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27 Septembre 2016 - 6h14


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17ème Congrès de CNTG : La CPEG a représenté le secteur privé !

2016/9/26

Aujourd'hui en Guinée « L’autonomie financière pour une centrale syndicale indépendante » c’est le thème du 17ème Congrès de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG)-la plus grande centrale syndicale de la Guinée- qui s’est ouvert, ce lundi 26 septembre 2016 dans la salle du congrès du palais du peuple- qui refoulait du monde.

Durant deux jours, les congressistes, venus des différents mouvements syndicaux procéderont aux toilettages et à l’adoption des textes juridiques ainsi qu’au renouvellement de l’équipe sortante- élue en 2011- dont le mandat est arrivé à expiration.
La Confédération Patronale des Entreprises de Guinée (CPEG), le patronat le plus représentatif du pays, a représenté le secteur privé guinéen à travers sa présidente, Hadja Gnouma Traoré accompagné du le secrétaire général dudit patronat, Mory Camara.

Entant que deuxième employeur du pays- après l’Etat- la CPEG est un partenaire privilégié des syndicats. De ce point de vue, elle accompagne, partout où besoin est, les organisations syndicales, en occurrence la CNTG qui tient donc son congrès électif dans la capitale Conakry.

On notait également à l’ouverture de ce 17éme congrès la présence de la présidente du Conseil Economique et social, Hadja Rabiatou Serah Diallo, des Ministres Damantang Albert Camara de l’enseignement technique et professionnel, Lonseny Camara de l’habitat, de Sékou Kourouma de la Fonction publique et des syndicalistes venus de France et d’Algérie…

Direction de la communication

 
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Communiqué de la coalition pour la justice et la démocratie en Guinée

2016/9/26

Aujourd'hui en Guinée La coalition pour la Justice et la Démocratie en Guinée aux États et en Amérique du Nord composée des partis politiques et des organisations de la société civile: Opposition Républicaine (UFDG, BL, NFD etc...), Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon, TSA (Tout sauf Alpha) informe toute la communauté Guinéenne qu'elle organise le Mercredi 28 Septembre 2016 à la mission permanente de la Guinée et au siège des Nations Unies de 9h00 à 15:00 une marche commémorative des événements du 28 Septembre 2009 en Guinée.

La coalition réitère son appel pour que Justice soit faite pour les victimes. Par la même occasion, elle invite tous les ressortissants Guinéens vivants en Europe et dans les autres pays de l'Afrique à organiser des marches commémoratives dans leurs pays de résidence.

La coalition sollicite le concours de tous les guinéens épris de Paix et de Justice à venir participer massivement à cette marche.

Informations: 347-724-6803, 917-420-7415 347-785-5330

 
Bruxelles : la FESABAG au cœur de l'Europe

2016/9/15

Aujourd'hui en Guinée
Mercredi 14 septembre 2016. Pia DESMET, secrétaire fédérale du Setca, syndicat des employés, techniciens et cadres de Belgique, a reçu la visite de deux syndicalistes de la fédération syndicale autonome des banques, assurances et microfinance de Guinée, FESABAG. SENE Makhouldia, secrétaire chargé des négociations, revendications et conflits et David Faya Ouamouno, secrétaire chargé de la communication et de l'information, ont été reçus au siège du Setca Rue Joseph STEVENS à Bruxelles...

Malgré son emploi du temps très chargé : les crises à caterpillar et dans les banques belges, Pia DESMET a tenu à recevoir ses camarades de la FESABAG. Dentrée de jeu, Pia DESTMET, n'a pas manqué d'évoquer la forte mobilisation du monde syndical belge dans le conflit à Caterpillar, avant de souhaiter la bienvenue aux syndicalistes guinéens.

Dans son intervention, le camarade Faya David Ouamouno a fait une brève présentation de la FESABAG. Une fédération syndicale, selon David Faya, qui couvre à elle seule tout le secteur financier guinéen ( banques, assurances et microfinance). D’après lu, le souci ardent de leur syndicat, au delà de la Défense des intérêts des travailleurs syndiqués, est de s'impliquer à travers des conventions collectives, à la vie de l’empoyé depuis sa rentrée jusqu'à sa retraite. Et ce qui équivaut à s'intéresser aux cotisations sociales et aux prestations lors de la retraite. Pour réussir ce pari, il faut s'inspirer des expériences nationales et internationales. Ce qui fait que la FESABAG, membre de UNI GLOBAL MONDIAL, est en relations très étroite avec la CGT France, dans certains domaines notamment la formation et des stages de perfectionnement'' explique le secrétaire à la communication David FAYA. Pour qui, il n'est pas superflus, de s'inspirer également du model belge en matière syndicale.

Et, Makhoudia SENE, chargé des négociations et revendications à la FESABAG, a mis un accent particulier sur des opportunités de relations syndicales entre le Setca Belgique et la FESABAG. Il a sollicité auprès de la secrétaire fédérale du Setca, son appui en matière de formation.

La secrétaire fédérale du Setca, en réponse, a affirmé que c'est la première fois qu'un syndicat africain rende visite à leur organisation syndicale. Elle s'en est réjouie et a apprécié l'initiative.

Elle a aussi expliqué que ´´le model belge en matière de lutte syndicale est different du model français comme les modes de négociations'' . Mais, dira t-elle, ‘acela n'est pas un grand obstacle. Car nous, nous avons l'avantage d’avoir le français comme langue commune, et en matière de formation, c'est presque la même chose avec la France...''

Possibilité de relations entre Setca et FESABAG? La secrétaire fédérale semble croire : "Nous organisons des formations annuelles dans les domaines informatiques'', mais nous sommes ouverts aussi aux échanges de point de vues pour identifier ensembles des domaines dans lesquels nous pouvons travailler...'' explique DESMET qui se dit disponible pour approfondir ces échanges et mettre à la disposition de la FESABAG des notes de réflexions sur le model belge.

Avant de conclure, les syndicalistes de Guinée ont informé leur collègue de la tenue de leur congrès en fin Novembre 2016 à Conakry. En réponse, Pia DESMET a rassuré ces derniers de sa disponibilité pour une éventuelle participation en y développant un thème spécifique.

Les deux membres du bureau national de la FESABAG ont promis, à la fin de la rencontre, d'approfondir auprès de leur fédérations ces échanges avec Setca.
Vice - présidente Uni finance Europe et présidente Uni Finance Mondiale, Pia DESMET connait bien le monde syndical, en particulier celui guinéen à travers des noms comme feu Ibrahima Fofana, ancien secretaire général de la FESABAG, qu'elle a loué la personnalité en matière de lutte syndicale. '' Je crois, se souvient-elle, il est décédé lors d'un accident lorsqu’il partait à une négociation entre syndicat et patron''.

A rappeler que le setca est la plus ancienne organisation syndicale d'employés, de techniciens et de cadres de Belgique et une des principales centrales professionnelles de la FGTB qui compte 21 sections régionales, qui offrent une série de services aux affiliés.

CAMARA Naby Moussa,

 
Le Premier Ministre Mamady Youla au Canada pour une offensive diplomatique et économique

2016/9/12

Aujourd'hui en Guinée Toronto, le 12 Septembre 2016 – Le Premier Ministre Mamady Youla, accompagné de sa délégation, est actuellement en séjour de travail au Canada pour participer à la 10e édition du Toronto Global Forum organisé par le Forum Economique International des Amériques (FEIA) et à la Conférence de reconstitution des ressources du Fonds Mondial, sur invitation de son homologue canadien, Justin Trudeau.

Pour rappel, l’édition de cette année est placée sous le thème « Leading in uncertain times » (Leadership en période d’incertitude) et aura lieu du 12 au 14 Septembre 2016 et réunira environ 2.500 participants venus de différents pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique.

Durant la première étape de son séjour canadien, le Premier Ministre aura notamment des entretiens avec Hashim Thaci, Président de la République du Kosovo, Christine Lagarde, Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI) et les autorités de la Province de l’Ontario. Au cours de sa visite de travail, Mamady Youla animera une conférence-débat devant les décideurs et hommes d’affaires invités avant de rencontrer quelques uns d’entre eux. Parmi les investisseurs et représentants d’entreprises et institutions ayant sollicité des entretiens avec le Premier Ministre guinéen, on peut noter : RDEE Canada, Hyperloop One et The Abrraaj Group, et d’autres.

Auparavant, Mamady Youla a pris une part active au dîner d’ouverture avec l’Ambassadeur Saramady Touré et une kyrielle d’investisseurs pour une prise de contact initiale.

Pour le Chef du Gouvernement, un des objectifs phares de cette visite est clairement de consolider l’embellie économique amorcée (finalisation prochaine de la revue avec le FMI, projection de croissance de notre économie évaluée à 5%, etc) avec l’attraction d’investisseurs dans les secteurs porteurs de croissance de notre économie.

La deuxième étape de ce séjour de travail du Premier Ministre Mamady Youla le conduira à Montréal où la Conférence de reconstitution des ressources du fonds mondial aura lieu les 16 et 17 Septembre 2016.

Au cours de ce rendez-vous, la Guinée, par la voix de son Chef du Gouvernement, entend participer activement dans le cadre de la recherche de financement pour l’éradication de trois des fléaux les plus mortels. A savoir : le Paludisme, la Tuberculose et le SIDA.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Guinée-Bissau: La médiation de la Cédéao propose un plan de sortie de crise

2016/9/12

Aujourd'hui en Guinée Les acteurs de la crise politique qui secoue la Guinée-Bissau depuis plus d'un an ont accepté une proposition de sortie de crise soumise par des dirigeants ouest-africains en visite de médiation à Bissau ce samedi 10 septembre. La délégation de la Cédéao s'est entretenue avec le président bissau-guinéen José Mario Vaz, des membres de son gouvernement, des membres de partis représentés à l'Assemblée nationale et divers acteurs.

La Guinée-Bissau traverse une crise politique très profonde suite au limogeage en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, qui appartiennent tous deux au PAIGC, le parti historique de l'indépendance.

Le professeur Alpha Condé, médiateur de la crise bissau-guinéenne, et son homologue du Sierra Leone Ernest Baï Koroma ont obtenu, après huit heures de négociations, un compromis politique paraphé par toutes les parties.

Le document est axé sur six points, notamment la mise en place d’un cadre permanent de dialogue permettant de réfléchir ensemble sur la crise, la formation d’un gouvernement consensuel inclusif. Il reste à définir le format et celui qui le dirige.

Pour éviter tout blocage à ce sujet, les chefs d’Etats ont suggéré la mise en place d’un système de suivi pour appuyer le travail du représentant-résident de la Cédéao. Naby Youssouf Bangoura, ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de Guinée, explique que la « mise en place d’un système de suivi renforcé de la Cédéao » se fera « avec le renforcement du bureau de la représentation de la Cédéao à Bissau, qui devient un bureau permanent, plus étoffé en équipe de suivi. »

Il reste l’épineuse question des frondeurs exclus du PAIGC dont le retour dans leur famille politique se heurte encore aux caciques du parti. « Pousser les 15 et les autres du PAIGC à retrouver l’unité de la famille de PAIGC. Parce que tout le monde nous a dit ici, en Guinée-Bissau, que tout est à l’origine des divisions au sein du PAIGC », commente Naby Youssouf Bangoura.

Les chefs d’Etats ont posé les jalons d’une solution de sortie de crise, dont la réussite dépendra des Bissau-guinéens eux-mêmes.

 
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COMMUNIQUE N°6 DE LA COPAM

2016/9/11

Aujourd'hui en Guinée La Coordination des Partis Alliés à la Mouvance (COPAM) remercie le Professeur Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat pour sa contribution aux efforts visant à faire revenir la paix, la quiétude et la coexistence pacifique en Guinée-Bissau.

Le généreux soutien du Professeur Alpha CONDE reflète la vieille et solide amitié qui existe entre la Guinée et la Guinée-Bissau.

La COPAM félicite le Président de la République pour son leadership fort basé sur des principes allant dans le sens de la consolidation des avancées démocratiques en tant que Médiateur de la CEDEAO dans le conflit en Guinée-Bissau.

Aujourd’hui plus que jamais, le slogan GUINEA IS BACK est devenu une réalité

La COPAM reste optimiste quant à la confiance sans cesse renouvelée au Professeur Alpha CONDE par ses pairs de la sous-région et de l’Afrique. Cela prouve l’amitié indéfectible que les dirigeants africains lui vouent.

