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24 Août 2016 - 2h28


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Fini l'importation des véhicules de plus de 8 ans en Guinée

2016/8/20

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 19 Aout 2016 –  Par décrets  D/2016/003PRG/SGG et D/2016/011PRG/SGG en date du 15 Janvier 2016 du Président Alpha Condé, et par Arrêtés conjoints A/2016/1686/PRG/MT/MB/SGG et A/2016/1687/PRG/MT/MB/SGG du 8 Juin 2016, les Ministres en charge du Transport et du Budget prenaient la décision d’interdire l’importation des véhicules usagés de plus 8 ans et des véhicules avec direction à droite. Pour rappel, cette décision qui vise à renouveler progressivement le parc automobile, de sécuriser la population et de protéger l’environnement contre les émanations de gaz à effet de serre, entrera en vigueur à partir du 8 Septembre 2016. ————-

Extraits de l’Arrêté conjoint A/2016/ 1686

Article 1er/ En application du Décret D /2016 /011 /PRG / SGG/ du 15 janvier 2016 portant interdiction d’importation de véhicules usagés de plus de huit (8) ans en République de Guinée, il est arrêté ce qui suit:

Article 2/ L’importation en République de Guinée des véhicules usagés est strictement assujettie aux conditions ci-après : Etre en bon état physique et technique ; Avoir au plus : Trois (3) ans pour les cyclomoteurs et motocycles Huit (8) ans pour les véhicules dont le poids Total à Charge (PTAC) est inférieur ou égal à trois mille cinq cents (3500) kilogrammes ; Douze (12) ans pour les véhicules dont le Poids Total à Charge (PTCA) est supérieur à trois mille cinq cents (3500) kilogrammes ; Quatorze (14) ans pour les tracteurs agricoles et engins de travaux publics.

Article 3/ Tout importateur de véhicules usagés est tenu de présenter aux services des douanes et à l’administration chargée de l’immatriculation les documents justifiants le respect des conditions indiquées à l’article 2, notamment: le connaissement original, la carte grise, les factures d’achat et de fret, un carnet de visite technique en cours de validité.

Article/4 Sont et demeurent abrogées toutes dispositions antérieures contraires au présent arrêté.

Article/5 La Direction Nationale des Transports Terrestres, la Direction Générale des Douanes, sont chargées chacune en ce qui la concerne de l’application du présent Arrêté. Article / 6 Le présent Arrêté qui prend effet quatre-vingt-dix (90) jours à compter de sa date de signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République. ————-

Extraits de l’Arrêté conjoint A/2016/ 1687 Article 1er/

Article 1er/ En application du Décret D /2016 /011 /PRG / SGG/ du 15 janvier 2016 portant interdiction d’importation de véhicules avec direction à droite en République de Guinée, il est arrêté ce qui suit:

Article 2/ L’importation de véhicule avec direction à droite est interdite sur toute l’étendue du territoire de la République de Guinée.

Article / 3 Les propriétaires de véhicules avec direction à droite ont un délai de trois mois, à compter de la date de signature du présent Arrêté, pour transformer à gauche le volant de leur véhicule.

Article/4 Sont et demeurent abrogées toutes les dispositions antérieures contraires au présent Arrêté.

Article/5 La Direction Nationale des Transports Terrestres, la Direction Générale des Douanes, la Direction Nationale de la Sécurité Routière, sont chargées chacune en ce qui la concerne de l’application du présent Arrêté. Article/6 Le présent Arrêté qui prend effet quatre-vingt-dix (90) jours à compter de sa date de signature, sera enregistré et publié au journal Officiel de la république.

