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24 Novembre 2017 - 7h15
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Guinée : Les délestages réduits de 40% ces deux dernières années (communiqué)

2017/11/23

Aujourd'hui en Guinée Conakry (Guinée) - Les temps de coupure d’électricité en Guinée ont été réduits de 40%, ces deux dernières années, a-t-on appris mercredi, de bonne source.Ces résultats ont été rendus possibles grâce au partenariat conclu en 2015, entre le gouvernement guinéen, la Banque Mondiale et Veolia-Seureca.

D’une durée de 4 an, le contrat de gestion entre Electricité de Guinée (EDG) et Veolia-Seureca vise notamment à faciliter l’amélioration de la performance commerciale, accroitre la performance technique et la transformation d'entreprise.

Les premiers résultats démontrent l'évolution positive de tous les axes de la transformation.

Pour les populations cela représentent 90 000 compteurs posés afin de mieux maitriser les consommations et réduire les problèmes de facturation par forfait.

Aussi, la remobilisation des équipes commerciales a permis d'augmenter de 57% le taux d'encaissement contribuant au redressement du secteur.

A mi-parcours, des réalisations sur la performance commerciale au niveau du service client ont été concrétisées.

Un centre d'appel pour le dépannage 24/7 permettant aux clients de bénéficier de services plus efficaces et plus rapides a été lancé avec « d'Allo ! EDG ».

Ce dispositif a permis de mettre à jour la base de clients avec plus de 11 751 nouveaux contacts et d'apporter un meilleur service.

La réhabilitation des moyens de production a été améliorée grâce aux performances techniques la gestion des travaux.

EDG a remis en service une centrale thermique à Conakry afin de fournir 30 MW de capacités disponibles supplémentaires.

Les indicateurs des performances de ventes montrent à présent une hausse de 40% ce qui a permis d'accroître la desserte.

Enfin, le plan de redressement en cours permet à EDG de revoir en profondeur ses processus, de se moderniser et de piloter son équipe.

Dans cette optique, une attention particulière a été portée à la formation et aux compétences : 8 agents ont été formés sur le Campus Veolia aux habilitations électriques et 5 agents ont été formés aux meilleurs standards de la relation client.

Pour les deux ans à venir, et dans une perspective à plus long-terme, le plan de redressement en cours vise à assurer la desserte par la réhabilitation et l'extension des réseaux

Ceci, note-ton, pour accroître le taux de desserte, à augmenter les revenus de l'entreprise afin de lui donner des marges de manœuvre notamment par un meilleur recensement de la clientèle, à continuer de transformer l'entreprise et à former la relève avec un plan de formation ambitieux.

« A partir de 2017, nous passons à une seconde phase en accélérant le rythme des mesures prises pour enclencher le redressement de l'entreprise et atteindre les objectifs ambitieux du contrat de gestion » explique Abdenbi ATTOU, Administrateur Général de EDG.

Présent sur les cinq continents avec plus de 163 000 salariés, Le groupe Veolia est la référence mondiale de la gestion optimisée des ressources.

Le Groupe conçoit et déploie des solutions pour la gestion de l'eau, des déchets et de l'énergie, qui participent au développement durable des villes et des industries, indique-t-on.

APA

 
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Dossier SEG : Oumar Kaba ‘’Baw’’, dit tout !

2017/11/18

Aujourd'hui en Guinée « Dans le cas d’espèce, la pertinence du contenu de l’accusation adressée au Chef de l’Etat par le DGA de la SEG et son timing, soulèvent une question de morale. »
Cadre en charge de la communication à la direction générale de la SEG, il vient nous expliquer les dessous sur l’affaire de virements illicites de fonds à la SEG. Ne venant pas avec le dos de la cuillère pour ceux qui attendent les vraies informations, suivez cette interview à bâton rompu…

………………………………

A la SEG, la situation financière ferait grincer des dents, après le constat de malversations financières avérées que vous avez découvert suite au rapprochement des comptes de la SEG à la BCRG par le DG. Comment en êtes –vous arrivé à toute cette échafaude de magouilles financières sur les comptes de la société des eaux de Guinée ?

Oumar Kaba : Je vous remercie pour l’opportunité que vous m’offrez d’intervenir dans vos colonnes pour expliquer un sujet qui défraye la chronique en Guinée ces derniers temps. Ceci dit, pour aller droit à l’essentiel de votre question, il m’est agréable de rappeler que c’est Monsieur le Directeur général de la SEG qui a constaté lors du rapprochement du solde bancaire effectué le 27 octobre 2017, deux virements frauduleux débitant le compte de la SEG tenu dans les livres de la BCRG au bénéfice de deux entreprises prestataires de la SEG. Il s’agit des établissements MATCO par la lettre de virement No. Réf /DFC /GF/127/2017 du 16 juin 2017 pour un montant de 466 100 000 GNF sur le compte No : 015 0041 0800 0171 896 domicilié à UBA d’une part et de l’autre, ENCODI Guinée par la lettre de virement No. Réf /DFC/050/2017 du 31 mars 2017, pour un montant de 725 995 921 GNF sur le compte domicilié à NSIA banque. Soit un total de 1 192 095 921 GNF. C’est le lieu de saluer la vigilance et le professionnalisme de Monsieur le Directeur général de la SEG pour cette découverte fort préjudiciable sur les comptes de la SEG.

Suite à cette découverte, quelles ont été les démarches administratives pour éclairer la situation et situer les responsabilités ?

Le Dg a adressé une série de correspondances aux messieurs le ministre de l’Energie et de l’hydraulique (autorité de tutelle) et le gouverneur de la BCRG, les informant de la délicatesse de sa découverte. Aussi, il a tenu à informer le Directeur de l’Agence principale de la BCRG pour que les fonds illicitement sortis soient restitués dans les comptes de la SEG domiciliés à la BCRG. De même, les directeurs des deux banques et ceux des entreprises prestataires incriminées, pour prendre les dispositions utiles. La SEG à travers son avocat a porté plainte contre X.

A date, quel est le niveau d’avancement des enquêtes diligentées ?

Permettez – moi de vous préciser qu’à ce niveau les établissements MATCO ont saisi directement la police judiciaire, alors qu’ENCODI Guinée a préféré s’attacher les services de la gendarmerie nationale pour des fins d’investigations. Ces différentes enquêtes sont donc en cours et chacun est tenu par l’obligation de réserve, afin de ne pas divulguer des informations susceptibles de porter préjudice au déroulement normal desdites enquêtes.

Vous dites avoir informé votre hiérarchie de tutelle, à savoir le ministère de l’Energie et de l’hydraulique. Quelle a été la réaction de monsieur le ministre de l’Energie – Cheick Taliby Sylla, en réponse au courrier à lu adressée par le Dg de la SEG dans cette affaire ?

Monsieur le Ministre a sollicité de sa collègue de l’Economie et des finances « des dispositions utiles pour une vérification approfondie de toutes les opérations bancaires de la SEG et d’en tirer les conséquences qui s’imposent », dixit le ministre de l’Energie.

Vous dites bien que le ministre Cheick Taliby a sollicité de son collègue une enquête approfondie sur toutes les opérations bancaires de la SEG, mais à partir de quelle date, d’autant qu’on sait que lui Taliby Sylla a occupé les fonctions de Dg de cette même société ?

Je ne suis ni le signataire, ni le destinataire de la requête formulée par le ministre. Je ne saurais donc par conséquent donner une réponse à cette question.

Transparence pour transparence, le ministre Cheick Taliby ne serait-il pas avisé d’inclure sa propre gestion à la tête de la SEG, pour ne pas être taxé de faire du deux poids, deux mesures ?

Pour être logique, il est bon que lorsqu’on a géré la chose publique, qu’on rende compte de sa gestion, et ceci à tous les niveaux de responsabilité. C’est un impératif. C’est d’ailleurs un droit pour le peuple, et un devoir pour le gestionnaire.

Dans la foulée, une note d’information de la part du DGA de la SEG est adressée à Monsieur le Président de la République de Guinée, portant sur les préoccupations autour de la gestion de votre société. Votre réaction à cet effet ?