Vive la Guinée unie et forte.

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens.

Conakry, le 10 septembre 2016

Pour la COPAM

Le Coordinateur Général

Elhadj Bouna KEITA9

 
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Clôture du festival national 2016: Halimatou représente Dalein

2016/9/11

Aujourd'hui en Guinée Hadja Halimatou Dalein Diallo (épouse du Chef de file de l'opposition) était à mes côtés aujourd'hui pour représenter son époux à la cérémonie de clôture du Festival National 2016, en présence de Mr Marc Yombouno, Ministre du commerce. A cette occasion, un buste a été érigé au musée national en hommage à l'illustre Kouyaté Sory Kandia.

L'honneur est revenu à Hadja Halimatou Dalein et au Ministre Marc Yombouno de dévoiler le buste en présence des invités et de la famille de l'illustre martyr. L'épouse du Chef de file de l'opposition a tenu à féliciter le Ministère pour cette initiative en lui souhaitant plein succès dans ses efforts de relance de notre culture.

La visite des expositions culturelles, la proclamation des résultats et la remise des prix aux différentes régions du pays a mis fin à ce 15ème Festival des arts et de la Culture!!! Enfin la culture guinéenne est au service de la Paix sociale et de l'unité nationale !!!

(Siaka Barry Officiel)

 
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L’émergence de la jeunesse en politique

2016/9/10

Aujourd'hui en Guinée Si dans les années 60, les jeunes faisaient irruption dans l’espace public, quelle est leur place aujourd’hui ?

S’interroger sur la relation entre les jeunes et la politique ne va pas de soi. La démarche impose d’identifier un groupe d’âge dont les caractéristiques communes sont suffisamment significatives pour qu’il soit possible d’en faire un acteur de la vie collective. Or ce groupe d’âge, « les jeunes », n’a pas toujours existé et, surtout, son émergence comme partie prenante de la vie politique est historiquement datée.

Cette émergence supposait en effet une unification suffisante des rapports à l’action collective pour que l’effet d’âge l’emporte sur les écarts qui pouvaient séparer un jeune agriculteur d’un jeune ouvrier ou d’un étudiant issu des classes moyennes urbaines.

Pour que « les jeunes » deviennent des acteurs politiques, il faut qu’un événement leur permette d’échapper au statut de minorité civique qui les avait longtemps maintenus à l’écart.

Bientôt six décennies après les indépendances, il est difficile de mesurer avec exactitude la portée de l’émergence de la jeunesse pendant toutes les époques bien que nombre d’enjeux demeurent d’actualité, mais au prix d’une incertitude nouvelle sur leur signification.

Les jeunes des années 60 ont été les premiers acteurs d’une transformation considérable des manières de vivre ensemble. Cette période a été marquée par une recomposition des façons de militer.

De nos jours, la retraite approchant, la jeune génération des années 60 veut imposer la question des seniors comme une nouvelle clé de l’avenir de la société guinéenne.

Les médias, souvent animés par des jeunes nés après les années 80 ont tendance à analyser le phénomène d’émergence de la jeunesse en politique comme neuf, immédiat, dépourvu d’histoire.

Les acteurs politiques juvéniles considérés comme un nouvel acteur politique sur la scène africaine, que ce soit dans les révoltes du Maghreb ou les contestations qui ont actuellement lieu en Afrique subsaharienne. La « génération Facebook », contestataire, révolutionnaire, est portée au pinacle, comme si sortie de nulle part, comme si personne ne l’attendait. C’est oublier un peu vite une tendance sociologique profonde qui s’exprime sur la scène politique subsaharienne depuis les années 1990 et dont les fruits arrivent enfin à maturité au début de cette deuxième décennie du XXIème siècle. Au Sénégal, le mouvement de protestation des jeunes « Y en a marre » est ainsi l’héritier d’une suite de mobilisations de la jeunesse au cours de la décennie 1990, qui va du mouvement « Set Setal » à la génération « Balai citoyen ».

Historiquement, la première génération d’hommes politiques africains de la période moderne était composée d’hommes jeunes. « En 1946, sur 32 élus africains dans les assemblées françaises, 6 avaient entre 25 et 30 ans, 19 entre 30 et 40 ans, 7 entre 40 et 46 ans. Les cadres du mouvement nationaliste, les détenteurs des positions de pouvoir ont souvent été perçus comme des cadets. » (Jean-François Bayart, L’Etat en Afrique : la politique du ventre).

Les cadres cooptés par le pouvoir colonial devaient avoir suivi l’éducation et les codes culturels français ou anglais, ce qui a donné aux jeunes de l’époque un capital social qui leur a permis de se démarquer des élites traditionnelles, fondées entre autre sur le droit d’aînesse. Les membres de cette génération arrivent au pouvoir au moment des indépendances alors qu’ils sont dans leur cinquantaine pour la plupart (Senghor, Houphouët-Boigny, Nkrumah, Bourguiba) et plus jeune comme Ahmed Sékou Touré. Ils s’empressent dès lors de reproduire les schémas traditionnels du droit d’aînesse, noyautent les organisations de jeunesse reléguées au statut de bac à sable où jouent les petits enfants avant de venir dans la cour des grands, le parti unique.

Le politologue camerounais Achille Mbembé (Les jeunes et l’ordre politique en Afrique noire) explique que ces ̏ Pères de la Nation˝ vont mettre en place une « lecture parentale de la subordination ». Les jeunes doivent respect et obéissance aux pères, et toute contestation politique serait en quelque sorte considérée comme irrespectueuse, comme si un enfant insultait ses parents. Cette instrumentalisation politique des relations sociales et culturelles traditionnelles, le respect aveugle et inconditionnel des jeunes aux Anciens, ne commencera réellement à être remise en question qu’au cours de la décennie 1990.

Ce retournement de situation s’explique en grande partie par les évolutions sociologiques survenus entre temps et qui ont conduit : le boom démographique postindépendance qui conduit à des situations où les moins de 30 ans composent souvent 2/3 de la population totale ; l’exode rural, synonyme de culture urbaine pour les jeunes, mais également de difficultés sociales et économiques, qui mettent sous tensions les autorités familiale, culturelle et sociale traditionnelles. L’approfondissement de la mondialisation et donc de la diffusion de la Modernité, à travers les médias (télés, radios, journaux, puis internet) et ses vecteurs puissants comme la musique, élargit encore le fossé entre la jeunesse et le reste de la société. Au-delà des aspects sociétaux de ce gap générationnel (codes vestimentaires des jeunes assimilés à une décadence par les adultes, culture rap hip-hop, culte de l’argent-roi et du sport business), l’hypocrisie du système traditionnel est également mise à nue : des démocraties de façade, une corruption généralisée des « Pères » et autres Autorités, mais surtout une impasse politique et économique, les leaders politiques censés être dignes de respect se révélant incapables de répondre aux aspirations basiques des jeunes et donc de la majorité de la population.

Depuis les années 90, la jeunesse se réapproprie l’espace public à travers des ONG’s et autres mouvements qui, au niveau des quartiers, ramassent les ordures, mènent des travaux d’assainissement et décorent et tagguent les murs et les espaces publics. Le message de mobilisation est fait sur le thème que le jeune ne doit plus être un sujet passif de l’action publique, mais un acteur entreprenant, maître de son environnement et de sa destinée.

Désormais, la jeunesse doit connaitre une seconde phase de conscientisation, plus diffuse. Elle doit se définir par une sorte d’idéalisme dans l’engagement, de non compromission, des faux-semblants, des demi-mesures et des corrompus.

La jeunesse des années 90 doit accepter d’arriver à la maturité culturelle, sociale et politique après deux décennies de pratiques de contestations. En Côte d’Ivoire, cette génération a pu profiter du trouble né de l’incompréhension entre les aînés politiques pour émerger comme un véritable acteur pour arriver rapidement aux affaires, à l’instar de Guillaume Soro, Premier ministre à 35 ans et présentement Président de l’Assemblée Nationale.

Il faut voir dans l’affirmation des jeunes sur la scène politique africaine les conséquences de l’intégration progressive du continent à la modernité sociale et politique. Nul doute que l’époque actuelle représente une opportunité historique pour les jeunes comme ont pu l’être les décennies 1940-1950 qui ont vu l’émergence des futurs « Pères des indépendances ».

Il faut cependant se méfier d’une vision apolitique se satisfaisant d’une simple alternance générationnelle, d’un « jeunisme » béat. Etre jeune ne signifie pas être honnête, compétent, responsable, talentueux. L’exemple ivoirien est à ce titre révélateur du fait que le terme « jeunesse » ne veut pas dire grand-chose. Derrière ce mot, se cachent des réalités bien différentes. Entre le jeune sans qualification et le jeune diplômé des grandes écoles, promis à une belle carrière internationale, les perspectives et les besoins immédiats sont différents. L’enjeu à venir résidera sans doute dans la capacité des différentes composantes de cette jeunesse à s’allier autour d’idées et d’actions constructives communes, au-delà de la simple contestation.

Saisissant l’opportunité du sommet de l’UA consacré à l’accélération de l’autonomisation de la Jeunesse pour un développement durable, la jeunesse guinéenne doit tout mettre en œuvre pour accéder au Président de la République, Père de la Nation sans intermédiaire.

Pour ce faire, à l’occasion de la célébration de la prochaine journée nationale de la Jeunesse (25 septembre 2016), elle doit affirmer au Professeur Alpha Condé que : « Si les politiques ne s’occupent pas de la jeunesse, le vent du changement, en contexte démocratique, conduira la jeunesse à s’occuper des politiques afin que nos engagements aient un sens ».

Ça sera l’occasion rêvée pour donner un contenu aux déclarations de bonne volonté politique exprimées à l’occasion des discours solennels en attirant l’attention du Chef de l’Etat sur les attentes réelles de la Jeunesse.

Les jeunes sont, comme vous le savez, un vecteur de changement social et politique. Et le continent africain, dont les jeunes âgés de 15 à 35 ans, représentent plus de 60% de la population, ne doit ni les ignorer, ni gaspiller car ils représentent un énorme potentiel susceptible de se transformer en menace si rien n’est fait. Nous voulons en finir avec les longs et élogieux discours et rapports de réunions et passer à l’action, l’action qui porte le changement. Les enjeux sont grands et les défis nombreux, mais la Guinée doit s’engager pour des changements immédiats en faveur de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la paix, de l’environnement, du développement durable…

Les jeunes sont des leaders d'aujourd'hui et non de demain. Ils peuvent promouvoir et provoquer des changements insoupçonnés, c’est pour cela que le dialogue intergénérationnel franc et fréquent devient de plus en plus urgent pour établir les bases d’une compréhension mutuelle.

Le rêve du Président de la République, le Professeur Alpha Condé pour la Guinée est immense et des changements radicaux sont attendus des jeunes pour le transformer en réalité.

La Jeunesse doit inviter deux fois par an, le Président de la République à écouter en sa compagnie, les musiques urbaines pour mesurer l’état d’esprit et le moral de la génération.

C'est pourquoi, le 2 octobre prochain, la Jeunesse doit passer un contrat de génération avec le Professeur Alpha Condé visant à sortir la Guinée de l’impasse pour parvenir à l’édification d’une Nation unie et prospère.

En 2007, S.E Alpha Omar Konaré, interpellait la jeunesse en ces termes : « vous devez être la génération de l'Excellence qui défendra avec succès la Paix et le développement durable de l'Afrique ». Aussi, lors de la Conférence Africa 21, au Cameroun, son Excellence Ali Bongo Ondimba, Président de la République gabonaise déclarait : « La dure et la vraie réalité est que l'Afrique n'a pas suffisamment investi dans le développement du capital humain, pour tirer profit des avantages que représente sa population juvénile… et d'ajouter que… les jeunes africains peuvent changer le monde et doivent changer le monde ».

