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02 Mai 2016 - 9h14


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Le BL souhaite bonne fête aux travailleurs de Guinée

2016/5/1

Aujourd'hui en Guinée A l’occasion de la célébration du 1er mai 2016, le Bloc Libéral vous salue, vous travailleurs guinéens : civils, militaires et paramilitaires. Le Bloc Libéral voudrait  vous exprimer solennellement sa compassion quant aux pénibles conditions dans lesquelles vous exercez noblement vos métiers. C’est donc dans un esprit de solidarité pour vous que  le parti dénonce le traitement déshumanisant que l’actuel  régime inflige aux  2400 enseignants contractuels qui travaillent pour l’Etat. Le parti déplore également les conditions miséreuses dans lesquelles des milliers d’autres enseignants contractuels dits communautaires végètent. Ces traitements sont d’autant plus condamnables quand on sait que l’essentiel des tâches d’enseignement, notamment au niveau du primaire et du secondaire, sont exécutées par ces éducateurs. En outre, ces maitres sont ceux-là  qui préparent les élèves pour les études universitaires et professionnelles. Ils sont donc les constructeurs de l’élément  cardinal nécessaire à tout développement socioéconomique d’un pays: Le capital humain. C’est pourquoi, à la célébration de l’anniversaire des travailleurs du monde, le Bloc Libéral ne saurait passer sous silence la prolétarisation des enseignants guinéens, depuis notamment 2010.

En effet, il est établi que les enseignants contractuels de l’Etat et ceux des communautés locales, avec respectivement 440.000GNF et 200.000GNF de salaire mensuel, vivent dans un dénuement déshonorant. Leurs revenus respectifs ne leur permettent pas de couvrir les frais d’alimentation, de logement,  et de santé de leurs familles. La pauvreté indescriptible dans laquelle ils vivent a  des impacts négatifs sur leurs performances professionnelles. Par ricochet, cette défaillance  met en cause la préparation de nos enfants  pour les études professionnelles et supérieures, qui sont les gages de l’amélioration de leurs avenirs. Conséquemment, la réduction des enseignants en simples prolétariats met en péril l’avenir de la Guinée. Ce qui contraste avec le fait que le monde vit l’économie du savoir depuis des décennies et notre pays évolue dans une économie qui se mondialise, irréversiblement.

Aussi, faut-il souligner que la souffrance des enseignants et, de manière générale, de celle des travailleurs guinéens est la résultante de la mal gouvernance, en général, et d’une mauvaise politique de distribution du revenu national en Guinée, en particulier. A côté de la multitude de travailleurs guinéens qui vacillent sous le poids de la  misère, il y a une poignée de membres du régime et leurs parentèles  qui opulent dans l’abondance. Ce sont là les signes de mauvaise exécution du contrat social « établi » entre Monsieur Alpha Condé et le peuple guinéen, en 2010, puis « renouvelé » en 2015.

En fait, la performance économique du régime va de mal en pis, malgré les promesses grandiloquentes formulées en 2010 quant à l’amélioration des conditions de vie des Guinéens. Le taux d’inflation monétaire est toujours élevé, la balance commerciale est largement négative. Malgré le grand potentiel agricole du pays, l’agriculture n’a contribué qu’à hauteur de 19,7% au Produit National Brut, en 2015 ; et la croissance industrielle a été de -2%, au cours de la même année (Voir CIA Facebook, 2016). C’est pourquoi, notre pays figure parmi les dix pays les plus pauvres du monde, sur la liste de la Banque Mondiale de 2015.

En conclusion, il faut retenir que le régime joue à l’illusionniste, depuis 2010. Selon un proverbe allemand, l’arc-en-ciel fait partie des trois choses fugitives ; et la branche de la physique qui étudie la lumière a  établi que l’arc-en-ciel n’est pas un corps palpable mais plutôt qu’une perception optique ; il apparait, de plus en plus clairement, que l’Alliance Arc-en-ciel n’est qu’une illusion politico-politicienne qui se livre à une série de mascarades de changements. C’est fort de ces vérités que le BL interpelle tous les travailleurs Guinéens à soutenir les enseignants dans la lutte qu’ils mènent pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, dans l’intérêt supérieur des Guinéens.

Le Bloc Libéral invite le peuple de Guinée, en général, et ses militants et sympathisants, en particulier, à rester mobilisés et unis pour l’avènement d’une Guinée libre, juste et prospère.

Fait à Conakry le 1er mai, 2016

Le Bloc Libéral

 

 
Crise au sein du RPG Arc-en-ciel : Certains responsables du Parti pointés du doigt par Alpha Condé

2016/5/1

Aujourd'hui en Guinée Le Président de la république de Guinée, Pr. Alpha Condé a profité de l'assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi 30 Avril 2016 pour se prononcer encore une fois sur la crise qui mine le parti au pouvoir tout en indexant les responsables qui tirent la ficelle. Lisez un extrait de son discours :

« Nous n’avons même pas commencé le deuxième mandat, certains ont commencé à crier 2020. Ceux qui sont à la base de cet acte, pensent qu’ils sont cachés. Je sais tout mais je ne suis pas pressé.

« Ils (ses détracteurs) viennent me dire qu’ils vont éteindre le feu alors que ce sont eux-mêmes qui attisent le feu. Ce sont eux-mêmes qui sont la base, ils sont tous connus, c’est loin des secrétaires généraux des sections et moins encore ceux des sous-sections. Mais, je déplore que les secrétaires généraux aient accepté d’être manipulés. Ils devraient leur dire de réagir eux-mêmes.

Ceux qui parlent de 2020, on verra où cette date va les trouver. Personne n’est bon Dieu. Pourquoi ils s’agitent. Ils se chuchotent dans les oreilles pour dire : « je crois que président a eu un malaise ».

Le parti a traversé beaucoup d’épreuves mais, il n’a jamais été affaibli ceux qui le pensent, ils se trompent. Beaucoup de choses se passent. Vous pensez que je ne connais pas…, je suis au courant de tout mais laissez-les. Ils n’ont pas pu quand nous étions dans l’opposition, ce n’est pas maintenant que nous sommes au pouvoir qu’ils pourront faire quelques chose.

Pendant 20 ans, rien n’a ébranlé le RPG. Ce n’est pas maintenant qu’on peut le faire. Avant, ce sont les autres qui nous combattaient mais, aujourd’hui, ce sont nos responsables mêmes qui nous combattent. Ils se cachent derrière des gens mais, tout finira par s’éclaircir »

 
Compte rendu du conseil des ministres du 28 avril 2016

2016/4/28

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 28 Avril 2016 - Sous la présidence de son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République, le conseil des ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 28 avril 2016 de 10h à 12h30, avec l'ordre du jour suivant :

1. Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;

2. Compte rendu des sessions ordinaires du conseil interministériel tenues les 12, 19 et 26 avril 2016 ;

3. Décisions ;

4. Divers.

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République a demandé au gouvernement de mettre en place un mécanisme de suivi régulier de l’exécution des grands projets de l’Etat. Il a annoncé qu’à cet effet, les performances des ministres seront évaluées tous les trimestres et que ces derniers sont chargés de procéder à la même évaluation de propres collaborateurs.

Monsieur le Président de la République a insisté sur sa volonté de voir adopter un plan cohérent de déploiement effectif des services publics et des fonctionnaires à l’intérieur du pays. Le Chef de l’Etat, qui a constaté que trop de localités se trouvent démunies en personnel de l’administration publique, a précisé que cette opération doit viser notamment les départements de la Santé, de l’Education, des Douanes et de la Sécurité.

Le Président de la République a réitéré ses directives concernant une meilleure collaboration entre les ministères dans la conduite des missions qui leur sont dévolues.

Le Chef de l’Etat a invité le gouvernement à prendre les dispositions utiles pour rétablir le respect de l’autorité de l’État à tous les niveaux.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier ministre a introduit le compte rendu des sessions ordinaires du conseil interministériel tenues les 12, 19 et 26 avril 2016.


Le Conseil a entendu successivement :

Pour la session du 12 avril 2016

TITRE DE L’EXAMEN DE TEXTE

Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a soumis un projet de loi portant érection de la sous-préfecture de Kassa en Commune Rurale.

Le Ministre a indiqué que Kassa et Tamara totalisent 6 516 habitants et a rappelé que cette requête des populations insulaires a été formulée lors des visites effectuées d’abord par le Chef de l’Etat à Kassa et du Premier Ministre.

Il a souligné que ce projet de loi est conforme à la constitution et au découpage territorial.

Pour la session du 19 avril 2016

AU TITRE DES EXAMENS DE TEXTES

Le Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique a soumis un projet de Loi portant protection, conservation et mise en valeur du patrimoine culturel et naturel de la République de Guinée.

Le Ministre a d’abord rappelé que la République de Guinée est l’un des derniers pays à ne pas avoir de loi en la matière, malgré les dispositions constitutionnelles de 2010.

Il a souligné que les textes juridiques qui font référence à la Protection du patrimoine culturel et naturel (codes de protection de l’environnement, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire) ne sont ni suffisants, ni contraignants.

Il a indiqué que le présent projet de loi, qui prend en compte toutes les composantes et préconise des mesures correctives à l’encontre des contrevenants, est spécifique à la protection, la conservation et la valorisation du patrimoine culturel et naturel.

Le Ministre a rappelé que ce projet de loi est aussi conforme aux conventions de 1972 et 2003 de l’UNESCO qui protègent le patrimoine mondial dont celui de notre pays qui dispose d’un potentiel riche et varié.