Je vous rappelle qu’à la SEG, il y a les statuts et le règlement intérieur. Si je devais interpeler un de mes chefs hiérarchiques par rapport à des actes qu’il aura posé, il y a des instances et des mécanismes appropriés pour ce faire.

Permettez donc que ce ne soit pas dans vos colonnes, ni dans aucun organe de presse que je m’exprime sur le comportement, soit-il raisonnable ou indélicat d’un de mes chefs.

Sans langue de bois, si vous n’étiez pas un cadre de la société des Eaux de Guinée, qu’auriez –vous dit à propos, en votre qualité de citoyen guinéen ?

Que si chaque DG ou DGA devait s’adresser à la haute autorité du Chef de l’Etat pour exprimer ses sentiments, frustrations et autres émotions justifiées ou non, je crains fort que le Président de la République ait le temps nécessaire pour s’occuper des véritables enjeux de développement de la nation. En tout état de cause, les cadres assumant une certaine responsabilité doivent être mus par un sens élevé du devoir et de retenue. Dans le cas d’espèce, la pertinence du contenu de l’accusation adressée au Chef de l’Etat par le DGA de la SEG, et son timing soulèvent une question de morale. En tout cas, la solidarité de tous les cadres et travailleurs est indispensable, en particulier au moment des crises.

Vous parlez de timing et de morale. Quelle est donc en fin votre analyse de cette lettre du DGA adressée au Prof Alpha Condé ?

Dans sa lettre, au deuxième paragraphe, on peut lire notamment : « En effet il est important de vous faire savoir que ces préoccupations sont fondées sur des faits qui constituent visiblement les angles d’attaque de vos adversaires politiques », fin de citation. Là, le DGA s’entremêle les pinceaux : du technicien-gestionnaire au politique, il y a manifestement volonté de nuire. Sa démarche porte préjudice à la cohésion et au bon fonctionnement de l’entreprise en sapant son image près des populations en général, et des autorités du pays en particulier. Encore qu’il faille étayer ses allégations par des preuves irréfutables. …

Dans le fond, que dit le DGA pour l’information du Président Alpha Condé, qui ne soit pas fondé ?

Une bonne question. Entre autre, il fait mention « d’opérations financières et comptables opaques et illicites », citant les virements au compte des sociétés prestataires – ENCODI Guinée et MATCO, qui ont fait déjà objet de constat et de dénonciation de la part du Dg de la SEG. A propos, les enquêtes sont en cours. II faut juste signaler en plus que la lettre du DGA ne vient qu’en retard sur les évènements et les procédures engagées par le Dg. On peut valablement se poser donc la question de sa motivation. A propos, les rapports d’audit de la gestion de 2011 à nos jours de la SEG sont disponibles et vérifiables auprès de la Banque mondiale, de l’Agence française de développement -AFD, et au ministère de l’Economie et des finances.

Par rapport aux différents projets d’eaux pour les populations guinéennes, quelles informations avez-vous pour le quatrième projet d’eau?

A ma connaissance, ce projet est domicilié et géré au niveau du département de tutelle, donc il serait bon de vous rapprocher des autorités du ministère pour d’amples informations.

Votre dernier mot Monsieur Kaba ?

J’invite les travailleurs à redoubler d’effort pour traduire dans les faits volonté du Chef de l’Etat :«l’une des priorités de mon gouvernement est l’accès à l’eau potable pour tous ». C’est le lieu de saluer la démarche responsable du syndicat des travailleurs de la SEG, qui ont sensibilisé sur la nécessité de privilégier ce qui nous unit, et refuser toute sorte de manipulation tendant à saper la cohésion et l’unité d’action au sein de la société. Merci encore une fois.

Propos recueillis par Aboubacar Sidick SAMPIL

 
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Zimbabwe : Alassane Dramane Ouattara appelle Mugabe à « quitter ses fonctions dans la dignité »

2017/11/18

Aujourd'hui en Guinée Le chef de l'État ivoirien s'est exprimé vendredi à Abidjan sur la crise au Zimbabwe. Alassane Ouattara estime qu'il est temps que le président Robert Mugabe, confronté à un coup de force de son armée, « cède son fauteuil à une nouvelle génération ».

Les chefs d’État africains n’ont pas la même appréciation de la crise au Zimbabwe. Il y a deux jours, Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine (UA), dénoncait un « coup d’État » et demandait aux militaires de « mettre un terme immédiat à leur action ». Une position qu’il a réaffirmé dans une interview accordée jeudi au journal Le Monde.

Son homologue ivoirien pense visiblement différemment. « Il faut que le président Mugabe puisse quitter ses fonctions dans la dignité. C’est le message que j’ai transmis au président de l’Union africaine [le Guinéen Alpha Condé, NDLR]. »

Le monde a changé et ce qui se passe au Zimbabwe interpelle tous les hommes politiques et pas seulement les chefs d’État africains

« Le président Mugabe est une personnalité qui a consacré une bonne partie de sa vie à son pays et à la libération de son pays de la colonisation », a déclaré Alassane Ouattara, en marge d’une cérémonie à Abidjan. Mais pour lui, le chef de l’État zimbabwéen, âgé de 93 ans, a certes été « l’objet de respect et même d’adulation de beaucoup d’Africains et de jeunes Africains, mais le monde a changé et ce qui se passe au Zimbabwe interpelle tous les hommes politiques et pas seulement les chefs d’État africains ».

« Evidemment à son âge et compte tenu de la durée de ses fonctions, tout le monde est conscient qu’il est temps qu’il cède son fauteuil à une nouvelle génération », a poursuivi le président ivoirien.

A Harare, la situation est encore floue. Robert Mugabe, qui a fait sa première apparition publique depuis le coup de force ce vendredi matin lors d’une remise de diplômes, reste, sur le papier du moins, président du Zimbabwe. Il a cependant été placée en résidence surveillée avec son épouse Grace par les militaires, dans la nuit de mardi 14 à mercredi 15 novembre.

Emmerson Mnangagwa, l’ancien vice-président zimbabwéen dont l’éviction a provoqué le coup de force est pour sa part rentré jeudi au Zimbabwe.

« La partie est finie »

Le chef des anciens combattants de la guerre d’indépendance du Zimbabwe, Christopher Mutsvangwa, a aussi exhorté Robert Mugabe à quitter le pouvoir vendredi lors d’une conférence de presse. « Nous lançons un avertissement ferme à Mugabe et à sa femme (Grace): la partie est finie. (…) Les généraux ont fait un travail fantastique, c’est fini, les jeux sont faits », a-t-il martelé. « Mugabe doit démissionner (…) selon les termes fixés par les gars en uniforme ».

Il a aussi appelé la population à se mobiliser en masse dans les rues samedi. « Nous voulons rétablir notre fierté, demain est le moment de le faire (…), nous pouvons finir le travail commencé par l’armée », a-t-il déclaré.

AFP

 
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COMMUNIQUE DE PRESSE : IMMENSE SUCCES DU GROUPE CONSULTATIF DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE / LEVEE DE PLUS DE 20 MILLIARDS DE DOLLARS POUR LE FINANCEMENT DU PNDES

2017/11/18

Aujourd'hui en Guinée Paris, le 16 Novembre 2017 - Le gouvernement de la République de Guinée réunit jusqu’à demain les partenaires économiques et financiers du pays dans le cadre de son Groupe consultatif organisé à Paris. À cette occasion, le gouvernement guinéen a récolté plus de 20 milliards de dollars d’engagements, visant à soutenir les projets phares du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020, dépassant ainsi largement l’objectif initial des 4,5 milliards.

Le PNDES guinéen bénéficie de l’appui inconditionnel de l’ensemble de la communauté internationale, autour des partenaires bilatéraux et multilatéraux du développement et des investisseurs privés.