Mais pour changer le monde, une réponse forte et un engagement des Etats qui passe par certaines réformes au plus haut niveau est indispensable. Notamment :

· La ratification de la Charte Africaine de la Jeunesse et sa mise en œuvre rapide, ainsi que la mise en œuvre du Plan d'Action pour la Décennie de la Jeunesse ;

· La création et l’optimisation des opportunités positives de la mondialisation et des TIC ; la promotion de l’entreprenariat jeunesse et la création des emplois verts, productifs et durables pour les jeunes

· L’augmentation des ressources allouées à l’éducation, à la formation technique et professionnelle, à la création des campus numériques, à la formation ouverte et à distance et au service de santé en faveur des jeunes ;

· La réaffirmation d’accorder à l'Union Panafricaine de la Jeunesse (UPJ) et ses structures régionales le statut d’institutions spécialisées de l'Union Africaine, tant au niveau continental et national, ainsi qu’au sein de la Diaspora;

· L’appui à la création d'une agence des Nations Unies pour la jeunesse ;

· L’appui à la création d’une Direction en charge du développement des jeunes au sein de la Commission ;
·

La mise en place dans chaque pays d’un Ministère en charge exclusivement du développement de la jeunesse ; la création des conseils nationaux des jeunes là où il n’en existe pas encore ;

· La Mise en œuvre de la résolution demandant aux États membres d'inclure les jeunes dans les délégations officielles des réunions de l'Union Africaine, des Nations Unies et de toutes autres rencontres internationales ;

·La Promotion et l’institutionnalisation de la culture du volontariat parmi les jeunes et l’appui des États membres à la mise en œuvre du Corps des jeunes volontaires de l’Union africaine.

Les jeunes sont porteurs de changement et veulent continuer de promouvoir le changement pour autant que les opportunités leur soient données.

Souvenez-vous de cette phrase de Bernanos : « c'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le monde à la température normale, lorsque la jeunesse se refroidit le reste du monde claque les dents ».

Vive la jeunesse guinéenne pour que vive la Guinée dans la paix et la coexistence pacifique.

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens.

Conakry, le 10 septembre 2016

La Cyber-école du MPR

 
Les JO de Rio 2016: Restée à Rio après les Jeux Olympiques, Mamadama Bangoura sort du silence.

2016/9/9

Aujourd'hui en Guinée C'est désormais une habitude des athlètes des pays en voie de développement en général et en particulier de la Guinée, de prendre la poudre d'escampette après les compétitions internationales. Les jeux olympiques de Rio 2016 auront laissé au bilan de la délégation guinéenne, un goût amer et très décevant: aucune médaille remportée et deux prises de la poudre d'escampette. La judoca Mamadama Bangoura, ex championne de Guinée, restée à Rio après les JO, a joint notre rédaction, pour sortir du silence dans une sobre interview.

Bonjour Monsieur Traoré (Je reçois son appel le jeudi à 00 h 47'de Riyad, soit mercredi 18 h 47'de Rio).

Bonjour Mamadama Bangoura.

AEG: Expliquez-nous les raisons qui vous ont poussée à rester à Rio après les JO.

MB: Je vous remercie Monsieur Traoré. Je suis Mamadama Bangoura, judoca guinéenne des moins de 63 kg. J'ai été envoyée au Brésil par l'Etat guinéen , à travers la fédération guinéenne de Judo. Le fait que je n'ai remporté aucun combat et eu aucune médaille, me font très mal. C'est pourquoi, j'ai décidé de rester à Rio de Janeiro où les infrastructures sont modernes pour améliorer ma carrière sportive.

AEG: Vous vous entraînez où actuellement ?

MB: Je m'entraîne actuellement à Instituto Reação où leurs équipes nationales évoluent avec le coach Geraldo de Moraes Bernardes qui a formé plusieurs champions olympiques brésiliens. Il est connu de tous.

AEG: Merci Mamadama Bangoura et bonne à vous.

MB: C’est plutôt moi qui vous remercie.

Pour mémoire, les jeux olympiques de Londres 2012, ont connu la fuite de certains de nos athlètes qui ne sont jamais revenus au pays. L'heure n'est plus à fustiger nos athlètes fuyards, mais plutôt à la remise en question de l'état de nos infrastructures sportives sont quasi inexistantes (judo, boxe, athlétisme et natation quasi-inexistant) leurs conditions de préparation et de traitement financier. Espérons bien que Mamadama Bangoura continue à se professionnaliser pour compétir un jour, sous les couleurs guinéennes.

Ousmane TRAORE

Ecrivain-Journaliste.

Directeur Général de l’EGIR

Chef de Bureau d’AEG en Arabie Saoudite.

 
Rencontre Sekhoutoureyah: Cellou Dalein a-t-il été séduit par le Pr Alpha Condé ?

2016/9/8

Aujourd'hui en Guinée Le président Alpha Condé a reçu la semaine dernière son principal opposant Cellou Dalein Diallo. Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre des échanges périodiques entre le chef de l’exécutif et le patron de l’opposition afin de débattre des dossiers brulants de l’actualité. Au sortir de la rencontre, les deux hommes ont affiché des mines plus rassurantes.

Décryptage des discours

Au sortir de cette rencontre « ultime », l’opinion a affiché l’espoir. Tout en espérant qu’elle pourrait permettre d’éclaircir le climat politique nuageux. Puisque aux dires du communiqué de la présidence, cette rencontre « constitue pour le président de la République une occasion de recevoir du Chef de file de l’opposition ses opinions et points de vue sur les questions de l’heure, notamment comment soutenir et amplifier les efforts en cours pour la relance du dialogue politique ».

Mais dans les propos, on peut ressortir une analyse dialectique devant permettre à l’opinion de comprendre que de part et d’autres, ce sont des défis qui sont lancés. Alpha Condé visiblement décontracté reconnait ses erreurs. D’abord pour n’avoir pas pris en compte l’opinion de l’opposition dans la gestion des affaires publiques et pour n’avoir pas pris des dispositions nécessaires pour le respect de la loi organique statuant sur le cas du chef de fil de l’opposition.

Aussi, le même Alpha Condé promet de respecter les engagements politiques. Pourtant, il y’a des paperasses dans son tiroir qui ont besoin à vie de sa signature.

Pour ce qui est de Cellou Dalein Diallo, en homme vraisemblablement en otage, il s’est réjouit de l’initiative présidentielle et espère que les plaintes de l’opposition seront désormais prises en compte par le président de la République. Des observations émises autour des questions majeures mettant en jeu l’intérêt de l’ensemble du peuple de Guinée.

Parlant de cette rencontre, Cellou Dalein Diallo est revenu sur ce qu’ils se sont dits :

Train de vie des guinéens

« Nous avons aussi parlé d’économie et nous étions tous d’accord que les guinéens souffrent parce que j’ai attiré son attention sur la misère de la population. Il a répondu par l’affirmatif tout en justifiant par l’épidémie Ebola. Je lui ai fait comprendre que ce n’est pas Ebola mais la mauvaise gouvernance de 2014 et de 2015. Ensuite, j’ai attiré son attention sur les conséquences des marchés de gré à gré et l’impact que ces marchés et les dépenses qui ont été faites pour les couvrir, sur le niveau de vie de la population.

Je lui ai dit également que l’augmentation de la TVA et la non- application de la flexibilité des prix du carburant à la pompe étaient les résultats de cette mauvaise gouvernance. Il fallait combler les déficits creusés justement par cette mauvaise gestion. Finalement, on était d’accord qu’il ya quelque part un laxisme dans la gestion des finances publiques. Il m’a fait savoir qu’il était contre l’augmentation de la TVA notamment sur les denrées de première nécessité et que très prochainement on va ramener le taux de la TVA à son niveau antérieur. Je lui ai dit que ce serait une bonne chose parce qu’actuellement les guinéens souffrent.



En allant à la rencontre, je sortais d’une grippe qui m’a clouée au lit pendant trois jours, je n’étais pas tout à fait en forme sauf peut-être dans la discussion. Je l’ai trouvé lui détendu, respectif parce qu’il m’a laissé parler et il a accepté ce que je tentais de mettre en évidence. Mais ce qui est important, il s’est engagé de faire appliquer les décisions du dialogue antérieur notamment celui de 2015 : on a l’assainissement du fichier électoral, la reforme de la CENI, l’enquête pour identifier les auteurs et commanditaires des crimes commis lors de nos différentes manifestations, l’indemnisation des victimes, l’accès équitable des partis politiques aux médias d’Etat… .

TVA et le carburant

Dans le document qu’on a proposé au ministère de l’administration du territoire pour le prochain dialogue, il y a naturellement la flexibilité du prix du carburant parce que les deux éléments majeurs qui ont contribué à la détérioration du pouvoir d’achat de la population, c’est l’augmentation de la TVA et la non flexibilité des prix du carburant à la pompe. Lorsque le prix du transport est élevé, naturellement le prix des denrées de première nécessité augmente aussi conséquemment. Ca aurait pu être une contribution de l’Etat à l’amélioration ou à la limitation de la détérioration des pouvoirs d’achat. Il y a un autre facteur, c’est la dépréciation de la monnaie. Les trois facteurs sont liés au souci du gouvernement de résorber les déficits pour ne pas perdre la facilité élargie de crédit.

Relance du dialogue politique

Je n’ai pas posé des conditions, on est venu à une discussion. Donc on a essayé de mettre en évidence le bien fondé de nos arguments. Parfois il accepte, parfois il donne des justifications et lorsque je ne suis pas d’accord, je lui fais comprendre. Moi l’essentiel, c’était par rapport à la relance du dialogue. Ensuite, il ya beaucoup d’autres aspects qui vont être discutés avec le ministère de l’administration du territoire qui est un autre interlocuteur par rapport au dialogue en vue. Parce que nous avons proposé aussi un ordre du jour et le président a dit qu’il n’a pas d’objection par rapport à l’ordre du jour y compris la mise en place de la haute cour de justice.

Nous n’avons parlé de personne. Encore une fois ce n’est pas Cheick Sacko qu’on récuse. On ne souhaiterait pas qu’il y ait un membre du gouvernement parce que comme je l’ai dit nous n’avons pas de conflit avec le RPG. Nous on a un conflit avec le gouvernement à qui incombe la responsabilité d’appliquer et de faire appliquer les décisions de dialogue.

Statut du chef de fil de l’opposition

Concernant le statut de chef de file de l’opposition, je peux considérer que c’est une avancée. C’est le président qui avait pris cette l’initiative d’introduire cette loi pour définir le statut du chef de file de l’opposition. Il n’est pas le premier dans la sous-région mais à un moment donné, il a bloqué le processus et moi je n’ai jamais revendiqué. Je lui ai dit qu’on ne discute pas de cela. C’est vous qui avez pris cette initiative et si vous estimez qu’à un moment donné, il faut bloquer, c’est une loi que vous violez parce que la loi a déjà été adoptée. Ce n’est vraiment pas une revendication essentielle chez moi par ce qu’il n’en demeure pas moins que l’UFDG reste le chef de file de l’opposition.

Concernant les prisonniers politiques, il a promis d’examiner toutes ces questions. Et c’est inscrit dans l’ordre du jour du dialogue. On n’a pas traité toutes les questions inscrites à l’ordre du jour mais il a dit qu’il n’a pas d’objection avec l’ordre du jour du dialogue et on pourra discuter de ça dès lors que c’est engagé parce qu’il tient à maintenir le contact avec moi pour examiner les questions qui intéressent la vie politique, économique nationales.

La main de Tibou…

En somme, les promesses tenues (si elles sont respectées) par ces deux hommes auront été la grande leçon à tirer de cette rencontre. D’ailleurs, de source très, très, très proche de Sékhoutouréyah, au sortir de cette rencontre, Alpha Condé se sentirait très ragaillardi et réconforté et promet de ne plus laisser un intermédiaire s’insérer entre lui et ses opposants, notamment le chef de file de l’opposition.

Enfin, si les guinéens de tout bord se réjouissent aujourd’hui de cette rencontre entre Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo, force est de reconnaitre qu’elle n’aurait pas eu lieu sans l’implication du très charismatique ancien ministre de l’information et ancien secrétaire général à la présidence de la république Tibou Kamara. L’homme, selon nos informations, a usé de tous les moyens et de tout son poids pour créer ce rapprochement entre Alpha et Cellou. Et, semble-t-il, le locataire de Sékhoutouréyah en est très content.

Il faut surtout noter que Tibou Kamara est aujourd’hui une personnalité de référence qui parle à tous les guinéens, de quelque bord politique qu’ils soient.

Gageons que cette rencontre apportera une quiétude face à l’épineux problème de dialogue et de réconciliation nationale tant souhaité. Soit !



