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23 Novembre 2014 - 22h03


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Affaire Mamadou FOFANA Vs Elhadj Seinkoun KABA : L’inconséquence de la Cour Suprême de Guinée !

2014/11/23

Aujourd'hui en Guinée L’arrêt N° 7 de la Cour Suprême, en son audience publique et ordinaire du 24 septembre 2014 restera toujours gravé dans les annales de la Justice Guinéenne. Cet arrêt, qui contredit un précédent arrêt de toutes les chambres réunies de la plus haute juridiction de l’Etat, est un motif suffisant pour conclure que la Justice Guinéenne est faite pour les plus forts. « C’est un tamis où seuls les plus faibles y sont retenus. », commente un magistrat sous couvert de l’anonymat.

En effet, dans le dossier du conflit domanial opposant Monsieur Mamadou FOFANA, représenté par Monsieur Frantoma TRAORE, domicilié au quartier Ratoma Dispensaire, Commune de Ratoma Conakry, ayant pour conseil Maîtres Balgaly CONDE et Mamadou DIOP, à Elhadj Seinkoun KABA, domicilié au quartier Ratoma, Commune du même nom, ayant pour conseil Maître Adama BARRY, la Cour Suprême de la République de Guinée semble être en contradiction avec soi-même et avec ses principes.

Dans une première décision, la Cour Suprême de Guinée a rendu l’arrêt N°15 du 1er Septembre 2011 dont le dispositif est ainsi libellé : « Statuant publiquement, contradictoirement en matière civile ; Cour Suprême : Dit et juge que Monsieur Mamadou FOFANA, représenté par Monsieur Frantoma TRAORE est propriétaire de la parcelle N°26 du lot 19 de Rogbanè de 618, 75 m2 par cession à lui faite par les héritiers de feue Hadja Yakha CAMARA (propriétaire coutumière) ; Met les frais et dépends à la charge de Trésor Public ; Dit que le présent Arrêt sera publié au bulletin de la Cour Suprême ; Ordonne sa transcription dans les registres à ce destinés »

« C’était une décision souveraine et impartiale de toutes les Chambres réunies de la Cour Suprême de la République de Guinée. », reconnaît un magistrat en service à la même Cour. Cet arrêt définitif et irrévocable de la Cour Suprême, qui rétablissait Monsieur Mamadou FOFANA dans ses droits, a été régulièrement signifié et entièrement mis à exécution par Maître Konso CAMARA, Huissier de justice les 21 et 26 décembre 2011.

Fort de cet arrêt, Monsieur Mamadou FOFANA, malgré la difficile conjoncture économique actuelle, a commencé les travaux de construction de son habitation. D’importants investissements y ont été réalisés. Pendant que sa famille continuait à vivre paisiblement dans la concession, un certain Bakary KABA, fils d’El hadj Seinkoun KABA, de retour d’Angola est venu, selon plusieurs témoignages recueillis dans le quartier, « pour mettre à contribution ses relations familiales avec Madame CONDE, née Djènè KABA, première dame de la République de Guinée. » afin d’exproprier Monsieur Mamadou FOFANA.

Vrai ou faux, en tout cas, le 16 Juillet 2012 Monsieur Christian SOW, ministre d’Etat chargé de la Justice et Garde des Sceaux, a instruit à Madame le Procureur Général près la Cour Suprême de déférer devant la Chambre compétente de la Cour Suprême la cause opposant Monsieur Mamadou Fofana à Monsieur Seinkoun Kaba aux fins d’annulation de l’arrêt N°15 du 1er Septembre 2011 de toutes les chambres réunies de la Cour Suprême sur recours en annulation de la même Cour.

Ainsi l’affaire qui semblait être close, d’après les informations à notre disposition, a été plusieurs fois inscrite à l’audience de la Cour Suprême. D’abord le 26 juin 2013, puis renvoyée successivement jusqu’au 4 juin 2014, date à laquelle l’affaire a été appelée et retenue en audience. Et de report en report, l’affaire a été mise en délibérée au 18 juin 2014, lequel délibéré a été prorogé au 24 Septembre 2014. Ce jour sera fatidique dans l’histoire de la Cour Suprême. Car ce jour-là, la Cour Suprême de Guinée, sous la présidence de Madame Geneviève KOUROUMA, Présidente de la Chambre Civile, Pénale, Commerciale et sociale ; en présence des Conseillers Monsieur Ansoumane CAMARA, Président de la Chambre des Comptes, Madame Hadj Yayé RAMATOU, rapporteur, Madame Joséphine LAMOU, Monsieur Elhadj Sékou KEITA, Monsieur Kollet SOUMAH, Monsieur Robert GUILAO, Monsieur Sakoba Kourala KEITA, Monsieur Kanfory KALTABA et de Monsieur Alpha TOURE, Premier Avocat Général avec l’assistance de Maître Andrée CAMARA, Greffière en chef, a annulé son propre arrêt N°15 du 1er Septembre 2014. Tout en précisant que « Au Fond : - Annule pour excès de pouvoir des juges l’arrêt N°15 du 1er Septembre 2011 de la Cour Suprême ; Précise que les arrêts N°167 du 17 juillet 2007 de la Cour d’Appel de Conakry et N°96 du 04 Août 2008 de la Cour Suprême produiront leurs pleins et entiers effets ; Dit que le présent arrêt sera publié au bulletin de la Cour Suprême ; Ordonne sa transcription dans les registres à ce destinés. Met les dépends à la charge du trésor public »

Après s’être contredite avec deux arrêts diamétralement opposés, comme l’a si bien dit Leibniz « de deux propositions contradictoires, l'une est vraie, l'autre fausse », la Cour Suprême de la Guinée, sur instruction du ministre d’Etat chargé de la Justice et Garde des Sceaux, a bafoué ses propres principes. Elle a opté pour la loi du tiers exclu !

Cette décision qui n’honore pas la Justice Guinéenne est sur toutes les lèvres tant dans les couloirs du ministère de la Justice que dans ceux de la Cour Suprême. Et les critiques sont très acerbes : « C’est une décision d’expropriation de Monsieur Mamadou FOFANA » ; « C’est comme dans la jungle, où le plus fort a toujours raison » ; « C’est le recule de la Justice en Guinée »

C’est dans cette atmosphère de colère et d’indignation que Maître Konso CAMARA, huissier de justice, celui-là même qui, les 21 et 26 décembre 2011, a régulièrement signifié et entièrement mis à exécution l’arrêt N°15 du 1er Septembre 2011, est revenu dans le sens contraire de Signification d’un autre arrêt de la même Cour, avec Commandement de quitter et de libérer les lieux tendant au déguerpissement à la famille de Monsieur Mamadou FOFANA. C’était le 19 novembre 2014 à 10 heures. En résumé dans sa signification, Maître Konso CAMARA écrit : « J’ai l’huissier de justice soussigné, fait commandement de par la loi et la justice au sieur Mamadou FOFANA représenté par Monsieur Frantoma TRAORE ; De immédiatement et sans délai en tout cas dans les huit (8) jours qui suivent la présente, de quitter, libérer et de faire libérer volontairement les lieux présentement occupé par vous, sans titre ni droit, avec tous les occupants de votre chef ; » Et Maître Konso CAMARA de préciser : « Vous déclarant en outre que faute par vous de satisfaire le présent commandement dans le délai à vous imparti, vous y serez contraint par toutes voies de droit notamment votre déguerpissement forcé des lieux avec l’assistance de force publique. »

Et les voisins de la famille de Mamadou FAFONA sont nombreux à témoigner que Bakary KABA, fils d’ Elhadj Seinkoun KABA, vantant les relations familiales qui les lient à la famille de Madame CONDE Djènè KABA, première dame de la République de Guinée, avait juré de d’user de ses relations pour faire déguerpir par la force publique la famille de Mamadou FOFANA.

« Nous, nous remettons à la sagesse du chef de l’Etat, le Pr. Alpha Condé pour nous remettre dans nos droits », a indiqué une proche de la famille FOFANA.

En attendant la suite des évènements, il faut dire que cette décision d’expropriation de Mamadou FOFANA en faveur d’Elhadj Seinkoun qui se réclame de la famille présidentielle est très mal perçue dans le quartier Ratoma Dispensaire, où des voix s’élèvent déjà pour s’opposer au déguerpissement de la famille FOFANA.

L’arbitrage du Président de la république, le Pr. Alpha CONDE est indispensable avant qu’il ne soit trop tard.

Nous y reviendrons…

Abdoulaye SYLLA

 
Politique: Lettre ouverte de Siaka Barry à Tibou Camara, ancien ministre de la transition

2014/11/21

Aujourd'hui en Guinée Cher frère,

C’est dans un ahurissement profond que les guinéens ont accueilli vos dernières sorties à coups de pamphlets, dont le plus honteusement remarquable est celui en date du 12 novembre 2014, appelant nos compatriotes à la sédition et à l’insurrection contre le régime démocratique ayant à sa tête le Pr Alpha Condé, et que le peuple souverain de Guinée s’est librement choisi le 21 décembre 2010.

D’entrée de jeu, sans détour et sans euphémisme, j’ose affirmer que si la mauvaise foi était une marque de fabrique, vous (Tibou Camara), vous l’auriez brevetée à votre seul profit, et cela, au grand dam des autres apprenti-sorciers qui pullulent dans les rues de Conakry et de Navarre.

Vous introduisez votre papelard par une citation de Gandhi nous enjoignant (s’il y’avait un choix obligatoire à faire) de préférer la violence à la lâcheté, ce qui en soi est une bien noble exhortation ! Mais aussi vraie que peut paraitre cette maxime, je la trouve mal placée et sans objet dans ce galimatias de raisonnements farfelus et d’élucubrations ridicules que vous nous servez dans votre texte. Car, à se pencher de près sur votre propre histoire, je trouve que vous avez toujours été personnellement plus proche de la lâcheté et jamais loin de la violence. Le choix entre ces deux données, serait donc pour vous, un choix cornélien, autant qu’il le serait pour tous ceux qui approuvent vos agissements.

Chers Tibou, comment qualifiez-vous l’obséquiosité qui vous caractérisait dans les années 90 et 2000, lorsque par couardise ou concupiscence (ou les deux), vous encensiez le régime anarchiste de Conté, rampant sous les pieds de ses ministres et commis, poussant l’hagiographie et l’apologie jusqu’à publier votre chef d’œuvre tristement démagogique «Conté, ma politique » ? Soit à cette époque, vous étiez frappé d’une malencontreuse cécité (endémique chez les cadres guinéens en situation de prédation), soit vous faisiez partie de cette escouade de courtisans, de couards et de lâches motivés et guidés par l’appât du gain, dans un système prébendier par excellence.

Oui, à cette époque, vous sembliez prendre le contrepied de ce précepte gandhien, en faisant ostentatoirement le choix de la lâcheté sur celle de la violence. Pourtant, si vous étiez objectifs, et si les intérêts pécuniaires vous laissaient un minimum de lucidité, vous auriez vu à l’époque, sous vos yeux, plusieurs raisons de s’offusquer, de s’indigner et d’appeler à la violence et à la révolution.

En votre qualité de journaliste, sortez-moi un seul appel à l’insurrection contre le régime liberticide et libertaire imposé à la Guinée par vos mentors avec la bénédiction de Conté. Pourtant malgré votre zèle qui frisait la dépersonnalisation, ce régime que vous aduliez, ne manquera pas de vous embastiller le 3 mai 2001 dans une sombre affaire de diffamation vous opposant à un obscur commis de l’état. Eh oui, à cette époque, Tibou le ci-devant vertueux n’avait pas encore assimilé les principes de Gandhi.

Et votre passage éphémère dans le gouvernement mort-né de M. Cellou Dalein Diallo, le 5 avril 2006, n’a trompé personne sur vos accointances souterraines et sur votre propension à servir loyalement les causes injustes d’un régime impopulaire.

Ce qui laisse plus d’un lecteur pantois et qui déclenche l’hilarité chez plusieurs autres, c’est quand vous affirmez sans sourciller, dans un raisonnement acrobatique dont vous seul avez le secret, que « l’Histoire de la Guinée s’est arrêtée depuis qu’Alpha Condé a accédé au pouvoir ». Quel non-sens !!

Non Tibou, l’Histoire de la Guinée ne s’est pas arrêtée à cette date, et pour votre gouverne, elle ne s’arrêtera d’ailleurs jamais ! Elle suit sa «route infinie » comme le disait le défunt président Ahmed Sekou Touré. Ce sont vos propres histoires troubles, rocambolesques et personnelles ayant connu leur apogée sous la transition militaire, qui semblent s’être arrêtées à l’arrivée du Pr Alpha Condé au pouvoir. Or, mon frère, l’Histoire n’a que faire de vos histoires. Elle suit inexorablement et implacablement son cours, ne retenant que les hauts faits et gestes des grands Hommes et jetant dans sa poubelle, les fadaises, historiettes et sornettes des personnes de votre acabit.

Que vous soyez rongés par le stress et le spleen d’un exil auquel vous vous êtes condamnés par vos propres agissements, cela peut se comprendre, mais que vous poussez le narcissisme et le nombrilisme en confondant la glorieuse Histoire du vaillant peuple de Guinée à votre petite histoire qui bat frénétiquement des ailes, au point de vouloir remettre en cause ce qui fonde le socle même de notre démocratie, à savoir la légalité constitutionnelle, je trouve là, que vous franchissez allègrement un dangereux rubicon.

