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20 Décembre 2014 - 20h02


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Guinée: Quand, sous l’emprise de la haine, des mercenaires de la plume escamotent un débat d’intérêt national !

2014/12/20

Aujourd'hui en Guinée Ce qui m’a toujours fait plaisir, et m’a toujours encouragé dans ma quête de la vérité historique, c’est que mes écrits ne laissent personne indifférent ; ils satisfont les jeunes qui n’ont pas vécu le passé ; ceux-là me le disent ou me l’écrivent ; il en est de même des cadres honnêtes et patriotes, maîtrisant parfaitement les faits expliqués et replacés dans leur contexte véritable ; ils dérangent par contre les ennemis historiques et les ennemis conjoncturels d’Ahmed Sékou Touré , qui se complaisent dans le mensonge, le dénigrement, des invectives et des injures grossières qui ont fini par banaliser la cause qu’ils défendent aveuglément et effrontément. Question d’éducation de base, dirait un sage africain !

Les ennemis historiques

Opposés à tous les régimes, ils sont les plus caustiques, les plus subjectifs, les plus haineux des critiques, dans leurs feuilles de choux, les plus hostiles à toute unité nationale et qui ne se satisfont toujours pas des assassinats de juillet 1985, dont ils étaient des complices actifs. Ce sont eux qui, avec les services secrets étrangers qu’ils continuent de servir bêtement, ont mis les autorités guinéennes de l’époque le dos au mur. Heureusement qu’ils font partie des mercenaires de la plume en voie de disparition... ; Nous les espérons malgré tout, au débat national en Guinée, pour mieux les situer, sans conséquences judiciaires, parmi les éléments constitutifs suivants :

1- Des Guinéens dont les parents ont perdu, suite à l’application effective de l’arrêté du 31 décembre 1957, tous les avantages et privilèges que leur procurait la chefferie de canton, instrument d’exploitation et d’oppression des paysans, utilisée par les autorités coloniales lors des élections, pour n’élire, jusqu’en 1954, que des hommes politiques guinéens qui ne remettaient pas le système colonial français en cause. Une suppression, neuf ( 9 mois) avant le référendum du 28 septembre 1958, qui a permis la victoire du « Non », donc la libération effective de la Guinée de toute domination étrangère.

2- Des cadres de certaine localité de la Guinée, dont les parents furent arrêtés et condamnés au lendemain de l’indépendance, pour leur participation avérée à la persistance de l’anthropophagie dans ces agglomérations. En général, ceux-là font partie des diaspos de la première heure ; de vrais gâteux, sectaires et susceptibles, qui aiment ressasser les analyses inconsistantes et mensongères. Ils sont les plus déterminés et les plus réfractaires à toute évocation positive de la première République, à plus forte raison de la ‘’troisième’’, Alpha Condé étant devenu leur bête noire depuis qu’il a déclaré qu’il prend la Guinée là où Ahmed Sékou Touré l’a laissée.

3- Enfin, ceux des intellectuels ethnocentriques dénoncés en 1976, ou leur progéniture, par Ahmed Sékou Touré dans des discours bien documentés et d’une actualité étonnante, et appuyés, à l’époque, par des déclarations d’éminents cadres patriotes de la même région, abondamment diffusées par le journal Horoya-hebdo.

Les ennemis conjoncturels

Ils se composent, en général, de la progéniture des cadres accusés d’être de la cinquième colonne et de sa ‘’queue’’ extérieure, et qui étaient, pour la plupart, avant leur arrestation, les privilégiés de la Première République, donc victimes du « système répressif » qu’ils avaient mis en place: membres du Bureau Politique National, du Comité Central du PDG, des gouvernements successifs depuis le 9 mai 1957, ambassadeurs, gouverneurs, députés, hommes d’affaires évoluant dans des clans réciproquement hostiles, etc. .

Mon actuel article, qui a choqué ces ennemis de la vérité historique, hostiles à tout débat contradictoire susceptible de provoquer des révélations gênantes, est intitulé : « Il faut sauver la Guinée du multipartisme désintégrateur : Mon point de vue ».

Je croyais avoir ouvert un débat politique intéressant, d’où sortiraient des solutions ou propositions enrichissantes pour les décideurs et les législateurs. Malheureusement, j’ai encore choqué les deux types indécrottables des ennemis d’Ahmed Sékou Touré qui, au lieu de nous donner leur point de vue, se sont sentis ridiculisés , leurs réflexions et analyses coutumières n’étant plus lues par les jeunes, qui n’ont donc plus d’impact sur ceux qui n’ont pas vécu les faits habituellement falsifiés pour les besoins d’une cause perdue.

Comme je l’ai écrit dans mon Facebook, je remercie tous ceux qui m’ont encouragé à poursuivre mes travaux de recherche, pour les mettre au bon niveau d’information et je leur promets qu’aucune menace, aucun dénigrement, aucune tentative de corruption ne me détourneront de cette noble voie qui ne peut être empruntée que par des patriotes honnêtes, sincères et déterminés à contribuer à une réconciliation vraie et définitive des Guinéens qui, seule , amènera une paix ‘’éternelle’’.

‘’Notre’’ père, l’un des 3 vice-présidents du Bloc Africain de Guinée (BAG), a dit un jour, au cours d’une réunion de famille, que tous ses « enfants doivent mourir débout ; qu’aucun d’eux ne doit donc se prostituer pour obtenir un poste de travail ou de responsabilité ».

Ce serment, tous le tiendront, quoi qu’il en coûte.

Conakry, le 20 Décembre 2014

Sidiki Kobélé Keita / 664 21 11 78; ou 655 58 93 80.

Email : sidkobe@yahoo.fr

 
Présidentielle 2015: La CENI signe le contrat avec Gemalto

2014/12/19

Aujourd'hui en Guinée C'est désormais définitif, le jeudi 18 décembre, au ministère de l’Economie et des Finances, la Commission électorale nationale indépendante a officiellement signé le contrat de révision du fichier électoral avec le Groupe Gemalto. D’entrée, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a déclaré : « Depuis 2011, nous avons mis en place tout un ensemble de réformes surtout au niveau des marchés publics. Nous avons mis en place, une nouvelle autorité de régulation des marchés publics. Le rôle de la Direction nationale des marchés publics a été renforcé et spécifié. Nous avons renforcé également les attributions des Grands projets qui désormais vont se charger, en plus de leurs anciennes attributions, du contrôle des marchés publics. Aussi, nous allons mettre au niveau des ministères, des chargés de passation des marchés. Donc, nous sommes pleins dans la nouvelle réforme. Elle est presque terminée ».

Le Président de la CENI, Bakary Fofana, a rappelé que c’est un moment très important pour son institution. Parce que c’est la première fois depuis que la CENI est installée en Guinée qu’un processus de signature d’un contrat recrutant un opérateur se passe au su et au vu de tout le monde. « Je ne reviendrai pas sur les différentes étapes, mais je crois qu’il faut saluer cette initiative. Parce que cela montre toute la transparence qui rentre dans le processus de renforcement de l’Etat. C’est quelque chose qui mérite d’être amplifiée. Merci à l’ensemble. Mes félicitations à l’ensemble des acteurs qui ont permis l’aboutissement de ce travail. Je crois que les règles des marchés publics ont été respectées. Il faut se féliciter que cette commission ait travaillé nuit et jour pour nous permettre d’aboutir selon les règles de l’art, au recrutement de cet opérateur» .

Signature du Contrat

Puis toutes les parties ont signé le contrat : Bakary Fofana pour l’autorité contractante (CENI), le ministre de l’Economie et des Finances et l’administrateur général des grands projets pour le compte de l’Etat et M. Charles Mevaa pour le compte du groupe GEMALTO.

Après la signature, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Diaré, est revenu sur le processus qui a abouti à la signature de ce contrat. « Il fallait que toutes les parties se réunissent après ces négociations qui ont eu lieu suite à l’appel d’offres lancé. On sait que le processus a été transparent. La commission nous a fait une proposition d’un projet de contrat et nous avons jugé opportun de réunir tout le monde autour de la table comme on l’a fait pour des dossiers importants et urgents tels que tous les contrats du 56ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée à Mamou (ville située à près de 300 km de Conakry). Les contrats ont été signés de la même façon. Donc nous avons estimé qu’il fallait tous les acteurs pour faire une signature commune et c’est ce qui a été fait. Je pense que nous franchissons une nouvelle étape, celle de rendre beaucoup plus transparent le processus de passation des marchés publics. Parce que le contrat qui a été signé est un marché public. Donc, nous estimons qu’aujourd’hui on peut être très heureux du fait que l’ensemble des acteurs se soient réunis pour faire la signature de ce marché », a expliqué le ministre.


Au nom de la CENI, le rapporteur, El Hadj Mamady Lamine Condé s’est félicité de la signature de ce contrat. « Nous pensons que c’est le début d’un processus qui va amener chez nous, un déroulement de toutes les élections dans l’intérêt de tout le monde, dans un souci de justice et d’équité. Le fait d’avoir terminé ce travail aujourd’hui dans les règles de l’art est à saluer. Nous remercions ceux qui se sont employés à cela depuis belle lurette. Nous pensons que cette signature ira dans le sens du bonheur du peuple guinéen », a conclu M. Condé.

Les assurances du Groupe Gemalto

Le vice-président Afrique Subsaharienne de Gemalto, Charles Mevaa, n’a pas caché pas sa satisfaction. « C’est pour le groupe Gemalto un grand honneur d’avoir été sélectionné pour l’implémentation de cet important projet pour la Guinée. Nous mesurons l’importance de ce projet et ses enjeux. Nous allons nous mettre au service de la Guinée à la fois, notre expertise et notre expérience acquises à travers nos projets similaires en Afrique, mais aussi ailleurs pour être au rendez-vous de la confiance qui nous a été accordée à travers cette signature de ce contrat. Nous allons dès à présent nous mettre au travail. Le temps presse, nos équipes sont prêtes. Nous allons travailler tout de suite pour que nous soyons au rendez-vous de la confiance encore une fois qui vient de nous être accordée par la Guinée ». Et de poursuivre : « Le groupe Gemalto est un groupe de plus de 13 000 salariés répartis dans le monde et qui est aujourd’hui leader de ce qu’on appelle la sécurité numérique. Quand on parle de sécurité numérique, de quoi s’agit-il exactement ? Pour nous, c’est trois secteurs d’activités principaux. C’est le secteur des télécommunications où nous offrons des cartes sim aux opérateurs de télécommunication, c’est également le secteur de la banque où nous livrons à nos clients des cartes bancaires et des services, le troisième secteur d’activité, c’est le secteur gouvernemental. Dans ce secteur-là, nous sécurisons l’identité des citoyens. Cette sécurisation de l’identité des citoyens passe d’abord par l’établissement de fichiers ou de bases de données sécurisées comme ce sera le cas ici en Guinée pour la mise à jour du fichier électoral biométrique... Le groupe Gemalto en 2013 a fait plus de deux milliards et demi d’euros de chiffres d’affaires ». S’agissant du partenaire local de sa société, M. Mevaa a précisé qu’elle a déjà un partenaire technique local. « Sachez que c’est Gemalto qui est responsable de ce projet en tant qu’opérateur technique et nous saurons remplir les différentes obligations mentionnées dans le contrat que nous venons de signer avec la CENI », a conclu le vice-président Afrique Subsaharienne de Gemalto.

Etaient présents à cette cérémonie de signature du Contrat avec Gemalto, le ministre délégué au Budget, le gouverneur de la Banque centrale, des commissaires de la CENI. Dont le trésorier, les directeurs des Départements Planification, Logistique, Juridique et Communication etc.

CENI

 
Rideau Hall (OTTAWA ) ; Présentation des lettres de créance de l’Ambassadeur Saramady Touré

2014/12/18

Aujourd'hui en Guinée OTTAWA — Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada, a reçu les lettres de créance de quatre nouveaux chefs de mission le 16 décembre dernier à Rideau Hall, parmis lesquels Son Excellence monsieur Saramady Touré
Ambassadeur désigné de la République de Guinée . A cette occasion voici le discours de Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada :

‘’ Monsieur l’Ambassadeur Touré, nous nous préoccupons tous les deux de l’environnement et de l’état de notre monde naturel. Je me réjouis à l’idée d’échanger avec vous sur ces sujets et sur les possibilités pour nos deux pays de travailler ensemble au développement responsable des ressources naturelles. Je vous encourage à visiter nos diverses régions et à rencontrer les Canadiens afin de découvrir de nouveaux moyens de solidifier nos liens.

Je suis heureux que la Guinée et le Canada se soient alliés pour aider les gens qui en ont le plus besoin. Nos relations, bien que modestes, sont fondées sur le respect mutuel et des intérêts semblables. Permettez-moi de réitérer le soutien constant du Canada à la Guinée, qui continue de lutter contre la propagation du virus Ebola. Dans des moments comme ceux-là, il est important de se rappeler que les frontières n’empêcheront pas plus les maladies de se propager que l’aide d’arriver. Je suis fier que nos pays travaillent ensemble, dans ce dossier et bien d’autres . Fin de citation.

Bon vent au messager du Pr Alpha CONDE

Ibrahima Sory SYLLA


 
Réaction de Siaka BARRY aux propos du président de l'UFDG: Non Cellou, la Guinée n’est pas « sauvage » !!!

2014/12/16

Aujourd'hui en Guinée « La démocratie c’est aussi le droit institutionnel de dire des bêtises », François Mitterand

Chers concitoyens,

Il est de coutume, sous les régimes démocratiques, et à l’approche des joutes électorales majeures, que les convulsions les plus spectaculaires s’opèrent avec un réchauffement effréné du climat politique, dû aux confrontations des idées et des projets et surtout au choc des opinions, des idéologies et des convictions, toutes choses propices à la vitalité d’une véritable démocratie. Ce fait est surtout exacerbé dans les anciennes dictatures et dans les démocraties naissantes et fragiles, là où l’élite politique enthousiasmée par la prodigieuse et phénoménale liberté d’expression retrouvée (souvent longtemps confisquée), use et abuse de cette dernière au point de mettre en péril le socle même et les fondements de l’édifice démocratique que le peuple bâtit si patiemment et si laborieusement.

Que notre pays la Guinée soit sujet à de telles convulsions à l’approche des échéances électorales de 2015, n’a rien de surprenant, cela aurait d’ailleurs été un motif de satisfaction et un baromètre sincère de l’embonpoint de notre jeune démocratie si (et c’est là où tout se corse) les assauts répétés de certains politiciens en manque d’inspiration, ne mettaient en péril notre volonté commune et inaliénable de vivre ensemble, ou ne touchaient à ce qu’il y’a de plus fondamental en nous en tant que peuple : notre dignité.

Or, c’est dans ce registre que se situent les deux récentes sorties aussi hasardeuses que dangereuses du maitre-à-penser et tout-puissant gourou de l’UFDG, M. Cellou Dalein Diallo, d’abord à Chicago (en aout passé), puis la semaine dernière à Brescia en Italie. Autant le discours de Chicago menaçait notre nation dans ses fondements en créant une profonde lézarde dans notre bâtisse commune arcboutée sur quatre piliers séculaires, ébranlant ainsi notre cohésion et notre profonde communion, autant le discours de Brescia nous touche dans notre dignité et dans notre fierté de peuple civilisé et émancipé.

Jamais depuis Jules Ferry (et les chantres de la mission civilisatrice coloniale) un leader politique, de surcroit guinéen, n’avait poussé le mépris jusqu’à traiter une nation, sa propre nation, de « pays de sauvages » au grand dam d’un peuple hébété, qu’il courtise pourtant depuis des lustres, pour qu’il lui accorde gracieusement son suffrage souverain, afin d’assouvir une boulimie gargantuesque du pouvoir qui devient si pressante chez lui. Quel paradoxe, quelle outrecuidance !

Que Mr Dalein se le tienne pour dit, LA GUINEE N’EST PAS UN PAYS DE SAUVAGES et le peuple guinéen ne saura JAMAIS être un peuple de sauvages, quelle que soit l’acception de cette expression selon les usages et interprétations de l’auteur. Ce peuple guinéen, pour votre gouverne, est le fier héritier des grands bâtisseurs de civilisations flamboyantes, depuis le Ghana antique jusqu’aux puissants royaumes et empires des grands résistants à nuls autres pareils en Afrique, en passant par le Manding médiéval, le Fouta théocratique et les brillantes monarchies côtières et forestières.

Ce peuple que vous affublez aujourd’hui du terme péjoratif « sauvage », perpétue à l’envi, la lignée des noms illustres, intemporels et immortels tels que Soundiata Kéita, Almamy Ibrahima Sory mö Timbo, Samory Touré, Bocar Biro Barry, Dinah Salifou, N’Zébéla Togba, le Waliou de Gomba et autres stratèges politiques, grands tribuns et bâtisseurs de civilisations devant l’éternel. C’est ce peuple de pionniers et de précurseurs qui a su par son génie libérateur s’émanciper tout seul et sans coup férir du joug colonial, ouvrant ainsi avec courage et fierté la voie de l’indépendance aux autres colonies africaines d’expression française.

