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27 Avril 2015 - 19h33


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Alpha Condé à L'Elysée: Communiqué de presse

2015/4/26

Aujourd'hui en Guinée Le Président de la République s’est entretenu aujourd’hui à Paris avec son homologue guinéen, M. Alpha CONDE. Alors que le nombre de victimes de l’épidémie Ebola diminue en Guinée, les deux chefs d’Etat ont rappelé la nécessité d’éviter tout relâchement jusqu’à l’éradication du virus. La France a mobilisé plus de 158 millions d’euros dans la lutte contre Ebola, dont 110 millions en Guinée. L’objectif aujourd’hui c’est d’éradiquer totalement la maladie.

Le Chef de l’Etat a également confirmé à Alpha CONDE le soutien de la France à la Guinée, dans le domaine de l’électrification, par des remises de dettes et des financements.

Le Président de la République a manifesté son soutien aux initiatives du gouvernement guinéen en faveur d’un dialogue avec l’opposition dans la perspective des élections présidentielles d’octobre 2015, et a appelé toutes les parties à renoncer à la violence.

S’agissant de la situation régionale, les deux Chefs d’Etat ont marqué leur soutien à l’accord de paix inter-malien d’Alger, et appelé les parties qui ne l’ont pas encore fait à le parapher. Ils se sont réjouis des progrès régionaux dans la lutte contre Boko Haram

Paris, le 22 mars 2015
L'Elysée

 
«Star du « ghetto », le leader peul de l’opposition, Dalein, est surnommé le « président de l’Axe »

2015/4/26

Aujourd'hui en Guinée Les Peuls originaires du Fouta, tous dénoncent une « politique ethnocentrique » du président Alpha Condé, accusé de privilégier les membres de son ethnie, les Malinké(Pourtant Bah Ousmane, et Saliou Bella sont peuls, mais ne denoncent pas une politique ethoncentrique...) »

« L’Axe », du nom de cette zone déshéritée de la commune de Ratoma traversée par la route « Le Prince », concentre des quartiers peuls, contestataires, et pauvres du nord de Conakry. Dans la case peul du jardin ou dans son bureau, le leader de l’opposition reçoit du matin au soir.

Dans l’obscurité de son quartier interlope de la banlieue nord de Conakry, Dr Dre prépare à sa manière la campagne présidentielle. « En deux minutes et trois SMS, je peux mobiliser des centaines de jeunes du ghetto qui n’ont pas peur d’affronter les militaires et sont prêts à mourir », lâche le jeune chef de gang. Dans sa maison décatie, cet instigateur des insurrections urbaines est à l’œuvre en écoutant les morceaux de ses idoles : les millionnaires du hip-hop californien comme Snoop Dogg et son homologue Dr Dre.

Sans se presser, le Dr Dre de Conakry jongle avec les portables. Il se dit aux ordres de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le principal parti d’opposition, qui ne cesse ces jours d’appeler à manifester dans l’espoir de renverser ou du moins de déstabiliser le président Alpha Condé. « Ça devient de plus en plus dur de contrôler les gars du ghetto. Ils veulent en découdre avec les forces de sécurité qui ont tiré à balles réelles et tué plus de 60 jeunes ici depuis 2011 », admet ce caporal des quartiers nord de Conakry. Dr Dre n’a que 25 ans mais connaît toutes les ficelles des trafics de drogues avec la Sierra Leone voisine et s’est forgé une solide expérience de la contestation politique au gré des tragédies de la décennie écoulée. « J’ai vu beaucoup d’amis tomber sous les balles lors des grandes grèves de 2007 contre Lansana Conté puis lors du massacre du stade le 28 septembre 2009 », dit-il.

Aujourd’hui, celui qui se dit un « survivant » ne se montre plus sur le terrain des affrontements avec les forces de l’ordre. Il commande une petite armée de jeunes qui montent au front avec de simples pierres face à des policiers et gendarmes qui n’hésitent pas à se servir de leurs armes. Pour le moment, il retient ses troupes d’élite composées de voyous et de diplômés chômeurs. Les 20 et 23 avril, il n’a envoyé que les « petits » dans la rue, des gamins souvent désœuvrés et volontaires ou manipulés. Un jeu dangereux, parfois mortel. En marge de la marche pacifique du 13 avril, c’est Souleymane Bah, 30 ans, qui a trouvé la mort, touché par un balle dans le thorax. « Les vrais gars de l’Axe n’ont pas encore répondu à l’appel de l’UFDG. On se consulte, on se prépare [avec les autres chefs de gangs]. Si on décide à sortir, on devient très dangereux pour le pouvoir et tout le monde le sait », explique Dr Dre, certain de sa puissance. « L’Axe », du nom de cette zone déshéritée de la commune de Ratoma traversée par la route « Le Prince », concentre des quartiers peuls, contestataires, et pauvres du nord de Conakry. L’ancien président Lansana Conté l’avait surnommée « l’Axe du mal ».

Une artère redoutée de Conakry

Certains taxis du centre de la capitale refusent de desservir cette artère de Conakry redoutée pour ses braquages à main armée. D’autres franchissent, le pied sur l’accélérateur, ce labyrinthe de misère où survivent grâce à la solidarité ethnique et aux trafics des familles privées de chemins asphaltés, d’eau courante, d’électricité, d’écoles et d’hôpitaux publiques. La quasi-totalité des habitants sont des Peuls originaires du Fouta. Tous dénoncent une « politique ethnocentrique » du président Alpha Condé, accusé de privilégier les membres de son ethnie, les Malinké.

Dans ce climat de tensions politico-ethniques exacerbées par le pouvoir comme par l’opposition, la loi est celle de gangs bien structurés. Leurs noms s’inspirent d’une mythologie américaine qui mêle esthétique de la violence et apologie du crime, glamour et bling bling de rappeur : « Blood Boys », « Sim City », « Communauté Ona » (diminutif d’Aristote Onassis, l’armateur grec qui fut l’un des hommes les plus riches au monde), ou encore « Shakur Clan » en référence au rappeur de Los Angeles Tupac Shakur.

Ce lundi 20 avril à l’aube, dans un terrain vague jonché de détritus du quartier de Bambéto, au centre de « l’Axe », Barry Boubacar dit « César », 18 ans, enchaîne les joints avec ses « frères du ghetto ». Un téléphone portable crache du rap américain. Les gamins hâves partagent une baguette de pain et un mélange d’alcool, de jus et de valium. Les esprits s’échauffent avant d’aller suivre le mot d’ordre de l’UFDG qui a à nouveau appelé à manifester. « La police m’a déjà tiré dessus, lâche « César » en dévoilant ses plaies. On n’a pas peur des uniformes, ils peuvent me tuer avec leurs armes, mais si j’en attrape un, je peux l’égorger ». Son visage fermé se fait sinistre lorsqu’il mime le geste, les yeux rougis par les cannabinoïdes. Certains revendiquent leur appartenance au gang « La république des diables », qui règne à Bambéto. Tous martèlent que « la jeunesse souffre à cause d’Alpha Condé et a la rage ». Star du « ghetto », le leader peul de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, est surnommé le « président de l’Axe ».

Une fois que c’est « Hiroshima » dans leurs têtes, comme ils disent, ces jeunes âgés de 15 à 20 ans rejoignent la fameuse route Le Prince. A quelques mètres, des policiers et gendarmes barrent la route et pointent leurs armes qui crachent des gaz lacrymogènes. Les affrontements commencent. « César » et ses camarades brûlent des pneus, jettent des pierres. Ils ne savent plus pourquoi ils se battent, mais personne ne saurait les arrêter. Une poignée d’hommes pieux et âgés observe la scène depuis la mosquée de Bambéto, au bord de la route. Ils tentent de calmer les gamins. En vain. Les insultes fusent. Depuis que le chef de l’Etat est venu ici en grande pompe, le 20 février, pour la prière du vendredi, l’imam et certains vieux du quartier sont soupçonnés de collusion avec le pouvoir. Une pierre a même brisé une fenêtre du lieu saint, au grand dam de l’imam, allongé ce matin sur une natte en plein soleil, un téléphone satellite dans la main, un chapelet dans l’autre.

Les voilà, ces « petits » que des chefs de clan comme Dr Dre utilisent pour servir les intérêts politiques cyniques et affairistes du « Ghetto ». Ce jour-là, Bambéto ne pleurera pas de morts. L’opposition annonce 32 blessés dont au moins 20 par balles. Ce que le gouvernement dément.

Partis politiques et financement des gangs

Dans le quartier voisin d’Hamdallaye, dans un petit enclos discret qui dégringole vers la voie ferrée où les convois de bauxite ne passent plus depuis longtemps, des chefs de gang tiennent une réunion. Autour, des maisons en ruines et un marché aux étals décharnés. Le muezzin de la mosquée de Kakimbo appelle à la prière, mais les leaders de « Diggi Diagga », « Public Defense », « Unity for Peace », et « Blood Boys » ont d’autres sujets de préoccupation, plus matériels. Ils sont vêtus à l’américaine, manient des liasses de billets et fument sans retenue. Ils refusent d’évoquer la question des armes. « C’est secret », tranche l’un d’entre eux. A les écouter, l’heure est grave : le « ghetto » serait infiltré par des émissaires du pouvoir qui auraient distribué des motos et des millions de francs guinéens à d’autres chefs de clan de « l’Axe », pour « acheter le calme ». Ce que démentent le gouvernement et le parti du président, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG).

« Nul ne peut manipuler l’Axe, nous nous battons pour le pays et pour la démocratie », tient à préciser le chef de clan de « Unity for peace » qui hésite à mobiliser ses « jeunes » pour la manifestation de jeudi.

Dans Bambéto, Hamdallaye et les autres quartiers de l’Axe, des haut-parleurs relaient l’appel des partis d’opposition à manifester le 23 avril. « Ce n’est que le début de la révolte. L’heure des grandes manifestations n’a pas encore sonné », assène Dr Dre qui confie avoir lui aussi été contacté par des hommes politiques de la majorité comme de l’opposition. Il dit avoir décliné des dizaines de millions de francs guinéens. D’autres auraient accepté, Dr Dre a des noms.

Depuis la mort du président Lansana Conté en 2008, des acteurs de la vie publique, à coup de millions de francs guinéens ou de quelques caisses d’alcool, recourent à la puissance de mobilisation des gangs de l’Axe, qui ont fait la preuve de leur poids politique et de leur capacité de déstabilisation. Certains chefs de clan font monter les enchères et manipulent eux aussi les partis, qui ne peuvent se passer de leurs mercenaires. « Ils sont très politisés mais vont aussi du côté du plus offrant. Que ce soit le parti au pouvoir ou les partis de l’opposition, tous font appel à eux pour manifester ou contre-manifester, explique un ancien chef de clan. Certains vont gratuitement aux manifs pour défendre une cause, d’autres sont payés, d’autres encore en profitent pour piller et donc gagner des sous ».

Dans le « ghetto », nul n’a oublié les centaines de millions de francs guinéens déversés par l’ancien chef de la junte, Dadis Camara, dans les poches des « leaders » de l’Axe et des chefs de gangs. « S’ils vous appellent bandits, moi aussi je me réclame bandit ! », avait même lâché le président de la transition en 2009 dans un discours à Conakry lors d’une opération de séduction des gangs. Après avoir mené la contestation contre Lansana Conté, ce sont finalement les jeunes de l’Axe qui se retourneront contre ce capitaine soupçonné de vouloir s’accrocher au pouvoir. « Les bandes de jeunes de Conakry constituent un poids lourd politique et les responsables des partis les utilisent pour mener leurs manifestations contre leurs oppositions respectives », souligne Joschka Philiipps, sociologue à l’université de Bâle, en Suisse, et auteur d’une thèse sur les bandes de jeunes de Conakry.

Et la présidentielle de 2010, qui a porté au pouvoir l’opposant Alpha Condé ? « L’Axe était plutôt favorable à son adversaire Cellou Dallein Diallo, mais nous avons décidé de laisser sa chance à Alpha Condé qui nous avait doné un peu d’espoir. Au début de son mandat, il avait l’Axe avec lui », rappelle Dog Mayo, petit homme ingambe de 33 ans, licencié en langue arabe, chômeur et cadre d’un clan du quartier sensible de Kaporo-Rail. « Mais rien n’a changé pour la jeunesse de l’Axe ni celle du reste du pays. Les tensions ethniques ont été exacerbées. Aujourd’hui, Alpha Condé doit affronter l’Axe », conclut cette figure de l’univers des gangs de Conakry. Lui ne voit pas d’inconvénient à accepter les millions de francs du pouvoir, « pour mieux le combattre ». Ces jeunes qui se pensent en guerre et au centre de l’échiquier politique pourraient bien encore être les éternels perdants d’un jeu qui, au final, les dépasse. Les gangs de l’Axe sont des pions qui se croient les rois de la politique.

Un paysage politique disloqué

Mercredi 22 avril, à Conakry, dans la commune de Dixinn, la maison de Cellou Dalein Diallo est transformée en siège de parti politique. Dans la case peul du jardin ou dans son bureau, le leader de l’opposition reçoit du matin au soir. En début d’après-midi, l’oncle de Lansana Conté, El Hadj Sekhouna Souma, fait son entrée. Ce notable soussou de la Basse-Côte est venu de Dubréka, à 50 km de Conakry, pour apporter son soutien. Il s’en va prier avec des cadres de l’UFDG pendant que Cellou Dalein Diallo retourne orchestrer la mobilisation du lendemain. La situation politique s’envenime à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 11 octobre. Les propos belliqueux de certains responsables de l’opposition comme du pouvoir polarisent encore un plus un paysage politique déjà disloqué. Le dialogue, pouvoir et opposition disent le souhaiter, alors qu’il est au point mort. Parmi les contentieux, la tenue d’élections communales réclamées par l’opposition comme condition non négociable à la tenue de la présidentielle.

De Paris où il s’entretenait en fin d’après-midi avec son homologue français, François Hollande, le président guinéen Alpha Condé a réaffirmé son rejet de toute modification du calendrier électoral. Alors Cellou Dalein Diallo va se tourner une fois de plus vers la rue, vers « l’Axe de la démocratie », comme il l’appelle.

« Je n’ai pas d’autres choix. Le dialogue n’avance pas, la communauté internationale n’intervient pas, restent donc les manifestations. Les jeunes de l’Axe n’en peuvent plus d’être stigmatisés et me soutiennent », explique cet ancien premier ministre de Lansana Conté qui dit redouter « un bain de sang » que certains, y compris parmi les chefs de gangs, soupçonnent de vouloir provoquer afin d’attirer l’attention de la communauté internationale. Dix jours plus tôt, il s’était adressé directement aux jeunes de Bambéto pour les exhorter à refuser les millions francs du pouvoir : « Ce serait une honte de collaborer avec les assassins qui ont garanti l’impunité à ceux qui assassinent vos collègues. Nous devons continuer le combat jusqu’à la victoire ».

Dans son bureau du ministère de la jeunesse, Moustapha Naïté suit de près l’évolution de la situation, en lien permanent avec les responsables sécuritaires. Ce jeune ministre prépare, avec sérénité, sa réponse à la mobilisation du lendemain. A la mi-journée, le ministre de la sécurité, Mahmoud Cissé l’appelle : « Selon nos informations, ils ont prévu de se positionner sur l’Axe dans la nuit, de brûler des pneus puis de s’attaquer aux mairies. Mais nous sommes prêts ». Le ministre de la jeunesse s’indigne. « Ce que fait l’opposition, ce n’est autre que du terrorisme politique. Elle instrumentalise des mineurs sans conscience politique, qui ne votent pas mais marchent contre le calendrier électoral et sont jetés sur l’Axe face aux forces de l’ordre ».