Vous situant dans l’espace et dans le temps, quels arguments sérieux pouvez-vous vendre au peuple de Guinée, apte aujourd’hui à faire déclencher une révolution (objet de vos fantasmes) contre le pouvoir du Pr Alpha Condé ? Ce pouvoir dont la légitimité n’est controversée que par votre haine, n’est-il pas issu de la volonté populaire exprimée de façon souveraine dans les urnes ?

Que vous vous découvriez une vocation journalistique digne de Jean-Paul Marat, en mettant la force de votre plume au service de la violence, cela est un choix personnel, choix dicté par votre situation du moment, dont les fâcheuses incidences ne devraient en aucun cas rejaillir sur le peuple béni de Guinée.

Oui Tibou, vos sournoises intentions ne trompent plus personnes, vous n’êtes pas le Robin des bois que vous voulez présenter au peuple de Guinée, vos masques sont tombés dès lors que vous-mêmes, reconnaissez vouloir « pousser sans attendre Alpha Condé vers la sortie, car tant qu’il sera à la tête du pays, il n’y aura pas de destin présidentiel pour aucun opposant… » !!! Et le morceau est lâché : « destin présidentiel pour (les) opposants » !!! Voilà ce qui vous fait courir aux quatre vents du globe et qui vous lance dans cet effort sisyphien de déboulonner vaille que vaille ce que le peuple est en train de patiemment bâtir, la démocratie.

Nous, au RPG arc-en-ciel, gardons notre sérénité à toute épreuve, tant que nous restons convaincus d’œuvrer pour le bien du peuple. Notre mandat, nous le tenons de ce peuple souverain de Guinée (que vous appelez aujourd’hui désespérément à la violence), et à l’heure du bilan, « la vérité s’imposera sans violence » pour paraphraser Léon Tolstoï. En attendant, veillons tous sur notre case commune : la Guinée.

Conakry, le 21 novembre 2014

Siaka Barry, Secrétaire Politique de Section, RPG arc-en-ciel

 
Marrakech: Discours du Président Alpha Condé à l'occasion du Vème Sommet Mondial de l’Entrepreneuriat

2014/11/21

Aujourd'hui en Guinée Je voudrais tout d’abord transmettre les meilleures salutations des populations guinéennes à tous les participants de cette cinquième édition du Sommet Mondial de l’Entrepreneuriat, ici à Marrakech, merveilleuse ville jardin, qui a émergé au fil des ans comme un centre convoité de rencontres et de conférences.

Je voudrais également, au nom du Peuple de Guinée, du Gouvernement et en mon nom propre, remercier vivement Sa Majesté le Roi Mohamed VI (Que Dieu l’assiste), le Gouvernement et le Peuple Marocains pour l’invitation qu’ils nous ont faite de participer à ce Sommet, ainsi que l’accueil fraternel et chaleureux qui nous a été réservé depuis notre arrivée à Marrakech.

Je saisis aussi cette occasion pour leur exprimer ma profonde gratitude et celle du Peuple de Guinée pour leur soutien, leur fraternité et leur solidarité à notre égard au moment où l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola a mis à rude épreuve le personnel et les infrastructures de notre système de santé publique et affecté très négativement les investissements, le commerce extérieur, la croissance économique, les prix, l’emploi, les finances publiques et la sécurité, menaçant ainsi de mettre en péril les progrès que nous avons réalisés au cours des quatre dernières années pour jeter les bases de l’émergence de la Guinée.

C’est en ces moments difficiles que l’on reconnait ses amis. Le Peuple de Guinée se souviendra de l’élan de fraternité de Sa Majesté le Roi Mohamed VI et du Peuple Marocain Frère. Il sera très reconnaissant.

Nous sommes également reconnaissants à la communauté internationale pour son engagement à nos côtés, non seulement pour éradiquer Ebola, mais aussi pour nous accompagner dans la période post-Ebola afin de renforcer le système de santé publique, relancer les investissements, la croissance économique et l’emploi, consolider les finances publiques et poursuivre les progrès de la Guinée vers l’émergence.

Le Sommet de Marrakech a pour thème général « l’exploitation de la puissance de la technologie en faveur de l'innovation et de l'entrepreneuriat », avec cinq (5) sous-thèmes principaux portant respectivement sur (1) l'intégration régionale, (2) la croissance économique durable, (3) l'innovation sociale pour les jeunes, (4) le développement humain et (5) la migration.

Dans le cadre de ce thème général, je vais développer trois parties essentielles dans la suite de cette allocution : en premier lieu, une vision pour l’avenir et le rôle de l’Afrique dans la transformation de l’économie mondiale dans cette ère de progrès technologiques rapides et d’innovations ; en deuxième lieu, l’importance de la coopération internationale dans l’accélération des transformations nécessaires ; et en troisième lieu, la description des projets novateurs que nous sommes en train de mettre en œuvre en Guinée pour nous préparer à la réalisation de cette nouvelle vision et ambition pour l’Afrique.

Une nouvelle vision et ambition pour l’Afrique

Concernant le premier point, je voudrais souligner qu’avec la vulgarisation des nouvelles technologies, le développement d’une nouvelle attitude plus propice à l’innovation et la promotion de l’esprit d’entreprise, l’Afrique pourrait progressivement et très assurément prendre le relais d’usine du monde à l’Asie qui, dès à présent, va devoir de plus en plus améliorer les rémunérations de ses travailleurs et les conditions de vie de ses populations.

Dans ces conditions, les coûts des facteurs de production vont s’accroître substantiellement en Asie et la croissance asiatique, comme celle de l’Europe et de l’Amérique du Nord, sera davantage portée à l’avenir par la demande intérieure, au lieu des exportations, comme nous l’avons connu depuis la deuxième moitié du vingtième siècle.

L’Afrique, par contre, qui a toujours disposé d’une main-d’œuvre abondante et à bon marché, mais pas toujours bien formée, va dorénavant capitaliser sur les nouvelles technologies, l’innovation et l’esprit d’entreprendre pour améliorer son savoir-faire. Ce faisant, elle va substantiellement réduire les coûts de ses facteurs de production, accroître de plus en plus la part des exportations dans le bilan de sa croissance économique et ambitionner de devenir la nouvelle usine du monde.

Les progrès technologiques et les innovations dans la croissance et la transformation des économies africaines ne seront pas synonymes de chômage. Au contraire, ils introduiront des synergies en faveur d’une création massive d’emplois productifs. De plus, ils ne se feront pas au détriment de l’environnement. Enfin, ils tiendront compte des leçons du passé dans les pays industrialisés ou émergents pour accélérer les changements et la transformation de l’Afrique.

En ce qui concerne la création d’emplois, la vulgarisation des nouvelles technologies en Afrique donnera des opportunités de formation et d’employabilité à des parties de plus en plus larges de la population et de la main-d’œuvre qui étaient restées longtemps exclues des progrès de l’économie moderne. Et comme cette employabilité s’accompagne d’une baisse soutenue des coûts des facteurs en Afrique, les parts de marché africaines devraient s’accroître et avec elles l’emploi.

Pour l’environnement, les nouvelles technologies sont plus favorables à l’écologie. Tirant des leçons de l’expérience passée des pays industrialisés et des pays émergents en matière de pollution de la nature au cours des phases successives d’industrialisation, ces nouvelles technologies innovent en matière d’énergies renouvelables, de recyclage de ressources rares et d’assainissement, conduisant à des progrès considérables de l’économie verte.

Finalement, avec les innovations et la maîtrise des nouvelles technologies, les progrès et les transformations qui ont pris plus d’une décennie à s’accomplir dans le passé, pourraient se réaliser en deux ou trois ans dans le futur pour la renaissance de l’Afrique.

L’importance de la coopération internationale

Pour la réalisation de cette nouvelle vision pour l’Afrique, il convient également de mettre l’accent sur la nécessité de la coopération internationale, aussi bien Nord-Sud que Sud-Sud, y compris l’intégration régionale. Au-delà de l’assistance technique et financière, le renforcement du partenariat économique et commercial entre les Nations est essentiel au transfert de technologies et à l’ouverture des marchés des pays industrialisés et des pays émergents aux entreprises des pays en développement. A cet égard, nous avons accueilli avec satisfaction le programme Young African Leader Initiative du Président Obama qui a permis à des jeunes entrepreneurs guinéens et africains dynamiques de bénéficier de l’expérience théorique et pratique des plus grandes entreprises américaines, et de promouvoir ainsi l’innovation, les investissements, la croissance et la réduction de la pauvreté.

De même, le programme de l’AGOA représente une opportunité unique pour nos entreprises africaines d’exporter leurs produits aux Etats Unis en franchise de douane, tout en leur permettant d’adapter leur production aux normes et standards du commerce international les plus rigoureux.

Nous invitons les autres pays industrialisés, les pays émergents et les autres continents, notamment l’Europe et l’Asie à émuler les Etats Unis d’Amérique et à offrir ce type d’ouverture commerciale et de franchise douanière aux pays africains pour accroître leur part du commerce international et améliorer les incitations à l’investissement privé.

Un concept et des projets novateurs en Guinée

Pour la dernière partie, j’aimerais exposer ici qu’un projet novateur est en cours de réalisation en Guinée pour la connexion de l’ensemble des établissements d’enseignement secondaire, professionnel et supérieur à l’Internet. Ce projet, qui sera étendu aux établissements d’enseignement primaire, permettra de créer des centres d’incubation, des laboratoires d’innovation en faveur d’une nouvelle forme d’entrepreneuriat.

Les technologies aux services des autres secteurs tels que l’agriculture ou l’agro-business, la sante, l’éducation ou le commerce, favoriseront l’éclosion d’une nouvelle forme d’économies sectorielles et la création d’emplois, ainsi que l’élimination de la fracture numérique et de l’exclusion.

La simplification et la modernisation de l’administration par l’intermédiaire des nouvelles technologies de l’information et de la communication donneront une meilleure visibilité aux opérateurs économiques nationaux et aux investisseurs étrangers.

Une autre initiative en cours de réalisation en Guinée, en collaboration avec le Groupe Bolloré, consiste aussi à encourager le développement des nouvelles technologies par la création, autour d’une ligne de chemin de fer, des Blue zones entièrement indépendantes en énergie, eau et internet. Ces Blue zones, qui permettront le développement d’activités économiques et socio-culturelles pour la jeunesse, accueilleront des cités technologiques qui sont des espaces dédiés au développement et à la création de nouvelles entreprises innovantes. Ces centres permettront à ces entreprises de valider leurs innovations en situation réelle et de trouver des partenaires. Une première cité technologique a déjà été inaugurée à Conakry et d’autres vont suivre.

La Guinée est aussi en train de se doter de 4.000 kilomètres de fibre optique pour permettre l’accès de tous à l’internet et aux nouvelles technologies de l’information.

Nous évoquons ces projets dans le but d’encourager les participants de cet important sommet à nouer des partenariats technologiques et financiers avec les entreprises guinéennes pour impulser l’innovation.

Conclusion

Pour conclure, je voudrais exhorter tous les participants à ce Vème Sommet Mondial de l’Entrepreunariat à faire des occasions de rencontre et de dialogue qui leur seront données au cours de ces trois jours des rendez-vous du donner et du recevoir en matière de transfert de technologie, d’innovation et de création d’entreprises. En effet, la vulgarisation de la technologie, des nouvelles innovations et de la culture de l'entrepreneuriat, surtout parmi les femmes et les jeunes, va permettre de tirer le meilleur parti des incitations du secteur privé à accroître les investissements et la production, et à réduire la pauvreté dans les pays en développement, notamment en Afrique.

Eu égard à l’épidémie de la fièvre Ebola en Guinée et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, je voudrais porter une attention toute particulière à la session interactive relative à la santé organisée en partenariat avec le cabinet McKinsey, avec l’objectif d’y mettre un accent sur les leçons à tirer de la riposte contre Ebola, sur le renforcement des systèmes de santé publique, et sur la réponse à apporter par les pays affectés et la communauté internationale à l’impact négatif de la maladie sur la situation économique, financière et sociale.

Je vous remercie de votre attention.

Marrakech, le 20 novembre 2014

Le Pr. Alpha Condé, Président de la République de Guinée

 
Visite d'Etat: Le Président François Hollande attendu à Conakry la semaine prochaine

2014/11/21

Aujourd'hui en Guinée Le président François Hollande a annoncé vendredi qu'il se rendrait "la semaine prochaine", le 28 novembre, à Conakry (Guinée), où la France est présente dans la lutte contre l'épidémie de fièvre Ebola.

Cette "visite officielle (sera) consacrée à la mise en oeuvre des actions du plan de lutte contre le virus Ebola en Guinée", a précisé l'Elysée dans un communiqué.

Il se rendra ensuite les 29 et 30 novembre au Sénégal, à l?occasion du Sommet de la Francophonie, a-t-on précisé.

"La France agit avec d'autres en Guinée, elle y a installé un hôpital, notamment en Guinée forestière", a souligné M. Hollande lors d'une intervention devant la Fondation Chirac. "Elle appuie les organisations humanitaires" qui "sont présentes, notamment à Conakry, et je m'y rendrai moi-même la semaine prochaine", a-t-il poursuivi.

M. Hollande a par ailleurs confirmé qu'"une équipe de quatre experts français" se rendait ce vendredi "à Bamako, au Mali, pour étudier l'opportunité de créer un centre de traitement sur les lieux mêmes de la contamination", qui touche également ce pays depuis peu.

Cette équipe "est composée d'un infectiologue, d'un épidémiologiste, d'un médecin de santé publique et d'une pharmacienne-hygiéniste", avait indiqué jeudi Marc Meunier, directeur général de l'Eprus (Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires) lors d'un point sur Ebola au ministère de la Santé.

