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23 Mars 2017 - 22h09
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Chérif Bah, Un Bandit À Col Blanc Nommé Vice-Président De L’UFDG Par Cellou Dalein Diallo, Les Guinéens Sont Avertis !(Par Saliou Camara)

2017/3/22

Aujourd'hui en Guinée En pleine bataille judiciaire avec Bah Oury, auquel la justice a donné raison et demandé son rétablissement dans ses droits, Cellou Dalein Diallo prend une décision très controversée qui étonne, mais qui, une fois de plus, permet de cerner son vrai visage. Ne dit-on pas que, ce qui se ressemble s’assemble ? Cette considération est l’un des éléments qui peuvent expliquer une telle nomination par Cellou Dalein qui, à chaque jour, crie au détournement des deniers publics par l’administration actuelle. Le peuple doit comprendre que Cellou n’est pas hostile aux pillages des biens publics, il n’est hostile qu’aux pillages des autres !

La nomination par Cellou Dalein de Chérif Bah, ancien gouverneur de la BCRG, impliqué dans les plus grands scandales financiers de ce pays et faisant partie des personnes qui ont le plus ruiné l’économie guinéenne d’une part, et d’autre part, son refus d’appliquer la décision judiciaire rétablissant BAH Oury dans ses droits, renseignent les Guinéens sur la gouvernance que Cellou Dalein Diallo leur réserve. S’agissant du cas de BAH Oury, le refus de Cellou Dalein de se soumettre à la décision de la justice, démontre sa nature dictatoriale illustrée par sa gestion de l’UFDG en permanente violation de son Statut et règlement intérieur. Les violences, parfois sanglantes qui ont émaillé sa gestion de l’UFDG sont des signes d’alerte pour le peuple de Guinée quant aux dangers qu’il encoure s’il laisse son destin entre les mains d’une telle personne caractérisée par l’autoritarisme le plus froid.

Concernant la nomination de son ami le prédateur Chérif BAH, l’un des caïmans à triple mâchoires broyeurs des deniers publics, Cellou Dalein démontre son insensibilité voire son admiration pour les pillages à l’échelle industrielle des biens publics, l’une des raisons pouvant expliquer la nomination d’une personne en total déficit d’honneur, de considération et de confiance vis-à-vis des Guinéens.

Cellou Dalein ne peut plus être crédible en dénonçant les détournements de l’actuel gouvernement. Il s’est aussi interdit d’être crédible pour dénoncer le dysfonctionnement de la justice guinéenne du fait qu’il n’a lui-même aucun respect pour cette institution dont il refuse de respecter la décision.

Il ne lui reste plus qu’un seul argument politique, celui qui est inhérent à sa nature, à sa vision de la politique et de la société guinéenne, qui ne demande aucune compétence particulière c’est-à-dire, l’ethno-stratégie et la victimisation !

Cherif Bah, l’homme qui a dépouillé la BCRG

La nomination de Cherif Bah au poste de vice-président de l’UFDG est une insulte à la mémoire des fondateurs de ce parti qui ont cru en des valeurs très différentes de celles qu’incarne Cellou Dalein Diallo.

Cité plusieurs fois dans des scandales financiers et convoqué par les commissions d’audit, Chérif BAH était soupçonné d’avoir détourné plus 10 millions de dollars à la Banque Centrale de la République de Guinée. Interrogé à la télévision (RTG) par le comité d’audit mis en place par la junte militaire en 2009, l’homme reconnait avoir reçu des instructions verbales du feu Général Lansana Conté pour le virement de 10 millions de dollars sur le compte d’une ONG à l’étranger. Sauf qu’il n’apporte aucune preuve, et son argument reste inacceptable venant de la part d’un comptable public, premier responsable d’une institution comme la BCRG. Si un ordre de virement peut être verbale ce qui est rare, le virement, comme son nom l’indique, ne peut être verbale, et il laisse toujours des traces que Chérif BAH n’a jamais apportées.

Il est aussi accusé d’être impliqué dans des détournements des tonnes d’or sortis de la Banque Centrale pour des destinations inconnues alors qu’il était Gouverneur de cette institution. Cette affaire avait longtemps été évoquée dans ‘’le Dadis show’’. Des détournements qui ont contribué à détruire notre monnaie, à compromettre nos politiques économiques et conduit notre économie à la catastrophe, sources des différentes manifestations vécues à la fin de règne du Président Lansana Conté. Sans parler des opérations de planche à billets pratiquées sous son magistère. Il est également accusé d’avoir détourné des millions de dollars sortis de la Banque centrale et placés dans des comptes à l’étranger qui lui ont permis d’acheter des actions et de s’offrir des châteaux en Guinée et à étranger.

Un financier par l’argent sale au secours de l’UFDG !

Cette nomination de Cherif Bah est aussi la sortie de l’ombre d’un financier pour sauver les caisses de l’UFDG en ruine. Le pouvoir de Cellou Dalein au sein de l’UFDG coûte cher car, fondé sur la corruption par le biais de distribution de l’argent aux personnes influentes du parti et de sa communauté. Les commerçants, traditionnels financiers de ce parti déjà essoufflés par des multiples dépenses à perte, ont réduit leurs contributions. Une des raisons pour lesquelles Cellou aurait approché son ami, le prédateur Cherif Bah qui prêt à financer l’UFDG avec une partie de ses multiples fonds détournés à la BCRG. Dans une conjoncture économique très difficile de la Guinée et le doute de plus en plus persistant sur l’éventualité de la victoire électorale de Cellou Dalein Diallo en 2020, la plupart des commerçants ont décidé de réduire ou de ne plus continuer à financer le parti dont le caractère communautaire éloigne de plus en plus du pouvoir.

Donc, Cellou n’a pas nommé un homme politique, il n’était pas à la recherche d’un homme qui pouvait valablement remplacer Bah Oury, mais plutôt un financier de l’UFDG même avec de l’argent duquel coule le sang du peuple martyr de Guinée incapable entre autres de se soigner correctement.

Du ressortissant et cadre de Koba au ressortissant et cadre de Pita !

Cette nomination de Cherif Bah , comme le perçoivent plusieurs observateurs, recouvre une autre réalité d’ethno-stratégie de la part de Cellou qui donne un coup de pied à un fils de Pita(BAH Oury) pour en accueillir un autre (Chérif BAH ) avec espoir de neutraliser les rivalités anciennes entre Pita et Labé dont lui-même est ressortissant. Une autre preuve que l’UFDG version Cellou Dalein est devenue un parti communautaire et une association de ressortissants de Fouta, contrairement à la volonté de ses pères fondateurs.

Pourtant, Cherif Bah qui fut nommé par Lansana Conté comme Gouverneur de la Banque Centrale, s’était toujours présenté comme un cadre et ressortissant de Koba ( préfecture de Boffa) où il est né et a grandi. Il a même été à la tête de l’association des cadres ressortissants de Koba (Boffa), ce qui aurait facilité son ascension à la BCRG sous le régime de feu General Conté. C’est ainsi qu’il a milité pour le PUP, porter ses couleurs partout. Aujourd’hui, 8 ans après la mort du General, Cherif Bah montre à tous qu’il n’est pas de Koba, mais de Pita et qu’il est prêt à militer pour un parti dont le seul objectif est de défendre les couleurs de la communauté de ses fondateurs.

Cellou en promoteur de la corruption, les Guinéens sont alertés !

Alors qu’il donne l’impression sur les medias de lutter contre la corruption, en égrenant lors des émissions, la liste des dossiers de détournements touchant le régime d’Alpha Condé, il vient de prouver aux Guinéens que tout cela n’était que fumée, mensonge et fourberie. En nommant l’un des hommes les plus corrompus de notre pays comme vice-président de son parti, Cellou, par cet acte, a insulté les hommes qui croyaient en sa bataille pour des valeurs morales, d’éthiques et de justice.

Au lieu de faire de l’UFDG un parti républicain et démocratique, qui se bat pour des valeurs de justes, en donnant de l’espoir aux militants, il en fait un parti communautaire, une association de corrompus et de bandits à col blanc.

A la place de la rupture qu’il annonce pour tromper le peuple, il prône la continuité dans le mépris de la bonne gouvernance, du détournement, de la corruption et de la gabegie financière.



Par Saliou Camara Sociologue de son état depuis Washington

 
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SANTE - OPERATIONS CHIRURGICALES GRATUITES : LE PREMIER MINISTRE MAMADY YOULA RENOUVELLE LE PARTENARIAT AVEC L'ONG MERCY SHIPS

2017/3/21

Aujourd'hui en Guinée Genève, le 21 Mars 2017 – Au cours de sa première journée de travail à Genève, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mamady Youla, a rencontré plusieurs personnalités venant de divers horizons notamment politique, économique, financier, médiatique ainsi que des organisations non gouvernementales (ONG).

C’est dans ce sens que le Premier Ministre Mamady Youla a rencontré les administrateurs de l’ONG Mercy Ships et paraphé un protocole d’accord pour cinq nouvelles années. Ce nouveau protocole d’entente est le fruit de l’excellente coopération entre les deux entités depuis 2011, date de signature du premier accord qui avait permis de réaliser avec succès, entre autres, 1256 chirurgies réparatrices, plastiques et orthopédiques, 1617 chirurgies oculaires et 12209 autres pour les patients avec des difficultés dentaires.

Concrètement, cet accord signé par le Premier Ministre Mamady Youla en terre helvétique devrait permettre à nos populations de bénéficier des soins de santé par le biais de services chirurgicaux spécialisées et de renforcement des capacités.

Ainsi, les chirurgies spécialisées concerneront essentiellement les domaines suivants :
· l’extraction de cataracte avec implants ;
· l’ablation des tumeurs et reconstruction maxillo-faciale, fentes labiales et palatines ;
· la réparation de déformation de naissance au visage ;
· la réparation de fistules obstétricales ;
· la réparation de déformations osseuses de naissance ;
· la chirurgie plastique, la réparation de tissus cicatriciels et contractures ;
· la chirurgie orthopédique, la réparation des pieds bots et troubles musculo-squelettiques, des traumatismes orthopédiques ;
· la chirurgie générale
· etc.

Au delà de ces soins médicaux, cet accord devrait également permettre le renforcement des capacités techniques de bénéficiaires guinéens tels que des chirurgiens, anesthésistes, des Infirmiers (ères) de bloc opératoire, Infirmiers (ères) de salles de soins, des pharmaciens.

A noter que pour 2017, cet accord entre la République de Guinée et l’Organisation Non Gouvernementale Mercy Ships prévoit une mission de 10 mois sur les côtes guinéennes à partir du mois d'Août.

Les temps forts de cette visite sont à suivre en intégralité sur gouvgn.tv et gouvernement.gov.gn.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Mamady Youla à Genève: ‘‘Guinea is back and ready for business’’

2017/3/21

Aujourd'hui en Guinée Distingués invités, Il me plaît avant toute chose, au nom du Président de la République, le Professeur Alpha Condé, du Gouvernement et de ma délégation, de vous souhaiter la bienvenue dans ce beau réceptif de l’Intercontinentale, pour assister à ce panel intégralement dédié à la République de Guinée.

C’est pour moi un réel plaisir de m’exprimer, ici, à Genève, à travers cette plateforme exceptionnelle de rencontres et d’échanges que nous offre l’Africa CEO Forum pour promouvoir la destination Guinée et nous permettre de nouer des relations d’affaires avec cet important aéropage de leaders du secteur privé africain et international.

L’importance de la mobilisation pour cette session consacrée à la Guinée mais surtout la qualité de la participation, traduit non seulement votre appréciation positive des progrès enregistrés par la Guinée depuis les cinq dernières années, mais également votre intérêt à participer à son émergence dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant.

En tournant votre regard vers la Guinée, vous regardez dans la bonne direction ; celle d’une Afrique Nouvelle, d’une Afrique qui change, et qui amorce une véritable transformation économique et sociale.

La Guinée incarne cette Afrique responsable et ambitieuse, déterminée à créer les conditions de son émergence basée sur la mise en valeur durable de son immense potentiel en ressources naturelles, tout en veillant à la diversification de son économie.

Distingués participants, Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, l’objectif de cet événement dédié à la Guinée est de promouvoir activement les investissements privés étrangers, et favoriser les partenariats économiques.

Je suis heureux de vous dire que le contexte est favorable.

Le Gouvernement vient d’adopter un ambitieux Plan National de Développement Economique et Social tablant sur un taux moyen de croissance de l’ordre de 7% en misant sur l’intensification du secteur agricole, du secteur minier et du secteur énergétique.

Notre ambition est de faire culminer cette croissance à deux chiffres à l’horizon 2020 avec la nouvelle impulsion gouvernementale amorcée et les politiques économiques qui seront mises en œuvre.

Dans cette quête de redynamisation économique, le Président de la République, a fait le choix de mettre en place un Gouvernement de rupture, après sa réélection en décembre 2015, qui se distingue par la nomination de technocrates d’une nouvelle génération.

En effet, issus pour la majorité des secteurs privés et publics internationaux, ils constituent un gage de bonne gouvernance renforcée et d’accélération de la transformation économique et sociale de notre pays.

Nous le rappelions à juste titre dans le panel d’ouverture du Forum, tout modèle économique et social si pertinent soit il repose d’abord et avant tout sur la robustesse du modèle de gouvernance porté par l’Etat.

Il détermine la propension à produire les effets recherchés par les politiques publiques et par les initiatives privées.

Issu moi-même du secteur privé pour avoir dirigé, jusqu’à ma nomination au poste de Premier Ministre, le plus important projet dans la filière bauxite-alumine en Guinée, ne suis-je pas, une preuve éloquente de cette volonté politique affirmée d’ouvrir une nouvelle page de notre développement économique.