Le Ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté a soumis deux projets de textes : le projet de Loi portant promotion et protection des défenseurs des droits de l’homme et le projet de Loi portant institutionnalisation de la semaine de la citoyenneté en République de Guinée.

S’agissant du Projet de Loi portant promotion et protection des défenseurs des droits de l’homme :

Le Ministre a souligné l’amélioration du niveau de protection des droits de l’homme aujourd’hui en Guinée par rapport à la situation antérieure.

Il a indiqué que le projet de loi s’inspire des conventions internationales et de la Constitution guinéenne et qu’il permet de consacrer la volonté politique de protéger les droits de l’homme tout en franchissant une étape supplémentaire dans leur promotion.

Au terme des débats, le Conseil a demandé une consultation à l’INDH pour avis avant son examen en deuxième lecture.

En ce qui concerne le projet de Loi portant institutionnalisation de la semaine de la citoyenneté en République de Guinée,

Le Ministre a rappelé qu’une des obligations du citoyen est le respect de la loi et que le texte vise la promotion de la culture citoyenne.

Il a indiqué que la semaine proposée vise à lutter contre le réflexe communautaire et ethnique et offrira une opportunité de fédérer sur une même période toutes les initiatives visant à expliquer au citoyen ses droits et ses devoirs.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION

Le Ministre de la Santé a fait une communication relative à la situation des ressources humaines dans le secteur de la santé.

Le Ministre a fait l’état des lieux de son département et indiqué qu’il est confronté à un déséquilibre des effectifs entre Conakry, sa périphérie et l’intérieur du pays (56% du personnel de la santé se trouve à Conakry qui abrite 20% des populations guinéennes).

Il a souligné que ce phénomène s’est beaucoup plus accentué au cours de ces dernières années par la conjonction de plusieurs facteurs.

Pour remédier à cette situation, il a proposé, un plan d’action comportant trois types de mesures (mesures générales, mesures sectorielles et mesures immédiates).

Au terme des débats, le Conseil a recommandé la prise en compte des observations faites par les membres du Gouvernement en vue de soumettre la version amendée du plan d’action à une prochaine session du Conseil Interministériel.

Pour la session du 26 avril 2016

AU TITRE DE L’EXAMEN DE TEXTE

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail a fait une présentation du projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement du Conseil National de Dialogue Social (CNDS).

Le Ministre a rappelé que le processus d’adoption de ce décret est engagé depuis 2010 à travers de nombreux séminaires et rencontres organisés, notamment à Dakar et à Conakry entre le Gouvernement, les partenaires sociaux, la société civile, les coordinations régionales et les religieux.

Le Ministre a indiqué que le CNDS est un instrument d’apaisement des conflits et/ou des crises socio-politiques et économiques.
Il a rappelé que le Conseil National de Dialogue Social a été mis en place dans les différents pays francophones avec l’appui de l’OIT, le PNUD et le Fonds de consolidation de la paix (PBF).

Il a indiqué que le texte proposé est prévu dans le Code du travail comporte 4 chapitres et 21 articles.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION

Le Ministère des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a fait une présentation de l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir et éliminer la Pêche Illicite, Non déclarée et Non réglementée (Pêche INN).

Le Ministre a informé qu’une Commission interministérielle comprenant les Ministres en charge des Pêches, de la Ville, le Conseiller du Président en charge des questions de Pêche, le Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances et l’attaché de Cabinet de la Présidence a été mise en place pour l’examen approfondi du dossier.
Elle s’est réunie le lundi 18 avril 2016 en vue en vue de recommander l’adhésion ou non de notre pays à l’accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la Pêche INN.

La Commission n’ayant relevé que des observations de forme, a estimé que le projet présenté ne rentre pas en conflit avec un texte relatif aux finances publiques. Elle a par conséquent recommandé sa présentation au Conseil Interministériel pour adhésion.

A l’issue des débats sur les différentes questions soulevées, le Conseil a décidé ce qui suit :

1. Le projet de loi portant érection de la sous-préfecture de Kassa en Commune Rurale est adopté sous réserve d’amendements

2. Le projet de Loi portant protection, conservation et mise en valeur du patrimoine culturel et naturel de la République de Guinée est adopté sous réserve de sa mise en forme juridique avec le Secrétaire Général du Gouvernement

3. Le projet de Loi portant institutionnalisation de la semaine de citoyenneté en République de Guinée est adopté

4. Le projet de Décret portant création, organisation et fonctionnement du Conseil National de Dialogue Social (CNDS) est adopté

5. Le Conseil autorise l’adhésion de la Guinée à l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir et éliminer la Pêche Illicite, Non déclarée et Non réglementée (Pêche INN).

AU TITRE DES DIVERS

Le Ministre de l’Industrie et des PME a annoncé la fin des travaux de constructions de l’usine d’engrais à Dubréka.

Le Ministre de la Ville a informé le Conseil du lancement du projet de site directionnel de Koloma le 4 mai 2016.

Avant de lever la séance, le Président de la république a informé le Conseil des résultats de ses différents séjours à l’étranger et notamment de ses interventions pour normaliser les relations et la circulation interétatiques dans l’espace de l’OMVG.

Le Conseil des Ministres


 
Paris: Alpha Condé a échangé avec Hollande à l’Elysée

2016/4/27

Aujourd'hui en Guinée Le Président de la République française s’est entretenu hier mardi avec son homologue guinéen, M. Alpha CONDÉ. Ils ont évoqué la mise en application de l’Accord de Paris adopté lors de la COP21 et en particulier l’avancement de l’initiative africaine sur les énergies renouvelables.

Le chef de l’Etat a confirmé que la France investirait bien, à titre bilatéral, 2 milliards d’euros dans les énergies renouvelables en Afrique avant 2020, comme il s’y était engagé le 1er décembre dernier.

Ils ont également partagé leur analyse sur la situation sécuritaire au Sahel et en particulier réaffirmé leur soutien et leur engagement au sein de la mission des Nations Unies au Mali.

Avec (Elysée)

 
Le gouvernement guinéen condamne fermement les actes odieux et barbares infligés à une personne par des hommes en uniforme.

2016/4/25

Aujourd'hui en Guinée Une vidéo sans commentaires, publiée sur la page facebook d’un certain Moussa Tiegoro Kaba, probablement un béret rouge, en date du 21 avril 2016 et partagé 1622 fois sur les réseaux sociaux à ce jour, a choqué le monde entier.

Sur la vidéo, on voit un homme attaché. Les membres inférieurs et les membres supérieurs noués, laissant une petite paroi. Ses tortionnaires ont fait traverser une barre de fer à travers cette paroi. Ils soulèvent le malheureux et le font balancer. On l’entend pousser des cris de douleurs, demandant à ses « bourreaux » de le tuer au lieu de le torturer. « Vous avez cassé ma main… Au lieu de me torturer comme ça, il faut me tuer directement ».

Les hommes en uniforme tentaient de lui extorquer un aveu autour d’un vol de fusil. Ils parlaient Malinké, Soussou, quelquefois Poular et français. L’infortuné n’avait qu’un cache-sexe. La scène se déroule pendant la journée au beau milieu d’une rue. Dans le filmage, on voit la caméra se tourner vers une gîte. Sur les treillis de l’un des hommes l’on aperçoit clairement BAC (Brigade anti-criminalité).

Le Gouvernement Guinéen a immédiatement réagi et a fait publier un communiqué par sa Cellule de communication. Nous vous le livrons ci-dessous :

« Conakry, le 24 Avril 2016 - Suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle des sévices sont intentionnellement infligés à une personne par des hommes en uniforme, le Gouvernement condamne fermement ces actes odieux et barbares.

A cet effet, le Directeur Général de la Police Nationale a immédiatement instruit ses services afin qu’une enquête judiciaire impartiale soit ouverte et les responsabilités situées.

Le Gouvernement de la République de Guinée, garante des libertés et de l’Etat de droit, rappelle que si ces faits sont avérés, cela constituerait une violation grave des droits humains et les auteurs seront poursuivis et sanctionnés conformément à la Loi.

La Cellule de Communication du Gouvernement »

 
Massacre du 28 septembre : L'ONU fait le point de la situation

2016/4/23

Aujourd'hui en Guinée La représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies chargée des violences sexuelles, Zainab Hawa Bangoura, est actuellement en Guinée pour faire le point sur l'avancement de l'enquête sur le massacre de civils le 28 septembre 2009 dans un stade de Conakry. Selon le bureau de presse de la présidence, la représentante spéciale et sa délégation souhaitent avoir des informations fiables sur l'interpellation et l'inculpation des coupables présumés du meurtre de plus de 150 civils et de la disparition de milliers de personnes lors d'un meeting de l'opposition guinéenne réprimé par l'armée.

Après avoir rencontré les familles des victimes ainsi que des ONG et institutions nationales des droits de l'Homme, la délégation onusienne a été reçue en audience par le président guinéen Alpha Condé. Au terme de leur entretien, la chef de mission a déclaré qu'elle était venue féliciter le président de la République pour tous les efforts qu'il a déployés pour faire avancer l'enquête sur les événements du 28 septembre 2009.

Elle a ajouté que la communauté internationale apporterait son concours au pays pour essayer de faire avancer l'enquête et de parvenir ainsi à traduire en justice les coupables.

Le ministre guinéen de la Justice Cheick Sacko s'est réjoui de la visite de la représentante spéciale en Guinée pour s'enquérir de la préparation du procès.

"Notre pays va assumer sa responsabilité dans le traitement de cette affaire", a déclaré le ministre de la Justice, avant de réitérer la demande faite par le président guinéen auprès du secrétaire général des Nations Unies, qui avait sollicité une aide pour la procédure pénale, notamment pour l'organisation du procès.