AFP

 
Conflit domanial: Un scandaleux arrêt de la Cour Suprême qui impliquerait la famille présidentielle !

2014/11/15

Aujourd'hui en Guinée Un scandale judicaire, savamment orchestré par un certain Seinkoun KABA, qui se réclame et agi sous la couverture de Madame Djènè Kaba Condé, première Dame de la République, avec l’appui du tout puissant Mohamed Diané, ministre directeur de cabinet à la Présidence de la République de Guinée, est entrain de s’opérer à Conakry. La famille KABA, d’après les informations à notre disposition, qui instrumentalise l’appareil judiciaire de l’Etat, veut coûte que coûte exproprier Monsieur Mamadou Fofana de la parcelle N° 26 du Lot 19 de Rogbanè d’une superficie de 618m2, 75, sise dans la commune de Ratoma, à Conakry. Chronologie d’une justice à deux vitesses où la plus grande instance judicaire du pays, la Cour Suprême, se range du côté des plus forts.

Le 24 Septembre 2014, la Cour Suprême de la République de Guinée, statuant sans fondement légal sur un recours en annulation initié par le Ministre de la justice d'alors et sur saisine du Parquet Général près la même Cours, a rendu un arrêt Scandaleux en annulant l’arrêt N°15 du 1er septembre 2011 rendu sur un recours en annulation rendu par les chambres réunies de la dite Cour. Motif suffisant pour accentuer la méfiance des nos compatriotes et de potentiels investisseurs à l’égard de nos institutions judiciaires.

Tout a commencé un 10 Novembre 1985, quand le bureau du conseil du quartier de Taouyah, après investigations, a délivré une attestation de propriété à Madame feue Yakha CAMARA et sa famille portant sur une parcelle sise dans le même quartier.

Le 16 Février 2006, les héritiers de feue Yakha CAMARA, représentés parMessieurs Ousmane et Bangaly Soumah, cèdent à Monsieur Mamadou Fofana, représenté par Monsieur Frantoma Traoré, la parcelle N° 26 du Lot 19 de Rogbanè d’une superficie de 6198m2, 75 (qui a fait I'objet de l'attestation de session du 10 novembre 1985)

Le 16 Avril 2006, la commission Communale chargée des conflits domaniaux de Ratoma, après avoir examiné le conflit naissant entre Mamadou FOFANA, représenté alors par Monsieur Frantoma Traoré et Monsieusr Seinkoun KABA, a reconnu la propriété de Monsieur Mamadou Fofana sur la parcelle N° 26 du lot 19 du plan cadastre de Rogbanè.

Quelques mois après, Monsieur Mamadou Fofana, sous couvert de Monsieur Frantoma Traoré, a entrepris la mise en valeur de cette parcelle qui, auparavant, faisait l’objet d’une occupation paisible, publique, continue et sans équivoque des occupants coutumiers.

Le 19 Juillet 2006, Monsieur Mamadou FOFANA représenté alors par Monsieur Frantoma TRAORE par exploit de Maître Mamadou BARRY, huissier de Justice, a reçu une assignation à comparaître devant le Tribunal de Première Instance de Conakry II, faite à la requête d’un certain Seinkoun KABA qui réclame la propriété et Cessation de troubles sur les 599 m2 sise au quartier Ratoma sans aucune autre précision.

Malgré la violation des règles de forme qui entache cette procédure le Tribunal de Première Instance de Conakry II, à son audience du 24 Novembre 2006, a rendu le jugement civile N° 312, attribuant la propriété de la parcelle N° 26 du lot 19 du plan Cadastre de Rogbanè à Monsieur Seinkoun KABA. Mais à tort, car sur la base d'un simple certificat de perte établi le 27 juillet 2006 bien après la saisine du Tribunal de Première Instance de Conakry II.

Le 27 Juillet 2006, la Brigade de la Gendarmerie de Ratoma, alors que le Tribunal de Première Instance de Conaky II est déjà saisi à la requête de Monsieur Seinkoun KABA, délivre à ce dernier un ‘’Certificat de perte’’ de l'original de l'attestation de cession fait à Conakry le 5 juillet 2006.

La question que l'on est en droit de se poser est de savoir comment une parcelle acquise, selon Monsieur Seinkoun KABA en 1986, peut faire l’objet d’une attestation de cession établie seulement en juillet 2006, soit 20 ans après, car entre temps, Monsieur Seinkoun KABA a réussi à se faire établir par une certaine Marie Thérèse LIGHTBURN une attestation de cession manuscrite en date du 05 Juillet 2006.

Malheureusement, c’es sur la base de ce prétendu certificat de perte frauduleux que le Tribunal Première Instance de Conakry II a ‘’offert’’ la propriété de la parcelle N°26 du Lot 19 du plan cadastral de Rogbanè à Monsieur Seinkoun KABA.

Le 17 Juillet 2007, la Cour d'Appel de Conakry suite à l'appel interjeté par Monsieur Mamadou FOFANÀ, représenté alors par Monsieur Frantoma TRAORE conte le jugement suscité du Tribunal de Première Instance de Conakry II a rendu I'arrêt confirmatif N° 167.

Il est nécessaire de signaler à cet effet aussi que cet arrêt a été rendu en violation de la loi, notamment de l’article 110 du Code de Procédure civile, Economique et Administrative que dispose que : « il appartient aux juge devant lesquels l’affaire a été débattue d’en délibérer. Ils doivent être en nombre au moins égale à celui que prescrivent règles relatives à l’organisation judiciaire »

La composition de la Cour d'Appel étant collégiale, l'une des conseillères de la troisième chambre civile d'alors en la personne de Madame DIANE Rouguiatou BARRY qui a pris part au débat, n'a pas assisté à la délibération étant absente du territoire national.

Le 04 Août 2008, la Cour Suprême de Guinée, statuant sur le pourvoi formé contre l’arrêt N° 167 du 17 Juillet 2007 de la Cour d'Appel de Conakry a rendu I'arrêt de rejet N° 96.

Compte tenu des innombrables violations de la loi dans les premières décisions de justice, le Ministère de la justice, garde des sceaux, sur le fondement des dispositions de l’article 86 de la loi organique N°91/08CTRN du 23 décembre 1991 portant organisation et fonctionnement de la Cour Suprême de Guinée, a initié auprès de cette juridiction une procédure d’annulation de ces décisions.

Le 1er septembre 2011, statuant sur le recours en annulation contre les Arrêts N°167 du 17 Juillet 2007 de la Cour d'Appel de Conakry et 96 du 04 Août 2008, les chambres réunies de la Cour Suprême de Guinée, ont rendu l'arrêt N° 15 reconnaissant définitivement la propriété entière de Monsieur Mamadou FOFANA représenté alors par Monsieur Frantoma TRAORE sur la parcelle N° 26 du lot 19 du plan cadastral de Rogbanè.

Cet arrêt définitif et irrévocable de la Cour Suprême a été régulièrement signifié et mis entièrement à exécution par Maître Konso CAMARA, Huissier de justice les 21 et 26 décembre 2 011.

A la grande surprise de Monsieur Mamadou FOFANA, représenté alors par Monsieur Frantoma TRAORE, le Ministère de la justice garde des sceaux, en violation manifeste de toutes les règles procédurales, a introduit un nouveau recours en annulation, sans aucun fondement légal, contre l'arrêt définitif N°15 du 1er Septembre 2011 des chambres réunies de le Cour Suprême de Guinée, rendu sur recours en annulation.

Très malheureusement, Monsieur Mamadou Sylla, Premier Président de la Cour Suprême qui, en toute circonstance, ne cesse de répéter que ce procès doit prendre fin, a donné son avis explicite autorisant la mise en place d’une nouvelle procédure de recours en annulation contre un arrêt rendu sur un recours en annulation.

Cette brèche ouverte par Mamadou Sylla, Premier Président de la Cour Suprême de la république de Guinée, donnera l’occasion à Maître Christian Sow, ministre de la Justice d’alors de piétiner toutes les lois de la République dont le Ministère de la Justice est censé protéger.

C'est ainsi qu'à la date du 16 Juillet 2012 Monsieur le même Christain Sow à instruit à Madame le Procureur Général près la Cour Suprême de déférer devant la Chambre compétente de la Cour Suprême la cause opposant Monsieur Mamadou Fofana à Monsieur Seinkoun Kaba aux fins d’annulation de l’arrêt N°15 du 1er Septembre 2011 des chambres réunies de la Cour Suprême sur recours en annulation de la même Cour.

Monsieur Frantoma Traoré, qui s’est battu sa vie durant contre un groupe de mafieux pour conserver la parcelle de neveux, a été rappelé à Dieu et n’a pu voir le dénouement de cette interminable affaire juridique avec l’implication des hommes forts de régime actuel.

Dans le quartier Ratoma, les habitants de la Concession de Monsieur Mamadou Fofana qui ne savent plus à quel saint se vouer, la famille de Seinkoun KABA ne cache plus ses liens familiaux avec Djènè Kaba Condé l’épouse du chef de l’Etat, le Pr. Alpha Condé. D’ailleurs, selon les voisins de la concession litigieuse, les KABA le disent à qui veut l’entendre que c’est Dr Mohamed Diane de la présidence de la république qui tire la ficelle dans cette affaire, et que sous peu la Cour Suprême de la République de Guinée, donnera un autre arrêt facilitant ainsi l’expropriation définitve de Monsieur Mamadou Fofana.

Aujourd’hui, il n’y a que l’intervention, en extrême urgence du Pr. Alpha Condé, Président de la République de Guinée, qui peut empêcher la famille de Mamadou Fofana de se retrouver à la rue. Car la machine juridico familiale de Seinkou KABA s’est une nouvelle fois ébranlée. Au de nom de la proximité supposée à la famille de la première dame de la République de Guinée.

A suivre….

Abdoulaye Sylla

 
Rémy Lamah, Ministre de la santé: "il faut combattre le virus Ébola et non les guinéens "

2014/11/15

Aujourd'hui en Guinée Venu dans le cadre d'une réunion avec l'Organisation de la Coopération Islamique-OCI-et la Banque Islamique de Développement-BID-, SEM Rémy Lamah a eu un long entretien avec le chef de bureau de votre site AEG, le samedi 8 novembre courant à l'hôtel Radisson Blu de Djeddah. Notre entretien a été échafaudé sur l'épidémie à virus Ébola. Lisez l'entretien.
AEG- Excellence Monsieur le Ministre bonjour.

Bonjour Monsieur Traoré.

AEG- Depuis 9 mois, la lutte contre l'épidémie à virus Ébola est engagée. Quel bilan faites-vous de cette lutte aujourd'hui?

Effectivement, depuis le 23 mars dernier, notre pays la Guinée est confronté à l'épidémie hémorragique à virus Ébola qui a fait assez de morts. J'avoue grâce à l'engagement et à la détermination de SEM le Président de la République, aujourd'hui nous pouvons remercier Dieu. Il faut reconnaître que ses efforts sont entrain d'être matérialisés sur le terrain par la diminution du nombre de cas dans les préfectures infectées. Également, un autre effort aujourd'hui louable, est la mise en place par SEM le Président de la République sur le conseil du Système des Nations Unies, une cellule de coordination de riposte contre cette fièvre hémorragique à virus Ébola. La coordination avec l'appui de nos partenaires techniques et financiers a mis également en place des cellules de coordination préfectorales pour appuyer cette riposte qui est entrain, comme je le disais tantôt de faire ses effets positifs. Toujours dans le cadre de cette riposte, grâce à l'appui de nos partenaires techniques et financiers, il faut reconnaître que des centres de traitements aujourd'hui sont également mis en place pour faciliter la prise en charge des malades au niveau des zones affectées. C'est dans ce sens qu'on a mis en place un centre de traitements au niveau de Conakry, plus précisément à Donka et également un centre de traitements est mis en place à Guékédou, des centres de transites à Macenta qui aujourd'hui sont entrain d'être transformés en centres de traitements. Également la mise en place d'un centre de traitements dont la pose de la première pierre est faite au niveau du site de Koloma plus précisément à Kaporo Raïl. Nous avons également fait la pose de la première pierre du centre de traitements de N'zérékoré. Des centres de traitements ou de transites au niveau de Forékaria et de Coyah. Bref, il est question de mettre dans toutes les préfectures des centres de transites et de traitements qui vont être opérationnels dans un court délai. Pour le moment, les centres qui sont opérationnels en terme de prise en charge sont ceux de Donka, Forékaria et Macenta. Donc, c'est dire que des efforts louables sont entrain d'être fournis sur le terrain pour faciliter la prise en charge de ces patients dans les zones affectées.

AEG- Il y'a quelques mois, nous vous entendions lancer un SOS sur France 24 pour avoir des soutiens techniques et financiers. Assez de fonds sont rentrés aujourd'hui. Monsieur le Ministre, est-ce que ces fonds sont-ils bien utilisés?

Bien utiliser? Je vais dire oui, ces fonds sont bien utilisés. Par contre, il y a eu des effets d'annonce de la part de beaucoup de nos partenaires et de certains pays. Mais j'avoue que quand nous prenons les procédures pour certains bailleurs qui aujourd'hui sont très compliqués, ne permettent pas de rentrer directement en possession de ces fonds. Il y'a également de ces fonds qui sont directement remis à certains partenaires dans le cadre de cette riposte.

AEG- Donc cela veut dire que tous ces fonds ne tombent pas directement dans les caisses de l'état Monsieur le Ministres ?

