Le défi de l'enseignement supérieur en Afrique
Bah Oury

Partenaires

Africatime

Africvisionguinée

Akhadan

Conakrylive

Ecoutez Sabari FM 97.3 en direct

Guinée7

L'Express Guinée

Le Diplomate

Les amazones

Mediaguinee

www.Guineematin.com

10 visiteurs connectés

05 Décembre 2016 - 4h30
 RECHERCHER 

La Gambie tourne la page Yahya Jammeh et demande des comptes

2016/12/4

Aujourd'hui en Guinée Mais où est donc passé Yahya Jammeh ? En Gambie, plus de nouvelles du président sortant, depuis qu’il a reconnu sa défaite avant-hier, vendredi 2 décembre. Après les manifestations de joie, on s’interroge alors que le nouveau président Adama Barrow a débuté ses consultations et que le pays prépare son avenir.

Depuis sa dernière allocution diffusée vendredi soir, mais enregistrée plus tôt dans la journée, dans laquelle il a reconnu sa défaite, Yahya Jammeh est silencieux, invisible même. Et son image est également en train d’être effacée. Si les billets de banque sont toujours à son effigie - on ne change pas la monnaie en claquant des doigts - les photos quasi-obligatoires dans les boutiques, les affiches géantes de l’ex-président à l’ego surdimensionné, ont été décrochées, enlevées.

Aladji, un jeune chauffeur de taxi, a lui-même arraché ces photos : « En Gambie, il y a quelques jours, il y avait des photos de l’ancien président Yahya Jammeh partout, car il avait fait de ce pays le sien. Mais tout a changé. Le peuple a pris le pouvoir. Et on a décidé d’enlever toutes ces images ici à Banjul, mais aussi dans tout le pays. »

Yahya Jammeh est-il encore à la présidence au cœur de Banjul ? C’est une possibilité et c'est ce qu’affirment des proches du président élu Adama Barrow. La présence massive de militaires dans la zone laisse supposer que c’est une possibilité. Autre option : l’ex-président pourrait également être dans son village natal, à Kanilai. Il y a fait construire un immense complexe ultra-sécurisé. S’il reste invisible, Yahya Jammeh est par contre dans toutes les discussions.

Quelle justice pour la Gambie post-Jammeh ?

RFI a rencontré il y a quelques minutes l'épouse d’Ousseynou Darbo, le leader de l’UDP, principal parti d’opposition qui est désormais au pouvoir. Celui-ci est en prison actuellement, et sa femme attend désormais sa libération. Elle demande aussi que Yahya Jammeh réponde de ses crimes :

« Je n’ai pas pleuré. Mais je ne pouvais pas imager que c’était le Yahya Jammeh que je connais : arrogant, boudeur, malpoli ! Donc, c’était juste un rêve pour moi. J’avais du mal à croire ce que je voyais à l’écran. Maintenant, c’est à Adama Barrow de décider. Mais à mon avis, Yahya Jammeh doit être reconnu responsable de ce qu’il a fait, notamment des crimes qu’il a commis. »

Durant vingt-deux ans, Yahya Jammeh a contrôlé le système judiciaire. Ousseynou Darbo a été condamné à trois ans de prison en juillet dernier. Hasard du calendrier, son procès en appel est prévu demain, lundi 5 décembre. Le verdict, le premier sous l’ère Adama Barrow, permettra de voir si la Gambie est réellement en train de retrouver sa démocratie.
RFI

 
 Ajouter un commentaire
Défaite de Yahya Jammeh : Réaction de Tibou KAMARA

2016/12/4

Aujourd'hui en Guinée «Pour tout le monde, l’élection présidentielle gambienne était gagnée d’avance et même si les résultats étaient en défaveur de Yahya Jammeh, il se serait maintenu au pouvoir. En Afrique, la conviction dont on se rend compte qu’elle peut être fausse parfois est acquise que pour gagner, il faut tricher, et lorsqu’on perd, il faut refuser et contester. Mais Yahya Jammeh n’a pas triché, ni défié son peuple pour le choix qu’il a fait. Il a organisé un scrutin transparent, alors que rien ne l’y obligeait, sans la moindre marge de fraude, sans se donner le pouvoir de manipuler les résultats comme il est de règle et de tradition. Par l’acte qu’il vient de poser, il rentre dans l’histoire d’une Afrique souvent déshonorée par le comportement irresponsable de ses élites et les abus fréquents contre ses différents peuples. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, Yahya Jammeh marque son époque politique et prend date pour l’avenir inconnu des hommes, qui demeure un mystère insondable.»

 
 Ajouter un commentaire
Session budgétaire : Dr Mohamed Diané devant les députéss

2016/12/3

Aujourd'hui en Guinée Devant les députés, ce vendredi 2 décembre, Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat, ministre de la Défense, a présenté comme la plus part de ses homologues ministres , la politique sectorielle du ministère de la Défense Nationale face aux députés réunis en session budgétaire au Palais du Peuple à Conakry . Ci-dessous  AEG vous propose l'intégralité de son discours.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Honorables Députés,

Il est utile de rappeler que le Ministère de la Défense Nationale a été créé par l’Ordonnance N0 023/PRG/ du 16 Décembre 1958 et modifiée par le Décret N° D/2014/091/PRG/SGG du 11 Avril 2014.

Selon les termes de ce Décret, le Ministère de la Défense Nationale a pour mission principale la mise en œuvre de la politique définie par le Gouvernement en matière de Défense nationale.

A cet titre, il est particulièrement chargé de :

• Veiller à la garantie de la défense et de l’intégrité du territoire national contre toute forme d’agression ;

• Défendre et sauvegarder les institutions de la République ;

• Veiller à la protection des personnes et de leurs biens ;

• Veiller à la défense des intérêts vitaux de la Nation ;

• Veiller à la surveillance et la défense des espaces aérien et maritime du territoire national ;

• Veiller à la bonne gestion du patrimoine de l’Armée.

Pour l’accomplissement de ses missions, le Ministère de la Défense Nationale dispose des structures suivantes :

• Une Direction de Cabinet ;

• Un Cabinet du Ministre ;

• Des Services d’appui ;

• Un Pôle Relations Internationales de Défense ;

• Des Services rattachés ;

• Des Organes Consultatifs ;

• Des Organismes de Commandement.

Monsieur le Président,

Dans le cadre de la poursuite de la réforme et le renforcement des efforts déployés pour améliorer les conditions de vie de nos populations et accélérer le progrès économique, les objectifs prioritaires suivants ont été assignés au Ministère de la Défense Nationale :

1- La rédaction des derniers textes législatifs et réglementaires pour renforcer le cadre juridique de la réforme ;

2- La professionnalisation et le renforcement de la capacité opérationnelle des forces de défense ;

3- La sécurisation du territoire national ;

4- L’amélioration de la qualité des dépenses militaires ;

5- L’application des accords et conventions militaires ratifiés par la Guinée dans le cadre bilatéral et multilatéral.

Ces objectifs ont été rappelés par Monsieur le Premier Ministre, chef du gouvernement dans sa lettre de mission N° 119/CAB/P du 11 mars 2016.
En effet, la réforme qui est la boussole de l’action du département de la défense devrait atteindre une vitesse de croisière à la suite de l’élaboration, l’adoption et la promulgation de la loi de programmation militaire (LPM) en décembre 2014. Cela devrait permettre la montée en puissance de l’armée redimensionnée, formée, équipée et capable de faire face aux défis sécuritaires imposés aujourd’hui au monde par le terrorisme international.

Malheureusement, il en est autrement, car les ressources qui devraient être allouées à la mise en œuvre de la LPM à partir de 2015 peinent à être mobilisées, par les faits conjugués de la crise financière internationale et de la déstabilisation de l’économie nationale due à la survenue imprévisible de la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Malgré toutes ces contraintes, la LPM avait connu un début d’exécution par l’allocation exceptionnelle de crédit à hauteur de cent six milliards quatre cent soixante-dix millions neuf cent soixante un mille quatre cent cinquante-deux francs guinéens (106 470 961 452 GNF) en 2015 sur la ligne investissement. Cette ligne qui n’était dotée que de trente milliards soixante-dix millions quatre cent quatre-vingt-dix-sept mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (30 070 497 999) GNF est passée à cent trente-six milliards cinq cent quarante un millions quatre cent cinquante-neuf mille quatre cent cinquante un (136 541 459 451) GNF, alors que la tranche de l’année de base 2015 de la LPM se chiffrait à huit cent cinquante-six milliards huit cent trente-quatre millions sept cent soixante mille (856 834 760 000) GNF.

Ainsi, mon département a lancé son programme d’activités conformément à la lettre de mission, nonobstant les difficultés liées à l’insuffisance des ressources.

Vous me permettrez, Monsieur le Président, de vous décliner l’exécution du budget exercice 2016 de mon département.

Le budget alloué au Ministère de la Défense Nationale en 2016 s’élève à 1 529 867 749 216 GNF contre un montant de 1 739 127 040 000 GNF en 2015, soit une diminution de 209 259 290 784 GNF représentant 13,68%.

Dans l’exécution du budget 2016, une consommation de 1 383 892 674 002 GNF a été enregistrée à la date du 30 Novembre 2016 soit 90% du montant des crédits alloués.

Dans le cadre des investissements, le ministère a pu achever la construction, la rénovation et l’équipement de certaines infrastructures telles que :

Ø deux (02) immeubles R+2 au camp Almamy Samory Touré ;

Ø cinq (05) bâtiments R+2 au camp Alpha Yaya ;

Ø le garage central du camp Alpha Yaya

Ø cinq (05) bâtiments pour le commandement au camp Alpha Yaya ;

Ø douze (12) bâtiments pour l’Etat-major de l’armée de mer à Sonfonia ;

Ø dix (10) bâtiments R+1 à l’école de la gendarmerie de Sonfonia ;

Ø vingt-cinq (25) bâtiments au camp Kwamé N’krumah du Km 36 ;

Ø le bloc administratif de Kindia ;

Ø le musée de l’armée à Kankan ;

Ø la gendarmerie départementale de Coyah ;

Ø les latrines du Centre d’Instruction de Kindia ;

Ø la clôture du camp Soundiata Keita de Kankan ;

Ø la réhabilitation de réseau d’adduction d’eau et d’électricité au camp Alpha Yaya, à l’Ecole Nationale de Gendarmerie de Sonfonia et à l’Etat-Major de l’Armée de Mer à Sonfonia ;

Ø l’équipement de cinq bâtiments du camp Alpha Yaya ;

Ø la salle de formation et le hangar à la direction générale des pensions militaires et anciens combattants ;

Ø les cuisines aux Ecoles militaires de Manéah ;

Ø deux (02) parcours d’obstacles à Samoreyah (Kindia) ;

Ø la brigade de gendarmerie de Tangaly (Tougué) ;

Ø le début d’exécution du contrat de réparation des patrouilleurs.

Honorables Députés, en dépit de cet effort fourni par mon département, force est de reconnaître que certains de nos besoins en matériels, en mobiliers, en engins de combat, en habillement et en infrastructures restent à satisfaire.

Au regard de ces défis énormes dont mon département a charge de relever, le projet de budget 2017 diminue drastiquement nos prévisions et compromet la mise en œuvre du plan d’action ainsi que la loi de programmation militaire dont la tranche 2017 est de huit cent dix-neuf milliards sept cent vingt millions trois cent quatre-vingt-dix mille (819 720 390 000) GNF.

En effet, sur une prévision annuelle du département de deux mille huit cent quatre-vingt-sept milliards sept cent quatre-vingt-six millions deux cent neuf mille six cent vingt-cinq (2 887 786 209 625) GNF, le ministère du budget a proposé la somme de mille cinq cent soixante-quinze milliards cent trois millions huit cent dix-neuf mille (1 575 103 819 000) GNF, dont vingt milliards (20 000 000 000) en investissement, soit une diminution de mille trois cent douze milliards six cent quatre-vingt-deux millions trois cent quatre dix mille six cent vingt-cinq (1 312 682 390 625) GNF correspondant à 45,45%.

Vous comprendrez aisément, Honorables Députés, les difficultés auxquelles le Ministère de la Défense Nationale est confrontée dans l’atteinte des objectifs majeurs assignés à lui.
En guise d’illustration, avec ce budget d’investissement 2017 d’un montant de vingt milliards (20 000 000 000) GNF, pouvons-nous :

Ø Réparer les patrouilleurs de l’armée de mer pour faire face à la piraterie maritime, afin de maintenir le ‘‘carton vert’’ remis au Président de la République?

Ø Equiper la gendarmerie pour faire face aux multiples défis sécuritaires à l’intérieur du territoire ?

Ø Equiper l’armée de terre pour mieux sécuriser les frontières face aux menaces djihadistes?
Ø Ressourcer les aéronefs de l’armée de l’air pour la surveillance et la défense de l’espace aérien?

Ø Rembourser l’avion CASA qui a fait crash au Libéria avec onze (11) de nos vaillants soldats?

Ø Nous engager dans les opérations intérieures et extérieures jusqu’à 2 000 hommes sur un préavis de 48h, sans limitation de durée?

Ø Construire des abris pour les militaires déployés le long des frontières ?

Ø Equiper le bataillon du génie militaire pour lui permettre de participer au développement socio-économique du pays tout en s’investissant dans l’assainissement de la ville de Conakry ?


Monsieur le Président,
Honorables Députés,

Le Ministère de la Défense Nationale a toujours été considéré comme un département dépensier. Nous l’admettons parce que c’est désormais dans la mentalité de certaines personnes.

Cependant, la sécurité des recettes douanières aux frontières, la protection des installations stratégiques et industrielles (sources de production économiques), la sécurité des zones minières, la lutte contre la piraterie maritime, la rentrée des devises à travers notre participation au maintien de la paix, la quiétude sociale et la stabilité qui sont les garants du développement économique, social et politique auxquels nous aspirons tous sont le fait des actions salvatrices des forces de défense et de sécurité, qui ne peuvent être toutes chiffrées.

Honorables Députés, la paix n’a pas de prix. Et vous conviendrez certainement avec moi que sans sécurité il n’y a pas de paix, et sans la paix, il n’y a pas de développement.

C’est pour toutes ces raisons que je sollicite votre soutien pour nous permettre de disposer des ressources nécessaires afin de pouvoir nous acquitter efficacement des missions qui nous sont dévolues.

Je vous remercie


 
 Ajouter un commentaire
Des cambrioleurs dans les locaux de la Mairie de Dixinn

2016/12/3

Aujourd'hui en Guinée Dixinn (Conakry)- Des locaux de la Mairie de la commune de Dixinn ont enregistré, dans la nuit du jeudi, 1er à vendredi, 02 décembre 2016, des cas de vol d’argent (numéraire) d’une somme estimée à vingt millions de francs guinéens (20.000.000 GNF) et des dégâts matériels importants, rapporte le correspondant communal de l’AGP.

Interrogé sur le sujet, le secrétaire général de la commune de Dixinn, Sékou Kanté explique : «Quand on est arrivé vendredi matin, 02 décembre, au bureau à la Mairie, on a constaté certains dégâts devant les bureaux, à l’occurrence la porte de mon bureau défoncée. Il y a aussi le bureau du financier qui a été saccagé. Egalement au Budget, la porte du bureau a été défoncée et deux armoires, qui contenaient une forte somme d’argent, à peu près 20.000.000 de francs guinéens, ont été cassées.Ce n’est pas la première fois que la Mairie de Dixinn enregistre les cas de vol, ça fait la troisième fois. Moi j’ai été victime d’un cas de vol dans mon bureau. C’est pourquoi on a mis des antivols à la fenêtre. La première fois ils ont pris un complet bazin et un ordinateur dans mon bureau, en 2011. Mais après, on avait arrêté un travailleur de la commune de Dixinn, qui était impliqué dans l’affaire, et on l’avait mis en prison. Par rapport au cas de la nuit du jeudi, 1er décembre 2016, dés que j’ai appris la chose, je suis allé directement informer le colonel de la Gendarmerie, qui a mis quelqu’un à ma disposition pour des fins d’enquête.»