A la mort de l'ancien président guinéen Lansana Conté en 2008, une junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara (actuellement en exil au Burkina Faso) s'est emparée du pouvoir. Les partis politiques de l'opposition ont organisé le 28 septembre 2009 un meeting pour exiger le départ des militaires au pouvoir. La répression violente de la manifestation a fait plus de 150 morts et des milliers de disparus, et de nombreuses femmes ont été violées, selon plusieurs ONG nationales et internationales des droits de l'Homme.

Avec Xinhua 

 
Délivrance des passeports biométriques : Communiqué N°2 de l'ambassade de la République de GUINEE à Bruxelles

2016/4/20

Aujourd'hui en Guinée
L'ambassade de la République de GUINEE à Bruxelles auprès des pays du Benelux et de l'Union européenne informe la communauté guinéenne que pour des raisons indepadentes de sa volonté, la mission technique Guinéenne chargée de l'enrôlement pour la délivrance des passeports biométriques ne sera pas à Bruxelles ce vendredi 22 avril 2016 comme initialement annoncé.
Toutefois, l'ambassade demande aux compatriotes guinéens de rester à l'écoute, une nouvelle date lui sera communiqué dès que possible après consultation avec la mission qui se trouve à Paris dans le même cadre.
L'ambassade de la République de GUINEE sait compter sur la bonne compréhension de la communauté guinéenne du Benelux.

Bruxelles, le 19 avril 2016
Monsieur Aliou Diallo, chargé d'affaires a.i
Ambassade de la République de GUINEE

 
Une envoyée spéciale des Nations Unies à Sékhoutouréya : Les événements du 28 septembre 2009 au centre de l’audience

2016/4/19

Aujourd'hui en Guinée Sékhoutouréya, 19 avril 2016 - Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a reçu en audience ce mardi, 19 avril 2016 au Palais Sékhoutouréya, Mme Djénab Hawa Bangoura, envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, en même temps la chargée des violences à caractères sexuelles, de droits et justice.

Elle était venue s’enquérir de l’évolution des travaux concernant les événements du 28 septembre 2009 au stade du même nom pendant le régime militaire du CNDD. Au cours de cette audience, le Président Alpha Condé a rassuré l’envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies de l’engagement du gouvernement pour que la justice soit faite sur ce dossier.

A l’issue des entretiens avec le chef de l’Etat, Mme Djénab Hawa Bangoura a déclaré: « Je suis venue d’abord pour féliciter le Président de la République pour tous les efforts qu’il fait pour faire avancer le dossier sur les événements du 28 septembre 2009. Cela avancé très bien. On est venu pour reconnaître cela. Et aussi pour connaitre les supports additionnels dont le gouvernement a besoin. C’est un soutien que nous allons mobiliser au niveau de la communauté internationale pour essayer d’avancer dans ce procès. Et de cette manière, à un certain moment, on va être capable de commencer avec le procès ».

De son côté, Me Cheick Sako, ministre d’Etat en charge de la Justice, a rassuré la délégation onusienne que la Guinée va assumer sa responsabilité dans le traitement de cette affaire : « C’est avec bonheur que j’ai accompagné Mme Bangoura pour voir M. le Président de la République. Mme Bangoura fait des visites cycliques dans notre pays, elle vient de la République sœur du Mali. L’objet de la visite, c’est de s’enquérir du procès qui est en attente. On a expliqué à Mme Bangoura que la procédure suit son cours. Je ne cesse de le répéter, notre pays la Guinée, va assumer sa responsabilité dans le traitement de cette affaire. Donc, on a rassuré Mme Bangoura qui est venue au nom des Nations Unies. On a eu une séance de travail hier sur ce qui a été fait et tout ce qui va être fait encore dans le cadre du règlement de cette affaire. J’en ai profité, pour réitérer la demande que le Président de la République avait faite déjà auprès du Secrétaire général des Nations Unies, concernant l’aide à la chaine pénale que nous avions sollicitée. Dans cette aide à la chaine pénale, il y a effectivement une partie qui va concerner l’organisation de ce procès ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
Guinée-Benelux: Vers le premier forum international des opérateurs économiques de Bruxelles

2016/4/18

Aujourd'hui en Guinée Dans le souci de fertiliser le climat des affaires, et d’apporter une bouffée d’oxygène à notre économie, sous l’égide du Ministère des Affaires Étrangères et des guinéens de l’étranger, Ambassade de Guinee auprès du Benelux , la CHambre de commerce Belgo Luxemburgeoise, ACP et AFRICA PLUS ASBL.

Organisent le premier Forum international des opérateurs économiques GUINEE-Benelux à Bruxelles du 13 au 14 Mai 2016.

Placée sous le thème : INVESTISSEMENT ET DÉVELOPPEMENT EN GUINEE,

Le premier forum international GUINÉE-BENELUX est une plateforme d’échanges entre opérateurs économiques, des rencontres 《 BE to BE..... ,BE to G...., G to G》 des perspectives d’investissements et des partenariats public-privé pour le développement de la Guinée.

Le premier forum international GUINÉE-BENELUX, réel incubateur de brassage entre la GUINÉE et le Benelux, les 13 et 14 Mai à Bruxelles.

Une vision commune celle du développement de la Guinée à travers des investissements concrets pour une santé économique stable.

Les Entreprises privées, PME, PMI et les sociétés de la place! !! cet espace est le vôtre.

La 1ere édition du forum International GUINÉE-BENELUX est une initiative de la structure africaplus ASBL sous l'appui technique et institutionnel du Ministère des Affaires Etrangères et des Guineens de l'Etranger, Ambassade de Guinée auprès du Benelux, la CHambre de Commerce Belgo Luxemburgeoise, la Chambre de Commerce et Industrie Guinéenne, le Ministère des Investissements et du Partenariat Public Privé, APIP , le Ministère des Mines et de la Géologie et le Ministère de Commerce .

Partenaires : Ministere des affaires étrangères et des guineens de l'étranger, Ministère de l’économie et des finances, Ministère d’état chargé des questions d’investissements public/prives, ministère des Mines et de la géologie, l’apip, la chambre du commerce et les patronats guinéens .

Pour tous renseignements contactez –nous au : 00224 655 37 97 57/00224664 49 21 88/0032 499 89 88 35/0032 466 19 88 06

Le forum International GUINÉE-BENELUX est une initiative de l'ambassade de Guinée auprès du Benelux et Africa Plus ASBL….

 
Assemblée générale du FMI et de la banque mondiale: La délégation guinéenne à Washington

2016/4/16

Aujourd'hui en Guinée Washington : Willard Intercontinental Hotel est l'un des plus grand hotel de Washington, situé à quelques encablures de la Maison Blanche fut ce vendredi 15 avril 2016 un centre convergent de business meeting entre la délégation Guinéenne conduite par la Ministre des Finances, et comprenant celle Cooperation internationale Mama Kany Diallo, celui du Budget et le Gouverneur Banque Central de la République de Guinée, Dr. Lonceny Nabé et les investisseurs , hommes d'affaires Americains.

Cette rencontre a été facilitée par un des valeureux fils de notre pays, notre compatriote Mr Didier D Fall , supporteur incontesté et incontestable des actions de progrès en marche du président Alpha Condé. Didier Fall est avec son Goupe du nom de Endeavor Energie et BCIU.

Bon séjour à la délégation Guinéenne aux assemblées annuelles du fonds monétaire international et de la banque mondiale.

A. Sakho

 

2016/4/14

Aujourd'hui en Guinée Cinq femmes ont fait leur entrée dans le gouvernement guinéen formé en janvier. Et, une fois n'est pas coutume, à des ministères clés. Portraits d'un quintet de choc : Malado Kaba, Kanny Diallo, Makalé Camara, Christine Sagno et Oumou Camara.

Malado Kaba, 44 ans, ministre de l’Économie et des Finances

Elle est la benjamine du gouvernement et dirige pourtant l’un des portefeuilles les plus stratégiques : celui de l’Économie et des Finances. Quadra au profil plus technocrate que politique, Malado Kaba est probablement celle qui incarne le mieux la nouvelle équipe gouvernementale nommée par Alpha Condé pour débuter son second mandat. Spécialiste de macroéconomie et des questions de développement, Malado Kaba était directrice pour la Guinée de l’Africa Governance Initiative (AGI), la fondation de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, depuis juin 2014.

Elle avait auparavant passé l’essentiel de sa carrière à la Commission européenne, pour laquelle elle a notamment travaillé en Jamaïque et en Afrique du Sud. « Ma nomination a été une surprise, confie-t-elle en souriant. Je vais désormais essayer d’introduire une culture du résultat et de la performance au ministère. » Chargée de relancer l’économie nationale après deux années d’épidémie d’Ebola, elle entend rapidement actionner les leviers qui permettront « de tirer tout le reste vers le haut », comme la mise en place de financements innovants ou le développement du secteur privé.


Kanny Diallo, 63 ans, ministre du Plan et de la Coopération internationale

Elle était sur le point de s’installer au Canada, à Ottawa, lorsqu’elle a été rappelée à Conakry, en mai 2015, par le président Alpha Condé pour devenir sa conseillère économique principale. Originaire de Labé, dans le centre de la Moyenne Guinée, cette femme d’expérience a visiblement convaincu son ex-mari, puisqu’il l’a nommée à la tête du ministère du Plan et de la Coopération internationale un peu plus de six mois plus tard, en janvier 2016.