Je m’attèle depuis ma prise de fonction à impulser une ambitieuse politique économique en vue de construire méthodiquement les bases de l’émergence de la Guinée, conformément à la vision du Président de la République.

Il s’agit au niveau économique de promouvoir :
 une politique agricole reposant sur la sécurité alimentaire et la promotion de filières prioritaires d’exportation;

 une exploitation optimale du potentiel d’énergie hydraulique pour consacrer durablement un mix énergétique à composante renouvelable majeure et un rang nouveau de pays exportateur d’énergie ;

 une exploitation stratégique du potentiel minier et agricole pour en faire un levier d’export, de transformation et de développement des autres secteurs, dans le respect des normes environnementales et dans la préservation des intérêts des populations locales ;

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

Pourquoi la Guinée ? C’est une question à laquelle je souhaiterais vous apporter une réponse en six points.

1. En premier lieu, la Guinée est la plus grande réserve de bauxite au monde avec plus du tiers des réserves mondiales et détient en quantité abondante le minerai de fer à haute teneur, en plus de ses importantes réserves en or, en diamant, en argent, en manganèse et encore bien d’autres minerais. Avec d’énormes opportunités de sous-traitance et de prestation de services.

2. En second lieu, la Guinée, avec plus de 1300 cours d’eau, est considérée comme le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». Elle est une puissance agricole et énergétique en devenir. Elle est en effet dotée d’un potentiel hydroélectrique de plus 6 000 MW, elle bénéficie de conditions naturelles pour une production agricole diversifiée et à grande échelle avec plus de 6,5 millions d’hectares de terres arables.

3. En troisième lieu, la Guinée est dotée d’un environnement des affaires attractif et d’un cadre juridique propice à l’investissement privé. Elle a engagé un vaste programme de réformes qui lui a valu de compter parmi les 20 pays les plus réformateurs dans le rapport Doing Business de la Banque Mondiale en 2014, avec des acquis considérables en termes d’avantages, de garanties, de sécurité aux investisseurs. Le nouveau code minier, le nouveau code des investissements et le nouveau code du travail consacrent désormais un cadre juridique et réglementaire fortement compétitif pour l’investissement privé.

4. En quatrième lieu, la Guinée a engagé un ambitieux programme d’investissements dans les infrastructures socio-économiques de nature à accroître durablement la compétitivité de son économie. Il s’agit notamment de : la construction du Barrage Hydroélectrique de KALETA (240MW en 2015), et de Souapiti opérationnel en 2020 avec 550MW additionnels ; la modernisation et l’extension du Port de Conakry ; et la construction d’une Fibre Optique de plus de 4500 km couvrant tout le pays. De plus, la Guinée offre un coût des facteurs comparativement très favorable avec une main d’œuvre abondante à bon prix, et une disponibilité abondante de matériaux et d’intrants « naturels » à faible coût.

5. En cinquième lieu, la Guinée offre une stabilité politique et un cadre macro-économique soutenu. Dans un environnement régional marqué par des décennies d’instabilités politiques majeures, la Guinée est restée l’un des rares pays à ne pas connaitre de conflits

6. Enfin, en sixième lieu, par son positionnement géographique dans la corne de l’Afrique, et son énorme potentiel économique, la Guinée est une porte d’accès stratégique à un marché de plus de 300 millions de personnes. Le pays est en effet bordé par plusieurs centaines de kilomètres de frontières maritimes et partage six frontières terrestres avec des pays de la sous-région ouest-africaine.

Vous l’avez compris, la Guinée est un partenaire stratégique d’avenir pour les partenaires et les investisseurs du Sud et du Nord. Au dire de certains, la Guinée est un paradoxe géologique, agricole et énergétique. Notre ambition est tout simplement de transformer ce paradoxe en miracle économique.

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

Les représentants du Gouvernement de la République de Guinée, les représentants du secteur privé national, ainsi que l’Agence pour la Promotion des Investissements Privés, qui ont fait le déplacement pour l’occasion, se tiennent à votre disposition pour que la Guinée, élargisse le champ de vos projets et de vos ambitions.

Votre présence ici vous positionne déjà comme un acteur potentiel du prochain miracle guinéen.

Je souhaite vivement que nos échanges vous fassent passer un nouveau cap pour vous permettre d’envisager des actions concrètes sur le terrain.

J’engage ici même mon gouvernement ainsi que l’Agence de la Promotion des Investissements privés à vous accompagner et à vous orienter pour faciliter vos affaires en Guinée.

Au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, au nom du Gouvernement guinéen et des membres de ma délégation, je voudrais souhaiter à tous les participants une agréable et fructueuse séance d’échanges avec le panel dédié au Doing Business en Guinée.

GUINEA IS BACK AND READY FOR BUSINESS.
Je vous remercie de votre aimable attention.

Mamady YOULA,
Premier Ministre, Chef du Gouvernement


 
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Cybercriminalité: Communiqué de l'ambassade de Guinée à Bruxelles

2017/3/20

Aujourd'hui en Guinée

L'ambassade de Guinée à Bruxelles constate ces derniers temps que des individus très malintentionnés ont ouvert des faux comptes Facebook au nom de l'ambassadeur, Dr Ousmane Sylla, et utilisent ces faux comptes pour arnaquer des personnes liées à l'ambassadeur.

Elle tient à informer que l'ambassadeur n'a jamais ouvert de comptes Facebook, et avertit tous les amis que ces actes criminels proviennent des personnes qui opèrent à partir de Bruxelles, Abidjan, Ouagadougou et Cotonou.

L'ambassade de Guinée à Bruxelles demande à tout le monde de faire attention à ces cybercriminels, et de ne pas tenir compte de leurs agissements.

Fait à Bruxelles le 20 mars 2017
Dr Ousmane Sylla

 
UFDG : Cellou Dalein a t-il vraiment trouvé une perle rare pour remplacer Bah Oury ?

2017/3/17

Aujourd'hui en Guinée Le conflit qui oppose Cellou Dalein Diallo à Bay Oury au sommet de l'UFDG continue d'alimnter les débats dans la cité. En effet, suite au verdict du tribunal de première instance de Dixinn qui a répondu favorablement, le vendredi 3 mars 2017, à la requête de Bah Oury, en jugeant illégale, la décision du bureau politique de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée) de l’exclure du parti, c'est au tour de Mamadou Cellou Dalein Diallo de monter au créneau pour définitivement exclure celui qui est considéré comme fondateur du parti. Après avoir jugé "impossible de travailler avec Bah Oury", le président de l'UFDG, dans la soirée du jeudi 16 mars 2017, par une décision a nommé M. Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, vice-président de l’UFDG chargé des relations extérieures et de la Communication. Même si la décision de ne le précise pas, M. Chérif remplace poste pour poste M. Bah Oury.

En attendant la réaction de Bah Oury en déplacement, il faut rappeler qu'après plusieurs mois de tergiversation, le tribunal de première instance de Dixinn avait pris son courage à deux mains, en jugeant l'exclusion du désormais ex vice-président de l’UFDG chargé des relations extérieures et de la Communication de l’UFDG, en février 2016, « illégale ». En conséquence, il a ordonné la réintégration de celui qui était jusque là premier vice-président.

Ceci étant, le remplaçant de Bah Oury, Ibrahima Chérif Bah, ancien Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) de 1996-2004, fait parti des cadres guinéens accusés de détournement de deniers publics. Donc, comme le dirait l'autre, "Cellou n'a vraiment pas trouvé une perle rare pour remplacer Bah Oury".

Voici pour rappel cer article qui en dit long sur Ibrahima Chérif Bah, ancien Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, le tout nouveau premier vice-président de l’UFDG chargé des relations extérieures et de la Communication de l’UFDG. 

Audits: Quand Ibrahima Chérif Bah tente de se cacher derrière le cadavre du Général Conté !

Ibrahima Chérif Bah, ancien Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) de 1996-2004, accusé d'avoir viré plusieurs millions de dollars au compte d'une société, est convoqué par l'inspection générale d'Etat, pour le confronter aux faits à lui reproché. Voici un article publié le 02 avril 11, quand dans son mémo, celui qui est aussi accusé d’avoir participé au détournement des 8 tonnes d’or laissés par la régime de Sékou Touré à la Banque Centrale de la République de Guinée, tentait de se cacher derrière le cadavre de feu Général Lansana Conté. A l’inspection générale d’Etat de s’en servir…

Le premier gouvernement issu de la Première Election Démocratique de la Guinée, par soucis de transparence dans la gestion du désormais ‘’DOSSIER CREANCES DE L’ETAT’’ a rendu publique une première liste des hauts cadres débiteurs de l’Etat Guinéen.

En attendant que la justice guinéenne ne tranche, toutes ces personnalités, à mon humble avis, ne sont que des présumées débiteuses. Qu’à cela ne tienne, dès le lendemain de la publication de cette liste, les personnes concernées se sont empressées de réagir qui pour tenter de se blanchir, qui pour tenter de se justifier. Leurs réactions, du moins épidermiques, suscitent au sein de l’opinion nationale et internationale, diverses interprétations. Ce qui est tout à fait logique dans un état démocratique. Car c’est la diversité d’opinions qui fait la force principale de la démocratie. Cependant, il y a lieu de préciser que tant c’est le Droit élémentaire d’un accusé de se défendre, il faut aussi reconnaître à l’état son Devoir absolu de réclamer son dû. C’est aussi simple que ça.

Dans ce magma de réactions des personnes citées, un dénominateur commun s’impose : Personne d’entre elles n’a reconnu devoir à l’état guinéen. Chacune d’elles tire le drap sur elle. Du coup, le peuple de Guinée se retrouve face une sorte de matrice à fabrique de mensonges et de contrevérités. Arrêtons nous un peu sur le cas de M. Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque Centrale de Guinée.

Dans un Mémorandum adressé à ses compatriotes, l’ancien gouverneur de la BCRG dit avoir l’habitude d’observer une obligation de réserve étant donné certaines hautes fonctions stratégiques qu’il a occupées. Et, qu’il ne parlait ou n’écrivait que quand on le lui demandait. Mais, à bien le comprendre, cette fois, même si on ne lui a pas demandé, il s’adresse à ses compatriotes à travers les médias écrits car la publication de listes des débiteurs de l’état Guinéen l’en oblige.

Dans cette obligation, cet intellectuel rompu et rodé des institutions financières de la Guinée, parlant des 10 millions de dollar que l’état Guinée lui réclame, entame ainsi sa défense écrite: « Il s’agit du transfert de 10 millions de dollar effectué il y a quatorze ans quand j’étais gouverneur de la Banque Centrale. J’ai toujours expliqué et je le répète encore que j’ai exécuté une Instruction Stratégique du Premier Magistrat de la Nation et tous les documents sont à la BCRG dans des archives bien conservées. Ce n’est nullement une opération cachée car pour faire un tel transfert, la chaîne administrative de décision à la BCRG peut impliquer jusqu’à 5 cadres et agents. Cependant, je dois tout de suite préciser que ni mon adjoint à l’époque, ni les autres cadres et agents y compris celui qui gère les codes secrets de la transaction ne sont responsables puisqu’ils ont exécuté mes instructions dont la source légitime est d’un plus haut niveau. »

Ce premier paragraphe de la défense de M. Ibrahima Chérif Bah porte à croire que l’ancien gouverneur de la BCRG est entrain de glisser sur la peau de sa propre banane. Dans un premier temps, il reconnaît implicitement le montant de 10 millions de dollar, mais aussi et surtout il se rappelle qu’il y a effectivement eu un transfert de ce montant. Et pire, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale avoue avoir exécuté Une Instruction Stratégique du Premier Magistrat de la Nation, en la personne du feu Général Lansana Conté. A ce niveau précis, par oubli ou par stratégie de défense, M. Ibrahima Chérif Bah ne dit pas du compte de la Banque Centrale de Guinée où ce montant a été transféré, et à quelles fins (Stratégiques) ce montant a quitté notre Banque Centrale pour une autre destination jusqu'ici inconnue. Il n’apporte aucune précision sur la destination des 10 millions de dollar. Seule la justice peut éclairer le peuple de Guinée sur cette destination. Car pour le principal accusé, jusqu’à preuve du contraire, c’est Une Instruction Stratégique du Premier Magistrat de la Nation qu’il a exécutée. Apparemment, M. Bah est un véritable connaisseur des dossiers et des modes de défense en Guinée. Car l’histoire enseigne que tous les cadres guinéens impliqués dans des détournements sous le régime de Lansana Conté, ont tous opté pour même stratégie, après le décès de ce dernier : C’est le mort qui m’a instruit d’exécuter cette décision. C’est sans compter que cette défense n’est valable que pour d’indélicats cadres Guinéens. Ne dit-on pas que les hommes passent mais les Etats demeurent ? Alors M. Chérif Bah, cet argument tient peu ou prou la route. Il vous revient, en votre qualité d’exécutant de cette décision, c’est à dire le signataire de cette décision, de prouver le caractère stratégique de l’Instruction que vous avez exécutée. Ou tout au moins de prouver, par la signature du feu Président de la République le Général Lansana Conté, que c’est un ordre écrit que vous avez exécuté. C’est aussi simple que ça non ?

Dans un second temps, toujours dans le dossier des 10 millions de dollars, l'ex gouverneur de la BCRG ne limite pas seulement à sa seule défense, de passage il tente de disculper ces anciens collaborateurs. Pour lui, sans coup férir, ni son adjoint à l’époque, ni les autres cadres et agents y compris celui qui gère les codes secrets de transactions, ne sont responsables de ce curieux transfert. La raison est bien simple d’après l’ancien patron de la BCRG : « Ils ont exécuté mes instructions dont la source légitime est d’un plus haut niveau. » C’est bien juste et beau d’assumer une telle responsabilité.