J'allais dire que souvent beaucoup de gens font de l'amalgame et pensent qu'une fois que ces annonces sont faites, ces fonds vont directement dans les caisses de l'état. Quand je prends par exemple la Banque Mondiale qui avait annoncé 200.000.000200.000.000 de dollars US pour ces trois pays infectés. Ils ont mobilisé un premier montant de 100.000.000100.000.000 de dollars US dans lesquels la Guinée a reçu à peu près 28.000.00028.000.000 de dollars US. Dans ce montant, il était question que nous achetions par exemples des moyens logistiques, la mise en place des centres de traitements. Sur le plan de la logistique, l'UNICEF a été mandatée par la Banque Mondiale pour l'achat de tout ce qui est lié à la logistique. Nous avons demandé voilà ce dont on a besoin. À la Banque Mondiale de céder le fonds à tel ou à tel partenaire. L'essentiel c'est que nous recevions ce dont on a besoin. Comme je le disais tantôt, l'achat par exemples de la logistique, des ambulances, des pick-ups, des intrants. Donc l'UNICEF est chargée de l'achat de ces équipements qui sont mis à la disposition du gouvernement guinéen qui à son tour a remis à la coordination pour rendre opérationnel tout le système.

AEG- Monsieur le Ministre, un constat montre que la diaspora n'est pas totalement impliquée par l'état. Or cette diaspora est stigmatisée à travers le monde. Que répondez-vous à cela ?

Par rapport à l'implication de la diaspora, je dirais que tous les guinéens de quelque obédience qu'il soit, c'est une lutte commune et collective. Chacun doit faire de cette épidémie une priorité comme l'a dit le Chef de l'état. Il ne doit pas y avoir d'exception ni de parti pris car nous sommes concernés de près ou de loin par cette maladie.
Ensuite vous me parliez de stigmatisation. Voilà un phénomène vraiment qui fait une tache d'huile. J'étais récemment sur les antennes de La Voix de l'Amérique, cette stigmatisation et cette discrimination dont les guinéens font l'objet, je vous dis que c'est un tord, c'est oubliant. Les gens pensent que " Guinéens " veut dire " Ébola ". Ils pensent que venir en Guinée veut dire être face à ce virus Ébola. Or on a expliqué aux gens comment se transmet ce virus? D'aucuns pensent que dès que vous êtes dans l'aéroport de Conakry le virus se promène dans l'air. Par l'instinct de survivre , méconnaissance des voies de transmission, ignorance, manque de communication, les gens font de la Guinée un pays à haut risque. Moi je dirais non. Il faut lutter contre cette stigmatisation et cette discrimination. Plutôt, il est important d'isoler le virus et non la Guinée. C'est le virus qu'il faut combattre et non les guinéens.

AEG- Quel message avez-vous à lancer Monsieur le Ministre?

Je dirais qu'avec les efforts conjugués du gouvernement, de tous nos partenaires et de tous nos pays amis, nous parviendrons à éradiquer cette épidémie. Que les gens se résignent de pointer du doigt des guinéens, des sierra-léonais ou des libériens pour dire que ce sont des personnes porteuses du virus. Non, bien au contraire, il faut se donner la main, de nous supporter. C'est ça même la quintéscence de l'Union Africaine.

AEG- Alors c'est ici où prend fin notre interview. Merci Excellence Monsieur le Ministre.

Merci à vous aussi d'avoir accepté de passer ces bons moments avec nous. Ensemble, nous vous demandons, vous qui êtes au niveau de ces Lieux Saints de l'islam, de prier pour nous, pour que nous nous en sortions de cette épidémie.

Interview réalisée samedi 8 novembre 2014 à l'hôtel Radisson Blu de Djeddah.

Ousmane TRAORÉ
Écrivain-journaliste
Chef de bureau d'AEG en Arabie Saoudite
Courriel: minatatraore970@yahoo.ca
Tél: (00966) 595 380 428.

 
Communiqué de la CENI portant sélection d'un opérateur technique international

2014/11/15

Aujourd'hui en Guinée La CENI a l'honneur d'informer que, dans le cadre des préparatifs de la prochaine élection présidentielle de 2015 et conformément à l'accord politique du 3 juillet 2013, qu'elle a lancé l'opération de recrutement d'un opérateur technique international selon la procédure suivante:

1- Lancement d'appel à manifestation d'intérêt pour le recrutement d'un consultant international afin de l'appuyer dans l'élaboration du cahier de charges. Le Cabinet Business Card Associates (BCA) a été, comme déjà annoncé, retenu à cet effet;

2- Le lancement d'appel d'offres international pour le recrutement d'un opérateur international ayant en charge la révision des listes électorales et l'impression des cartes électorales pour les présidentielles de 2015. A cet égard, neuf (9) Sociétés et entreprises guinéennes et internationales se sont portées acquéreurs de cahiers de charges.

Ce sont:

1- Safran Morpho de France

2- Sivernet de Guinée

3- Zetes de Belgique

4- Smartmatic des Pays

5- Gemalto de France

6- Sabari Technologie de Guinée

7-Waymark Infotech d'Afrique du Sud

8-Paarlmedia d'Afrique du Sud

9- Gisecke et Devrient FZE de Dubaï

Au terme du délai de 45 jours, défini dans le dossier d'appel d'offres, quatre (4) de ces neuf (9) ont déposé leurs offres dans l'ordre suivant:

1- Safran Morpho de France

2- Gemalto de France

3- Zetes de Belgique

4- Smartmatic des Pays

L'ouverture officielle des plis a eu lieu, le vendredi 03 octobre 2014 à 16 heures à la Direction Nationale des Marchés Publics en séance ouverte au public, en présence de l'autorité contractante (CENI), des représentants de la Direction Nationale des Marchés Publics, des sociétés soumissionnaires, des représentants des partis politiques de la Mouvance et de l'Opposition, des médias publics et privés et de ombreux autres observateurs.

Du 03 octobre au 06 novembre 2014, soit un mois, la commission d'évaluation des offres, composée des représentants des Marchés Publics et de a CENI, a procédé à l'analyse technique des offres reçues et à leur cotation, conformément aux dispositions des articles 11, aliéna 1 et 12, aliéna 2 du code des Marchés publics, guinéen et de la réglementation en vigueur en la matière.

Au terme de cette procédure d'évaluation technique et financière des quatre soumissions, la Société GEMALTO France a été adjugée.

Il convient de noter que cette société est leader mondial de sa catégorie.

Dans sa correspondance en date du 13 novembre 2014, adressée au Président de la CNI, le Ministère d'Etat de l'Economie et des Finances a invité l'autorité contractante qu'est la CENI et ce, conformément aux dispositions de l'article 8 du code des Marchés Publics, de procéder selon les règles en la matière, à la notification du marché à l'adresse de la Société GEMALTO.

La CENI voudrait féliciter les membres de la commission d'évaluation pour la qualité de leurs travaux et remercie l'ensemble de ses partenaires pour le climat de confiance et de sérénité qui a entouré ce travail d'évaluation et de sélection de l'opérateur technique international qui aura à charge, la révision du fichier électoral pour l'élection présidentielle de 2015.

Conakry le 13 Novembre 2014

La CENI

 
Interview: SEM Damantang Albert Camara fait un bilan concis à mi-parcours du gouvernement Saïd Fofana 2

2014/11/14

Aujourd'hui en Guinée En marge des séances de travail à l'Organisation de la Coopération Islamique-OCI-et à la Banque Islamique de Développement-BIG, auxquelles il a participé le 10 du mois courant à Djeddah, avec ses collègues de la coopération et de la santé, le Ministre de l'enseignement technique, de la formation professionnelle et de l'emploi, porte-parole du gouvernement, s'est prêté aux questions du chef de bureau de votre site de référence AEG. Sur ces questions, le porte-parole de l'État guinéen revient sur le bilan du gouvernement Mohamed Saïd 2. Lisez l'intégralité de notre entretien.

AEG- Bonjour Monsieur le Ministre.

Bonjour Monsieur Traoré.

AEG- En tant que porte-parole, Monsieur le Ministre quel bilan faites-vous du gouvernement Saïd Fofana 2 ?

" L'énergie et l'eau "

C'est un gouvernement qui a été qualifié de mission par le chef de l'État et le premier ministre, comme vous le savez.
Effectivement ces missions principales sont de consolider les acquis que nous avons eus en terme d'équilibres macro-économiques afin de les mettre au service du développement de la Guinée et des populations guinéennes. Chacun d'entre nous a eu des lettres de missions par rapport à ça. Notamment avancer dans ce qui concerne l'énergie et l'eau. Nous avançons très bien. Aujourd'hui vous voyez bien les différents pilonnes du barrage Kaléta entrain d'être déployés à Conakry. Donc ce qui laisse présager que normalement, rapidement nous devrions être dans les délais qui ont été prévus par rapport à ça , à savoir mai ou juin 2015.

" Les projets miniers "

Nous avons également entamé plusieurs projets miniers, signé plusieurs conventions minières qui auraient dû commencer à s'exécuter n'eut été l'épidémie Ébola, mais qui sont entrain de se mettre en place.

" Les réformes institutionnelles "

Nous avons continué la réforme institutionnelle, des textes qui nous régissent. Plusieurs textes ont été mis en place, plusieurs structures ont également été créées.La dernière en date étant le concept présidentiel de l'investissement qui doit permettre d'avoir plus de visibilité , plus de fluidité dans les investissements qui sont faits en Guinée, plus de qualité avec un système d'analyse de très haut niveau.

" Les grands projets "

Au niveau des grands projets, le port de Conakry va se terminer très bientôt. Les Blus zones qui sont une conséquence de la responsabilité sociale du groupe Bolloré. La première a été inaugurée et les deux autres sont en voie d'être inaugurées. Donc tous ceux-ci en terme d'infrastructures viennent consolider les premiers acquis du gouvernement Saïd Fofana 1 , comme vous le dites vous-même et devraient nous permettre de nous projeter résolument vers la rame de lancement de l'émergence.

"Les acquis sociaux "

Nous allons continuer à améliorer les conditions de vie des guinéens, notamment en maintenant le prix du riz là où il était, en évitant d'augmenter le prix du carburant, et en réalisant un certain nombre d'actions sociales. Malheusement comme vous le savez tout ceci a été un peu mis en mal par l'épidémie Ébola qui a ralenti l'élan que nous avions.Mais nous restons confiants sur notre possibilité à faire de telle sorte que la vie des guinéens s'améliore jour après jour.

" Le département de l'enseignement technique "

En ce qui concerne plus spécifiquement mon département, j'ai encore eu la chance d'obtenir une nouvelle école des jeunes, des arts et métiers qui va être construite très bientôt. Nous avons terminé les avis de non-objection et la signature des traités sur les autres écoles régionales des arts et métiers financées par la BIG et le Fonds saoudiens de développement. Nous espérons vraiment lancer les appels d'offres dans les semaines qui viennent pour que les travaux commencent début 2015.

AEG- Monsieur le Ministre , quel est votre dernier mot de la fin ?

Que les guinéens restent confiants. C'est que si nous n'avions pas fait tout ce que nous avons fait depuis que nous sommes venus, l'impact de l'épidémie Ébola sur notre économie mais également sur la vie des guinéens de tous les jours, aurait été plus que catastrophique. Aujourd'hui nous avons su et cela tout l'intérêt de pouvoir avoir un gouvernement qui tient à rétablir les équilibres macro-économiques. Nous avons un système économique et politique qui nous a permis de résister à cette épidémie et qui, nous l'espérons va nous permettre de la dépasser. Ensuite nous serons plus à même de répondre aux différents défis notamment les défis sociaux avec un grand renforcement de notre capacité sanitaire et également d'autres projets qui, lorsqu'ils seront réalisés, amélioreront considérablement la vie des guinéens.

AEG- Je vous remercie Excellence Monsieur le Ministre.

Merci à vous.

Interview réalisée à l'hôtel Radisson Blu de Djeddah, samedi 8 novembre 2014.

Ousmane TRAORÉ
Écrivain-journaliste
Chef de bureau d'AEG en Arabie Saoudite.
Courriel: minatatraore970@yahoo.ca
Tél: (00966) 595 380 428(00966) 595 380 428

 
Annonce et remerciements : Naby Laye Sylla n’est plus !

2014/11/12

Aujourd'hui en Guinée Les familles Sylla, Camara, Touré, Yansané, Conté, Sanoh, Kéïta, Darabah, amis et sympathisants, remercient très sincèrement tous ceux qui ont compati à leur douleur suite au décès de leur frère, oncle, cousin et fils Naby Laye Sylla, né 1963 à Conakry, fils de feu El hadj Mangué Sylla et de Hadja Fatou Camara. Décès survenu le mercredi 12 novembre 2014 à Conakry, dès suite de maladie. Le défunt était le petit frère de Sékou Amadou Sylla, dit SAS, Colonel en service à la direction nationale de la douane, et grand frère de Mohamed Sylla résident à Bruxelles, en Belgique.

L’inhumation a eu lieu ce mercredi 12 novembre au cimetière de Simabossiyah dans la commune Ratoma, à Conakry.

Prions pour le repos de l'âme du défunt.

Amen!

 
L’ancien Premier ministre Tony Blair à Sékhoutouréya :
« Nous allons rester avec vous, pendant et après la crise d’Ebola…»

2014/11/12

Aujourd'hui en Guinée Sékhoutouréya, 12 novembre 2014 - Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a reçu en audience ce mercredi 12 novembre 2014 au Palais Sékhoutouréya, l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair. Il vient apporter son soutien à la Guinée, à travers sa fondation «Africa Governance Initiative (AGI)», dans sa lutte contre les impacts économiques de la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Déjà, il faut rappeler que l’ancien Premier ministre britannique à travers sa fondation apporte son apport au gouvernement guinéen en matière d’appui institutionnel dans la gouvernance.

