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14 Décembre 2017 - 17h06
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Radios privées: Payez vos redevances ce sera plus rapide et moins fatiguant

2017/12/12

Aujourd'hui en Guinée
La redevance annuelle des radios privées en Guinée est de 20.000.000 Gnf par an. En Côte d’Ivoire les radios payent 3.000.000 Cfa par an (après avoir déposé une caution de 400.000.000 Cfa !) Au Mali la redevance vient de passer à 3.500.000 Cfa après avoir été de 800.000 Cfa pendant plusieurs années. Au Sénégal la redevance annuelle pour ces mêmes radios est de 18.000.000 Cfa !

Soyons simples et clairs, une radio qui n’est pas capable de payer 20.000.000 Gnf par an, c’est à dire à peine 1.600.000 Gnf (100.000 Cfa !!) par mois ne mérite pas d’émettre.

Ceci est d’autant plus vrai qu’au moins six d’entre elles sont en règle. Si elles, elles ont fait l’effort de s’acquitter, pourquoi pas les autres ? Seraient-elles des privilégiées ? A quel titre ? Parce qu’elles font les éloges de certains hauts cadres de l’Etat ? Parce qu’elles sont proches du pouvoir ? Cela est injuste et surtout illégal.

Dans ces conditions, les autres contribuables sont en droit de ne pas payer non plus leurs redevances et autres impôts : bientôt les cliniques privées, les hôtels, bar et restaurants, les commerçants et les artisans refuseront aussi de payer et ce, à juste titre.

Ces radios font des recettes publicitaires à longueur de journée. Les passages sur leurs antennes sont payants. Elles engrangent des recettes à chaque campagne, (comme celle de la semaine de la citoyenneté par exemple) sans compter la subvention qu’elles reçoivent de l’Etat.

En conséquence, pourquoi gaspiller toute cette énergie à contester la décision de l’ARPT de fermer les radios qui ne sont pas en règle avec la loi ? Payez vos redevances ce sera plus rapide et moins fatiguant.

Fodé Sylla

 
Radios privées: Payez vos redevances ce sera plus rapide et moins fatiguant

2017/12/12

Aujourd'hui en Guinée
La redevance annuelle des radios privées en Guinée est de 20.000.000 Gnf par an. En Côte d’Ivoire les radios payent 3.000.000 Cfa par an (après avoir déposé une caution de 400.000.000 Cfa !) Au Mali la redevance vient de passer à 3.500.000 Cfa après avoir été de 800.000 Cfa pendant plusieurs années. Au Sénégal la redevance annuelle pour ces mêmes radios est de 18.000.000 Cfa !

Soyons simples et clairs, une radio qui n’est pas capable de payer 20.000.000 Gnf par an, c’est à dire à peine 1.600.000 Gnf (100.000 Cfa !!) par mois ne mérite pas d’émettre.

Ceci est d’autant plus vrai qu’au moins six d’entre elles sont en règle. Si elles, elles ont fait l’effort de s’acquitter, pourquoi pas les autres ? Seraient-elles des privilégiées ? A quel titre ? Parce qu’elles font les éloges de certains hauts cadres de l’Etat ? Parce qu’elles sont proches du pouvoir ? Cela est injuste et surtout illégal.

Dans ces conditions, les autres contribuables sont en droit de ne pas payer non plus leurs redevances et autres impôts : bientôt les cliniques privées, les hôtels, bar et restaurants, les commerçants et les artisans refuseront aussi de payer et ce, à juste titre.

Ces radios font des recettes publicitaires à longueur de journée. Les passages sur leurs antennes sont payants. Elles engrangent des recettes à chaque campagne, (comme celle de la semaine de la citoyenneté par exemple) sans compter la subvention qu’elles reçoivent de l’Etat.

En conséquence, pourquoi gaspiller toute cette énergie à contester la décision de l’ARPT de fermer les radios qui ne sont pas en règle avec la loi ? Payez vos redevances ce sera plus rapide et moins fatiguant.

Fodé Sylla

 
Chronique de Leila Slimani ( Écrivaine ) :

2017/12/8

Aujourd'hui en Guinée La chronique de Leïla Slimani, à propos de « L’Ivresse du sergent Dida », d’Olivier Rogez.Le capitaine Moussa Dadis Camara, le 30 septembre 2009, alors qu’il dirigeait la junte au pouvoir en Guinée.

J’étais journaliste au sein de l’hebdomadaire Jeune Afrique lorsque le capitaine Moussa Dadis Camara a pris le pouvoir en Guinée, à la suite d’un coup d’Etat en 2008. Je me souviens que notre correspondante sur place nous avait fait un récit glaçant des audiences que ce jeune capitaine accordait, allongé dans son lit, éructant et riant aux éclats. On était alors partagé entre le rire et le désespoir face à cet Ubu africain, qui se plaisait à humilier les hauts fonctionnaires et à insulter les ambassadeurs. A l’époque, j’ai évidemment pensé : il faudrait écrire un roman sur un personnage de ce genre. J’en ai rêvé, Olivier ­Rogez l’a fait. Grand reporter pour Radio France internationale, il signe, avec L’Ivresse du sergent Dida, un premier roman vigoureux et prenant sur un petit Etat corrompu de l’ouest de l’Afrique.

Construit comme un roman d’apprentissage, le livre s’ouvre sur un portrait du fameux sergent Dida qui, comme des milliers de militaires du continent, traîne ses guenilles et son ennui dans les rues poussiéreuses d’une ville misérable. Sous-payé, sous-employé, il se morfond quand le hasard place sur son chemin le colonel Zoumana, homme de pouvoir et de trafic, qui l’engage à ses côtés. S’ensuit une fulgurante ascension sociale car le sergent Dida révèle, à chaque page, de nouvelles qualités. Diplomate hors pair, calculateur, visionnaire, il parvient à se remplir les poches et à se faire beaucoup d’amis dans cette capitale minée par la violence.

 
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Les gagnants et les perdants de la grève (Par Fodé Sylla)

2017/12/8

Aujourd'hui en Guinée Et Soumah céda. Annulation de sa nomination à Dinguiraye ? On n’en parle pas. Rétablissement immédiat de la valeur monétaire du point d’indice ? Ça sera échelonné, comme cela a été prévu dans l’accord signé par sa centrale syndicale. Augmentation des salaires des enseignants à huit millions ? Et puis quoi encore ? Circulez citoyen, y a rien à voir !

Un mois de retard dans les cours pour les élèves de Conakry, trois morts, une fillette violée, des blessés graves, des véhicules caillassés et des tronçons routiers endommagés par des pneus brûlés pour en arriver là. A rien. Ni pour les enseignants, ni pour les autres fonctionnaires, ni pour les travailleurs du privé, ni pour les autres Guinéens qui n’avaient absolument rien à voir, ni à gagner avec les revendications de Soumah et compagnie.

Alors tout le monde est perdant ? Non. Comme d’habitude, certains arrivent toujours à profiter de toutes les situations. Voici ceux pour lesquels cette grève a été une aubaine :

D’abord les radios privées. Pour leurs propriétaires il s’agissait de se faire un audimat et régler leurs comptes avec ce gouvernement qui veut les museler et les obliger à payer leurs redevances. Pour les journalistes, c’était l’occasion idéale pour se forger une image de journaliste courageux et rebelle. C’était également un moyen de susciter une réaction du gouvernement à son encontre de manière à justifier demain un statut de réfugié politique dans une capitale occidentale. Bonjour le visa. Et voilà lancé le concours de celui qui sera le plus grand soutien à la grève et le plus grand pourfendeur du gouvernement.

Ensuite la société civile. C’est sans doute dans cette catégorie qu’on trouve les meilleurs spécialistes de la récupération. Ces ONG, qui parfois tiennent à peine dans un cartable, adorent ces crises sociales qui leur donnent l’occasion de se poser en garants de la paix sociale et sauveurs de la nation. Leurs médiations deviennent des trophées ou des étoiles (comme sur les maillots des footballeurs) et sont ensuite chèrement monnayées auprès des bailleurs de fond internationaux pour devenir leurs partenaires dans la gestion de juteux projets en Guinée. A ce jeu, Abdourahmane Sanoh de la PCUD est largement en avance, lui qui avait réussi à charmer les centrales syndicales CNTG et USTG pour les attirer dans sa plateforme. Il s’est immédiatement rangé du côté des dissidents de ces centrales quand il a compris qu’il bénéficierait ainsi d’une plus grande exposition médiatique.

Enfin les politiciens. Cette catégorie se subdivise elle-même en deux groupes. Le premier est constitué par l’opposition qui ne demandait pas mieux qu’une bonne crise pour affaiblir la mouvance présidentielle. Le deuxième groupe est celui des politiciens de la mouvance (alliés ou rpgistes) qui se servent de ces crises pour démontrer au Président de la République à quel point ils lui sont indispensables pour lui assurer une gouvernance apaisée. Si par la même occasion ils parviennent à étaler l’incompétence d’un ministre pour prendre sa place, c’est encore mieux. K2 échappera-t-il à la purge ?

Ces trois catégories ont un intérêt commun : plus la crise dure, plus elle fait de victimes, plus elle affaiblit le Gouvernement et plus elle est bénéfique pour eux.

Voilà ceux à qui la grève de Soumah a profité.

Alors qui sont les perdants ? Tous les autres. A commencer par vous qui avez pris cinq minutes de votre temps pour lire cet énième article sur une grève qui vous a pourtant déjà coûté un mois d’embouteillages, de journées de travail, de recettes et de stress. A très bientôt. Dans deux mois. Avec Soumah et compagnie.

Fodé Sylla

 
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Arabie Saoudite : El hadj Aboubacar Demba Bangoura appelle ses compatriotes à l'union autour du Président du Conseil des Guinéens.

2017/12/8

Aujourd'hui en Guinée Dans le cadre de la participation des guinéens de l'étranger dans les efforts de développement du Président de la République Pr. Alpha Condé, le Ministère des Affaires Étrangères et des Guinéens de l'Etranger, a instruit toutes ses missions diplomatiques et consulaires pour la mise en place du Haut Conseil des Guinéens de l'Etranger, à l'instar des autres pays.
C'est dans cette optique que votre serviteur a fait une interview exclusive avec El hadj Aboubacar Demba Bangoura, Premier Secrétaire Chargé des Affaires Financières et Consulaires à l'Ambassade de Guinée à Riyad, pour parler de l'élection du premier Conseil des guinéens de l'Arabie Saoudite, le 1er décembre 2017.
L'intégralité de l'interview :

Ousmane TRAORE: Bonjour El hadj Aboubacar Demba Bangoura.

El hadj Aboubacar Demba Bangoura: Bonjour Monsieur Traoré.

Qu'est-ce qui explique la mise en place du Conseil des Guinéens de l'Etranger?