La rédaction


 
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Cellou Dalein DIALLO et ses leçons de gouvernance

2016/9/8

Aujourd'hui en Guinée Depuis quelques jours, le Président de l’UFDG, Chef de file de l’opposition, se précipite dans les médias avec une copie de l’audit des marchés publics guinéens de 2013 à 2015. Il a beau jeu de commenter les dysfonctionnements graves qui y sont détaillés et, notamment, les marchés non conformes et ceux passés de gré à gré. C’est de bonne guerre car, aujourd’hui, crise économique aidant tout discours populiste qui vient dénoncer des dysfonctionnements de l’Etat a forcément du succès auprès de l’opinion publique.

Cellou Dalein Diallo peut donc surfer jusqu’au bout du cynisme en allant jusqu’à réclamer que les ministres qui se sont rendus coupables de ces dysfonctionnements aillent en prison. Mais il ne s’arrête pas à ça ; il propose même au Président Alpha Condé son aide pour lutter contre la corruption. Vous avez bien lu, oui!!!

Et c’est bien là que cela devient saugrenu. Que ce soit lui, Cellou Dalein Diallo, qui ose donner des leçons de bonne gouvernance quand on sait dans quel état il a laissé la Guinée après son passage aux affaires.

Tenez-vous bien. De 1995 à 2006, Cellou Dalein Diallo a été successivement Administrateur général adjoint des grands projets(ACGP) à la Présidence de la République, ministre des Transports des Télécommunications et du Tourisme, Ministre de l'Equipement (Transports, Travaux Publics,

Télécommunications et Environnement),ministre des Travaux publics et des Transports, ministre de la Pêche et de l'Aquaculture, Président du groupe économique du gouvernement chargé d'assurer, pendant la vacance du poste de Premier ministre après la démission de François Fall en 2004, la coordination des huit départements ministériels du secteur économique(Finances,

Coopération, Plan, Mines, Agriculture, Commerce, Tourisme et Pêche)(et enfin Premier Ministre.Celui grâce à qui,la Guinée,pour la première et seule fois de son histoire, a été classée « Pays le plus corrompu d’Afrique » veut à présent aider à combattre la corruption. Vous me direz que c’est une méthode qui a souvent été utilisée par les services de lutte contre le crime (notamment la cybercriminalité);les meilleurs criminels repentis pour combattre les pires criminels en activité. Le mal contre mal.

Seulement, il existe un obstacle majeur. On ne peut pas revendiquer l’expertise de Cellou Dalein Diallo à sa place. Pour qu’on le reconnaisse expert en corruption capable de combattre cette même corruption, il faudrait d’abord qu’il arrête de se présenter comme le Saint qu’il n’est pas et qu’il nous avoue ce qu’il a fait, par exemple, pour que la Guinée «bénéficie » de ce classement honteux.

Pareil pour la bonne gouvernance qu’il prône à longueur de discours. Le rapport d’audit commandité par Lansana Kouyaté à sa prise de fonction en 2007 démontre à quel point la gestion de l’Etat était catastrophique à tous les niveaux. Ce rapport couvre la période 2006-2007 (donc avec une partie de gestion de Cellou Dalein Diallo en tant que Premier ministre) et n’est qu’une partie de l’océan de malversations qui ont émaillé la gestion de Cellou Dalein Diallo pendant ses 11 ans de passage au gouvernement dans tous les ministères stratégiques.

En voici quelques extraits :

« Ministère des Travaux publics, de l’Urbanisme et de l’Habitat : ….

…La remarque essentielle porte sur le fait qu’aucun bureau de contrôle ne supervise les travaux, ce qui pourrait donner lieu à des abus sur les décomptes.(…)

A l’issue de revue des dépenses en aménagement des infrastructures routières. Les remarques suivantes ont été formulées :

-Les contrats d’entretien des voiries ont été passés de gré à gré malgré l’importance des montants ;

-Il n’y a pas eu la preuve de la constitution de retenue de garantie des travaux d’entretien des voiries par les entrepreneurs ;

-Le MGDU ne dispose donc pas de moyens de pression sur les entrepreneurs pour la correction des défaillances constatées après la réception provisoire des travaux :

(…) 3. Du contrôle des dépenses à l’échelon national

(….) les travaux entrepris ont permis de mettre en relief plusieurs types de non-respect des procédures budgétaires, à savoir :

-Des dépenses payées sans traitement préalable du trésor en 2006 pour GNF 572 998 478 773 ; cet écart global s’explique par (…)

a)Des marchés attribués de gré à gré ou n’ayant pas été soumis aux procédures administratives applicables (au nombre de 167) pour GNF 378 951 581 374 USD 98 318 822 et Euro 10 887 267 sur la période sous revue

b)Des dépenses minorées dans le but de conforter de façon théorique la position nette du trésor dans les livres de la BCRG pour GNF 116 206
695 429 (…) »

Le rapport fait également mention de plus de 300 véhicules de l’Etat détournés ou réformés illégalement.Au total,il établit plus de 900
milliards GNF sortis des caisses de l’Etat de manière injustifiée.

Résumons : Le Bilan de Cellou Dalein Diallo Premier ministre c’est notamment :

-Une inflation jamais égalée en Guinée qui passe de 27% à son arrivée à 39% à son départ, alors que les gouvernements Fofana puis Youlah ont fait baisser cette inflation de 21% en 2010 à 8% aujourd’hui ;

-Des réserves de changes qui couvraient à peine un mois d’importation à son départ, alors qu’actuellement elles couvrent plus de 3 mois d’importations ;

-Un classement à l’Indice de Perception de la Corruption qui mettait la Guinée à la 160ème place alors que notre pays vient de remonter de 25 places depuis 2010 (où il était à la 164ème place) ;

-Des passations de marchés de gré à gré érigés en principe ;

-Des véhicules volés à l’Etat

-La vente d’Air Guinée, la vente des rails guinéens, la vente de Friguia, etc…

De son propre aveu, voici un donneur de leçons qui a lamentablement échoué en tant que Premier ministre. Il l’avait en effet lui-même reconnu à l’époque dans une interview-bilan au journal Le Lynx « Je ne suis pas à l’aise avec les performances, je souhaitais avoir un programme formel avec le FMI depuis juillet. L’inflation est restée forte. Au niveau des services de télécommunications, de l’eau et de l’électricité, les résultats n’ont pas été tangibles ».

Dans ces conditions, qu’est-ce que Cellou Dalein Diallo peut apporter à Mamady Youla en termes de bonne gouvernance, de performances ou de
morale ?

S’il vous plaît, Monsieur Dalein, si vous avez des conseils, gardez-les pour vous et ceux qui vous suivent. S’il vous plaît. Vraiment. Yendi !


Abdoulaye Souaré

 
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Cellou et ses leçons de gouvernance

2016/9/8

Aujourd'hui en Guinée Depuis quelques jours, le Président de l’UFDG, Chef de file de l’opposition, se précipite dans les médias avec une copie de l’audit des marchés publics guinéens de 2013 à 2015. Il a beau jeu de commenter les dysfonctionnements graves qui y sont détaillés et, notamment, les marchés non conformes et ceux passés de gré à gré. C’est de bonne guerre car, aujourd’hui, crise économique aidant, tout discours populiste qui vient dénoncer des dysfonctionnements de l’Etat a forcément du succès auprès de l’opinion publique.

Cellou Dalein Diallo peut donc surfer jusqu’au bout du cynisme en allant jusqu’à réclamer que les ministres qui se sont rendus coupables de ces dysfonctionnements aillent en prison. Mais il ne s’arrête pas à ça ; il propose même au Président Alpha Condé son aide pour lutter contre la corruption. Vous avez bien lu, oui!!!

Et c’est bien là que cela devient saugrenu. Que ce soit lui, Cellou Dalein Diallo, qui ose donner des leçons de bonne gouvernance quand on sait
dans quel état il a laissé la Guinée après son passage aux affaires.

Tenez-vous bien. De 1995 à 2006, Cellou Dalein Diallo a été successivement Administrateur général adjoint des grands projets (ACGP) à la Présidence de la République, ministre des Transports des Télécommunications et du Tourisme,Ministre de l'Equipement (Transports, Travaux Publics, Télécommunications et Environnement), ministre des Travaux publics et des Transports, ministre de la Pêche et de l'Aquaculture, Président du groupe économique du gouvernement chargé d'assurer, pendant la vacance du poste de Premier ministre après la démission de François Fall en 2004, la coordination des huit départements ministériels du secteur économique (Finances,

Coopération, Plan, Mines, Agriculture, Commerce, Tourisme et Pêche)(et enfin Premier Ministre. Celui grâce à qui, la Guinée, pour la première et seule fois de son histoire, a été classée « Pays le plus corrompu d’Afrique » veut à présent aider à combattre la corruption. Vous me direz que c’est une méthode qui a souvent été utilisée par les services de lutte contre le crime(notamment la cybercriminalité) ; les meilleurs criminels repentis pour combattre les pires criminels en activité. Le mal contre mal.

Seulement, il existe un obstacle majeur. On ne peut pas revendiquer l’expertise de Cellou Dalein Diallo à sa place. Pour qu’on le reconnaisse
expert en corruption capable de combattre cette même corruption, il faudrait d’abord qu’il arrête de se présenter comme le Saint qu’il n’est pas et qu’il nous avoue ce qu’il a fait, par exemple, pour que la Guinée « bénéficie » de ce classement honteux.Pareil pour la bonne gouvernance qu’il prône à longueur de discours.


Le rapport d’audit commandité par Lansana Kouyaté à sa prise de fonction en 2007 démontre à quel point la gestion de l’Etat était catastrophique à
tous les niveaux. Ce rapport couvre la période 2006-2007 (donc avec une partie de gestion de Cellou Dalein Diallo en tant que Premier ministre) et n’est qu’une partie de l’océan de malversations qui ont émaillé la gestion de Cellou Dalein Diallo pendant ses 11 ans de passage au gouvernement dans tous les ministères stratégiques.

En voici quelques extraits :« Ministère des Travaux publics, de l’Urbanisme et de l’Habitat :

…La remarque essentielle porte sur le fait qu’aucun bureau de contrôle ne supervise les travaux, ce qui pourrait donner lieu à des abus sur les décomptes.(…)

 
Médiation de la dernière chance en Guinee-bissau: Kiridi représente la Guinée

2016/9/8

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 7 Septembre 2016 – Depuis le limogeage de Domingos Simoes Pereira, Premier ministre, en août 2015, la Guinée Bissau vit une situation de crise politique au sein du parti au pouvoir, le PAIGC, et au sommet de l’Etat, conduisant à une défiance du président de l’Assemblée nationale populaire à l’encontre du Président de la République. Malgré l’intervention des diplomates de la CEDEAO et de la communauté internationale, à Bissau, ainsi que l’implication de Présidents ouest-africains, la crise n’a cessé de s’accentuer, plongeant le pays dans une situation économique sans précédent dont la conséquence immédiate sera l’impossibilité de payer les salaires des fonctionnaires et hommes en uniforme, à partir d’octobre prochain.

Face à cette situation préoccupante, la communauté internationale a mandaté le P5 (représentants des NU, de l’UA, de l’UE, la CEDEAO et la CPLP ‘Communauté des pays de langue portugaise’) pour tenter une médiation. En vain. C’est ainsi que la 49ème Session ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO a décidé, à Dakar, d’envoyer la présente mission de médiation de la dernière chance pour empêcher la crise de prendre une nouvelle tournure.

Composée de la présidente de la conférence des Ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO qui est la cheffe de la diplomatie libérienne, l’émissaire du médiateur guinéen dans la crise bissau-guinéenne, le Ministre d’Etat Secrétaire général de la présidence de Guinée, le Ministre sierra léonais des Affaires étrangères, ainsi que le président de la commission de la CEDEAO. La journée du mardi 06 septembre a été consacrée à la concertation de la médiation et des différents acteurs impliqués dans la crise.

Au sortir des échanges et à la demande de la médiation, les parties s’accordent sur trois point : l’organisation d’un dialogue inclusif (dont les parties prenantes et l’ordre du jour seront déterminés par les acteurs politiques), l’idée d’un Gouvernement de consensus pour stabiliser le pays jusqu’à la prochaine présidentielle, dans deux ans, ainsi qu’une relecture de la Constitution, dont l’interprétation favorise la crise au sommet de l’Etat.