Analysons bien ce passage. Ces messieurs que M. Ibrahima Chérif Bah tente de dédouaner ont sûrement la preuve écrite des injonctions reçues de leur chef hiérarchique. C'est-à-dire de l’ex gouverneur de la BCRG. C’est élémentaire. Vouloir les inquiéter juridiquement, ils fourniront, j’en suis persuadé, la preuve écrite de M. Ibrahima Chérif Bah. Donc, il faut assumer de leur avoir instruit. Parce qu’ayant lui-même reçu des instructions Stratégiques. Sauf que cette fois-ci, il n’y aura aucune preuve écrite du Général défunt !

A l’image de ce qui suit, et en attendant d’autres explications beaucoup plus détaillées et précises sur l’utilisation des 10 millions de dollar, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que M. Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque Centrale de Guinée, est et demeure le seul et unique débiteur de l’état Guinéen dans ce dossier. Et donc, il doit au peuple de Guinée, à tous les enfants de Guinée, une rondelette somme de 10 millions de dollar.

Le second paragraphe de l’ex patron de la BCRG est consacré à l’audit de son institution. C’est logique et normal que la Banque Centrale soit la première institution à avoir été soumise à un Audit International indépendant par des auditeurs sélectionnés par le FMI et la Banque Mondiale. Et si M. Chérif affirme que son Ministre de l’Economie et des Finances de l’époque l’a beaucoup aidé pour convaincre le chef de l’état d’accepter qu’une institution souveraine relevant directement de son autorité soit auditée internationalement, il oublie que ces institutions de Bretton Woods, précisément le FMI est la Banque des Banques Centrales. Ce qui revient à dire que c’est à prendre ou à laisser. Ces institutions, qui sont une sorte de banque mère pour les autres banques centrales, ont le droit de regard sur la gestion des Banques Centrales. Ici, loin de moi l’idée de contrarier l’ex patron de la BCRG sur les audits de sa gestion, mais pendant leur long règne à la BCRG, l’opacité du système était telle que l’opinion nationale guinéenne aura du mal à croire aujourd’hui à leur bonne foi. Les rapports circonstanciés dont évoque M. Ibrahima Chérif Bah ne peuvent qu’engager leurs auteurs. Car les résultats ont toujours été catastrophiques.

Le troisième paragraphe de M. Chérif Bah est tout aussi comique qu’une scène de théâtre. « Toutes les années que je suis resté à la BCRG, personne ne m’a demandé quelque chose à propos de ce dossier. Cinq ans après mon départ, aucune interrogation. Il a fallu la disparition de Président Conté (Que son âme repose en paix) pour que l’on me pose des questions sur ce transfert… »

C’est à dormir débout. Qui ignore le système de gestion des affaires de l’état sous le régime de Lansana Conté ? Y avait-il un ministre ou un cadre indépendant qui pouvait poser une question aux hommes aussi puissants de l’époque qu’un Gouverneur de la Banque Centrale de Guinée sur sa gestion? Les équipes gouvernementales de l’époque ressemblaient à ceci : « Les oiseaux de mêmes espèces volent ensemble… » Tu es dans le système, tu te tais, et tu t’enrichis, ou tu pars. Donc, M. Chérif Bah, franchement toutes les années que vous êtes resté à la BCRG, personne ne pouvait vous poser la moindre question sur ce dossier. Car tous ceux qui devraient le faire étaient de l’autre côté, dans l’opposition démocratique, stupéfaits de la gestion calamiteuse de la chose publique.

Pour ce qui est des DADIS SHOWS, il est déshonorant pour la Guinée et les Guinéens de les évoquer dans un dossier aussi important que celui des 10 millions de dollar. Moussa Dadis Camara, avec sa compréhension des choses, amusait plus la galerie qu’il ne cherchait à connaître les tenants et aboutissants des dossiers de détournement des deniers publics. Il a été tellement enivré par le pouvoir qu’il se fût substitué à tout même à la JUSTICE. Pire encore, les dossiers et secrets d’état se sont retrouvés sur la place publique. Donc vouloir parler de ces DADIS SHOWS, c’est comme si vous nous livrez un ‘’CHERIF SWHOW.’’

Le quatrième point de votre défense M. Bah est centré sur le dossier des 6,050 milliards de FG.

Dans cet autre dossier, l’ex gouverneur de la BCRG rappelle : « Il est également indiqué dans la liste des débiteurs que je suis solidairement avec personne que moi-même responsable de 6,050 milliards de FG à cause d’une société GLOBAL RESSOURCES. Ceci m’a beaucoup surpris car je ne connais ni cette société ni rencontré un de ses mandataires à aucun moment. Je n’ai aussi jamais reçu ou donné instruction pour faire un payement quelconque en faveur de cette entité… »

C’est toujours la même chanson. « Je ne connais pas… » Néanmoins, pour aider les auditeurs, l’ancien patron de la BCRG les renvoie tout de même : « Je renvoie les auteurs de cette liste à revoir les dossiers de base de la BCRG et à indiquer avec précision qui a fait cela… » Cela revient à conclure que M. Ibrahima Chérif Bah nie en bloc cette autre accusation. Mais les chiffres et les archives étant têtus, les enquêteurs ou auditeurs de l’état sauront comment s'y prendre.

Avant de terminer ce paragraphe, l’ex gouverneur de la BCRG oriente les auditeurs sur un autre gros morceau : « Ceci m’amène d’ailleurs à me demander ou à demander aux auditeurs si les fameux bons BCRG ont été recouvrés et que sont devenues les tonnes d’or fin que j’ai laissé à la banque quand j’ai quitté en Mars 2004 ? »

Merci M. Bah pour cette pertinente question. Mais pour l’instant, le bon sens commande de ne pas mettre les charrues devant les bœufs. Pour le bonheur des pauvres populations guinéennes, toute la lumière sera faite sur ces différents détournements. Le chef de l’état, le Pr. Alpha Condé a d’ailleurs crée un département charger d’auditer l’administration publique guinéenne, et certaines sociétés mixtes. Les cadres de ce département, en toute indépendance, feront le travail qui est le leur pour que la VÉRITÉ triomphe.

En attendant d’autres explications plus plausibles, à la lecture du Mémorandum de M. Ibrahima Chérif Bah, l’on se rend aisément à l’évidence qu’il tente, comme nombre de cadres guinéens impliqués dans des scandales financiers, de se cacher derrière le cadavre du général Lansana Conté. A-t-il réellement convaincu. Sûrement pas !

Mamadou SACKO

 
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Discours de Sanaba Kaba à la 61ème session de la commission des Nations Unies sur la Condition de la Femme

2017/3/16

Aujourd'hui en Guinée Madame la Présidente ; Permettez-moi de vous adresser les chaleureuses félicitations de mon pays suite à votre élection comme Présidente de la 61ème session de la Commission de la condition des femmes. Ces félicitations s’adressent également aux autres membres du bureau auquel nous rassurons de notre plein appui.

Par la même occasion, ma délégation remercie le Secrétaire général pour son rapport détaillé et se réjouit des consultations régionales qui ont précédé cette session.

Avant d’apporter quelques remarques à titre national, ma délégation voudrait souscrire à la déclaration du Groupe Africain et celle du Groupe des 77 et la Chine.

Madame la Présidente ;

La souffrance et le rôle des femmes ne sont plus à démontrer depuis les multiples crises politiques, économiques et environnementales qui secouent le monde en général et l’Afrique en particulier.

La Communauté internationale, à travers l’adoption d’ambitieux Programmes de développement ainsi que la signature d’importants Accords internationaux, affiche sa détermination à promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et filles.

Le thème « construire des alliances pour la promotion de l’égalité et l’autonomisation des femmes dans le monde du travail en mutation »

doit nous donner les voies et moyens pour franchir les barrières socio-politiques et économiques auxquelles sont confrontés nos efforts de réalisation du bonheur inclusif des femmes.

Madame la Présidente ;

La République de Guinée dont l’histoire et la population restent dominées par les femmes, se félicite d’avoir adopté à l’instar des autres pays, l’ensemble de ces instruments internationaux notamment les Programmes d’Actions de Beijing et d’Addis-Abeba, les Agendas de développement 2030 et 2063 des Nations Unies et de l’Union Africaine et l’Accord de Paris.

Toutefois, il convient de remarquer qu’en dépit du poids numérique des femmes et le rôle socio-économique qu’elles jouent en Guinée, celles-ci ne représentent que 22% dans la sphère d’emploi administratif et 11,5% dans l’emploi privé.

Le secteur agropastoral qui constitue l’un des piliers de l’économie nationale, emploie environ 80% des femmes comme aides agricoles et main d’œuvre familiale en milieu rural avec des revenus nettement inférieurs à ceux des hommes.

Dans les zones urbaines et semi urbaines, la grande majorité des femmes et filles sont confinées dans le secteur informel de petits commerces, de l’artisanat, de travailleuses de maison ou d’entretien et bien d’autres services substantiels peu rémunérés.

Soutenues par des coutumes et traditions discriminatoires, ces inégalités s’expliquent par les congés de maternité, le faible niveau de formation et autres facteurs sexistes qui empêchent le plein épanouissement économique des femmes.

Madame la Présidente,

L’avènement de la 3ème République a donné un regain d’espoir aux femmes avec l’implication personnelle du Chef de l’Etat qui a dédié son 2ème mandat aux femmes et jeunes guinéens.

Cette volonté du Président de la République se traduit par de nombreux actes politiques et législatifs notamment la nomination de 7 femmes à d’importants postes ministériels, la mise en place des programmes spécifiques en faveur des femmes et filles tel que le Programme de Modernisation et de Féminisation de l’Administration Guinéenne ainsi que l’amendement du code des investissements guinéen qui favorise l’esprit d’entreprise des femmes dans tous les domaines d’activités.

En outre, le Gouvernement a favorisé l’extension des activités génératrices de revenus des femmes, à travers son soutien aux filières du textile, de la teinture, de la saponification, du traitement et de la vente des produits agricoles et halieutiques.

La mise en place des Mutuelles Financières des Femmes Africaines (MUFFA) dans les 5 communes de la Capitale et 27 Préfectures, la construction et l’équipement de 12 Centres d’Appui à l’Autonomisation et à la Promotion des Femmes (CAPF) ainsi que la formation des femmes dans les secteurs d’emplois traditionnellement réservés aux hommes s’ajoutent à la liste des actions gouvernementales.

Madame la Présidente;

Aussi louables que soient ces efforts, le combat pour l’égalité des sexes dans le monde du travail reste un réel challenge pour de nombreux pays dont la République de Guinée.

C’est pourquoi, le Gouvernement guinéen, sous la clairvoyance du Chef de l’Etat, se fixe des objectifs spécifiques qu’il souhaite réaliser à court terme pour rendre le marché d’emploi plus accessible aux femmes avec un seul principe : « Travail égal, salaire égal » ou encore « compétence égale traitement égal ».

Ces objectifs sont entre autres, l’accès à la technologie et à l’éducation surtout en milieu rural ; la promotion des activités informelles pour accroitre les opportunités d’emplois ; la facilité de création des Groupements féminins au niveau communautaire ; l’amélioration de la santé ; l’élimination du harcèlement sexuel ; la promotion des femmes dans les structures syndicales et politiques ; l’adaptation du paysage juridique à la cause des femmes ; etc.

Madame la Présidente,

Je terminerai mon propos en exprimant toute la gratitude du Gouvernement guinéen à l’endroit de ses partenaires au développement, notamment l’UNICEF, le FNUAP et le PNUD pour leur coopération et soutien combien fructueux et indéfectible.

Je vous remercie.

 
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Toumba présenté au procureur de la République: Voici les chefs d'accusation retenus contre lui

2017/3/16

Aujourd'hui en Guinée Le Ministère de la Justice porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’en réponse à la demande d’extradition présentée par les autorités judiciaires guinéennes, un acte d’extradition des autorités sénégalaises a permis le transfèrement, le 12 mars 2017, à la maison centrale de Conakry, de Monsieur Aboubacar Sidiki Diakité dit « Toumba » poursuivi pour des faits de meurtres, de viols, de pillages, d’incendies volontaires, de vols à main armée, de coups et blessures volontaires, d’outrages à agents de la force publique, de tortures, d’enlèvements, de séquestrations, d’agressions sexuelles, d’attentats à la pudeur, de responsabilité de commandement des chefs hiérarchiques et militaires et de complicité, faits prévus et punis par les dispositions des articles 207,208,268,514,510,373,381,239,664,232,333,267,271,198,et 19 du code pénal.


Il a été, le 13 mars 2017, procédé à la vérification de son identité afin de s’assurer de la conformité aux renseignements portés dans les pièces du dossier d’extradition. Cette formalité a été effectuée par le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Dixinn en présence de trois avocats choisis par M. Aboubacar Sidiki Diakité dit « Toumba ».

Celui-ci a, par ailleurs le 14 mars 2017, été présenté au pool des juges d’instruction chargés de l’information des infractions commises le 28 septembre 2009 ; et, il lui a été fait notification des charges des chefs d’infractions citées plus haut dans le respect strict des droits de la défense.

L’information judiciaire relative au dossier de l’affaire des évènements de 2009 au stade du 28 septembre suit son cours dans l’observation scrupuleuse des règles d’une procédure juste et équitable à l’endroit de toutes les parties.