CCG

 
Loi portant protection du patrimoine routier national

2016/8/20

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 19 Août 2016 –  A l’issue du Conseil des Ministres de cette semaine, le  Projet de Loi portant protection du patrimoine routier national de la République de Guinée a été adopté. Cette loi, après promulgation, devrait permettre entre autres : Ø  De rendre effectif le principe casseur/payeur ; Ø  De poursuivre les contrevenants devant les tribunaux ; Ø  De fixer les sanctions applicables à ceux-ci. Que contient cette Loi et comment se matérialisera-t-elle ? Eléments de réponse avec le document ci-dessous. LOI PORTANT PROTECTION DU PATRIMOINE ROUTIER NATIONAL DE LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE TITRE I DISPOSITIONS GENERALES Article 1 :         La présente loi et ses textes d’application définissent et fixent les règles relatives à la protection du patrimoine routier national de la République de Guinée. Article 2 :         Le patrimoine routier national de la République de Guinée est constitué par l’ensemble des infrastructures routières urbaines, interurbaines et rurales dont la construction, l’installation et l’entretien sont assurés par le Ministère en charge des routes, les régions ou les communes du pays. Article 3 :         Le patrimoine routier national visé à l’article 2 comprend : L’emprise de la route comprenant notamment : a)la chaussée ; b)les fossés et les systèmes de drainage ; c)les trottoirs, les accotements et les terre-pleins; d)les parkings et les aires de repos ; e)les talus. Les équipements routiers constitués notamment : a)des ouvrages d’art et d’assainissement ; b)des dispositifs de sécurité, dont les signalisations horizontale et verticale ; c)des dispositifs d’information, dont les signalisations de localisation et de direction ; d)des installations d’éclairage public ; e)des stations de  pesage ; f)des bandes d’ensoleillement ; g)des postes de péage ; h)des bornes kilométriques et des bornes d’appel d’urgence ; i)des barrières de pluie ; et j)des barrières ponctuelles. Article 4 :         L’emprise de la route est le domaine public sur lequel sont construits les éléments du patrimoine routier national visés à l’article 3, en agglomération ou en milieu rural. L’emprise de la route est en général limitée par deux courbes parallèles situées de part et d’autre de l’axe de la route et distantes de cent mètres au maximum. La largeur de l’emprise d’une route dépend de sa classification et de son niveau d’aménagement. Elle est fixée pour chacune d’entre elles, au moment de sa construction ou de son aménagement, par décret pris en Conseil des Ministres sur rapport du Ministre chargé des routes. Tout terrain situé dans l’emprise d’une route peut être, pour les besoins d’un aménagement, exproprié pour cause d’utilité publique conformément à la réglementation en vigueur. TITRE II DE LA PROTECTION DU PATRIMOINE ROUTIER NATIONAL Chapitre 1 Du domaine public routier et de son occupation Article 5 :         Le domaine public routier est affecté à un usage public. Il est insaisissable, inaliénable et imprescriptible.  Il n’est pas susceptible de revendication. Il est  protégé en application de la police de la conservation du domaine public routier. Article 6 :          Nul n’a le droit d’occuper le domaine public routier. Aucune activité de quelle que nature que ce soit ne peut être entreprise dans l’emprise d’une route, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural, sans l’autorisation préalable de l’autorité compétente en la matière. Aucune activité dans l’emprise d’une route, même autorisée par l’autorité compétente en la matière, ne devra porter atteinte à l’intégrité physique de l’un des éléments du patrimoine routier national visés à l’article 3 de la présente Loi. Article 7:        Toute occupation du domaine public routier pour quelle que raison que ce soit sans l’autorisation préalable du Ministre chargé des routes, expose le contrevenant à une procédure de déguerpissement et à des poursuites judiciaires. Article 8 :          Toute occupation privative du domaine public routier est soumise à une autorisation préalable délivrée par le Ministre chargé des routes. L’occupation privative du domaine public routier est soumise au paiement de redevance dans les conditions fixées par Arrêté conjoint du Ministre chargé des routes et du Ministre chargé des Finances. L’autorisation est délivrée à titre temporaire et peut être révocable sans indemnité. Article 9 :       Les seules autorisations d’occupation du domaine public routier admises sont : Les autorisations de voirie, délivrées pour une occupation ou une exploitation du domaine public routier par des objets, des ouvrages, des bâtis, des câbles, des conduites, des poteaux ou des aménagements spécifiques, et nécessitant des travaux dans l’emprise du patrimoine routier national ; Les autorisations de stationnement ou de dépôt, délivrées pour une occupation temporaire du domaine public routier par des objets ou des ouvrages qui n’affectent pas ledit patrimoine, ni ne portent atteinte à son intégrité ; Les autorisations de location, délivrées pour une occupation du domaine public routier par des objets ou des ouvrages répondant à des préoccupations d’équipement ou d’exploitation de la route, de service aux usagers ou de publicité, avec empiètement sur ledit patrimoine au profit du demandeur ; Les autorisations de rejet, délivrées pour une utilisation du domaine public routier destinée à l’écoulement des eaux de ruissellement provenant des propriétés des riverains. Elles excluent le rejet des eaux usées. Article 10 :     Sauf dérogations contraires prévues par les plans de construction en général, et dans les traversées des agglomérations, par les plans de lotissement ou d’aménagement régulièrement approuvés, la largeur d’emprise des routes nationales « classées » est fixée au minimum à 40 mètres, l’emprise s’exerçant de part et d’autre de l’axe de la route jusqu’à une distance minimale de 20 mètres de celui-ci. La traversée d’une agglomération par une route nationale, fait partie intégrante de cette route et reste soumise au même statut. Toutefois, la largeur d’emprise peut y être réduite, ainsi d’ailleurs qu’en rase campagne dans certains cas à préciser par arrêté du Ministre chargé des routes, de manière à réserver les droits acquis à la date de la mise en application de la présente loi. Article 11 :     Les travaux susceptibles d’être réalisés dans l’emprise du domaine public routier doivent, préalablement à l’autorisation visée à l’article 8, faire l’objet d’un accord du Ministère chargé des routes. Les personnes physiques ou morales, qui réalisent des travaux dans l’emprise du domaine public routier sont tenues de le remettre en état après achèvement de ceux-ci, dans les délais et conditions fixés par le Ministère chargé des routes au moment où l’autorisation d’effectuer ces travaux est accordée. Article 12 :     Tous travaux à réaliser sur les propriétés en bordure du domaine public routier doivent faire l’objet d’une décision d’alignement délivrée par les autorités compétentes. Article 13 :     Ne peuvent être implantés sur le domaine public routier et sur les propriétés riveraines dudit domaine, des panneaux et des porte-panneaux de publicité qui seraient de nature à éblouir les usagers des voies publiques ou à attirer leur attention dans des conditions manquant à la sécurité routière. Les panneaux et porte-panneaux de publicité ne peuvent, également, être implantés de manière à cacher les signaux réglementaires ou à en réduire la visibilité. Un arrêté du Ministre chargé des routes détermine les conditions et la procédure d’autorisation, à une fin publicitaire, de l’occupation temporaire de parties du domaine public routier, appartenant à l’Etat ou aux collectivités locales, ainsi que celles de l’autorisation d’apposition des affiches et d’implantation des panneaux et des porte-panneaux de publicité, visibles à partir de ce domaine public, dans les propriétés immobilières y attenantes, appartenant à des personnes physiques ou morales. Article 14 :     Nul ne peut implanter un ou des ralentisseurs de vitesse sur les voies publiques sans l’autorisation expresse de l’autorité compétente. Un arrêté du Ministre chargé des routes détermine les conditions et règles d’implantation des ralentisseurs de vitesse sur les voies publiques. Chapitre 2 Du contrôle de la circulation sur le patrimoine routier national Article 15 :      La circulation sur les routes ouvertes au trafic est réservée aux véhicules conformes à la réglementation en vigueur. Les conducteurs des véhicules circulant sur ces routes doivent respecter le Code de la route. Les véhicules de transport de marchandises font l’objet de contrôles spécifiques relatifs : à leur gabarit, à leur poids total en charge, à la charge individuelle de leurs essieux, au respect du contrôle technique annuel obligatoire. Les normes et procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises sont fixées par voie réglementaire. Article 16 :      Les transports exceptionnels effectués par des véhicules de plus de cinquante et une (51) tonnes, ainsi que les transports « hors normes » font l’objet d’une autorisation spécifique accordée par le Ministre chargé des transports après avis favorable du Ministre chargé des routes. Article 17 :      Tout véhicule non conforme à la réglementation en vigueur et aux normes visées à l’article 15, est interdit de circulation sur le réseau routier de la République de Guinée. Article 18 :      Les contrôles de l’usage des routes se font au niveau : des postes de péage ; des stations de pesage ; des établissements émettant un tonnage annuel important ; et des barrières de pluie. Ces contrôles peuvent aussi s’effectuer par : des brigades mobiles ; ou du personnel assermenté. Article 19 :     Sans préjudice des contrôles effectués par les forces de l’ordre, les agents du ministère chargé des routes ou du ministère chargé des transports sont habilités à effectuer tout contrôle sur les routes, au sein des établissements émettant un tonnage annuel important, ou au sein des entreprises de transport routier, aux fins de constatation des infractions aux dispositions de la présente loi. Les agents du Ministère chargé des routes ou du Ministère chargé des transports ainsi habilités sont dûment assermentés et désignés conformément aux dispositions du présent chapitre et de la législation pénale en vigueur. Les agents assermentés du Ministère chargé des routes ou du Ministère chargé des transports établissent des procès-verbaux qui font foi sur les constatations matérielles qu’ils relatent. Des rapports peuvent aussi être établis par des agents non-assermentés du Ministère chargé des routes ou du Ministère chargé des transports. Ils font foi jusqu’à preuve du contraire. Article 20 :     Les agents assermentés du Ministère chargé des routes ou du Ministère chargé des transports peuvent requérir l’assistance de la force publique dans l’exécution de leur mission, sur simple présentation de leur habilitation. Les autorités locales et les responsables locaux assermentés participent à l’identification des contrevenants arrêtés. Ils sont informés des infractions commises dans leur ressort. Chapitre 3 De l’homologation de nouveaux prototypes Article 21 :     L’immatriculation et l’admission à la circulation d’un véhicule sont subordonnées à une homologation préalable ou, le cas échéant, à une reconnaissance de conformité à un type déjà homologué. L’homologation à titre isolé s’effectue sur les transformations des types de véhicules existants et/ou sur les aménagements apportés aux dispositifs d’équipement. Les modalités d’homologation des véhicules sont fixées par un arrêté conjoint du Ministre chargé des transports et du Ministre chargé des routes.  Article 22 :     Tout véhicule mis en circulation en violation des dispositions de l’article 21 est immédiatement retiré de la circulation jusqu’à l’accomplissement des formalités applicables au véhicule concerné pour son homologation. Chapitre 4 Du contrôle technique des véhicules Article 23 :     Tout véhicule admis en circulation est périodiquement soumis à un contrôle technique. Le contrôle technique prévu à l’alinéa 1 ci-dessus porte sur les éléments dont la défectuosité est susceptible de dégrader les infrastructures routières ou de porter atteinte à la sécurité des personnes, des biens et/ou à l’environnement. Les modalités de déroulement du contrôle technique sont fixées par un arrêté du Ministre chargé des transports.  Article 24 :     Le constat de la défectuosité de l’un des éléments visés à l’article 23 alinéa 2 entraîne l’interdiction de circuler du véhicule incriminé jusqu’à la correction de l’élément ou des éléments en cause. La réadmission en circulation d’un véhicule défectueux intervient à l’issue d’un nouveau contrôle technique qui donnera lieu à la délivrance d’un certificat d’aptitude exigible à toute réquisition de l’autorité compétente.  Article 25 :     Le contrôle du gabarit par rapport aux normes définies constitue un élément du contrôle technique. Chapitre 5 Du pesage routier Article 26 :      Le pesage routier est un contrôle spécifique destiné à vérifier le respect des normes relatives au poids total en charge et à la charge à l’essieu de tout véhicule ou ensemble de véhicules, y compris les remorques et les dispositifs d’attelage, dont le poids total autorisé en charge est supérieur à la norme admise. Le pesage routier est effectué au niveau de ponts bascules, de stations de pesage fixes, ou de postes mobiles de pesage susceptibles d’être installés en n’importe quel point du réseau routier. Les modalités de fonctionnement des ponts bascules et des stations de pesage fixes sont déterminées par décret pris en Conseil des Ministres sur rapport du Ministre chargé des routes. L’organisation de postes de pesage mobiles, leur localisation sur le réseau routier et leurs modalités de fonctionnement sont fixées par arrêté du Ministre chargé des routes. Chapitre 6 Des exploitants de plateformes et établissements émettant un tonnage annuel important Article 27 : Les exploitants des plateformes de transit portuaires et aéroportuaires, des plateformes logistiques, des plateformes intermodales rail-route, des établissements d’entreposage et de stockage et des établissements industriels et/ou miniers, émettant en sortie un trafic routier annuel de marchandises par véhicules lourds, d’un tonnage déterminé par voie réglementaire, sont tenus d’équiper leur plateforme ou établissement d’une installation dotée des matériels spécialisés requis pour la vérification des gabarits, poids et charges à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises chargeant à leur niveau. Les exploitants des plateformes et établissements visés à l’alinéa 1 ci-dessus sont tenus de faire vérifier dans les installations visées du même alinéa, par leurs services, ou par toute autre prestataire opérant au nom de leurs services, le respect des normes de l’article 15 susmentionné, contre délivrance d’un certificat de vérification. Ces vérifications sont faites pour le compte de l’exploitant du véhicule. Le certificat de vérification visé à l’alinéa 2 ci-dessus est conservé à bord du véhicule pour être présenté à toute réquisition lors des contrôles sur la route. Le véhicule ne peut quitter l’enceinte de la plateforme ou de l’établissement visé à l’alinéa 1 ci-dessus, avec son chargement et prendre la route, que s’il est en conformité avec les normes de limitation édictées par la présente loi. L’empêchement de sortie dans le cas de non-conformité, est de la responsabilité des exploitants des dites plateformes et établissements.  Article 28 :       Toute grande agglomération urbaine émettant en sortie un trafic routier annuel de marchandises par véhicules lourds, de plus de deux cent mille (200 000) tonnes par an, doit offrir la possibilité à tout transporteur par véhicule lourd de faire vérifier la conformité de son véhicule chargé, aux normes de limitation de gabarit, de poids et de charge à l’essieu. Cette offre est traduite par une installation technique adéquate opérée par, ou pour le compte du Ministère chargé des transports, ou opérée par un exploitant privé agréé par le ministère  chargé des transports. Chapitre 7 Des barrières de pluie Article 29 :      Des barrières ponctuelles et temporaires peuvent être érigées sur décision de l’autorité administrative compétente pour restreindre la circulation de certains types de véhicules, lorsque les conditions d’usage du patrimoine routier national l’exigent. Les barrières de pluie sont exclusivement installées sur les routes non revêtues. Elles sont destinées au contrôle du respect des limitations de la circulation pendant les périodes de pluie. La localisation, les règles de fonctionnement des barrières de pluie et des barrières ponctuelles ainsi que les dérogations permanentes ou temporaires accordées au franchissement des barrières à certains véhicules, sont fixées par un arrêté du Ministre chargé des routes. Chapitre 8 Des brigades mobiles Article 30 :       Les brigades mobiles sont chargées de la surveillance du réseau routier et de constater tout acte de nature à porter atteinte à l’intégrité de la route ; les brigades mobiles peuvent connaître des infractions au Code de la route. Article 31 :       Les brigades mobiles prennent toutes dispositions nécessaires pour la cessation des atteintes au patrimoine routier. Elles établissent des procès-verbaux des infractions constatées en relevant les éléments essentiels permettant la détermination du coût de remise en état par le ministère chargé des routes. Article 32 :       Les modalités de création et de fonctionnement des brigades mobiles sont fixées par un arrêté du Ministre chargé des routes. TITRE III DES INFRACTIONS ET DES SANCTIONS Article 33 :     Seront punis d’une amende dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi, assortie d’une interdiction immédiate de circuler du véhicule ou ensemble de véhicules, les auteurs des infractions suivantes : Défaut d’homologation administrative et technique ; Défaut de contrôle technique. Article 34 :     Toute personne ayant ordonné ou exécuté un transport exceptionnel ou un transport « hors normes », effectué sans autorisation préalable délivrée conformément aux dispositions de l’article 8, ou ne respectant pas les limitations fixées dans l’autorisation qu’il a reçue (itinéraire, délai, gabarit, poids total roulant autorisé…) sera punie d’une amende dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi et le transport sera immobilisé jusqu’à ce que sa situation soit régularisée. Article 35 :     Sera puni d’une amende par tonne excédentaire dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi, assortie d’une immobilisation immédiate du véhicule et d’une obligation de décharger sur place l’excédent constaté, l’auteur d’un dépassement du poids total autorisé en charge, du poids roulant total autorisé ou de la charge maximale par essieu fixés par la réglementation en vigueur. Les amendes sont exigibles sur place, auprès de l’agent responsable du pesage et le véhicule verbalisé ne pourra repartir qu’après les avoir acquittées. Si l’amende n’est pas acquittée dans un délai de 72 heures, le véhicule sera mis en fourrière par les autorités locales compétentes. Le délestage des charges excédentaires doit être entrepris par le transporteur en surcharge et à ses frais. Les marchandises délestées resteront sous sa responsabilité. S’il s’agit de marchandises en transit, la présence des services des Douanes sera requise aux frais du transporteur. Si les marchandises délestées ne sont pas enlevées par le transporteur dans un délai de 48 heures, elles seront saisies par les autorités locales compétentes. Article 36 :     Sera puni d’une amende dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi, assortie d’une immobilisation immédiate du véhicule ou ensemble de véhicules, l’exploitant  d’un véhicule ou ensemble de véhicules qui ne respecte pas le gabarit fixé par la présente loi exclusivement en raison du mauvais chargement du véhicule ou ensemble de véhicules. Nonobstant l’acquittement de l’amende, l’exploitant du véhicule ou ensemble de véhicules, est tenu de décharger l’excédent de chargement et/ou de réaménager le chargement du véhicule ou ensemble de véhicules, afin de ramener son gabarit dans les limites autorisées. Sera puni d’une amende dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi, assortie d’une immobilisation immédiate du véhicule ou ensemble de véhicules, le propriétaire d’un véhicule ou ensemble de véhicules qui ne respecte pas le gabarit fixé par la présente loi exclusivement en raison des caractéristiques techniques du véhicule ou ensemble de véhicules. Nonobstant l’acquittement de l’amende, l’exploitant du véhicule ou ensemble de véhicules, est tenu de transborder à ses frais l’intégralité de son chargement sur un autre véhicule conforme à la réglementation en vigueur. Les amendes sont exigibles sur place auprès de l’agent responsable du contrôle et le véhicule verbalisé ne pourra repartir qu’après les avoir acquittées. Si l’amende n’est pas acquittée dans un délai de 72 heures, le véhicule sera mis en fourrière par les autorités locales compétentes. Le délestage des charges excédentaires doit être entrepris par le transporteur en surcharge et à ses frais. Les marchandises délestées resteront sous sa responsabilité. S’il s’agit de marchandises en transit, la présence des services des Douanes sera requise aux frais du transporteur. Si les marchandises délestées ne sont pas enlevées par le transporteur dans un délai de 72 heures, elles seront saisies par les autorités locales compétentes. Article 37 :     Le produit des amendes consécutives aux infractions visées aux Articles 33 à 36 sera versé à l’organisme chargé de l’exploitation des systèmes de pesage des véhicules routiers. Article 38 :     Sera puni d’un emprisonnement de dix jours à un mois et d’une amende dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi assorti d’une suspension du permis de conduire de six mois et d’une immobilisation immédiate du véhicule, ou de l’une des deux premières peines ci-dessus seulement, le conducteur qui aura refusé de conduire un véhicule, ou un ensemble de véhicules, à la balance d’une station de pesage fixe ou mobile. Article 39 :     Sera puni d’un emprisonnement de trois mois et d’une amende dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi, ou de l’une de ces deux peines seulement, tout auteur de falsification des documents de circulation relatifs au poids et au gabarit des véhicules, ou ensembles de véhicules. Article 40 :     Seront punis d’un emprisonnement de deux à dix ans et d’une amende dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi, ou de l’une de ces deux peines seulement, assorti d’une injonction de remettre les lieux en état dans un délai de sept jours calendaires, aux frais du contrevenant et sous astreinte par jour de retard dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi, les auteurs des infractions suivantes : Le déversement ou le dépôt de tout produit ou objet dangereux dans l’emprise du patrimoine routier national ; La destruction ou la dégradation de tout élément du patrimoine routier national ; La réalisation à titre privatif d’un ouvrage dans l’emprise du patrimoine routier sans autorisation, ou sans respect des normes techniques et autres conditions imposées par l’autorisation reçue pour cette réalisation. Article 41 :     Sera puni d’une amende dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi, d’un retrait du permis de conduire pour une période de six (6) mois et de la remise en état à ses frais du patrimoine routier national dégradé, quiconque aura franchi ou contourné une barrière de pluie ou une barrière ponctuelle. Article 42 :     Toute personne qui aura abandonné dans l’emprise d’une route, au-delà du délai fixé par voie réglementaire, un véhicule accidenté ou en stationnement, sera punie d’une amende dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi, sans préjudice de l’enlèvement du véhicule à ses frais. Article 43 :     Sera puni d’un emprisonnement de six mois et d’une amende dont le montant est précisé dans le décret d’application de la présente Loi ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque aura refusé de présenter les documents, de communiquer les renseignements ou de laisser effectuer des contrôles ou des investigations prévus par la présente loi et par ses textes d’application. Article 44 :     Tout usager de la route faisant l’objet d’une sanction peut exercer un recours auprès du Tribunal de première instance territorialement compétent, mais ce recours ne sera pas suspensif. TITRE IV DES DISPOSITIONS FINALES Article 45 :     Les investissements nécessaires à la protection du patrimoine routier national tel que défini par la présente loi, sont financés par le budget de l’Etat ou par délégation de l’Etat à des services spécialisés. Article 46 :     Les véhicules ou ensembles de véhicules, admis en circulation antérieurement à la date de la promulgation de la présente loi disposent d’une année pour se mettre en conformité avec les dispositions relatives à leur poids et gabarit. Au-delà de cette limite, ils ne seront plus admis à circuler sur les routes de la République de Guinée. Article 47 :     Les textes réglementaires fixant comme de besoin, les dispositions nécessaires à l’application de la présente loi seront pris par le Ministère chargé des routes ou le Ministère chargé des transports, le Ministère chargé de la Justice, le Ministère chargé des forces de l’ordre et /ou le Ministère chargé de l’Economie et des Finances. Article 48 :     La présente loi abroge toutes les dispositions antérieures contraires. Elle sera enregistrée et publiée au Journal Officiel de la République de Guinée et exécutée comme loi