La même démarche se poursuivra ce mercredi, à la clé la rencontre avec d’autres partis politiques du pays, le Président de l’Assemblée Nationale populaire, le Premier ministre et le Président de la République. Suite à ces rencontres, la médiation ouest-africaine préparera un Accord autour des trois points susmentionnés, et s’il est accepté par les différentes parties, il pourrait être signé ce jeudi 08 septembre, en présence de Chefs d’Etat de la sous-région.

Historique Pour rappel, la Consitution Bissau-Guinéenne prévoit qu’il revient au parti majoritaire à l’Assemblée nationale de choisir le Premier ministre. Ce qui a été avec la nomination de Domingo Simon Pereira et Simon Coreira, tous deux proposés par le PAIGC (57 députés sur 102 à l’Assemblée). Mais, la crise a débuté au PAIGC avec l’exclusion d’une quinzaine de députés pour s’être abstenu de voter le programme du Premier ministre Carlos Coreia, et le refus du parti à reconnaitre l’actuel Premier ministre du pays, Baciro Dja, faisant partie des 15 députés exclus du parti.

Selon ses partisans, la même constitution qui donne le pouvoir au parti majoritaire de choisir le Premier ministre, prévoit que le Président de la République peut nommer une personnalité du même parti à la Primature, en cas de crise sans issue. C’est le nœud de la crise actuelle à Bissau : l’interprétation de la constitution. D’où, l’initiative de la médiation, à moyen terme, de relire la constitution, si possible l’adapter aux nouvelles conditions du pays.

Une dépêche de Cheick Ahmed Tidiane Diallo depuis Bissau

Secrétariat Général de la Présidence     

 
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CONCOURS D’ACCES A LA FONCTION PUBLIQUE : 1754 faux diplômes et 59 fausses attestations décelés !

2016/9/5

Aujourd'hui en Guinée Coup de tonnerre pour les fraudeurs. Le vendredi, 26 août 2016 à l’occasion d’un point de presse animé à Conakry, le ministre de la Fonction publique, de la réforme de l’Etat a annoncé la détection de 1754 faux diplômes et 59 attestations insérés dans les dossiers pour le concours d’accès à la fonction publique au compte du ministère de la Santé.

Tenez, sur18.133 candidats, les dossiers de 1813 ont été rejetés pour manque d’authenticité, 1754 faux diplômes et 59 attestations décelés. Pour un total de 2.950 admis toutes options confondues dont 350 de la hiérarchie A (H/A), 1580 de la hiérarchie B (H/B) et 1020 de la hiérarchie C (H/C).

En proclamant les résultats, le ministre de la Fonction Publique, Sékou Kourouma a justifié le retard accusé pour la publication desdits résultats. « Les résultats ont retardé pour des raisons budgétaires mais également parce qu’on avait dans les bras plus de 19 000 dossiers de candidature qu’il fallait assainir. Il s’est agi d’authentifier les diplômes. Un travail qui a permis d’identifier 1754 faux diplômes et 59 attestations de fin d’études en lieu et place des diplômes », a-t-il justifié.

Poursuivant, le numéro un de la fonction publique a fait cas du cap à combler par rapport à l’effectif prévisionnel : « Nous prévoyons dans les meilleurs délais un concours de recrutement avant la fin de l’année en cours pour recruter les 50 autres jeunes ingénieurs ou techniciens en maintenance biomédicale. Ceci, pour majorer l’effectif budgétairement autorisé à 3000 agents ».

Visiblement satisfait de ce résultat, le secrétaire général du ministère de la Santé Dr Younoussa Ballo a, au nom de son ministre affirmé que cet effectif permettra de combler une bonne partie du déficit. « Nous sommes très heureux aujourd’hui d’avoir cet effectif qui viendra combler un déficit immense que vous connaissez. Dans notre plan d’effectif, il y’a 2000 agents recrutés pendant 5 ans sur le plan du développement sanitaire. Le retard accusé pour la publication des résultats n’est pas un impact réel. Parce que le traitement rationnel des effectifs nous conforte dans notre position de mettre à disposition du ministère de la Santé des cadres en qui nous avons confiance pour améliorer l’état de santé de nos population».

Les résultats de ce document de 80 pages seront transmis au Département de la Santé pour être affichés dans les communes de la capitale et chefs-lieux de régions et sont déjà disponibles sur le site du gouvernement www.gouvernement.gov.gn.

A signaler que ce résultat a été publié 11 mois après le concours organisé en 2015.

Thierno Abdoul Barry

 
Alpha Condé bientôt en Chine

2016/9/5

Aujourd'hui en Guinée Après sa participation à l’Assemblée générale de l’ONU, fin septembre, Alpha Condé doit se rendre en Chine en visite officielle durant la dernière semaine d’octobre. Après sa participation à l’Assemblée générale de l’ONU, fin septembre, Alpha Condé doit se rendre en Chine en visite officielle durant la dernière semaine d’octobre.

Le président guinéen devrait s’entretenir en tête-à-tête avec Xi Jinping, son homologue chinois, avec qui il abordera différents dossiers de coopération bilatérale. Il devrait notamment être question de l’avancement des travaux du barrage hydroélectrique de Souapiti, dont la réalisation a été confiée à China International Water and Electric Corporation, qui avait déjà construit le barrage de Kaléta, inauguré en septembre 2015.

JA

 
Alpha Condé reçoit Cellou Dalein Diallo avec un large sourire et beaucoup de promesses

2016/9/5

Aujourd'hui en Guinée Le chef de l'État guinéen et le chef de file de l'opposition ont eu un tête-à-tête d'une heure et demie, jeudi 1er septembre, au palais présidentiel Sékhoutouréya, à Conakry. Dans une ambiance apparemment détendue, ils ont évoqué la relance du dialogue politique et le respect des clauses de ce dernier, la baisse de la TVA, l'application du statut de chef de file de l'opposition...

Les rires aux éclats d’Alpha Condé se jetant au coup de son plus farouche opposant du moment, les nombreux engagements pris, la mise à disposition d’un motard pour écarter les embouteillages de Conakry sur le passage de Cellou Dalein Diallo à l’aller comme au retour, tout montre que cette rencontre du 1er septembre 2016 est différente à bien des égards de la première, qui s’était tenue le 20 mai 2015.

L’hôte était sorti « déçu » de ce qui s’apparentait selon lui à un dialogue de sourds. Si le chef de file de l’opposition guinéenne et président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a affiché un visage de fermeté, il reconnaît néanmoins qu’ « il y a eu des convergence de vues sur beaucoup de problèmes ; il y a eu des divergences que nous avons essayé d’aplanir par des discussions. »

Pour quels résultats ? « Premièrement, renchérit Cellou Dalein Diallo, le président de la République promet d’engager toutes les institutions de la République à appliquer scrupuleusement les décisions des dialogues politiques passés et futurs. Deuxièmement, il m’a fait part des mesures qu’il envisage pour améliorer les conditions de vie des Guinéens, notamment la réduction de la TVA sur les denrées de première nécessité et l’engagement des projets d’infrastructures pour booster un peu la croissance ».

La France et les États-Unis en exemple

Les autres engagements présidentiels ont été rendus publics par Alpha Condé lui-même, qui se tenait droit aux côtés de son principal opposant. « Comme [Cellou Dalein] vous l’a dit, nous sommes en démocratie. Il faut que nous soyons une démocratie civilisée ». Et le chef de l’État de prendre pour exemple des pays occidentaux : « Chaque fois qu’il y a des problèmes, le chef de l’État français […] reçoit les différents leaders représentatifs pour les écouter. Aux États-Unis, c’est pareil : quand il y a des problèmes, les Démocrates et les Républicains se rencontrent. Je pense que nous voulons tous une démocratie, le bien de la Guinée, le bien des citoyens », a-t-il martelé.

Le président Condé promet de respecter le statut de chef de file de l’opposition, de l’installer dans ses fonctions avec tous les droits et obligations afférents et de le consulter désormais régulièrement sur la vie de la nation : « Le chef de file de l’opposition a été ministre, Premier ministre. Il a donc une certaine expérience de la vie économique du pays. Il est toujours intéressant d’échanger, et même quand je dois voyager, de l’écouter aussi pour savoir ce qu’il pense des relations avec tel ou tel pays. Nous avons donc décidé d’avoir des rencontres régulières ».

« Quand l’eau est claire, personne ne peut jouer »

À en croire le chef de l’État guinéen, la rencontre a été bénéfique : « J’ai été très heureux d’échanger avec lui. Je pense que chacun de nous a été éclairé. Il est important donc que les leaders se rencontrent pour éviter la manipulation d’un côté ou de l’autre. » Il s’est voulu rassurant en affirmant que toute tentative de « manipulation » était désormais vaine : « Venir dire que Cellou a dit ça ou Alpha a dit ça, si nous-mêmes nous sommes en contact… Ceux qui jouent en eaux troubles ne pourront plus jouer, parce que l’eau ne sera plus trouble. Quand l’eau est claire, personne ne peut jouer », a conclu Alpha Condé avant de se jeter au cou de son adversaire en pouffant de rire.

Diawo Barry
JA

 
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L’UE s’oppose à TAFTA et impose l’APE à l’Afrique (Par Diagne Fodé Roland)

2016/9/5

Aujourd'hui en Guinée TAFTA ou TTIP, c’est l’accord libéral en cours de négociation pour l’ouverture totale réciproque des marchés des USA et de l’UE sans droits de douanes et taxes protectionnistes. L’APE, c’est l’accord libéral d’ouverture totale des marchés de l’UE et des pays Africains sans droits de douanes et taxes protectionnistes.

L’opposition à TAFTA ou TTIP, accord libéral de libre échange dicté par les USA à l’UE, n’est plus seulement celle des mouvements syndicaux, des mouvements socio-démocratiques et de la dite « société civile » des pays de l’Union Européenne. Hollande vient de déclarer : « Les discussions en ce moment-même sur le traité entre l’Europe et les États-Unis ne pourront pas aboutir à un accord d’ici la fin de l’année. […] La France préfère regarder les choses en face et ne pas cultiver l’illusion qui serait celle de conclure un accord avant la fin du mandat du président des États-Unis » (mondialisation.ca, 1er septembre 2016). Le Secrétaire d’état Français chargé du commerce a précisé : « Il n’y a plus de soutien politique de la France à ces négociations », « Les Américains ne donnent rien ou alors des miettes […] Ce n’est pas comme ça qu’entre alliés on doit négocier ».

Cette prise de position Française contre le Traité Transtlantique (TAFTA ou TTIP) qui libéralise le commerce entre les USA et l’UE fait suite à la critique du vice-chancelier Allemand Sigmar Gabriel qui, constatant qu’après 14 cycles de pourparlers, Washington et l’UE n’étaient toujours pas d’accord sur chacun des 27 chapitres du traité, a suggéré :« à mon avis, les négociations avec les États-Unis ont capoté, de fait, même si personne ne l’avoue vraiment. […] Dans les pourparlers, les USA refusent les exigences minimales européennes, et à moins que cette position ne change, je ne vois pas comment il serait possible de conclure l’accord »(idem).

Signalons que les contradictions inter-impérialistes, USA/UE, se sont manifestées récemment lors du dévoilement pour fraude sur les systèmes antipollution par la justice US de Volkswagen condamné à dédommager 600.00 clients étatsuniens de véhicules diesels. La réplique de l’UE vient de tomber par la condamnation à une amende allant jusqu’à 13 milliards d’euros d’Apple qui est accusé de n’avoir pas payé d’impôts à son siège social européen en Irlande. Selon les informations distillées le taux d’imposition des sociétés est fixé à 12,5% en Irlande, mais Apple n’aurait payé qu’un taux de 1% en 2003 et 0,005% en 2014. Il apparait ainsi qu’Apple a organisé l’évasion fiscale, c’est là une pratique congénitale de toutes les Multinationales impérialistes comme le révèle l’affaire des Panama Papers. Apple dispose de réserves d’environ 230 milliards de dollars et a pu ainsi éviter de payer des impôts américains sur 181 milliards de dollars de profits. Apple et Volkswagen ne sont que des exemples de la « gouvernance » frauduleuse mondiale des Firmes Transnationales au service desquelles gouvernent les Etats capitalistes et impérialistes. Quand les intérêts de ces Monopoles capitalistes divergent alors chaque Etat impérialiste défend les intérêts de ses Multinationales.