Tout d'abord, je vous souhaite la bienvenue au sein de notre Ambassade. Au nom de mon Ambassadeur SEM Mahmoud Nabaniou Chérif, je me permets de me prêter aux questions que vous voudrez bien me poser. Par rapport à la mise en place du Conseil des Guinéens de l'Etranger, je dirais que nous avons été instruits par lettre circulaire no: 2076 du Ministre des Affaires Étrangères et des Guinéens de l'Etranger SEM Mamady Touré, envoyée aux Ambassades et aux Consulats. Cette lettre a trait à la mise en place des Conseil des Guinéens de l'Etranger qui, à leur tout éliront le Haut conseil des Guinéens de l'Etranger. La mise en place de ce Conseil se situe dans ce contexte, comme le note le législateur dans la dite circulaire:
" La République de Guinée depuis son indépendance, a enregistré une forte immigration dûe à des facteurs politiques, économiques et sociaux. De nos jours, cette communauté vivant à l'extérieur de la Guinée, est estimée environ à cinq millions d'habitants, représente un levier économique, social, culturel et humain pour le développement. Convaincu que le processus national de développement ne peut objectivement se passer de cette immense ressource que représentent les guinéens de l'étranger, le Ministre des Affaires Étrangères et des Guinéens de l' Étranger, à travers la Direction des Guinéens de l'Etranger ( DGE ), s'engage conformément à cette lettre , à sa lettre de mission de s'impliquer activement dans la définition d'une nouvelle approche cohérente pour une meilleure gestion de la diaspora guinéenne et de son implication dans l'effort de développement national. C'est dans cette perspective que le Ministère des Affaires Étrangères et des Guinéens de l'Étranger aboutira à la tenue du forum de la diaspora et la mise en place du Haut Conseil des Guinéens de l'Étranger ".

Quelles sont les attentes de l'Ambassade, vis à vis du Conseil des Guinéens de l'Arabie Saoudite ?

Il faut rappeler tout d'abord que l'élection du Bureau de Riyad, n'est que partielle. Il y' a une seconde composante à Djeddah qui sera élue le 20 décembre 2017. Les deux constitueront le Conseil des Guinéens de l'Arabie Saoudite. Les attentes de l'Ambassade sont nombreuses. Je citerais entre autres: le rassemblement des guinéens de quelque bord qu'il soit, leur encadrement en vue du respect de la législation en vigueur du pays en hôte, les inviter à se mettre à jour par rapport à la réglementation en vigueur du pays hôte, savoir que la Guinée d'où ils viennent ne les a pas oubliés. C'est ce dernier point qui explique d'ailleurs la mise ne place du Conseil. Comme la Guinée pense à tous les guinéens qui sont éparpillés çà et là, la meilleure façon de les regrouper, est de les réunir en conseils où chacun aura sa part de vérité à dire à l'Etat guinéen. Nous pensons également que pour tout problème, les acteurs élus seront nos vecteurs pour nous en tenir informer à tout moment parce qu'ils sont en contacts directs avec cette communauté ainsi que les dispositions à prendre pour le développement du pays. Certes, tous ne sont pas des nantis, mais au moins les quelques uns pourront les orienter vers le développement de notre pays.

Quel message lancez-vous aux ressortissants guinéens de l'Arabie Saoudite?

D'abord, ils ont élu les représentants de leur choix sans contrainte. C'est dire que le Président élu Mohamed Kourouma, doit être écouté et soutenu par tout le monde. Car il ne peut rien tout seul. Les ressortissants qui l'ont élu doivent l'encadrer pour promouvoir les attentes de notre pays. Les attentes de notre pays, c'est de rassembler les guinéens, penser à leur retour au pays, penser à envoyer les promoteurs en Guinée autant qu'ils peuvent. C'est d'ailleurs l'objectif de ce Conseil. Pour ça , chacun à sa partition à jouer. Le Président est là pour harmoniser et coordonner les actions mais il n'est pas dit qu'il peut tout faire. Il est encadré par ses cadres. Surtout qu'il a été élu avec une écrasante majorité. On ne peut pas élire quelqu'un et l'abandonner. Donc, nous appelons nos compatriotes résidents à l'union et la conjugaison des efforts autour du président.

Je vous remercie.
C'est moi qui vous remercie.

Signalons que le Président du Conseil des Guinéens de l'Arabie Saoudite, Monsieur Mohamed Kourouma, a été élu avec une écrasante majorité de 208 voix contre 81 pour le sortant Monsieur Mamady Camara, battu à plate couture.
Ousmane TRAORE

Écrivain-journaliste.
Consultant Pédagogique d'Ecoles Internationales

 
SOMMET UA/UE : DISCOURS INTÉGRAL DU PROFESSEUR ALPHA CONDÉ.

2017/12/1

Aujourd'hui en Guinée
Excellence Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire,

Ø Excellence Monsieur le Président du Conseil Européen, Co-Président du 5ème Sommet Union Africaine –Union Européenne,

Ø Vos Majestés,

Ø Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etats et de Gouvernements,

Ø Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations-Unies,

Ø Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union européenne,

Ø Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine,

Ø Mesdames et Messieurs les Ministres,

Ø Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales,

Ø Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatiques et Consulaires,

Ø Mesdames et Messieurs, J’éprouve toujours un immense plaisir à me retrouver dans cette belle ville d’Abidjan, capitale d’un pays frère et voisin dont la généreuse hospitalité toute africaine mérite notre profonde gratitude.

Je suis d’autant heureux que je me retrouve avec mon frère et ami le Président Alassane Dramane OUATTARA sous la conduite duquel, la Côte d’Ivoire s’affirme sur le chemin du développement et de l’intégration africaine.

En ma qualité de Président en exercice de l’Union africaine, je voudrais dire toute mon appréciation des dispositions idoines prises par les autorités ivoiriennes pour créer le cadre idéal nous permettant de faire face au devoir qui nous interpelle ; celui d’assurer le renouveau du partenariat Union européenne-Union africaine.

Mesdames et Messieurs, Lors de notre 4ème Sommet qui s’est tenu à Bruxelles, en avril 2014, nous avons pris des engagements dans le cadre d’une déclaration politique assortie d’une feuille de route pour la période 2014-2017.

En dépit des progrès indéniables réalisés dans notre coopération, l’atteinte de nos objectifs est compromise par des défis sécuritaires et humanitaires, la persistance des conflits et la recrudescence des activités terroristes, sans occulter bien évidemment les changements climatiques et la question cruciale du financement du développement.

Ensemble, l’Union européenne et l’Union africaine se sont investies pour apporter des réponses appropriées à ces préoccupations majeures dans le cadre du G5 Sahel, du Sommet de La Valette sur la migration, des Cop 21, 22 et 23, de la Conférence de New-York sur les ODD et de celle d’Addis-Abeba sur le financement du développement.

Voilà pourquoi, nous abordons avec un optimisme fondé ce 5ème Sommet Union Africaine-Union Européenne qui a pour thème « investir dans la jeunesse pour une croissance inclusive accélérée et un développement durable ». Ce thème est d’autant d’actualité que l’Union africaine considère le dividende démographique comme le facteur essentiel du développement.

En 2014 à Bruxelles, l’atmosphère était clairement à l’optimisme. Ces deux dernières années ont, hélas, beaucoup changé les perspectives concernant l’Afrique. On ne pouvait pas, en effet, imaginer à Bruxelles que les prix des matières premières et la demande internationale concernant ces ressources allaient diminuer de manière significative. On ne pouvait pas imaginer aussi que le recentrage du modèle de développement chinois allait secouer l’ensemble des indicateurs économiques globaux. On pouvait tout au plus prévoir que le système financier provoquerait des taux d’intérêt négatifs, ou encore la volatilité des taux de change et une diminution de la consommation globale. On n’avait pas à l’esprit que l’irruption du populisme pouvait déboucher sur de violentes réactions à l’égard des migrants. On n’imaginait pas que l’accélération des changements technologiques irait de pair avec une accélération accentuée des inégalités.

Mesdames et Messieurs, L’Afrique a connu en 2015 et 2016, tout comme d’autres régions du monde, les pires années depuis le début du siècle. Qu’il s’agisse du recul des progrès dans les domaines sociopolitiques, de l’apparition du terrorisme dans le Sahel et les zones arides. A cette violence est venue s’ajouter la détérioration des indicateurs macroéconomiques, au cours des deux dernières années. Le contexte mondial ne nous a pas aidés non plus.

La Conférence d’Adis-Abeba sur le financement du développement ou la Cop21, notre continent s’est présenté plus préparé que jamais.

Au niveau continental, nous avons bien avancé sur des dossiers majeurs, comme la mise sur pied de notre Fonds de Paix, l’établissement d’une zone de libre échange ou la réforme de notre organisation continentale.

Ce que je veux dire, c’est que nous avons progressé dans les domaines où il était possible d’avancer. Les difficultés ne nous ont pas épargné mais aujourd’hui on peut se féliciter de ne pas avoir baissé les bras. Comme vous le savez, l’Afrique comptera en 2050, près de 2,4 milliards d’habitants majoritairement composés de jeunes.

Des stratégies et mécanismes destinés à promouvoir l’épanouissement des jeunes, l’autonomisation des femmes, et la protection des jeunes filles sont plus que jamais nécessaires en vue de faire de cette explosion démographique, une opportunité économique assurant une croissance soutenue et durable. Il va sans dire que la prospérité que nous ambitionnons passera nécessairement, d’abord par le développement du secteur rural, principale source de revenus et gage de la sécurité alimentaire de nos populations.

Il nous appartient de mobiliser les financements nécessaires pour l’aménagement des terres et la maitrise de la gestion de l’eau. La prospérité de l’Afrique passera aussi par le développement des infrastructures, notamment énergétiques, base de l’industrialisation du continent, source de valeur ajoutée et de création de milliers d’emplois pour les jeunes.

Je voudrais ici saluer la coopération entre l’Union européenne et l’Union africaine pour la mise en œuvre de l’Initiative Africaine pour les Energies Renouvelables (AREI), conçue par les africains, pour les africains. Enfin, l’on ne saurait parler de véritable prospérité si on ne donnait à nos jeunes les compétences adéquates pour accéder au marché du travail.

C’est pourquoi, je tiens à mettre un accent particulier sur le soutien à la santé, à l’éducation et à la formation professionnelle. Je souhaiterais également souligner l’importance de promouvoir le secteur privé en Afrique en raison de sa capacité d’absorber le plus grand nombre de demande d’emplois en particulier chez les jeunes. Il me semble par conséquent indispensable de promouvoir des investissements privés en Afrique tout en créant les conditions favorables pour l’investisseur et surtout d’approfondir le processus d’intégration économique de notre continent.

Mesdames et Messieurs, Comme je l’ai toujours dit l’Afrique a décidé de parler d’une même voix et de prendre en main son destin. Notre intégration politique, économique et financière ne peut que renforcer notre crédibilité.
.
Le partenariat Union européenne-Union africaine se fonde sur un nouveau paradigme « gagnant – gagnant » dans la perspective de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des ODD qui rime avec la Vision 2063 de l’Afrique . Les progrès indéniables enregistrés par l’Afrique dans le cadre de la bonne gouvernance et de la croissance, montre à suffisance, la capacité de notre continent à entretenir des partenariats équitables et viables.

