L’ARMP
Le gâchis qui a fait couler Guillaume CURTIS

Partenaires

Africatime

Africvisionguinée

Akhadan

Conakrylive

Ecoutez Sabari FM 97.3 en direct

Guinée7

L'Express Guinée

Le Diplomate

Les amazones

Mediaguinee

www.Guineematin.com

35 visiteurs connectés

28 Juin 2016 - 19h43


 RECHERCHER 

Vers la création d’entreprises en faveur des jeunes

2016/6/28

Aujourd'hui en Guinée Le Ministre de la Jeunesse Mr Moustapha Naïté a reçu dans l’après-midi de ce jeudi 23 juin 2016, les responsables des groupes de jeunes formés sur la Surveillance à Base Communautaire en présence de certains cadres du Département.


Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du processus de création et d’accompagnement des entreprises au bénéfice de certains groupes de jeunes.

Après la présentation de ces projets à l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP), c’est au tour du Chef de Département de recevoir ces jeunes en vue de s’enquérir sur l’état d’avancement de leurs entreprises avant la mise à disposition des fonds.

Poursuivant, le Ministre NAITE a mis l’occasion à profit pour prodiguer des conseils à ces jeunes entrepreneurs pour la réussite de leurs structures afin de permettre à d’autres jeunes de bénéficier des mêmes avantages.

Il a également parlé du projet U-report aux jeunes tout en les invitant à enregistrer le maximum de personnes à cette plateforme de dialogue social.

A noter que l’inscription se fait à cet outil de dialogue social en envoyant gratuitement par sms «guinee » au 1535 sur les réseaux MTN et Orange.


Cellule de Com du gouvernement

 
 Ajouter un commentaire
Un cadre nommé par décret présidentiel ne peut être suspendu par un arrêté ministériel…

2016/6/28

Aujourd'hui en Guinée Les textes de niveau « inférieur » ne doivent en aucun cas contredire les textes de niveau « supérieur ». Ce n’est malheureusement pas toujours le cas, nombreux sont ceux qui ont bien du mal à identifier leurs droits et à « s’y retrouver ». Incontestablement, les règles sont pourtant claires et logiques.

Le principe est simple : la hiérarchie entre ces différents textes découle de la position institutionnelle de leur auteur. Plus leur auteur est supérieur dans la hiérarchie administrative, plus leur valeur est grande. Ainsi, les décrets l’emportent toujours sur les arrêtés. Donc il n’est pas du droit qu’un cadre soit nommé par décret présidentiel et qu’un arrêté ministériel le suspende dans l’exercice de ses fonctions. La hiérarchie des normes est une théorie qui expose ce droit dans une pyramide inversée. Cette pyramide est régie par ce qui est appelé le principe de faveur : cela signifie que chaque norme doit être conforme aux normes qui lui sont supérieures dans la hiérarchie

En cas de faute disciplinaire, le Cadre fautif peut faire l’objet d’une sanction disciplinaire mais le pouvoir disciplinaire appartient à l’autorité ayant le pouvoir de nomination. Puisque l’autorité supérieure l’emporte, il ne doit pas, en principe, y avoir de contrariété.

De même le pouvoir disciplinaire appartient à l’autorité ayant le pouvoir de nomination de même il lui appartient le pouvoir de suspension.

Un arrêté ministériel ne peut modifier une situation qu’un décret présidentiel a créée, une décision d’un Directeur National ne peut contredire un arrêté ministériel.

Un cadre nommé par décret présidentiel ne peut donc être suspendu que par un acte de même degré(le décret présidentiel) mieux, seule l’autorité de nomination a le pouvoir de suspension.

Si par hasard la même autorité prend deux décisions contraires, le principe est que la dernière en date l’emporte.

Le non-respect de ce principe qui régit nos services publics et qualifié de crise d’effectivité, est l’une des crises les plus aigües dans les différentes administrations africaines.

Une loi doit donc être conforme à la Constitution, un arrêté ministériel doit respecter le décret qui, à son tour doit être pris conformément à la loi…

Cette hiérarchisation des normes est l’œuvre d’un juriste américain, Hans Kelsen.

Inspiré de cette théorie, notre code civil en son article 9, alinéa 5 dispose :

«Les lois prises au sens large obéissent à la hiérarchie suivante dans l’ordre décroissant d’importance :

– Constitution;

– Proclamation;

– Traités internationaux;

– Loi ou Ordonnance;

– Décret;

– Arrêté ministériel;

– Décision ministérielle;

– Arrêté régional;

– Décision régionale.»

Cet ordre est dit « statique », car les normes inférieures doivent respecter les normes supérieures, mais il est également « dynamique », car une norme peut être modifiée en suivant les règles édictées par la norme qui lui est supérieure mais jamais par celle qui lui est inférieure. En quoi donc un Cadre nommé par décret présidentiel peut-il être suspendu par un arrêté ministériel ?

Mohamed DIAWARA

Le Juge d’Instruction de Kérouané


 
 Ajouter un commentaire
Message à la jeunesse de la Haute Guinée

2016/6/27

Aujourd'hui en Guinée Chers jeunes de la Haute Guinée, Depuis la sortie du Professeur Alpha Condé le 28 mai dernier au siège du RPG Arc-en-ciel, nous entendons toute sorte de discours. Nous voyons des cadres qui défendent notre communauté à tord ou à raison.

Le discours du président de la république est plein de vérité, d’honnêteté et d’objectivité. La Guinée regorge beaucoup de cadres compétents mais peu d’entre eux sont honnêtes. Je dirai même que beaucoup sont méchants et égoïstes. Pourquoi, nous jeunes devons défendre ces cadres guinéens au détriment de notre avenir ? Combien d’entre eux peuvent aider un jeune ?

Combien d’entre eux aime leur localité ?

Le président s’est adressé à l’ensemble des cadres guinéens de toutes les régions. En quoi ce discours devrait faire basculer notre région dans une sempiternelle radicalisation ? Rappelons-nous de la relation qui existait entre Kankan et le feu président Ahmed Sékou Touré, ainsi que celle de Siguiri et feu Général Lansana Conté. Ils veulent répéter l’histoire avec le professeur Alpha Condé et maintenir notre région hors du train du développement. La détérioration des relations entre notre région et les différents régimes est souvent due à la manipulation des cadres et commerçants véreux toujours guidés par leur propre intérêt. Ils veulent encore basculer notre région dans la marginalisation et la maintenir dans le statut quo. Comparons le potentiel économique de notre région et son niveau de développement et interrogeons nous sur les causes ? La haute Guinée pourrait elle se permettre de demeurer éternellement dans l’opposition en Guinée ? La Haute Guinée n’a ni infrastructure, ni industrie, ni l’énergie par ce qu’elle a toujours subit des sanctions de la part des régimes précédents. Est-ce une malédiction ? L’ignorance ou tout simplement l’orgueil ? Je ne saurais le dire. Une chose est sure, cela doit cesser pour nous donner une chance dans le futur.


La jeunesse doit s’interposer en privilégiant l’emploi, la création de richesse, le bien être et le développement. Le président de la république qui a dédié son mandat aux jeunes et aux femmes mérite notre soutien pour favoriser l’émergence de la jeunesse guinéenne. L’heure n’est pas à la division mais plus au travail, à la solidarité et à la cohésion sociale. La jeunesse doit savoir la vérité afin de s’approprier des armes de développement et éviter des agissements qui compromettraient notre avenir.

L’origine du président ne nous intéresse pas mais les actes posés dans le sens du développement de la Guinée toute entière. Barack Obama, Francois Holland, Alassane Ouattara etc… sont de quelle origine ? Qu’on arrête de nous distraire par des débats futiles et inappropriés. Nos parents doivent ouvrir les yeux sinon les politiciens nous prendrons en otage au détriment du développement.

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens.


KOMA Djenabou Mady

Etudiant à École nationale d’administration publique

555, boulevard Charest Est Québec city Canada.

Tel : +1 5142980352

 
Révélation troublante: Quel rôle le Général Baldè a-t-il joué dans l'attaque de Toumba contre Dadis ?

2016/6/25

Aujourd'hui en Guinée J'ai lu dans les différentes publications postées, le vendredi 24 juin 2016, par certains médias, le cinglant réquisitoire de Madame Doussou Condé contre le régime totalitaire et moribond de Monsieur Alpha Condé.

Chemin faisant, Madame Doussou Condé a incriminé le Général Ibrahima Baldé, accusant cet officier de figurer parmi les conspirateurs de l'attaque perpétrée par Toumba Diakité contre le bouillant Capitaine Dadis Camara.

Sans prétendre démentir formellement Madame Doussou Condé sur ce passage précis et/ou tenter de dédouaner le Général Ibrahima Baldé, je tiens à apporter le récit de l'un des principaux acteurs de cette attaque, lequel m'a rencontré à Dakar, ce samedi 25 juin 2016, pour que je lève l'équivoque.

《J'ai beaucoup de respect pour Madame Doussou Condé. Mais elle s'est trompée sur le compte du Général Ibrahima Baldé en accusant ce dernier d'être parmi les comploteurs contre Dadis. Dieu m'est témoin. Le Général Ibrahima Baldé est venu sur les lieux de l'attaque avec l'équipe qui défendait Dadis. Lorsque les tirs se sont intensifiés et qu'il y a eu plusieurs victimes dont les corps jonchaient là, le Général Baldé avait fui pour aller se cacher derrière l'immeuble qui abrite le Camp Makambo, théâtre de l'opération. Quand les hommes de Toumba l'ont surpris dans sa cachette et qu'ils ont voulu l'abattre, il a pleuré comme une femme pour les supplier. C'est ainsi qu'il a eu la vie sauve. Je ne crois pas qu'un complice aurait dû adopter une telle posture. Le Général Baldé est un officier supérieur très équilibré》, précise mon interlocuteur. Sans commentaire.

Mandian SIDIBE
Journaliste exilé à Dakar
Contact: 00221 77 347 25 68
Email: sidibex69@gmail.com

 
 Ajouter un commentaire
Crispation politique: Alpha à l’épreuve de la rue

2016/6/25

Aujourd'hui en Guinée Au cours d’une réunion plénière qui s’est déroulée le lundi dernier au quartier général de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo et ses pairs ont déploré le manque de dialogue et l’attitude partisane des autorités judiciaires dans les dossiers concernant l’opposition. Ils ont aussi déploré les violences survenus la semaine dernière à Mali, préfecture de la Moyenne Guinée. Tout en réitérant leur menace de reprendre les manifestations de rue, dès après le mois de ramadan.

Selon Aboubacar Sylla, l’opposition est mise à l’écart du processus électoral, malgré son rôle prépondérant sur l’échiquier politique guinéen. « Nous déplorons particulièrement le fait que l’opposition républicaine est tenue totalement dans l’ignorance du déroulement de ce processus. Aujourd’hui aucun contact, aucune concertation n’existe entre l’opposition, le pouvoir, la mouvance et la CENI. Nous sommes dans l’ignorance totale de la façon dont le processus est mené. Alors que nous sommes au courant que le chronogramme de la CENI est en train d’être déroulé. Donc à l’insu de l’opposition. Nous avons également déploré le fait que la question de démembrements de la CENI n’ait pas encore trouvé de solution. Nous avons introduit une procédure judiciaire. Malheureusement la justice se déclare incompétente pour juger ce problème », a regretté le porte-parole de l’opposition, avant de rappeler les griefs que les opposants ont contre le pouvoir.

« Nous avons en effet, nous de l’opposition, à travers notre groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale introduit deux propositions de lois concernant la CENI. L’amendement de la loi 16 portant composition, organisation et fonctionnement de la CENI et l’autre concernant l’amendement du code électoral dont toutes les parties s’accordent à reconnaître l’incohérence et le manque d’harmonie notamment avec la constitution. Mais la mouvance présidentielle s’est opposée catégoriquement à ce que ce texte soit inscrit à l’ordre du jour de la session des lois actuelles de l’Assemblée Nationale », a indiqué Sylla. Parlant des dossiers judiciaires dans lesquels l’opposition est partie prenante, particulièrement l’UFDG, l’opposition par la voix de son porte-parole a déploré le manque d’indépendance de la justice guinéenne dans le dossier manifestation des femmes de l’opposition.

« Le gouverneur de la ville a été appelé à comparaître devant les juridictions ainsi que quelques officiers de police qui ont empêché cette manifestation des femmes. Il se trouve que ce procès va de report à report. Dans l’affaire Mohamed Koula Diallo, malgré le non-lieu prononcé par le juge d’instruction, le procureur de la République a interjeté appel et refuse la libération des personnes. Tout ceci nous avons déploré que la justice guinéenne ne soit pas à la hauteur des enjeux démocratiques », a déploré à nouveau Aboubacar Sylla. L’autre sujet débattu par les opposants, fut la session des lois qui se tient actuellement à l’hémicycle. Pour l’honorable Aboubacar Sylla, cette troisième législature est la plus mauvaise que les deux premières que la Guinée a connues.