· La Banque mondiale, pour son volet IDA (Association internationale de Développement), s’engage à financer le PNDES à hauteur de 1,6 milliard de dollars ;

· La Banque islamique de développement (BID) et le groupe de coordination arabe, financera le PNDES à hauteur de 1,4 milliard de dollars ;

· Le Fonds monétaire international (FMI), soutient le PNDES, dans le cadre d’un accord soutenu par une facilité élargie de crédit (FEC), qui devrait être soumis au Conseil d’Administration en décembre 2017 ;

· La Banque africaine de développement (BAD), s’est engagée à financer le PNDES à hauteur de 725 millions de dollars ;

· L’Union européenne, à hauteur de 500 millions de dollars ;

· La CEDEAO, à hauteur de 223 millions de dollars ;

· La France, 591 millions de dollars, l’Arabie Saoudite, 250 millions de dollars, le Koweit 100 millions de dollars, le Japon 75 millions de dollars, la Belgique 44 millions de dollars, l’Italie, 25 millions de dollars, le Royaume-Uni, 55 millions de dollars ;

· La Chine a confirmé que sa participation se ferait dans le cadre de l’accord de coopération stratégique et financier signé à Xiamen en septembre dernier, soit un financement total de 6 milliards de dollars sur la période du PNDES ;

· Les investisseurs privés ont, quant à eux, annoncé plus de 7 milliards de dollars, dont une part significative de PPP (Partenariats Publics Privés).

Le budget total du PNDES est de 14,6 milliards de dollars, soit entre 3 et 3,5 milliards de dollars annuels à partir de 2017 et sur une durée de 4 ans. Il se construit autour des quatre piliers que sont la bonne gouvernance, la croissance inclusive, le capital humain et le développement durable.

« La Guinée a l’énergie de l’émergence. Son avenir économique est incomparable parce que son économie est diversifiée : un potentiel hydroélectrique inédit sur le continent africain, une agro-industrie prometteuse et une population qui se caractérise par sa jeunesse. Je tiens à remercier les investisseurs et bailleurs qui nous font confiance aujourd’hui : la Guinée leur garantie un développement qui profitera non seulement à toute la population guinéenne mais également à toute la grande région de l’Afrique de l’Ouest », déclare son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée.

« En participant au financement du PNDES guinéen, la Banque Mondiale soutient l’ensemble des projets qui ont été développés avec les bilatéraux et les multilatéraux et qui permettront demain de diversifier les sources d’exportation de la Guinée », Makhtar Diop, Vice-Président de la Banque Mondiale pour l'Afrique, chef de file des partenaires du développement.

Le PNDES vise le financement de grands chantiers hydroélectriques, dont parmi ceux réalisés, la mise en service du barrage hydroélectrique de Kaleta (240 MW), la construction des postes de Hamdallaye, Kaloum et Kipé (100 MW), l’injection de l’énergie thermique de K-Energie dans le réseau, l’alimentation des 9 villages de Bouré et l’installation des lampadaires solaires dans les communes rurales et urbaines. Suite à ces réalisations, le taux d’accès à l’énergie électrique a été portée de 18,1% en 2014 à 29% en 2015 (y compris 11% de connections illégales).

Sur d’autres volets, le financement du PNDES permettra la réalisation d’infrastructures (routes, chemin de fer Conakry Bamako Bobo Dioulasso, travaux de voirie et assainissement des villes) ainsi que des projets sociaux de base (amélioration de l’accès à la santé et à l’eau potable, développement de la couverture de la protection sociale au-delà du secteur d’Etat vers les employés du privé, renforcement du système éducatif…).

« L’objectif du PNDES est de faire de la Guinée une puissance régionale en Afrique de l’Ouest, à l’économie proprement diversifiée et portée par une croissance à deux chiffres. À la contingence de six États, la Guinée de demain portera par sa croissance l’ensemble de sa région », explique Kanny Diallo, Ministre Guinéenne du Plan et de la Coopération internationale.

La Cellule de Communication du Gouvernement Guinéen Officiel...

 
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Guinée – Kanny Diallo, ministre du Plan : « Une approche par secteurs favoriserait les projets les plus rentables à court terme »

2017/11/16

Aujourd'hui en Guinée Alors qu'Alpha Condé et dix de ses ministres sont à Paris afin d'y rencontrer des partenaires financiers et opérationnels, J.A. s'est entretenu avec Kanny Diallo, ministre guinéenne du Plan.

Conakry organise ces 16 et 17 novembre à Paris une conférence en vue de trouver des partenaires financiers et opérationnels pour la mise en place de son Plan national de développement économique et social (PNDES), pour un besoin de financement total estimé à 14,6 milliards de dollars.

Plus de 300 participants sont attendus au Pavillon Chesnaie du Roy, où les discussions se tiennent en présence du chef de l’État Alpha Condé, de dix de ses ministres, du président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, ainsi que du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop. Entretien avec la coordinatrice de cette opération, Kanny Diallo, la ministre du Plan et de la Coopération internationale, à son poste depuis deux ans.

En quoi consiste le Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020, que vous coordonnez ?

Kanny Diallo : C’est un plan intégré de long terme, préparé depuis deux ans avec la société civile et des interlocuteurs publics et privés de tous horizons, qui vise l’atteinte de quatre objectifs majeurs pour la Guinée : la bonne gouvernance, la croissance économique inclusive, le développement du capital humain, et la protection de l’environnement. Contrairement à ce qui se fait dans beaucoup de pays, nous n’avons pas souhaité un plan divisé par secteurs, mais une approche intégrée multisectorielle.

Le risque aurait été de n’attirer les investisseurs que sur les projets les plus rentables – notamment miniers – et de les favoriser aux dépends des projets vitaux et structurants qui n’ont cependant pas de retour sur investissement à court-terme. Nous n’avons pas non plus opté pour une approche régionale, qui aurait exacerbé les divisions.

Nous avons sélectionné 52 projets, souvent à cheval sur plusieurs secteurs, parmi 600 recensés. Nous avons privilégié les plus structurants pour notre développement économique. Tous répondent à nos quatre grands objectifs ; et nous avons veillé à ce qu’il existe une information détaillée pour chacun d’entre eux, notamment financière et économique, et à ce que l’atteinte de leurs objectifs soit mesurable. Chacun de ces 52 projets sera présenté aux investisseurs, pour un besoin d’investissement total de 14,6 milliards de dollars.

Parmi eux on trouve notamment des projets d’infrastructures – de production électrique et de construction de routes par exemple -, d’autres sont liés à l’agriculture, en particulier pour la relance des cultures d’exportation telles que celles de la production d’ananas, de café et d’anacarde ; et enfin certains sont destinés à la transformation des minerais guinéens.

Les députés de l’opposition ont été, comme les autres, associés étroitement à l’élaboration du PNDES

Ces 52 projets du PNDES incluent-ils ceux appuyés par la Chine dans le cadre de l’accord-cadre de financement de 20 milliards de dollars de prêts signé à l’issue du voyage du président Alpha Condé à Pékin, le 8 septembre ? Ou ceux appuyés par la Russie, négociés à Moscou en octobre ?

Les projets appuyés par la Chine, comme le barrage de Souapiti, la route Coyah-Dabola et un projet d’assainissement à Conakry, sont négociés chaque année dans un autre cadre que le PNDES. Quant à nos négociations avec la Russie, elles ont conduit à un effacement de notre dette vis-à-vis de Moscou, ainsi qu’à des accords touchant au secteur minier. Ce qui n’empêche pas les investisseurs et partenaires chinois et russes d’être les bienvenus pour appuyer les projets du PNDES présentés à Paris.

Comment vous-êtes vous assurée que ce plan soit accepté par un maximum de responsables politiques, notamment de l’opposition, pour que le cap ne soit pas changé en cas d’alternance politique en 2020, date de la fin du second et dernier mandat constitutionnel du président Alpha Condé ?

Les députés de l’opposition ont été, comme les autres, associés étroitement à l’élaboration du PNDES. Certains d’entre eux, souvent d’anciens ministres, sont membres de la commission parlementaire « administration et finances », qui a discuté notre première version du PNDES. Je peux vous l’assurer, nous avons largement amendé notre projet suite à ces rencontres, tant avec la commission administration et finances, que par la suite en séance au Parlement. Donc je n’ai pas d’inquiétude sur le cap général. Ce PNDES, qui court jusqu’à 2020, n’est qu’une première étape, d’autres plans suivront.