Économiste de formation, spécialiste des questions de développement, Kanny Diallo a effectué la quasi-totalité de sa carrière au sein de la Banque africaine de développement (BAD), où elle a occupé différents postes pendant près de trente ans. « Mon objectif est de centraliser le processus de planification du développement au sein du ministère. Il faut mettre en place une structure plus rationnelle pour éviter l’éparpillement et le gaspillage des ressources », explique celle qui entend « mettre de l’ordre dans ce domaine » et devenir l’interlocutrice principale des partenaires étrangers de la Guinée.

Makalé Camara, 59 ans, ministre des Affaires étrangères

Elle est la seule à avoir déjà occupé un poste de ministre. C’était sous Lansana Conté, de 1994 à 1996, à la tête d’un portefeuille bien différent : celui de l’Agriculture, de l’Élevage et des Forêts. Vingt ans plus tard, Makalé Camara revient aux affaires en tant que chef de la diplomatie. Ancienne secrétaire générale du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires en Guinée (Refamp-G), au sein duquel elle s’est notamment investie dans les questions de paix et de sécurité, cette native de Mamou (dans le sud de la Moyenne Guinée) est entrée dans le corps diplomatique en 2002, d’abord au poste d’ambassadeur de Guinée au Sénégal (2002-2007), puis en France (2007-2011). En tant que ministre des Affaires étrangères, elle entend maintenir la politique panafricaniste de la Guinée. « Cela a toujours été dans l’habitude de notre pays de venir en aide à nos voisins. L’Afrique est un tout indivisible », confirme-t-elle, tout en soulignant que l’engagement du contingent guinéen au Mali ne sera pas remis en question, malgré les récentes pertes en vies humaines.

Christine Sagno, 59 ans, ministre de l’Environnement, des Eaux et des Forêts

Née à N’Zérékoré, en Guinée forestière (Sud-Est), Christine Sagno a fait toute sa carrière dans le domaine de la protection de l’environnement. Elle a d’abord travaillé dans une ferme agropastorale, à Kissidougou, et s’est ensuite consacrée à la protection des chimpanzés de Guinée, avant d’être nommée directrice nationale des Eaux et Forêts (2004-2011), puis inspectrice générale adjointe au ministère de l’Environnement, dont elle a pris la tête en janvier. Mais elle n’y passe pas pour autant le plus clair de son temps. « Je suis une femme de terrain. Au cours de ma carrière, j’ai arpenté toutes les forêts de Guinée, martèle Christine Sagno.

La défense de l’environnement ne se fait pas dans un bureau, il faut aller constater la réalité sur place. » En attendant la campagne de reboisement du territoire, qui débutera en juin, au début de l’hivernage, la ministre a déjà commencé à faire la tournée des unités industrielles du pays (notamment les sociétés minières, cimenteries, unités de transformation du bois) pour contrôler leur impact écologique, la conformité de leurs procédures et de leurs équipements avec les normes environnementales, mais aussi s’assurer qu’elles respectent bien les mesures de compensation, c’est-à-dire qu’elles s’acquittent des redevances et taxes dues à l’État et aux collectivités.

Oumou Camara, 56 ans, ministre des Travaux publics

C’est la « Madame Route » du gouvernement Youla. Ingénieure des ponts et chaussées, Oumou Camara a consacré toute sa carrière au développement du secteur routier en Guinée. Native de Siguiri, dans la région de Kankan (nord-est du pays), après plusieurs années en tant qu’enseignant-chercheur au département génie civil de l’université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry, cette universitaire réservée a été chargée des programmes d’infrastructures et des services de base au sein de la délégation de l’Union européenne (UE) en Guinée, de 2003 à 2014.

Elle a ensuite rejoint le ministère des Travaux publics, dont elle était la secrétaire générale avant d’en être nommée ministre début janvier. « Je connais parfaitement le secteur routier, dans lequel j’ai passé vingt-cinq ans. Je souhaite aujourd’hui mettre cette expérience au service de mon pays », explique-t-elle. La quasi-totalité des transports s’effectuant par la route, elle veut d’abord améliorer le réseau entre Conakry et les principales villes de province.

Benjamin Roger
J.A

 
Guinée : Cinq femmes de pouvoir

2016/4/14

Aujourd'hui en Guinée Cinq femmes ont fait leur entrée dans le gouvernement guinéen formé en janvier. Et, une fois n'est pas coutume, à des ministères clés. Portraits d'un quintet de choc : Malado Kaba, Kanny Diallo, Makalé Camara, Christine Sagno et Oumou Camara.

Malado Kaba, 44 ans, ministre de l’Économie et des Finances

Elle est la benjamine du gouvernement et dirige pourtant l’un des portefeuilles les plus stratégiques : celui de l’Économie et des Finances. Quadra au profil plus technocrate que politique, Malado Kaba est probablement celle qui incarne le mieux la nouvelle équipe gouvernementale nommée par Alpha Condé pour débuter son second mandat. Spécialiste de macroéconomie et des questions de développement, Malado Kaba était directrice pour la Guinée de l’Africa Governance Initiative (AGI), la fondation de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, depuis juin 2014.

Elle avait auparavant passé l’essentiel de sa carrière à la Commission européenne, pour laquelle elle a notamment travaillé en Jamaïque et en Afrique du Sud. « Ma nomination a été une surprise, confie-t-elle en souriant. Je vais désormais essayer d’introduire une culture du résultat et de la performance au ministère. » Chargée de relancer l’économie nationale après deux années d’épidémie d’Ebola, elle entend rapidement actionner les leviers qui permettront « de tirer tout le reste vers le haut », comme la mise en place de financements innovants ou le développement du secteur privé.


Kanny Diallo, 63 ans, ministre du Plan et de la Coopération internationale

Elle était sur le point de s’installer au Canada, à Ottawa, lorsqu’elle a été rappelée à Conakry, en mai 2015, par le président Alpha Condé pour devenir sa conseillère économique principale. Originaire de Labé, dans le centre de la Moyenne Guinée, cette femme d’expérience a visiblement convaincu son ex-mari, puisqu’il l’a nommée à la tête du ministère du Plan et de la Coopération internationale un peu plus de six mois plus tard, en janvier 2016.

Économiste de formation, spécialiste des questions de développement, Kanny Diallo a effectué la quasi-totalité de sa carrière au sein de la Banque africaine de développement (BAD), où elle a occupé différents postes pendant près de trente ans. « Mon objectif est de centraliser le processus de planification du développement au sein du ministère. Il faut mettre en place une structure plus rationnelle pour éviter l’éparpillement et le gaspillage des ressources », explique celle qui entend « mettre de l’ordre dans ce domaine » et devenir l’interlocutrice principale des partenaires étrangers de la Guinée.

Makalé Camara, 59 ans, ministre des Affaires étrangères

Elle est la seule à avoir déjà occupé un poste de ministre. C’était sous Lansana Conté, de 1994 à 1996, à la tête d’un portefeuille bien différent : celui de l’Agriculture, de l’Élevage et des Forêts. Vingt ans plus tard, Makalé Camara revient aux affaires en tant que chef de la diplomatie. Ancienne secrétaire générale du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires en Guinée (Refamp-G), au sein duquel elle s’est notamment investie dans les questions de paix et de sécurité, cette native de Mamou (dans le sud de la Moyenne Guinée) est entrée dans le corps diplomatique en 2002, d’abord au poste d’ambassadeur de Guinée au Sénégal (2002-2007), puis en France (2007-2011). En tant que ministre des Affaires étrangères, elle entend maintenir la politique panafricaniste de la Guinée. « Cela a toujours été dans l’habitude de notre pays de venir en aide à nos voisins. L’Afrique est un tout indivisible », confirme-t-elle, tout en soulignant que l’engagement du contingent guinéen au Mali ne sera pas remis en question, malgré les récentes pertes en vies humaines.

Christine Sagno, 59 ans, ministre de l’Environnement, des Eaux et des Forêts

Née à N’Zérékoré, en Guinée forestière (Sud-Est), Christine Sagno a fait toute sa carrière dans le domaine de la protection de l’environnement. Elle a d’abord travaillé dans une ferme agropastorale, à Kissidougou, et s’est ensuite consacrée à la protection des chimpanzés de Guinée, avant d’être nommée directrice nationale des Eaux et Forêts (2004-2011), puis inspectrice générale adjointe au ministère de l’Environnement, dont elle a pris la tête en janvier. Mais elle n’y passe pas pour autant le plus clair de son temps. « Je suis une femme de terrain. Au cours de ma carrière, j’ai arpenté toutes les forêts de Guinée, martèle Christine Sagno.

La défense de l’environnement ne se fait pas dans un bureau, il faut aller constater la réalité sur place. » En attendant la campagne de reboisement du territoire, qui débutera en juin, au début de l’hivernage, la ministre a déjà commencé à faire la tournée des unités industrielles du pays (notamment les sociétés minières, cimenteries, unités de transformation du bois) pour contrôler leur impact écologique, la conformité de leurs procédures et de leurs équipements avec les normes environnementales, mais aussi s’assurer qu’elles respectent bien les mesures de compensation, c’est-à-dire qu’elles s’acquittent des redevances et taxes dues à l’État et aux collectivités.

Oumou Camara, 56 ans, ministre des Travaux publics

C’est la « Madame Route » du gouvernement Youla. Ingénieure des ponts et chaussées, Oumou Camara a consacré toute sa carrière au développement du secteur routier en Guinée. Native de Siguiri, dans la région de Kankan (nord-est du pays), après plusieurs années en tant qu’enseignant-chercheur au département génie civil de l’université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry, cette universitaire réservée a été chargée des programmes d’infrastructures et des services de base au sein de la délégation de l’Union européenne (UE) en Guinée, de 2003 à 2014.