Non, Cellou, la Guinée n’est pas « un pays de sauvage » !!! Pour vous en convaincre, arpentez les fières montagnes abruptes du Fouta-Djallon (véritables témoins de hauts faits épiques et historiques), promenez vos regards sur la chatoyante plaine du Manding (refuges d’un peuple conquérants et guerrier), pénétrez en profondeur dans la vierge et insondable forêt des hommes à la parole intègre, explorez les vastes étendues sablonneuses des rivages côtiers aux peuples hospitaliers, partout promenez vos regards sur ce peuple que vous prétendez pouvoir diriger, vous saurez que ce territoire, quels que soient vos ressentiments fondés ou infondés vis-à-vis des dirigeants actuels, quelles que soient les tares que vous imputez injustement à l’appareil étatique actuel, eh bien dis-je, ce pays, notre pays n’a rien de « sauvage » !!!

Le sage nous enjoint de faire attention à nos actes qui pourraient devenir nos habitudes, et de veiller sur ces dernières de peur qu’elles ne se muent en caractères ; eh bien, votre stature d’éternel donneur de leçons, vous fait de plus en plus épouser un caractère paternaliste et hégémoniste, qui, si vous n’y prenez garde, risque de nourrir en vous un faux sentiment de suprématie vis-à-vis de vos propres concitoyens, sentiment fatal à toute carrière politique.

Quoiqu’on en dise, l’implacable rendez-vous de 2015 sonne déjà le tocsin de la bataille électorale. Cette bataille (tenez-vous bien) sera dure et rude, tandis que le peuple flegmatique et imperturbable de Guinée recense indistinctement au jour le jour, tous les gestes indigestes des uns, tous les faits et méfaits des autres.

En attendant l’heure du choix souverain, les menaces, intrigues et autres mensonges n’ébranleront aucunement notre foi en une vision, celle qu’incarne le RPG arc-en-ciel, parti d’avant-garde pour la défense des idéaux de paix, d’harmonie sociale et de prospérité pour un changement qualitatif en Guinée.

Aussi gros que soient les mensonges de tous ces vendeurs d’illusions et de chimères, j’en appelle au peuple « civilisé » de Guinée de se souvenir de cette célèbre citation de Georges Clémenceau : « on ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse ». Vivement 2015 pour mettre fin à la récréation !!!

Vive la belle civilisation guinéenne !!! wassalam !!!

Conakry, le 16 décembre 2014

Siaka BARRY,

Secrétaire politique de Section

RPG Arc-en-ciel

 
100ème Session: Résumé des Conclusions présenté par le président du Comité ministériel ACP

2014/12/15

Aujourd'hui en Guinée Du 9 au 12 décembre 2014, s’est déroulée à Bruxelles, la 100ème Session du Conseil des Ministres ACP. Présidé par M. Mohamed Diaré, ministre d’Etat Guinéen et Ministre de l’Economie et des Finances, dans la cadre d’un dialogue de haut niveau, le Comité Ministériel a reçu M. Neven MIMICA, commissaire européen chargé de la coopération internationale et du développement. Un représentant de Mme Federica MOGHERINI, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Nous vous proposons, et en intégralité, le résumé des Conclusions de cette réunion, ainsi que les mesures prises par l’UE pour lutter contre l’épidémie d’Ebola dans le cadre du partenariat ACP-UE.

Résumé des Conclusions par le président du Comité Ministériel ACP de la Coopération pour le Financement du Développement au Conseil des Ministres ACP

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs les Ministres, Distingués Collègues,

Le comité ministériel de la coopération pour le financement du développement s'est réuni le mardi 9 décembre 2014.

Dans le cadre d’un dialogue de haut niveau, le comité ministériel a reçu M. Neven MIMICA, commissaire européen chargé de la coopération internationale et du développement. Un représentant de Mme Federica MOGHERINI, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, était également présent. Le résumé des conclusions de cette réunion, que j’ai été chargé de vous soumettre, expose les différentes problématiques abordées au cours de ce dialogue.

La partie ACP a, d'emblée, souligné le rôle essentiel joué par l'UE ainsi que son rôle politique dans le cadre du partenariat ACP-UE, et encouragé la partie européenne a être sensible à la diversité de la composition des membres ACP et à la multiplicité des défis particuliers rencontres par chaque région.

La partie ACP a également saisi cette occasion pour suggérer aux deux parties d'examiner la possibilité de mettre en place une initiative conjointe en 2015, en s'inspirant de la célébration du 40ème anniversaire des relations ACP-UE et de la désignation de 2015 comme Année européenne du développement et en gardant à l'esprit la convergence d'un certain nombre de réalisations majeures.

Avant d'aborder les questions de fonds inscrites àl'ordre du jour, la partie européenne a mis en évidence deux priorités, notamment le programme de développement post-2015 et les dispositions post-2020 à appliquer à l'expiration de l'Accord de Cotonou. La partie européenne a attiré l'attention sur les progrès significatifs accomplis vers la réalisation des OMD dans les pays ACP- généralement en partenariat avec l'UE- dans les domaines tels que l'enseignement primaire, l'eau et l'assainissement, l'environnement et l'éradication de la pauvreté, ainsi que sur la nécessité d'accélérer ces efforts pour honorer l'échéance de 2015.

S'agissant du programme de développement post-2015, l'UE a indiqué qu'il fournit l'occasion de progresser davantage dans le réalisation du programme de développement avec les pays ACP, et que le Déclaration conjointe sur le programme de développement post-2015 adoptée à Nairobi en juin 2014 pourrait être perçu comme un tremplin pour l’établissement d'un consensus plus large, et l'adoption des résultats significatifs et ambitieux en juillet 2015 à Addis -Abeba et septembre 2015 a New York.

Concernant le cadre post -Cotonou, l'UE a affirmé que l'Accord de Cotonou en vigueur était un succès, qu'il convient de mettre à profit. Le commissaire européen au développement s'est réjoui du fait que la partie ACP ait déjà entrepris de réfléchir sur les prochaine étapes, et a fait savoir que l'UE attendait elle-même avec beaucoup d'intérêt le rapport du Groupe d'éminents personnalités. Il a également indiqué que de larges consultations sur le cadre post-Cotonou sont prévues en 2015, et tiendront compte, bien entendu, des perspectives regard par les ACP.

I- État des lieux de la programmation du 11eme FED

a. Programmation nationale

Comme vous le savez, la programmation des ressources du FED au plan national, régional et intra-ACP est une exigence de l'accorda de Cotonou.

Ce processus libéral a été engagé par chaque pays et région ACP, en étroite collaboration avec la commission Européenne et les parties prenantes ACP.

Les programmes indicatifs nationaux définissent les dotations par pays et les domaines d’intervention.

Les principes ci-après sont mis en avant dans les documents programmation :

La différenciation : une part plus importante de l’aide doit être réservée aux pays plus pauvres ;

La concentration : l’accent doit être mis sur 3 secteurs prioritaires ;

L’amélioration de l’efficacité de l’aide : les stratégies définies par les pays doivent en constituer la base ;

L’adoption d’une démarche axée sur les résultats.

Vous vous rappellerez qu’au cours de la réunion du Comité ministériel ACP-UE tenue à Nairobi au mois de juin dernier, la Commission avait présenté un bref aperçu de la situation, en mettant l’accent sur les progrès remarquables réalisés. Elle avait également indiqué qu’au début de l’année 2014, elle avait eu des discussions fructueuses avec les gouvernements des presque tous les pays ACP.

A notre réunion du 9 décembre, le Comité ministériel a été informé que la première phase du processus de programmation par pays avait pris fin dans le courant de la première moitié de 2014, et que des séminaires régionaux avaient été organisés dans ce cadre. La deuxième phase, qui sera elle aussi bientôt achevée, est celle de la finalisation des PIN, en étroite collaboration avec les pays partenaires.

A la date du 9 décembre 2014, 54 PIN étaient signés pour un montant de 10 milliards d’euros environs.

Les autres PIN devraient être adoptés et signés début 2015.

b. Programmation régionale

Les programmes indicatifs régionaux servent à appuyer la coopération et l’intégration interrégionale entre les Etats ACO.

La Commission a indiqué que ce processus avait été lancé et concernait trois secteurs, à savoir :

l’intégration régionale ;

la paix et la sécurité ;

la gestion durable des ressources naturelles.

Le Comité ministériel a été informé que, conforment à l’Accord de Cotonou, une étroite collaboration a été instaurée au cours des derniers mois entre les organisation régionales dûment mandatées et l’Union européenne.

D’une façon générale, il existe un large consensus sur le contenu (secteurs, répartition des fonds) des programmes indicatifs régionaux, même si les projets doivent encore être finalisés et davantage adaptés.

Un large consensus a également été établi entre les régions autour des mécanismes de gouvernance des PIR. Ces mécanismes portent des noms différents mais ont la même structure et les mêmes fonctions.

Les programmes indicatifs régionaux devraient être adoptés et signés dans le courant du premier semestre de 2015.

c. Programmation intra-ACP

Au niveau intra-ACP, le programme indicatif est élaboré conjointement par les services de la Commission et le Secrétariat ACP, et soumis à l’adoption du Comité des ambassadeurs ACP-UE.

Conformément à l’article 12 de l’annexe IV de l’Accord de Cotonou, les Comités CFD ACP et ACP-UE ont examiné, à Nairobi en juin 2014, un rapport sur l’identification des principaux secteurs clés en vue de la programmation intra-ACP dans le cadre du 11ème FED. A l’issue de discussions, les deux parties se sont accordées sur les principaux domaines retenus, à savoir :

Le développement humain et social ;

Le changement climatique, la résilience face aux catastrophes naturelles, et L’environnement ;

Le développement du secteur privé ;

La Facilité pour la paix en Afrique ;

L’appui institutionnel (Secrétariat ACP, institutions conjointes et Facilité de coopération technique)

Depuis la réunion de juin 2014, les experts techniques des deux parties, y compris ceux du Service européen des affaires extérieures (SEAE), se sont réunis à plusieurs reprises pour élaborer un document de stratégie pour la programmation intra-ACP prenant en compte les besoins et préoccupations exprimés par la partie ACP.

Ces réunions techniques ad hoc ont permis aux experts de parvenir aux résultats ci-après :

des initiatives tous-ACP ont été incluses dans tous les domaines clés des programmes ACP-UE ;

les produits de base ont été pris en compte en tant que secteur essentiel des économies ACP, avec la possibilité d’une participation du secteur privé dans le cadre du programme de développement du secteur privé dont les quatre piliers ont été adoptés par le Conseil conjoint à Nairobi en juin 2014 ;

étant donné que la plupart des programmes comporteront un volet renforcement des capacités, les activités menées dans ce sens dans des domaines spécifiques exclus de la programmation seront également prises en compte dans le cadre des nouveaux besoins qui seront exprimés par le Comité des ambassadeurs et financés sur le fonds de réserve ;

pour ce qui est du commerce, les discussions se poursuivent en vue de la conclusion d’un accord technique mutuellement acceptable.

Il existe un large consensus autour de la question de concertation sectorielle, ainsi que du respect des principes de subsidiarité et de complémentarité.

Le projet de document de stratégie sera bientôt soumis à l’examen du sous-comité de coopération pour le financement du développement et porté ensuite à l’attention du Comité des ambassadeurs.

De l’avis de la Commission, les travaux préparatoires conjoints sont bien avancés et devraient déboucher sur l’adoption et la signature de la stratégie et des programmes indicatifs pluriannuels s’y rapportant, dans le courant du premier semestre de 2015.

Les discussions sur la programmation du 11ème FED ont été essentiellement portées sur l’appellation de la différenciation dans l’allocation des ressources du 11ème FED.

La partie ACP a mis en évidence l’impact de ce nouveau mode d’allocation des ressources, qui repose principalement sur le PIB, ainsi que ses répercussions sur les pays à revenu intermédiaires, et en particulier les PIED, qui en dépit des progrès accomplis, demeurent exposés aux risques de catastrophes naturelles et aux effets du changement climatique. La partie ACP a demandé à l’UE de réexaminer sa politique à l’égard des Etats ACP à revenu intermédiaire, qui continuent de faire face à des vulnérabilités et handicapes permanents, et qui nécessitent un soutien continu. Les progrès réalisés par certains pays vers le développement durable ne devraient pas être freinés du fait de l’application de mesures restrictives.

Dans sa réponse, la Commission a indiqué que cette nouvelle approche était basée sur la nouvelle politique de développement de l’UE contenue dans son « agenda pour le changement », qui commande de mettre l’accent sur les pays les plus pauvres, les plus vulnérables, où les besoins sont les plus importants.

Elle a par ailleurs indiqué que les discussions devraient se poursuivre sur cette question en vue de trouver une solution aux préoccupations exprimées par la partie ACP.

II. Mis en œuvre de la Facilité passerelle

Comme vous le savez, à la suite de l’adoption du 11ème FED, le Conseil européen a mis en place une Facilité passerelle qui est considérée comme une avance sur la dotation du 11ème FED, plutôt que comme des ressources additionnelles.

La Facilité passerelle vise à garantir la disponibilité des financements destinés à la coopération avec les pays ACP et aux dépenses d’appui, de janvier 2014 jusqu’à l’entrée en vigueur de l’accord interne instaurant le 11ème FED.

En attendant cette entrée en vigueur, ce mécanisme doit permettre de financer les besoins prioritaires et les dépenses institutionnelles pour 2014-2015.

Les ressources de Facilité, qui proviennent de désengagements des FED antérieurs et du 10ème FED, étaient initialement estimées à 1,4 milliards d’euros. A la date du 25 novembre 2014, la datation des pays ACP au titre de la Facilité était de 1,5 milliards d’euros. Il importera de faire preuve d’équité dans la répartition des décaissements par région.

En raison de ses ressources limitées, ce mécanisme permettra uniquement de financer, selon la Commission, les actions prioritaires pour 2015, notamment :

des initiatives intra-ACP telles que la Facilité pour la paix en Afrique, les institutions conjointes et le Secrétariat ACP, les contributions aux initiatives mondiales ;

les besoins imprévus des ACP et des PTOM, notamment des actions urgentes pour lesquelles l’enveloppe B sera (ECHO par exemple), et les trains de mesure de lette contre Ebola ;

les dépenses d’appui, notamment les frais de fonctionnement du siège et des délégation, le suivi axé sur les résultats, les évaluations et la formation ; des actions d’un degré élevé de priorité prévues dans les programmes nationaux, régionaux et intra-ACP.

Ce point à l’ordre du jour avait un caractère informatif, toutefois la partie ACP a exprimé des préoccupations concernant les conséquences auxquelles elle devrait s’attendre au cas où le 11ème FED n’entrait pas en vigueur en 2015.

La Commission s’est dite confiante, et a donné les assurances que les 6 pays de l’UE n’ayant pas encore accompli le processus de ratification, le feront d’ici mars 2015.

III. Mesures prises par l’UE pour lutter contre l’épidémie d’Ebola dans le cadre du partenariat ACP-UE

Monsieur le président,

Comme vous le savez, l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a été décrite comme la plus grave situation d’urgence en matière de santé publique jamais connue à ce jour, et constitue un risque de santé très important, en particulier dans les pays les plus touchés, comme le Liberia, la Sierra Leone et votre propre pays la Guinée.

Le Comité ministériel a été informé que l’UE avait pris un engagement collectif de taille eu égard à la crise occasionnée par Ebola, sous forme d’une contribution financière combinée s’élevant à ce jour à plus de 1 milliard d’euros. Les institutions financières européenne ont, à elles seules, mis à disposition plus de 445 millions d’euros, dont une aide au développement de 210 millions qui servira à financer un appui aux pays, la promotion de la stabilité macroéconomique pour le développement. Un montant de 5 millions d’euros à titre d’appui aux soins de santé et aux systèmes de santé, a été octroyé à une mission qui sera effectuée par des agents de santé de l’Union africaine dans le cadre de la lutte contre l’épidémie. Près de 28 million d’euros seront également prévus aux titre de mesures d’appui aux systèmes de santé et de la préservation des moyens de subsistance, selon une approche établissant un lien entre l’aide d’urgence, la réhabilitation et le développement (LRRD)

Les promesses de dons, ainsi qu’un montant de 60 millions d’euros provenant des fonds de développement seront acheminés sur place d’ici fin 2014- essentiellement sous forme d’un appui budgétaire-, et une grande partie du reliquat de 210 millions d’euros sera utilisé à des fins de développement, notamment dans le cadre du processus de relèvement, dans le courant de la première moitié de 2015.

La partie ACP s’est félicité de la contribution de l’UE dans la lutte contre Ebola, et a souligné que la crise causée par cette épidémie est une crise mondiale, qui nécessite des actions responsables de la Communauté internationale. Tout en reconnaissant les efforts financiers consentis par l’UE, la partie ACP a lancé un appel pour que les fonds disponibles soient mis à disposition rapidement, et demandé que des mesures soient prises l’après-Ebola, notamment dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage.