L’administration guinéenne, souvent critiquée pour sa fragilité, sera-t-elle en mesure de veiller à l’application du plan ?

À côté du PNDES, nous mettons en place un plan de renforcement de capacité de l’administration guinéenne, avec notamment un volet de formation de ses personnels, pour les faire monter en compétence, et de recrutement de jeunes diplômés. C’est effectivement crucial pour assurer un bon suivi sur le territoire national.

JA

 
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Angola : Isabel dos Santos limogée de la présidence de la Sonangol par Joao Lourenço

2017/11/15

Aujourd'hui en Guinée La fille aînée de l'ex-président angolais José Eduardo dos Santos, présentée comme la « femme la plus riche d'Afrique », a été limogée de la présidence du conseil d'administration de la Sonangol, la compagnie pétrolière nationale, a annoncé mercredi le nouveau chef de l'État, Joao Lourenço.

Le nouveau président angolais, Joao Lourenço, a décidé de « relever de leurs fonctions les membres du conseil d’administration » de la Sonangol, a indiqué la présidence dans une déclaration, ce mercredi 15 novembre. Isabel dos Santos sera remplacée à la tête de la Sonangol par l’ancien secrétaire d’État au Pétrole, Carlos Saturnino, selon le décret présidentiel.

La nomination à la tête de la compagnie pétrolière de Isabel dos Santos, accusée de népotisme et de corruption, avait été décidée en juin 2016 par son père. Elle avait dans la foulée été contestée en justice par un groupe de juristes devant la Cour suprême. Ces derniers avaient argumenté que les agents publics, y compris le chef de l’État, n’ont pas le droit de nommer des membre de leurs famille.

Successeur désigné de José Eduardo dos Santos qui a régné pendant trente-huit ans sur l’Angola, Joao Lourenço a pris les rênes du pays en septembre après la victoire du parti au pouvoir lors des élections générales d’août 2017. Pendant sa campagne électorale, il avait promis de relancer l’économie du pays mais aussi de lutter contre la corruption, symbolisée selon les détracteurs du pouvoir par la présence de Isabel dos Santos, 44 ans, à la tête de la Sonangol.



AFP

 
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ATELIER DE MISE EN ŒUVRE DE LA BOURSE DE SOUS-TRAITANCE ET DE PARTENARIAT EN GUINEE

2017/11/15

Aujourd'hui en Guinée Dans le sillage de la mise en œuvre de la politique de Contenu Local et de l’amélioration des affaires dans le secteur minier en Guinée, un atelier sur la création d’une bourse de sous-traitance et de partenariat (BSTP) a eu lieu, ce lundi 13 novembre 2017 au Ministère des Mines et de la Géologie, sous l’égide du Chef de Cabinet dudit département.

Ce processus de mise en œuvre de la BSTP est une action conjointe du Ministère des Mines et de la Géologie, du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé et de l’Agence de la Promotion des Investissements Privés.

Dans un premier temps, le secteur minier a été choisi comme porteur pilote de ce projet qui a pour objectif initial de mieux faire participer les entreprises locales aux activités industrielles minières.

A priori, la bourse de sous-traitance et de partenariat va permettre aux entreprises minières en Guinée de mieux recourir à la sous-traitance locale tout en réduisant leurs coûts de productions. Pour les entreprises locales, la BSTP est source d’appels d’offres, de création de richesse et de formation. La Guinée quant à elle sera en mesure de développer graduellement son tissu industriel local tout en profitant de retombées directes du secteur en plus des taxes et royalties.

En somme, la bourse de sous-traitance et de partenariat permettra aux investisseurs d’identifier facilement les fournisseurs locaux (grâce à une base de données fiables), de jauger leurs capacités (évaluation faite par la BSTP mise en ligne), et de rentrer en relation avec eux par le biais d’une plateforme numérique.

C’est pour tendre vers ces objectifs que l’atelier de projet de création de la bourse de sous-traitance et de partenariat a été animé par le Cabinet International « Kaiser EDP » en présence d’un grand nombre de participant dont les représentants des ministères concernés, de l’APIP des partenaires techniques et financiers, des différents Patronats, des entreprises minières ainsi que des sociétés locales.

Le cabinet « Kaiser EDP » à la demande du Ministère des Mines et de la Géologie a concerté les différentes parties prenantes lors de l’atelier pour mieux appréhender les attentes des utilisateurs de la bourse à savoir les entreprises minières et investisseurs ainsi que les sociétés de sous-traitance. L’atelier a donc permis aux uns et aux autres de faire part de leurs opinions sur les objectifs et fonctionnalités de la bourse et d’échanger sur les modalités y afférentes.

Le Groupe de la Banque mondiale qui soutient la mise en œuvre de cet outil, a par la voix de Mariama Ciré Sylla, Program Manager- Trade and Competitivenes réitéré « l’engagement du groupe à soutenir le Gouvernement dans ses réformes de promotion du contenu local afin de permettre la mise en place d’un cadre permettant l’émergence d’un véritable écosystème de petites et moyennes entreprises qui fourniraient des biens et des services à l’industrie minière et aux secteurs connexes ».


CCG

 
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Levée du corps de Dr Bakary Diakité pour le Vendredi 17 Novembre 2017

2017/11/15

Aujourd'hui en Guinée Chers compatriotes guinéens et amis de la Guinée,.La famille et amis de feu Dr Bakary Diakité vous informe que la levée du corps aura lieu le vendredi 17 novembre 2017 de 9h45 à 10h30 à la chambre mortuaire de l’hôpital Pitié-Salpêtrière au 22 rue Bruant 75013 Paris.

Dr Bakary Diakité est décédé le dimanche 12 novembre 2017 à Paris.

L’enterrement est prévu à Siguiri en République de Guinée.

Prions pour le repos de son âme.

 
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Guinée : Six morts dans un accident de la circulation

2017/10/23

Aujourd'hui en Guinée Un accident de la circulation survenu sur la route nationale Conakry-Boké a fait au moins six morts et sept blessés, a rapporté dimanche un media local basé dans cette région.. L'accident a eu lieu lorsqu'une voiture remplie de passagers est entrée en collision avec un camion ben, tous les deux roulant à grande vitesse.

Les blessés graves ont été transportés à l'hôpital préfectoral de Dubréka.

Les cas d'accidents mortels sont fréquents sur cette route longue de plus de 300km allant de Conakry à Boké. L'excès de vitesse, le non-respect des regèles de la conduite et la surcharge des véhicules sont entre autres les causes attribuées par les autorités de la sécurité routière.



Xinhua

 
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MCSPH - LA MAMAYA, UN PATRIMOINE À PRÉSERVER ET À DÉVELOPPER

2017/10/23

Aujourd'hui en Guinée Le Ministre de la Culture au sortir des Journées Nationales de Concertation pour la Validation Validation de la Nouvelle Politique Culturelle, a reçu l'honorable Aly Nabé, Député à l'Assemblée Nationale, Mamadi Tos Camara, Operateur économique, Tidjane Kaba, Coordinateur des ''Sèdès '' de Kankan.

Après avoir écouté ses hôtes qui ont largement donné les informations concernant l'organisation prochaine de la Mamaya à Kankan, le Ministre qui a une bonne lecture dudit événement pour avoir séjourner à ''Nabaya'', a affiché sa volonté de faire de cette manifestation, un événement culturel d'envergure internationale par l'implication de son département dont il a en charge.

À propos, les organisateurs et les experts du Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique ont été invités à y travailler.

Aboubacar Molota Camara, Chef de Cabinet, Paul Condé, Inspecteur Régionale des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, Jean Baptiste Williams, Directeur National de la Culture, Mamadi Kourouma, DGA S.Infrastructures et Djibril Kaké Kakay, Attaché de Cabinet étaient autour du Ministre à cette audience.