Ministère de la Justice, Garde des Sceaux

 
Ministère de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique, 9ème session du Conseil de Cabine

2017/3/13

Aujourd'hui en Guinée Au titre des informations et des directives, le Ministre Siaka Barry a ouvert la session sur une note de satisfaction au regard de la performance du Syli National Junior (médaille de Bronze) à la CAN Zambie 2017. Il a par la suite informé l'assemblée de la présentation du Trophée remporté par nos héros du Syli Junior, le Vendredi 17 Mars 2017 à l'occasion de la conférence de presse qui sera organisée au Stade de Nongo, pour annoncer le lancement de la saison culturelle et sportive.

Le Ministre a aussi invité les Directions et le BSD a communiqué au cabinet, les différents agendas du plan d'action 2017.

Au chapitre des communications, le Conseiller des questions culturelles de retour du FESPACO, a fait son compte rendu, suivi de celui du Directeur National du Patrimoine Historique sur la visite du site du Sosso Bala à Niagassola.

La dernière communication sur le championnat d'athlétisme de la région 2, l'organisation de la journée internationale du Sport le 6 Avril 2017 coïncidant avec le lancement de la Saison Culturelle et Sportive, a été portée respectivement par la Direction Nationale des Sports et celle de la Culture.

La session s'est terminée à 12h45 après les divers qui ont fait l'objet de discussions fructueuses.

Jean Baptiste Williams. Jeannot Williams. Direction Nationale Culture.

 
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Compte rendu du Conseil des ministres de ce 10 mars 2017

2017/3/11

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 10 Mars 2017 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des ministres a tenu sa session ordinaire renvoyée à ce vendredi 10 mars 2017 de 10h00 à 12h30, avec l’ordre du jour suivant :

1. Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;
2. Compte rendu des sessions ordinaires du Conseil interministériel tenues les 28 février et 08 mars 2017 ;
3. Décisions ;
4. Divers.

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République a invité le Gouvernement à veiller à la qualité du recrutement des membres des unités de gestion de projets au niveau des différents départements ministériels.

Le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement d’accélérer la réforme de la loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique afin que le projet de loi soit adopté lors de la session parlementaire d’avril 2017.

Le Président de la République a instruit les départements concernés d’assurer un approvisionnement régulier des centrales électriques en fuel lourd pour mettre fin aux coupures intempestives d’électricité.

Le Chef de l’Etat a demandé au Ministère en charge de l’Energie de procéder au lancement de l’appel d’offre concernant les 4 barrages hydroélectriques programmés pour la Guinée dans le cadre du programme intégré de l’électrification rurale. Cette décision résulte du dernier Conseil d’administration de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables et concerne les localités de Kindia, Tougué, Macenta et Dabola.

Le Président de la République a invité la Ministre des Travaux Publics à veiller à ce que les travaux de réhabilitations des routes adoptent une cadence soutenue afin qu’ils s’achèvent avant la saison pluvieuse.

Le Chef de l’Etat a demandé que toutes les dispositions soient prises pour que nos représentations diplomatiques puissent délivrer des passeports biométriques à nos compatriotes installés à l’étranger et ce, dans les meilleurs délais.

Le Président de la République a rappelé l’interdiction de toute cession hors procédure légale des usines ayant fait l’objet du Décret de retour dans le portefeuille de l’Etat. Il a exigé qu’une vérification administrative et physique soit menée sur la situation de toutes les unités industrielles concernées par ce Décret.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a introduit le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil interministériel tenues les 28 février et 08 mars 2017.

Au préalable, les nouveaux membres du Gouvernement se sont présentés au Président de la République. Madame Assiatou Baldé, M.M Ibrahima Khalil Konaté et Billy Nankouman Doumbouya ont remercié le Chef de l’Etat pour la marque de confiance et l’ont assuré de leur engagement à accomplir la mission qui leur a été confiée.

Le Conseil a entendu successivement :

Pour la session du 28 février 2017

AU TITRE DE LA COMMUNICATION

Le Ministre du Budget a fait une communication relative à la déconcentration de l’exécution des dépenses budgétaires de l’Etat et sur les modalités de versement des subventions en faveur des collectivités locales.

Il a indiqué que, dans sa lettre du 18 janvier 2017, il avait été rappelé aux ordonnateurs principaux, secondaires et délégués du budget de l’Etat, les principales dispositions législatives et réglementaires régissant la mobilisation des ressources et l’exécution des dépenses budgétaires, exercice 2017.

Le Ministre a précisé que l’accent sera mis sur quelques règles et principes portant essentiellement sur l’exécution du budget de l’Etat pour les deux volets suivants :

1. Déconcentration de l’exécution des dépenses budgétaires de l’Etat
Conformément aux dispositions régissant la gouvernance budgétaire et la comptabilité publique (LORF 2012, lois de finances, y compris celle de 2017, Règlement général de la gestion budgétaire et de la comptabilité publique). Il a informé que :

– l’initiative de la dépense publique relève : au niveau central, des ordonnateurs principaux et de leurs délégués ; au niveau des régions, des gouverneurs et des préfets ; et à l’extérieur, des chefs de missions diplomatiques (ambassadeurs et représentants permanents).
– Le paiement de la dépense est effectué : au niveau central, soit par l’Agence comptable centrale du Trésor, soit par la Paierie générale ; au niveau des régions, par les Trésoriers Régionaux et les Trésoriers Préfectoraux ; et à l’extérieur, par les payeurs des ambassades.

Le Ministre a insisté pour que ces règles soient désormais respectées. Dorénavant, les crédits destinés aux services déconcentrés et aux services extérieurs ne pourront plus être exécutés au niveau central. En particulier, les achats de carburant seront effectués au niveau déconcentré de manière électronique par la mise à disposition de cartes à puces automatiquement rechargeables en fonction des commandes et des disponibilités des gouvernorats et des préfectures concernés.

2. Modalités de versement des subventions en faveur des collectivités locales

Sur ce point, la procédure en vigueur consiste à utiliser les Trésoriers préfectoraux pour mettre à la disposition des collectivités bénéficiaires, les transferts effectués en leur faveur par l’Etat. Cette pratique légale se heurte cependant à la faiblesse structurelle des trésoreries préfectorales, et est de surcroît source de difficultés liées au règlement en espèces des subventions des collectivités locales, à savoir les déperditions et insuffisances de traçabilité des fonds destinés aux communes urbaines et rurales.

Le Ministre a sollicité une concertation interministérielle entre les services du budget, des finances et de l’administration du territoire afin de mettre en place une procédure de transfert à la fois efficace et transparente des ressources publiques.

En outre, il a préconisé une « citoyenneté du budget » qui consiste à sensibiliser les citoyens à la mobilisation et à l’utilisation des ressources publiques par la restauration d’une pratique vertueuse abandonnée à savoir la publication des subventions versées aux communes (destinataires et montants) par voie de presse, dans les lieux publics et sur le site internet du ministère du budget.

Au cours des débats, l’essentiel des observations a porté sur :

1. La situation relative à la question des achats groupés ;
2. La nécessité de maitriser les mesures rigoureuses mise en place par les ministères des Finances et du Budget afin de permettre que les réformes entreprises par les deux départements aboutissent ;
3. La nécessité de créer des banques dans toutes les préfectures du pays à commencer par les représentations de la BCRG ;
4. La possibilité de permettre aux citoyens d’avoir un pouvoir de contrôle sur l’exécution du budget mis à la disposition de leur localité en rendant public les budgets détaillés.

Au terme des débats, le Conseil a apporté son soutien au Ministre tout en l’encourageant à poursuivre cette initiative dans le cadre d’une plus grande transparence.

************************

Pour la session du 08 mars 2017

AU TITRE DE COMMUNICATION

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a fait unecommunication relative à la situation du Centre de Recherche et de la Valorisation des Plantes médicales (CRVPM) de Dubréka.

Il a évoqué que sa communication est relative à la situation de l’une des meilleures institutions de recherche de son département et du pays qui a mis au point plusieurs médicaments, notamment cinq (5) produits antipaludéens, quatre (4) produits antidiabétiques, (5) compléments alimentaires et (1) anti-inflammatoire.

Le Ministre a exprimé le regret que ce centre fleuron de la recherche scientifique guinéenne subit de sérieuses difficultés de fonctionnement depuis quelques années.

Il a rappelé que le Centre de Recherche et de Valorisation des Plantes Médicinales (CRVPM) de Dubréka est créé en mars 2000, implanté sur deux sites distincts, à savoir :

• le site de Tompétin, au centre-ville de Dubréka, abritant des laboratoires de recherche de base et de formation, et ;
• le site du siège principal de Kopèrè-Döfili, situé à environ 2,5 km du centre-ville de Dubréka et qui abrite une salle de conférence, un bloc de laboratoires avec un équipement d’une valeur de plus de 400 000 euros et un jardin botanique. C’est en cet endroit qu’il est encore prévu d’autres constructions.

C’est ce site de Kopèrè qui fait aujourd’hui l’objet de convoitise de quelques riverains en soumettant le CRVPM à un litige domanial quotidien.

S’agissant du Jardin botanique de Kopèrè, c’est un espace pour la vie qui a été créé en 2001 et qui couvre une superficie d’une vingtaine d’ha de flore maritime et d’une dizaine d’ha de flore continentale. Dans le but d’en faire une banque végétale destinée à la formation, à l’éducation et à la recherche, des efforts considérables ont été fournis dans l’aménagement du jardin, dans la préservation de la flore et de la faune existantes et, dans l’introduction d’espèces exotiques d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine. Ainsi, depuis 2001 :

 Des stages de formation en botanique systématique et en médecine traditionnelle ;
 Des enquêtes ethomédicales et ethnobotaniques des étudiants guinéens et étrangers en situation de thèse (fin de cycle universitaire, Master ou DEA et PhD) ;
 Des programmes pédagogiques particuliers et adaptés pour les écoles et pour le public.

Au plan de la recherche proprement dite, les investigations du CRVPM sur le paludisme, l’hypertension artérielle, le diabète, les Infections Sexuellement Transmissibles/SIDA, les helminthiases, les cancers, les dysfonctionnements érectiles et les infections bactériennes, virales ou fongiques ont généré bien de résultats qui ont fait l’objet de nombreuses publications et communications internationales.

Le Ministre a indiqué que les efforts du Centre ont également donné lieu à trois brevets dans les domaines de l’hypertension, du diabète et du VIH/sida.

Malheureusement, depuis le lancement d’un lotissement du village de Kopèrè en 2011, l’espace attribué au Centre de Recherche fait l’objet d’agressions multiples et continues.

Il a informé qu’en 2014, soit 14 ans après son installation, le Centre a été assigné en justice pour « déguerpissement ». Depuis cette date, faute de décision et de mesures appropriées et suite à des menaces verbales insistantes, les chercheurs du Centre subissent une situation de démoralisation et un découragement insidieux dont les conséquences sont entre autres :

– le chômage technique des personnels qui, pour des raisons de sécurité, n’osent plus aller sur leur lieu de travail de Kopèrè;
– la dégradation alarmante du jardin botanique (destruction d’essences de plantes d’une grande importance),
– la détérioration des infrastructures et des équipements de laboratoire, et ;
– l’empêchement de toute construction de clôture de sécurisation.
Ainsi, plus la décision de justice tarde à être prise, plus l’environnement social devient défavorable et les dégâts deviennent plus importants. Si des mesures urgentes ne sont pas prises et appliquées, le développement significatif et louable du Centre de Recherche et de Valorisation des Plantes Médicinales de Dubréka risque d’être lourdement compromis.

Le Ministre a enfin sollicité l’appui du Conseil pour une solution heureuse devant permettre l’implantation effective des infrastructures du site de Kopèrè en commençant par la construction de la clôture et le fonctionnement de ses laboratoires et équipements dans les meilleurs délais.

Au cours des débats, l’essentiel des observations a porté sur :

– L’existence des actes juridiques et règlementaires mettant en place ce centre ;

– La question des brevets délivrés à ce centre pour la fabrication des médicaments ;

– La nécessité d’immatriculer tous les domaines de l’Etat et les doter de titres fonciers ;

– La nécessité de réhabiliter ce centre.

Au terme des débats, le Conseil a recommandé d’appuyer le Ministre pour la protection du site concerné.

AU TITRE DE L’EXAMEN DE TEXTE

Le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a soumis au Conseil l’examen du Projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence Guinéenne d’Electrification Rurale (AGER).

Il a informé que plus de 80% de la population Guinéenne n’a toujours pas accès au réseau national d’électricité ni même à aucune autre source d’électricité.

Cette situation qui concerne la majorité de notre population, notamment celle qui vit en zone rurale, est due au coût élevé des investissements requis pour étendre les réseaux ou construire de nouvelles centrales et surtout aux difficultés pour rentabiliser les investissements avec une clientèle dispersée et à faible revenus.

Le Ministre a indiqué que les principales contraintes dans le développement de l’électrification rurale demeurent le manque de ressources pour financer les investissements et l’absence de cadre institutionnel approprié.

Il a rappelé que conscient de cet enjeu, le Gouvernement guinéen a défini les principes de la politique d’électrification rurale décentralisée dans une « Lettre de politique sectorielle pour la promotion de l’électrification rurale décentralisée » en 1998 et confirmée en 2012 dans la « Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie »

Ainsi, en 2002, un premier Projet Expérimental d’Électrification Rurale Décentralisée (PERD) a été négocié par le Gouvernement Guinéen avec la Banque Mondiale et le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), devant aboutir à la mise en place d’une agence pérenne d’électrification rurale et la formulation d’un programme national d’électrification rurale.