« Depuis que nous avons connu cette expérience parlementaire dans ce pays, jamais on a eu un parlement aussi peu indépendant, qui a été composé d’une mouvance présidentielle aussi soumise à l’exécutif », a-t-il reconnu. Quant aux violences survenues dans la préfecture de Mali Yemberin, l’opposition a condamné fermement ces actes de violences et a exigé une poursuite judiciaire contre les responsables des violences.

« Nous condamnons fermement cette situation de non-droit qui s’est créée dans cette préfecture du fait du laxisme du régime. Nous tenons à ce que les responsables de cette situation catastrophique soient poursuivis. Il est important que la justice militaire fasse la preuve de son indépendance et de son patriotisme », a souhaité Aboubacar Sylla. L’opposition compte engager aussi des procédures contre le Chef de l’Etat, comme l’a fait savoir son porte-parole. « Nous allons engager tant que possible des démarches au niveau de l’Assemblée Nationale, pour engager des procédures selon la constitution qui vont permettre de mettre en accusation le président de la République », a révélé l’opposant.

A la sortie de cette rencontre, l’opposition a réitéré sa détermination à reprendre ses manifestations de rue dès le lendemain du mois de Ramadan. Il faut signaler que Papa Koly Kourouma et Alhousseiny Makanera étaient présents, en tant qu’observateurs lors de cette plénière.

Ces propos du porte-parole de l’opposition prouvent encore une fois que le pouvoir et l’opposition ne sont pas sur la même longueur d’onde.


In L'indépendant

 
Un cadre de l’UFDG, proche de Dalein, fait des révélations sur Bah Oury

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Je viens d’apprendre avec beaucoup d’ironie, qu’un nostalgique de l’UFDG a rencontré le président de l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité du député Cellou Dalein Diallo. Apparemment ce Monsieur est toujours hanté dans ses sommeils par la supériorité et la popularité du président du parti Cellou Dalein Diallo. A travers cet acte comique, il vient de faire preuve de haine et de profond désir d’éliminer le seul Monsieur qu’il estime aujourd’hui être son ennemi. Ironie du sort, il éprouvait les mêmes sentiments envers Alpha Condé. On connaît le résultat de ses actes.

Revenons à notre héritier psychologiquement troublé et qui mérite une cellule à Guantanamo Bay.

•Tu ne seras jamais égal à Cellou Dalein. Tu n’as ni le charisme, ni le savoir-faire, ni la patience.

•Tu n’es plus de l’UFDG, accepte ce sort et trouve-toi la paix du cœur en prenant la carte de membre du Rpg Arc-en-ciel. Oh non ! Ils ne veulent pas de toi là-bas non plus.

•Ta violence et ton tempérament te rendent impossible de travailler avec. Raison de plus que feu Bah Mamadou n’a pas voulu te confier ce grand parti.

•Tu n’as aucune compétence humaine ou professionnelle pour diriger l’UFDG.

•Des vice-présidents du parti, tu es le moins compètent et tu n’as jamais payé tes cotisations au sein du parti. Par ta haine pour Dr Oussou, pendant les campagnes présidentielles de 2010, tu tenais à être le directeur de campagne. Mais te connaissant bien, tu n’as pas mérité la confiance des membres de la direction nationale. Depuis ce jour, Dr Oussou est devenu ton ennemi juré. Et tu as refusé d’aller dans ton propre village pour faire campagne. Tu es resté à Conakry à faire des discours et déclarations, qui constitueront plus tard des slogans pour l’adversaire. Merci à toi.

• Pendant les négociations entre les forces vives et le CNDD, tu étais le responsable des questions politiques. Par ton arrogance, tu as braqué tous les autres leaders politiques contre l’UFDG. Tu as donné cette impression que l’UFDG se suffisait et n’avait pas besoin des autres. Tu insultais et t’en prenais à tous ceux qui ne voyaient pas les choses de ta façon. Et de surcroit, c’est toi qui a signé les accords engageant les forces vives et les partis aux élections de 2010 avec le général Konaté, et sans l’accord préalable des autres responsables politiques.

•C’est toi qui a introduit au sein de l’UFDG le clanisme et cette histoire de Pita vs Labé. Toute personne qui ne soutient pas ton impulse, est un adepte de Cellou Dalein Diallo. Ainsi, tu as créé le clan Bah Oury et le clan Cellou. Alors qu’en réalité, Cellou Dalein Diallo est seulement plus convaincant que toi et plus apprécié pour sa patience, ouverture d’esprit et connaissance de l’administration publique.

• Tu viens de prouver ta méconnaissance des institutions en assumant que ton simple rapprochement avec le Président Alpha Condé, te donnait un ‘’super power ‘’ pour demander la levée de l’immunité d’un député de la république ! Détrompe-toi Monsieur, tu n’es qu’une simple marionnette d’Alpha Condé pour déstabiliser CDD et l’UFDG. Au finish, tu ne seras qu’un simple bout de papier à usage privé et jeté dans les oubliettes de l’histoire des perdants politiques guinéens.

Vive les absurdes politiques !

Safa TOUNKARA

Membre du Bureau Exécutif UFDG

*En guise de Rappel :

De la Loi N°91/15/CTRN/loi organique portant règlement intérieur de l’assemblée nationale

CHAPITRE X — Immunité

ARTICLE 48 — Aucun membre de l’Assemblée Nationale ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou des votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions de député.

Aucun député ne peut pendant la durée des sessions être poursuivi ou arrêté en matière pénale, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée Nationale, sauf le cas de flagrant défit, ou de crime flagrant.

Aucun député ne peut hors session, être arrêté ou détenu qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée Nationale, sauf le cas de flagrant délit, de poursuites autorisées par l’Assemblée ou de condamnation définitive.
La détention préventive ou la poursuite d’un député est suspendue si l’Assemblée le requiert.

ARTICLE 49 — Il est constitué, pour chaque demande de levée de l’immunité parlementaire d’un député ou pour chaque demande de suspension de poursuites déjà engagées, une Commission ad hoc de cinq (5) membres nommés selon la procédure prévue à l’article 25 du présent règlement.

La Commission doit entendre le député intéressé, lequel peut se faire représenter par un de ses collègues.

Dans les débats ouverts par l’Assemblée, en séance publique, sur les questions d’immunité parlementaire, peuvent seuls prendre la parole, le rapporteur de la Commission, le Gouvernement, le député intéressé ou son représentant, un orateur pour et un orateur contre.

 
Ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation: Examen d’entrée en 7ème Année sans fuite, ni fraude

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Pour assurer l’information de l’opinion publique nationale et internationale sur le déroulement des examens scolaires nationaux, la Cellule de communication du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation se fait le devoir de procéder à un monitoring dont la synthèse vous parviendra périodiquement.

L’objectif étant de faire l’état des lieux du déroulement des examens sur l’ensemble du territoire national, mais aussi de faire face aux fausses rumeurs qui, le plus souvent, déstabilisent les candidats. Notre cellule rassure qu’il en sera ainsi jusqu’à la fin du processus.

A) Les trois jours d’examen d’entrée en 7ème année

Conformément au programme des examens scolaires nationaux, les premières épreuves des examens d’entrée en 7e ont été lancées, ce lundi 20 juin 2016 dans la sous-préfecture de Kébaly, (préfecture de Dalaba) par le ministre Ibrahima Kourouma. En la circonstance, Mr le ministre a rappelé les recommandations du document final des ateliers tenus dans les différentes circonscriptions administratives, dans le cadre des préparatifs, et qui ont permis, non seulement, de faire une rétrospective de l’année scolaire précédente, marquée par la maladie à virus Ebola (qui n’aura pas empêché la tenue des examens de 2014-2015), mais aussi d’insister sur le respect strict de l’application des mesures préconisées, à savoir : la fouille corporelle des candidats, l’interdiction des téléphones portables, la rigueur dans la surveillance. Sans oublier qu’au préalable, la mesure d’interdiction d’internat des candidats, pendant la période des examens, a été réaffirmée par le premier responsable du Département qui s’est aussi rassuré de la présence du dispositif de sécurité renforcée, de l’effectivité des équipements et autres kits sanitaires dans tous les centres d’examens retenus.

NB :Il est à rappeler que, depuis le 1er juin, la date de l’ouverture des ateliers régionaux de préparation des examens, par le ministre Ibrahima Kourouma, en la présence effective des délégués des huit inspections régionales du pays, le département est à pied d’œuvre, pour s’assurer l’application de toutes les dispositions prises. Le ministre a fait le tour de ces ateliers tenus dans les régions administratives de Faranah, Nzérékoré, Kankan, Dalaba, Kindia et Boké. En effet, c’est au cours de ces ateliers qu’il sera fait une évaluation des précédents examens, notamment ceux de l’année scolaire 2014-2015, pour tirer toutes les leçons, afin que les examens de cette année scolaire, en dépit de l’austérité économique, répondent à toutes les exigences, en termes d’organisation et de prise en charge de la spécificité de chaque cas de difficulté rencontré par le passé. Conséquemment, il a été élaboré des stratégies pour l’amélioration du déroulement des examens de l’année scolaire 2015-2016. C’est ainsi qu’il sera préconisé la multiplication des épreuves pour les examens du BEPC et du BAC unique, l’harmonisation des dates de diffusion des résultats entre les structures du système éducatif et les réseaux de téléphonie mobile retenus, cela pour plus d’efficacité et de transparence.

B) Constats sur les trois jours d’examen d’entrée en 7ème année

C’est ce lundi 20 juin 2016 que le lancement des premières épreuves a été fait sur toute l’étendue du territoire national. A cet effet, la cellule de communication du département de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, a fait le tour des centres d’examens, aussi bien dans la zone spéciale de Conakry que dans les différentes régions administratives du pays, grâce notamment à son dispositif de monitoring.

C’est avec grande satisfaction qu’il a été relevé que la formule consacrée : « Tolérance Zéro » qui est l’expression de la volonté de Monsieur ministre Ibrahima Kourouma de moraliser les examens nationaux et d’imposer à tous les niveaux la culture de l’effort et de l’excellence, a été suivie et appliquée partout. Les centres ne sont pas envahis et sont par conséquent calmes. Aussi, la rigueur dans la surveillance de ces examens a été strictement observée. Les dispositifs de sécurité étaient présents dans tous les centres, aussi bien que les équipements et les kits sanitaires. Il est, surtout, à noter que dans les nouvelles dispositions, pour éviter tout désagrément, il a été décidé que la surveillance, le secrétariat des examens chargé de la compilation des épreuves et de leur envoi dans les centres de traitement et le personnel enseignant retenu pour la correction, démarrent en même temps. Cette disposition évite qu’un enseignant retenu pour une épreuve donnée, exerce une autre fonction, en dehors de celle pour laquelle il est retenu. Aussi, toute tentative de manipulation des résultats est écartée. L’économie de temps est ainsi assurée. Le ministre Kourouma, dans sa volonté de mieux qualifier l’Ecole guinéenne, a toujours recouru aux dispositions innovatrices. Les acquis en sont tellement évidents que les témoignages des parents d’élèves, recueillis partout, en font foi. L’Ecole guinéenne a changé de visage et le système éducatif se porte bien. Tout cela est à l’honneur et à l’actif du département. Au total, l’examen d’entrée en 7e s’est dans l’ensemble bien passés, sans fuite, ni fraude.

Pour arriver à ces constats heureux, il a fallu l’effort conjugué des uns et des autres. L’Etat, les encadreurs, le corps enseignant, les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes dont la prise de conscience à s’inscrire dans la dynamique d’une école en pleine qualification est aujourd’hui évidente. Grâce donc à l’engagement de tous à œuvrer pour les examens scolaires justes, équitables et transparents, le leitmotiv ‘’Tolérance zéro vers l’excellence’’ est observé à tous les niveaux.

C’est pourquoi, le ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation et tout son cabinet félicitent et remercient tous les acteurs qu’ils encouragent par la même occasion à continuer la même dynamique pour le BEPC et le BAC unique qui démarrent respectivement le lundi 27 juin et le vendredi 8 juillet 2016.

Les corrections de l’examen d’entrée en 7ème année ont débuté dès la réception des dernières copies de ce concours, en vue de la proclamation des résultats dans le meilleur délai.

S’agissant du ministre Dr Ibrahima Kourouma, il poursuit sa tournée de supervision à l’intérieur du pays. Après la région de la Moyenne Guinée et la région forestière où il a lancé les premières épreuves de l’entrée en 7ème année, il sera en Haute Guinée, le lundi prochain, pour le lancement des épreuves du BEPC.

NB: La Cellule de Communication du département de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation se fera le devoir de vous livrer, au fil du déroulement des examens, les constats sur le terrain et toutes autres informations émanant des autorités. Toutefois, elle assure avoir pris toutes les dispositions idoines pour la bonne information, y compris des possibilités de poursuite judiciaire contre d’éventuels colporteurs de fausses rumeurs sur ces examens.



