Thierno Saidou Diallo
Une référence perdue pour la jeunesse guinéenne

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20 Juin 2013 - 4h26


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17 blessés graves dans les échauffourées entre les opposants et les partisans du pouvoir

2013/6/20

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les échauffourées éclatées entre les jeunes militants de l'opposition et les jeunes proches de Malick Sanhkon, membre de la mouvance présidentielle et directeur de la Caisse nationale de la sécurité sociale, ont fait un bilan provisoire de 17 blessés graves dont un atteint par balle tirée à partir d'une arme de guerre non identifiée, nous a informé mercredi une source proche de l'opposition.

Par ailleurs, certains habitations des citoyens dont celle du leader politique du parti l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) Cellou Dalien Diallo ont été saccagées et leurs contenus emportés par des jeunes "loubards'' non encore identifiés.

Des boutiques et des magasins ont été détruits et vider aussi de leurs articles, sans oublier des véhicules privés caillassés. Informé de la triste nouvelle, le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana, accompagné du ministre de la l'Administration du territoire et de la décentralisation Alhassane Condé et son homologue de la Justice M.Christian Sow ont effectué le déplacement chez le leader politique, en compagnie des ambassadeurs de la France et des Etats-Unis en Guinée.
Des dispositions sécuritaires d'envergures ont été prises immédiatement pour sécuriser le domicile de Cellou Dalein Diallo et éviter d'autres altercations entres ses militants et les jeunes du quartier de Dixinn.

Tous les leaders politiques membres du Collectifs des partis pour la finalisation de la transition, de l'Alliance pour la démocratiques et le progrès (ADP), du Club des républicains (CDR) et du Front d'union pour la démocratie et le progrès (FDP) se sont mobilisés pour condamner l'acte de violence dont a été victime leur "collègue'', avant de lui apporter leur soutien moral.

Grâce à l'intervention des forces de l'ordre et à l'appel du gouvernement à la retenue, un calme précaire est revenu dans la commune de Dixinn et celle de Ratoma (fief de l'opposition) où les routes ont été barricadées empêchant toute circulation sur l'axe Hamdallaye-Cosa en passant par Bambeto.

Xinhua

 
Déclaration du Gouvernement relative à la comparution de Dalein devant le tribunal de Dixinn

2013/6/20

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Suite à une plainte pour diffamation déposée par le Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), monsieur Malick Sankon, Elhadj Cellou Dalein Diallo s’est présenté au tribunal de Dixinn dans la matinée de ce 19 juin 2013.

Auparavant, dans la nuit du 18 juin, des informations persistantes faisaient état d’un projet de mobilisation des militants de l’opposition en vue d’occuper le tribunal de Dixinn. D’autres informations indiquaient que des actes de vandalisme étaient prévus sur l’axe menant du tribunal au domicile d’Elhadj Cellou Dalein Diallo.

Ainsi, très tôt dans la matinée du 19 juin, les forces de sécurité se sont déployées pour sécuriser le tribunal.

Entre temps, le procureur près le tribunal de Dixinn a informé la police du retrait par Malick Sankon de sa plainte. Immédiatement le dispositif sécuritaire a été levé au tribunal de Dixinn.
A son arrivée au tribunal, le procureur a informé Elhadj Cellou Dalein Diallo du retrait par le Directeur général de la CNSS de sa plainte.

A la surprise générale, sur la route de retour d’Elhadj Cellou Dalein Diallo, les militants de l’opposition s’en sont pris aux vendeurs tout le long de la route, saccageant des boutiques, érigeant des barricades et s’en prenant aux usagers de la route.

Face à ces actes de vandalisme, des riverains se sont interposée, ce qui a occasionné des échauffourées entre des jeunes et les militants de l’UFDG. La police a été obligée de se redéployer pour s’interposer entre les deux camps et rétablir l’ordre.

Sur appel de Mme Halimatou Cellou Dalein Diallo au directeur général adjoint de la police, les forces de l’ordre se sont rendues au domicile du leader de l’UFDG pour sécuriser les lieux où étaient rassemblés plusieurs militants de ce parti. Le procureur lui-même s’est rendu sur les lieux.

La mauvaise interprétation de ces événements a fait qu’à Bambéto et Coza des barricades ont été posées sur cet axe par des militants de l’opposition. De crainte des pillages, les commerçants du marché de Madina et celui de Matoto ont immédiatement fermé leurs boutiques.A 15H 30 GMT, le Gouvernement rassemblait les éléments en vue d’établir un bilan officiel de ces échauffourées.

Le Gouvernement lance un appel pressant aux populations de Dixinn afin qu’elles se ressaisissent et éviter toute violence à l’encontre de qui que ce soit.

Aux militants de l’opposition, le Gouvernement leur demande de regagner tranquillement leurs domiciles, une enquête ayant déjà été ouverte pour situer la responsabilité des uns et des autres dans ces événements.

Le Gouvernement rappelle que lors de ces événements, les forces de l’ordre ont utilisé les instruments conventionnels de maintien d’ordre. En tout état de cause, l’enquête ouverte permettra de mieux situer les uns et les autres. Enfin le Gouvernement déplore ces événements et appelle les populations guinéennes à la concorde et à l’entente en vue de préserver la paix durement acquise au lendemain du dialogue politique sous l’égide des nations unies.

Les autorités guinéennes tiennent régulièrement informés les médias, la société civile et les partenaires internationaux du déroulement de la situation.

Le Porte-parole du Gouvernement

M. Damantang Albert CAMARA, Porte-parole du Gouvernement, ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi

 
''La part des fonds du 10ème FED alloués à la CENI est actuellement encore bloquée ''

2013/6/19

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-S.E le Président Alpha Condé , Président de la République de Guinée , Palais présidentiel de Conakry -Monsieur le Président.C’est avec grande satisfaction que j’apprends les progrès très significatifs du dialogue politique avec l’opposition. Permettez-moi de vous féliciter pour ces avancées et de vous exprimer tout mon espoir quant à la conclusion rapide du dialogue en vue de la tenue des élections législatives dans un climat apaisé dans les meilleurs délais possibles. Un tel accord permettra de réintégrer l’opposition dans le processus, d’éviter des nouvelles violences et de mettre des bases solides pour le futur fonctionnement des institutions électives de l’Etat.

Dans ce contexte, je réitère l’appui de l’union européenne à l’organisation d’élections les plus inclusives et transparentes dont les résultats pourront être acceptés par tous.

Lors du dialogue politique, certains importants dysfonctionnements ont été mis en exergue dans la préparation des élections, notamment au niveau de la Commission électorale nationale indépendante, CENI. L’OIF, le PNUD et l’Union européenne ont mis à la disposition de la CENI une assistance technique et proposé une série de mesures pour remédier à ces problèmes et pour sécuriser le processus électoral pour garantir des élections techniquement crédibles et transparentes.

Je suis convaincue que, quelle que soit l’issue du dialogue avec l’opposition, l’obligation de transparence, crédibilité technique et faisabilité logistique prévaudra sur toute autre considération et que l’ensemble des mesures de sécurisation seront mises en œuvre conformément aux recommandations faites par les experts indépendants et validés par la plénière de la CENI. Ceci est essentiel pour l’accompagnement de l’Union européenne au processus électoral.

Même si la date du scrutin devait être reportée pour répondre à ces préoccupations, la part des fonds du 10ème FED alloués à la CENI qui est actuellement encore bloquée (139,9 millions d’euros), pourra être préservée pour autant que les élections libres et transparentes aient lieu avant le 31 octobre 2013. Une décision du Conseil est en préparation en ce sens.

Bruxelles le 12 juin 2013

Cathérine ASHTON

Haute représentante

Vice-présidente de la Commission Européenne






















 
OGDH : Déclaration relative aux tueries de mai 2013

2013/6/19

Aujourd'hui en Guinée CONAKEY-L'Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l'Homme et du Citoyen OGDH se trouve encore profondément outrée et choquée par la violence aveugle de la répression barbare et ciblée qui a frappé les quartiers traditionnels de l'opposition à Conakry. Comme d'habitude, les forces dites de sécurité, avec des contre manifestants, ont brillé encore par la violence physique et verbale outrageante sur base ethnocentriste.