Entré en vigueur en juin 2003, le PERD a été mis en œuvre par le Bureau d’Électrification Rurale Décentralisée (BERD) avec pour objectif global de mettre au point des mécanismes institutionnels, techniques et financiers d’appui et de soutien au secteur privé national en vue de faciliter l’électrification des zones rurales Guinéennes.

Le Ministre a précisé que d’importants acquis du PERD ont été obtenus en l’absence d’un véritable cadre légal spécifique pour les activités du sous-secteur.

C’est pourquoi l’un des objectifs majeurs du PERD a été de faire évoluer le cadre institutionnel du sous-secteur de l’Électrification Rurale Décentralisée (ERD) à travers l’adoption en septembre 2013, de la Loi L/2013/061/CNT portant sous-secteur de l’électrification rurale.

Il a indiqué que dans le cadre de la transformation du BERD en AGER, la Guinée a obtenu le soutien de la Facilité pour le Dialogue et le Partenariat de l’initiative de l’Union Européenne pour l’Énergie (EUEI-PDF). Cette assistance qui a démarré en 2013, a permis l’élaboration de l’ensemble des documents opérationnels de l’AGER. Cependant, ce processus de transformation doit être complété par l’adoption et la signature du présent Décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’AGER.

Le Ministre a informé que l’initiative « Énergie Durable pour Tous » (SE4ALL) lancée par les Nations Unies et les activités menées dans ce cadre en Guinée par le PNUD et la Banque Mondiale renforcent également la nécessité d’agir vite.

Il a annoncé que l’objet de ce projet de Décret de 10 chapitres et 36 articles, est de mettre en application la loi L/2013/061/CNT en dotant le pays d’un instrument permettant de parvenir aux objectifs majeurs suivants :

– Consolider les importants acquis du Projet Électrification Rurale Décentralisée (PERD) qui a été soutenu par la Banque mondiale et le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) ;
– Réduire les inégalités sociales entre les zones urbaines et les zones rurales ;

– Réduire la pauvreté en zones rurales en y améliorant les conditions de vie et en dynamisant l’activité artisanale et la création de petites unités de transformation et conservation de produits agricoles ;

– Limiter l’exode rural par la création d’emplois locaux ;
– Soutenir les activités des femmes et des enfants qui constituent les couches les plus vulnérables de la population ;
– Améliorer la qualité des services sociaux ruraux (santé, éducation, télécommunications, eau potable, etc.) ;
– Faciliter la mobilisation des ressources financières en provenance de l’aide internationale.

Les partenaires financiers sont intéressés à financer l’électrification rurale en Guinée. Mais la mobilisation de ces financements reste toutefois toujours conditionnée par la nécessité pour le Gouvernement d’émettre des signes forts dont notamment la création et l’opérationnalisation de l’AGER.

Au cours des débats, les observations essentielles ont porté sur :

– La problématique de l’encrage institutionnel de l’AGER qui devient un EPA en tenant compte de la Loi 075 portant Gouvernance économique et financière des établissements publics ;

– La nécessité de revoir la composition et le fonctionnement des organes de gestion de l’Agence Guinéenne d’Electrification Rurale (AGER).

Au terme des débats, le Conseil a recommandé au Ministre de prendre en compte les différentes observations avant de soumettre le texte en deuxième lecture.

A l’issue des débats sur les différentes questions soulevées, le Conseil a décidé ce qui suit :

1. Le Conseil félicite le Ministre du Budget pour l’initiative des réformes engagées et apporte son soutien dans leur mise en œuvre tout en l’invitant à veiller sur le contrôle et la transparence dans la gestion des subventions accordées aux collectivités locales.

2. Le Conseil autorise le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique à procéder à la clôture du Centre de Recherche et de la Valorisation des Plantes médicales (CRVPM) de Dubréka avec l’assistance de la brigade mobile chargée de la sécurisation des domaines publics fonciers de l’Etat.

AU TITRE DES DIVERS

La Ministre de l’Agriculture a informé le Conseil que deux femmes étuveuses de riz de la Guinée Forestière viennent d’honorer la Guinée en gagnant le Prix International de la Fondation STOP HUNGER, pour la qualité de leur travail.

Ce prix, fruit d’un partenariat entre le PAM et la fondation STOP HUNGER du groupe SODEXO a été décerné à Mesdames Kégbè LAMA et Manè Elizabeth TOLNO, respectivement Présidente de l’Union des femmes étuveuses de riz de Koulé et Guéckédou.

Plus d’une centaine de projets venant des cinq continents étaient en compétition pour cette édition 2017. Nos deux lauréates recevront leur prime de 10 000 euros en France, pendant une cérémonie qui sera organisée le 8 mars 2017.

Les unions des groupements d’étuveuses de Gueckédou et de Koulé ont livré 394 tonnes dans le cadre de l’initiative d’achat du riz local pour les cantines scolaires depuis 2015.

Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a informé le Conseil de la situation des déguerpis de la route Kissidougou-Gueckédou.

Le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence a informé le Conseil de la visite de plusieurs Chefs d’Etat à Conakry du 3 au 5 mars 2017, dans le cadre de la deuxième session de l’initiative pour les énergies renouvelables.

Le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence a informé qu’en début de la semaine prochaine, le Président de la République sera en mission à Addis Abeba pour la passation des charges avec le Président sortant de l’Union Africaine.

Le Ministre du Budget a informé le Conseil de l’installation d’un scanner corporel à l’aéroport de Conakry depuis une dizaine de jours.

Le Ministre de la Santé a informé que la deuxième session de l’association des centrales d’achats de médicaments génériques se tiendra à Conakry, cette année.

 
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Guinée : Siaka Barry, un ministre de la Culture qui fait parler de lui

2017/3/10

Aujourd'hui en Guinée Dynamique, accessible et populaire selon les uns. Démagogue et pas assez impliqué selon les autres. En tout cas, le ministre de la Culture et des Sports, Siaka Barry, fait parler de lui. Élancé, élégant, le sourire charmeur, la petite quarantaine… Douze mois après son entrée au gouvernement, le ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine historique a commencé l’année en recevant le prix du Meilleur Ministre lors des Rétrospective People Awards de la Radio télévision guinéenne (RTG) et celui de Ministre de l’année 2016, décerné par l’Institut guinéen de sondage d’opinion (Igso), à la mi-janvier.

« Comme beaucoup de Guinéens, je viens du ghetto, je ne l’ai pas oublié, et je dédie mon prix à la jeunesse de mon pays », a lancé le quadra à la foule mondaine conviée pour l’occasion au Palm Camayenne, après avoir pris soin de remercier son équipe.

Mon père était marabout, j’ai grandi dans un petit village, dans une fratrie de vingt enfants

Ministre démagogue ? Diawo Diallo, son attaché de communication, un geek de 26 ans spécialiste des réseaux sociaux, dément. « Pas du tout. Il est très accessible. Je l’ai connu sur Facebook en lui donnant de petits conseils, notamment de discrétion, même si j’aimais bien son franc-parler. Et il a apprécié. J’habitais à Abidjan, je n’avais plus de travail. Il m’a proposé de venir à Conakry pour m’occuper de sa com. » Siaka Barry (41 ans) est en adéquation avec les jeunes générations. Il admire Thomas Sankara, aime le reggae, adore passer du temps au « grin » à discuter avec les gamins des quartiers populaires…

Mettre en avant les talents guinéens

Ministre porte-bonheur ? Même si ce n’est pas forcément dû à son action, ces derniers mois, les jeunes artistes et intellectuels guinéens se sont fait remarquer. À la fin de septembre 2016, Hakim Bah, écrivain de 29 ans, a remporté la troisième édition du prix RFI Théâtre avec sa pièce Convulsions. En novembre, le chanteur Soul Bang’s, 24 ans a remporté le prix Découvertes RFI, tandis qu’un autre Guinéen, Kandia Kora, 27 ans, est arrivé troisième.

Enfin, à la mi-décembre, la première saison de l’émission de télévision panafricaine L’Afrique a un incroyable talent s’est conclue par la victoire des Frères Sylla, un duo d’acrobates guinéens. « Guinée is back! se réjouit Siaka Barry. Je veux rendre la culture au peuple [célèbre phrase d’Alpha Condé], comme au début de l’ère Sékou Touré, avant les purges, lorsque nos artistes faisaient des tournées dans le monde entier. »

Critiqué pour son manque de rigueur

Pourtant, les critiques fusent. « Il aime plus le football que les livres », raille un diplomate qui l’accuse de ne pas s’occuper suffisamment de l’événement Conakry Capitale mondiale du livre 2017. Mêmes grincements de dents chez certains animateurs culturels lorsque l’on déplore son absence lors d’une représentation. « On essaye de me coller une fausse image. C’est vrai, je ne suis pas issu du sérail. Mon père était marabout, j’ai grandi dans un petit village près de Kankan, dans une fratrie de vingt enfants, on mangeait à peine un repas par jour. En plus, je suis un grand sportif… » rétorque le ministre – qui a d’ailleurs relancé le Tour cycliste de Guinée.

Je veux redonner aux jeunes le goût de lire, pour qu’ils puissent se forger une opinion. C’est ça, la démocratie
Il n’en est pas moins titulaire d’un DEA en économie du développement, obtenu à l’Université catholique de Louvain (UCL), en Belgique, et était par ailleurs coordinateur national du Programme sectoriel de l’éducation (PSE) de septembre 2011 jusqu’à sa nomination au gouvernement, en janvier 2016. Il se murmure que le président Alpha Condé croit en lui.

Agir contre la fuite des artistes et des sportifs

« Je suis né un 14 juillet. Je suis pétri des grands principes de la Révolution française ; mon livre préféré, c’est Les Misérables, poursuit Siaka Barry. Pour moi, la liberté et l’égalité entre les hommes passent avant tout. Je veux redonner aux jeunes le goût de lire, pour qu’ils aient les moyens de se forger une opinion. C’est ça, la démocratie. »

Son objectif, aux sports comme à la culture, c’est de dénicher de nouveaux talents et de les soutenir (en développant des partenariats dans les écoles, en créant des centres pour les arts, la culture, en rénovant des stades…) pour éviter qu’ils ne s’en aillent en Europe.

JA

 
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Guinée : La première Dame de la République à Kankan pour la fête du 08 mars

2017/3/9

Aujourd'hui en Guinée Kankan, 09 mars (AGP)- La première Dame de la République de Guinée, Mme Condé Djènè Kaba, à la tête d’une délégation gouvernementale, a célébré le 08 mars, Journée Internationale de la Femme (JIF), dans la salle Polyvalente Hô Chi Minh de Kankan, en compagnie des femmes de cette ville, rapporte le correspondant préfectoral de l’AGP.

Après avoir salué les œuvres de son époux, la première Dame de la

République a fait observer une minute de silence à la mémoire de Mme Jeanne Martin Cissé, une des femmes leaders du pays, décédée le 21 février 2017, à Conakry.

Mme Condé a aussi remercié tout le peuple de Nabaya et femmes de Kankan pour l'accueil chaleureux qui lui a été réservé lors de son passage avec son époux le 06 février dernier pour à l’occasion de la journée de l'orpaillage.

Elle a indiqué, que les femmes représentent leur propre autonomisation dans les différents groupements de commerce et de l'artisanat. «Alors, les femmes ont un grand défi à relever, afin qu'elles soient sur le même pied d'égalité que les hommes, tout en scolarisant leurs filles, car la scolarisation de la jeune la jeune fille est très importante, parce que la discrimination reste toujours visible envers les femmes qui sont plus exposées au chômage que les hommes.

La cérémonie commémorative a été également marquée par la présence, entre autres, du gouverneur de la Région Administrative (RA) et du préfet de Kankan, de la directrice régionale de l’Action Sociale, du président de la Société civile, et de la responsable de l'UNFPA.

A rappeler, que la date du 08 mars a été retenue en 1977 par l’Organisation des Nations Unies comme Journée Internationale de la Femme.

AGP

 
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Eventuel troisième mandat, parlons-en !!!

2017/3/9

Aujourd'hui en Guinée Répondant à la question d’un journaliste sur l’éventualité d’un troisième mandat, lors d’une conférence de presse tenue le 15 mai 2016 à SEKHOUTOUREYA, le Président Alpha Condé déclara : « … seuls DIEU et le peuple en décideront ». Loin de satisfaire tout le monde, dans un pays où existe une tradition longuement établie de, qui ne s’exprime comme je veux, devra porter le fardeau de mes soupçons et de mes accusations, autrement dit enfiler le manteau que je souhaite lui faire porter.

Ces paroles pleines de sagesse donnèrent lieu à des interprétations tendancieuses, partisanes et généralement malveillantes. Des attaques aussi brutales qu’injustifiées contre Le Président de la République ne pouvaient que susciter l’ire et la riposte de ses partisans, conduisant ainsi à la formation de deux blocs aux approches diamétralement opposées, sur le pour ou le contre un troisième mandat.

Il devient dès lors intéressant de connaitre les éléments constitutifs de chaque camp, d’analyser leurs argumentaires, afin de permettre aux lecteurs de se faire une opinion sur cet important débat qui préoccupe aujourd’hui la classe politique et la société civile. Une découverte des plus intéressantes que l’on fait au cours de cette analyse est que, les approches n’épousent pas obligatoirement les lignes de fracture politico idéologiques qui séparent les deux camps, du moins sur certains aspects même si, au finish, l’objectif recherché par chacun reste l’obtention ou l’empêchement d’une éventuelle modification constitutionnelle qui permettrait au Président, Alpha Condé, de rempiler pour un troisième quinquennat. Quels en sont les éléments constitutifs et quels sont leurs arguments ?