Jeudi 23 avril, les leaders de l’Axe n’ont pas lâché leurs fantassins. « Les gangs ont le temps, les hommes politiques ont la montre », ironise Dr Dre. Cette fois encore, ce ne sont que les « petits » qui sont descendus sur la route Le Prince. Les affrontements ont été de basse intensité, de même que dans les 4 préfectures – sur les 33 du pays – où se sont tenues des manifestations. Deux hommes ont perdu la vie. L’un à Labbé, dans le Fouta, berceau des Peuls et fief de Cellou Dalein Diallo. L’autre à Conakry. Entre Kaporo-Rail et l’Axe, Dr Dre navigue entre les gangs et les émissaires des partis politiques. « Ça peut exploser à tout moment », prédit-il.


Joan Tilouine

Envoyé spécial à Conakry
Source :lemonde.fr

 
Les leçons d’un séjour en Europe (France et Allemagne) Par Sidiki Kobélé Keita

2015/4/26

Aujourd'hui en Guinée Invité au salon du livre à Paris et, tout en consacrant le reste de notre temps à des recherches documentaires, nous avons eu, du 20 mars au 17 avril 2015, des occasions de participer à quelques rencontres très instructives et de recevoir des jeunes très curieux et très exigeants. Mais c’est l’ambiance et le contenu de la conférence du 29 mars 2014 qui nous ont le plus marqué.

En effet, à l’occasion de l’anniversaire du décès du Président Ahmed Sékou Touré, le 26 mars 1984, le Club-France du même nom a organisé une conférence sur le thème « Diaspora guinéenne pour la réhabilitation de la mémoire collective dans la perspective de la réconciliation nationale ».

Atmosphère sereine

Les débats ont été particulièrement intéressants, ouverts, respectueux et enrichissants.

Après le souhait de bienvenue du dynamique et courtois Président du Club, Mr Kémoko Camara, et l’intervention intéressante de Mr Gouéressy Condé, ancien ministre de la Sécurité, qui nous a notamment appris que, grâce à l’entremise de son organisation, les membres de « l’association des victimes du camp Boiro » et celle du 4 juillet 1985 dirigée par monsieur le commissaire Youmessy se rencontrent désormais et notre brève contribution, nombreux furent ceux qui avaient tenu à participer aux débats ; tous le firent dans une atmosphère amicale, civilisée et de façon très profitable.

Avant d’apporter quelques précisions sur diverses questions évoquées, nous avons tout d’abord tenu à affirmer qu’ Ahmed Sékou Touré est une page essentielle de l’histoire de la Guinée, de l’Afrique et du monde qu’on ne peut arracher à moins qu’on ne veuille tronquer cette histoire ; nous avons ensuite félicité le club pour son bilan largement positif dans le domaine de la communication et de l’information, en particulier. Nous devions d’autant plus le faire que l’approche des contentieux guinéens est devenue, dans le milieu guinéen, en Guinée comme à l’étranger, plus scientifique, donc plus objective parce que plus critique, moins passionnée, grâce cette structure culturelle et à d’autres cadres tout aussi déterminés à défendre la vérité des faits vérifiables et non des affabulations, même si certains philistins, fatigués, pitoyablement fanés et des ethnocentriques indécrottables continuent à ramer à contre-courant.

Certes, la répression est toujours la partie visible de l’iceberg en Guinée et permet tous les fantasmes sur le droit de l’homme ou sur tout autre sujet sensible (le droit du peuple n’est plus évoqué en Guinée depuis le coup d’Etat du 3 avril 1984) ; il s’agit d’obtenir l’apport financier de certaines organisations étrangères dont les représentants sont toujours prêts à s’associer à la comédie guinéenne pour justifier la gestion des fonds destinés à amuser la galerie et à toutes les gymnastiques juridiques de certains cadres guinéens en mal de popularité ; son évocation continue à s’accompagner d’une charge affective que véhicule la littérature de douleur pour conditionner les faibles d’esprit et quelques déséquilibrés mentaux qui continuent à surfer négativement sur des sites ou dans certains journaux ou radio d’opinion.

Prise de conseil chez les jeunes

Mais en Guinée comme à l’étranger, nous avons noté que nombre de jeunes – cible principale de tous les protagonistes- ceux qui n’ont pas vécu les faits du passé récent ou qui les vivent sans en connaître les causes véritables, les acteurs, les mécanismes de préparation ou de montage et le rôle de relai manipulateur qu’ont toujours joué certains médias africains et européens quand il s’agit de tout évènement qui se déroule en Guinée, ne se contentent plus des témoignages arrangés ; ils ne sont plus sensibles à l’évocation politicienne des faits historiques récents, des rencontres-spectacles de Conakry presque toujours télévisés, relatés dans la presse écrite ou dans certaines Radios avec des qualificatifs parfois injurieux ou diffamatoires; ils ont abandonné l’esprit de critique au profit de l’esprit critique ; ils veulent aller désormais au-delà des témoignages sciemment falsifiés, tronqués pour les tromper ; ils veulent désormais comprendre ; aussi, se posent-ils ou posent-ils des questions diverses, éprouvent-ils de l’inquiétude intellectuelle à travers une lecture intense et variée des ouvrages à références vérifiables sur la Guinée et des discussions fréquentes avec les auteurs. Nous pouvons d’autant plus le certifier que nos entretiens, comparativement à ceux de 2012, même au téléphone, avec les jeunes, en Guinée comme à l’étranger, sont devenus de plus en plus sereins, respectueux et enrichissants.

Absence regrettée du club Telli Diallo

Il faut noter aussi qu’au cours des débats, des intervenants, à cause du thème de la Conférence, ont vivement regretté l’absence du club Telli Diallo ; selon monsieur Kémoko Camara, ce club y avait été invité. Or, puisque la réconciliation nationale est une nécessité vitale pour la Guinée et devrait intéresser tout le monde ; toute rencontre amicale entre les Guinéens doit encouragée et se dérouler dans un cadre civilisé, être l’occasion de débats contradictoires, francs et sincères sur nos contentieux en vue d’aboutir à une compréhension entre nous et, si possible, en une entente. Il ne sert à rien de retarder ou bouder ces débats et espérer être dans une hypothétique position de force pour se venger un jour comme nous l’avons vécu dans la nuit du 7 au 8 juillet 1984 et suite à la tentative du coup d’ Etat des 4 et 5 juillet 1985, du moins pour ceux qui ruminent cette illusion qui a provoqué beaucoup de ressentiments et de rancœurs, mais n’a pas assouvi le désir de vengeance de certains citoyens. Seule la confrontation des arguments et des idées permettra de relativiser les points de vue et de faciliter la compréhension, puisque chacun a sa vérité et s’y tient mordicus.

Cette attitude du club Telli Diallo nous a fait penser à la même attitude qui s’était produite en 2004, quand les autorités de l’Afrique du Sud avaient décidé de décorer, à titre posthume, les feux Gamal Abdel Nasser, Ahmed Sékou Touré et Telli Diallo de leur plus haute décoration pour la contribution de ces personnalités à la libération de l’Afrique et au processus d’unification de ce continent : « Ordre des Compagnons suprêmes du Cor Oliver Tambo en Or ».

L’intransigeance de certains éléments de la famille de Telli Diallo ayant heurté les autorités sud-africaines auxquelles on aurait rapporté certains propos désobligeants, seule la décoration des deux feux chefs d’Etat a été respectivement remise le 21 octobre 2004 à leurs parents au cours d’une grande cérémonie de caractère international ; le nom de Telli Diallo n’ a pas été prononcé une seule fois; ce que tous les Guinéens et les cadres progressistes de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Mozambique, de la Guinée-Bissau, etc., qui ont vécu en Guinée ou participé à différentes rencontres internationales où les Guinéens dont Telli Diallo avaient défendu avec acharnement et brio le bienfondé de la lutte de leur peuple pour l’indépendance, ont vivement regretté ; au cours de la collation qui a suivi la cérémonie de remise des décorations et qui a permis des entretiens libres en aparté, cette constatation était l’objet de discussions ; la plupart des participants s’attendaient à voir et s’entretenir avec les représentants de Telli Diallo.

En effet, après les cérémonies officielles, des cadres sud-africains ont interpellé certains guinéens de la délégation -dont l’auteur- ou résidant dans leur pays pour connaître « la cause ou le prétexte de ce refus des parents du premier secrétaire général de l’OUA de répondre à l’invitation de notre Pays. Il est vrai, disaient-ils, que Mr Telli Dialo appartient d’abord à ces parents et à la Guinée ; mais, devenu un personnel public, il appartient désormais à l’Afrique depuis 1963. Aucun pays africain n’est obligé de consulter la Guinée pour lui faire honneur à titre posthume, à plus forte raison sa famille».

En fait, les autorités sud-africaines avaient fait cela dans un esprit de réconciliation.

A propos de la réconciliation nationale

C’est en cela que nous avons également félicité le club Ahmed Sékou Touré-France pour avoir choisi le thème qui traduit le mieux la deuxième grande préoccupation actuelle de la Guinée, après la guerre contre l’Ebola : la réconciliation des Guinéens entre eux et par eux-mêmes ; les partisans d’une réconciliation effective et définitive militent soit pour une véritable conférence nationale, soit pour une approche directe entre les protagonistes, mais toute deux fondées sur un dialogue national contradictoire organisé et supervisé, mais non dirigé par les autorités guinéennes actuelles ; celles-ci n’étant, en principe, pas directement impliquées dans la plupart des contentieux, ou ne devant pas être juges et parties, doivent imposer des débats contradictoires, sans conséquence négative entre les protagonistes ; mais certains estiment que « le problème est actuellement mal posé et qu’il ne sert à rien de vouloir réconcilier sur la même base et de la même manière, puisque le contexte des contentieux des trois Républiques ne sont pas les mêmes et puisque les protagonistes risquent finalement de rester braqués sur leur position ».

Nous avons dès lors conseillé au Club Ahmed Sékou Touré-France de maintenir sa position apolitique, d’éviter toute attitude rigide ou passionnelle ; il doit continuer à accepter la contradiction, convaincre par des arguments objectivement irréfutables ; continuer à être une structure culturelle et scientifique ouverte à tous, au service de tout guinéen qui partage son objectif d’écriture et de lecture correctes et autant que possible objectives de l’histoire récente de la Guinée et de l’ Afrique, quelle que soit la position politique de l’interlocuteur; nous avons conseillé à ses membres à participer à toute rencontre de Guinéens pour y défendre la nécessité de la réconciliation nationale définitive sur la base de la vérité historique.

Spécificité des contentieux guinéens

Mais nous avons constaté aussi que pour nombre de jeunes Guinéens, nos problèmes sont spécifiques et politiques ; nous devrions, pour les résoudre, les replacer ,selon eux, d’abord dans leur contexte véritable et en débattre avec des concepts de l’époque et sur le plan politique; ils ont dès lors insisté sur le fait qu’aucune solution importée à travers des concepts inappropriés, inadéquats, ne peut les résoudre ; certes, des exemples pris en Rwanda, en Afrique du Sud ou ailleurs peuvent nous aider à mieux cadrer nos rencontres sur nos conflits. Mais ce sont de vrais débats contradictoires et civilisés entre les Guinéens sur leurs seuls contentieux replacés dans leurs contextes véritables qui faciliteront leur réconciliation définitive et non conjoncturelle ; cette réconciliation ne doit se faire que sur la base du seul triptyque recommandable en la circonstance: vérité, justice et réconciliation ; que toute autre approche, en particulier les réhabilitation furtives à travers des rapports arrangés et des propositions subjectives, partiales et partielles de certains départements ministériels ne fera que prolonger l’incompréhension entre les Guinéens et faciliter l’émergence d’autres conflits. Elle seule fera taire définitivement, parce que confondus, les menteurs, les démagogues, les opportunistes, les falsificateurs des faits avérés, les affabulateurs, les belliqueux, les ethnocentriques et les cadres en mission commandée ; ceux-là qui ont fait de nos contentieux leur fonds de commerce auprès de certaines organisations internationales et qui ne veulent pas en fait que les Guinéens s’entendent, s’unissent pour se consacrer à la seule chose qui vaille, après s’être compris et mutuellement pardonnés, même s’ils n’oublient pas les reproches réciproques : le développement unitaire et harmonieux de leur pays au service de tous.

Nous devons effectivement tirer les leçons des précédentes tentatives de réconciliation nationale: nous avons déjà perdu tellement de temps, imaginer tellement de solutions stupides (échecs de la commission du livre blanc mise en place par le CMRN pour démontrer que tous les complots dénoncés par les autorités de la première République étaient faux ; du ministère de la réconciliation dont les cadres dirigeants n’ont pas compris l’objectif unitaire visé à l’époque, la conférence nationale annoncée, mais non tenue du CDD) et gaspiller tellement d’argent en enrichissant certains !

Ce qui est également heureux à noter, c’est que la grande majorité des jeunes de la diaspora semble aujourd’hui persuadée que nous devons militer, effectivement et sans préjugé, pour une réconciliation véritable et définitive quoiqu’il nous en coûte de remise en cause de nos certitudes, car comme nous l’avons souvent dit, une plaie masquée n’est pas une plaie guérie ; tous souhaitent que nous abandonnions les solutions dilatoires, militent pour un débat public contradictoire et civilisé organisé par les autorités centrales, le seul remède pour une guérison définitive de nos maux ; ce débat constitue la voie royale vers une démocratie vraie, apaisée, rejetant tout mimétisme désintégrateur dont des « experts guinéens et étrangers » et certaines Ambassades nous abreuvent tous les jours, comme si les Guinéens étaient des enfants à éduquer politiquement.

Ne pas bâcler la réconciliation nationale

Il faut également insister sur un autre souci de certains intervenants à la conférence du 29 mars et des jeunes qui nous ont rendu visite ou nous ont téléphoné afin d’approfondir les discussions portant sur l’histoire récente de la Guinée : la nécessité de ne pas bâcler l’entreprise de réconciliation nationale en voulant imposer des solutions improvisées à partir des approches non appropriées ou en tenant à examiner globalement tous les cas, alors que les différentes catégories de « victimes » résultent de contentieux aux contextes différents, aux causes spécifiques ; puisque tout le monde est d’accord de se réconcilier sur une base objective afin d’éviter tout rebondissement, certains jeunes ont évoqué la nécessité de la mise en place de commissions ad hoc pour une certaine durée. Ces structures consensuelles seraient chargées de mener des enquêtes minutieuses et d’examiner cas par cas, complot par complot, contentieux politique par contentieux politique; cela permettrait de mieux saisir chaque cas dans tous ses aspects à partir de la cause spécifique et son mécanisme de montage par les protagonistes du contentieux abordé. Ils sont convaincus que notre histoire n’étant pas linéaire, mais séquentielle et s’inscrit dans des contextes spécifiques précis, l’examen global de nos contentieux risque de heurter l’une des parties en conflit qui ne satisferait pas de solutions imposées, chaque partie ayant sa vérité et ses arguments.

En effet, à partir du moment où les structures de consensus chargées d’élaborer des rapports d’enquête et non de faire des propositions s’attèleront à leur travail, il serait facile d’exiger de chaque groupe de victimes, le Peuple et des individus, la culture de la patience, de la paix ; toutes les parties en conflit sont convaincues que les résultats des enquêtes feront l’objet de débats publiques contradictoires et civilisés en vue de l’établissement de la VERITE dans une atmosphère apaisée et que les vraies victimes seront alors réhabilitées et éventuellement indemnisées, si cela se justifie.