En effet, les armes à feu malgré les dénégations à tous les niveaux, les armes blanches, les canons à eau chaude, le gaz lacrymogène très violent, des pierres furent utilises aussi bien le jour de la marche que les 4 jours qui ont suivi, pour la répression de la manifestation.

Il faut remarquer que les actions de « sécurité », cette fois-ci, ont commencé dès mercredi, la veille de la marche. Les populations ont encore constaté que des personnes étrangères participaient à la « sécurisation ». Il faut souligner aussi que la voie choisie pour la marche de l'opposition, fut encore refusée par le gouvernorat de Conakry pour obliger à marcher sur la voie la plus sensible avec toutes les conséquences graves qui en découlent habituellement.

Les violences de ces derniers jours ont conduit à :

- des bastonnades ;

- des blessures physiques ;

- des arrestations ;

- des morts (18 selon les diverses sources médicales) ;

- des injures à caractères ethnocentristes ;

- des destructions de biens matériels ciblés : Maisons, magasins, garages, édifices publiques.

Les propriétaires de ces biens, ont observé de loin ces scènes macabres car chassés par les forces de « sécurité » par les tirs d'armes de guerre.

Voici la tactique : les forces de sécurité arrivent sur les lieux, accompagnées de « contre-manifestants » ayant des armes blanches, des gourdins, des cailloux. Ces forces tirent, les occupants du lieu fuient, c'est alors la curée et la destruction.

Depuis des années, la répression ne s'arrête pas le jour de la marche, mais continue 2, 3, 4 jours après. Ces forces entrent dans les quartiers brisent les portails des concessions, violentent les habitants, renversent les marmites qui sont sur le feu, mangent le riz. Il est arrivé même que les selles d'un bébé qui était sur le pot soient versées dans une marmite de riz. Et parfois, les actes les plus ignominieux sont commis : père et mères frappés, biens précieux emportés, mères et soeurs traitées de façon inhumaine et immorale devant les enfants, en les abreuvant d'injures attentant à la dignité de leur ethnie.

Cette humiliation, cette douleur terrible, cette haine, cette défiance, cette violence sont vécues par ces jeunes qu'on dit manipulés. Non ! La source de leur frustration, de leur engagement se trouve dans l'expérience quotidienne de leur vie.Ces jours-ci c'était une terreur insupportable pour semer la terreur et faire plier ces jeunes.

Des bérets rouges sont descendus aussi dans les quartiers. Les jeudi, vendredi, samedi, dimanche furent chauds. Les appels téléphoniques à chaque mort, blessé, battu, arrêté ou pillage exprimait la terreur, le désarroi qui s'abattait sur ces citoyens. Certains disaient vivre l'atmosphère du Rwanda.

Ces actes s'analysent en :

1 - traitement cruels inhumains et dégradants ;

2 - torture ;

3 - atteinte à la liberté de la personne ;

4 - atteinte à l'intégrité physique ;

5 - atteinte à la vie :

6 - atteinte à la propriété privée ;

7 - institution de la peur comme moyen de gouvernance.

Pourtant la République de Guinée a des normes nationales de protection des droits de l'homme suffisantes. Elle est aussi partie à l'essentiel des normes sous-régionales, régionales et universelles des droits de l'homme.

Mais, l'essentiel n'est pas d'être gâté en Droits de l'homme, mais que ces droits existants soient connus non pour meubler les bibliothèques et les têtes mais que ces connaissances amènent les hommes au pouvoir, les FDS, surtout la justice à changer de comportement. Il faut aussi que le comportement soit soutenu par un discours vrai soumis à l'éthique et à la morale, en plus du droit.

Dans notre constitution, à l'article 5, il est disposé : « La personne et la dignité de l'homme sont sacrées. L'État a le devoir de les respecter et de les protéger. Les droits et libertés énumérés ci-après sont inviolables, inaliénables et imprescriptibles. Ils fondent toute société et garantissent la paix et la justice dans le monde. » Cet article 5 seulement aurait suffit à faire jouir aux guinéens leurs droits et amener l'État à protéger ces droits.

Les articles 6, 7, 9, 10, 12, 13, 19, jusqu'à 23 de notre constitution concrétisent cet article

5. La charte Africaine des droits de l'homme et des peuples en ses articles 4, 5, 6, 7, 14 et la charte Africaine des droit et du bien être de l'enfant en ses articles 5, 7, 8, 9, 10, 16, 17 dont la République de Guinée est partie protègent la personne humaine et l'enfant dont la vulnérabilité est connue, protègent la personne contre ces crimes.

La Charte internationale des droits de l'homme dont :

1 - la Déclaration Universelle des droits de l'homme en ses articles : 3, 5, 9, 11,17, 19 et 20,

2 - le Pacte international relatif aux droits civiles et politiques en ses articles 6, 7, 9, 14,19, 22, interdisent formellement ces crimes.Et la République de Guinée, il faut le souligner est partie à ces conventions. Sa signature et sa ratification de ces normes de droit lui font obligation de les respecter. Il lui faut aussi présenter des rapports réguliers sur leur respect.

L'OGDH, en tant qu'organisation de défense des droits de l'homme, déplore et condamne avec la dernière énergie ces actes criminels et demande que les acteurs et commanditaires soient traduits devant la justice, soit au niveau national soit international car l'impunité est le terreau où pousse le crime.

Ainsi, l'OGDH : appelle toutes les forces vives de la République de Guinée : les Organisations Syndicales, les ONG et associations, les organisations religieuses, les universités, les partis politiques, etc c'est-à-dire tous ceux qui aspirent à un État de Droit, de s'unir et se lever comme un seul citoyen, afin de réfléchir sur la situation de notre pays et trouver une base de dialogue et d'action comme on l'avait fait dans les années 90 et 2005 par la création du Forum Démocratique National et les Forces Vives avec l'OGDH pour éviter la catastrophe à notre pays.

Elle en appelle au gouvernement pour qu'il mette la paix, la sécurité et l'unité nationale au premier plan de ses préoccupations. Qu'il prenne toutes les mesures nécessaires au renforcement de ces principes intangibles de la bonne gouvernance.

Que des mesures concrètes soient prises contre tous ceux qui minent la paix, la sécurité et l'unité nationale.

Que la Réforme du secteur de sécurité soit accélérée, et que les principes de base sur
le recours à la force et l'utilisation des armes à feu par les responsables de l'application des lois, ainsi que le code de conduite pour les responsables de l'application des lois soient aussitôt enseignés aux forcés de sécurité et même aux forces de défense. Et que leurs comportements suivent strictement les normes de ces deux textes de l'ONU dont la République de Guinée est partie.

Elle appelle la mouvance et l'opposition et toutes les organisations et personnalités opposées à la violence de choisir le dialogue comme moyen de résoudre la crise guinéenne. Aujourd'hui, le dialogue est une nécessité, même pour ceux qui se sentent forts car disposant de moyens de coercition qu'ils croient efficaces.

Mais, il faut créer les conditions d'un bon dialogue qui sont :

- Un rapport de force permettant l'expression libre ;

- Une volonté politique ferme et réelle de vivre en paix et d'accepter l'autre ;

- Un esprit réel d'ouverture ;

- La liberté des partenaires ;

- L'égalité :

- La réciprocité qui découle de l'égalité ;

- Un cadre démocratique.

Car le dialogue est une coopération entre égaux pour rendre la démocratie possible. C'est une participation à un type particulier d'interaction. Il est, s'il est bien mené, source de raison. Pour cela, il faut qu'il soit un rapport social dans lequel n'intervient aucun élément d'autorité, de prestige ou de coercition. Le dialogue suppose la décision mûrie et volontaire des parties au dialogue de résoudre les problèmes par la discussion plutôt que par les affrontements.

C'est une réglementation de l'interdépendance afin d'arriver à une paix acceptable sur des fondements acceptés par tous. On doit, pendant le dialogue, éviter toute conduite coercitive, l'utilisation du bâton et de la carotte, c'est-à-dire la violence et la corruption. Il faut que les forces Vives de Guinée luttent dans le sens de l'organisation d'un dialogue national qui est d'une nécessité urgente. L'OGDH en appelle aux partis politiques afin de s'organiser et contribuer à la constitution d'un front national avec toutes les forces vives pour aller au dialogue pour résoudre les problèmes liés à la crise actuelle pour qu'elle ne dégénère pas.