Selon le chef de Service financier du Budget communal de la commune, Lamine Soumah, «en venant ce vendredi matin, 02 décembre 2016 au service, le secrétaire général m’a appelé pour me dire que les voleurs ont cassé la porte de mon bureau dans la nuit du jeudi. Heureusement ils ont cassé la serrure de la porte du bureau, mais ils n’ont pas pu entrer dans mon bureau.

Donc à l’intérieur du bureau, il n’y a pas eu de dégâts. Mais la porte est irrécupérable, il faut que ça soit complètement changer. Ce n’est pas la première fois que la Mairie de Dixinn enregistre les cas de vol. Une fois en 2015, s’était dans le bureau du secrétaire général de la commune. On a mis les antivols à la fenêtre de son bureau. Pour nous, s’était une garantie. Et cette fois ci, ils sont passé par la porte principale pour opérer».


AGP

 
 Ajouter un commentaire
Sept guinéens diplômés du centre ivoirien de la formation des cadres de la sécurité sociale.

2016/12/1

Aujourd'hui en Guinée Ce sont quatre promptions venues de la Côte d'ivoire, du centrafrique, de la Guinée, du congo, du Tchad et du Gabon pour une formation en cycles : parmi les cadres moyens il y a eu trois guinéens dont deux contrôleurs en prévention, deux contrôleurs d'exploitation . Au totral sept guinéens furent diplômés cette année de cette prestigieuse école spécialisée en formation des cadres de la sécurité sociale. Ils ont reçu, la semaine dernière leurs diplômes en présence du Directeur général de la caisse nationale de la sécurité sociale, Malick Sankhon qui a mis l'accent sur la formation de ses cadres.

Focus

 
 Ajouter un commentaire
Kobélé et le spectre du 22 Novembre 1970 (Partie I): La méthode de Kobélé : les hantises ethniques

2016/11/30

Aujourd'hui en Guinée Dans un article qui prétend donner une version quasi-scientifique et détachée des évènements du 22 Novembre 1970 dans le but proclamé d’une réconciliation nationale, Kobélé affirme que des conflits ethniques dans les rangs de l’opposition extérieure du temps du PDG seraient la raison de l’échec du débarquement et de la défection de Jean-Marie Doré. Apparemment Kobélé n’arrive pas à se défaire de ses hantises ethniques, qui sont une constante dans ses écrits. Il avait dit que les peuls sont le problème majeur en Guinée. En filigrane, à travers ses papiers et celui-ci ne fait exception, il veut entériner à tout prix la thèse des tensions ethniques comme une donnée factuelle et incontournable de l’histoire de la Guinée, ou une explication de la faillite du pays - au lieu qu’elles soient conséquences de l’incurie des régimes politiques qu’il défend.

Mû par ses hantises, Kobélé ignore ou ne fait aucun effort pour étudier un trait caractéristique des exilés guinéens du temps du PDG : leur unité dans la souffrance, leur sens de communauté vivant en terres étrangères et l’aspiration partagée de retour dans une Guinée libre du despotisme. Les faiblesses du leadership des organisations de la diaspora empêcheront la réalisation de ces rêves. Les fragmentations des organisations qui suivront seront moins le fait de tensions ethniques que de conflit de leaders, fortement encouragés du reste par des agents infiltrés par le PDG. Même après la campagne anti-peule du PDG de 1976, les communautés guinéennes de l’extérieur résisteront aux scissions ethniques. Les faits sont que les tensions ethniques en Guinée restent l’œuvre exclusive des gouvernements et jamais des forces d’opposition.

La méthode des historiens est en principe de prendre du recul, pour analyser avec des documents, les causalités multiples des conditions d’un pays. À défaut, et surtout s’ils se laissent guider par des obsessions personnelles, ils ne peuvent produire que de la propagande que Kobélé nous sert épisodiquement.


Sékou était au courant de l’attaque - Kobélé confirme

Kobélé confirme ce que beaucoup de Guinéens ont soutenu : Jean-Marie Doré fit partie de l’opération et qu’il s’en retira. Kobélé omet volontairement de mentionner que Jean-Marie Doré fut de ceux qui informèrent Sékou Touré de la préparation et des plans de déroulement de l’opération. Des sources variées ont confirmé ce fait. Entre autres, Madifing Diané qui était son contact à la présidence, et plus récemment, feu Prof. Ansoumane Doré avait décrit la trahison de l’opposition par leur collaborateur, Jean-Marie Doré, qui transmettait leurs dossiers au gouvernement.


Admettons qu’il soit de bonne guerre pour un gouvernement d’infiltrer les rangs de ses opposants. Ce qui rend la tragédie du 22 Novembre 1970 déroutante, c’est le fait que Sékou Touré ayant été informé de l’attaque, ne fit rien pour y parer. Par inadvertance, Kobélé confirme ce fait qui défie la logique et le bons sens. Il écrit : « par précaution ces avions avaient été déplacés. L‘équipe mixte, malgré toutes les fouilles, ne put trouver les MIG ». L’hagiographe de Sékou Touré, trouve normal - voire malin - la « précaution » de cacher des avions de combat alors qu’une attaque par mer était imminente.


Chez Kobélé, la pauvreté intellectuelle s’alimente de cynisme. Il se mire l’esprit à celui de son inspirateur, Sékou Touré qui décida de faire de l’attaque l’occasion de la mise à exécution du plan d’élimination d’adversaires politiques. Sékou croyait avoir donné des gages aux Portugais en déplaçant les prisonniers que détenaient le PAIGC à Mamou et à Kindia, au camp du PAIGC, d’accès facile de la mer. Mais il fut surpris par la combativité des Guinéens qui faisaient partie de l’expédition. Kobélé tait le fait que pour l’armée coloniale portugaise, la mission fut une réussite totale. Il omet de mentionner la panique de Sékou Touré qui – dès qu’il eut accès à la radio - lança des appels désespérés à l’ONU, pendant plusieurs jours, pour une intervention des casques bleus. Il ira jusqu’à rabrouer la commission d’enquêtes dépêchée par l’ONU, à son arrivée le 26 Novembre 1970 - en leur disant qu’il a demandé des militaires et non des enquêteurs (André Lewin). Amère ironie du sort, c’est Diallo Telli, le Secrétaire Général de l’OUA qui répondit à l’appel au secours. Il se rendit à Conakry avec un contingent d’officiers africains, sous le commandement d’un colonel égyptien.

Kobélé prouve être comblé par la grâce de l’aveuglement. Sur le débarquement du 22 Novembre, il évacue sans état d’âme des questions importantes auxquelles nul historien ne résisterait. Surtout quand il prêche un débat honnête et la réconciliation. Par exemple, Kobélé ne se pose pas la question de savoir pourquoi entre le débarquement et l’exécution d’environ une centaine de prétendus coupables, il n’y eut que 58 jours. Même un dossier de flagrant délit ne peut être instruit en ce temps record. Encore moins l’exécution des accusés. La justice expéditive avec la rapidité des arrestations dans tout le territoire guinéen, la production presque instantanée de preuves fabriquées, le caractère hétéroclite des personnes incriminées, la forte présence de hauts cadres dont la participation aurait balayé sans faute le régime chancelant de Sékou Touré, est en soi un signe crédible d’une vendetta préméditée par le PDG et son chef. En elle-même, cette vendetta constitue une forte présomption de complicité de Sékou Touré dans l’attaque contre son propre pays. Cette thèse qui a été souvent chuchotée du fait de son apparence illogique, devient de plus en plus crédible. Elle le sera davantage avec l’ouverture des dossiers des services secrets des pays impliqués.

Le fantôme d’Amilcar Cabral

Pour les historiens de l’avenir, de nombreuses autres questions restent à répondre sur l’attaque du 22 Novembre 1970. Parmi les plus importantes, il y a l’impréparation des leaders guinéens de l’opposition extérieure. Ils auront plutôt servi de couverture à l’armée coloniale portugaise, qu’ils n’aient bénéficié de son appui. Mais, la question du comportement cynique de Sékou est celle qui reviendra pendant des décennies sur le plateau des historiens. Si l’opération des Portugais fut une aubaine pour Sékou Touré pour liquider anciens compagnons ou adversaires tout comme des hommes à sa dévotion, dans un délire qui pose questions sur sa santé mentale, derrière la folie meurtrière des années 1970-71, il y a des ramifications troublantes. Parmi ces ramifications, il y a la complicité de Sékou dans l’assassinat de Cabral.

L’assassinat de Cabral est lié au transfert des prisonniers portugais à Conakry avant l’arrivée des Portugais. Étant au fait des conflits dans les rangs du PAIGC, Sékou Touré profita de l’absence de Cabral pour, avec l’aide d’éléments dissidents, procéder à la mise des prisonniers à la disposition de l’armée coloniale portugaise. Cabral ne fut pas consulté pour le transfert. À son retour en Guinée, il était ulcéré par le marchandage. Les prisonniers de guerre étaient une carte importante de négociation et de relations publiques du PAIGC. Il le fit savoir à Sékou Touré et commença à diversifier ses bases extérieures. Il pensa même reloger le quartier général du PAIGC au Sénégal où - contrairement à ce que laisseraient croire les affirmations de Kobélé - Senghor leur avait donné un soutien sans réserves. Le Sénégal subira d’ailleurs des attaques de l’armée coloniale portugaise à deux reprises sans - bien entendu - que cela ne résulte à des purges sanglantes.

Quand Sékou Touré eut vent des démarches de Cabral, il attisa les conflits entre les factions à l’intérieur du PAIGC. Déjà, il ne supportait pas l’indépendance d’esprit de Cabral. L’intellect et le rayonnement international du leader du PAIGC lui étaient intolérables. Sa paranoïa atteignit son comble avec la colère de Cabral sur son marchandage avec les forces coloniales portugaises qui mettaient à nu ses prétentions de révolutionnaire africain. Enfin, Sékou ayant démoralisé et démantelé l’armée guinéenne - notamment par la mise en place de la milice populaire inefficace et pléthorique composée de la lie de la société, il ne dut sa survie lors de l’attaque qu’à la résistance des troupes du PAIGC. Plus que jamais conscient de sa vulnérabilité, Sékou fit ce qu’il fait quand il se sent menacé. Il encouragea l’assassinat du leader en jouant sur des dissensions qu’il avait encouragées. Sékou Touré n’était pas seul dans ce jeu. Il était de notoriété publique que des dignitaires du PDG étaient impliqués dans des trafics d’armes et de biens de première nécessité avec des combattants véreux du PAIGC qui jouissaient de privilèges d’importation sans douane et de déplacement sans contrôle de police. L’encouragement de l’indiscipline et des dissensions à l’intérieur du PAIGC était un moyen de camoufler ces méfaits.

Dans son excellent livre - QUI A TUÉ CABRAL ? le journaliste portugais, José Pedro Castanheira donne beaucoup de détails sur la complicité de Sékou dans l’assassinat. Un indice important de connivence est le fait que le groupe de militaires du PAIGC responsable de l’assassinat se présenta au palais présidentiel pour rencontrer Sékou Touré le lendemain. Au lieu de fuir et conscient d’avoir en Sékou Touré une oreille attentive, ils annoncèrent que l’assassinat était un simple règlement de compte interne du PAIGC. Très tôt les militaires impliqués dans l’assassinat comprirent qu’après les avoir poussés à l’acte, Sékou était prêt à les sacrifier. Certains s’enfuirent en direction de Bissau. Ceux qui restèrent furent arrêtés. Ils seront interrogés par les forces de sécurité du PDG avant d’être remis au PAIGC pour des procès sommaires sur la base des aveux extorqués avant d’être exécutes.

Castanheira relate plusieurs autres témoignages de personnalités, dont l’ambassadeur de l’Algérie, présentes à Conakry à l’époque de l’assassinat. Il ouvre des pistes intéressantes de recherche avec la visite de deux diplomates à la maison de Cabral le matin de sa mort à Conakry pour l’informer d’un assassinat en préparation contre lui. L’un était l’ambassadeur de le Tchécoslovaquie. Castanheira mentionne aussi des confidences de Senghor et de l’ancien ministre des affaires étrangère français, Roland Dumas, impliquant Sékou Touré comme instigateur.

Un témoignage important est celui du capitaine Kouyaté, arrêté en 1976. Le témoignage est relaté par Alhassane Diop – ancien ministre de Sékou Touré qui fut libéré du camp Boiro grâce à l’intervention de Senghor du fait de sa double nationalité. Le capitaine Kouyaté aurait dit à Alhassane Diop avoir été celui qui tua Cabral. « Je sais que je dois mourir car j’ai tué Cabral sur l’ordre du chef de l’état ». Un autre officier qui occupait la cellule 49 de la prison a aussi confié à Alhassane Diop qu’il avait assisté à l’exécution de Cabral. L’un des interprètes du PAIGC lors des interrogatoires des prisonniers fut recruté par Siaka Touré qui le supportait matériellement. Plus tard, il donnera des détails provenant de l’un des détenus qui, lors d’un interrogatoire affirma que Sékou avait préparé une table à manger pour 40 personnes pour recevoir les insurgés après l’assassinat. Il fut frappé et trainé à la « cabine technique ». Quand il revint, il avait changé sa version. En plus, le livre cite un certain Gabriel Cissé « considéré comme l’ancien chef des services secrets [qui] arriva à Bissau. Dans des déclarations faites à la presse, Cissé attribue la responsabilité de la mort de Cabral à Sékou Touré. C’est l’exécution du père et l’arrestation de ses deux sœurs qui l’ont poussé à abandonner le pays et [à] se réfugier à Bissau ». Le coordinateur de la commission d’enquête du PAIGC à l’époque, Fidelis Almada, s’interrogera pendant des années sur l’attitude du gouvernement guinéen après l’assassinat, surtout la façon dont ils phagocytèrent les enquêtes.


(À suivre)


Ourouro Bah

 
 Ajouter un commentaire
Sarkozy, Trump, Hillary, Mouctar, Faya Millimouno, etc.: Ce que Cellou dit d’eux…

2016/11/30

Aujourd'hui en Guinée Cellou Dalein Diallo vient de réitérer une nouvelle sa position par rapport à l’accord du 12 octobre dernier, dont un groupe de frondeurs est en train de contester le point concernant la désignation des chefs de quartiers et de districts. Pour lui, c’est pour contrecarrer la décision du pouvoir de nommer les chefs de quartiers et de districts que l’opposition a dû accepter que ces gens soient désignés au prorata des résultats obtenus lors des élections communales.

Dans cet entretien accordé à la radio Lynx Fm, il en appelle à la sagesse des membres de l’opposition républicaine, à se départir des attitudes bellicistes.

Donald Trump et Sarkozy

« Par rapport aux États-Unis je pense que M. Trump a tenu un discours decampagne qui a inquiété le monde entier, pas seulement l’Afrique ou la Guinée. Mais depuis qu’il est élu, je pense qu’il est en train de
revoir son discours. Et je ne pense pas qu’il mènerait des politiques
qui sont conformes à ses discours là. D’ailleurs sur beaucoup de points
par rapport au réchauffement climatique, par rapport à la poursuite
de son adversaire Mme Hilary, il a renoncé à pas mal de choses. Je suis
sûr que lorsqu’il s’installera à la Maison blanche, naturellement, la
raison prévaudra, et il mènera des politiques qui sont conformes à
l’intérêt des États-Unis et du monde.