Nécessité de déclassifier les archives françaises sur les rapports franco-guinéens de 1958 à 1984

A ce propos, la décision prise en France par l’Elysée, le 7 avril 2015, de déclassifier ses documents d’Archives relatifs au génocide des Tutsis du Rwanda pour la période 1990 à 1995, (en attendant que le ministère de l’Intérieur, ceux de la Défense et des Affaires Etrangères, l’Assemblée nationale et les services spéciaux en fassent autant), a relancé le débat sur la réconciliation des Guinéens, au cours d’un dîner d’amis, le 15 avril 2015 suite à une question qui nous a été malicieusement posée par un invité dont un parent faisait partie des victimes de l’agression du 22 novembre 1970 contre la Guinée: « Mr Kobélé vous êtes en Guinée depuis 1967 ; vous avez choisi la période 1945 à nos jours comme domaine de recherche et vous avez été aussi, un moment, chef de cabinet du feu Président Lansana Conté ; selon vous, pourquoi les autorités guinéennes n’ont jamais voulu, depuis le 3 avril 1984, demander ou exiger de la France la déclassification de toutes ses archive relatives aux rapports franco-guinéens de 1958 à 1984, ne serait-ce que pour prouver l’innocence de certains guinéens accusés à tort ou à raison de trahison et qui, semblent-ils, furent victimes de la répression dialectiquement liée aux tentatives de liquidation du régime politique de la première République organisées par les différent gouvernements français, aidés de leurs alliés américains, européens et des « Foccart africains ? La transparence en vue d’une vraie réconciliation nationale l’exigeaient en Rwanda ; elles l’exigent toujours en Guinée». Nous n’avons pas pu répondre à cette question que nombre de patriotes guinéens et africains continuent à se poser.

C’est l’occasion de dire que la théorie de l’Etat guinéen seul responsable des contentieux en Guinée depuis 1958 est une fausse théorie ; ceux qui l’évoquent tentent tout simplement de dégager la responsabilité de la France de l’époque et proposer des solutions dilatoires qu’ils tentent de faire partager par les autorités guinéennes ; ils donnent l’impression d’avoir peur de la lumière comme les voleurs ; il est vrai qu’ils savent que leurs arguments ne résisteront pas, lors de débats publics contradictoires sur les résultats des enquêtes des structures suggérées, face aux aveux du général de Gaulle, Jacques Foccart, Pierre Messmer, Maurice Robert, Philippe Bernert, Patrice Chairrof, Constantin Melnick, Jacques-Faragué Toukara, Ibrahima Fofana, Almamy Ibrahima, Apoim Calvao, Alpha Oumar Bah (seul mercenaire d’origine guinéenne capturé et dont la déposition devant les commissions d’enquête des Nations Unies et de l’OUA à la suite de l’ agression contre le Benin le 16 janvier 1977 avait fortement impressionné les membres de ces commissions),etc. Ont-ils lu les témoignages de Jacques Baulin, Jacques Batmanian, Roger Faligot et Pascal Krop, Robert Julienne, Patrick Pesnot, Pierre Péan, Bob Denard, etc., pour ne citer que quelques ouvrages imprimés parmi une cinquantaine disponibles sur les rapports conflictuels entre la Guinée et la France avant 1984 ? Si oui, ils sont de mauvaise foi et ne militent pas pour une vraie entente entre les Guinéens.

C’est dire que la position que nous avons toujours défendue, que nous continuons à défendre et qu’un ancien prisonnier du camp Boiro, Dr Baba Kourouma, gouverneur de Conakry au moment de l’agression du 22 novembre 1970 contre la Guinée, au cours d’une conférence tenue en 2010 au Palais du Peuple (Conakry), a appuyée, ne peut être objectivement rejetée : tout en admettant qu’il y a eu des règlements de compte et des délations calomnieuses dont nous avons failli être victime dans la nuit du 25 au 26 novembre 1970, nous continuons à affirmer que tous ceux qui ont été emprisonnés au camp Boiro ou dans d’autres prisons ou ont failli y séjourner n’ étaient pas tous coupables, mais tous n’étaient pas innocents non plus de participation aux opérations de déstabilisation dénoncées par les autorités de la première République. Nous continuons à penser qu’il n’y a aucune honte à soutenir qu’on a fini par lutter contre un régime dont on a fini par ne plus approuve les options politiques et idéologiques ou les pratiques, même si on a été par ailleurs l’un des privilégiés dudit régime jusqu’à l’arrestation (membre du BPN, du comité central, du gouvernement, diplomate, gouverneur de région, préfet, député ou des structures du parti) .

Ainsi, si

1. Les contentieux du 4 juillet 1985 à novembre 2010 se situent entre l’Etat guinéen et des citoyens guinéens, sans implications étrangères avérées.

2. Les contentieux du 28 septembre 1958 au 3 avril 1984 impliquent effectivement les différents gouvernements français d’alors ; mais en raison du principe de la continuité administrative, ils ne peuvent pas se régler définitivement sans la participation des autorités française actuelles par la déclassification des archives de la France relatives aux rapports franco-guinéens de cette période. Des citoyens guinéens ont été accusés d’avoir été utilisés par ces gouvernements contre leur peuple ; des responsables des services secrets français l’ont confirmé dans des écrits imprimés et internationalement édités. Seules ces archives peuvent attester l’innocence de certains de ces accusés.

Mais pour appréhender tous les aspects desdits contentieux, les autorités guinéennes actuelles doivent également travailler à la récupération du patrimoine documentaire spolié et conservé indûment par certains citoyens ; exiger en particulier la restitution de tous les documents d’archives de la Première République puisque ce régime s’est écroulé en laissant toutes ses archives intactes (Permanence Nationale, Présidence de la République, Départements ministériels, services de sécurité, de la gendarmerie, de l’ Armée, Camp Boiro etc.) pour la période du 2 octobre 1958 au 3 avril 1984 ; il s’agit de s’adresser aux membres du CMRN, membres des gouvernements successifs, des diplomates et de nombre de cadres guinéens plus ou moins impliqués encore vivants, tel El hadj Sékou Mouké Yansané, qui se glorifie au cours de chacune des présentations de mes ouvrages « aux 72 heures du livre » d’être un témoins incontournable de l’histoire récente de la Guinée (mais qui n’a jamais rien écrit) et affirme gaillardement détenir des documents importants trouvés au camp Boiro le concernant).

Le Président Paul Kagamé vient de nous donner une leçon : malgré le geste positif de l’Elysées, il n’a pas manqué de reprendre, le 8 avril 2015, ce passage de son discours de l’année dernière : « Aucun pays n’est assez puissant, même s’il pense l’être, pour changer les faits. Les faits sont têtus ». C’est ce courage qui a toujours manqué à nombre de cadres guinéens, surtout à ceux qui doivent tout à la première République, de la formation (tous les cycles gratuits) à l’emploi effectif en particulier. Il est vrai que certains cadres ont tout simplement peur qu’une telle action des autorités françaises actuelles ne les livre aux vindictes populaires.

Nous voudrions bien les voir aux commandes face à une telle hostilité, à une telle détermination à liquider un régime dans lequel ils jouent un rôle déterminant. Nous estimons que certains cadres guinéens doivent cesser d’amuser la galerie et militer, comme le veulent les autorités guinéennes actuelles, pour une vraie réconciliation nationale à l’issue de laquelle on parlera alors de réhabilitation et d’indemnisation des vraies victimes.

Le refus de tout dialogue public contradictoire

C’est le lieu de se demander –l’on se demande toujours à l’étranger- pourquoi les Guinéens fuient les débats publiques contradictoires sur leur passé récent alors que de telles approches n’auront que des conséquences heureuses pour le peuple contrairement à ce qu’affirment certains qui ont peur de perdre leur fonds de commerce. Car, il est prouvé que seul le mensonge et le déficit de dialogue sincère divisent, en général, les citoyens et entretiennent l’incompréhension entre eux et permet aux menteurs d’évoluer aisément.

A propos de la prison du camp Boiro

De même, il est ressorti des discussions parfois tendues que nous avons eues avec de nombreux visiteurs que nous aimons trop l’amalgame ; « qu’en Guinée, ceux qui parlent de réconciliation ne parlent jamais des innocentes victimes de l’agression du 22 novembre 1970 » ; que certes des innocents qui ont péri ou souffert de mauvais traitements méritent notre compassion ou notre compréhension, selon ; mais que « nous devons cesser de diaboliser le Camp Boiro ; que l’histoire a enregistré, enregistre encore de nombreux camps Boiro, en Europe ou en Amérique ».

Cette réflexion nous a fait penser à cette autre de Jean Loup Pivin, architecte consultant, auquel nous avions commandité, en novembre et décembre 1984, alors que nous assumions les charges de la direction de l’Institut de Recherche et de Documentation de Guinée, une étude en vue de la création d’un centre national des droits de l’homme au sein du camp Boiro.

« Des camp Boiro, écrit-il, il y en a toujours eu ,ils changeaient de nom selon les pays ou les époques, et malgré toutes les incantations de « jamais plus », malgré tous les monuments dressés, ils ressurgissent, sous d’autres formes, sous d’autres noms, sous d’autres latitudes. E pourtant, il faut toujours refuser, il faut toujours apprendre à refuser, il faut toujours s’évertuer à croire que plus jamais sera plus jamais ;si l’on était sûr que Camp Boiro n’existerait plus jamais, on le raserait pour le confier aux mémoires optimistes, celles qui ne se souviennent pas. Mais l’on sait que Camp Boio peut à tout moment renaitre à nouveau ici ou ailleurs, aujourd’hui ou demain ; que voudra dire alors le symbole bafoué de Camp Boiro, de Dachau, et bien d’autres… »

Se méfier des témoignages des vieux « combattants » ? de la diaspora

Nous avons également recommandé aux jeunes, dans leur quête de vérité, de ne point prendre tout à fait au sérieux les témoignages des vieux « combattants »? guinéens de la diaspora ; ces vieux fatigués dont regorge la France et d’autres pays occidentaux, sertis par la haine, déçus par ceux qu’ils ont bêtement servi contre leur pays et croyant détenir la Vérité, certains d’entre eux répètent inlassablement les mêmes analysent, reprennent les mêmes arguments désarticulés parce que surannés; ils n’acceptent aucune autre approche que la leur. Or, celle-là et ceux-là n’ont plus d’impact parce que mensongers comparés aux aveux des acteurs ou témoins français des contentieux que le peuple de Guinée a subi entre 1958 et 1984 ; les gymnastiques verbales mensongères de certains de ces vieux « combattants » ( ?) ont été violemment dénoncées au cours de la conférence. D’autant plus aisément que la plupart d’entre eux, fatigués et laminés par le temps, n’évoquent que les mêmes prétextes fallacieux pour ne pas aller servir leur pays depuis le décès de leur ennemi historique, Ahmed Sékou Touré, suivi du désastreux coup d’Etat du 3 avril 1984 qui a livré la Guinée aux vautours jusqu’en 2010.

Ces vieux « combattants » ont, en outre, une position définitive et ne pratiquent que l’espri888t de critique face à tout fait historique ou actuel de la Guinée. Aussi, s’en prennent-ils parfois violemment à ceux qui analysent, de façon scientifique, avant de prendre position. Ils continuent à oublier que la haine et le ressentiment ne peuvent construire rien de solide ou de durable. La Guinée risque ainsi de se réconcilier définitivement avec elle-même et ceux qui sont véritablement à la base de son retard sur ses nobles objectifs et de se développer sans eux et malgré eux.

Le refus de toute manipulation

AncreNous avons enfin insisté -et continuerons à le faire- auprès des jeunes sur la nécessité de refuser ou de rejeter toute tentative de manipulation ; d’accepter de discuter, de débattre franchement et sincèrement de tous les problèmes qui assaillent notre pays, de façon civilisée, sans opposition conflictuelle, dans le but de se comprendre et de s’accepter dans leur différence ; de ne pas se contenter de ce qu’ils apprennent sur certains sites, dans certains périodiques, de certaines radios, ou auprès de certains visiteurs, qui ne sont parfois que des racoleurs; de profiter de leurs vacances pour aller au pays voir et constater de visu ce qui s y passe dans , poser des questions sur tout et cibler les domaines qu’ils peuvent aider à se valoriser. Qu’ils prennent le bon exemple sur les pays dans lesquels ils vivent : sur le plan de la lutte politique en France, Allemagne, aux Etats Unis d’Amérique où seule la sentence démocratique (élection) résout la plupart des problèmes nationaux; sur le plan historique, d’étudier, par exemple, l’histoire des rapports Franco-allemands de 1870 à nos jours ; qu’enfin, personne ne dispose de la vérité ; qu’on est toujours plus intelligent à plusieurs et que c’est de la discussion contradictoire, franche et sincère que jaillit celle-là ou le vraisemblable. Qu’il est certes nécessaire de souhaiter l’assainissement de la vie politique guinéenne, mais eux qui sont l’avenir de ce pays, s’ils ne s’acceptent pas dans leur différence, l’avenir de la Guinée est encore sombre.

Sidiki kobélé Keita








 
Elhadj Mamadou cellou dalein Diallo: Découverte surprenante au sujet de l'homme! (Guillaume Hawing)

2015/4/25

Aujourd'hui en Guinée Si j'ai longue vie, je m'en voudrais durant tout le reste des deux derniers âges de ma vie sur terre en gardant cette découverte surprenante sur le chef de file de l'opposition pour moi-même.
Toute âme humaine étant l'incarnation vivante d'une âme du passé ou d'une âme à venir, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, puis que c'est de lui qu'il s'agit, qui est-il réellement ? Qu'elle incarnation vivante du passé ou du temps à venir pourrait-il être sujet ?

Il y a parfois des hommes qui conçoivent notre univers d'une façon radicalement nouvelle, des hommes dont la vision bouleverse les fondements même du monde tel que nous le connaissons. La curiosité scientifique consiste aussi à tenter de saisir le dessin caché de l'algorithme humain, les principes sacrets de la nature et le rapprochement de l'homme à sa vraie nature à travers sa parole, ses faits et ses estes.

Depuis lors des campagnes de 2010, je cherchais une harmonie dans le monde de la science mais aussi dans celui des hommes entre les dits, les faits et les gestes de l'actuel homme fort de l'opposition pour pouvoir déduire très approximativement l'incarnation vivante dont il pourrait être sujet.

Dans ma recherche infernale et ininterrompue sur l'actuel Chef de file de l'opposition, deux coïncidences surprenantes ont retenu particulièrement mon attention et m'ont poussé à creuser encore et encore dans la vie de l'homme publique politique afin de comprendre le mystère qui se cache derrière l'apparence de l'homme publique.

En effet :

1) Partant de la liste d'appellation de l'homme publique politique de l'opposition, on note : Elahadj = 6 lettres ; Mamadou= 7 lettres, Cellou=6 lettres ; Dalein =6 lettres ; Diallo=6 lettres ; Donc : Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo= 67666
N.B1 : Le dénombrement de ses prénoms et nom sont terminés par le 666

2) Partant du suffrage valablement exprimé lors du 2ème tour des élections présidentielles de 2010 pour l'homme politique publique, actuel chef de file de l'opposition, il a perdu aux présidentielles avec un suffrage de 1.333.666 voix, contre 1.474.973 voix pour le Président Alpha Condé.

N.B2 : Ce nombre qui a caractérisé son suffrage aux élections présidentielles est terminé également par le 666.
La curiosité scientifique pousse aux interrogations suivantes : Qu'est-ce que le 666 ? Pourquoi ce nombre se répète dans la vie du Chef de file de l'opposition guinéenne ?

