère de la Santé.
Les tests de ce vaccin, développé conjointement par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline et les Instituts américains de la santé (NIH), ont commencé en septembre aux Etats-Unis sur dix volontaires et 60 personnes en Grande-Bretagne.

Si les premiers essais sont concluants, le vaccin sera testé en Gambie et au Mali afin de s'assurer que les tests tiennent compte des différences entre les populations européennes et africaines, avaient expliqué les responsables de ce projet.
Aucun vaccin ni traitement homologué n'existe contre le virus, qui se transmet par contact direct avec des fluides corporels, d'où un très fort risque de contamination pour les soignants et les proches des malades.

AFP



 
Drame de Rogbanè: Le collectif les ''Voix Solidaires'' rend un vibrant hommage aux victimes

2014/9/16

Aujourd'hui en Guinée Après le drame survenu à la plage de Rogbané à Taouyah le 29 juillet 2014, lors du concert des groupes Banlieuz'art et Instinct Killers, 24 artistes issus de la musique urbaine et du mandingue ont tenu à rendre un vibrant hommage aux trente-trois victimes de cette journée qui laisse encore des séquelles chez certains parents. L'annonce a été faite par lesdits artistes, lors d'une conférence de presse, organisée à cet effet dans un réceptif hôtelier de la capitale. La rencontre s'est tenue la semaine dernière avec la présentation officielle du clip vidéo.

Les artistes entre autres Steeve One Locks, Antoine Flingo, Takana Zion, Banlieuzart, Instinct Killers, et Degg J Force 3, ont participé à la réalisation de ce single vidéo d'une durée de 9 minutes.

Cette solidarité manifeste de ces artistes vient s'ajouter aux actes déjà posés pour apaiser les esprits, mais aussi tout en espérant que les actes de ce genre se reproduiront plus jamais. Selon les artistes, cette chanson, enregistrée au studio Djah Jeff Record, est dédié à toutes les personnes qui sont victimes de ce drame.

"Nous sommes profondément touchés par la mort de ces jeunes, parce qu'ils nous aimaient. Ils ont laissé leurs parents à la maison pour venir assister à ce concert, rappelle l'un des rappeurs. Prenant la parole, King Salomon de Banlieuz'art affirme qu'il voulait partager une joie avec ces victimes, avant de prier pour le repos de leurs âmes.

Pour finir, les artistes ont souhaité que justice soit faite afin que les responsables répondent de leurs forfaitures.

Ce qui reste clair, Ablaye M'Baye de MLP et Malick Kébé, directeur général de l'Agence guinéenne des Spectacles (Suspendu) sont encore dans les geôles de la Maison centrale de Conakry.

Ibrahim Kindi

 
Tarikhoui : Votre rubrique qui vous interdit de rire

2014/9/16

Aujourd'hui en Guinée La semaine passée, Sa Majesté le roi Moba-Simbo a rencontré les journalistes alimentaires du royaume Conakry Gbere-gbere. Objectif, inviter ces griots modernes à sensibiliser les pauvres citoyens à lutter contre sokho Ebola. Adéah !! Afakoudou Koro, si tu nous ne donne pas de wodi, on refuse !! Pendant ce temps Tabourama Kassory est rentré à Conakry. Vous savez pourquoi ? Il parait que le roi Moba Simbo veut le nommer Premier ministre, chef du gouvernement à la place de l'imam Saidou Fama, le plus médiocre des Premiers ministres que la Guinée ait connus depuis octobre 1958. Et puis tonton Big-up et Fama foufafoui ont été reçus nuitamment à Sékhoutouréya. Selon notre source, les deux hommes ont gagné un peu de nèm nèm là-bas. Qui est fou ?? Pour en savoir plus, votre équipe est allée rencontrer Sa Majesté Moba Simbo.

Journaliste Kombo-Kombo : Kon kon kooon !!! Kon kon koon !!!

Moba Simbo : C'est qui, s'il vous plait ? Entrez, monsieur.

Journaliste Kombo-Kombo : Sa Majesté, c'est moi votre ami fidèle.

Moba Simbo : Eh petit !! Tu t'es lavé les mains avant d'entrer chez moi. Pardon, il ne faut pas envoyer Ebola chez moi ici yandi, yandi.

Journaliste Kombo-kombo : Oui, Sa Majesté. Je me suis lavé les mains, mais…, mais…, mais…

Moba Simbo : Mais quoi ? Espèce de fouyanté !! Takané-

Wondoe !!

Journaliste Kombo-Kombo : Non, Sa Majesté. Je voudrais savoir si vous aussi vous vous êtes lavé les mains.

Moba Simbo : Lahilahi !! Tu penses que moi je suis bakhifadè ? Et d'ailleurs, dis-moi, pourquoi tu es venu tôt chez moi ce matin ? Les gens ne se sont même pas réveillés.

Journaliste Kombo-kombno : Ok, merci Sa Majesté. Je suis venu porter plainte contre votre Premier ministre. Il est allé au Maroc, sans m'inviter. Et puis qu'est-ce que la Guinée va faire au Maroc ? Est-ce qu'il y a une société guinéenne au Maroc ?