Jean Baptiste Williams. Jeannot Williams. Direction Nationale Culture.

 
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CM Russie 2018 : Le Syli rate la qualification, l’appel d’Antonio Souaré pour un sursaut d’orgueil

2017/9/7

Aujourd'hui en Guinée Que le Syli national du haut de sa forme actuelle se laisse malmener (0-1) par les Chevaliers de la Méditerranée à Monastir et se voit ainsi contraint d’assister au mondial Russia 2018 à la maison, c’est terrifiant. Le président Antonio Souaré est colère-colère.

Cette ratée est injuste de la part des joueurs d’un Syli nouvelle formule qui est pourtant dans les petits soins. Oui, en effet ! L’Etat guinéen et la Fédération guinéenne de football (Féguifoot) s’investissent et veillent à ce que rien ne manque à nos joueurs ainsi qu’aux membres de l’encadrement technique. Cela est indéniable. Chacun peut également témoigner de cette réalité : tout joueur du Syli national a toujours auprès du président Antonio Souaré les attentions les plus délicates.

Comme toujours, les faits sont têtus. Avant et après chaque match ou séance de mise au vert, Antonio Souaré accompagne ses encouragements à atteindre ‘‘l’objectif victoire’’ d’un discours de vérité.

En Tunisie donc, il n’a dérogé à la règle. Dans les vestiaires même du Stade olympique de Monastir, c’est un discours de fermeté qu’il a tenu pour non seulement flétrir l’attitude des joueurs de notre Onze national mais aussi avertir que ce comportant méprisable ne se reproduise plus jamais.

Pour l’avenir, le président Antonio Souaré a dit en substance qu’il faut « du caractère » à celui qui doit porter le maillot du Syli national désormais. Caractère, un mot qui résume tout. Car, il n’y a pas un caractère de joueur d’une équipe nationale, mais pour l’être un faut absolument du caractère.

Le manque de caractère est la cause de cette cuisante défaite face à l’équipe nationale de la Libye dans ce match comptant pour la 4e journée des éliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018.

Le président Antonio Souaré a aussi mis en relief le « manque de volonté » et de « sérieux » qui caractérisent dans un ordre général les titulaires de l'équipe nationale. Il a souligné surtout « l'esprit de sacrifice et la détermination » qui doivent être « le trait dominant dans une équipe » qui se doit de gagner eu égard à ses « potentialités humaines » et « tous les soins » et faveurs accordés par l'Etat et la fédération.

Le président Antonio Souaré n'est pas allé du dos de la cuillère pour insister sur l’indispensable retour inéluctable à l’obligation de discipline et de résultat qui sont les point cardinaux du joueur guinéen dans la quête du mérite.

Le renouveau du Football guinéen se fera à ce prix, a-t-il ajouté tout en rappelant qu’avec un peux plus de sérieux dans la démarche générale, on aurait pu faire mieux que la troisième place qui nous élimine de facto de cette compétition. Un résultat amer qui appelle à un sursaut d’orgueil en attendant 2022, le prochain mondial qui se situe à l'orée de la CAN 2023 que la Guinée va organiser.

Toutefois, et comme tirant déjà les leçons de cette défaite, le président Souaré a fait noter que les matches de la CAN 2019, compétition dans laquelle le pays est engagé, seront déterminants.

Dans son raisonnement, le président de la Féguifoot a fait savoir à tous les joueurs que la participation à une compétition est une chose mais dans tous les cas de figure, la recherche du résultat est autrement plus importante eu égard à l'histoire de notre football qui a toujours été respecté dans le continent.

Dans ces conditions, « un point à temps en épargne cent ».

A cet adage anglais, je pronostique qu’il Il n'est donc pas exclu que des nouvelles mesures soient prises dans les semaines et mois à venir.

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm.

 
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Rapatriement du corps de Camara Idrissa "Ambiance "
Le Président Antonio Souare à la Clinique de Monastir

2017/9/6

Aujourd'hui en Guinée Avant de quitter la Tunisie, ce mardi 05 septembre 2017, le Président du Groupe Business Marketing, Antonio Souare, Président de la Fédération Guinéenne de Football, accompagné de certains de ses collaborateurs ( Cheick Dem, Ibrahima Barry Blasco, Abdoul Karim Bangoura AKB ) a tenu à se recueillir et à s'assurer des dispositions prises pour le rapatriement du corps de son regretté frère, ami Idrissa Camara, Journaliste - enseignant - écrivain, ancien employé du Groupe Business Marketing, décédé, lundi 04 septembre 2017 au Centre International Médical Carthage à Monastir.
Sur place, la délégation du Président Antonio Souare a été accueillie par le Directeur général de "Horizon Santé", Ali Fredj qui l'a conduite dans la chambre d'hôpital d'un compatriote, Jean Pierre Conde, Conseiller juridique du ministère de l'industrie admis lui aussi au Centre International Médical Carthage et voisin de salle de feu Idrissa Camara.

Le Président Antonio Souare a formulé les voeux de prompt rétablissement pour Jean Pierre Conde qui tenait compagnie à Idrissa Camara jusqu'au jour fatal du lundi 04 septembre.
Ensuite, la délégation a suivi les explications du Directeur du Centre Hospitalier, Bechir Ahmed, des deux médecins traitants, Pr Trabelsi et Pr Chamchik qui ont rassuré que toutes les dispositions administratives, funéraires et religieuses sont déjà prises pour le rapatriement, jeudi 07 septembre 2017, du corps par le vol 481 "Tunis Air" Tunis - Conakry après la cérémonie de lecture du Saint Coran programmée pour le repos de l'âme de Camara Idrissa.
L'avion partira à 14 heures 55 de Tunis et atterrira à 19 heures à Gbessia Conakry IN SHAA ALLAH.

VEUILLE ALLAH, NOTRE CRÉATEUR, accepter Idrissa Camara dans son éternel paradis. Amen


Abdoulaye Condé


 
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Après les obsèques du regretté Elhadj Amadou Diallo "ZIG"
Lelouma remercie et prie pour le Président Antonio Souare

2017/8/24

Aujourd'hui en Guinée Une délégation familiale de l'illustre disparu, conduite par l'ancien Gouverneur et Ambassadeur, Elhadj Mamadou Maz Diallo, a tenu, malgré la grande douleur du deuil, ce mercredi 23 août 2017, à faire le déplacement du siège de la Fédération Guinéenne de Football pour venir exprimer les sincères remerciements et la reconnaissance de Lelouma ( ville natale de notre regretté Elhadj Amadou Diallo "ZIG") au Président de la Fédération Guinéenne de Football, Mamadou Antonio Souare pour toutes les attentions dont il a fait preuve avant, pendant la maladie et après le décès de son ami de plus de 50 ans.

Sensible à cette marque d'humanisme et de solidarité, dans cette dure épreuve, Lelouma, par la voix du doyen Elhadj Mamadou Maz Diallo, ne pouvait pas ne pas faire ce déplacement et formulé des Douas et bénédictions pour le Président Mamadou Antonio Souare dont les bienfaits et la sympathie ne seront jamais oubliés.

Le symposium, conclut-il, organisé, dimanche 20 août au Palais des Sports du Stade du 28 Septembre, a permis à toute la famille de mieux connaître le fils qui n'a jamais oublié son village, sa ville, son pays, ses frères, parents et amis, ses compatriotes Guinéens.

Pour sa part, et dans un émouvant hommage, où il a eu du mal à retenir ses larmes, rendu à l'ami personnel et au passionné du Football (élevé au rang de supporter Numéro I par le feu Président Ahmed Sekou Touré, avec le privilège de suivre l'équipe de Guinée dans tous ces déplacements), le Président Antonio Souare a également évoqué le souvenir d'un Homme pétri de valeurs humaines, honnête, loyal et sincère, ouvert sur le monde contemporain avec un fort réseau relationnel dans le ghota mondial du Sport et de la Politique, mais solidement enraciné et profondement croyant.
Pour le Président Antonio Souare, Elhadj Amadou Diallo "ZIG" était un frère qui restera dans toutes ses prières.