 
Le discours du Président au siège du parti : Ce qui mérite débat !

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Le discours tenu le 28/05/2016, était riche en révélations souvent exprimées sur le ton de la menace à peine voilée puis de l’ironie; ce discours comportant une marque de projet de société aura laissé entrevoir quelques éléments d’information hélas passés inaperçus, alors qu’ils méritent à la fois réflexion, explication pédagogique et possiblement condamnation…

Sauf qu’au lieu de porter la réflexion sur ces quelques extraits sérieux du discours, le débat dominant au sein du parti au pouvoir qui s’est offert en spectacle a pris le caractère des plus pitoyables où les protagonistes se sentaient piqués dans leurs orgueil et ego surdimensionné sur fond de jeu d’ambitions!

Le débat intellectuel n’étant ni folklorique ni un espace d’expression d’émotions négatives, nous soumettons à l’appréciation des Militants du parti et des Citoyens des points dont nous estimons auraient pu susciter débat.

Et, l’analyse que nous en ferons sera, comme nous nous en sommes toujours imposés, dégagée de toute considération subjective ou partisane. La motivation première étant de participer de l’éveil des consciences dans un paysage socio-politique où l’on ne prend point de recul nécessaire à la production intellectuelle.

Participer de l’éveil des consciences en vue de la maîtrise souveraine de notre destin est à la fois devoir et droit.

Et c’est dans cette perspective donc, que nous soumettons à votre appréciation :

– la critique de la célébration de la date du 17 mai 1991, prétendument considérée comme marquant le retour au pays de «l’opposant historique».

Cette récente cérémonie qui serait organisée par la jeunesse du parti elle-même, illustre combien elle est une victime consentante, c’est à dire volontaire à l’image de celles des autres partis et de la société civile. Cependant, toute conscience qui s’éveille, se libère en se révoltant ! Que vive le sens commun!

Cette date dont dit-on marquer le retour au bercail du professeur après tant d’années passées à l’étranger est une tromperie qui dure depuis vingt-cinq (25) ans !Œuvre d’une certaine élite afin de tenir cyniquement les militants de ce parti dans la situation de culte de la personnalité.

Cette date qui ne résistait à l’effectivité de la réalité historique vient d’être enfin démentie par le professeur dans un élan d’éternel militant; et l’extrait suivant du discours est là d’ailleurs pour le confirmer contrairement à l’opinion répandue.

Dans une sorte d’aveu manifestement gênant et à peine audible, le Président affirme : «Quand je suis venu en 91… Non…je suis venu fin 85…»

Pourquoi continuer à soutenir cette mythique date comme marquant son retour au pays? Militantes et militants, mettez-y fin !

Militantes et militants, pourquoi en lieu et place de ladite date, ne pas choisir la date de création du parti R.P.G qui, selon le Président, est produit d’une certaine évolution/mutation ?

Pourquoi cette date est-elle entretenue ?

Parce qu’elle est l’expression de défiance vis-à-vis d’un pouvoir militaire qui s’était illustré dans la corruption du tissu social et inspirant de la terreur depuis juillet 85, date devenue tristement célèbre et moteur de la mobilisation de mai 91? Faut-il en outre y voir un certain opportunisme ?

Et, pour réaliser la sensibilité de cette situation-là, l’importance de risques de débordement, bref la tension qui caractérisait l’accueil populaire réservé au professeur en ce mai 91, il lui sera dit, selon ses propres termes :

«… On aurait préféré que tu sois tué comme *Benigno Aquino Jr. plutôt que tu ne viennes pas…» !

– poursuivre le Président pour détournement de deniers publics

C’est la mort dans l’âme que nous avons écouté le Président de la République confondre avec une banalité extrême les intérêts du gouvernement donc nationaux avec ceux du parti. Cet extrait qui laisse peu de place à la présomption d’innocence est choquant et devrait normalement déclencher l’ouverture d’une information judiciaire :

«… Quand on était dans l’opposition, ils n’ont pas pu casser le parti; c’est au moment où nous sommes au pouvoir… qui d’entre vous peut avoir plus d’argent que le gouvernement…?…»

– sa présence à l’assemblée générale au siège du parti

Quelles responsabilités -fonctions- sont-elles les siennes dans la direction du parti, et au mépris de notre Constitution ?

Le sens des responsabilités et le souci de crédibilité commandent-ils à la direction et aux Citoyens du parti de prendre la décision d’interdire au Président de la République sa participation à l’assemblée générale du parti.

– la raison de sa divergence avec le professeur Alfa Ibrahima SOW (AIS)

«…qu’est-ce qui a permis au R.P.G de s’implanter? Les militants du PDG…» soutient fièrement le Chef de l’État.

Selon le Président de la République, feu Alfa Ibrahima SOW fut l’un de ses compagnons de lutte politique durant plusieurs décennies mais, la divergence interviendra lorsque, dans l’optique de l’implantation de leur mouvement politique, lui, estima qu’il fallait contacter les anciens militants du P.D.G-R.D.A. Il faut tout de même rappeler que le défunt avait noué un programme d’alliance avec lui à la faveur du second tour des élections de 98 avant de devenir son directeur de campagne…

*le professeur parle de «Benito», mais il nous semble plutôt qu’il faisait référence à l’assassinat à l’aéroport de Manille (Philippines) sous le président Marcosen août 83 de cet opposant de retour d’un exil de trois(3) ans des États-Unis.

M. PENDESSA Amara

 
Comment lever l’immunité du député Cellou Dalein selon Mohamed DIAWARA

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Élu pour représenter le peuple, le député participe à l’exercice de la souveraineté nationale. Il vote la loi et contrôle l’action du Gouvernement. Il bénéficie à cet effet de protections (l’immunité parlementaire) et d’indemnités qui trouvent leur fondement dans la Constitution, conçues non comme un privilège mais comme un moyen destiné à lui assurer l’indépendance et la liberté d’expression nécessaires à l’exercice de son mandat.

La reconnaissance d’un tel avantage impose des contreparties, son mandat devant être préservé de toute influence d’où qu’elle vienne et pouvant l’empêcher d’en exercer librement. Il est donc astreint au respect d’un règlement intérieur ce qui nécessite la présence d’un déontologue du parlement chargé d’y veiller.

Si l’immunité parlementaire protège les députés dans le cadre de leurs fonctions, elle ne leur offre pas une impunité totale, contrairement à ce que pensent bon nombre de personnes.

Le souci de concilier la nécessaire protection de l’exercice du mandat des députés et le principe de l’égalité des citoyens devant la loi a conduit à distinguer deux catégories d’immunités : l’irresponsabilité et l’inviolabilité.

C’est pourquoi il apparaît dans l’article 65 de la Constitution Guinéenne une double immunité de juridiction : l’irresponsabilité et l’inviolabilité :

Aux termes de cet article (65): «Aucun membre de l’Assemblée nationale ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou des votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions de Député.

Aucun Député ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté, en matière pénale, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale, sauf le cas de flagrant délit.

Aucun député ne peut, hors session, être arrêté ou détenu qu’avec l’autorisation du Bureau de l’Assemblée nationale, sauf le cas de flagrant délit, de poursuites autorisées par l’Assemblée nationale ou de condamnation définitive.

La détention préventive ou la poursuite d’un député est suspendue si l’Assemblée nationale le requiert.»

L’irresponsabilité ou immunité de fond ou encore fonctionnelle protège nos députés de toute poursuite pour des actions accomplies dans l’exercice de leur mandat (non détachables de leur fonction) ;

L’inviolabilité ou immunité de procédure vise les activités extra-parlementaires (détachables de leur fonction) : un député ne peut être arrêté ou détenu qu’avec l’autorisation du Bureau de l’Assemblée Nationale, sauf le cas de flagrant délit, de poursuites autorisées par l’Assemblée Nationale ou de condamnation définitive.

À cela s’ajoute une indemnité représentative de frais de mandat et d’autres moyens qui leur permettent de faire face aux besoins liées à l’exercice du mandat à exécuter (article 64 de la constitution).

L’article 64 de la constitution Guinéenne dispose : «Une loi organique fixe le nombre de Députés et le montant de leur indemnité.

Elle détermine également les conditions dans lesquelles sont élues les personnes appelées à assurer, en cas de vacance, le remplacement de députés jusqu’au renouvellement général de l’Assemblée nationale.»

L’immunité parlementaire est liée à la durée du mandat. Elle est « personnelle », elle ne concerne donc que le député lui-même. Elle ne s’applique ni à sa famille, ni à ses préposés, ni à ses éventuels complices.

La levée de l’immunité parlementaire est possible mais elle est « partielle » puisqu’elle ne concerne que l’inviolabilité et « subsidiaire » en ce qu’elle n’empêche pas le député de conserver son siège au Parlement bien qu’elle puisse l’empêcher d’y siéger physiquement.

L’immunité parlementaire est ordinairement préalable à toute mesure judiciaire nécessitant sa levée et constitue un moyen d’« ordre public ». Elle assure aux députés un régime juridique dérogatoire au droit commun dans leurs rapports avec la justice afin de préserver leur indépendance. L’assemblée Nationale est susceptible de se prononcer sur l’immunité d’un de ses membres dans deux hypothèses : soit à la demande du Parquet pour lever partiellement son immunité (il s’agit uniquement de l’inviolabilité) ; soit, au gré du parlementaire lui-même pour suspendre, pendant la durée de la session parlementaire, les mesures judiciaires prises à son encontre. Cela résulte du dernier alinéa de l’article 65 de la constitution« la détention préventive ou la poursuite d’un député est suspendue si l’Assemblée nationale le requiert.»

Cette disposition constitutionnelle consacre l’irresponsabilité parlementaire. Elle se trouve corroborée par l’article 121 alinéa 1 à 3 de la Loi Organique L/2010/002/CNT du 6 Mai 2010 révisant La Loi Organique L/91/005/CTRN du 23 décembre 1991 portant Liberté de la Presse et la Communication en général« Les discours tenus à l’Assemblée Nationale ainsi que les rapports ou toutes autres pièces imprimées par ordre de l’Assemblée Nationale ne font l’objet d’aucune poursuite.

Le compte-rendu fidèle des séances publiques de l’Assemblée Nationale fait de bonne foi dans les journaux ne donne lieu à aucune action.

Ne donnent également lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte-rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les Tribunaux».

C’est pourquoi, on qualifie d’immunité parlementaire l’ensemble des dispositions qui assurent aux parlementaires un régime juridique dérogatoire au droit commun dans leurs rapports avec la justice afin de préserver leur indépendance.

En exerçant ses fonctions, la liberté d’expression du député est donc très large bien qu’elle soit d’interprétation restrictive, cela concerne ses interventions et votes en séance publique, en réunion de commission et/ou de groupe, les propositions de lois et les amendements, les questions parlementaires, ainsi que les missions parlementaires extérieures et les rapports qu’il rédige pour le compte de sa commission.

Cependant selon la jurisprudence, cette irresponsabilité ne couvre pas les propos tenus par le député en dehors de ses fonctions, y compris dans l’enceinte parlementaire s’il s’agit de propos ou d’actes privés par exemple injures et coups et blessures sur un collègue, et à l’extérieur, par exemple au cours de réunions publiques ou à l’occasion d’une cérémonie… ; ne sont pas couverts également les propos et opinions tenus par le député à l’occasion de l’exercice d’autres fonctions, même lorsqu’ils sont une simple répétition de ceux précédemment exprimés à l’Assemblée et/ou que référence est faite à ses fonctions parlementaires. Par exemple il peut y avoir une situation d’interférence entre les devoirs du député et un intérêt privé qui, par sa nature et son intensité, peut raisonnablement être regardée comme pouvant influencer ou paraître influencer l’exercice de ses fonctions parlementaires.

Au regard de la Jurisprudence, un juge peut bel et bien convoquer un député dans le cadre d’une instruction, dans les cas suivants : a) – Soit l’entendre comme témoin b) – Soit l’inculper si le député ne s’y oppose pas, mais toute mesure coercitive à son encontre nécessite la mainlevée de son immunité par ses pairs.

Lorsqu’un Député est susceptible d’être mis en cause dans une poursuite pénale, pour respecter in extenso la constitution, la démarche à suivre se situe à deux(2) niveaux :

1- l’Officier de police Judiciaire doit, en cas de crime ou délit flagrant et au cours d’une enquête préliminaire, immédiatement rendre compte au Procureur de la République(ou au Juge de Paix), lui adresser un rapport détaillé de faits et attendre ses instructions ;

2- Le Procureur de la République (ou le Juge de Paix) doit immédiatement rendre compte au Procureur Général près la Cour d’Appel de son ressort en dressant un rapport circonstancié qui constituera la trame de la demande de mainlevée de l’immunité parlementaire que rédigera le Procureur Général, après en avoir référé au Ministre de la Justice. Cette information faite au Ministre de la Justice lui permet d’aviser sans délai le Président de l’Assemblée Nationale.