Monsieur le Président,

A l’issue de nos travaux, S.E M. Meltek Sato LIVTUVANU, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et du Commerce extérieur, et le Commissaire Neven MIMICA ont, lors d’une brève cérémonie, signé le programme indicatif national de la République du Vanuatu au titre du 11ème FED.

C’est ainsi que s’achève mon exposé sur les principales conclusions de nos travaux, que j’ai eu le plaisir de vous présenter au nom du Comité ministériel ACP de la coopération pour le financement du développement.

Bruxelles le 11 décembre 2014.

Une transcription de Mamadou SACKO & NMC

 
Il faut sauver la Guinée du multipartisme désintégrateur: Mon point de vue (Sidiki Kobélé Keita)

2014/12/15

Aujourd'hui en Guinée Quand on aime la Guinée, on souffre trop ; on est tous les jours révolté face à l’aveuglement politicien de certains de ses fils, prêts à tout pour atteindre leur objectif. Toutes les armes et formes de combat sont requises contre les adversaires traités comme des ennemis à abattre.

C’est assez triste et aucun cadre conscient ne peut rester indifférent face à cette situation.

En effet, le peuple de Guinée vit un drame depuis 1958 : ses cadres ne se battent que pour la conquête ou la conservation du pouvoir, aidés en cela par ceux que notre entente et notre développement inquiètent. Nous espérions que le coup d’Etat du 3 avril 1984 aurait permis de tirer des leçons enrichissantes du passé pour dégager une vision plus responsable, plus patriotique. Malheureusement la situation n’a fait que s’empirer.

Après le coup d’Etat du 3 avril 1984, au lieu d’agir en Comité Militaire de Redressement National, cette instance suprême mise en place par ceux qui ont pris le pouvoir , a agi en Comité Militaire de Rejet National ; certains de ses membres et leurs alliés civils à l’époque, sertis par la haine et le ressentiment, ont cherché d’abord à se venger (liquidation des parents et amis d’Ahmed Sékou Touré et répression aveugle des présumés auteurs de la tentative de coup d’Etat du 4 juillet 1985, etc., sans être satisfaits) ; ils ont tenté aussi de salir l’image rayonnante de la Guinée sur le plan international sous prétexte de salir la mémoire d’Ahmed Sékou Touré, alors qu’il s’agissait de faire plaisir « à ceux qui les ont aidés à prendre le pouvoir » (interview d’un membre du CMRN); une pratique que nous revivons depuis le 21 décembre 2010.

Qui dit progrès dit accumulation des acquis. Or, sur le plan interne, le CMRN et ses alliés civils se sont attelés à détruire ou à bazarder tous les acquis économiques de la Première République à leur profit pour retarder le développement de la Guinée en imposant une privatisation mafieuse.

La campagne électorale présidentielle 2015 a commencé depuis la proclamation des résultats de novembre 2010. Depuis cette période, on se rend compte que certains de l’opposition n’ont eu de cesse de prévoir l’échec du Président, en plus de lui mettre les bâtons dans les roues.

Cette campagne s’est accentuée à partir du 21 décembre 2010, alors que les Guinéens espéraient vivre un espoir, le partager et le réaliser en sortant enfin du sous-développement. Ceux qui, au sein de l’opposition, ont fait de la politique un travail, même un métier, s’opposent, depuis cette date, à toute amorce de développement de la Guinée obnubilés qu’ils sont par la conquêtedu pouvoir à tout prix.

Alors qu’être de l’opposition ne veut pas dire s’opposer à tout bout de champs aux actions du gouvernement, mais plutôt être une force de propositions, ceux-là estiment que la Guinée ne doit pas se développer tant qu’ils ne seront pas au pouvoir ; tout est donc entrepris (dénigrements systématiques, délations, mauvaises foi évidente dans l’ analyse de certains problèmes, manifestations destructrices du peu d’infrastructure privées ou publiques existantes, des déclarations incendiaires et alarmistes pour décourager les hommes d’affaires et les investisseurs étrangers, et donner l’impression que leur sécurité n’ est pas assurée en Guinée, etc.) sous prétexte d’empêcher la réélection d’Alpha Condé en 2015 , tout acquis pouvant être capitalisé par les partisans de ce dernier en faveur de leur candidat ; on ne devine aucune prospective éclairante dans leur attitude. Toutes leurs actions sont presque dirigées sur la personne de celui-là plutôt que sur ses idées ou ses réalisations.

Pendant ce temps, le peuple continue à souffrir et on cherche à rendre responsable de cette misère ceux que l’on veut chasser du pouvoir qu’ils ont acquis pourtant démocratiquement; dans cette attitude, on ne fait jamais allusion à la mauvaise gestion pratiquée depuis le 3 avril 1984 à la base de la pénible situation que nous traversons.

Quand est-ce que certains cadres guinéens (nous refusons sciemment de parler d’élite, par ce que nous ne méritons pas cette appellation) se comporteront-ils en véritables patriotes et auront-ils pitié du pauvre peuple de Guinée ? Pourquoi certains sont-ils impatients alors que l’alternance démocratique est devenue désormais un fait acquis en Guinée ? Qu’on laisse donc le peuple jouir tranquillement du « peu de réalisations » conservées et de celles que le gouvernement actuel a réalisées ou est en train de réaliser au profit de tous. Parce que, qu’on le dise ou non, il existe réellement des avancées économiques et financières tangibles ; il faut être aveugle pour ne pas les voir ou en être surpris par rapport à sa propre gestion. Heureusement que les populations bénéficiaires en sont conscientes comparativement à la situation qu’elles ont intensément vécue sous la Deuxième République-

Il nous semble désormais stupide de s’opposer pour s’opposer. Aucune proposition positive susceptible d’être utilisée par le gouvernement pour améliorer la situation d’ensemble n’est avancée alors que l’opposition doit soutenir toute action gouvernementale tendant à améliorer le sort des Guinéens. On n’enregistre que des critiques négatives qui ne résistent à aucune analyse objective des faits. Le peuple de Guinée doit –il attendre la liquidation du pouvoir en place pour vivre le bonheur qu’il espère d’avantage ? Et si ceux qui sont en place, par la seule volonté du peuple, devenaient démocratiquement des opposants et agissaient de la sorte, à quand ce peuple accédera-t-il au bonheur et à la paix définitive auxquels il a droit ?

Les actions de certains cadres de l’opposition nous amènent à croire qu’ils feront la même chose que le CMRN, s’ils sont élus présidents de la République en effaçant tous les acquis obtenus sous la direction d’Alpha Condé. Une crainte que le peuple de Guinée recommencera à zéro à chaque fois qu’il y aura un nouveau régime habite donc presque tous les Guinéens conscients. Aussi, tirant les leçons de la transition et de la Deuxième République, exigeront-ils désormais que les réalisations de tout précédent régime soient améliorées et non détruites.

Nous pensons que la recherche du pouvoir ne devant s’effectuer désormais que dans le strict respect de la loi, il est temps que notre peuple, grâce à l’action courageuse de patriotes sincères et déterminés, parce que mieux informé, décide de changer la situation anarchique que nous vivons en exigeant une application effective et stricte de la réglementation des partis ; leur nombre doit être strictement limité et les activités ou agitations politiciennes mieux encadrées pour empêcher toute attitude pouvant mettre en cause l’unité nationale chèrement et quotidiennement défendue par des patriotes conscients. Nous ne devons pas continuer à nous comporter en cadres formatés et à singer les hommes politiques occidentaux qui n’ont pas les mêmes problèmes et les mêmes valeurs de référence que nous. Attelons-nous à trouver, dans l’entente, des solutions endogènes susceptibles de nous aider à résoudre nos problèmes qui sont parfois spécifiques ; l’exemple de la Deuxième République a prouvé que les solutions à ces problèmes ne se trouvent toutes pas dans la tenue des milliers de séminaires, ateliers ou qu’elle rencontre encore dont on nous abreuve depuis le 3 avril 1984. Il est vrai que ces rencontres sont parfois un moyen d’enrichissement pour certains de ceux qui les financent, de ceux qui les organisent et de ceux qui les suscitent. La maîtrise des méthodes d’analyse ou de recherche et des concepts acquise à l’issue de ces rencontres devrait nous aider maintenant à trouver nos propres solutions et non à appliquer ou adapter les solutions importées. C’est pourquoi nous avons approuvé Jacques Chirac en son temps quand il a répondu que « ce n’est pas en copiant les occidentaux que les Africains résoudront leurs problèmes, notamment d’unité nationale… il faut aussi comprendre que nos solutions économiques et financières, comme nos technologies, ne sont pas forcément recevables telles qu’elles... », Ajouta-t-il.

Prenons, par exemple, la réconciliation nationale ; il n’y qu’une seule solution :le débat national, public et contradictoire organisé courageusement par nous et dirigé par nous, peut-être avec l’aide réduite de ceux qui ont pu résoudre de tels conflits. Nous avons perdu du temps et il y a eu, entre temps, accumulation de contentieux essentiellement politiques. Mais ce qui est grave, c’est que des acteurs et témoins essentiels de ces contentieux disparaissent petit à petit. Or, seul le débat national contradictoire amènera définitivement la paix en Guinée. Que ceux qui prétendent aimer la Guinée l’aident à se sortir de ses contentieux devenus de véritables facteurs de notre non-développement ; qu’ils contribuent donc financièrement à l’organisation de tels débats et cessent de nous abreuver de rencontres, de rapports qui ne profitent qu’à très peu de personnes, presque les mêmes, la multiplication des résultats n’étant même pas assurée. Nous avons besoin d’un débat de fond, civilisé et productif, organisé et dirigé par des Guinéens en tentant d’éviter autant que possible toute ingérence étrangère qui ne fera que compliquer la situation.

Mais revenons à la cause essentielle de la situation catastrophique actuelle du peuple de Guinée : l’existence et l’agitation politicienne de trop de partis politiques.

Constat historique

1955-1958

Contrairement à l’affirmation de certains cadres, la démocratie et le multipartisme existaient et se pratiquaient déjà entre 1955 et 1958 à travers le Bloc Africain de Guinée(BAG) dirigé par Koumandian Keita, la Démocratie Socialiste de Guinée (DSG) par Ibrahima Barry III et le Parti Démocratique de Guinée-Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA) par Ahmed Sékou Touré.

S’étant rendues compte que le trucage électoral a plutôt favorisé l’implantation de ce dernier parti dans les plus petits hameaux du territoire, les autorités coloniales françaises ont recommandé impérativement la neutralité aux commandants de cercle et aux chefs de canton, leurs instruments d’oppression et d’exploitation. Ce fut le grand tournant politique : désormais libres de leur choix lors des différents scrutins et convaincus que ce choix sera respecté, les électeurs veilleront jalousement à son application à partir du 2 janvier 1956. D’où l’échec de la plupart des candidats administratifs : le PDG-RDA devint ainsi le parti dominant à l’issue des élections législatives, territoriales et administratives entre 1956 et 1958 au point qu’au moment de l’ arrivée du général de Gaulle, le 25 août 1958, c’est ce parti qui exerçait le pouvoir officiel (la semi-autonome) et le pouvoir réel sur le terrain depuis le 9 mai 1957. D’où la sage décision du PRA-Guinée (BAG ET DSG) de se rallier, dans la nuit du 16 au 17 septembre 1958, à la position prise le 14 septembre 1958 par le PDG-RDA de voter non le 28 septembre 1958 au texte constitutionnel de la Communauté française proposé. Les adhésions individuelles au parti unique de fait, le PDG-RDA, étaient désormais exigées, même des membres des partis ralliés.

1958-1984

Il est vrai que la première constitution de la première République, adoptée le 10 novembre 1958 et promulguée deux jours après, avait autorisé le multipartisme. Malheureusement, les documents fondateurs (statuts et règlements intérieurs) des formations sociales qui s’y référaient avaient été rédigés à l’Ambassade de France en Guinée par les agents du service secret français, le SDECE (cf. Roger Faligot et Pascal Krop. La Piscine…Paris, Edition Seuil, 1985). Les autorités guinéennes estimèrent qu’une telle pratique était inacceptable et privait le Parti Progressiste de Guinée (PPG) en avril 1960 et le Parti de l’Unité de Guinée (PUNG) en octobre 1965 de toute base légale ; que ces formations politiques en gestation seraient de véritables chevaux de Troie, si elles les agréaient, la France étant déterminée à liquider le régime politique naissant. Le général de Gaulle n’avait-il pas dit qu’il voulait Sékou Touré à plat ventre ? Tout était donc possible, disait-on. Le peuple de Guinée devait se défendre pour exister en tant que peuple indépendant et souverain.

Certes, le PDG-RDA était le parti unique de fait, mais la démocratie, c’est-à-dire l’exercice du pouvoir par le peuple et pour le peuple était pratiquée à tous les niveaux des structures politiques, d’autant plus qu’Ahmed Sékou Touré, son secrétaire général, n’a exercé que des mandats électifs depuis 1945. A cette époque tout se faisait par vote : choix et élections des membres d’un bureau du comité de base, d’un comité directeur d’arrondissement, d’un bureau fédéral, des membres d’un comité central et du Bureau Politique National à l’issue de congrès ; ce qui ne se fait dans aucun parti actuel. La candidature et le choix des élus étaient libres; aucun membre du parti n’était obligé (n’a été obligé à) de se présenter à un poste électif. Si les candidats à l’Assemblée Nationale étaient proposés par les structures politiques et administratives sur la base de critères stricts, l’élection législative au scrutin universel était obligatoire; tout le peuple était consulté pour l’élection de ses députés.

C’est le coup d’Etat du 3 avril 1984 qui mit fin à cette forme de pratique démocratique.

Mais quelles que soient l’opinion que l’on peut avoir sur le bilan de la première République et les vicissitudes de son histoire, il est difficile de ne pas tenir compte du contexte social et des impératifs prévalant à cette époque, de ne pas reconnaitre que le parti unique a créé une Nation guinéenne, l’unité nationale en Guinée. Même l’Eglise, qu’on ne peut accuser de sympathie envers le PDG-RDA et Ahmed Sékou Touré, a reconnu lors de la conférence épiscopale de Conakry en décembre 1996, que sous la direction de ce dernier, il a été créé un Etat et une Nation avec « un type d’homme guinéen caractérisé par une fierté et une conscience patriotiques qui ont contribué , d’une façon décisive, à construire l’unité nationale » ; qu’en son temps, « le Guinéen ne se définissait pas par rapport à sa région, à sa langue, à son opinion, à sa famille, mais uniquement par son appartenance à cette terre, à ces territoires géopolitiques qui s’appellent la Guinée ». Ce qui a été presque détruit depuis la restauration anarchique du multipartisme, sans l’avis du peuple de Guinée.

3 avril 1984-30 décembre 1990

Au lendemain du coup d’Etat, la grande majorité des cadres guinéens, s’inspirant du cas sénégalais, l’institution en 1976-79 du multipartisme limité à 3 ou 4 partis politiques (Loi sur les courants idéologiques et sur l’organisation des partis) avant l’officialisation du multipartisme intégral dans ce pays, approuvait le Président Lansana Conté qui militait pour le bipartisme (deux partis) ; ce qui aurait obligé tout parti politique agréé à s’implanter dans tout le territoire afin de préserver cet acquis unitaire de la première République.

La Loi Fondamentale, adoptée par référendum en décembre 1990, avait institué le bipartisme pour consolider l’unité nationale héritée de ce régime (l’article 95, alinéa 1).

A partir de 1991

Malheureusement, sous la pression de certains pays étrangers, qui supportent encore mal cette unité et qui ont imposé la pratique politique à l’Occidental avec des comportements qui jurent avec nos mœurs et coutumes, et de certains cadres guinéens qui comptaient sur leur ethnie pour se faire élire, ladite loi fut violée. Il a été exigé et obtenu, du CMRN qui se cherchait, n’ayant jamais eu une vision politique claire et précise, la légalisation de ce viol et la promulgation, le 23 décembre 1991, d’une loi organique « portant modification du nombre de partis susceptibles d’être constitués » adoptée par une structure illégitime, le CTRN : le multipartisme intégral fut institué ; cette loi remplaça l’ancien article 95 sans que l’on consulte le peuple sur cette modification fondamentale d’un texte qu’il avait adopté par référendum. On a ainsi privé les citoyens de leur droit et devoir. C’est l’origine du multipartisme anarchique et désintégrateur actuel : 151 partis et 9 alliances s’agitent actuellement sur le théâtre politique guinéen.

Le viol a continué puisque le texte adopté par référendum en 1990 a encore été revu, adapté et récemment adopté par une autre institution illégitime, le CNT, sans soumettre le texte final au verdict du peuple (référendum). Et l’on parle de démocratie !!