CCG

 
Jusqu’à preuve du contraire: Il n’est pas trop tard pour les héros

2016/8/9

Aujourd'hui en Guinée Après un long séjour au pays de l’oncle Sam, pour des raisons de santé, le général Sékouba Konaté a rallié récemment le Maroc. Dans la capitale du royaume il a retrouvé son ami et conseiller Tibou Kamara, journaliste et ancien ministre guinéen (ère Lansana Conté et transition).

Si selon de nombreux observateurs, les relations entre le général Konaté et le président Alpha Condé se sont refroidies ces derniers temps, ce n’est plus le cas avec Tibou Kamara.

Après des péripéties mouvementées pour quitter la Guinée au lendemain de l’installation du président élu, la « réconciliation » avec l’hôte de Sékhoutouréya est une réalité. Ils seraient même en excellents termes, comme c’était déjà le cas il y a une vingtaine d’années. Bien avant que le journaliste ne fasse la connaissance de l’actuel chef de file de l’opposition, avec lequel il est lié également par une solide amitié connue de tous.

« S'exprimer, s'accommoder ou s'exiler sont les trois options qui s'offrent à l'individu en société », a dit Albert Hirschmann.

Loin des préoccupations qui étaient celles de l’économiste et sociologue américain d’origine allemande, Tibou Kamara qui a connu l’exil, qui s’est exprimé récemment encore sur la crispation politique dans son pays, est attendu à Conakry. Ce ne sera certainement pas pour s’accommoder de la viellée d’armes ambiante (entre pouvoir et opposition) que vivent, avec beaucoup d’appréhensions, ses compatriotes. D’autant plus que ce pic de tensions survient dans un contexte déjà alarmant.

De plus en plus de Guinéens vivent dans une exécrable pauvreté. Le nombre de nos compatriotes qui ne peuvent plus faire face à leurs besoins ne cesse de croitre. La plupart des services sociaux du pays sont en décrépitude.

La fracture sociale, déjà béante, s'accentue entre le peuple et les rares privilégiés. Ces derniers, qu’ils se réclament de la majorité ou de l’opposition, vivent au crochet d'un Etat vampirisé, détourné de sa vocation égalitaire et, surtout, pris au piège des jeux et calculs politiciens.

Cette excessive politisation de l’espace public, accaparé par des « opérateurs politiques » prêts à en découdre pour des questions de positionnement, ne fait que repousser le débat, pourtant urgentissime, sur les vrais enjeux et défis du développement et de la transformation économique et sociale de la Guinée.

Devant un tel tableau, ne rien faire serait criminel ! Surtout quand on a l’avantage d’être écouté par les deux principaux protagonistes de la crise, et qu’on est convaincu que faire tomber le mur à ce niveau ne pourra qu’ouvrir la voie à un dialogue qui aura toutes les chances d’être une réussite.

Evidemment, dans un tel contexte, prendre position c'est aussi prendre des risques. Notamment celui d’être une cible dans les querelles byzantines, les invectives et les attaques crypto-personnelles que charrie le marais politique guinéen.

Sans avoir la prétention d’avoir les moyens persuasifs à même de lever toutes les suspicions, briser toutes les réticences, on attend de lui au moins une chose : essayer d’apporter, avec humilité et sincérité, sa contribution pour que nos élites politiques recommencent à se parler.
Comme on est d’ailleurs en droit de l’attendre des autres acteurs de la transition qui, ne l’oublions pas, a enfanté ce que d’aucuns appellent aujourd’hui la IIIe République.

On ose croire que ce n’est pas trop demander aux « héros » de la transition. Surtout à celui qui a réussi, avant le second tour de la présidentielle, à réunir autour d’une table les candidats Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo.

Contrairement aux personnage du film de Robert Aldrich (Too Late the Hero), il n’est pas trop tard pour nos «héros » à nous.
Jusqu’à preuve du contraire …

Top Sylla

 
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Affaire Ousmane Gaoual: Une nouvelle source de crispation politique

2016/8/7

Aujourd'hui en Guinée L’interpellation du député Ousmane « Gaoual » Diallo de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et sa mise sous mandat de dépôt qui se dessinait au moment où nous allions sous presse ce mercredi, pour des propos jugés outrageants à l’endroit du chef de l’Etat, pourrait exacerber les tensions entre le pouvoir et l’opposition. C’est le moins qu’on puisse écrire, quand on sait que les deux camps se regardent en chiens de faïences, depuis un certain temps, sur fond d’échange verbal très musclé.

La convocation d’Ousmane « Gaoual » Diallo, député de l’UFDG, au PM3, dans la journée du mardi, où il a fini par passer la nuit, et sa mise sous mandat de dépôt qui se dessinait ce mercredi, alors que nous allions sous presse, déchaîne les passions dans la cité. Certains observateurs se demandent si le processus judiciaire a été mis en marche, suite à la plainte déposée contre Ousmane « Gaoual » Diallo, auprès du Tribunal de première instance de Dixinn le collège constitué du ministre conseiller à la présidence de la République, Sanoussy Bantama Sow, Malick Sankhon, DG de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et Hady Barry, secrétaire général des Affaires étrangères, ou si c’est réellement pour les propos outrageants attribués à Ousmane « Gaoual », à l’encontre du président de la République. Il reviendra à la justice d’éclairer la lanterne de l’opinion à ce sujet, vu que les critiques se font de plus en plus nombreuses, sur la partialité de l’appareil judiciaire guinéen. D’ailleurs, l’opposition dans son ensemble, parle de deux poids deux mesures, concernant ce dossier « Gaoual ». Car, pour elle, dans le camp de la mouvance présidentielle, les « pyromanes » ne seraient jamais inquiétés.

Le ministre de la Justice et garde des sceaux, a eu une réaction très prudente, en disant que les « enquêtes étaient dans la phase préliminaire. Et que le parquet fera une communication dans les heures qui devaient suivre.»

Mohamed Camara, juriste et professeur des universités, a quant à lui déclaré sur la toile que les « propos du député Ousmane Gaoual sont condamnables parce que pénalement répréhensibles ».

Car pour lui, «l’immunité parlementaire ne veut pas dire impunité parlementaire.»

Il déplore cependant un vice de forme, dans cette interpellation du député de la République. «Etant donné qu’en Droit la forme commande le fond, si la procédure n’est pas respectée, ça fragilise la procédure », rappelle Mohamed Camara.

Dans sa narration, il précise que « pour qu’un député puisse être arrêté, il faudrait toujours qu’il y ait la levée de l’immunité parlementaire, s’il n’est pas pris en flagrant délit. Or, le flagrant délit se traduit par la concomitance du temps. Et les propos de l’honorable Ousmane Gaoual ne peuvent pas être tenus le samedi 30 juillet et on attend le mardi 02 août pour le faire. Donc, il fallait d’abord demander au bureau de l’assemblée nationale de lever son immunité parlementaire, conformément à l’article 65 de la Constitution avant qu’il ne soit convoqué même au commissariat pour répondre à quoi que ce soit, puisqu’il ne s’agit pas de flagrant délit », selon le juriste. Pour Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile de Guinée (CNOSC), la justice doit tout mettre en œuvre pour faire observer la présomption d’innocence. « Jusqu’au bout de la procédure nous demandons que la présomption d’innocence soit accordée pour le député. Mais quand l’action publique est en branle, ce qu’on peut faire, c‘est de veiller à ce qu’il ne soit pas maltraité, à ce qu’il ait droit à une défense et je pense qu’à ce niveau il avait été accompagné par ses avocats », a souligné Dr Dansa Kourouma.

On en n’a pas fini avec la vague de réaction suscitée par l’interpellation du député Ousmane « Gaoual » Diallo. Et cela risque aussi d’être une nouvelle source de crispation entre le pouvoir et l’opposition, qui se regardent dorénavant en frères ennemis.

L'indépendant

 
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Affaire Ousmane Gaoual: Flagrant… délire ? (Par Saliou Samb)

2016/8/7

Aujourd'hui en Guinée Habitué à la provocation et aux excès – il n’est malheureusement pas le seul dans cet exercice ! -, le député de l’UFDG, Ousmane Gaoual Diallo, a largement monopolisé les médias ces derniers jours, volant la vedette aux ténors de la scène politique guinéenne. A l’index, sa saillie hallucinante du 30 Juillet, à l’occasion de l’assemblée générale ordinaire du principal parti d’opposition en Guinée, où le meilleur ami du boss de Tané corporation s’est (encore) laissé aller. Et c’est le moins que l’on puisse dire (suivre la video ci-dessous) !

Dans la bataille juridique qui a suivi l’interpellation d’Ousmane Gaoual, chacun, se fondant sur l’interprétation des textes de loi de la part des juristes qui se sont relayés dans la presse, y est allé de sa voix. Pour les uns, la procédure devant aboutir à l’interpellation du député de l’UFDG n’a non seulement pas été respectée, mais le flagrant délit invoqué par le procureur pour justifier la mise au frais de trublion est tout simplement bancal. Pour d’autres, qui rejettent les arguments des défenseurs d’Ousmane Gaoual, non seulement la procédure de flagrance est régulière mais, selon eux, l’immunité parlementaire n’intervient que pour un député agissant strictement dans l’exercice de ses fonctions.

Conduit devant un juge, Ousmane Gaoual après 3 jours de garde à vue, va tranquillement humer l’air de la liberté en attendant son procès prévu le 10 Août. Une « grande victoire » pour l’opposition a estimé la majorité de la presse mais les choses ne sont aussi simples…

Quelle que soit l’issue du procès, il semble que l’UFDG a joué une excellente carte en communiquant bien avant le camp présidentiel sur le délit « d’outrage » ou « offense » au chef de l’Etat, étouffant ainsi dans l’œuf les vraies infractions commises par le conseiller politique de Cellou Dalein Diallo. Un banal délit d’opinion assimilé à un crime de lèse-majesté, courant dans un contexte démocratique, est beaucoup plus facile à défendre ; Ousmane Gaoual présenté habilement comme un « prisonnier politique » dont la liberté d’expression voudrait être étouffée par le président guinéen, cela donnait peu de marge au tribunal. Par contre, en dépit des parallèles désastreux que les « spécialistes du droit » (pour emprunter la formule ironique du ministre de la justice) ont tenté de rafistoler, l’appel et l’incitation au meurtre, la mise en danger de la vie d’autrui, les menaces de mort, etc. ne sont pas des infractions collées couramment à des enfants de chœur.