Elle en appelle encore aux institutions internationales, au corps diplomatique et aux partenaires bi et multilatéraux pour qu'ils se penchent avec une raison particulière sur le cas guinéen pour éviter une nouvelle crise qui mettrait en danger la région ouest africaine.

Elle demande à la CEDEAO et à l'Union Africaine d'examiner de près la situation de la République de Guinée et contribuer à trouver une solution de paix et de sécurité. Et enfin, l'OGDH en appelle au premier responsable du Pays dont le comportement et les activités sont déterminants pour la République Guinée. C'est-à-dire le Président de la République , Chef de l'État, le Professeur Alpha CONDÉ.

Ce Professeur de droit qui connaît le droit protégeant la personne humaine. Cet opposant pendant des dizaines d'années qui doit connaître tous les coups bas, tordus et cruels des pouvoirs. Qui s'y est opposé, Cet El Hadj qui croit en la clémence et la miséricorde d'ALLAH

- pour qu'il considère comme une obligation d'éviter au Peuple de Guinée, si longtemps martyrisé, une plongée dans l'enfer et lui ouvrir la voie du bonheur.

- Pour qu'il se rappelle aussi que prendre des mesures instaurant la paix, la sécurité et l'acceptation de l'autre conduisant à la réconciliation est une action politique au-dessus de toute décision fondée sur le droit qui déboucherait sur le malheur du peuple.

- Ainsi la politique de création de conditions favorables à des élections transparentes, libres, justes et inclusives est préférable à celle des élections contestées débouchant sur des troubles dangereux pour le pays.


Le Président

Dr Thierno Maadjou SOW

 
CENI : "C'est techniquement impossible" d'organiser les législatives le 30 juin

2013/6/18

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La date du 30 juin, initialement annoncée pour les élections législatives en Guinée, "n'est plus dans le programme" de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a-t-on appris lundi auprès de cette Commission, ce qui annonce un nouveau report du scrutin.

"La date du 30 juin prévue pour les élections législatives en Guinée n'est plus dans le programme de la CENI. Retenez que nous ne pourrons pas tenir les élections législatives le 30 juin comme l'avait indiqué le chef de l'Etat" guinéen Alpha Condé, a indiqué une source à la CENI.

"C'est techniquement impossible" d'organiser les législatives le 30 juin, une date "choisie pour des raisons que nous ignorons parce qu'elle n'a pas fait l'objet de débat au sein de notre institution", a indiqué la même source.

Un autre responsable de la CENI a confirmé l'information sur l'impossibilité d'organiser le scrutin à la date prévue.

Le président guinéen Alpha Condé avait pris le 13 avril un décret fixant les législatives au 30 juin, un texte qui n'a pas encore été abrogé.

Mais il avait déclaré le 12 juin lors d'une visite à Paris que la CENI est la seule à pouvoir décider d'un report éventuel des législatives.

L'opposition guinéenne conteste la date du 30 juin, fixée selon elle sans concertation et soupçonne le régime d'Alpha Condé, premier chef d'Etat démocratiquement élu en Guinée, de vouloir préparer des fraudes.

Elle critique notamment le recours à l'opérateur sud-africain Way Mark chargé de préparer le fichier électoral, qu'elle accuse de collusion avec le pouvoir.

Des violences ont émaillé les manifestations des opposants et au moins 12 personnes ont été tuées et 89 blessées, le 23 mai et les jours suivants.

Les chefs de l'opposition et le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana ont entamé un dialogue le 3 juin à Conakry sous l'égide de l'émissaire de l'ONU Saïd Djinnit.

Les élections législatives devaient se tenir dans les six mois qui ont suivi l'investiture le 21 décembre 2010 du président Condé, mais faute de consensus pour l'organisation d'un scrutin libre et transparent, elles ont été sans cesse repoussées.

AFP

 
L'opposition ne sera partie prenante du processus électoral que si...(Déclaration )

2013/6/18

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les lettres se succèdent au sujet du processus électoral guinéen mais ne se ressemblent pas du tout. Si les électoraux de l'Union Européenne se sont adressé au Président de la CENI pour évoquer les insuffisances de son institution, l'opposition républicaine s'adresse elle à aux facilitateurs du dialogue inter-guinéen. Lisez leur missive :

A l’attention de Messieurs les facilitateurs du dialogue politique inter-guinéen-Conakry

Objet : Projet de chronogramme des élections législatives

Messieurs les Facilitateurs,

Nous accusons réception du projet de chronogramme que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) vous a transmis en date du 13 juin 2013 et avons l’honneur de vous faire part de l’analyse que l’ADP, le Collectif, le CDR et le FDP en ont faite.

En effet, après examen de «la synthèse des conclusions et recommandations du dialogue inter-guinéen» que vous avez bien voulu nous faire parvenir, nous voudrions attirer votre aimable attention sur le point 19 dudit rapport indiquant que le facilitateur international a relevé : « qu’il y avait encore du travail à faire » et évoqué explicitement « les questions sur lesquelles il n’y a pas eu encore un accord complet ».

Entre autres, les activités suivantes prévues par le cadre de dialogue ne sont pas encore réalisées:

1- La mise en place du Comité de veille auprès de la CENI ;

2- La reconstitution des CARLE ;

3- L’ouverture d’une période raisonnable de révision exceptionnelle des listes électorales ;

4- Le recrutement par l’opposition de deux experts auprès de la CENI

De même, les questions ci-après, bien qu’ayant été examinées lors du Dialogue politique, n’ont pas encore fait l’objet de consensus :

1- le choix transparent d’un nouvel opérateur technique de révision du Fichier électoral devant servir pour la présidentielle de 2015 ;

2- l’indemnisation et la prise en charge des victimes des violences exercées ces derniers mois lors des manifestations pacifiques de l’opposition ;

3- L’engagement de mesures diligentes et transparentes pour l’identification, la poursuite devant les tribunaux et la condamnation effective des auteurs de violences sur les manifestants ;

Nous rappelons également que le point 17 de votre rapport-synthèse traite de la question du chronogramme en ces termes : «cette question ne serait qu’une conséquence d’un certain nombre de conclusions qui seraient tirées sur les trois premières questions de l’ordre du jour ».

Tenant compte de ce qui précède, l’opposition républicaine estime que des questions importantes liées aux trois premiers points inscrits à l’ordre du jour du dialogue restent encore en suspens. Aussi, le chronogramme qui est sensé être la conséquence directe du consensus y afférent, ne saurait-il être validé.

Par ailleurs, le projet de chronogramme soumis par la CENI présente les inconvénients majeurs suivants :

- Il ne tient pas compte des délais légaux de planification et d’exécution des activités et viole les dispositions de l’article 62 du Code électoral qui prévoit un délai de 60 jours, en cas d’annulation pour la tenue d’un scrutin ;

- Il ne satisfait pas les conditionnalités dont sa mise en œuvre est fortement tributaire notamment, son approbation par les parties prenantes au dialogue au plus tard, le vendredi 14 juin 2013 ;

- Il est déjà obsolète en raison du retard pris par la mise en place des CARLE et l’ouverture de la période de révision exceptionnelle des listes électorales ;

En tout état de cause, nous tenons à rappeler que l’opposition républicaine ne sera partie prenante effective au processus électoral qu’après signature de l’accord politique global qui résultera du dialogue dont elle se félicite, par ailleurs, des avancées significative et des perspectives de dénouement heureux.

Veuillez agréer Messieurs les Facilitateurs, l’assurance de notre considération distinguée.

Pour l’ADP, le Collectif des partis politiques
pour la finalisation de la transition, le CDR et le FDP.

Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP)


Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition (Collectif)


Club des républicains (CDR)


Front d'union pour la démocratie et le progrès (FDP)

Conakry, le 17 juin 2013

Le Porte-parole

Aboubacar SYLLA

 
Alpha Condé à Lancaster House « Il était temps de commencer la marche, de la frustration à l'espoir. »

2013/6/18

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Mesdames et Messieurs, je vous remercie.
Tout le monde ici sait que posséder de grandes ressources naturelles peut être une malédiction ou une bénédiction pour un pays.Pendant des décennies, la corruption généralisée dans le secteur minier a sapé notre processus politique. Nous ne pouvons pas renforcer notre démocratie si nous ignorons la corruption. Il n'y a pas d'alternative.