Il (sarkozy) est battu, mais c’est la démocratie, ils ont choisi de
faire des primaires à droite et pour le centre, Nicolas
Sarkozy n’a pas pu passer au deuxième tour. C’est Alain Juppé et
François Fillon qui vont en découdre. Tous les deux sont des libéraux,
donc je n’ai pas de problème. »

COP 22

« Il faut d’abord dire qu’il y a eu des accords à Paris. Un accord
important pour l’ensemble des pays du monde qui se sont engagés à mener des politiques susceptibles de réduire le réchauffement climatique.

Maintenant il fallait définir les conditions de mise en œuvre de ces
engagements qui ont été pris à Paris, et je pense qu’à cet égard
aussi beaucoup de pays se sont engagés à mettre en œuvre l’accord.
Beaucoup d’efforts vont être faits pour l’Afrique. Je crois 100
milliards vont être mobilisés pour faire face aux défis du réchauffement
climatique. J’étais venu là-bas, parce qu’il y a l’International
libéral qui organisait son comité exécutif à Marrakech en marge des
travaux de la COP 22. »

La Guinée et le réchauffement climatique

« Je pense qu’il y a beaucoup d’efforts à faire en Guinée pour la
protection de l’environnement. Jusqu’à présent il n’y a pas une
gestion rigoureuse de ce volet. La Guinée de 1950 n’est pas la Guinée
de 2015, il y a beaucoup de cours d’eaux qui disparaissent, beaucoup
d’espèces qui ont disparus, il y a beaucoup de choses à faire pour la
protection de l’environnement. La participation de la Guinée pour la
protection de l’environnement et contre le réchauffement climatique.
Heureusement nous avons de l’énergie propre, l’énergie
hydroélectrique. Nous sommes en train de développer cette énergie là
en construisant les barrages sur le Konkouré, le Sénégal et sur le
Koukoutamba. Nous avons beaucoup de sites où nous pouvons faire de
l’énergie propre et l’exporter même vers les pays voisins. »

Meeting de l’UFDG à Kaloum

« Aujourd’hui l’UFDG est devenue très forte à Kaloum. Nous avons procédé à l’implantation du parti à la faveur des défections dans d’autres
partis. Il y a beaucoup de militants et de responsables des partis
appartenant à la mouvance ou à l’UFR qui ont quitté le parti pour
rejoindre l’UFDG. Ce qui nous a permis d’installer dans chaque
quartier de Kaloum une section, un bureau de jeunes et un bureau des
femmes. Ces sections nouvellement implantées ont voulu que le président du parti leur rende visite, c’est ce que j’ai fait le dimanche passé et j’étais vraiment très fier de constater qu’il y avait une forte
mobilisation à Kaloum pour accueillir le président de l’UFDG.»

De la crise au sein de l’opposition

« Il y a eu un malentendu. Il y a eu beaucoup de divergence générée par
ce dialogue. Notamment l’accord politique qui a été signé au terme du
dialogue. Le point d’achoppement, c’est le mode de désignation des
chefs de quartiers. L’opposition a noté que tous les chefs de
quartiers aujourd’hui sont nommés par le pouvoir. Le pouvoir avait
l’intention d’institutionnaliser cette nomination par les autorités
administratives des chefs de quartiers. L’opposition a estimé que ce
n’est pas juste, ce n’est pas démocratique, on ne peut pas laisser à
la discrétion des autorités administratives la désignation des chefs
de quartiers. Nous avions demandé que ces chefs de quartiers soit élus
et nous souhaiterions qu’ils soient élus conformément au code électoral
qui stipule aujourd’hui que c’est un scrutin uninominal à un tour pour
la désignation des membres du bureau des quartiers et des districts.
Autour de la table de négociation, nous étions sur cette position, la
mouvance voulait qu’ils soient nommés en nous disant qu’ils sont nommés dans tous les pays de la sous-région, et que ça ne fait pas l’objet d’élection. Donc le débat était là. Dans la pratique, depuis 1991-1992 il n’y a pas eu d’élection, ils sont pratiquement nommés par les autorités administratives, les préfets, les sous-préfets, les
gouverneurs. Donc le pouvoir avait déjà pris des dispositions pour
modifier le code de collectivité dont le projet est en train d’être
fait avec l’appui du PNUD. Mais au niveau du code électoral aussi, ils
voulaient introduire un projet de lois pour changer justement les
dispositions du code électoral actuel pour faire en sorte que les
chefs de quartiers et de districts soient nommés. Donc à l’issue des
débats, on a trouvé un consensus ; ils ne vont pas nommer à la
discrétion arbitrairement. On va faire en sorte que l’élection
communale serve de base à la désignation des bureaux de quartiers.
Lors de l’élection communale les listes y compris les listes
indépendantes, chacun va obtenir un certain nombre de résultats au
niveau du quartier et puis on va constituer le bureau du quartier à la
proportionnelle à la lumière des résultats obtenus sur chaque liste y
compris les listes indépendantes. On a dit que la liste arrivée en tête
dans le quartier pourrait alors dans ce cas désigner le chef de
quartier, mais ce n’est plus à la décision d’une autorité
administrative ou communale de nommer. C’est sur la base de résultat,
sur la base du scrutin pour l’élection du conseil communal qu’on va
constituer le bureau du quartier. Donc ce n’est plus arbitraire, c’est
en tenant compte de la volonté et de la sensibilité des habitants du
quartier qu’on va constituer le bureau du quartier. Ça n’a pas été
accepté par l’ensemble de la délégation de l’opposition. Sur neuf, il
y a M. Faya millimono et M. Nestor de l’UGDD qui ont dit qu’ils ne sont pas d’accord ; que le mandat reçu par la délégation c’était de
défendre l’élection au scrutin uninominal à un tour des chefs de
quartiers et des autres membres du bureau du quartier. Les autres
délégués ont estimé que l’objectif ultime pour nous, c’est de faire en
sorte que ça ne soit pas une nomination arbitraire. Voilà la source de
ce conflit, je pense que la raison finira par prévaloir. Mais pour le
moment on doit déplorer les invectives contre le personnel qui ont été
engendrées par ce conflit qui n’est qu’un malentendu. Effectivement il
faut dire qu’il y a un problème. »

De l’UFDG et ses alliés

« Je n’ai lâché personne. Il y a eu une mauvaise interprétation ou peut
être des écarts de langage. Ce qu’on a dit, c’est qu’on souhaiterait que
dans la première phase que chacun fasse sa liste pour essayer
d’attirer le maximum d’électeurs, et qu’après qu’on mette nos
conseillers ensemble pour aller à la conquête des exécutifs des
communes. Si vous prenez dans une circonscription donnée, si chacun
peut aller faire sa propre campagne, vous avez disons 3 ou 4 listes
des membres de l’opposition qui sont présents dans le quartier et
chacun peut avoir un certain nombre de conseiller, vous mettez vos
conseillers ensemble pour aller à la conquête parce qu’on veut tous
que chaque commune soit dirigée par l’opposition. Il n’est pas dit que
ça sera toujours l’UFDG, ou NFD ou BL ou GRUP. »

Du cas Mouctar Diallo et la mairie de Ratoma

« Mouctar le comprend parfaitement. Il veut être le maire de Ratoma,
c’est naturel, il a un parti. Ceci dit ce que je n’ai pas aimé, c’est
la campagne de discrédit sur le président ou sur l’UFDG ; qu’il a
toujours soutenu et qui n’a rien fait pour lui. Si on reste ancré dans
l’opposition, on a un seul adversaire, c’est la mouvance, le RPG et
ses partis alliés. On essaie de s’associer dans la deuxième phase des
élections communales, dans la première phase, chacun est libre d’aller
chercher, ça n’exclut pas aussi qu’on ait une liste commune avec un
parti. Si on est d’accord on peut faire une liste commune avec un
parti sur la base des choses. Par exemple j’avais voulu à Guékédou et
à Kissidougou que Faya, Jean-Marc et moi nous puissions faire une
liste commune dans les sous-préfectures et une liste par parti au
niveau des communes rurales, mais finalement on est en train
d’examiner, est-ce qu’il y a lieu de faire une liste commune dans les
communes rurales. Nos fédérations sont en train de travailler ensemble
pour voir qu’est-ce qu’il y a lieu de faire.

Du « Choix » entre Aboubacar Sylla et Faya

« Je pense que leur appartenance à l’opposition républicaine commandait que le débat ait lieu à l’intérieur et non dans les médias. Je déplore aussi les invectives personnelles. Nous allons consulter les uns et les autres pour prendre une décision. Vous savez que ce n’est pas
facile. Je souhaite que l’unité de l’opposition soit maintenue. Mais
il faut aussi qu’un certain nombre de règles soit respectés. On ne peut
pas attaquer systématiquement ses partenaires dans les médias en les
accusant de trahison lorsque dans le cadre d’un dialogue comme ça, la
délégation de l’opposition a estimé qu’on pouvait trouver un compromis
à ce niveau-là. Bon on peut avoir son point de vue là-dessus, mais ça
ne devrait pas être à l’origine de l’implosion de notre opposition.
Je souhaite vivement que chacun revienne à la raison. »

Une synthèse de Amadou Sadjo Diallo pour L’Indépendant

 
 Ajouter un commentaire
Le défi de l'enseignement supérieur en Afrique( Bah Oury)

2016/11/29

Aujourd'hui en Guinée Le continent africain se trouve confronté dans le domaine de l’éducation à deux dures réalités. Selon la Banque Mondiale, prés de la moitié de tous les jeunes d’Afrique Subsaharienne âgés de 12 à 24 ans sont non scolarisés ou déscolarisés. D’ici la prochaine décennie alors que cette cohorte composera l’essentiel de la population active, quarante autres millions de jeunes auront sans doute quitté l’école pour se retrouver en proie à un avenir précaire, sans travail et sans compétences pratiques. En même temps l’ OIT estime que les diplômés de l’enseignement supérieur du continent sont deux à trois fois plus exposés au chômage que les jeunes n’ayant pas poursuivi leur scolarité au-delà du primaire. C’est ce paradoxe qui a été la problématique développée au cours de la troisième édition des Débats du Monde Afrique qui se sont tenus les 27 et 28 octobre dernier à Dakar. Intitulé « le défi de la formation supérieure en Afrique de l’Ouest : informer, orienter, inspirer » le colloque a permis de mettre sans complaisance le doigt sur la plaie et a recommandé des actions urgentes, innovantes et responsables pour que « l’Afrique ait des formations aussi dynamiques que ses étudiants ».

QUEL PROFIL POUR L’UNIVERSITÉ EN AFRIQUE

A travers cette problématique, il s’agit de s’interroger sur la possibilité pour le continent d’inventer par et pour lui-même les formations supérieures, au lieu de les importer des pays développés. Il est clair que l’université doit avant tout dispenser des savoirs universels, par conséquent les connaissances fondamentales doivent être enseignées. Toutefois les sciences sociales et économiques doivent revêtir des cachets spécifiques afin de se rapprocher et d’interpréter les réalités locales.

Mais cette approche nécessite des investissements significatifs pour encourager le développement de la recherche et la publication des travaux des chercheurs. Hormis quelques universités sud-africaines, l’Afrique est loin de pouvoir fournir à ses élites universitaires le cadre propice à leur épanouissement.

C’est l’une des raisons qui expliquent que les intellectuels de renom du continent se recrutent beaucoup plus dans les universités américaines ou françaises. Les faibles capacités financières des Etats d’une part et la marginalisation réelle ou apparente des universités dans la conceptualisation et la formulation des politiques publiques d’autre part expliquent l’exil massif des cerveaux vers des cieux plus cléments. Or de plus en plus la compétition pour le savoir et une forme de la compétition économique. Les universités françaises tentent de se regrouper pour accroitre leur attractivité internationale et améliorer par ce biais leur position au niveau du classement de Shanghai qui dresse chaque année le palmarès des meilleures universités du monde. Les universités africaines sont à cet égard devant des choix décisifs pour l’avenir. Afin de se hisser plus en avant, elles doivent mutualiser à la fois leurs ressources humaines et leurs expériences pédagogiques.

Elles doivent surtout se réinventer en ayant une approche constructive et positive vis-à-vis des valeurs et connaissances empiriques traditionnelles notamment dans les domaines des sciences de la nature et de l’anthropologie afin de mettre en lumière des savoirs intra-africains. Les unités de recherche doivent être par conséquent intégrées ou en réseaux pour bénéficier de plus importants moyens. L’université fonctionnant comme un îlot coupé de tout le reste, a vécu. Ici aussi, la globalisation et la mondialisation induisent nécessairement le regroupement et une intégration horizontale à travers les enseignements, les programmes, les recherches et les diplômes délivrés. Il s’agit concrètement d’avoir une forme de panafricanisme des études. A l’image de l’Union Européenne, la CEDEAO pourrait encourager un Erasmus made in Africa qui permettra les échanges des étudiants d’un pays à un autre.

L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AU SERVICE DE L’ÉCONOMIE

Le modèle universitaire hérité de la colonisation a du mal à s’adapter aux nouvelles réalités des pays africains. Conçu initialement comme instrument de fabrication d’une élite au service d’une administration coloniale et d’une économie de rente l’enseignement supérieur en Afrique francophone reste encore un pourvoyeur de ressources pour les administrations publiques des Etats. Si ce rôle avait une certaine pertinence jusqu’au milieu des années 70, il n’en est plus le même après les politiques d’ajustements structurels du FMI et de la Banque Mondiale des années 80. L’Etat principal employeur cède désormais la place à une situation hybride qui reste encore confuse. Le nombre impressionnant des diplômés sans emplois qui avoisine les 2/3 est

un véritable cancer social qui déstructure l’ensemble des sociétés. Le Président Macky SALL du Sénégal s’en est fait l’écho en déclarant : « Face à l’urgence des défis de développement de notre continent en pleine mutation démographique et sociologique, il nous faut réinventer le modèle de formation de notre jeunesse en le hissant à la hauteur des besoins de nos économies ». Quelques réformes sont timidement introduites pour rapprocher les économies locales des formations dispensées..

Toutefois cette innovation devrait s’opérer dés l’enseignement secondaire en privilégiant l’acquisition par les jeunes, des métiers menant directement à la vie active. Ainsi il est urgent de redéfinir les priorités en développant les formations dispensant un savoir-faire pratique pour obtenir plus facilement un emploi.

Les enseignements essentiellement académiques doivent être modulés de telle manière que l’étudiant puisse développer parallèlement d’autres compétences techniques pour s’adapter à un monde professionnel en perpétuel changement. De fortes rigidités existent qui s’opposent de fait à cette mutation indispensable. Volonté politique défaillante ou ignorance des enjeux ou simplement immobilisme atavique ! La nécessité impose de prendre les taureaux par les cornes afin de réussir à inverser la tendance. Les formations doivent de ce fait être orientées avant tout pour satisfaire les besoins de l’économie. L’université dans ce contexte devra être accessible à tout moment pour permettre aux actifs de se ré imprégner des connaissances humaines qui évoluent rapidement.

L’enseignement supérieur privé est à cet égard plus proactif et plus innovant avec la création des écoles d’ingénieurs, de commerce, de management et des nouvelles technologies de l’information dans quelques capitales africaines. La qualité et la rigueur doivent être les principes fondateurs de ces nouvelles institutions pour constituer des alternatives efficaces face aux déficits constatés cruellement au niveau de l’enseignement public. Au Sénégal, au Maroc et au Burkina quelques centres de formations s’illustrent positivement dans ce sens.