En ce qui concerne la bonne gestion notre Région a encore battu tous les records de progrès de l’indice de climat de la Banque Mondiale. Notre dette a certes augmenté mais elle est toujours en dessous de 50% par rapport au PIB, c’est-à-dire un des taux les plus bas du monde. Par ailleurs notre inflation en général est maîtrisée. Nos investissements en infrastructures sont ambitieux. On ne compte plus les grandes inaugurations de grands travaux.

La forte croissance de la demande d’électricité en Afrique durant les prochaines décennies, consécutive à la progression de sa population, demande davantage d’investissements dans ce secteur stratégique. D’où la priorité qu’il convient d’accorder à ce secteur. J’ai la ferme conviction qu’ensemble nous pourrons juguler la pauvreté en luttant contre ses causes profondes.

L’interdépendance entre l’Europe et l’Afrique nous commande à œuvrer pour la mise en place d’un espace de coopération solidaire capable de sceller davantage les relations qui ont uni nos peuples tout au long de l’histoire. La paix, la sécurité et le développement durable demeurent le fondement de notre partenariat. Nous serons ensemble pour relever les défis sécuritaire et humanitaire notamment dans le Sahel.

Nous conjuguerons nos efforts dans la lutte implacable contre le terrorisme, le trafic de drogue et la traite des êtres humains. Donnons-nous la main pour apporter des solutions plus humaines à cette crise migratoire qui vicie les relations entre le Nord et le Sud. Nous condamnons énergiquement les actes abominables commis dans certains pays de la route migratoire de l’Afrique vers l’Europe notamment en Libye. Ces faits sont intolérables et inacceptables. La communauté internationale doit prendre des mesures fermes pour mettre fin à ces crimes d’un autre âge.

Mesdames et Messieurs, Au moment où nous nous engageons vers la mise en place d’un nouveau partenariat, je voudrais déjà me féliciter de l’appui constant de l’Union européenne qui demeure l’un des partenaires privilégiés de notre continent. Je tiens à mettre en exergue le Fonds fiduciaire d’urgence pour la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière comprenant un volet pour le financement de l’emploi des jeunes en Afrique ; le « plan d’investissement extérieur » mis en place pour financer le développement durable en Afrique ainsi que les opportunités offertes par l’UE pour faire face aux méfaits des changements climatiques sur le continent.

Mesdames et Messieurs, Je reste confiant en l’avenir radieux de la coopération Union-européenne – Union africaine car les priorités du nouveau partenariat ont été choisies par l’Afrique et traduisent les attentes de ses populations notamment en matière de paix et de sécurité, de développement économique et social ainsi que de la bonne gouvernance.

L’atteinte de ces objectifs profitera avant tout bien naturellement à la jeunesse qui trouvera, en Afrique, la clé de son bien-être et de son épanouissement, dans des Etats désormais plus résilient.

Vive la Coopération entre l’Union Africaine et l’Union européenne.

Vive la Coopération Internationale

Je vous remercie.

 
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Ouverture du 5è sommet UA/UE à Abidjan en présence du président Alpha Condé

2017/11/30

Aujourd'hui en Guinée Abidjan, le 29 Novembre 2017 – A quelques minutes de l’ouverture officielle du 5e Sommet Union Africaine/Union Européenne, le Président de la République, Chef de l’Etat, Alpha Condé, est arrivé à Abidjan ce mardi en début de soirée. Ce sommet qui se déroule pour la première fois en Afrique subsaharienne, dans la capitale économique ivoirienne, réunit plus de 80 Chefs d’Etats et de Gouvernements et a pour thème principal « INVESTIR DANS LA JEUNESSE POUR UN AVENIR DURABLE ».

A la tête d’une importante délégation composée, entre autres, du Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger, Mamadi Touré, et du Ministre de la Jeunesse, Moustapha Naité, le Président en exercice de l’Union Africaine a un agenda particulièrement chargé au cours de ces deux jours de travaux.

En effet, après les allocutions d’ouverture prononcés par le Président ivoirien Alassane Ouattara, les Présidents des Commissions africaine et européenne et du Secrétaire Général des Nations Unies notamment d’autres préoccupations de l’heure seront débattues parmi lesquelles celles liées aux opportunités économiques pour les jeunes, à la migration et à la mobilité, et à la coopération UA-UE sur la paix et la sécurité.

A noter qu’auparavant, les Ministres Naité et Touré ont respectivement participé au « Forum Union Africaine/Union Européenne des Affaires » et à la Conférence des Ministres des Affaires Etrangères qui a préparé les grands axes du Sommet des Chefs d’Etat. Pour le Ministre de la Jeunesse, c’était l’occasion « pour le secteur public et le secteur privé d’explorer les possibilités futures d’intervention du secteur privé pour booster les opportunités de création d’emplois pour les jeunes en Afrique avec un accent particulier mis sur l’investissement et l’implication des banques ». Des mesures qui permettraient de résorber partiellement la question fondamentale de l’emploi jeune sur le continent. Un continent africain qui accueille chaque année environ 10 millions de jeunes sur le marché de l’emploi. Un chiffre qui donne le tournis et qui explique la détermination de nos dirigeants à trouver des solutions concrètes et pérennes.

Union africaine et Union européenne se trouvent donc à la croisée des chemins et le renforcement de ce cadre de coopération s’avère décisif voire crucial pour tous.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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AGRESSION CONTRE LES JOURNALISTES: LES ASSOCIATIONS DE PRESSE DÉCIDENT DE BOUDER TOUTES LES ACTIVITÉS DU PARTI AU POUVOIR

2017/11/28

Aujourd'hui en Guinée L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), l’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI), l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (Aguipel), l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC) et le Réseau des Médias sur Internet en Guinée (REMIGUI) informent l’opinion nationale et internationale des agressions physiques et verbales des journalistes Thierno Baïlo Diallo du site focusguinee.info et Bintou Kourouma de la radio City FM le samedi 25 novembre au siège du parti RPG arc-en-ciel, par des militants dudit parti.

Ces violences interviennent dans un contexte de menaces de toutes sortes exposant les journalistes et leurs médias à la vindicte de certains militants du parti au pouvoir.

Rappelant que régulièrement des journalistes sont victimes d’agressions, d’intimidation et de menaces au siège de ce parti, les cinq associations de presse condamnent avec fermeté ces agissements qui nuisent à la liberté de la presse et au droit à l’accès à l’information.

De ce fait, pour des raisons de sécurité, les cinq associations recommandent aux journalistes des médias privés de s’abstenir de couvrir les activités du parti RPG arc-en-ciel, jusqu’à nouvel ordre.

Conakry, le 27 novembre 2017

 
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Visite d’Emmanuel Macron au Burkina Faso :Une grenade lancée sur un véhicule de l’armée française fait trois blessés

2017/11/28

Aujourd'hui en Guinée Peu avant l'arrivée du président français Emmanuel Macron dans la capitale burkinabè, des individus encagoulés ont lancé une grenade contre un véhicule de l'armée française dans un quartier nord de Ouagadougou, blessant trois civils dont un grièvement.

Deux individus encagoulés à moto ont lancé une grenade contre un véhicule de l’armée française en route pour Kamboinsé, une caserne des forces spéciales françaises stationnées dans le pays, à hauteur du centre médical Paul VI de Tampouy vers 20h heure locale, ce 27 novembre. Trois riverains ont été blessés, dont un grièvement. L’objectif visé par les assaillants était le véhicule de l’armée française, qui n’a pas été touché.

Cette tentative d’attaque d’un véhicule de l’armée française est survenue environ deux heures avant l’atterrissage à Ouagadougou du président français qui entame une tournée africaine de trois jours. Un important dispositif sécuritaire avait été déployé avant l’arrivée du président dans le centre de la capitale, alors que la zone de l’attaque s’est produite dans la périphérie nord.

Soutien antijihadiste français

La France, ancienne puissance coloniale, entretient une coopération militaire ininterrompue avec les autorités du Burkina depuis l’accession à l’indépendance du territoire de la Haute-Volta en 1960.

Depuis 2010, des éléments des forces spéciales françaises, basés à Ouagadougou, apportent leur soutien aux forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme. Elles sont notamment intervenues lors de l’attentat de janvier 2016, lorsque des jihadistes ont fait 30 morts en ouvrant le feu sur des terrasses du centre-ville.

La capitale a subi en août un attentat similaire qui a fait 19 morts, alors que le pays fait face au Nord à sa frontière avec le Mali à des attaques récurrentes. Dans la nuit du 26 au 27 novembre, deux personnes ont été tuées et deux autres blessées lors de deux attaques simultanées dans cette zone près de la frontière malienne.

AFP

 
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Affaire M. N'Diaye Sall Ibrahima alias Porthos contre le Patrimoine Bâti Public: Ce qu'il faut retenir

2017/11/27

Aujourd'hui en Guinée Affaire Monsieur N'Diaye Sall Ibrahima alias Porthos contre le Patrimoine Bâti Public.

Cas de violation délibérée et repetée des clauses 5 et 7 du contrat de location consenti par le Patrimoine Bâti Public à Mr N'Diaye Sall Ibrahima alias Porthos.
Citoyen privilégié a bénéficié, malgré l'insuffisance en la matière d'un Garage de grande dimension avec un taux de loyer somme toute modique.
7 années durant N'DIAYE Porthos n'a fait qu'un paiement et reste devoir en Février 2017 la coquette somme de 54.840.000 gnf. Ce seul motif est en soit suffisant pour résilier son contrat.
Et si comme cela ne suffisait pas, il installe un sous-locataire qu'il taxe à 5.000.000 gnf contre 700.000 gnf qu'il est censé payer au Patrimoine Bâti Public.
Et comme l'appétit vient en mangeant, et en mangeant sur le dos du Patrimoine Bâti Public, le voilà qui réclame à son sous-locataire 10.000.000 gnf soit le double du montant initial et tenez-vous bien-par sommation d'avocat rendant officiel sa violation de la loi et sa gourmandise gargantuesque. Et c'est cette insatiabilité qui l'a perdu car devant cette exploitation de l'homme par l'homme, le sous-locataire s'est ouvert au Patrimoine Bâti Public pour bénéficier d'une location supportable. Le Patrimoine Bâti Public s'est rendu compte que le mauvais citoyen mangeait sur son dos sans vergogne. Il a cependant voulu donner une seconde chance à Porthos en lui proposant de renouveler son contrat sur la base de 200.000 gnf contre 700.000 gnf et en faisant un autre contrat avec le sous-locataire qui occupait dejà une partie du même garage. Porthos N'DIAYE rejette cette perche qui lui est tendue et se proclamant super-citoyen en brandissant son patronyme, refuse tout règlement qui n'expulserait pas le Libanais.
C'est maintenant qu'il voit en ce Monsieur un Libanais inférieur à Lui, N'DIAYE parce-que celui-ci refuse de lui payer le loyer dû au Patrimoine Bâti Public.
En réalité N'DIAYE Porthos est condamné par le tribunal a payé les montants dûs au Patrimoine Bâti Public et les dommages et intérêts.
Il se présente en victime en fustigeant Mr BADRAME qu'il qualifie de Libanais qui n'a aucun droit alors que lui est mauvais citoyen pratiquant le racisme et la xénophobie, faisant semblant d'oublier que lui-même est étranger. Mr N’DIAYE est –il vraiment plus Guinéen qu’un autre patronyme ?
Le Patrimoine Bâti Public pratique le droit et l'exercice de sa mission n'est pas déterminé par la race, mais par la doctrine le respect des contrats et des lois du pays.
A bon entendeur salut.
Inutile de se cacher derrière une xénophobie de circonstance et de faire appel aux instincts primaires pour ameuter une certaine opinion.
La vérité et la justice finiront toujours par triompher.
Ayant opté pour le mensonge et la calomnie, le Monsieur N'DIAYE toujours dans sa logique de xénophobie déclare à l'envie que Monsieur BADRAME a offert un véhicule que dis-je trois véhicules à tous ceux qui sont concernés par cette affaire. Est-ce que une moitié de garage vaut la peine de donner un véhicule à fortiori trois véhicules ? le jeu là en vaut-il la chandelle ?
Il a appliqué la fourberie bien connue qui veut que plus le mensonge est gros plus il passe. Mais il oublie aussi que le mensonge brille comme feu de paille, il est vite submergé par la vérité qui lentement mais sûrement s'installe dans les esprits.
Cette campagne d'intoxication n'a qu'un but.