Elle a ensuite rejoint le ministère des Travaux publics, dont elle était la secrétaire générale avant d’en être nommée ministre début janvier. « Je connais parfaitement le secteur routier, dans lequel j’ai passé vingt-cinq ans. Je souhaite aujourd’hui mettre cette expérience au service de mon pays », explique-t-elle. La quasi-totalité des transports s’effectuant par la route, elle veut d’abord améliorer le réseau entre Conakry et les principales villes de province.

Benjamin Roger
J.A

 
Guinée : Pas le temps de reprendre haleine

2016/4/14

Aujourd'hui en Guinée Réélu au premier tour de la présidentielle en octobre 2015, Alpha Condé n'a connu depuis aucun répit. Après deux années de crise sanitaire, la situation économique et sociale est tendue. Comment va-t-il y répondre ?

«Un coup KO », mais pas d’état de grâce…Alpha Condé a été réélu dès le premier tour de la présidentielle, le 11 octobre 2015, avec 57,84 % des suffrages exprimés. Le fondateur du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) a donc gagné son pari d’envoyer au tapis son principal opposant,Cellou Dalein Diallo, de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFGG), qui a été crédité de 31,45 % des voix. Pourtant, après cette victoire, le chef de l’État n’a visiblement pas bénéficié de la fameuse « parenthèse enchantée » de cent jours. Le 15 février, la Guinée a été paralysée par une grève générale. La première depuis l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé, il y a plus de cinq ans.

Pourquoi un tel paradoxe ? D’abord parce que cette très large victoire d’« Alpha » ne convainc pas tout le monde. Certes, elle a été validée par la Cour constitutionnelle. Mais, outre l’opposition, qui parle de « hold-up électoral » (lire pp. 76-78), l’Union européenne (UE) s’interroge. Dans son rapport final rendu public le 6 février à Conakry, la mission d’observation électorale de l’UE relève, à propos des taux de participation et du pourcentage de bulletins nuls, « des disparités fortes pour certaines régions, dont celle de Kankan (taux de participation élevé et taux de bulletins nuls faible), pouvant y questionner sur les modalités du vote ». Deux lignes plus loin, le document souligne que la région de Kankan est « le fief » d’Alpha Condé.

Les difficultés qui attendent le président guinéen

Par ailleurs, la situation économique n’est pas bonne . Avec un taux d’à peine 1 % en 2014 et de 0 % en 2015, la croissance économique ne suit pas la croissance démographique (2,5 % par an) et les Guinéens s’appauvrissent. Certes, le premier quinquennat d’Alpha Condé a été marqué par des réussites. Grâce à l’inauguration, en septembre 2015, du grand barrage de Kaléta, les habitants de Conakry ont enfin pu s’éclairer à l’électricité, et cette bonne nouvelle explique sans doute, deux semaines plus tard, la percée électorale du président sortant dans la capitale guinéenne. « Les gens ont apprécié, c’est certain », reconnaît l’ex-candidat de l’opposition, Sidya Touré, aujourd’hui haut représentant du chef de l’État. Mais faute de relance économique, les caisses sont vides. Et, cette année, le budget de l’État recule de 5 % par rapport à celui de 2015.

À qui la faute ? « Au virus Ebola », affirment tous les dirigeants. « Nous avons vécu deux années d’épidémie, avec des effets négatifs parfois supérieurs à ceux qu’un pays en guerre aurait subis », n’hésite pas à déclarer le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara. « Les investissements se sont arrêtés, poursuit-il. Nous avons perdu plus de 1 000 milliards [de francs guinéens, soit environ 120 millions d’euros] de recettes. »

Autre cause de la crise actuelle : le ralentissement de l’économie chinoise

Du côté de l’opposition, on cherche au contraire à minimiser l’effet Ebola. Cellou Dalein Diallo critique la mauvaise gouvernance et, notamment, la multiplication des contrats de gré à gré, qu’il évalue à quelque 800 millions de dollars sur la période 2014-2015.

Ebola a évidemment fait beaucoup de mal. Quand le virus est apparu, de nombreux partenaires de la Guinée ont plié bagage. Le Sénégal, la Guinée-Bissau et la Côte d’Ivoire ont fermé leurs frontières avec le pays pendant de longs mois. Autre calamité nationale : la corruption. « L’unicité des caisses de l’État a porté un rude coup à ce fléau [de la corruption], mais il y avait des failles dans lesquelles se sont glissés les malfrats », reconnaît le président Alpha Condé lui-même. « Il y a encore des marchés de gré à gré. Et, aussi, un mauvais suivi de l’exécution des contrats après leur signature. Il est urgent de réformer la politique des marchés publics », confie Sidya Touré. Autre cause de la crise actuelle : le ralentissement de l’économie chinoise, qui provoque la chute des cours de la bauxite et du fer guinéens.

Un gouvernement de combat

Pour redresser l’économie, Alpha Condé a formé un gouvernement de combat. « Je ne me préoccupe pas de la politique pour le moment. La preuve, je n’ai pas choisi les membres du gouvernement au sein de mon parti. J’ai pris des gens qui peuvent nous faire faire des sauts qualitatifs pour la relance de notre économie », a-t-il déclaré en janvier, lors de la nomination de son équipe. Outre un Premier ministre jusqu’alors quasi inconnu du grand public, Mamady Youla, qui dirigeait depuis dix ans l’un des grands groupes miniers privés du pays, son ex-épouse, Kanny Diallo, qui a fait toute sa carrière au Fonds monétaire international, à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement, a intégré l’équipe de ses nouveaux ministres-experts. Aujourd’hui, la voilà ministre du Plan. Pourquoi ce choix ? Beaucoup plus par souci d’efficacité que pour des raisons sentimentales.

Pour l’instant, on ne peut pas baisser le prix du carburant, car la taxe sur le pétrole est l’une des seules recettes qui nous restent, a expliqué Sidya Touré

Évidemment, quand il affirme qu’il ne fait pas de politique « pour le moment », Alpha Condé en fait quand même. En « débauchant » Sidya Touré, l’ex-numéro deux de l’opposition, pour lequel il a créé le poste de haut représentant du chef de l’État, le président a réussi un joli coup. Non seulement « Sidya » apporte à la majorité présidentielle le renfort de l’Union des forces républicaines (UFR) et de ses dix députés, mais l’ancien Premier ministre de Lansana Conté, réputé bon gestionnaire, est aussi le nouveau joker d’« Alpha » sur le terrain social. « Pour l’instant, on ne peut pas baisser le prix du carburant, car la taxe sur le pétrole est l’une des seules recettes qui nous restent », a expliqué Sidya aux syndicalistes médusés, à la veille de la grève générale du 15 février.

Alpha II est-il différent -d’Alpha I ? « Il a évolué », répond Sidya Touré, son nouveau complice que d’aucuns voient déjà – un peu vite ? – comme son dauphin pour 2020. « Son côté gauchiste, il le garde. C’est sa culture. Il a toutefois compris que la politique ne règle pas tout et que les lois du marché s’imposent à tout le monde, continue l’ancien Premier ministre. Il a mûri, mais, vous savez, quand je voulais bousculer un peu le « vieux » général Lansana Conté, il me répliquait : « Moi je suis comme du bois mort. Si tu veux le redresser, tu vas tout casser ! » »

Alpha II sera-t-il plus souple qu’Alpha I ? Ce second mandat étant son dernier, beaucoup espèrent qu’il sera plus serein et plus à l’écoute.

ÇA GRONDE AU RPG

Depuis le début du second mandat d’Alpha Condé, un vent de contestation souffle dans les rangs du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel), le parti présidentiel. Le 9 janvier, plusieurs dizaines de militants ont barricadé le siège national du parti, à Conakry, pour protester contre la formation du gouvernement de Mamady Youla. Objet du courroux des « frondeurs » : la sous-représentation des cadres de leur formation dans la nouvelle équipe, avec, pour 33 portefeuilles, seulement 4 ministres considérés comme étant des membres du RPG originel. « Plusieurs membres du gouvernement ont été nommés grâce à leurs relations dans l’entourage présidentiel mais n’ont aucun lien avec le parti. Pis, certains étaient nos ennemis quand nous étions dans l’opposition. Ce n’est pas normal ! » tonne un ancien du RPG.

Comme lui, ils sont nombreux dans le parti majoritaire à avoir du mal à digérer de ne pas avoir été remerciés pour les longues années de lutte passées aux côtés d’Alpha Condé. Désormais, ils le considèrent comme un autocrate qui les a trahis au nom de ses intérêts personnels. « Il n’y a aucune démocratie au sein du RPG, personne n’a son mot à dire. C’est à se demander si Alpha Condé a envie que le RPG lui survive », critique une figure du parti, qui réclame une grande réforme interne et l’élection de nouvelles instances dirigeantes, « afin de redonner le pouvoir aux militants » et d’« en finir avec le système de cooptation au sein du comité central ».

Si le malaise est réel, son ampleur et sa durée sont difficiles à évaluer. En effet, aucun baron du RPG n’ose incarner cette contestation qui semble avant tout portée par les sections de jeunes du parti à Conakry. « Certains réclament des postes, mais ils n’ont pas les compétences. Être membre du parti ne saurait suffire pour exercer de hautes fonctions », explique Amadou Damaro Camara, président du groupe RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale. De leur côté, les proches d’Alpha Condé minimisent le phénomène, l’un d’entre eux évoquant une « petite crise de croissance d’un parti en évolution », et promettent qu’un débat sera bientôt ouvert sur son fonctionnement.