Il y a un peu plus de deux ans, nous avons décidé qu'il était temps de mettre nos ressources naturelles au profit de toutes nos populations, et non plus seulement pour quelques entreprises minières et des politiciens sans scrupules.

Il était temps de faire face à la corruption profondément ancrée dans notre politique et dans nos relations d'affaires.

Il était temps de commencer la marche, de la frustration à l'espoir. 50 ans après l'indépendance, nous sommes encore un pays profondément pauvre - ce n'est pas acceptable pour moi, et ce n'est pas acceptable pour notre peuple.

Les sociétés sans scrupules font des dégâts dans tous les pays où elles opèrent, mais elles font encore plus de dégâts dans les pays en développement comme la Guinée.

Pourtant, à New York, à Paris et ici à Londres, ces mêmes entreprises recrutent des avocats hors de prix, des comptables, des conseillers en placements et des agences de relations publiques. Ils dépensent des millions pour s'acheter un vernis de crédibilité.

Nous en Guinée, au Ghana, en Somalie, en Tanzanie, nous n'avons pas encore les millions nécessaires pour les contrer. L'argent que nous avons maintenant est précieux : il doit être investi dans l'amélioration de la vie de notre peuple.

Ce que nous avons, c'est une vision, une conviction et une détermination à résister à la corruption et construire un meilleur continent.

Nous avons déjà fait des progrès. La Guinée a signé l'Initiative de transparence des industries extractives ainsi que d'autres pays africains, le Royaume-Uni, la France, l'Australie, la Norvège et les Etats-Unis. Nous développons de nouveaux partenariats à long terme basés sur l'égalité avec des sociétés minières responsables, pour fournir un engagement à long terme, pour créer des emplois et des avantages durables qui soient mutuellement profitables.

Nous saluons notre nouveau partenariat avec les Etats-Unis dans le cadre de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives. C'est un nouveau pas important dans le combat global contre la corruption.

Ce qu'il nous faut maintenant, c'est le soutien des pays développés dans la construction d'un climat d'affaires global qui permette à ceux qui respectent les règles de prospérer, et bloque ceux qui ne les respectent pas.

Nous félicitons le gouvernement britannique pour sa présidence du G8. Nous le félicitons pour son leadership et sa fermeté face à ceux qui disent que la transparence est une menace pour les affaires, ou tout simplement, irréalisable.

Rappelons-nous de ceux qui ont dit la même chose par rapport à l’allégement des dettes des pays pauvres, lorsque la Grande-Bretagne avait dernièrement tenu la présidence du G8. Mais comme le G8 est resté ferme, de nombreux pays africains ont pu remplacer ses remboursements écrasants, par des dépenses dans les services essentiels comme l'électricité, l'eau potable et l'éducation.

Aujourd'hui, nous exhortons les autres pays à se tenir aux côtés de la Grande-Bretagne. Nous avons besoin du soutien mutuel des pays développés et ceux en voie de développement pour créer un climat d'affaires global juste et transparent.

Nous avons un choix. Nous avons une chance. En travaillant ensemble - les entreprises et les gouvernements -, nous pourrons tous en bénéficier. Je vous remercie.

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
Communiqué conjoint, Présidence de la République de Guinée, Rio Tinto, Chalco et la SFI

2013/6/18

Aujourd'hui en Guinée Londres, 17 juin 2013 – Les dirigeants de la République de Guinée, Rio Tinto et la SFI (qui est membre du groupe de la Banque mondiale) se sont rencontrés à Londres le 16 juin 2013 afin de s’entretenir sur le développement du projet Simandou, blocs 3 et 4, en Guinée. Cette réunion coïncidait avec la participation du président Alpha Condé à une cérémonie du G8 organisée par le Premier ministre David Cameron. Étaient présents à cette réunion le président Alpha Condé, Sam Walsh, chef de la direction de Rio Tinto, et Jin-Yong Cai, vice-président exécutif et directeur général de la SFI. MM. Walsh et Cai ont également pris la parole au nom de la société Aluminium Corporation of China Limited (CHALCO), le quatrième partenaire du projet.

La réunion était présidée par M. George Soros dans le cadre de son soutien continu au gouvernement de Guinée.

Les partenaires ont affirmé leur engagement en faveur du projet Simandou et ont reconnu l’importance de ce projet pour la Guinée et les autres partenaires. Ils ont souligné l’importance d'assurer la transparence et une bonne gouvernance dans le cadre du développement et de la gestion du projet.

L’ensemble des partenaires ont également mis en évidence la nécessité de continuer à se concentrer sur l’élaboration d’un cadre d’investissement lié au financement, à la construction et à l’exploitation du réseau de transport nécessaire dans le cadre du projet. Les partenaires ont convenu de l’importance d’un réseau de transport accessible par d’autres utilisateurs et conçu de manière à favoriser un vaste développement économique en Guinée.

Les partenaires ont mis en place un groupe de travail ayant pour rôle d’élaborer un cadre d’investissement constituant la base des recherches de financement lié au projet. Ils ont salué les progrès accomplis à ce jour par ce groupe de travail, et ont convenu de résoudre les problèmes en suspens le plus rapidement possible.

À propos du projet Simandou

Simandou est un projet d'extraction de minerai de fer de classe mondiale situé dans le sud-est de la Guinée. Le projet est développé par Rio Tinto, en partenariat avec le gouvernement de Guinée, Chalco et la SFI, qui est membre du groupe de la Banque mondiale. Le titulaire de la concession minière et le promoteur du projet est Simfer S.A., une société actuellement détenue à 50,35 % par le groupe Rio Tinto, à 44,65 % par Chalco et à 5 % par la Société financière internationale (SFI). L'Etat guinéen pourra obtenir une participation à hauteur de 35 % dans le capital social de Simfer S.A. (la mine) et de 51 % dans une société ad hoc, afin de pouvoir devenir le propriétaire des infrastructures (chemin de fer et port). Le projet Simandou sera le plus grand projet intégré de minerai de fer et d'infrastructures jamais réalisé en Afrique, et contribuera à la transformation de l'économie guinéenne et des infrastructures de transport du pays.

Le projet comprend trois composantes principales :

une mine de fer d'une capacité de production annuelle s’élevant à 95 millions de tonnes à plein rendement ;

un chemin de fer Transguinéen d'environ 670 kilomètres, qui acheminera le minerai depuis la concession minière jusqu'à la côte guinéenne ; et

un nouveau port en eau profonde situé au sud de Conakry, dans la préfecture de Forécariah.


Pour plus d’informations, vous pouvez contacter :

Le Bureau du Président de la République de Guinée

Le Bureau de Presse de la Présidence


Bureau: +224 664 87 96 59
+224 628 18 15 57


Email: moussa.cisse@presidence.gov.gn
aboumaco2000@yahoo.fr
abdoulaye.sankara@presidence.gov.gn

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CENI: Les experts électoraux de l'U.E suspendent leur assistance technique

2013/6/18

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Décidément la gestion callamiteuse dont est l'objet la Commission Electorale Nationale Indépendante de la part de son Président Monsieur Bakary Fofanah n'échappe à la vigilance d'aucune autorité fut-elle les électoraux de l'Union Européenne chargés d'apporter l'assistance technique internationale à l'institution. Ils ont adressé une missive dans laquelle ils exigent une rencontre entre le CENI,les experts, et les bailleurs de fonds afin de revoir les modalités d'intervention de l'assistance technique internationale auprès de la CENI .Lisez :

Monsieur le Président de la CENI

Je suis au regret de devoir vous informer, que dans le cadre de la consultation technique relative au chronogramme de la révision complémentaire , l'assistance technique de l'Union Européenne a été systématiquement écartée des consultations internes, dès qu'il devenait clair que cette dernière ne souscrivait pas aveuglement à une option qui était imposée.

