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Lundi noir à Conakry: Chronique d’une insurrection manquée

2017/2/22

Aujourd'hui en Guinée Les Guinéens ont-ils choisi d’aller au suicide collectif ? C’est la question qu’il faut bien se poser aujourd’hui au regard de la crise qui secoue l’éducation et qui n’aurait pas dû exister si jamais les parties au dialogue social acceptaient chacune de jouer la carte de la bonne foi. Mais aussi si les habitants de Conakry n’avaient pas été embrigadés par la désinformation et orientés sciemment vers ce qu’il faut bien appeler, non pas une grève, mais plutôt une révolte, prélude à une éventuelle insurrection.

Contexte Bien entendu, par les temps qui courent, la Guinée qui sort de l’épidémie d’Ebola pourrait à juste raison revendiquer le statut d’un pays post-guerre, tant son économie déjà mal en point a été laminée par la crise sanitaire des années 2014 et 2015. Toute chose qui a amené ses partenaires techniques et financiers à l’encourager à la relance de son économie à travers un programme post-Ebola.

Pas superflu de dire dès lors qu’une grève syndicale à visée de revalorisation des salaires, dans ce contexte de résilience, est tout simplement mal venue. Aussi justifiée ou légitime soit-elle, hélas ! De la manipulation …

Lorsque dans les années 90, des Roumains avaient voulu se débarrasser de leur dirigeant Nicolas Ceausescu, ils ont profité d’une manifestation de rue de la ville de Timisoara dont ils ont grossi le bilan de la répression par les services de l’Etat.

Mais tout près, lorsque les politiques ont coalisé avec les syndicats en 2007 pour évincer Lansana Conté du pouvoir, ils se sont servis de la libération de Mamadou Sylla, actuel leader de l’UDG jusque-là enfermé dans un cachot de la Maison centrale de Coronthie. Le mensonge de ce jour, c’est qu’on a attribué au chef de l’Etat d’alors qu’il a dit à qui veut l’entendre : « J’ai libéré Mamadou Sylla, parce qu’en Guinée, la justice c’est moi ». Le lendemain, on a raconté partout qu’il délire. Manifestement, cette fois encore la même méthode a fonctionné.

La rumeur a été injectée dans l’opinion publique, amplifiée et entretenue que les contractuels de l’éducation sont allés en grève, parce que l’Etat après la proclamation des résultats du concours avait mis à la porte les non-admis de ces contractuels en situation de classe depuis cinq ans pour certains et huit ans pour d’autres. Or, lors de sa rencontre avec les médias au Novotel le 17 février dernier, le chef de l’Etat en personne a affirmé avoir demandé aux leaders syndicaux de lui présenter les contractuels non admis de huit ans de service pour qu’il les engage. Rien. Il est allé jusqu’à cinq ans de service. Impossible d’en trouver de la part des contestataires.

Par finir, le Président Condé a indiqué que les contractuels qui n’ont pas de niveau bénéficieront d’une année de formation gratuite dans les ENI et du paiement de leur prime habituelle avant d’être testés à nouveau pour la fonction publique.

Mais en plus, 70% des contractuels présentés à ce concours sont admis et aucun de ces enseignants en situation de classe (admis ou non) n’a été viré. N’empêche, il se racontera partout que le gouvernement a été ingrat vis-à-vis de ces contractuels qui devraient pour beaucoup de personnes être versés directement à la Fonction publique sans aucun test préalable. Même s’il fallait violer la loi qui voudrait qu’on intègre la Fonction publique que par voie de concours et même s’il fallait aussi faire fi du niveau des enseignants pour la qualification duquel pourtant l’Etat consent beaucoup de sacrifice.

L’entrée en scène du syndicat Au même moment, les syndicalistes déjà en négociation avec les autorités autour de la nouvelle grille salariale des fonctionnaires ont été comme par enchantement pris de court par leur base, pour exiger une augmentation de salaire ex-nihilo.

La coïncidence ou la jonction des revendications des contractuels et de l’intersyndicale de l’éducation est-elle fortuite ? Toujours est-il que certains (non pas des grévistes, leur plateforme en faisant foi) ont réclamé après ; que des têtes tombent. Têtes de membres de gouvernement dont la responsabilité dans la survenue de la crise n’a pas été établie de façon formelle et implacable. Or « la cause du mal est la maladie et non le médecin », dixit Machiavel.

Un observateur a ainsi déclaré à propos qu’en réalité, le limogeage de ministres en pleine crise aurait ouvert la voie à la demande de la démission du président de la République lui-même par d’éventuels manifestants. Vrai ou faux ?

Toujours est-il que certains casseurs (qui n’étaient manifestement pas des élèves) l’avaient scandé dans les rues enflammées de Conakry, ce lundi noir, donnant ainsi échos à des appels lancés à partir des sièges de partis d’opposition le week-end précédent.

Et comme il fallait s’y attendre, Alpha Condé qui a certainement fleuré le coup n’a pas prêté le flanc au traquenard. Un autre signe qui ne doit point tromper est que du début au dénouement de cette crise, des messages de condamnation des violences et de sensibilisation à la non-violence auront été rares dans les médias.

Tout se passait comme si c’est tout le monde qui voudrait d’un soulèvement populaire. Pour quelles rasions ? Le malaise dû aux réformes, comme cela est le cas dans tous les pays qui aspirent au développement, a-t-il été récupéré par certaines personnes pour provoquer une insurrection ?

En tout cas beaucoup de personnes le pensent. Et dans les explications qui suivent, de nombreuses personnes se demandent comment se fait-il que les enseignants pourtant de bonne foi qui ont bénéficié de près de 160% de hausse de salaires sous le régime d’Alpha Condé se sont-ils radicalisés et sont restés si longtemps sourds à toutes les supplications des pouvoirs publics ?

Au point qu’il fallut l’implication des bailleurs de fonds de la Guinée pour faire plier les syndicalistes. Les risques encourus par la Guinée…

Heureusement que les grévistes ont entendu raison. Sinon, si le gouvernement cédait sur la revendication principale des syndicalistes, les grévistes allaient faire courir beaucoup de risques au pays. A en croire une source gouvernementale, le maintien de la valeur monétaire du point d’indice des enseignants à 1030 aurait entrainé un dérapage des dépenses publiques de 560 milliards de francs guinéens par an. Comment l’Etat aurait-il financé cela ?

Toutes les options envisageables étaient préjudiciables au dernier consommateur que nous sommes. La planche à billet (inflation), la hausse de la TVA, l’augmentation du prix du carburant, le gèle d’importants projets dans différents secteurs de la vie économique du pays.

Tels que les projets routiers (construction et réhabilitation), services sociaux de base (eau, électricité, transport, soins de santé, l’éducation, etc.) Sans oublier que les partenaires financiers qui n’auraient pas été d’accord avec ce dérapage budgétaire allaient priver la Guinée d’importants concours financiers en perspective.

Evidemment, tout cela aurait représenté une véritable injustice des 110 000 fonctionnaires de l’Etat (entrainés par l’effet domino de la grève de l’éducation) vis-à-vis du reste de la population guinéenne qui est estimée à 11 millions d’habitants. Mais ce qui était important, c’est qu’il y ait un accord. Et sur ce plan, reconnaissant à juste raison les efforts du corps enseignant, le gouvernement a consenti au terme de l’accord signé le 20 février, d’importants avantages à celui-ci.

Notamment des primes et les pensions. Les contractuels de plus de cinq ans ayant échoué au concours sont d’office recrutés et les autres seront à former dans les écoles spécialisées (ENI et ISSEG) avec à l’appui leurs indemnités qu’ils ont touchées jusque-là. Ainsi la sagesse aura triomphé de la passion pour que les Guinéens tirent les leçons de tout cela. Et pour cause…

Choses vues à Conakry Les tragiques journées noires de Janvier et Février 2007 ont désormais leur sœur jumelle, c’est bien celle de ce lundi 20 février. Soit dix ans après, et au même mois. La coïncidence est-elle fortuite ? Rien n’est moins sûr.

En tout état de cause, ceux qui se sont aventurés dans les rues de Conakry le lundi dernier ont dû voir les stigmates de l’apocalypse qu’ils vont difficilement oublier. Les troncs d’arbres, les pneus enflammés, les ordures, les blocs de pierre, les tables d’étalagistes et mêmes des murs de la haine, faits en briques, toutes ces choses se sont données rendez-vous dans les rues asphaltées de la capitale.

Soigneusement gardées par des nervis, des Guinéens prêts à en découdre et ainsi prêts à empêcher leurs frères et sœurs de joindre leurs postes de travail ou de rejoindre leurs domiciles. Ces personnes qui faisaient des vas et viens dans les ruelles fermées de Taouya, Kakimbo, Kipé et autres faisaient pitié dans leurs voitures ou sur leurs motos.

Encore plus des malades qui n’ont pas pu rallier ce jour les hôpitaux et qui ont mourir si leur maladie ne s’est pas aggravée. Une personne âgées fatiguée à son volant accompagnée d’une femme enceinte m’a dit à Taouya : « Ce que je vois dans la rue est tout sauf une grève. Sauf une cause pour les élèves. J’ai peur ».

Et pourtant, toute la violence qui a déferlé sur Conakry ce lundi noir ne se justifiait pas. Car jamais durant la crise, il n’y a eu rupture entre les parties au dialogue. Forcément, elles seraient arrivées à un accord.

Pourquoi des Guinéens devaient perdre la vie, d’autres être mutilés tout le reste de leur vie ? Tout cela, au nom, non pas de la colère, mais de la haine tout simplement. Les Guinéens doivent faire attention. Car la guerre se construit tous les jours et de cette manière. A méditer !

Sékouba Savané, journaliste

 
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OUVERTURE A CONAKRY DE LA TABLE RONDE NATIONALE SUR L’INITIATIVE POUR UN DEVELOPPEMENT MINIER RESPONSABLE

2017/2/22

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 21 Février 2017 – Le Président Alpha Condé a procédé ce mardi au lancement des travaux de la Table ronde nationale sur l'initiative pour un développement minier responsable, en présence du Premier ministre Mamady, de quelques membres du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers de notre pays.

Cette table ronde qui réunit les principaux acteurs du secteur minier impliqués dans la gouvernance des industries extractives a pour objectif d'échanger sur les contours d'une vision stratégique du développement du secteur minier en Guinée, mais aussi d'amorcer un dialogue entre les différentes parties prenantes afin d'identifier les principales questions liées au développement responsable et dégager des pistes de solution.

