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25 Mai 2016 - 15h46


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Alpha Condé peut obtenir un troisième mandat si le peuple le décide ( Saidou Nour Bokoum)

2016/5/24

Aujourd'hui en Guinée Quand deux véhicule se rencontrent à un croisement où il n'y a ni Stop, ni feux, ni policier, c'est le plus gros-gros qui a la priorité, dixit Mouça de Côte d'Ivoire

« Si l'article 152 permet une révision, l'article 154 par contre, précise les parties qui ne peuvent pas du tout être soumises à un référendum. De ces éléments, on peut citer, le principe de la séparation de pouvoirs, la laïcité, l'unicité de la nation, l'équilibre des pouvoirs et aussi la question relative aux nombres de partis politiques et de syndicats, à la durée et aux nombres de mandats présidentiels. Ni l'Assemblée ni le peuple n'est compétent pour statuer sur cela », renseigne l'universitaire.

L'article 27 de la Constitution dispose : « Le président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non », avant que l'Article 154 ne vienne verrouiller toute possibilité de modifier la Constitution.

« La forme républicaine de l'État, le principe de la laïcité, le principe de l'unicité de l'État, le principe de la séparation et de l'équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l'objet d'une révision ».

C'est ce que dit le droit, mais que disent les sources du Droit et donc du Pouvoir ?

Les deux sources du Pouvoir

Pour les croyants, la question est toute simple : Seul Dieu - Exalté ! - donne et retire le Pouvoir.

Pour les démocrates, la question est tout aussi simple : en l'absence d'une descente de Seydina Djibril (AS), le peuple souverain peut offrir un troisième mandat, suivi d'une assurance-vie à l'actuel président.

Je ne crois pas que le brillantissime juriste Mohamed Camara ait attentivement relu le dernier bout de phrase de la première citation invoquant l'article 152 , comme il l'avait fait dans cette prestation de serment où ses rédacteurs avaient inopinément omis « de faire respecter. .», et qui n'avait pas échappé à l'œil de lynx de Mohamed Camara, entrant ainsi « dans l'histoire » du temps du « président démocratiquement élu » qui dut retravailler son rôle comme à l'école de théâtre. Donc je cherche encore ce bout de phrase, du moins la partie concernant le peuple, dans la lettre de nos constitutions :

« Ni l'Assemblée ni le peuple n'est compétent pour statuer sur cela », renseigne l'universitaire » !

La notion de souveraineté du peuple ne serait qu'un vain mot ? Bref, cela tombe sous le sens, nul - excepté Dieu exalté ! - ne saurait interdire quoique ce soit au peuple.

Les trois H du Pouvoir

Lieutenant sur terre Du détenteur du Pouvoir pour les affaires de ce bas-monde, « c'est le peuple qui décidera » du troisième mandat de M. Alpha Condé. A condition qu'il descende, ce peuple, dans la rue et affronte victorieusement toutes oppositions à ce peuple.

C'est aussi simple que cela. Les constitutions sont nées, sans jeu de mots, soit par césariennes ou par des actes césariens. Décrassée de la littérature des fabulistes, des idéologues et des chantres de l'amnésie, la démocratie est trop souvent barbouillée de sang.

Toutes les trois décennies, les Hordes armées de Herses (1), de Haches, etc., descendent dans la rue pour imposer leur volonté. Les papelards, la paix ou les potentats viennent après. Ils peuvent régner deux mandats ou à perpète, jusqu'à ce qu'à l'impotence, attendant une mort douce dans leur plumard.

Was-Salam,

El Hajj Saïdou Nour Bokoum

Note 1) instrument aratoire familier aux roturiers régicides.. Louise XVI et Marie Antoinette en savent quelque chose.

 
Guinée : la Direction Générale du patrimoine bâti public adopte une nouvelle stratégie de sécurisation des biens immobiliers de l’Etat

2016/5/18

Aujourd'hui en Guinée Dans un contexte difficile de recensement des bâtis publics, la direction générale du patrimoine bâti fait face en ce moment aux nombreux « faux » titres fonciers appartenant aux nombreuses personnalités, ou à des simples citoyens dans le but, dit-on, « de transformer les bâtis de l’Etat en leurs noms.» Vu cette situation, la direction générale du patrimoine bâti public a pris l’affaire au sérieux et adopte enfin une nouvelle stratégie de recensement permanent et sécurisation des biens immobiliers de l’Etat guinéen, en impliquant les élus locaux à la base et les secrétaires généraux des communes, en vue d’identifier tous les domaines de l’Etat guinéen.

Mercredi 18 mai 2016, la Direction du patrimoine bâti public a reçu les secrétaires généraux des cinq communes de la ville de Conakry, dans le but d’en discuter de la nouvelle stratégie qu’elle entend mettre en œuvre, celle de recenser tous les biens bâtis de l’Etat de façon participative, agents de la dite direction et les élus locaux.

Au cours de cette réunion de travail, le directeur général, Jonas Mukamba Diallo a commencé par souhaiter tout d’abord, la bienvenue à la délégation, et poursuivant que : « compte tenu des difficultés que la direction a par rapport à la sécurisation des biens immobiliers bâtis et non bâtis de l’Etat, il serait donc important aujourd’hui d’approcher les élus locaux et les insérer dans ce processus de recensement, leur apport permettra d’identifier tous les bâtimentspublics.»

Pour Mme Touré Adja Fanta, secrétaire général de la commune de Ratoma, elle a exprimé son sentimentde satisfaction de voir les administrations décentralisées et déconcentrées à la base soient fortement impliquées dans cette stratégie de collecte des informations des bâtiments appartenant à l’Etat guinéen :« c’est la première fois que les administrateurs locaux soient impliqués dans une telle opération de recensement. Aucune autorité communale à Conakry n’est logée dans un bâtiment administratif, malgré l’existence de ces bâtiments dédiés aux fonctionnaires d’Etat, » a-t-elle martelé.

Pour le secrétaire général de la commune de Matoto, Sékou conté : « le réel problème se trouve dans l’acrobatie entre patrimoine bâti public et le ministère de la ville. Auparavant lesautorités à la base n’étaient pas impliquées dans la gestion des biens de l’Etat. Et je formule le souhait que cette mission de recensement continue, et après toutes ces opérations, il faut qu’on se retrouve ensemble pour en discuter de la pérennisation de ces biens de l’Etat. Il s’agit de faire un recensement exceptionnel et surtout de responsabiliser les gens et créer un fichier dans lequel on pourrait avoir les détails de tous les biens appartenant à l’Etat. »

Sékou Cissé

 
PROJET SOUAPITI : LES PROMUS PRENNENT FONCTION

2016/5/11

Aujourd'hui en Guinée La direction générale du projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti a un nouveau cadre à sa tête. Amara Camara puisqu’il s’agit de lui est le nouveau directeur général du PAHS. L’homme a été installé dans ses nouvelles fonctions ce lundi, 09 mai 2016 à Conakry par le ministre de l’énergie et de l’hydraulique.

Ce n’est pas tout, Morlaye Karo Touré et Foromo Denis Sagno ont été aussi installés respectivement directeur général adjoint chargé des affaires techniques et directeur général chargé des affaires administratives et financières devant les cadres du ministère de l’énergie et du projet.

Lors de cette cérémonie de prise de service, il est revenu au chef de cabinet du ministère de l’énergie et de l’hydraulique Bandian Doumbouya de planter le décor et rappeler le contexte de la nomination des cadres. Dans un son bref discours introductif, Bandian Doumbouya est revenu sur les acquis du ministère. Un pari gagné qui s’est matérialisé par la construction dans un délai record du barrage hydroélectrique de Kaléta.

Visiblement optimiste, il a exhorté les promus à parachever l’œuvre salvatrice du Pr Alpha Condé en faisant de Souapiti une deuxième prouesse de l’homme du changement.

Pour finir, le chef de cabinet a réitéré la volonté et l’appui important des cadres du ministère aux directeurs généraux pour l’accomplissement de la mission.

En homme fier et engagé, Amara Camara a, au nom de ses pairs, remercié le chef de l’Etat pour sa confiance avant de promettre que son équipe ne ménager aucun effort pour la satisfaction de la volonté du président de la République. « Nous savons tous le défi à relever…notre équipe fera preuve de responsabilité, d’intégrité, de rigueur et de patriotisme afin de gérer avec succès ce projet hautement important pour le futur de notre pays. Nous ferons en sorte qu’il soit un projet structurant…la question sociale ne sera pas écartée… »

En maitre soprano, le ministre de l’énergie et de l’hydraulique Dr Cheick Taliby Sylla a tout d’abord rassuré de la totale disponibilité de son équipe pour la réussite du deuxième challenge.

En homme averti, il a déclaré que son Département est déjà dans la dynamique de réalisation du barrage hydroélectrique de Souapiti.