« Dès maintenant, il faut qu’on localise les parents de Bantama Sow, de Malick Sakhon, de Hady Barry et tous ces pyromanes. Qu’on cherche leurs familles à Conakry parce que si un enfant est blessé, il faut qu’ils le paient dans leur propre chair (…) Il faut que Bantama Sow sache qu’on ira jusqu’à Bantama, son village à Mamou, pour chercher ses parents s’il provoque la violence dans ce pays. Quand on va enterrer nos morts, qu’il aille aussi à Mamou enterrer ses parents » ; Ousmane Gaoual a tenu textuellement ces propos en les assaisonnant de mots comme « guerre civile », « carnage » et « génocide ». Le délire total !

En tout état de cause, la sortie maladroite du responsable de l’UFDG ne sera pas sans conséquence. Au mieux, elle rappellera les principes éthiques aux politiciens qui refusent obstinément de peser leurs mots ; cela pourrait contribuer à calmer les esprits surchauffés. Au pire, elle provoquera des conséquences regrettables qui pourraient cette fois-ci conduire son auteur directement au gnouf. Et pour un bon bout de temps…

In Mediaguine par Saliou SAMB

 
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RPG arc-en-ciel-UFDG : Le ton monte...

2016/8/3

Aujourd'hui en Guinée Si elle n’est pas en passe de tout gripper dans notre pays, en tout cas la tension politique prend des proportions des plus inquiétantes. C’est du moins, à quoi nous envoient les propos des extrêmes du RPG arc-en-ciel et l’UFDG. Sanoussy Bantama et Ousmane Gaoual Diallo dans tous leurs états.


Siège RPG arc-en-ciel

Avant de répliquer et tancer proprement ses adversaires politiques, le ministre conseiller à la présidence Sanoussy Bantama s’en est d’abord vertement pris aux médias ce samedi 30 juillet 2016. C’était en marge du meeting hebdomadaire de son parti le RPG-arc-en-ciel à Gbessia. : « Les journalistes qui disent que Bantama est ceci ou cela, ils ne sont pas sérieux. Tous les jours on entend ce que les autres racontent. Mais, ce qui reste clair, je suis un homme de conviction, on ne me manipule pas. Je suis né RPG et je resterai RPG. Je suis au dessus des régions et des ethnies. Alors, les gens qui viennent ici, qu’ils racontent ce qu’ils ont vu et non le contraire. Je demande à la presse de passer la vraie information. La presse est le quatrième pouvoir, elle doit dire la vérité même s’il elle ne l’aime pas. Qu’on le veut ou pas, le travail est déjà fait à Matoto.

Il y a des gens qui ont voulu récupérer le travail de notre parti. Ils doivent comprendre que le peuple de Guinée connait la vérité. Nous avons suivi dans les médias, certains partis politiques ont voulu profiter de notre manifestation pour dire qu’ils existent mais, le peuple connait qui est qui.

J’aime dire qu’on ne tombe pas du ciel pour être leader politique. On ne se lève pas un beau matin pour créer un parti politique. C’est un processus, il ne s’agit pas d’avoir la facilité du verbe ou la facilité d’accéder au média. Le peuple connait qui est capable de mobiliser.

La presse doit se battre pour la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale. C’est une mission de la presse mais, récemment j’ai suivi une émission radiophonique dans laquelle on disait que je fais partie des personnes qui enflamment à Conakry et qu’un jour s’il dégénère à Conakry qu’ils connaissent des gens qui vont répondre devant la Cour pénale internationale. Si je dois répondre, Cellou Dalein Diallo doit être le premier à répondre devant la CPI car, nous l’avons toujours entendu dire à ses militants : ‘’ vous êtes prêts à mourir’’. Cet homme aime toujours compter le nombre de morts, moi je n’ai jamais demandé si mes militants sont prêts à mourir. De grâce, que les gens soient honnêtes. Cellou Dalein Diallo pense que c’est le nombre de morts qui peut leur donner le pouvoir. Ce qui est clair, nous n’accepterons pas la provocation. Nous allons toujours nous battre en tant que parti au pouvoir pour qu’il y ait la paix mais. Si le pays brûle, il n’aura pas de menuisiers, de boulanger, de médecins ou encore de journalistes. C’est pourquoi, chacun de nous a intérêt à ce qu’il y ait la paix et la tranquillité ».

UFDG -Ousmane Gaoual Diallo attaque….

« Notre manifestation a pour but d’empêcher l’enracinement de la dictature et de la tyrannie… »

Le jeune député uninominal de Gaoual a, au cours de l’Assemblée générale ordinaire de l’UFDG, renouvelé la ferme volonté et l’engagement de son parti à tenir la marche de l’opposition prévue pour le 04 août prochain à Conakry.

« Le 04 août, il y aura peut être de la grêle, peut être de la neige, certainement beaucoup de pluie. Mais nous devons sortir ce jour parce que c’est le devenir de la Guinée qui est en jeu. Ce sont nos libertés qu’on veut confisquer. Nos libertés de jouir de l’exercice de ce qui est consacré par nos textes fondamentaux. Il faut qu’on sorte de la démagogie et qu’on rappelle que nul n’a le droit de contre manifester. Les seules libertés qui sont offertes par nos lois, c’est la liberté de manifester lorsqu’on est mécontent. Que ceux qui veulent soutenir Alpha Condé et sa tyrannie choisissent un autre jour, un autre itinéraire pour s’exprimer, mais le 04 août, si on les trouve dans la rue, ils seront là pour déclencher ce qui ne s’arrêtera jamais. Parce qu’on ne pardonnera pas. (….) Ce pays est le nôtre… nous voulons jouir d’une liberté qui est consacrée par la constitution (la liberté de manifester). Nous ne sommes pas contre l’Etat. Nous sommes contre la dictature. Nous sommes pour la paix et l’unité nationale. C’est parce qu’on en a marre qu’on veut s’exprimer conformément aux dispositions de la constitution. Si quelqu’un s’oppose à ça, c’est lui qui aura déclenché toutes les violences dans ce pays. Notre manifestation n’a pas pour objet de faire un coup d’Etat, notre manifestation a pour but d’empêcher l’enracinement de la dictature et de la tyrannie dans notre pays. Il faut que cela soit clair. Et c’est parce que c’est garantie par les lois de la Républiques que nous voulons exercer cette liberté.

Il faut donc que le ministre de la justice, l’archevêque de Conakry, le premier imam de la mosquée Fayçal prennent leur bâton maintenant, que la communauté internationale se mobilise pour empêcher que quelqu’un vienne au nom d’une liberté qui n’existe pas, empêcher l’opposition guinéenne de marcher parce que ceci est un droit que nous voulons exercer à Conakry ».


Le Diplomate

 
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Climat politique tendu en Guinée : Déclaration de l’OGDH

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée Fidèle à sa mission de veille sur le respect des droits fondamentaux des personnes, l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen -OGDH- se doit d’exprimer sa préoccupation par rapport au dernier développement du climat socio-politique en Guinée.

En effet, confrontées à des conditions d’existences particulièrement éprouvantes, les populations vivent dans la crainte des conséquences imprévisibles des manifestations politiques annoncées pour le 04 août 2016.

Tirant les leçons des manifestations passées qui se sont souvent soldées par des graves violations des droits de l’Homme tels que pertes en vies humaines, des blessés, des pillages et autres destructions des biens;
et compte tenu du fait que les victimes de ces violations récurrentes ne sont que des citoyens ordinaires innocents qui n’aspirent qu’à jouir de leur droit constitutionnel et à vivre dans la paix et la sécurité, l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen -OGDH- se fait le devoir d’interpeller l’ensemble des acteurs socio-politiques pour qu’ils prennent conscience de leur responsabilité et de leur rôle dans l’instauration et le maintien d’un climat de paix en cette période caractérisée par des risques de troubles.


L’organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen OGDH lance un appel citoyen:
1. Au gouvernement pour qu’il à ce que les guinéens jouissent pleinement de tous les droits qui leur sont reconnus par la constitution, les lois de la république et les instruments juridiques régionaux et internationaux auxquels la Guinée est partie. Il devra notamment s’assurer de l’application de l’alinéa 2 de l’article 58 de la constitution qui prescrit au Premier Ministre de veiller à l’application des accords issus des dialogues avec les partis politiques et les partenaires sociaux.

2. Aux institutions de la république pour qu’elles jouent effectivement le rôle qui leur est dévolu dans un véritable État de droit.

3. Aux forces de sécurité, pour qu’elles fassent preuve d’encore plus de professionnalisme, de neutralité et de civisme dans l’exercice de leur mission d’encadrement et de sécurisation des manifestations en vue du maintien de l’ordre public.

4. Aux partis politiques, pour qu’ils privilégient le dialogue constructif dans le respect des lois de la république pour éviter toute confrontation inutile aux conséquences imprévisibles.

5. Aux acteurs de la société civile, pour qu’ils jouent pleinement leur rôle de médiation entre les acteurs politiques en vue solution pacifique à la crise actuelle.

6. À la communauté internationale, pour qu’elle continue d’appuyer la Guinée dans le laborieux processus d’instauration d’une véritable démocratie où les droits fondamentaux sont garantis pour tous.

Pour le Bureau Exécutif de l’OGDH
Le vice-président
Elhadj Mamadou Malal Diallo

 
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Communiqué de la coordination des partis politiques alliés de la mouvance – COPAM –

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée Le bureau de la Coordination des partis alliés de la Mouvance (COPAM), constate non sans regret, l’escalade grandissante de déclarations de certains membres de l’opposition républicaine incitant à la haine et à la guerre civile.Il est surprenant que ces déclarations proviennent d’un élu du peuple siégeant à l’Assemblée Nationale.

Cet acte irresponsable est une honte pour sa famille politique qui dit aspirer à la magistrature suprême de notre pays.

Il est à signaler que conformément à l’article 10 de la constitution qui dispose : « Tout parti politique peut organiser des manifestations politiques pour exprimer ses opinions sur la vie de la Nation ».

Toutefois, ces manifestations ne doivent pas porter atteinte à l’ordre public en incitant à la violence.

Il est du devoir de tous les responsables du pays d’œuvrer à la sauvegarde de la paix et de l’unité nationale. A cet effet, la COPAM lance un appel solennel à l’opposition républicaine de rejoindre la table de négociation dans un esprit démocratique.

La COPAM prend à témoin les communautés nationale et internationale sur les dérives qui résulteraient de la marche projetée par l’opposition républicaine.

La COPAM réitère son soutien aux actions du Professeur Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat visant à faire de la Guinée un pays émergent.

Vive le Professeur Alpha CONDE

Vive la COPAM

Vive la Paix

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens




Conakry, le 1er août 2016


 
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Convocation de Ousmane Gaoual : La réaction de l’UFDG (Déclaration)

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée Nous avons été informés de la convocation de l’Honorable Ousmane Gaoual Diallo par les autorités judiciaires avec semble – t- il l’intention de le mettre en état d’arrestation. Il serait reproché au député de l’UFDG, d’avoir tenu des propos considérés comme outrageant à l’endroit du Chef de l’Etat.

La Direction Nationale de l’UFDG profondément choqué par cette décision arbitraire qui ne vise qu’à neutraliser un adversaire politique et affaiblir l’Opposition.

Sinon comment comprendre que des hauts cadres du RPG arc en ciel se livrent en toute impunité à des discours antirépublicains, des menaces et des accusations graves contre le Président de l’UFDG, allant jusqu’à lui attribuer l’intention de préparer un coup d’Etat militaire.

Comment interpréter l’indifférence des autorités administratives et judiciaires face à la décision assumée par le RPG, de recruter et d’entretenir des milices privées et des jeunes contre-manifestants en vue de s’opposer par la force aux marches pacifiques de l’Opposition Républicaine.