Moba Simbo : Merci mon petit. Tu sais, mon Premier ministre est un gros villageois. Il n'a jamais voyagé depuis qu'il est à ce poste. Ensuite il fait son jubilé dans l'avion. Le voyage sur Maroc m'a coûté beaucoup d'argent. Il est allé avec une dizaine de ministres, des faux opérateurs économiques. Tu vois petit ? Mais du business, ce n'est pas grave. Lui aussi il a pris pour lui. Tu sais, petit, mon pouvoir là s'appelle pouvoir kankantongoe. Notre gouvernement s'appelle sérè koutou-koutou.

Journaliste Kombo-Kombo : Donc, Sa Majesté, puisqu'il fait son jubilé, ça veut dire que vous allez le remplacer ? Et qui sera son remplaçant ? Pardonnez, veuillez me nommer à ce poste. Je suis un cadre très compétent. J'ai assez d'expériences, mais je suis de l'opposition. Mon parti s'appelle parti tic au tac.

Moba Simbo : Soubou haa nan laye ! Moi te nommer Premier minister? Awa tu es content few. Moi j'ai déjà choisi mon Premier ministre. Il s'appelle Taabourama Kassory Fonio Ibramen ka ?

Journaliste Kombo-kombo : Mais, Sa Majesté, je connais ce jeune. Il a été longtemps ministre des Finances d'Almamy Sana Gbantama. Les Guinéens veulent de la nouveauté.

Moba Simbo : Moi, ce n'est pas mon problème. Moi, j'ai besoin seulement d'un chargeur bac à la Primature. Le reste, ce n'est pas mon problème. Morrr !!

Journaliste Kombo-kombo : Vous avez rencontré la presse il y a trois jours de cela. Quel était l'objectif de cette rencontre ?

Moba Simbo : Tu sais, petit, il faut parfois faire du semblant. J'ai rencontré les bavards là juste pour regarder leur pauvre figure, après ils se sont mis à faire du fiissabilliahi. Ils pensent que moi, je suis fou pour leur donner un franc ? Adéah ! Petit, va dire à tes amis fouyanté là que tôle c'est pas tôle. Ils n'auront rien comme argent contre Ebola.

Journaliste kombo-kombo : Sa Majesté, il y a aussi n'taara Facinet le Tourneur qui dit s'être trompé en 2010. Il dit avoir fait un mauvais choix. Votre réaction ?

Moba Simbo : Ah peti toi aussi, tu ne connais pas Facinet ? Il a besoin d'un peu d'argent et un sac de riz. Tu sais, lui, c'est un chargeur bac. Quand il se lève, il suffit de lui donner un peu à manger. Quand son ventre est rempli il ne va plus parler. Ibara n'fakhamou ?

Journaliste Kombo-kombo : Ok, Sa Majesté. Est-ce que vous serez candidat en 2010 ? Parce que à dire vrai vous êtes trop lokhou-lokhou maintenant.

Moba Simbo : (Rire) Moi, lokhou-lokhou ? Tu n'as pas vu ma démonstration quand j'ai quitté Tunis ? J'ai fait tout Conakry à pieds. Ton koto mawbhè peut faire ça ? Petit, je t'informe que j'ai 15 ans cette année. Itan lenlémou !

Journaliste Kombo-Kombo : Sa Majesté, je vais vous quitter comme d'habitude. Est-ce que vous pouvez chanter un bon morceau pour le futur Premier ministre Taabourama Kassory ?

Moba Simbo : (Rire) Oui, petit, à volontiers. C'est mon petit sûr. Je vais chanter pour lui. Ecoute petit, je commence : Kassory yo i tanan bé. Ikha rivalé watoutou ! Kassory yo i tanan bé. Ikha rivalé watoutou !

A la semaine prochaine, mais pardon, ne riez pas trop.

Issiaga Douprou Sylla

 
Guinée Games/Victoire de la Guinée sur le Togo: Les parieurs de Guinée Games se réjouissent

2014/9/8

Aujourd'hui en Guinée Le syli national de Guinée a battu les Eperviers du Togo sur le score de 2-1. Les millions de fidèles parieurs de la société de loterie Guinée Games n'ont pas caché leur joie à l'égard du syli de Guinée. Un exploit qui redonne l'espoir aux aimables supporters du syli et parieurs de Guinée Games de faire de l'équipe une référence en Afrique.

Le syli national de Guinée a encore la chance de régner au niveau d'Afrique. C'est le souhait de milliers de supporters de cette équipe et parieurs de Guinée Games.

Fodé Sylla, pense que le Syli peut aller plus loin : «Vous avez vu sa performance lors de la dernière victoire en Afrique du Sud. La prochaine édition, j'en suis sûr et certain, avec l'effort du ministère des sports et de tout un chacun, mon équipe se qualifiera à la prochaine Can et atteindra la demi-finale, pourquoi pas la grande finale ?»

Parlant de la victoire de la Guinée face au Togo, Ibrahima Camara, parieur de Guinée Games, demande au coach guinéen Michel Dussuer d'adopter un autre schéma, le 5-3-3.

Cet autre parieur souligne : « Malgré l'absence de mon équipe lors de la dernière compétition, cette année, je crois fermement que le Syli de Guinée fera tout pour remporter cette fois-ci la coupe d'Afrique de Nation que tout le pays attend impatiemment».

Comme on le voit, la victoire du Syli face aux Eperviers du Togo réconforte l'espoir des parieurs et supporters.