LE CAS DE LA GUINÉE

Tandis qu’en Guinée, une clarification s’impose pour séparer les vocations commerciales et universitaires d’une part et apporter une réelle valeur ajoutée pédagogique dans l’enseignement dispensé d’autre part. A cet égard il est légitime de s’interroger sur les logiques financières de ces institutions où le coût de l’inscription de l’étudiant boursier de l’Etat est en moyenne de 4 millions de GNF. Or le coût est quatre fois moindre au niveau de l’université publique. La justification de cette anomalie trouve un début d’explication dans le rapport intitulé Document de politique et de stratégie du développement de l’enseignement supérieur 2014-2020. Il y est indiqué ce qui suit : « la suppression du concours d’accès à l’enseignement supérieur survenu en 2006 a provoqué un afflux disproportionné et non maîtrisé d’étudiants dans l’enseignement supérieur au détriment de la qualité ». Ces lignes nous interpellent triplement :

Pourquoi avoir libéralisé l’accès au supérieur sans au préalable avoir fait les investissements en infrastructures pour accueillir ce flot continu d’étudiants.

Comment expliquer qu’une politique conjoncturelle d’envoi des boursiers de l’Etat vers le privé se transforme en une pratique permanente au risque de tuer dans l’œuf l’enseignement public.
Que faire avec 198000 étudiants en 2020 avec un taux d’accroissement annuel des effectifs des étudiants de 10% ! Alors il faudra créer au moins quatre véritables universités dans le pays en moins de quatre années pour les accueillir. Il ne faudrait pas non plus perdre de vue la nécessité d’avoir d’ici là un corps professoral suffisant et compétent.

L’avenir du système éducatif guinéen est sombre dans un contexte de rareté des financements, un taux moyen de croissance atone, une pression démographique constante de 3,1% et un niveau d’inflation élevé. Déjà la part du PIB alloué à l’éducation avoisine à peine les 3,5% alors que l’UNESCO préconise un taux moyen de 5%. Ces déficits structurels doivent être corrigés le plus urgemment possible pour éviter l’implosion. L’attitude qui consiste à appliquer la politique de l’autruche en arguant « les étudiants ont un niveau faibles parce qu’ils sont nombreux » n’est pas acceptable pour deux raisons :

La mise en place de barrages par le biais des concours d’accès est contreproductive car elle ne fera qu’appliquer un darwinisme social où le vrai déterminant sera les conditions sociales des parents des étudiants où les pauvres risquent d’être fortement pénalisés.

La mission de l’éducation publique est à la fois d’assurer l’égalité des chances de tous ses enfants d’une part et de former les forces productives dont l’économie a besoin. De ce fait nul ne doit être laissé au bord de la route car le vrai capital est avant tout humain.
Existe t-il des alternatives face à la gravité et la profondeur des dérives du système éducatif dans l’ouest-africain et plus particulièrement dans notre pays !

LA VALORISATION DES FILIÈRES PROFESSIONNELLES EST UN IMPÉRATIF

L’enseignement et la formation techniques et professionnels malgré leurs sous-financements constituent des solutions pour pourvoir des compétences à des économies qui nécessitent des niveaux de technicité élevée. Ce secteur reçoit à peine 2% du budget alloué à l’éducation nationale dans la plus part des pays africains, 4,6% au Sénégal, 7% en Tunisie, contre 16,6% en France et plus de 20% dans certains pays asiatiques. Cet enseignement devrait être entamé dés le secondaire à travers des lycées techniques professionnels pour éviter les désertions de l’école. La valorisation de ce type d’enseignement est urgente afin de donner à des jeunes de plus en plus nombreux un savoir faire pour les préparer plus efficacement à la vie active. Aucun jeune ne devrait sortir du cursus scolaire sans avoir acquis des domaines de compétences pouvant lui permettre de s’insérer dans la vie professionnelle. L’absence ou le manque de centres de formations expliquent en partie le désir de beaucoup de jeunes africains de quitter leur pays pour l’Europe afin d’y acquérir des formations débouchant sur l’acquisition de métiers.

L’UTILISATION ET LE DÉVELOPPEMENT DU NUMÉRIQUE SONT URGENTS

La révolution industrielle des XVIII et XIX siècles a dessiné les contours des pays riches et des pays pauvres tout au long du XX siècle. La révolution numérique qui commence offre de grandes opportunités pour remédier aux grands handicaps du passé. Aussi l’utilisation du numérique est rendue indispensable pour plusieurs raisons :

Internet est la plus grande bibliothèque que le monde a conçue. Son accessibilité et sa relative gratuité en ont fait le vecteur des savoirs et des informations au service du genre humain. Son exploitation de manière efficiente et responsable recommande toutefois une démarche pédagogique innovante.

Les MOOC (massive open online course) sont des formations en ligne ouvertes à tous. Les technologies de l’information et de la communication sont intégrées dans les programmes pédagogiques pour démocratiser l’accès aux savoirs. Ces formations en ligne permettent au plus grand nombre de bénéficier via le web des cours de grande qualité. Par ce biais il est possible de désengorger les amphithéâtres car l’étudiant pourra apprendre de son domicile et faire des exercices. Cette nouvelle piste est pertinente pour assurer un apprentissage de qualité en révolutionnant ainsi l’enseignement.
Le campus numérique de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) propose un accès par internet à des ressources et des cours en ligne aux étudiants de prés de 800 universités francophones. C’est un moyen à la fois pour combler la fracture numérique et aussi de mutualiser les meilleurs enseignements.
Le monde est en perpétuelle mutation et les changements sont de plus en plus rapides. Les formations deviennent rapidement obsolètes et le recyclage des formateurs s’avère nécessaire. Internet est devenu un formidable outil qu’il faut savoir intégrer dans l’éducation pour répondre efficacement aux défis et aux exigences de notre temps.

QUID DES LANGUES AFRICAINES, VECTRICES DE SAVOIRS TECHNIQUES

L’écrasante majorité de la population africaine est non scolarisée ou déscolarisée et elle est essentiellement jeune avec moins de 25 ans. Cette réalité démographique et sociale interpelle sur la nécessité de disposer d’ici 2050 d’une classe moyenne émergente, formée et d’une grande productivité. L’utilisation des langues nationales devient, alors une approche pragmatique pour permettre à des centaines de millions de personnes d’asseoir leurs connaissances et leurs savoir-faire à travers leurs langues vernaculaires. Les centres d’apprentissages des techniques et de formations professionnelles seront plus attractifs et plus efficaces en permettant de récupérer des générations abandonnées en les formant et en les instruisant dans leurs langues. C’est un challenge pour la réduction de la pauvreté et pour la construction pour les prochaines décennies d’Etats stables et économiquement prospères avec des sociétés humaines ouvertes et tournées vers la modernité.

LE SURSAUT EST URGENT

Informer, Orienter, Inspirer ont été les vœux des organisateurs du colloque « le défi de la formation supérieure en Afrique de l’Ouest ». Le débat ne fait que commencer alors que la réalité nous exige d’agir maintenant. Investir dans l’éducation est à la fois un devoir moral et une responsabilité pour construire l’avenir des jeunes générations. Nous avons accumulé un important retard dans ce sens. Il est grand temps d’avoir le sursaut salvateur, car des dizaines de millions de vies sont en jeu.

Merci au journal Le Monde et aux autorités sénégalaises pour ces débats opportuns et utiles.

28/11/2016

BAH OURY

Ancien ministre

1er Vice-Président de l’UFDG

 
 Ajouter un commentaire
Troisième Mandat, vingt cinquième mandat… et alors ? (Par Ben Daouda Touré)

2016/11/29

Aujourd'hui en Guinée C’est triste de voir un pays qui manque de tout, malgré toutes ses potentialités, s’engager chaque trois mois dans des débats futiles, distractifs et qui nous coutent très souvent des vies humaines...

C’est triste de voir un pays qui, malgré ses cents quarante cinq (145) Partis politiques, ne jamais tenir un forum politique sur son avenir, sur le développement durable, l’emploie des jeunes ou sur la culture qui est le soubassement de l’Unité Nationale, avec la participation de tous les courants politiques. Ici nous sommes d’accord que nous ne serons jamais d’accord !

Il y a moins de cinq ans, les sites internet guinéens regorgeaient tellement de belles plumes, riches et variées que les gestionnaires de nos web sites étaient devenus des stars politiques et c’est grâce à leur apport que la plupart des jeunes guinéens se sont intéressés au débat politique. De par la stérilité de la classe politique, ces gens qui n’avaient d’autres soucis que de participer à la prise de conscience nationale par leur plume ont tous plié bagage et démissionné. Je ne citerais pas de nom, mais chacun peut se rappeler deux ou trois personnes qui il ne voit plus sur la toile et qui se font de plus en plus rare. Le manque de substance dans nos débats ont poussé beaucoup de nos frères à la porte ; les partis politiques se comportent comme des enfants dans une cours de recréation ;

Avant hier, ils militaient pour la légalisation de polygamie, hier le députe Marc Telliano nous apprenait, je cite : « l’accord des Partis Politiques est au dessus de la loi » ; et vous dire que ce Monsieur est l’un des représentants du Peuple à l’Assemblée et pire, l’un des candidats malheureux aux élections présidentielles. Aujourd’hui on nous réveille parce qu’un fonctionnaire de l’Etat aurait dit qu’Alpha Conde restera au Pouvoir jusqu'à sa mort ! Et cette phrase est associée au plus grand crime du siècle.

Pendant que nous cherchions à comprendre les raisons de ces tintamarres, voilà que le chef de file l’Opposition nous révèle qu’il est le fils du Président défunt, le General Lansana Conte et que l’UFDG est l’émanation du PUP, tout ça après son fameux discours de Fria, où il accuse le General d’avoir vendu l’usine ! BOFFF ! Il y a quel secret en Guinée que nous ne savons pas ?

Par rapport à ce qu’on attend de la classe politique, en ce moment crucial de la construction de la Démocratie, de la Consolidation de Paix et l’Unité Nationale, qu’est ce que ces discours nous apportent ?

A part leur volonté farouche, voir diabolique de prendre le pouvoir coute que coute, quel est le Parti Politique qui parle de la Guinée ? De sa culture et de son développement ? Quels débats vivons-nous autour de ces thèmes ? On ne parle de la jeunesse que quand le Silly National perd un match !

Alors qu’ils sont tous représentés à l’Assemblée Nationale, quelle est la seule proposition de loi de leur part, dont vous êtes témoin, allant dans le sens de l’amélioration de la vie des citoyens ?

Depuis l’avènement de la Troisième République, quelle est la Loi que l’Assemblée Nationale, toute tendance confondue, a décidé d’amender ou d’abroger, allant dans le sens de l’amélioration de la vie des populations, si ce n’est dans le cas de la Sécurité et de la Justice sous la pression de la Communauté Internationale ? Pour le l’Environnement nous attendons qu’on nous finance, comme s’il ne s’agissait pas de notre propre vie ; et que dit l’opposition en la matière ?

Trois Mandats…..Vingt mandats ? Rien que de la distraction !

Si le troisième mandat peut accélérer le départ définitif de cette classe politique, JE VOTE Alpha Conde ;

Si le troisième mandat nous oblige à entamer les débats de fonds sur le Développement durable, le Développement Culturel et la Démocratie, je Vote Alpha Conde ;

Si le troisième mandat veut dire le Referendum sur la Constitution, je vote Alpha Conde,

Si le Troisième mandat veut dire retour à l’école obligatoire et gratuite pour tous, je vote Alpha Conde,

Ceux qui refusent le débat sur le troisième mandat, sont ceux qui refusent de mettre « leur Constitution » à la disposition du Peuple Souverain, pour que chaque guinéen participe à son amendement et à son adoption définitive. Vous nous interdisez de parler de troisième mandat en fonction d’une « Constitution » que nous ne connaissons pas, qui n’a jamais été soumise à l’approbation du Peuple !Troisième Mandat ou pas, votre Constitution n’est pas celle du Peuple.

Ceux qui crient au loup ne sont-ils pas les créateurs du KOUDEISME, dont ils disent être toujours nostalgiques ? Par ailleurs, à partir du moment où la Constitution n’a pas changé pour nous Peuple, pourquoi voulez vous que cela change ?

A) Bangaly Kourouma, Bangaly Kourouma, vous n’avez vraiment rien à faire ; Mr. Bangaly Kourouma est un haut fonctionnaire de l’Etat, qui a été diligenté pour une mission politique, au siège d’un Parti Politique particulier : Il est dans ce cas dans l’obligation de tenir un discours politique qui réconcilie son audience, un discours qui suscite le débat dans son audience, et il a bien fait. PIAN !

B) Si vous êtes sure de la Légitimité et de la Légalité de vos Institutions, qu’est ce que le discours d’un directeur de police en mission politique peut changer dans vos lois électorales ?

Surtout après avoir affirmé vous-mêmes par la voix de Mr. Jean Marc Telliano que «l’Accord des Partis Politiques est au dessus de la LOI » ; aucun de vous ne l’a démenti, au contraire on a vu Aboubacar Sylla se déchainer contre ceux qui ont dénoncé ces accords dans son propre camp, et ce n’est pas Faya Milimono qui me démentira !

Pour un débat de fond, qu’est ce qui est plus grave. Le Troisième Mandat d’un Président de la République ou des Partis Politiques qui se placent au dessus de la loi ?

C’est tellement malheureux de voir de telles distractions s’érigées en programme politique, alors que la jeunesse, la relève de la Nation, se cherche une boussole... Elle n’a pas de repères !

Troisième mandat, vingt cinquième mandat, il s’agit d’un débat égoïste d’une classe politique aveuglée par le Pouvoir en manque d’imagination. Pour une fois, parlons de la GUINEE.

Si c’est cette classe politique qui sera candidate en 2020, je VOTE TROISIEME MANDAT !


Bangaly Kourouma tu as mon soutien.




Ben Daouda Toure


Aframglobal@ai.com

 
 Ajouter un commentaire
OGP : Bantama nommé Président du PCA

2016/11/29

Aujourd'hui en Guinée Décret / Sanoussy Bantama Sow, ministre conseiller chargé de mission à la présidence, nommé Président du conseil d'administration de l'office guinéen de publicité.

1-Président du Conseil d'Administration : Sanoussy Bantama Sow; conseiller à la Présidence de la République ;

2- Amirou Conté, ancien ministre ;

3- Yamoussa Sidibé, en service au ministère de la Communication;

4- Alpha Oumar Diallo, administrateur civil, en service au ministère de l'Administration du territoire et de la Décentralisation ;

5- Madame Fanta Cissé, en service au ministère du Commerce ;

6- Ouo-Ouo Waita Monèmou, en service au ministère du Budget ;

7- Aminata Sangaré, sage femme, en service au ministère de la Santé ;

8- Abass Bangoura, en service au ministère de la Culture, des Sports et Patrimoine historique ;

9- Aminata Kaba, ingénieur télécom, en service au ministère des Postes et Télécommunications ;

10- Sylvie Pivi, en service au ministère de l'Economie et des Finances ;

10- Laye Oumar Koulibaly, consultant en tourisme.

 
 Ajouter un commentaire
Guinée: L’Agression du 22 novembre 1970 ; Organisation, riposte populaire et solidarité internationale

2016/11/27

Aujourd'hui en Guinée L’Agression du 22 novembre 1970, qui reçut le nom codifié de l’opération Mar verde (mer verte), n’a été ni une opération virtuelle ni une opération spontanée, mais le point nodal de toutes les actions de déstabilisation montées contre la Guinée, entre 1958 et 1970 ; apparemment bien préparée, elle devait constituer la solution finale pour la Première République. Mais elle fut un fiasco dont certaines conséquences désastreuses sous-tendent encore l’attitude de certains guinéens.

Pourquoi le choix de l’agression militaire ?