Bref, la demande de mainlevée de l’immunité parlementaire est formulée par le Procureur Général près la Cour d’Appel. Elle est adressée, par l’intermédiaire du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux au Président de l’Assemblée Nationale.

Le Procureur Général doit, dans sa requête, exactement exposer les faits reprochés au Député. Il précise ensuite avec le plus grand soin la qualification juridique donnée à ces faits en l’état de la procédure et celles susceptibles de leur être données selon les développements prévisibles de l’affaire.

Il est exceptionnel que, lorsque la Justice demande la levée de l’immunité, elle ne soit pas accordée par l’Assemblée à laquelle l’élu appartient ; elle ne le refuse que lorsque les poursuites apparaissent légères ou qu’il y a des éléments laissant apparaître un arbitraire de la part du parquet ou du juge d’instruction.

Cette immunité n’est pas destinée à « mettre les parlementaires au-dessus des lois » mais à préserver la séparation des pouvoirs. C’est tellement vrai que, même si le parlementaire concerné souhaitait ou déclarait y renoncer, il ne le pourrait pas et le régime de l’immunité lui resterait obligatoirement applicable.

Même si elle assure une protection très large, elle n’entraîne pas l’impunité totale puisque, pour leurs interventions en séance publique, les députés restent toujours soumis au régime disciplinaire prévu par le règlement intérieur de l’Assemblée.

Rappelons qu’en cas de crime ou délit flagrant, un Député peut être gardé à vue s’il existe contre lui des indices graves et concordants de nature à motiver son inculpation ;

Et qu’hors du cas de crime ou délit flagrant et au cours d’une enquête préliminaire ou de l’exécution d’une commission rogatoire, un Député ne doit pas être mis en état de garde à vue.

A peine édictée, cette immunité est tout aussitôt neutralisée par le même article 65, qui la réduit à néant si le parlementaire commet un flagrant délit ou si le Bureau de l’Assemblée Nationale lève son immunité. Dans ces deux(2) cas, le parlementaire peut alors être arrêté comme n’importe quel citoyen. Mais si aucune de ces deux hypothèses exhaustives n’est rencontrée, le parlementaire jouit de cette immunité et la hiérarchie des normes commande aux autorités judiciaires de s’abstenir de toute arrestation ou de tout renvoi devant la juridiction éventuellement compétente ; la Constitution prévaut en effet sur le Code pénal, qui fait partie des lois.

Aussi, précisons qu’outre les règles de l’immunité parlementaire relatives à la personne des députés, il convient de rappeler que l’enceinte de l’Assemblée Nationale bénéficie d’un statut spécial, puisque ce n’est que sur réquisition du Président de l’Assemblée Nationale que les Officiers de Police Judiciaire peuvent y pénétrer, et ce même pour constater un crime ou délit flagrant.

Un député peut être arrêté et poursuivi conformément au droit commun, en cas de flagrant délit mais, l’Immunité parlementaire étant d’ordre public, tous les actes de procédure accomplis en violation sont purement et simplement frappés de nullité.

De tout ce qui précède force est de reconnaître que dans l’esprit du Constituant, l’article 65 de la Constitution guinéenne sans leur offrir une impunité totale vise au nom de la séparation des pouvoirs, à mettre les élus à l’abri d’arrestations arbitraires ou intempestives ordonnées par le pouvoir judiciaire, voire suggérées à ce dernier par le pouvoir exécutif.

papi2

Par Mohamed DIAWARA

Juge d’Instruction à la Justice de Paix de Kérouané

 
Violences à Mali: Déclaration du Bloc Libéral de Faya Millimouno

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Le Bloc Libéral dénonce et condamne irrémédiablement le comportement irresponsable du Colonel Issa Camara qui sévit dans la commune urbaine de Mali-Yembering comme un roi. Son comportement irresponsable et rétrograde s’est plusieurs fois traduit par la bastonnade et l’humiliation publique de paisibles populations de la localité. Plusieurs citoyens crédibles, y compris des chefs religieux de la ville, témoignent que, par le passé, le Colonel Camara avait déjà fouetté plusieurs personnes. Le ras-le-bol de la population a été provoqué par son dernier acte de non-respect des lois et de mépris de la dignité humaine à l’encontre d’un chauffeur de camion, le vendredi 17 juin, 2016.

En représailles à la réaction de la population contre ses manières, le Colonel, qui est de nature violente et expéditive, a lâché une horde de « militaires » contre la population de Mali-Yembering. Cette dernière décision irresponsable s’est soldée par 22 blessés graves parmi les populations dont trois par balles, selon nos sources. Il faut noter que trois de ces victimes sont dans des états désespérants. Dans la foulée, une vingtaine de boutiques aurait été saccagées et plusieurs motos appartenant à des civils auraient également été brulées par les militaires. Il est aussi établi que le Colonel Camara aurait refusé de mettre un terme à ses agissements malgré les ordres de son Commandant de Zone et du Gouverneur de la région. Ce comportement est absolument anormal de la part d’un militaire même avec rang d’officier. Il mérite d’être sanctionné à la hauteur de sa forfaiture; à moins que le Colonel Camara et ses hommes soient en mission-commandée pour créer des troubles à Mali et par conséquent bénéficient, comme d’autres avant lui, de la protection de leur mandataire.

Le BL condamne vigoureusement la terreur et les exactions ainsi exercées sur les paisibles populations. Il condamne également l’utilisation défaillante des forces de défenses dans le maintien d’ordre, qui cause de nombreuses violences exercées sur les paisibles populations. Partant, le Bloc Libéral se déclare solidaire aux victimes de Mali, comme il l’a signifié aux victimes de Siguiri, Zowota, Diécké, Saoro et Guéckédou, parmi tant d’autres.


Le BL attire l’attention des Guinéens et de la communauté internationale sur le péril que constituent le non-respect des lois et l’impunité dont bénéficient les auteurs en Guinée et contre les Guinéens. Le BL appelle les Guinéennes et les Guinéens à la vigilance et à la sérénité face aux manipulations du pouvoir de Conakry dont les faiblesses de gouvernances sont mises à nu, au fur et à mesure que le temps passe. Il appelle également à une reforme effective de l’armée tout en mettant celle-ci en garde contre les stratégies du pouvoir de Conakry quant à son utilisation comme instrument d’oppression du peuple de Guinée. Le parti tient à rappeler que l’armée Guinéenne est avant tout une institution républicaine qui se doit d’être au service du peuple et non contre le peuple.

Pour clore, le BL réaffirme son infaillible engagement pour l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droits en Guinée, ceci pour le salut de toutes les populations, sans distinctions ethniques ou confessionnelles. Le parti s’engage aussi à travailler d’arrache-pied avec les organisations des droits humains et avec tous les patriotes Guinéens afin que les violences de Mali-Yembering ne restent impunies et ne se répètent plus.


Fait à Conakry, le 23 Juin, 2016

Le Bloc Libéral

 
 Ajouter un commentaire
La lettre des avocats de Bah Oury pour demander la levée de l'immunité de Dalein

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée A peine la demande de levée de l’immunité de Cellou Dalein Diallo annoncée dans la presse, des responsables de l’UFDG –en tête Fodé Oussou Fofana, vice président du parti- ont fait dans le démenti. Voici la lettre qui confirme bien la démarche des avocats de Bah Oury…

Monsieur,

« Suite au dépôt de la plainte pour tentative d’assassinat et dénonciation calomnieuse sur la personne de Monsieur Amadou Oury Bah, coups et blessures volontaires sur les personnes de Abdoulaye Diallo et de Ibrahima Sory Bah, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Dixinn, Conakry il a présenté des réquisitions le 29 février 2016 à double volet :

Dans le premier volet, le procureur a donné avis favorable à l’ouverture des poursuites pour la tentative d’assassinat et les coups et blessures volontaires contre X.

Dans le premier volet, le procureur a donné avis favorable à l’ouverture des poursuites pour la tentative d’assassinat et les coups et blessures volontaires contre X.

Dans le second volet, le Procureur a requis de ne pas informer par rapport à la dénonciation calomnieuse et ce, en raison de l’immunité parlementaire dont bénéficie le député Mamadou Cellou Dalein Diallo, en se fondant sur l’article 65 alinéa 3 de la Constitution guinéenne.

Cet article dispose en son alinéa 3: « Aucun député ne peut, hors session, être arrêté ou détenu qu’avec l’autorisation du Bureau de l’Assemblée Nationale, sauf le cas de flagrant délit, de poursuites autorisées par l’Assemblée nationale ou de condamnation définitive ».


En application dudit article, nous estimons qu’il est dans l’intérêt de la loi et de la justice, mais également pour rétablir l’honneur et la crédibilité de Monsieur Bah Amadou Oury, que l’Assemblée nationale autorise la justice d’engager des poursuites pénales à l’encontre de Monsieur Mamadou Cellou Dalein Diallo, qui a volontairement et librement fait une dénonciation calomnieuse.

En effet, nous vous rappelons que le 05 février 2016, Monsieur Mamadou Cellou Dalein Diallo, député à l’Assemblée nationale et président de l’UFDG a publié une déclaration de l’UFDG dans laquelle il accuse Monsieur Amadou Oury Bah d’être venu au siège du Parti avec arme à feu et d’avoir fait usage pour tirer sur le journaliste feu Mohamed Koula Diallo.

Cette publication a fait le tour du monde à travers les médias.

Aujourd’hui, l’honneur et la crédibilité de Monsieur Bah Amadou Oury sont souillé tant sur le plan national que sur le plan international.


Il a fallu l’ordonnance du Doyen des juges d’instruction du Tribunal de première instance de Conakry II, rendue le 24 mai 2016, inculpation un certain Amadou Sow, garde du corps de Monsieur Cellou Dalein Diallo et de son épouse, d’assassinat du journaliste Mohamed Koula Diallo et de tentative d’assassinat sur la personne de Monsieur Bah Oury.

Ainsi, en raison de la gravité de cette déclaration faite par Monsieur Mamadou Cellou Dalein Diallo, député de son état, accusant gratuitement Monsieur Bah Oury, nous estimons que des poursuites pénales doivent être engagées contre lui, pour faire la lumière sur la dénonciation calomnieuse afin de parvenir à la manifestation de la vérité.

Nous pensons que le mot immunité n’est pas synonyme d’impunité.

Notre société s’est engagée vers l’égalité des citoyens devant la loi, le respect des droits de l’Homme et de la justice pour tous.

L’être humain étant sacré, chaque citoyen y compris l’Etat, a le devoir de le protéger.

C’est pourquoi, au nom et pour le compte de notre client, Monsieur Amadou Oury Bah, nous vous prions très respectueusement, et conformément à la loi, de soumettre un vote aux députés de l’Assemblée nationale, en vue d’autoriser Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Conakry II, d’engager des poursuites pénales à l’encontre de Monsieur Mamadou Cellou Dalein Diallo, député à l’Assemblée nationale afin que la lumière soit faite autour de la dénonciation calomnieuse dont Monsieur Amadou Oury Bah a été victime.

En autorisant une telle poursuite, vous n’aurez fait que le devoir que le peuple de Guinée vous a recommandé à travers la constitution guinéenne.

Vous en souhaitant bonne réception, nous vous prions de croire, Monsieur le président de l’Assemblée nationale, en l’assurance de nos sentiments respectueux.»

 
24ème Sommet ordinaire de la Mano River Union à Conakry (communiqué du bureau de presse PRG)

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre les pays de la sous-région, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union du fleuve Mano (Libéria, Sierra Léone, Côte d’Ivoire) sont attendus à Conakry le vendredi 24 juin 2016 où ils prendront part au 24ème sommet ordinaire de l’Organisation.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu à 7 heures 30 minutes à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;

Monsieur le Président de la Cour Suprême ;

Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;

Madame la Présidente de la Haute Autorité de la Communication;

Madame la Présidente du Conseil Economique et Social ;

Monsieur le Médiateur de la République ;

Monsieur le Grand Chancelier des Ordres Nationaux de Guinée ;

Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;

Monsieur le Président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains ;

Monsieur le Haut représentant du Chef de l’Etat ;

Monsieur le Chef de File de l’Opposition ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers à la Présidence ;

Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;

Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale;

Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine ;

Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;

Messieurs les Directeurs Généraux de la Police et de la Douane ;

Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;

Madame la Secrétaire Exécutive de l’organisation du fleuve Mano ;

Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 23 juin 2016

Le Directeur

Moussa Cissé


 
Exactions des soldats du colonel Issa Camara à Mali : HRW réclame au gouvernement des enquêtes

2016/6/23

Aujourd'hui en Guinée « Le gouvernement guinéen devrait enquêter sur l’éventuel recours à une force excessive, y compris la force meurtrière, par les des forces de sécurité lors de violences qui ont duré deux jours dans la ville de Mali (région de Labé) les 17 et 18 juin 2016. », estime Human Rights Watch, dans une déclaration officielle.