Pour répondre à ces questions, référons nous aux écritures saintes. En effet, dans le Nouveau testament, le dernier livre de la Bible (chapitre 13, verset 19), Saint-Jean évoque ainsi le ''nombre de la bête'' D'après Saint Jean : << C'est le moment d'avoir du discernement : celui qui a de l'intelligence, qu'il interprète le chiffre de la bête, car c'est un chiffre d'homme : et son chiffre est six-cent soixante-six 666. >> Dans le même livre de Saint Jean, et au sujet de la bête qui porte le 666, il est aussi dit : << Par ses oeuvres(bête), tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres et esclaves, se feront marquer sur la main droite ou sur le front, et nul ne pourra rien acheter, ni vendre s'il n'est marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom. C'est ici qu'il faut de la sagesse, que l'homme doué d'esprit calcule le nombre de la Bête, car c'est un nombre d'homme: son nombre est: 666. >>

Dans le Saint Coran, la bête de l'apocalypse de Saint Jean est appelé Al Massih Ad-Dajjal (Antéchrist). Le mot << Ad-Dajjal >> signifie le fourbe. Il déforme la vérité par la volonté d'Allah.
Dans les sociétés sécrètes, le 666 est le code de la réussite par la voie luciférienne ou du diable : en faisant la somme des chiffres de 666, on obtient 6+6+6=18 ; or 18= 1+8=9 et or 9=0. C'est le nombre de ceux qui pensent que l'homme est son propre DIEU et que le jugement dernier est le
fruit de l'imagination de l'homme. Le chiffre zéro (0) signifie << rien >>. Pour cette société sécrète, disciple du 666, il n'y aura rien après la vie sur terre. Par ailleurs, quand on renverse le 666 on aura 999 et en faisant la somme des chiffres de 999 on aura : 9+9+9=27 or 27=2+7=9 et or 9=0. Donc le 666 donne les mêmes explications quelque soit la position qu'il prend. Comme pour dire que ce nombre a une caractéristique particulière.
Le monde n'aura de sens et n'avancera que lorsqu'on sait poser de bonnes questions et chercher à trouver la réponse à ces bonnes questions. Comme le disait Albert Einstein : << Il n'y a pas de questions bêtes, il n'y a que des réponses bêtes. >>

Aujourd'hui, les questions qui se bousculent dans ma tête depuis la découverte de 666 dans la vie du Chef de file de l'opposition sont les suivantes ?
1) Est-ce le 666 a-t-il un lien avec les pertes en vies humaines qui caractérisent les campagnes présidentielles et les marches de protestation de l'opposition dirigé par C.D.D ?

2) Est-ce l'abréviation C.D.D est le diminutif du code 666 ? ( Cellou=6lettres; Dalein=6lettres et Diallo=6lettres) donc CDD= 666?

3) Est-ce l'appellation << Ad-Dajjal >> de 666, qui signifie fourbe, qui déforme aussi la vérité, peut pousser C.D.D à soutenir qu'il n'a jamais marché au près d'un manifestant armé ?

Pour finir, je pense et dis ceci : S'il est vrai qu'on peut gagner sans chercher, il reste aussi évident qu'on peut chercher sans gagner.

Pr. Guillaume Hawing, Conférencier d'Honneu

 
Guinée: L'Union européenne invite mouvance et opposition à reprendre le dialogue politique sans tarder

2015/4/25

Aujourd'hui en Guinée Déclaration de la Délégation de l'Union européenne, en accord avec les Chefs de missions diplomatiques des Etats membres résidents en République de Guinée (Allemagne, Espagne, France et Royaume-Uni) sur la situation politique et l'épidémie à virus Ebola.

Les violences observées dans les récentes manifestations politiques à Conakry et dans d'autres villes de la République de Guinée, avec de multiples blessés et au moins deux décès, donnent un signal très préoccupant à un moment où tous les acteurs politiques devraient travailler ensemble pour l'éradication d'Ebola et s'attaquer aux conséquences de cette épidémie.

Toutes les parties – mouvance et opposition - devront observer la plus grande retenue dans leurs déclarations et actions politiques, et reprendre le dialogue politique sans tarder. Elles devront travailler de manière constructive afin d'arriver à une solution consensuelle pour l'organisation des élections et préserver la paix dans le pays.

L'Union européenne et ses Etats membres continuent leur soutien à la République de Guinée dans sa lutte contre l'épidémie d'Ebola. Le pays ne peut pas se permettre une utilisation politique de ce fléau majeur. Les autorités et tous les partenaires nationaux et internationaux devront rester concentrés sur la réalisation de l'objectif final de "zéro cas d'Ebola", dans l'intérêt de la Guinée et de l'ensemble de la sous-région Ouest-africaine.

Source: EU

 
Conakry : Alpha Condé accueilli en véritable Rock Star à Kaloum

2015/4/25

Aujourd'hui en Guinée Après une mission de près de deux semaines qui l’a conduit respectivement à Washington et à Paris, le président de la République Alpha Condé a regagné Conakry ce vendredi aux environs de 20 heures par le vol régulier de la Compagnie Air France.

Ce retour du locataire du palais Sékhoutouréya a donné lieu à une gigantesque mobilisation de la part des membres du gouvernement, des dizaines de milliers de ses sympathisants qui ont pris d’assaut les principales artères de la capitale notamment le long de l’autoroute Fidel Castro qui ne cessait de cracher à foison de la musique jusqu’à l’aéroport international de Conakry-Gbessia.

Depuis la fin de la grande prière hebdomadaire de vendredi, Kaloum était en ébullition avec des animations musicales qui résonnaient à tout rompre dans les grands carrefours de la Presqu’île de Kaloum.

Des populations surexcitées ont envahi l’artère principale de l’Avenue de la République qui a été abondamment pavoisée de banderoles, des posters et pancartes à l’effigie du président Alpha Condé avec des slogans absolument flagorneurs.

Arrivé à l’aéroport-Gbessia depuis 20 heures, c’est aux environs de 21 30 que le cortège présidentiel et sa suite ont fait irruption dans la commune de Kaloum.

Dans les pénombres de l’avenue, l’on pouvait apercevoir une imposante file de grosses cylindrées et de véhicules du bataillon spécial de la Sécurité présidentielle, armé jusqu’aux dents, qui fonçait furtivement vers le palais Sékhoutoureya qui était déjà pris d’assaut par des irréductibles sympathisants qui dansaient frénétiquement aux milles sonorités que servaient à satiété les artistes sur un podium érigé au grand carrefour de la Banque Centrale.

A la suite de cette file de voitures 4X4, suivaient dans l’ordre et dans un énorme nuage de poussières, la section motards version RPG Arc-en-ciel avec des vrombissements assourdissants, et enfin une vague de militants et sympathisants, composée de femmes, d’hommes, de jeunes. Bref, un véritable contingent de ‘’fantassins’’ inconditionnels d’Alpha Condé, déterminé à l’accompagner jusque dans l’enceinte de la cour du palais. Sur leur passage, ils lâchaient des slogans comme ceux-ci : ‘’Mou kha manguè so’’ ; ‘’ Kaloum, Alpha lé yan’’, ‘’ A ta nan bé’’, Alpha Koudè bara so’’ ou encore ‘’ Alpha Djè A kha Waly Ra’’….

Guineenews

 
Acteurs politiques ou Histrions de la Rue Publique : L’opposition guinéenne aux abois

2015/4/25

Aujourd'hui en Guinée Depuis que la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) a fixé le chronogramme des élections présidentielles et communales, l’opposition guinéenne rue dans les brancards en lançant des accusations à tous vents de prétendu complot à son encontre, par rapport à l’ordre de ces 2 élections. Les élections présidentielles devant se dérouler en 1er lieu et les communales ensuite, cette opposition rejette l’ordre ainsi établi, car elle prétend que si les communales se tiennent avant, elle va les gagner, et ainsi pour les présidentielles qui vont suivre dans le schéma que cette opposition veut imposer, il n’y a que sa victoire qui serait crédible, estime-t-elle, toute autre victoire non conforme à la cartographie des communales ayant ainsi précédé, devenant impossible, ou le cas échéant, étant entachée de fraudes, selon cette opposition. En réalité, elle n’est pas crédible dans ses arguments, ni auprès de l’Occident, ni en Afrique, ni surtout en Guinée, et elle est dans la plus malhonnête des postures visant à tromper sur la nature intrinsèque de ces 2 élections présidentielles et communales. C’est le signe d’une opposition aux abois.

Equivoque sémantique à lever

On entend souvent dire, par cette opposition et ses relais, qu’il y a inversion des élections présidentielles et communales. En réalité, il n’en est rien, car il y a inversion entre 2 éléments A et B lorsque l’élément A prend, par exemple, la place attribuée à l’élément B et vice-versa. Pour ce qui nous concerne ici, les élections présidentielles ont été fixées à date constitutionnelle et elles n’ont donc pas pris la place ou date des élections communales, d’où elles n’ont pas été inversées par rapport à celles-ci, même si on constate qu’il y avait chevauchement sur la même année électorale, d’où le report des communales par l’Autorité compétente.

Manque de crédibilité dans les arguments face à l’étalon démocratique en Occident

Les Politiques africains se référent souvent à l’Occident où le modèle démocratique est aux normes, pour mettre en exergue leurs avancées démocratiques ou fustiger des insuffisances démocratiques par rapport à ces normes occidentales. En l’occurrence 3 leaders de l’opposition guinéenne s’étaient retrouvés récemment en France pour prêcher leur prétendue bonne cause. Mais sérieusement, peut-on faire croire à la France que la vérité d’élections communales ou municipales sera forcément la même que celle d’élections présidentielles qui leur seront consécutives, d’où le non maintien de cet ordre équivaut à une volonté de frauder ! Peut-on sérieusement faire croire cela à la France, elle qui a vu le leader d’un parti sans ancrage municipal, en l’occurrence le Front National, arrivé au second tour des élections présidentielles de 2002 ! A-t-on entendu parler de fraudes à cette occasion du fait que la qualification de ce leader ne devait nullement être possible, car non fondée sur un ancrage municipal ou communal ! Autrement dit, le candidat arrivé en 3e position était donc fondé, dans la logique de l’opposition guinéenne, à exiger sa qualification au second tour, car son parti a bien un ancrage communal, contrairement à celui du candidat arrivé en 2e position ! Peut-on sérieusement faire croire cela à la France où le candidat arrivé en 3e position aux présidentielles de 2012 avec un score (18,57%) d’une appréciable envergure nationale, n’a pas pu se faire élire dans une élection de circonscription (législatives) consécutive aux présidentielles ! Ne voit-on pas là qu’une élection présidentielle de caractère national n’a rien à voir avec une élection locale, de type communal par exemple ! Peut-on sérieusement faire croire cela à la France qui a connu une situation de report d’élections municipales ou communales par rapport à des présidentielles, exactement comme en Guinée ! En effet, dans ce pays, il y avait chevauchement du calendrier électoral en 2007 : présidentielles, cantonales et municipales notamment. La primauté a été donnée aux présidentielles, comme en Guinée, et les municipales et cantonales notamment ont été reportées en 2008, c’est-à-dire l’année suivante comme en Guinée.

Professionnalisme de la CENI

Ce cas français permet par ricochet de mettre en exergue le professionnalisme de la CENI en Guinée : comme en France, elle a pris la décision courageuse et judicieuse de reporter les élections locales qui chevauchaient sur l’année des présidentielles. Comme en France, la CENI n’a pas voulu bricoler en essayant d’organiser les communales quelques mois avant les présidentielles, ou de les coupler, comme le réclamaient et le réclament encore des esprits chagrins qui montrent par là le peu de cas qu’ils accordent à la préoccupation d’une bonne organisation des communales, leurs ambitions personnelles primant. Comme en France, la CENI a accordé la primauté à l’élection présidentielle à date constitutionnelle, et de façon responsable, comme en France, a reporté les locales à l’année suivante. Tiens, tiens, tiens, en cas de nécessité, de tels reports se font aussi en France, en démocratie de référence ! Pourquoi en Guinée crie-t-on donc au complot et en veut-on à la CENI ! Il est donc un devoir républicain de saluer ce professionnalisme de la CENI qui fait honneur à notre pays.

Arguments non crédibles au regard d’exemples similaires en Afrique

Au Bénin, le candidat qui a été élu aux présidentielles de 2006 n’avait pas de parti politique propre à lui, a fortiori d’ancrage communal. Il n’était pas du monde politique traditionnel et pourtant il a été élu face à des candidats dont les partis étaient bien implantés dans les communes ! On n’a entendu personne contester cette victoire du fait d’absence de succès du Président élu aux dernières élections communales ! Au Sénégal, on a procédé à un report d’élections, comme en Guinée, report dû à des causes exogènes ayant semé la désolation comme en Guinée ; élections initialement prévues avant les présidentielles et reportées après celles-ci, comme en Guinée. Il s’agit d’inondations au Sénégal qui ont fait que les législatives de 2006 ont été reportées en mai 2007, après les présidentielles de février 2007 car cette dernière date était constitutionnellement immuable. Même si l’opposition a protesté au Sénégal, elle n’a jamais été dans la posture de mettre le pays à feu et à sang comme c’est le cas avec l’opposition guinéenne avec sa tentative dans ce sens, alors qu’au Sénégal les motifs du report ont été nettement moins dévastateurs (inondations n’ayant fait « que » des dégâts matériels) face à la Guinée où les motifs de report des communales ont été beaucoup plus décimants (Ebola ayant fait des milliers de morts). Le monde ne s’est pourtant pas effondré au Sénégal, et la vie politique continue de plus belle.

Incohérence des arguments face à la réalité du terrain en Guinée

L’argument selon lequel l’opposition gagnant les communales doit logiquement gagner les présidentielles, brille par son incohérence. En effet, les présidentielles et les communales sont 2 types d’élections totalement différentes, les 1ères étant nationales et les secondes locales. Ainsi si comparaison il doit y avoir sur la base d’une logique de victoire à l’identique sur 2 élections qui se suivent, il faudrait que ce soit sur 2 élections de même type : soit 2 élections locales, soit 2 élections nationales. En l’occurrence, si on doit appliquer cette logique par rapport aux présidentielles, ça devra être sur les présidentielles donc, et sur la partie nationale des législatives qui ont précédé, car les législatives comportent un volet purement national (scrutin de liste) et un volet de circonscriptions identiques à des élections locales (scrutin uninominal). En prenant donc une base de comparaison cohérente, c’est-à-dire une base nationale, on voit que la majorité présidentielle a gagné la partie purement nationale des législatives, d’où avec la logique de l’opposition, cette majorité présidentielle doit à nouveau gagner les présidentielles à venir et qui sont une élection nationale. Imparable non ! Mais alors, à quoi bon, pour l’opposition de s’égosiller partout, même si dans son propre schéma, finement analysé, elle est battue !