Actuellement, l'exploitation minière de la Guinée représente environ 13 % du PIB, 20 % des recettes publiques et 80 % des recettes d'exportation. Depuis 2011, la Guinée, à travers le Ministère des Mines et de la Géologie, a réinventé son modèle de développement afin que la valorisation de ses ressources naturelles serve à répondre aux aspirations de sa population. Les nombreuses réformes déjà engagées dans ce sens ont notamment conduit à l'adoption d'un nouveau code minier et au renforcement de la transparence dans la gestion secteur. Il s'agit maintenant d'accélérer ces réformes, de concert avec l'ensemble des acteurs, en vue de dégager une vision partagée du développement du secteur, d'où la tenue de cette table ronde nationale.

Le Gouvernement guinéen entend se baser sur l'approche structurée développée par le Forum Economique Mondial (WEF, en anglais). Cette approche repose sur un outil collaboratif pour la gestion de la valeur dans le secteur minier qui prend en compte sept dimensions présentant un potentiel de création de profit dans le secteur minier, à savoir :

1. la fiscalité ;
2. l'emploi et les qualifications ;
3. l'environnement et la biodiversité ;
4. les conditions socioculturelles;
5. les filières d'approvisionnement ;
6. la filière de transformation à valeur ajoutée et les activités en aval;
7. les infrastructures.

Des aspects qui seront enrichis par la présente table ronde qui devra prendre en compte la diversification de l'économie nationale avec le développement d'autres secteurs à partir de l'écosystème mis en place par l'exploitation minière.

C’est pourquoi, Séraphine Wakana, Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies et représentante du PNUD en Guinée, dira que dans les prochaines décennies, le secteur minier sera amené à prendre une place toujours plus importante, dans les enjeux du développement, tant au niveau du continent africain qu’en Guinée. Poursuivant, Séraphine Wakana a affirmé que cette table ronde nationale sur l’initiative pour un développement minier s’inscrit en droite ligne avec la vison minière africaine, qui a placé au centre de son action l’importance de renforcer les capacités des États africains à élaborer et réaliser par eux-mêmes leurs priorités de développement pour mieux s’acquitter de leurs responsabilités sociales et économiques.

Pour le Ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, il s’agit de dégager les principes directeurs pour une vison partagée du développement du secteur minier à partir d’une compréhension commune des contraintes et des opportunités en identifiant les compromis acceptables qui va permettre une optimisation des bénéfices pour tous. Plus loin, Abdoulaye Magassouba dira que la présente table ronde devra permettre de poser les bases d’un plan stratégique national pour le secteur des mines et instituer un groupe de travail pour mettre en œuvre les résultats de l’initiative pour un développement minier responsable et institutionnaliser une plateforme de dialogue réunissant toutes les parties impliquées.

Pour terminer, le Président Alpha Condé a, d'entrée de jeu, martelé que malgré les nombreux progrès réalisés dans le secteur des mines depuis 2011, il faut mettre l'accent sur les insuffisances du secteur. Cette table ronde participera à les définir et à proposer des solutions pérennes et concrètes.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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William Sassine d’outre-tombe : « Guinée ou Les révoltés du Bounty dans le Titanic » (Saïdou Nour Bokoum)

2017/2/21

Aujourd'hui en Guinée J’ouvre ici une des coursives du bateau guinéen devenu, Les révoltés du Bounty dans le Titanic. Deux tragédies historiques transposées à l’écran par Hollywood. Mais mon propos ne prend de sens qu’en lisant les histoires vraies de ces deux catastrophes humaines séparées par deux siècles. Les révoltés du Bounty étaient l’équipage d’un navire dont le capitaine était contesté par ces derniers pour son extrême rigueur, voire sa cruauté. Ils le jetèrent à l’eau et décidèrent de rester dans l’île dont ils traitèrent les natifs en quasi-esclaves, mais ces derniers finirent par les massacrer. Le capitaine quant à lui, put parvenir en Angleterre dans une simple chaloupe au terme d’un parcours inouï et héroïque de 7OOO kilomètres.

Le film Le Titanic, mieux connu par les Guinées – en principe – fit naufrage en heurtant un bloc de glace et tous ses passagers restèrent dans les bas-fonds, sauf quelques miraculés, dont une dame qui relate l’histoire et que Hollywood transformera en une merveilleuse idylle entre deux jeunes premiers ; mais si l’acteur Léonardo Di Caprio est devenu le Brando du 21èmesiècle qui jouait le meneur de la mutinerie du Bounty, Kate Winslet sa partenaire semble être retombée dans les bas-fonds en compagnie de la carcasse du Titanic, tout comme Rose, le personnage qu’elle incarnait. Qui se souvient de ces deux-là ? Ainsi en est-il de la Guinée d’aujourd’hui : une classe hégémonique est au gouvernail d’un navire qui a mis le cap sur nos dorsales gonflées de minerais, naviguant entre le mont Nimba ou le Simandou. La masse qui croupit dans les cales, serait le conglomérat des roturiers embarqués sur le Titanic, en partance pour le paradis de l’émergence, en compagnie des BRICS, (1) en chantant « Guinea’s back ! », pendant que les Sirs et dames de l’aristocratie londonienne, vautrés dans ses cabines de luxe, croient que le Titanic les emportait vers « le rêve américain ». L’imbrication et l’analogie de ces deux drames historiques est encore plus cruelle avec la suite de l’aventure des révoltés du Bounty «échoués aux Îles Pitcairn, après avoir jeté leur capitaine à la mer. En effet se sont retrouvés très vite pires dans la cruauté, envers des populations de l’île où ils avaient décidé de planter le drapeau félon de leur « indépendance » ; populations réduites à « être » des bêtes de somme. Mais « Les sauvages » se révolteront à leur tour contre les rebelles blancs assoiffés de liberté devenus maîtres pourfendeurs de libertés. Les sauvages ilotes, leurs hôtes, seront à la hauteur de leur « réputation » européocentriste : « sauvages », « cruels », en maniant des haches, des sagaies, voire leurs crocs, etc.

L’Etat sauvage qu’est devenue la Guinée est ce bateau sur lequel se sont embarqués les passagers du Titanic, les sauvages de la Polynésie et piloté d’abord par Trevor Howard, puis par Marlon Brando et l’équipage révolté.

Quand des« vendeurs de takoula, des marchandes de kou kalama, quand des danseurs de doumdoumba »,sont promus aux plus hautes fonctions de l’Etat, alors que de jeunes cadres honnêtes et compétents n’ont le choix qu’entre moisir ou mourir, il ne reste plus au grand metteur en scène de la tragédie guinéenne, maître du « final cut », qu’à faire comme leurs modèles hollywoodiens, la promotion et l’hégémonie d’une « classe » cruelle, engoncée dans la jouissance avec les beautés tropicales, en refusant d’affronter la Loi anglaise et les rigueurs de la sélection par la compétence.

Mais nous sommes bien en Guinée et pas au bord de la Tamise et voilà qu’à l’occasion du 20èmeanniversaire de sa mort, d’outre-tombe, William Sassine qui, à 53 ans a trinqué sa vie à notre santé, après avoir donné des conseils à Fory Coco, le général président d’alors revoici Sassine , suppliant Alpha Condé.

Ainsi :

Alpha fais comme Julius Niéré, ne fais pas comme Idi Amine

Alpha fais comme Rawlings, Kufuor, ne fais pas comme Eyadéma

Alpha fais comme Amadou Toumani Touré, Alpha Oumar Konaré, ne fais pas comme

Moussa Traoré

Alpha fais comme Kérékou, ne fais pas comme Paul Bya

Alpha, fais comme Abdou Diouf, ne fais pas comme Ali Bongo ou Sassou Nguesso

Alpha, fais comme Abdoulaye Wade, ne fais Pas comme Idriss Déby

Alpha fais comme Senghor, ne fais pas comme ton ami Issoufou du Niger

Alpha fais comme Yaya Jameyh grâce à toi (?)

Ne fais pas comme..Alpha Condé en Guinée.

Alpha j’ai vu les Révoltés du Bounty à Kankan

C’était au cinéma de papa.

Quant au Titanic,

Je suis parti l’année où il naquit

Le Titanic ?

Il est né trois décennies avant moi

Alors j’ai quitté Alfa

Pour rejoindre Oméga

Le même bateau quoi :

Les Révoltés du Bounty dans le Titanic !

Héé Kéla !

Je ne suis pas Sassine qui tous les lundis assassinait la Bêtise majoritaire. En écrivant. En vain. Mais je ne suis pas un roturier du Titanic, ni un révolté de l’équipage du Bounty, massacreur de « peuplades ».

Aujourd’hui les jeux sont faits. Les ballades en haute mer dans un Titanic envahi par les révoltés du Bounty, très peu pour moi. Mais j’ai tout aussi horreur de me tourner les pouces ou me torturer les méninges en regardant la mer se retirer avec l’enfant du bain, emportée comme jadis, La promesse de l’aube, née un historique 28 septembre, massacrée un autre lugubre 28 septembre.

Et moi j’ajoute en me répétant.

Il te suffit de faire libérer AOB, Fatou Badiar et leur compagnons d’infortune.

Baisser le litron à la pompe, en tenant compte de la petite hausse ( ?) du prix actuel du baril

Accéder immédiatement et non pas en septembre aux revendications des syndicats à la base, deal que les leaders ont niaisement (seulement ?) et trop vite signé.

Supprimer la TVA ou en tout cas faire en sorte que ce ne soit pas la ménagère qui trinque en fin de parcours de ce vide-panier qui a aggravé la misère depuis tes mandatures.

Rouvrir les écoles, ce qui ne serait qu’une des heureuses conséquences de la satisfaction de leurs revendications.

La qualification des maîtres, la « sur-formation » des contractuels en plus ou en moins, sont des données, des paramètres à mettre en perspectives pour une véritable reconstruction de L’Ecole guinéenne actuellement en faillite de haut en bas.

Ce sont là des mesures urgentes, immédiates à prendre pour accompagner ces nouveaux martyrs de la démocratie cannibale de ce pays où le scandale géologique est synonyme de scandale humanitaire devenu centenaire. Sinon tu seras comptable des 5 morts de cette journée du 20 février qui s’ajouteront à tous les morts, crimes de sang, viols commis depuis 1956 où le Nègre a pris le pouvoir en Guinée. C’est la triste loi de l’accumulation primitive du pouvoir.