Ci-dessous, AEG vous propose cette Déclaration de Corinne Dufka, directrice de recherches sur l’Afrique de l’Ouest de Human Rights Watch : Le gouvernement guinéen devrait enquêter sur l’éventuel recours excessif à la force dans la région de Labé

Le gouvernement guinéen devrait enquêter sur l’éventuel recours à une force excessive, y compris la force meurtrière, par les des forces de sécurité lors de violences qui ont duré deux jours dans la ville de Mali (région de Labé) les 17 et 18 juin 2016.

Colonel Issa CamaraAu moins 15 personnes auraient été blessées par les forces de sécurité lors de cet incident, dont plusieurs par balles. Les forces de sécurité auraient aussi été impliquées dans le pillage et les incendies de plusieurs boutiques.

La décision du gouvernement de déplacer l’officier qui assurait le commandement de ces forces, le colonel Issa Camara, constitue un premier pas important. Les autorités judiciaires devraient maintenant y donner suite avec une enquête prompte, crédible et impartiale sur l’incident. Les membres des forces de sécurité impliqués dans ces abus devraient être tenus de rendre des comptes, quel que soit leur grade.

Human Rights Watch exhorte les autorités guinéennes à :

Mener une enquête rapide, complète et impartiale sur les violences commises dans la ville de Mali;

S’assurer que les auteurs de ces violences soient amenés à rendre des comptes;

Assurer l’octroi rapide et approprié d’indemnités aux victimes des violences et de pillage par les forces de sécurité ;

Améliorer la formation et la supervision des forces de sécurité afin de s’assurrer que les principes de discipline, d’emploi minimal de la force et de neutralité soient observés à tout moment.

Déclaration transmise par la représentation guinéenne de l’ONG Human Rights Watch

 
Les élucubrations des cadres de mauvaise foi : Mettons-nous au dessus des mesquineries pour regarder devant nous

2016/6/23

Aujourd'hui en Guinée Depuis le discours controversé du Pr. Alpha CONDE, nombreux sont les cadres qui ont mis au grand jour leur mauvaise foi. Il est aujourd’hui temps de jeter un regard rétrospectif sur LE chemin parcouru et en faire une analyse objective. La communication est une chose extrêmement délicate, les mots peuvent trahir nos pensées. De toute façon, nous nous reconnaissons en cet homme qui a symbolisé l’espoir national, c’est notre effort commun, notre engagement qui a conduit à la victoire de ce candidat parmi 24 autres.

Qui ne se souvient pas encore des présidentielles de 1993, des législatives de 1995 ? Les souvenirs de ces moments sont encore frais dans nos mémoires. Les affres du régime militaire, les exactions, les brimades et la stigmatisation d’une catégorie sociale sont entre autres des pratiques qui ont affecté le tissu social de notre pays. Rien ne s’enfante sans douleur, il faut des sacrifices pour qu’un Etat démocratique se construise et qu’une nation se consolide. L’évocation de ce passé douloureux peut éventuellement faire mal à ceux qui en sont coupables certes, mais que le passé soit connu de la jeune génération n’est pas aussi mauvais en soi.

Depuis 2010, la joie se lit sur tous les visages qui ont participé de près ou de loin à cette conquête du pouvoir par le RPG. L’onomastique est le fondamental déterminant de l’appartenance politique du guinéen. Tous les noms à consonance malinké sont du RPG, aucun malinké ne peut se soustraire à cette réalité. Si tel est le cas, il faut accepter que ce soit notre combat qui a abouti et cela est notre fierté. Tout le monde ne peut pas être à des postes de responsabilité, mais c’est aussi noble de prétendre à une meilleure position sociale.

Aujourd’hui, à cause de ce discours mal interprété nous sommes en passe de nous renier en jetant aux orties tout notre combat, tous nos sacrifices et tous nos martyrs. Nous devons nous mettre au-dessus de certaines considérations pour ne pas donner aux autres l’occasion de nous nuire. Le Pr. Alpha CONDE est un homme, la sagesse mandingue veut que l’on dise la vérité au chef. Il ya assez de structures capables de dire au chef ce qui n’est pas bon et ce qui est bon. Mais aller sur les ondes des radios privées pour dire du n’importe quoi relève de la puérilité politique.

Il faut que nous soyons plus responsables, être à mesure d’endurer certains faits pour faire montre de sagesse et de maturité. Nous l’avons fait par le passé, pourquoi nous ne le réitérons pas maintenant. Le chef peut se tromper cela est une évidence, mais faire des erreurs d’un chef un motif de désintégration de sa base politique n’est pas normal. Cessons de nous donner en pâture à nos détracteurs qui se réjouissent aujourd’hui de ce qui se passe au sein de notre formation politique. Dire qu’il faut déstabiliser les militants à la base, ressemble à scier une branche sur laquelle on est assis.

L’exclusion de certains cadres des structures du parti n’est qu’une erreur du parcours. Cela ne devait pas être en réalité. Ils sont peut-être suspendus mais pas exclus de cette grande formation politique. L’erreur est humaine, il faut savoir pardonner. Certains sont très impulsifs, il faut savoir les gérer tels qu’ils sont. Nous avons besoin de tous les cadres pour consolider nos acquis démocratiques. Cessons d’être cités en mauvais exemples cela ne nous honore pas. Dire à tout moment il ya violence à Kouroussa, Kankan, Siguiri et autres décrédibilise le pouvoir en place et qui est le nôtre, comme on le dit. Il nous revient aujourd’hui de donner le meilleur exemple, de soutenir comme par le passé cet homme qui a polarisé notre espoir aux heures difficiles d’un passé récent.

Les sages, les personnalités à grande audience sont appelées à faire usage de toute leur notoriété pour trouver la solution à cette mésentente entre les frères de notre pays. La seule chose qui doit nous préoccuper est l’accomplissement des promesses faites au peuple par notre Président. Nous devons comprendre que l’avenir de notre pays risque d’être mis en jeu si nous ne conjuguons pas les mêmes efforts. Assurons avant tout la pérennisation de notre formation politique pour ne pas qu’elle connaisse le même sort que le PDG et le PUP.

Nous n’avons rien à gagner de cette mésentente absurde qui ne fait que décrédibiliser les cadres malinkés aux yeux des autres. Ces propos ne doivent pas être compris autrement, nous devons faire un sur effort pour le comprendre dans son sens réel. Si nous mettons le feu à notre propre case, on risquera de passer des nuits à la belle étoile. Evitons donc ces mesquineries qui ne nous font pas du tout honneur.

Famany CONDE,
Enseignant à Kindia

 
Port Autonome de Conakry : Hawa Keita et Mama Aissata Aribot ont été installées

2016/6/23

Aujourd'hui en Guinée Madame Touré née Hawa Keita et Madame Mama Aissata Aribot respectivement directrice générale et directrice générale adjointe du Port Autonome de Conakry ont été installées officiellement dans leurs fonctions hier mercredi 22 juin. Sous une fine pluie, parents, amis et proches collaborateurs ont voulu être témoins de l’histoire en assistant à cette cérémonie qui est une première depuis l’indépendance de la République de Guinée. Car, jamais une femme n’a été à la tête de la direction générale du PAC.

Au-delà des parents et amis, les autorités administratives, institutionnelles et politiques étaient aussi de la partie notamment la présidente du Conseil économique et social Hadja Rabiatou Serah Diallo, Mohamed Diarré de la Cour Constitutionnelle, Bantama Sow, des responsables de la Douane, des cadres du ministère des Transport, une forte mobilisation des femmes et travailleurs du port autonome.

Dans son discours de circonstance, Mamadouba Sankhon DG sortant à la tête du port depuis le 5 juin 2006 s’est félicité de son bilant avant d’exhorter la nouvelle patronne à plus de rigueur afin de poursuivre les grandes réformes entreprises depuis l’arrivée au pouvoir du Pr Alpha Condé. Même refrain de la part de son adjoint Sory Camara qui a passé 27 ans au port.

Pour Mama Aissata Aribot DGA entrante, cette nomination des femmes à la tête du port autonome de Conakry est une marque de confiance et de la reconnaissance du mérite par le chef de l’Etat.

En maitresse des lieux, elle a promis de ne ménager aucun effort pour honorer la confiance du président de la République.

Prenant la parole, la nouvelle patronne Hawa Keita a remercié le président Condé pour sa confiance avant de s’engager à gérer avec abnégation, rigueur et loyauté.

Le Diplomate

 
Le Colonel Issa Camara quitte Mali, la troupe qui lui obéissait consignée dans l’enceinte de la garnison

2016/6/23

Aujourd'hui en Guinée Le commandant du Bataillon Autonome d’Infanterie (BAI) de la préfecture de Mali, colonel Issa Camara a été demi de ses fonctions par sa hiérarchie, samedi, 18 juin 2016, rapporte le correspondant de l’AGP dans la localité.Ce limogeage fait suite à des incidents survenus, la semaine dernière dans la Commune Urbaine (CU) de Mali en Moyenne-Guinée. Incidents provoqués par l’escorte du colonel, accusée de violences, de pillages et de vols.

L’heure est au renforcement de la discipline, à la sensibilisation pour un retour au calme dans la CU, ainsi qu’au recensement des dégâts causés. Ce, grâce à des efforts conjugués des chefs militaires, magistrats, Chambre Préfectorale de Commerce (CPC) et syndicats.

Selon des sources crédibles, «depuis dimanche, 19 juin dernier, le calme et la quiétude se réinstallent progressivement au centre-ville de Mali. A ce jour, l’ex- commandant du Bataillon Autonome d’Infanterie de Mali, colonel Issa Camara a déjà quitté la préfecture. La troupe qui obéissait à ses ordres est consignée dans l’enceinte de la Garnison. Aucun militaire ne sort de cet endroit, sur instruction du chef d’Etat major adjoint de l’Armée de Terre, Général Edouard Théa, présent en ce moment au chef-lieu de la préfecture. Parallèlement à cette discipline imposée aux soldats, les populations civiles victimes, quant à elles, sont en train d’être sensibilisées».

Selon Thierno Chérif Bah, Président de la Chambre Préfectorale de Commerce (CPC), «sur le terrain, les recherches des marchandises volées se poursuivent. Une commission, composée de gendarmes, de policiers, des membres de la CPC et des syndicats, appuyés par un procureur de la République et un huissier, s’y emploie déjà. Ladite commission a d’ailleurs récupéré au sein de la Garnison et sans discussion, beaucoup d’articles dérobés au préjudice des citoyens».
VOIR AUSSI: Tribunal de Mafanco: Un voleur de voiture écope d’un an de prison ferme et du paiement de plus de 27 millions GNF

D’après M. Bah, «le bilan provisoire des incidents fait état d’une vingtaine de blessés, trois motos calcinées, deux motos portées disparues, 19 véhicules dérobés de leurs pare-brises et moteurs, 47 boutiques et magasins vidés de leurs contenus. Parmi ces boutiques, 09 ont été incendiées. Des dégâts qui viennent ajouter un plus sur l’état de pauvreté des habitants d’une préfecture retenue parmi les pauvres».

Par ailleurs, les 47 commerçants victimes se disent profondément rongés, parce qu’ayant perdu leurs capitaux et une partie de leurs épargnes. Ils se disent également angoissés parce que leur négoce se repose sur des textes à marchandises contractées à Labé, et à Conakry.

«Comment rembourser nos créanciers et nourrir nos familles», sont entre autres questions que se posent les victimes des pillages et autres cas de vandalismes subis.

Ces troubles survenus dans la Commune Urbaine (CU) de Mali remontent au vendredi, 17 juin 2016, vers 10h30mn, après qu’un chauffeur de remorque ait été bastonné publiquement par des soldats formant l’escorte du colonel Issa Camara.

AGP

 
Ouverture à Conakry de la 24ème Session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union du Fleuve Mano

2016/6/22

Aujourd'hui en Guinée Conakry, 22 juin(AGP)- La 24ème Session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union du Fleuve Mano (UFM) ou Mano River Union (MRU) a ouvert ses travaux, mercredi, 22 juin 2016, dans un réceptif hôtelier à Conakry, sous la présidence du premier ministre guinéen, chef du gouvernement, Mamady Youla, rapporte l’AGP.

Cette rencontre de deux jours vise à créer un espace d’échange en vue de renforcer la coopération et les liens de solidarité entre les différentes communautés des Etats membres.

Les délégations ministérielles sont composées du ministre des Finances et du Développement Économique de la Sierra-Leone, du ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur de la Côte d’Ivoire, la République du Liberia était représentée par son ambassadeur en poste à Conakry.