C’est que de l’examen des résultats des différentes missions effectuées au Sénégal, en Sierra Leone, en Guinée-Bissau, et même en Côte d’Ivoire, le président ivoirien, qui coiffait et finançait principalement l’opposition guinéenne à l’étranger, et qui avait surtout aidé à la création du FNLG en 1966 et permis la mise en place d’un bureau de coordination de cette organisation en mars de la même année, en vint à la conclusion qu’il n’était pas possible d’entreprendre, avec succès , une action directe contre la Guinée à partir de ces territoires pris individuellement ; que leur appui était certes nécessaire, mais pas suffisant. C’est pourquoi il fit entreprendre d’autres démarches auprès de ses collègues africains et dans les pays européens, en particulier au Portugal, en y envoyant des Guinéens du FNLG et en faisant intervenir sa diplomatie ; il s’agissait de changer de méthodes et d’envisager une véritable agression regroupant tous ceux qui voulaient en finir avec le régime guinéen de l’ époque ; les pays européens contactés , en particulier la France, avaient accepté de mettre leurs services secrets et tous les moyens de l’ OTAN à la disposition du Portugal dont le prétexte d’intervention contre la Guinée semblait justifier une attaque militaire ; mais cette opération fut un fiasco, avec des conséquences désastreuses dans tous les domaines.

Evolution des relations des opposants guinéens de l’extérieur avec le Portugal

Mais il faut retenir que les contacts des opposants guinéens de l’extérieur, sur leur initiative et sur l’appui de leurs alliés, avec les autorités portugaises étaient étalés dans le temps :

Jusqu’en 1967, ces contacts se faisaient à travers un « comité clandestin » constitué de quatre éléments , dont selon le conseiller personnel du feu président Houphouët-Boigny « un médecin, un vétérinaire, un professeur de lycée et un employé » qui reçurent des noms d’emprunt : Francis, François, Serge et Didier ; selon ce conseiller « ils étaient prêts à s’ allier au diable, le Portugal, pour libérer leur pays » ; les contacts s’étaient intensifiés de juin à septembre 1966 ; mais les autorités portugaises hésitaient et tenaient à en savoir davantage sur le programme et le gouvernement de rechange promis. Et selon le capitaine Alpoim Calvao, organisateur du côté portugais, ils avaient « échangé les idées, analysé des possibilités, mais n’avaient pas trouvé de solutions pratiques ».

Tout changea en 1968, avec la nomination du nouveau gouverneur de la Guinée-Bissau, Antonio Spinola. Ayant senti, selon Alpoim Calvao, qu’il y avait désormais plus de possibilités de provoquer la chute du Régime de Sékou Touré, l’opposition, aidée par les feux présidents Houphouët-Boigny et Sedhar Sengor, intensifièrent les contacts, en particulier avec le ministre d’outre-mer portugais et la police secrète portugaise, la PIDE.

Des personnalités de l’opposition guinéenne, comme David Soumah, Jean-Marie Doré, commandant Thierno Diallo, pour ne citer que ceux-là, prirent langue avec les autorités portugaises. Le commandant Diallo précise même, selon l’ouvrage de sa fille, Bilguissa Diallo, que pour entrer en contact avec les Portugais, il a dépêché « le sergent Mamadou Samba, ainsi que mon grand ami Camara Laye, auteur du livre Enfant Noir » ; une information qui m’a surpris, parce que j’étais convaincu jusqu’en 2014 que cet écrivain était accusé à-tors par les autorités guinéennes de l’époque. Il a fallu la même année, date de parution du livre de Builguissa, pour savoir que sa femme Mme Marie Diara n’a pas été arrêtée en juin 1970 par vengeance, quand elle était venue en Guinée voir son père récemment libérée du camp Boiro : « Au fond, je suis convaincue, dit celle-là, que j’ai été livrée au régime par Sadou Bobo », un responsable du FNLG installé à Dakar.

Arguments utilisés par le FNLG pour convaincre les Portugais

Les responsables du FNLG réussirent à persuader les autorités portugaises que l’ alliance avec le FNLG était une nécessité politique : il leur fut facile de démontrer, qu’aidé par le gouvernement guinéen , le PAIGC qui les combattait pour son indépendance, continuait à s’implanter dans les zones stratégiques du territoire bissau-guinéen conquises et les brillantes victoires militaires et politique que ce mouvement remportait sur les forces armées coloniales portugaises conduisaient inéluctablement à la défaite du Portugal ; ils reçurent à les persuader que seule une alliance avec l’opposition guinéenne permettrait d’engager une opération d’envergure contre la Guinée Conakry susceptible de réduire la capacité militaire du PAIGC ; ce mouvement serait privé ainsi de sa base arrière, de son sanctuaire essentiel.

D’autres arguments avaient été également présentés pour convaincre les Portugais : ils étaient attendus par les populations de Conakry qui pouvaient seules débarrasser la Guinée des combattants du PAIGC ; Sékou Touré était honni et ne bénéficiait plus d’aucun appui solide à l’intérieur du pays ; le renversement du régime et l’élimination physique des différents dirigeants était d’autant plus facile que le Président guinéen ne se maintenait au pouvoir que par la terreur. Leurs amis à Conakry avaient pris toutes les dispositions à Conakry pour la réussite de l’opération.

Convaincues par ces arguments, ne pensant qu’à liquider le PAIGC et ses principaux responsables, le couper de sa base de ravitaillement et de repli qu’était la Guinée , et rassurées par les promesses d’appuis de leurs alliés de l’OTAN, les autorités portugaises se réjouirent de cet exposé et décidèrent de formaliser leurs rapport avec le FNLG.

Formalisation des rapports FNLG-autorités portugaises

Ainsi, venant d’une réunion politique consacrée à cette agression avec le ministre d’Outre-mer, le gouverneur Spinola reçut le capitaine Alpoim Calvao qui tenait à lui exposer différentes propositions d’attaque de la Guinée. Il l’interrompit et lui tendit une liste en lui demandant de prendre contact avec les principaux responsables du FNLG figurant sur cette liste « pour voir ce que l’on peut faire avec ceux-là ».

Le capitaine Alpoim Calvao se rendit aussitôt à Genève où il s’entretint longuement d’abord avec Jean-Marie Doré, alors fonctionnaire au BIT, qui se retira très tôt de l’opération vu la tournure que prenait « le jeu tribal de gens coincés dans leur exil », dit-il; le capitaine Alpoim Calvao rencontra David Soumah à Dakar ; ce dernier était soutenu par les feux présidents Houphouët-Boigny et Senghor ; il prit contact à Paris avec le commandant Thierno Diallo. Il leur donna les moyens financiers prévus pour compléter les ressources dégagées pour les frais divers que nécessite l’opération (achat d’armes et autres équipements militaires).

Il faut préciser que Siradiou Diallo se joignit au groupe contacté grâce au commandant Thierno Diallo, qui l’appelait son Kissinger son Conseiller. Selon le capitaine Alpoim Calvao, qui le trouvait « arrogant», Siradiou Diallo n’était là que comme journaliste. Et il remplira cette mission en publiant, dans Jeune Afrique, un article anonyme de diversion intitulé « J’ai participé au débarquement de Conakry » innocentant le Portugal, car l’opposition guinéenne espérait encore un appui matériel pour une seconde agression; cet article de diversion soutenait, contre l’évidence, que l’agression avait été organisée à partir de la Sierra Leone. Le démenti du gouvernement sierra léonais vint aussitôt confondre l’auteur de l’article qui préféra se terrer durant des mois.

Après une dernière réunion à Paris, tous se retrouvèrent ensuite à Lisbonne pour la mise au point définitive. Selon le capitaine Alpoim Calvao, il s’était « mis d’accord » avec ses interlocuteurs « sur une liste des membres du gouvernement avec, comme Président de la République de Guinée, David Soumah ».

Mais finalement suspecté par les Portugais sur dénonciations calomnieuses de certains responsables du FNLG, David Soumah fut mis en résidence surveillée pendant trois mois dans la capitale portugaise. Ce qui provoqua la désaffection de dernière minute des présidents Houphouët-Boigny et Senghor qui le soutenaient.

Du côté portugais, le capitaine Alpoim Calvao fut finalement retenu pour organiser et superviser l’exécution de l’opération. Après avoir eu de nombreuses séances de travail avec le ministre d’outre-mer et la PIDE, les autorités portugaises lui donnèrent leur accord pour l’idée de « coup de main technique » : transporter les éléments du FNLG jusqu’à Conakry, libérer les prisonniers portugais, détruire le PAIGC et rester quelque temps afin d’aider les envahisseurs guinéens à remplacer le régime par un autre plus accommodant.

Principaux objectifs retenus

Si le renversement du régime de Sékou Touré, était le seul l’objectif immédiat du FNLG, pour les autorités portugaises, éliminer le PAIGC, détruire ses infrastructures militaires et civiles, liquider physiquement tous les responsables guinéens et du PAIGC ciblés, en particulier Sékou Touré et Amilcar cabral, libérer et ramener les 26 prisonniers portugais du PAIGC, tout cela devait se faire immédiatement pour éviter que les agresseurs ne soient pris et exhibés par les autorités guinéennes.

Préparation matérielle

Après achat des armes, munitions et habillements auprès des sociétés bulgares , et s’être mis d’accord avec les autorités portugaises sur les modalités de préparation et d’exécution de l’opération : période d’agression (un samedi-dimanche), nombre d’hommes à recruter, les codes radiophoniques à utiliser entre eux, les lieux , la date et l’heure pour le ramassage des recrues sur les différentes plages et les signaux lumineux à utiliser, les responsables du FNLG s’attela aux recrutements des assaillants parmi des civils , pour la plupart, des chômeurs, vivants au Sénégal, en Gambie, en Sierra-Léone, et parmi les anciens militaires qui avaient rejoint la France après le référendum du 28 septembre de 1958 et qui étaient parqués à Rivesaltes (France).

Après d’autres mises au point nécessaires, le capitaine Alpoim Calvao se rendit ensuite au Sénégal et en Sierra-Léone pour procéder au ramassage des recrues dans le plus grand secret ; il ne put le faire en Gambie, où les éléments recrutés avaient été , bien avant, tous arrêtés, jugés et condamnés.

Au final, 250 mercenaires guinéens encadrés par des officiers portugais sont regroupés à l’Ile Soga, qui abritait une base militaire pour des opérations spéciales portugaises.

Même s’il fut difficile de constituer une véritable unité de combat en raison des conflits ethniques entre les recrues, les intéressés subiront, entre septembre et octobre 1970, des entrainements intenses sous des officiers portugais.

En début novembre 1970, ayant reçu le feu vert, le capitaine Alpoim Calvao fit regrouper tous les moyens matériels acquis (bateau, canots pneumatiques, armements et munitions, tenues de combat vert olive comme celle de l’armée guinéenne pour semer la confusion, etc.).

Entre le 14 et le 18 novembre 1970, il rencontra une dernière fois les autorités portugaises, en particulier le président du conseil de ministres Marcelo Caetano, pour les dernières instructions.

Le 19 novembre 1970, muni de l’autorisation finale, il rejoignit, via Bissau, l’Ile Soga où se trouvaient déjà les membres du gouvernement de remplacement qui s’embarqueront avec eux.

Des équipes mixtes (hommes du FNLG et Portugais) furent constituées sous la supervision des officiers portugais peints en noir pour se confondre avec les assaillants guinéens. Au total 450 hommes dont 200 fusiliers portugais africains et 250 mercenaires guinéens du FNLG avaient été rassemblés à l’Ile Soga pour l’opération prévue.

Selon le capitaine Alpoim Calvao, dit le « Pacha », nom pour l’agression, « les équipes ont été mises dans » six bateaux « en fonction des lieux de débarquement » avec des cibles précises: Orion, Dragon, Cassiopea, Montante, Bombarda et Hidra, chacun disposant des barques d’assaut qui devaient faire la navette entre le bateau et la côte.

Exécution de l’opération

Le trajet Ile Soga-Conakry qui eut lieu du 20 novembre, à 19h 50, au 21 novembre 1970, vers 20H30, s’effectua, sans incident.

La première phase préparée avec le Portugal

Elle concerna Conakry et eut lieu du 21 au 22 novembre 1970

Les assaillants étaient particulièrement heureux de trouver que les conditions étaient bonnes : la météorologie était favorable et la population était en plein mois de Ramadam; la fatigue et le sommeil s’étaient ainsi emparés de la plupart des militants, avec un week-end pouvant empêcher toute mobilisation administrative dans les pays susceptibles de réagir en faveur de la Guinée.

Dans la nuit du 21 novembre 1970, les assaillants ayant débarqué de l’Orion détruisirent les 7 vedettes guinéennes et rejoignirent leur bateau.

Le 22 novembre 1970, à partir d’une heure du matin, la ville de Conakry se réveilla sous un déluge de feu, attaquée sur les principaux côtés : Petit bateau, camp Boiro, centrale électrique, camp Almamy Samory Touré, Port de Belle-Vue, Port de Gbessia, etc.

Chaque groupe d’assaillants s’attaqua à des cibles préalablement déterminées.

I.- Du Dragon et de Casssiopea, débarquèrent trois groupes qui entrèrent immédiatement en action :

1. Le premier groupe guidé par un espion déserteur revenu avec les envahisseurs et qui avait été interné dans « la Montagne », la prison du PAIGC, fit libérer les 26 prisonniers portugais et les transporta dans les bateaux, après avoir tué tous les gardes et de nombreux promeneurs civils surpris.

2. Le deuxième groupe détruisit 5 bâtiments et 6 voitures du PAIGC et tua de nombreux militants de ce mouvement. N’ayant pas trouvé, à son domicile, Amilcar Cabral, secrétaire général du PAIGC, en mission de son mouvement à Sofia (Bulgarie), il détruisit la villa et assassina tous les gardes.

C’est le lieu de noter un fait important dans l’explication de l’échec de l’Agression: confondu avec Cabral auquel il ressemblait, le coordinateur militaire « étranger » venu informer les assaillants de l’absence de ce dernier à Conakry et donner des précisions sur les cibles, en particulier sur l’emplacement exact des avions MIGS, fut tué par les agresseurs. Seul le coordinateur civil guinéen qui se fera prendre bêtement par les autorités guinéennes tentera de remplir sa mission.

3. Le troisième groupe attaqua le camp de la milice Populaire, tuant plus de soixante miliciens, la villa Syli tuant les gardes ; ayant constaté l’absence du Président Ahmed Sékou Touré, tua les gardiens et incendia la villa.

II. De Montante, débarquèrent quatre groupes

1. Le premier groupe attaqua le camp de la Garde républicaine dénommé le Camp Boiro où se trouvaient, selon Alsény René Gomez, seulement 76 prisonniers. La farouche résistance des gardes sera vaine ; la plupart d’entre eux furent égorgés par les assaillants. Le camp fut pris par les portugais et remis aux hommes du FNLG dirigés par un certain Ibrahima Barry III, du FNLG.

2. Le second groupe dirigé par un certain Camara Mamadou dit Thiam du FNLG obligea les responsables de la centrale électrique de Tombo à couper le courant de la ville. Tout Conakry vit dans l’obscurité qui ne profita pourtant pas aux agresseurs.

3. Le troisième groupe, comprenant du côté du FNLG, le commandant Thierno Diallo, qui aurait été proclamé Président de la république à la place de David Soumah en cas de victoire, le commandant Hassane Hassad et le journaliste Siradiou Diallo, occupa le camp Almamy Samory Touré après avoir détruit 16 véhicules, tué plusieurs soldats et incendié les édifices de l’Etat-major du camp.

Ce groupe aurait été arrêté si un complice de l’intérieur n’avait pas mis une pirogue à sa disposition lui permettant de rejoindre l’un des bateaux qui avait déjà levé l’ancre : sa radio ayant été détruite, ce groupe responsables étaient pratiquement coupés des autres assaillants. Or, l’étau se resserrait déjà autour des agresseurs.