Sophisme de l’opposition : posture visant à tromper

En définitive, on voit bien qu’une élection présidentielle est une élection nationale qui vise à choisir un homme ou une femme pour présider aux destinées d’une Nation. Un candidat d’une pareille élection peut donc être minoritaire dans telle ou telle circonscription et au final être majoritaire dans l’ensemble de la Nation considérée. Une élection présidentielle n’obéit donc pas à la même logique qu’une élection locale, comme les élections communales. Tout d’abord, un candidat d’une circonscription, ici, sera battu dès qu’il est minoritaire. Ensuite les motivations des électeurs ne sont pas les mêmes face à un candidat de proximité en élections locales et face à un candidat en élections présidentielles, l’électeur pouvant choisir en local, par affinité par exemple, un candidat sans étiquette ou d’un bord différent de la coloration politique du candidat présidentiel pour lequel il va voter. L’opposition guinéenne sait pertinemment que les logiques de ces 2 élections ne sont pas identiques. Tout se passe donc, comme si, sentant la victoire du Président Alpha Condé dès le 1er tour à la prochaine présidentielle, elle use de subterfuges, aidée de ses relais : à travers tout ce débat sur l’ordre des présidentielles et des communales/ en essayant de faire accréditer une fausse idée de lien logique entre ces 2 types d’élections/ en essayant d’ancrer dans l’esprit des gens que les communales lui sont acquises à partir d’amalgames insidieusement distillés sur le report opéré par la CENI et le respect de cette décision par la majorité présidentielle, assimilés ainsi à de la connivence /en multipliant les agitations dans la rue/ etc., dans le but d’empêcher la tenue des présidentielles, ou à défaut de les faire entacher de vices, justifiant ainsi sa défaite prévisible. Mais on l’a vu, sa stratégie n’est crédible nulle part et on comprend mieux pourquoi une certaine presse s’offusquait du fait que les 3 leaders ci-dessus cités de l’opposition guinéenne n’aient pu se réunir à Paris que dans un restaurant. On peut au contraire se réjouir du grand crédit dont bénéficie le Président de la République Alpha Condé, cet homme d’Etat, animé d’un esprit de responsabilité et de servitude envers son peuple, qui a ainsi été traité avec tous les égards, par les Présidents Hollande et Obama, dans ses récentes visites en France et aux Etats Unis.

Avec le Professeur Alpha Condé, la Guinée gagnera aux prochaines présidentielles d’octobre 2015.

Ibrahima Sory KEÏTA

Economiste – Expert Consultant

Militant RPG/Arc-en-ciel - Conakry

 
L'appel de la CPEG pour trouver une issue favorable à cette entreprise d’auto destruction

2015/4/24

Aujourd'hui en Guinée Ce vendredi 24 avril 2015, Hadja Aissata Gnouma Traoré, présidente de l a CPEG (Confédération Patronale des Entreprises de Guinée) au nom des membres du bureau de la dite confédération, a rendu public une déclaration invitant la classe politique guinéenne à préserver la paix et la quiétude dans le pays. Déclaration...

Les membres de la Confédération Patronale des Entreprises de Guinée (CPEG) :

-Considérant le rôle de pionnier joué par la République de Guinée pour la libération de l’Afrique et pour l’émancipation de l’Homme Africain ;

-Considérant les conditions difficiles dans lesquelles l’économie de notre pays a évolué depuis 1958 ;

-Considérant le rôle moteur du secteur privé Guinéen dans la mobilisation des recettes budgétaires et partant dans l’amélioration des conditions de vie des populations ;

-Considérant l’impact décisif de l’apport du Secteur Privé dans le financement du fonctionnement des Institutions de notre Etat ;

-Considérant le coût élevé des facteurs de production des Entreprises que viennent aggraver l’instabilité et les troubles politiques générateurs de perturbations multiples, les pertes de bien, la fuite des investisseurs vers des économies plus calmes etc.

-Considérant les conséquences incalculables de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus EBOLA sur l’économie Guinéenne ayant réduit de façon drastique les recettes des Entreprises et Sociétés ;

La CPEG

. Dans le cadre du Dialogue Social invite le Gouvernement à poursuivre les efforts nécessaires et indispensables à la restauration du climat politique gage d’une paix sociale à laquelle toutes nos populations aspirent ;

. Attire l’attention des Leaders de la Mouvance et de l’Opposition sur le poids énorme des dégâts qui accompagnent les manifestations politiques de rues et leurs incidences corrosives sur le tissu social Guinéen ;

. Lance un appel pressant à toutes les Institutions de la République en vue d’amorcer dans le plus délai la médiation entre la Mouvance et l’Opposition dans le but de trouver une issue favorable à cette entreprise d’auto destruction dans laquelle la Guinée est plongée ;

Rappel à toutes les parties le devoir impérieux de préserver notre bien commun, la Guinée, son intégrité et ses lois

Vive la République de Guinée libre, unie et prospère

Conakry, le 24 Avril 2015

 
Rotterdam: Dr Ousmane Sylla, ambassadeur de Guinée au BENELUX, rencontre la communauté Guinéenne

2015/4/24

Aujourd'hui en Guinée Sur invitation de la Section RPG/AEC du Royaume des Pays-Bas, Son Excellence Monsieur Ousmane Sylla, Ambassadeur de la République de Guinée au BENELUX et auprès de l’Union Européenne, effectuera une visite de travail à Rotterdam où il va rencontrer la communauté guinéenne vivant dans ce pays frère pour entre autres s’enquérir de leur condition de vie.

A cette occasion, une conférence sera organisée ce samedi 25 avril 2015 de 16h00 à 20h00 dans la salle Speeltuin De Klimroos de Maashaven à l’adresse suivante : Putsebocht 183, 3073 HH Rotterdam.

Le comité d’organisation sait compter sur la présence massive des différentes Coordinations guinéennes des Pays-Bas.

Le comité d’organisation.

 
Le peuple de Guinée doit présenter ses excuses à l’ambassadeur des Etats Unis en Guinée (Guillaume Hawing)

2015/4/24

Aujourd'hui en Guinée Le peuple de Guinée doit présenter ses excuses à l’ambassadeur extra ordinaire et plénipotentiaire des ETATS UNIS d'Amérique en Guinée.

Ignorer son ignorance est une maladie. Cela me semble être la principale maladie du sieur Ousmane Gaoual DIALLO. Pourquoi ce député donne toujours les maux de tête quand il construit au moins deux phrases politiques? Pourquoi seule l'ignorance le fait briller et fixe sa limite?

J'ai été plus que déboussolé de lire le représentant du peuple à l'hémicycle, le sieur Ousmane Gaoual DIALLO, insulter gaillardement le Président des U.S.A. Oui, je dis bien le Président des U.S.A, car tout propos déplacé à l'égard du représentant d'un Chef d'Etat, est une offense indirecte à l'endroit du dit chef. Tout ambassadeur est comme une lettre écrite par un pays A (pays envoyeur) et que le pays B (pays d'accueil) lise. Penser que cette lettre est mal écrite ou est illisible, c'est insulter l'envoyeur et le pays envoyeur. Dans le cas spécial du sieur Ousmane Gaoual Diallo, il a insulté indirectement le président américain, le gouvernement américain, bref tout le peuple américain. Pour sa gouverne, aucun ambassadeur n'agit selon sa propre volonté ou entendement. Un ambassadeur est toujours censé faire la politique de son envoyeur, donc de son gouvernement.

Dans ses déboires politiques, le sieur Ousmane Gaoual Diallo a, dans une émission radio, les grandes gueules, dit : « monsieur LASKARIS, l'ambassadeur des Etats Unis en Guinée, est prompte à soutenir les positions du gouvernement, il devrait mieux s’inspirer de ce que l’ambassadeur des Etats Unis fait en RD Congo que lui-même il est entrain de faire ici au nom de la liberté et de la démocratie qui sont chères à son propre pays. » tels sont les propos du sieur Gaoual.

En effet, Le seul tord qu'aurait fait l’ambassadeur extra ordinaire et plénipotentiaire des ETATS UNIS en Guinée, Mr ALEXANDER LASCARIS, est d'avoir dit : « Toutes les décisions prises par le gouvernement ou la CENI doivent être négociables… le dialogue c’est entre les leaders politiques, les représentants du peuple mais pas dans la rue avec les lance-pierres, ça c’est une catastrophe pour la Guinée ». De poursuivre, il ajoute : « de manifestations en manifestations, les pays pauvres deviennent de plus en plus pauvres »

Par ailleurs, Mr LASKARIS, ayant suivi les propos de Ousmane Gaoual Diallo dans les Grandes Gueules, a rétorqué en ces termes : « j’ai entendu un membre du parlement dire que moi je suis partisan d’un parti politique en Guinée. C’est une insulte à mon égard, parce que je n’ai aucune préférence politique chez moi aux USA, je suis indépendant chez moi pour quelle raison je vais choisir un parti politique en Guinée… le plus important pour moi c’est de voir un processus électoral crédible. »

Je suis désolé que ce soit un jeune, et de surcroit un représentant du peuple à l'hémicycle, qui taxe l'ambassadeur du pays le plus démocratique au monde de « soutenir les positions d'un gouvernement » et de « s'inspirer de ce que l'ambassadeur des Etats Unis fait en RD Congo. » Le sieur Ousmane Gaoual Diallo mesure-t-il la portée de l'accusation contre la personne du représentant du président américain en terre guinéenne?

Dans le chantier de la démocratie, entre guinéen, on peut se dire tout, cela fait partie aussi de la consolidation de notre jeune démocratie. Quand on doit s'adresser à un diplomate, on doit parler en diplomate. Mais quand on parle en vulgaire à un diplomate qui est en phase avec sa conscience, qui fait correctement son travail, on peut être sûr d'être en déphasage avec sa propre conscience et d'avoir un problème avec la logique et les règles élémentaires de la diplomatie.

Qu'est-ce que le sieur Gaoual peut enseigner à l'ambassadeur américain en matière de la démocratie? Sait-il que les Etats Unis d'Amérique ont eu leur indépendance depuis 1776? Est-ce qu'il sait qu'il remet la démocratie de l’une des plus vieilles démocraties et du pays le plus démocratique au monde en cause? Est-ce qu'il sait également qu'avec ses mots il traite l'ambassadeur américain de corruptible, d'achétable et d'incompétent de son rôle d'ambassadeur ? Sait-il enfin qu'il demande à l’ambassadeur d’aller apprendre la démocratie et la diplomatie au près de son homologue de R.D Congo pour pouvoir faire mieux en Guinée?

Un proverbe soussou dit ceci : « vouloir dire le nom de tous les partis du corps, on risque de s'insulter. » Je laisse donc le soin aux guinéens de trouver une appellation et un qualificatif pour cet égarement d’Ousmane Gaoual Diallo vis-à-vis du premier responsable de la première démocratie au monde en Guinée.

Je demande très humblement au Ministre des Affaires Etrangères, de trouver une formule administrative ou diplomatique pour rectifier le tir de cet égarement dû à l'ignorance de cet ignorant.

Je finis en disant ceci au député Gaoual Ousmane Diallo: En s'habillant, on ne porte pas les dessus avant les dessous.

Pr. Guillaume Hawing, Conférencier d'Honneur

 
Guinée : Synthèse du déroulement des manifestations organisées par l’opposition le 23 avril

2015/4/24

Aujourd'hui en Guinée 1. RÉGION ADMINISTRATIVE DE BOKÉ


Aucune manifestation n’a été enregistrée dans les cinq (5) Préfectures. Des tentatives de groupuscules ont échoué à Télimélé.


2. RÉGION ADMINISTRATIVE DE FARANAH


En dehors de la Préfecture de Dabola, où un groupe de moins d’une centaine de personnes à majorité des enfants, a déferlé sur la voie centrale pour un court instant, aucune autre des quatre (4) autres Préfectures n’a comme de manifestations.


Tout de même à Dabola, les activités ordinaires se sont normalement déroulées.


3. RÉGION ADMINISTRATIVE DE KANKAN


Il n’y a eu aucune manifestation.


4. RÉGION ADMINISTRATIVE DE KINDIA


Seule la Préfecture de Kindia a enregistré une tentative de marche sous la houlette du Député Fodé Oussou Fofana, qui arborait son macaron et sa cocarde pour la circonstance.


La dispersion de ce regroupement qui voulait faire du forcing, a occasionné des jets de pierres de la part des militants surchauffés.


Bilan : Deux (2) Gendarmes blessés (dont un grièvement qui a été évacué à la clinique Ambroise Paré de Conakry). Il s’agit du Cdt Gbelay Kanté BOUAMOU du Groupement des mobilo.


Une dizaine de manifestants interpellés (dont 2 Femmes), ont été mis à la disposition du Tribunal de Première Instance pour voies de faits sur Forces de maintien de l’ordre en mission commandée. Ils sont en détention à la Maison Centrale de Kindia.


5. RÉGION ADMINISTRATIVE DE LABÉ


Dans cette autre Région Administrative, à l’exception de la Préfecture de Labé, aucune autre n’a enregistré de manifestation ni de perturbation des activités quotidiennes.


Bilan des échauffourées de la ville de Labé :


Un (1) mort, identifié en la personne de Ousmane Bah, maçon âgé de 28 ans, domicilié au Quartier Dombi (Commune Urbaine).


Il est à préciser que le constat du Médecin Légiste de l’Hôpital Régional conclut à une mort consécutive à un choc crânien, dont l’origine n’est pas déterminée. Toutefois, l’hypothèse de tir à balle réelle est exclu du constat du Médecin Légiste.


Nous notons la présence des Députés de la Région dans leurs Préfectures respectives pour superviser les manifestations.


6. RÉGION ADMINISTRATIVE DE MAMOU


Préfecture de Mamou


La ville de Mamou a gardé son calme, après l’échec des vaines tentatives de manifestations bloquées du Lundi, 20 Avril 2015. Il n’ya pas eu de manifestation. Le dispositif sécuritaire a bien fonctionné.


Préfecture de Dalaba


Hadja Hawa Binta DIALLO, la Députée uninominale de ladite Préfecture a tenté de négocier une manifestation pacifique pourtant, non autorisée, auprès de l’autorité préfectorale. En désespoir de cause, elle renonça à ses prétentions.


Les activités quotidiennes se sont normalement déroulées ; y compris les écoles qui n’en ont pas été affectées.


Préfecture de Pita


Le Patriarche El Hadj Bano Bah, Khalife de la localité a offert sa caution au déroulement de la manifestation la veille, quoiqu’il ait fait semblant d’inviter les citoyens à s’abstenir de manifester. Les renseignements des services de sécurité l’ont prouvé.


Le marché forain de la ville s’est normalement tenu, ainsi que les activités administratives, scolaires et autres occupations quotidiennes.


Le groupe qui a manifesté à travers une marche à l’appui de pancartes dénonciatrices, était évalué au maximum à cent cinquante jeunes enfants.


La marche s’est déroulée de 13 h 30 à 14 h 15.


7. RÉGION ADMINISTRATIVE DE N’ZÉRÉKORÉ


Comme à l’accoutumée, cette Région n’a connu aucune manifestation dans les six (6) Préfectures.


Conclusion : Sur l’ensemble du territoire national, les manifestations ne se sont déroulées que dans les Préfectures de : Dabola, Pita et Labé.


Quant à la Ville de Conakry, elles se sont limitées à certaines zones où les Forces de l’Ordre ont efficacement et loyalement maîtrisé la situation avec professionnalisme.


En dehors des Préfectures de Labé et Kindia, aucun autre incident n’a été enregistré.


Conakry, le 23 Avril 2015


Général Bouréma CONDE, Ministre de l'Administration du Territoire et de la décentralisation.

 
Alpha Condé: "Les opposants en Guinée n’ont pour programme que de jeter des pierres et de casser"

2015/4/24

Aujourd'hui en Guinée Président de la Guinée depuis 2010, l’ancien opposant Alpha Condé (77 ans) est confronté à une double crise : sanitaire et sociale avec l’épidémie de fièvre Ebola qui sévit depuis plus d’un an dans son pays, et politique avec une opposition qui estime n’avoir plus que la rue pour se faire entendre.

Des centaines d’Africains ont péri ces derniers jours en tentant de rejoindre les côtes européennes. Que vous inspire cette nouvelle tragédie ?