Durant ces deux jours, les participants se pencheront «sur le rapport d’activités du Secrétariat de l’UFM, l’état d’avancement de la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du programme sous-régional de relance socioéconomique post-Ebola, les questions liées à la sécurité et à la paix, notamment le cadre de lutte contre le terrorisme, le protocole d’accord sur la sécurité maritime, ainsi que l’actualisation des documents juridiques de l’Union, la restructuration du Secrétariat de l’UFM et l’adoption de son budget exercice 2016».

A cette occasion, la ministre guinéenne du Plan et de la Coopération Internationale, Kanny Diallo a indiqué, que «la présente rencontre s’inscrit dans le cadre de la poursuite du processus d’intégration économique de la sous-région, dans le but d’améliorer les conditions de vie des populations de l’espace Mano».

Elle a souligné : «Au sortir de la grave crise sanitaire que fut la maladie à virus Ebola, survenue en 2014 et qui a lourdement affecté trois de nos Etats membres, la mise en œuvre du programme sous-régional de relance socioéconomique post- Ebola est un impératif majeur qui requière toute notre attention et toute notre énergie».

Les représentants des délégations ministérielles de la Sierra-Leone, de la Côte d’Ivoire et du Liberia ont, tour à tour, exprimé l’engagement de leurs pays respectifs «d’œuvrer afin de faire de la sous-région un espace de paix, de sécurité et de développement économique».

Le premier ministre guinéen, chef du gouvernement, Mamady Youla a, pour sa part, salué la volonté des uns et des autres de renforcer et de consolider les liens historiques existant entre les quatre Etats membres de l’UFM.

«Le président de la République de Guinée, chef de l’Etat, Pr Alpha Condé me charge de vous transmettre ses sincères salutations et de vous exprimer toute sa détermination à travailler aux côtés de ses pairs dans le but d’unir les efforts en vue de relancer très rapidement les activités économiques dans les Etats membres après le passage de la maladie à virus Ebola».

Il a ainsi fait savoir, que «la Guinée reste convaincue que le développement économique et l’amélioration du bien-être de nos populations passent nécessairement par le renforcement de la coopération et de la solidarité entre nos Etats membres».



 
L’ex-chef de la Diplomatie guinéenne, François Lounceny Fall, panéliste sur le Soudan du Sud, à Genève

2016/6/22

Aujourd'hui en Guinée Conakry, 22 juin (AGP)- C’est une bonne brochette d’experts en matière de paix et de sécurité qui a animé, mercredi, 22 juin 2016, à l’Office des Nations Unies à Genève, le débat interactif élargi sur la situation des Droits de l’Homme (DH) au Soudan du Sud, a suivi Cissé Aboubacar, collaborateur de l’AGP à Genève.

Ce dialogue interactif, comme on l’appelle dans le temple des DH, était axé sur les mesures prises par le gouvernement de Juba pour assurer la mise en cause des auteurs de violations et d’abus commis au Sud Soudan depuis le début des violences dans ce pays, en décembre 2013.

En plus de l’ex-premier ministre et chef de la Diplomatie guinéenne, François Lounceny Fall, on notait parmi les panélistes la Haut-commissaire adjointe aux DH, Mme Kate Gilmore; le chargé d'Affaires par intérim de la Mission permanente du Soudan du Sud à Genève, la présidente de la Commission africaine des DH et des Peuples, le président par intérim de la Commission nationale des DH du Soudan du Sud et le directeur des DH de la Mission des Nations Unies à Juba.

La participation de François Lounceny Fall à ce dialogue interactif s’explique par ses fonctions actuelles de vice-président de la Commission conjointe de Suivi et d'évaluation de l'Accord sur le règlement du conflit sud soudanais.

C’est à ce titre qu’il a déclaré : «Bien que les entités prévues par l’Accord de paix du 26 août 2015 ne soient pas encore toutes créées, des progrès ont été quand même accomplis pour améliorer la situation générale des DH dans le pays». Ce qui, selon Fall, «contribuera à préparer le terrain pour la redevabilité pour les violations commises». La formation du gouvernement de transition et d'unité nationale est, dans ce cadre, dit-il, sans aucun doute un tournant significatif, avant de préciser, qu'il reste désormais à transformer l'ancien Parlement de ce pays en Assemblée législative de Transition nationale.

Le vice-président de la Commission conjointe de suivi et d'évaluation de l'Accord sur le règlement du conflit au Soudan du Sud observe, toutefois, qu'en dépit du cessez-le-feu permanent, «la situation sécuritaire demeure précaire dans ce pays, bien que tous les aspects de l'Accord de paix soient en voie de mise en place. La Cour hybride pour le Soudan du Sud devrait aussi être mise sur pied avec l'appui du Secrétaire général de l'ONU et de l'Union Africaine (UA)».

M. Fall a, en conclusion, évoqué l'impact conjugué de la crise économique et financière et de la situation humanitaire, terrible au Soudan du Sud, qui a d’ailleurs retardé la réalisation des dispositions de l'Accord de paix. C’est pourquoi, il a sollicité un accompagnement de l’actuel gouvernement de Transition et d’Unité nationale pour éviter qu’il ne s’effondre face à ces difficultés économiques, lui permettant ainsi de poursuivre les quelques progrès entrepris. «Cela pourrait nous éviter la «somalisation» du sud Soudan», a-t-il prévenu à la faveur d’une interview accordée à la Radio des Nations Unies, à Genève.

A noter, que ce dialogue interactif sur le Soudan du Sud a été présidé par M. Choi Kyonglim, président du Conseil des Droits de l’Homme.


 
Allocution Alpha Condé : Courage politique, Grandeur d’homme d’Etat, désir suscité de 3e mandat

2016/6/22

Aujourd'hui en Guinée Lors de la grande rencontre du samedi 28 mai 2016 avec les nombreux militants de son parti RPG Arc-en-ciel, le Président Alpha Condé a tenu un discours d’une remarquable teneur politique, confirmant son inébranlable engagement de longue date au service de la Nation guinéenne, et par ricochet sa dimension exceptionnelle d’homme d’Etat, ce qui ne peut que susciter auprès de millions de Guinéens l’ayant reconduit au pouvoir le désir d’un 3e mandat.

Alpha Condé : le Courage

On dit souvent que la politique, c’est l’art d’aller dans le sens des électeurs pour en attirer le maximum vers soi ; en d’autres termes, c’est l’art de les caresser dans le sens du poil, ou encore d’éviter les sujets qui fâchent. Mais en agissant de la sorte, l’acteur politique n’est-il pas dans une fuite en avant, car les sujets éludés finiront par le rattraper, et à ce moment-là, ils se poseront avec plus d’acuité, rendant alors leurs solutions plus compliquées car ces sujets auront eu le temps de s’ancrer davantage dans l’univers sociétal concerné ! On ne peut alors ne pas saluer le courage de Politiques suscitant de l’admiration, même si on ne partage pas leurs idées, face à des sujets supposés leur faire perdre des électeurs, mais qu’ils abordent avec force conviction et responsabilité. C’est le cas du Président Français d’alors, Chirac, qui a toujours été contre les idées xénophobes, d’exclusion ainsi que de division, et qui n’a pas transigé là-dessus lors de l’élection présidentielle de 2002, alors qu’il était pourtant en difficulté dans sa quête d’un nouveau mandat national, entre d’une part un Premier Ministre socialiste qui avait un bon bilan le prédisposant logiquement à la victoire finale, et d’autre part un leader politique porteur de ces idées xénophobes, d’exclusion et de division, qui était en position favorable pour être présent au second tour, et il fut effectivement présent au second tour de l’élection présidentielle de 2002. Malgré ce spectre d’une défaite qui semblait dessinée, le Président Chirac n’a pas été dans l’opportunisme ou l’irresponsabilité politique en caressant dans le sens du poil l’électeur défendant de telles idées xénophobes, d’exclusion et de division en vue de bénéficier de son vote, le Président Chirac a au contraire toujours été dans sa conviction en fustigeant de telles idées, et il a fini par être rejoint par le peuple dans sa conviction, et il a fini par gagner. Aujourd’hui, avec cette conviction sur laquelle il ne déroge pas, il fait partie des personnalités les plus aimées par les Français, à telle enseigne que deux principaux candidats de sa famille politique, respectivement ancien Premier Ministre et ancien Président de la République, revendiquent ou cherchent sa caution directe ou indirecte à travers une posture directe de fidélité à sa pensée ou indirecte par le biais d’un Chiraquien avec qui on voudrait faire une sorte de ticket dans l’investiture recherchée. Si on ajoute à cela que la Présidente fraîchement élue de la région Île-de-France, en décembre 2015, a adressé ses remerciements au Président Chirac alors qu’il n’est pourtant plus en fonction, on peut se dire que ça paie quand même d’avoir des convictions et de les défendre contre vents et marées, notamment contre l’exclusion et la division dans sa République, exactement comme le fait le Président Alpha Condé. On porte la même admiration au candidat écologiste, Alexander Van der Bellen, devenu Président de l’Autriche en mai 2016. Il a lui aussi fait preuve de courage politique en abordant sans ambages ces idées xénophobes sources d’exclusion et de division, pour les rejeter sans fioritures, malgré la forte montée de telles idées dans son pays, à telle enseigne que les partis au Gouvernement, par opportunisme politique pour engranger le maximum de voix d’électeurs, ont flirté avec de telles idées de division et d’exclusion, ce qui n’a cependant pas empêché leur élimination du second tour. Au final, le candidat écologiste seul, mais avec courage,face à ces idées d’exclusion et de division, car n’a pas reçu de soutien des partis au Gouvernement, a fini par gagner pour devenir le Président de l’Autriche, son peuple l’ayant rejoint dans son combat, notamment contre l’exclusion et la division. Il en résulte que devant la clameur découlant de l’analyse de questions sensibles, de sujets fâcheux, la question ethnique par exemple, pouvant être instrumentalisés et conduire inéluctablement à de la division et à de l’exclusion, un Responsable politique doit faire preuve de courage pour les aborder sereinement et les rejeter sans ambiguïté dans leurs formes d’exclusion et de division, même si cet exercice peut être perçu comme susceptible de lui faire perdre des voix, car en réalité le peuple bien informé et sensibilisé, finit par se ranger du côté de ses intérêts à lui peuple, c’est-à-dire en rejetant l’exclusion et la division.C’est dans ce sens que le Président Alpha Condé, à l’image de ces leaders politiques de conviction, a rejeté l’exclusion et la division, contraires aux intérêts de son pays, en réaffirmant sans ambages sa qualité de Président de toute la Nation guinéenne et non d’une seule ethnie. On ne peut qu’admirer ce courage politique reflétant au demeurant un sentiment de profond respect vis-à-vis des différentes composantes ethniques de notre Nation, notamment de l’ethnie Malinké évoquée dans l’allocution du Président Alpha Condé.

L’ethnocentrisme en Guinée : réalité latente ou apparente : en parler !

Qui peut sérieusement affirmer que la question de l’ethnocentrisme n’existe pas en Guinée, de manière larvée ou affichée ! N’a-t-on pas entendu véhiculer des slogans du genre « notre tour » (d’assurer la Présidence de la Guinée), ou encore des expressions du genre « c’est notre ethnie qui a élu le Président » (donc il doit nous être tout ouï) ! Ne mettons-nous pas en place, par exemple, une commission de réconciliation nationale dont tout bon observateur sait qu’il s’agit moins d’une réconciliation nationale suite à de profonds conflits d’idées par exemple, que de réconciliation nationale sur fond d’hégémonie ethnique à bannir pour en arriver à une véritable Nation guinéenne ! Face à cette réalité, un Responsable politique doit-il s’abstenir d’en parler quand les regards sont tournés vers lui et qu’il peut intervenir pour rétablir les choses dans l’ordre, c’est-à-dire dans le sens d’un état d’esprit d’unité nationale ! Il est normal qu’il intervienne et que cela se fasse dans l’état d’esprit qui vient d’être défini.