III.- De la Bombarda, quatre des cinq équipes débarquèrent à la plage Péronne, actuelle Cité Mohamed VI :

1. La première équipe ne put atteindre son objectif, la Voix de la Révolution, la RTG actuelle à Boulbinet, pour des raisons qui n’ont pu être éclaircies par l’Etat-Major de l’Agression. Elle était pourtant dirigée par un ingénieur électronicien guinéen, Tidjane Diallo, du FNLG.

Qui a vécu à Conakry, avant sa fuite à l’étranger.

2. Les trois équipes constituées pour couper Conakry I de Conakry II afin d’empêcher l’arrivée des renforts de l’intérieur ne réussirent pas à atteindre leur objectif.

3. La cinquième équipe, chargée de l’arrestation du président Ahmed Sékou Touré, ne débarqua pas, ayant été informée par des complices intérieurs qu’ils n’avaient aucune trace du leader guinéen ni à la villa Syli de Belle-Vue, ni au Palais de la Présidence de la République où certains l’avaient soit disant entouré pendant un certain temps pour assurer sa sécurité ; finalement tétanisés parce que certains avaient été très tôt découverts par l’américain Carl Minkaël qui les avait filmés de la résidence de l’ Ambassadeur de la Tanzanie et remis le film au Président Ahmed Sékou Touré, des complices intérieurs préférèrent disparaitre du Palais de la présidence, en attendant l’ accalmie .

IV .De la Hydra, l’équipe chargée de la destruction des MIGS se dirigea vers son objectif, l’aéroport Gbessia, pour détruire ces avions afin de faciliter l’intervention de la Force aérienne portugaise prévue. Par précaution ces avions avaient été déplacés. L ‘équipe mixte, malgré toutes les fouilles, ne put trouver les MIG ; il a fallu cependant des instructions fermes du capitaine Alpoim Calvao, pour que le groupe du FNLG, dirigé par le sous-lieutenant Boiro et Amadou Diallo, ancien contrôleur de la circulation aérienne à l’aéroport de Conakry avant sa fuite à l’étranger, ne détruisent par dépit tous les autres avions trouvés sur place. Le lieutenant Juan Januario et ses hommes, chargés de détruire les MIGS, préférèrent se rendre aux autorités de Conakry. Un échec décisif.

Riposte populaire

A 9 heures du matin, réfugié, après le Palais, chez une militante au quartier Almamya, feue Madame Guichard, sur insistante de son épouse, hadja Andrée Touré, le Président Ahmed Sékou Touré lança son premier appel de résistance, suivi de plusieurs autres tout aussi pathétiques.

Ce fut la débandade chez les assaillants et en particulier au sein des groupes de complices intérieurs qui n’eurent pas le temps de se regrouper, quand bien ils avaient des brassards verts indicatifs ceints au bras.

Aussi, passé l’effet de surprise et l’impact patriotique de ces appels aidant, la promptitude de la résistance et de l’offensive organisée immédiatement par le parti et l’armée eurent raison des agresseurs. Les professeurs, étudiants de Poly et l’Armée réussirent à libérer le camp Boiro. Quant aux portugais qui rejoignaient les bateaux aussitôt que leurs objectifs étaient soit atteints soit ratés, embarquèrent aussitôt leurs hommes de troupe. Ce qui leur permit de partir aussi rapidement que possible. L’équipe gouvernementale de remplacement ne put donc pas descendre.

Selon, le capitaine Alpoim Calvao, « ceux du Front qui voulaient aller avec nous, se sont embarqués, d’autres, convaincus que le peuple finira par se révolter et les soutenir sont restés et ont eu le sort que vous connaissez ».

Désemparés et surpris par la résistance populaire, les responsables du FNLG ont préféré, comme des lâches, s’enfuirent en abandonnant certains de leurs mercenaires pris au piège.

Le dimanche, le lundi et le mardi furent les journées de calvaire pour les assaillants du FNLG et des portugais africains abandonnés sur le terrain : traqués, parce que ayant soit infiltrés les concessions, soit dissimulés dans les arbres d’où certains tiraient sur les passants, soit capturés au marché du Niger à la recherche du manger, ils seront tous tués. Aucun assaillant abandonné n’échappa à la vigilance des militants du parti, de l’armée et du PAIGC.

C’est dire qu’il faut retenir également que le PAIGC, dont le sort était lié à celui du PDG-RDA, a joué un grand rôle dans l’échec des agresseurs: les hommes cantonnés à Conakry réussirent à faire démasquer les assaillants portugais, trahis par l’emploi du portugais et à les combattre. Le front de Boké avait été dégarni et les renforts constitués furent dirigés par le futur Président de la République du Cap-Vert, Pedro Pires, pour renforcer la défense de Conakry organisée par les autorités guinéennes.

La deuxième phase de l’agression, organisée par le FNLG

L’agression contre Conakry ayant lamentablement échoué, le FNLG engagea une autre agression, du 26 au 29 novembre 1970, cette fois par la frontière de la Guinée-Bissao, à Koundara qui enregistra des attaques meurtrières d’une grande ampleur. Il s’agissait, pour le Front, d’y créer un maquis pour continuer la lutte sur le terrain espérant être rejoint par ses partisans intérieurs. Selon Alpoim Calvao, les autorités portugaises ignoraient ce plan. L’échec sera, là aussi cuisant ; certes on dénombra, parmi les Guinéens, de nombreuses morts , des centaines de blessés et des dégâts matériels importants, mais les assaillants avaient été soit liquidés sur le champs, soit capturés(23 dont 21 anciens soldats de l’ armée coloniale française recrutés en France ).

La solidarité internationale envers le peuple de Guinée

Mais, à quelque chose malheur est bon ! L’agression démontra aux adversaires de la Première République que la Guinée n’était pas isolée. De partout parvinrent des messages d’indignation et de soutien, des dons divers ; la communauté internationale fut presque unanime à condamner cette opération militaire comme un crime.

L’ONU se saisit aussitôt du problème à l’appel de son représentant résident en Guinée et de celui de la Guinée aux Nations Unies

Dès le 23 novembre 1970, le Conseil de Sécurité exigea le retrait de toutes les forces d’invasion de la Guinée et décida de dépêcher une commission d’enquête qui séjourna à Conakry du 25 au 28 novembre 1970 et dont les conclusions seront rendues publiques le 5 décembre 1970.

Le 8 décembre 1970, il fit siennes ces conclusions ; après avoir situé la responsabilité effective du Portugal, il condamna, par 11 voix et 4 abstentions, « énergiquement le gouvernement portugais pour son invasion de la République de Guinée » et lui exigea de l’indemniser intégralement.

Après avoir salué et remercié les Nations Unies, le gouvernement guinéen signifia, dans une lettre du 18 décembre 1970 au secrétaire général U THANT, qu’ayant été agressée pour son soutien au PAIGC, la Guinée n’acceptera qu’une seule réparation du Portugal : la proclamation de l’indépendance de toutes ses colonies : Angola, Guinée –Bissau, Mozambique, Sao Tome et Principe.

En Afrique, différents pays firent non seulement des dons en nature et argent, mais mirent aussi leurs armées en alerte pour des interventions aux côtés de la Guinée. Des manifestations populaires de soutien se déroulèrent dans presque tous les pays.

Quant aux organisations africaines, elles soutinrent toutes la Guinée et votèrent des motions contre le Portugal.

L’OUA

Après l’OERS dès le 24 novembre 1970, la réaction de l’organisation continentale fut tout aussi prompte et ferme. Ses 41 ministres des Affaires étrangères, réunis du 9 au 12 décembre 1970, votèrent à l’unanimité une motion qui exigea, entre autres, qu’ « un châtiment exemplaire soit infligé à tous ceux qui ont collaboré et perpétré l’agression contre la République de Guinée ».

Les pays arabes et les pays socialistes eurent les mêmes attitudes de soutien politique, diplomatique, etc.

Mais pourquoi l’agression a échoué ?

Le plan des agresseurs contre la Guinée paraissait opérationnel et le succès était assuré parce que les Portugais s’étaient fondés sur la puissance de l’OTAN dont ils faisaient partie, surtout que cette organisation leur apportait tout son soutien dans leur guerre contre les mouvements de libération nationale. Le Portugal put certes libérer les 26 portugais du PAIGC, mais ne put détruire le PAGC. Quant au FNLG, il n’atteignit aucun de ses objectifs.

Le capitaine Alpoim Calvao dégage trois causes de l’échec lamentable :

1. Le manque d’informations précises et fiables sur les principales cibles (la position des MIGS, la radio, les principaux responsables guinéens et du PAIGC, Ahmed Sékou Touré et Amilcar Cabral en particulier).

2. Le manque de soutien pourtant promis par le FNLG et attendu des complices intérieurs ; selon Alpoim Calvao « ils nous avaient assurés qu’ils avaient des appuis internes actifs ».Or, très peu de ceux-là ont osé exhiber le brassard vert, signe distinctif des partisans intérieurs des agresseurs; même ceux qui s’étaient agglutinés autour du président Ahmed Sékou Touré au Palais de la Présidence, face à la réaction populaire, après quelques heures de surprise et d’effroi, étaient presque tous tétanisés ; tous eurent peur d’agir et n’avaient , pour seuls soucis, que l’affirmation de leur patriotisme, de la sincérité de leur loyauté et de leur fidélité au PDG-RDA et à son secrétaire général.

3. La troisième cause de l’échec serait le manque de cohésion qui sévissait au sein de l’opposition guinéenne, du FNLG en particulier. C’est pourquoi il recommanda aux autorités portugaises : « de faire … soigneusement des investigations sur des individus qui viennent à se présenter à nous comme chefs de l’opposition aux régimes africains, nos adversaires. Le panorama que le FNLG nous a présenté, poursuit-il, sur la situation de la République de Guinée est fondamentalement correct, mais a échoué totalement concernant l’appui qu’il prétendait avoir à l’intérieur de la Guinée. Le même FNLG avait des tendances divergentes et pour notre mauvaise chance, nous avons choisi la tendance la moins honnête pour travailler avec nous », conclut-il.

Voilà brièvement présenté l’introduction au débat que l’ONG « Plus jamais d’agression contre la Guinée » nous avait demandé de traiter.

Beaucoup d’autres questions ont été soulevées à propos de cette opération assassine et irresponsable aux conséquences humaines et matérielles regrettables : les autorités politiques de l’époque n’avaient-elles pas parlé de 365 morts et le capitaine Alpoim Calvao « plus de 500 » ?

Nous pensons que ces questions feront l’objet de notre débat. Mais nous souhaiterions surtout que ce débat soit civilisé et que les intervenants mesurent leurs propos et restent jusqu’à la réaction à ces propos. Car, quand on est sûr d’avoir raison et que l’on dispose de preuves irréfutables pour illustrer cette conviction, on ne fuit pas un débat public contradictoire ; on le recherche.

N’oublions pas que les Guinéens doivent se réconcilier définitivement entre eux et par eux-mêmes sur la base de la Vérité et de la justice qui sortiront de la confrontation des idées et des faits replacés dans leur contexte propre, de façon publique et contradictoire. Toute autre démarche amusera certes la galerie et profitera financièrement à certains comme nous l’avons vu, mais n’aboutira pas à notre objectif fondamental : la réconciliation définitive comme le veulent nos populations.

Je vous remercie de votre aimable attention.

El hadj Sidiki Kobélé Kéita
Enseignant Chercheur

 
 Ajouter un commentaire
BAD : Ousmane Doré nommé directeur général du bureau régional de l'Afrique centrale

2016/11/25

Aujourd'hui en Guinée La Banque africaine de développement vient de nommer Ousmane Doré au poste de directeur général du Bureau régional de développement et de prestation de services pour l’Afrique centrale, à compter du 1er décembre 2016. La création de ce bureau s’inscrit dans le cadre du nouveau modèle opérationnel de la Banque qui vise à accélérer la mise en œuvre de ses activités et la réalisation d’impacts sur le développement en Afrique.

Ousmane Doré, ressortissant de la Guinée, compte à son actif plus de (20) vingt ans d’expérience dans les milieux du financement du développement, de l’administration publique et de la recherche. En 2007, il était ministre de l’Économie, des Finances et de la Planification du gouvernement de Guinée. Il apporte à la Banque une expérience pratique de haut niveau dans la collaboration avec les plus hauts responsables de l’administration publique dans la région.

Doré a été recruté à la Banque africaine de développement en 2011 en tant que représentant résident, avant d’accéder au poste de directeur pays pour le Nigeria. À ce titre, il a développé et diversifié le portefeuille de la Banque et joué un rôle clé au niveau des dialogues régionaux, notamment dans le cadre de ses travaux avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Il supervise un portefeuille solide et diversifié de plus de 4,5 milliards de dollars.

Avant de rejoindre la Banque, Doré était économiste senior au Fonds monétaire international, puis représentant résident au Sénégal et chef de mission par intérim en Guinée-Bissau, en 2006. En 2007, il a été nommé ministre de l’Économie, des Finances et de la Planification de Guinée. Doré a impulsé les réformes au sein du ministère et de la Banque centrale afin d’améliorer les pratiques de gestion financière, de réaliser des gains d’efficience et de combattre la corruption.

Doré est titulaire d’une licence en génie géologique de l’École des Mines et de la Géologie de Boké, en Guinée, d’un master en administration publique de l’Université Harvard, d’un master en économie de l’industrie des minéraux de l’Université d’Arizona, et d’un doctorat (1993) en économie, avec spécialisation en développement macroéconomique international, économie monétaire et finances publiques, de l’Université du Minnesota, aux États-Unis.

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a accueilli la nomination d’Ousmane Doré en ces termes: «Dr. Ousmane Doré est un économiste accompli, justifiant d’une longue expérience dans la gestion financière, la gestion macroéconomique et les opérations. Il a dirigé et géré efficacement des opérations de la Banque, aussi vastes que complexes, au Nigeria. A mesure que la Banque progressera dans le nouveau Modèle de développement et de prestation de services en Afrique centrale, l’expertise reconnue de Dr. Doré, son leadership et son dynamisme se révèleront des atouts majeurs pour la Banque.

Source: BAD





 
 Ajouter un commentaire
Travaux publics : La ministre suspend un cadre pour corruption et sabotage

2016/11/24

Aujourd'hui en Guinée Ce lundi 21 Novembre, les cadres du département des travaux publics se sont réunis sous la présidence de Madame, la Ministre Oumou Camara, dans la salle de conférence du département.

Pour une synergie d’actions départementales, la concertation et la détermination des uns et des autres doivent être au même diapason pour aboutir à des résultats concluants, satisfaisants et bénéfiques pour les citoyens guinéens, en matière d’infrastructures routières.

Pour ainsi lier l’utile à l’agréable, la Ministre des Travaux Publics a présidé la réunion du cabinet pour diligenter les différents travaux à faire valoir, réaménager ses cadres, dans le cadre du rajeunissement et la féminisation de son personnel en faisant aussi valoir les compétences d’une part et de l’autre part, lutter contre la sédentarisation comme l’avait instruit, le Chef de l’État dans une de ses sorties. Enfin, dans l’optique d’écarter tous les encombrants humains empêchant le bon fonctionnement des choses, Madame Oumou Camara, Ministre des TP a suspendu avec demande imminente le remplacement de Monsieur Lansana Diawara, le représentant du Ministère de l’environnement au Ministère des travaux publics pour corruption et sabotage dans la finalisation du projet de faisabilité sur l’axe Coyah – Forécariah jusqu’à la frontière de la Sierra Léone qui sera financée par la BAD en 2017. En tout cas, tout reste à croire que le renouveau ou le vent nouveau souffle au Ministère des Travaux Publics.