Comment expliquer que les auteurs et commanditaires des crimes et délits commis à Banankoro et plus récemment à Mali se promènent librement alors que les responsables de l’UFDG de Koundara sont arbitrairement détenus et sans jugement depuis bientôt un an.

L’instrumentalisation de la justice pour intimider les responsables de l’UFDG et affaiblir l’Opposition devient de plus en plus évidente ; cette volonté de faire taire l’honorable Ousmane Gaoual Diallo n’en est qu’une autre illustration.

L’UFDG condamne énergiquement cette justice à deux vitesses et ces pratiques d’un autre âge qui constituent des violations flagrantes des règles et des principes de l’Etat de droit.

La Direction Nationale de l’UFDG attire l’attention du peuple de Guinée et de la communauté internationale sur cette situation préjudiciable à la paix sociale et à l’unité nationale.

L’UFDG invite tous ses militants et sympathisants à rester mobilisés pour la défense des droits de l’Honorable Ousmane Gaoual et de tous les citoyens victimes de l’instrumentalisation de notre justice.

Conakry, 02 Août 2016

La Direction Nationale

 
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La FAO signe avec la Guinée deux accords de partenariat en faveur des secteurs de l’agriculture, l’élevage et la pêche

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée e Ministère du Plan et de la Coopération Internationale, en sa qualité de Département ayant en charge la promotion de la coopération technique, a abrité ce lundi, 1er août 2016, la cérémonie de signature des accords de deux projets avec la FAO. L’un portant sur « l’Assistance Préparatoire au Recensement National de l’Agriculture et de l’Elevage (RNAE) », à concurrence de 385.000 US et l’autre portant sur « l’Assistance Technique pour la formulation de stratégie et de Plan d’Action Nationaux pour améliorer la conformité avec le PSMA (Accord Relatif aux Mesures du Ressort de l’Etat du Port » pour un montant de 5OO.000 USD devant profiter à 14 Etats membres dont la Guinée.

Dans son allocution, le Représentant résidant de la FAO en Guinée a déclaré que ces deux (2) conventions permettront d’actualiser les données structurelles sur le monde rural, principalement dans les sous-secteurs de l’Agriculture et de l’Elevage, en liaison direct avec les questions de pauvreté et de sécurité alimentaire.

Pour le secteur de la Pêche, ils permettront de contribuer à l’amélioration de la gestion et de la gouvernance, afin de lutter plus efficacement contre la Pêche illicite non déclarée et non réglementée.

Par cette assistance, la FAO entend aider le Gouvernement Guinéen à réaliser dans les meilleures conditions la phase préparatoire du Recensement National de l’Agriculture et de l’Elevage, qui vise à créer les conditions nécessaires dans l’accomplissement d’une opération statistique de grande envergure, permettant à la Guinée d’être non seulement au rendez-vous du Programme Mondial de Recensement Agricole en 2020, mais aussi de contribuer à un meilleur pilotage et de suivi des objectifs du Plan National de Développement Agricole (PNDA) a-t-il déclaré.

Pour sa part, Madame la Ministre du Plan et de la Coopération Internationale a, au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE et son Gouvernement remercié les uns et les autres d’avoir honoré de leur présence à cette import ante cérémonie.

Plus loin, elle déclara que la situation des statistiques agropastorales en Guinée souffre de la vétusté des données structurelles. C’est pour corriger ces faiblesses et y apporter des solutions durables que le Gouvernement s’engage dans la réalisation du Recensement National de l’Agriculture et de l’Elevage (RNAE). Un tel appui devrait servir de base pour l’amélioration de la production et de la diffusion des statistiques de l’alimentation et de l’agriculture en vue de répondre aux besoins en données des politiques de développement rural durable.

Parlant du secteur de la Pêche, la Ministre du Plan et de la Coopération Internationale a indiqué dans son discours que l’appui technique dont bénéficiera la Guinée devrait permettre la réalisation d’un diagnostic de la situation actuelle, la définition des besoins et la formulation des stratégies et plans d’action connexes pour améliorer la gestion et la gouvernance dans ledit secteur et lutter ainsi plus efficacement contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Cet appui constituera indirectement un avantage pour les pêcheurs légitimes et les communautés côtières dont la sécurité alimentaire et les moyens de subsistances dépendent de la durabilité des stocks des poissons locaux et partagés.

Avant de terminer ses propos, la première autorité du Ministère du Plan et de la Coopération Internationale, a renouvelé aux partenaires du Système des Nations- Unies en Guinée, notamment la FAO, toute la gratitude du Gouvernement Guinéen, pour les efforts déployés dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et de l’état nutritionnel des populations guinéennes.

Toutefois, il est important de préciser que la présente cérémonie s’est déroulée en présence des Ministres de la Promotion Féminine et de l’Action Sociale, de l’Agriculture, de l’Elevage, ainsi que, les responsables et cadres du Ministère du Plan et de la Coopération Internationale.

Cellule de Com du gouvernement

 
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Colloque Rabat sur le droit de l’environnement en Afrique

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée
Du 25 au 27 juillet dernier la capitale marocaine a abrité le deuxième colloque international sur le droit de l’environnement en Afrique. Une centaine de participants venus d’Afrique, du canada, d’Europe, du Brésil y a pris part. La rencontre de Rabat était une initiative commune de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et l’Institut Francophone pour le Développement Durable en collaboration avec le Royaume du Maroc.
Il s’agissait, entres autres, de réfléchir aux voies et moyens de la mise en œuvre de l’Accord de Paris et d’harmoniser la position de l’Afrique pour parler la même voix lors de la COP 22 prévue en novembre prochain à Marrakech au Maroc.

Au total une quarantaine de thèmes aura été débattue par d’éminents juristes experts en droit de l’environnement avec une présence remarquée des professionnels des médias.

Parmi les sujets discutés, on peut citer :
- L’Accord de Paris : Quelle justice climatique pour l’Afrique ?
- Le système de l’Economie Verte et son financement en Afrique Centrale,
- L’aménagement de l’espace côtier et marin en Afrique de l’Ouest et les implications juridiques de l’Accord de Paris pour les droits des femmes en Afrique

Au terme d’intenses travaux, par ailleurs très riches en débats les participants ont formulé plusieurs recommandations dont : la nécessité de poursuivre la formation des juges et leur spécialisation sur les questions environnementales ; la formation et la spécialisation des médias en communication et le droit de l’environnement ainsi que la vulgarisation des accords et conventions dans les langues locales pour une meilleure compréhension des citoyens.

A l’ouverture des travaux le 25 juillet, plusieurs discours ont été prononcés.
Il est tout d’abord revenu au représentant de la ministre déléguée chargée de l’Environnement, de souhaiter la bienvenue aux participants venus du monde entier avant de réitérer la volonté et l’engagement du gouvernement du Royaume chérifien à accompagner les participants dans la mise en œuvre des recommandations issues des travaux.

Dans cette séquence des allocutions, le directeur adjoint de l’Institut de la Francophonie et du Développement durable, Bernard Dubois, et le directeur régional de l’UICN-PACO, Aimé Nianogo, ont, tour à tour, apporté le soutien et l’engagement tout en promettant l’accompagnement de leurs institutions respectives au déroulement des travaux.

Bernard Dubois fera remarquer que près de 50 ans après la rencontre de Stockholm et celle de Rio en 1992, les maux qui affectent notre environnement persistent encore ce, en dépit des efforts consentis çà et là. Le directeur adjoint de l’IFDD s’est ensuite interrogé sur l’importance des accords et conventions sur le Droit de l’Environnement, si leur mise en œuvre n’est pas effective.

Pour inverser la tendance, il a proposé à l’ensemble des parties prenantes de poursuivre les efforts dans la sensibilisation, l’information, la promotion et l’accès aux emplois verts ou encore le renforcement de capacités des dits acteurs.

Prenant la parole le Directeur régional de l’UICN-PACO Aimé NIANOGO a fait le bilan du premier colloque dans l’état de lieu de sa mise en œuvre avant d’apporter le soutien de son institution à accompagner les experts dans la mise œuvre des recommandations issues du dit colloque.

A ce rendez-vous de Rabat, une quarantaine de thèmes à la fois liés au droit de l’environnement et au développement durable, au rôle du juge dans sa mise en œuvre, à l’Accord de Paris et ses répercussions sur les droits des femmes et des communautés africaines, ou encore à « l’accaparement » des terres et des mers du littoral en Afrique et l’Afrique dans la gouvernance climatique post 2015: les implications juridiques de l’Accord de Paris pour l’Afrique et la mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable : quels mécanismes novateurs de mise en œuvre et de suivi, ont fait l’objet de présentation et d’échanges riches et pertinents.

A l’issue des travaux en plénière suivis de débats, les participants ont fait l’état des lieux de la mise en œuvre des recommandations du premier colloque sur le droit de l’environnement tenu en 2014 à Abidjan. La dessus, il est ressorti que des efforts sont entrain d’être fournis dans différents pays pour achever le processus. A noter que le niveau de mise en œuvre justement varie selon les pays et notamment de la « volonté politique » des autorités administratives et politiques de ces pays et l’engagement des juristes environnementalistes et autres acteurs de la société civile des dits Etats. Pour achever ce processus de mise en œuvre, le colloque a encouragé les acteurs à poursuivre l’élan de mise en œuvre.

Au titre des recommandations, une cinquantaine d’actions ont été proposées. Pour plus de réalisme, il a été proposé de mettre en place un comité ainsi que pour l’enrichissement du ‘’message clé’’ à présenter la COP 22 à Marrakech au nom du continent Africain. Cette mission de pilotage a été confiée au Maroc qui entend revenir au sein de l’Union Africaine qu’elle avait quitté il y a quelques années.

S’agissant des recommandations, le colloque a souhaité la poursuivre de la formation des magistrats et auxiliaires de justice sur le droit de l’environnement ainsi que les médias pour une meilleure information des populations. Il a aussi été recommandé de traduire les conventions et accords dans les langues locales pour une meilleure compréhension des citoyens, ce qui n’est pas souvent le cas.

Le colloque a également recommandé la poursuite des efforts pour la ratification et la prise des décrets d’application des conventions des accords et autres textes de lois sur le droit de l’environnement et du développement durable. La dessus, il faut dire que des participants ont dénoncé la lenteur et le laxisme des autorités en charge de ce processus, conséquence, des accords et conventions prennent plusieurs années avant que leur mise en œuvre ne soit effective.

Sur la nécessité d’impliquer les médias, le colloque a encouragé ces professionnels à accompagner les juristes dans la facilitation de la compréhension des textes souvent « inaccessibles » à cette catégorie de la population pourtant partie intégrante de la communauté et acteur de la mise en œuvre de ces textes juridiques.
C’est sur une note de satisfaction que les travaux se sont achevés, toutefois, des participants interrogés nous ont confié qu’il fallait plus de temps pour traiter en profondeur les thèmes qu’ils ont jugé cependant intéressants et pertinents.
Rendez-vous est pris dans deux ans pour le troisième colloque dont le lieu n’a pas encore été défini, mais bien avant à la COP 22 sur le climat en novembre prochain à Marrakech au Maroc.

Idiatou CAMARA, envoyée spéciale à Rabat








 
Rencontre Doussou Condé - Dalein : Quand une frustrée du RPG se rapproche de l'opposition

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée Madame Doussou Condé, une figure emblématique du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) se rapproche de plus en plus de l'opposition. Cette dame très combative a rencontré Cellou Dalein Diallo à la faveur de la convention démocrate, relative à l'investiture de Mme Clinton en tant que candidate à la présidentielle.

Le dimanche dernier, Madame Doussou Condé a été invitée à assister à un meeting présidé par le chef de file de l'opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo à Philadelphie aux États-Unis. Mme Doussou Condé, n'a pas manqué de déclarer à cette occasion que le fait d'être invitée par le chef de file de l'opposition à son meeting, n'avait aucun impact sur son appartenance au RPG. « Avec tout ce qui se passe dans mon pays aujourd'hui, à partir de maintenant, mon combat est pour l'édification de la Guinée et des Guinéens », a-t-elle indiqué en guise de réponse à ceux qui voyaient d'un mauvais œil le fait qu'elle soit venue à ce meeting de l'opposition. Doussou a fait savoir que plus jamais, elle ne fera la guerre à quelqu'un.