Après son entretien avec le chef de l’Etat, M. Tony Blair a déclaré : « Je suis très heureux d’être ici en Guinée, en ce moment où il y a un grand défi qui est la lutte contre Ebola. Mais je suis absolument confiant que la Guinée va maîtriser cette épidémie. Je sais maintenant que vous avez établi une cellule nationale pour coordonner la lutte contre Ebola et je crois qu’il reste beaucoup à faire. Parce qu’on a besoin de beaucoup de lits, de personnel médical, de laboratoires. Mais il y a une grande volonté du Président et son peuple de vaincre cette épidémie. Egalement, nous avons discuté du fait qu’après Ebola, il faut qu’il y ait un appui en matière économique pour la Guinée surtout que cette maladie a des impacts sur l’économie du pays. La Guinée a enregistré assez de progrès ces dernières années et il est nécessaire de maintenir cette position. Et après Ebola, il faut se concentrer sur ce que nous pouvons faire pour la Guinée afin de l’aider dans son développement et faire progresser son économie. Donc, je suis ici avec mon équipe qui va rester pendant cette crise. Vous avez beaucoup d’amis et nous allons rester avec vous pendant et après la crise d’Ebola ».

Pour le Président de la République, le professeur Alpha Condé, cette nouvelle visite de Tony Blair réconforte davantage la Guinée dans son combat contre Ebola : « Depuis que je suis venus après les élections, le Premier ministre Tony Blair est là pour nous accompagner, son organisation est venu nous assister. (…) Sa présence ici est extrêmement importante. Parce que si une telle personnalité qui a fait plus de 10 ans comme Premier ministre arrive en Guinée, cela va donner confiance aux autres, à savoir qu’on peut venir dans nos pays et qu’on n’attrape pas Ebola en Guinée. Donc, c’est un très grand symbole et on le remercie beaucoup. Nous le remercions beaucoup pour ce grand geste d’amitié et de soutien au peuple de Guinée. Nous savons que nous pouvons compter sur lui et qu’il sera toujours à nos côtés… »

A rappeler que l’Organisation « Tony Blair Africa Governance Initiative », fondée en 2008, par l'ancien Premier ministre, est le pionnier d'une nouvelle façon de travailler avec les pays africains, d'équiper les dirigeants africains de capacités leur permettant de livrer des services publics efficaces à leurs citoyens, en s’attaquant aux racines profondes de la pauvreté, et en créant l'investissement durable pour bâtir des économies solides pour l'avenir.

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
Lutte contre la Piraterie des œuvres artistiques et littéraires: Manifestation de reconnaissance des artistes et du BGDA au Général Ibrahima BALDE

2014/11/12

Aujourd'hui en Guinée Mardi 26 Octobre 2014 une très grande manifestation de reconnaissance a été organisée par les associations des artistes de Guinée à l’endroit du Général Ibrahima BALDE pour son inlassable appui au BGDA dans la lutte contre la Piraterie des œuvres artistiques et littéraires.
Le Directeur général de la Justice Militaire ; le Haut Commandant de l’Etat-major de la Gendarmerie Nationale le Général Ibrahima Baldé a exprimé, son engagement à lutter au côté du BGDA contre la piraterie des œuvres artistiques et littéraires en Guinée. Son objectif : réduire le taux de la piraterie.Pour le Général BALDE, toutes les mesures ont été prises pour mieux lutter contre la piraterie l’objectif étant de réduire le taux de la piraterie. C’est pourquoi, il a déclaré la tolérance zéro aux pirates. Selon lui, l’Etat perd plusieurs milliards de FG par an à cause de la piraterie.

Par ailleurs le Directeur Général du BGDA Mr BANGOURA Abass Pablo ; après avoir remercié le Général pour sa contribution à la lutte contre le phénomène de la Piraterie a dit en substance que, le secteur des arts et de la culture occupe un tiers de la population active guinéenne et contribue au PIB dans une proportion substantielle. Mais, précisera-t-il, l’industrie créative guinéenne en particulier la production littéraire et artistique est malade.

Comme le disait-il lors de son passage dans l’émission KOLOMATIN avec le journaliste Sorel Keita :« En plus de la présence du mal le plus redoutable que l’histoire de la Guinée ait connu ‘’ EBOLA ‘’ l’industrie créative guinéenne paye non seulement le lourd tribut de la conjoncture économique et financière difficile mais elle est malade des lourdes conséquences que le piratage des œuvres littéraires et artistiques fait peser sur elle »

Avant de préciser aux micros de certains journalistes de la presse publique et privée que : « nous assistons à une banalisation du phénomène de la piraterie par les populations » et leur renvoyant les questions suivantes : Combien de guinéens exigent le sticker du BGDA en achetant un support d’œuvre ? Combien sommes-nous à refuser de télécharger gratuitement un fichier de musique ou de film ? Lequel des guinéens s’émeut-il du déchargement des containers de cassettes, DVD, CD, VCD, made in China ou en provenance de Dubaï renfermant des œuvres piratées de nos grands artistes ? ».

La rencontre a connu une très forte mobilisation des artistes qui ont mouillé le maillot pour la défense du drapeau guinéen à travers la culture tels que : Petit Condé « artisan de la dite rencontre » ; Hadja Oumou Dioubaté « la dame chic-choc » ; Fodé KOUYATE « Djely de Kissi Faramaya » ; Grand Devise ; Cheick Penor ; qui ont tous poussé leurs cris de cœur face au fléau qu’est le PIRATAGE DES ŒUVRES DE L’ESPRIT. Car APRES DIEU IL N’YA QUE DES ARTISTES QUI CREENT
Abdoulaye Sylla

 
Drame de Womey: Ministère des Droits de l'Homme pour la démilitarisation et la poursuite des auteurs (Communiqué)

2014/11/11

Aujourd'hui en Guinée Depuis le Mois de février 2014, la Guinée vit une des pires crises sanitaires de son histoire avec l'apparition de la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Cette infection a et aura d'importances conséquences, non seulement humanitaires mais aussi économiques et sociales.

En réaction à cette épidémie, les autorités guinéennes, soutenues par la communauté internationale, ont engagé un vaste programme de lutte contre cette épidémie et donc notamment de sensibilisation des populations en vue de l'adoption de comportements à tenir pour briser la chaine de contamination.

Toute la nation doit rester unie pour faire face à cette épreuve.

C'est dans ce cadre que dans la journée du 16 septembre 2014, une délégation composée des autorités administratives de la Région de N'Zérekore, des autorités sanitaires,des chefs religieux et de journalistes, s’est rendue dans la sous-préfecture de Womey.

Cette visite officielle a malheureusement engendré une réaction hostile des habitants de la localité, avec pour conséquence dramatique l'assassinat de huit (8)membres de la délégation dans des conditions atroces.

Suite à ces violences graves et injustifiables, le Gouvernement a très rapidement et fermement condamné ces lâches assassinats de citoyens guinéens, dont des représentants de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions, des religieux et des journalistes.

Le Ministère des Droits de l'Homme et des Libertés Publiques avait alors, exhorté les autorités judiciaires à tout mettre en œuvre pour que les auteurs de cette ignominie soient poursuivis, arrêtés et jugés conformément à la loi et que celle ci soit appliquée dans toute sa rigueur. Le Ministère des Droits de l'Homme et des Libertés Publiques salue donc, l'ouverture diligente d'une enquête judiciaire pour faire toute la lumière sur cette tragédie incompréhensible, injustifiable qui n'honore pas notre pays et qui ne peut demeurer impunie, comme d'ailleurs toutes les violences meurtrières qui ont eu lieu dans la région forestière et dans d'autres endroits du territoire national.

Tous les appuis doivent être apportés à la justice pour qu'en fin, dans notre pays force puisse rester à la loi, au nom de l'Etat de droit, de la justice et de l'autorité de l'Etat.

Toutefois, le Ministère des Droits de l’Homme et des Libertés publiques demeure très préoccupé par la situation générale de Womey et de ses habitants.

En effet, il nous a été dit et raconté que depuis cette date, la Sous-préfecture de Womey s'est vidée de sa population qui s'est réfugiée dans les forêts environnantes, du fait de la présence des militaires et des exactions qui y seraient commises.

Cette désertion des populations, expose celles-ci à vivre dans des conditions extrêmement pénibles avec tout ce que cela peut entrainer comme conséquences humaines et socio-économiques négatives, telles que : les sentiments d'injustices, la maladie, la précarité, l’insécurité etc.

Oui les crimes commis à Womey le 16 septembre sont odieux, lâches et atroces et ne peuvent rester impunis, mais cela ne justifie point que l'on s'inscrive dans une logique de sanction collective, de limitations excessives et injustifiées des droits et libertés fondamentales, telles que le droit à la sûreté, la liberté d'aller et de venir, le respect de la propriété privée, le respect de la dignité des êtres humains,ainsi que le respect du principe de la responsabilité individuelle en matière pénale.

L'Etat en tant que principal débiteur en matière de Droits de l'Homme, a le devoir de préserver et de garantir à chaque citoyen et à toutes les personnes vivant sur son territoire, un environnement propice à la jouissance effective de leurs droits et libertés naturelles.

C'est seulement à ce prix qu'il nous sera possible de construire ensemble et dans la fraternité respectueuse, un État de droit démocratique juste condition nécessaire pour la paix et la stabilité sociales.

C’est pourquoi, le Ministère des Droits de l'Homme et des Libertés demande instamment qu'il soit engagé et mises en œuvre dans les meilleurs délais possibles les actions suivantes:

- La démilitarisation de la zone

- La poursuite légale et judiciaire de tous les présumés auteurs de ce massacre;

- L’ouverture d’une enquête sur toutes les violations des droits de l’homme commises à Womey

- Le retour immédiat des habitants en toute sécurité et en toute sûreté

- Garantir aux habitants des Womey ainsi qu'à leurs biens, la protection de leurs droits et libertés,

- La restauration rapide de l’ordre légal et républicain dans cette localité ;


La prise en charge de toutes les familles de victimes du 16 septembre 2014 et de toutes les autres victimes enregistrées à Womey depuis cet évènement ;


L'envoi des services de police et de gendarmerie tels que prévus dans nos lois en matière d'engagement des forces de défense et de sécurité pour le maintien d'ordre et dans le cadre d'une procédure judiciaire normale et appropriée.

Le Ministère des Droits de l'Homme et des Libertés publiques invite enfin tous les acteurs publics, politiques, sociaux et religieux à œuvrer dans le sens de la manifestation de la vérité et dans le sens de la paix et de la justice, et à éviter des propos discriminant et incendiaires.

Car promouvoir et protéger les Droits Humains, c'est veiller à ce que les lois soient appliquées de façon juste et républicaine, et que les sanctions judiciaires appropriées soient prises à l'encontre des comportements et attitudes déviants et illégaux, que cela vienne des forces de l'ordre ou de simples citoyens. C'est cela l'Etat de droit.

Les droits de l'homme ce sont des droits qui appartiennent à toute personne humaine, sans distinction ni de race, ni d'ethnie, ni de religion,ni de sexe, ni de statut social.

C'est à l'Etat de garantir cela. Et c'est dans cela que réside l'autorité légitime et légale de l'Etat.

Le ministère des Droits de l'Homme et des Libertés publiques

 
L'ambassadeur des États Unis chez le PDG de Guinée-Games: Pour un partenariat et l'ouverture des classes

2014/11/11

Aujourd'hui en Guinée L'ambassadeur des États Unis d'Amérique, SEM Alexander Lascaris a rendu visite, lundi 10 novembre 2014, au PDG de la société de Jeux "Guinée - Games", M. Antonio Souaré. Cette visite, intervenant en plein remous provoqués par des rumeurs, fondées ou non, faisant état d'une décision présidentielle de déloger Guinée Games de l'immeuble Pita de la Cité Chemins de Fer, a permis au diplomate américain de s'enquérir des nouvelles personnelles de M. Souaré, de s'informer sur ses différentes activités professionnelles et d'examiner avec lui, les possibilités de travail et de partenariat entre les institutions que les deux personnalités dirigent.

M. Antonio Souaré a expliqué à M. Lascarîs, les domaines d'interventions de ses sociétés et entreprises. La société mère étant GBM ( Groupe Business Marketing), ces activités englobent les médias (avec le lancement futur de la chaîne internationale de radiotélévision CIS-Tv (Culture Infos Sports ainsi que de son journal et de son site), le sport (avec le Horoya Athletic club en football, basket et hand-ball), la formation (avec l'académie internationale Antonio Souaré en chantier sur 11 hectares à Yorokoguia de Dubréka), les sociétés de jeux installées dans 17 pays, dont en Guinee avec Guinée-Games. Parlant de la structure guinéenne de sa loterie, Antonio Souaré a souligné que Guinée-Games, présente sur toute l'étendue du territoire national, favorise directement et indirectement prés de 20.000 emplois et contribue, à ce titre, efficacement dans la lutte contre le chômage et la réduction de la pauvreté en Guinee. Au delà, la société s'illustre remarquablement dans l'humanitaire avec la construction des pistes et ponts pour désenclaver les zones rurales guinéennes, la réalisation des forages dans des zones villageoises et urbaines, l'assistance aux ONG et coopératives socioprofessionnelles. D'autre part, depuis le déclenchement de l'épidémie à virus Ebola, Guinee-Games a déjà dépensé plus de 700 millions GNF dans la sensibilisation et l'effort d'éradication du mal.