Cette opposition grandissante entre les USA et l’UE sur le libre échange entre ces mastodontes impérialistes met en lumière la félonie apatride des Présidents Africains qui signent cet autre accord de libre échange entre le boxeur poids lourd Européen et les poids plumes Africains qu’est l’APE.

Des contradictions montantes commencent aussi à s’exprimer entre certains vassaux Africains et leurs maîtres impérialistes pendant que d’autres vassaux Présidents d’Afrique poursuivent dans l’apatridie en abdiquant sur l’intérêt des peuples d’Afrique. A la base de ces contradictions montantes, on peut indiquer le « traumatisme » né au sein des bourgeoisies africaines régnantes de la guerre coloniale de la Françafrique, de l’Eurafrique et de l’Usafrique contre la Libye et l’assassinat de Khaddafi, de la capture de L. Gbagbo par la soldatesque Française, les investissements de plus en plus massifs des pays des BRICS en Afrique et la résistance de plus en plus ouverte de la Russie, de la Chine et des pays de l’ALBA à l’impérialisme Occidental.

Il est ainsi important de savoir que toutes les bourgeoisies régnantes d’Afrique ne sont pas à ce point engluées dans la servilité comme le signale la correspondance reçue d’un camarade militant révolutionnaire panafricaniste et internationaliste : » Les pays de la CEMAC ont refusé de signer les accords des APE ( à l’exception du Cameroun de Paul Biya). Au niveau de la zone monétaire de l’Afrique centrale, il est désormais acquis que les billets de CFA seront émis par la BEAC sur place et non plus en France ce qui est un manque à gagner pour la France, car après émission des billets, 25% de la valeur des sommes émises reviennent à la France sous forme de commissions. A souligner que la France ne se fait pas payer en CFA mais bien en devises fortes prélevées dans les réserves de devises du compte d’opérations. Autre information importante concernant toujours l’Afrique Centrale, le président Sassou N’guesso (qui est loin d’être l’ennemi de la France) a signé durant sa dernière visite en Chine un accord économico-financier qui choque Paris. Selon certaines indiscrétions cet accord permettra désormais au Congo Brazzaville de se faire payer directement par la Chine pour toutes les opérations économiques futures en devises et cet argent ne devrait pas atterrir aux comptes d’opérations en France mais logiquement au Trésor du Congo Brazzaville. Pour ce qui concerne le Gabon, plus précisement le Président Ali Bongo, qui a bénéficié du soutien de la droite française en 2009 pour accéder au pouvoir, a réussi très vite la prouesse de fâcher toute l’oligarchie politico-économique de l’hexagone et une partie de la Françafrique. C’est pourquoi certains milieux français et américains ont décidé de le lui faire payer très cher. Depuis quelques années une cabale médiatique est engagée contre lui à travers sa soi disant « non filiation » à la famille Bongo et le livre de Pierre Péant a servi à ce propos comme moyen de propagande. Trois grandes mesures ont contribué à brouiller les relations avec la France: Les valises remplies de billets circulent de moins en moins entre Libreville et Paris; Le bois gabonais exploité par certains grandes sociétés françaises devrait désormais être taillé sur place et non exporté en billes; Plus grave pour ces sociétés qui se trouvaient en situation de monopole, les Chinois sont là et acceptent la mesure. Le fer, le manganèse et autres minerais gabonais sont convoités par les sociétés chinoises. Le comble dans cette relation avec la France c’est la question de Total Gabon. Ali Bongo suivant son conseiller d’origine béninoise Maxime Akombessi (directeur de cabinet du président) a donc imposé à Total de payer la somme de mille milliards de francs cfa que cette société devait à l’Etat gabonais. Il n’est pas surprenant donc d’entendre le camp de Jean Ping développer tout un discours xénophobe contre les étrangers africains, notamment les Béninois et les Camerounais. Du coup en France, il a été décidé de renouveler le personnel politique en écartant Ali Bongo et Jean Ping a été préparé, puis, à lui, ont été joints Casimir Oyé Mba et l’ex-président de l’Assemblée Nationale du Gabon. Rappelons que toute cette clique de politiciens réactionnaires ont eu à servir et cirer les bottes du père Bongo qui les a fabriqué durant tout son règne. Casimir Oyé Mba fut gouverneur de la BEAC à Yaoundé, il fut d’ailleurs le premier gouverneur noir de cette banque centrale. Jean Ping a été le gendre de Bongo Omar puisqu’il a épousé Pascaline Bongo, celle là même qui du temps du père Bongo controlait tous les marchés. C’est donc une affaire entre beaux parents ? Triste réalité! ».

On comprend ainsi d’où vient la campagne médiatique anti-Ali Bongo des impérialistes à l’occasion de ces élections gabonaises. Bien entendu comme à l’accoutumée beaucoup de nos « élites bien pensantes » vont encore, une fois n’est pas coutume, tombées pieds et mains liés dans le piège en choisissant le camp des agents patentés de l’impérialisme contre l’ex-agent patenté de l’impérialisme. Ce faisant, elles font le jeu de l’impérialisme contre le peuple Gabonais dont l’intérêt est de se débarrasser à terme des deux camps bourgeois néocoloniaux. Pour atteindre cet objectif fondamental, il faut absolument comprendre que l’ennemi principal reste et demeure l’impérialisme et ses agents principaux du moment.

Que doit on retenir de ces faits en ce qui concerne l’APE: les pays de la CEMAC plus le Nigeria et la Gambie sans compter les pays de la SADC et ceux de l’Afrique du nord ne sont pas signataires des APE. Les pays de la CEDEAO ( à l’exception du Nigeria et de la Gambie), sutout les pays de l’UEMOA (zone cfa), c’est à dire l’ex-AOF, colonies Françaises, sont les seuls signataires. Même les PMA (pays les moins avancés) dont fait partie le Sénégal sont signataires alors qu’ils bénéficient des accords « tout sauf les armes » qui lèvent officiellement tous les obstacles à la pénétration de leurs produits sur les marchés nationaux de l’UE. Les vassaux abrutis de ce diktat prédateur de la Françafrique, de l’Eurafrique et de l’Usafrique comme Macky Sall jouent aux apprentis dictateurs contre leurs peuples en s’aplatissant devant de telles exigences inacceptables. Peut-il y avoir meilleure preuve de la soumission esclavagiste des Présidents Africains comme Ouattara, Macky Sall, IBK, Alpha Condé, etc à la Françafrique, l’Eurafrique et l’Usafrique ?

Les bourgeoisies Africaines sont objectivement confrontées au choix de se coucher et d’obéir aux impérialistes USA et UE ou de desserrer l’étau en ouvrant leurs économies néocoloniales aux pays émergents (les BRICS) pour trouver des nouveaux investisseurs. Celles qui choisissent la seconde voie deviennent des cibles des impérialistes et/ou parviennent en raison des contradictions inter-impérialistes à négocier de nouveaux accords tels que celui que le Nigeria et le Royaume-Uni viennent de signer pour la restitution de l’argent public volé et placé dans ce pays ex-colonisateur. C‘est ainsi que l’on apprend que « le gouvernement du Nigeria et le gouvernement Britannique ont signé un protocole d’accord sur les modalités de retour des actifs nigérians pillés, initiative qui fait suite à l’accord intervenu lors du sommet de Londres sur la lutte anti-corruption » (Ibinimori).

Il faut croire que c’est là un des premiers effets positifs du Brexit, ce vote de classe du peuple laborieux de Grande Bretagne contre la construction pilotée par les USA et l’Allemagne de cette alliance des bourgeoisies impérialistes Européennes pour dominer les peuples mais qui se révèle en même temps comme une prison détruisant toutes les conquêtes sociales et démocratiques de chaque peuple Européen. En effet, le Brexit pousse l’impérialisme Britannique à faire cavalier seul et donc à chercher à préserver les intérêts des ses Multinationales partout dans le monde y compris en Afrique.

C‘est ainsi que le Ministre Nigérian de la justice signataire de cet accord déclare : « Notre capacité à récupérer et restituer les avoirs volés devrait envoyer un message clair à tous ceux qui pourraient être tentés de les cacher qu’il n’y a pas de refuge au Royaume-Uni à cet effet », « Nous sommes impatients de le faire dès que le processus juridique nécessaire le permettra. Comme il a été dit au sommet contre la corruption, nous allons prendre des mesures pour accélérer les procédures d’identification et de confiscation des biens acquis illégalement » (Idem).

Une autre illustration des contradictions entre ex-vassaux africains et leurs maîtres impérialistes est à observer: « Afrique Média, la Télévision Panafricaine a révélé que les forces spéciales Françaises sont parmi les terroristes de Boko Haram qui déstabilisent, prennent en otages et tuent au Nigéria et au Cameroun. Cette télévision panafricaine financée par le Président de Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a été attaquée par la France devant les juridictions camerounaises et ses émissions logées dans un satellite Français ont été suspendues. Cette attentat contre la liberté d’informer a été ponctué par l’exigence ubuesque que la télévision panafricaine dévoile ses sources au sein du commandement militaire Nigérian. Voit-on les juridictions Françaises exiger au Canard Enchaîné ou à Médiapart de dévoiler leurs sources ? La télévision panafricaine est aujourd’hui logée sur un satellite Russe et continue d’émettre avec les financements du Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo qui a été le seul chef d’état d’Afrique présent aux obsèques de feu Hugo Chavez« .

Comment ne pas comparer cela avec l’aplatissement sans vergogne de Macky Sall et Ouattara devenus les avocats de l’APE à la manière des « négriers nègres » qui vendaient d’autres Africains aux « négriers blancs » à l’époque, malheureusement non révolue de la traite des noirs?

Les antilibéraux, patriotes, panafricains, communistes internationalistes d’Afrique doivent apprendre à lire scientifiquement les contradictions entre les classes sociales au plan national, au plan sous régional, continental africain et au plan géopolitique, géostratégique mondial pour se positionner sur les évènements et agir dans la perspective de forger une alternative populaire au système néocolonial et à l’oppression impérialiste.

Septembre 2016

 
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Les véritables enjeux de la conférence sur la sécurité maritime à Lomé (Par Dr. Mehenou Amouzou)

2016/9/5

Aujourd'hui en Guinée Depuis quelques années, les grands medias internationaux n’ont de cesse de parler de la piraterie et des problèmes causés aux bateaux, chalutiers et aux cargaisons. Parallèlement, aucune référence n’est faite aux causes de ces comportements et aux revendications de ces personnes.

Nous ne sommes pas ici pour défendre les idéaux de qui que ce soit mais pour analyser les causes éventuelles de la résurgence de cet ancien travail qui avait été utilisé pendant des centaines d’années dans le monde et spécialement dans le monde occidental. En effet, durant la guerre révolutionnaire en Amérique, George Washington et les pères fondateurs de l’Amérique n’ont pas hésité à payer des pirates pour protéger les eaux territoriales de l’Amérique, parce qu’ils n’avaient pas de marine ou de garde-côtes pour se protéger. En ce temps, la majorité de la population Américaine a soutenu cette initiative. En quoi cette situation est-elle si différente du cas des petits pays en voie de développement?

Les pirates ont été les premiers à se rebeller contre l’injustice et l’exploitation. Ils se sont mutinés contre leurs capitaines tyranniques et ont créés une façon différente de travailler en mers. Une fois qu’ils avaient un bateau, les pirates élisent un capitaine et toutes leurs décisions sont prises collectivement. Au 18ème siècle, selon Marcus Rediker, les pirates partageaient leur butin et M. Rediker dira que c’est “l’un des plans les plus égalitaires pour la disposition des ressources”. Ils ont même accepté dans leur rang des esclaves africains échappés et ont vécu avec eux d’égal à égal. Les pirates ont clairement montré qu’ils ne partageaient pas la façon brutale dont la marine marchande et la marine royale dirigeaient leurs navires. Le butin était partagé à part égale entre les membres de l’équipage. C’était pourquoi, en dépit de leur statut de voleurs, ils étaient populaires.

Ces 25 dernières années, lorsqu’on parle de piraterie, la Somalie est directement pointée du doigt. Néanmoins, les causes de ces comportements sont toujours délibérément dissimulées et peuvent facilement être classées dans les raisons d’Etat ou dans les complots. L’objectif de cet article n’est certes pas d’exempter les pays en développement de leurs responsabilités mais de mettre en évidence les responsabilités des pays du nord dans la situation actuelle des pays en développement.