Les syndicats ou plutôt les leaders ont attendu qu’il y ait 5 morts pour accepter d’attendre septembre pour mettre sur la table leur revendication phare : ils seront comptables de tous ces morts.

Les principaux acteurs politiques ont attendu qu’il y ait encore 5 morts qui rejoindront tous les autres morts, pour se fendre de nouvelles et veules déclarations et ne reprendront les rues que pour parler d’élections, c’est-à-dire faire entendre les glouglous de leurs ventres mous.

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

Note 1) BRICS : Brésil, Russie, Indes, Chine et Afrique du Sud, dits pays émergents..

 
Guinée: Violences meurtrières malgré l'accord entre enseignants et gouvernement

2017/2/21

Aujourd'hui en Guinée Les syndicats ont suspendu leur grève, ce lundi 20 février, suite à la signature d'un accord après 13 jours de négociations. Pourtant de violentes manifestations ont éclaté principalement dans la banlieue de la capitale guinéenne, faisant au moins cinq morts selon le gouvernement, à Cosa, sur l'axe Bambeto - Hamdalaye mais également à Gbessia, près de l'aéroport, Dabondy ou Yimbaya, des zones habituellement calmes.

Après quelques heures de flottement, la cérémonie de signature de l'accord a finalement eu lieu ce lundi après-midi. « Les résultats qui ont été obtenus peuvent être considérés comme des résultats satisfaisants, salut Aboubacar Sy Savané, secrétaire général du syndicat SLEG. Au terme des travaux, nous pouvons annoncer que la grève que nous avons déclenchée est suspendue. »

Pourtant, à la Bourse du travail, les militants de la base syndicale n'ont pas été consultés en assemblée comme annoncé par leurs représentants. Et pour certains d'entre eux, la grève ne s'arrête pas.

Réouverture des écoles mercredi

Mais le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara a annoncé une réouverture des écoles ce mercredi. C'est d'ailleurs ce que réclamait une partie des manifestants dans les rues ce lundi matin. A l'image de Mamadou Diallo qui a participé à un sitting en face d'un lycée du centre-ville : « Nous sommes pro-éducation. Nous sommes pour les enfants. Les syndicats ce sont ceux qui défendent les enseignants. Leurs problèmes ne nous concernent pas. Tout ce que nous demandons, c'est que nos jeunes frères, nos enfants, nos fils soient dans les classes et que les classes ouvrent maintenant ! »

Après cette action, plusieurs membres de la société civile ont été interpellés. D'autres arrestations ont été constatées en banlieue. Conakry a été lundi « le théâtre de manifestations non déclarées et interdites », marquées par des « actes de violence, de vandalisme », elles « ont malheureusement causé la mort d'au moins cinq personnes » et fait « 30 blessés dont des membres des forces de l'ordre », a indiqué le gouvernement guinéen dans un communiqué publié dans la soirée. Le bilan des morts a été confirmé à l'Agence France-Presse (AFP) par une source jointe à l'hôpital Ignace Deen de Conakry où se trouvent les corps.




RFI

 
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COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT RELATIF À LA REPRISE DES COURS CE MERCREDI 22 FEVRIER 2017

2017/2/21

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 20 Février 2017 - Suite au Protocole d’Accord signé entre le Gouvernement et l’Intersyndicale de l’Education et à la suspension du mot d’ordre de grève qui s’en est suivie, les Ministres en charge du Système éducatif informent l’ensemble des parents d’élèves, les enseignants, les élèves, les étudiants et les partenaires en éducation que les cours reprendront le Mercredi 22 Février 2017 à 8 heures sur toute l’étendue du territoire national.

Les Ministres saisissent cette opportunité pour rassurer les acteurs et partenaires de tous les ordres d’enseignement que des dispositions pédagogiques sont prises pour récupérer l’ensemble des jours de cours perdus.

Ils réaffirment leur détermination à suivre l’exécution correcte des différents programmes d’enseignement et de s’assurer de leur achèvement dans les conditions requises.

Les autorités des Structures déconcentrées de l’Education sont chargées de l’application correcte et diligente des présentes dispositions.

Ont signé

Dr Ibrahima KOUROUMA

Damantang Albert Camara

Abdoulaye Yéro Baldé

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

 
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L'intégralité de l'accord entre le gouvernement guinéen, syndicats et patronat

2017/2/21

Aujourd'hui en Guinée Les guinéens et leurs amis ont ainsi émis, ce lundi 20 février 2017, un grand ouf de soulagement suite à la signature et à la publication d'un protocole d'accord entre le Gouvernement guinéen, syndicats et le patronat pour mettre fin à la grève qui secoue le secteur de l'éducation nationale depuis le 6 février 2017. Nous vous l'intégralité de cet accord :

INTEGRALITE DU PROTOCOLE D’ACCORD ENTRE LE GOUVERNEMENT, LES SYNDICATS ET LE PATRONAT.
Écrit par CCG font sizedecrease font size increase font size Print , Email

INTEGRALITE DU PROTOCOLE D’ACCORD ENTRE LE GOUVERNEMENT, LES SYNDICATS ET LE PATRONAT.
Conakry, le 20 Février 2017 – Protocole d’Accord
Entre
I. Le Gouvernement de la République de Guinée représenté par :
1. Monsieur Damatang Albert CAMARA, METFPET
2. Monsieur Sékou KOUROUMA, MFPREMA
3. Dr Mohamed Lamine DOUMBOUYA, MB
4. Dr.Binko Mady TOURE, SGL/MESRS
5. Michel KOÏVOGUI, SGL/METFPET
6. Mohamed TRAORE, C/CAB/MFPREMA
7. Kéléfa DIALLO, C/CAB/MEPUA
8. Ousmane BANGOURA, CGA/PREMA
9. Alpha Amadou BAH, Cons/ Modernisation/MFPREMA
10.Lansana Kant KOUROUMA, Conseiller/MFPREMA
11.Alhassane KABA, Conseiller/MFPREMA
12.Sékou DOUMBOUYA, DNGPEEC/MFPREMA
13.Sékou Rouge CONDE, SNCEPC/MFPREMA
14.Djoumé CAMARA, IGAAP/MFPREMA
15.Zaoro Antonio DELAMOU, DNMSIGRH/MFPREMA
16.Abraham Richard KAMANO, DNB/M. BUDGET
17.Ibrahima Kalil DIANE, DNSI/M. BUDGET
18.Oueret Ernest GUILAVOGUI, DNASI/M. BUDGET
19.Alsény Sékou CAMARA, Cabinet /MFPREMA
20.Abdourahamane Aziz DIALLO, C/Div. /M. BUDGET
21.Momo BANGOURA, DNESUPP/MESRS
22.Sory Bantou OULARE, Chef Div. Solde/M. BUDGET
23.Mamadou FOFANA, CS Solde/M. BUDGET
24.Mohamed DIANE, DRH/MEPUA
25.Aly Saliou KEÏTA, DRH/MESRS
26.Moussa Assagbé CONDE, Attaché de Cabinet /MFPREMA
27.Doudou Crespin KEÏTA, CS Audit /M. BUDGET
28.Mamadou Diouldé BARRY, DNMSIGRH/MFPREMA
29.Moussa KEÏTA, Ass.C/CAB/MFPREMA
30.Kémoko KEÏTA, Assist./MFPREMA
31.Daouda KEITA, SENAREC


II. Les Organisations Patronales représentées par :
1. Hadja Aissatou Gnouma TRAORE, Présidente/CPEG
2. Ismaël KEÏTA, Président/PAG
3. Sékou CISSE, Vice-Président/CNPG
4. Elhadj Mansa Moussa SIDIBE, Vice-Président/CPEG
5. Ben Youssouf DIALLO, Vice-Président/PAG


III. L’Intersyndicale FSPE/SLECG de l’Education représentée par :
1. Dr.Elhadj Souleymane SY SAVANE, SGL/SLECG
2. Elhadj Amara Balato KEÏTA, SGL/FSPE
3. Aboubacar SOUMAH, SLECG/USTG
4. Kadiatou BAH, SLECG/USTG
5. Mariama SYLLA, BEN/FSPE/CNTG
6. Dr Namory KEÏTA, BEN/SLECG/USTG
7. Emmanuel BANGOURA, BEN/SLECG/USTG
8. Dr Moustapha TOURE, BEN/FSPE/CNTG
9. Ben Soriba CAMARA, FSPE/CNTG
10.Lansana YANSANE, FSPE/CNTG
11.Demba BANGOURA, SLECG/USTG
12.Mady CAMARA, FSPE/CNTG

Appuyée par les Centrales Syndicales CNTG/USTG représentées par :
1. Elhadj Ahmadou DIALLO, SGL/CNTG
2. Louis M’Bemba SOUMAH, SGL/USTG
3. Mamadou MANSARE, SGA/CNTG
4. Abdoulaye CAMARA, SGA/USTG
5. Mamadou Bapathé DIALLO, CNTG
6. Sékou CAMARA, SE/CNTG
7. Madeleine TOUNKARA, SE/CNTG
8. Sophie Danielle KOUROUMA, BE/CNTG
9. Mariama Dalanda BARRY, BE/USTG
10.Elhadj Mamadou Alpha DIALLO, FESABAG/USTG
11.Macka SECK, SE/CNTG
12.Mamadouba SOUMAH, SE/CNTG
13.El hadj Ibrahima Sory DOUMBOUYA, BE/USTG
14.El hadj Alpha Mamadou DIALLO, BE/USTG

Sous la médiation du Ministère en charge du Travail représenté par l’Inspecteur Général du Travail, Dr Alia CAMARA assisté de Mme FABER Zénab CAMARA, Inspectrice Générale Adjointe du Travail et de Monsieur Amara 2 CAMARA, Assistant.