Très impressionné par ce récit, l'ambassadeur Alexander Lascaris a exprimé ses félicitations et encouragements au PDG de Guinée-Games. Le diplomate américain a manifesté son intérêt d'établir un cadre de partenariat avec une société si structurée et permettant à son ambassade, a travers le réseau Guinée-Games, d'atteindre les populations cibles bénéficiaires de ses différents programmes d'aide et d'assistance. Les techniciens de l'ambassade et de Guinee-Games ont été chargés de réfléchir et de monter ce cadre de travail.

En attendant, les préoccupations des deux personnalités résident aussi dans la réouverture des classes en Guinée. Enseignant, l'ambassadeur américain ne supporte pas la fermeture prolongée des écoles guinéennes et estime urgent de sauver l'année scolaire. Pour répondre à un préalable du gouvernement guinéen, les deux personnalités s'engagent à trouver et à fournir rapidement des Thermo-Flash aux écoles guinéennes afin de favoriser la rentrée.

Pour MM. Souaré et Lascaris, le monde a connu des épidémies comme la variole, la rougeole, la lèpre etc. mais elles ont toujours été vaincues. A partir de là, ils sont optimistes sur le fait de la disparition totale du virus Ebola.

Abdoulaye Condé

 
Sékhoutouréya: Le Président Alpha Condé rencontre les entreprises signataires des accords avec le Maroc

2014/11/10

Aujourd'hui en Guinée Sékhoutouréya, 10 novembre 2014 - Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a rencontré ce lundi, 10 novembre 2014 au Palais Sékhoutouréya, les patrons d’entreprises ou les groupes d’entreprises qui ont signé les accords de partenariat avec le Maroc lors du Forum de Casablanca qui a eu lieu du 7 au 9 septembre dernier. Le Président Alpha Condé les a rencontrés pour s’informer de l’évolution de ces accords. Il s’agit d’une trentaine d’entreprises ou groupement d’entreprises qui ont signé des accords portant entre autres sur les bâtiments et travaux publics, l’agro-industrie, la pêche, les travaux d’imprimerie, le tourisme, les banques. Un acte du chef de l’Etat qui dénote une fois encore son souci de faire du partenariat public-privé un des leviers de développement socioéconomique de la Guinée. C’est pourquoi au cours de cette rencontre, le Président Alpha Condé a laissé la parole à chaque responsable d’entreprise qui a fait le point sur l’évolution des accords qu’il a eu à signer avec les hommes d’affaires du Maroc et les difficultés rencontrées. Au regard des différentes interventions, il ressort de l’engagement des entreprises guinéennes et leurs partenaires marocains à développer les différents accords signés dans l’intérêt des deux parties en particulier et pour le développement de la Guinée en général.

Une occasion pour le Président de la République, le Pr Alpha Condé, de rappeler l’engagement de son gouvernement à collaborer avec les entreprises privées pour construire des usines de transformation des produits locaux afin qu’ils ne soient plus exportés. Il s’agit selon lui, de la construction d’une usine de purée de pommes de terre à Pita, la relance de l’usine de tomates de Mamou et l’usine de thé de Macenta etc. Pour cela, le chef de l’Etat a rassuré de toute la détermination de son gouvernement à accompagner le secteur privé dans ce sens.

A l’issue de la rencontre, quelques participants ont exprimé leurs sentiments. Hadja Fatoumata Binta Diallo, le ministre de l’Industrie et PME, a souligné que le partenariat public-privé avance : « L’objet même de la rencontre était de faire le point des conventions et protocoles qui ont été signés entre la partie marocaine du secteur privé et la partie guinéenne. Parce que nous savons que de l’autre côté, les choses évoluent très bien et il faut qu’à notre niveau, nous soyons prêts. Le gouvernement veut accompagner le secteur privé et mettre en place un partenariat public-privé au niveau des usines à créer et qui sont dans le portefeuille de l’Etat ».

Kerfala Camara, PDG du Groupe GUICOPRES : « Aujourd’hui le Président de la République a convié tous les opérateurs économiques guinéens qui ont eu à signer les conventions avec leurs homologues du Maroc et la rencontre s’est très bien passée. Nous Groupe, GUICOPRES, a eu l’occasion de faire venir des partenaires marocains et nous l’avons exprimé devant le Président. Il était content que les partenaires soient là et que les portes de la Guinée leur soient grandement ouvertes. Le Groupe GUICOPRES a signé une convention de partenariat avec le Groupe ECOMAR qui évolue dans le BTP, le montage et la mise à disposition des engins lourds ».

Juliette Touré, Directrice générale de la Nouvelle imprimerie de Kaloum : « Je commence par remercier le Président de la République. Parce que ces instants, nous les attendions depuis longtemps. Je pense qu’avec ce partenariat public-privé, nous allons amorcer un développement inclusif de la Guinée. Avec les partenaires marocains, nous avons signé la convention d’extension et de modernisation de l’imprimerie. Parce qu’ici, aujourd’hui, on ne peut parler d’imprimerie, tout se fait à l’extérieur. Avec les Marocains, nous nous sommes mis d’accords pour faire une grande imprimerie, très moderne, pour qu’aujourd’hui tous les documents sécurisés soient faits ici en Guinée ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
Outrage à magistrat: Les organisations de défense des Droits de l'Homme saluent la réaction des autorités judiciaires de la Guinée

2014/11/10

Aujourd'hui en Guinée COMMUNIQUE DE PRESSE- Conakry, Paris, le 10 novembre 2014 – Nos organisations, qui étaient vivement préoccupées après l'agression d'un juge d'instruction, se félicitent de la tenue d'un procès en comparution immédiate, vendredi 7 novembre, qui a jugé trois éléments du BATA coupables d'outrage à magistrat, de coups et blessures et de violence.

Jeudi 6 novembre, le juge d'instruction du cinquième cabinet du tribunal de première instance de Dixinn (Conakry II), Morlaye Soumah, avait été pris à partie et agressé par trois éléments du Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), dont le commandant Mohamed Lamine Diarra. Ceux-ci lui reprochaient d'avoir mis en liberté un individu coupable, selon eux, de crimes. Selon nos informations, le juge Soumah avait été insulté et molesté de sorte que les gardes pénitentiaires en service au tribunal avaient dû s'interposer et arrêter les trois hommes.

« Ce qui s'est passé au tribunal de Dixinn est extrêmement grave ! La justice est le fondement de l'Etat de droit et ne peut pas être piétinée par des militaires, dont le rôle ne devrait plus excéder la sécurité nationale. Nous apportons notre soutien au magistrat qui a été agressé et saluons qu'un procès ait pu être organisé dans les meilleurs délais » a déclaré Thierno Sow, président de l'OGDH.

Les trois militaires ont été jugés, en comparution immédiate, vendredi 7 novembre, devant le même tribunal. Ils étaient accusés d'outrage à magistrat, de coups et blessures et de violences. Au terme d'un procès auquel nos organisations ont pu assister, ils ont été reconnus coupables et le commandant Diarra a été condamné à 6 mois d'emprisonnement, dont 3 avec sursis, tandis que ses subordonnés ont été condamnés respectivement à 2 et 1 mois.

« Cette affaire illustre bien qu'il existe toujours en Guinée, particulièrement chez certains éléments des forces de l'ordre, un sentiment d'impunité mêlé d'une faible considération pour la justice, de sorte qu'un commandant peut décider de s'introduire dans le bureau d'un magistrat pour lui intimer de prendre ou de ne pas prendre une décision. Mais elle montre aussi que la situation évolue, car un tel procès n'aurait probablement pas été possible il y a peu. Il faut saluer la réaction des autorités judiciaires » a déclaré Me Drissa Traoré, vice-président de la FIDH.

Selon nos informations, les trois éléments du BATA ont été effectivement incarcérés à la Maison centrale d'arrêt de Conakry, vendredi soir. Néanmoins, il semble qu'ils en aient été extraits pendant quelques heures avant d'y être réintégrés. Nos organisations demandent aux autorités judiciaires de garantir une juste application de la peine.

Nos organisations appellent également les autorités nationales à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des magistrats et le bon exercice de la justice, ainsi que pour garantir le strict respect, par les éléments des forces de l'ordre, de leurs attributions et consignes.

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme – FIDH

Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme – OGDH

Mêmes droits pour tous – MDT

Associations des victimes, parents et amis du 28/09/2009 – AVIPA

 
Enseignement: Albert Damantang Camara en visite à l'école guinéenne internationale de Djeddah!

2014/11/9

Aujourd'hui en Guinée Le ministre de l'enseignement technique, de la formation professionnelle et de l'emploi, porte-parole du gouvernement, SEM Albert Damantang Camara, était avec sa suite, en visite dans les locaux du consulat de Guinée et de l'école guinéenne internationale de Djeddah, dans la matinée d'hier samedi.

Après les entretiens avec les cadres du consulat de Guinée à Djeddah, la délégation ministérielle conduite par SEM Rémy Lamah, ministre de la santé, accompagné de son collègue de la coopération internationale, Dr. Koutoub Moustapha Sanoh et du consul de Guinée, Mohamed Lamine Condé, s'est rendue dans les locaux de l'école guinéenne internationale de Djeddah.

Le ministre Damantang a pu constater une école guinéenne en pleine rénovation et plus ou moins dans les normes.

Dr. Mohamed Soul Thiam, directeur général de l'établissement , a présenté la configuration de son administration et de son personnel enseignant, avant d'exprimer au porte-parole du gouvernement, sa volonté de voir ouvrir un centre d'examens guinéens à Djeddah au bénéfice de ses 600 élèves.

En réponse, SEM Albert Damantang Camara, s'est dit " impressionné par l'existence d'une école guinéenne dans la ville de Djeddah".

Il a par ailleurs promis de faire le témoin au près de son collègue de l'enseignement pré-universitaire et à l'ensemble du gouvernement. Avant d'ajouter : " Sur la base de la note technique que le directeur va me donner, nous verrons dans quelle mesure nous allons contribuer pour que cette école soit dans les normes et qu'elle puisse s'aligner dans les programmes guinéens".

Au nom de son institution scolaire, Mohamed Soul Thiam a offert des présents à leurs excellences messieurs Albert Damantang Camara, Rémy Lamah et Moutoub Moustapha Sanoh.

Pour mémoire, plus d'une dizaine de visites ministérielles sont déjà faites à l'école guinéenne internationale Djeddah et des promesses d'aide sont restées vaines. Souhaitons que cette dernière ne soit pas un simple effet d'annonce.

Ousmane TRAORÉ
Écrivain-journaliste
Courriel: minatatraore970@yahoo.ca
Tél:(966) 595 380 428

 
Portrait:Les mille et une facette de Blaise Compaoré

2014/11/8

Aujourd'hui en Guinée Alors que son pays se remet lentement des journées de braise de fin octobre/début novembre, l’ancien président burkinabè a posé ses valises à Yamoussoukro. Retour sur quelques-unes des facettes méconnues du dernier « baobab » d’Afrique de l’Ouest.


De Yamoussoukro, où il a trouvé refuge après son départ précipité de Ouagadougou, Blaise Compaoré doit se mordre les doigts ! Faute d’avoir écouté ceux qui, comme certains de ses proches et même son épouse ivoirienne, Chantal Terrasson de Fougères, lui conseillaient d’abandonner son projet fou de révision constitutionnelle, il est tombé, comme une mangue mûre. Avec une foule en colère massée aux abords de son palais, il a préféré fuir avant d’être exfiltré en Côte d’Ivoire – suprême injure pour un ex-officier révolutionnaire au nationalisme chevillé au corps - à bord d’aéronefs français. Pitoyable sortie de scène d’un homme naguère sûr de son fait, calculateur et cynique, que rien, ni les tentatives de putsch, ni les mutineries, encore moins les manifestations de rue, ne semblait jusque-là pouvoir ébranler.

Tout à ses rêves d’omnipotence régionale et à sa quête frénétique du prix Nobel de la paix, il en a oublié ses propres ouailles, l’usure du temps, le ras-le-bol grandissant tout comme l’aspiration irrépressible des nouvelles générations à davantage de liberté. Tel un bateau ivre, le règne de celui qui était encore, il y a peu, le champion toutes catégories des chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest pour le nombre d’années passées au pouvoir, a sombré.

Défait par la génération internet et les rastas

Vingt-sept ans de pouvoir, c’est, après tout, un bail ! Lorsqu’il accéda de manière tonitruante à la tête de son pays, le 15 octobre 1987, Ronald Reagan était encore aux affaires. Depuis, George H. Bush, Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama se sont succédé à la Maison Blanche. Comme si le temps s’était figé au « pays des hommes intègres », le locataire du palais de Kosyam est resté le même. Il a fallu la détermination de la jeunesse urbaine précédée d’un travail de fourmi de l’opposition pour abattre le dernier baobab ouest-africain et mettre un terme à son entêtement de réviser la Constitution pour s’installer durablement au pouvoir. La génération internet, les geeks, les rappeurs et autres rastas, notamment du « Balai citoyen », ont réussi là où bien des politiques et des mutins ont échoué ces dernières années.

Curieux destin que celui de ce sexagénaire ayant subtilement troqué le treillis contre un costume européen, au point de faire oublier son corps d’origine. Si l’essentiel de sa carrière militaire et politique et les règlements de comptes sanglants et autres assassinats qui ont accompagné son ascension au pouvoir et émaillé son règne sont connus, les multiples facettes et casquettes du personnage le sont moins.

Tous les journalistes qui l’ont rencontré un jour vous le diront : Blaise Compaoré ne répondait jamais à une question ou même à une banale interpellation en public sans marquer un temps d’arrêt. Dans son regard, l’on devinait alors qu’il retournait la question dans sa tête, sans doute pour en extirper les pièges éventuels.Constamment sur le qui-vive, le tombeur de Thomas Sankara flairait le guet-apens en tout et partout.