La Somalie, capitale Mogadiscio, a une population estimée par la Banque Mondiale à 10,5 millions d’individus. La côte de la Somalie est vaste. Elle s’étend sur 3300 km, se situe dans la corne de l’Afrique et occupe une position géostratégique très importante : c’est l’itinéraire des gros cargos pétroliers. La Somalie a été une colonie italienne et anglaise. Sous la présidence de Mohamed Siad Barre, beaucoup de programmes sociaux étaient entrepris dans le domaine de la Santé, de l’éducation, de l’agriculture et des infrastructures. Des programmes d’alphabétisation ont été également mis en place dans les années 1970’s. La Somalie, bien que considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, a dans son sous-sol des richesses minières telles que l’uranium, le fer, l’étain, la bauxite, le cuivre, le sel, du gaz naturel et du pétrole à cause de sa proximité avec l’Arabie Saoudite et le Yémen.

Quelles sont les forces extérieures qui ont contribué à la destruction de l’Etat Somalien ?

La Somalie était un pays prospère et auto-suffisant dans le domaine de l’agriculture dont l’économie a été sabotée au début des années 1980. Cette hécatombe a été accentuée par les dix ans de présence du Fonds Monétaire International (FMI) qui, à travers son Programme d’Ajustement Structurel (PAS) a largement contribué aux problèmes socio-économiques et à la famine des années 1980 et 1990. C’est ainsi que la Somalie s’est disloquée dans ce chao social général.

Selon le journal Le Times, avant le coup d’état qui a chassé du pouvoir le Président Mohamed Siad Barre en 1991, quatre grandes compagnies pétrolières américaines: Conoco, Amoco, Chevron et Phillips étaient en liste et contrôlaient les 2/3 du pétrole Somalien.

Bien que l’Administration et le Département d’Etat Américain n’aient eu de cesse d’affirmer que la présence des militaires Américains en Somalie était strictement justifiée par des raisons humanitaires, les documents officiels et les compagnies pétrolières américaines ont largement prouvé que les contingents Américains étaient là pour garantir la sécurité des exploitations américaines.

Selon Michel Chossudovsky, Professeur émérite d’économie à l’Université d’Ottawa, l’expérience de la Somalie montre que la famine à la fin du 20ème siècle n’est pas la conséquence d’un manque de nourriture, mais au contraire que les famines sont le résultat d’une surproduction mondiale de céréales de base.

Depuis les années 1980, les marchés céréaliers ont été déréglés par les excédents céréaliers de la Banque mondiale et des Etats Unis qui n’hésitent pas à utiliser cet excédent, comme dans le cas de la Somalie, pour détruire la paysannerie locale et déstabiliser l’agriculture alimentaire nationale. Cette dernière devient, dans ces circonstances, vulnérable aux aléas de la sécheresse et à la dégradation de l’environnement.



Sur tout le continent africain, le modèle de « l’ajustement sectoriel » dans l’agriculture sous la tutelle des institutions de Bretton Woods a entrainé la destruction de la sécurité alimentaire. La dépendance vis-à-vis du marché mondial a été renforcée, «l’aide alimentaire» à l’Afrique subsaharienne a augmenté de plus de sept fois depuis 1974 et les importations de céréales commerciales plus que doublées. Ces importations sont ainsi passées de 3,72 millions de tonnes en 1974 à 8,47 millions de tonnes en 1993. L’aide alimentaire est passée de 910.000 tonnes en 1974 à 6,64 millions de tonnes en l993 et n’a de cesse d’augmenter.

En 2009, les Nations Unies et l’Administration Américaine avaient accusées le groupe Al Shabab d’imposer « une interdiction sur l’aide étrangère dans leurs territoires » mais ce qui n’a pas été dit ou mentionné dans ce rapport est que Harakat al-Shabaab al-Mujahideen (HSM) est financé par l’Arabie Saoudite et soutenu secrètement par les services secrets de l’Occident.

Le soutien de la milice Islamique par les services secrets occidentaux fait partie d’un modèle historique de soutien clandestin plus large à Al-Qaida et à ses branches affiliées dans certains pays comme la Libye, la Syrie. On peut valablement penser que ce soutien s’étend également à Boko Haram.

Qui aurait pensé qu’en 2009, les Gouvernements des Etats-Unis, de l’Europe et de la Chine déclareraient la guerre aux pirates ? La marine royale Britannique soutenue par les navires de plus de deux douzaines de pays naviguent dans les eaux territoriales somaliennes à la recherche des pirates Somaliens, avec pour objectif de les combattre. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à les poursuivre jusqu’à l’intérieur des terres Somaliennes.

Un jeune homme britannique pirate appelé William Scott, a dit juste avant d’être pendu à Charleston (Caroline du Sud): « Ce que je faisais me permettait de survivre et j’étais obligé de pirater pour vivre».

En 1991, l’effondrement du gouvernement de la Somalie a entrainé une déstabilisation générale du pays. La famine s’est instaurée. Néanmoins, certains pays Occidentaux ont trouvé grâce à cette situation, l’opportunité d’exploiter gratuitement les ressources naturelles du pays tout en déversant des déchets nucléaires et autres déchets toxiques dans la mer.

La guerre civile ayant eu pour conséquence de supprimer le pouvoir central (Président, Gouvernement et différents cabinets en charge des affaires du pays), dès qu’elle a commencé, de mystérieux navires européens sont apparus au large des côtes somaliennes et ont déversé dans l’océan des barils de déchets nucléaires. La population côtière a commencé à tomber malades. Au début, c’était des éruptions cutanées étranges, des nausées et des bébés malformés. Puis, après le tsunami de 2005, des centaines de barils ce sont retrouvés sur la côte de Mogadiscio et d’autres liquides douteux sont sortis des barils. La population a commencé par souffrir de la radiation et on a dénombré plus de 300 morts. M. Ahmedou Ould-Abdallah, l’envoyé de l’ONU pour la Somalie, disait: «Quelqu’un est entrain de décharger des déchets nucléaires sur la côte, il y a aussi du plomb et des métaux lourds tels que le cadmium, le mercure et d’autres encore. » Une grande partie de ces déchets peut être retracée dans les hôpitaux et les usines européennes, qui semblent avoir mis à la « disposition » de la mafia italienne ces matériaux. La question a été posée à M. Ould-Abdallah de savoir ce que les gouvernements européens faisaient à ce sujet. Il a répondu avec un soupir: « Aucun nettoyage, aucune compensation, prévention et ou traitement n’a été fait ». En même temps, les médias européens n’hésitent pas à montrer des images des enfants et des femmes souffrant des maladies dont leurs Etats sont responsables.

Plusieurs navires européens, mais aussi asiatiques ont pillé la plus grande ressource des mers somaliennes : les fruits de mer. Ainsi, l’Europe après avoir détruit ses propres stocks de poissons par la surexploitation s’est à présent tournée vers l’Afrique, spécialement vers les pays qui n’ont plus de souveraineté comme la Somalie. Dans les medias Occidentaux, la Somalie « est l’un des pays les plus pauvres au monde mais aussi l’un des pays les plus barbares ». Seulement, ce pays fournit plus de 500 Millions de Dollars de thons, crevettes, les homards et autres fruits de mer chaque année. Ces richesses naturelles sont prélevées par de grands chalutiers naviguant illégalement dans les mers non protégées de la Somalie. Depuis que la guerre civile a été déclarée en 1991, la Somalie subi une perte de revenus annuelle de 500 millions de dollars seulement au niveau de la pêche. Donc pendant 24 ans, la Somalie a perdu un minimum de 12 Milliards de dollars. On comprend donc pourquoi la Somalie est toujours dans cette situation désastreuse. Est-ce que la Somalie a réellement besoin d’aide? Est-ce que l’Afrique a besoin d’aide? Qu’est-ce-qui se cache derrière cette aide? Ce qui entraine que les pêcheurs locaux ont soudainement perdu leurs moyens de subsistance et ils sont affamés. Mohammed Hussein, un pêcheur vivant dans une ville située à 100 km au sud de Mogadiscio, a déclaré à Reuters: « Si on ne fait rien, il n’y aura bientôt plus grande chose dans nos eaux côtières. »

Mars 2016 – Conférence sur la Sécurité Maritime au Togo, Afrique

Organiser une conférence sur la sécurité maritime est évidemment une excellente initiative. Toutefois, quelles décisions doivent y être prises ?

La première des choses est de ne pas laisser les pays occidentaux imposer leurs lois et visions au reste du monde en essayant de se donner carte blanche pour venir pêcher et polluer les eaux maritimes des pays pauvres.

La deuxième conduirait à aller aux sources du vrai problème qui a forcé certaines populations à réagir et à tenter de protéger leurs eaux territoriales avec leurs moyens de bord.

La troisième possibilité de discussion de ce sommet peut être l’insécurité grandissante qui est due à la guerre d’Afghanistan, d’Irak, de Somalie, de Libye, de Syrie, etc. Et les conflits dans des zones plus ou moins instables comme le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Mali, etc. Il y a également le problème des mercenaires qui sont de véritables hors la loi, qui constituent les vrais dangers pour la sécurité maritime car le Mali bien que n’étant pas un Etat côtier a été déstabilisé par des hommes armés qui ont réussi à compromettre jusqu’à présent son intégrité territoriale.

Il est très souhaitable d’inviter à ce sommet un ou plusieurs représentants Somaliens qui peuvent parler de ce qui s’est passé et de ce qui se passe réellement chez eux pour qu’une solution appropriée soit trouvée à ce problème.

Le problème est le même pour la Libye car en dépit de la personnalité de son ancien dirigeant, la Libye était un Etat stable. Cette stabilité a permis à la Libye d’empêcher l’hécatombe actuelle causée par la migration de milliers d’africains qui essayent de traverser la méditerranée. Cette stabilité a également empêché la zone nord-africaine de servir de base aux terroristes. On remarquera utilement que ce n’est qu’après la mort du « Guide Libyen » que la Libye est devenue une bastion des terroristes, des radicaux et des mercenaires de tout genre qui étendent peu à peu leur emprise sur le Moyen–Orient (Irak), le Tchad, le Nigeria, le Cameroun, la RCA, etc.

Lorsqu’on regarde de près la guerre en Libye, les belligérants nationaux de ce conflit représentent seulement à peu près 10%. Et sur ces 10%, nous pouvons considérer 2% comme des mécontents. 4% sont des modérés et les 4% restant sont des radicaux. Le reste des 90% sont des mercenaires, des Djihadistes, des terroristes modérés ou des radicaux recrutés dans différents pays et qui sont payés par des agences appartenant à des Etats étrangers. Ces mercenaires et autres convertis en hommes d’affaires prennent peu à peu le contrôle des gisements de pétroles et raffineries des Etats en conflit. Il importe de se demander qui entraine et arme ces 90%? Qui les informe? Qui les conseille sur la logistique ? Qui achète les produits des puits de pétroles et de raffineries qu’ils contrôlent? Qui tirent profit de cette situation ?

Poursuivant la réflexion, il revient de se poser des questions sur comment nos gouvernements travaillent pour nous protéger contre le terrorisme et l’insécurité grandissante qui se développent dans nos villes, nos régions et dans nos pays. Il faut retenir cependant qu’il existe des pays qui n’hésitent pas à sponsoriser le Terrorisme en finançant et en armant les terroristes. Comme le Président Russe l’a dit au sommet se G20 en Turquie, 40 pays financent et contribuent à équiper le terrorisme international. Au rang de ces pays, on peut dénombrer 20 pays occidentaux.

Aussi, dans la lutte contre le terrorisme, il urge de se confronter d’abord aux pays qui financent, arment, entrainent et donnent une couverture aérienne aux terroristes. Déclarer la guerre seulement aux terroristes ne résoudra pas le problème. Il faut s’attaquer aux pays qui sponsorisent les terroristes. Et pourtant, on continue de recevoir ces pays sponsors sur tapis rouge en déclarant uniquement la guerre aux exécutants.

Il y a quelques mois, le Ministre Tchadien de l’information affirmait publiquement que 40% des armes utilisées par Boko Haram sont d’origines Françaises. Aucune enquête n’a cependant été lancée par le Gouvernement français pour déterminer l’origine réelle desdites. Parallèlement, le Gouvernement Français n’a pas non plus démenti les propos du Ministre Tchadien de l’information.