Source : Cellule de Com du gouvernement

 
 Ajouter un commentaire
L’Agression impérialo-portugaise du 22 novembre 1970 contre la République de Guinée (Par Dr Aboubacar Sidick SAMPIL)

2016/11/23

Aujourd'hui en Guinée Un fait, des hommes et l’histoire. La date anniversaire de l’agression impérialo-portugaise nous offre l’opportunité de revenir sur certains aspects du combat de la Guinée, face aux attaques des puissances coloniales, en crise de leadership ? Surtout face à la désintégration de leurs colonies à travers le monde. Notamment, la France et le Portugal, les deux pays parrains de cette agression en terre guinéenne en ce dimanche 22 novembre 1970, si nous tenons compte des mémoires de Jacques Faucard – le Monsieur Afrique de l’Elysée, et d’autres documents sur ces événements. Aussi, rappelons qu’en fondant la Vème République française en 1958, la France a perdu la Guinée, le seul territoire de sa large possession en Afrique à dire ‘’NON’’.

D’où la naissance de graves rancœurs contre le jeune Etat guinéen, qui selon la vision française de l’époque, devait servir d’exemple en revenant prier la puissance coloniale pour se faire pardonner, sans quoi, jamais il n’y aurait la paix et le développement sur cette ancienne colonie française. Ce fut la promesse du discours-réponse de De Gaulle à la volonté de la Guinée de dire NON au Référendum du 28 Septembre.



Le jour fatidique du dimanche 22 Novembre 1970

De graves atteintes à l’intégrité et à la souveraineté de la République de Guinée ont eu lieu en ce dimanche, 22 novembre 1970, lorsque profitant de la brume et du brouillard sur nos eaux territoriale, près de 500 mercenaires européens et africains, ont débarqué le 22 novembre 1970 sur nos côtes à bord de bateaux de guerre, violant ainsi tout principe de non-violabilité de l’intégrité territoriale et l’indépendance des peuples.

Le colonialisme portugais servant de tête de pont à l’impérialisme international, n’a pas hésité à profiter de la nuit pour s’attaquer au paisible peuple de Guinée. Le dimanche 22 novembre 1970, vers 2 h du matin, les populations ont entendu des coups de feu à partir de nombreux points stratégiques de la capitale Conakry: La Centrale électrique de Tombo, les Camps Almamy Samory et Mamadou Boiro, la Villa présidentielle de Bellevue, la résidence du secrétaire général du PAIGC-Amilcar Cabral, la Présidence de la République, l’aéroport international Conakry-Gbessia, etc.

L’objectif d’une part, était de libérer un groupe de prisonniers portugais aux mains du PAIGC (Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée et des Iles de Cap Vert), et de l’autre, éliminer le régime révolutionnaire de Guinée avec son charismatique Président Ahmed Sékou Touré qui, depuis le 28 septembre 1958 est devenu l’homme à abattre pour l’ancienne puissance coloniale françaises et ses dirigeants.

Mais moins sa proclamation d’indépendance le 2 Octobre 1958, c’est la vocation politique annoncée par la Guinée de ne se sentir libre que lorsque tous les territoires du continent africain seront libres de la colonisation, qui a fait que la Guinée devait subir toutes les formes de pression, de sabotage et de diffamation, afin de casser l’élan pris par le jeune Etat. Les faits sont ce qu’ils sont, et nul ne peut effacer les traces de l’histoire, au risque gravissime de se ridiculiser devant l’humanité.

La riposte fut fulgurante et le peuple a largement mis en déroute les agresseurs au point que certains rescapés ont avant de subir la loi en vigueur pour de tels actes, expliqué en détails les plans et combine, les responsables et les complices des actes de barbarie.

Il est consigné dans la mémoire collective que la Guinée a été la cible de diverses tentatives de déstabilisation depuis 1958, au lendemain de sa victoire face à la France coloniale, qui a dès les premiers mois, aux ordres du général De Gaulle, imaginé et planifié de pires formes de sabotage et de mise à genoux des structures et institutions du nouvel Etat. Ils ont tenté d’empêcher son intégration aux Nations Unies, n’eut été les soutiens des pays de l’Est, ceux des Non-alignés et d’autres d’Occident comme les USA.

C’est cette haine qui sera autrement matérialisée dans le plan d’attaque projeté par les portugais, pour disent-ils, récupérer les leurs aux mains des guinéens de Bissau, alors que d’autres de nos compatriotes guinéens vivant à l’étranger, avec des complices résident au pays, en trouveront l’occasion pour un changement de régime à Conakry.

En tout, ils ont débarqué les troupes à Conakry, mais le contingent de guinéens venus pour changer le gouvernement dirigé par Sékou Touré, s’est heurté à une réaction qu’ils n’attendaient pas une fois sur le sol guinéen. Ceci expliquant cela, les parties stratégiques de la capitale tombées sous contrôle des agresseurs (Camp Boiro et Samory, présidence de la République, Centrale de Tombo, Aéroport de Conakry…), ont vite été récupérées. Les agresseurs arrêtés et exécutés selon les lois du pays.

En cette matinée de dimanche 22 novembre 1970, c’est à 9 h que le premier Appel à la nation, discours officiel du président guinéen aura été entendu, appelant le peuple à prendre les armes pour défendre la patrie agressée. L’on se rappelle des mots de Hadja Mafory Bangoura qui depuis Kaloum, haranguait les foules pour la riposte en vue de mettre hors d’état de nuire les bandits venus pour reconquérir la Guinée et les Guinéens.

Ces appels relayés dans tout le pays, ont fait l’effet escompté, car en un temps record, la victoire de la Guinée a été totale et fulgurante sur les barbares, dont on apercevait les navires – Montante et Bombarda entre autres, au large de Conakry, en ce mois de ramadan musulman.

La Guinée a connu plusieurs victimes, assassinées ou blessés par les agresseurs, des édifices ont connu de graves atteintes avec des dégâts matériels importants que le Portugal, après avoir reconnu ses forfaitures s’engagera à réparer. Mais la Guinée préféra en retour que les portugais libèrent la Guinée Bissau de toute colonisation. Permettre à la Guinée Bissau de devenir un Etat indépendant. Ce qui fut, pour que la République de Guinée se lance dans le soutien pratique de la guerre de libération d’autres colonies portugaises en Afrique australe : Angola, Mozambique et Sao Tomé et Principes.

Partout donc sur le continent, l’héroïsme des combattants guinéens a été reconnu et loué. Les derniers survivants de cette époque et de ses évènements sont encore en vie. Au besoin, ils peuvent apporter leurs témoignages pour que les nouvelles générations de nos concitoyens comprennent de quoi doit être fière la Guinée aujourd’hui, quand une date comme le 22 novembre 1970 se pointe à nouveau à l’horizon.

Leçons de l’agression et perspectives d’avenir

Nous devons en définitive comprendre qu’un tel évènement laisse toujours des séquelles inoubliables. Qui à faire regretter ou soigner les rancœurs. Mais le meilleur est de savoir raison gardée, en prônant la paix et l’unité de tous, fils et filles du pays confronté à d’autres défis. Notamment le défi de son développement économique et social, sans négliger les couacs dus à l’inexpérience politique, qui fit qu’entre autres, il ya eu des succès et des ratées comme sous tous les régimes ou pouvoirs que l’humanité a connu et continue d’en connaître.

Donc, la question fondamentale sur les victimes collatérales ou directes de cette agression reste un sujet assez important dans la conquête du salut nationale à travers la réconciliation si recherchée depuis la fin du régime de Sékou Touré, jusqu’au-delà : du temps de Lansana Conté, jusqu’à nos jours sous Alpha Condé.

C’est dire que la quête pour la paix, est une œuvre de longue haleine que seuls les citoyens convaincus et capables de pardon dans la lucidité, peuvent assurer le succès national ‘est dans cette optique que nous faisons un vibrant appel aux fils du pays à ne jamais accepter de tomber dans les filets de la vengeance, ni de l’intolérance.

Ainsi, la Guinée saura devenir grand et encore plus prospère, car la nature a déjà doté le pays d’immenses ressources naturelles qui n’attendent que notre farouche volonté à aller à leur conquête, pour en transformer au bénéfice de tous. Là sera notre victoire à tous, et non dans les conclusions de ces débats de politique politicien, à jamais voués à l’échec.

La Guinée à jamais !!!

 
 Ajouter un commentaire
Commission de la Consolidation Paix des Nations :Unies Le ministre d'Etat Dr. Mohamed Diané évoque les attentes de la Guinée,

2016/11/22

Aujourd'hui en Guinée Madame et Messieurs ;Je voudrais tout d’abord commencer par remercier Messieurs les ambassadeurs du Burkina Faso et du Japon pour avoir bien voulu accepter de s’associer à nous dans le cadre de cette mission de revue de l’engagement de la Guinée avec la Commission de la Consolidation de la Paix des Nations unies. Je remercie les uns et les autres d'avoir bien voulu accepter de s’associer à cet exercice qui permettra de mieux adapter l’engagement de la Guinée avec la Commission et trouver la meilleure formule face aux défis actuellement rencontrés par le pays.

Mesdames et Messieurs,

Sur le plan politique, électoral et sécuritaire, la Guinée a réalisé d’énormes progrès avec notamment l'organisation effective de deux élections présidentielles, une élection parlementaire, la relance effective du dialogue politique et la poursuite de la réforme du secteur de la sécurité et de la défense.

Mais je tiens quand même à souligner que le format d’engagement actuel (Formation Guinée avec présidence luxembourgeoise jusqu’au mois d’aout 2016) a montré ses limites par ce qu’il n’a pas permis au pays d’engager et/ou de bénéficier du plaidoyer nécessaire en vue de la mobilisation des ressources en faveur des trois
priorités identifiées dans la Déclaration d’engagements Mutuels.

Pourtant, de nombreux pays bénéficient du soutien de la Commission sans être à son
agenda. C’est le cas par exemple de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso.

Au vu des progrès réalisés par notre pays ces dernières années, la Guinée pourrait s’inspirer de ce modèle d'engagement plus souple, plus flexible et plus efficient.

Sur le contenu de l’engagement actuel
Comme vous le savez, la Déclaration d’Engagements Mutuels qui lie actuellement la Guinée à la Commission consacre un certain nombre de priorités:
La réforme du secteur de la défense et de la sécurité :

Dans ce domaine, on peut affirmer que des progrès remarquables ont été réalisés, notamment l’accompagnement à la retraite en 2012 de près de 4000 militaires, le recensement biométrique des militaires ; la mise à disposition d’un Conseiller stratégique sur la réforme du secteur sécurité et défense.

Je tiens néanmoins à dire de passage, que le secteur de la police et de la sécurité a beaucoup moins bénéficié de l’appui de la Commission. Nous espérons que votre visite nous permettra de changer cette situation.

Pour ce qui est de la promotion de la réconciliation et de l’unité nationale, il est évident que des progrès et pas des moindres ont été réalisés dans ce secteur également à travers notamment la finalisation et la remise au Président de la République du rapport et des recommandations de la Commission provisoire sur la réconciliation nationale (CPRN).

Mesdames et Messieurs,

Les besoins en consolidation de la paix de la Guinée sont divers et méritent d’être mieux ciblés et spécifiés pour une meilleure efficacité de l’appui qui peut nous être apporté.

A cet égard, le renforcement des institutions, en particulier celles du système judiciaire et de la chaîne pénale devra être au cœur de l'exercice d’ajustement de la Déclaration d’Engagements Mutuels. Car cela permettra non seulement l'extension de l’autorité de l’Etat, le renforcement de l’Etat de droit et donc de la confiance des populations en l’appareil étatique, mais contribuerait également au renforcement de la cohésion et de l’unité nationales.

Je pense qu’il est également nécessaire d’adopter une approche sous régionale dans la mise en œuvre des activités de consolidation de la paix, compte tenu des défis transversaux auxquels font face les pays de la sous-région.

Aussi, je voudrais rappeler ici que le deuxième plan prioritaire du PBF (2012-2016) arrivera à expiration le 31 décembre de cette année et que le PBF "commissionnera" bientôt une évaluation indépendante de son portefeuille d’activités.

A cet égard, il y a nécessité de conclure le troisième plan prioritaire du PBF et nous formulons par la même occasion le souhait que l’évaluation indépendante du PBF s'inspirera des recommandations de la présente visite, en vue d’accompagner la Guinée dans ses efforts de consolidation de la paix.
Car justement, notre engagement pour la consolidation de la paix en Guinée et ailleurs dans le monde est inébranlable. Nous savons combien elle est précieuse cette paix permettant à notre peuple de s'épanouir et de prendre en main son destin.

Notre passé et celui de nos voisins qui ont vécu tant de drames nous enseignent qu'il est indispensable de cultiver les vertus de la paix afin de pouvoir développer nos nations. C'est le sens de l'engagement du président Alpha Condé pour une Guinée réconciliée avec elle-même et avec ses filles et fils.

C'est un devoir républicain qui nous anime à chaque instant malgré la faiblesse des moyens financiers dont nous disposons.Nous sommes bien évidemment convaincus que votre présence ici permettra d'apporter des réponses concrètes à toutes nos attentes et interrogations.

Au nom du Pr. Alpha Condé, Président de la République et Chef des Armées, je vous souhait un agréable séjour en terre guinéenne.

 
 Ajouter un commentaire
Guinée : Le colonel Issa Camara et dix autres militaires inculpés et placés sous contrôle judiciaire

2016/11/22

Aujourd'hui en Guinée Le colonel Issa Camara et dix autres éléments de sa garde rapprochée ont été inculpés mercredi par le tribunal militaire de Conakry de "coups et blessures, vols, pillages et incendies'' perpétrés au mois de juin dans la nord du pays.

Les doigts chargés de bagues et les bras de gris-gris, le colonel Issa Camara alimentait toutes sortes de fantasmes. Cet ancien gouverneur de la région administrative de Mamou (Moyenne Guinée), jusqu’ici considéré comme intouchable, a finalement été rattrapé par la justice. Ironie du sort pour celui qui s’était octroyé la fonction de juge, indépendamment des tribunaux, entre 2008 et 2010 à l’époque de la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara.

Un camion mal stationné

Les faits remontent aux 17 et 18 juin derniers, quand le colonel Camara, alors commandant du camp d’infanterie de Mali, préfecture située à 557 km au nord de la Guinée, a ordonné à ses hommes « de donner 20 coups de ceinturon, qui n’a même pas de dents, sur les fesses » (selon ses propres mots) du chauffeur d’un camion mal stationné qui obstruait le passage de son cortège.

Déjà excédées par de précédentes exactions, les populations locales s’étaient soulevées pour demander le départ immédiat de l’officier et de ses hommes. S’en est suivie une répression militaire qui a fait trois blessés graves et conduit au pillage de 47 boutiques, dont sept sont parties en flammes, selon le bilan des organisations de défense des droits de l’homme sur place.

Interdiction de quitter Conakry

Désarmés et leurs documents de voyage saisis, les onze militaires inculpés ont été placés sous contrôle judiciaire et se sont vu signifier l’interdiction de quitter Conakry. Ils doivent se présenter deux fois par semaine devant les juges militaires chargés du dossier.

Une grande avancée judiciaire, se réjouit Me Labila Michel Sonomou, président de l’ONG « Avocats sans frontières » et avocat de l’une des victimes. « Il y a quatre mois que nous attendions cela. Nous souhaitons que la procédure se poursuive jusqu’à son terme », déclare-t-il à Jeune Afrique.

À la différence des cas des officiers militaires inculpés pour les massacres du 28 septembre 2009, « le plus important dans ce dossier, poursuit l’avocat défenseur des droits de l’homme, c’est que que le colonel Camara et ses éléments ont été placés sous contrôle judiciaire ». En conséquence, « ils ne peuvent pas sortir de Conakry sans l’aval des juges. Ils doivent se présenter deux fois par semaine et émarger dans un registre », précise Me Labila Michel Sonomou.