 

Christophe Boisbouvier ( J.A)

 
Guinée : Alpha Condé, le rusé, ou comment diviser pour mieux régner

2016/4/14

Aujourd'hui en Guinée En attirant dans son camp certains de ses adversaires et en graciant le vice-président de l'UFDG, le chef de l'État est parvenu à semer la zizanie au sein de l'opposition.

Diviser pour régner… La tactique théorisée par Machiavel fonctionne depuis des siècles sous toutes les latitudes. En Guinée, elle est appliquée avec un certain succès par Alpha Condé, qui, en quelques mois, est parvenu à juguler les élans d’une opposition jusqu’alors très énergique.

Souvent décrit comme un « animal politique », y compris par ses proches, le chef de l’État a procédé méthodiquement, étape par étape. Il a d’abord, avant ou après sa réélection, le 11 octobre 2015, attiré dans son camp certains de ses adversaires. Quelques semaines avant le scrutin, après des années à fustiger le régime d’Alpha Condé, l’Union des forces démocratiques (UFD), de Mamadou Baadiko Bah, annonçait qu’elle soutenait sa candidature. Pour le président sortant, cette alliance était surtout un moyen de gagner des électeurs peuls dans le Fouta-Djalon, région traditionnellement acquise à l’opposition.

Le ralliement de Sidya Touré

Une fois réélu, le président a réussi un second coup, dont la portée politique est encore plus significative : obtenir le ralliement de Sidya Touré, leader de l’Union des forces républicaines (UFR), deuxième force de l’opposition après l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), de Cellou Dalein Diallo. Au début de décembre 2015, celui qui déclarait six mois plus tôt qu’Alpha Condé « bafouait les lois » annonçait qu’il basculait dans le camp présidentiel. Nommé haut représentant du chef de l’État (un poste créé pour lui) le 2 janvier, Sidya Touré affirme qu’il a avant tout pris cette décision pour se mettre au service de son pays. « Nous n’avions pas de stratégie commune dans l’opposition. Cinq ans ont passé sans que l’on apporte quoi que ce soit. Je souhaitais être dans une logique plus positive et constructive », explique-t-il, soulignant qu’il a fini par trouver un terrain d’entente avec Alpha Condé à la suite de longues discussions qu’ils ont eues après la présidentielle.

Le temps est venu pour le président de dépasser les bagarres partisanes, assure l’un de ses proches collaborateurs

Pour le pensionnaire de Sékoutoureya, c’est un choix qui lui confère au passage une confortable majorité à l’Assemblée nationale, l’UFR disposant du troisième groupe parlementaire avec 10 sièges sur 114, derrière celui du parti présidentiel, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel, 53 députés), et celui de l’UFDG (37). À en croire l’entourage d’Alpha Condé, ce rapprochement s’inscrit dans sa volonté d’apaisement après les tensions politiques qui ont émaillé son premier quinquennat. « Le temps est venu pour le président de dépasser les bagarres partisanes, assure l’un de ses proches collaborateurs. Il souhaite rassembler tous les Guinéens pour faire avancer le pays. Nous n’allons pas fermer la porte à ceux qui veulent nous rejoindre. »

Ce serait dans cette même logique de pacification politique que le chef de l’État a décidé, le 24 décembre 2015, de gracier l’un de ses plus farouches adversaires : Bah Oury, désormais ex-vice-président de l’UFDG. Cet opposant avait fui le pays à la suite de l’enquête menée sur la tentative d’assassinat contre Alpha Condé (le 19 juillet 2011), avant d’être condamné par contumace à la perpétuité pour « atteinte à la sécurité de l’État ». Exilé en France depuis quatre ans, Bah Oury a été autorisé à rentrer à Conakry, où il est arrivé à la fin de janvier.

Des tensions au sein de l’UFDG

Son retour a immédiatement provoqué de vives tensions au sein de l’UFDG, dirigée par son meilleur ennemi, Cellou Dalein Diallo. Accusé de tenir des propos critiques et contraires à la ligne du parti, Bah Oury a été exclu et démis de son titre de vice-président, décision qu’il n’a jamais acceptée. Le 5 février, la rivalité entre ces deux ténors de l’opposition a fini par dégénérer lorsqu’un journaliste a été tué par balle devant le siège du parti. Depuis, les relations sont exécrables entre les deux hommes. Cellou Dalein Diallo accuse Bah Oury d’avoir pactisé avec Alpha Condé en échange de sa grâce pour faire imploser l’UFDG, tandis que l’ex-exilé reproche à son concurrent d’être autoritaire, fermé au dialogue et de refuser toute remise en question de son leadership à la tête du parti.

Qu’il s’agisse d’une manœuvre d’Alpha Condé pour annihiler l’opposition ou d’une bataille d’ego entre deux leaders aux ambitions antagonistes, le résultat est là : l’UFDG est aujourd’hui minée par des dissensions internes. Dans le camp présidentiel, certains boivent du petit-lait. « Nous n’allons quand même pas nous excuser de faire éclater le parti de nos adversaires », ironise un cadre du RPG.

Moussa Dadis Camara est toujours tenu à l’écart du jeu politique national

Au sein de cette opposition affaiblie, de nouveaux visages commencent à émerger, comme celui de Faya Millimono, président du Bloc libéral (BL), arrivé quatrième à la dernière présidentielle. De son côté, Moussa Dadis Camara est toujours tenu à l’écart du jeu politique national. Après avoir annoncé qu’il comptait se présenter à la magistrature suprême, l’ancien chef de la junte, qui jouit d’une popularité certaine dans son fief de Guinée forestière, a été empêché de rentrer à Conakry et reste exilé à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Face à des rivaux « neutralisés » ou trop occupés à régler leurs comptes, Alpha Condé a désormais le champ quasiment libre. En ce début de second mandat, ses principaux adversaires pourraient d’abord être les syndicats, qui ont lancé à la mi-février la première grève générale (bien suivie) depuis qu’il est arrivé au pouvoir, en décembre 2010.

Benjamin Roger ( J.A)

 
Guinée Justice:Justice militaire, droits des femmes, encadrement des manifestations...(communiqué FIDH)

2016/4/13

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 13 avril 2016 –  La FIDH, l’OGDH et leurs partenaires publient aujourd’hui une note portant sur les projets de nouveaux codes pénal, civil, de procédure pénale et de justice militaire qui sont actuellement en cours de finalisation. Vivement préoccupées par certaines dispositions envisagées, nos organisations appellent instamment le gouvernement à opérer des révisions, notamment celles relatives à la justice militaire, aux droits des femmes et à l’encadrement des manifestations, avant leur transmission prochaine à l’Assemblée Nationale.

L’évaluation de ces projets de codes par nos organisations révèle un bilan en demi-teinte. Alors que certains textes consacrent de grandes avancées en matières de libertés fondamentales et de respect des droits humains, d’autres marquent au contraire un recul, y compris parfois par rapport au droit existant.

« Les progrès enregistrés risquent d’être considérablement réduits dans leur portée, voire anéantis, si le gouvernement ne réagit pas à temps pour supprimer ou corriger certaines dispositions qui ne prennent pas en compte les conventions internationales et les engagements pris par le gouvernement guinéen », a déclaré Souhayr Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH.

Le Code de justice militaire, plutôt que de cantonner la compétence de ces juridictions aux infractions purement militaires commises par des militaires, l’étend également aux infractions de droit commun.  Dans certains cas, les civils pourront également être jugés par ces juridictions d’exception. Les dispositions qui consacrent une telle extension de compétence sont tout à fait contraires aux principes internationaux et aux recommandations des Nations unies et de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples, selon lesquelles les auteurs de graves violations des droits humains ne peuvent jamais être jugés par des tribunaux militaires.

« Le Code de justice militaire, s’il est voté en l’état, aurait pour conséquence de confier à des juridictions qui ne présentent pas de garanties d’indépendance et d’impartialité satisfaisantes la compétence pour juger les auteurs des crimes les plus graves et ce en violation des standards internationaux », a déclaré Me Frédéric Foromo Loua, président de MDT.

L’article 28 alinéa 2 du même projet de Code donne en effet également compétence à ces juridictions « pour connaître des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité,  des crimes de génocide et des crimes d’agression commis par des militaires, tels que prévus par le Code pénal ». Cette compétence est tout à fait contraire à l’esprit du Statut de Rome et d’autant plus grave que la Cour pénale internationale est actuellement saisie de la situation en Guinée.

« Les crimes du 28 septembre pourraient être qualifiés de crimes contre l’humanité. Si le Code de justice militaire n’est pas révisé, nous courons le risque que les auteurs de ces crimes soient jugés par un tribunal militaire. Les victimes ne l’accepteront pas. », a déclaré Me Clémence Bectarte, coordinatrice du Groupe d’Action Judiciaire de la FIDH.

Par ailleurs, la transposition des textes internationaux relatifs à la protection des droits des femmes, et notamment au Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, est insuffisante et parcellaire. Si des avancées importantes sont consacrées, certaines dispositions marquent au contraire un recul, faisant de la législation relative aux droits des femmes un ensemble de règles incohérentes et difficilement applicables.

« Les dispositions relatives aux droits des femmes sont totalement contradictoires. Par exemple, le Code civil améliore par certains aspects la place de la femme au sein de la famille mais il légalise la polygamie. Le Code pénal autorise le recours à l’interruption volontaire de grossesse dans certains cas, mais le subordonne à l’autorisation d’un collège de médecins spécialistes, impossible à obtenir en pratique. Par ailleurs, contrairement aux engagements pris lors de son dernier examen périodique universel, le Code pénal ne propose pas de criminaliser le viol conjugal. », a déclaré Mme Moussa Yéro BAH, présidente de Femmes, Développement et Droits Humains (F2DHG).