C’est dire que le mérite du CMRN, c’est d’avoir restauré le multipartisme en Guinée ; et donc démagogique d’affirmer que le Président Lansana Conté est le père de la démocratie et du multipartisme en Guinée.

Nous tenons d’ailleurs à préciser que la démocratie n’est pas synonyme de multipartisme. Il suffit de parcourir les pratiques politiques des maîtres à penser de certains cadres formatés guinéens. On se rendra très vite compte que le parti est un moyen, un instrument dont se sert le peuple pour exercer son pouvoir, soit dans le cadre d’une démocratie unitaire, soit dans celui d’une démocratie multipartite. L’on confond ainsi sciemment le contenu et le contenant pour épater les naïfs et tromper le peuple.

Pour revenir au thème choisi, il existe une charte des partis, l’une des moins contraignantes de la sous-région, qui énumère un certain nombre de conditions pour la création et l’existence d’un parti.

Si les mesures exigées par cette charte étaient respectées, nous aurions évité l’anarchie ordonnée que nous vivons depuis l’agrément de tous ces partis politiques.

En effet, en analysant froidement le théâtre politique guinéen, on retient, entre autres, les faits suivants :

Les dirigeants et cadres des partis

-Deux dirigeants politiques ont seuls une ancienneté reculée: Alpha Condé et Jean-Marie Doré, qui sont des acteurs et témoins de l’histoire de la Guinée depuis 1958.

-Presque tous les autres dirigeants sont les purs produits du coup d’Etat du 3 avril 1984 ; certains ont même géré la Guinée jusqu’au décès du général président Lansana Conté ; ceux-là sont donc responsables en grande partie de l’état économique déplorable dont nous souffrons aujourd’hui.

Au temps de la Première République, la Guinée avait des centaines d’usines variées , un chemin de fer réalisé sous le régime colonial français par le travail forcé imposé aux masses populaires guinéennes de 1900 à 1919, une compagnie aérienne, Air Guinée, très populaire à l’époque, la fierté de l’Afrique et qui disposait, à la mort du Président Ahmed Sékou Touré, d’un Boeing 727, d’un Boeing 707, d’un Boeing 737, d’un AN 24, d’un Dach 7, d’un Illichine et de 2 cargos pour les pistes difficiles de Sambaïlo, Siguiri et Nzérékoré ; elle avait également 4 bateaux (2 vraquiers et 2 caboteurs) et un minéralier de Guinomar ; tous ces acquis résolvaient les problèmes essentiels du peuple de Guinée et lui ont permis de résister à toutes les opérations de déstabilisation organisées contre la Guinée. Ils ont été bazardés sous la transition et la Deuxième République au profit de certains auteurs du coup d’Etat, des responsables et cadres de ces partis ; de même les richesses minières ont été bradées à leur profit ; ce qui a permis à quelques-uns de créer et d’entretenir leur instrument de conquête du pouvoir ; la plupart sont également soit responsables, soit profiteurs de la liquidation des Fermes agro-pastorales d’arrondissement (FAPA) dont certains cadres civils ou militaires s’étaient accaparés des domaines agricoles ; des périmètres d’expérimentation agricole de Foulaya, de Maréla et de Macenta, des fermes pilotes de Famoïla et de Ditinn ou des bâtiments publics. La plupart d’entre de ces dirigeants ou cadres qui s’agitent sur la scène politique guinéenne se sont donc enrichis au cours de cette période, donc constituer le butin de guerre pour leur combat politicien actuel.

Ce qui a été traduit dans la strophe d’une chanson devenue, à l’époque, très populaire: « Ebirin mati, émou sésséti » (en soussou) ; « ils ont tout vendu ; ils n’ont rien construit »

Il serait intéressant que tous ces dirigeants et cadres guinéens de partis politiques, candidats ou animateurs à l’élection présidentielle de 2015, acceptent, avant le scrutin, des débats contradictoires sur l’origine de leurs richesses financières, de leurs biens mobiliers et immobiliers in situ et à l’étranger alors qu’au 3 avril 1984 tous, du moins ceux qui résidaient en Guinée et qui n’étaient encore qu’élèves ou étudiants, ne vivaient que de leur maigre salaire de fonctionnaires ; cela permettra de mieux éclairer le peuple sur les conséquences de son choix. Une exigence patriotique qui animera certainement des journalistes guinéens.

Option idéologique

A part deux ou trois partis, presque aucune de ces formations ne se réclame d’une base idéologique sérieuse ou d’un véritable projet de société.

Les instances

Très peu de ces partis tiennent également des assemblées générales régulières à plus forte raison des congrès, la grande majorité des partis agréés n’ayant que quelques membres sinon réduits au président, à sa famille et à ses amis. Aucune éducation civique des membres du parti n’est organisée, d’où le vandalisme qui se pratique au cours de toute manifestation politique de rue dont l’objectif principal inavoué est d’éloigner les investisseurs étrangers.

Le parti ne vit que de son Président. Aucun congrès véritable ne se tient ; créé ou financé par un homme qui veut être coûte que coûte président de la République, le parti ne donne, à ceux qui se disent ses « militants », aucune possibilité de contester sa candidature, les partis agréés étant seuls autorisés à présenter des candidats. Et l’on parle de démocratie à l’occidental comme étant la seule référence !!

Compte bancaire

L’ouverture d’un compte bancaire est une autre condition exigée pour la création d’un parti. En fait, pour certains, la création de parti était un moyen de s’enrichir, des fonds du gouvernement pouvant être octroyés aux promoteurs. D’où la prolifération des partis.

Le siège social

Une autre condition exige que chaque parti dispose d’un siège social, ce qui devrait faciliter tout contrôle d’existence véritable dudit parti. Entreprise une première fois, la vérification a obligé certains partis à abandonner le domicile du créateur et avoir désormais et parfois momentanément un siège. Cherchez à localiser aujourd’hui certains sièges serait le parcours d’un combattant.

Si le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation avait continué cette solution salvatrice qu’il avait commencée à appliquer : exiger la disposition de siège par chaque parti et demander un rapport à chaque préfet sur l’implantation effective de chacun des partis dans sa sphère territoriale, certaines formations politiques auraient disparu. Hélas ! Il bloqua son action de clarification politique, sans autres explications.

Le choix du Peuple

A l’issue de la récente élection législative, le peuple de Guinée a choisi les partis qui le représenteront à l’Assemblée nationale durant les cinq ans à venir. Cette sentence démocratique doit être respectée et renforcée contre vents et marées.

Ainsi, pour éviter le gaspillage et la dilapidation du budget national, il existe une charte des partis qui stipule que seuls les partis ayant des députés à l’Assemblée Nationale bénéficieront des subventions de l’Etat et précise les modalités de répartition desdites subventions ; elle doit être respectée en son article 24.

Les autres partis qui n’ont pas présenté de candidats ou qui ont été éliminés à l’issue d’un scrutin bien encadré pourront exister et vivre de leurs ressources propres ; ils ne devront compter sur aucun subside de l’Etat jusqu’ à ce qu’ils aient des députés.

En Guinée, nous insistons, le peuple a réduit le nombre des formations politiques pouvant défendre ses intérêts pendant cinq ans. Il faut se conformer à ce choix en appliquant correctement et strictement les lois et règlements qui les régissent, si nous militons pour une vraie démocratie. Toute autre décision serait une insulte au Peuple souverain de Guinée et continuerait à entretenir des conflits superficiels et retardataires organisés par des hommes politiques parfois irresponsables. Le laxisme du gouvernement a fait trop de tors aux populations de Conakry.

Nous référant à notre histoire, nous pouvons affirmer que la Guinée a accumulé une somme d’expériences qui, bien analysée en dehors de toute passion, de toute polémique inutile, peut nous permettre, si nous n’étions pas obnubilés par la gymnastique conceptuelle de quelques cadres guinéens formatés ou d’ « experts » étrangers, d’aborder de façon endogène la plupart des problèmes qui nous assaillent.

L’organisation et l’agitation politicienne sont de celles-là. D’où nos propositions :

2. Révision de définition

Même si toutes les formations sociales agréées se disent partis, nous pensons qu’il y a lieu de les classer désormais en deux catégories pour le besoin de la cause que nous devons défendre donc en négligeant les définitions consacrée, à l’origine de la situation politique actuelle.

En Guinée,

Le Parti, c’est la formation sociale ayant un ou des députés à l’Assemblée nationale, siège du pouvoir législatif et cadre approprié pour des débats de société qui, seuls, intéressent le peuple laborieux de Guinée et ses véritables amis.

Le Mouvement, c’est celle qui n’y est pas représentée, puisque c’est le peuple qui l’exclut pendant cinq ans de l’exercice de son pouvoir législatif.

Pour une application effective de ces distinctions, nous pouvons procéder comme suit, durant les cinq ans de législature de façon stricte et désormais.

Nous maintenons toutes les formations sociales agréées en précisant la fonction de chacune d’elle. Ainsi

A / Le parti aurait deux centre et deux modes d’action :

- Remplir correctement ses tâches à l’Assemblée nationale.

- Pouvoir manifester dans les lieux publiques, dans le respect strict des lois et règlements en vigueur sous peine de sanctions qui devront être, cette fois, effectivement appliquées, puisque préalablement connues de tous les Guinéens.

- Participer aux élections locales, le développement local étant la tâche fondamentale des mairies et des CRD où les partis peuvent commencer à appliquer leur projet de société et ce qui permettrait aux populations concernées de les apprécier et se rendre compte du sérieux de leur promesse électorale.

B/Le mouvement n’aurait qu’un mode et un centre d’action

- l’éducation civique, sur des thèmes non politiques à travers des conférences, ateliers, séminaires, etc.

-Participation aux élections locales, le développement local étant la tâche fondamentale des mairies et des CRD où les actions des mouvements peuvent être comparées à celles des partis qui siègent à l’Assemblée Nationale. Donc possibilité pour les électeurs de faire un meilleur choix aux prochaines élections législatives, entre les projets de société des partis politiques candidats.

- Mais interdiction doit être faite à tout mouvement donc à toute formation sociale non représentée à l’Assemblée Nationale de participer aux activités des partis retenus par le Peuple (manifestation de rue, meeting, assemblée générale, conférence, congrès, etc.)

Pour compléter ces propositions et mettre fin à l’agitation politicienne devenue criminelle puisqu’elle accroit davantage la misère du Peuple, toute alliance devrait être interdite entre un mouvement et un parti.

-Le gouvernement ne doit pas agréer les alliances des partis ; ceux-là doivent être libres de s’associer, former des alliances, sans avoir besoin d’une caution officielle qui risque de devenir à terme une contrainte pour le gouvernement.

Pour terminer, nous espérons des débats civilisés qui se poursuivront à l’Assemblée Nationale ([2]) en vue du vote d’une seule loi réglementant, de façon endogène, la création et le fonctionnement des partis politiques en Guinée, avec réduction de leur nombre par le respect scrupuleux des textes les régissant ou par voie électorale (référendum).

Nota bene

(1)Notre lettre du 30 avril 2014 (déposée au secrétariat particulier de monsieur le Président) aux députés portant sur trois questions dont la réduction du nombre de partis est restée sans réponse, même pas un accusé de réception, comme il se doit…

Conakry, le 14 Décembre 2014

Sidiki Kobélé Keita

Tél : 00 224 664 21 11 78

Email : sidkobe@yahoo.fr

 
CIMA 2014 a Paris : Quand Moussa Dadis Camara s'invite dans le débat

2014/12/13

Aujourd'hui en Guinée Ce vendredi 1 décembre 2014 s'est ouvert dans la capitale française, Paris, la XXIè conférence annuelle du forum économique de l'Afrique gagnante. Étaient présents à ce rendez - vous du donné et du recevoir plusieurs intellectuels et universitaires aux rangs desquels se trouvait l'ancien premier ministre guinéen, Kabinet Komara, par ailleurs Haut Commissaire de l'Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal.

L'ancien premier ministre a fait un brillant exposé autour de " Intégration Économique sous régionale et régionale, L'organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, un exemple réussi". C'était dans la salle de conférence de l'hôtel, "Le Méridien".

Après une intervention qualifiée de magistrale par la presque totalité des participants venus de plusieurs pays du vieux Continent. L'actuel Haut Commissaire de l'omvs, est revenu sur les circonstances de sa nomination au poste de premier ministre par le capitaine Moussa Dadis Camara. Lisez : " Un jour je sortais d'une entretien d'embauche lorsque sonna mon GMS. Au bout du téléphone, on me dit , ne quittez pas pour le Capitaine Dadis

Je pose la question de savoir c'est qui Moussa Dadis Camara ? Vous ne connaissez pas Dadis et vous êtes guinéen ? Vous ne savez pas que depuis 3 jours , je suis le nouveau Président de la république de Guinée. ? Réplique Dadis.

S'en suivra une Kyrielle de questions dont entre autres : Est ce c'est vrai que vous aviez par le passé refusé le piste de Premier ministre ? Est ce que vous aviez enseigné Cellou Dalein et Lansana Kouyaté ? Est ce que vous pouvez être là demain.

J'ai dit que si celui qui nous me paie apprenne que je suis parti ailleurs, ne sera pas content .Si vous ne venez pas, je lancerais un mandat d'arrêt international réplique Moussa Dadis Camara.

C'est donc sur le chemin de retour et précisément à Dakar que je recevra un SMS m'annonçant ma nomination au poste de premier ministre de la république de Guinée, renchérit Monsieur Komara.

Voilà comment je fus nommé Premier ministre, fonction dont je ne revendique pas car je n'étais pas sur la même longueur d'onde qu'eux . C'est ainsi que je suis resté 14 mois sans budget. J'étais obligé de vendre une de mes villas pour vivre et supporté les charges de la Primature. Ils ont voulu que je démissionne, j'ai refusé. Et lorsque j'ai été limogé, j'ai demandé à ce que je sois audité. Fin de citation.

Demain samedi 13 décembre 2014 a partir de 20 heures à l'hôtel Le Méridien, le XXIÈ Gala annuel du leadership des managers africains. Un dîner Gala spectacle, sanctionnera la remise des oscars aux personnalités de l'Afrique gagnante et aux managers africains dont l'entrepreneur guinéen, Kerfalla Camara dit KPC,PDG du Groupe Guicopres, qui recevra l'oscar des oscars du meilleur manager africain de 2014.

A suivre.

Ibrahima Sory Sylla






 
100ème session du conseil des ministres ACP à Bruxelles: M. Diaré évoque les enjeux, perspectives et retombées

2014/12/12

Aujourd'hui en Guinée Depuis le mardi 9 décembre 2014, le ministre d’état guinéen en charge de l’Economie et des Finances, M. Mohamed Diaré, en sa qualité de président du conseil des ministres des pays ACP, dirige, à Bruxelles à la Maison des ACP sis au 451 avenue Georges Henri, avec brio les travaux de la 100ème session de cette organisation qui compte près de 80 pays. Après la cérémonie d’ouverture officielle de cette session, pendant que les travaux en plénière du conseil se poursuivent, le ministre d’état guinéen Mohamed Diaré s’est prêté à nos questions pour revenir entre autres sur les enjeux et perspective des ACP, mais aussi la place qu’occupe la riposte contre l’épidémie à virus Ebola lors de cette session. Entretien…

Enjeux et perspectives

« La Guinée a l’honneur de présider la 100ème session du conseil des ministres ACP (Afrique Caraïbes et Pacifique) qui se déroule à Bruxelles. Les enjeux de cette session se trouvent au niveau de trois points. Le premier point, c’était l’élection du nouveau secrétaire général du groupe ACP. Nous avons réuni les membres du bureau, le mardi 9 décembre 2014, le matin, et de façon consensuelle, les six groupes représentant les états membres des ACP ont élu, à l’unanimité et à bulletin secret, Dr Patrick I Gomes de la Guyane au poste de secrétaire général de ACP. Parce que, cette fois-ci, c’est le tour des Caraïbes. Actuellement, c’est l’Afrique de l’Ouest qui préside les ACP.

Le second enjeu de cette 10ème session, ce sont les relations futures et les perspectives du groupe ACP. Vous savez le groupe ACP a été crée et arrimé à l’Union Européenne dans le cadre des accords de Lomé. Ces accords prennent fin 2020. Je pense que nos partenaires européens ne se sont pas encore prononcés pour une extension des accords de Lomé, et tout porte à croire que nous allons bâtir nos relations sur des nouvelles bases. Et donc, nous avons demandé à un groupe d’ambassadeurs de réfléchir sur les propositions à faire sur l’avenir du groupe ACP après 2020. Ensuite, nous avons confié aussi à un groupe d’éminentes personnalités, conduite par l’ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo, de réfléchir sur les perspectives d’avenir du groupe ACP. Un des enjeux de cette 100ème session est de voir où nous en sommes, et aujourd’hui (jeudi 11 décembre 2014) nous avons validé les recommandations des experts qui vont êtres intégrer dans le rapport du groupe d’éminentes personnalités qui sera soumis au sommet des chefs d’Etat en 2015.