Faisant suite à l’avis de grève du 30 Janvier 2017 de l’Intersyndicale FSPE/SLECG de l’Education et après une ultime et sage intervention de Monsieur le Président de la République sur l’ensemble des points inscrits dans ledit avis ;
Les parties ont convenu de ce qui suit :
I- De l’application de certaines résolutions du protocole d’accord du 19/02/2016
a- De la revalorisation des faibles pensions.
Les parties reconnaissent que ce point est réglé suite au Décret D/2017/042/PRG/SGG du 17 février 2017 portant révision du taux du minimum vital en faveur des faibles pensions à hauteur du SMIG (440.000 GNF).

b- De la revalorisation des pensions civiles des agents de l’Etat.
Le Gouvernement s’engage, à travers les Ministères en charge des Finances et du Budget, à mettre à la disposition du Ministère de la Fonction Publique, les 30 Milliards de GNF reversés au Trésor Public suite à l’assainissement du fichier de la Fonction Publique par la biométrie. Ce montant est destiné à :
- l’enrôlement des fonctionnaires en attente ;
- l’assainissement des fichiers des pensionnés et des contractuels temporaires ;
- l’étude actuarielle prévue par la CNPSAE à démarrer fin avril 2017.

c- De l’indemnité de départ à la retraite.
Suite à l’Avenant du 24 mai 2016 sur cette question, le Gouvernement s’engage à soumettre immédiatement au Président de la République, le projet de Décret instituant l’Indemnité de départ à la retraite en République de Guinée fixée à hauteur de deux (02) mois de salaire.

II- Des Revendications de l’Intersyndicale de l’Education FSPE/SLECG 2017.

a. Du maintien de l’ancienne valeur monétaire du point d’indice à 1030 au lieu de 751.

Après de larges explications entre les parties sur les conséquences du maintien de la valeur monétaire du point d’indice à 1030 entrainant une augmentation supplémentaire de 40%, les parties s’accordent de remettre cette question lors des négociations tripartites de septembre 2017.

A cet effet, une commission tripartite composée des experts nationaux sera mise en place pour mesurer l’impact de cette demande. Cette commission sera appuyée par une expertise internationale spécialisée en question salariale.
La commission sera mise en place au plus tard fin mars 2017.

b. Du maintien de tous les fonctionnaires rétrogradés lors de la transposition dans leurs anciens grades.
A la suite des explications détaillées fournies par la partie gouvernementale justifiant qu’il n’y a pas eu de rétrogradation dans la transposition des anciennes aux nouvelles grilles indiciaires, le Gouvernement s’engage à examiner et à corriger tous les cas justifiés.

c. De la prise en compte effective de l’ancienneté dans la transposition.
Le Gouvernement accepte de prendre en compte l’ancienneté dans la transposition.

A cet effet, il s’engage :

ü à identifier les fonctionnaires concernés par tranches d’ancienneté de 10 à 14 ans ; de 15 à 19 ans ; de 20 ans et plus à diplôme égal ;

ü et à faire des bonifications de grades et d’échelons en faveur des fonctionnaires de toutes hiérarchies ayant atteint le plafond de leurs hiérarchies respectives avant la transposition et ceux des hiérarchies B2, A2 et A3 qui ont été rattrapés au moment de la transposition.

d. De la revalorisation du Statut Particulier de l’Éducation conformément à son article 100.

Le Gouvernement s’engage à satisfaire tous les points de revendication non satisfaits relatifs aux dispositions du Statut Particulier de l’Éducation.
A cet effet, les parties s’accordent de revaloriser les primes et indemnités comme suit :

20% pour les indemnités de zone, les primes pour classes multigrades, indemnités de risque de travail et primes d’encadrement pédagogique ;
pour la prime de craie ;
pour la prime de préparation ;
l’indemnité de documentation, l’indemnité d’installation et le fonds de stimulation pour les enseignants et chercheurs restent inchangés.

Lesdites primes et indemnités seront payées fin mars 2017.

e. De l’engagement à la Fonction Publique de tous les contractuels d’État de l’Education déjà immatriculés et les homologues des universités.

Tout en reconnaissant que le recrutement à la Fonction Publique se fait par voie de concours conformément à la Loi (Statut Général des Fonctionnaires), le Gouvernement s’engage à recruter hors concours tous les enseignants contractuels immatriculés en situation de classe non admis au concours de recrutement des enseignants, session 2016 ayant au moins 5 ans d’ancienneté dans l’enseignement actif.

En dessous de 5 ans d’ancienneté de service, les parties s’accordent que les contractuels concernés soient au préalable formés et évalués dans les institutions de formation d’enseignants (ENI – ISSEG) tout en conservant leurs salaires de contractuels sous forme de pécule pour une année scolaire.

f. Du reclassement et de la prise en charge financière des enseignants admis au CAP et au 2ème CERTIFICAT.

Les parties reconnaissent que ce point est déjà satisfait dans la mesure où les arrêtés de reclassement sont publiés et transmis au Ministère du Budget pour prise en charge financière. A cet effet, le Gouvernement s’engage à rendre effective cette prise en charge au plus tard le 31 mars 2017.

g. De la reconnaissance et de la prise en compte des Diplômes délivrés par les universités étrangères.

Les parties s’accordent à prendre en compte tout Diplôme reconnu et validé par la Commission Nationale de Reconnaissance et d’Equivalence des Diplômes, Titres et Grades Universitaires.

h. De la publication des Bulletins de paie avant le paiement du salaire.
Le Gouvernement s’engage à publier régulièrement les bulletins avant la paie de chaque mois et cela à compter du mois de février 2017.

Les négociations se sont déroulées dans une atmosphère de franche collaboration et ont restauré la confiance mutuelle entre les parties.

En conséquence, l’Intersyndicale de l’Education FSPE/SLECG décide de la suspension de la grève déclenchée le Lundi 06 février 2017 à compter de ce jour Lundi 20 février 2017.

Enfin, les parties s’accordent de mettre en place une commission tripartite de suivi de l’application des points d’accord du présent protocole.


Fait à Conakry, le 20 février 2017


Ont signé


Pour l’Intersyndicale Pour le Patronat Pour le Gouvernement
Le Secrétaire Général Le Ministre de l’Enseignement
du SLECG Technique, de la Formation
Professionnelle, du Travail
et de l’Emploi
Dr Souleymane SY SAVANE Damatang Albert CAMARA
Le Secrétaire Général de la FSPE Le Ministre du Budget
Elhadj Amara Balato KEÏTA Dr Mohamed Lamine DOUMBOUYA
Pour l’Intercentrale CNTG/USTG
Secrétaire Général CNTG
Secrétaire Général USTG
Elhadj Ahmadou DIALLO
Louis M’Bemba SOUMAH
La Médiation
Dr Alia CAMARA
Inspecteur Général du Travail

 
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Bilan des manifestations de la journée :Cinq morts, 30 blessés et 12 interpellations

2017/2/20

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 20 Février 2017 – Suite à l’appel à manifester et aux actes de violences, de vandalisme qui en ont résulté, en dépit de l’accord obtenu ce dimanche avec les syndicats après plusieurs jours de négociations, notre capitale a été le théâtre de manifestations non déclarées et interdites par le Gouverneur de la Ville de Conakry.

A la mi-journée, ces manifestations ont malheureusement causé la mort d’au moins cinq personnes et créé des perturbations dans la circulation sur les différents axes routiers.

En outre, ces manifestations illégales et interdites ont provoqué des dégâts matériels importants sur des ambulances et des Centres Médicaux Communaux.

Ainsi, de source policière et hospitalière, le bilan s’évalue ainsi que suit : *30 blessés dont des membres des forces de l’ordre ; *12 personnes interpellées dans les communes de Kaloum et Matam.

Le Gouvernement condamne les événements ayant conduit au décès de ces personnes et appelle l’ensemble des acteurs à plus de retenue et de responsabilité.

Le Gouvernement rappelle également qu’aucune divergence ne saurait justifier les violences perpétrées au cours de cette journée et réitère sa ferme détermination à poursuivre toutes les personnes impliquées dans ces actes barbares et rétrogrades.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT RELATIF AUX MANIFESTATIONS NON AUTORISEES DE CE LUNDI

2017/2/20

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 20 Février 2017 – Suite à l’appel à manifester et aux actes de violences, de vandalisme qui en ont résulté, en dépit de l’accord obtenu ce dimanche avec les syndicats après plusieurs jours de négociations, notre capitale a été le théâtre de manifestations non déclarées et interdites par le Gouverneur de la Ville de Conakry.

A la mi-journée, ces manifestations ont malheureusement causé la mort d’au moins cinq personnes et créé des perturbations dans la circulation sur les différents axes routiers. En outre, ces manifestations illégales et interdites ont provoqué des dégâts matériels importants sur des ambulances et des Centres Médicaux Communaux.

Ainsi, de source policière et hospitalière, le bilan s’évalue ainsi que suit :

• 30 blessés dont des membres des forces de l’ordre ;

• 12 personnes interpellées dans les communes de Kaloum et Matam.

Le Gouvernement condamne les événements ayant conduit au décès de ces personnes et appelle l’ensemble des acteurs à plus de retenue et de responsabilité.

Le Gouvernement rappelle également qu’aucune divergence ne saurait justifier les violences perpétrées au cours de cette journée et réitère sa ferme détermination à poursuivre toutes les personnes impliquées dans ces actes barbares et rétrogrades.

CCG

 
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De l’anarcho syndicalisme à la récupération politique (Par Docteur Aboubacar Sangaré)

2017/2/20

Aujourd'hui en Guinée Alors que le gouvernement s’active à trouver des solutions aux problèmes des travailleurs, des manifestations sauvages ont causé ce lundi d’énormes dégâts.

La lutte pour ‘’l’amélioration des conditions de vie des travailleurs’’ a vraiment le dos large. Au nom de cette antienne, des vandales saccagent des biens publics et privés, molestant au passage d’innocents passants, pendant que des politiciens en panne d’imagination et cloîtrés dans leurs salons glosent sur les conséquences «désastreuses» (sic) de la politique gouvernementale sur la vie des citoyens. Dans le deuxième cas (celui des politiciens) on peut dire que c’est de bonne guerre si tant est qu’ils jouent leur rôle, même si c’est maladroitement, aucune proposition pour régler le problème n’étant venue d’eux. Par contre, on ne peut donner un blanc-seing aux syndicats qui sont censés lutter pour améliorer les conditions de vie des travailleurs. Or, toutes les mesures prises par le gouvernement tendent vers cet objectif, avec la satisfaction de 99% des points de revendication.

Une politique qui entraîne un manque à gagner pour le gouvernement ce qui devrait lui valoir le soutien de tous, plutôt que cette volée de bois vert qui s’abat sur lui. Du coup, on se prend à chercher les causes de cet acharnement ailleurs, ce qui nous amène de plain-pied dans ce qu’il faut qualifier d’anarcho-syndicalisme. Entendez le syndicalisme qui «déborde» de ses objectifs initiaux pour investir le champ politique. Le ton est donné lorsque nos pseudo-syndicalistes affirment que «la grève ne sera jamais levée sans la satisfaction totale des points de revendication».