Dr Cheick Taliby SYLLA a invité les Guinéens à encourager le président Alpha Condé pour sa vision de développement. « Il n’y pas de développement sans énergie. Les guinéens doivent se féliciter du succès enregistré par le Pr Alpha Condé avec la réalisation du barrage hydroélectrique de Kaléta en un temps record. Cette performance mondiale fait de la Guinée une terre de défi et de réussite. Le président de la République a engagé noter pays vers un véritable décollage économique via l’indépendance énergétique. »

Poursuivant, le ministre a exhorté les cadres nommés à ne ménager aucun effort pour mériter la confiance du chef de l’Etat : « je vous souhaite bon vent. Nous le savons tous ici que votre réussite c’est aussi notre réussite. Donc, je suis et serai toujours à vos côtés. Tout le cabinet est avec vous. Il n’ya pas de minute à perdre. Il faut se mettre à la tâche et rendez-vous en 2018 pour l’inauguration du barrage. »

Après les cérémonies officielles dans la salle de conférence du ministère de l’énergie et de l’hydroélectrique, les cadres présents et les promus se sont transportés à la direction générale de Souapiti afin d’installer lesdits cadres dans leur bureau respectif.

Cellule de communication du ministère de l’énergie et de l’hydraulique

 
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Compte-rendu du conseil des ministres du 5 mai 2016

2016/5/5

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 5 Mai 2016 - Sous la présidence de son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République, le conseil des ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 5 mai 2016 de 10h à 12h00, autour de l'ordre du jour suivant :

Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;Compte rendu de la session ordinaire du conseil interministériel tenue le 3 mai 2016 ;

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République a demandé aux membres du gouvernement d’intensifier et d’améliorer leur communication vis à vis des populations et des médias.

Le Président de la République a demandé au Ministre de la Justice de poursuivre ses actions en vue d’améliorer le fonctionnement du système judiciaire.

Le Chef de l’Etat a demandé au Ministre de l’Industrie et des PME d’accélérer la mise en œuvre du programme de reprise des unités industrielles devant revenir dans le portefeuille de l’Etat.

Le Président de la République a demandé une qualification du système de collecte de données statistiques afin de disposer d’informations fiables aptes à servir de base aux différents programmes de développement.

Le Chef de l’Etat a déclaré qu’un audit du système éducatif guinéen serait très prochainement lancé en prélude à l’adoption d’une réforme du secteur.

Le Président de la république a invité le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires pour l’organisation de différentes journées consacrées à l’orpaillage, l’élevage et au paysannat.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier ministre a introduit le compte rendu de la session ordinaire du conseil interministériel tenue le 5 mai 2016.

Le Conseil a entendu :

AU TITRE DU COMPTE RENDU

Le Ministre en charge de la Ville a, au nom de la Commission interministérielle y relative, fait un compte rendu des travaux d’examen du dossier d’Aménagement et d’Exploitation du Site de Kouria.

Le Ministre a rappelé que depuis 2012 le Gouvernement a envisagé plusieurs actions pour désengorger et améliorer la fluidité dans la ville de Conakry.

Pour rappel, il a été prévu d’aménager et d’exploiter un domaine de cent hectares à Kouria (Coyah) en plateforme logistique des transports pour abriter certains services liés au transport routier, tels que des entrepôts de véhicules sous douanes, des parcs de vente de véhicules d’occasion, une gare ferroviaire, une gare routière, des services connexes et de proximité.

En février 2016 une Commission technique interministérielle a été mise en place pour faire de nouvelles propositions concrètes d’aménagement et d’exploitation du site.

La Commission a estimé que ce mégaprojet nécessite la réalisation d’études complètes, qu’il doit être réalisé en plusieurs phases et, idéalement, à travers un partenariat public privé.

Il a été clairement signifié que les travaux d’aménagement ne peuvent pas constituer un prétexte pour retarder la libération des emprises publiques par les vendeurs de véhicules.

A fin des débats, le Conseil a recommandé d’évaluer le coût des travaux de finition du chantier d’aménagement et soumettre un budget destiné à couvrir la viabilisation du site.

AU TITRE DE L’EXAMEN DE TEXTE

Le Ministre de la Justice a soumis un projet de Décret portant Statut Particulier des Greffiers en Chef, des Greffiers et des Secrétaires des Greffes.

Le Ministre a rappelé que le dossier avait été renvoyé à la Cellule Technique d’Appui au CCER pour avis avant son examen par le Conseil Interministériel.

Le Ministre a rappelé la genèse en indiquant l’insuffisance de Greffiers professionnels dans notre pays lors de l’accession de la Guinée à l’indépendance et la nécessité pour ceux-ci de servir de magistrats, puis aux Secrétaires de Justice de faire office de Greffiers.

Il a également souligné les profondes réformes entreprises dans le système judiciaire depuis 1986 qui ont permis une plus grande qualification du personnel judiciaire et parajudiciaire.

A la fin des débats, le Conseil a demandé au Ministre d’approcher ses homologues en charge de la Fonction publique, des Finances et du Budget pour un examen approfondi du projet de décret.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a fait une communication relative à l’organisation de la Première Quinzaine de la Solidarité en Guinée.

La Ministre a sollicité le soutien du Gouvernement pour la réussite de l’action qui vise l’esprit de solidarité collective en faveur des personnes démunies.

Elle a rappelé que l'Organisation des Nations unies a, en 2005, déclaré dans sa résolution 60/209, le 20 décembre de chaque année, Journée Internationale de la Solidarité Humaine pour attirer l'attention sur l'importance de la solidarité dans la résolution des problèmes mondiaux, promouvoir une culture de solidarité, un esprit de partage et lutter contre la pauvreté.

Elle a souligné que le Gouvernement guinéen, signataire de cette Résolution, a créé une Direction Générale du Fonds de Développement Social et de Solidarité au sein du Département en charge de l’Action Sociale en vue, entre autres, de porter assistance à la tranche de la population véritablement en besoin de solidarité nationale.

La Ministre a proposé l’institutionnalisation du Mois de Solidarité et l’instauration de la quinzaine de Solidarité.

Au terme des débats, le Conseil a recommandé que la semaine de solidarité soit dissociée des autres fêtes internationales similaires et qu’elle fasse l’objet d’un texte réglementaire.

AU TITRE DES DIVERS

Le Ministre Directeur de Cabinet à la Présidence a informé le Conseil de la visite de travail que la Présidente du Liberia effectuera en Guinée le vendredi 06 mai 2016 à 10 heures.

Avant de lever la séance, le Président de la république a donné de larges informations sur la situation nationale et internationale.

Le Conseil des Ministres

 
Une délégation japonaise à la CNLE

2016/5/4

Aujourd'hui en Guinée La Cellule de Coordination nationale de lutte contre la maladie à virus Ebola a reçu la visite de courtoisie d'une délégation nippone ce mardi, 3 mai 2016.

Cette délégation conduite par le député Hidehisa OTSUJI de la chambre des conseillers a été introduite par l'ambassadeur de l'Empire du Soleil levant en Guinée, SEM. Hisanobu Hasama.

Forte de huit (8) personnalités, l'objet de la visite était, entre autres, de procéder à un échange d'idées sur une future collaboration dans le cadre de la période post-Ebola et de tirer les leçons de l'intervention du Gouvernement guinéen et de la Communauté internationale dans la riposte à la maladie à virus Ebola.

Autre lieu que la délégation devrait visiter dans les prochaines heures, le Centre de Traitement Ebola (CTE) de Nongo dans la banlieue de Conakry.

Au cours de l'audience, le Coordinateur national de la riposte à la maladie à virus Ebola, Dr Sakoba Kéïta avait à ses côtés :

- Dr Fassinè Yattara, Chef de l'Unité de Surveillance de la CNLE

- Fodé Tass Sylla, Chef de l'Unité de Communication

- Baba Alimou Barry, Chef de l'Unité des Finances

- Dr Moumié Barry, Chef de l'Unité de Prise en charge

- Dr Momo Camara, Surveillant général de la "SA_Ceint"

- Mamady Magassouba, Assistant chef Unité Finances

- Ibrahima Sylla, Gestion des médias de l'Unité de Communication

- Dr Kalifa Bangoura, Directeur régional Santé Kankan

Ibrahima Sylla dit Ibra

 
Primature - La Déclaration de politique générale du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, aura lieu ce mercredi devant les députés.

2016/5/2

Aujourd'hui en Guinée Monsieur le Premier Ministre Mamady Youla adressera son discours de politique générale devant l'assemblée nationale ce mercredi 4 Mai à 10h.