Le silence des chefs d’Etat africains est un scandale. Le monde s’émeut et ils se taisent. Mille morts et l’on n’entend pas l’Afrique, c’est scandaleux. Il faut que l’Union africaine réagisse.

Ces drames à répétition ne doivent-ils pas interpeller les dirigeants africains sur leur incapacité à offrir à leur population des perspectives d’emploi, d’une vie meilleure ?

Tout le problème, c’est la pauvreté. Le terrorisme, l’ethnocentrisme viennent de la pauvreté. C’est pour cela que dès que je suis devenu président, je me suis battu pour revoir les contrats miniers car si nos mines servent à développer l’emploi des jeunes et à mieux répartir les richesses, il y aura moins de migrations et de terrorisme. Je dis souvent aux Européens que l’Afrique est proche et qu’ils doivent accepter de relocaliser des entreprises qui emploient beaucoup de main-d’œuvre sur notre continent. Cela permettra de ravitailler l’Europe à un prix inférieur que depuis l’Asie et de lutter contre l’immigration clandestine.

La Guinée connaît une nouvelle crise politique. L’opposition demande la tenue d’élections communales avant la présidentielle fixée au 11 octobre. Pourquoi ne pas satisfaire cette demande ?
Après mon élection, nous avons négocié avec l’opposition et nous nous sommes mis d’accord pour choisir l’opérateur technique [chargé du fichier électoral] par appel d’offres et poursuivre les auteurs de violences et éventuellement indemniser les victimes. Il n’a jamais été question dans notre accord des élections communales qui n’ont pas eu lieu depuis 2005. De toute façon, les mairies et les délégations [nommées par l’exécutif] ne jouent aucun rôle dans les élections. La preuve, nous avons eu des législatives [en septembre 2013] et le pouvoir n’a eu qu’une majorité relative. Vous connaissez un pays en Afrique où le pouvoir en place n’obtient pas au moins 70 à 80 % des députés ? Par ailleurs, la Constitution prévoit que si l’élection présidentielle n’est pas organisée avant la fin du mandat, il n’y a plus de pouvoir. Enfin, Ebola limite nos moyens. Les opposants en Guinée n’ont pour programme que de jeter des pierres et de casser. Ils ont été très clairs en disant qu’ils allaient manifester jusqu’au renversement du pouvoir. Leur objectif est de créer le chaos, d’avoir beaucoup de morts pour arriver à une crise grave et au final un coup d’état militaire. Moi, je me suis battu pendant quarante ans pour la démocratie, je vais tout faire pour qu’elle continue, je ne vais pas frauder, mais la liberté de manifester doit aller avec la protection de la vie et des biens des citoyens.

Pourquoi les forces de l’ordre continuent à tirer à balle réelle sur les manifestants ?

Aucun manifestant n’a été tué par balle. Au contraire, ce sont les gendarmes qui ont été blessés par des tirs. La Guinée a connu un long passé dictatorial, j’ai fait des réformes mais ce n’est pas du jour au lendemain que l’on va changer les mentalités. On voudrait que je fasse de mon pays la Suède en quatre ans mais comment voulez-vous qu’un policier ou un gendarme qui a été habitué pendant vingt ans à taper change comme cela ? Il peut y avoir des bavures mais je fais tout pour qu’ils sortent sans fusil et qu’ils aient des grenades lacrymogènes.

Vous avez demandé à François Hollande (mercredi 22 avril) de vous aider à équiper les forces de l’ordre. A-t-il accepté ?

Je me bats actuellement pour que les forces de l’ordre soient protégées car l’objectif des manifestants est de les pousser à réagir. Je demande donc à tous les pays amis de nous aider pour que nous ayons une gestion démocratique des manifestations. La Guinée est victime de son passé et de toutes ces violations des droits de l’homme. J’ai dit une fois à l’ambassadeur d’Allemagne qu’avec tous les progrès que nous avons faits, il est anormal que l’on nous ramène toujours à notre passé. Il m’a répondu : vous n’êtes pas seul, nous avec les Grecs ou les Turcs, dès que ça chauffe, ils nous traitent de Nazis.

Vous étiez la semaine passée à Washington avec les présidents libérien et sierra-léonais pour redemander l’instauration d’un « plan Marshall » de 8 milliards de dollars [7,3 milliards d’euros] et l’annulation de la dette pour vos pays sinistrés par Ebola. À ce jour, quel est le montant de l’aide que vous avez reçue ?

Ce que nous avons demandé, c’est pour nous aider à atteindre l’objectif de zéro cas d’Ebola pour les trois pays, à renforcer notre système sanitaire défaillant et à relancer notre économie qui est à terre. Pour le moment, la Banque mondiale a annoncé 600 millions de dollars, les Etats-Unis entre un milliard et un milliard et demi. La Guinée a reçu moins d’aide que les autres pays, car la situation était moins grave, mais aussi parce que nous sommes aidés par la France alors que le Liberia est aidé par les Etats-Unis et la Sierra Leone par tout le Commonwealth. Ensuite, entre l’aide annoncée et l’aide reçue, il y a souvent un gouffre. L’aide n’est pas non plus envoyée directement aux Etats mais aux organisations internationales et quand nous voulons savoir comment l’argent est dépensé, c’est très mal perçu. Cependant, l’essentiel pour nous c’est d’arriver à Ebola zéro et de sortir de cette situation qui a fait de nous presque des pays parias.

François Hollande vous a-t-il promis son soutien pour que soit annulée la dette de la Guinée ?

La France fera de son mieux. Elle nous a toujours accompagnés en nous donnant de l’argent frais. Elle a construit des centres de santé performants qui nous ont permis d’être à zéro Ebola en région forestière ou de soigner les personnels médicaux, et un centre de formation.

Craignez-vous que les bailleurs se détournent alors que le nombre de personnes affectées s’est considérablement réduit ces derniers mois ?

Ebola a mis à terre tous nos efforts pour améliorer la vie du petit peuple. Pour que nos économies reprennent, il faut un programme post-Ebola car nos recettes douanières et fiscales sont nulles, faute d’activité.

Aujourd’hui, combien de cas de fièvre Ebola sont-ils recensés en Guinée ?

Mercredi 22 avril, il y avait vingt cas positifs et dix-huit suspects. L’un des problèmes que nous avons dans la région de Forécariah (dans le sud-ouest), c’est que beaucoup de Sierra-Léonais ont fui en Guinée à cause des mesures de cantonnement qui ont été imposées chez eux. Nous avons commencé à faire du porte-à-porte pour être sûrs qu’aucun malade ne reste caché. Les mesures d’urgence renforcée ont été prises pour que tous les enterrements soient sécurisés, ce qui n’est pas facile pour les musulmans. Il faut aussi lutter contre les gens qui barrent la route aux médecins, croyant qu’ils viennent les tuer.

Pourquoi n’êtes-vous pas arrivés à atteindre l’objectif de zéro cas d’Ebola à la mi-avril ?

La première raison est qu’en Guinée, les laboratoires ont une capacité de traiter vingt cas par jour. En Sierra Leone et au Liberia, les laboratoires peuvent en traiter 200. Les Américains doivent nous en envoyer d’ici deux semaines. La deuxième est que nous n’avons pas de laboratoires mobiles. Ensuite, malgré toute mon insistance, la frontière avec la Sierra Leone n’a pas été renforcée comme cela avait été fait avec le Liberia. Quand j’ai voulu le faire, on a dit que je faisais du micromanagement parce que je suivais tous les jours cette guerre. Que je sache, quand il y a une guerre, il faut un chef d’état-major. Cela dit, ce que le Liberia a réussi en atteignant zéro cas d’Ebola, nous l’avons réussi en Guinée forestière qui est aussi peuplée que le Liberia. Nous avons réussi grâce à la persuasion, car on nous empêche d’utiliser la contrainte. Lorsque nous voulons cantonner les gens à Forécariah pour qu’Ebola ne se propage pas, ils refusent parce que nous ne l’avons pas fait en région forestière et cela provoque une levée de bouclier des diplomates et des organisations internationales.

Allez vous réévaluer les moyens du ministère de la santé qui ne représente que 2 % du budget national ?

Nous avons décidé de réévaluer ce budget chaque année pour atteindre les 10 %. Quand je suis arrivé, j’ai hérité d’un pays, pas d’un Etat. La Guinée n’avait pas de relation avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). La Banque centrale n’avait même pas une semaine de devises pour les importations. L’inflation était à 21 %. Le FMI m’a imposé des conditions draconiennes pendant trois ans pour arriver à une annulation de dettes et obtenir des crédits commerciaux qui permettent de développer le pays, mais c’est à ce moment qu’Ebola est arrivé.

L’une de vos priorités est d’attirer davantage d’investisseurs en Guinée mais plusieurs cabinets d’avocats travaillant pour le gouvernement se sont retournés contre vous après des défauts de paiement. N’est-ce pas un signal négatif pour la sécurité des affaires ?

Dentons nous a demandé 10 millions de dollars pour six mois de travail alors que pour le même travail, sur un an, ce cabinet a demandé 600 000 dollars à la Banque mondiale. C’est un scandale. Nous avons payé une partie mais nous sommes en procès car nous refusons cela.


Plusieurs officiers suspectés d’être impliqués dans le massacre du 28 septembre 2009 ont été inculpés. Peut-on envisager l’ouverture de procès avant les élections ?

J’étais opposant à cette époque mais, en tant que chef d’Etat, j’assume tous les crimes de la Guinée. Un tribunal a été mis en place pour juger ces personnes. Il est protégé par ma garde présidentielle, cela signifie que je souhaite ces procès, mais je ne me mêle pas de la justice, qui est indépendante.

Considérez-vous que la place de Dadis Camara, l’ancien chef de la junte, est en Guinée, en exil au Burkina ou à la Haye sur les bancs de la Cour pénale internationale ?

Je n’ai pas à faire de commentaire sur cette question. C’est un ancien président et je le respecte.


Source: Le monde

 
Au cœur du changement: Des formations universitaires et professionnelles plus adaptées aux besoins du marché

2015/4/23

Aujourd'hui en Guinée La Guinée est un pays situé dans la partie ouest du continent africain, aux potentialités agricoles et minières considérables dont l’exploitation requiert d’importantes ressources humaines qualifiées et opérationnelles. Conscientes de cette réalité, les nouvelles autorités de la troisième République ne lésinent pas sur les moyens pour rehausser le niveau de formation notamment dans les structures d’Enseignements technique, professionnel, Supérieur et de la recherche scientifique. Aujourd’hui, ces secteurs clés de la vie socioéconomique du pays sont en train de faire peau neuve. En témoignent les acquis et les perspectives qui rassurent plus d’un Guinéen.


Ministère de l’Emploi, du Travail, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle

Soucieux de relever le défi auquel se trouve confronté le secteur éducatif, le ministre Albert Damantang Camara et son équipe, abattent un travail de titan sur le terrain. C’est dans cette logique que des ateliers et autres centres de formations pratiques abandonnés à eux-mêmes ou transformés par endroit en magasins de stockage des marchandises de tiers commerçants ou simplement en maison d’habitation pour des enseignants ou étudiants ont été réquisitionnés et mis en valeur.

Pour joindre la théorie à la pratique, le département s’est donné pour mission première la rénovation et l’équipement de ces centres de formation professionnelle.

C’est ainsi que plusieurs centres de formation professionnelle ont étérénovés : Bordo à Kankan –qui n’a pas connu de travaux depuis 1968-, ENSAC à Donka, CEPERTAM dans la commune de Ratoma, Lambanyi, Matoto, ENAE KOBA, ENAE TOLO à Mamou ont été restaurés. En partenariat avec l’ONG Suisse ASF (Apprentissage Sans Frontières), le département a mis à la disposition de l’ENPT, 25 ordinateurs, 25 autres à l’ENAM et 10 à l’ENSAC. Au-delà de ce partenariat, le ministère a équipé une salle informatique au CNPG avec 30 unités.

Hausse constante de l’effectif

Des réalisations qui s’allongeront avec le bouclage du Financement de six écoles professionnelles avec le Fonds Saoudien et la Banque Islamique de Développement. Le démarrage des travaux est annoncé au cours de cette année 2015. Une aubaine pour la Guinée qui n’a plus construit de Centre de formation dédié au génie depuis 1983.

En attendant la fin de la construction de ces six centres, ceux qui y sont déjà rénovés ont permis d’obtenir des indicateurs majeurs dans ce secteur technique et professionnel. Aujourd’hui, l’effectif total des apprenants inscrits dans les institutions de formation technique et professionnelle est passé de 23 260 en 2010 à 56 382 en 2013. Ce qui donne en moyenne l’évolution du nombre d’apprenants dans les écoles professionnelles de plus de 30% par an pour la période précédant 2010 à plus de 75% par an depuis 2011.

Ce qui témoigne de l’intérêt, de plus en plus de jeunes, à l’apprentissage d’un métier. A titre illustratif, les effectifs des candidats à l’entrée dans une école professionnelle étaient de 3 506 en 2010, de 5 598 en 2011, de 15 850 en 2012 et de 17 675 en 2013. Cinq (5) fois plus de candidats en 3 ans.

De la gouvernance éducative

Au niveau de la gouvernance du système de formation professionnelle beaucoup d’efforts ont été fournis par le gouvernement à travers ce département que le porte-parole du gouvernement dirige. Au nombre des initiatives, on peut énumérer : l’élaboration d’une lettre de Politique de Développement de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (LPD/ EETFP), la réalisation d’un annuaire statistique, la poursuite de la tenue des conventions des Chefs d’établissements d’ETFP. Et pour la première fois, le ministère se dote d’un manuel de procédure de gestion administrative, pédagogique et financière en vue d’une amélioration de la gouvernance des écoles. A ces innovations, s’ajoutent la mise en place de Conseils d’établissements, l’immatriculation des nouveaux apprenants afin de réduire les inscriptions frauduleuses et la réglementation et l’harmonisation des frais d’inscription des apprenants. Pour que rien n’y manque, le département a instauré une bourse incitative pour les élèves-maîtres des ENI en vue de pallier le manque d’attractivité du métier d’instituteur en Guinée.

266 688 emplois créés et garantis par un nouveau code

Que dire de l’Emploi & du Travail ? L’Enquête Spécifique sur l’Emploi et le Travail Décent (Financée par le PNUD du 26 novembre au 20 décembre 2012) a estimé que le nombre d’emplois créés en Guinée, au cours de la période de 2010-2012, est de 266 688 dont 160 583 dans la capitale Conakry et 106 105 dans les autres villes. Pour rehausser ce nombre, le gouvernement d’Alpha Condé a organisé- une première- Salon de l’Emploi dédié à la diaspora à Paris et Construit, là aussi une première fois en Guinée, de la Maison de l’Emploi et des Compétences. Un espace entièrement dédié à l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

L’adoption d’un nouveau Code du Travail (l’ancien datait de 1985) conforme aux normes internationales et plus protecteur des travailleurs guinéens et la réforme de la réglementation relative au travail des étrangers en Guinée clôturent les innovations du Ministère de l’Emploi, du Travail, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle sous le magistère du Président Alpha Condé.

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Cette sommité du système éducatif guinéen n’a pas été laissée pour compte par le Pr. Alpha Condé et son gouvernement. Des acquis sont nombreux ainsi que des perspectives pour la qualification des enseignements et l’amélioration de la cherche scientifique dans presque que tous les domaines de la vie.