La cérémonie a pris fin par les Prières et Douas dirigés par Elhadj Mamadou Maz Diallo pour la santé, le bonheur de l'assistance et le repos éternel de l'âme d'Elhadj Amadou Diallo "ZIG".

VEUILLE ALLAH, NOTRE CRÉATEUR, accepter ces Douas et Prières. Amen


Abdoulaye Condé

 
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Eboulement de terrain à Dar Es Salam : Les condoléances de Kerfalla Camara KPC

2017/8/22

Aujourd'hui en Guinée C’est avec une tres vive émotion que j’ai appris la terrible nouvelle, alors que je me trouve en vacance en France , de l'éboulement survenu ce mardi matin, 22 Août 2017, dans la décharge du quartier Dar Es Salam, située dans la commune de Ratoma, causant la mort de 5 personnes et une dizaine de blessés selon un bilan provisoire des autorités communales.

En ces instants particulierement douloureux, le personnel de Guicopres et ma famille se joignent à moi pour manifester notre solidarité à tous ceux qui se sentent concerner par cet événement .

Partageant la grande peine des victimes , je voudrais exprimer au gouvernement guinéen ainsi qu’aux nombreuses familles éplorées, mes condoleances les plus attristées. J'adresse mes sincères vœux de reconfort et de prompt retablissement aux blessés.

Que Dieu bénisse la Guinée et les guinéens et nous préserve de pareils drames . Amen !

Transmis par Aboubacar SAKHO
Conseiller Attaché de presse auprès du PDG du Groupe Guicopres

 
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Communiqué du gouvernement guinéen relatif à l'accident de la circulation sur la route de Kindia

2017/8/15

Aujourd'hui en Guinée Conakry, 14 août 2017 – C’est avec consternation et une vive émotion que le Gouvernement a appris, l’accident de circulation survenu dans la matinée de ce lundi 14 août 2017 dans le secteur de Labota, sous-préfecture de Mambia, préfecture de Kindia, faisant au moins neuf morts et un blessé, suite à une collision entre un camion remorque et un taxi.

Des investigations sont en cours pour déterminer les causes exactes de cet accident. Le Chef de l’Etat et l’ensemble du Gouvernement présentent leurs condoléances aux familles éplorées et souhaitent un prompt rétablissement au blessé.

Le Gouvernement appelle à nouveau les transporteurs et les usagers de la route à la prudence.

Le ministre des Travaux publics, le ministre des Transports, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile et le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation rappellent aux usagers de la route, notamment les conducteurs de véhicule de nuit comme de jour, au respect scrupuleux des dispositions portant Code de la route et de tout autre texte en vigueur en matière de sécurité routière.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Charles Pascal Tolno a tiré sa révérence ce dimanche 2 juillet 2017 en France

2017/7/2

Aujourd'hui en Guinée Le leader du Parti du Peuple de Guinée, Monsieur Charles Pascal Tolno a tiré sa révérence ce dimanche 2 juillet 2017 en France .Plusieurs fois candidat malheureux à l'élection présidentielle , le défunt a été le Président-Fondateur de l’Association des Écrivains de Guinée (AEG), avant de présider l’Association PanAfricaine des Ecrivains.

Charles Pascal Tolno a été Gouverneur de la ville de Conakry entre 1990 et 1992, avant d’entrer dans le gouvernement du Général Lansana Conté en qualité du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, poste qu’il a occupera de 1992 à 1994.

Âgé de 74 ans l'illustre disparu est originaire de la préfecture de Guékédou. Il fut Directeur Régional de l’Education de Faranah et de Kankan, sans oublier son prestigieux poste de Doyen de la Faculté des Sciences Administratives et juridiques de Donka.

A cette douloureuse occasion , je présente mes condoléances les plus attristées à la famille biologique et politique de feu Pascal Tolno, ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée qu'il a servi sa vie durant .

Par Aboubacar Sakho

 
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Décès du journaliste Chérif Hamid Baldé : Hommage à une âme humble…

2017/6/21

Aujourd'hui en Guinée Quand j’ai appris hier, le cœur meurtri, le décès du journaliste-reporter du groupe de presse L’indépendant, Chérif Hamid Baldé, je me suis dit que je lui devais bien cet hommage. Quand on évoque le nom de ce reporter de terrain, il ne s’agit pas simplement d’un homme qui a consacré plus de 25 ans de sa vie à bourlinguer sur les terrains les plus difficiles qu’un journaliste peut affronter ; il s’agit d’une âme pure, sans la moindre once de vanité, d’une personne qui avait compris que, dans cette vie de mirages, la grandeur d’un homme se mesure d’abord et avant tout à son humilité.

Ceux qui ne le connaissent pas, on dû croiser un jour ce freluquet qui ne payait pas de mine, regard malicieux, lunettes drôles posées sur le nez, qui s’habillait à la manière du héros du film de l’inspecteur Colombo, avec à peu près les mêmes mimiques, extrêmement concentré sous des dehors de distrait. En analysant de près sa personnalité, ceux qui ont un minimum d’expérience se rendaient tout de suite compte qu’ils avaient affaire à quelqu’un de très intelligent, un sacré personnage qui a passé sa vie à rendre service.

Le rouleau compresseur de la vie qui lui est passé dessus n’a jamais réussi à le faire plier : Cherif Hamid Baldé est resté debout et digne, a gardé son sens de l’humour, sa volonté, son dynamisme et sa voix si atypique, rappelant quelque chanteur de jazz. Je me souviens d’une mission périlleuse que nous lui avions confiée – feu Aboubacar Condé et moi (1) -, en 1997, alors que les rebelles du Front Révolutionnaire Uni (RUF), appuyés par des mercenaires libériens sponsorisés par Charles Taylor, maintenaient la pression sur Freetown, la capitale sierra léonaise. Le contexte était difficile et notre raisonnement était simple : avec le climat hostile entretenu par le président libérien dans ses rapports avec la Guinée du général Lansana Conté, la chute éventuelle de Freetown pourrait représenter un très grand danger non seulement (et évidemment) pour la Guinée mais pour toute la sous-région ouest africaine ! L’enfer à nos portes… Comme dans la fable des voleurs et l’âne, pendant que le président Ahmad Tejan Kabbah, harcelé par le RUF, tentait de sauver ses billes, survint à la surprise générale un coup d’état venu de nulle part et mettant en scène un ancien officier évadé de prison : le Major Johnny Paul Koromah. Tout le programme « géostratégique » était chamboulé et il fallait bien entendu y voir plus clair.

Nous avions donc naturellement décidé de programmer un reportage sur ce pan d’histoire qui était en marche chez le voisin capricieux. Quand on a parlé du projet de voyage à Freetown à Chérif Hamid Baldé, il était beaucoup plus impatient que sa rédaction en chef ! Et les choses sont allées très vite. En moins de quelques heures, ses frais de reportage et de séjour en poche, le reporter était déjà sur la route de Freetown ! Avec le recul, je me pose une question terrible : qui d’entre nous, à cette époque, aurait eu un tel courage ?

Ce fut pour Chérif Hamid Baldé une aventure extraordinaire, exaltante mais ô combien dangereuse, et qui lui a valu le surnom de « reporter de guerre ». A son retour à Conakry, il avait non seulement réussi à nous ramener des tranches entières de la vie dans une ville maculée de sang mais, cerise sur le gâteau, le journaliste intrépide avait décroché une interview du chef de la junte militaire Johnny Paul Koromah ! Pour des impératifs rédactionnels, il m’a raconté tous les détails de son voyage, du mini-bus pris où il ne savait pas qu’il y avait à l’intérieur des éléments rebelles, aux affrontements qui se sont déroulés sous ses yeux. Et Chérif Hamid Baldé parlait avec un naturel qui laissait entrevoir une grande force de caractère. J’observais avec grand respect cet homme et admirais son exploit. Ce fut un moment incroyable.