Au cours de son intervention, il déclinera les grandes lignes de son plan d'action selon les engagements pris par le Président Alpha Condé devant les guinéens lors de la campagne présidentielle. Aussi, il en profitera pour insister sur la culture du résultat et la réalisation des objectifs fixés dans les lettres de mission qui ont été adressées aux chefs de départements.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
Le BL souhaite bonne fête aux travailleurs de Guinée

2016/5/1

Aujourd'hui en Guinée A l’occasion de la célébration du 1er mai 2016, le Bloc Libéral vous salue, vous travailleurs guinéens : civils, militaires et paramilitaires. Le Bloc Libéral voudrait  vous exprimer solennellement sa compassion quant aux pénibles conditions dans lesquelles vous exercez noblement vos métiers. C’est donc dans un esprit de solidarité pour vous que  le parti dénonce le traitement déshumanisant que l’actuel  régime inflige aux  2400 enseignants contractuels qui travaillent pour l’Etat. Le parti déplore également les conditions miséreuses dans lesquelles des milliers d’autres enseignants contractuels dits communautaires végètent. Ces traitements sont d’autant plus condamnables quand on sait que l’essentiel des tâches d’enseignement, notamment au niveau du primaire et du secondaire, sont exécutées par ces éducateurs. En outre, ces maitres sont ceux-là  qui préparent les élèves pour les études universitaires et professionnelles. Ils sont donc les constructeurs de l’élément  cardinal nécessaire à tout développement socioéconomique d’un pays: Le capital humain. C’est pourquoi, à la célébration de l’anniversaire des travailleurs du monde, le Bloc Libéral ne saurait passer sous silence la prolétarisation des enseignants guinéens, depuis notamment 2010.

En effet, il est établi que les enseignants contractuels de l’Etat et ceux des communautés locales, avec respectivement 440.000GNF et 200.000GNF de salaire mensuel, vivent dans un dénuement déshonorant. Leurs revenus respectifs ne leur permettent pas de couvrir les frais d’alimentation, de logement,  et de santé de leurs familles. La pauvreté indescriptible dans laquelle ils vivent a  des impacts négatifs sur leurs performances professionnelles. Par ricochet, cette défaillance  met en cause la préparation de nos enfants  pour les études professionnelles et supérieures, qui sont les gages de l’amélioration de leurs avenirs. Conséquemment, la réduction des enseignants en simples prolétariats met en péril l’avenir de la Guinée. Ce qui contraste avec le fait que le monde vit l’économie du savoir depuis des décennies et notre pays évolue dans une économie qui se mondialise, irréversiblement.

Aussi, faut-il souligner que la souffrance des enseignants et, de manière générale, de celle des travailleurs guinéens est la résultante de la mal gouvernance, en général, et d’une mauvaise politique de distribution du revenu national en Guinée, en particulier. A côté de la multitude de travailleurs guinéens qui vacillent sous le poids de la  misère, il y a une poignée de membres du régime et leurs parentèles  qui opulent dans l’abondance. Ce sont là les signes de mauvaise exécution du contrat social « établi » entre Monsieur Alpha Condé et le peuple guinéen, en 2010, puis « renouvelé » en 2015.

En fait, la performance économique du régime va de mal en pis, malgré les promesses grandiloquentes formulées en 2010 quant à l’amélioration des conditions de vie des Guinéens. Le taux d’inflation monétaire est toujours élevé, la balance commerciale est largement négative. Malgré le grand potentiel agricole du pays, l’agriculture n’a contribué qu’à hauteur de 19,7% au Produit National Brut, en 2015 ; et la croissance industrielle a été de -2%, au cours de la même année (Voir CIA Facebook, 2016). C’est pourquoi, notre pays figure parmi les dix pays les plus pauvres du monde, sur la liste de la Banque Mondiale de 2015.

En conclusion, il faut retenir que le régime joue à l’illusionniste, depuis 2010. Selon un proverbe allemand, l’arc-en-ciel fait partie des trois choses fugitives ; et la branche de la physique qui étudie la lumière a  établi que l’arc-en-ciel n’est pas un corps palpable mais plutôt qu’une perception optique ; il apparait, de plus en plus clairement, que l’Alliance Arc-en-ciel n’est qu’une illusion politico-politicienne qui se livre à une série de mascarades de changements. C’est fort de ces vérités que le BL interpelle tous les travailleurs Guinéens à soutenir les enseignants dans la lutte qu’ils mènent pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, dans l’intérêt supérieur des Guinéens.

Le Bloc Libéral invite le peuple de Guinée, en général, et ses militants et sympathisants, en particulier, à rester mobilisés et unis pour l’avènement d’une Guinée libre, juste et prospère.

Fait à Conakry le 1er mai, 2016

Le Bloc Libéral

 

 
Crise au sein du RPG Arc-en-ciel : Certains responsables du Parti pointés du doigt par Alpha Condé

2016/5/1

Aujourd'hui en Guinée Le Président de la république de Guinée, Pr. Alpha Condé a profité de l'assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi 30 Avril 2016 pour se prononcer encore une fois sur la crise qui mine le parti au pouvoir tout en indexant les responsables qui tirent la ficelle. Lisez un extrait de son discours :

« Nous n’avons même pas commencé le deuxième mandat, certains ont commencé à crier 2020. Ceux qui sont à la base de cet acte, pensent qu’ils sont cachés. Je sais tout mais je ne suis pas pressé.

« Ils (ses détracteurs) viennent me dire qu’ils vont éteindre le feu alors que ce sont eux-mêmes qui attisent le feu. Ce sont eux-mêmes qui sont la base, ils sont tous connus, c’est loin des secrétaires généraux des sections et moins encore ceux des sous-sections. Mais, je déplore que les secrétaires généraux aient accepté d’être manipulés. Ils devraient leur dire de réagir eux-mêmes.

Ceux qui parlent de 2020, on verra où cette date va les trouver. Personne n’est bon Dieu. Pourquoi ils s’agitent. Ils se chuchotent dans les oreilles pour dire : « je crois que président a eu un malaise ».

Le parti a traversé beaucoup d’épreuves mais, il n’a jamais été affaibli ceux qui le pensent, ils se trompent. Beaucoup de choses se passent. Vous pensez que je ne connais pas…, je suis au courant de tout mais laissez-les. Ils n’ont pas pu quand nous étions dans l’opposition, ce n’est pas maintenant que nous sommes au pouvoir qu’ils pourront faire quelques chose.

Pendant 20 ans, rien n’a ébranlé le RPG. Ce n’est pas maintenant qu’on peut le faire. Avant, ce sont les autres qui nous combattaient mais, aujourd’hui, ce sont nos responsables mêmes qui nous combattent. Ils se cachent derrière des gens mais, tout finira par s’éclaircir »

 
Compte rendu du conseil des ministres du 28 avril 2016

2016/4/28

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 28 Avril 2016 - Sous la présidence de son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République, le conseil des ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 28 avril 2016 de 10h à 12h30, avec l'ordre du jour suivant :

1. Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;

2. Compte rendu des sessions ordinaires du conseil interministériel tenues les 12, 19 et 26 avril 2016 ;

3. Décisions ;

4. Divers.

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République a demandé au gouvernement de mettre en place un mécanisme de suivi régulier de l’exécution des grands projets de l’Etat. Il a annoncé qu’à cet effet, les performances des ministres seront évaluées tous les trimestres et que ces derniers sont chargés de procéder à la même évaluation de propres collaborateurs.

Monsieur le Président de la République a insisté sur sa volonté de voir adopter un plan cohérent de déploiement effectif des services publics et des fonctionnaires à l’intérieur du pays. Le Chef de l’Etat, qui a constaté que trop de localités se trouvent démunies en personnel de l’administration publique, a précisé que cette opération doit viser notamment les départements de la Santé, de l’Education, des Douanes et de la Sécurité.

Le Président de la République a réitéré ses directives concernant une meilleure collaboration entre les ministères dans la conduite des missions qui leur sont dévolues.

Le Chef de l’Etat a invité le gouvernement à prendre les dispositions utiles pour rétablir le respect de l’autorité de l’État à tous les niveaux.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier ministre a introduit le compte rendu des sessions ordinaires du conseil interministériel tenues les 12, 19 et 26 avril 2016.


Le Conseil a entendu successivement :

Pour la session du 12 avril 2016

TITRE DE L’EXAMEN DE TEXTE

Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a soumis un projet de loi portant érection de la sous-préfecture de Kassa en Commune Rurale.

Le Ministre a indiqué que Kassa et Tamara totalisent 6 516 habitants et a rappelé que cette requête des populations insulaires a été formulée lors des visites effectuées d’abord par le Chef de l’Etat à Kassa et du Premier Ministre.

Il a souligné que ce projet de loi est conforme à la constitution et au découpage territorial.

Pour la session du 19 avril 2016

AU TITRE DES EXAMENS DE TEXTES

Le Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique a soumis un projet de Loi portant protection, conservation et mise en valeur du patrimoine culturel et naturel de la République de Guinée.

Le Ministre a d’abord rappelé que la République de Guinée est l’un des derniers pays à ne pas avoir de loi en la matière, malgré les dispositions constitutionnelles de 2010.

Il a souligné que les textes juridiques qui font référence à la Protection du patrimoine culturel et naturel (codes de protection de l’environnement, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire) ne sont ni suffisants, ni contraignants.

Il a indiqué que le présent projet de loi, qui prend en compte toutes les composantes et préconise des mesures correctives à l’encontre des contrevenants, est spécifique à la protection, la conservation et la valorisation du patrimoine culturel et naturel.