Ouverture de trois écoles doctorales

Dans le cadre de la gouvernance du système de la formation supérieure, l’Etat guinéen a promulgué les décrets 061 et 062 qui consacrent l’autonomie administrative, académique et financière des institutions d’enseignement et de recherche et finalisé- dans ce sens- la proposition des membres des conseils d’Administration de ces institutions. L’institution de la Conférence des Enseignants et Chercheurs de Rang Magistral (CECRAM) et la création de l’espace Numérique Universitaire et Scolaire (ENUS) ont permis l’ouverture de trois écoles doctorales en Guinée.

Du recensement biométrique des étudiants

Le lancement de l’opération de recensement biométrique de l’ensemble des étudiants guinéens et étrangers vivant en Guinée. Cette opération devrait se solder par un assainissement définitif du fichier de l’enseignement supérieur pour une gestion efficiente du programme académique, pour le plus grand bien du système éducatif. Surtout quand on sait que l’Etat guinéen engage chaque année 90 milliards de francs guinéens, simplement dans l’entretien des étudiants dans les 16 établissements publics et 34 écoles privés dispatchés dans les quatre régions naturelles du pays et dans la zone spéciale de Conakry.

De nouvelles infrastructures

Du point de vue infrastructurel, l’Etat a achevé la rénovation complète de l’Institut Pasteur de Guinée à Kindia et construit les infrastructures d’études dans les préfectures de Boké, Mamou, Labé, Dalaba et Faranah.

Au niveau médical, les travaux des chercheurs guinéens ont permis de mettre sur le marché international d’un phytomédicament pour le traitement de l’hypertension artérielle. D’autres phytomédicaments sont en essai clinique avancé pour le traitement du paludisme, du diabète et du cancer.

Par le génie des chercheurs, les matériaux de construction sont fabriqués à partir des boues rouges de Fria.

Des perspectives dans ce secteur sont prometteuses. Puisque, très prochainement, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique attend de réceptionner six amphis à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, aux centres universitaires de Kindia et Labé, l’ISSMV de Dalaba et l’ISMG de Boké. Et la réception des laboratoires et autres infrastructures à l’ISSAV de Faranah.

Dans l’extension des institutions d’enseignement supérieur, deux facultés dont les premières pierres ont été posées verront le jour, également, les mois à venir. Il s’agit des facultés des sciences de la nature à Bordo, préfecture de Kankan et celle des Sciences et Sciences Sociales à Labé.

A la demande du Président de la République Alpha Condé- soucieux de la santé de ses compatriotes- un Institut Pasteur de Guinée sera construit grâce à la coopération française pour renforcer la capacité de recherche et de formation en épidémiologie et virologie. Dans cette optique, la Fédération de Russie va construire au sein de l’Institut Supérieur de Biologie Appliquée « Néné KalyCondetto » à Kindia, un Centre de Recherche en épidémiologie et virologie et de soins, disposant de cinquante lits.

C’est dire que certaines épidémies et autres virus seront vite jugulés en Guinée. En tous les cas, c’est la vision sans cesse réitérée du Pr. Alpha Condé.

Source: Alpha15

 
Manifestations de l'opposition: Le gouvernement guinéen fait le point de la situation

2015/4/23

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 23 Avril 2015 – Ce jeudi 23 Avril, malgré l’appel au dialogue et à l’apaisement lancé par le Gouvernement, nous fustigeons de nouveaux actes de violence et de vandalisme perpétrés par des loubards et des casseurs armés à Labé et dans quelques quartiers de la commune de Ratoma. Ces actes ont malheureusement engendré le décès d’Ousmane Bah, 28 ans et apprenti maçon, dans des circonstances difficiles à déterminer pour l’heure. Cependant, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Ainsi, le bilan des affrontements avec les forces de sécurité s’établit ainsi que suit à 18H de source hospitalière et policière. Seules quatre (4) préfectures (Dalaba, Dabola, Pita ; Labé) sur trente-trois et quelques quartiers de la commune de Ratoma ont observé ces mouvements illégaux.

PREFECTURES

SITUATION 23 AVRIL A 18H

Beyla

RAS

Boffa

RAS

Boké

RAS

Coyah

RAS

Dabola

RAS - Marche observée malgré quelques boutiques ouvertes.

Dalaba

RAS - Marche tenue et encadrée par les forces de l’ordre

Dinguiraye

RAS

Dubréka

RAS

Faranah

RAS

Forécariah

RAS

Fria

RAS

Gaoual

RAS

Guéckédou

RAS

Kankan

RAS

Kérouane

RAS

Kindia

RAS

Kissidougou

RAS

Koubia

RAS

Koundara

RAS

Kouroussa

RAS

Labé

Des affrontements ont eu lieu dans la ville entre manifestants et forces de l’ordre jusqu’à 12h.



Au cours de ces affrontements un jeune nommé Ousmane Bah aurait trouvé la mort après avoir reçu un projectile au niveau des cervicales.



Le calme est revenu dans l’après-midi et les procédures sont en cours pour déterminer les circonstances exactes de sa mort.

Lélouma

RAS

Lola

RAS

Macenta

RAS

Mali

RAS

Mamou

RAS

Mandiana

RAS

Nzérékoré

RAS

Pita

RAS – Marche déclarée et autorisée qui s’est déroulée sans heurts.

Siguiri

RAS

Télimélé

RAS

Tougué

RAS

Yomou

RAS

Zone Spéciale de Conakry

KALOUM – RAS

MATAM – RAS

DIXINN – RAS

MATOTO – RAS

RATOMA -



15H: Situation toujours tendue sur l'axe le prince. Accrochages entre les manifestants qui se livraient à des scènes de trouble à Niariwada auxquels les forces de l'ordre ont répondu par des jets de gaz lacrymogènes pour calmer la situation.



17H: Situation plutôt décrispée en banlieue sur l'axe Belle-vue, Lambanyi, la circulation est dense, les usagers évitent la route le prince pour aller à destination.





RAS : Rien A Signaler



BLESSES

DECES

ARRESTATIONS

POLICE

9



21

GENDARMERIE

2



72

CIVILS

3

1



TOTAL

14

1

93

Quelques dégâts matériels sont également à déplorer, notamment à Labé et Kindia où des véhicules d’intervention ont été vandalisés.

Par ailleurs, le Gouvernement salue l’esprit républicain des forces de sécurité qui ont joué leur rôle régalien de maintien d'ordre et de sécurisation des biens et des personnes au cours de cette journée sur toute l’étendue du territoire.

Le Porte-parole du Gouvernement

Contact médias : M. Damantang Albert CAMARA, Porte-parole du Gouvernement, ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle, de l’Emploi et du Travail
Tel : + 224 628-20-58-58

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

 
Guinée: A Paris le président Alpha Condé rejette toute modification du calendrier électoral

2015/4/23

Aujourd'hui en Guinée Le président guinéen Alpha Condé a rejeté tout changement de date de l'élection présidentielle, ce mercredi 22 avril à Paris, à l'issue d'un entretien avec François Hollande. L'opposition a manifesté à plusieurs reprises ces derniers jours et appelle de nouveau à défiler aujourd'hui, pour obtenir une modification du calendrier électoral qui renvoie les élections locales à 2016, après la présidentielle fixée à octobre 2015.

Paris, le chef de l'Etat, élu en 2010, a réaffirmé que la présidentielle en Guinée se tiendrait en octobre, à l'échéance fixée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), excluant implicitement l'organisation du scrutin local auparavant, comme le demande l'opposition.

L'opposition craint en effet que les exécutifs communaux provisoires désignés par le pouvoir - faute de scrutin à cet échelon depuis 2005 - ne favorisent des fraudes massives à la présidentielle, si ce calendrier électoral est maintenu. Selon le chef de file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, Alpha Condé ne veut pas d'un scrutin local par crainte d'une défaite qui jetterait le doute sur sa réélection. « Il faut supprimer le calendrier de la discorde si l'on veut un dialogue crédible », a réaffirmé l'opposant guinéen, le 14 avril dernier.

« Le gouvernement est ouvert au dialogue »

Mais Alpha Condé, à l'issue d'un entretien avec son homologue français François Hollande, a, lui, réitéré ses propos tenus la semaine dernière à Washington. Des propos qui avaient remis de l'huile sur le feu, fragilisant les perspectives de négociation avec l'opposition, même s'il a affirmé hier que le dialogue était toujours possible.

« Le gouvernement est ouvert au dialogue, nous, nous n’avons jamais fermé le dialogue. Ça dépend, un dialogue sur quoi. Nous nous sommes mis d’accord avec l’opposition sur le choix d’un opérateur par appel, sur ce que nous avons fait. Il n’y a jamais eu de discussion sur les locales. », a-t-il d'abord déclaré à RFI, avant de réaffirmer sa position.

« Par contre, évidemment, la condition guinéenne impose que les élections, les présidentielles, aient lieu à une date précise, sinon il n’y a plus de pouvoir. Nous, nous voulons une Céni technique et c’est eux qui ont demandé une Céni politique. La Céni est élue pour sept ans. Une fois qu’ils ont prêté serment, ils sont engagés par leur serment. Donc nous, nous sommes ouverts. Mais quand des manifestations consistent à lancer des pierres contre les gendarmes, nous faisons tout pour qu’il y ait un maintien de l’ordre républicain. »

Dimanche, une délégation gouvernementale s'est rendue chez Cellou Dallein Diallo, candidat malheureux au second tour en 2010, pour tenter de renouer le dialogue. Mais à l'issue de cette rencontre l'opposition n'a pas suspendu ses manifestations.

Après une journée « ville morte » à Conakry au début du mois, puis des manifestations non autorisées la semaine dernière et en début de semaine dans la capitale, l'opposition tente d'étendre sa contestation à l'ensemble du territoire. Elle a notamment appelé à manifester dans tout le pays aujourd'hui.

RFI

 
Politique: Communiqué du Parti Guinėen pour le Progrès et le Développement ( PGPD )

2015/4/23

Aujourd'hui en Guinée Madame Yansané Bintou TOURE, Présidente du Parti de Guinée pour le Progrès et le Développement, avec pour sigle P.G.P.D, vous prie de bien vouloir honorer de votre présence, à la Conférence de Presse qu'elle animera le Jeudi 30 Avril 2015 á 10 heures T.U, á la Maison de la Presse à Coleah – Conakry, République de Guinée.

L’ordre du jour de la rencontre portera sur :

La communication de madame la présidente du PGPD ;

La présentation du programme politique du Parti Guinéen pour le Progrès et le Développement P.G.PD ;

La présentation et le lancement du site web du P.G.P.D ;

Et la situation sociopolitique du pays P.G.P.D.

A cette occasion, elle invite l’ensemble des médias à venir assister à la conférence.

Le Bureau de presse du Parti.


Mohamed Djiguine

Le Chargé de communication

 
Les Etats Unis offrent un laboratoire médical mobile de pointe à la Guinée pour vaincre Ebola

2015/4/23

Aujourd'hui en Guinée Dans le cadre de la lutte contre l’épidémie Ebola, Son Excellence Alexander Laskaris a réceptionné un laboratoire d’analyses médicales le 23 avril 2015 à l’aéroport international de Gbéssia à Conakry. Le laboratoire entièrement configuré est un élément des efforts importants fournis par le gouvernement Américain dans la réponse à Ebola en Guinée , et contribuera à accroître les capacités de dépistage et de prise en charge de la maladie.

A la demande de la coordination nationale de lutte contre Ebola, le laboratoire sera installé sur un site à Conakry et sera piloté par des techniciens des deux laboratoires Américains les plus performants, Sandia National Laboratories et MRIGlobal.

L’USAID et le centre de prevention et de contrôle des maladies (CDC) d’Atlanta travaillent en étroite collaboration avec leurs homologues Guinéens dans le cadre de l’engagement des Etats Unis à soutenir la Guinée dans la reconstruction de son système de santé et à prévenir de futures épidémies.

Comme le faisait remarquer le Président Obama, les Etats Unis restent entièrement engagés dans un partenariat avec la Guinée, la Sierra Léone et le Libéria jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun cas d’Ebola.

Source : Ambassade des USA en Guinée

 
Alpha Condé - François Hollande à l'Elysée: Le calendrier électoral guinéen au centre des débats

2015/4/23

Aujourd'hui en Guinée Comme à chacune de ses visites en France, le président François Hollande offre toujours au président Alpha Condé une audience au Palais de l’Elysée, pour une séance d’échange et de travail sur les sujets de la région africaine et internationale.

La séance de ce mercredi 22 avril a duré 50 minutes au cours desquelles, les deux chefs d’Etat ont fait le point sur le processus d’achèvement de la crise sanitaire Ebola, les problèmes de la région, notamment les questions de paix et de sécurité au Mali sur le rôle de la Minusma pour le maintien de la paix. Les deux présidents ont noté les efforts faits par la France en direction de la Guinée et le président François Hollande promet toujours d’être l’avocat dans l’enceinte de l’Union européenne dans la mise en route du Plan Marshall en faveur de la Guinée autour d’un projet multilatéral de 8 milliards de dollars pour les trois pays, Guinée, Sierra Leone, Liberia. Les entretiens ont également porté sur le prochain calendrier électoral guinéen pour l’élection présidentielle du mois d’octobre 2015.

De source élyséenne, l’accent a été mis sur l’indépendance de l’institution en charge de l’organisation qui a rendu public son chronogramme et sur l’invitation faite à tous les acteurs politiques de préserver la paix, la sécurité et l’intérêt national, dans un climat apaisé et de responsabilité.


Transmis par le bureau de presse de la présidence

 
« L’opposition doit être au service de la nation non contre cette nation. », RPG Arc-en-ciel

2015/4/23

Aujourd'hui en Guinée On ne parlera jamais assez du manque de patriotisme et du nanisme politique de notre fameuse opposition républicaine. Pour elle tout est éternel recommencement comme la mer, revenir à chaque moment à la case de départ. On pourrait même se demander si la confrérie des anciens premiers ministres connait ce que l’on appelle le jeu politique ? Elle l’ignore superbement c’est pourquoi elle refuse à chaque instant de faire franc jeu avec le pouvoir.

Autant nos pseudos opposants n’ont rien fait au moment où ils étaient au pouvoir, de même ils ne jouent réellement pas leur rôle de contrepoids politique dans la vie de notre nation. Pour preuve cette fameuse opposition n’a jamais apprécié les actes posés par le pouvoir pour elle, tout ce que le Pr. Alpha CONDE fait est substantiellement mauvais. Il y a lieu de se demander si c’est une opposition ou si c’est de la haine qui se manifeste dans leur façon d’agir.

Il y a que dans cette vie toutes les actions posées par un homme se capitalisent à son actif quand vient le moment de faire un jugement sur lui. Sidya, Dalen et Kouyaté ont appartenu par le passé au gouvernement de feu Général Lansana CONTE. C’est au grand dam de tous les guinéens que le nommé Sidya apparaitra dans la vie administrative et politique de la Guinée. Personne ne le connaissait auparavant comme étant un leader politique, un patriote.

Lorsque le Général a découvert sa véritable personnalité, il l’a fait descendre de son piédestal de la même manière qu’il est venu. Non content d’avoir été débarqué il se lance dans la politique en s’érigeant en leader politique comme pour dire qu’il veut régler ses comptes avec celui-là même qui l’a mis en exergue sur le plan national. On ne dira pas que c’est une ingratitude mais un tel comportement ne sied pas à la morale africaine.

Quant à Cellou Dalein Diallo, c’est Kassory FOFANA qui le révèlera au feu Général CONTE qui daignera le prendre pour lui confier de hautes responsabilités. Aucun ministre n’a aussi duré dans les gouvernements successifs de la deuxième République comme lui. Il a occupé de différents portefeuilles ministériels et jusqu’à devenir premier ministre. Pendant tout ce temps il ne portera aucune critique sur les dérives politiques du régime militaire. Lorsqu’il sera éjecté du gouvernement pour faute lourde comme le premier, il s’érigea aussi en leader politique pour combattre l’homme qui lui a permis de tout gagner.