Durant toute notre collaboration, quand je travaillais encore pour la presse locale, j’ai toujours eu avec Cherif qui vient de nous quitter, des rapports cordiaux et fraternels. C’est l’occasion pour moi de tirer mon chapeau à tous ces journalistes « inconnus » qui savent se fondre dans la masse pour garantir une information de qualité. Ils représentent l’âme de ce métier : Chérif Hamid Baldé en était un et c’est la raison de cet hommage.

Mon ami du journal Le Lynx, feu Assan Abraham Keïta, décédé quelques jours avant Chérif en était si conscient qu’il avait développé un talent particulier pour encourager les « éboueurs de la presse ». Assan était grand homme très cultivé, qui vécu à sa manière comme dans une satire, dans son style propre et inimitable. Lui aussi avait réussi à se placer dans notre cœur qui ne saurait accueillir que ceux qui méritent notre respect. En ce moment même, je suis persuadé que Chérif et toi êtes en train de vous moquer de nous qui prenons la vie tant au sérieux, quelque part là-haut où vous avez rejoint tous ceux-là qui sont tombés la plume à la main.

Saliou SAMB

Journaliste, correspondant de l’agence Reuters

NB : Selon son ami intime, Mario Mara, Chérif Hamid Baldé aurait eu 67 ans. Il est père d’un enfant.

Respectivement rédacteur en chef, et rédacteur en chef adjoint de L’indépendant à l’époque

 
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Je suis abasourdi par la disparition de Layatolynx ! (Par Benn Pepito)

2017/6/16

Aujourd'hui en Guinée Je viens de lire la triste nouvelle sur les sites guinéens : Assan Abraham Keïta (KAA), le directeur de la publication du satirique guinéen, Le Lynx, a tiré sa révérence ! Je ne sais que dire ! Que vous dire à son sujet ? Qu’est-ce qu’il représentait pour moi ? Ah, bon Dieu ! Donc il ne lira pas ce que je dis de lui dans mon prochain roman ! Il ne saura jamais son contenu ? Assan Abraham Keïta ! Layatolynx pour les intimes.  C’est un monument de la presse guinéenne qui s’en va ainsi. Il a largement contribué à ma formation intellectuelle. Je me suis formé à ses côtés.

Foncièrement croyant et musulman, il faisait régulièrement ses prières. Il était le témoin à mon mariage. Il m’aimait beaucoup. J’en suis sûr et certain. Il avait beaucoup d’estime pour moi. On s’entendait excellemment bien. On rigolait beaucoup ensemble. Il était gentil avec moi. Il m’invitait souvent à aller déguster un morceau chez madame T ou un plat de « lakh » chez « Ndeye ».

Layatolynx ou KAA avait une tête bien faite. C’est vrai que les cimetières sont remplis d’individus qui croyaient que sans eux le monde s’effondrerait mais je vous assure que la disparition de Layatolynx va créer un gros vide dans le groupe de presse Le Lynx-LA LANCE. Il était un grand. Armé de son stylo noir, il carbonisait mon texte et me le rendait pour le report des corrections en me blaguant par ces maux : « Tête c’est pas tête, Ah ! Ah ! »
Il était désopilant. Il aimait la bonne humeur. Il désopilait tout en travaillant. Il n’était pas hautain. Ah, non ! Il n’était pas vantard mais tous ceux qui l’ont approché reconnaissent son talent, sa compétence, sa grandeur d’âme. Il n’était pas égoïste. Il souhaitait le bonheur à tout le monde.

Il abhorrait la dictature de Sékou Touré. Il avait vite quitté la révolution sékoutouréenne pour aller travailler et vivre à Abidjan.
La disparition de Assan Abraham Keïta est certes une grande perte pour le bled mais il était un sage. Or les sages ne sont jamais surpris par la mort car ils ont à l’esprit cette fable de Jean de La Fontaine entre : « La mort et le mourant ».

Parlant de ce vieillard de 100 ans qui demande encore un délai à la mort qui le visite parce que n’ayant pas eu le temps de faire son testament. Jean de La Fontaine donne raison à la mort en ces termes :

« La mort avait raison ; je voudrais qu’à cet âge on sortit de la vie ainsi que d’un banquet, remerciant son hôte, et qu’on fît son paquet ; car de combien peut-on retarder le voyage ? »
La mort ravit tout. Assan Abraham Keïta n’était pas un centenaire mais fort heureusement il avait conscience de sa finitude. Tout en vivant sa vie il avait conscience qu’un jour ça va s’arrêter. Il était bon, gentil. Il aimait que tout soit gai autour de lui.

PS : Il avait horreur qu’on écrive son nom avec un H. C’est Assan et non Hassan ou Hassane.  Je n’en dirai pas plus.

Me dire aujourd’hui que Assan Abraham Keïta n’est plus de ce monde ! J’ai eu du mal à le réaliser pendant des minutes. Son rire ne va plus retentir dans la salle de rédaction du groupe de presse Le Lynx-LA LANCE.

J’adresse mes condoléances les plus émues au groupe de presse Le Lynx-LA LANCE et à l’ensemble de la presse guinéenne, à sa famille. Que le Tout Miséricordieux le fasse miséricorde et lui ouvre les portes du Paradis ! Amen.
                                                                                                                                          Benn Pepito

 
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Le Ramadan à Boké : Un morceau de glace vendu entre 5000 et 6000 GNF

2017/5/30

Aujourd'hui en Guinée Boké, 29 mai (AGP)- Le début du mois de Ramadan semble une opportunité pour des vendeuses qui, à la recherche du quotidien et de la clientèle investissent chaque soirée, le long des carrefours avec des corbeilles ou bassines remplies de morceaux de glace à des prix vertigineux, a constaté l’AGP.

Dans leur business, ces jeunes dames ne se prêtent à aucune question liée à la baisse du prix d’un morceau de glace, denrée activement recherchée par la quasi-totalité des personnes en abstinence.

S’exprimant au micro de notre reporter, une mère de famille a indiqué: «Comme vous avez constaté, la situation est alarmante. Un morceau de glace coûte entre 5000 et 6000. C’est vraiment incroyable. Passer la journée à jeun et ne pas consommer du frais la soirée, c’est un peu grave. Raison pour laquelle, on accepte des choses pareilles, sinon cela ne se doit pas pendant le mois de pénitence.

C’est le moment de solliciter l’arbitrage des autorités entre les vendeurs de morceaux de glace qui débordent et les pauvres consommateurs que nous sommes. 6000 francs guinéens pour se procurer d’un petit morceau de glace, c’est trop…».

Pour d’autres, «dans certains pays de la sous-région, le mois de Ramadan c’est le mois de facilité, de pitié et de bonté chez tous les musulmans que l’Islam qualifie de frères. Dans les conditions normales, le contraire ne devrait guère se produire dans n’importe quelle ville de notre pays, qui a toujours été une référence dans la pratique de cette religion».

Pire ! Si un pauvre vient auprès des vendeuses avec un petit 3000 ou 4000 francs guinéens, il se verra répugner comme un oiseau de malheur.

Ainsi, dans certaines Communes Rurales (CR) de Boké, notamment Kolaboui, un morceau de glace est vendu à 5.500 et 6000 selon la grosseur.

«Mon mari travaille, mais le salaire est insuffisant pour couvrir tous les besoins de notre famille. C’est pourquoi, j’exerce ce petit commerce pour l’aider dans l’achat des habilles de fête pour nos enfants. Lui seul ne pourra pas…», s’est libérée une femme de passage.

 
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Cri de cœur d’une mère en détresse. Sauvons-la!

2017/5/23

Aujourd'hui en Guinée « Chers lectrices et lecteurs,C’est assez surréaliste que je prenne la parole en public pour m’adresser à vous, car même dans mes rêves les plus improbables je n’aurais pu imaginer être sous le feu des projecteurs à mon corps défendant. Mais les voies du Seigneur sont insondables.