Le Ministre a rappelé que ce projet de loi est aussi conforme aux conventions de 1972 et 2003 de l’UNESCO qui protègent le patrimoine mondial dont celui de notre pays qui dispose d’un potentiel riche et varié.

Le Ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté a soumis deux projets de textes : le projet de Loi portant promotion et protection des défenseurs des droits de l’homme et le projet de Loi portant institutionnalisation de la semaine de la citoyenneté en République de Guinée.

S’agissant du Projet de Loi portant promotion et protection des défenseurs des droits de l’homme :

Le Ministre a souligné l’amélioration du niveau de protection des droits de l’homme aujourd’hui en Guinée par rapport à la situation antérieure.

Il a indiqué que le projet de loi s’inspire des conventions internationales et de la Constitution guinéenne et qu’il permet de consacrer la volonté politique de protéger les droits de l’homme tout en franchissant une étape supplémentaire dans leur promotion.

Au terme des débats, le Conseil a demandé une consultation à l’INDH pour avis avant son examen en deuxième lecture.

En ce qui concerne le projet de Loi portant institutionnalisation de la semaine de la citoyenneté en République de Guinée,

Le Ministre a rappelé qu’une des obligations du citoyen est le respect de la loi et que le texte vise la promotion de la culture citoyenne.

Il a indiqué que la semaine proposée vise à lutter contre le réflexe communautaire et ethnique et offrira une opportunité de fédérer sur une même période toutes les initiatives visant à expliquer au citoyen ses droits et ses devoirs.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION

Le Ministre de la Santé a fait une communication relative à la situation des ressources humaines dans le secteur de la santé.

Le Ministre a fait l’état des lieux de son département et indiqué qu’il est confronté à un déséquilibre des effectifs entre Conakry, sa périphérie et l’intérieur du pays (56% du personnel de la santé se trouve à Conakry qui abrite 20% des populations guinéennes).

Il a souligné que ce phénomène s’est beaucoup plus accentué au cours de ces dernières années par la conjonction de plusieurs facteurs.

Pour remédier à cette situation, il a proposé, un plan d’action comportant trois types de mesures (mesures générales, mesures sectorielles et mesures immédiates).

Au terme des débats, le Conseil a recommandé la prise en compte des observations faites par les membres du Gouvernement en vue de soumettre la version amendée du plan d’action à une prochaine session du Conseil Interministériel.

Pour la session du 26 avril 2016

AU TITRE DE L’EXAMEN DE TEXTE

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail a fait une présentation du projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement du Conseil National de Dialogue Social (CNDS).

Le Ministre a rappelé que le processus d’adoption de ce décret est engagé depuis 2010 à travers de nombreux séminaires et rencontres organisés, notamment à Dakar et à Conakry entre le Gouvernement, les partenaires sociaux, la société civile, les coordinations régionales et les religieux.

Le Ministre a indiqué que le CNDS est un instrument d’apaisement des conflits et/ou des crises socio-politiques et économiques.
Il a rappelé que le Conseil National de Dialogue Social a été mis en place dans les différents pays francophones avec l’appui de l’OIT, le PNUD et le Fonds de consolidation de la paix (PBF).

Il a indiqué que le texte proposé est prévu dans le Code du travail comporte 4 chapitres et 21 articles.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION

Le Ministère des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a fait une présentation de l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir et éliminer la Pêche Illicite, Non déclarée et Non réglementée (Pêche INN).

Le Ministre a informé qu’une Commission interministérielle comprenant les Ministres en charge des Pêches, de la Ville, le Conseiller du Président en charge des questions de Pêche, le Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances et l’attaché de Cabinet de la Présidence a été mise en place pour l’examen approfondi du dossier.
Elle s’est réunie le lundi 18 avril 2016 en vue en vue de recommander l’adhésion ou non de notre pays à l’accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la Pêche INN.

La Commission n’ayant relevé que des observations de forme, a estimé que le projet présenté ne rentre pas en conflit avec un texte relatif aux finances publiques. Elle a par conséquent recommandé sa présentation au Conseil Interministériel pour adhésion.

A l’issue des débats sur les différentes questions soulevées, le Conseil a décidé ce qui suit :

1. Le projet de loi portant érection de la sous-préfecture de Kassa en Commune Rurale est adopté sous réserve d’amendements

2. Le projet de Loi portant protection, conservation et mise en valeur du patrimoine culturel et naturel de la République de Guinée est adopté sous réserve de sa mise en forme juridique avec le Secrétaire Général du Gouvernement

3. Le projet de Loi portant institutionnalisation de la semaine de citoyenneté en République de Guinée est adopté

4. Le projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement du Conseil National de Dialogue Social (CNDS) est adopté

5. Le Conseil autorise l’adhésion de la Guinée à l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir et éliminer la Pêche Illicite, Non déclarée et Non réglementée (Pêche INN).

AU TITRE DES DIVERS

Le Ministre de l’Industrie et des PME a annoncé la fin des travaux de constructions de l’usine d’engrais à Dubréka.

Le Ministre de la Ville a informé le Conseil du lancement du projet de site directionnel de Koloma le 4 mai 2016.

Avant de lever la séance, le Président de la république a informé le Conseil des résultats de ses différents séjours à l’étranger et notamment de ses interventions pour normaliser les relations et la circulation interétatiques dans l’espace de l’OMVG.

Le Conseil des Ministres


 
Paris: Alpha Condé a échangé avec Hollande à l’Elysée

2016/4/27

Aujourd'hui en Guinée Le Président de la République française s’est entretenu hier mardi avec son homologue guinéen, M. Alpha CONDÉ. Ils ont évoqué la mise en application de l’Accord de Paris adopté lors de la COP21 et en particulier l’avancement de l’initiative africaine sur les énergies renouvelables.

Le chef de l’Etat a confirmé que la France investirait bien, à titre bilatéral, 2 milliards d’euros dans les énergies renouvelables en Afrique avant 2020, comme il s’y était engagé le 1er décembre dernier.

Ils ont également partagé leur analyse sur la situation sécuritaire au Sahel et en particulier réaffirmé leur soutien et leur engagement au sein de la mission des Nations Unies au Mali.

Avec (Elysée)

 
Le gouvernement guinéen condamne fermement les actes odieux et barbares infligés à une personne par des hommes en uniforme.

2016/4/25

Aujourd'hui en Guinée Une vidéo sans commentaires, publiée sur la page facebook d’un certain Moussa Tiegoro Kaba, probablement un béret rouge, en date du 21 avril 2016 et partagé 1622 fois sur les réseaux sociaux à ce jour, a choqué le monde entier.

Sur la vidéo, on voit un homme attaché. Les membres inférieurs et les membres supérieurs noués, laissant une petite paroi. Ses tortionnaires ont fait traverser une barre de fer à travers cette paroi. Ils soulèvent le malheureux et le font balancer. On l’entend pousser des cris de douleurs, demandant à ses « bourreaux » de le tuer au lieu de le torturer. « Vous avez cassé ma main… Au lieu de me torturer comme ça, il faut me tuer directement ».

Les hommes en uniforme tentaient de lui extorquer un aveu autour d’un vol de fusil. Ils parlaient Malinké, Soussou, quelquefois Poular et français. L’infortuné n’avait qu’un cache-sexe. La scène se déroule pendant la journée au beau milieu d’une rue. Dans le filmage, on voit la caméra se tourner vers une gîte. Sur les treillis de l’un des hommes l’on aperçoit clairement BAC (Brigade anti-criminalité).

Le Gouvernement Guinéen a immédiatement réagi et a fait publier un communiqué par sa Cellule de communication. Nous vous le livrons ci-dessous :

« Conakry, le 24 Avril 2016 - Suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle des sévices sont intentionnellement infligés à une personne par des hommes en uniforme, le Gouvernement condamne fermement ces actes odieux et barbares.

A cet effet, le Directeur Général de la Police Nationale a immédiatement instruit ses services afin qu’une enquête judiciaire impartiale soit ouverte et les responsabilités situées.

Le Gouvernement de la République de Guinée, garante des libertés et de l’Etat de droit, rappelle que si ces faits sont avérés, cela constituerait une violation grave des droits humains et les auteurs seront poursuivis et sanctionnés conformément à la Loi.

La Cellule de Communication du Gouvernement »

 
Massacre du 28 septembre : L'ONU fait le point de la situation

2016/4/23

Aujourd'hui en Guinée La représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies chargée des violences sexuelles, Zainab Hawa Bangoura, est actuellement en Guinée pour faire le point sur l'avancement de l'enquête sur le massacre de civils le 28 septembre 2009 dans un stade de Conakry. Selon le bureau de presse de la présidence, la représentante spéciale et sa délégation souhaitent avoir des informations fiables sur l'interpellation et l'inculpation des coupables présumés du meurtre de plus de 150 civils et de la disparition de milliers de personnes lors d'un meeting de l'opposition guinéenne réprimé par l'armée.