En effet, l'assistance technique UE est sincèrement convaincu que les options finales recommandées ne prennent pas en compte les leçons tirées des exercices passés comme les contraintes liées à un certains delais incompressibles, l'agencement de certaines étapesdu processus et l'incorporation de marges de sécurité que l'on retrouve dans un chronogramme réaliste.

A l'issue de la facilitation du dialogue politique, la CENI a été chqrgée de proposer un nouveau chronogramme consensuel, tout en tenant compte de l'urgence et du contexte exceptionnel que le processus électoral traversait.

Il est ainsi du devoir des assistants techniques qui accompagnent la CENI de signaler des risques qui découlent d'une mauvaise appréciation technique des opérations et de l'insuffisante concertation avec l'ensemble des acteurs au sein de la structure et les experts électoraux.

Il serait regrettable que la CENI, qui a fait l'objet de fortes critiques lors du dialogue, ne puisse profiter de cette opportunité pour améliorer sa crédibilité en proposant un chronogramme réaliste, professionnel et accepté par tous les acteurs du processus.

Au cours des deux dernières années d'accompagnement de la CENI, il a été démontré à maintes reprises, que l'apport des experts a été positif et constructif en appuyant des département et en proposant des mesures de sécurisation autour de l'opérateur technique, que l'assistance technique européenne a contribué grandement a l'ouverture du dialogue entrepris par la facilitation des Nations Unies, offrant la même occasion ,la possibilité aux acteurs du processus, d'avoir des élections crédibles, transparentes et inclusives qui vont permettre de sortir de la transition et de doter la Guinée d'une Assemblée Nationale .

Dans le contexte actuel, il me parait important de voussignaler qu'en l'absence de transparence de l'information et d'amélioration de la collaboration entre l'assistance technique et la CENI, nous ne serons plus en mesure de poursuivre cet appui, ce qui impliquerait nécessairement la suspension de nos prestations et la remise en cause du soutien de l'union européenne au processus électoral en guinée.

En vue de retablir une rélation de confiance et des conditions de travail satisfaisantes, il serait vivement souhaitable d'organiser une rencontre entre le CENI,les experts, et les bailleurs de fonds afin de revoir les modalités d'intervention de l'assistance technique internationale auprès de la CENI.


Dans cette attente, et en vous remerciant pour votre collaboration, veuillez, Monsieur le Président de la CENI, croire en l'expression de nos sentiments les plus respectueux.

Le14 Juin 2013

Stephanie Vergniault

Axel Gysel
Codjo Kangala

Experts électoraux de l'Union Européenne

 
CENI: Explosions des populations électorales des régions de Kankan, Faranah, N’zérékoré

2013/6/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Du 16 Avril au 14 Mai 2013 s’est déroulée l’opération de révisions des listes électorales sur l’ensemble du territoire national. Ce recensement des électeurs a permis de découvrir l’explosion sans précédent des populations électorales dans les régions de Kankan (Kankan, Kerouane, Kouroussa, Mandiana, Siguiri), Faranah (Dabola, Dinguiraye, Faranah, Kissidougou), N’zérékoré (Beyla, Gueckedou, Lola, Macenta, N’zérékoré, Yomou).

Ceci étant, le nombre d’électeurs enrôlés par la CENI à la date du 14 Mai est de six millions cinquante cinq mille quatre cent cinquante trois (6 055 453). Or, selon le PNUD la population guinéenne est estimée en 2012 à dix millions deux cent mille habitants (10.2) Pour le site populationsdumonde.com, spécialisé sur les données démographiques, la population guinéenne est estimée en juillet 2013 à onze millions cent soixante seize mille vint six (11 176 026) habitants.

Ainsi, selon le même site 53% de cette population ont moins de dix huit ans (-18), 42,2% ont entre 0 à 14 ans, 19,4% ont entre 15 à 24 ans).

Ce qui explique clairement qu’en recensant toute la population électorale potentielle, il est impossible de dépasser 47% de la population, soit cinq millions deux cent cinquante deux mille sept cent trente deux électeurs.

Or, à la date du 14 Mai, le nombre d’électeurs enrôlés par la CENI est de six millions cinquante cinq mille quatre cent cinquante trois (6 055 453). Ce qui représente 54,18% de la population guinéenne.

A noter que nulle part au monde, à l’exception de la Guinée, on arrive à recenser 100% de la population électorale potentielle (malades, mal enrôlés de 2010, marginaux…).

D’où vient cette vertigineuse augmentation de la population électorale ?

La région administrative de Kankan (Kankan, Kerouane, Kouroussa, Mandiana, Siguiri) a enregistré une spectaculaire augmentation de la population électorale. Au 31 décembre 2010, la CENI a enrôlé 456 376 personnes. Au 14 Mai 2013, elle a enrôlé 491 753. Pour la région de Kankan, le total des enrôlés de 2010 et de 2013 fait 948 129 votants

Dans la région administrative de N’zérékoré (Beyla, Gueckedou, Lola, Macenta, N’zérékoré, Yomou), le deuxième réservoir électoral du pays, le nombre des enrôlés était à 566 068 au 31 décembre 2010. Au 14 Mai 2013, 541 227 personnes ont été enrôlées. Le total des enrôlés de 2010 et de 2013 fait 1 107 295.

A Faranah ((Dabola, Dinguiraye, Faranah, Kissidougou), les enrôlés de 2010 faisaient 315 267. Au 14 Mai 2013, 285 025 personnes ont été enrôlées dans le cadre de la révision des listes électorales.

A Matoto, au 31 décembre 2010 les enrôlés se chiffraient à 339 029. Au 14 Mai 2013, on compte 208 280 nouveaux enrôlés. Le total des enrôlés de 2010 plus 2013 aboutissant à 547 309 pour la commune de Matoto.

Baisse de la population électorale

A Ratoma, les enrôlés au 31 décembre s’élèvent à 331 826. Les nouveaux enrôlés à la date du 14 Mai sont à 68 142. Le total des enrôlés de 2010 et de 2013 fait 399 968.

Pour la région administrative de Labé (Koubia, Labé, Lelouma, Mali, Tougue), au 31 décembre 2010 les enrôlés se chiffraient à 333 598. Au 14 Mai 2013, les nouveaux enrôlés sont à 158 411. Le total des enrôlés de 2010 et de 2013 fait 492 009.

A Mamou (Dalaba, Pita, Mamou), au 31 décembre 2010 les enrôlés étaient au nombre de 268 484. Les nouveaux enrôlés au 14 Mai 2013 au nombre de 73 200.

Dans la région administrative de Kindia (Coyah, Dubreka, Forecariah, Kindia, Télimélé), au 31 décembre 2010 on dénombrait 490 441 enrôlés contre 279 055. Le total des enrôlés pour 2010 et 2013 donnant 769 496.

A noter que ces données sont brutes, le dédoublonnage n’ayant pas encore été effectué.

En tout état de cause, de l’avis des spécialistes, on constate une augmentation vertigineuse des populations électorales dans les régions de Kankan et de N’zérékoré, fiefs du RPG aux dernières élections présidentielles de 2010, une augmentation de 100% dans certaines zones. Dans le même temps, il y a une baisse drastique flagrante dans les bastions de l’opposition au dernier scrutin présidentiel pour parler de Ratoma, Mamou, Labé, Boké…

De ce qui précède, il y a manifestement une série de causes qui expliquent la hausse fulgurante et la baisse drastique de la population électorale à divers endroits du territoire national. Entre autres, il n’est pas exagéré de parler d’enrôlement de mineurs, des personnes recensées de 2010 sur la liste de 2013…

Pour quels motifs?

Nous y reviendrons…

PMD

 
Ibrahima Kassory Fofanah regagnera le bercail 18 juin à 11 heures précises

2013/6/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY- A l’occasion du retour au pays de Monsieur Ibrahima Kassory Fofana, président du parti Guinée pour tous, suite à un séjour privé et de missions du parti qu’il vient d’effectuer à l’étranger, le Bureau exécutif national convie les militantes, militants et sympathisants de la capitale à prendre part aux cérémonies de réception prévues le mardi 18 juin 2013 de l’aéroport de Gbessia et au stade municipal de Nongo à partir de 11 heures précises.