Le lien subjectif qui doit «féconder» les conditions objectives pour entraîner la révolution est ainsi fait. Il ne reste plus qu’à pousser «l’armée des exploités» dans la rue pour espérer un «déclic» de l’armée face à la chienlit qui s’instaurera ainsi progressivement. Un schéma classique qui a déstabilisé bien de régimes africains, avec des morts à la clé, et, le lourd contentieux politique et des droits humains que cette manière de dévolution du pouvoir entraîne.
Des conséquences fâcheuses dont nos syndicalistes manipulés par des politiciens n’ont apparemment pas cure, obnubilés qu’ils sont par le désir de voir chuter un régime qu’ils ne finissent pas de détester à cause des succès qu’il engrange.

Est-ce pour autant qu’ils doivent prendre la paix sociale en otage, en risquant cette aventure grosse de dangers ? En tous les cas, ils gagneraient à vite réviser leur méthode, d’autant que l’actuel gouvernement a toujours fait montre de disponibilité et d’écoute à leur égard. Pour preuve, le dialogue social a permis de régler nombre de points de revendication contenus dans leur plate-forme.

Alors, les citoyens qui sont les premiers bénéficiaires de la politique du gouvernement se doivent d’assumer le rôle de «veilleurs» de la démocratie traditionnellement dévolue aux syndicalistes. Cela éviterait les casses et les pillages engendrés par les manifestations car, nul ne nous convaincra que la grève des syndicats n’est pas infiltrée. Elie Kamano qui avait promis de damer le macadam l’a compris. Il reste à souhaiter que nos syndicalistes aient la même grandeur d’esprit pour éviter les dérapages. Mais comme le problème est ailleurs nul doute que cet acte séditieux trouvera la réponse appropriée.

Docteur Aboubacar Sangaré

 
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Pr Alpha Condé évoque les malentendus qui existent entre la presse et son pouvoir

2017/2/18

Aujourd'hui en Guinée «Nous avions fait un long chemin au moment où nous étions dans l’opposition et surtout quand j’ai été arrêté , nous n’avons pas continué ce chemin depuis que je suis au pouvoir. Il y a eu trop de malentendus et je pense que les responsabilités sont partagées. Nous, nous souhaitons avoir une presse responsable et qui fait des enquêtes et des recherches. Une presse qui ne véhicule pas des rumeurs qui respecte la loi et qui respecte aussi les institutions. Mais il se passe assez de choses au niveau des radios qui est inadmissible, mais malgré cela, aucun journaliste n’a été arrêté ici. Alors que dans les pays africains considérés comme très démocratique des journalistes sont arrêtés. Donc il faut un effort commun et de la presse et du gouvernement. Ce qu’on reproche à la presse c’est cela, c’est dire il y a trop de radio qui mettent des émissions irresponsables qui poussent à l’indiscipline et à la mise en cause de l’unité nationale. Du côté du gouvernement il y a de graves insuffisances notamment du côté de la communication. Je reproche au ministre de ne pas être proactif, par exemple, lorsqu’un président doit venir ici ils doivent communiquer. » Pr Alpha Condé

 
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Pr Alpha Condé devant la presse au Novotel ce 17-2-2017 : Je ne suis pas rancunier

2017/2/18

Aujourd'hui en Guinée «Je ne suis pas rancunier, parce qu’il y a des journalistes qui m’ont beaucoup attaqué qui ont écrit du n’importe quoi sur moi, mais nous avons aujourd’hui de bons rapports. Si j’étais rancunier, je ne travaillerais avec aucun homme politique en Afrique , en Guinée en tout cas parce que tout le monde sait ce que chacun a dit sur moi ; mais il faut voir l’intérêt et l’unité du pays. Si quelqu’un a une compétence vous devez travailler et qu’il rapporte quelque chose au pays. Si aujourd’hui je suis le président de l’Union Africaine, ce n’est pas mon mérite c’est parce que le rôle que la Guinée a joué, non seulement en 1958 mais l’apport que la Guinée a joué dans les luttes de libération en Afrique et dans le panafricanisme. Pour ça on a besoin que vous nous accompagniez » Pr Alpha Condé

 
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Rencontre Alpha condé-Presse : Très brillant Tibou!!

2017/2/17

Aujourd'hui en Guinée Tibou Kamara ministre d'état et conseiller personnel du chef de l'état lors de cette rencontre à émerveillé et impressionner l'assistance.Introduisant le cocktail Tibou Kamara insistera d'abord sur le combat mené par le President Alpha Condé dans sa longue marche pour la démocratie en Afrique,le ministre d'état conseiller personnel du chef de l'état dira la longue lutte mener par Alpha Condé,de la fédération des étudiants d'Afrique noire en France au palais sékhoutoureya.

Panafricaniste dans sa chair Alpha Condé a toujours accordé une importance primordiale à la presse dont il connaît l'importance dans la société soulignera Tibou Kamara

Sachant que la presse constitue un rempart sur lequel on peut s'appuyer pour rebondir,le President Guinéen à toujours eu des amis dans les plus grands médias du monde qui ont constitué pour lui de véritable légionnaire dans sa lutte politique.Cette vision du leader Guinéen selon Tibou Kamara fera de lui un homme incontournable dans l'internationale socialiste dont il est membre.

Devant une grande influence d'hommes de médias que le President Alpha condé a entretenu son habituel franchise dont on lui connaît.

Les médias aujourd'hui doivent pouvoir jouer leur rôle d'éducation,d'information à ce titre il a recommandé l'instauration d'une journée de la presse au cours de laquelle les décideurs pourront dans les détails réfléchir sur l'évolution de tous les problèmes afférents à leur carrière et a la couverture sans tabou des événements marquant la vie de la nation de l'Afrique et du monde.

S'agissant de l'évolution de la presse il expliquera que la Guinée a toujours joué un rôle d'avant garde pour l'affirmation et la dignité de l'Afrique et sa désignation en qualité de l'union Africaine n'est que la suite logique du combat mené par ses devanciers.

L'établissement d'un pacte pour le respect de l'éthique et de la déontologie sera à l'avenir observé par les médias et que le gouvernement sous sa houlette devra communiqué de façon transparente afin de combattre l'intoxication car c'est en expliquant les choses que le pays avancera et dans cette perspective,le rôle des médias est capitale et incontournable.

C'est très satisfait que les hommes de médias dans une atmosphère de gaité et de réconfort ont pris congé du chef de l'état

Tout en espérant que chaque fois que la possibilité leur sera offerte ils seront heureux de rencontrer le President pour parler de la vie de la nation.

Ibrahim Diallo

 
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Grève des enseignants: À Quand le bout du tunnel ? (Par Dorah Aboubacar Koïta)

2017/2/17

Aujourd'hui en Guinée Il est connu de tous, que toute évolution dans une société est le fruit de la lutte des classes. En guinée, cette lutte des classes a été portée au fil des temps par plusieurs formes, quelques fois par la société civile qui englobe les syndicats même si ce concept n’est pas compris par beaucoup, mais dans l’air contemporain, par les syndicats (D’une manière spécifique).

Qu’il me soit permis de commencer cette réflexion par quelques notions juridiques afin d’éclairer les lecteurs sans vouloir faire un cours magistral.

En effet, Le code de travail Guinéen en son article 322.1 définit le syndicat comme étant un regroupement professionnel des salariés. Mais le lexique des termes juridiques est beaucoup plus clair qui définit le syndicat comme un groupement constitué par des personnes exerçant une même profession ou des professions connexes ou similaires pour l’étude et la défense des droits ainsi que les intérêts matériels et moraux, tant collectifs qu’individuels des personnes visées par les statuts.

Depuis maintenant trois semaines presque, nous assistons à un triste spectacle, un bras de fer engagé entre le gouvernement et les syndicats du secteur éducatif qui a donné lieu à la fermeture de toutes les écoles du pays au grand dam de l’avenir du pays .

Il faut rappeler qu’en Guinée, la grève est un droit constitutionnel, elle est définie selon les dispositions de l’article 431.1 du Code de travail comme étant la cassation collective et complète du travail par les salariés pour faire aboutir leurs revendications professionnelles. L’exercice de ce droit est soumis à un préavis et il fait l’objet de certaines limitations.

Cependant, l’évolution des choses est de nature à inquiéter les citoyens que nous sommes. Sans faire référence au contenu de la plate-forme revendicative des syndicats, ni faire référence aux explications des ministres passés à la télévision Nationale ;il me semble qu’il y a un profond malaise dans ce gouvernement qui se traduit par l’attitude des Ministres en charge du secteur éducatif. Leur incapacité, leur bêtise et leur incompétence avérée dans la gestion de cette crise sociale et tant d’autres.

Ce qui est le plus terrorisant et révoltant, c’est la sourde oreille que fait le gouvernement qui ne semble pas prêt à satisfaire les revendications légitimes de nos héros enseignants ; en dépit de tous les dommages que cela cause aux enfants du pays qui n’ont pas les moyens d’aller étudier dans les grandes écoles à l’extérieur comme le font les leurs.

Combien de victimes faut-il attendre avant que le gouvernement ne se décide à prendre le taureau par les cornes !!

Si le vase déborde, les laves déferlantes peuvent embarrasser toute la société qui se décidera alors par solidarité à manifester leur soutien aux enseignants.

Ce serait donc dommage qu’un État choisisse l’arme du silence, du mépris et de l’arrogance pour compromettre et hypothéqué l’avenir de toute une génération et étouffer les justes revendications des fonctionnaires qui ne cherchent que l’amélioration des de leurs conditions de vie et de travaille.

Le gouvernement doit changer de stratégie dans sa façon de gérer les grèves pour qu’enfin, le bout du tunnel soit trouvé.

En définitive, les élèves doivent impuissamment attendre encore à la maison, car après la fameuse rencontre d’hier avec le “FAMA” celui qui est le seul et unique décideur du Pays, la grève continue toujours, c’est la montagne qui a accouchée d’une souris. C’est donc que le feu n’est pas encore éteint et qu’il couve. Le pire est à craindre si rien n’est fait et le Peuple tiendra chacun pour responsable à la hauteur du contrat social.