Cadre approprié, contexte adapté

La célébration du retour du Président Alpha Condé dans son pays s’est déroulée dans un cadre partisan, au siège du parti RPG/Arc-en-ciel, et une telle célébration sur des faits du passé donne forcément lieu à une évocation de l’histoire du parti, faite entre autres, d’avancées, de trahisons, etc., et qui mieux que les siens ne vous trahissent ! Ne dit-on pas « gardez moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge» ! Cette célébration a été organisée par la Jeunesse du parti, et qui mieux que cette Jeunesse a besoin de se ressourcer dans cette histoire qu’elle n’a pas connue, et quel meilleur acteur de cette histoire du parti que le Président Alpha Condé pour en parler ! Nous sommes donc dans un contexte où une frange du parti du Président, notamment les Jeunes, ainsi qu’une frange de l’ethnie dont il est issu (pour un leader politique de grande envergure, je préfère l’expression « issu d’une ethnie » plutôt que « l’ethnie à laquelle il appartient », car un tel leader politique transcende les ethnies, ne s’appartient plus, à mon sens du moins) estiment que du fait de ces qualités, ils doivent bénéficier de quasiment tous les leviers politico-économiques de notre pays, ou à tout le moins, de la plupart de ces leviers.Ces ambitions ont d’ailleurs fait les choux gras des médias qui les ont relayées. C’est donc dans un tel contexte que le Président Alpha Condé s’est adressé à ses Militantes et Militants, pour leur dire directement, sans intermédiaires, que malgré qu’il soit issu du même parti qu’eux, comme il le montre en se retrouvant avec eux dans le cadre de ce parti, il est le Président de tous les Guinéens. Et mieux encore, malgré qu’il soit issu d’une ethnie, il est le Président de tous les Guinéens. Il était normal que le Président réitère ces déclarations, c’était même un devoir pour lui de le faire, et cela a été fait dans un cadre approprié, celui du parti (même si cela a automatiquement un retentissement national), car ceux qui sont dans la revendication le font ès qualités militants du parti du Président, ou ès qualités militants et membres de l’ethnie dont est issu le Président. Qui peut sérieusement reprocher à un Responsable politique, qui plus est, un Président de la République, de dire ces vérités ! De plus, le Président ne s’est pas levé un beau matin pour parler d’une ethnie, ce n’est pas son genre puisqu’il a toujours lutté contre l’ethnocentrisme et a toujours été dans le rassemblement. Il a répondu à ceux qui parlaient des Malinkés en s’adressant, depuis un bon moment déjà, à lui Président, car c’est bien lui le destinataire de toutes ces revendications. Quand on s’adresse à quelqu’un chargé de la gestion d’un pays en mettant dans la balance sa qualité de Malinké, cela ne signifie-t-il pas que du fait de cette qualité, on est le mieux indiqué pour conduire certains leviers de cette gestion ! Il est alors tout à fait normal que le Président réponde que la qualité de Malinkés n’est pas synonyme d’un label de meilleurs citoyens dans la conduite de leviers de cette gestion, en exemplifiant chez les Malinkés dont on se prévaut. Sur le plan de la sémantique, à savoir «des» Malinkés, ou «les» Malinkés, ou «certains» Malinkés, il est bon pour apprécier ces termes que l’on prête au Président, que les plaignants disent si dans leurs revendications notamment ès qualités Malinkés, relayées, rappelons-le, par les médias,ils les ont faites au nom «des» Malinkés, ou de «certains» Malinkés, ou en disant «les» Malinkés. Ils pourront alors mieux apprécier les réponses appropriées ou non sur les termes prêtés au Président. En attendant un tel éclairage des plaignants, on peut logiquement douter qu’une revendication catégorielle (professionnelle, ethnique, religieuse, etc.) auprès d’une autorité, soit formulée pour ne concerner que des éléments de cette catégorie, ce qui bien entendu ôte du poids à la revendication en amenuisant ses chances de succès auprès de l’autorité sollicitée. Si, logiquement les plaignants ont dit «les», il ne faut donc pas s’étonner que la réponse porte sur «les». Mais plus sérieusement, le Président a relaté le long parcours du parti avec des vérités correspondant à la réalité, et ces vérités méritaient d’être connues pour notamment forger l’esprit d’endurance du Militant ambitionnant légitimement de servir son pays, renforcer son esprit d’ouverture, de tolérance et de pardon, ses vertus de patience, d’amour de sa Nation, etc., à l’image du Président qui aime sa Nation en respectant et en ayant en considération toutes ses composantes ethniques. C’est ainsi que parlant des Malinkés, sur lesquels il avait été interpellé, et dont il a répété le terme, il exprime clairement, en disant être le Président de tous les Guinéens, que cette ethnie qu’il connait bien, et plus généralement toutes les ethnies de notre pays, n’a pas besoin de passe-droits et n’a rien demandé dans ce sens pour s’affirmer ; elle a sa fierté et mérite d’être respectée ; on n’a pas le droit de galvauder cette appellation «Malinkés» en les faisant passer pour des quémandeurs de faveurs pour exister ; ils n’ont pas besoin de cela, car ils ont le feu sacré pour le travail, l’abnégation, l’altruisme, la fierté, etc. Ils sont ainsi susceptibles de connaître des réussites ou des échecs, mais dans la dignité. Tout cela transparait d’autant mieux dans l’allocution du Président Alpha Condé qu’il est lui-même cet archétype s’étant battu dans la dignité, l’endurance, la fierté, etc., d’où il y a alors de quoi en vouloir à ceux qui se prévalent de cette qualité pour croire que tout doit leur revenir, et paradoxalement, à l’opposé même de la conception existentialiste de leur ethnie. Au demeurant, ces appréciations de dignité, de fierté, d’accomplissement par le travail, etc. sont valables pour toutes les ethnies de notre pays, mais on parle ici des Malinkés car ce sont eux que les plaignants ont mis sur la sellette, et on n’attendait pas moins de la réaction d’homme d’Etat apportée à ces actions revendicatives.

Alpha Condé : l’Homme d’Etat

L’allocution du 28 mai 2016 ne met pas seulement en valeur le courage politique du Président Alpha Condé, mais elle met en exergue aussi son immense qualité d’homme d’Etat. Cela s’apprécie au travers de sa réaffirmation solennelle de Président de toute la Nation, ne donnant aucune illusion à tous ceux qui nourrissaient l’espoir de traitement de faveur eu égard à une appartenance ethnique. L’importance de cette déclaration solennelle, reflétant une posture d’homme d’Etat, se mesure notamment à la réaction empreinte d’opportunisme dangereux pour notre Nation, d’un certain leader d’un parti politique, issu de l’ethnie Malinké, déclarant sur une radio locale, relayée par un grand Hebdomadaire de la place, « L’Indépendant », notamment qu’il a « été heurté et choqué….La déclaration touche directement les Malinkés, et comme chacun d’eux, je le ressens comme un réel coup de poignard en plein cœur…Il (le Président) a insulté les cadres Malinkés et il n’y a pas à colmater les brèches pour dire non, il a dit ceci ou cela. Il a dit les cadres malinkés ». Revenons donc sur ce que le Président a dit, à savoir : «…Moi je ne suis pas venu pour travailler pour une ethnie. Des gens les plus malhonnêtes de ce pays, ce sont des cadres Malinkés car, ce sont eux qui partaient voir le Général Lansana Conté pour être nommés afin de combattre le RPG… ». Si on analyse bien, le fait pour le Président de dire qu’il ne travaille pas pour une ethnie (d’où il travaille pour toutes les ethnies de notre pays), pour ce leader disant être choqué, cela est donc « un coup de poignard en plein cœur » ! En d’autres termes, pour ce leader, sa conception de la République, c’est travailler seulement pour une ethnie, en l’occurrence la sienne ! On voit la nette différence entre l’homme d’Etat Alpha Condé et ce leader politique clanique. Poursuivons l’analyse au niveau de la phrase «Des gens les plus….afin de combattre le RPG» : c’est une phrase claire, précise et non stigmatisante pour ceux qui ne sont pas concernés. Dans cette phrase, les personnes concernées sont désignées→des (ou «les», si vous voulez) cadres Malinkés ; mais pour ne pas être dans la généralisation, ces personnes concernées sont identifiées par la précision suivante qui a son importance, à savoir : « car, ce sont eux qui partaient voir le Général Lansana Conté pour être nommés afin de combattre le RPG » ! Dans cette précision, tous les termes sont importants : déjà le « car » pour dire pourquoi ces gens sont qualifiés de malhonnêtes ; ensuite, de quels cadres Malinkés s’agit-il ? →ceux qui partaient voir le Général Lansana Conté ;on précise davantage en disant que ce sont ceux qui allaient voir…→pour être nommés afin de combattre le RPG (c’est pourquoi l’article «des» ou «les» cadres n’a pas d’importance particulière dès lors que les cadres concernés sont identifiés par rapport à leurs bassesses précises, d’où ce ne sont pas tous les cadres Malinkés, comme on veut le faire accroire). Finalement, en quoi cela est-il insultant, comme le dit ce leader «heurté et choqué», de qualifier de malhonnêtes de tels cadres qui trahissent, rien que pour leurs intérêts personnels, une cause pour laquelle des masses et des masses se sont mobilisées avec eux, et qui, par la faute ignoble de ces cadres, vont continuer à vivre sans le changement recherché ! On peut au contraire trouver que l’expression «malhonnêtes» est trop faible ici. On est ainsi, de la part de ce leader «heurté et choqué» dans un pur opportunisme de mauvais aloi que l’on peut davantage mettre en exergue, en admettant, donc hypothèse de travail, que l’on qualifie tous les cadres d’une ethnie quelconque de «non performants» →on peut alors comprendre une réaction d’indignation de la part d’un observateur, mais seulement si cette indignation est relativisée et non exprimée dans l’absolu ; si elle est en effet exprimée dans l’absolu, cela signifie que l’observateur trouve que tous les cadres, sans exception, de cette ethnie quelconque sont «performants», alors qu’en réalité il y a de fortes chances qu’on en trouve des «non performants». On voit donc, de la part de ce leader, la méthode classique utilisée par les leaders en mal de popularité et/ou d’ancrage, c’est-à-dire l’amalgame et la généralisation abusive pour s’attirer des gens conditionnés par des émotions suscitées et alimentées à dessein. Que ce leader sache donc, pour reprendre son expression, que du côté du Président Alpha Condé, il n’y a pas «à colmater les brèches pour dire non», car le Président est un homme d’Etat, au service de sa Nation, et tout ce qu’il dit et fait est en conformité avec cette servitude, au contraire de ce leader qui est dans la posture opportuniste de flatter une ethnie dans le sens du poil, alors qu’il ambitionne de diriger ce pays dans son entièreté! D’ailleurs, il est temps que tous les prétendants à la direction de notre Nation se soumettent au défi du dépassement ethnique.

Alpha Condé : le Défi

La déclaration solennelle du Président Alpha Condé démontre une stature d’homme d’Etat au service de son pays tout entier, comme déjà analysé, mais cette déclaration solennelle se traduit aussi par ce que je considère comme un effet d’aubaine. En effet, ne serait-ce que de façon larvée, l’ethnocentrisme existe dans notre pays, il n’est pas besoin de faire la politique de l’autruche sur cela, et par ailleurs, une commission de réconciliation nationale existe aussi. La voie ainsi ouverte par le Président Alpha Condé mérite d’être suivie, à savoir déclarer solennellement, devant les instances de son parti, qu’il n’est pas là pour la seule ethnie dont il est issu, mais bien pour toutes les ethnies de notre pays. Une telle démarche devient alors un devoir moral pour tous les leaders politiques, issus forcément, chacun en ce qui le concerne, d’une des ethnies de notre pays. Chaque leader politique devra donc se soumettre à cette exigence citoyenne, eu égard au contexte de notre pays, en déclarant solennellement devant les instances de son parti, qu’il n’est pas là pour la seule ethnie dont il est issu, mais bien pour l’ensemble des ethnies de la Guinée. A l’évidence, un tel exercice contribuera, de façon exponentielle, à la réalisation de l’objectif recherché par la commission de réconciliation nationale. Au demeurant, cela ne doit pas poser de problème aux différents leaders politiques, si tant est-il qu’ils soient mus par l’unité nationale d’un pays qu’ils aspirent diriger. Ailleurs, comme en France par exemple, l’exigence de détention par devers soi de 500 signatures d’élus pour être candidat à l’élection présidentielle, procède de cet esprit d’unité nationale à préserver, et par ricochet éviter les candidatures fantaisistes.Ainsi, on voit les candidats sillonner les différents coins et recoins de la France pour décrocher ces 500 signatures, et il apparait que leur obtention est synonyme de reconnaissance, à travers les signataires, d’une représentativité nationale, et non uniquement locale (ou ethnique). Ici en Guinée comme là-bas en France par exemple, l’objectif de l’unité nationale étant le même, la démarche de déclaration solennelle apparait pertinente, adaptée au contexte de notre pays, d’autant plus qu’avec le Président Alpha Condé, on a vu que cela a soulevé une polémique que l’on peut qualifier de bienfaitrice eu égard au réveil des consciences que cela peut induire sur l’exigence de l’esprit d’unité nationale. La louable allocution solennelle du Président Alpha Condé au siège de son parti, apparait donc, sous un autre angle, comme un défi que les différents leaders politiques de la Guinée, doivent avoir à cœur de relever afin d’éviter tous préjugés malencontreux à leur égard dans ce contexte sous-jacent d’ethnocentrisme à combattre. On pourrait rétorquer que le Président Alpha Condé est dans son rôle, celui de Président de tous les Guinéens, d’où il est dans les normes qu’il le proclame ; mais c’est occulter dans ce cas, qu’Alpha Condé l’a dit au siège de son parti, devant ses militantes et militants, et en n’omettant pas de dire à l’ethnie dont il est issu qu’il est là pour toute la Guinée. Cela ne signifie nullement un rejet du vote d’une ethnie dont on est issu car ce sont des citoyens comme tous les autres Guinéens, cela vise seulement à les emmener à interpréter autrement leurs votes, car chez nous en Guinée, il subsiste dans l’entendement d’une très grande partie de nos compatriotes, cette croyance qu’un Président issu de leur ethnie doit bâtir l’Etat autour de l’ethnie de ce Président. Alors que, par exemple aux Etats Unis d’Amérique, les Noirs américains, les Latino-américains, votent généralement pour le parti démocrate, non pas qu’une fois ce parti arrivé au pouvoir, celui-ci ne leur accorde des privilèges ou ne les nomme de droit, du fait de leurs votes, dans les différents leviers de gestion du pays, mais ils votent pour le parti démocrate, car estiment que ce parti est plus sensible à l’amélioration de leurs situations en leur permettant, en substance, de bénéficier comme pour leurs autres compatriotes, des effets du développement de leur pays : emploi, logement, etc. Ici, l’idée d’instauration d’une hégémonie de cet électorat dans les rouages de l’Etat américain n’effleurera la pensée de personne. Chez nous en Guinée, le défi est là, celui de la déclaration solennelle de dépassement ethnique, les citoyens ont vu son intérêt pour la Nation, il faut le relever pour rassurer les Guinéens sur le rôle de Garant de l’unité nationale, inhérent à un Président de la République.