Dans un clip vidéo James Corbett montre trois cas qui démontrent clairement que la guerre contre le terrorisme est une fraude et est en réalité une série de coups fabriquée créée dans un but politique précis.

Le premier cas :

James Corbett commence avec ce qu’il appelle de « source improbable » du Washington Post, avec titre « L’absurdité de la guerre en Syrie », accompagné d’une vidéo, qui montre clairement un missile américain antichar guide, utilisé par un combattant de FSA (Armée syrienne libre) pour faire sauter ce qui est clairement une fabrication américaine ISIS Humvee; dans d’autres termes, une armée soutenue par les Américains tirant un missile américain sur une cible américaine, entraîné par probablement par un soldat américain, formé le combattant d’ ISIS.

Pendant plusieurs mois James Corbett avait déclaré, simultanément avec Mr. Sibel Edmonds un FBI d’origine Azerbaïdjanais-turco-Dénonciateur, que de nombreux combattants de ISIS ont été formés en Jordanie il y a quelques années, par le biais d’une opération secrète, « avant que les grands médias traditionnels ont finalement commence par rapporté a t-il fait remarquer.

Le deuxième cas :

Dans le clip de Corbett 5 secondes résume l’absurdité tous azimuts de la guerre en Syrie, qui a été pendant des années officiellement représentés comme un « interne, de type guerre civile conflit, malgré le fait que tous les joueurs et tout leurs équipements, l’ensemble de l’action militaire des armes, des fonds, des logistiques et tout se qui se passe sont fournis par des pays étrangers, supportes et finances par des pays étrangers et est considéré dans le média comme un conflit interne syrien et veulent montrer a la population et d’autres pays étrangers de croire?

Corbett continue ensuite avec une histoire peu réconfortante sur la façon PBS ‘ »Newshour » a utilise l’image de la frappe aérienne de la Russie comme des images des succès de la frappe aérienne sur les infrastructures pétrolières de l’État islamique, c’est du trucage et il est de plus en plus difficile de tromper les gens.

Le Troisième cas :

Colbert continue de montrer comment un présumé complot terroriste à Victoria, Colombie-Britannique, au Canada a récemment été jugé par un juge de la Cour suprême de cette province, Catherine Bruce qu’il semblait qu’il y avait un lien suffisamment étroit entre les actes illégaux commis par la GRC (la Gendarmerie royale du Canada, alias «la GRC») et la poursuite de l’accusé de soutenir un «abus de procédure».

Les gendarmes en civil, se présentant comme des guerriers djihadistes fournis l’accusé non seulement avec l’épicerie, des cigarettes, des cartes d’autobus, les téléphones cellulaires, cartes de téléphone, des vêtements, de la trésorerie et un disque dur portable, ils ont aussi fourni eux avec un endroit pour travailler sur leur complot terroriste et un emplacement pour construire l’explosif et « chauffeur » de les conduire aux différents magasins pour acheter du matériel de fabrication de bombes et les ont conduit vers Victoria et a ses environs au cours de ces quatre mois de montages de cette opération. En d’autres termes, elle a “la Gendarmerie royale du Canada, alias «la GRC” aidé absolument, à chaque différente étape, processus de ce complot «ignoble» terroriste, qui ne pouvait exister sans la complicité active de la GRC, en aidant le mener à bien, « le Canada n’est pas le seul pays d’utiliser ces actions malheureuses de lutte contre le terrorisme mais cette procédure semble être utilisé un peu partout dans le monde.

La conférence sur la sécurité Maritime aurait été, au temps du Colonel Kadhafi, financée à 70% par la Lybie. Seulement, il est très difficile, voire impossible d’organiser une conférence internationale quand on n’a pas les moyens financiers et que les infrastructures de base comme les hôpitaux, manquent dans le pays. Tout comme il est difficile d’organiser un tel évènement lorsqu’on ne peut assurer la sécurité physique de la population et des invités. Mais le pire est que cette conférence sera un évènement purement formel dont les apports pour le pays organisateur et l’Afrique sont plus qu’incertains. Très souvent, quand on organise une conférence et qu’on obtient des financements extérieurs, il est très difficile d’évoquer et de résoudre les vrais problèmes.

Dans le cas somalien, ceux que l’étranger appelle «pirates» ne se reconnaissent pas dans cette appellation. Tous les Somaliens sont d’accord qu’ils étaient des pêcheurs somaliens ordinaires qui ont pris des vedettes rapides pour essayer de dissuader les bateaux et les chalutiers étrangers ou au moins les taxés. Ils se font appeler les garde-côtes bénévoles de la Somalie – et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Dans un entretien téléphonique surréaliste, l’un des chefs pirates, Sugule Ali, a déclaré que leur motif était « d’arrêter la pêche illégale et le déversement dans nos eaux … Nous ne nous considérons pas comme des bandits de la mer. Nous considérons comme des bandits de la mer ceux qui pêchent illégalement et déversent dans nos mers, des déchets nucléaires et portent des armes dans nos mers ».

La guerre contre la piraterie a été parfaitement résumée par un autre pirate, qui vécut et mourut au IVème siècle avant J.C. Capturé et amené devant Alexandre le Grand, qui a exigé de savoir « ce qu’il voulait dire en parlant de posséder la mer. » Le pirate a souri et répondu: « Qu’est-ce que vous voulez dire en vous emparant de toute la terre; mais parce que je le fais avec un petit bateau, je suis appelé un voleur, alors que vous, qui le faites avec une grande flotte, vous êtes appelés empereur. » Les grandes flottes impériales continuent de naviguer aujourd’hui.

Est-ce que vous pouvez pêcher illégalement dans les eaux Marseillaises en France, sur les côtes Italiennes, Allemandes, etc. ? Est-ce que vous pouvez déverser des déchets nucléaires dans les eaux Russes, Américaines ou Françaises? Soyez certains d’avance que ce jour-là, la Terre tremblera! Mais qu’en est-il pour les pays comme la Somalie?

Dr. Mehenou Amouzou a obtenu son « Master in Business » à l’« European Advanced Institute of Management » ainsi qu’un Certificat en finance et investissement à Paris, France. Il a complété ses Etudes dans les Relations Internationales et les Stratégies Politique et de Défense et a obtenu son Doctorat de Philosophie en Finance.

Contribution :

Fundacion Paraiso Sin Fronteras ; Nkrumah Amouzou Production ; Antoinette Bowie & Kokou Paul Amouzou.

 
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Lettre de félicitations et de remerciement de Dr Sakoba Kéita, DG de l’ANSS depuis Washington

2016/9/2

Aujourd'hui en Guinée La Guinée a fermé la parenthèse de la maladie à virus Ebola (MVE) le mercredi, 31 août 2016. Cet état de fait est caractérisé par la fin des 90 jours de surveillance active renforcée comme instruit par l’Organisation Mondiale de la Santé, le 1er juin 2016.

Ainsi, alors qu’il séjourne aux Etats-Unis d’Amérique, l’ex-Coordinateur de la Cellule de Coordination nationale de lutte contre la MVE, devenu Directeur général de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire, Dr Sakoba Kéita, heureux récipiendaire du prix CDC, a adressé une correspondance à l’ensemble des intervenants dans la riposte à la pathologie.

Nous vous proposons l’intégralité de cette lettre de félicitations et de remerciement :

« Chers tous,

Recevez mes félicitations pour la bonne conduite de la surveillance renforcée dans toutes les Préfectures. Cette date historique pour nous, marque la fin de l'épidémie la plus meurtrière de la Guinée.

Une nouvelle époque commence. Nous devons resserrer les rangs non seulement pour gérer les flambées de certaines maladies qui surviennent de temps en temps mais aussi, nous préparer à affronter d'autres maladies émergentes.

Mes remerciements vont vers tous : agents de santé des DPS, DCS, DRS, DSVCO, membres des coordinations de riposte, niveau central du Ministère de la Santé, partenaires, membres du gouvernement, journalistes, Société civile, ONG, C-RG, forces de l'ordre, religieux, personnes de bonne volonté, membres des Associations de développement des différentes localités, administrateurs territoriaux (gouverneurs, préfets, sous-préfets, chefs de quartiers et de secteurs), jeunesse, … le tout, sous la direction de son Excellence monsieur le président de la République.

Je vous adresse ma profonde reconnaissance pour votre contribution.

Que Dieu nous guide vers le chemin d'une plus grande amélioration de l'état de santé de notre population et son développement harmonieux.

Félicitation à tous !

Dr Sakoba Kéita
Directeur Général de l'ANSS »

 
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Ousmane Gaoual Diallo doit-il aller en prison ?

2016/9/2

Aujourd'hui en Guinée L'affaire Ousmane Gaoual Diallo doit à nouveau être présentée aux juges, suite aux appels interjetés aussi bien par sa défense que par le Procureur et les avocats des plaignants.

Dans l'attente de ce nouveau procès, parcourrons ce que d'autres juridictions dans d'autres pays ont décidé dans des affaires similaires.

Au Sénégal, Amadou Sall est allé en prison pour avoir dit : « Nous savons tous que Macky obéit aux marabouts et quand je dis marabouts, je parle de féticheurs ».

Au Bénin, John Akintola, directeur de publication du quotidien «L'Indépendant » a été condamné à 36 mois d'emprisonnement assorti de sursis et à une amende de 200.000 FCFA pour offense au chef de l'Etat du Bénin. Le journal avait rapporté que le directeur général de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE), avait sorti deux milliards FCFA des caisses de la société pour financer les voyages du président Boni Yayi. Le rédacteur de l'article incriminé, Prudence Tessi, a été condamné à deux mois d'emprisonnement ferme pour offense au chef de l'Etat et le quotidien « L'Indépendant » a été suspendu pour une période de trois mois à compter du 16 juillet 2014.

Au Bénin, Lionel Agbo, Avocat, plusieurs fois candidat à la présidentielle, a été condamné à 6 mois de prison ferme. Au cours d'une conférence de presse, il avait accusé une partie des collaborateurs du chef de l'État d'être corrompus : « Dans ce palais que je connais, il y a des hommes et des femmes qui ont fait fortune. Un petit groupe est devenu milliardaire, et le chef de l'État sait que je sais qu'il sait. ». Berthe Cakpossa, la directrice de la chaîne de télévision privée Canal 3, qui a retransmis ladite conférence de presse a été condamnée à trois mois de prison ferme et 500 000 F CFA.

Au Mali, la justice a condamné à des peines de prison ferme un enseignant et un journaliste jugés pour « offenses au chef de l'Etat ». Bassirou Kassim Minta, l'enseignant a écopé de deux mois fermes pour avoir donné à ses élèves une rédaction fictive sur « La maîtresse du président », alors que Seydina Oumar Diarra, d'Info Matin, a été condamné à 13 jours d'emprisonnement pour avoir relayé l'information.

Au Burundi, 11 jeunes (de 15 à 17 ans) ont été inculpés d'outrage envers le président Pierre Nkurunziza pour avoir griffonné quelques photos de leur chef d'Etat, dans leurs manuels scolaires.

En France, il a été jugé que l'offense au Chef de l'Etat pouvait être contenue non seulement dans des écrits ou des déclarations mais aussi dans un dessin ou une caricature ou un montage photographique. Ont ainsi donné lieu à condamnation :

- un dessin représentant le président de la République avec une tête de vautour (Cass. Crim., 5 avril 1965)

- une critique violente de la politique suivie en Algérie (Cass.crim. 31 mai 1965).

- l'affirmation selon laquelle le président de la République avait vu d'assez près « le meurtre » soit qu'il en ait bénéficié, soit qu'il l'ait ordonné et soit qu'il l'ait réhabilité (Cass. Crim. 21 décembre 1966, Bull., n°301).

- un montage photographique le représentant sous les traits d'un animal grotesque et ridicule (Cass. Crim., 21 décembre 1966, Bull. n° 302).

- l'affirmation selon laquelle le président de la République serait animé, dans sa vie politique, par l'égoïsme, l'esprit de vengeance, l'ambition sans mesure, l'oubli de la parole donnée, la férocité et le mépris de la vie humaine (Cass.crim. 23 février 1967, 2ème arrêt, Bull. n°77).

Au regard de ces décisions, Ousmane Gaoual Diallo doit-il aller en prison ou non ? A titre de rappel, il a qualifié le Chef de l'Etat de « Criminel ambulant » et « d'ordonnateur de tous les assassinats ».

A vous de juger.

Abdoulaye Souaré

 
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