Éviter l'exécution d'un jugement qui le condamne pour l'expulsion pure et simple des lieux à juste raison, l'Etat de droit ne le permettra pas.

Par Mamady Kéita SOMMITE

 
Partis politiques et Presse : Mariage impossible ? (Par Amadou Tidiane Barry)

2017/11/27

Aujourd'hui en Guinée Depuis quelques années, les journalistes guinéens subissent de multiples violences à l’occasion de la couverture des assemblées générales des partis politiques. Cette pratique malsaine pour notre démocratie suscite de nombreuses interrogations sur les rapports entre nos hommes politiques et les medias, sur la pertinence des règles de droits et sur la réaction de l’opinion publique, en particulier les mesures de l’indignation. Ces questions dépassent de loin le cadre de l’actualité récente au siège du RPG arc-en-ciel. L’assassinat du journaliste koula au siège de l’UFDG le montre assez.

Pourtant, tous les partis politiques adulent la presse à l’occasion des consultations électorales. Qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition, leurs dirigeants en font un espace privilégié pour défendre le régime ou le critiqué. Alors pourquoi ces partis politiques cautionnent la violence à l’égard des journalistes qui ne font que leur travail ? Quelle triste réalité !

Pas de démocratie sans une presse libre

Sans une presse libre et dynamique, la démocratie reste un vain mot. Car, le droit à l’information est unanimement célébré comme un marquer de l’approfondissement de la démocratie. En guinée, ce droit est constitutionnellement reconnu. Aussi, les délits de presse sont dépénalisés. Malgré tout, les journalistes sont inquiétés. Ils subissent de violences verbales, morales et psychologiques. Parfois de la part des plus hautes autorités. C’est souvent le cas du président Alpha Condé qui dispose d’ores déjà d’un permis d’humilier à octroyer aux journalistes. Et pourtant, le président de la république doit montrer l’exemple. D’ailleurs lui est totalement redevable à cette même presse qu’il voue aujourd’hui aux gémonies. Comment voudrait-il que notre presse soit professionnelle si au même moment il diminue la subvention allouée à celle-ci ?

Impossible de croire que ce n’est pas la démocratie qui est visé par le harcèlement des journalistes. Egalement, nous ne devons pas aussi être étonnés si la note de notre pays chute dans le prochain classement de la liberté de presse de reporters sans frontières.

L’indépendance de la presse, l’affaire de tous

Nous étions nombreux dans les années antérieures à dénoncer le monopole de l’Etat sur les radios et la télévision. Mais voilà qu’un autre monopole, encore plus strict tente de lui succéder : la dictature des partis politiques. Véritable glaive contre le monde médiatique. Le plus inquiétant est le silence assourdissant des responsables politiques. Certes, ils sont Charlie ; mais quand il s’agit de leurs compatriotes journalistes, leur indignation se fait outrageusement silencieuse. Pour eux, le journaliste est comme l’indiquait Césaire cet homme-insulte : on peut tout lui faire subir sans avoir de compte à rendre à personne, sans avoir d’excuses à présenter. Malheureusement, c’est à cette effroyable réalité que les journalistes guinéens sont confrontés.

Que faire ?

Maintenant commence l’essentiel. Car il faut refuser, malgré les tentatives et intimidations de capituler intellectuellement. Au contraire, il nous faut gagner la bataille de la liberté. C’est pourquoi, en démocrate convaincu, nous devons tous résister à la moindre atteinte à la liberté d’expression. Ce combat n’est pas que celui des journalistes. Chaque républicain doit en faire sien. Car, le danger est sérieux et lourd. Alors, journalistes, syndicats, ONG, organisation de défense des droits humains, tous fédérons les énergies pour l’indépendance de la presse. Belle cause à défendre !

Par Amadou Tidiane Barry, acteur de la société civile.

 
Crise de l'école guinéenne: Le silence coupable de Mamady Youla?

2017/11/20

Aujourd'hui en Guinée Depuis quelques jours le système éducatif guinéen est ébranlé par le boycott des enseignants. Le SLECG - Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée - a constaté l'arrestation de certains de ses membres qui ont dénoncé le non- respect des accords passés avec le Gouvernement. Ce qui n'est pas de nature à faciliter les relations de confiance.

Les élèves de certaines écoles se sont invités dans la danse. D'abord, pour obtenir la libération des syndicalistes, ensuite pour exiger l'application des accords.

Dans un régime où le Premier est chef du gouvernement, donc garant du dialogue, il ne devrait pas faire dans le mutisme. Cette espèce d'attitude de politique de l'autruche face au danger que constitue ce mouvement social qui fait assez de dégâts dans la cité, est inadmissible. Mamadi Youla est resté muet depuis tout ce temps.

S'il n'est pas complice des activistes, il est coupable devant cette situation qui n'aurait pu prendre une si grande ampleur surtout en l'absence du chef de l'Etat.

Aujourd'hui plus que jamais la Guinée a besoin de calme et de paix. Des morts, des blessés, des jeunes gens au cachot, on n'en a pas besoin. Des nuages de gaz lacrymogène sur le toit de Conakry, le pays n'en veut pas. Des bastonnades et la chasse à l'homme dans les quartiers et les rues, non plus.

Gouverner c'est agir.

Il es vrai que le président est en voyage. Mais quand on est au gouvernement, on gouverne d'autant plus que le Premier ministre est au pays. Et quand on est Premier ministre, on fait éviter à ses concitoyens du sang versé. Ce, à n'importe quel prix.

Toutefois, c'est encore là la côte d'alerte pour le régime d'Alpha condé. Il doit savoir lire les signes. Comme il doit apprendre à comprendre que d'accumulation en accumulation personne ne souhaite l'irréparable...

Alors, Mamady Youla doit savoir jouer son rôle ou partir. S'il dormait, il doit se réveiller. Car, il faut vite faire ramener tous les acteurs sociaux à la table de négociation pour qu'en fin une solution idoine soit trouvée. Cest de son rôle. Il est investi de la confiance du président, il doit agir. Car, c'est le devoir du Premier ministre et pas d'un autre. Il doit le faire et il peut le faire avant qu'il ne soit trop tard. C'est de sa responsabilité.

Étant donné que nul ne pourra accepter le désordre et l'anarchie dans le pays, disons-le tout de suite, aucun citoyen ne souhaite que la situation actuelle perdure.

Chaque habitant de Conakry et des autres cités du pays ayant au moins un fils, un frère, un voisin ou un ami dans le système éducatif, suit ce qui s'y passe depuis le déclenchement du mouvement social. Inutile donc de vouloir se cacher le visage. Avec la mondialisation de l'information, tout se sait à la minute. Aux actes, donc!

Pour le pays, Mamady Youla doit passer aux actes ou avouer son incapacité à conduire le dialogue social. Et si c'est cela, jeter l'éponge.

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm.

 
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Union Internationale de la Presse Francophone: Pourquoi le Bureau de l'UPF-France ne sera pas aux 46 èmes assises de Conakry?

2017/11/17

Aujourd'hui en Guinée Note d’information à l’attention de MM et MMmes les président(e)s des sections nationales de l’UPF

LE BUREAU DE L’UPF-France NE SERA PAS AUX ASSISES DE CONAKRY : VOICI POURQUOI

Chères consœurs, chers confrères,

Nous, responsables de la section française de l’UPF, avons pris la lourde décision de ne pas nous rendre aux Assises de l’UPF à Conakry et, dans un souci de transparence et de vérité, nous voulons directement vous dire pourquoi. Il faut en effet que vous connaissiez les raisons exactes de notre décision afin de ne pas vous limiter à la version « arrangée » qui vous sera donnée sur place par ceux qui profiterons de notre absence pour chercher à vous imposer leur curieuse vérité. Nous, journalistes, savons mieux que quiconque qu’une information nécessite plus d’une seule source… d’où ce message. Notre refus de participer aux Assises est justifié par deux raisons principales : le non-respect des procédures et l’attitude du secrétaire général international. Nous refusons par notre présence à Conakry de cautionner des dysfonctionnements qui durent depuis trois ans au moins et que le président international et son secrétaire général s’étaient engagés à corriger lors des Assises d’Antsirabé :

- Le procès-verbal de l’Assemblée générale du Comité international réunie à Antsirabé n’avait toujours pas été envoyé, onze mois après, aux présidents des sections pour être relu attentivement et adopté en ouverture de l’AG à Conakry. C’est notre protestation à ce sujet et notre décision de boycotter les Assises en Guinée qui ont provoqué son envoi tardif, seulement le 10 novembre dernier ! Sans notre démarche de refus, ce PV ne vous aurait jamais été envoyé comme ne vous ont jamais été envoyés les précédents avant les Assises de Dakar ou de Lomé.

- Les éléments du bilan financier 2016 – lequel doit être présenté et adopté à Conakry – n’avaient pas été communiqués - eux non plus – jusqu’au 10 novembre dernier et ils vous été envoyés -

pour la première fois, là encore – en urgence pour couper court aux critiques.

- Avant de démissionner à Antsirabé, le trésorier international-adjoint, Hervé Deville, avait demandé qu’un audit financier soit fait par un commissaire aux comptes indépendant pour parvenir à une nécessaire transparence totale. Sauf avis contraire, cet audit n’a pas été réalisé par une telle autorité indépendante et, s’il a été fait, il n’a pas été communiqué aux présidents de section.