DORAH ABOUBACAR KOITA
JURISTE D’AFFAIRES ET ACTIVISTE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE GUINÉENNE.
00224-628020209
Aboukoita@gmail.com

 
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Guinée: Elhadj Bakary Bérété de Bruxelles élu Premier Président du Haut Conseil de OULADA !

2017/2/16

Aujourd'hui en Guinée
Les fils et ressortissants de OULADA se sont réunis le dimanche 12 février 2017, à Conakry, chez leur Doyen Elhadj Karime Diallo, pour élire le premier Président du Haut Conseil de OULADA. À l'hunanimité le choix a été porté sur Elhadj Bakary Bérété de Bruxelles.

La cérémonie de l'intronisation aura lieu au village de l'élu à Kouroukoro dans le OULADA, le 10 mars 2017 lors d'une grandiose cérémonie en présence de l'ensemble des ressortissants de OULADA.

Mais en attendant cette date, qui est Elhadj Bakary Bérété, le nouveau Président du Haut Conseil des ressortissants de OULADA ?
Né le 17 juin 1934 à SIGUIRI - Manden et évoluant dans le domaine diamantifère, c'est en 1962 qu'Elhadj Bakary Bérété a été élu Président des exploitants privés des diamantaires de GUINEE. En 1987, il devient Directeur Général de BBC Daimond à Anvers en Belgique. En 1992, lors du Congrès des diamantaires de GUINEE, à Kankan, Elhadj Bakary Bérété devient porte-parole des diamantaires de GUINEE.
En 2002, Elhadj Bakary rafle la présidence du Bureau Exécutif de la Fédération Patronale des Diamantaires et Orpailleurs de GUINEE en Europe et de l’Amerique.

Jusqu'ici Elhadj Bakary Bérété occupe le poste de Secrétaire chargé des relations avec les sages au sein du bureau de la communauté Guinéenne de Belgique.

Par ailleurs, il est utile de savoir que géographiquement, OULADA est l'épicentre de la Guinée. Il est limité à l'Est par la Préfecture de Kouroussa, à l'Ouest par celle de Dabola, au Nord par la Préfecture de Dinguiraye et au Sud par la préfecture de Faranah. Cet ensemble géographique appelé le OULADA est issu du premier découpage administratif datant de la période coloniale. Il est l'un des douze (12) cantons et le plus peuplé du cercle de Kouroussa. Aujourd’hui, OULADA est constitué de quatre (4 ) sous préfectures dont deux (2) relevant de la Préfecture de Kouroussa (Cissela et Komola) et deux autres(2) de la préfecture de Dabola ( Banko et Konindou.)
OULADA couvre environ une superficie de 3.500 Km2 et sa population est estimée à plus de +/- 130.000 habitants. La population qui y vit est le produit d'un fécond métissage entre les Peuls et les Toucouleurs de Danola et Dinguiraye.

Sacko MAMADOU

 
Compte-rendu du conseil des ministres du jeudi 16 février 2017

2017/2/16

Aujourd'hui en Guinée Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des ministres a tenu sa session ordinaire ce vendredi 16 février 2017 de 10h00 à 12h30, avec l’ordre du jour suivant :

1.Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;

2. Compte rendu de la session ordinaire du Conseil interministériel tenue le 14 février 2017 ;

3. Décisions ;

4. Divers.

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République a instruit les Ministères en charge de la Sécurité, de la Justice et de l’Administration du territoire, d’intensifier la lutte contre le trafic d’enfants.

Le Président de la République a demandé aux Ministère des Finances et du Budget de diligenter le paiement des cotisations de la Guinée aux différentes instances internationales.

Le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement à mettre en place un comité de gestion des 100 000 tonnes d’engrais fournis par le Royaume du Maroc en vue des prochaines campagnes agricoles. Ledit comité comprendra la Présidence de la République, la Primature, les Ministères en charge de l’Agriculture, de l’Administration du Territoire, des Transports et du Commerce. Dans le même cadre, le Président de la République a demandé de procéder à un recensement informatique de tous les paysans demandeurs et bénéficiaires d’engrais pour optimiser la distribution de ces engrais et éviter leur réexportation.

Le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement à approcher nos partenaires étatiques et institutionnels dans le cadre de la coopération bilatérale en vue de la constitution d’une véritable flotte de pêche guinéenne.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a introduit le compte rendu de la session ordinaire du Conseil interministériel tenue le 14 février 2017.

Le Conseil a entendu successivement :

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

Le Ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a fait une communication relative au rapport synthèse de l’Atelier de validation du plan d’action national visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Il a indiqué que le Plan d’Action Nationale adopté pour la République de Guinée aux fins de prévenir, de contrecarrer et d’éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (PAN-INN) a été préparé conformément aux principes et aux dispositions du Plan d’Action International (PAI-INN) de la FAO visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Le Ministre a expliqué que le Plan d’Action National est un instrument facultatif, conçu dans le cadre du Code de Bonne Conduite pour une pêche Responsable, qui s’applique à tous les Etats et entités ainsi qu’à tous les pêcheurs. Il examine la nature et la portée de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans ses différents aspects. Il a rappelé que bon nombre de ses dispositions de base existent dans d’autres instruments d’exécution obligatoire comme la Convention des Nations Unies sur le Droit de Mer de 1982 ;

l’Accord des Nations Unies de 1993 visant à favoriser le respect pour les navires de pêche en haute mer des mesures internationales de conservation et de gestion approuvé par la conférence de la FAO, le 24 novembre 1993 ;

l’accord de 1995 sur les stocks de poissons dont les déplacements s’effectuent tant à l’intérieur qu’au-delà des ZEE nationales (stocks chevauchants et des stocks de grands migrateurs, entre autres).

Le Ministre a déclaré qu’aujourd’hui les manifestations de la pêche illicite en Guinée sont nombreuses et diverses : Perte de perspectives sociales et de débouchés économiques tant à court qu’à long terme ;

§ Menace pour la sécurité alimentaire ;

§ Destruction de l’environnement marin ;

§ Effondrement des pêcheries, compromettant ainsi les efforts de reconstitution des stocks déjà très appauvris. Au nombre des mesures prises figurent : Le renforcement des capacités opérationnelles du CNSP ;

§ Le renforcement du cadre législatif et réglementaire.

Le Ministre a indiqué que cette initiative a pour objectif de gérer et protéger les ressources halieutiques de façon durable, équitable et économiquement avantageuse et de prendre des mesures pour prévenir des pratiques des pêches destructrices. Les principaux instruments législatifs et réglementaires adoptés sont entre autres :

La Loi N°2015/026/AN du 14 septembre 2015 portant Code de la Pêche maritime ;
§ La Loi N°2015/027/AN du 14 septembre 2015 portant Code de la Pêche continentale ;

§ Le Décret D/040/PRG/SGG du 18 février instituant un régime d’irrecevabilité de la demande de licence de pêche et de refus d’octroi de la licence de pêche ;

§ Le Décret D/008/PRG/SGG du 06 janvier 2014 portant fixation des règles applicables aux opérations de transbordement et débarquement des captures et des produits de la pêche.

Dans le but d’assurer la conservation et la gestion durable de nos ressources halieutiques, la République de Guinée est partie à plusieurs conventions dont :

La convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CDNUM) ;

§ L’Accord aux Fins d’Application des dispositions de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer du 10 décembre 1982 relatives à la conservation et à la gestion des stocks de poissons.

Sur le plan de la coopération internationale, consciente du caractère transfrontalier de la pêche illicite, la République de Guinée est convaincue que ce combat ne peut être gagné que par la voix de la Coopération tous azimuts et du partenariat avec les autres Etats et institutions partenaires liées à la pêche et ONG.

Dans ce contexte, l’échange d’informations et d’expériences, la concertation et la collaboration sont fondamentales. Le Ministère des Pêches, de l’Aquaculture et l’Economie Maritime est, à ce titre, résolument engagé à exploiter tout renseignement portant sur des activités de pêches INN avérées ou suspectées obtenue par le biais de la coopération et de partenariat.

Au terme des débats le conseil interministériel recommande une expertise internationale pour la finalisation et la mise en œuvre du Plan d’Action National visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. La Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger a fait une communication relative au dialogue politique Union Européenne – Gouvernement Guinéen au titre de l’Article 8 de l’Accord de Cotonou et sur les termes de référence du dialogue politique.

Elle a rappelé que le 23 juin 2000, l’Union Européenne et les pays d’Afrique, du Caraïbes et du Pacifique (ACP) signaient à Cotonou au Benin, un accord global de coopération économique et social.

L’Article 8 dudit accord, prévoit que les parties mènent de façon régulière, un dialogue politique global, équilibré et approfondi conduisant à des engagements mutuels.

La Ministre a indiqué que ce dialogue a pour objectif notamment d’encourager la compréhension mutuelle ainsi que de faciliter la définition des priorités et des principes communs afin de renforcer la coopération entre les parties au sein des enceintes internationales.

Il doit également contribuer à la paix, à la sécurité, à la stabilité et à la promotion d’un environnement politique, stable et démocratique. Ce dialogue peut porter sur l’ensemble des objectifs et finalité définie dans l’accord ainsi que toutes les questions d’intérêt commun général ou régional.

Elle a rappelé que la mise en œuvre de ces dispositions a conduit le Gouvernement Guinée et la représentation de l’Union-Européenne dans notre pays à organiser une série de dialogues politiques au cours desquels les deux parties ont eu des échanges francs et fructueux qui ont permis d’améliorer leur relation de coopération. Malheureusement, ce dialogue fut suspendu à cause de l’instabilité politique enregistrée dans notre pays après la prise du pouvoir par l’armée en 2008.

La Ministre a indiqué qu’après une évolution positive de la situation politique en Guinée qui s’est traduite notamment par l’avènement du Professeur Alpha CONDE au pouvoir par la voie démocratique et l’amélioration notable dans le système de la gouvernance, des mesures appropriées engagées au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou ont conduit à la reprise totale de la coopération entre l’Union Européenne et la Guinée. C’est à cet égard que le 31 juillet 2014, un dialogue politique entre les représentants du Gouvernement et ceux de l’Union-Européenne a eu lieu à Conakry.

A cette occasion, les sujets de préoccupation nationale ont été évoqués et des recommandations ont été formulées par les participants. Elle a informé que dans le cadre de la continuité, son Département entend organiser ce dialogue politique permanent au rythme d’une réunion annuelle ou au besoin.