Après avoir rencontré les familles des victimes ainsi que des ONG et institutions nationales des droits de l'Homme, la délégation onusienne a été reçue en audience par le président guinéen Alpha Condé. Au terme de leur entretien, la chef de mission a déclaré qu'elle était venue féliciter le président de la République pour tous les efforts qu'il a déployés pour faire avancer l'enquête sur les événements du 28 septembre 2009.

Elle a ajouté que la communauté internationale apporterait son concours au pays pour essayer de faire avancer l'enquête et de parvenir ainsi à traduire en justice les coupables.

Le ministre guinéen de la Justice Cheick Sacko s'est réjoui de la visite de la représentante spéciale en Guinée pour s'enquérir de la préparation du procès.

"Notre pays va assumer sa responsabilité dans le traitement de cette affaire", a déclaré le ministre de la Justice, avant de réitérer la demande faite par le président guinéen auprès du secrétaire général des Nations Unies, qui avait sollicité une aide pour la procédure pénale, notamment pour l'organisation du procès.

A la mort de l'ancien président guinéen Lansana Conté en 2008, une junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara (actuellement en exil au Burkina Faso) s'est emparée du pouvoir. Les partis politiques de l'opposition ont organisé le 28 septembre 2009 un meeting pour exiger le départ des militaires au pouvoir. La répression violente de la manifestation a fait plus de 150 morts et des milliers de disparus, et de nombreuses femmes ont été violées, selon plusieurs ONG nationales et internationales des droits de l'Homme.

Avec Xinhua 

 
Délivrance des passeports biométriques : Communiqué N°2 de l'ambassade de la République de GUINEE à Bruxelles

2016/4/20

Aujourd'hui en Guinée
L'ambassade de la République de GUINEE à Bruxelles auprès des pays du Benelux et de l'Union européenne informe la communauté guinéenne que pour des raisons indepadentes de sa volonté, la mission technique Guinéenne chargée de l'enrôlement pour la délivrance des passeports biométriques ne sera pas à Bruxelles ce vendredi 22 avril 2016 comme initialement annoncé.
Toutefois, l'ambassade demande aux compatriotes guinéens de rester à l'écoute, une nouvelle date lui sera communiqué dès que possible après consultation avec la mission qui se trouve à Paris dans le même cadre.
L'ambassade de la République de GUINEE sait compter sur la bonne compréhension de la communauté guinéenne du Benelux.

Bruxelles, le 19 avril 2016
Monsieur Aliou Diallo, chargé d'affaires a.i
Ambassade de la République de GUINEE

 
Une envoyée spéciale des Nations Unies à Sékhoutouréya : Les événements du 28 septembre 2009 au centre de l’audience

2016/4/19

Aujourd'hui en Guinée Sékhoutouréya, 19 avril 2016 - Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a reçu en audience ce mardi, 19 avril 2016 au Palais Sékhoutouréya, Mme Djénab Hawa Bangoura, envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, en même temps la chargée des violences à caractères sexuelles, de droits et justice.

Elle était venue s’enquérir de l’évolution des travaux concernant les événements du 28 septembre 2009 au stade du même nom pendant le régime militaire du CNDD. Au cours de cette audience, le Président Alpha Condé a rassuré l’envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies de l’engagement du gouvernement pour que la justice soit faite sur ce dossier.

A l’issue des entretiens avec le chef de l’Etat, Mme Djénab Hawa Bangoura a déclaré: « Je suis venue d’abord pour féliciter le Président de la République pour tous les efforts qu’il fait pour faire avancer le dossier sur les événements du 28 septembre 2009. Cela avancé très bien. On est venu pour reconnaître cela. Et aussi pour connaitre les supports additionnels dont le gouvernement a besoin. C’est un soutien que nous allons mobiliser au niveau de la communauté internationale pour essayer d’avancer dans ce procès. Et de cette manière, à un certain moment, on va être capable de commencer avec le procès ».

De son côté, Me Cheick Sako, ministre d’Etat en charge de la Justice, a rassuré la délégation onusienne que la Guinée va assumer sa responsabilité dans le traitement de cette affaire : « C’est avec bonheur que j’ai accompagné Mme Bangoura pour voir M. le Président de la République. Mme Bangoura fait des visites cycliques dans notre pays, elle vient de la République sœur du Mali. L’objet de la visite, c’est de s’enquérir du procès qui est en attente. On a expliqué à Mme Bangoura que la procédure suit son cours. Je ne cesse de le répéter, notre pays la Guinée, va assumer sa responsabilité dans le traitement de cette affaire. Donc, on a rassuré Mme Bangoura qui est venue au nom des Nations Unies. On a eu une séance de travail hier sur ce qui a été fait et tout ce qui va être fait encore dans le cadre du règlement de cette affaire. J’en ai profité, pour réitérer la demande que le Président de la République avait faite déjà auprès du Secrétaire général des Nations Unies, concernant l’aide à la chaine pénale que nous avions sollicitée. Dans cette aide à la chaine pénale, il y a effectivement une partie qui va concerner l’organisation de ce procès ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
Guinée-Benelux: Vers le premier forum international des opérateurs économiques de Bruxelles

2016/4/18

Aujourd'hui en Guinée Dans le souci de fertiliser le climat des affaires, et d’apporter une bouffée d’oxygène à notre économie, sous l’égide du Ministère des Affaires Étrangères et des guinéens de l’étranger, Ambassade de Guinee auprès du Benelux , la CHambre de commerce Belgo Luxemburgeoise, ACP et AFRICA PLUS ASBL.

Organisent le premier Forum international des opérateurs économiques GUINEE-Benelux à Bruxelles du 13 au 14 Mai 2016.

Placée sous le thème : INVESTISSEMENT ET DÉVELOPPEMENT EN GUINEE,

Le premier forum international GUINÉE-BENELUX est une plateforme d’échanges entre opérateurs économiques, des rencontres 《 BE to BE..... ,BE to G...., G to G》 des perspectives d’investissements et des partenariats public-privé pour le développement de la Guinée.

Le premier forum international GUINÉE-BENELUX, réel incubateur de brassage entre la GUINÉE et le Benelux, les 13 et 14 Mai à Bruxelles.

Une vision commune celle du développement de la Guinée à travers des investissements concrets pour une santé économique stable.

Les Entreprises privées, PME, PMI et les sociétés de la place! !! cet espace est le vôtre.

La 1ere édition du forum International GUINÉE-BENELUX est une initiative de la structure africaplus ASBL sous l'appui technique et institutionnel du Ministère des Affaires Etrangères et des Guineens de l'Etranger, Ambassade de Guinée auprès du Benelux, la CHambre de Commerce Belgo Luxemburgeoise, la Chambre de Commerce et Industrie Guinéenne, le Ministère des Investissements et du Partenariat Public Privé, APIP , le Ministère des Mines et de la Géologie et le Ministère de Commerce .

Partenaires : Ministere des affaires étrangères et des guineens de l'étranger, Ministère de l’économie et des finances, Ministère d’état chargé des questions d’investissements public/prives, ministère des Mines et de la géologie, l’apip, la chambre du commerce et les patronats guinéens .

Pour tous renseignements contactez –nous au : 00224 655 37 97 57/00224664 49 21 88/0032 499 89 88 35/0032 466 19 88 06

Le forum International GUINÉE-BENELUX est une initiative de l'ambassade de Guinée auprès du Benelux et Africa Plus ASBL….

 
Assemblée générale du FMI et de la banque mondiale: La délégation guinéenne à Washington

2016/4/16

Aujourd'hui en Guinée Washington : Willard Intercontinental Hotel est l'un des plus grand hotel de Washington, situé à quelques encablures de la Maison Blanche fut ce vendredi 15 avril 2016 un centre convergent de business meeting entre la délégation Guinéenne conduite par la Ministre des Finances, et comprenant celle Cooperation internationale Mama Kany Diallo, celui du Budget et le Gouverneur Banque Central de la République de Guinée, Dr. Lonceny Nabé et les investisseurs , hommes d'affaires Americains.

Cette rencontre a été facilitée par un des valeureux fils de notre pays, notre compatriote Mr Didier D Fall , supporteur incontesté et incontestable des actions de progrès en marche du président Alpha Condé. Didier Fall est avec son Goupe du nom de Endeavor Energie et BCIU.

Bon séjour à la délégation Guinéenne aux assemblées annuelles du fonds monétaire international et de la banque mondiale.

A. Sakho

 

2016/4/14

Aujourd'hui en Guinée Cinq femmes ont fait leur entrée dans le gouvernement guinéen formé en janvier. Et, une fois n'est pas coutume, à des ministères clés. Portraits d'un quintet de choc : Malado Kaba, Kanny Diallo, Makalé Camara, Christine Sagno et Oumou Camara.