Que désormais l'unification sera son combat. « Ce ne sont pas des mots mais un comportement », a-t-elle précisé. Puis de dire sa disponibilité à rencontrer n'importe quel de ces compatriotes, qui solliciterait échanger avec elle sur le sort de la Guinée. « J'irai le voir », a-t-elle souligné. J'ai lié l'acte à la parole, dit-elle. « Cellou Dalein et son vice-président sont arrivés aux États-Unis. Ils m'ont appelée, ils m'ont informée de leur arrivée, et m'ont demandée d'assister à leur meeting avec la communauté guinéenne de l'État de Philadelphie. Je leur ai dit qu'il n'y a aucun problème », a déclaré Doussou Condé.

Elle a tenu à préciser au micro de nos confrères de mediaguinee, que ce n'est pas une manière de faire dos au RPG, pour lequel elle a fait tant de sacrifices. « J'ai tout donné au Rpg, jamais je ne lâcherai ce parti pour personne », a lancé Doussou Condé. Avant d'ajouter que si Alpha Condé souhaitait la rencontrer, il n'y a aucun souci à cela. « Mais je ne suis plus cette dame qui passait son temps à monter et descendre pour faire le porte-à-porte, à chaque fois que M. Alpha Condé venait aux États-Unis », dit-elle. J'ai été l'initiatrice du porte-à-porte aux États-Unis, pour mobiliser en faveur du leader du RPG, a conclu Doussou Condé.




L'Indépendant

 
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Dalein à la Convention démocrate : « Madame Clinton doit œuvrer pour l'instauration de l'état de droit dans nos pays »

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée En marge de la convention des démocrates à Philadelphie, ont lieu des rencontres organisées par l'Institut National Démocratique (NDI). Cette année encore, plusieurs délégations du continent africain ont été invitées, parmi lesquelles l'opposant guinéen Cellou Dalein Diallo, au micro de notre envoyée spéciale à Philadelphie, Tatiana Mossot, de la Voix de l'Amérique.

Tatiana Mossot : Pourquoi avez-vous fait le déplacement pour cette convention démocrate ?

Cellou Dalein Diallo : je suis très fier d'être-là, j'ai reçu une invitation et je me suis dit que je n'allais pas manquer cette convention-là qui a la particularité naturellement d'investir une femme pour la présidence des États-Unis. Je me suis particulièrement intéressé aux séminaires qui ont eu lieu avant les conventions, où on parle de la politique américaine, du rôle des primaires, de la presse, de la politique extérieure des États-Unis.

Et on a rencontré des personnalités, des acteurs de la vie politique américaine, qui expliquent comment les choses se passent ici. Je pense que cela peut inspirer les vies politiques africaines.


La dernière présidentielle dans votre pays a été assez mouvementée, qu'est-ce que cette convention peut vous inspirer pour la vie politique en Guinée ?

Évidemment les conditions ne sont pas les mêmes. Nous avons des difficultés à asseoir une démocratie apaisée dans nos États. Comme vous l'avez sans doute constaté, en 2015 nous n'avons pas eu le droit à une véritable élection, mais il y a eu une mascarade, un hold-up a été minutieusement organisé par la commission électorale, alors que cela ne correspondait pas à la vérité. Nous avons besoin de soutenir les valeurs en Afrique. Je pense qu'un grand pays comme les États-Unis, qui sont attachés à certaines valeurs comme la démocratie, les droits humains et la justice, doivent veiller à ce qu'aussi, nos États progressent dans la construction de la démocratie. Dans le respect de ces valeurs qui sont déjà instaurées ici et qui font la fierté du peuple américain.

Si Hillary Clinton est élue le 8 Novembre, que pourrait-elle apporter aux relations entre la Guinée, l'Afrique et les États-Unis ?

Je crois qu'elle doit d'abord commencer par promouvoir les valeurs de démocratie et de justice. Elle doit œuvrer pour l'instauration de l'état de droit dans nos pays africains. Je me souviens que son mari avait déjà pris pas mal d'initiatives, l'Agoa par exemple, pour aider les pays africains à s'émanciper sur le plan économique et je pense qu'il y a moyen d'accroître les instruments pour le soutien des pays africains dans leurs combats dans l'instauration de la démocratie mais aussi du développement économique et social.


Avec La Voix de l'Amérique

L'Indépendant,

 
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Le PDG-RDA demande au Président Alpha Condé de faire “montre de plus de retenue”

2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée L’histoire de notre pays a enregistré une longue période de résistance farouche à la pénétration coloniale, suivie d’une lutte politique acharnée en vue de l’affranchissement du joug de la domination étrangère. Ces faits historiques avérés et incontestables ont assurément conduit notre Peuple à s’affranchir rapidement de cette domination à la faveur du Référendum du 28 Septembre 1958 qui proposait aux colonies françaises d’Afrique de s’associer a un projet de Communauté avec la métropole.

La nécessité de défendre l’indépendance du pays en préservant la souveraineté de la jeune Nation a amené le régime libérateur à s’engager dans un vaste mouvement de réformes systématiques profondes pour mieux résister aux tentatives de déstabilisation orchestrées par l’ancienne puissance coloniale, et promouvoir le développement économique, social et culturel de la Guinée. Il est proposé aujourd’hui à la Nation de s’engager par rapport à une réconciliation nationale prétendument conçue pour exorciser tous les démons suscités par les dommages directs et collatéraux engendrés par les 26 années de pouvoir de la première République.

Le PDG-RDA qui est l’héritier légitime et fidèle des Pères Fondateurs de notre Nation s’associe à toute entreprise visant à restituer l’histoire véritable de notre pays, en respectant les valeurs universelles de la morale et du droit qui animent notre Peuple. Le PDG-RDA s’engage également à résolument dénoncer toute tentative visant à ¨diaboliser¨ la première République tout en jetant un voile pudique sur les actes odieux commis par divers acteurs nationaux et étrangers, à différentes périodes.

Cette conspiration du silence qui tente d’occulter la farouche résistance de notre Peuple à la mystification et à la subjugation n’a d’autre but que de détourner notre pays des vrais enjeux et des vrais problèmes qui se posent face au développement de la Guinée.

En effet, profitant des crises successives qui ont émaillé l’histoire de la République française à la suite de la seconde guerre mondiale, de leurs conséquences au sein de l’empire colonial français, le Peuple de Guinée, sous la direction du PDG-RDA vota NON lors du referendum Gaulliste du 28 Septembre 1958. Ce vote a ouvert indéniablement la brèche qui causera et précipitera la dislocation de l’empire colonial français en Afrique.

En guise de représailles contre cet engagement guinéen et face à la posture nationaliste résolue du Peuple, fort de sa légitimité et animé de sentiments patriotiques, le gouvernement colonial français d’alors n’a pas attendu un seul instant pour déclarer une guerre sans merci au jeune État indépendant. Cette guerre a été si acharnée, vindicative et perfide qu’au sein même de la société guinéenne, il a fallu attendre le rappel à Dieu du Président Ahmed Sékou Touré pour en découvrir toutes les facettes et implications.

Ainsi, avec l’aide de décideurs français qui, libérant leurs consciences dans leurs mémoires, expliquent dorénavant à l’opinion le calvaire qu’endure le Peuple martyr de Guinée depuis son accession à la souveraineté. Parmi ces témoignages, nous retiendrons entre autres ceux de Roger Faligot et Pascal Krop qui dans «la Piscine» en page 245 disent : « le Général de Gaulle avait donné le feu vert pour une action globale de déstabilisation. Pendant plus de 20 ans, les complots vont se succéder sur le sol guinéen ….

Décision était prise d’éliminer Sékou Touré et d’installer par la force un nouveau régime à Conakry». Monsieur Jacques Foccart, fidèle serviteur du Général de Gaulle et architecte incontesté de la fameuse françafrique, dont tout le monde semble se distancer à présent, révèle “timidement” quelques actes commis par ses soins dans ses tomes “Foccart parle”, après être venu personnellement à Conakry en 1983, par l’intermédiation du Président Félix Houphouët Boigny, présenter ses excuses au Président Ahmed Sékou Touré.

Monsieur Pierre Messmer, officier émérite de la Légion étrangère de l’Armée française, qui fut également gouverneur colonial du Cameroun pour réprimer par le génocide, la lutte d’Independence du Peuple de ce pays déclenchée par l’UPC de Ruben Um Nyobe. Ministre des Armées de 1959 à 1969, Premier Ministre de 1972 à 1974 Pierre Messmer atteste dans ses mémoires “Après tant de batailles”, comment il a agit pour saper l’indépendance de la Guinée et surtout, décrit à suffisance les motivations, la détermination et les moyens employés pour ce faire. Le point culminant de toutes ces menées subversives et guerrières a été l’agression armée du 22 novembre 1970 qui fut perpétrée avec la participation du gouvernement colonial fasciste du Portugal qui a servit de tête de pont.

La gestion des implications et conséquences de cette agression a nécessité une étroite collaboration entre le Gouvernement Guinéen et les Institutions Internationales concernées (OERS, OUA, Conseil de Sécurité de l’ONU).

Ces événements sont tous consignés dans les différentes résolutions adoptées par lesdites Institutions. Ces Résolutions établissent de façon irréfutable la véracité des faits liés à cette agression militaire, identifie clairement les commanditaires et complices guinéens et exigent des sanctions exemplaires à leur encontre.

Dans la nuit du 21 au 22 novembre 1970, combien sont les paisibles citoyens guinéens sauvagement assassinés dans les rues de Conakry ? Le commandant de l’armée coloniale portugaise Alpoin Calvao cerveau de l’opération militaire dénombre au compte de son “OPERAÇÃO MAR VERDE” plus de 500 cadavres dans les rues de Conakry. Personne ne veut plus parler de ces victimes actuellement.

Leurs enfants et veuves se battent pour défoncer les portes du dialogue que ceux en charge de la “réconciliation nationale” semblent insidieusement mais obstinément leur fermer, comme si cela était possible. Nous ne croyons pas en une “réconciliation” qui prendrait l’allure d’une vendetta au profit de ceux qui, par choix délibérés se sont opposés sans succès, à un moment ou à un autre, à l’indépendance de la Guinée et à la Libération de l’Afrique.

C’est pourquoi, fidèle à son ouverture d’esprit indépendant, le Régime du PDG a mené des négociations qui ont permis d’établir, par la reconnaissance de leurs propres gouvernements, l’implication de citoyens et/ou organisations étrangers à l’agression contre la Nation guinéenne. Et sur cette base, d’accorder la grâce et procéder à la libération subséquente des prisonniers de guerre allemands et français.

Dans la même lancée, sous les auspices des Nations Unis, la République de Guinée a renoué ses relations d’amitié et de coopération avec la République Fédérale d’Allemagne et la République Française. Le Gouvernement Fédéral Allemand d’alors, proposa même le paiement de dommages et intérêts, pour les pertes en vies humaines et dégâts matériels.

La Guinée du PDG y renonça en arguant qu’aucune somme d’argent ne pourrait valoir la vie d’un seul guinéen, mais que l’Allemagne Fédérale pourrait bien agir pour faire accélérer l’indépendance des pays africains encore sous le joug colonial portugais. Par rapport à la France, un communiqué a été signé conjointement par les gouvernements guinéen et français, et les Nations Unis.

Dans ce communiqué, simultanément publié à Conakry, à Paris et à New-York le 14 juillet 1975, la France regrette les menées subversives de certains de ses citoyens contre la Guinée. Par ailleurs, grâce à une diplomatie engagée et dynamique, la Guinée normalisera ses relations avec les pays frères d’Afrique dont les gouvernements s’étaient particulièrement impliqués, sous la pression de la France, aux actions contre elle.

Ainsi, sous l’impulsion de leurs mouvements de jeunesses et de femmes respectifs, les relations entre la Guinée d’une part, la Cote d’Ivoire et le Sénégal de l’autre se sont considérablement renforcées depuis. Le climat de confiance et d’apaisement résultant de cette politique déterminée du Régime du PDG c’est aussi manifesté à l’intérieur de la Nation.

C’est ainsi qu’en 1977, une mesure d’amnistie générale est appliquée à tous les fils de Guinée impliqués dans ces menées de déstabilisation du pays, et qui avaient fait l’objet de condamnation, de façon directe ou par contumace par les juridictions souveraines du pays. La loi d’amnistie N° 14/AL/77 a été votée, rendue publique à la 39ème cession du Conseil National de la Révolution(CNR) le 18 Juillet 1977 et promulguée par le décret N°346 du 28 Juillet 1977.