« Noyer le poisson »

L’autre avocat dans cette affaire, le président de l’ONG « Mêmes droits pour tous », Me Frédéric Foromou Loua, n’est cependant pas aussi satisfait de la procédure. « C’est une manière de noyer le poisson, dénonce-t-il. C’est à se demander par quelle gymnastique des auteurs d’infractions de droit commun se sont retrouvés devant le tribunal militaire. Les infractions militaires sont bien connues : alors que nous, dans nos rapports, nous les accusons de meurtres, vols, pillages et incendies. »

Et de constater que le colonel Issa Camara et ses hommes « devraient être placés non pas sous contrôle judiciaire mais sous mandant de dépôt. Si c’étaient des civils, ils seraient déjà en prison », tranche-t-il.

Il s’agit du deuxième dossier judiciaire traité par ce tribunal, après le jugement rendu le 3 mars 2016 concernant l’ancien chef d’état-major général des armées Nouhou Thiam et cinq autres militaires.


JA

 
 Ajouter un commentaire
COP22: Le Président Alpha Condé défend une Afrique unie pour un développement durable du continent

2016/11/18

Aujourd'hui en Guinée Marrakech, le 16 Novembre 2016 – Ce 16 novembre 2016 restera sans aucun doute une date à marquer d’une pierre blanche pour notre pays et l’Afrique en général. En effet, c’est ce mercredi qu’en marge de la tenue de cette 22e Conférence des Parties, le Président de la République, Alpha Condé, a présidé la Conférence sur l’Initiative de l’Afrique sur les Energies Renouvelables (IAER).

Un plan dont, rappellons-le, il est le Coordonnateur mandaté par ses pairs du continent. C’était en présence de plusieurs d’entre eux dont Faure Gnassingbe du Togo, Ellen Johnson Sirleaf du Libéria, Seretse Ian Khama du Botswana, des Présidents de la COP 21 et 22, Salaheddine Mezouar et Ségolène Royal, du Directeur Général de la Banque Africaine de Développement (BAD), Akinwumi Adesina, des Représentants de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, de l’Egypte, de la Suède, de l’Allemagne, etc.

L’Histoire retiendra qu’à l’ouverture de l’Africa Day de cette COP22, notre continent a parlé d’une voix pour défendre sa position face au défi du réchauffement de notre planète et face à la nécessité de mettre en œuvre des actions concrètes après la ratification par les Etats de l’Accord de Paris.

C’est ainsi qu’à l’entame de son propos liminaire, le Président Alpha Condé a rappelé sa détermination à inverser la tendance actuelle sur le continent, celle qui prive plus d’un africain sur deux d’énergie, par la mobilisation des financements annoncés lors de la COP21 de Paris. Cela passe, entre autres, par l’utilisation de sources d’énergies propres et intelligentes d’où le lancement de l’IAER dont l’objectif est double :

1) contribuer à la réalisation du développement durable, renforcer le bien-être humain et œuvrer au bon développement économique, tout en garantissant l'accès universel à des quantités suffisantes d’énergie propre, appropriée et abordable ;

2) aider les pays africains à passer très rapidement à des systèmes exploitant les énergies renouvelables qui appuient leurs stratégies de développement à faibles émissions de carbone tout en améliorant la sécurité économique et énergétique.

Pour ce faire, le Chef de l’Etat est revenu sur les rencontres qu’il a tenues à Conakry, Bruxelles et New York notamment pour accélérer la mise à disposition de 10 gigawatts d’énergie sur le continent sur la période 2016/2020.

A ce sujet, le Président Alpha Condé s’est dit « heureux de l’engagement de l’Union Européenne qui est d’ores et déjà prête à financer un certain nombre de projets cette année et une quarantaine d’autres l’année suivante ».

Egalement présente à cette rencontre, Ségolène Royal, Présidente de la COP21 et Ministre française de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, a tenu à féliciter le leadership du Chef de l’Etat dans le cadre de cette Initiative Africaine sur les Energies Renouvelables. Elle a insisté sur son entière disponibilité pour accompagner ce programme pour lequel le Président François Hollande s’est personnellement impliqué au cours des derniers mois ; rappelant au passage que la France –tout comme la Suède- mettait un point d’honneur à respecter ses engagements, en décaissant d’ores et déjà des fonds afin de permettre à l’unité de gestion de ce programme de pouvoir démarrer ses opérations.

Puis, Ségolène Royal est également revenue sur la nécessité pour l’Union Européenne de procéder à la simplification et la clarification des procédures d’obtention des financements qui seront mis à disposition.

Pour terminer, la Présidente de la COP21 a tenu à remercier le Président de la République en lui offrant le Trophée de la Planète pour ses inlassables efforts dans cette lutte car dit-elle, en s’occupant des problèmes environnementaux et énergétiques du continent, c’est de toute la planète dont il se préoccupe.

Cette prise de parole de la Présidente de la COP21 faisait suite à celle d’autres éminents panélistes qui ont tour à tour salué l’apport du Chef de l’Etat dans ce programme d’électrification du continent avant de partager leurs analyses devant un parterre de média internationaux. Dans leurs interventions, ils ont mis l’accent sur le fait que cette initiative est un effort significatif dirigé et pris en main par l'Afrique pour accélérer et augmenter l’exploitation de l’énorme potentiel en matière d’énergie renouvelable du continent.

L’autre temps fort de cette journée a été la tenue d’un Sommet Africain de l’Action qui a réuni environ une trentaine de Chefs d’Etat du continent. Prenant la parole en premier, le Roi Mohamed VI du Maroc a regretté que le continent « paie un lourd tribut dans l’équation climat » alors qu’il ne produit que 4 % des gaz à effet de serre avant de souhaiter harmoniser la lutte contre les changements climatiques à travers le continent et concrétiser les projets régionaux et transnationaux structurants.

Prenant la parole à la suite du souverain marocain, le Président Alpha Condé a noté que cette COP22 revêtait « une importance singulière dans la lignée de celle de Paris et ouvrait un horizon d’espoir pour les générations futures ». Aussi, dans le cadre des activités qu’il mène à la tête de l’IAER, en concertation avec le Président Idriss Déby, Président en exercice de l’Union Africaine, et Nkosazana Ndlamini Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine, le Président de la République est revenu sur les conclusions de la Conférence qui s’est tenue avec certains de ses pairs plus tôt dans la journée et il annoncé les premiers acquis en termes de financement concret obtenu à date de la part de certains partenaires dont l’Union Européenne, même si cela reste encore loin des objectifs à atteindre. Sur la proposition de projets devant être financés, le Chef de l’Etat a affirmé que ceux-ci feront l’objet d’une plus large concertation avec ses pairs au cours du Sommet de l’Union Africaine en début d’année prochaine à Addis Abeba.

Premier du genre, ce sommet en faveur d'une co-émergence continentale, s'est soldé par une déclaration finale lue par le Président Macky Sall du Sénégal.

A l’issue de ce sommet, le PPrésident Alpha Condé a eu un tête à tête avec le souverain marocain.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
 Ajouter un commentaire

2016/11/18

Aujourd'hui en Guinée COP22: Le Président Alpha Condé défend une Afrique unie pour un développement durable du continent

Marrakech, le 16 Novembre 2016 – Ce 16 novembre 2016 restera sans aucun doute une date à marquer d’une pierre blanche pour notre pays et l’Afrique en général. En effet, c’est ce mercredi qu’en marge de la tenue de cette 22e Conférence des Parties, le Président de la République, Alpha Condé, a présidé la Conférence sur l’Initiative de l’Afrique sur les Energies Renouvelables (IAER).

Un plan dont, rappellons-le, il est le Coordonnateur mandaté par ses pairs du continent. C’était en présence de plusieurs d’entre eux dont Faure Gnassingbe du Togo, Ellen Johnson Sirleaf du Libéria, Seretse Ian Khama du Botswana, des Présidents de la COP 21 et 22, Salaheddine Mezouar et Ségolène Royal, du Directeur Général de la Banque Africaine de Développement (BAD), Akinwumi Adesina, des Représentants de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, de l’Egypte, de la Suède, de l’Allemagne, etc.

L’Histoire retiendra qu’à l’ouverture de l’Africa Day de cette COP22, notre continent a parlé d’une voix pour défendre sa position face au défi du réchauffement de notre planète et face à la nécessité de mettre en œuvre des actions concrètes après la ratification par les Etats de l’Accord de Paris.

C’est ainsi qu’à l’entame de son propos liminaire, le Président Alpha Condé a rappelé sa détermination à inverser la tendance actuelle sur le continent, celle qui prive plus d’un africain sur deux d’énergie, par la mobilisation des financements annoncés lors de la COP21 de Paris. Cela passe, entre autres, par l’utilisation de sources d’énergies propres et intelligentes d’où le lancement de l’IAER dont l’objectif est double :

1) contribuer à la réalisation du développement durable, renforcer le bien-être humain et œuvrer au bon développement économique, tout en garantissant l'accès universel à des quantités suffisantes d’énergie propre, appropriée et abordable ;

2) aider les pays africains à passer très rapidement à des systèmes exploitant les énergies renouvelables qui appuient leurs stratégies de développement à faibles émissions de carbone tout en améliorant la sécurité économique et énergétique.

Pour ce faire, le Chef de l’Etat est revenu sur les rencontres qu’il a tenues à Conakry, Bruxelles et New York notamment pour accélérer la mise à disposition de 10 gigawatts d’énergie sur le continent sur la période 2016/2020.

A ce sujet, le Président Alpha Condé s’est dit « heureux de l’engagement de l’Union Européenne qui est d’ores et déjà prête à financer un certain nombre de projets cette année et une quarantaine d’autres l’année suivante ».

Egalement présente à cette rencontre, Ségolène Royal, Présidente de la COP21 et Ministre française de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, a tenu à féliciter le leadership du Chef de l’Etat dans le cadre de cette Initiative Africaine sur les Energies Renouvelables. Elle a insisté sur son entière disponibilité pour accompagner ce programme pour lequel le Président François Hollande s’est personnellement impliqué au cours des derniers mois ; rappelant au passage que la France –tout comme la Suède- mettait un point d’honneur à respecter ses engagements, en décaissant d’ores et déjà des fonds afin de permettre à l’unité de gestion de ce programme de pouvoir démarrer ses opérations.

Puis, Ségolène Royal est également revenue sur la nécessité pour l’Union Européenne de procéder à la simplification et la clarification des procédures d’obtention des financements qui seront mis à disposition.

Pour terminer, la Présidente de la COP21 a tenu à remercier le Président de la République en lui offrant le Trophée de la Planète pour ses inlassables efforts dans cette lutte car dit-elle, en s’occupant des problèmes environnementaux et énergétiques du continent, c’est de toute la planète dont il se préoccupe.

Cette prise de parole de la Présidente de la COP21 faisait suite à celle d’autres éminents panélistes qui ont tour à tour salué l’apport du Chef de l’Etat dans ce programme d’électrification du continent avant de partager leurs analyses devant un parterre de média internationaux. Dans leurs interventions, ils ont mis l’accent sur le fait que cette initiative est un effort significatif dirigé et pris en main par l'Afrique pour accélérer et augmenter l’exploitation de l’énorme potentiel en matière d’énergie renouvelable du continent.

L’autre temps fort de cette journée a été la tenue d’un Sommet Africain de l’Action qui a réuni environ une trentaine de Chefs d’Etat du continent. Prenant la parole en premier, le Roi Mohamed VI du Maroc a regretté que le continent « paie un lourd tribut dans l’équation climat » alors qu’il ne produit que 4 % des gaz à effet de serre avant de souhaiter harmoniser la lutte contre les changements climatiques à travers le continent et concrétiser les projets régionaux et transnationaux structurants.

Prenant la parole à la suite du souverain marocain, le Président Alpha Condé a noté que cette COP22 revêtait « une importance singulière dans la lignée de celle de Paris et ouvrait un horizon d’espoir pour les générations futures ». Aussi, dans le cadre des activités qu’il mène à la tête de l’IAER, en concertation avec le Président Idriss Déby, Président en exercice de l’Union Africaine, et Nkosazana Ndlamini Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine, le Président de la République est revenu sur les conclusions de la Conférence qui s’est tenue avec certains de ses pairs plus tôt dans la journée et il annoncé les premiers acquis en termes de financement concret obtenu à date de la part de certains partenaires dont l’Union Européenne, même si cela reste encore loin des objectifs à atteindre. Sur la proposition de projets devant être financés, le Chef de l’Etat a affirmé que ceux-ci feront l’objet d’une plus large concertation avec ses pairs au cours du Sommet de l’Union Africaine en début d’année prochaine à Addis Abeba.

Premier du genre, ce sommet en faveur d'une co-émergence continentale, s'est soldé par une déclaration finale lue par le Président Macky Sall du Sénégal.

A l’issue de ce sommet, le PPrésident Alpha Condé a eu un tête à tête avec le souverain marocain.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
Les états généraux de la culture à N'Zérékoré

2016/11/18

Aujourd'hui en Guinée Enfin N'Zérékoré donne le ton ce matin par le lancement des premières "Journées de concertation nationale sur la culture, en vue de la rédaction d'une nouvelle politique culturelle".

Ce 17 novembre fut un grand rendez-vous pour tous les acteurs culturels venus de toutes les préfectures de la Guinée Forestière en vue d'analyser ensemble l'état des lieux de notre culture, faire un diagnostic sans complaisance et proposer des stratégies pour une renaissance culturelle de la Guinée !!!

Citoyennes et citoyens, c'est à cet exercice que je vous convie humblement, afin qu'ensemble nous apportions tous et chacun, notre pierre à l'édification d'une culture guinéenne moderne mais profondément enracinée dans nos moeurs et coutumes !!!

Merci à la Guinée forestière d'avoir donné le ton !!! Et bienvenue aux autres régions qui nous accueilleront bientôt ! Fier de la culture guinéenne !!!

Siaka BARRY
Ministre de la culture, des sports et du patrimoine historique

 
 Ajouter un commentaire
Le Président Alpha Condé reçoit Philippe Couillard, Premier Ministre du Québec

2016/11/17

Aujourd'hui en Guinée Marrakech, le 17 Novembre 2016 - Le Président de la République a accordé une audience au Premier Ministre de la province du Québec Philippe Couillard. Cette audience a eu lieu en présence notamment de la Ministre des Affaires et des Guinéens de l'Etranger, Makale Camara et de l'Ambassadeur de Guinee au Maroc, Aboubacar Dione.

Au menu des discussions, la mise en place de partenariats stratégiques potentiels pour notre pays notamment dans les domaines minier, hydro énergétique à travers les entreprises Québec -Mines et Hydro-Québec.

Parmi les autres sujets abordés par le Chef de l'Etat et son invité, le renforcement de la coopération culturelle, la réouverture de l'ambassade du Canada en Guinée.

Pour terminer, le Président Alpha Condé a salué la demande d'adhésion à l'organisation internationale de la francophonie, en qualité de membre observateur, de la province de l'Ontario.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
 Ajouter un commentaire
Anniversaire
Mad SAKHO a un an de plus : Joyeux anniversaire
Centre directionnel Koloma
Ou en sommes-nous ?
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
TV Aujourd'hui-en-guinée

cliquez sur la photo pour ouvrir la video

Voir les autres articles >>>
Billet du jour
Adama Barrow : « Yahya Jammeh savait que c’était fini »
TV Aujourd'hui-en-guinée  ::  Anniversaire  ::  Audios  ::  L'UA/Nord-Mali  ::  Libres Propos  ::  Soutenez Aujourd'hui en Guinée  ::  Albums Photos  ::  Contact  ::  Abonnez-vous  ::  Email  ::  Partenaires  ::  


Privé - Espace Clients  Hotline  

© Rosawebpro   |    Privé - Espace Clients