J’aurais aimé ne jamais vous parler ici, ne jamais m’afficher sur internet pour tendre la sébile. Si j’avais eu le choix, je serais restée la mère au foyer timide que je suis qui élève ses enfants dans la dignité et mène sa vie de paysanne anonyme. Hélas, j’ai rencontré mon destin. Je n’ai plus le choix. Dans ma vie, rien ne sera plus jamais comme avant.

Faisons connaissance si c’est la première fois que vous me voyez. Je m’appelle Fatoumata Batouly Sow, je suis Guinéenne, j’ai 34 ans, 5 enfants et un mari formidable: Ousmane Cissé à qui je suis mariée depuis 1998. J’ai surtout un cancer du sein qui me ronge depuis maintenant 12 mois !

Je viens de Boussoura, un petit village de la commune rurale de Koba dans la préfecture de Boffa, en Basse Guinée. Mon mari est cultivateur de riz comme la plupart des hommes de notre contrée. Nous sommes des Peuls dont les ancêtres sont originaires du Fouta-Djalon. Nous vivons en parfaite harmonie avec les populations autochtones de Koba à tel point que personnellement, je parle mieux le Soussou que le Poular ma langue maternelle.

Avant de tomber malade, je faisais un petit commerce d’huile, de riz, de piment et de colas que je transportais à Conakry pour revendre afin d’épauler mon mari à entretenir les enfants. Mais, ma vie a basculé le 3 novembre 2016. Ce jour-là, j’ai perdu une partie inestimable de mon corps. J’ai perdu ce qui symbolise le plus la féminité chez une femme : on m’a coupé un sein à sa racine ! Les spécialistes vous parleront de mastectomie totale.

Tout a commencé en mars 2016. Alors que mon dernier garçon avait deux ans, un bouton de la taille d’un grain de maïs est apparu sur mon sein droit. Rien d’inquiétant, me dis-je, tout le monde peut avoir un bouton qui apparait et disparait spontanément. Peu de temps après, j’ai commencé à ressentir de vives douleurs au dos. Le bouton est passé de la taille d’un grain de maïs à celle d’un petit citron. Il grandissait à vue d’œil. J’avais le sein lourd et une boule sous l’aisselle. Je commençai à m’inquiéter, tout comme mon mari.

Nous nous sommes tout naturellement tournés vers la médecine traditionnelle à la recherche d’un remède. Nous avons sillonné toutes les localités de Boffa, Boké et Dubréka… Nous avons consulté les guérisseurs les plus réputés, enlevé des sacrifices de toutes sortes. En vain ! Cela n’a eu aucun effet positif sur mon état de santé qui se détériorait. Le sein continuait à gonfler m’infligeant une douleur insoutenable. Je n’ai jamais autant souffert de toute ma vie.

Ayant épuisé tous les recours traditionnels, nous avons fini par nous rendre à l’hôpital. Ce fut à Dubréka où un médecin m’a prescrit un traitement composé de trente piqûres que j’ai prises une à une. Ce traitement a légèrement diminué l’enflure du sein et a ralenti l’écoulement de la plaie qui s’était formée entre temps. Mais pas d’amélioration de mon état de façon générale. Au contraire.

En octobre 2016, le médecin de Dubréka ne pouvait plus rien. Il a jeté l’éponge et nous a conseillés, mon mari et moi, d’aller au plus vite à Conakry dans l’un des deux plus grands hôpitaux de la capitale: Ignace Deen ou Donka. Nous nous sommes rendus dans ce dernier où le médecin qui m’a reçue a immédiatement déclaré qu’il fallait couper le sein pour sauver ma vie! C’est là que j’ai entendu pour la première fois parler de cancer, un mot dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Coût de l’opération: cinq millions de francs guinéens payables avant l’intervention, alors que nous n’avions même pas plus de 100.000 francs par devers nous.

Je ne saurais expliquer les réelles motivations du médecin-chirurgien. Je ne voudrais lancer aucune accusation. C’est que je sais, c’est qu’il nous a mis une terrible pression en disant que s’il ne m’opérait pas le lendemain-même, il ne me recevrait plus, même si je revenais avec un montant supérieur. J’ignore comment mon mari a fait pour trouver l’argent.

Le jeudi, 3 novembre 2016, je fus donc opérée. Je me réveillai sans mon sein droit, emballé dans un sac plastique et remis à mon mari. Le choc psychologique était indescriptible. On m’a transférée du bloc opératoire à une salle de la maternité de Donka où je suis restée en tout trois jours avant que le médecin ne nous demande de rentrer à la maison sans autre forme d’accompagnement.

Il a ensuite expliqué à mon mari qu’il fallait payer la somme de 12 millions de francs pour les soins, sinon, a-t-il ajouté, « ça n’aurait servi à rien d’opérer ta femme ». J’avais physiquement très mal ce jour, mais je n’oublierai jamais la douleur qui m’a frappée au cœur devant la détresse de mon mari démuni…

Bref, voilà résumé mon passé douloureux. Mais mon présent n’est guère reluisant. Des examens récents ont révélé qu’en dépit de l’ablation du sein, la maladie n’est pas éradiquée. Des cellules cancéreuses sont en train de se répandre menaçant le reste de mon corps. Tous les spécialistes préconisent mon évacuation rapide à l’extérieur de la Guinée vers une structure de prise en charge spécialisée. Selon les estimations des hôpitaux, cela coutera plus de 200 millions de francs guinéens ! Que faire ? Où vais-je trouve ce montant ? Je souffre.

Nous souffrons moi, mon époux et nos enfants. A moi, certes la douleur physique, mais à eux la douleur psychologique de me voir souffrir, l’angoisse insoutenable et la crainte de perdre sa femme ou sa mère. Je suis croyante musulmane, je garde espoir qu’Allah, que je prie, va me sortir de cette mauvaise passe.

Dans le malheur qui nous frappe, je rends grâce à Dieu qui a mis des personnes formidables sur notre chemin. C’est le cas des femmes de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC) et particulièrement de sa présidente Mme Asmaou Barry. C’est grâce à elle que je suis sortie de l’anonymat en me donnant la chance de m’exprimer pour la première fois dans une vidéo sur Facebook. Jamais je ne saurais la remercier assez, ainsi que toutes ces bonnes volontés qui m’apportent leur soutien, y compris ceux qui nous hébergent gratuitement à Conakry.

Je sais que beaucoup ont été choqués de voir une femme au sein coupé s’exhiber sur internet. Mais ai-je le choix ?

J’ai appris qu’en début d’année plusieurs jeunes femmes ont lancé une campagne de sensibilisation sur la prévention du cancer du sein sur les réseaux sociaux. Elles postaient des photos d’elles correctement habillées bien sûr. C’est à mon tour de lancer ma campagne de sensibilisation, mais pour la phase curative. J’ai dépassé la prévention dans mon cas. Malheureusement je n’ai plus rien à cacher. Je n’ai plus de sein à dissimuler par pudeur. Pourtant moi aussi, je fus une jeune femme et comme toute jeune femme, j’ai eu des seins qui suscitaient le désir des hommes. J’aimerais tant revivre cette époque-là…

J’ai appris qu’aucune femme n’est à l’abri du cancer du sein. C’est un mal indicible. Aucune femme ne mérite cela. Je suis consciente que personne ne peut échapper à son destin mais j’aimerais continuer à vivre auprès de mes enfants aujourd’hui dispersés un peu partout chez des proches. J’aimerais les élever et les éduquer ensemble, les voir grandir ensemble, les chérir ensemble.

Chers internautes, aidez-moi à les réunir à nouveau. Aidez-moi à rentrer à la maison saine et sauve. »

Fatoumata Batouly SOW

Pour venir en aide à Mme Cissé, Batouly Sow voici comment faire :

Orange Money : 621 56 67 53

Compte bancaire: ECOBANK : BARRY Asmaou et CISSE Ousmane. N° de compte : 00 10 11 46 22 80 70 01

Fundrising sur : https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-batouly-sow-pour-combattre-le-cancer

Remise en espèce directement à la patiente ou à son époux tous deux domiciliés au quartier Simbaya (commune de Matoto). Tel : 621 56 67 53

 
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