Malado Kaba, 44 ans, ministre de l’Économie et des Finances

Elle est la benjamine du gouvernement et dirige pourtant l’un des portefeuilles les plus stratégiques : celui de l’Économie et des Finances. Quadra au profil plus technocrate que politique, Malado Kaba est probablement celle qui incarne le mieux la nouvelle équipe gouvernementale nommée par Alpha Condé pour débuter son second mandat. Spécialiste de macroéconomie et des questions de développement, Malado Kaba était directrice pour la Guinée de l’Africa Governance Initiative (AGI), la fondation de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, depuis juin 2014.

Elle avait auparavant passé l’essentiel de sa carrière à la Commission européenne, pour laquelle elle a notamment travaillé en Jamaïque et en Afrique du Sud. « Ma nomination a été une surprise, confie-t-elle en souriant. Je vais désormais essayer d’introduire une culture du résultat et de la performance au ministère. » Chargée de relancer l’économie nationale après deux années d’épidémie d’Ebola, elle entend rapidement actionner les leviers qui permettront « de tirer tout le reste vers le haut », comme la mise en place de financements innovants ou le développement du secteur privé.


Kanny Diallo, 63 ans, ministre du Plan et de la Coopération internationale

Elle était sur le point de s’installer au Canada, à Ottawa, lorsqu’elle a été rappelée à Conakry, en mai 2015, par le président Alpha Condé pour devenir sa conseillère économique principale. Originaire de Labé, dans le centre de la Moyenne Guinée, cette femme d’expérience a visiblement convaincu son ex-mari, puisqu’il l’a nommée à la tête du ministère du Plan et de la Coopération internationale un peu plus de six mois plus tard, en janvier 2016.

Économiste de formation, spécialiste des questions de développement, Kanny Diallo a effectué la quasi-totalité de sa carrière au sein de la Banque africaine de développement (BAD), où elle a occupé différents postes pendant près de trente ans. « Mon objectif est de centraliser le processus de planification du développement au sein du ministère. Il faut mettre en place une structure plus rationnelle pour éviter l’éparpillement et le gaspillage des ressources », explique celle qui entend « mettre de l’ordre dans ce domaine » et devenir l’interlocutrice principale des partenaires étrangers de la Guinée.

Makalé Camara, 59 ans, ministre des Affaires étrangères

Elle est la seule à avoir déjà occupé un poste de ministre. C’était sous Lansana Conté, de 1994 à 1996, à la tête d’un portefeuille bien différent : celui de l’Agriculture, de l’Élevage et des Forêts. Vingt ans plus tard, Makalé Camara revient aux affaires en tant que chef de la diplomatie. Ancienne secrétaire générale du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires en Guinée (Refamp-G), au sein duquel elle s’est notamment investie dans les questions de paix et de sécurité, cette native de Mamou (dans le sud de la Moyenne Guinée) est entrée dans le corps diplomatique en 2002, d’abord au poste d’ambassadeur de Guinée au Sénégal (2002-2007), puis en France (2007-2011). En tant que ministre des Affaires étrangères, elle entend maintenir la politique panafricaniste de la Guinée. « Cela a toujours été dans l’habitude de notre pays de venir en aide à nos voisins. L’Afrique est un tout indivisible », confirme-t-elle, tout en soulignant que l’engagement du contingent guinéen au Mali ne sera pas remis en question, malgré les récentes pertes en vies humaines.

Christine Sagno, 59 ans, ministre de l’Environnement, des Eaux et des Forêts

Née à N’Zérékoré, en Guinée forestière (Sud-Est), Christine Sagno a fait toute sa carrière dans le domaine de la protection de l’environnement. Elle a d’abord travaillé dans une ferme agropastorale, à Kissidougou, et s’est ensuite consacrée à la protection des chimpanzés de Guinée, avant d’être nommée directrice nationale des Eaux et Forêts (2004-2011), puis inspectrice générale adjointe au ministère de l’Environnement, dont elle a pris la tête en janvier. Mais elle n’y passe pas pour autant le plus clair de son temps. « Je suis une femme de terrain. Au cours de ma carrière, j’ai arpenté toutes les forêts de Guinée, martèle Christine Sagno.

La défense de l’environnement ne se fait pas dans un bureau, il faut aller constater la réalité sur place. » En attendant la campagne de reboisement du territoire, qui débutera en juin, au début de l’hivernage, la ministre a déjà commencé à faire la tournée des unités industrielles du pays (notamment les sociétés minières, cimenteries, unités de transformation du bois) pour contrôler leur impact écologique, la conformité de leurs procédures et de leurs équipements avec les normes environnementales, mais aussi s’assurer qu’elles respectent bien les mesures de compensation, c’est-à-dire qu’elles s’acquittent des redevances et taxes dues à l’État et aux collectivités.

Oumou Camara, 56 ans, ministre des Travaux publics

C’est la « Madame Route » du gouvernement Youla. Ingénieure des ponts et chaussées, Oumou Camara a consacré toute sa carrière au développement du secteur routier en Guinée. Native de Siguiri, dans la région de Kankan (nord-est du pays), après plusieurs années en tant qu’enseignant-chercheur au département génie civil de l’université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry, cette universitaire réservée a été chargée des programmes d’infrastructures et des services de base au sein de la délégation de l’Union européenne (UE) en Guinée, de 2003 à 2014.

Elle a ensuite rejoint le ministère des Travaux publics, dont elle était la secrétaire générale avant d’en être nommée ministre début janvier. « Je connais parfaitement le secteur routier, dans lequel j’ai passé vingt-cinq ans. Je souhaite aujourd’hui mettre cette expérience au service de mon pays », explique-t-elle. La quasi-totalité des transports s’effectuant par la route, elle veut d’abord améliorer le réseau entre Conakry et les principales villes de province.

Benjamin Roger
J.A

 
Guinée : Cinq femmes de pouvoir

2016/4/14

Aujourd'hui en Guinée Cinq femmes ont fait leur entrée dans le gouvernement guinéen formé en janvier. Et, une fois n'est pas coutume, à des ministères clés. Portraits d'un quintet de choc : Malado Kaba, Kanny Diallo, Makalé Camara, Christine Sagno et Oumou Camara.

Malado Kaba, 44 ans, ministre de l’Économie et des Finances

Elle est la benjamine du gouvernement et dirige pourtant l’un des portefeuilles les plus stratégiques : celui de l’Économie et des Finances. Quadra au profil plus technocrate que politique, Malado Kaba est probablement celle qui incarne le mieux la nouvelle équipe gouvernementale nommée par Alpha Condé pour débuter son second mandat. Spécialiste de macroéconomie et des questions de développement, Malado Kaba était directrice pour la Guinée de l’Africa Governance Initiative (AGI), la fondation de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, depuis juin 2014.

Elle avait auparavant passé l’essentiel de sa carrière à la Commission européenne, pour laquelle elle a notamment travaillé en Jamaïque et en Afrique du Sud. « Ma nomination a été une surprise, confie-t-elle en souriant. Je vais désormais essayer d’introduire une culture du résultat et de la performance au ministère. » Chargée de relancer l’économie nationale après deux années d’épidémie d’Ebola, elle entend rapidement actionner les leviers qui permettront « de tirer tout le reste vers le haut », comme la mise en place de financements innovants ou le développement du secteur privé.


Kanny Diallo, 63 ans, ministre du Plan et de la Coopération internationale

Elle était sur le point de s’installer au Canada, à Ottawa, lorsqu’elle a été rappelée à Conakry, en mai 2015, par le président Alpha Condé pour devenir sa conseillère économique principale. Originaire de Labé, dans le centre de la Moyenne Guinée, cette femme d’expérience a visiblement convaincu son ex-mari, puisqu’il l’a nommée à la tête du ministère du Plan et de la Coopération internationale un peu plus de six mois plus tard, en janvier 2016.

Économiste de formation, spécialiste des questions de développement, Kanny Diallo a effectué la quasi-totalité de sa carrière au sein de la Banque africaine de développement (BAD), où elle a occupé différents postes pendant près de trente ans. « Mon objectif est de centraliser le processus de planification du développement au sein du ministère. Il faut mettre en place une structure plus rationnelle pour éviter l’éparpillement et le gaspillage des ressources », explique celle qui entend « mettre de l’ordre dans ce domaine » et devenir l’interlocutrice principale des partenaires étrangers de la Guinée.

Makalé Camara, 59 ans, ministre des Affaires étrangères

Elle est la seule à avoir déjà occupé un poste de ministre. C’était sous Lansana Conté, de 1994 à 1996, à la tête d’un portefeuille bien différent : celui de l’Agriculture, de l’Élevage et des Forêts. Vingt ans plus tard, Makalé Camara revient aux affaires en tant que chef de la diplomatie. Ancienne secrétaire générale du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires en Guinée (Refamp-G), au sein duquel elle s’est notamment investie dans les questions de paix et de sécurité, cette native de Mamou (dans le sud de la Moyenne Guinée) est entrée dans le corps diplomatique en 2002, d’abord au poste d’ambassadeur de Guinée au Sénégal (2002-2007), puis en France (2007-2011). En tant que ministre des Affaires étrangères, elle entend maintenir la politique panafricaniste de la Guinée. « Cela a toujours été dans l’habitude de notre pays de venir en aide à nos voisins. L’Afrique est un tout indivisible », confirme-t-elle, tout en soulignant que l’engagement du contingent guinéen au Mali ne sera pas remis en question, malgré les récentes pertes en vies humaines.