- Nous n’acceptons pas ce manque de transparence. Le collaborateur du cabinet comptable qui va présenter le bilan à Conakry n’a aucune autre mission que de mettre les recettes et les dépenses face-à-face, sans aucun moyen de vérification. Nous tenons à préciser que l’abstention au moment du vote du bilan financier 2015 à Antsirabé fut celle du président de la section française. IMPORTANT : Contrairement à ce qui est affirmé dans le PV de l’Assemblée générale d’Antsirabé, il est FAUX d’affirmer que Hervé Deville « a été associé à toutes les décisions financières prises par l’UPF ». Il est tout aussi FAUX d’écrire qu’« il a même été chargé d’une mission concernant l’indemnisation du secrétaire général ».

C’est bien la contestation exprimée par Hervé Deville sur la façon adoptée par l’UPF pour indemniser le secrétaire général international qui a conduit à son éviction brutale, malgré les demandes contraires de MM Jean Miot et Gérard Bardy, alors président et secrétaire général de la section française de l’UPF. Quant au secrétaire général international, avec lequel nous ne souhaitons plus travailler, nous lui reprochons ses méthodes dirigistes, sa façon de faire preuve de la plus grande liberté avec les faits afin d’imposer sa vérité et sa capacité à critiquer les dirigeants sur des critères personnels qui ne le regardent en rien dans ses fonctions. Nous regrettons le soutien aveugle qui lui est apporté par le président international, bien au-delà de la solidarité nécessaire au sein d’une équipe dirigeante. Il est des circonstances où le président international doit se situer à la bonne hauteur et à la bonne distance. Ce n’est hélas pas le cas

Enfin, les signataires condamnent les accusations très graves de racisme, totalement infondées, déjà portées publiquement en Assemblée générale à Antsirabé par MM Diagne et Kouchner contre Hervé Deville, trésorier international-adjoint sortant (sans doute trop curieux). Accusations reprises sous une forme à peine voilée mais tout aussi condamnable dans le PV de l’Assemblée générale d’Antsirabé.

C’est pour toutes ces raisons sérieuses - que vous n’aurez, nous en sommes certains, aucune difficulté à comprendre – que nous voulons envoyer un message fort à l’ensemble des responsables nationaux de l’UPF et que nous serons absents cette année en Guinée (1). Nous vous assurons, toutes et tous, de notre bien confraternelle amitié.

Paris, le 13 novembre 2017

Gérard BARDY, président UPF-France

Philippe DESSAINT, vice-président

François-Xavier ANDREYS, secrétaire général

Hervé DEVILLE, trésorier


 
Situation au Zimbabwe : Communique du Président en Exercice de L’Union Africaine, Alpha Condé Président.

2017/11/16

Aujourd'hui en Guinée 15 novembre 2017 - L’Union africaine exprime sa grande préoccupation face à la situation qui se déroule au Zimbabwe où manifestement des soldats tentent de prendre le pouvoir par la force. L’Union africaine condamne avec la plus grande fermeté ce qui apparaît comme un coup d’Etat et réitère son soutien total aux institutions légales du pays.

L’Union africaine réclame immédiatement le rétablissement de l'ordre constitutionnel et appelle toutes les parties prenantes à faire preuve de responsabilité et de retenue, afin d'assurer le respect des vies humaines, des libertés fondamentales et de l'intégrité du Zimbabwe.

Enfin, l’Union africaine demande instamment aux militaires de mettre un terme immédiat à leur action et de se soumettre à la légalité constitutionnelle.

Pour l’Union africaine
Le Président en exercice
Professeur Alpha Condé
Président de la République de Guinée.

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence.

 
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DISCOURS DU MINISTRE D’ÉTAT AUPRÈS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CHARGE DE LA DÉFENSE NATIONALE.

2017/11/15

Aujourd'hui en Guinée Excellences Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernements,
Mesdames et Messieurs les Ministres,Excellences Messieurs les Ambassadeurs et représentants des organisations internationales,Respectés invités, experts, partenaires internationaux, représentants du secteur privé et de la société civile,

Permettez-moi, à l’entame de la présente intervention du reste liminaire, compte tenu du contexte et du programme de la rencontre, d’exprimer ma profonde gratitude à l’égard de Son Excellence le Ministre des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, pour l’invitation qu’il m’a adressée à participer à la quatrième édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique.

Mes remerciements, évidemment, vont au vaillant peuple du Sénégal et à son Gouvernement pour l’accueil si fraternel dont ma délégation et moi-même faisons l’objet depuis notre arrivée dans cette belle capitale.

Je voudrais surtout me faire un agréable devoir, celui de transmettre à Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président du Sénégal, les chaleureuses salutations de son frère, le Professeur Alpha CONDÉ, président de la République de Guinée, ainsi que ses félicitations appuyées pour cette quatrième et déjà brillante réussite du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique.

Mesdames et Messieurs, chers participants ;

Le thème qui nous réunit ici interpelle chacun de nous, bien au-delà de la simple thématique du Forum. C’est une réalité quotidienne auxquels nos gouvernements et nos peuples respectifs sont confrontés. C’est pourquoi, les réponses proposées doivent impérativement être adaptées à la situation sur le terrain. Le terrorisme et l’extrémisme violent n’épargnent aucun État, riche ou pauvre. C’est en cela que nous sommes convaincus que la première bataille à mener consiste à s’attaquer aux racines du mal : les inégalités, la pauvreté et le sous-emploi de la jeunesse.

Nous le disions récemment à Abidjan, on ne peut lutter efficacement contre la terreur violente des extrémistes, que de façon globale et intégrée. Le président Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine, le dit souvent. Il est impossible de combattre et vaincre le terrorisme sans d’abord lutter contre ses germes que je viens de citer plus haut.

Si nous gagnons la bataille du développement, si nous réussissons à équitablement redistribuer les richesses que nous produisons, alors nous sortirons victorieux de cette guerre qu’on nous impose. Car il est désormais établi que pour empêcher la résurgence des organisations terroristes, il faudra endiguer toutes les conditions qui favorisent leur développement et même leur existence. Il faut donc travailler sur le tarissement de leurs principales sources de financement, en luttant notamment contre les trafics illicites.

Nous le savons : pour faire face aux menaces qui pèsent sur nos États, des solutions existent. Créer de l’emploi-jeunes, soutenir les efforts des femmes, protéger l’environnement, investir dans l’éducation et donner à nos forces de défense et de sécurité les moyens de lutter contre toutes les menaces qui pèsent sur nous.

C’est dans ce cadre qu’après son élection en 2010, le Président de la République de Guinée a placé la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) comme la priorité de son programme politique. De cette vision a découlé progressivement les liens entre la qualification de l’armée guinéenne et les initiatives de développement, dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le terrorisme à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

La réforme du Secteur de sécurité en République de Guinée est conçue non seulement pour le renforcement de la souveraineté de l’État, mais aussi pour contribuer à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans notre espace commun.

Bien évidemment, nous ne nous contentons pas de la prévention. Nous agissons également lorsque cela est nécessaire. Ainsi, dans le cadre des accords de coopération militaire, l’armée guinéenne a pu obtenir un appui pour la formation de trois bataillons successifs dénommés Gangan, près de 3000 militaires, engagés dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU (MINUSMA) au Mali. Cet engagement de nos soldats est notre contribution contre le terrorisme pour la stabilité et la consolidation de la paix dans ce pays frère.

Mesdames et Messieurs, chers participants, distingués délégués ;

Bien entendu, pour vaincre définitivement le terrorisme et l’extrémisme violent, la Guinée a estimé qu’il fallait avoir un cadre légal spécifique. Un projet de loi sur la prévention et la répression du terrorisme a été élaboré et soumis à l’Assemblée nationale pour adoption. Ce projet de loi prend en compte tous les aspects liés au terrorisme.

Dans le cadre de la prévention contre l’extrémisme religieux, le secrétariat général des Affaires religieuses a formé à ce jour 500 Imams et prédicateurs religieux à travers la coopération avec le Maroc. Il identifie et contrôle des ONG religieuses évoluant en Guinée, notamment dans la construction des mosquées, des écoles, des prestations sanitaires etc… sur le terrain.

Aussi, le Secrétariat général aux Affaires religieuses est en train de prendre des dispositions, pour harmoniser et veiller sur les prêches et sermons de toutes les rencontres religieuses, tout en organisant des campagnes de communication, d’information et de sensibilisation de la population sur les enjeux du terrorisme et de l’extrémisme violent.

Le gouvernement guinéen travaille également pour le renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité au niveau de leurs unités d’intervention et les services de renseignement. Ceci, avant la mise en place prochaine des unités spécialisées de la police, de la gendarmerie et de l’armée prêtes à toutes interventions en tous points du territoire national, avec l’appui de nos partenaires.

Le gouvernement guinéen, pour plus d’efficacité, a opté pour l’harmonisation de sa stratégie de lutte contre le terrorisme à celles de la sous-région ainsi qu’avec celles d’autres organisations. Nous avons également procédé à la formation de milliers de jeunes au niveau du SCAD comme au Sénégal, afin d’éviter la vulnérabilité de la jeunesse qui est un terreau fertile pour le recrutement des terroristes.

Nous sommes également en train de travailler pour l’installation de scanners au niveau de certains postes frontaliers.

Mesdames et Messieurs, distingués délégués ;

Nous avons mené toutes ces actions, malgré les deux années d’épidémie à virus Ebola et la faiblesse de nos moyens, parce que nous estimons que les discours ne suffisent plus. Nous devons désormais agir.

Nous savons pertinemment que c’est un combat difficile et long, compte tenu des enjeux, mais je crois profondément en notre capacité de mobilisation tous azimuts face à ces différentes menaces.

Nous devons faire face à nos responsabilités pour débarrasser le monde de ce fléau des temps modernes. Nous savons compter sur l’engagement, la détermination et la ferme volonté de chacun et de tous.

Je vous remercie !



 
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Guinée : Alpha Condé, de l’Élysée à la Chesnaie du Roy

2017/11/15

Aujourd'hui en Guinée Programme diplomatique chargé pour le président guinéen Alpha Condé dans les prochains jours. Le président guinéen Alpha Condé devrait être reçu pour la première fois à l’Élysée par son homologue français, Emmanuel Macron, le 22 novembre à 15 heures. C’est du moins la date qui a été retenue lors de l’audience que celui qui est également président en exercice de l’UA a accordée à Franck Paris, le conseiller Afrique de Macron, le 2 novembre à Conakry.

Pour cet entretien, Paris était accompagné de Jean-Marc Grosgurin, l’ambassadeur de France en Guinée. Alpha Condé, qui s’est rendu au début de novembre au Maroc puis en Jordanie, devrait par ailleurs assister à la journée Afrique de la COP 23 de Bonn, le 15 novembre, avant de présider la réunion du groupe consultatif des partenaires techniques et financiers de la Guinée, les 16 et 17 novembre, au pavillon de la Chesnaie du Roy, à Paris.

JA

 
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Journée Portes Ouvertes de l’UFR : Communication du Pr Maurice Togba Zogbelemou (Thème : Le Renouveau de l’Etat )

2017/11/15

Aujourd'hui en Guinée A l’occasion des journées portes ouvertes de l’UFR, il nous a été demandé de traiter du thème : « Le renouveau de l’Etat ».
L’intitulé du thème comporte deux éléments, l’Etat d’une part et le renouveau de cet Etat d’autre part. En droit international public comme en droit constitutionnel, l’Etat est appréhendé à travers trois éléments :

- le territoire qui permet de situer l’Etat dans l’espace international ==> pas d’Etat sans territoire.