Une coterie de journalistes à sa dévotion

A son actif, un côté « gros bosseur » qui lui valait l’admiration même de certains de ses adversaires. Aussi, un bon carnet d’adresses et une connaissance surprenante des rouages complexes de l’économie et des finances ouest-africaines.

Sérieux, ponctuel, il pouvait donner un rendez-vous deux mois à l’avance et le respecter, à un quart d’heure près. Sur la géopolitique régionale, il n’y avait pas meilleur expert, tout comme d’ailleurs sur les péripéties de la politique intérieure française. Il entretenait de solides réseaux où se croisaient, parfois sans se rencontrer, des officiers, des élus de droite comme de gauche, des notables francs-maçons et des universitaires français conquis par son calme, une certaine rigueur martiale, une bonne connaissance des dossiers, une discrétion à toute épreuve et, ce qui ne gâchait rien, une générosité à la mesure des finances de son pays.

Après des débuts calamiteux, en termes d’image, le tombeur de Thomas Sankara avait, sur les conseils d’un ami journaliste, appris à utiliser le téléprompteur lors de ses prestations télévisées. Il avait mis en place, en Afrique et bien au-delà, une coterie de journalistes, bien souvent de la gent féminine, qu’il alimentait régulièrement en informations, et qui, en retour, étaient autant d’informateurs appréciés. On l’aura compris : Blaise Compaoré savait se faire du bien en faisant du bien. Et c’est bien ce que lui reprochent ses contempteurs.

« Un monstre froid ». Ainsi le qualifia un jour, en privé, une dame envoyée au Burkina par une maison d’édition pour nouer un premier contact en vue de rédiger une biographie à sa gloire. Sans doute pour l’impressionner, Blaise Compaoré emmena la visiteuse dans son domaine de Ziniaré, à 35 kilomètres au nord-est de Ouagadougou, où le maître de céans vit entouré d’animaux sauvages. Commentaires de cette dernière, après avoir observé son hôte contemplant d’un regard jouissif un fauve du domaine dévorant une biche prise au piège : « Cet homme n’a pas peur du sang. Pire, cela l’excite. C’est un monstre froid ».

Surnom : Ravaillac

« Blaise Compaoré a un sérieux problème avec le sommeil », analyse par ailleurs au téléphone le docteur Mamadou Mbodji, psychologue à Dakar. Surnommé « Ravaillac », du nom de l’assassin du roi de France Henri IV, par ses camarades de lycée, Compaoré eut en effet cette réponse désarmante lorsqu’on lui demanda en octobre 1987 de s’expliquer sur la liquidation de Sankara qu’il considérait, la veille encore, comme « son frère » : « Je ne sais pas ce qui s’est passé, je dormais », lâcha-t-il.

Lorsque, deux ans plus tard, deux autres de ses frères d’armes et proches compagnons, le commandant Jean-Baptiste Lingani et le capitaine Henri Zongo, furent sommairement exécutés, Blaise Compaoré se trouvait de nouveau dans les bras de Morphée. « Comment est-ce possible qu’un tribunal révolutionnaire condamne à mort et fasse exécuter les numéros 2 et 3 du régime sans que l’on ne réveille le numéro 1 pour prendre son avis préalable ? », risqua, à l’époque, un journaliste. « Ce sont des jeunes qui assument parfaitement leurs responsabilités », s’entendit répondre l’intéressé. Nouvelle question : « Dans ce cas, ils peuvent bien se lever un matin, se saisir du numéro 1, le juger et le faire exécuter ». Réplique du président du Faso : « Ah non ! Ce sont des jeunes éveillés et responsables… »

« L’invocation du sommeil permet à Blaise Compaoré de dégager sa propre responsabilité, de se défausser sur autrui, en l’espèce sur sa garde rapprochée, comme si celle-ci pouvait agir à sa guise et à son insu, poursuit le psychologue dakarois Mamadou Mbodji. Mais quand il fallu modifier la Constitution ou lorsqu’il a fallu prendre la poudre d’escampette, il a curieusement oublié de dormir. »

La hantise des autres chefs d’Etat

Redouté au pays, « Ravaillac » donnait des sueurs froides à nombre de ses pairs d’Afrique qui en étaient arrivés à considérer le Burkina comme un sanctuaire de la subversion. Si Kadhafi tenait Compaoré en haute estime, le Béninois Thomas Yayi Boni s’en méfiait comme de la peste. Tout comme les présidents malien, Ibrahim Boubacar Keïta, et nigérien, Mahamadou Issoufou qui critiquaient mezza voce sa duplicité dans la crise au Sahel. Le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz voyait sa main (et celle du très redouté conseiller officieux de Compaoré, Moustapha Chaffi) derrière les multiples tentatives de putsch dans son pays. Le Congolais Denis Sassou Nguesso le tenait à distance depuis l’assassinat de Sankara.

Depuis sa prison néerlandaise, où il attend d’être jugé, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbotient pour le principal responsable de ses malheurs un homme qui, à ses yeux, poussait le cynisme jusqu’à proposer ses services après avoir lui-même allumé l’incendie : « J’ai largement versé la dîme pour avoir la paix, mais cela n’a semble-t-il pas suffi », confia Gbagbo à l’auteur de ces lignes lors d’un entretien en juin 2013 à La Haye. Le Guinéen Alpha Condé faisait ami-ami avec Blaise Compaoré tout en maintenant constamment un œil ouvert.

Il était aussi la bête noire des dirigeants successifs du Nigeria, le « géant » de l’Afrique de l’Ouest, à cause de son activisme dans le conflit libérien et de son soutien avéré au chef de guerre Charles Taylor. Et, même Alassane Ouattara, son généreux hôte du moment qui lui doit en partie son pouvoir, a failli, au début des années 1990, faire les frais d’un coup fourré de ce grand cynique. C’est, du moins, ce que racontait en privé, il y a quelques années encore, l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, héraut de l’idéologie « ivoiritaire » et longtemps pourfendeur de Ouattara, avant de rallier ce dernier sur le tard.

Bédié rapporte ainsi qu’avant de nommer Ouattara aux postes de « coordonnateur de l’action gouvernementale », puis de Premier ministre de la Côte d’Ivoire, en 1990, Houphouët envoya des émissaires à Ouagadougou pour s’enquérir de l’avis de Blaise Compaoré. Laconique et énigmatique, comme à son habitude, le Burkinabè demanda alors aux missi dominici si le président Houphouët-Boigny connaissait suffisamment Ouattara pour lui confier de telles responsabilités. De retour à Abidjan, les envoyés spéciaux auraient résumé au « Vieux » l’avis de Compaoré en ces termes : « Il pense que vous devriez vous en méfier ».

Depuis la chute de leur ténébreux et belliqueux voisin, inutile de dire que, de Cotonou à Nouakchott, en passant par Accra, Niamey, Conakry et Bamako, on a poussé un « ouf » de soulagement. Seuls Alassane Ouattara et le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, qui ont offert l’asile à Compaoré, semblent porter le deuil. Loin des riches lambris et dorures du palais de Kosyam, le cercle des amis, réels ou supposés, a commencé à se rétrécir.

A Ouaga, comme naguère à Dakar ?

Beaucoup d’analystes ont comparé, ces derniers temps, les événements du Burkina Faso à la situation qui prévalait au Sénégal avant la présidentielle de 2012. Le raccourci est quelque peu rapide.

Certes, il y a quelques similitudes. La première se trouve dans la manière dont la population, à Dakar comme à Ouagadougou, s’est soulevée contre des projets jugés périlleux pour la démocratie.

En 2011, les Sénégalais se sont ainsi opposés à une transmission dynastique du pouvoir entre le président Abdoulaye Wade et son fils, Karim Wade. Devant la furie populaire, le projet a été abandonné.

Au Burkina, Blaise Compaoré a, un moment, caressé le rêve d’une succession adelphique (d’un frère à un autre) au profit de son jeune frère, François Compaoré. Face à une forte opposition, y compris dans sa propre famille politique, le projet a été enterré.

Là s’arrêtent les similitudes

Wade a été démocratiquement élu en mars 2000 face au sortant, Abdou Diouf. On peut certes contester la décision, mais, douze ans plus tard, sa candidature a été bel et bien validée par le Conseil constitutionnel. Et ce sont les électeurs qui, en mars 2012, lui ont indiqué la porte de sortie en élisantMackySall. Ce n’est pas la rue qui l’a fait partir.

Compaoré, lui, est arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’état. Il l’a perdu, vingt-sept ans plus tard, après un soulèvement populaire au terme duquel l’armée s’est emparée du pouvoir.

F.K.

 
Sékoutoureya: Compte rendu du Conseil des Ministres du jeudi 6 novembre 2014

2014/11/7

Aujourd'hui en Guinée Sous la présidence effective du Pr. Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire, ce jour 06 Novembre 2014 de 10h à 11h30 à Sékoutoureya, autour de l'ordre du jour suivant :

1. Message de son excellence Monsieur le Président de la République ;

2. Compte rendu de la session ordinaire du Conseil interministériel tenu le 04 novembre 2014 ;

3. Décisions ;

4. Divers.

Au titre du premier point de l’ordre du jour,

• Le Président de la République dans le cadre de la riposte globale intégrée de la lutte contre la maladie à virus Ebola, a informé de sa tournée à l’intérieur du pays pour intensifier la sensibilisation. Le Chef de l’Etat a mis l’accent sur l’implication de toute la population pour l’adoption des mesures préventives.

• Le Président de la République a demandé au ministère en charge de l’administration du territoire de procéder dans les meilleurs délais à la remise officielle par les entreprises contractantes des projets de développement initiés en vue de la célébration du 57ème anniversaire de notre indépendance à Mamou. Il a demandé qu’une situation exhaustive soit faite des contrats réalisés dans le cadre des fêtes anniversaires à Boké et à N’Nzérékoré.• Le Chef de l’Etat a demandé au ministère en charge de l’Industrie et des PME de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la construction à Timbi Madina d’une usine pour la transformation de la Pomme de terre en purée et autres dérivés pour une meilleure valeur ajoutée. Il a aussi invité le ministère de procéder à une étude de définition de faisabilité pour la relance de toutes les usines existantes en privilégiant le partenariat public-privé.

• Dans le même ordre d’instruction, Le Chef de l’Etat a demandé les ministres en charge de l’Administration du territoire, de la Ville, de l’Environnement de rendre opérationnel la Brigade mixte Environnement et urbanisme en vue de la protection des forêts classés, de la récupération des parcelles illégalement cédées et de procéder à l’arrêt effectif des activités de remblais des domaines en bordure de mer.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour,

• Monsieur le Premier Ministre a fait un compte rendu détaillé de la session ordinaire du Conseil interministériel tenu le 04 novembre 2014 ainsi qu’il suit:

AU TITRE DES EXAMENS ET TEXTES

Le Ministre délégué à la Défense Nationale a fait une présentation du projet de Loi portant programmation militaire 2015-2020

Ce projet de loi vise à doter la République de Guinée de Forces de défense professionnelle, respectueuses de l’Etat de droit, capable d’assurer la défense du territoire national, de participer au développement économique, de contribuer à la paix et soumises à l’autorité civile légalement établie.

Le Conseil a rappelé la détermination du Gouvernement à refonder une armée républicaine plus réduite, moins couteuse, mieux équipée, mieux formée et mieux entrainée.

Au terme des débats, le conseil a approuvé le dossier et demandé au Ministre délégué à la Défense d’approcher les Ministères en charge des finances, du Budget et le Secrétariat général du gouvernement pour amendement avant sa transmission à l’Assemblée Nationale

Le Ministre délégué au Budget a fait une présentation du projet de Loi portant Code des Douanes de la République de Guinée.

Près de 24 ans d’application du Code actuel, il était nécessaire et impérieux, dans un contexte de mutations majeures de l’environnement du commerce international de remplacer le Code des Douanes adopté et promulgué en 1990.

Ce projet de loi daté d’avril 2014 permettra à la Guinée de se doter d’un nouvel arsenal juridique qui entre dans le cadre de la mise en œuvre des normes de l’organisation mondiale des douanes et vise également à renforcer l’administration douanière, faciliter les échanges commerciaux et à sécuriser les recettes de l’Etat.

Au terme des débats, le conseil a encouragé la dynamique amorcée par le code révisé et une concertation avec tous les ministères sectoriels notamment celui en charge du Commerce sur les domaines des statistiques et de la facilité des échanges commerciaux.

AU TITRE DES COMPTES RENDUS

Le Ministre du Plan a fait un compte rendu relatif à la Commission Interministérielle sur l’Harmonisation du Programme d’Investissements Publics (PIP) 2015-2017

Eu égard à l’importance extrême de ce programme d’investissements publics, le Conseil a souhaité qu’à la suite de la grande concertation qui aura lieu entre toutes les structures impliquées, une présentation unique et complète de la Commission soit faite à une prochaine session.

Le Conseil a également souhaité qu’à la prochaine session, qu’une présentation complète soit faite sur le suivi et l’application des décisions issues du drame de Rogbane.

AU TITRE DES DECISIONS :

Le Conseil a approuvé et adopté le projet de Loi portant nouveau Code des Douanes de la République de Guinée. Ce projet de loi sera transmis à l’Assemblée Nationale.

AU TITRE DES DIVERS :

La Ministre de l’Industrie, des petites et moyennes entreprises a informé que cette année la Guinée a gagné six points dans le classement du DOING BUSINESS. Elle a noté que cela est le fruit des reformes entreprises dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.