Sont cordialement invités à cet important événement, placé sous le signe de la paix et de la concorde nationale :

*Les leaders et militants alliés du Club des républicains, CDR et de l’opposition républicaine ;

*Les comités nationaux des jeunes, des femmes et des travailleurs du parti ;

*La coordination de la jeunesse de la Basse Guinée ;

*Toute la notabilité et le collège des imams de la Basse Guinée ;

*La C.A.D.E.F.O.R ;

*Les mouvements Kassory des marchés : Avaria, Wambley, Bonfi, Matoto, et les mareyeuses de Conakry ;

*Les mouvements : « Garantie d’avenir de Tanoudy Bangoura », « Kass-Kass », « Fode Tanene » « Yakani-Kassory », « Akhadan », Wonyétè-Fé », « Wontanara », le cercle des Jeunes ambitieux pour le développement de Lambandji (J.A.D.L), le groupement « Mounafanyi de Lambandji », le mouvement Kassory de Saran Kaba Diakité de Kipé & de Marie Ayoub ;

*Tous les serrets et les associations affiliés de jeunesse, des femmes et des travailleurs

Comptant sur la participation de tous dans un esprit de discipline, le Bureau exécutif de Guinée pour tous invite tous les Guinéens à prouver au président Ibrahima Kassory Fofana que le parti Guinée pour tous a pris une dimension nouvelle dans un esprit de paix, de tolérance et de pardon conformément aux aspirations du peuple de Guinée tout entier pour s’atteler à la reconstruction de notre patrie.

Avec GPT, tout est possible pour nous garantir un meilleur avenir !

L’heure de la vérité a sonné !

Vive la Guinée, vive la République !

Conakry le 13 juin 2013

La cellule de communication


Sékou Chérif Fadiga





 

 
« Les Occidentaux doivent mettre fin au pillage de nos ressources » Alpha Condé

2013/6/15

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Alpha Condé, président de la République de Guinée, souhaite une plus grande transparence dans la production minière de la part des pays industrialisés et une répartition équitable dans l'exploitation des ressources de son pays.Premier président de la République de Guinée élu démocratiquement en 2010, Alpha Condé s'est fait le chantre de la lutte contre la corruption et d'une répartition équitable des richesses dans l'exploitation des ressources minières de son pays. Il est l'invité de David Cameron, le premier ministre britannique, pour témoigner dans une conférence sur les enjeux du G8 à Londres, ce samedi.

Quel message voulez-vous faire passer aux dirigeants des pays du G8?

 Le premier message, c'est la transparence dans la production minière, si nous voulons lutter contre la corruption et les contrats inégaux. L'Afrique ne peut s'en sortir seule parce que le centre de gravité des sociétés minières se trouve en Occident. C'est un appel aux pays industrialisés pour qu'ils nous accompagnent dans un processus ­permettant que nos matières premières nous soient payées à leur juste prix. L'objectif, c'est un commerce équitable. Nous n'avons pas besoin d'aide, je ne viens pas ici en mendiant. Je veux pouvoir utiliser nos richesses pour le développement de nos populations et mettre fin à leur pillage.

De quels moyens disposez-vous pour lutter contre la corruption?

La Guinée est le premier pays à avoir publié tous les contrats d'exploitation minière sur Internet. Nous avons mené une revue du cadastre et nous avons récupéré 800 permis de sociétés, soit la moitié du total, qui ne faisaient rien de leurs minerais à part spéculer en Bourse grâce à ces titres. La Guinée a le plus grand minerai de fer au monde, or, depuis cinquante ans, nous n'avons pas sorti une tonne de fer. Nous détenons les deux tiers des réserves mondiales de bauxite et nous n'avons qu'une seule usine. C'est un scandale géologique. Nos ressources sont restées à l'état naturel pendant que des gens gagnent de l'argent en Bourse sur notre dos tout en gelant l'exploitation. Mais nous ne pouvons pas lutter seuls contre des sociétés écrans basées dans des plates-formes offshore car tout passe par la City et par New York. C'est grâce à une enquête de la justice américaine et du FBI qu'une affaire de corruption dans les sociétés minières guinéennes a été arrêtée. La coopération du Royaume-Uni a également été demandée. Il y a une volonté des pays anglo-saxons de lutter contre ce fléau.

Que souhaitez-vous en matière de fiscalité?

Que la fiscalité permette à nos pays de mettre le maximum de nos richesses au profit de nos populations et non d'une minorité. Dans l'opacité actuelle, c'est très simple pour les sociétés de détourner les revenus en minorant leurs bénéfices dans le pays d'exploitation pour les maximiser à l'extérieur là où c'est plus intéressant pour elles. C'est une forme d'évasion fiscale légale. C'est la condition d'un commerce équitable. C'est la même logique dans l'agriculture, pour le café ou le cacao. Nous importons du riz alors que seuls 20% de nos 6 millions d'hectares fertiles sont cultivés. Nous devons parvenir à des accords gagnant-gagnant permettant des conditions décentes de production. Nous espérons parvenir à l'autosuffisance alimentaire d'ici à 2015 et ensuite devenir exportateurs, ce qui permettra d'attirer des investisseurs étrangers.

Quel est l'intérêt des pays occidentaux de vous assister dans ces démarches?

C'est déjà lorsque le Royaume-Uni présidait le G8 en 2005 qu'avait été lancé l'appel à effacer les dettes de l'Afrique. Ce qui se discute aujourd'hui continue dans la même lignée. L'islamisme, le terrorisme ont une seule cause: la pauvreté.

Vos opposants critiquent les conditions du processus électoral en cours dans votre pays. La stabilité politique n'est-elle pas un préalable au développement économique?

C'est évident que nous devons faire un premier pas dans la transparence politique pour obtenir le soutien du G8. L'opposition en Guinée est composée d'anciens premiers ministres qui ont géré le pays et qui l'ont mis à terre. Ils font tout pour bloquer le changement. Mais nous sommes arrivés, grâce à la communauté internationale, à des conditions de transparence qui sont désormais acquises. Il y aura des élections inclusives.


In ''Le Figaro''

 
Titres de voyage de Guinéens à Bruxelles : L’ambassade dénonce une campagne de diffamation

2013/6/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Suite à la publication d’un article, sur l’établissement de titres de voyage pour des guinéens en situation irrégulière dans les pays du BeNeLux, notamment en Hollande, par un site guinéen, l’ambassade de Guinée auprès de ces trois pays a tenu, à l’intention des milliers compatriotes vivants dans ces pays, à faire une mise au point. Dans une déclaration dont votre quotidien , AEG,  détient une copie, l’ambassade de Guinée auprès des pays du BeNeLux et de l’Union Européenne dénonce une compagne de diffamation lancée par des personnes malintentionnées.

Lisez :


« Depuis sa prise de fonction à Bruxelles, il y a 11 mois, l'ambassadeur s'est attelé à tisser les meilleures relations avec la communauté guinéenne dans les 3 pays de sa juridiction et à protéger les ressortissants guinéens tant qu'ils seront en règle avec les lois des différents pays.

Sur le plan social, il a rendu visite à toutes les communautés dans les 3 pays et s'occupe, avec tous ses collaborateurs, à des problèmes sociaux des Guinéens qui sont en règle. Se référant à une campagne de diffamation lancée par certaines personnes malintentionnées concernant l'établissement de titre de voyage pour des Guinéens que les autorités des 3 pays souhaitent expulser parce qu'ils sont en situation irrégulière, l’ambassadeur tient à réaffirmer qu'il n'a jamais signé de titre de voyage pour l'expulsion de Guinéens en situation irrégulière et qu'au contraire, plusieurs représentants de la Communauté Guinéenne dans les 3 pays, issues des quatre régions naturelles de la Guinée, sont venus remercier l'Ambassade pour l'engagement qu'elle a manifesté envers plusieurs compatriotes menacés d'expulsion.

Il est ahurissant et indigne d'un homme de communication de publier des mensonges sur une institution sans venir faire des enquêtes sur place. L'éthique et la déontologie de journaliste excluent la diffamation et le mensonge. Malheureusement, cet état de fait est décelé très couramment dans les médias guinéens aussi bien électroniques, que la presse écrite et l'audio-visuel.