Aboubacar 2 Sylla

 
Situation de la fièvre hémorragique à virus Ebola à la date du 16 Août 2014

2014/8/17

Aujourd'hui en Guinée Jusqu’à la date du 14 Août 2014, la Guinée a enregistré 523 cas dont 380 décès répartis comme suit : Cas confirmés : 378 cas dont 245 décès, Cas probables : 133 dont 133 décès et Cas suspects : 12 dont 2 décès. 103 malades sont sortis guéris des différents centres de traitement.

A la date du 14 Août 2014, les cas hospitalisés dans les différents centres de traitement sont au nombre de 18 :

•Guéckédou : 11 cas dont 9 confirmés et 2 suspects

•Conakry : 4 cas confirmés.

•Siguiri : 1 cas confirmé

•Pita : 1 cas confirmé et 1 suspect

Ce qui fait un total de 15 cas confirmés et 3 cas suspects dans les centres de traitement.

7(sept) préfectures antérieurement touchées (Télimelé, Kissidougou, Dabola, Dinguiraye Kouroussa et boffa ) n’ont pas notifié de nouveau cas cette semaine.

La déclaration d’urgence sanitaire nationale par le chef de l’État sur la riposte contre l’épidémie d’Ébola en Guinée est faite et est en cours d’application.

L’installation des équipes de contrôle sanitaire est en cours au niveau des 41 postes frontaliers identifiés. 10 (dix) Camions de matériels sanitaires ont quitté Conakry pour les préfectures.

Il ya des préoccupations particulières le long de la frontière avec le Libéria et la Sierra Leone principalement à Macenta et à Pamelap où des dispositions specifiques sont en train d’être prises pour mieux contrôler les mouvements de personnes.

Pour plus d’informations contacter :

•Dr. Sakoba Keita, Chef de la DPLM au Ministère de la Santé.

Tel : 00224 622 93 13 90, E-mail : keita_sakoba@yahoo.fr

•Dr Mamadou Rafi Diallo, Directeur du Service National Promotion de la Santé,

Tél : +224 622 35 23 78, Email : dmrafi365@yahoo.fr

 
Donka: Le président Alpha Condé au chevet des blessés du drame de la plage Rogbané

2014/7/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Président Alpha Condé s'est rendu ce mercredi à l'hôpital de Donka où ont été admis les victimes de la bousculade survenue le mardi 29 juillet lors d'un concert de Rap sur une plage de la banlieue de Conakry.Alpha Condé était en compagnie entre autres de son ministre chargé de la sécurité présidentielle, le colonel Claude Pivi. Il a rendu visite aux blessés et s'est rendu à la morgue de l'hôpital pour voir les corps.

Avant de quitter, il s'est entretenu avec le personnel de l'hôpital et à renouvelé ses condoléances aux familles des victimes.

A rappeler que d'après la Directrice Générale de Donka, Fatou Sikhé Camara, 33 morts ont été transportés à sa morgue suite à cette tragédie.



Kovana Saouromou

 
Tarikhoui: Votre rubrique qui vous interdit de rire

2014/7/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Ça y est ! C'est fini ! Oui c'est fini enfin, le mois de Ramadan s'en va et les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer la fête sous le signe de la paix et de la réconciliation nationale. Mais de quelle paix veut-on parler, alors que les autorités du royaume refusent d'appliquer les accords du 3 juillet ? En tous cas les opposants sous l'égide de Kôtô Maoubhè comptent organiser un grand meeting le 4 aout au Palais woba-woba de Conakry. Eh allah !

Encore un dossier à suivre. Pendant ce temps, le roi Môba Simbo s'est envolé pour le Congo, où il ne sera pas contraint de diriger la prière de la Nuit du Destin. Eh Kôrô ! Tu as fui le royaume ?

Awatoun. A Kindia, les candidats non admis ayant reçu les sujets avant le bac se sont rendus dans leur lycée pour tout saccager, il paraît que rien n'a été épargné, même pas les souris qui étaient dans les tiroirs. Eh tonton Ibra Kouroumani !

Votre équipe à fait le compte-rendu de tous ces événements à Môba Simbo.

Journaliste Kômbô Kômbô : Bonjour Sa Majesté, je viens de la ligue islamique de Guinée, j'étais allé chercher la liste des imams qui doivent diriger les prières à Conakry le jour de la fête.

Môba Simbo : Et après, où est mon problème dans ça ? Ou bien on t'a dit que je suis imam ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Oui justement Sa Majesté, c'est pourquoi je suis venu voir si votre non figure sur la liste. Vous savez, comme vous avez la maitrise du Saint Coran et vous êtes le 1er imam de Soukhoutouréya, on vous a choisi pour diriger la prière dans l'une des mosquées ce jour là.

Môba Simbo : Oui, mais à Sekhoutoureya, je fais prier seulement ma famille. Surtout la reine Kabako. Tu sais toi-même que mon fils le prince Madou est un toubabou, j'ai tout fait pour qu'il lise le Coran, mais impossible. Il préfère de loin la lecture du code minier. Ah, qui est fou ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Ok Sa Majesté, tout cela n'est pas grave. Je peux vous dire où vous allez diriger la prière ?

Môba Simbo : Oui je t'écoute petit.

Journaliste Kômbô Kômbô : Vous devez diriger la prière à Gnariwada, un quartier très populaire et religieux mais qui se trouve dans la commune de Ratoma.

Môba Simbo : Lahiiilaah ! Soubhanalaye ! C'est là-bas que la ligue islamique m'a envoyé pour la prière ? Mais elle ne sait pas que là-bas c'est le siège de la Seleka de Bambeto? Tous les chefs rebelles du monde se trouvent là-bas. Si moi je vais là-bas et qu'on m'arrête, comment je vais faire ? Eh petit !