Exemples : Cité du Vatican (44 hectares dans la ville de Rome)

Etat du Vanuatu (12.200 km2)

C’est la sphère d’exercice des compétences étatiques ;
- la population : groupe humain vivant de façon permanente sur le territoire de l’Etat ; elle peut être homogène ou hétérogène, comprend les nationaux et non-nationaux ;

- l’existence d’un pouvoir organisé appelé généralement pouvoir politique, c’est-à-dire « le pouvoir d’organiser la société en fonction des fins qu’on lui suppose » (Bernard Chantebout). C’est un pouvoir de prévision, d’impulsion, de décision et de coordination qui appartient à l’appareil de l’Etat. Ce pouvoir permet de déterminer et de conduire l’ensemble de la politique nationale avec tout ce qu’elle implique dans l’ordre interne comme dans l’ordre international (Pierre Pactet et Ferdinand Melin-Soucramanien).

D’un point de vue socio-historique, l’Etat naît avec l’apparition du pouvoir politique dans une société donnée, et son existence est consacrée par l’adoption d’une constitution qui est son statut, qui délimite le champ d’exercice du pouvoir politique ==> adoption par la Guinée de sa première constitution le 10 novembre 1958 après la proclamation de l’indépendance le 02 octobre 1958 par l’Assemblée territoriale et le Gouvernement issus de la Loi cadre de 1956, mais avant l’admission du pays à l’ONU le 12 décembre 1958.

L’Etat se caractérise par sa personnalité juridique et sa souveraineté. C’est ce qui permet à l’Etat de constituer une collectivité irréductible aux autres collectivités, qu’elles appartiennent à l’ordre interne ou à l’ordre international.

L’Etat remplit une double fonction (Thierry Michalon) :
- une fonction politique, ascendante : permet aux populations d’exprimer leurs besoins et de faire monter vers les organes de gouvernement les hommes qui les animent ;

- une fonction administrative : permet aux gouvernants de mettre en application toutes les décisions prises sous forme de règles obligatoires par les hommes de l’appareil dirigeant.

Le fonctionnement correct de tout le processus politique, ascendant et descendant, constitue le fondement de la légitimité des organes dirigeants de l’Etat, c’est-à-dire de leur conformité aux désirs réels des citoyens.

Depuis les années de l’indépendance, les Etats africains se sont caractérisés par des dysfonctionnements répétés et généralisés dans l’évolution du processus politique devant leur assurer l’adhésion des populations. Les avatars du parti unique que sont le culte de la personnalité, la patrimonialisation du pouvoir ont conduit dans les années 1990 à une contestation véhémente des Etats à travers leur système de gouvernance politique, économique et social.

On assista alors à la rédaction de nouvelles constitutions, parfois à l’issue de conférences nationales.

Fort malheureusement, le mouvement de démocratisation a connu un reflux à partir des années 2000 à travers différentes révisions constitutionnelles remettant en cause les acquis démocratiques du printemps constitutionnel des années 1990.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la contestation des régimes politiques a repris de plus belle nécessitant la recherche de solutions à ces nouvelles crises politiques avec les dialogues politiques se terminant par des accords politiques inclusifs dont l’application fait toujours problème (retard délibéré dans l’application quand ils ne sont pas tout simplement bloqués). Depuis 2003, la Guinée est à son 5ème accord politique.

Voilà ce qui explique que l’on parle aujourd’hui du renouveau de l’Etat. D’aucuns diront refondation de l’Etat.

Lorsque l’Etat ne réussit pas à combler les espoirs de justice et d’efficacité placés en lui, le besoin d’un nouvel Etat (et non un nouveau besoin d’Etat) se manifeste : il traduit d’une part le besoin de légitimité des acteurs politiques exprimé par les populations, et d’autre part le besoin d’efficacité des institutions étatiques.

A partir des éléments que dessus, et sur le fondement de la constitution guinéenne du 07 mai 2010, la quatrième après celles des 10 novembre 1958, 14 mai 1982 et 23 décembre 1990, on peut esquisser quelques pistes de réformes tendant à réconcilier l’Etat avec les populations et à garantir une efficacité certaine à ses actions de développement.

1- Refonder l’Etat sur la justice sociale

Issu des anciennes colonies dont les frontières administratives ne respectaient pas l’ethno-sociologie des populations, l’Etat africain postcolonial est prédisposé aux remous et tumultes de toutes sortes et même à la décomposition : la gestion défectueuse de l’hétérogénéité ethnique et culturelle par les politiques hypothèque l’espoir de réaliser un vivre-ensemble fondé sur la concorde.

Le contrat social et moral autour duquel se fédèrent politiquement les différentes identités ethniques ou culturelles pour vivre ensemble est souvent problématique : l’éthique du vivre-ensemble fait défaut (Lucien Ayissi).

Le renouveau ou la refondation de l’Etat, juste et efficace, commande la réalisation prioritaire de la nation. L’entreprise est une impérieuse nécessité en Guinée eu égard à la structure socio-géographique : à l’exception de la région forestière où existent plusieurs groupes ethniques avec chacune sa langue, les trois autres régions naturelles sont caractérisées chacune par une langue et une culture dominante. Il y a juxtaposition de blocs humains sociologiquement différents.

L’Etat guinéen né le 02 octobre 1958 n’a pas encore réussi, en dépit des discours politiques, à construire la nation : l’ethnocentrisme, latent, s’est brusquement réveillé et radicalisé depuis la dernière transition militaire (2008-2010) ; il se manifeste dans tous les secteurs du pays, et il est même arrogant dans l’administration publique. Il est devenu la gangrène de l’Etat guinéen.

Pour sa consolidation, sa crédibilité et l’efficacité de son action, l’Etat guinéen doit s’attaquer frontalement au virus de l’ethnocentrisme.

C’est par la vraie justice sociale entre les citoyens d’une part et entre les régions d’autre part que l’Etat pourra agir sur le mental de ses administrés. L’Etat est l’architecte premier de la construction de cette nation que tous les Guinéens appellent de leurs vœux. Il en a les moyens et des méthodes existent. Compte tenu de la socio-géographie du pays, et à la faveur des nominations aux fonctions administratives, une combinaison du critère de la compétence et du critère de la représentation régionale peut être un signal qui doit être soutenu par l’égalité de traitement des différentes régions du pays.

L’importance de ces éléments réside dans l’échec du découpage administratif en huit régions comme moyen de renforcement de l’unité du pays : à Conakry, il n’y a pas huit coordinations régionales des sages mais quatre correspondant aux quatre régions naturelles.

D’une manière générale en Afrique, l’Etat a précédé la nation qu’il a pour mission de construire. L’Etat guinéen ne peut s’y soustraire s’il veut réaliser son intégration et non sa désintégration.

2- Eduquer les populations à la citoyenneté

L’éducation à la citoyenneté doit permettre de lutter contre la balkanisation socio-politique de l’Etat en segments ethno-identitaires simplement juxtaposés : il faut amener les diverses identités à acquérir la culture de la citoyenneté, c’est-à-dire à soumettre l’ethnicité aux impératifs de l’éthique du vivre-ensemble.

Il faut pour cela une pédagogie citoyenne pour impacter le comportement du citoyen qui doit non seulement avoir le sens de la justice mais aussi collaborer à la réalisation d’une intercommunauté qui soit le cadre de la libre expression des différences. Et l’expression de cette citoyenneté ne doit ni étouffer celle des autres, ni compromettre la réalisation du dessein commun que toutes les diverses identités doivent avoir en vue par-delà leur hétérogénéité.

C’est alors que le citoyen pourra comprendre que l’Etat est une personne morale, donc une institution dont l’existence est consacrée par des règles : l’Etat est une institution distincte des personnes physiques qui la représentent, agissent et parlent en son nom.

La compréhension de cette réalité par le citoyen est le point de départ de la construction d’un Etat de droit. Aussi il faut regretter les difficultés de l’article 46 al. 3 de la constitution de 2010 qui dispose que le Président de la République « nomme en Conseil des Ministre aux emplois civils dont la liste est fixée par une loi organique » (voir aussi l’article 58 al. 1er de la constitution).

3- Respecter les normes sociales

Le respect des normes sociales est une manifestation de l’Etat de droit, lequel est une exigence du renouveau de l’Etat guinéen. L’objet Etat de droit pose le principe de la centralité du droit dans la vie de l’Etat : l’Etat autant que les particuliers est soumis au droit qu’il produit lui-même à travers ses organes.

Ainsi donc le droit devient le cadre d’action de l’Etat et l’Etat devient le garant du droit. L’Etat de droit est un Etat civilisé (Chartes Debbasch) au service de l’homme et non l’inverse. Il n’existe pas par la seule production des lois et textes règlementaires, il suppose le respect et l’application effective de ces normes sociales.

L’Etat de droit ne s’accommode pas de l’impunité qui est aujourd’hui la gangrène de l’Etat guinéen, et même de la société guinéenne tout court.

Sans descendre dans le vécu quotidien de notre administration publique, restons sur le terrain politique pour apprécier l’Etat de droit en Guinée.

- les scrutins législatifs ne se sont jamais tenus à date (1995-2002 → 2008).

- depuis 2003, la Guinée est à son 5ème accord politique : 15 septembre 2003 – 12 juillet 2005 – 03 juillet 2013 – 20 août 2015 – 12 octobre 2016.

Ces accords politiques ne sont que l’expression du non-respect de la constitution et des lois de la République. En dépit du consentement donné par les acteurs de la classe politique, ces accords connaissent des difficultés d’application et ils portent souvent sur les mêmes questions récurrentes (fonctionnement et financement de la CENI, fichier électoral, calendrier électoral, neutralité de l’administration publique…). Comme quoi, en politique, on ne règle pas les problèmes, on les déplace, selon un grand homme politique africain.

Malheureusement, on les déplace au préjudice des populations, on débouche sur des tensions ou crises politiques qui affectent le fonctionnement de l’Etat, et donc sa productivité au service des populations.

Exemples : tensions politiques récurrentes en Guinée ;
crise togolaise : non application accord de 2006 ;
crise congolaise RDC : non application accord du 31 décembre 2016.

Avec un minimum d’Etat de droit, on ne parle pas de dialogue politique inclusif (Sénégal, Bénin depuis 1991). La constitution et les lois de la Républiques sont produites pour la consommation nationale et non pour avoir un vernis de légalité destiné à l’opinion internationale. Après plus de 50 ans, la conception de la politique doit évoluer vers la satisfaction de l’intérêt général.

4- Appliquer effectivement la réforme de l’administration locale
La constitution de 2010 (articles 134 à 137) a fait la distinction entre les collectivités territoriales (préfecture et sous-préfectures) et les collectivités locales (communes et régions), les unes sont créées par voie règlementaire et les autres par la loi. L’extension aux régions de la décentralisation limitée à l’époque aux communes, a nécessité une révision du code des collectivités locales.