Alpha Condé : le Garant

Un Président de la République incarne sa Nation, et il doit donc être le Garant de l’unité nationale. Ces qualités ne sont pas du domaine de la génération spontanée, acquises aussitôt la fonction présidentielle occupée, elles doivent avoir préalablement été forgées chez le candidat à la fonction présidentielle, et cela tout au long de son parcours politique antérieur à ses responsabilités présidentielles. Si tel n’est pas le cas, l’unité nationale va en souffrir, et même s’il y a une volonté de s’y conformer, les habitudes claniques ressurgiront toujours. L’une des grandes qualités du Président Alpha Condé, c’est cette vertu d’une Nation indivisible qui a toujours été inhérente à son action politique, se traduisant avant son arrivée aux responsabilités, notamment par le respect, d’une part des citoyens ne partageant pas sa vision, et d’autre part des biens publics, qui n’étaient ni agressés ni vandalisés après ses meeting sur le terrain. Une autre illustration de cet état d’esprit vertueux, c’est le rejet solennel des velléités de son cantonnement au profit d’une seule composante de la Nation, comme déjà examiné. Peut-on dire la même chose pour tous les prétendants à la magistrature suprême ? Assurément non. Il suffit juste de se limiter à ce leader politique disant être «heurté et choqué» ainsi qu’à ce quarteron de députés s’inscrivant dans la même direction, tout cela se traduisant par un encensement ethnique inapproprié au détriment du devoir d’égalité ethnique à défendre. On n’insistera jamais assez sur ce type de positionnement dangereux, où on privilégie ses intérêts électoraux personnels au détriment de l’intérêt national. La situation actuelle de la Grande Bretagne est édifiante à cet égard, où le Premier Ministre lutte contre le Brexit (« British exit » ou sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne) dont il sera question lors de leur référendum du 23 juin 2016, alors que c’est lui-même qui a créé cette situation ! En effet, pour se faire réélire lors de leurs législatives du 7 mai 2015, et alors qu’il était en difficulté, il a promis l’organisation de ce référendum, en vue de bénéficier, en retour, du vote des partisans du repli sur soi. Il a donc caressé un certain électorat dans le sens du poil et a de ce fait privilégié sa fonction plus que ses convictions qu’il est paradoxalement en train de défendre aujourd’hui, c’est-à-dire le maintien dans l’Union européenne. Le piquant dans cette affaire, c’est que ce Premier Ministre est obligé d’appeler au secours pour que le Brexit ne triomphe pas, l’hypothèse d’une victoire du Brexit le conduisant très probablement à perdre son poste. Ainsi, le Président Obama, par sa visite chez le Premier Ministre britannique, la mobilisation de Prix Nobel, celle de pays de l’Union Européenne, etc., viennent tous à la rescousse de ce Premier Ministre pour que l’effet boomerang de sa décision d’organiser ce référendum ne lui tombe pas dessus. J’ai alors froid au dos en imaginant les conséquences de l’ouverture de cette boîte à pandore que constitue l’ambition débridée de caresser une ethnie dans le sens du poil dans une société pluriethnique. Sous cet angle, le Président Alpha Condé, auréolé de sa ferme réaffirmation de servitude pour l’ensemble du peuple, constitue un Garant, dont on peut se féliciter, de la cohésion nationale dans notre pays.Qu’on ne s’y trompe donc pas, caresser dans le sens du poil un électorat plutôt que de défendre la vérité pour tout le peuple en assumant l’éventuel coût électoral qui peut en découler, c’est sans doute bénéfique pour soi-même à court terme, mais ce sera toujours destructeur, à terme, pour soi-même et l’ensemble du peuple.

Alpha Condé : le Meilleur dans la phase d’évolution actuelle de la Guinée

Le Philosophe Sören Kierkegaard disait : « c’est le difficile qui est le chemin ». On peut effectivement constater cela en Guinée. La démocratie a ainsi été difficile à avoir, alors que depuis 1958 nous étions pourtant indépendants. Dans ce long et difficile combat pour notre démocratie, on retrouve comme acteur n’ayant jamais transigé, le Président Alpha Condé qui n’a jamais baissé les bras dans ce difficile qui a conduit notre pays sur le chemin de la démocratie. Au regard des pays de la sous-région de même envergure, la Guinée accuse un retard de développement découlant de son histoire l’ayant fait décrocher ; le chemin de notre développement s’en trouve ainsi plus difficile, mais le Président Alpha Condé demeure toujours pleinement et inlassablement engagé dans cette exaltante œuvre de développement au service de toute la Nation Guinéenne. Notre pays est caractérisé par endroits, par des rancœurs générées par les anciens régimes, avec un soubassement ethnique plus ou moins prégnant, à telle enseigne que nous avons mis en place une commission de réconciliation nationale. Le Président Alpha Condé s’est engagé dans ce combat du rassemblement, de l’unité nationale, combat difficile et il le sait. C’est un énorme travail difficile qu’il faudra cependant affronter, le Président Alpha Condé sait ainsi que de la part de chaque leader politique, issu forcément d’une ethnie, et affirmant, dans le contexte actuel de notre pays, qu’il œuvre pour tout le pays et pas seulement pour son ethnie d’origine, cette affirmation sera difficile à entendre ; mais le Président Alpha Condé a quand même emprunté ce difficile chemin en réaffirmant cette vérité, à savoir qu’il est le Président de tous les Guinéens sans exception, et mieux, cette réaffirmation a été faite dans un milieu partisan où on aurait pu penser que le Président serait dans un discours plus agréable aux oreilles de ses partisans, d’où cela témoigne, de sa part, d’une sincérité d’engagement pour tout son peuple.On le voit, les facteurs d’une demande de 3e mandat, par des pans entiers du peuple, sont là. Et l’un des éléments déterminants du choix du prochain Président pour les Guinéens en 2020 sera, à n’en pas douter, cette sorte de jurisprudence créée par le Président Alpha Condé, à savoir la déclaration de dépassement ethnique pour servir le pays, plus précisément la déclaration solennelle de servir toutes les ethnies, et pas seulement la sienne. C’est une déclaration qui a été lancée il n’y a pas longtemps, mais tout semble indiquer, comme cela se passe dans les démocraties pour des sujets d’importance impactant directement la vie sociétale, que les acteurs politiques seront interpellés là-dessus pour édifier le peuple. Ainsi en France par exemple, les médias, les ONG (Organisations Non Gouvernementales), la société civile, ne manquent pas d’emmener les Politiques à dire leurs positions sur des sujets sociétaux tels que, par exemple, l’Islamisme, l’Islam en France ou de France, le traitement des Réfugiés, l’immigration, autant de sujets qui participent de la vie harmonieuse des populations, et dont les réponses apportées par les Politiques, sont attendues, exigées même, pour déterminer le choix des populations pour tel ou tel acteur politique en vue de conduire leurs destinées. En Guinée, où on ne peut objectivement pas dire que l’ethnocentrisme, ne serait-ce que dormant, n’est pas une réalité, nul doute que les médias, les ONG, la société civile, et même les chancelleries (dès lors qu’elles sont souvent emmenées à intervenir dans nos divergences internes) ne manqueront pas d’interpeller les Politiques sur cette déclaration solennelle de dépassement ethnique. On peut comprendre que ces institutions se retenaient sans doute d’agir dans un sens similaire, mais dès lors qu’un leader politique, qui plus est, le Président, a ouvert la voie, elles ne manqueront certainement pas de s’orienter dans cette voie. Le Président Alpha Condé sera alors en avance sur les autres prétendants à diriger notre pays, il sera encore en avance dans la phase de test ou d’épreuve qui suivra la phase de déclaration solennelle de dépassement ethnique, car les populations voudront logiquement éprouver les leaders ayant fait la déclaration solennelle afin d’être édifiées avant de leur accorder ou non leurs préférences. Les leaders qui ne voudront pas relever le défi du dépassement ethnique, dans les conditions d’interpellation ci-dessus décrites, se réduiront eux-mêmes à leur seul électorat traditionnel, ajoutant à la défiance ambiante qui pèse sur eux, en termes de traitement égalitaire de toutes les composantes du peuple sans accorder une position hégémonique à leur électorat traditionnel. Alpha Condé en avance par-ci, Alpha Condé en avance par-là, le 3e mandat apparait comme un fruit mûr qui va tomber et s’offrir à lui, le meilleur dirigeant pour conduire la Guinée jusqu’au stade irréversible de développement de notre pays.

Mais alors, c’est quoi ces polémiques sur la déclaration solennelle de dépassement ethnique faite par le Président Alpha Condé ! Mais alors, cette déclaration solennelle est-elle improvisée ou sortie à son heure ! Quand intelligence politique rime avec expérience politique, le tout d’une part, sur un socle d’exigence sur soi-même pour donner le meilleur à son peuple, et d’autre part de patience à toutes épreuves, faisant intégrer que toute chose vient à son heure, quand tout cela est réuni chez un homme comme c’est le cas pour Alpha Condé, il est prudent de peser, soupeser, à nouveau peser ses faits et gestes avant de se lancer dans des polémiques stériles, pour ne pas dire des inepties. Bruno Lemaire, candidat à la Primaire de la Droite en France pour l’élection présidentielle de 2017, disait récemment, en février 2016, en parlant de lui-même, que «mon intelligence est un obstacle». Cela peut prêter à sourire, mais un tel cas de figure peut être un obstacle à la compréhension à temps de la source d’intelligence.

Ibrahima Sory KEÏTA Militant RPG/Arc-en-ciel //Conakry

E-mail : elisk.keita@laposte.net

 

Guinée : Double peine pour Nouhou Thiam et Sadou Diallo

2016/6/22

Aujourd'hui en Guinée La contradiction pourrait presque prêter à sourire.Fin 2014, le général Nouhou Thiam et le colonel Sadou Diallo, deux des six militaires arrêtés à la suite de l’attaque du domicile d’Alpha Condé, en juillet 2011, avaient porté plainte pour détention abusive. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient déjà passé plus de trois ans en prison alors qu’ils n’avaient été inculpés « que » pour désertion et/ou violation des consignes, et que la peine maximale prévue en pareil cas n’excède pas deux ans.

À ce jour, l’État ne leur a toujours pas versé les dommages et intérêts auxquels il a été condamné.

L’affaire ne s’arrête pas là : le chef d’état-major général des armées a décidé d’imposer aux six hommes une « suspension en solde et accessoires militaires ». Tous les six ont pourtant été libérés, le 3 mars. Ils n’ont pas été radiés de l’armée et sont même toujours en poste.

Quant à cette nouvelle sanction qu’ils se sont vu infliger, « seul le président, sur proposition du ministre de la Défense, aurait pu la prononcer, confie une source proche du dossier. Ce type de punition, que l’on qualifie de statutaire, ne peut pas être décidé par le chef d’état-major ».

JA

 
Lettre Ouverte du Préfet
Aux cadres ressortissants de la Haute Guinée
Soumah Alsény
Alsény SOUMAH: L’Ambassadeur de l’art culinaire guinéen aux USA
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
TV Aujourd'hui-en-guinée

cliquez sur la photo pour ouvrir la video

Voir les autres articles >>>
Billet du jour
Alpha Condé et les quarante voleurs
TV Aujourd'hui-en-guinée  ::  Lettre Ouverte du Préfet  ::  Audios  ::  L'UA/Nord-Mali  ::  Libres Propos  ::  Soutenez Aujourd'hui en Guinée  ::  Albums Photos  ::  Contact  ::  Abonnez-vous  ::  Email  ::  Partenaires  ::  


Privé - Espace Clients  Hotline  

© Rosawebpro   |    Privé - Espace Clients