Pardon va leur dire que je ne suis pas à Conakry. D'ailleurs, je vais fuir pour aller me refugier au Congo-Brazzaville. Là-bas, on ne parle pas de Lailatoul-gadri. Là-bas, on dit : au nom du père, du fils et du saint esprit, vive Marie, vive Jésus, bravo Moise, afakoudou c'est ce qu'on dit là-bas.

Journaliste Kômbô Kômbô : Mais Sa Majesté, on m'a dit de ne pas vous laisser ici. Chaque imam doit être dans sa Mosquée au plus tard à 20 h la veille de la fête.

Môba Simbo : Ah bon ? Donc si je comprends tu es devenu un escadron mobile de Hamdallaye ? Adeah ! Awa tu es content féou ce matin.

Journaliste Kômbô Kômbô : Bon Sa Majesté, puisque vous avez refusé de vous y rendre, je vais leur dire de ne pas voter pour vous en 2015.

Môba Simbo : Eh ! Il ne faut pas leur dire ça déh ! Pardon dis que je suis en mission.

Journaliste Kômbô Kômbô : Ok Sa Majesté, hier les opposants étaient chez Kôtô Maoubhè. Ils ont décidé d'organiser un grand meeting sur l'esplanade du Palais woba-woba. Ils me chargent de vous dire que vous êtes le parrain de cet évènement

Môba Simbo : Mais quoi ça encore meeting ? Ou bien c'est show de la rue ? Il y aura farê gnakhi là-bas non ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Non Sa Majesté, ce jour là, l'opposition doit mobiliser tout ses militants pour dénoncer ce que vous êtes en train de faire.

Môba Simbo : Eh allah ! Donc même l'argent de Rio Tinto que j'ai caché sera dénoncé ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Oui Sa Majesté. Et elle n'est pas d'accord même avec le bac que vous avez eu. D'ailleurs à Kindia, les élèves ont saccagé tous les lycées, parce qu'ils n'ont pas vu leur noms sur la liste des admis.

Môba Simbo: Eh ikaali khounya! Awa, ils ont raison. Ils avaient eu tous les sujets avant le bac. Mais pourquoi ils n'ont eu leur moyenne, c'est surprenant. Petit, bon écoute, bac là c'est bac féou !

Journaliste Kômbô Kômbô : Ok Sa Majesté, je vais vous quitter, quelle sera votre programme le jour de la fête ?

Môba Simbo : Bon écoute petit. Tu sais je ne te cache rien. Ce jour là, après la prière je dois bien me cravater pour aller présenter mon salimafo à certains bailleurs de mon parti.

L'argent que je vais collecter sera directement dirigé dans mes poches. La nuit, quand la reine Kabako va dormir, comme c'est une Hadja et mieux elle ne sait pas danser, moi je vais partir d'abord à Belvédère, après je fonce au Crysber, après à Fougou fougou Faga faga avec les petites vacancières qui ont triché au baccalauréat foufafou de cette année.

Journaliste Kômbô Kômbô : Tout cela est couteux, où vous allez prendre tout cet argent ?


Möba Simbo : Toi tu es trop gawa, moi j'ai l'argent de Kaléta, de Rio Tinto, et l'argent que j'ai eu quand j'ai inventé la fièvre Ebola en Guinée.

Journaliste Kômbô Kômbô : Et quelle sera votre musique préférée ce jour là ?

Môba Simbo : Ecoute, je chante tu vas apprécier : Itèmè gbin gbin to allo resto, Itèmè gbin gbin to allo arc-en-ciel, Itèmè gbin gbin to allo waymarck, kourbé kourbé wéé !!


A la semaine prochaine, mais pardon ne riez pas.


Issiaga Douprou Sylla

 
Dépigmentation: L'ONG Ebène sensibilise les femmes

2014/7/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Samedi 19 juillet dernier, l'ONG Ebène a officiellement lancé sa campagne de sensibilisation sur la dépigmentation avec pour thème ''Valorisons le Naturel'', à son siège sis à la Minière dans la commune de Dixinn. Cette cérémonie s'est tenue sous la présidence de la Première dame de la République, Hadja Djenè Kaba Condé, représentée par la dermatologue, Dr Bouré Denise.

Cette sensibilisation aura une durée de trois mois. Et la cérémonie de lancement a connu la présence de nombreuses femmes et filles de la capitale. Ces femmes ont bénéficié des produits réparateurs et non dépigmentant offerts par la fondation CDK-PROSMI (Condé Djénè Kaba pour la Promotion de la Santé Maternelle et Infantile).

La directrice générale d'Ebène, Mme Kaba Tété Kamour, a dans son allocution de bienvenue, remercié la fondation PROSMI pour l'appui qui a servi à la réalisation de cette campagne.

Elle a ensuite invité les femmes à conserver leur teint naturel pour une meilleure santé, avant de dégager les conséquences. Mme Kaba compte étendre cette campagne à l'intérieur du pays si les moyens sont réunis.

La représentante de la fondation PROSMI, Dr Bouré Denise, a indiqué que la fondation œuvre pour la santé maternelle et infantile et est très soucieuse de la dépigmentation. C'est pourquoi elle s'est associée à l'ONG Ebène pour dire non à la dépigmentation qui est aujourd'hui un problème de tous.