Les opposants à toutes formes de modifications de l’article 154 de la constitution : ce groupe comprend l’opposition en général, avec comme fer de lance l’UFDG et ses partis saprophytes, ainsi que des organisations de la société civile et certaines personnalités soit disant apolitiques. Si certains éléments de ce groupe s’enferment dans un stéréotype stupide et borné du genre῍ Touche pas à ma Constitution῎, d’autres, par contre, ont une approche plus réaliste et démocratique qui place le Peuple comme déterminant suprême de son destin même si , en raison de considérations purement politiciennes , celle-ci finit par s’engouffrer dans une impasse.

Au nombre des partisans de cette vision intelligente et réaliste, nous citerons deux des voix les plus autorisées de l’opposition dite républicaine : l’honorable Aboubacar Sylla , prolixe et infatigable porte-parole de cette opposition , et l’honorable Ousmane Gaoual Diallo, une intelligence confirmée et une valeur sure de la génération montante, mais les aspérités et les rugosités de son discours politique nuisent à la perception, à la compréhension et à l’acceptation du message qu’il veut véhiculer, par de nombreux Guinéens, peu habitués à ce style occidentalisé du débat politique. Invité de la Radio Lynx FM, et abordant le débat sur le code électoral l’honorable Aboubacar Sylla déclare qu’il ne comprend pas l’agitation de certains à soutenir un code qui aura été élaboré par une institution (Conseil National de Transition) dont les membres ont été désignés et non élus, et publié par un Général putschiste.

Ce qui enlève, selon lui, toute légitimité à cette Loi qui gagnerait donc à être amendée et adoptée par les représentants du peuple que sont les députés. Malheureusement, il oublie que l’actuelle constitution, considérée comme non modifiable par certains, élaborée par la même institution, et publiée par le même Général putschiste, est frappée du même péché originel que le code électoral.

Il y a là l’évidence d’un poids, 2 mesures, qui ne saurait échapper à la perspicacité de l’éminent polémiste de l’opposition. Plus loin, il professera l’idée que l’organisation d’un référendum est un moyen d’expression de la volonté du peuple que rien ne saurait contrarier, mais craindrait que le vote populaire ne soit confisqué par de prétendues fraudes électorales. A ce niveau, il est difficile de comprendre qu’une opposition qui se dit capable de mettre dans la rue deux millions de personnes prêtes à affronter , le cas échéant, des policiers et gendarmes armés, et revendiquant 80% de l’électorat, soit incapable de sauvegarder les résultats, du bureau de vote jusqu’à leur proclamation définitive.

Il nous semble pourtant qu’il est plus facile et plus sage de sonner la mobilisation générale de militants aussi déterminés, pour un vote massif et la sauvegarde des résultats, que d’appeler à de violentes manifestations qui mettent en péril la vie et les biens de paisibles citoyens. S’agissant de l’honorable Ousmane Gaoual Diallo, il admet, au cours d’une interview accordée à un site de la place que le Peuple qui est souverain, peut se prononcer sur quelque modification constitutionnelle qu’il souhaite.

En somme, il n’y a pas d’intangibilité qu’un peuple libre et responsable ne puisse lever, par voie référendaire ou parlementaire, à condition qu’il ne bénéficiât au détenteur du pouvoir qui organise la consultation. Signalons cependant qu’en l’an 2001, il y a eu jurisprudence en la matière. On aurait pu lui donner raison si les prétendants à l’héritage de Feu Général Lansana Conté, nombreux parmi les cadres dirigeants des deux mouvances, pouvaient jurer de n’avoir ni cautionner, ni militer activement en faveur d’une révision constitutionnelle ayant abouti à la levée d’une limitation de mandat et d’âge.

On aurait pu encore lui donner raison si ces mêmes personnalités, hier cadres administratifs ou responsables politiques de haut niveau du régime du PUP, aujourd’hui hauts cadres de l’opposition ou de la mouvance, si ces personnalités, disons nous, pouvaient, par une déclaration à minima , présenter publiquement leurs excuses au peuple de Guinée, en exprimant leurs regrets d’avoir soutenu avec enthousiasme et servi avec docilité ,un troisième mandat à un Président.

En raison de la haute improbabilité de voir ces éventualités sus- évoquées se produire, dès lors, il ne serait pas exagéré de penser que ceux qui critiquent aujourd’hui un éventuel amendement constitutionnel, pourraient bien être tentés d’y recourir, s’ils accédaient un jour au pouvoir.

Ne dit-on pas que l’habitude est une seconde nature? Enfin, l’honorable Gaoual acceptera t- il que le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée Nationale auquel l’ UFDG tient tant , s’il venait à être adopté par la prochaine session du mois d’avril 2017, ne s’appliquasse qu’à la prochaine législature, vu que c’est la nôtre qui en aura été l’auteure ?. Ce tour d’horizon des opposants à tout amendement de l’actuelle Constitution serait incomplet si on ne parlait de la position de ceux-là qui prétendent qu’il remettrait en cause la légitimité des institutions qui en sont issues, notamment la Présidence de la République et l’Assemblée Nationale .

Nous nous inscrivons en faux contre cette assertion que nous considérons comme une interprétation fantaisiste et simpliste de la loi pour 2 raisons : La première est qu’une constitution doit être dynamique : elle doit évoluer en fonction des conditions sociales, politiques, économiques et culturelles. Vouloir l’amender ne signifie nullement qu’elle est fondamentalement mauvaise. La constitution de 2010, en dépit des insuffisances qu’elle renferme, a créé le cadre légal qui aura permis l’organisation des différentes consultations électorales, ce qui ne signifie pas pour autant qu’elle soit parfaite, donc intouchable.

Mamadou Billo Sy Savané , intellectuel et politicien guinéen installé en France que l’on ne pourrait taxer de pro Alpha, les honorables Aboubacar Sylla et Ousmane Gaoual Diallo , ont chacun, avec le style qui lui est propre, admis l’idée de la possibilité de révision de la constitution de 2010, au cours de leurs interviews dans le passé. La deuxième est qu’en créant le cadre légal pour l’organisation des élections présidentielles et législatives, elle aura permis au suffrage populaire de s’exprimer en faveur des différents candidats , donnant ainsi aux élus , Président de la République et députés, l’onction populaire qui est la base de leur légitimité. En effet, la constitution en son article 2, alinéa 1 stipule : « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus ou par voie de référendum.»

L’actuelle Constitution, malgré d’importants acquis qu’elle aura permis d’obtenir, a besoin d’une légitimation populaire, en l’état ou amendé, a travers les mécanismes prévus à cet effet. Il n’est donc pas superflu d’insister sur ce besoin de légitimation, disons même cette nécessité de légitimation qu’énonce l’article 2, alinéa 2, qui dit : « aucun individu, aucune fraction du peuple ne peut s’en attribuer l’exercice » car le CNT, nonobstant la qualité des hommes et des femmes qui le composaient , restera toujours marqué par les mécanismes et critères plus ou moins subjectifs ayant présidé à leur choix.

Les partisans d’un troisième mandat : ils comprennent des hauts cadres du RPG arc -en – ciel et certains de ses alliés, ainsi que des militants et de nombreux citoyens convaincus qu’après 2020, le Peuple aura encore besoin d’Alpha le bâtisseur. Pour appuyer leur choix, ils citerons les nombreux acquis depuis 2010, et les perspectives séduisantes et convaincantes envisagées durant les trois prochaines années.

Au nombre des acquis ils parleront entre autres de : -Kaleta (240MW), qui a pratiquement doublé la capacité énergétique du pays en moins de 5 ans. -des milliers de lampadaires et de forages qui ont rendu moins pénible la vie dans nos campagnes. – les chantiers de l’Indépendance qui donnent une nouvelle physionomie à nos villes de l’intérieur. – un taux de pénétration et de couverture téléphoniques fort appréciable, le déploiement de 4000 km de fibre optique à travers le pays, avec comme bénéfice attendu, la vulgarisation de l’Internet dans les agglomérations les plus reculées du pays. Concernant les perspectives, pour eux, il n y a l’ombre d’aucun doute quant à la réalisation du barrage de Souapiti ( 550 MW), la réhabilitation de la route Conakry- Dabola, l’autosuffisance alimentaire, ainsi que beaucoup d’autres projets non moins importants.

Dans cette empoignade qui se révèlera de plus en plus rude à mesure que l’on s’approchera de la fin du deuxième quinquennat, on attend toujours que les 2 principaux acteurs, le Président de la République et le Peuple, acteur décisif et incontournable, se prononcent. Est-ce pour autant dire que le Chef de l’Etat devrait se prononcer maintenant comme l’exigent ses adversaires politiques ?

La réponse sera assurément non car, les défis à relever qui ont pour nom insalubrité, manque d’eau et d’ électricité, augmentation de la production et de la productivité dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, lutte contre le machiavélisme politique aux allures de guérilla urbaine qui veut prendre la capitale en otage par la terreur de rue …etc, sont des challenges plus intéressants et plus exaltants que des débats stériles et prématurés sur un troisième mandat.

Cependant, en application de la liberté d’expression consacrée en son article 7 par la constitution guinéenne, rien n’autorise les adversaires d’un éventuel amendement constitutionnel à vouer à la géhenne leurs adversaires qui le souhaitent. En temps opportun, en vertu du principe de souveraineté , le Peuple départagera les différents protagonistes.

Le locataire de SEKHOUTOUREYA, artisan infatigable du changement, ne devrait point se laisser distraire ou influencer par les manœuvres de diversion d’ adversaires apeurés et déboussolés par son ambitieux programme de développement, dont la réalisation enterrera de la plus belle des manières leur prétention présidentielle. En 2020, s’il le souhaite et si Dieu le veut, le Peuple, consulté, lui déroulera le tapis rouge pour un troisième mandat de bonheur et de prospérité pour la Guinée et les Guinéens. Fria le 26 février 2017.

Dr Sidiki Cissé In Nouvelle Elite

 
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Accusations contre le Premier ministre: La Primature saisit la Justice

2017/3/9

Aujourd'hui en Guinée Conakry– Le Gouvernement constate avec regret depuis plusieurs semaines, des tentatives répétées et persistantes visant à ternir l’image du Premier Ministre et celle du Gouvernement qu’il dirige à travers des campagnes insidieuses menées sur les réseaux sociaux et dans une certaine presse.

En effet, après les allégations fallacieuses d’une dame installée aux Etats-Unis d’Amérique, prétendant que c’est le frère de Monsieur le Premier Ministre qui affréterait des jets privés pour les voyages du Chef de l’Etat et le battage médiatique orchestré autour du concours Miss Guinée – évènement organisé depuis une trentaine d’années en Guinée dans les mêmes conditions – cette même presse et ses commanditaires, profitant de la polémique engendrée par la circulation d’éléments audiovisuels impliquant des tierces personnes, ont encore une fois poursuivi leurs agissements en jetant en pâture le nom de Monsieur le Premier Ministre et de certains membres du Gouvernement (Allusion faite à une vidéo d’une jeune fille, accusant-sans preuve- de hautes personnalités guinéennes d’entretenir des relations pas recommandables avec des jeunes filles, NDLR).

Par respect pour les valeurs et les Institutions de la République, le Gouvernement s’est jusqu’à maintenant abstenu de verser dans la polémique et a observé la réserve qu’imposent la charge et les responsabilités gouvernementales. Mais au regard de la persistance de ces allégations diffamatoires et des sorties de certains politiciens, le Gouvernement se fait le devoir de sortir de cette réserve pour dénoncer ces agissements avec la plus grande fermeté.

Le Gouvernement convient que si des actes contraires à la morale doivent être condamnés, il déplore profondément la propension de certaines personnes à instrumentaliser les réseaux sociaux pour porter atteinte à la réputation d’honnêtes citoyens. Le Gouvernement soutient, en effet, que tous les combats méritent d’être menés mais exhorte tous les Guinéens à s’élever contre les combats déloyaux et les manœuvres avilissantes qui ternissent l’image de notre pays aux yeux du monde.

Le Gouvernement lance un appel à tous nos compatriotes, au monde de la presse en général, dont il salue le travail, et aux responsables politiques en particulier, pour inviter chacun à faire preuve de responsabilité, de retenue et de respect des autres. Le Gouvernement demande plus particulièrement aux responsables politiques et aux élus de prendre de la hauteur et de se montrer dignes de la confiance du peuple, en évitant notamment tous les actes et manœuvres de nature à troubler la cohésion sociale et à porter atteinte à l’unité nationale.

Enfin, Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, est chargé d’examiner toutes les voies légales pour engager des poursuites judiciaires contre toutes les personnes mêlées de près ou de loin à ces actes répréhensibles.

Cellule de Com du Gouvernement

 
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Amadou Diouldé Diallo écrit à Super V:« Faux et archi faux, Alpha Condé et Antonio Souaré se connaissaient et ce sont des beaux»

2017/3/8

Aujourd'hui en Guinée Mon très cher ami et frère, Loin de moi de te faire une leçon de morale , mais je pense que la vraie amitié réside dans l'expression absolue de la vérité. Comme en 2001, quand le gouvernement prit la mauvaise décision de suspendre la FEGUIFOOT dont tuétais le président.

A mes risques et périls , je me suis mis à tes côtés farouchement pour défendre la vérité jusqu'au Seychelles où nos cadets prenaient part à la CAN des cadets.Des démagogues et opportunistes de tout poil et tous mes collègues journalistes sportifs de la RTG, excepté mon frère Gaoussou Diaby, trouvèrent là l'occasion rêvée de me renvoyer définitivement de la boîte. Ma famille, mes amis et moi vécûmes douloureusement ces moments, ponctués d'un exil forcé en France. Alors,que je me relevais à peine d'une opération des amygdales.