Le texte qui vient d’être adopté, d’une bonne facture, mérite cependant des retouches, notamment au niveau de l’article 80 qui viole l’article 9 de la constitution et l’article 7 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que la jurisprudence de la Cour de justice de la CEDEAO et de la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples, relativement à la jouissance et l’exercice d’un droit à un procès équitable.

Mais au-delà, il importe de dire avec Alexis de Tocqueville que « la décentralisation n’a pas seulement une valeur administrative ; elle a une portée civique puisqu’elle multiplie les occasions pour les citoyens de s’intéresser aux affaires publiques ; elle les accoutume à user de la liberté ». La décentralisation se rapporte donc à la prise en compte de la notion d’affaires locales.

La décentralisation se présente comme une technique d’administration parce qu’elle rapproche les lieux de décision des problèmes économiques et sociaux que ces décisions sont censées résoudre ; elle est un moyen d’engager le développement sur une base locale et non plus exclusivement centralisée.

Pour l’efficacité de cette nouvelle politique de décentralisation en faveur des régions et des communes, deux conditions essentielles devront être remplies : l’effectivité des transferts de compétence et la dotation de moyens conséquents à travers les subventions de l’Etat et la mobilisation des recettes fiscales locales.

Toute lenteur dans la réalisation de ces conditions constitue un blocage car il n’y a pas de décentralisation sans moyens financiers conséquents.

Il faudra enfin éviter tout abus dans l’exercice de la tutelle administrative de l’Etat.

La décentralisation décharge l’Etat central de tâches dévolues aux collectivités locales, ce qui lui laisse le temps d’assurer ses missions d’intérêt général et de veiller aux grands équilibres du pays, elle permet à la fois au citoyen de se reconnaitre dans l’Etat qui lui permet, par le biais de la démocratie locale, de participer à la gestion du pays. L’Etat unitaire moderne est un Etat effectivement décentralisé.
5- Réformer ou installer certaines institutions constitutionnelles

- Sur la nécessité d’une réforme de la CENI

La création d’un organe indépendant de l’Etat chargé de la gestion du processus électoral s’inscrit dans le cadre du mouvement de démocratisation consécutif au printemps constitutionnel des années 1990 ; il s’agissait de garantir la crédibilité des élections manipulées dans leurs résultats par les ministères qui en avaient la charge.

C’est dans ce contexte que le mémorandum des partis politiques sur le dialogue national du 15 septembre 2003 a mentionné « la création d’un organisme indépendant chargé de gérer l’ensemble du processus électoral depuis la révision des listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats provisoires ». Suite fut donnée à cette recommandation avec la création de la CENI par une loi ordinaire de mars 2007, révisée sous la forme d’une loi organique en 2012 après la constitutionnalisation de la CENI.

Le mode de désignation de ses membres qui donne la majorité aux partis politiques (20 commissaires sur 25) en fait un organe politisé, en dépit du serment prêté par ses membres. L’expérience des élections organisées depuis sa création et les contestations provoquées par ses méthodes de gestion justifient amplement une réforme de l’institution.

Tirant les leçons de la gestion de la présidentielle de 2010, le CNT avait préparé une proposition de texte d’une CENI technique, à l’image de celle du Ghana. Face à la réaction virulente des partis politiques s’estimant exclus de la gestion du processus électoral, le CNT a dû retirer sa proposition pour adopter à la place, une version améliorée de la loi de 2007.
Ce sont les mêmes partis politiques qui ont repris leur contestation au regard de la gestion des législative et présidentielle de 2013 et 2015 et des conditions de mise en place des démembrements de la CENI.

C’est pourquoi la sagesse politique commande, eu égard aux expériences électorales du pays, à la culture politique ambiante, d’aller vers une réforme tendant à instituer une CENI technique. La crédibilité de notre système électoral dans son organisation et son fonctionnement et la légitimité des élus sortis des urnes en dépendent.

- Sur la réforme du Conseil supérieur de la magistrature
Lors de la rédaction de la constitution de 2010 et de la loi organique relative au Conseil supérieur de la magistrature, l’activisme des magistrats membres du CNT a été tel qu’en dehors du Président de la République et du Ministre de la Justice, aucune personnalité non magistrate n’a pu être désignée comme membre du Conseil, si bien que la formation disciplinaire qui exclut les deux personnalités que dessus, ne comprend que des magistrats.

Un esprit corporatiste s’y est développé à tel point que jusqu’à présent, aucune sanction significative et exemplaire n’a été prise à l’encontre d’un magistrat. Malgré les réformes entreprises dans le secteur de la justice avec notamment la revalorisation des traitements, les mêmes griefs persistent à l’encontre de l’appareil judiciaire. A preuve, la grève actuelle des avocats du 25 octobre au 10 novembre 2017.

Au cours d’un récent atelier, le principe d’une ouverture du Conseil supérieur de la magistrature à deux personnalités extérieures non magistrates a été retenue. Il importe donc très rapidement d’inscrire cette proposition dans une réforme de la loi organique sur le Conseil supérieur de la magistrature afin de faire évoluer celui-ci dans ces manières de faire.

Le libéralisme a deux fondations principales : la démocratie politique et la justice. Si le Conseil supérieur de la magistrature joue effectivement son rôle, sans esprit corporatiste, il contribuera à une évolution positive de la société guinéenne.

- Sur la nécessité d’établir la loi organique sur la Haute Cour de Justice

La loi organique relative à la Haute Cour de Justice prévue par les articles 117 à 122 de la constitution et compétente pour juger le Président de la République (en cas de haute trahison) et les Premier Ministre et ministres (pour crimes et délits) n’est pas encore adoptée alors que la loi organique de 1991 ne peut être appliquée compte tenu des modifications dans la composition de la haute juridiction apportée par la constitution de 2010 par rapport à celle de 1990.

Ce vide juridique et institutionnel est un mauvais signal pour le pays comme pour dire que les membres de l’exécutif peuvent agir à leur guise en toute impunité. Les difficultés d’application du système sont connues, il reste cependant que toute absence de législation en la matière est incompatible avec la volonté de construire un Etat de droit.

Il vaut mieux avoir les textes et les institutions prévus par la loi fondamentale, même si leur application dans l’immédiat est difficile, voire impossible. La loi, permanente, est faite pour l’avenir.

6- Assurer une certaine égalité des circonscriptions électorales dans la représentation parlementaire

Reprenant en cela la constitution de 1990, la constitution de 2010 (article 63) organise l’élection des députés selon un scrutin mixte combinant le scrutin uninominal majoritaire à un tour et le scrutin de liste à la proportionnelle au plus fort reste.
Si pour le scrutin de liste, la circonscription électorale couvre le territoire national, en revanche pour le scrutin uninominal, les cinq communes de Conakry et les 33 préfectures du pays ont été érigées en circonscription électorale.
Il en est résulté une injustice criarde dans la représentation parlementaire : des communes comme Matoto et Ratoma ou des préfectures comme Labé, Kankan ou N’Zérékoré avec plus de 300.000 ou 200.000 électeurs ont un député élu à l’uninominal comme des préfectures qui ont à peine 70.000 électeurs.

La question a été évoquée par le CNT mais faute de données statistiques fiables, elle a été renvoyée au Gouvernement post-transition l’examen et la solution du problème.
Il y a urgence à corriger cette inégalité de représentation parlementaire en augmentant le nombre de députés élus au scrutin uninominal sur la base d’un critère quantitatif, le nombre d’électeurs inscrits.

Il est impérieux d’entreprendre la réforme car, outre le vote de la loi et le contrôle de l’action gouvernementale, le député a une fonction de représentation, qui l’oblige à un compte rendu d’activités régulier, donc à un contact fréquent avec la base électorale, ce qui permet au député de s’enquérir de leurs problèmes afin de les assister dans la recherche de solution.

Telles sont quelques pistes d’action qui nous paraissent de nature à donner une nouvelle vitalité à l’Etat. Car c’est un Etat viable parce que assis sur des fondations solides, ayant une vision claire du devenir des populations qui l’appuient et se reconnaissent en lui, qui pourra :

- propulser sa jeunesse dans l’ère du numérique : il ne faut pas rater la révolution numérique ;

- garantir la sécurité des personnes et de leurs biens : quand l’autorité de l’Etat régresse, la vindicte populaire s’installe ;

- adopter une stratégie d’intégration effective de la femme dans le processus de développement : l’autonomisation de la femme doit être un vécu quotidien ;

- mettre en place une gouvernance administrative se traduisant par la capacité de l’Etat à disposer d’une administration efficace, transparente et responsable qui renforce l’autorité de l’Etat : dans ce cadre la gouvernance électronique sera un outil-clé en accroissant l’efficience, la qualité, la simplicité et l’accessibilité des services publics ;

- entreprendre le réarmement moral des agents publics afin de renforcer leur intégrité morale et leur conscience professionnelle : la lutte contre la corruption et l’impunité commence par là ;

- assurer l’accès aux services sociaux de base : la modernité pour les populations rurales comme urbaines passe par l’accès à l’eau potable, aux services de santé primaire, à l’école, la jouissance d’un logement décent etc.
Nous venons de vous développer là quelques idées qui pourront certainement nourrir la réflexion au sein de l’UFR dans sa quête du pouvoir de l’Etat.

Tel est bien l’objectif de cette journée porte ouverte.
Je vous remercie !

Maurice Togba Zogbélémou
Agrégé de droit public et science politique; Professeur à l’Université de Conakry; Avocat au Barreau de Guinée

 
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Aboubacar Somparé ou Le fabuleux destin d’un grand homme (Par Makandé Coumbassa )

2017/11/15

Aujourd'hui en Guinée Natif de Dacontah dans le Kakandé profond, Aboubacar Somparé était le fils de Amara et de Aïssata Bayo. Après la mort prématurée de son père, il fut recueilli et élevé par le frère de celui-ci, Abou Yayo, instituteur de renom et dont il portait le nom. Cet oncle, dont la bonté et la sagesse étaient reconnus de tous, exerça sur lui une influence considérable. D’ailleurs tout au long de sa vie, il ne cessera de vanter à son entourage les mérites de cet oncle si particulier. Au sein de la grande famille Somparé, Aboubacar incarna fort bien le rôle du grand frère qui lui était échu. Dès que l’occasion se présentait, il rassemblait jeunes frères, sœurs et leurs amis pour leur donner des cours. Cela ne cessa que lorsque ses exigences professionnelles ne le lui permettaient plus. Il était le grand baobab sous lequel venaient s’abriter tous les membres de la famille. Généreux et humble, il savait trouver chaque fois les mots justes pour réconforter et venir en aide aux parents en proie aux difficultés récurrentes du quotidien. Sa demeure était un gîte ouvert à tous. Beaucoup de ses frères y trouvèrent refuge pour poursuivre leurs études. Il résolvait avec célérité et bonne humeur, dans la mesure de ses possibilités, les problèmes majeurs que pouvait rencontrer la famille. Si le patronyme Somparé jouissait déjà d’une certaine renommée, il l’a propulsé dans une autre dimension. Il serait toutefois réducteur de limiter sa magnanimité à sa seule famille biologique. Comme l’ont témoigné ceux qui l’ont côtoyé, sa bonté était au service de l’humain détaché de toute considération ethnique, religieuse ou politique. Il rendit d’éminents services à des guinéens de tous bords. Profondément bon et empathique, il avait constamment à cœur de traiter les gens avec délicatesse et décence. Le brillant homme d’Etat qu’il fut sut, dès ses premiers pas en politique, se placer au-dessus des clivages partisans pour mieux servir la Guinée dans toute sa diversité ; ce qu’il fit avec brio tout au long de sa riche carrière.