Cet acte accorde la grâce présidentielle aux condamnés résidant à l’extérieur. Le PDG-RDA, Parti d’avant garde, garant de la légitimité du combat héroïque du Peuple africain de guinée, a déjà exposé à maintes reprises ses vues sur l’idée de réconciliation nationale.

Il a indiqué que le contenu, la forme et l’étendue de celle-ci doivent être déterminés par des motivations découlant des enjeux véritable d’Unité Nationale, de Cohésion Sociale et de Développement effectif auxquels notre Peuple aspire ardemment.

Dans cet ordre d’idées, et face à la fragilisation sociopolitique prononcée de la Nation, conséquence de décisions et d’actions systématiquement conçues pour compromettre la cohésion nationale, le PDG-RDA demande à toute la classe politique de mettre un terme à la rhétorique inutilement et dangereusement provocatrice et incendiaire. La rhétorique inflammatoire est en fait l’instrument politique le plus facile d’usage et à la portée de tous, sauf ceux qui volontairement et de façon responsable s’en défendent. Est-elle pour autant la meilleure recette du moment ? Nous disons non !

Ainsi, nous demandons d’abord au Président de la République, opposant historique, aujourd’hui premier garant de la Paix et de la Stabilité Nationale, puis à tous les autres leaders politiques du pays, de faire montre de plus de retenue. Aujourd’hui comme pour toujours, nous ne pouvons qu’assumer notre passé et non le transformer à guise.

Se faisant, nous allons tous concourir à assurer l’être et le devenir national au lieu de les compromettre. Conséquemment, en tant que militants Sylis, incontestables citoyens de la Nation guinéenne, il est de notre devoir de déclarer solennellement, encore une fois, notre volonté et notre engagement à participer de manière constructive au processus de réhabilitation nationale.

Restaurer ainsi la plénitude de l’authentique vérité, dans la réconciliation du glorieux Peuple du 28 Septembre 1958 avec son Histoire.

Mémoire du Peuple restituée dans toute sa majesté, parce qu’ayant résisté aux épreuves du temps et aux multiples tentatives de corruption. Nous restons convaincus que c’est la seule démarche susceptible d’assurer la Cohésion Sociale et l’Unité Nationale dans notre pays. Se réconcilier, c’est accepter de se parler franchement.

Vive le PDG-RDA !

Vive la République de Guinée !
Vive le Glorieux Peuple de septembre 1958 et de novembre 1970 !
Le Secrétaire Général
µ

 
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L’opposition républicaine à hue et à dia !



2016/8/2

Aujourd'hui en Guinée Le masque de l’opposition républicaine risque de tomber. Les caisses de l’UFDG, principalement pourvoyeur de toutes ressources (humaines, techniques et financières) ; le Chef de fil de l’opposition ne représente plus que sa caricature de 2010 ; une somme d’insatisfactions fait douter la base sans compter les distorsions internes qui encombrent et polluent le parti de CDD.

L’alchimie politique proposée par les stratèges actuels de l’opposition républicaine fait penser à une ratatouille ou à un riz rassis mal conservé et maintes fois réchauffé avec quelques additions d’ingrédients pour la consistance et pincées de condiments pour redonner du goût sans succès.

L’opposition républicaine s’ingénie en démonstrations scéniques avec surenchères survoltées qui frisent du bluff car, tout ce qui est excessif est insignifiant.

La course aux prochains scrutins est totalement détournée en campagne incivile avec une frénésie indigeste. Cette indigestion est le fait de certains militants transformés à dessein en adeptes pour s’en servir comme la seule et ultime arme que brandit l’opposition républicaine qui rêve d’un événement semblable à celui du Burkina alors que le contexte est complètement différent.

Au centre de tout ce théâtre, une petite musique mal accordée et récurrente d’anciens ministres fraichement débarqués du Gouvernement qui peinent à faire parvenir leur mélodie à l’oreille des mélomanes malgré leur détermination.

La manifestation de rue projetée par l’opposition républicaine le 4 août 2016 n’est autre qu’une action confuse, erratique et désordonnée. Elle est l’expression d’une attitude sans logique devant s’exécuter sans ordre précis.

Le MPR appelle démocratiquement à l’opposition républicaine de revenir autour de la table de dialogue.

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens.







Honorable Cheick Tidiane TRAORE

Président du MPR










 
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Pourquoi seulement la politique? (Par Alpha Kabinet Doumbouya)

2016/8/1

Aujourd'hui en Guinée Contrairement à une croyance dans un passé très récent qui poussait les gens à aller vers le domaine des Sciences Economiques, au motif de se tailler une condition de vie aisée, bien des intellectuels choisissent désormais le terrain politique pour se faire ̏Riches˝ et ̏Importants˝.

Que ce soit en Afrique ou en Occident, cette ambition cachée devient la nouvelle approche de l’élite. Heureusement qu’ailleurs, les férus de cette opinion sont bardés de diplômes de Sciences Politiques ; ayant fait un long cursus qui leur permet d’expliquer le monde tel qu’il se présente. S’appropriant les secrets de la connaissance dialectique et de la dissertation, ils sont parvenus à être excellents dans l’art du discours pour convaincre, peu importe le sujet. Evidemment, la capacité de tenir l’auditoire en haleine n’est pas donnée à tout le monde.

Ceux qui jouissent de cette faculté sont généralement courtisés. Plus est, le pouvoir de cacher le coté faible de la nature humaine leur donne la magie de tourner vers eux les sentiments de tout le monde.

Mais, à la différence des politiciens Outre-Atlantique, la majorité des orateurs politiques en Afrique ne sont pas titulaires de diplômes des écoles de Sciences Politiques. Beaucoup sont venus à la pratique par simple passion, mus par la volonté de se mettre au devant de la scène et agir au nom des autres. On peut même les qualifier d’autodidactes, que cela ne fâche.
A quelques exceptions près, il y a cette catégorie d’africains qui a su marquer dans le temps sa valeur par la logique des idéaux, et bénéficier de l’estime populaire par la clarté du discours.

L’avantage de s’illustrer comme symbole d’un combat pour le pouvoir au nom de tous, fait de ces militants de premières heures, des oiseaux rares. En citant leur exemple, on s’empresse de rappeler que ces inconditionnels se sont surtout montrés fidèles à une démarche idéologique qui hisse l’individu au centre de toutes les aspirations pour un intérêt collectif. C’est de là, peut être, que se trouve l’interprétation à leur succès, si on s’en tient aux critères de la connaissance classique de l’art de gouverner.

Cette génération de pionniers de l’ère des Indépendances sur le continent, relève de la catégorie des iconoclastes, des pragmatiques, des autodidactes, mais aussi des doués dans l’action et la capacité d’agir pour l’ultime sacrifice.

Leurs sources d’inspirations ? C’est la grosse question. Tout laisse croire que le contexte d’inégalité social constituait la base de toute leur réflexion. Si parmi eux, beaucoup n’ont pas eu la chance de poursuivre le cycle universitaire normal, vite repérés par l’administration colonial comme dangereux, tous ont néanmoins réussi à laisser à la postérité une vision, des pensées lumineuses, des idées qui sont devenues la force motrice qui a su changer le cours de l’histoire de leur époque.

A l’ère de la démocratie, nous ne manquons pas également d’orateurs politiques en Afrique, sauf que cette nouvelle classe ne fait que la politique seulement. Rien que la politique.

Le constat est que, peu de ces intellectuels ont le sens managérial de ficeler un projet de Société auquel eux-mêmes se montrent fidèles, encore moins une idéologie fondée sur la dialectique, substrat de la cohérence des idéaux. Ils ont tous pour dénominateur commun, le peuple, mais la morale laisse douter de la consistance des idées chez bien de ces personnages.

Autant il est possible de reprocher aux pionniers de l’ère des indépendances la forte tendance à la dictature ou au culte de la personnalité, autant il est facile de soupçonner les politiques de l’ère de la démocratie, le sentiment d’égo dans le caractère.

Pourquoi seulement de la politique actuellement par ceux qui agissent au nom du peuple ? Parce que simplement, ils sont habités par deux images, celle des initiés et celle des doués. Mais, le fait de ne pas pouvoir contenir, au sens large du terme, les qualités pédagogique et psychique de la performance reconnue aux initiés et aux doués, les politiciens du temps de la démocratie affichent une faiblesse de pouvoir gérer les problèmes qui s’expliquent sans la politique. La plupart fait plutôt la superposition des démarches politiques face aux problèmes qui n’ont rien de politique.

D’où, l’incapacité de ceux qui gouvernent en Afrique de s’affranchir des pesanteurs politiques pour rendre au peuple le bien-être que celui-ci attend d’eux.

AGP

 
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Droit de Réponse à Monsieur Mohamed Lamine KEITA ex militant de L’UFDG

2016/7/31

Aujourd'hui en Guinée De l’usurpation de titre au délire lexicologique, le hurlement d’un soldat sans munitions !Averti par la Fédération Ufdg France, puis la Direction Nationale de l’Ufdg avant d’être exclu, le sieur Mohamed Lamine Kéita persistait dans l’usage du titre « Chargé de Communication de l’UFDG France » pendant que la fonction est valablement assurée par Mme Marie Hélène Sylla depuis le 27/12/2015. Nous avons pris acte de son renoncement à la fonction. Nous pensons que le même bon sens l’obligera à renoncer à la signature UFDG car cette forme d’usurpation de titre est le plus souvent l’apanage de personnes sans aucune autre occupation professionnelle.

Dans ses hurlements intempestifs et mytho-maniaques, ce désormais soldat sans munitions passe la majeure partie de son temps à recenser et aligner dans un texte les expressions empiriques qui ont caractérisé la révolution encyclopédique française des années de la renaissance philosophique et littéraire. Cette forme d’attachement aux expressions dont le décodage n’est possible qu’en présence d’une édition antérieure du Larousse est l’apanage de psychopathes ayant développé dans le passé, des difficultés d’accès lexical. Ceci conforte la fédération France de l’UFDG dans sa position de se défaire des services d’un pervers narcissique sans conviction ni valeur morale.

Sa récente sortie titré « Appel de détresse du 4 Août ou quand Cellou Dalein peine à assimiler les leçons de ses échecs … ! » est la goutte d’eau de trop !

1.Mr Kéïta persiste et signe encore UFDG :

Encore un petit bout d’effort car si Sieur Kéïta est parvenu à laisser le titre de « Secrétaire Général chargé à la communication de l’UFDG France », il pourra un jour arrêter de signer « UFDG ». Qu’il reçoive toutes nos félicitations pour ce progrès intermédiaire. Nous sommes persuadés qu’il comprendra, après son sommeil, qu’il ne représente personne en France et apprendra incessamment à signer pour sa petite tête. Par modestie nous nous réserverons d’admettre qu’il ne vaut vraiment rien. En toute clémence donc l’UFDG le laisse utiliser cette signature le temps pour lui de trouver une adresse et une signature fiables. Qu’il en fasse bon usage car le « faux et usage de faux » est une infraction sévèrement sanctionnée en France. Tout notre espoir serait désormais que son mentor fasse le même progrès en renonçant à la signature de vice-président de l’UFDG.

2. M. Monsieur Kéïta écrit : « Seule la nature animale, fut-elle de l’Homme, répète inlassablement les mêmes actes qui entraînent les mêmes fautes et produisent en effet des échecs successifs et fatales ».

D’une part si éradiquer des moins que rien comme lui et son mentor, peut être considéré comme un échec, oui nous l’assumons et d’ailleurs, qu’ils soient rassurés que nous reproduirons les mêmes erreurs. Pour la fatalité d’une telle erreur, qu’il constate lui-même que l’UFDG et son Président se portent agréablement bien depuis leur éradication. Nous adhérons donc à sa morale car depuis longtemps nous avons continué à faire confiance à des tares comme lui et son mentor ; ça été une erreur répétitive. Très sereinement nous avons pris le dessus sur notre nature animale pour leur isoler dans la leur. Cependant, nous restons très confiants qu’ils feront un progrès de leur côté et finiront par se débarrasser de ces personnalités dépourvues de toute morale.