«Ce don traduit notre volonté à lutter contre la dépigmentation, parce qu'elle est directement liée à la santé», dira-t-elle.

Dermatologue de profession, elle a aussi invité les femmes à garder le teint naturel, en énumérant les conséquences auxquelles elles sont exposées, dont des pertes en vies humaines et des problèmes lors des interventions chirurgicales.

Une victime du nom de Kébé Fatou, informée par sa sœur, s'est aussitôt rendue au siège d'Ebène pour bénéficier des produits pour réparer son teint. Elle affirme qu'elle a utilisé ces produits il y a environ 10 ans dans le souci de se rendre belle et elle regrette cela aujourd'hui. Déterminée à garder son teint naturel, elle invite toutes les autres femmes à faire autant.


Daff Hawa

 
L’évacuation sanitaire : L’ultime recours pour sauver Bébel

2014/7/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Après avoir alerté l’opinion sur le sort affligeant du journaliste Thiernodjo Diallo dit Bébel, directeur du journal la Vérité, cloué sur son lit de malade depuis plusieurs mois, notre reporter a de nouveau fait un tour à son chevet.Et d’après le constat dressé par les médecins chargés d’assurer le suivi du journaliste, l’évacuation sanitaire de Bébel demeure l’ultime solution pour sauver notre confrère. Le traitement au sein d’hôpitaux spécialisés dans des pays comme le Maroc ou la France pourraient selon eux permettre au journaliste de retrouver la forme.

Il faut rappeler que Bébel est atteint d’une Bronchite pulmonaire chronique (BPC). C’est une inflammation des bronches, provoquant toux et crachats. Un mal qui peut tendre ‘’vers l’insuffisance respiratoire chronique progressive et irréductible, si la thérapeutique et la prophylaxie sont négligées’’.

La nouvelle relative à l’évacuation de Bébel donne des sueurs froides aux proches du journaliste, qui ne disposeraient pas d’une telle surface financière, devant permettre de faire face aux frais de ce voyage médical. A cette allure, seules des bonnes volontés pourraient sauver notre confrère, qui va vraiment mal.

SOS donc pour ce confrère qui a besoin du soutien et de la solidarité surtout de ses confrères journalistes en ces moments difficiles.


In l’Indépendant

 
Ebola en Afrique de l'ouest : Ces fausses idées qui alimentent l'épidémie

2014/7/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Alors que le nombre de décès liés au virus Ebola dépasse les 500 en Afrique de l’ouest, l’UNICEF et ses partenaires renforcent leurs opérations dans l’ensemble de la région pour enrayer la propagation de la maladie en luttant contre les rumeurs, les peurs et les idées fausses.

« Les rumeurs et le refus de voir les choses en face favorisent la propagation de la maladie et mettent encore plus de vies en danger » affirme Manuel Fontaine, directeur régional à l’UNICEF pour l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale. « Certaines personnes ne veulent toujours pas reconnaître que la maladie est une réalité. D’autres croient que ce n’est pas nécessaire de la traiter. »

Avec plus de 850 cas rapportés en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la toute première épidémie provoquée par le virus Ebola en Afrique de l’ouest est devenue une grave menace régionale, sans précédent par sa durée et par son ampleur. Des idées fausses largement répandues, la résistance, le refus d’accepter la réalité et une hostilité occasionnelle de la part de certaines communautés compliquent énormément l’intervention humanitaire destinée à contenir la flambée.

« L’intervention va au-delà des soins médicaux, déclare Manuel Fontaine. Pour briser le cycle de la transmission du virus, il est essentiel de lutter contre la peur qui l’entoure et de gagner la confiance des communautés. Nous devons frapper à chaque porte, visiter chaque marché et donner des informations aux gens dans chaque église et dans chaque mosquée. Pour pouvoir faire cela, nous avons, de toute urgence, besoin de davantage de monde, de davantage de fonds et de davantage de partenaires. »

À Accra, la semaine dernière, l’OMS a réuni les gouvernements de l’Afrique de l’ouest, des ONG, des organismes régionaux et internationaux et des institutions des Nations Unies pour trouver un accord sur des mesures prioritaires d’action, pour la première fois depuis le début de la crise provoquée par le virus Ebola.

Face à cette situation, l’UNICEF multiplie ses efforts dans sept pays – la Guinée, la Sierra Leone, le Libéria, la Guinée-Bissau, le Sénégal, le Mali et la Gambie – afin de prévenir une plus importante propagation du virus, au moyen de SMS et de campagnes massives de communication traditionnelles et non traditionnelles, à la télévision, à la radio et dans la presse. Depuis que l’épidémie s’est déclarée, l’UNICEF et ses partenaires ont touché au moins 5,5 millions de personnes en Afrique de l’ouest.

Au Libéria, par exemple, deux chansons pour le grand public produites avec l’appui de l’UNICEF par le groupe local Crusaders for Peace et des musiciens « hipco » (Deng, Soulfresh et FA) sur les façons d’empêcher la propagation du virus Ebola sont diffusées sur les radios nationales et locales dans tout le pays.

Avec son réseau de partenaires, notamment les autorités nationales, l’OMS, les sociétés de la Croix-Rouge et les organisations locales, l’UNICEF appuie également des campagnes de porte à porte. Des opérations de prévention ont été menées pour sensibiliser davantage de communautés dans les zones concernées notamment grâce à la participation, comme principaux alliés, des chefs traditionnels et religieux.