Avant de lever la séance le Président de la République a donné des informations sur la situation politique régionale et internationale.

Fait à Sékoutoureya, le 06 Novembre 2014

Pour le Conseil des Ministres,

Le Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Mr. Moustapha NAITE

 
Opinion: Présidentielle 2015 : La logique de guerre de l’opposition (Par Karamba Diakhabi)

2014/11/6

Aujourd'hui en Guinée En commençant cet exercice, je ne peux cacher la peine profonde qui est mienne à la suite du décès d’El hadj Amadou Diallo, président de la Section motards de l’UFDG, et de toutes les victimes de l’insécurité. Qu’Allah dans son immense miséricorde leur pardonne toutes leurs fautes, qu’Il multiplie leurs actes méritoires et qu’Il leur accorde son paradis ! Amina !


A l’instar de tous ceux qui sont épris de paix et de justice, je souhaite qu’il plaise à Dieu de faire en sorte que la lumière soit faite sur ce drame et que les coupables soient identifiés, arrêtés et châtiés comme il se doit ! Amina !

Cela d’autant plus que certains spécialistes de la récupération des drames sociaux à des fins politiques (de véritables nécrophages !) se sont déjà saisis du sujet et n’hésitent pas à s’adonner à des commentaires pour le moins osés tendant à y voir un crime politique.

Après le décès d’El hadj Amadou Diallo, c’est au tour du député Aboubacar Soumah de déclarer qu’il est menacé de mort. Vint après Sidya Touré qui affirme que des militaires veulent le faire passer de vie à trépas.

Parce qu’on est contre le pouvoir, il est responsable de tout ! Dans tous les cas, il est mis à l’indexe car responsable de la «criminalité galopante» dans le pays et par conséquent «coupable» dans toutes les affaires de crime ! Jugé et condamné sans autre forme de procès, le pouvoir se retrouve à son corps défendant dans une posture précaire entre le sacrosaint principe de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice et la nécessité d’intervenir pour hâter les enquêtes. Quand des hommes de droit se mêlent à la danse, c’est à tomber des nues, à moins d’être vacciné contre leur mauvaise foi congénitale.

En vérité, la Guinée navigue dans une logique toute tracée que seuls les naïfs et les nuls en analyse politique ignorent : l’engrenage de la surenchère ou encore la stratégie du pire de l’opposition. Les raisons sont qu’après avoir été battue sur le plan des idées, sur le terrain politique, après n’avoir pas réussi à montrer par les mouvements de foules qu’elle avait inversé la majorité, après avoir perdu la conquête de l’opinion publique… l’opposition, pour ne pas perdre la face, doit absolument marquer profondément les esprits pour tenter de forcer le destin en 2015.

Elle a donc du sang noir à se faire. Cela d’autant plus que, si on peut fort aisément imaginer qu’un Lansana Kouyaté accepte une défaite en 2015 et se remette à l’ouvrage dans la perspective de 2020, on voit mal et même très mal un Sidya Touré, ou un Cellou Dalein Diallo dans ce schéma. «That is the problem» (c’est ça le problème) comme diraient les Anglais. Assurément l’UFR, qui bat déjà de l’aile, est dans la logique du coup de poker et ne peut pas résister au temps. Il y a donc une véritable obligation de résultat pour une partie de l’opposition et on comprend dès lors que les uns et les autres n’y aient pas les mêmes agendas d’autant plus l’idée d’une candidature unique a sérieusement désorganisé l’ensemble au point d’y bouleverser la hiérarchie, ce qui est loin de plaire à tout le monde. On dort donc dans le même lit mais on ne fait pas les mêmes rêves.

Dans ce contexte, certaines activités de l’opposition soulèvent de sérieuses questions. C’est le cas de la mise sur pied du mouvement ‘’Tout sauf Alpha’’, qui s’apparente à tous points de vue à un groupe de véritables milices privées dont le rôle sera non seulement d’organiser mais de conduire et exécuter sur le terrain le combat pour empêcher que Alpha Condé ne rempile en 2015. Ce qui suppose forcément d’éventuelles actions violentes ou pouvant déboucher sur des violences.

On le sait, en politique l’action entraîne la réaction. Du côté du pouvoir, va-t-on rester sans réagir ? Ne va-t-on pas créer des structures appropriées pour faire face à la milice ? Des questions qui méritent attention et qui augurent une montée inquiétante du mercure social. Et si c’était le but recherché par certains opposants ? Certaines déclarations va-t-en-guerre indiquent que face à l’échec programmée, il y en a qui seraient prêts à tenter le diable.

Il faut d’autant plus le craindre que l’opposition ne cache pas ses ambitions d’en découdre puisqu’elle sait qu’elle ne peut pas influer sur le cours des évènements. Va-t-on toutefois franchir le Rubicon en allant vers des actions ouvertement violentes ? Il faut espérer que la raison l’emporte. Toutefois quand on prend en compte le discours prononcé par Cellou Dalein à Chicago appelant à la guerre civile, on est en droit de craindre le pire sachant qu’une telle personne a des «milices» à ses ordres et qu’elle est coutumière des actions musclées. Mais c’est sûr, c’est certain, ils auront fort à faire car, en face, on semble paré à toute éventualité. On s’y prépare d’ailleurs depuis si longtemps qu’on devrait pouvoir maîtriser la situation sans trop de casses. Et on ne le sait que trop bien, ici comme ailleurs, cela ne se fait pas sans quelques torgnoles. On aura donc des concertos de putois qu’on écorche vifs, et il faudra s’y faire.

Karamba Diakhabi

 
Quand l'opposition guinéenne travestit les leçons de Ouagadougou

2014/11/6

Aujourd'hui en Guinée Par une de ces spectaculaires rééditions de page, dont seule l’Histoire a le secret, s’écrivent désormais sous nos yeux, quelques lignes du glorieux destin du peuple burkinabé. La déferlante humaine, qui, un 3 janvier 1966, mit fin au règne fantoche de Maurice Yaméogo dans l’ex Haute-volta, aura encore fait des émules quelques quarante-huit ans après, quand la patrie de la princesse Yénenga s’est reveillée encore, pour bouter hors de Kosyam, l’un des dictateurs africains les plus atypiques de ces dernières décennies. Que Blaise ait voulu tenter le diable au point de réveiller ce vésuve endormi qu’était devenu le peuple burkinabé, n’a rien d’étonnant pour qui sait jusqu’où peut mener la boulimie du pouvoir chez un autocrate africain; mais qu’il veuille à cor et à cri franchir le rubicon, là où tout le monde voyait un précipice, cela tranche avec cette image de calculateur politique attribué au capitaine de
Pô. Peut-être que cette fois-ci le boulanger de Ouaga venait de malaxer sa farine de trop !


Toutefois, est-il que d’outre-tombe, le souffle d’un certain Thomas Isidore Sankara, héros d’une révolution brutalement freinée en 1987, par le néo-colonialisme et ses suppôts locaux, planait sur les barricades, guidait les masses populaires et galvanisait les foules vers la victoire finale. Qui savait, que cette mise en garde faite par le Che africain, le 21 avril 1982 dans sa célèbre diatribe « malheur à ceux qui bâillonnent le peuple », résonnerait aujourd’hui telle une prophétie aux oreilles des révolutionnaires massés place de la nation à Ouaga ?


La « révolution des spatules » qui se joue actuellement sous nos yeux à Ouaga, a un dénominateur commun avec toutes celles qui l’ont précédées, de la révolution cromwelienne aux printemps arabes, en passant par celle des sans-culottes parisiens ou par la révolution anti-Salazar des œillets, partout, « la colère du peuple » comme le disait Victor Hugo, aura raison des pires formes de tyrannie souvent incrustée à une monarchie, une dictature ou une democrature telle qu’elles foisonnent actuellement en Afrique.


Cet hommage rendu aux insurgés ouagalais et à la désormais célèbre « révolution des spatules », posons-nous la question de savoir si la leçon telle qu’elle jaillit de ces « trois glorieuses » tropicales peut être assimilée sans altération par la classe politique guinéenne ? Ou (pour être clair) si cette classe politique aura la bonne foi pour en faire une meilleure lecture ?
C’est là que se situerait la subtilité de l’analyse. Car, faut-il le souligner, c’est effarant de constater ces jours-ci, la mauvaise foi manifeste d’un groupuscule épars de politicards qui s’époumone à établir un parallèle insensé entre la crise constitutionnelle qui a secoué puis emporté le pouvoir de Compaoré et les dissensions politiques présentement vécues en Guinée, corollaires d’une construction démocratique laborieuse mais prometteuse.


En quoi la leçon de Ouaga constituerait-elle un signal pour la jeune démocratie guinéenne que le Pr Alpha Condé s’évertue à enraciner en dépit de toutes les vicissitudes ? Quel parallélisme de forme ou de fonds pouvez-vous en toute bonne foi établir entre le cas burkinabé et l’expérience démocratique guinéenne qui, loin d’être parfaite, n’en demeure pas moins progressiste.


En quoi un leader historique, du haut de ses quatre décennies de combat périlleux pour la démocratie, combat semé d’entorses, d’embuches et d’embuscades, parvenu à la consécration politique grâce à un flegme et une persévérance légendaires, se sentirait-il concerné par des mouvements de protestation nés justement du non-respect des principes élémentaires de la démocratie, à savoir l’intangibilité des dispositions constitutionnelles ?


Beaucoup de nos opposants, ignorant totalement ce qu’ils affirment, ont vite fait de voir en ces événements un « avertissement » pour le Pr Alpha Condé et le régime démocratique que nous bâtissons patiemment avec lui. Certains (suivez mon regard) se prennent même à rêver, en voulant à tout prix rééditer à Conakry, l’exploit du peuple burkinabé, un exploit que le peuple guinéen attendait pourtant d’eux en 2001 lorsqu’ils sacralisaient et déifiaient Lansana Conté en lui conférant des attributs d’éternité (le koudaïsme).
Blaise vient au pouvoir en 1987 par un push militaire sanglant, après vingt sept années de règne sans partage ponctuées de tripatouillages et autres actes anticonstitutionnels, il tente cette année encore, à hue et à dia une modification de trop, qui finit par emporter son régime avec tout le miasme qui l’entourait.
Le Pr Alpha, à la différence de son homologue burkinabé, parvient au pouvoir par les urnes, un 21 décembre 2010, après quarante années de lutte épique jalonnée d’exil, de condamnations à mort, d’emprisonnement et d’autres brimades inhumaines.

A son accession au pouvoir, il met en avant la pondération et le pardon en consacrant si bien les libertés fondamentales, que son opposition jadis amorphe, se targue aujourd’hui d’être l’une des plus fortes du continent. Il promeut et tolère les espaces démocratiques par excellence (rues, medias, hémicycle et autres agoras politiques) qui regorgent d’une telle vitalité qu’ils frôlent souvent l’anarchie. Il recherche si bien le consensus politique, qu’il compose aujourd’hui avec ses bourreaux d’hier, et qu’il donne parfois l’impression de gouverner sous le dictat de sa propre opposition réputée pourtant être l’une des plus capricieuses d’Afrique.

Pourquoi diantre,
voulez-vous souhaiter à cet Homme l’ignoble sort d’un fossoyeur de constitution?


A ces esprits chagrins qui rêvent aujourd’hui d’une révolution ex-nihilo, sans autres motifs valables que leur propre lassitude, leur impatience ou leur nostalgie d’un passé révolu, à ceux-là qui lancent aujourd’hui des appels frénétiques à la sédition, confondant par là même révolte et révolution, je poserais cette question : où étiez-vous le 11 novembre 2001 ? Où étiez-vous ce jour-là, lorsque Lansana Conté et son gouvernement, faisant fi de la récrimination populaire et de la large clameur internationale, foulaient aux pieds notre constitution, la tripatouillaient à leur guise dans le seul dessein d’assouvir leur boulimie du pouvoir et d’imposer un pouvoir autocratique moyenâgeux à un peuple mourant sous le faix de la dictature ?

Oui, beaucoup d’entre vous (ayons le courage de le dire) se trouvaient ce jour-là à la barricade, mais du côté opposé au peuple !! Ah l’amnésie, quand tu nous tiens!
C’est dans la logique d’un tel dessein tordu, qu’il faut comprendre les récentes gesticulations tragicomiques et ubuesques d’un Sydia Touré frisant l’hypocondrie et la paranoïa? Ah qu’il est dure de se refaire une virginité politique après avoir perdu la confiance du peuple, à cause de ses propres turpitudes ancrées définitivement dans le subconscient collectif !!! Quand Sydia Touré pince-sans-rire, se dit aujourd’hui être « encerclé » par un bataillon spécial à son domicile, juste pour créer le buzz politique, Ciceron crierait « fluctus in simpulo » (c’est une tempête dans un verre d’eau !!!)


En tout état de cause, que tous les pyromanes à la recherche de sensation forte en 2015, se le tiennent pour dit, notre belle nation ne saurait aller en fumée pour assouvir la soif de pouvoir de quelque individu que ce soit. Le sang versé par nos illustres devanciers à Woyo-wayanko, à Porédaka, à Zébéla ou à Tondon continuera à faire pousser en cette nation, les germes de l’unité, de la paix et de la cohésion sociale. Encore une fois, que cela soit dit et définitivement consigné !!!
Vive notre unité nationale, Vive la république !!!


Conakry, le 06 novembre 2014
Siaka BARRY
Secrétaire Politique
Section RPG Lambanyi, Membre du Bureau des Cadres

 
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