Il n'existe aucun réseau au sein de l'Ambassade de Guinée à Bruxelles dont la première vocation est de renforcer les relations de coopération économique entre la Guinée et les 3 pays du Benelux ainsi que l'Union Européenne.

L'Ambassade a réussi, après avoir déployé de maints efforts, à faire signer par l'Union Européenne le 10ème Fond Européen de Développement (FED) en faveur de la Guinée le 21 décembre 2012 et s'emploie actuellement à obtenir pour notre pays le 11ème FED malgré des démarches mal intentionnées de certains guinéens contre leur pays.

L'ambassadeur tient à réaffirmer sa disponibilité à œuvrer toujours davantage pour protéger les ressortissants guinéens de sa juridiction ainsi que pour renforcer la cohésion sociale et l'unité des Guinéens vivant dans les 3 pays du Benelux. »

Bruxelles, le 13 juin 2013

Ambassade de Guinée auprès des pays du BeNeLux
Et de l’Union Européenne.



















 
Gongoré: Le Secrétaire Général de l’UFDG claque la porte, rejoint l’UPR

2013/6/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-C’est maintenant fini. A Gongoré, une bourgade qui avait connu il y a quelques mois de violents accrochages entre partisans et détracteurs de Cellou Dalein Diallo, vibre désormais au rythme de l’UPR et de son leader Elhadj Ousmane Bah. En témoigne l’adhésion du dernier responsable local de ce parti à l’UPR. Il s’agit d’ Ibrahima Bah, Hooré Maci (à gauche sur la photo).

Devant toute l’assistance, M. Bah a reconnu que son « choix d’aller à l’UFDG » était une grave erreur politique. Désormais dit-il « je suis et reste avec l’UPR de mon frère Elhadj Ousmane Bah ».

Pour matérialiser son acte, l’ancien S/G de l’UFDG a décidé de donner le nom de son enfant Elhadj Ousmane Bah. C’est cette annonce qu’il a faite devant la foule.

Ce n'est pas tout. Dans les 11 localités (Commune urbaine et rurales), les populations de Pita, tout ce que Pita compte de sages et de décideurs locaux ont fait allégeance à Ousmane Bah qui, en 2010, lors de la présidentielle avait eu de la peine à convaincre et récolter de voix.

Tous ont condamné les violences et l’extrémisme qui détériorent le climat politique et entament sérieusement le tissu social.

Comme on le voit donc, Pita est en pleine recomposition politique avant les législatives prochaines qui s'annoncent serrées.

Thierno Bah, depuis Gongoré

 
La société civile exige l'élaboration d'un nouveau chronogramme

2013/6/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Devant l'impasse politique et le mutisme qui entoure le processus des élections législatives en Guinée, plusieurs coalitions de la société civile du pays ont exigé jeudi l'élaboration d'un nouveau chronogramme électoral pour une tenue effective des élections législatives préalablement fixée pour le 30 juin.

Au nom de la coalition, le secrétaire général de la Confédération nationale des organisation de la société civile guinéenne (CONASOG) Mamdy Keita a déclaré que la société civile invite la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à élaborer et à définir les différents paramètres liés à l'organisation d'une bonne élection inclusive, libre et transparente, dans le souci de favoriser tous les candidats engagés dans la course vers la nouvelle Assemblée nationale du pays.

Pour ce faire, la société civile s'engage à s'impliquer encore plus activement dans la vie publique guinéenne afin que le dialogue permanent soit la seule ligne de conduite entre les acteurs et au terme, faire en sorte que la Guinée retrouve sa place dans le concert des nations du monde, a-t-il déclaré.

Devant un parterre d'hommes de médias lors de la conférence de presse, les acteurs de la société civile ont exprimé leur satisfaction pour l'issue heureuse à laquelle a abouti le dialogue politique engagé entre la mouvance présidentielle, l'opposition et le gouvernent, avec le soutien du collège des facilitateurs.

Fidele à rôle de veille et de vigilance pour la protection des intérêts des citoyens guinéens, la société civile à travers son porte-parole a souhaité qu'un document de finalisation sanctionne les travaux du récent dialogue politique couronné de succès, afin de lui permettre de suivre l'application des engagements pris par les acteurs politiques.

"La société civile guinéenne félicite les acteurs politiques pour avoir transcendé leur clivage et les encourage à ne placer que la Guinée au coeur de leurs priorités", a interpellé M. Keita, qui ajoute que la vision pour une Guinée prospère et développée doit être au centre des préoccupations des toutes les entités politiques ou sociales de la nation.

Xinhua

 
Dialogue inter-guinéen : L’UFDG de France exige des comptes aux signataires des accords .

2013/6/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Depuis le dimanche 09/06/13, date de signature du fameux "accord au rabais" entre la dictature de Alpha Condé et les responsables politiques de l'opposition, nous ne cessons de recueillir les cris de cœur de nos militants déçus de voir leur sacrifice réduit au néant. L'illustration la plus insultante de ce mépris a été l’acceptation de Waymark dans la gestion des législatives en Guinée.

Face à cette situation et après concertations, les militants et responsables des sections UFDG de France (Strasbourg - Lyon - ile de France - Nantes et Bordeaux), expriment leurs condamnation de ce manque de considération et de respect des leaders politiques envers les militants et le peuple de Guinée pendant ces négociations.

Les accords concluent entre les deux camps, notamment le maintien de l’opérateur Waymark et le silence sur les victimes dont, ils (les leaders politiques) sont sensés représenter les intérêts, constituent une haute trahison. Les militants estiment que les accords ne sont rien d’autres que l’expression de la faiblesse de l’opposition face à ses responsabilités. C'est aussi une honte et une bassesse d’esprit des leaders politiques, par rapport à tous les sacrifices humains et matériels, pour une démocratie réelle en Guinée. Visiblement, les militants ont servis de chers à canon et leur mort de monnaie d'échange pour quelques intérêts égoïstes négociés en coulisse loin de leurs préoccupations.

Ainsi, nous constatons un décalage énorme entre les attentes des nos militants et le profit recherché par nos leaders politiques. C’est pourquoi, il est important, qu’une concertation soit organisée le plus rapidement possible entre les militants afin d'exiger des comptes aux signataires de ces accords.

Nous lançons un appel à tous les militants et sympathisants frustrés par cette trahison de se joindre à nous pour organiser une riposte à cette situation inacceptable. Nous ne devons plus laisser personne, fut il de notre camps, sacrifier le combat de notre peuple pour la démocratie.

Nous saluons la décision du BOLC LIBERAL lors du dialogue politique, pour leur respect de la dignité humaine et le peuple de Guinée.

Pour les sections UFDG de France (Strasbourg – Lyon - Nantes - Ile de France – Grenoble - Bordeaux) ;

Le Secrétaire Général de la section UFDG 33 bordeaux;

Diallo Thierno

Ufdg33@gmail.com


 
Les USA ''applaudissent les leaders politiques guinéens qui ont fait preuve de bonne volonté ''

2013/6/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les Etats-Unis saluent l’accord auquel sont parvenus le Gouvernement Guinéen et les partis politiques de l’opposition, ce qui ouvre la voie à des élections législatives inclusives. Nous applaudissons les leaders politiques Guinéens qui ont fait preuve de bonne volonté, flexibilité et d’un engagement commun à la tenue d’élections inclusives et pacifiques en conformité avec les standards internationaux.

Nous saluons le dialogue tenu sous la facilitation du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies Saïd Djinnit qui a abouti à cet accord, et le soutien dont ont fait montre les représentants de la Francophonie, de l’Union Européenne, et de la CEDEAO.

Les Etats-Unis s’engagent à continuer à apporter tout leur appui au processus électoral en vue de la mise en place d’une nouvelle Assemblée Nationale, un maillon important dans la consolidation de la transition démocratique en Guinée

JEN PSAKI,
Porte-parole du Département d’Etat Américain

 
Une équipe de France 24 chez SEM Lansana KOUYATE à Paris pour une interview

2013/6/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-En ce moment même, ce jeudi 13 Juin 2013 à partir de 14 Heures 30 TU, le Président du Parti de l'Espoir pour le Développement National, SEM Lansana Youyaté reçoit chez lui à Paris une équipe de la chaine de télévision françcaise , France24 , pour une interview exclusive axée essentiellement sur la situation politique guinéenne notamment les derniers pourparlers inclusifs entre le régime du Pr Alpha Condé et l'opposition dite républicaine . L'interview à suivre très prochainement sur Frqnce 24 dans la rubriqe Journal Afrique. Voyez les images en exclusivité :

@[100005628459231:2048:Kouyate Lansana] avec France 24 à Paris .