Il est arrivé un moment où notre peuple était fatigué et dépité par le pouvoir militaire. La grande majorité du peuple nourrissait un mépris, un rejet systématique pour le régime en place. Suite aux grands événements survenus dans le pays au courant des mois de janvier et février 2007, avec l’appui de la CEDEAO et de la communauté internationale, notre pays a été sauvé au bord de son implosion. C’est dans ces conditions que Lansana KOUYATE fera lui aussi son apparition dans le contexte politique guinéen. Le degré de mépris et de haine que vouait le peuple au régime en place, a été transformé en amour, en enthousiasme pour Lansana Kouyaté. Depuis, cette liesse populaire, les bains de foule auxquels il n’était pas habitué lui montèrent la tête. Comme ses prédécesseurs il sera purement et simplement débarqué et de la manière la plus lamentable.

Tout cela pour dire que le peuple de Guinée connait tous ces leaders politiques qui aujourd’hui s’agitent et gesticulent pour la présidence de notre pays. Au moment où ces bons messieurs étaient au pouvoir c’est en ce moment qu’ils ont péché, ce qui fait que le peuple doute profondément de leur sincérité à son vis-à-vis. Si leur passé était bâti sur un socle conséquent de droiture de patriotisme et d’altruisme, ils n’auraient aujourd’hui aucune peine de se hisser très haut dans le cœur de notre peuple.

Malgré leur palmarès dans les hautes fonctions de notre pays, ils ne sont pas parvenus à battre celui à qui l’on disait « diaspo ». En hommes avertis ils devaient chercher à comprendre les raisons de cette défaite pour en tirer des leçons et repartir sur une nouvelle base. D’abord ils n’ont jamais été conscients de leur défaite. Car, sous tous les cieux ils clament la fraude alors que eux-mêmes ont été par le passé les champions de la fraude électorale, en témoignent les élections de 1993, 1995,1998. Ensuite ils se livrent à une vaste campagne de désinformation et de démobilisation en cultivant chez certains de nos compatriotes le germe de la haine raciale. Par faute d’arguments objectifs, ils posent toujours mal leurs revendications, autrement dit il ya un dessein inavoué derrière les problèmes par eux posés.

De l’insécurité : Nous prendrons la rue parce que le pouvoir n’arrive pas à prendre des mesures contre l’insécurité. Quel est le pays au monde où on ne parle pas de criminalité ? Que nos opposants nous le disent, aux USA, en France, en Allemagne, en Angleterre ou tout près de nous en Afrique du sud il ya la criminalité. Mais dans ces pays l’opposition ne descend pas dans la rue pour manifester contre le pouvoir en place. Elle agit en opposition responsable mais pas comme les nôtres le font ici, descendre dans la rue pour casser et brutaliser les paisibles populations. Le problème de sécurité n’est pas l’apanage du seul gouvernement, tout le peuple a le devoir moral de s’y impliquer. Pour preuve pendant la première République on ne connaissait pas ce problème pour la simple raison que tout le monde prenait ses responsabilités. Si aujourd’hui notre opposition républicaine par surcroit refuse d’assumer ses responsabilités, ne serait ce que proposer au pouvoir en place des pistes de solution, mais par haine ils ne peuvent pas.

En tant que force politique qui se bat pour les rênes du pouvoir qu’est ce que cette opposition a fait dans le sens de la lutte contre l’insécurité ? Rien, absolument rien. Alors que l’on cesse de manipuler les enfants d’autrui pendant que les leurs sont à l’étranger en train de se couler la vie agréablement. Quel est l’opposant qui met son fils au devant de ces sempiternelles marches ? Personne. Ils croient que ce qui s’est passé ailleurs pourra marcher aussi en Guinée, non. Notre pays est béni et tous ses ennemis trouveront leur tombeau largement ouvert. La Fatiha ne tolèrera jamais les apatrides, ceux qui veulent faire leur bonheur sur le dos du peuple. Donc nous devons comprendre que le problème de l’insécurité n’est pas la seule responsabilité du gouvernement, tous les fils de ce pays ont leur part dans ce combat contre ce fléau.

Notre fameuse opposition républicaine pose un autre problème, le chronogramme électoral. Pour elle il faut absolument tenir les élections communales et communautaires avant les présidentielles. Dans aucun pays du monde on a établi un ordre pour les élections. Il faut avoir une autre idée derrière la tête pour exiger une telle mésaventure. Le dessein de notre opposition est de passer par tous les moyens empêcher la tenue des élections présidentielles. Ainsi le mandat étant arrivé à terme, il serait désormais facile de déclarer l’illégitimité du chef de l’Etat et demander la mise en place d’un gouvernement de transition. Cette astuce ne marchera pas car la CENI réellement indépendante a engagé le processus des élections présidentielles pour le mois d’octobre 2015. La peur d’une nouvelle défaite hante cette opposition dite républicaine, après des déclarations mensongères il faut à tout prix garder la face et pour cela prendre la rue pour empêcher la tenue des élections.

C’est à ce jeu que se livre notre opposition, elle refuse de jouer le véritable jeu démocratique, elle veut se servir de la haine pour assouvir sa soif de conquête du pouvoir. La violence ne résous pas les problèmes d’une nation, la véritable solution est le dialogue. La rue appartient à une catégorie sociale, celle des hors la loi sociaux et des loubards. La rue n’est pas le domaine privilégié pour des débats politiques. L’hémicycle est le meilleur endroit pour le combat des idées. Mais que dire d’une opposition qui fait la politique de la chaise vide à une session parlementaire ? Est-ce là une manière de récompenser les paisibles citoyens qui leur ont accordé leur confiance ? C’est une démission, un manque de responsabilité de la part de cette opposition qui a une soif effréné du pouvoir.

L’opposition doit être au service de la nation non contre cette nation. Il ne sert désormais à rien d’engager une quelconque violence dans notre pays, le combat politique se fait avec la force des idées et des arguments. Les actes posés par le gouvernement de la troisième République sont devenus une raison de choisir et d’adhérer au programme de société du Pr. Alpha CONDE. Le peuple a compris et bien compris, la politique du changement des nouvelles autorités. Depuis plus de cinquante années d’indépendance, les réalisations faites dans cette première mandature du Pr. Alpha CONDE sont rassurantes. Le peuple ne rêve plus qu’au bonheur, celui qu’il a toujours espérer et qu’on lui a refusé. Il ne se laissera plus trompé par ses mauvais fils qui ne pensent qu’à leurs intérêts égoïstes.

Les manifestations de rues sont les signes tangibles de l’impuissance et de la déconfiture de cette opposition aux abois. C’est pourquoi la loi sera appliquée dans toute sa rigueur contre les fauteurs de troubles. La manifestation est un droit accordé à toutes les formations politiques, mais elles ne doivent pas entrainer ni la violence ni la mort d’hommes. Combien d’innocents ont-ils été conduits à la mort par la soif de pouvoir de nos fameux opposants. Lorsqu’ils parlent de marche pacifique, ils se livrent à la casse et au trouble à l’ordre public. Ils n’hésitent pas aussi à s’attaquer aux forces de l’ordre en les blessant grièvement et parfois mortellement. Peut-on croire à des gens qui invoquent le malheur pour leur peuple ?

Aujourd’hui notre jeunesse doit prendre ses responsabilités en refusant de servir des apatrides, en refusant d’être des boucs émissaires et la chair à canon. Elle doit refuser de jeter des projectiles sur les forces de l’ordre. Son avenir seul doit la préoccuper, et cet avenir ne peut se réaliser que dans la paix et la quiétude sociale. Plus règnera la paix dans notre pays plus le chômage et la pauvreté s’éloigneront de notre peuple. Donnons nous la main pour construire notre pays, consolider les bases de notre nation qui est une et indivisible.

Ensemble, nous pourrons surmonter tous les obstacles a notre développement économique, politique, culturel et social.

Sidiki TOURE , Président de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

 
Alpha Condé- Guinéens des USA : Voici ce que le président des guinéens de Washington a dit au chef de l'Etat!

2015/4/22

Aujourd'hui en Guinée En marge de visite de travail aux Etats-Unis du 14 au 18 avril 2015, le Pr. Alpha Condé Président de la République, a rencontré vendredi 17 avril, dans la salle de spectacle du mythique hôtel Hilton de Washington, là où le président Kénédy a été assassiné, la Communauté guinéenne vivant au pays de l’Oncle Sam. A cette occasion, nous vous proposons le discours de bienvenue de M. Sam Soumah, Président de l'Association des Guinéens de Washington, Maryland et Virginie.

Son Excellence Pr. Alpha Condé, Président de la République, Chef de l’Etat

Monsieur Mamady Condé, Ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis,

Messieurs Les Ministres de la République,

Messieurs Les Cadres de l’Etat

Honorables Sages de la Grande Communauté guinéenne de Washington,

Mesdames et messieurs les invites

Chers Compatriotes,

Excellence Monsieur le PRESIDENT,

C’est avec joie et honneur que notre communauté guinéenne de Washington vous reçoit ici aujourd’hui en ce vendredi saint. Nous vous remercions du fond du cœur de nous avoir fait cet honneur, et vous souhaitons la bienvenue.

Excellence Mr. Le Président.

Cette communauté Guinéenne qui vous reçoit est une communauté solidaire et respectueuse de nos valeurs et de ses structures dont elle s’est dotée pour l’unité des guinéens de toutes sensibilités confondues. Notre juridiction compte les Etats de Virginie, Maryland et Washington: la capitale métropolitaine des Etats-Unis.

Nous avons réussi à mettre toutes les structures communautaires en place à savoir:

- La ligue des religieux,

- Le comité des sages (qui constitue le Conseil Général de la communauté),

- Une Commission Electorale (pour gérer nos élections démocratiques dans la communauté),

- Une Association des femmes, Et

- Une structure des jeunes

Toutes ces structures sont regroupées sous le parapluie du bureau central démocratiquement élu dont nous avons aujourd’hui la lourde charge de gérer pour l’intérêt supérieur de tous les guinéens vivant à Washington.

Excellence Mr. le Président,

Notre communauté suit avec beaucoup d’intérêt l’évolution de la situation sanitaire de notre pays depuis le déclanchement de cette terrible épidémie a virus Ebola qui fait l’objet de cette énième importante visite aux Etats-Unis. Nous saisissons cette occasion pour vous adresser, à vous personnellement et au peuple de guinée nos condoléances les plus attristées aux familles endeuillées par cette maladie. Par la même occasion, nous vous félicitons et vous encourageons pour votre leadership et pour tous les efforts abattus et que vous continuez à abattre pour éradiquer ce fléau qui n’a que trop dure et qui affecte dangereusement les fondements de notre nation.

Les Guinéens, partout au monde, particulièrement aux Etats-Unis, se sont mobilisés comme un seul homme pour venir en aide a notre chère Patrie.

En effet depuis les premières heures du déclenchement de cette épidémie, notre communauté, par le biais de l’Association des Femmes de Washington a été l’une des premières communautés guinéennes a l’étranger à se mobiliser en envoyant des gants et matériels de protection pour nos personnels soignants dans nos structures sanitaires du pays.

Notre bureau a également mené des démarches auprès du corps de la Paix Américaine pour nous aider à subventionner quelques ONG Guinéennes dans le cadre de la sensibilisation de nos populations sur les méfaits et les mesures préventives. Par ces démanches, sept (7) ONG guinéennes opérant en Guinée ont bénéficiées des financements directs à partir du Corps. de la Paix USA. Egalement notre communauté, à travers son bureau a créé une coalition avec les communautés Sierra Léonais et Libérienne (dans l’esprit de notre Mano River union) appuyées par nos Ambassades respectives en une plateforme de Lobby auprès des autorités locales et fédérales américaines.

Nous avons eu des rencontres de haut niveau chez les gouverneurs des Etats de notre juridiction, les Maires, les membres du Congrès et les Sénateurs jusqu’à la Maison Blanche pour chercher des aides substantielles pour nos pays atteints de cette épidémie. Nous avons couronné notre mouvement en mettant en place un réseau appelé: Diaspora Ebola Network (DEN) qui a finalement organisé le plus grand sommet a Washington contre Ebola avec l’invitation des autorités et congressmen américains. Ce lobby a joué un grand rôle pour l’obtention des votes nécessaires au niveau des deux congres américains pour les 6 milliards de dollars que le Président Obama a introduit dans son budget national qui devrait aider nos pays pour lutter contre Ebola et les conséquences sur nos économies respectives.

Quelques collectes du matériel sanitaire effectuées par nos professionnels compatriotes comme :

- Association des femmes de Washington

- Les médecins guinéens en Amérique regroupés sous le nom de « MEDGUINEE »

- (GROUPE DE DRAME)

- Et d’autres à travers l’Amérique

Excellence Mr. Le Président, notre pays est a la croisée des Chemins. Depuis 1958, il recherche son unité, la justice et l’égalité entre ses enfants.

Personnellement vous vous êtes battu des années et des années pour que l’unité, la justice sociale et le développement soient le fondement de notre société. Puisque vous avez mené ce combat dans la sincérité et dans l’espoir de voir un jour notre nation se développer harmonieusement pour l’intérêt supérieur de toutes les filles et tous les fils de “La Guinée”, le bon Dieu a couronné ce combat ultime par le pouvoir suprême et a mis dans vos mains les destinées de notre pays.

Excellence Mr. Le Président, par cette confiance des guinéens et du bon Dieu, ma communauté me charge de vous encourager a persévérer et a multiplier avec vigueur les efforts sur d’unification et de justice pour tous les guinéens, Car sans cette consolidation de l’unité et la justice, vos efforts de développement et de bien-être pour tous les guinéens ne connaîtront pas une réalité rapide pour vos enfants que nous sommes, comme vous l’avez toujours rêvé pour notre pays.

Nous vous encourageons également sur les œuvres gigantesques que vous êtes en train de réaliser dans notre pays. La Diaspora guinéenne que nous sommes se met à la disposition de notre nation pour relever les grands défis du moment dont vous avez la lourde charge.

Excellence Mr. Le Président, notre communauté a un besoin crucial aujourd’hui du centre communautaire que nous voulons appeler : MAISON GUINEE dans la capitale américaine « Washington ». Cette maison guinée sera l’endroit de toutes nos activités communautaires à savoir :

Un lieu de rencontre pour nos différentes réunions communautaires; une classe pour nos enfants pour apprendre notre culture ; un endroit pour faire nos obligations religieuse ; etc.….

A nos jours la communauté a fait des avancées pour l’obtention de ce centre, mais il nous manque assez de moyens pour pouvoir l’acquérir. Nous souhaiterions votre aide dans cette acquisition de la Maison Guinée à Washington pour le bonheur de tous les guinéens aux Etats-Unis.

Avant de terminer mon propos, permettez-moi Excellence Monsieur le Président, au nom de la communauté guinéenne de Washington de vous remettre à cette occasion un Satisfecit pour vos efforts de Leadership dans le combat contre Ebola et la recherche des moyens de lutte à travers le monde au nom des trois Etats. Ce satisfecit vous sera remis par notre Ambassadeur Mr Mamady Condé.

Vive la Coopération entre les Etats-Unis et la Guinée,

Vive la République de Guinée,

Que Dieu bénisse la Guinée.

Je vous remercie.

Mr. Sam Soumah
Président de l'Association des Guinéens de Washington Maryland et Virginie (AGDMV)

Transcrit par SACKO Mamadou, envoyé spécial aux USA

 
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