Il aura fallu le soutien de nombreuses personnes à la tête desquelles Cellou Dalein Diallo et le fait, c'est peut être subjectif, que ma mère repose à Koba Bassengué, à un jet de pierre de Moussaya, le village du général Lansana Conté dans le Bouramayah Fotonta, pour que je sois rétabli dans mes droits: retour au boulot et récupération de mon salaire de 3 mois bloqués.

Je dis merci à mon cousin Abdoul Karim Bah, l'ancien préfet de Dubreka qui avait donné la précieuse information au président et aux commissaires Amadou Camara et feu Ibrahima Dieng qui avaient formellement démenti ladangereuse accusation de mes collègues selon laquelle j'étais l'agent secret du président Blaise Compaoré chargé de rendre compte de l'évolution de la rébellion en Guinée. Alors que la vérité était que ce dernier m'avait fait l'amitié de m'inviter dans son village de Ziniaré, après une prestation dans une émission télévisée à la CAN 98 que le Burkina Faso organisait.

Ce rappel me paraît important pour te dire mon engagement à tes côtés à l'époque même si, après ma réconciliation avec le ministre Kader Sangaré, par qui le malheur était arrivé, tu m'as boudé pendant 10 ans alors que j'avais également fait partie de tes rares visiteurs à la sûreté de Conakry.

Mon cher ami et frère, je commencerai par te rappeler que c'est Antonio Souaré, que tu traites aujourd'hui de tous les noms d'oiseaux,qui nous a réconciliés en 2011 à Marrakech. Je suis outré de t'entendre traiter Antonio Souaré de menteur. Non et mille foisnon. Il n'en est pas menteur. Non, Antonio Souaré n'est pas un comploteur. Il fait tout dans la transparence et devant tout le monde, sans jamais nourrir des ambitions folles d'être une référence en tout, mais un serviteur loyal qui ne demande rien en retour de qui que ce soit .

Antonio Souaré n'est pas un mythomane. non et mille fois non. Il a les pieds sur terre, mesuré dans ses propos et dans ses actes, mais très large quand il s'agit de donner, de partager ce qu'il a acquis à la sueur de son front, dans la rigueur de l'hiver et les longues journées de l'été depuis 35 ans. Alors que mon ami Super V se réveille tous les jours entre 13 heures et 14heures, vivant seul dans une immense villa où on ne trouve même pas un chat. Comme quoi, le social, dans un pays comme la Guinée, n'est pas ton fort. Non mon ami. En aucune manière, tu ne peux te comparer à Antonio Souaré qui paye à 200.000fg par mois les handicapés de la Cité de Chemin de Fer, construit des ponts, des mosquées et des forages à Conakry et à l'intérieur du pays. Antonio Souaré, à qui tu reprochais d'avoir fait voyager des membres de la FEGUIFOOT en première classe et fait loger dans des hôtels cinq étoiles alors que tu les considérais comme tes travailleurs, des élus comme toi.

Non mon ami. Je suis révolté de t'entendre dire que c'est toi qui a présenté Antonio Souaré à Alpha Condé. Faux et archI faux. ils se connaissaient depuis Paris.

Et ils sont effectivement des beaux. Leurs femmes étant véritablement des cousines, descendantes des petits frères de la Waliou Nna Mariama G'bé Kaba, venus du Diafounou au Mali et qui s'installèrent à Karfamoriya, Kabada, Timbo, Djinkono et Soumankoi à Kankan.

Bon cher ami, tu dois te mettre à l'école de l'histoire et de la sociologie de ce pays. Car tout porte à croire que tu es un Guinéen qui ne connaît pas la Guinée et qui ne vit pas la Guinée. Alors rien ne t'empêche de sortir de cetisolement et cette solitude pour vivre au milieu de tes frères comme le font Antonio Souaré, KPC, Mathurin Bangoura, Malick Sankhon, Baidy Aribot... Bref tous ces jeunes qui animent la cité dans la ferveur et la générosité.

oui mon ami, Antonio Souaré est bien le beau frère de Alpha Condé à travers son beau père elhadj Amiata Mady Kaba, celui là même qui emmena le président de la république pour la première fois en Haute Guinée et le présenta aux populations comme étant un de leur fils.

Alpha condé est reconnaissant envers la belle famille de Antonio Souaré, même si à travers la grandeur et la dignité qui la caractérise, n'en fait pas un fonds de commerce pour avoir des positions et des privilèges du pouvoir. A commencer par Hadja Tété Kaba, la femme de Antonio Souaré qui fait dans l'humilité et l'effacement, refusant obstinément de se mettre sous les feux des projecteurs, mais gérant intimement le social de ses amis et camarades d'école où, ceux de la 7e année de 1970 à Dalaba, les 110 élèves de notre classe occupent une place de choix.

Mon ami et frère Super V, je t'ai entendu dire que tu es croyant. Alors si tu l'es vraiment, vient féliciter Antonio Souaré pour sa brillante élection. Car c'est bien lui et de loin le meilleur. Pas toi à qui, comme le disait Bismarck, " DIEU n'a pas tendu son manteau afin que tu t'y accroches. Retournes à d'autres affaires, à d'autres amours. Car le football, tu ne l'aimes pas. Tu ne le connais pas. Tu y es venu par effraction, par calcul pour te servir de ce qu'ilgénère. Jamais, tu n'as mis pied même à Coyah. Jamais tu n'as pris en charge même un club de quartier. Tu es président de la FEGUIFOOT de l'extérieur quand il s'agit des équipes nationales. Ca suffit. Trop c'est trop.

Le général Lansana Conté s'était vivement opposé à ta venue dans le football. Le professeur Alpha Condé a pris cela comme une injustice et t'a fait ramener allant jusqu'à ordonner à Antonio Souaré d'être ton directeur de campagne. Il s' executa avec brio. ET ta récompense, c'est de le vilipender. C'est de l'ingratitude mon cher ami.

Mon frère Super V, tu es comme l'oiseau, comme les Peuls appelent "Keletal", qu'on ne voit jamais le jour. Dans l'histoire du Fouta, il est dit que seul le grand marabout Alpha Bacar Moma, le père de Diallo Yacine parvint à le faire sortir à 10 heures du matin. L' oiseau vint se poser sur sa peau de prière à la veille de la bataille de Petel Djiga. Tu es cet oiseau mon ami et Antonio Souaré est la lumière du jour de tous les jours jusqu'à la CAF et à la FIFA.

Les lettres de félicitations de ces deux presidents à l'enfant de Wondima devraient te faire entendre raison. Tes coups de coeur et de sang n'y pourront rien, au propre comme au figuré. Mais, comme il n'est jamais trop tard pour bien faire, j'espère que tu sauras t'affranchir de l'orgueil qui précède toujours la chute, de la rancoeur et de l'ingratitude pour revenir aux meilleurs sentiments d'amitié de fraternité et de solidarité avec Antonio Souaré et tous tes autres frères Guinéens.

A moins d'une mue profonde, d'une remise en cause totale, la différence entre Antonio Souaré et toi est comme le ruisseau et l'océan. Mais, à force de courage, de volonté, de réalisme, et de conseils, le ruisseau Salifou Camara Super V deviendra source, marigot, rivière et enfin fleuve qui va toujours à la mer parceque fidèle à la source. mon cher ami et frère, c'est tout le sens de la lettre ouverte que je t'adresse avec l'espoir que tu en feras bon usage.

Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien, à Clermond Ferrand ( France )

 
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UFR: Sidys Touré encore à Paris pour des soins
Comment éviter la « guerre de succession »?

2017/3/7

Aujourd'hui en Guinée A en croire des sources proches de l'UFR, le président du parti et Haut représentant du chef de l'Etat n'est pas actuellement au meilleur de sa forme. Revenu récemment d'un séjour à l'étranger (en réalité pour des soins), Sidya Touré a encore été obligé de repartir dans la capitale française pour se faire traiter contre les terribles maux de dos qui l'embêtent.

Evidemment, si sa vie n'est pas menacée par cette maladie, également liée à l'âge, ces récurrentes et prolongées absences du leader politique poussent certains prétendants à sa place à se faire des idées… D'où l'impérieuse nécessité de restructurer le parti avec des rôles et des prérogatives de sorte que la préséance soit reconfirmée et que l'harmonie règne entre les potentiels successeurs.

Baïdy Aribot, candidat de l'UFR en 2020 ?

Selon certains partisans du parti républicain, au moment de « diluer » son parti, l'AFAG, dans l'UFR, le député uninominal de Kaloum avait été désigné comme numéro 2 de l'UFR et intérimaire de Sidya Touré en cas d'absence ou d'empêchement. Ce qui fait dire à certains observateurs que le débat de préséance ne devrait pas exister au cas où le président de l'UFR déciderait de ne pas se présenter aux élections présidentielles à venir ou renoncer à la présidence du parti.

Mais, certains estiment que Baïdy Aribot, quoique très populaire et ayant des soutiens un peu partout, devrait s'annoncer le plutôt possible pour espérer occuper le plus important fauteuil de la République et hisser ainsi l'UFR au sommet de l'Etat.

Le rôle historique de Sidya Touré…

En Guinée, les grands leaders n'ont pas souvent de grands héritiers. Et, ce n'est pas forcément la faute aux vivants ! Accueilli à la tête de l'UFDG après son embrouille avec Siradiou Diallo sur la participation de l'UPR aux élections législatives de 2002, Elhadj Bâ Mamadou a rendu ce parti célèbre et très influent. Mais, rattrapé par la méchante vieillesse et ses corolaires de maladies récurrentes, le visionnaire politique a décidé de se trouver un bon successeur.

Il aura tellement décidé de le faire à temps qu'il a eu la possibilité de tenir la main de Cellou Dalein Diallo pour faire le tour du monde, le présenter et même le défendre devant des soutiens hésitants d'Europe et des Etats Unis. « Si vous me faites confiance, engagez-vous derrière lui comme moi. Et, je suis sûr qu'il nous mènera vers l'objectif commun », disait, à peu de mots près, le fondateur de l'UNR. Deux ans après le décès de son président d'honneur, l'UFDG s'est imposée à la première place avec la presque moitié des électeurs (plus de 43 pour cent) au premier tour des élections présidentielles de 2010, sa toute première participation à une élection après ce changement de leader… On connaît la suite !

Mais, à part Bâ Mamadou, beaucoup d'autres de nos grands leaders n'ont pas jugé « important » de préparer un successeur. Ce qui s'est toujours ressenti sur leurs héritages...

Aujourd'hui, voir le PDG de Sékou Touré (qui a dirigé la Guinée du 02 octobre 1958 à sa mort, le 26 mars 1984) et le PUP de Lansana Conté (qui a dirigé la Guinée du 03 avril 1984 à sa mort, le 22 décembre 2008), sans aucun député à l'Assemblée nationale, aucun maire d'une commune (même rurale), aucun commissaire à la CENI devrait faire réfléchir non pas seulement leurs militants et responsables, mais tous les acteurs politiques de tous les bords qui ne souhaitent souvent pas voir la tête d'un probable successeur…
Prompt rétablissement à monsieur Sidya Touré et bonne chance à l'UFR et aux autres partis.


A suivre

Source : L'observateur

 
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Les présidents guinéen et tchadien président la 2ème session du Conseil d’Administration de l’AREI

2017/3/7

Aujourd'hui en Guinée Conakry, 06 mars(AGP)- Le président de la République de Guinée, Pr Alpha Condé et le président tchadien, Idriss Deby Itno ont coprésidé, samedi, 04 mars 2017, à Conakry, les travaux de la deuxième Session du Conseil d’Administration (CA) de l’Initiative de l’Afrique sur les Energies Renouvelables (IERA ou AREI), a suivi l’AGP.

A l’occasion, les participants ont adopté à l’unanimité 19 projets d’électrification en énergie renouvelable, parmi lesquels le programme intégré d’électrification rurale à partir de micro-hydroélectricité en Guinée, qui prévoit la réalisation de 10 mégawatts, répartis en 04 projets situés en Basse Guinée, Moyenne Guinée, Haute Guinée et en Guinée Forestière.

Pour ce faire, les représentants des dix (10) partenaires internationaux de l’AREI ont réitéré leur engagement à mobiliser près de 10 milliards de dollars américains, pour accélérer le démarrage des différents projets.

Dans son discours de clôture, le président de la République de Guinée, chef de l’Etat, Pr Alpha Condé a rappelé la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets adoptés lors de cette 2ème Session du CA de l’AREI.

«Nous avons demandé à chaque partenaire de dire exactement quel est le montant qu'il met à disposition. D'ici deux mois on va passer à la signature pour que tout soit définitif. Désormais, tous les projets doivent être sélectionnés par l'AREI parce que l'AREI est une affaire de toute l'Afrique.

C'est nous qui décidons quels sont les projets prioritaires que nous voulons financés. Une fois qu'on propose ces projets, les partenaires financent. Nous allons écrire à chaque chef d'Etat, pour lui demander ses projets prioritaires. Ces projets seront envoyés à l'AREI qui va nous les soumettre en juin», a annoncé Alpha Condé.

Son homologue tchadien, Idris Deby Itno a, pour sa part, expliqué que les 19 projets coûteront 04 milliards d'euros pour une puissance 1,75 gigawatts.

«Ils font parties des 440 projets enregistrés au niveau de l'AREI. D'ici 2020, nous devrions atteindre les 10 gigawatts par rapport aux engagements de tous les partenaires européens», a noté le président tchadien.