Le troisième enjeu de cette session est de faire l’état des lieux des négociations des Accords de Partenariat Economique entre l’Union européenne et l’Afrique. Et là aussi, nous allons discuter avec les six groupes pour voir où nous en sommes avec les négociations ? Quelles les leçons à tirer ? Et comment avancer avec notre partenaire de l’Union européenne ? Voici les trois enjeux prioritaires de cette 100ème session du conseil des ministres des pays ACP. »

Epidémie à virus Ebola

« Au cours cette 100ème session du conseil des ministres des pays ACP, il sera deux fois question d’Ebola. Le mardi 9 décembre, il y eu une conférence interministériel entre les ACP et l’Union européenne, en présence de M. Neven Mimica, Commissaire européenne à la Coopération Internationale et au Développement. Et là, il y avait un point à l’ordre du jour axé sur l’épidémie Ebola. Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de prendre la parole pour expliquer l’impacte de cette maladie sur l’économie, au-delà même des pertes en vies humaines, et appelé la compréhension de notre partenaire de l’Union européenne, mais aussi des pays ACP qui sont là, de continuer à soutenir les pays victimes (la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone), dans le cadre de la riposte contre cette maladie, et donc de stopper la propagation de la maladie, mais aussi de renforcer le système de santé de ces pays. Mais au-delà de cette riposte, les secteurs porteurs de croissance, tels que l’agriculture, l’élevage et la pêche, sont aujourd’hui très impactés à travers cette épidémie. Donc, nous les avons appelés à soutenir l’économie de ces pays et aussi faire un appui massif au niveau des budgets de ces états. En dehors de cette réunion, la 100ème session du conseil des ministres des pays ACP a aussi inscrit à l’ordre du jour un point sur l’épidémie Ebola, et ce point sera débattu ce vendredi 12 décembre. »

Des retombées économiques de cette 100ème session

« Nous avons déjà reçu des retombées économiques, et avec cette forte sensibilisation de la communauté internationale, nous pensons que la mobilisation va continuer parce que l’Union européenne a déjà annoncé 1 milliards 100 millions d’euros d’appui au pays victimes de l’épidémie du virus Ebola. Nous souhaitons que ce montant soit débloqué le plus rapidement possible pour le bonheur des populations.»

SACKO Mamadou & NMC

 
Bruxelles : Mohamed Diaré, président du Conseil des Ministre ACP, lance les travaux de la 100ème session

2014/12/11

Aujourd'hui en Guinée L’ouverture officielle, ce mercredi 10 décembre 2014, de la 100ème session du Conseil des ministres ACP, qui se tient à la Maison des ACP, sis au N°451 avenue George Henri à Bruxelles, a été caractérisée par l’observation d’une minute de silence en la mémoire des victimes de l’épidémie de la fièvre à virus Ebola en Afrique de l’Ouest, du président de Zambie et de la reine Fabiola de la Belgique (tous arrachés à notre affection). Sous la présidence de M. Mohamed Diaré, ministre d’Etat guinéen en charge de l’Economie et des Finances et président du conseil des ministres ACP, cette cérémonie a été marquée par trois discours, en présence de Li Young, directeur général de l’ONUDI, de M. Muhammad Mumini, secrétaire général du Groupe ACP.

Après les mots de bienvenue du secrétaire général du groupe ACP Muhammad Mumini, qui a mis un accent sur le partenariat, la coopération entre EU et les pays ACP, les défis de développement, de démocratie, d’Etat de droit qui interpellent le monde, un monde caractérisé par des crises économiques et humanitaires. Le secrétaire général des ACP s’est réjoui de l’optimisme et de l’espoir de voir certains pays africains tenir des élections notamment au Mali, en Centrafrique, et de l’amélioration de la transition au Burkina Fasso, mais aussi l’espoir de croissance dans d’autres pays. Dans un monde dominé par la force que la Justice, Muhammad Mumini a appelé à la solidarité et à la fraternité, pour mieux servir les Etats membres des ACP. Il a aussi appelé à la coopération internationale pour résoudre toutes ces crises sans oublier la place des ACP pour y parvenir. Il a aussi noté les efforts fournis par son équipe, avant d’évoquer des difficultés financières et souhaiter une bonne situation financière pour l’équipe entrante.

Li Young, directeur général de l’ONUDI a quant à lui fait un exposé sur la nécessité urgente d’industrialisation pour un développement durable pour les pays ACP, un socle pour la création d’emplois dans les zones rurales et pour générer des revenus. Il a, à cet effet, rappelé les politiques déjà entreprises par son institution dans les pays ACP, et il a promis de poursuivre les efforts dans ce sens.

A son tour Mohamed Diaré, Président de Conseil des ministres ACP a fait un discours historique qui a provoqué des applaudissements tout au long en raison de sa clarté et de sa maîtrise du sujet. Il a d’abord transmis les salutations fraternelles du Professeur Alpha Condé, président de la république de Guinée, ainsi que celles du Gouvernement et du peuple de Guinée.

La présente session est la 100ème du conseil des ministres ACP, ce chiffre, selon lui revêt une importance aussi bien dans la vie des personnes que dans celle des nations ou des organisations internationales : « Au fil des décennies, nous avons appris à mieux nous connaître. Nous avons mis en place des procédures et des normes qui ont résisté à l’épreuve du temps. Le groupe ACP a gagné en maturité. Il ne peut plus se définir comme une organisation à la recherche d’une mission. Au contraire, il est devenu un acteur de plus en plus important de la scène mondiale, qui est en quête de nouveaux territoires et d’un mandat toujours renforcé, plus clairement défini et plus ciblé. Notre identité et nos actions ne font plus aucun doute ; nous sommes une organisation intergouvernementale unie par une expérience commune et un sens commun de la destinée et du but collectif sur la scène mondiale. A l’évidence, certains de nos pays sont grands, d’autres sont moyens et beaucoup d’autres encore sont relativement petits. Un bon nombre de nos pays sont enclavés, tandis que d’autres figurent parmi les petits Etats insulaires. Mais en dépit de ces différences, nous demeurons unis par un lien commun et une fraternité partagée. Comme dit un ancien proverbe africain, ‘’une famille c’est comme une forêt ; vue de l’extérieur, elle est dense, mais à l’intérieur on s’aperçoit que chaque arbre a sa place’’. Selon le droit international, toutes les nations sont égales, et égales devant Dieu, le créateur Tout-puissant du ciel et de la terre. Tous autant que nous sommes, petits ou grands, nous avons en partage l’expérience commune de la marginalité et de la vulnérabilité au niveau mondiale. Nous sommes unis par notre attachement à la solidarité, à la fraternité des nations, à un monde régi par le droit et par les normes internationales de justice et d’équité. Je demeure convaincu que l’unité et la solidarité sont les seuls moyens par lesquels des pays le développement comme les nôtres peuvent promouvoir les intérêts communs et les valeurs qui leur sont chères. Dans un monde plus que jamais intégré du fait de la mondialisation et de la libéralisation des échanges, des capitaux et des marchés, une tendance au recul de l’internationalisme et des actions collectives au niveau mondial semble se dessiner. La légitimité des principales institutions internationales de la gouvernance mondiale est de plus en plus remise en cause. Et pourtant, l’histoire nous enseigne que tous dangers liés à l’ordre mondial ont été aggravés par l’absence d’un leadership international et d’un engagement en faveur d’une action collective à l’échelle mondiale.

C’est la raison pour laquelle la réussite du groupe revêt tant d’importance pour l’avenir de notre humanité commune. Le groupe ACP compte 79 pays, qui totalise une population d’environ un milliard de personnes. Nous représentons une partie importante de la famille des nations et, du point de vue des pays pauvres et vulnérables, nous constituons la majorité morale. Non seulement nous comptons, mais nous devons également continuer à faire entendre notre voix dans le grand concert des nations. »

Pour le ministre guinéen en charge de l’Economie et des Finances, cette réunion se tient à un moment particulièrement difficile. Le fléau Ebola fait des ravages dans certains de nos pays en Afrique de l’Ouest, les plus durement touchés étant la Guinée, La Sierra Leone et le Liberia. En fait, tous les pays de Mano River Union, a-t-il tenu à préciser, ont ressenti d’une manière ou d’une autre l’impact de cette épidémie redoutable.

Mohamed Diaré a, à cet effet, fait l’historique de la maladie depuis 1976 en République démocratique de Congo jusqu’à son apparition en Afrique occidentale, et rappelé ses conséquences socioéconomiques. Le président du conseil des ministres ACP a évoqué des mesures décisives du gouvernement guinéen et l’appui de la communauté internationale qui continuent de réduire les cas hebdomadaires rapportés en fin novembre même si de nouveaux cas malheureusement ont été signalés dans les régions frontalières telles que Faranah, proche de la Sierra Leone. « Nous avons accompli des progrès considérables vers la réalisation de nos objectifs concernant la lutte contre l’épidémie. Ainsi, plus de 70% des cas déclarés font l’objet de mesures d’isolement, tandis que 80% des équipes chargées des inhumations sont actives sur le terrain »

« Nos économies sont confrontées à la fuite des capitaux…La Banque Mondiale a modélisé l’impact macroéconomique dans les pays affectés selon des scénarios bas et haut. Dans l’hypothèse basse, l’épidémie devrait entraîner pour l’Afrique une perte de PIB estimée à 2,2 milliards de dollars en 2014 et à 1,6 milliard en 2015. Dans l’hypothèse haute, ces chiffres s’élèvent à 7,4 milliards de dollars pour 2014 et à la somme astronomique de 25,2 milliards de dollars pour 2015. » a-t-il tenu à expliquer tout en mettant un accent sur les efforts et l’appuis apportés par de nombreux pays frères ACP, de la France, de l’Union européenne, aux pays touchés par Ebola. Il a aussi, pour contenir cette maladie, appelé à une action collective d’envergure pour sécuriser la vie des millions de personnes en Afrique de l’Ouest en aidant les pays frappés à élaborer des mécanismes de lutte efficaces. « L’appui visant à rendre nos systèmes de santé plus résistants à l’avenir revêt une importance capitale. Il est tout aussi indispensable de réhabiliter nos infrastructures sociales et économiques et de renforcer les budgets nationaux afin de mettre en place une protection sociale efficace et des systèmes de santé viables à long terme. Selon un adage Zulu, peuple originaire d’Afrique du sud, ‘’un mal mystérieux ne se traite jamais avec des médicaments sucrés’’. Nous, en Guinée, à l’instar d’ailleurs des autres pays touchés, sommes bien conscients des choix difficiles que nous devons opérer. Nous devons faire preuve d’une rigueur accrue dans nos systèmes de dépenses, de façon à ce que les ressources soient mobilisées en faveur des domaines qui en ont le plus besoin et de secteurs qui produisent le plus grand impact en termes d’amélioration des moyens d’existence. Nous sommes tous appelés à faire des sacrifices, et il appartient aux dirigeants que nous sommes de montrer l’exemple… »

Dans ce discours d’ouverture du conseil des ministre ACP, Monhamed Diaré a évoqué les questions liées au commerce et aux produits de base, l’examen du budget du secrétariat ACP pour l’exercice 2015, la désignation du nouveau Secrétaire Général le rapport d’étape du groupe d’éminentes personnalités (GEP) qui a été mise sur pied pour aider à bâtir un nouvel avenir ambitieux.

« Il est inutile de rappeler que le groupe ACP a besoin d’un leadership pour conduire ses activités et préparer son avenir après 2020. Une nouvelle équipe de la commission européenne a été mise en place sous la présidence de M Jean-Claude Junker. Comme il ressort clairement des résultats des élections législatives européennes tenues cet été, nous devrons composer avec une nouvelle Europe résolument située au centre droit. Nous ne pouvons pas, dès lors, continuer à agir comme su rien était. La lassitude à l’égard de l’aide est un fait dans l’ordre économique international qui se dessine. Il est donc important que le groupe ACP se repositionne comme une organisation internationale crédible et capable d’optimiser sa capacité à mobiliser des ressources auprès de divers partenaires c’est pourquoi le choix de la personne qui deviendra le prochain Secrétaire général est une question cruciale. »

Comme dit un proverbe ashanti au Ghana ‘’Une armée de moutons menée par un lion est capable de mettre en déroute une armée de lions menée par un mouton’’. « Nous avons, a-t-il, ajouté grandement besoin d’un lion ou d’une lionne pour diriger, avec ambition, courage et sagacité, notre Organisation dans les années à venir. », a dit M. Diaré

Le président du Conseil des ministre ACP a exprimé ses préoccupations par rapport au budget et à la situation financière du secrétariat. Parlant du non paiement des contributions et des arriérées, le ministre guinée de l’économie et des Finances a révélé que les arriérées dues s’élèvent à 1,4 millions d’euros. Une situation intenable selon lui. « Nous ne pouvons pas, dit-il, exiger autant d’efforts de notre Secrétariat tout en le privant des moyens nécessaires à la réalisation de sa mission. »

C’est pourquoi Mohamed Diaré, a salué les présidents Teodoro Obiang N’Guema de Guinée équatoriale et José Eduardo dos Santos d’Angola, qui ont fait don à l’Organisation, des fonds qui ont servi à appuyer les fonctionnement du Secrétariat et les travaux du groupe d’éminentes personnalités ACP.

Avant de lancer l’ouverture officielle des travaux, le Président du conseil des ministres a salué la présence M Li Young, directeur général de l’ONUDI, un partenaire privilégié des ACP, remercié le président du comité des ambassadeurs le Docteur Ousmane SYLLA, et ses collègues pour le travail préparatoire afin que la présente session se déroule dans de bonnes conditions et soit couronnée de succès. Il a aussi remercié Alhaji Mohammed Mumini, secrétaire général ainsi qu’au secrétariat pour l’accueil chaleureux et des dispositions prises en vue d’assurer le succès aux réunions.

Après l'ouverture des travaux de cette 100ème session se poursuivent jusqu'à la fin de cette semaine.

Nous y reviedrons.

A Bruxelles un compte rendu de Mamadou SACKO & NMC

 
Politique: Après « Bah Oury ne jure que par la violence », Guillaume Hawing persiste et signe!

2014/12/10

Aujourd'hui en Guinée Je suis devenu depuis la publication de mon article sur certains sites, article décryptant les codes lucifériens sur l’homme qui recommande la violence contre la paix, une cible à détruire, un obstacle à éliminer, un cerveau à faire taire.

Plusieurs cerveaux de ce pays refusent d’analyser ou refusent de donner leurs points de vue de la situation sociopolitique de la Guinée, par peur qu’ils ne soient dénigrés ou ne deviennent la cible ou l’objet de diffamation ou de critique de certains médiats communautaires ou par peur qu’on ne leur colle une étiquette partisane de la mouvance ou de l’opposition. Je trouve que ceux qui adoptent une telle ligne de conduite sont hypocrites et n’aiment pas leur pays.

Quand on est scientifique, on est censé être au-dessus de ces considérations hypocrites, censé connaitre ce jeu communautariste de certains médias à faire taire les cerveaux brillants et les cerveaux gênants. Pour la gouverne de tous les médiats qui optent pour cette option, sachez que tout ce qui ne tue pas le scientifique le rend fort. Acceptez d’affronter le scientifique c’est accepter d’avance de perdre le combat. Le scientifique est puissant et fort, quand on ne croit pas en sa puissance on est détruit.

A un moment donné de l’histoire, toute l’Allemagne était contre Albert Einstein mais à la fin, l’histoire avait brandit haut son drapeau de victoire. Comme pour dire que même si toute la Guinée était contre mes articles je resterai imperturbable et ne lâcherai pas prise, à plus forte raison quand c’est une poignée de médiats communautaires qui veulent faire leur publicité par intermédiaire de mon nom, car ils savent bien que mon nom ne peut être qu’une action pour leur site.

Mon article intitulé « Bah Oury ne jure que par la violence » a fait coulé beaucoup d’ancres et a fabriqué beaucoup d’insolents. Après la publication de l’article, nombreuses des voix se sont soulevées pour me détourner de ma conviction et me faire taire à jamais, mais très fort malheureusement aucune n’a apporté une contre-analyse contradictoire à l’article, mais plutôt : certaines des injures, d’autres s’interrogeaient sur mon origine, d’autres défendaient le nom BAH parce que étant Bah, d’autres devenaient recenseurs d’erreurs d’écrits, d’autres tentaient de jouer sur mes sentiments pour que je sois un des leurs, comme si j’étais de quelqu’un d’autre. Pour votre gouverne, le scientifique est l’une des caractéristiques du bien commun, il n’appartient à aucun groupe privilégié.

A lire les propos des uns et des autres, je donne raison aux analystes qui disent que lorsque l’argumentation d’un article est au dessus de ceux qui se sentent consernés par l’article, bonjour et bienvenus seront à : l’insolence, l’ethnocentrisme et à l’avocat du diable dans les contre-attaque ou dans les droits de réponse. En réalité, c’est cette figure de cas que je vis présentement avec les proches de BAH Oury qui s’attaquent à l’article.