Christine Sagno, 59 ans, ministre de l’Environnement, des Eaux et des Forêts

Née à N’Zérékoré, en Guinée forestière (Sud-Est), Christine Sagno a fait toute sa carrière dans le domaine de la protection de l’environnement. Elle a d’abord travaillé dans une ferme agropastorale, à Kissidougou, et s’est ensuite consacrée à la protection des chimpanzés de Guinée, avant d’être nommée directrice nationale des Eaux et Forêts (2004-2011), puis inspectrice générale adjointe au ministère de l’Environnement, dont elle a pris la tête en janvier. Mais elle n’y passe pas pour autant le plus clair de son temps. « Je suis une femme de terrain. Au cours de ma carrière, j’ai arpenté toutes les forêts de Guinée, martèle Christine Sagno.

La défense de l’environnement ne se fait pas dans un bureau, il faut aller constater la réalité sur place. » En attendant la campagne de reboisement du territoire, qui débutera en juin, au début de l’hivernage, la ministre a déjà commencé à faire la tournée des unités industrielles du pays (notamment les sociétés minières, cimenteries, unités de transformation du bois) pour contrôler leur impact écologique, la conformité de leurs procédures et de leurs équipements avec les normes environnementales, mais aussi s’assurer qu’elles respectent bien les mesures de compensation, c’est-à-dire qu’elles s’acquittent des redevances et taxes dues à l’État et aux collectivités.

Oumou Camara, 56 ans, ministre des Travaux publics

C’est la « Madame Route » du gouvernement Youla. Ingénieure des ponts et chaussées, Oumou Camara a consacré toute sa carrière au développement du secteur routier en Guinée. Native de Siguiri, dans la région de Kankan (nord-est du pays), après plusieurs années en tant qu’enseignant-chercheur au département génie civil de l’université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry, cette universitaire réservée a été chargée des programmes d’infrastructures et des services de base au sein de la délégation de l’Union européenne (UE) en Guinée, de 2003 à 2014.

Elle a ensuite rejoint le ministère des Travaux publics, dont elle était la secrétaire générale avant d’en être nommée ministre début janvier. « Je connais parfaitement le secteur routier, dans lequel j’ai passé vingt-cinq ans. Je souhaite aujourd’hui mettre cette expérience au service de mon pays », explique-t-elle. La quasi-totalité des transports s’effectuant par la route, elle veut d’abord améliorer le réseau entre Conakry et les principales villes de province.

Benjamin Roger
J.A

 
Guinée : Pas le temps de reprendre haleine

2016/4/14

Aujourd'hui en Guinée Réélu au premier tour de la présidentielle en octobre 2015, Alpha Condé n'a connu depuis aucun répit. Après deux années de crise sanitaire, la situation économique et sociale est tendue. Comment va-t-il y répondre ?

«Un coup KO », mais pas d’état de grâce…Alpha Condé a été réélu dès le premier tour de la présidentielle, le 11 octobre 2015, avec 57,84 % des suffrages exprimés. Le fondateur du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) a donc gagné son pari d’envoyer au tapis son principal opposant,Cellou Dalein Diallo, de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFGG), qui a été crédité de 31,45 % des voix. Pourtant, après cette victoire, le chef de l’État n’a visiblement pas bénéficié de la fameuse « parenthèse enchantée » de cent jours. Le 15 février, la Guinée a été paralysée par une grève générale. La première depuis l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé, il y a plus de cinq ans.

Pourquoi un tel paradoxe ? D’abord parce que cette très large victoire d’« Alpha » ne convainc pas tout le monde. Certes, elle a été validée par la Cour constitutionnelle. Mais, outre l’opposition, qui parle de « hold-up électoral » (lire pp. 76-78), l’Union européenne (UE) s’interroge. Dans son rapport final rendu public le 6 février à Conakry, la mission d’observation électorale de l’UE relève, à propos des taux de participation et du pourcentage de bulletins nuls, « des disparités fortes pour certaines régions, dont celle de Kankan (taux de participation élevé et taux de bulletins nuls faible), pouvant y questionner sur les modalités du vote ». Deux lignes plus loin, le document souligne que la région de Kankan est « le fief » d’Alpha Condé.

Les difficultés qui attendent le président guinéen

Par ailleurs, la situation économique n’est pas bonne . Avec un taux d’à peine 1 % en 2014 et de 0 % en 2015, la croissance économique ne suit pas la croissance démographique (2,5 % par an) et les Guinéens s’appauvrissent. Certes, le premier quinquennat d’Alpha Condé a été marqué par des réussites. Grâce à l’inauguration, en septembre 2015, du grand barrage de Kaléta, les habitants de Conakry ont enfin pu s’éclairer à l’électricité, et cette bonne nouvelle explique sans doute, deux semaines plus tard, la percée électorale du président sortant dans la capitale guinéenne. « Les gens ont apprécié, c’est certain », reconnaît l’ex-candidat de l’opposition, Sidya Touré, aujourd’hui haut représentant du chef de l’État. Mais faute de relance économique, les caisses sont vides. Et, cette année, le budget de l’État recule de 5 % par rapport à celui de 2015.

À qui la faute ? « Au virus Ebola », affirment tous les dirigeants. « Nous avons vécu deux années d’épidémie, avec des effets négatifs parfois supérieurs à ceux qu’un pays en guerre aurait subis », n’hésite pas à déclarer le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara. « Les investissements se sont arrêtés, poursuit-il. Nous avons perdu plus de 1 000 milliards [de francs guinéens, soit environ 120 millions d’euros] de recettes. »

Autre cause de la crise actuelle : le ralentissement de l’économie chinoise

Du côté de l’opposition, on cherche au contraire à minimiser l’effet Ebola. Cellou Dalein Diallo critique la mauvaise gouvernance et, notamment, la multiplication des contrats de gré à gré, qu’il évalue à quelque 800 millions de dollars sur la période 2014-2015.

Ebola a évidemment fait beaucoup de mal. Quand le virus est apparu, de nombreux partenaires de la Guinée ont plié bagage. Le Sénégal, la Guinée-Bissau et la Côte d’Ivoire ont fermé leurs frontières avec le pays pendant de longs mois. Autre calamité nationale : la corruption. « L’unicité des caisses de l’État a porté un rude coup à ce fléau [de la corruption], mais il y avait des failles dans lesquelles se sont glissés les malfrats », reconnaît le président Alpha Condé lui-même. « Il y a encore des marchés de gré à gré. Et, aussi, un mauvais suivi de l’exécution des contrats après leur signature. Il est urgent de réformer la politique des marchés publics », confie Sidya Touré. Autre cause de la crise actuelle : le ralentissement de l’économie chinoise, qui provoque la chute des cours de la bauxite et du fer guinéens.

Un gouvernement de combat

Pour redresser l’économie, Alpha Condé a formé un gouvernement de combat. « Je ne me préoccupe pas de la politique pour le moment. La preuve, je n’ai pas choisi les membres du gouvernement au sein de mon parti. J’ai pris des gens qui peuvent nous faire faire des sauts qualitatifs pour la relance de notre économie », a-t-il déclaré en janvier, lors de la nomination de son équipe. Outre un Premier ministre jusqu’alors quasi inconnu du grand public, Mamady Youla, qui dirigeait depuis dix ans l’un des grands groupes miniers privés du pays, son ex-épouse, Kanny Diallo, qui a fait toute sa carrière au Fonds monétaire international, à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement, a intégré l’équipe de ses nouveaux ministres-experts. Aujourd’hui, la voilà ministre du Plan. Pourquoi ce choix ? Beaucoup plus par souci d’efficacité que pour des raisons sentimentales.

Pour l’instant, on ne peut pas baisser le prix du carburant, car la taxe sur le pétrole est l’une des seules recettes qui nous restent, a expliqué Sidya Touré

Évidemment, quand il affirme qu’il ne fait pas de politique « pour le moment », Alpha Condé en fait quand même. En « débauchant » Sidya Touré, l’ex-numéro deux de l’opposition, pour lequel il a créé le poste de haut représentant du chef de l’État, le président a réussi un joli coup. Non seulement « Sidya » apporte à la majorité présidentielle le renfort de l’Union des forces républicaines (UFR) et de ses dix députés, mais l’ancien Premier ministre de Lansana Conté, réputé bon gestionnaire, est aussi le nouveau joker d’« Alpha » sur le terrain social. « Pour l’instant, on ne peut pas baisser le prix du carburant, car la taxe sur le pétrole est l’une des seules recettes qui nous restent », a expliqué Sidya aux syndicalistes médusés, à la veille de la grève générale du 15 février.