En Guinée et au Libéria, l’UNICEF et ses partenaires sont aussi devenus les principaux fournisseurs de chlore et de savon, ayant distribué depuis avril plus de deux millions de savonnettes et plus de 600 000 bouteilles de chlore dans les foyers, les dispensaires et les écoles. De plus, les équipes de l’UNICEF au Ghana et en Côte d’Ivoire ont également été placées en état d’alerte.

Pour pouvoir encore accélérer ses opérations, l’UNICEF demande immédiatement 2,6 millions de dollars US pour six pays. Le déficit de financement actuel va très probablement augmenter, les plans nationaux d’intervention étant actuellement en cours de révision dans le but de faire face au nombre de cas supplémentaires et de multiplier les efforts en matière de prévention.


Le 11 juillet 2014



L'UNICEF

 
Ebola en Afrique de l'Ouest : Le bilan passe le cap des 600 morts, dont 68 en 5 jours

2014/7/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le bilan de l'épidémie de fièvre Ebola qui frappe la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone depuis mars a désormais franchi le cap des 600 morts.

Selon un dernier bilan communiqué mardi 15 juillet par l'Organisation mondiale de la santé, l'épidémie de fièvre Ebola a causé la mort de 603 personnes depuis février. La maladie a fait 68 morts entre les 8 et 12 juillet en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, a précisé l'OMS.

C'est en Sierra Leone que l'épidémie a été la plus meurtrière au cours des derniers jours, avec 52 morts dont la cause confirmée, probable ou suspectée est le virus de la fièvre hémorragique. S'y ajoutent 13 morts au Liberia et trois en Guinée selon le recensement de l'OMS sur la période du 8 au 12 juillet.

L'OMS a aussi indiqué mardi qu'elle essayait d'avoir "le soutien de personnes influentes et respectées" au sein des communautés des pays concernés, pour mieux expliquer aux populations les mesures de protection contre le virus.

"On a toujours un niveau élevé de transmission du virus au sein des communautés", a ajouté le porte-parole de l'OMS, Daniel Epstein, au cours d'un briefing de l'ONU.

L'épidémie, la plus grave jamais attribuée au virus Ebola, a été au centre d'un sommet sanitaire il y a deux semaines à Accra, au Ghana.

(Avec AFP)

 
Commune de Matoto: Adoul Gadiri Diallo, maître coranique, assassiné par des inconnus

2014/7/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Un maitre d’une école coranique, du nom de Adoul Gadiri Diallo alias Karamoko Béngué, âgé d’une cinquantaine d’années, poignardé à la poitrine par un groupe de présumés bandits non identifiés, dimanche, 13 juillet, aux environs de 22 heuresTU, au quartier Matoto-Centre, dans la Commune du même nom, à Conakry, a succombé à ses blessures quelques heures plus tard sur le chemin de l’Hôpital.

La victime a été surprise puis poignardée par ses meurtriers devant une boutique, alors qu’elle y était venue se procurer des vivres pour le repas nocturne de sa famille.

Selon des témoins, les auteurs de cet acte seraient venus dans l’intention d’attaquer la boutique où l’acte s’est produit. Mais suite à une petite altercation, qui a sûrement fait intervenir la victime, un des bandits a enfoncé son couteau dans la poitrine du maitre coranique avant de s’en fuir.

Au moment où nous quittions sur les lieux, le corps du maître coranique était allongé sur une natte, couvert d’un drap dans sa concession, en attendant l’arrivée des agents pour le constat.

Le défunt était marié à deux femmes et père de sept enfants.

AGP

 
Lutte contre le tabagisme : L’espace CEDEAO affute ses armes

2014/7/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Comment augmenter les prix des produits du tabac en vue de réduire sa consommation dans les Etats membres de la Cédéao ? Cette question était la semaine dernière au cœur d'une réunion à Ouagadougou dont l'objectif est d'adopter un projet de directive sur l'harmonisation de la taxation des assises sur les produits du tabac.

L'enjeu principal de cette rencontre de Ouagadougou était de proposer au prochain Conseil des ministres de la Cédéao un projet de directives sur la fiscalité des produits du tabac.

Une directive qui a pour objectif de réduire considérablement la consommation tu tabac en Afrique de l'Ouest, en rendant difficile son accessibilité financière, selon le professeur Abdoulaye Diagne, directeur exécutif du Consortium pour la recherche économique et sociale : « Le but est de réduire la consommation de tabac dans les pays de l'Afrique de l'Ouest. Ce que l'on a constaté, c'est que cette consommation a fortement augmenté au cours des dernières années. Et à la base de cette augmentation, vous avez les produits du tabac qui sont bon marché ».

Une fois adoptée, cette directive permettra une augmentation des recettes fiscales tirées des produits du tabac. Des recettes qui pourraient servir à lutter contre les effets néfastes du tabagisme en Afrique de l'Ouest, selon le professeur Abdoulaye Diagne : « Les Etats vont disposer de plus de ressources pour mieux faire face aux dépenses publiques entraînées par l'expansion du tabagisme ».

Selon Salifou Tiemtoré, directeur des douanes de la Cédéao, les pays d'Afrique de l'Ouest présentent les taux de taxation des produits du tabac les plus bas au monde.