Enfin, les dispositions relatives à l’encadrement des manifestations pourraient, en raison de leur imprécision et de leurs incohérences, porter atteinte au droit de manifestation garanti par l’article 10 de la Constitution et être aisément utilisées à des fins de rétorsion politique.

« Le risque est grand que les dispositions du Code pénal puisse être utilisées à des fins politiques. Celui-ci doit être révisé de manière à garantir le droit de tous à manifester pacifiquement et être suffisamment précis pour que seuls les auteurs de violence contre les personnes ou les biens puissent être individuellement  poursuivis », a déclaré Abdoul Gadiry Diallo, président de l’OGDH.

Signataires :

FIDH
OGDH – Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et du citoyen
MDT – Les Mêmes Droits pour Tous

CODDH – Coordination des Organisations de Défense des Droits de l’Homme

LIGUIDHO –  Ligue Guinéenne des Droits de l’Homme

ASF – Avocats Sans Frontières (Guinée)

REFMAP- Réseau des femmes du fleuve Mano pour la paix

AFJG- Association des Femmes journalistes de Guinée

AMDH-Alliance des Médias pour les Droits de l’Homme

FECPA – Femmes, Citoyenneté et Paix en Guinée

F2DHG – Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée

REPSFECO – Réseau paix et sécurité pour les femmes de l’espace CEDEAO

 
MCSPH :13ème SESSION DU CONSEIL DE CABINET

2016/4/13

Aujourd'hui en Guinée
Lundi 11 avril 2016, 10 h 00, salle de réunion du Ministère de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique.Avant l'ouverture de la séance présidée par S.E.M Siaka Barry Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique, Monsieur Aboubacar Molata Camara Chef de Cabinet, a commencé par faire observer une minute de silence à la mémoire du regretté Alpha Oumar Bah dit AOB.

Siaka Barry satisfait du bon déroulement du carnaval marquant la cérémonie de lancement de la saison culturelle et sportive à l'occasion de la Journée Internationale du Sport au service de la Paix et du Développement s'est exprimé en ces termes:

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<< Tous les usagers dans le domaine des sports, les acteurs culturels toutes tendances confondues ceux que nous avons en charge de servir étaient heureux d'être à ce grand rendez-vous. >>

<< Après les remerciements, c'est d'envoyer encore une fois le message d'unité, mais unité dans la transparence. je vous exhorte à entretenir cette flamme, cette bonne collaboration. C'est toute la Guinée qui nous a vu à l’œuvre communiquer l'enthousiasme. Continuons dans ce sens. >>

Et au Ministre Siaka Barry d’ajouter, que la culture et le sport sont entrain de montrer une vitalité qui n'existe nulle part dans les autres secteurs.

Le 2ème niveau de remerciements est adressé aux notabilités, autorités et populations de Mamou, qui à l'occasion de l'inauguration, le samedi 9 avril 2016, du Complexe Sportif ''Basket - Volleyball'', ont organisées de grandioses manifestations culturelles et sportives, ouvertes par un carnaval à l'image de celui de Conakry, toute proportion gardée.

Jean Baptiste Williams

 
Guinée : Un troisième mandat pour le RPG Arc-en-ciel mais pas au profit d'Alpha Condé selon Saloum Cissé.

2016/4/11

Aujourd'hui en Guinée Dr. Saloum Cissé, premier vice président de l'assemblée nationale et secrétaire général du RPG ARC-EN-CIEL a profité du micro de nos confrères de Djigui FM pour se prononcer sur l'éventualité d'un troisième mandat en Guinée .

« Je veux d’un troisième mandat au compte du RPG-Arc-en-ciel, mais pas au profit du professeur Alpha Condé . Le professeur Alpha Condé est un légaliste. J’en suis sûr, qu’il incarnera la légalité » dixit Saloum Cissé.

Ainsi le débat est lancé. Attendons de voir.

Ibra

 
Le Premier ministre d’Ethiopie arrive samedi à Conakry (officiel)

2016/4/9

Aujourd'hui en Guinée Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République sœur d’Ethiopie, Son Excellence Hailemariam Desalegn Boshe, Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Ethiopie, effectuera à compter du samedi 9 avril 2016, une visite de travail et d’amitié à Conakry.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu à 17 heures à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

• Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

• Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

• Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;

• Monsieur le Président de la Cour Suprême ;

• Monsieur le Président de la Cour des Comptes

• Madame la Présidente de la Haute Autorité de la Communication;

• Madame la Présidente du Conseil Economique et Social ;

• Monsieur le Médiateur de la République ;

• Monsieur le Grand Chancelier des Ordres Nationaux de Guinée ;

• Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;

• Monsieur le Président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains ;

• Monsieur le Haut représentant du Chef de l’Etat ;
• Monsieur le Chef de File de l’Opposition ;
• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

• Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers à la Présidence ;

• Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;
• Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale;

• Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine ;

• Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;

• Messieurs les Directeurs Généraux de la Police et de la Douane ;

• Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;

• Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 8 avril 2016

Le Directeur

Moussa Cissé

 
Guinée: En attendant le changement ( Tibou KAMARA)

2016/4/8

Aujourd'hui en Guinée La Guinée a une chance unique : indépendamment des époques et des événements, elle ne cessera jamais d'être une terre d'espérance et d'avenir, portée par l'élan de la liberté et du progrès, un pays animé d'un désir de dignité depuis le coup d'éclat d'une indépendance pleine de défis. La Guinée a un défaut constant : l'habitude de décevoir et d'être souvent responsable de ses malheurs. A quoi ressemble le pays à l'orée du second mandat du président Alpha Condé, après les débuts prometteurs ? Va-t-on revivre le  premier mandat marqué par une longue série noire d'une instabilité chronique et de l'apparition funeste d'Ebola ? Où en est le pays ? Une opposition qui n'a pas d'autre recours que les manifestations, n'a pas d'autre choix que de descendre dans la rue pour se faire entendre, montrer qu'elle est toujours là et compte encore, malgré les revers subis. Ça tombe bien : en face, un président qui ne semble s'épanouir que dans l'adversité et la confrontation permanente, comme si ce n'est que dans la difficulté qu'il retrouve ses meilleures facultés et des aptitudes insoupçonnables.

Entre le pouvoir confronté à la survie quotidienne et l'opposition depuis toujours engagée dans la résistance, une population qui a perdu ses repères et ne sait pas de quoi demain sera fait, à quel lendemain elle pourrait s'attendre. Pendant ce temps, la République peine à trouver ses marques, parce que les valeurs qu'elle incarne ne sont pas compatibles avec les habitudes acquises et les intérêts de circonstance. A défaut d'un dialogue franc et direct avec le pouvoir et d'une relation confiante aussi, le climat politique se dégrade au risque de fragiliser la démocratie naissante et de rompre un équilibre social, si dépendant des humeurs politiques dans le pays et de la guerre sans fin des ''égos''.

Tout se passe comme s'il y avait une brusque accélération de l'histoire et que chacun avait un rendez-vous avec l'avenir qu'il ne voudrait pas manque, même si pour cela il faut créer un désordre politique et défier toute éthique et morale. Conséquence : on a des opposants irréductibles qui ont consacré du temps et de l'énergie à pourfendre un pouvoir et qui en deviennent les '' défendeurs'' et nouveaux boucliers par l'opération du saint esprit. Des dignitaires déchus ou se sentant lésés disputent à l'opposition par la même opération de saint esprit, sa vocation naturelle : critiquer, dénoncer…Plus personne ne sait qui est de l'opposition, qui est de la majorité, puisque ce n'est pas une question de conviction ou d'idéologie,  mais c'est en fonction de l'intérêt du moment, autant conclure, que ''c'est à la tête du client''.

Le professeur Alpha Condé qui est le premier président qui a milité dans l'opposition des années durant avant d'accéder au pouvoir, s'est assez imprégné des servitudes de la lutte politique et ne peut ignorer la culture démocratique. Cependant et pour le moment, il n'a pas réussi la mutation nécessaire pour changer les mentalités et accélérer le processus démocratique. Comme par le passé, dans un contexte plus sensible encore de clivages ethniques et de communautarisme exacerbé, le pouvoir et l'opposition ne se considèrent pas comme des partenaires de la cause démocratique, mais comme ennemis mortels d'un enjeu de pouvoir. Et pourtant, la loi instituant le statut de chef de fil de l'opposition, un acquis démocratique, a suscité l'espoir d'une cohabitation pacifique et d'une meilleure compréhension entre le pouvoir et l'opposition liés par ce pacte républicain. Malheureusement, on en est resté à l'effet d'annonce parce que cette loi souffre comme le pays des contentieux interminables entre le pouvoir et ses opposants.

Une équipe de cadets et de  juniors pour une compétition-senior !