La première rencontre de l’année 2017 et pour laquelle elle a communiqué est prévue le 29 mars 2017. Elle sera placée sous la présidence de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

La Ministre a décliné les thématiques sur lesquels portera le dialogue, elles concernent les domaines prioritaires de la gouvernance de notre pays et sur lesquelles, l’Union Européenne place une attention soutenue. Il s’agit de :

La migration ;

§ La lutte contre l’impunité ;

§ La consolidation de la démocratie et de la paix. Les départements concernés par ces thèmes saisiront alors l’opportunité pour en exposer les avancées, les défis et les suggestions pour atteindre les objectifs fixés. Ce dialogue peut être élargi à la société civile et au parlement, alliés du gouvernement dans la mise en œuvre des politiques de développent économique et social de la Nation.

La Ministre a annoncé que dans le cadre des préparatifs de ce Forum, il a été mis en place un groupe de travail. La Ministre a informé que du côté de l’Union Européenne, le dialogue sera conduit par les Ambassadeurs des Etats membres représentés à Conakry, à savoir : l’Allemagne, la France, l’Espagne, le Royaume Uni et la Belgique. Le dialogue est prévu pour une demi-journée et sera suivi d’une conférence de presse. Elle a indiqué que parmi les résultats attendus figurent :

L’institutionnalisation du dialogue politique ;

2. La compréhension des enjeux et des problématiques des trois thématiques ;

3. L’identification des politiques appropriées ;

4. Un consensus sur les engagements mutuels. La Ministre a sollicité l’adhésion et la participation active de tous les membres du Gouvernement en général et en particulier, les Ministres en charge des questions qui seront abordées lors de ce dialogue. A l’issue des débats sur les différentes questions soulevées, le Conseil a décidé ce qui suit :

Le Conseil apporte son soutien à l’organisation du forum sur le dialogue politique Union Européenne – Gouvernement Guinéen au titre de l’Article 8 de l’Accord de Cotonou. Il décide également le renforcement du groupe préparatoire du forum par le Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire Général à la Présidence de la République, les ministères en charge de la Justice, de la Coopération internationale, de l’Administration du Territoire et de la Citoyenneté.

Le Conseil invite le Ministre des Pêches et de l’Aquaculture à associer l’expertise du NEPAD, de l’Union Européenne et d’un groupe d’experts pour la finalisation et la mise en œuvre du Plan d’Action National visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. AU TITRE DES DIVERS Le Ministre Directeur de Cabinet à la Présidence a informé que la visite de sa Majesté le Roi Mohamed VI est reportée du 22 au 23 février 2017.

Le Ministre des Pêches a informé que suite à l’épidémie d’Ebola, la FAO a fait des dons de pirogues et intrants de pêches aux familles de certaines victimes. Le Ministre en charge de l’Industrie a informé que la réunion du conseil métrologique de la CEDEAO est prévue les 8 et 10 mars 2017.

Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée a informé le Conseil du décès de l’ancien Gouverneur de la BCRG, Monsieur Alkaly Mohamed Daffé et des cérémonies funéraires prévues en cette douloureuse circonstance. Le Conseil a adressé ses condoléances à la famille du défunt. Le

Conseil de Ministres

 
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COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT RELATIF À LA RENCONTRE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET LES SYNDICATS DE L'ÉDUCATION

2017/2/16

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 15 Février 2017 - A l'invitation du Président de la République, Chef de l'Etat, Alpha Condé, les syndicats du système éducatif et les centrales syndicales, le gouvernement et le patronat se sont retrouvés en vue de trouver des solutions à la grève en cours. L’entretien s’est déroulé en présence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mamady Youla, des membres du Gouvernement et du Cabinet de le Présidence de la République.

Au cours de cette entrevue, le Président Alpha Condé a écouté les différentes parties dans un climat de confiance et de respect mutuel. Des échanges fructueux ont permis de déboucher sur des propositions de sortie d’une crise née d’un déficit de dialogue et de concertation permanente entre les acteurs.

Le Chef de l’Etat a donc engagé le Gouvernement à faire un suivi plus régulier et plus rigoureux des accords avec le mouvement syndical et à veiller à ce que les syndicalistes soient effectivement associés aux travaux qui le nécessitent lorsque cela est prévu dans les accords. Le Chef de l’Etat a pris acte de ce que cinq (5) points sur les neuf (9) faisant objet de la plateforme syndicale avaient fait l’objet d’un accord.

Sur les quatre (4) derniers points de la plateforme, le Président de la république a prêté une attention soutenue aux revendications et y a apporté les réponses précises et concrètes considérées par les syndicats comme des avancées significatives :

1. Sur le maintien de tous les Enseignants et Enseignantes rétrogradés à leurs anciens grades ;

Le Gouvernement a confirmé son engagement de corriger tous les cas de rétrogradations consécutifs à la transposition de l’ancienne grille à la nouvelle grille et a demandé aux syndicats d’en établir la liste exhaustive avec les références précises.

2. Sur le respect de l’ancienneté dans la nouvelle grille indiciaire ;

Le Gouvernement a confirmé sa volonté de prendre en compte l’ancienneté pour corriger les inégalités et les injustices constatées.

3. Sur l’engagement de tous les contractuels et homologues de l’Etat à la Fonction Publique.

Le Gouvernement a rappelé les dispositions légales en la matière et a consenti à prendre les mesures suivantes :

- Le recrutement à la Fonction publique des contractuels ayant dispensé au moins 8 années de cours ;
- L’admission dans les ENI des contractuels ayant effectué moins de 8 années de cours et leur recrutement à la Fonction publique après évaluation ;
- Le recrutement sur titre des homologues (Assistants) d’universités tout en admettant que la possibilité budgétaire existe. Il a été retenu de façon plus large de veiller en collaboration avec le MESRS à la mise en place d’un statut des homologues-assistants chargés de cours et de recherche.

4. Sur le maintien de la valeur du point d’indice à 1030 au lieu de 751 :

Il a tout d’abord été rappelé que le principe d’une nouvelle grille salariale avait été adopté à la condition précise et stricte qu’elle n’occasionne pas une nouvelle augmentation de salaire après la dernière de 40% qui venait d’être consentie.

Il a été admis que la transposition de l’ancienne grille à la nouvelle grille n’avait entraîné aucune diminution de salaires et que dans l’hypothèse contraire, des corrections seraient immédiatement apportées aux cas concernés.

Il a également été indiqué que les variations sur la Valeur Monétaire du Point d’Indice avaient été rendues nécessaires pour permettre la prise en compte de la dernière augmentation de 40% telle que voulue par les accords tripartites.

Le Mouvement syndical a été informé que le maintien du point d’indice à sa valeur d’avant l’adoption de la grille indiciaire entraînerait une augmentation de salaires de 80%, contraire aux accords et insupportable par le Budget de l’Etat.

Les parties ont été invitées à se retrouver dans le cadre d’une séance de travail pour évaluer la possibilité de maintenir la valeur du point d’indice dans la nouvelle grille sans incidence sur les salaires.

A l'issue des discussions qui se sont déroulées dans un climat serein et apaisé, le mouvement syndical a convenu de rendre compte à ses mandants au cours d'une assemblée générale qui a été convoquée pour le jeudi 16 février à la Bourse du Travail.

Avant de conclure la rencontre, le Président de la République a rappelé sa préoccupation de répondre aux aspirations légitimes des populations en général et des travailleurs en particulier dans les limites des moyens disponibles. Il en a appelé, par la même occasion au sens de la responsabilité et au patriotisme de chacun et de tous.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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bafodé Cissé : " il n'y aura pas d'élection présidentielle en 2020 en Guinée ..."

2017/2/16

Aujourd'hui en Guinée Il voit tout, il entend tout et il en dit beaucoup pour le bien-être des Guinéens. Cette annonce qui surprend plus d’une personne est de lui. Pas contre Paul ou Pierre, mais juste pour avertir les uns et les autres de ce qui va se réaliser dans un futur proche ou lointain.

Il s’agit de Bafodé Cissé se disant prévoyant. C’est peut-être trop tôt, voire même inimaginable de dire, juste après un an de la deuxième mandature du Pr Alpha Condé, qu’il n’y aurait pas d’élection présidentielle en 2020. Mais pourtant, le prévoyant Bafodé Cissé l’a dit de vive voix, vendredi, 10 février 2017, au cours d’un entretien qu’il a accordé à l’AGP.

Si les gens parlent d’un éventuel troisième mandat, Bafodé Cissé, quant à lui, dit : «Je ne vois pas du tout dans mes prévisions l’élection présidentielle se tenir en 2020, mais trois ans plus tard, soit en décembre 2023».

Le sieur Bafodé Cissé a indiqué sans détour, que «2020 trouvera la Guinée dans un climat politique avec assez de complications, et tous les acteurs politiques seront dans un jeu où personne ne saura ce qu’il faut faire exactement».

M. Cissé se montre précis à cet effet : «Je parle en tant que prévoyant et non en tant qu’homme politique ou encore partisan d’un quelconque leader. Je comprends bien le sens de ce que je dis et ce sont des réalités qu’on ne peut pas contester.

Par rapport à mes révélations, je parle des événements qui pourront se produire, s’il n’y a pas de précautions». Y a-t-il un risque de transfert du pouvoir à l’Armée ou pas ?

Bafodé Cissé : « Je ne parle pas de coup d’Etat, mais des problèmes qui pourraient surgir dans le milieu politique guinéen. Il s’agit bien entendu des problèmes de contradictions majeures qui ne vont pas permettre aux guinéens d’aller aux élections à la date indiquée».

A noter, que le prévoyant Bafodé Cissé, diplômé de son état, est Guinéen d’origine. Il est fils de feu Mohamed Lamine Cissé, grand Imam et saint Waliou de Koundara décédé à l’âge de 115 ans.

Selon lui, il a eu ce don après ses études universitaires à un moment où il ne s’attendait pas à l’acquisition du pouvoir de prévoyance. Il est actuellement installé à Conakry, précisément au quartier Wanindara non loin des rails.

L’homme est consulté chaque jour que Dieu fait par de nombreuses personnes qui ressortent satisfaites, selon, en tout cas, la plupart d’entre elles. Son ombre de prévoyant ne plane pas que sur la Guinée et ses habitants. Il parle aussi de la sous-région oust africaine, de l’Afrique toute entière et même du monde avec des événements qui ont fini par lui donner raison.