Abdoul Karim Bangoura

 
Rencontre d’Accra autour d’ébola : Témoignages pathétiques des rescapés du virus

2014/7/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La conférence de deux jours, à l'initiative de l'OMS, sur la lutte contre l’épidémie du virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest depuis le mois de mars a pris fin le 3 juillet dernier, dans la capitale ghanéenne. Les ministres de la Santé de onze pays de la sous-région ont adopté une « stratégie commune en vue d’accélérer la riposte contre l’épidémie » qui touche officiellement depuis le mois de mars la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

Deux rescapés venus de Guinée étaient à Accra pour témoigner devant la conférence. Ils ont tenu à garder l'anonymat. Elle a été diagnostiquée porteuse du virus Ebola le 13 mars dernier, hospitalisée une dizaine de jours plus tard pendant deux semaines. Rescapée d’une maladie qui n’a encore ni vaccin, ni médicaments, à quoi attribue-t-elle sa survie ? « Je l’attribue d’abord aux médecins. Quand on traite les symptômes, ça donne la force à tes anticorps de se battre contre le virus et en deuxième lieu, je l'attribue au divin. Dieu a voulu que mon heure ne soit pas encore arrivée. »

Une rescapée stigmatisée : « Ce n’est pas terminé mais ce n’est plus comme avant, confie-t-elle. Au départ, ce n’était pas facile mais aujourd’hui ça commence à aller. La compréhension est là, les sensibilisations passent. » La jeune femme n’a pas été la seule dans sa famille à attraper le virus Ebola. « Dans notre famille, témoigne son cousin, il y a eu neuf personnes touchées. Trois sont vivantes et six personnes sont décédées.

Quand nous étions nouvellement sortis de l’hôpital, déclarés guéris, les gens n’osaient pas nous approcher. Ils pensaient qu’on se promenait avec le virus. On connaît la solidarité africaine, alors quand tu perds six membres de ta famille et que tu ne vois personne pour te présenter les condoléances, c'est très difficile. »

Les deux cousins ont connu des fortunes diverses après leur guérison. La jeune femme a été renvoyée par son employeur privé, alors que le jeune homme, fonctionnaire, a repris son poste. La fièvre hémorragique et d’autres fièvres non confirmées comme étant dues au virus Ebola ont tué depuis janvier dernier 467 personnes sur 759 cas recensés dans les trois pays, avec un taux de mortalité de 61 %.
Abdoul Karim Bangoura

 
Fuites de sujets au Bac/ Communiqué du ministère de l'enseignement pré-universitaire

2014/7/10

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation a procédé, depuis le 16 Juin 2014, au lancement des examens nationaux, au titre de l’année 2013-2014.Dans l’ensemble, ces évaluations se sont déroulées dans le calme et la sérénité, sur l’ensemble du territoire national. Une tournée conduite par une délégation du Département conduite par le Ministre, Dr Ibrahima Kourouma, a sillonné les différents centres d’examens, afin de d’assurer que le slogan « TOLERANCE ZERO VERS L’EXCELLENCE » soit effectivement traduit dans les faits.

Si les examens du Certificat d’Etudes Primaires (CEP) et du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) se sont effectués de manière satisfaisante, celui du Baccalauréat unique, toutefois, n’a pas connu la même sérénité.

Ainsi, depuis le jeudi 03 Juillet 2014, des rumeurs faisaient état de fuites de sujets concernant certaines épreuves du Baccalauréat. Immédiatement, en attendant de vérifier le bien-fondé de ces rumeurs, le Département a pris un certain nombre de mesures, allant de la saisine des Services Spéciaux à la mise en place d’une commission spéciale interne, en passant par des dispositions techniques urgentes, à la discrétion du Ministère.

Jusque-là, le Département s’est abstenu de se prononcer sur le sujet, pour éviter de susciter et d’entretenir la polémique autour de ces évaluations, qui devaient être caractérisées par le calme et la sérénité. Surtout que certains médias et politiciens s’étaient emparés de la rumeur, l’amplifiant, tout en lui donnant une envergure loin des réalités du terrain.

C’est le lieu de rappeler que dans notre intérêt à tous, l’école n’est pas à politiser.

En tout état de cause, grâce aux dispositions et mesures prises, le processus des examens reste et demeure sous contrôle et sera mené à son terme dans les délais prévus.

A ce jour, les corrections du CEP et du BEPC sont terminées, celles du Baccalauréat unique sont en cours et les résultats de ces trois évaluations seront proclamés le 18 Juillet prochain.

Le Département de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation tient à rassurer les partenaires et acteurs de l’école qu’il dispose de tous les outils nécessaires, pour que ne soient admis que les candidats méritants.


Par ailleurs, le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation promet que les résultats des enquêtes diligentées par les Services Spéciaux seront portés à la connaissance de tous.

Conakry, 9 Juillet 2014


Le service de communication du MEPU-A


Contact : 631 51 66 59

 
Guinée Games: Les parieurs au cœur de la fièvre de la coupe du monde

2014/7/8

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La coupe du monde qui est en train de se dérouler au Brésil est largement suivie en Guinée. Les fans du ballon rond particulièrement les parieurs de Guinée Games suivent avec intérêt la plus grande compétition au monde.Nombreux sont les Guinéens, malgré l'absence du Syli national et l'élimination des équipes africaines à suivre à travers le petit écran le reste de la competion.

Les parieurs disent se retrouver dans l'effervescence du mondial. Oumar Sountouroun Diallo est surpris de l'élimination des grandes équipes comme le champion du monde sortant l'Espagne. "C'est vraiment intéressant de voir le Costa Rica poursuivre son aventure. Les gens sont habitués aux équipes géantes. Je pense qu'il faut inverser la tendance ", déclare M. Diallo.