A chaque fois que je suis en face d’une réponse d’une telle nature, je suis soulagé. Car dans ma logique, lors que les contre-attaques d’un article sont constituées essentiellement d’injures,de propos ethniques et de préjugés, c’est que cet article a atteint son objectif. Car la vérité est crue, elle incite, elle provoque, elle est difficile à admettre mais facile à comprendre.

Si BAH Oury ne jure pas que par la violence, si Bah Oury ne recommande pas la violence contre la paix, si Bah Oury n’incite pas les gens à la manifestation sans être parmi les manifestants, si Bah Oury ne préfère pas le pouvoir à la vie humaine, si Bah Oury ne veut pas entrer dans l’histoire sans être un acteur du présent et enfin si Bah Oury n’est pas le contraire de Mahatma Gandhi, de Nelson Mandela et de tant d’autres qu’on me le prouve par une contre-analyse à travers une argumentation non pas ethnique mais rationnelle. Je suis convaincu que les guinéens attendront toute la durée de leur vie sur terre, ils ne liront jamais une contre-attaque digne de nom pouvant déterrer Bah Oury de ce cimetière de vérité dite sur sa personne. Appelons les choses par leur nom, Bah Ory est luciférien.

Si Mahatma Gandhi, Nelson Mandela et tant d’autres ont prôné la non- violence et ont refusé de gouverner les cadavres durant toute leur vie, Bah Oury quant à lui, pense que « la violence à la Bah Ouryenne » les pertes en vies humaines et l’écoulement du sang de la paisible population guinéenne doivent être les probabilités certaines de son soi-disant renversement de regime ou de son soi-disant prise de pouvoir.

Monsieur Bah Oury, je vous promets d’être parmi les manifestants et d’occuper la première ligne si vous et vos enfants accepteront de revenir de l’Europe et d’être à la première ligne parmi les manifestants. Ayez du respect pour la vie humaine. Sachez qu’autant que votre vie et celle de vos proches parents vous sont chères, qu’il en est autant pour les autres et pour leurs proches parents. Les pauvres gens ont trop payés de leur vie, je crois que cela suffis comme sacrifice humain. Acceptons désormais la culture de la voix des urnes et banissons celle de la violence, car personne n’a le monopole de la violence.

Pour finir je dis ceci : on peut atteindre un homme et le faire taire car l’homme est limité dans le temps et dans l’espace. Mais on ne pourra jamais atteindre et faire taire la vérité, car elle est l’un des noms de Celui qui gouverne tout l’univers. La vérité et le temps font toujours chemin ensemble et ne se trahissent jamais. Avec le temps la vérité réussira toujours à se faire découvrir, car la roue de l’histoire tourne.

Guillaume Hawing, chercheur

 
Comité ministériel ACP-UE : Mohamed Diaré plaide pour un soutien budgétaire additionnel pour les pays touchés par Ebola

2014/12/9

Aujourd'hui en Guinée En marge de l’élection du nouveau Secrétaire général ACP (Afrique Caraïbes et du Pacifique), une réunion du Comité ministériel ACP-Union Européenne s’est tenue ce mardi 9 décembre 2014, à la Maison des ACP sise l’avenue Georges Henri 451 B - 1200 Bruxelles. A cette occasion, après l’adoption de l’ordre de jour, suivi de la communication du président de séance, un dialogue de haut niveau a eu lieu entre les participants et M. Neven Mimica, Commissaire Européenne à la Coopération Internationale et au Développement, sur entre autres : La programmation du 11ème FED. ; La mise en œuvre de la facilité d’une passerelle, et sur les mesures mises en place par l’Union Européenne dans la lutte contre la maladie à virus Ebola dans le cadre du partenariat ACE-UE.

De la programmation, il faut retenir que l’enveloppe du 11ème FED s’élève à 30 506 millions d’euros, un montant destiné à la programmation nationale/régionale ACP, à la facilité d’investissement et aux pays et territoires d’outre-mer. Dans cette optique, le mécanisme de programmation du 11ème FED respecte les instructions relatives à la programmation établie en mai 2012. Qui met l’accent sur les politiques et plans de développement propres aux pays ACP en s’alignant le plus possible sur leurs priorités.
S’agissant de l’état des lieux, à la date du 9 décembre 2014, 53 Programmes Indicatifs Nationaux (près de 2/3), portant sur un montant d’environ 10 milliards d’euros, sont déjà signés. Les autres devraient être signés début 2015. Ce documents s’articlent autour des principes suivants : La différenciation : une aide accrue est allouée aux pays les plus pauvres ;
La concentration : l’aide bilatérale de l’UE est axée pour l’essentiel des sur trois secteurs prioritaires ;
Le renforcement de l’efficacité de l’aide : en se fondant sur les stratégies des pays (pas de documents de stratégie de l’UE séparé), en s’alignant sur les cycles nationaux et en entamant, chaque fois que cela est possible, un processus de programmation conjointe ; Et enfin, l’accent sur les résultats.

Pour M. Neven Mimica, Commissaire Européenne à la Coopération Internationale et au Développement, les ressources disponibles sont de 1,5 milliards d’euros. Pour ce montant, un accord de ratification des 6 derniers pays de l’UE doit intervenir avant mars 2015. Ce qui permettra de subventionner les programmes en cour.
A ce niveau, une inquiétude a été soulevée par un des participants, à savoir que va-t-il se passer si cet accord n’est pas signé par tous les pays de l’UE ?
En réponse, M. Neven Mimica a souligné que tout indique les 6 états membres de l’UE ratifieront le 11ème FED à temps pour que le montant de 1, 5 milliards d’euros soient utilisés à temps.

S’agissant des mesures mises en place par l’Union Européenne dans la lutte contre la maladie à virus Ebola dans le cadre du partenariat ACE-UE, M. Neven Mimica a souligné que l’Union européenne est à la pointe de la lutte contre le virus Ebola depuis l’apparition de l’épidémie en mars 2014. C’est pourquoi, a-t-il rappelé, qu’au 12 novembre 2014, la contribution totale annoncée de l’Union est des 1 061 millions d’euros, dont 372 millions mobilisés par la Commission et les états membres se sont engagés à verser plus de 689 millions.
De l’aide humanitaire, le commissaire européen au développement a noté que la Commission, jusqu’à présent a dégagé 58 millions d’euros pour les actions de secours comprenant, entre autres, la mise en place des unités mobiles de laboratoires, des centres de traitements du virus Ebola et un pont aérien logistique, en plus de la fourniture de médicaments et d’équipements médicaux/de protection, ainsi que le renforcement de la campagne de sensibilisation de la population. Et que pour ce qui est de l’aide à moyen terme et à long terme, la Commission a réuni jusqu’à présent 138 millions d’euros.

A la suite de la communication de M. Neven Mimica, M. Mohamed Diaré, ministre d’Etat guinéen en charge de l’Economie et des Fiances, a d’abord remercié ce dernier qui vient de d’effectuer un déplacement sur Conakry en cette période d’Ebola, pour marquer le soutien de l’Union Européenne à notre pays mais aussi à tous les pays qui sont victimes de cette épidémie, et au cour de cette visite, la Guinée a signé son programme indicatif national du 11ème. Avant souligner que « l’épidémie d’Ebola, en plus des pertes en vies humaines, à un impacte très négatif sur notre économie, sur les économies des trois pays principalement touchés » C’est pour quoi, parlant de l’histoire des pays touchés par l’épidémie Ebola, Mohamed Diaré a rappelé : « Quand vous prenez l’histoire de ces pays, le Libéria et la Sierra Leone ont vécu une guerre civile de plusieurs années. Ces pays sont rentés dans la phase démocratique. La croissance était revenue, et malheureusement cet élan a été stoppé par cette épidémie. »

Le ministre d’état guinéen n’a pas non plus passé sous silence le contexte dans lequel l’épidémie Ebola a touché la Guinée : « La Guinée aussi, qui a connu une transition militaire, avait commencé à se remettre depuis 2011, avec de grandes reformes qui ont stabilisé le cadre macro-économique, freiné l’inflation. Ensuite le pays a signé des grandes conventions surtout sur le plan minier, pour attirer les investisseurs. Malheureusement depuis le début de l’année, cette tendance est renversée. Je crois que la Communauté internationale a beaucoup fait. Nous remercions l’union Européenne pour avoir participé dans cette contribution à nos différents pays. »

Raison pour la quelle Mohamed Diaré a lancé un appel en faveur d’un soutien budgétaire de l’UE aux pays touchés par l’épidémie Ebola : « Aujourd’hui l’appel que je lance, c’est que ces pays étaient déjà fragiles avant l’épidémie Ebola. Nous sommes entrain de lutter contre la maladie pour stopper la transmission et l’éradiquer le plus rapidement possible. Mais je pense qu’au-delà de l’éradication, il faut dès maintenant renforcer le système santé des nos pays. N’attendons plus qu’on ait des problèmes pour faire le sapeur-pompier. Il faut prévenir. Cette épidémie devrait nous permettre, au-delà du renforcement de notre système de santé, mais aussi la solidarité de la communauté internationale doit aller dans le sens du renforcement des économies des ces pays, à partir de 2015 à travers un plan de relance de leurs économies. Si vous prenez le secteur de l’agriculture, il a été fortement impacté. Le secteur d’élevage la même chose. Je pense que les filières comme ça, il faudrait qu’une réflexion poussée soit faite pour que les populations victimes de cette maladie puissent aussi bénéficier d’appuis. Quand vous prenez les budgets de ces pays, les projections de l’année 2015 ont été très revues à la baisse, face à la dépense énorme. Donc, il faut un soutien budgétaire additionnel. »

Le ministre guinéen a aussi attiré l’attention des participants sur les annonces faites dans le cadre de la riposte contre cette maladie. « Les annonces faites dans le cadre de la riposte contre cette maladie, du renforcement des systèmes de santé, restent des annonces. Quelquefois, les décaissements ne suivent pas. Si les décaissements suivent, on ne sait pas comment ils sont gérés par les organes qui sont chargés des les gérer.», a-t-il fait remarquer. D’où ce plaidoyer du ministre d’état guinéen : « Il faut mettre un système de communication, de transparence dans le suivi des annonces et des décaissements, mais aussi de l’utilisation des fonds qui sont décaissés. »

Pour terminer, Mohamed Diaré a indiqué que, l’épidémie n’attendant pas, dans le cadre de la riposte contre Ebola, il faut débourser maintenant les fonds. Dans le même ordre d’idée, le ministre d’état guinéen a souligné qu’en même temps, qu’au lieu de construire des centres de transits ou de traitements en tente, à 10 millions, 15 millions de dollars après les détruire, pourquoi ne pas construire des centres de santé communautaire ?

Pour conclure, M. Neven Mimica, Commissaire Européenne à la Coopération Internationale et au Développement, s’est réjoui de la tenue de cette réunion de haut niveau, avant rassurer que les différentes préoccupations soulevées par les uns et les autres aujourd’hui seront prises en compte par la Commission de l’Union européenne.

A Bruxelles un compte rendu de SACKO Mamadou & NMC

 
Dr Mohamed Diané fait commandeur
de la légion d'honneur de l’État français

2014/12/9

Aujourd'hui en Guinée Le vendredi 28 Novembre 2014, une date inscrite désormais en lettres de marbre dans les annales de l'histoire de la Guinée, et de l'histoire tumultueuse du couple franco-guinéen. Ce jour, un président français foule le sol guinéen, justement pour venir témoigner de la solidarité de son peuple à la Guinée, confrontée à la pire crise sanitaire de son existence, l'épidémie Ebola en l'occurrence. Après un arrêt à l'hôpital national Donka où il a visité une antenne du laboratoire de l'institut Pasteur, et après avoir pris part à une table-ronde sur l'épidémie Ebola, le président Hollande avait à cœur d'encourager, mais aussi de témoigner de la reconnaissance de son pays, la France à la fois aux acteurs clés de la vie de la nation guinéenne, mais aussi à ceux qui sont en première ligne dans la croisade contre le virus maudit. Grande cérémonie de décorations mais aussi d'échanges de légions ce jour au Palais Mohamed V.

Au nombre de ceux qui ont reçu la reconnaissance de la France, figure Dr Mohamed Diané, Ministre d'Etat, directeur de cabinet du président de la République.

Tout comme le chef d'Etat-major des forces armées guinéennes, Dr Diané comme on aime l'appeler au RPG devenu RPG-Arc-en-ciel, a été fait ce jour COMMANDEUR de la Légion d'honneur de la République française. Une distinction haut de gamme, qui est attribuée à un monde assez select de par la planète. Dr Mohamed Diané, personnage de l'ombre de la présidence de la République, effacé, taciturne, est pourtant d'une grande influence dans le tout premier cercle d'intimité et de décision du président Alpha Condé.

Il est Directeur de cabinet du chef de l'Etat, à ce titre, il est un point stratégique des affaires présidentielles. C'est l'homme des dossiers, le filtre par lequel passe une craquée avant d'atterrir sur le bureau du grand chef. Dr Mohamed Diané, a été de toutes les luttes qui ont fini par porter son mentor Alpha Condé au pouvoir, depuis la période de la clandestinité jusqu'à la victoire en décembre 2010. C'est lui qui tenait les rênes du RPG, le parti d'Alpha Condé, aussi bien au moment où celui-ci était contraint à l'exil, que tout le tout qu'il faisait à l'étranger.

Même étant à la présidence de la république, son ombre plane toujours sur le parti présidentiel, une maison qu'il connait comme la paume de sa main et qu'il a dirigée de longues années, en l'absence de son leader plus présent à l'étranger qu'en Guinée. Il est un personnage clé du parti, à ce titre, il veuille et s'emploie à sauvegarder son unité et à le fortifier chaque jour, en vue des échéances cruciales de 2015 notamment.

C'est en reconnaissance de tout ce passé riche en hauts faits de bravoure et de témérité, sans tambour ni trompette, mais aussi et surtout dans une loyauté d'airain, c'est aussi en reconnaissance de tous les efforts qui sont siens, aux côtés du chef de l'Etat guinéen, pour tirer la Guinée des abysses du sous-développement vers des horizons meilleurs, c'est en reconnaissance de tout cela que la France, grande nation de démocratie et d'Etat de droit, a gratifié Dr Mohamed Diané de cette distinction honorifique riche en symboles …C'est amplement mérité ! On n'a pas toujours besoin d'être sous les projecteurs pour avoir la lumière de la reconnaissance !

Mosaïque

 
Politique: Guillaume Hawing cloué au pilori par un site plutôt communautariste (monfoutamaguinee)

2014/12/8

Aujourd'hui en Guinée Guillaume Hawing – Un chercheur qui traite tout le monde d’ignorant avec des écrits pleins de fautes

Depuis quelques semaines on assiste à l’arrivée sur les sites d’information et d’analyse sur la Guinée, un nouvel analyste qui se distingue des autres par sa soi-disante scientificité, son art de tout amalgamer et surtout de traiter tout le monde d’ignorant à-tout-va.

Monsieur Guillaume HAWING parce que c’est de lui qu’il s’agit se présente comme un chercheur même si l’on ne sait pas dans quels domaines il fait ses recherches ou qu’est-ce qu’il cherche. Il qualifie d’ignorant : Mr BAH Oury pour avoir appelé à chasser Alpha Condé du pouvoir ; Jean Marc TELIANO pour avoir dit qu’il a été limogé par Alpha Condé parce qu’il aurait nommé des cadres peuls ; Elie Kamano pour avoir dit qu’Alpha Condé ira du pouvoir en 2015 par tous les moyens. Les gens munis d’intellect non-OGM comprendront qu’il (Chercheur HAWING) semble être l’avocat de Mr Alpha Condé.

Il qualifie expressément d’ignorant et s’en prend avec une diatribe inouïe à toute personne qui dit des choses pas très gentilles à l’égard du Professeur Alpha Condé comme pour dire s’il avait une quelconque autorité il aurait déjà guillotiné la liberté d’expression.

Dans un de ses articles il s’en prend à BAH Oury qu’il qualifie d’ignorant et qui, selon lui ne jure que par la violence avec cette citation de l’indien Gandhi qui dit : « Toute violence étant une riposte à une autre violence, je ne recommande pas la violence même contre la violence », mais je vous rappelle cher chercheur que ce même Gandhi disait : « La non-violence ne consiste pas à renoncer à toute lutte réelle contre le mal, c’est au contraire contre le mal une lutte plus active et plus réelle que la loi du talion », il dit aussi : « Là où il y a le choix entre la lâcheté et la violence, je conseillerai la violence » donc primo ce que fait et dit Mr BAH Oury n’est pas de la violence selon Gandhi mais une lutte pour débarrasser le peuple de Guinée de cette souffrance qui n’a que trop duré. Secundo et même si c’était de la violence ce même Gandhi conseille cette violence que l’indifférence face à la souffrance du peuple (lâcheté).