D’autre part depuis novembre 2015, il se bat comme son mentor Bah Oury pour un changement de Leadership à la tête de l’UFDG, vos stratégies vous ont permises d’atteindre votre but ? Et si vous changiez de stratégie d’échecs permanents ?

En Dépression, Monsieur Kéïta renchéri : « Pour ses demandes inlassables d’argent à l’occasion de ses appels de détresse dits de manifestations ont servi jusque-là et ne serviront qu’à alimenter ses poches au détriment des intérêts de l’UFDG et de la Guinée tout entière »

Il y a quelques jours, ce même Kéïta affirmait que Cellou Dalein Diallo est le meilleur investisseur au Sénégal. Il change de recette en un laps de temps pour présenter le même CDD comme une personne qui a besoin des contributions des militants pour survivre. Pas étonnant l’amnésie est le faible des personnalités bipolaires. Pourquoi lui ne publiera pas l’historique de ses propres contributions financières à l’UFDG France ? Mr Bah Oury de son exil en France a reçu combien de ses déplacements aux USA et ailleurs, combien il a rendu compte au parti ?

Kéïta fanfaronne sur un terrain juridique et démocratique vraisemblablement méconnu. Il parle de « bafouage des lois de la République » et de « déni et de défiance perpétuelle de Cellou Dalein à l’égard du régime en place, sans effet politique et social positifs »

Sans doute sieur Kéïta est très limité en droit. Ce n’est vraiment pas son domaine autrement il comprendrait que toute violation des lois de la république mérite d’être sanctionnée par l’autorité compétente. Incapable de citer les lois bafouillées par l’Ufdg et/ou son Président, Monsieur Kéïta persiste dans son hibernation et patauge dans le choix des termes à chaque essai. S’il le souhaite, l’UFDG met à sa disposition un juriste qui pourrait l’aider à soigner son langage juridique. Il serait bien qu’on l’explique : les articles 2, 10 et 58 de la constitution, la hiérarchie des normes juridiques et le rôle de chaque institution ainsi que la charte des partis politiques en Guinée.

Pour le régime en place, nous le renvoyons à son article publié en mars 2015 dans guinee58.com et titré : « L’Alpha-Gouvernance ou la valse des cafards aquatiques ». Dans ce récit, il traitait le président Alpha de danger national. Alors aujourd’hui, de deux choses l’une : Kéïta était un cafard aquatique à l’époque ou, il vient juste d’en être un ! En effet, il n’a quasiment pas changé de message, il a juste changé de cible (Alpha hier CDD et l’UFDG aujourd’hui), c’est exactement de la sorte qu’un cafard aquatique procède : quand telle rivière n’est plus fructueuse, il se déporte dans une autre fructueuse dont il a nié l’existence quelques jours avant. Mr Kéïta oublie juste un petit détail, il est encore au stade larvaire et donc, pourrait être dévoré à la prochaine saison sèche par le cafard adulte qui le manipule actuellement.

Pour ses autres errements fétides sur notre droit à la manifestation ou le rôle de l’opposition au parlement, Monsieur Kéïta peut continuer son jeu de mots habituels, l’UFDG agit et agira toujours dans le respect des textes de loi. S’il a la ferme conviction qu’on agit contrairement à la loi, qu’il saisisse une autorité compétente. Mieux plus de six mois après son éviction de la fédération France, monsieur qui se dit prophète du droit, n’a jamais pensé à défendre son prétendu droit devant une juridiction guinéenne. Pire son mentor pareillement n’a jusqu’à présent déposé une plainte contre son exclusion du parti.

Si sieur Mohamed Lamine Keita estime que l’assemblée est le meilleur endroit pour critiquer la gouvernance de Mr Alpha Condé nous lui renvoyons auprès de son mentor Mr BAH Oury qui avait refusé même d’être candidat, second de la liste nationale de l’Ufdg aux législatives.

Pour sa critique que l’opposition ne propose pas à Alpha Condé et son gouvernement rions vraiment c’est Alpha Condé qui gouverne, s’il a un projet qu’il l’applique pourquoi en vouloir à l’opposition ses échecs permanents. D’ailleurs Mr Keita quelles sont les propositions de votre mentor Bah Oury, je parle là de son projet de société ? Depuis 1991, il est opposant mais nullement part on ne retrouve un document de Mr Bah Oury présentant son projet de société alternative. Prouve-moi le contraire.

Je ris beaucoup quand il parle au nom de la jeunesse de l’axe : elle ne va plus observer, elle ne sera pas complice du ‘’putsch’’, restera sereine quant aux appels… Il aurait eu moins honte quand il lance un appel aux jeunes au lieu de tenir des affirmations comme s’il a une audience au sein de cette jeunesse. Qu’il se prépare à son suicide car la manifestation sera bien suivie.

Qu’il daigne donc changer de stratégie car depuis novembre 2015 il donne l’impression d’être à court d’idée ? De notre côté, nous commençons à peine de réfléchir sur ses âneries répétitives. Qu’il observe donc notre ferme volonté de le maintenir à sa place de soldat sans munitions.

Hamide BALDE

Sécrétaire Chargé à la communication

Ufdg Paris Nord-Est

 
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Affaire ASPERBRAS: Cellou Dalein doit des excuses publiques au fils du Président

2016/7/31

Aujourd'hui en Guinée Lors de la conférence de presse de l’opposition tenue le 20 juillet dernier à Conakry, Cellou Dalein Diallo, comme à son habitude, s’en est pris au fils du Président Condé, Alpha Mohamed Condé , qu’il accuse d’avoir négocié le marché entre l’Etat guinéen et la société brésilienne ASPERBRAS pour la fourniture de 100 mégawatts à la Guinée.

Il sera démenti, lors de la même conférence de presse, par un de ses alliés, le président du parti GRUP, Papa Koly Kourouma, membre de l’opposition dite républicaine.

Pour Papa Koly Kourouma, le fils du président Condé n’est aucunement lié aux transactions autour de ce marché.

Papa Koly Kourouma sait de quoi il parle puisqu’il était ministre de l’Energie au moment des faits avant de rejoindre l’opposition suite à son limogeage du gouvernement.

La réaction inattendue de Papa Koly Kourouma a plongé ses alliés dans un embarras visible. Puisque, pour ainsi dire, le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, aura été pris en flagrant délit de mensonge et de diffamation.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Cellou Dalein Diallo s’en prend au fils du Président Condé qu’il qualifie de concentré de tous les malheurs de la Guinée. C’est quelque peu lâche et déloyal et démontre à la fois une forme de petitesse et de légèreté.

Lui et les autres anciens premiers ministres qui ont mis la Guinée dans ce chaos sont peut-être des héros, des rédempteurs. Mon œil !

Heureusement pour lui que le droit de réserve dont s’est imposé jusque là Alpha Mohamed Condé ne lui permet pas de répondre. Mais il existe tout de même, des personnalités, quel que soit par ailleurs leur degré de banditisme, qui savent encore ce que c’est que le code de l’honneur. Papa Koly Kourouma aura prouvé qu’il en fait partie. Et c’est tout à son honneur que de ne pas laisser passer pareille offense et diffamation quand il détient sa part de vérité. Gros jean comme devant, Cellou Dalein Diallo, en gentleman qu’il prétend être, devrait donc présenter des excuses publiques à Alpha Mohamed Condé. Ce serait déjà ça.

Au demeurant, en admettant qu’il s’est trompé et en battant sa coulpe, Cellou Dalein Diallo ne pourra que se faire grandir et avec cette humilité prouvera-t-il qu’il est apte à présider aux destinées de ce pays. Après pareille déconvenue, l’on comprend aisément que les accusations de nos opposants contre le pouvoir ne sont que minables manipulations politiques. A la limite, on se demande pourquoi et toujours un tel acharnement de Cellou Dalein Diallo contre Alpha Mohamed Condé. L’on pensait que son adversaire c’est Alpha Condé et non sa famille. Enfin, puisque l’on n’arrive pas à atteindre le père, l’on s’en prend à l’enfant.

C’est extraordinairement et incroyablement bas. Les propos d’un homme politique déterminent sa personnalité, et il lui faut de la mesure dans tout ce qu’il dit et fait.

Sinon il apparaitra aux yeux de son électorat tel qu’il est : nu comme un ver. CQFD, en attendant les excuses publiques.

Dr Ousmane Camara
Montpellier


 
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Pr Alpha Condé : ‘’Comment des cadres m’ont trompé pour détourner de l’argent’’

2016/7/31

Aujourd'hui en Guinée Le président Alpha Condé parle au cours d’une rencontre avec des étudiants del’université de Sonfonia : « Malheureusement, je ne connaissais pas les cadres guinéens, ils m’ont piégé. Parce que pendant que moi je sécurisais les recettes de l’Etat, pour les empêcher de voler, ils ont trouvé un autre système. Ils font des contrats par exemple, ils prennent quelqu’un, pour construire, l’Université Gamal, celui qui est sérieux va dire 10 milliards, et l’autre dit 9 milliards, alors qu’il sait bien qu’il ne peut pas. Peu de temps après, au lieu de 10 milliards cela va aller jusqu’à 20 milliards. C'est-à-dire cela va coûter deux fois le prix. Et c’est comme ça ils m’ont piégé pour faire des détournements en Guinée

J’ai mis du temps, mais l’homme apprend. Je suis un intellectuel. J’ai compris ce système-là. Alors nous avons fait une restructuration avec la Banque Mondiale, et désormais les détournements des marchés, nous allons commencer à combattre. Et ne soyez pas surpris si vous entendez que des fonctionnaires ont été suspendus et des ministres n’ont pas été reconduits. La sécurité, la justice et l’administration, quand on aura fini de les reformer, on aura un véritable Etat. Nous avons commencé mais nous sommes encore loin.

Honnêtement, pour que la Guinée soit bien gérée, il faut une nouvelle génération. Je ne peux pas avoir la prétention de changer l’esprit des gens qui sont âgés de plus de 50 ans, qui depuis 30 ans gèrent d’une certaine façon. Là aussi, ils nous ont piégé, comment ? Les syndicats ont profité de la faiblesse du Gouvernement pour faire passer l’âge de la retraite de 60 ans à 65 ans. Comment on peut le faire dans un pays où 70% de la population à moins de 30 ans. Voilà l’égoïsme des cadres »

Pr. Alpha CONDE

 
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Ces propos d’Ousmane Gaoual Diallo : ‘’Localisons les parents de Bantama Sow, Malick Sankhon, Hady Barry. Ce sera le carnage si…’’

2016/7/31

Aujourd'hui en Guinée Ses propos risquent de laisser des rides. Le député Ousmane Gaoual Diallo -cerveau fêlé- de l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) de l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo a fait encore parler de lui à l’Assemblée générale de son parti ce samedi. Sans détours, selon notre confrère de VisionGuinee, il a appelé les partisans de l’opposition à s’en prendre aux familles de Bantama Sow, Malick Sankhon et Hady Barry (tous membres du parti présidentiel) le 4 août prochain si…

Extraits… « Que ceux qui veulent soutenir Alpha Condé et sa tyrannie choisissent un autre jour, un autre itinéraire pour s’exprimer. Le 4 août, si on les voit dans la rue, ils seront là pour déclencher ce qui ne s’arrêtera jamais. Ce sera le carnage parce qu’on ne pardonnera pas. Je rappelle à tous les militants de l’UFDG, il faut qu’on localise, dès maintenant, les parents de Bantama Sow, de Malick Sankhon, de Haby Barry et tous ces pyromanes. Qu’on cherche leurs familles à Conakry, si un enfant est blessé, il faut qu’ils le paient dans leur propre chair.

; Si on entend Malick Sankhon dire qu’on a donné de l’argent pour que quelqu’un aille créer de la violence, c’est parce que son père, sa mère, ses enfants sont à l’abri’’. Parce que désormais, il faut qu’ils comprennent que quand ils vont déclencher la violence, ils la paieront dans leur propre chair. Il faut que Bantama Sow sache qu’on ira jusqu’à Bantama, son village à Mamou, pour chercher ses parents s’il provoque la violence dans ce pays. Quand on va enterrer nos morts, qu’il aille aussi à Mamou enterrer ses parents ».

 
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