AGP/06/03/017 AND/ST

 
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Guinée – Bah Oury : « Il faut changer la direction de l’UFDG »
04 mars 2017 à 16h01

2017/3/7

Aujourd'hui en Guinée Exclu, en février 2016, de sa formation politique pour "insubordination", l’ancien numéro deux de l’Union des forces démocratiques de Guinée, UFDG, vient d’obtenir de la justice guinéenne sa réintégration. A la grande déception des proches du président du parti, Cellou Dalein Diallo, qui menacent de s’opposer au retour du "frère ennemi".

Jeune Afrique : comment réagissez-vous à votre victoire judiciaire ?

Amadou Bah Oury : C’est avec émotion et sérénité que j’ai appris la nouvelle. Je considère que le droit est dit. Un autre travail commence : celui du rassemblement et de la fédération de toutes les énergies pour que l’UFDG reprenne une orientation conforme à ses idéaux. Je m’y engage, pour une véritable alternative à la démocratisation de la Guinée. J’appelle tous ceux qui œuvrent dans ce sens à nous donner la main pour bâtir une grande formation politique à même de jouer un rôle important dans les prochaines années.

Sauf que certains proches de Cellou Dalein Diallo menacent de s’opposer à votre réintégration au sein du parti ?

Je n’ai pas de commentaire particulier pour des déclarations émotionnelles.

Comment comptez-vous retrouver votre place ?

J’ai toute ma place et j’aurai largement ma place. Vous allez vous en rendre compte lorsque l’UFDG va renaître encore plus forte, plus radieuse et éclairée.

Prendrez-vous part à l’assemblée générale ordinaire du parti, ce samedi ?

Je n’ai pour le moment pas une préoccupation pressante d’assister à ce genre de retrouvailles. J’ai toute une panoplie d’activités à faire. Le plus important c’est de renouer le pacte social, politique avec l’ensemble des militants.

Il y en a qui dénoncent une manipulation de la justice par le pouvoir pour affaiblir le principal parti d’opposition ?

Ce sont des paroles de perdant. Du point de vu du droit, le conseil politique ne peut en aucune manière prendre de décision, rôle dévolu au bureau exécutif national. Mon exclusion était en violation des statuts du parti. Le droit a été dit à juste raison. Celui qui dit le contraire promeut la mal gouvernance.

Cellou Dalein Diallo, président et Bah Oury, vice-président : la cohabitation s’annonce difficile…

C’est tout à fait normal. Après ce premier dossier civil, il y a un autre criminel qui interviendra dans peu de temps, relatif à la tentative d’assassinat sur ma personne.

C’est à croire que votre ambition va au-delà de la réintégration de l’UFDG….

Je n’ai jamais caché mes intentions. Je suis pour un parti rénové, rassembleur, un parti d’alternance. Ce que ne permet pas la direction actuelle. Je milite pour son changement.

Une UFDG rénovée suppose-t-elle que vous soyez le président du parti ?

Pourquoi pas ?



JA

 
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Que cela soit écrit: De la déviation syndicaliste (Par Abou Maco

2017/3/5

Aujourd'hui en Guinée S’il est vrai que les syndicats guinéens ont par moments, joué le rôle de moteur dans l’histoire de la Guinée avec à la clé d’importants acquis engrangés par les travailleurs, il n’en demeure pas moins que leur action a été par moments quelque peu marquée du sceau de la suspicion, si tant est qu’elle a par moments débordé du cadre strict de la revendication corporatiste pour flirter avec la politique, ce qui a fait dire à d’aucuns que le «pêché originel» de janvier-février 2007, ne cessera jamais de hanter les esprits de nombre de dirigeants syndicaux, qui rêvent de rééditer «l’exploit», pour marquer profondément l’histoire sociopolitique du pays.

Car, oui, il faut le rappeler, si les syndicats ont paru à maints moments assis entre deux chaises, cette attitude ambiguë, doit beaucoup à cette date de 2007, au cours de laquelle leur action aura été déterminante dans le recul de Lansana Conté face aux pressions sociales. Cela peut et doit s’expliquer par les conditions historiques du moment, avec une classe politique «désarticulée» et traversée par des querelles d’egos exacerbées et une intelligentsia naissante qui entendait prendre toute sa part dans la conduite des affaires du pays, alors que la vieille classe des politiques pensait qu’elle n’avait pas épuisé son rôle historique ; ce qui rendait le dialogue sourd et tendu entre les deux camps. Le pourrissement de la situation profitera aux premiers qui, alliés aux syndicats dont ils étaient la plupart membres, et avec l’aide des élèves qu’ils avaient «embrigadés», arriveront à opérer le soulèvement qui a failli emporter le régime du président Conté. Depuis donc, le rêve de cette puissance et de cette gloire n’a jamais totalement disparu de l’esprit de nos leaders syndicaux, qui veulent rééditer leur performance avec des grèves qui paralysent tout le pays. On nous dira certainement que dans la lutte pour l’ancrage de la démocratie et la préservation des libertés, les syndicats sont bien dans leur rôle, mais force est de reconnaître que la lutte pour la conquête du pouvoir est du ressort d’autres forces, les partis politiques en l’occurrence.

Et, si les centrales syndicales ont pu par moments leur voler la vedette, cela s’explique par leur faiblesse structurelle et leur manque de base sociale, résultant là aussi de leurs pêchés originels qui sont les problèmes d’egos et surtout l’absence d’une vraie culture militante en leur sein, le chef du parti étant la plupart du temps, le «ciment» de celui-ci. On a vu par exemple ce qu’est devenu l’UPR après la mort de Siradiou Diallo, tout comme on est dubitatif sur le sort de tous ces «partillons» nés de scissions en raison du mal-être de leurs dirigeants dans leur formation politique d’origine. On peut en effet s’interroger sur l’avenir d’un parti dont le slogan est la conquête du pouvoir d’Etat en 2020, alors que d’autres partis occupent le terrain depuis belle lurette sans arriver à ébranler les tenants actuels du pouvoir qui eux-mêmes n’ont pas encore dit leur dernier mot, au regard de la résolution de leurs dirigeants à démontrer à la face du monde, que les soubresauts en leur sein ne sont qu’une péripétie dans la vie d’un parti qui en a connu des vertes et des pas mûres et qui n’entend pas se laisser déstabiliser par le départ de jeunes aux dents longues qui rêvent d’une gloire surréaliste.

La faillite des partis politiques

Pour en revenir à notre propos, disons que la «faillite» des partis politiques explique en grande partie cette montée en puissance des syndicats qui ne doit pas pour autant amené ceux-ci à perdre la raison. Que dire d’autre au moment où l’intransigeance de certains d’entre eux survient à un moment où le gouvernement est plus que jamais disposé au dialogue et où d’importantes avancées ont été faites sur le front social. Il ne faudrait donc pas que cette «génération» de leaders syndicaux soit celle qui, par sa gourmandise et aussi par opportunisme, contribuera à faire reculer le pas et les travailleurs avec, car, et là aussi il faut le dire, les activistes sont en «connexion» avec certains «appareils» dont le «mot d’ordre» de l’heure est la chute avant la lettre du régime Condé avec tout ce que cela signifiera en terme de recul démocratique. Mais, gageons que leur dessein funeste ne se réalisera pas, car, les patriotes et les républicains s’activent de leur côté, pour empêcher le pouvoir d’Etat de basculer dans le camp de ces tartufes opportunistes et leurs chapelles médiatico-sociales.
L’avenir proche nous édifiera sur la question.

Abou Maco, Journaliste

 
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Le jour où Abdoulaye Wade a sauvé le soldat Camara des troupes de la Cédéao

2017/3/4

Aujourd'hui en Guinée Le raid militaire prévu contre le capitaine putschiste de Conakry en 2009 a été stoppé au dernier moment par le président sénégalais, révèle notre chroniqueur. L’infanterie sénégalaise en route pour la frontière sénégalo-guinéenne, des avions de combats nigérians et burkinabés sur le tarmac prêts à décoller pour le ciel de Conakry, un navire de guerre ghanéen, équipé de deux hôpitaux de campagne mouillant en direction des eaux territoriales guinéennes : ce n’est pas le scénario d’une fiction cinématographique mais bien les contours d’une opération militaire déclenchée en octobre 2009 par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) contre la junte militaire au pouvoir en Guinée-Conakry.

Frappée du sceau du « secret défense », l’intervention est restée inconnue du grand public jusqu’à ce qu’en janvier, à la faveur de l’engagement de la Cédéao en Gambie, un ancien vice-président de la Commission de l’organisation sous-régionale décide de s’en ouvrir à nous.

A la veille de cette gigantesque opération militaire, la Guinée, alors aux mains de la junte qui s’est emparée du pouvoir après le décès en décembre 2008 du président Lansana Conté, venait de vivre la plus grande tragédie humaine de son histoire.

En effet, le 28 septembre 2009, sans crier gare, des soldats fidèles au capitaine Moussa Dadis Camara, chef de l’Etat de fait, massacrent au stade de Conakry au moins 157 personnes qui manifestent pacifiquement contre le pouvoir en place. Des dizaines de Guinéennes sont violées publiquement tandis que d’autres sont emmenées dans des casernes pour servir d’esclaves sexuelles pendant plusieurs jours.

Opération punitive

A quelque 2 500 km de là, à Abuja, la capitale fédérale nigériane, siège de la Cédéao, la situation en Guinée est alors jugée suffisamment grave pour justifier une opération militaire sous-régionale contre Moussa Dadis Camara et ses sbires.

Le hasard faisant bien les choses, la présidence en exercice de la Cédéao est assumée par le président nigérian Umaru Yar’Adua et la présidence de la Commission de l’organisation sous-régionale par le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas. Deux personnalités qui, en plus d’être allergiques aux militaires putschistes (Shehu Musa Yar’Adua, le frère d’Umaru Yar’Adua est mort en prison en décembre 1997 sous la dictature du général nigérian Sani Abacha), s’entendent à merveille.

Pour le malheur de Dadis Camara, réputé pour ses coups de gueule et ses éruptions colériques, la disposition des textes réglementant les interventions militaires qui confère au président de la Commission le pouvoir de recourir à la force à la condition d’obtenir le feu vert du président en exercice.

En octobre 2009, Ibn Chambas, devenu secrétaire général du groupe Afrique Caraïbes et Pacifique (ACP), puis représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest, n’a eu aucune peine à obtenir l’accord explicite du président Yar’Adua (décédé en mai 2010 au pouvoir) pour lancer l’opération punitive contre la junte guinéenne.

Levée de boucliers

Après s’être assurés que les troupes sont effectivement entrées en mouvement pour faire payer aux auteurs de la boucherie de Conakry leur forfait, Yar’Adua et Ibn Chambas en informent les autres chefs d’Etat de la Cédéao. Erreur : plutôt que de recevoir des félicitations chaleureuses, ils se heurtent à une forte levée de boucliers. Résultat : il faut stopper immédiatement la progression des troupes. A Conakry, Moussa Dadis Camara n’en demandait pas mieux.

A en juger par les réactions rapportées par l’un des bras droits d’Ibn Chambas au moment des faits, le Sénégalais Abdoulaye Wade était le président de la sous-région le plus farouchement opposé au raid militaire contre le capitaine putschiste guinéen. Non qu’il ne mesure pas la gravité des actes du 28 septembre 2009 à Conakry, mais parce qu’il voyait dans l’opération militaire l’ouverture d’une brèche dangereuse dans laquelle pourraient demain s’engouffrer des opposants « mal intentionnés ».

Outre l’arrêt immédiat de l’intervention contre Dadis Camara, les chefs d’Etat ont ensuite révisé les textes en la matière pour retirer toute possibilité au président de la Commission de recourir à des opérations militaires, même avec l’autorisation expresse du président en exercice.

On a d’ailleurs eu la démonstration de ce changement de doctrine avec la crise gambienne et l’intervention militaire de la Cédéao de décembre 2016 qui fut gérée de bout en bout par les chefs d’Etat eux-mêmes et a permis de mettre fin à vingt-deux années de dictature Jammeh.

A la différence de son prédécesseur Ibn Chambas, l’actuel président de la Commission, le Béninois Marcel de Souza, fut le simple exécutant de la volonté des chefs d’Etat pour résoudre la crise.

Même si elle a finalement avorté, l’intervention militaire d’octobre 2009 contre la junte guinéenne aura donc été un exercice grandeur nature dont les leçons ont été utiles pour monter aussi rapidement et efficacement l’action contre Yahya
Jammet

Par Seidik Abba (chroniqueur Le Monde Afrique

Seidik Abba, journaliste et écrivain, est notamment l’auteur de Niger : la junte militaire et ses dix affaires secrètes (2010-2011), Paris, L’Harmattan, 2013

In Le Monde

 
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Mini-remaniement :Pr Alpha Condé limoge trois ministres

2017/2/27

Aujourd'hui en Guinée Le chef de l'état, Pr Alpha Condé a limogé trois ministres du Gouvernement Mamady Youla à savoir ceux de la fonction publique, de l'enseignement pré-universitaire, de l'environnement et des eaux et forrêts. Lisez l'acte du pouvoir central :


1- Ministre de la fonction publique de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration, M.Bily Nankouma Doumbouyah, administrateur civil, précédemment conseiller principal dudit ministère ;

2- Ministre de l’environnement des eaux et forêts : Madame Aissatou Baldé, économiste, précédemment chef de cabinet dudit ministère

3- Ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, M. Ibrahima Kalil Konaté, enseignant, précédemment directeur communal de l’éducation de Matoto.

 
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Ambassade de Guinée au Maroc
Les raisons du différend entre l’Ambassadeur et ses collaborateurs
Au tour de Bathily de parler
« ma société ADS n’a jamais bénéficié d’un marché de gré à gré ni en Guinée, ni ailleurs »
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
TV Aujourd'hui-en-guinée

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