Alpha II est-il différent -d’Alpha I ? « Il a évolué », répond Sidya Touré, son nouveau complice que d’aucuns voient déjà – un peu vite ? – comme son dauphin pour 2020. « Son côté gauchiste, il le garde. C’est sa culture. Il a toutefois compris que la politique ne règle pas tout et que les lois du marché s’imposent à tout le monde, continue l’ancien Premier ministre. Il a mûri, mais, vous savez, quand je voulais bousculer un peu le « vieux » général Lansana Conté, il me répliquait : « Moi je suis comme du bois mort. Si tu veux le redresser, tu vas tout casser ! » »

Alpha II sera-t-il plus souple qu’Alpha I ? Ce second mandat étant son dernier, beaucoup espèrent qu’il sera plus serein et plus à l’écoute.

ÇA GRONDE AU RPG

Depuis le début du second mandat d’Alpha Condé, un vent de contestation souffle dans les rangs du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel), le parti présidentiel. Le 9 janvier, plusieurs dizaines de militants ont barricadé le siège national du parti, à Conakry, pour protester contre la formation du gouvernement de Mamady Youla. Objet du courroux des « frondeurs » : la sous-représentation des cadres de leur formation dans la nouvelle équipe, avec, pour 33 portefeuilles, seulement 4 ministres considérés comme étant des membres du RPG originel. « Plusieurs membres du gouvernement ont été nommés grâce à leurs relations dans l’entourage présidentiel mais n’ont aucun lien avec le parti. Pis, certains étaient nos ennemis quand nous étions dans l’opposition. Ce n’est pas normal ! » tonne un ancien du RPG.

Comme lui, ils sont nombreux dans le parti majoritaire à avoir du mal à digérer de ne pas avoir été remerciés pour les longues années de lutte passées aux côtés d’Alpha Condé. Désormais, ils le considèrent comme un autocrate qui les a trahis au nom de ses intérêts personnels. « Il n’y a aucune démocratie au sein du RPG, personne n’a son mot à dire. C’est à se demander si Alpha Condé a envie que le RPG lui survive », critique une figure du parti, qui réclame une grande réforme interne et l’élection de nouvelles instances dirigeantes, « afin de redonner le pouvoir aux militants » et d’« en finir avec le système de cooptation au sein du comité central ».

Si le malaise est réel, son ampleur et sa durée sont difficiles à évaluer. En effet, aucun baron du RPG n’ose incarner cette contestation qui semble avant tout portée par les sections de jeunes du parti à Conakry. « Certains réclament des postes, mais ils n’ont pas les compétences. Être membre du parti ne saurait suffire pour exercer de hautes fonctions », explique Amadou Damaro Camara, président du groupe RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale. De leur côté, les proches d’Alpha Condé minimisent le phénomène, l’un d’entre eux évoquant une « petite crise de croissance d’un parti en évolution », et promettent qu’un débat sera bientôt ouvert sur son fonctionnement.

 

Christophe Boisbouvier ( J.A)

 
Guinée : Alpha Condé, le rusé, ou comment diviser pour mieux régner

2016/4/14

Aujourd'hui en Guinée En attirant dans son camp certains de ses adversaires et en graciant le vice-président de l'UFDG, le chef de l'État est parvenu à semer la zizanie au sein de l'opposition.

Diviser pour régner… La tactique théorisée par Machiavel fonctionne depuis des siècles sous toutes les latitudes. En Guinée, elle est appliquée avec un certain succès par Alpha Condé, qui, en quelques mois, est parvenu à juguler les élans d’une opposition jusqu’alors très énergique.

Souvent décrit comme un « animal politique », y compris par ses proches, le chef de l’État a procédé méthodiquement, étape par étape. Il a d’abord, avant ou après sa réélection, le 11 octobre 2015, attiré dans son camp certains de ses adversaires. Quelques semaines avant le scrutin, après des années à fustiger le régime d’Alpha Condé, l’Union des forces démocratiques (UFD), de Mamadou Baadiko Bah, annonçait qu’elle soutenait sa candidature. Pour le président sortant, cette alliance était surtout un moyen de gagner des électeurs peuls dans le Fouta-Djalon, région traditionnellement acquise à l’opposition.

Le ralliement de Sidya Touré

Une fois réélu, le président a réussi un second coup, dont la portée politique est encore plus significative : obtenir le ralliement de Sidya Touré, leader de l’Union des forces républicaines (UFR), deuxième force de l’opposition après l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), de Cellou Dalein Diallo. Au début de décembre 2015, celui qui déclarait six mois plus tôt qu’Alpha Condé « bafouait les lois » annonçait qu’il basculait dans le camp présidentiel. Nommé haut représentant du chef de l’État (un poste créé pour lui) le 2 janvier, Sidya Touré affirme qu’il a avant tout pris cette décision pour se mettre au service de son pays. « Nous n’avions pas de stratégie commune dans l’opposition. Cinq ans ont passé sans que l’on apporte quoi que ce soit. Je souhaitais être dans une logique plus positive et constructive », explique-t-il, soulignant qu’il a fini par trouver un terrain d’entente avec Alpha Condé à la suite de longues discussions qu’ils ont eues après la présidentielle.

Le temps est venu pour le président de dépasser les bagarres partisanes, assure l’un de ses proches collaborateurs

Pour le pensionnaire de Sékoutoureya, c’est un choix qui lui confère au passage une confortable majorité à l’Assemblée nationale, l’UFR disposant du troisième groupe parlementaire avec 10 sièges sur 114, derrière celui du parti présidentiel, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel, 53 députés), et celui de l’UFDG (37). À en croire l’entourage d’Alpha Condé, ce rapprochement s’inscrit dans sa volonté d’apaisement après les tensions politiques qui ont émaillé son premier quinquennat. « Le temps est venu pour le président de dépasser les bagarres partisanes, assure l’un de ses proches collaborateurs. Il souhaite rassembler tous les Guinéens pour faire avancer le pays. Nous n’allons pas fermer la porte à ceux qui veulent nous rejoindre. »

Ce serait dans cette même logique de pacification politique que le chef de l’État a décidé, le 24 décembre 2015, de gracier l’un de ses plus farouches adversaires : Bah Oury, désormais ex-vice-président de l’UFDG. Cet opposant avait fui le pays à la suite de l’enquête menée sur la tentative d’assassinat contre Alpha Condé (le 19 juillet 2011), avant d’être condamné par contumace à la perpétuité pour « atteinte à la sécurité de l’État ». Exilé en France depuis quatre ans, Bah Oury a été autorisé à rentrer à Conakry, où il est arrivé à la fin de janvier.

Des tensions au sein de l’UFDG

Son retour a immédiatement provoqué de vives tensions au sein de l’UFDG, dirigée par son meilleur ennemi, Cellou Dalein Diallo. Accusé de tenir des propos critiques et contraires à la ligne du parti, Bah Oury a été exclu et démis de son titre de vice-président, décision qu’il n’a jamais acceptée. Le 5 février, la rivalité entre ces deux ténors de l’opposition a fini par dégénérer lorsqu’un journaliste a été tué par balle devant le siège du parti. Depuis, les relations sont exécrables entre les deux hommes. Cellou Dalein Diallo accuse Bah Oury d’avoir pactisé avec Alpha Condé en échange de sa grâce pour faire imploser l’UFDG, tandis que l’ex-exilé reproche à son concurrent d’être autoritaire, fermé au dialogue et de refuser toute remise en question de son leadership à la tête du parti.

Qu’il s’agisse d’une manœuvre d’Alpha Condé pour annihiler l’opposition ou d’une bataille d’ego entre deux leaders aux ambitions antagonistes, le résultat est là : l’UFDG est aujourd’hui minée par des dissensions internes. Dans le camp présidentiel, certains boivent du petit-lait. « Nous n’allons quand même pas nous excuser de faire éclater le parti de nos adversaires », ironise un cadre du RPG.

Moussa Dadis Camara est toujours tenu à l’écart du jeu politique national

Au sein de cette opposition affaiblie, de nouveaux visages commencent à émerger, comme celui de Faya Millimono, président du Bloc libéral (BL), arrivé quatrième à la dernière présidentielle. De son côté, Moussa Dadis Camara est toujours tenu à l’écart du jeu politique national. Après avoir annoncé qu’il comptait se présenter à la magistrature suprême, l’ancien chef de la junte, qui jouit d’une popularité certaine dans son fief de Guinée forestière, a été empêché de rentrer à Conakry et reste exilé à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Face à des rivaux « neutralisés » ou trop occupés à régler leurs comptes, Alpha Condé a désormais le champ quasiment libre. En ce début de second mandat, ses principaux adversaires pourraient d’abord être les syndicats, qui ont lancé à la mi-février la première grève générale (bien suivie) depuis qu’il est arrivé au pouvoir, en décembre 2010.

Benjamin Roger ( J.A)

 
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