Mr HAWING va même jusqu’à mettre en doute la nationalité de Mr BAH Oury, mais les vraies gens comprendront entre les noms BAH et HAWING qui pourrait ne pas être guinéen.

Le chercheur qu’est Mr Guillaume HAWING malgré son caractère de scientifique, est incohérent voire faux dans ces analyses, il affirme s’adressant à Mr Jean Mark TELLIANO : « N’êtes vous pas avec un jeune de 27 ans à l’Assemblée Nationale, un cas rare pour ne pas dire une nouveauté ou une première en Afrique », cela est d’abord inexacte (ce n’est pas, une première) et en plus cela ne peut pas être mis à l’actif du Professeur Alpha Condé. Pour votre information Monsieur, l’Ougandaise Proscovia Alengot Oromait a été élue député à l’âge de 19 ans en 2013 et est donc la plus jeune député de l’Afrique et même du monde.

Ce fameux « chercheur scientifique » excelle aussi dans l’art de faire des auto-éloges, il dira parlant à Elie KAMANO après l’avoir qualifié d’ignorant comme toujours : « Mon cher Elie KAMANO, je suis un Scientifique, Analyste Chercheur moins jeune que toi, un entrepreneur scientifique qui fait des preuves hors de la frontière guinéenne et qui participe aux colloques scientifiques internationaux sur les sujets très délicats partout à travers le monde » (je n’ai fait que copier-coller son texte), la sagesse recommande qu’on laisse les autres parler de nos mérites, on peut donc classer cela dans le compte de l’orgueil, et Hugo disait : « L’orgueil et le néant sont de la même espèce ».

Et comme il aime rappeler les écritures, ces écritures disent :

· « L’orgueil précède la chute »

· « Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé »

· Mieux vaut être humble avec les humbles que de partager le butin avec les orgueilleux.

Monsieur se présente comme un analyste alors qu’en réalité il n’analyse rien, il ne prend sa plume que quand quelqu’un n’est pas très courtois avec le Professeur Alpha Condé et tente de défendre le bilan quasi-inexistant des années d’Alpha Condé au pouvoir.

Dans un de ces articles il reproche à l’artiste Elie KAMANO de commettre des erreurs et d’écrire des noms de personnes en minuscules dans son écrit, malgré qu’il (Mr HAWING) se présente comme un « petit savant » et comme donneur de leçons, je voudrais aussi qu’il accepte ces leçons : Il dit quelque part dans un articleadressé à Jean Marc TELLIANO : « Le monde est devenu un village planétaire donc le pays se juge par ces intellectuels » je voudrais qu’il comprenne qu’on écrit « ses intellectuels » dans cette phrase et non « ces intellectuels » comme il l’a écrit. Il dit aussi : « Certes le peuple guinéen est majoritairement analphabète mais elle n’est pas bête », donc « la peuple » si je comprends bien ?

Parlant aussi à Mr TELLIANO dans un de ses articles, notre scientifique écrit : « Je préfère que vous reformulé votre phrase comme suit : « On m’a limogé parce que j’ai proposé les peulhs »… », je me demande à quel temps est conjugué le verbe reformuler dans cette phrase de l’éminent chercheur scientifique.

Dans ce même article, il écrit « En tant que bon catholique j’estime, le Christ ne recommande-t-il pas de rendre à César ce qui est à César ? Moi j’estime que cette phrase du Christ sous entend une reconnaissance pour l’homme ce qui est positif dans ses actions car les œuvres de l’homme parle mieux que lui-même» je rappelle une fois encore à notre scientifique national que le verbe « parler » conjugué au présent de l’indicatif à la 3em personne du pluriel s’écrit : « parlent » avec et non « parle »

Pour ne pas abuser je m’arrête là et comme il aime à le dire je veux qu’il « tourne aussi 14 fois sa conscience avant de coucher une idée sur du papier surtout quand ces écrits doivent être postés sur les sites ».

Je vous suggère cher chercheur que vous partiez revoir vos leçons de grammaire, d’orthographe et de conjugaison, et d’arrêter de faire semblant de donner des leçons aux vraies gens.

Pour conclure je demande à ce chercheur scientifique d’aller continuer ses recherches et de laisser les gens dire très haut ce qu’ils pensent très bas.

Source: http://monfoutamaguinee.wordpress.com

 
Médine: Mohamed Lamine Condé, le Consul général, s'entretient avec les étudiants guinéens

2014/12/8

Aujourd'hui en Guinée En marge de la soutenance de Dr. Souleymane Niangadou, le Consul général et sa suite ont rencontré et se sont entretenus avec les étudiants guinéens de Médine jeudi 4 décembre 2014.

Le vice-consul SEM Mohamed Amine Savané, prenant la parole au nom de son patron, a introduit le porte-parole des étudiants en ces termes :" Nous sommes là pour vous écouter. Nous sommes prêts à vous écouter jusqu'à dema...in s'il le faut pour connaître vos problèmes". El hadj Ibrahim Bah, porte-parole, a au nom des étudiants guinéens, remercié le Consul général et sa suite pour leur déplacement qui , selon lui, " brise le pont qui existait entre les arabisants et les francisants."

El hadj Mamadou Yaya Bah, chargé des affaires extérieures du bureau des étudiants guinéens de Médine, a attiré l'attention des autorités consulaires pour les compléments de bourses impayés de certains étudiants. Finissant son intervention, le jeune étudiant a sollicité , au nom des leurs, le Consul général pour l'ouverture d'une école guinéenne pour les 200 familles qui résident à Médine.

Dans son propos, le Consul général a tenu à remercier tout d'abord les étudiants guinéens de Médine pour la qualité de l'organisation de la soutenance de leur ami Dr. Souleymane Niangadou. Il les a ensuite félicités pour leur union qui ne souffre d'aucune discrimination, nonobstant leurs ethnies. Il les a exhortés également à continuer à faire des prières pour laver notre pays" des souillures du virus Ébola".

En réponse aux sollicitations, le diplomate guinéen a rassuré les étudiants de sa ferme volonté de collaborer avec sa hiérarchie pour résoudre le problème de complément de bourse. Au micro d'AEG, il a affirmé qu'il existe " une possibilité d'homologuer l'école guinéenne de Djeddah à une éventuelle école de Médine. "
Les autorités consulaires et les étudiants ont souhaité multiplier ces genres de rencontre les jours à venir.

Ousmane TRAORÉ
Écrivain-journaliste.
Chef de bureau d'AEG en Arabie Saoudite.
Courriel: minatatraore970@yahoo.ca

 
Le commissaire de l’UE à la Coopération à Sékhoutouréya: L’éradication d’Ebola au centre des discussions

2014/12/6

Aujourd'hui en Guinée Sékhoutouréya, 6 décembre 2014 - Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a reçu en audience ce samedi 6 décembre 2014 au Palais Sékhoutouréya, le Commissaire de l’Union européenne pour la Coopération internationale et le Développement, Neven Mimica.

Il était venu apporter le soutien de l’Union européenne à la Guinée dans sa croisade contre la fièvre hémorragique à virus Ebola d’une part. Et d’autre part, l’appui au renforcement du système sanitaire ainsi que celui des droits de l’Homme en Guinée. Pour cela, l’Union européenne apporte une enveloppe de 31 millions d’Euros. Dans cette somme, 11 millions sont pour l’appui budgétaire et les 20 autres millions vont contribuer au renforcement des capacités sanitaires du pays contre Ebola.

A l’issue des entretiens avec le Président Alpha Condé, le Commissaire de l’Union européenne pour la Coopération internationale et le Développement, Neven Mimica, est revenu sur l’objet de sa visite : « Je suis ici pour parler au nom de la Commission européenne. J’ai eu l’occasion de parler avec le Président de la République sur la riposte contre Ebola. Et pour moi, il est important que pendant que nous sommes en train de lutter contre Ebola, on pense en même temps à un système sanitaire efficace après l’épidémie.

Je suis là pour exprimer l’engagement de la nouvelle Direction de l’Union européenne dans le cadre du renforcement de la démocratie en Guinée, malgré les impacts négatifs d’Ebola qui a eu un effet sérieux sur la vie politique, économique et sociale de ce pays. J’ai discuté avec le Président du nouveau paquet financier. Un paquet constitué de 31 millions d’Euros et nous allons discuter conjointement, comment gérer ce fonds qui compte un montant de 11 millions comme appui budgétaire et 20 millions qui vont contribuer à renforcer les capacités du pays à relever les défis qui ont été posés à la Guinée à travers Ebola.

Enfin, nous avons discuté cet après-midi d’un contact dans le cadre du 11ème FED. Ça sera un partenariat de développement qui va œuvrer dans le sens de l’Etat de droit, du système sanitaire, du système urbain et aussi le transport. Ce sera une action conjointe pour lutter contre Ebola, promouvoir le développement après l’épidémie et assurer une continuité de développement dans le futur du pays. Merci M. le Président pour vos efforts qui ont facilité le partenariat pour le développement ».

Pour sa part, le Président Alpha Condé a apprécié l’élan de solidarité de l’Union européenne et le renforcement de sa coopération avec la Guinée qui se traduira par la signature du 11è FED : « Nous remercions le commissaire européen. Nous sommes maintenant au 11ème FED que l’Union européenne consacre aux pays africains et aujourd’hui la Guinée est sortie de la phase de la transition qui a fait que nous pouvons signer le 11ème FED. Nous avons déjà pu appliquer le 10ème FED et nous sommes heureux de voir que l’Union européenne va nous accompagner pour la consolidation de l’Etat de droit et surtout la reforme de l’Etat. Vous savez que nous avons un grand problème en ce qui concerne la justice et la police. Donc nous avons insisté sur l’accompagnement pour nous aider à reformer la justice et la police. Mais aussi nous sommes heureux de constater que le commissaire est venu en connaissant très bien nos problèmes qui sont de mettre fin à Ebola le plus tôt que possible, renforcer notre système sanitaire et nous accompagner sur le plan budgétaire pour compenser les pertes de recettes que nous avons à cause de cette épidémie. Et aussi du fait qu’on ne doit pas attendre la fin d’Ebola pour commencer à renforcer notre système sanitaire. J’espère que très rapidement nous allons commencer à construire les centres communautaires, les centres de traitement, mais aussi les hôpitaux et former nos médecins pour qu’à l’avenir nous soyons capables de détecter nous-mêmes n’importe quelle épidémie et de la soigner par nous-mêmes.

Donc je remercie beaucoup le commissaire, l’ambassadeur, le représentant de l’Union européenne et toute la délégation qui l’accompagne. Nous sommes disposés à renforcer notre coopération. Nous sommes ouverts et nous souhaitons un dialogue franc et aussi une coopération gagnant-gagnant. Je vous remercie ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
Bruxelles: Une délégation de la coordination des sections RPG-arc-en-ciel de l’étranger au siège de l’Union Européenne

2014/12/5

Aujourd'hui en Guinée Une délégation du Bureau Exécutif de la coordination des sections RPG-Arc-En-Ciel de l’étranger, composée de MM KABA Mamady, secrétaire à la communication de la coordination, KOUROUMA Sidiki, secrétaire politique de la section des Pays-Bas et de SAVANE Mariba, secrétaire politique de la section de Belgique, a été reçue dans les locaux de l’Union Européenne, Service Extérieur, sis au rond-point Robert Schuman à Bruxelles. C’était le mercredi 26 novembre 2014 de 16 heures à 17 heures.

Cette visite avait non seulement pour but de prendre contact avec les nouvelles autorités de l’Union, témoigner de la reconnaissance du Peuple de Guinée pour les inlassables efforts de l’Union dans l’accompagnement de la Guinée dans son processus politique, mais aussi et surtout pour le soutien financier de l’Union Européenne dans le cadre la lutte contre l’épidémie à virus Ebola qui frappe notre pays depuis quelques mois.

Après le discours de la délégation de la coordination des sections RPG-Arc-En-Ciel de l’égtranger, lu par M. KABA Mamady, Madame Karmel Magarino de la Service Extérieur de l’Union Européenne, qui avait à ses côtés son assistant M. Drouno, a d’abord tenu à remercier la délégation du parti au pouvoir en Guinée pour cette visite de courtoisie qu’elle a qualifiée d’heureuse occasion, avant de rassurer les délégués de l’entière disponibilité de son institution à accompagner la Guinée dans sa lutte contre cette terrible épidémie à virus Ebola.

Mme Karmel Magarino a ensuite félicité le Président de la République de Guinée, le Professeur Alpha Condé et l’ensemble de son gouvernement pour les efforts fournis depuis l’apparition de cette épidémie en Guinée. C’est pourquoi, dira t-elle, depuis le mois d’août 2014, l’Union Européenne a demandé aux compagnies aériennes de ne pas isoler les pays, mais plutôt la maladie, en continuant de desservir les trois pays durement touchés.

Enfin, Mme Karmel Magarino a indiqué que l’Union Européenne est en train de voir comment accompagner la Guinée, à long terme, en investissant suffisamment dans son système de santé pour le rendre l’un des plus viables de la région.

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Nous vous proposons la déclaration du Bureau Exécutif de la coordination des sections RPG-Arc-En-Ciel de l’étranger.

Madame Karmel Magarino,

Permettez-nous de vous remercier, au nom de la Coordination des Sections du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG Arc-En-Ciel) de l’Etranger, au nom du Bureau Politique National et de Son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée, pour avoir accepté de nous recevoir dans ces locaux de l’Union Européenne, et cela, malgré votre agenda que nous savons très chargé.

Notre présence, ici ce soir, a un double caractère. D’abord, transmettre à cette communauté d’espoir qui est l’Union Européenne, un message de reconnaissance et de remerciement de notre parti, le RPG Arc-En-Ciel et de tout le peuple de Guinée pour votre appui au processus politique dans lequel notre pays est engagé depuis l’avènement du professeur Alpha Condé à la magistrature suprême de notre pays. Ensuite, pour vous remercier pour votre soutien, tant financier que matériel, à accompagner notre pays, aujourd’hui confronté à une tragédie humanitaire, dans son combat pour la lutte contre cette terrible et complexe épidémie à virus Ebola, qui déstabilise les fondements socio-économiques, menace la stabilité politique et la sécurité alimentaire dans notre sous-région, et dont le bilan macabre ne cesse de croitre.

Aussi, nous ne nous lasserons jamais de louer les efforts inlassables que fournissent, par leurs experts et personnel local, la communauté internationale, notamment, l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Fonds Monétaire International (FMI), le Groupe de la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Islamique de Développement (BID), Médecins Sans Frontière (MSF), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en Guinée, CDC Atlanta, etc.

C’est aussi le lieu de saluer la grande marque de sympathie et de solidarité que nous ont témoignées les peuples des USA, de la France, du Royaume du Maroc, du Mali et de tous les autres pays qui ont compris que l’essentiel n’est pas d’isoler un pays touché, mais plutôt, contribuer à isoler le virus, en freinant sa chaîne de propagation.
Cette épidémie s’est déclarée au moment où, après tant d’efforts et de sacrifices, notre pays, sous la clairvoyance de son Président le Professeur Alpha Condé, avait enfin constitué une base macro-économique saine, amorcé sa croissance économique, une forte réduction de l’inflation et la signature des conventions porteuses d’investissements pour son décollage économique effectif.

C’est donc pour nous le lieu de lui rendre un vibrant hommage ainsi qu’a tout le brave personnel médical et soignant qui, au risque de leur vie, continue de se battre aux côtés de nos populations pour sauver des vies humaines. Nos prières et bénédictions les accompagnent dans l’accomplissement de leurs nobles taches.

L’impact de cette crise sanitaire a engendré la baisse de la production agricole, une paralysie du secteur du tourisme, du transport et du commerce, une baisse de l’investissement étranger et l’accroissement de façon exponentielle du seuil de pauvreté. En somme, tous les indicateurs socio-économiques dans les pays touché par ce fléau sont en rouge.

Nous demandons à ce que ne soit ajoutée à cette crise sanitaire une nouvelle crise économique et à ce désastre humanitaire un drame économique. Au lieu d’étaler ou de promouvoir les seuls aspects négatifs de la crise, il faut plutôt expliquer les progrès accomplis.

Pour terminer, nous réaffirmons que Ebola est un défi mais pas une fatalité. D’une guerre régionale la lutte contre cette épidémie devient aujourd’hui une guerre mondiale que nous devons ensemble remporter. Pour notre parti, la seule priorité qui vaut, c’est la lutte contre Ebola. C'est-à-dire, contribuer à sauver notre peuple confronté à ce péril majeur.

Bruxelles 26 novembre 2014

Pour le Bureau Exécutif de la coordination des sections RPG-Arc-En-Ciel de l’étranger.