AGP

 
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Éducation: La Guinée ne doit plus jouer avec l’avenir de ses enfants

2017/2/15

Aujourd'hui en Guinée D'état généraux en état généraux depuis plus de trois décennies, le pays tourne en rond. C’est comme si aucune des sessions n'a véritablement diagnostiqué les vrais problèmes qui gangrènent notre système éducatif

Certes, des compromis ont été trouvés mais ils ont été tous plus nocifs qu'avantageux pour notre système éducatif. Ces différentes tribulations de cadres venus de tous les horizons et parfois des pays voisins, n’ont pas pu poser des diagnostics réels pouvant nous sortir de cette improvisation qui, en réalité, n'a jamais travaillé dans le sens de la prise en compte des réels paramètres de déblocage du problème de l'enseignement et de l'éducation en Guinée. Comment donc sortir de cette situation gravissime?

Il faudra que les différents acteurs et à tous les niveaux se retrouvent pour évaluer le niveau réel de la formation et démontrer pourquoi, comment et par quelles voies peut-elle être véritablement qualifiante. L’une des questions sera, par exemple, de savoir que pourra-elle apporter pour se mettre au niveau du défi de la technologie du XXIe siècle. A mon avis, cette question est essentielle et primordiale. Elle permettra à la Guinée d'être au niveau de l'universel pour la compétitivité de tous les produits de sa formation. Si cela arrive à être dans l'objectif essentiel des idéaux de l'ensemble des participants pour une Guinée meilleure.

L'on aura alors balisé le chemin de la réussite dans l'organisation de nos projets pour une Guinée qui devra progresser dans le futur. C’est la voie du salut. Car, en 2005 par exemple, le taux de scolarisation générale était de 35,38 % dont 26,50% chez les femmes. Ces statistiques placent la Guinée dans une position de vulnérabilité qui impacte négativement sur le niveau de formation des apprenants.

A mon avis, il faudra également revoir à la hausse le budget annuel, car l'Etat guinéen n’alloue qu’environ 21% de son budget au secteur de l'éducation contrairement au voisin sénégalais qui lui accorde plus de 40%. Comparaison n’est pas raison, me dira-t-on. Mais il est bon de savoir que très tôt sénégalais et ivoiriens sous la clairvoyance des présidents Léopold Sédar Senghor et Félix Houphouët Boigny ont investi dans le cadre de la formation des ressources humaines pour une meilleure maîtrise des tâches futures liées au développement de leurs pays respectifs.

De nos jours, cela se vérifie de manière concrète dans les grandes institutions de ce monde. D’ou la nécessité pour nous guinéens de mettre au centre de gravité de nos préoccupations l'intérêt majeur dans la science, la technique et la technologie qui sont les principaux vecteurs d'un développement moderne que toutes les nations ambitionnent.

On sait qu'avant d'intégrer l'Unesco, l’ancienne ministre en charge de l’Éducation Hadja Aicha Bah avait initié un Programme d'appui au secteur de l'éducation (PASE) en Guinée. La réalité de ce programme et son contenu serviront de base de fonctionnement à plusieurs pays qui réussiront du reste dans son application très opérationnelle cette méthode qui fera ses preuves dans tous les domaines en Afrique.

Elle sert toujours l’éducation dans le cadre des consultations périodiques de plusieurs États africains soucieux du développement de la formation et de l'application pour le maintien du niveau de l'éducation pour les formateurs dans le cadre de l'élévation de leur participation au développement du continent.
Dans la réalisation des infrastructures pour le fondamental et le primaire, la Guinée avait réalisé avec le projet PASE l'édification de centres d'enseignement dans les villages et les grandes agglomérations. Il reste maintenant à revaloriser la fonction enseignante pour mieux favoriser le maintien des ressources permanentes au niveau de cette entité décentralisée qui a été une grande réussite en Guinée.

Je ne dis pas qu’elle soit le mot clé du renouveau, mais je soutiens que cette réussite est ré-adaptable. Elle pourra être prise en considération dans le programme de réforme de l'enseignement en Guinée.

C’est la voie à suivre par l’État guinéen qui ne doit plus jouer avec l’avenir des enfants.

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm

 
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La Guinée signe un protocole d’accord pour la formation des enseignants

2017/2/15

Aujourd'hui en Guinée Conakry – Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a procédé ce mercredi 15 février 2017, à la signature d’un protocole d’accord portant sur la formation des formateurs avec un consortium d’université finlandaise.

Ce protocole de formation des formateurs qui va permettre de booster le niveau des encadreurs du système éducatif guinéen à travers l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée “ISSEG” est le résultat de plusieurs efforts concertés entre parlementaires, décideurs des universités guinéennes et finlandaises depuis plusieurs mois.

La qualification des enseignants guinéens est une priorité pour les ministres en charge de l’enseignement pour mettre en place un système de gestion des acquis d’apprentissage en vue de renforcer le système éducatif en Guinée. C’est pourquoi avec la signature de ce protocole d’accord qui soutient le développement d’un système éducatif durable orienté vers une meilleure formation des formateurs, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique entend mettre un fort accent sur le renforcement des capacités nationales, ce qui assurera un rôle clé à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée “ISSEG” dans la mise en œuvre de la politique de formation des enseignants guinéens.

Au nom du consortium des universités finlandaises, Dr Holm Jan Markus a tout d’abord rassuré les autorités en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de leur détermination à améliorer le niveau de formation des enseignants en se basant sur l’expérience finlandaise au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Poursuivant, Dr Holm Jan Markus dira que leur objectif est de contribuer au renforcement du système éducatif Guinéen en développant des systèmes efficaces de formation initiale et continue des enseignants en vue d’obtenir un corps enseignant hautement qualifié capable de dispenser une éducation de qualité aux jeunes guinéens.

Pour sa part, Zeinab Camara, Cheffe de cabinet du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, dira que l’éducation est le principal pilier du développement d’une nation. Pour elle, il ne s’agit pas seulement d’avoir un système de gouvernance éducatif efficace, d’avoir des infrastructures ou des équipements, mais surtout de bénéficier d’un système dans lequel l’enseignant est mis en avant à travers une formation de qualité. Plus loin, elle précisera que c’est une condition sinéquanone pour être doté d’étudiants compétitifs, qualifiés et qui répondent aux besoins du développement du pays.

A noter que 100 enseignants (dont 20 participeront à un échange d’expérience au cours d’un voyage en Finlande) sont directement concernés par cette formation. Ils seront ensuite chargés de la formation de milliers d’autres chaque année à l’échelle national.

La Cellule de Communication du Gouvernemen

 
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Que cela soit écrit: Blabla et marchandage (Par Abou Maco)

2017/2/15

Aujourd'hui en Guinée En théorie, les élections ça sert au peuple à faire des choix politiques. A tracer sur la page vierge de l’avenir un… dessein commun.Avec quelques fragiles centimètres carrés anonymes de papier blanc et d’écriture noire, la voix du citoyen consciencieux se fait bulletin de vote, celle du cireur de chaussures s’ajoute à celle du P-DG… Petits papiers qui emplissez nos urnes, dites-nous quel chemin prendra le pays ! Qu’elle est jolie, la chanson de la démocratie !

Las, le disque est rayé et la ritournelle ne fait danser personne, mis à part les mauvais marchands de rêve dont elle constitue le fonds de commerce. Il faut dire que leur enseigne elle-même ne donne pas dans l’originalité. Les mêmes mots, toujours: “Démocratie”, “Rassemblement”, “Fédération”, “Progrès”, “Social-truc” et “Social-machin”. De belles valeurs, certes, à l’origine, mais la fabrication industrielle nuit aux produits authentiques. Éculés, remâchés, fanés, avachis, fatigués les grands mots, vidés de leur sens et de leur saveur à force d’être mis à toutes les sauces. Le message qu’ils véhiculent est d’un fade consensuel, à l’image du programme de ceux qui les brament à longueur de campagne.

C’est sûr qu’on voit mal un parti se faire appeler “Parti pour la dictature et la dégénérescence” ou “Parti antisocial”, ou encore “Alliance pour l’autocratie et la division”. Cela dit, au moins ça réveillerait l’oeil maussade et blasé des foules, ne serait-ce qu’en les faisant se gondoler un bon coup.

Tant qu’à faire, les gars, un conseil inspiré: surfez sur l’air du temps, faites une fusion, un maousse parti unique, afin de ne vexer personne, donnez-lui un auguste nom composé du genre “Parti social de l’alliance fédératrice des rassemblements pour la démocratie et le progrès”, voilà qui est chiadé ! Pour nommer le chef, vous fatiguez pas, faites-le à celui qui crache le noyau le plus loin, pour ce que ça changera…

Parce que au total, ça va lui apporter quoi au quidam de base, c’est-à-dire pour les 90% de la population, celui qui trime dans son champ en attendant le repas du soir, que l’arc-en-ciel de la représentation nationale passe du vert pastel au rose berlingot ? Lui il s’en moque allègrement et il a bien raison. Et ce n’est pas seulement parce que l’analphabétisme et la subsistance parallèle des structures politiques coutumières entravent sa prise de conscience citoyenne. A la rigueur, ce qui peut modifier son quotidien, c’est si le grand frère du voisin est élu député et joue de son influence pour qu’on fasse construire le centre de santé chez lui et pas dans le village voisin, ou pour que l’appel d’offres donne raison à l’entrepreneur Traoré et fils plutôt qu’à Diallo et frères. Mais pas la pondération des pourcentages à l’Assemblée.

Il n’y a pas qu’ici d’ailleurs que la politique devient une affaire de forme plus que de fond et qu’elle recèle plus de douceâtre rhétorique que de véritables enjeux de société. Écoutons les pompeux discours auxquels on a eu droit pour les voeux de nouvel an, auxquels n’ont pas manqué les subtiles allusions aux élections prochaines: il s’agissait plus pour les leaders locaux de s’attribuer le mérite du tracteur offert par les bonnes grâces de la coopération et de convaincre que celui du camp adverse n’amènera que les termites et la lèpre dans les foyers que d’adopter un positionnement audacieux et de proposer un ersatz de programme.

Blabla et marchandage. Le grand bof général qui répond aux gesticulations des uns et des autres n’est pas une manifestation de l’inconscience politique des populations, bien au contraire.

Abou Maco,
Journaliste

 
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