Pourquoi le pouvoir, chaque fois qu'il semble avoir un avantage se crée des complications inutiles qui crispent le pays et ravivent les risques d'instabilité politique et de conflits sociaux ? Le second mandat du professeur Alpha Condé avait bien commencé avec la volonté affichée d'apaiser le pays et de rassembler les Guinéens. Aujourd'hui, après les grandes promesses et l'immense espoir, le pays a recommencé à douter et les Guinéens se montrent préoccupés par un horizon de plus en plus incertain. Le gouvernement est isolé dans la majorité et contesté dans l'opinion. Il est dominé par de nouveaux venus sans ancrage politique et social ni assise populaire dans le pays. Le président Alpha Condé, s'il veut rétablir son autorité, reconstituer et renforcer sa majorité et se prévaloir d'une légitimité plus grande dans le pays, est obligé d'entendre les cris qui s'élèvent dans la Guinée profonde, d'écouter les récriminations de ses partisans frustrés et lésés par ses actes et ses choix. Il doit dissoudre le gouvernement et faire l'effort cette fois de consulter ses partenaires et alliés avant  de publier sa liste de ministres. Un gouvernement est le creuset de la diversité politique, sociale, culturelle…et ne peut rencontrer l'adhésion que si chacun s'y reconnaît un peu à travers le savant dosage dans les équilibres géo-politiques. Le RPG, le parti au pouvoir et pierre angulaire de la majorité présidentielle, pourrait avoir la moitié des ministres que le président pourrait nommer en accord avec la base et le sommet du parti. Quant aux partis alliés, ils pourraient proposer des noms pour les places que le président voudra leur accorder au lieu que celui-ci  ne procède comme maintenant à des cooptations des personnalités souvent les moins représentatives de leurs intérêts politiques. Enfin, comme partout, le chef de l'Etat, à sa discrétion, après avoir ''servi'' tout le monde peut faire une ouverture à l'opposition ou porter son choix sur qui il veut. 

Le professeur Alpha Condé , sait mieux que quiconque, même si certains de ses actes en font douter que la politique est une question de rapport de forces et d'équilibre dans les choix, que la démocratie est un régime d'ouverture et de partage et de cohabitation entre les forces qui comptent dans le pays et les personnes les plus représentatives de la société. On a jamais une majorité suffisante pour gouverner seul, ni une légitimité trop forte pour décider seul sans consulter personne et sans concertation préalable. L'histoire récente, à ce propos, est un avertissement pour chacun et une leçon pour tous.

Tibou KAMARA

 
Le mandat présidentiel en Afrique (Par Sékou Camara)

2016/4/8

Aujourd'hui en Guinée Depuis l’amorce de la démocratie en Afrique dans les années 90, un seul sujet défraie la chronique à savoir la modification(violation) de la constitution en (SES)leurs articles portant sur la durée du mandat présidentiel. (Exception faite du Togo), dans tous les pays africains, la constitution fixe la durée du mandat présidentiel à cinq (5) ans renouvelable une fois.

Pourtant nous constatons qu’à la fin du deuxième mandat, presque tous les présidents (avec la complicité du peuple) tentent de modifier la constitution afin de briguer un troisième mandat. Qu’est-ce qui se passe dans la tête des présidents africains ? Nostalgiques d’un pouvoir à vie comme l’ère d’après les indépendances ? Ou nostalgiques de l’Afrique des royaumes ? Autant de questions est celle que l’Afrique est mal partie de Renée Dumont ou celle-là que l’Afrique n’est pas prête de Sarkozy par exemple. Ces présidents ne les donnent t’ils pas raison ? Que je sache l’heure est grave et toute intelligentsia africaine est interpellée pour mettre un terme á cette violation qui, au lieu de faire avancer la démocratisation du continent,le plonge dans les guerres civiles sanglantes et pire dans l’éternel combat de lutte pour le développement.

Et c’est malheureux de constater que les acteurs (société civile, partis politiques d’opposition et syndicats) qui sont les tombeurs(de la chute) des régimes de parti unique dans beaucoup de pays,n’ont aucune expérience politique. La preuve,l’organe législatif de transition mise en place constituée majoritairement de ces acteurs vote une (la) constitution taillée sur mesure . Et l’éternel recommencement car chaque nouveau gouvernement met sur la touche le précédent et sans retenue aucune.

Je n’ai pas la prétention de vexer qui que ce soit, mais plutôt décrire certaines réalités africaines telle que je les perçois entant que citoyen afin de susciter le débat pour la recherche de solution idoine pour résoudre l’épineux problème du mandat présidentiel en Afrique.

Force est de reconnaître qu’après le départ du colon, l’africain au lieu de revenir au niveau réel de son évolution socio-économique la où le colonisateur l’avait  trouver, il a préféré enjamber les étapes du développement socio-historique  pour se trouver dans une République hypothétique qui de nos jours devient la « Rue publique ». C’est dire que le peuple africain ne s’est pas émancipé mais on (le colon) la émancipé.

Ainsi, les chefs d’Etats africains se font appeler Présidents mais ils agissent tous comme des Rois et les peuples qui sont des citoyens dans une République, se comportent comme des sujets. Comment voulez vous qu’un roi mette volontairement fin à son règne ou que les sujets le fassent ?

Mieux le mimétisme  de l’africain toujours prêt à imiter sans discernement veut aller au même rythme dans la démocratisation du continent comme l’occident démocratique il y à plusieurs siècles.

Savez vous que c’est seulement en 1948 que les femmes ont eu droit de vote dans la France démocratique depuis la Révolution française? Que le mandat du Chancelier (premier Ministre) dans un régime parlementaire est illimité en Allemagne ? Que la France est à son troisième quinquennat ? Que tous les Présidents qui tentent de modifier leur constitution en son article portant durée du mandat ne demandent qu’un troisième mandat de cinq (5) ans soit quinze ans avant de quitter le pouvoir ?

Ces interrogations nous interpellent à rechercher une solution médiane entre une présidence à vie et à un mandat de cinq (5) ans qui dans la pratique ne reflète plus la réalité tellement la tentation de modification de constitutions fait légion en Afrique sans que les cas d’échec ne servent de leçon.

Comme la constitution est la forme normalisée des règles de vivre ensemble dans une société, dès lors qu’elle cause plus de problèmes que de biens, elle mérite de s’adapter à la réalité. En regardant de près, on s’aperçoit que soit le mandat présidentiel de cinq (5) ans a été imposé à l’Afrique ou  elle l’a adoptée par mimétisme.

Penser que l’Afrique peut aller ou doit avancer au même rythme dans sa démocratisation que l’Europe est une erreur, une grosse erreur. Ne pas reconnaître que la démocratie telle que pratiquée ailleurs dans le monde doit lui permettre d’avancer plus rapidement dans son processus de démocratisation est une faute.

A observer les tentatives de modification de constitutions pour cause de mandat présidentiel, deux options s’offrent à nous :

soit un mandat de cinq (5) ans renouvelable deux (2) fois ;soit un mandat de sept (7) ans renouvelable une fois.

Ces deux propositions qui ont le mérite de s’égaler en durée et satisfaire ceux qui veulent un mandat illimité sans oublier que cela n’est plus possible et ceux qui sont pressés d’accéder au pouvoir sans aune certitude qu’ils feront mieux faire que leurs prédécesseurs. Au niveau actuel du développement socio-économique de l’Afrique une durée de 14 à 15 ans au pouvoir pour un Président ne semble pas être longue sachant que tout changement  dans une société passe celui des mentalités et 90% des contraintes dans le changement sont d’ordre humain.

Si dans un mandat de 5 ans pour un Président arrivé au pourvoir dans le cadre d’une alliance électorale, la première année est gérée par un Gouvernement de récompense et la dernière consacrée à la campagne pour la réélection du Président où il faut faire des yeux doux à la population pour la mobilisation de leurs voix. C’est dire que sur 5 ans, le Président n’a pratiquement que 3 ans pour la matérialisation de son projet de société, soit 6 ans sur une durée de règne de 10 ans.

Cette période est relativement courte pour un changement de mentalité dans beaucoup de pays africains dont les Etats ont connus une déconfiture suite aux guerres civiles ou à une amorce ratée de la démocratisation. Mieux, un mandat de 5 ans renouvelable 2 fois (soit 15 ans) ou 7 ans renouvelable une fois (soit 14 ans) correspond non seulement à l’intention de la plupart des Présidents en poste, mais aussi au niveau actuel du processus démocratique en Afrique. Cependant, cette modification de la constitution sur la durée du mandat présidentiel ne doit s’appliquer au Président en exercice.

C’est à ce prix que l’Afrique pourra éviter sinon limiter la modification des constitutions. Comment comprendre qu’après plusieurs siècles de démocratie en Europe, les présidents français François MITTERRAND a présider pendant 14 ans soit deux septennats,  Jacques CHIRAC 12 ans (un septennat et un quinquennat) et Angela MERCKEL 12 ans (trois mandats de 4ans) et par mimétisme l’Afrique qu’exige ou l’on l’exige 10 ans de pouvoir pour les Présidents d’un continent qui est à son début dans la démocratisation ?

Comment les institutions peuvent elles être fortes si les hommes qui les animent ne sont pas forts ? De Gaule ne disait-il pas « qu’on ne peut rien faire de grand sans les grands hommes, car ceux-ci le font pour l’avoir voulu ». L’Afrique doit d’abord former des grands hommes si elle veut que ses institutions soient fortes pour une démocratie garantie et la formation de l’homme prend du temps qu’elle doit se donner plutôt d’aller au même rythme que les vieilles démocraties.

Si l’Afrique ne prend pas garde, la démocratisation au lieu d’être un levier pour son développement risque d’être un frein par des manifestations intempestives de l’opposition qui ralentissent dangereusement les activités économiques si elles ne débouchent pas sur une guerre civile aux conséquences incalculables.

L’Afrique doit rechercher sa propre voie de développement qui s’adapte aux réalités tout en lorgnant ce qui se passe ailleurs. Ce travail revient aux intellectuelles et aux hommes politiques qui, comme des bons pères de famille doivent mettre l’intérêt de la nation au-dessus des leurs et se sacrifier pour les générations futures.

Sékou CAMARA, DG/OGC

Tél: + 224 622 94 05 07

E-mail : skoucamara60@yahoo.fr

 

 

 

 
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