KABA Mamady, secrétaire à la communication de la coordination

 
Le Président de la Banque mondiale à Sékhoutouréya: Aider la Guinée à atteindre le cas zéro d’Ebola

2014/12/4

Aujourd'hui en Guinée Sékhoutouréya, 3 décembre 2014 - A la tête d’une importante délégation de son institution, le Président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, est arrivé à Conakry dans la soirée du mercredi 3 décembre 2014 pour un soutien à la Guinée dans la lutte contre Ebola. De ce fait, aider la Guinée à mettre en place un plan de riposte qui amène à zéro cas d’Ebola et développer son économie à travers une aide budgétaire, étaient entre autres objectifs fixés par le Président de cette institution bancaire. Déjà, faut-il rappeler que depuis l’apparition de cette épidémie, la Banque mondiale a fait une contribution de 198 millions de dollars à la Guinée et une aide budgétaire de 50 millions de dollars. Dans ce dernier montant, 40 millions de dollars représentent le prêt et les 10 millions sont sous forme de don.

Dès son arrivée, le patron de la Banque mondiale a été reçu en audience au Palais Sékhoutouréya par le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, avec qui, il a eu un tête-à-tête de près d’une heure. De là, le Président Alpha Condé et son hôte ont eu une séance de travail avec les membres du gouvernement et le Coordinateur national de la lutte contre Ebola. Au cours de cette session, le Président du Groupe de la Banque mondiale qui est médecin de son état, a promis d’aider la Guinée à mettre en place un plan de riposte qui amène à zéro cas d’Ebola. En même temps le patron de cette institution bancaire a rassuré le Président Alpha Condé de l’appui qu’il apportera à la Guinée afin de développer son économie après cette épidémie.

A l’issue de cette rencontre, le Président de la Banque mondiale a déclaré : « Je vais commencer mon intervention par un mot de gratitude au Président de la République et au gouvernement pour l’accueil et un mot à l’égard de tous ceux qui ont perdu la vie à cause d’Ebola. Concernant la réponse à la lutte contre Ebola, je tiens à féliciter le Président Condé et particulièrement son leadership. Nous savons que l’épidémie continue à évoluer. Nous savons qu’en Guinée, elle est moins importante que dans les autres pays. Mais le contrôle frontalier va être très important pour résorber la progression de l’épidémie. Nous avons abordé aujourd’hui un plan qui nous amènera au cas zéro. C'est-à-dire zéro cas d’Ebola. Avec Ebola, on ne peut pas être satisfait si quelques cas restent, il faut absolument atteindre le point de cas zéro. C’est pourquoi, nous avons parlé d’un plan compréhensif pour arriver à cet objectif. En même temps que nous combattons Ebola, il est important que nous abordions le plan économique pour sortir de la crise et pour cela, nous avons alloué des fonds. Des fonds sur trois ans que nous allons déjà délivrer sur les deux dernières années et nous allons poursuivre la recherche de fonds pour cette troisième année. Pour arriver à nos objectifs, nous avons établi un plan à 5 étapes. La première étape, nous avons mis à disposition 153 millions de dollars disponibles immédiatement. Au-delà de l’argent disponible immédiatement, nous allons poursuivre nos efforts de la mise en route de l’économie de la Guinée, notamment sur le plan de l’agriculture. Il est important que la crise d’Ebola ne soit pas suivie d’une crise alimentaire. Pour cela, nous allons aider les agriculteurs à trois niveaux. Nous allons les aider avec une politique d’intégration régionale qui va permettre une évolution post-frontalière. Nous allons également les aider du point de vue du rendement de la productivité.

Nous avons abordé les problèmes d’infrastructures qui sont très importants notamment sur le plan de l’énergie. L’énergie est capitale pour que la population guinéenne puisse avoir de l’emploi. A travers donc la Société financière internationale (SFI), le bras privé de la Banque mondiale, nous allons soutenir les petites et moyennes entreprises de la Guinée afin qu’elles puissent développer le tissu industriel du pays. Finalement, c’est grâce au Fonds monétaire international et à la Banque africaine de développement que nous allons soutenir la Guinée sur le plan budgétaire et nous allons aider le pays afin que la bonne gouvernance économique soit renforcée. La crise Ebola a été tragique pour la Guinée. Mais nous sommes confiants et nous avons dit au Président et à son cabinet qu’il est important de trouver de l’opportunité au sein de cette crise et qu’au-delà de la réponse à Ebola, il faut que la Guinée sorte renforcée sur le plan économique ».

Pour le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, la visite du Président de la Banque mondiale réconforte la Guinée dans sa position de lutte contre Ebola : « D’abord, nous devons remercier le Président de la Banque mondiale et son équipe pour tout l’appui qu’ils nous ont apporté et qu’ils continuent à nous apporter. Je suis convaincu qu’avec leur soutien, le peuple de Guinée sait qu’il n’est pas abandonné et que nous pouvons transformer Ebola en opportunité. Nous avons donc abordé les différentes questions. La première, c’est l’électricité. Nous avons le barrage de Kaléta qui va finir bientôt. Et encore avec la SFI, nous allons faire en sorte que le barrage de Souapiti commence en 2015 pour que la Guinée soit le premier pays de la sous-région à résoudre définitivement le problème de courant, à pouvoir donner de l’électricité aux voisins. Nous savons malheureusement que la Guinée n’a pas de tissu industriel et nous n’avons pas les moyens de développer les petites et moyennes entreprises. Parce que le taux des banques commerciales est trop élevé. Donc nous comptons sur le Groupe de la Banque mondiale pour accompagner les banques afin qu’on puisse avoir des taux bonifiés qui permettent à nos petites et moyennes entreprises et nos industries de se développer. Et surtout l’agriculture, vous savez la Guinée peut faire deux cultures par an si nous avons l’irrigation. Les paysans font une tonne par hectare alors que le projet en Afrique du Sud, l’hectare fait 7 tonnes.

Enfin la Guinée a de grandes potentialités touristiques. Puisque nous avons le bord de mer comme le Sénégal, la savane comme le Mali, la forêt comme la Côte d’Ivoire. Mais nous avons ce que personne n’a en Afrique de l’Ouest, c’est le haut plateau. Avec la crise au Kenya due au développement du terrorisme par les shebabs, en Guinée, le Foutah et particulièrement Mali et Dalaba peuvent être des destinations touristiques. C’est pourquoi, nous faisons tout pour transformer tous les bungalows de Dalaba afin que nous puissions développer le tourisme. Mais cela suppose aussi des infrastructures. Qui dit tourisme, dit routes. Je pense que la Banque mondiale est prête à nous accompagner. Nous avons exposé tous nos besoins et je sais que le Président de la Banque mondiale va nous accompagner et le peuple de Guinée lui est très reconnaissant. Et nous n’oublierons pas tous les efforts qu’il a faits pour nous soutenir. Et surtout qu’il va nous aider à définir un plan de lutte contre Ebola. Parce qu’actuellement, il y a trop d’interventions un peu désordonnées. Il s’est donc engagé à nous envoyer un spécialiste qui va nous définir un plan qui nous permettra d’atteindre le point zéro de l’épidémie. Le peuple guinéen est conscient, mais il faut que nous acceptions de collaborer, qu’on accepte d’écouter les médecins et qu’on ait moins de résistance pour qu’on en finisse le plus tôt que possible avec Ebola ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
Pourquoi je n'ai pas prononcé le nom de Macky SALL ( Alpha Condé)

2014/12/1

Aujourd'hui en Guinée Interpellé à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a même improvisée, Condé a affirmé que ses propos s’adressaient au peuple sénégalais et non au Président Macky Sall.

Je dois beaucoup au peuple sénégalais. D’abord en 1991, lorsque j’ai failli être assassiné, je me suis réfugié à l’ambassade du Sénégal (en guinée: ndlr). Quand j’étais en prison, j’ai eu le soutien du peuple sénégalais. Je me suis marié au Sénégal. J’ai eu des problèmes par exemple avec le Président Macky Sall, mais j’ai estimé que tout cela n’est pas important. Ce qui est important, c’était de rendre hommage au peuple sénégalais. J’ai aussi une opinion publique en guinée. Si je dois parler aux Sénégalais, je dois rendre compte à mon peuple. Donc, j’estimais que c’est le peuple sénégalais que je devais remercier. Quand on suit la situation en Guinée, on doit comprendre que je dois remercier le peuple sénégalais. Parce que quand je retournerai, j’aurai aussi mon opinion en face car c’est le peuple guinéen qui m’a élu « , se justifie-t-il.

Alpha Condé jure que sa position par rapport à son homologue sénégalais n’est pas dictée par des considérations subjectives. Estimant que ses relations personnelles avec ce dernier sont au beau fixe :

Macky Sall est mon frère, je n’ai pas de problème avec lui. Mais, je dois défendre les intérêts du peuple de Guinée… De toutes les façons, ma position est très claire : « Les peuples sénégalais et guinéen sont frères. Ce qui est plus important, c’est le rapport entre les peuples, car les Présidents vont partir, mais les peuples resteront. Je ne veux pas que les Présidents créent des problèmes entre les peuples », explique-t-il.

 

in Leral.net

 
Dakar : L'’isolement et la stigmatisation sont plus nocifs qu'Ebola dixit Pr Alpha CONDE

2014/11/29

Aujourd'hui en Guinée Le chef de l'Etat guinéen, le Pr Alpha CONDE est, à l'instar de ses homologues de l'espace francophone, présent dans la capitale du pays de la Téranga pour le sommet de l'organisation internationale de la francophonie ( OIF ). Voici l'intégralité de son discours :

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement

Monsieur le Secrétaire Général

Mesdames et Messieurs

C’est un grand honneur pour moi de prendre la parole devant ce 15ème Sommet de notre organisation.

Je voudrais à cet égard exprimer au peuple sénégalais, ma haute appréciation de l’accueil qui nous a été réservé depuis notre arrivée dans ce beau pays qui a tout en partage avec la Guinée et dont l’apport prépondérant à la création et au rayonnement de la Francophonie, est ancré dans la mémoire collective de nos nations.

Monsieur le Président,

La présente rencontre est d’autant plus importante qu’elle se situe à la veille de l’échéance des objectifs fixés par le sommet du millénaire pour le développement. Dans quelques mois, nous serons appelés à faire le bilan des engagements que nous avons pris pour assurer à tous les peuples du monde, la vie décente qu’ils méritent.

Je demeure convaincu que la Francophonie qui s’est inscrite dans la perspective du développement durable et inclusif en apportant une contribution de qualité à la définition du nouveau partenariat mondial, saura relever ce défi, au moment où notre espace est encore confronté à des crises, en puisant dans ses valeurs de solidarité et d’unité dans la diversité.

C’est pourquoi, il n’est point étonnant que l’OIF ait choisi pour ce sommet, de mettre en exergue l’importance et le rôle de son capital le plus précieux dans la transformation de la société.condé1

Il s’agit des jeunes, force motrice du changement, auxquels nous devons garantir des emplois décents pour leur permettre de façonner un monde meilleur.

Il s’agit aussi des femmes, cette frange invisible de la croissance mondiale, marginalisée dans son statut et qui doit enfin, s’emparer de tous ses pouvoirs, en tant que vecteur de progrès dont l’épanouissement constitue un facteur d’équilibre, de stabilité politique, économique et sociale.

Monsieur le Président,

Les efforts louables que déploie l’OIF pour renforcer le climat de paix et de sécurité dans le monde en s’impliquant résolument dans la gestion et la prévention des conflits, sont autant d’atouts qui accroissent la crédibilité de notre organisation, plus que jamais engagée dans la refondation de l’architecture internationale.

La stabilité retrouvée en Guinée et la pacification en cours au Mali frère portent indubitablement l’action solidaire de la Francophonie.

Aussi, le retour dans notre famille de l’Egypte, de la Guinée Bissau et de Madagascar, nous autorise-t-il à un optimisme fondé, quant au règlement durable de la crise qui secoue la Centrafrique et fragilise la quiétude dans la région des grands Lacs.

Dans la même dynamique, la situation au Burkina Faso requiert notre attention pour un retour à l’ordre constitutionnel, dans le cadre d’une transition civile.

Ne l’oublions pas, cette solidarité toujours renouvelée et consolidée constitue le gage de notre capacité à braver tous les obstacles qui jonchent l’avenue de nos espérances.

C’est au nom de cette vertu que la famille francophone s’est mobilisée à travers nombreux de ses membres, pour apporter à la Guinée le soutien attendu en vue du renforcement de son système sanitaire tout en œuvrant contre l’isolement et la stigmatisation qui, comme nous le savons, sont plus nocifs que l’épidémie à virus Ebola elle-même.

Je tiens particulièrement à rendre hommage à la France pour son soutien précieux face à cette épreuve. La visite effectuée hier en Guinée par le Président François Hollande constitue la preuve de cette sollicitude de la France mais aussi et surtout un exemple éloquent que les pays affectés par ce virus sont fréquentables.

Merci Cher ami François.

Nous fondant sur les valeurs qui sous-tendent la francophonie, la Guinée en appelle aux autres Etats membres ayant pris des mesures de restrictions contre les ressortissants des pays atteints, nonobstant le règlement sanitaire international de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les recommandations de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile (OACI).

Monsieur le Président,

Il est incontestable que l’Organisation internationale de la Francophonie est devenue aujourd’hui, une force incontournable dans la gestion des affaires mondiales.

Et,il est tout aussi indéniable que l’on ne saurait parler de la Francophonie politique, culturelle, unie et plurielle, sans évoquer la contribution inestimable d’un homme dont l’empreinte marquera de façon indélébile la marche inexorable de nos peuples vers le bonheur et la prospérité partagée.

C’est justement à ce grand homme dont le courage, l’humilité, la sagesse, la compétence et la droiture, ont su hisser l’OIF au firmament de la défense des causes nobles et justes, que je voudrais rendre hommage.

Le Président Abdou DIOUF se reconnaitra dans cette ode que les peuples ont le droit d’entonner à la gloire de ceux qui, comme lui, portent en eux l’amour de la langue française. Cette langue dont les vers riment déjà avec culture démocratique, Etat de droit et développement pour tous.

Il n’est pas exagéré de dire que le Président DIOUF a déjà défini les contours de nos futures actions pour que s’affermisse davantage le rôle de l’OIF dans les relations internationales.

Cher grand frère et ami Abdou Diouf,

Tu as toujours été à mes côtés et aux côtés du peuple de Guinée pendant ta présence au sommet de l’Etat sénégalais.

La Guinée, que dis-je, toute la famille francophone, qui ne vous a jamais sevré de son soutien, aura envers vous, cette dette de reconnaissance pour l’excellent travail que vous avez accompli pendant plus d’une décennie à la tête de notre organisation.

Nul doute que votre successeur poursuivra votre œuvre pour le rayonnement constant de la langue française et le développement solidaire de nos Etats.



Je vous remercie.









 
Alpha Condé et François Hollande sont arrivés à Dakar

2014/11/29

Aujourd'hui en Guinée Une vingtaine de chefs d'Etat dont le Français François Hollande, sont arrivés vendredi soir à Dakar, où sont attendus d'autres dirigeants pour le sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).L'avion du président Hollande a atterri peu après 21H30 locales (et GMT) en provenance de Conakry, où il a effectué une visite de quelques heures, a constaté une journaliste de l'AFP. Il a été accueilli à son arrivée par le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall.

En plus de François Hollande, sont arrivés à Dakar Alpha Condé (Guinée), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Mahamadou Issoufou (Niger), Paul Biya (Cameroun), Joseph Kabila (République démocratique du Congo), Idriss Deby Itno (Tchad), Thomas Boni Yayi (Bénin), José Mario Vaz (Guinée-Bissau) et Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire).

Sont aussi venus le président de la transition au Burkina Faso, Michel Kafando - qui effectue son premier voyage officiel depuis sa désignation le 17 novembre -, Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Pierre Nkurunziza (Burundi), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), Hery Rajaonarimampianina (Madagascar), Kailash Purryag (Ile Maurice) ainsi que le président de la Confédération helvétique Didier Burkhalter et le Prince Albert II de Monaco.

Ont également effectué le déplacement à Dakar pour le sommet, les Premiers ministres Stephen Harper (Canada), Philippe Couillard (Québec), Abdoulkader Kamil Mohamed (Djibouti), Mehdi Jomaa (Tunisie) et Charles Michel (Belgique).

Plus de 35 chefs d'Etat et de gouvernement ont confirmé leur participation au sommet dont les travaux vont se dérouler dans un centre de conférences construit pour l'occasion à Diamniadio, à environ 40 km de Dakar.

Les dirigeants de l'OIF doivent choisir un successeur au secrétaire général sortant Abdou Diouf, à la tête de l'organisation depuis douze ans. Cinq candidats sont en lice: la Canadienne Michaelle Jean, l'ancien président burundais Pierre Buyoya, l'ex-Premier ministre mauricien Jean-Claude de Lestrac, l'écrivain et actuel ambassadeur du Congo à Paris Henri Lopes, et l'Equato-Guinéen Agustin Nze Nfumu.

avec AFP

 
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L'UA/Nord-Mali
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