Ousmane Keita, de son côté, remarque l'humiliation de certains "grands joueurs" face aux petites équipes. "C'est aussi une occasion pour les grands clubs européens de recruter des joueurs talentueux. On a su aussi que les continents américains et africains ont de grandes équipes qui regorgent de talents.

Actuellement tout le monde sait vraiment bien jouer au foot. On enseigne le football partout, c'est devenu une science. La coupe du monde de 2014 a démontré", explique le parieur de Guinée Games. "Les équipes africaines ont fait mieux en obtenant deux qualifications en quart de final.

Quand à La Côte d'ivoire avec ses joueurs professionnels elle à manqué de rentrer dans l'histoire", regrette-t-il.

Alpha Diallo

 
Le Président des Huissiers de Guinée retire sa plainte contre Soriba Sorel

2014/7/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY- Le Gouverneur de la Ville de Conakry, Soriba Sorel CAMARA doit se frotter les mains suite au retrait par le Président de la chambre nationale des Huissiers de Guinée, Seydouba Kissing Camara, de sa plainte, pour abus de pouvoir, déposée auprès du Tribunal de première Instance de Conakry contre '' le premier '' citoyen de la capitale guinéenne.

Ce retrait fut possible grace à la double médiation menée tant par leConseil régional des organisations de la société civile de Conakry (CROSCC) que par le Conseil National des organisations de la société civile de Guinée (CNOSCG. C'est donc le 2 juillet 2014 que le protocole d'accord fut signé entre les parties belligérantes..

A l'issu des pourparlers , le Gouverneur de la ville de Conakry a accepté, il n'avait pas de choix d'ailleurs, de revenir sur sa controverse décision relative à la suspension de l'exécution des décisions judiciaires dans la capitale en matière de déguerpissement des occupants d’une concession, ce qui a permis le retrait de la plainte auprès du TPI de Conakry 1

Et pourtant ce n'est pas fini quand on sait que Soriba Sorel Camara, aurait affirmé au cours de l'assemblée générale du RPG Arc-en-ciel , tenue le 07 juin 2014 que Hadja l'Islam Baldé et une bonne partie des notables de son Parti sont venus grossir les rangs du Parti au pouvoir.

Face à ce mensonge grossier , le secrétaire exécutif APP/MCG (Association paix et patrie des mères calmeuses de Guinée que préside Hadja L'Islam BALDE ), Amadou Tidiane Bah avait demandé à Soriba Sorel CAMARA des excuses publiques sous peine de poursuite judiciaire. Là aussi, le zélé Gouverneur peux, s'il le souhaite, éviter le procès .

Attendons de voir

Ibrahima Sory SYLLA

 
Guéckedou : Une équipe de la Croix-Rouge attaquée par des hommes armés de couteaux

2014/7/3

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Une équipe de la Croix-Rouge en Guinée a été victime d’une nouvelle attaque par des hommes armés de couteaux. L’organisation réaffirme que le combat contre la peur de la population guinéenne est crucial pour stopper la diffusion du virus Ebola.L’incident s’est produit mardi à Guéckedou, à environ 650 km au sud de la capitale, Conakry.

Certains employés de la Croix-Rouge à bord d’une voiture ont été attaqués par des hommes armés de couteaux qui ont encerclé le véhicule, indique l’organisation par communiqué, ce mercredi. L’institution a déclaré que le combat contre le déni de la maladie par une partie de la population guinéenne était indispensable pour stopper sa propagation.

« Nous avons eu un incident à Guéckédou, l’épicentre de l’épidémie en Guinée où des personnes armés de couteaux ont encerclé un de nos véhicules marqués de la croix rouge », a déclaré, dans un communiqué, la responsable des opérations de la Croix-Rouge en Guinée. Elle poursuit : « ce n’est pas la première fois que de tels incidents arrivent, et malheureusement ce ne sera pas le dernier.

Cependant, (…) nous n’allons pas mettre fin aux opérations. A la place, nous allons parler aux différentes communautés pour tenter de résoudre cette situation. L’éducation est réellement la clé pour stopper le développement de cette infection ».

Des populations hostiles

Les équipes médicales des organisations humanitaires internationales qui tentent d’aider le personnel médical local rencontrent l’hostilité des populations guinéennes qui les accusent de propager la maladie.

« Nous avons des volontaires en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone qui vivent et travaillent avec ces communautés. Elles ont confiance en nos membres et ils sont écoutés », a rassuré le docteur Adinoyi Adeiza, le coordinateur santé au Comité internationale de la Croix-Rouge pour l’Afrique.

« Cependant, nous ne pouvons pas tout faire tout seul. C’est impératif que les leaders des communautés et les anciens travaillent avec nous pour garantir un message de prévention et de protection qui puisse être transmis à l’ensemble de la population », a-t-il ajouté.

Un centre de Médecins sans frontières (MSF) avait été attaqué, il y a deux mois, par des jeunes armés pour les mêmes raisons. Les médecins locaux et étrangers doivent se battre au jour le jour avec la peur et une incompréhension de la maladie par la population guinéenne.

Les mesures sanitaires mises en place par le personnel médical particulièrement contraignantes, notamment celles qui concernent la mise en quarantaine des patients, ne sont pas pour rassurer la population.

In Afrik

 
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