La Cellule de Comdu PEDN
 

 
Les compromis du dialogue politiques sont préjudiciables à la date du 30 juin

2013/6/13

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les compromis du dialogue inter- guinéen trouvé entre les acteurs politiques guinéens, dont la mouvance présidentielle, l'opposition radicale, les parties centristes, avec l'appui du collège des facilitateurs, sont préjudiciables à la date du 30 juin, préalablement fixée pour la tenue des élections législatives.

Des informations proches de la CENI, mais non encore officielles font état d'une nouvelle date des élections qui pourrait se tenir vers la mi-juillet 2013, pour permettre aux différentes Commissions administratives de révisions des listes élections (CARLE) de recenser le maximum d'électeurs tant à Conakry qu'à l'intérieur du pays.

Selon des observateurs politiques, la date fixée par décret du président guinéen Alpha Condé "n'a aucune chance d'être respectée", eu égard à la reprise de certaines étapes importantes du processus électoral, notamment la réouverture de la listes des électeurs, pour permettre à d'autres militants de s'inscrire.

Dans ses multiples points de revendications récemment soumis au facilitateur international désigné par l'ONU Said Djinnit, l'opposition regroupée au sein du Collectif des partis pour la finalisation de la transition, de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), du Club des républicains (CDR) et du Front d'union pour la démocratie et le progrès (FDP), a consigné en lettre d'or la reprise de la révision du fichier électoral, avec le temps nécessaires pour l'enrôlement de tous les militants de l'opposition pouvant participer aux prochaines consultations électorales.

Cette doléance "politique" du reste assez importante pour l'opposition guinéenne a été de facto comprise et même acceptée par les leaders des partis politiques de la mouvance, dont les principaux ténors du RPG arc-en-ciel (parti au pouvoir), qui n'ont trouvé aucune objection et qui d'ailleurs, souhaitent finir avec les tiraillement inféconds dans le cercle vicieux des revendications politiques.

Dans cette dynamique, le vote des Guinéens de l'étrangers figurant déjà sur la liste électorale de 2010 et repartis dans plus de 17 pays dont 70% se trouvant dans la sous-région ouest- africaine, est un autre facteur non négligeable de l'exigence de l'opposition.

Sur la même lancée, l'aile dure de l’opposition a exigé que les élections soient inclusives et que toutes les conditions soient permises à tous dans les mêmes conditions et en particulier les leaders politiques de participer pleinement et librement à ces élections et qu'ils ne fassent l'objet d'aucune restriction.

Ils ont également demandé à ce qu'il soit assuré le fonctionnement correct et statutaire de la CENI avec la tenue régulière des sessions des organes compétentes, avant d'ajouter l'opportunité du couplage des législatives et des communales pendant ces élections pour profiter de la mobilisation de la communauté internationale et pour éviter qu'il y ait trop de frais.

La résolution de toutes ces questions à la fois techniques et politiques demande un intervalle de temps assez large et des moyens considérables pour la commission électorale nationale indépendante (CENI), afin de parvenir à un résultat probant.

La mouvance présidentielle, favorable aux options et aux choix du gouvernement et de la CENI sur le processus électoral n'a, jusqu'à date, exprimé ni d'objection encore moins de refus ou de projet des revendications de l'opposition.

Pour les leaders de cette mouvance présidentielle, la réponse adaptée aux exigences de l'opposition et la recherche de compromis est de nature à faire avancer le processus électoral et aller vers la tenue effective des élections législatives inclusives, libres et transparentes, pour permettre à chaque guinéen de faire librement son choix des futurs députés à l'Assemblée nationale.

Pendant ce temps, la date de la campagne électorale ayant été fixée dans la première quinzaine du mois de juin n'enregistre aucune activité politique et aucune mobilisation, pour des besoins d'information, d'éducation et de sensibilisation des militants et sympathisants des partis politiques.

Toutes les prémisses sont ainsi réunies pour aller vers le changement de la date du 30 juin, qui souffre déjà de manque de compréhension pour les uns et de rejet systématique pour les autres.

Xinhua

 
Alpha Condé à Paris: "vote des Guinéens de l'étranger n'est pas prévu dans la Constitution"

2013/6/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Guinée est la seule à pouvoir décider d'un report éventuel des élections législatives prévues le 30 juin, a déclaré mercredi à Paris le président Alpha Condé, ce calendrier étant contesté par l'opposition.

Les élections ne dépendent pas de moi. Cela dépend de la CENI. C'est la CENI et les experts qui décideront de ce qu'il faut faire, a affirmé le chef de l'Etat, devant la presse, en présence d'Abdou Diouf, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Alpha Condé était interrogé sur un éventuel report des élections.

Le président guinéen a ajouté qu'il se conformerait aux décisions de la CENI et des experts envoyés par l'OIF, l'Union européenne et les Nations unies.

Moi, je ne fais qu'appliquer la décision que la CENI prendra. C'est la CENI et les experts qui sont maîtres du jeu, ce n'est pas le président, a-t-il insisté.

L'opposition guinéenne conteste la date du 30 juin pour le scrutin, fixée selon elle sans concertation et soupçonne le régime d'Alpha Condé, premier chef d'Etat démocratiquement élu en Guinée, de vouloir préparer des fraudes.

Des violences ont émaillé les manifestations des opposants et au moins 12 personnes ont été tuées et 89 blessées, le 23 mai et les jours suivants.

Abdou Diouf, vivement préoccupé, avait prôné fin mai la retenue et appelé pouvoir et opposition à engager sans délai un dialogue constructif en vue d'élections crédibles et transparentes.

Les chefs de l'opposition et le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana ont entamé ce dialogue le 3 juin à Conakry sous l'égide de l'émissaire de l'ONU Saïd Djinnit.

Si le dialogue a pu avoir lieu, a déclaré Alpha Condé, c'est en très grande partie grâce à l'engagement personnel du président Diouf. Je suis venu remercier le président de la Francophonie pour le rôle qu'elle a joué pour qu'on arrive à un dialogue.

Nous avons besoin de la paix. La Guinée a beaucoup de retard malgré des richesses immenses et donc on a besoin de tenir des élections législatives pour que les investisseurs puissent venir, a poursuivi Alpha Condé, précisant qu'il se rendait au sommet du G8 à Dublin, les 17 et 18 juin.

Dans l'organisation des élections, l'opposition critique aussi le recours à l'opérateur sud-africain Way Mark chargé de préparer le fichier électoral, qu'elle accuse de collusion avec le pouvoir.

L'opérateur sud-africain est venu en Guinée en juin 2010. Moi, j'ai été élu président en décembre 2010. Il est venu avec le premier président de la CENI qui est décédé, moi je n'ai jamais fait venir Way Mark, s'est défendu Alpha Condé, interrogé sur ce point.

Il a précisé avoir fait publier le contrat avec Way Mark et le chèque de paiement, signés par le premier président de la CENI. Toute la communauté internationale dit que Way Mark est très performant, a-t-il ajouté.

Le président a assuré que techniquement, tout était prêt pour une élection sécurisée. Tous les gens qui ont voté en 2010 pourront voter puisqu'il y a eu le transfert du fichier électoral. Non seulement l'élection est transparente mais c'est l'élection la plus sécurisée qu'on ait faite en Afrique, a-t-il affirmé.

Quant au vote des Guinéens de l'étranger, réclamé par l'opposition, ce n'est pas prévu dans la Constitution, a dit le président. Il faut lire correctement la Constitution guinéenne. Jamais les Guinéens de l'extérieur n'ont voté aux législatives. Ils ont toujours voté aux présidentielles.

Les législatives sont attendues depuis 2011 en Guinée et ont déjà été maintes fois repoussées. Les dernières remontent à 2002.

AFP





 
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