Scolarisé par son oncle Abou Yayo, il se révéla aussitôt brillant. L’exemplarité de son cursus scolaire et universitaire lui valut respect et considération auprès de ses camarades de classe qui ne tarissaient pas d’éloges à son sujet. L’amour de l’enseignement lui étant transmis par son oncle, il embrassa une remarquable carrière d’enseignant alors qu’il aurait pu se rendre en France pour étudier à l’école des hautes études commerciales. Outre l’influence et les précieux conseils de cet oncle qui souhaitait tant sa réussite, il fut aussi encouragé par ses professeurs qui, séduits et convaincus par son talent et sa pédagogie, l’incitèrent vivement à opter pour l’enseignement ; choix qu’il ne regrettera guère. La décision qu’il prit d’enseigner toute une génération de ses compatriotes est assez révélatrice de la fibre patriotique qui l’animait déjà. Là où beaucoup auraient trépigné d’impatience à l’idée de s’envoler pour l’Hexagone afin d’y poursuivre leurs études, lui, préféra contribuer à la formation et à l’émergence d’une élite intellectuelle guinéenne.

Après s’être fait remarquer par le Président Ahmed Sékou Touré, il fit irruption sur la scène politique pour ne la quitter qu’au crépuscule de sa vie. Son parcours politique fut jalonné de succès. Il occupa les postes les plus prestigieux au sein de l’administration guinéenne. A peine âgé de trente-six ans, sous Sékou Touré, il devint ambassadeur de Guinée en France. Le fait qu’il fut nommé si jeune à un poste aussi stratégique est assez illustratif de la confiance indéfectible qu’il inspirait à son mentor. En effet, dans un contexte post-colonial parsemé de relations tumultueuses entre la Guinée et la France, il fallait une personnalité de sa trempe pour mener à bien la difficile mission qui lui fut assignée ; en l’occurrence favoriser et redynamiser la coopération franco-guinéenne. Après avoir obtenu son indépendance de manière très courageuse voire héroïque, la Guinée subit les foudres du colonisateur qui mit tout en œuvre pour qu’elle fût isolée sur la scène internationale. Un climat fortement empreint d’inimitié s’instaura alors entre les deux nations. Des tentatives de déstabilisation du régime guinéen furent ourdies par Jacques Foccart, le monsieur Afrique du général De Gaulle. Ce même Foccart avouera bien des années plus tard avoir injecté des faux billets dans l’économie guinéenne pour créer une poussée inflationniste visant à dévaloriser le syli, la monnaie nationale. Le contexte géopolitique mondial étant caractérisé alors par la bipolarisation, la Guinée, victime d’une féroce campagne de dénigrement orchestrée par le colonisateur et par conséquent rejetée par le bloc capitaliste, n’eut d’autre choix que de se tourner vers le bloc communiste. Après ces années de tensions, le réchauffement des relations entre la Guinée et la France s’opéra en douceur. Aboubacar Somparé, en jeune diplomate réfléchi et tempéré dans ses moindres faits et gestes, assuma avec dextérité la haute responsabilité qui lui fut confiée. Il joua un rôle essentiel dans le rapprochement des deux pays.

A la mort de Sékou Touré en 1984 et après la prise du pouvoir par l’armée, il rentra au bercail pour continuer à servir sa nation. De retour au pays, il ne ménagea pas ses efforts, abattant d’énormes travaux dans tous les postes où il passa avec le sentiment du devoir pleinement accompli. Son passage au rectorat de l’Université Gamal Abdel Nasser en fit une personnalité très écoutée et appréciée des étudiants dans la mesure où il mit en place, dès son entrée en fonction, une politique axée sur la nette amélioration de leurs conditions de vie. Mieux il s’évertua à rehausser le niveau de l’enseignement supérieur.

Au début des années 1990, la plupart des Etats africains embrassèrent, sur fond d’influence et de contrainte étrangères, la démocratie comme système politique ; s’affranchissant ainsi du système de parti unique tant décrié et perçu comme l’un des principaux freins au développement du continent noir. Eu égard à cette nouvelle donne, il renonça à sa fulgurante carrière administrative pour créer son parti. Ayant depuis ses débuts une conception fédératrice de la politique, il réussit à mobiliser bon nombre d’intellectuels autour de son projet. Ce pari audacieux de créer un parti politique composé d’intellectuels de haut rang, issus d’horizons divers, afin de présider aux destinées de la nation ne fit pas long feu pour diverses raisons qui demeurent non élucidées. Il voulut rassembler la Guinée, tenant compte de sa riche diversité, autour d’un idéal commun : gouverner la nation en toute probité pour enclencher l’essor économique tant attendu. Par un concours de circonstances, il rejoignit le PUP (parti de l’unité et du progrès) du Président Général Lansana Conté. En 1995, lors des premières élections législatives de notre nation nouvellement démocratique, c’est au terme de tractations houleuses et de querelles intestines qu’il s’écarta de la course à la présidence de l’Assemblée nationale en faveur d’Elhadj Biro Diallo. Il brigua le poste de secrétaire général du parti attendant patiemment son heure. Tout venant à point pour qui sait attendre, il succéda quelques années plus tard à ce dernier, devenant ainsi la deuxième personnalité de l’Etat et par voie de conséquence le dauphin constitutionnel. En dépit de son exceptionnelle ascension aux plus hautes sphères du pouvoir, il ne se départit jamais de ses principes moraux et sut demeurer humble, affable et accessible à tous. Il ne se laissa jamais entraîner par la jouissance et l’ivresse du pouvoir, il garda les pieds sur terre et fut modéré dans tous ses actes.

A un moment où les errements du régime Conté agaçaient une large frange de la population, d’aucuns lui reprocheront peut-être de n’avoir pas été, à cet instant-là, assez courageux pour claquer la porte et créer son propre parti puisqu’il nourrissait une ambition présidentielle. Mais les choses étaient sans doute plus compliquées qu’on le croyait. Les coulisses du pouvoir sont complexes et parfois surréalistes. Au-delà de toutes les analyses et les conjectures qui ont pu être faites et émises, son attitude peut surtout s’expliquer par son inflexible attachement à sa ligne de conduite directrice : la loyauté. C’est au nom de cette même loyauté qu’il préféra ne pas déclarer la vacance du pouvoir pour être Président de la République alors que constitutionnellement toutes les conditions étaient réunies. Le Président Conté étant grabataire, la présidence de la République lui revenait de droit. Personne n’avait alors le droit d’empiéter sur ses plates-bandes. Nul n’était censé l’empêcher de briguer la magistrature suprême. Par-delà la loyauté qui lui était si chère, il sacrifia son ambition personnelle sur l’autel de la paix et de la concorde nationale. Plus que toute chose, il évita une effusion de sang à son pays. En homme d’Etat chevronné, il a subodoré avec perspicacité la conséquence la plus plausible qui aurait pu résulter de sa prise du pouvoir. Le coup de force de la junte militaire après la disparition du Président Lansana Conté corrobora éloquemment ses craintes de voir son pays basculer dans une guerre civile. N’eussent été sa clairvoyance et son pacifisme, la Guinée aurait peut-être été le théâtre d’un conflit armé.

Aboubacar Somparé a tiré sa révérence en ce jeudi 2 novembre 2017 avec le sentiment d’avoir pleinement rempli sa vie et sa mission. Il laisse derrière lui un lourd et riche héritage que nous devons perpétuer pour le plus grand bien de notre chère patrie. Les obsèques exceptionnelles auxquelles il a eu droit témoignent de sa grandeur. De vibrants hommages lui ont été rendus par les plus grands commis de l’Etat pour de bons et loyaux services qu’il a rendus à la nation. La patrie a été reconnaissante au grand homme qu’il a été. Sa mort a suscité un engouement historique sur toute l’étendue du territoire. La Guinée tout entière est meurtrie, endeuillée et profondément chagrinée par la perte d’un de ses fils les plus brillants. Dimanche dernier, 5 novembre 2017, Dacontah était noir de monde ; une foule impressionnante venue des quatre coins de la Guinée l’accompagner dans sa dernière demeure. Je veux saluer ici la mémoire de ce haut fonctionnaire qui fut à la fois un homme de pensée et d’action, un humaniste, un pacifiste, un rassembleur et un visionnaire. Ce slogan résumerait mieux, selon ma très modeste opinion, son brillant parcours politique : un fédérateur au service d’un idéal commun : l’essor de la Guinée. Je ne saurais achever cet hommage sans demander à Allah Tout Puissant de lui accorder le paradis.

Makandé COUMBASSA


 
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Face à Sekhoutouréya, l’opposition et la dissidence ! (Par Kabinet Fofana)

2017/11/15

Aujourd'hui en Guinée En faveur d’un contexte politique international inspiré du discours de la Baule en 1990, la Guinée à l’instar des autres pays africains, reconnaitra à ses citoyens le droit de constituer des partis politiques ou d’y appartenir. C’est l’ère de la pluralité politique !

Progressivement, les premières formations politiques virent le jour – le Parti de l’Unité et du Progrès, le Rassemblement du Peuple de Guinée, l’Union pour le Progrès de la Guinée etc. Depuis, l’espace public est dominé par les politiques, de plus en plus de guinéens s’intéressent à la chose politique comme le révèlent les études sur la participation politique et militante. En exemple, une enquête en 2015 de l’association guinéenne de sciences politiques indique un engagement au sein des formations politiques de l’ordre de 42 % dans les communes urbaines.

Au gré donc des intérêts et des enjeux dynamiques exigeant des politiques une meilleure visibilité au sein de l’opinion publique, des postures assez énigmatiques ou tout au moins pas ordinaires ont été celles d’hommes politiques face au pouvoir de Sèkhoutoureya. Dans la sphère publique, deux entités doivent se distinguer comme préconise Montesquieu dans « l’esprit des lois, 1758 », le pouvoir et le contre pouvoir. Le dernier dont le rôle sera d’interpeller le premier dans sa tentation naturelle d’abuser de la puissance publique. Cela appartient à la logique de la contradiction positive. L’opposition est alors par principe cette entité qui ne participe pas à la démarche politique d’un gouvernement. Sauf que dans le contexte politique guinéen, le distinguo est d’une relativité telle, qu’elle contraste fondamentalement avec toutes les théories sur la question.

Que dire de ces opposants transhumants qui se fabriquent par la suite de leur renvoie du gouvernement alors qu’ils sont par origine du système ?

On devrait plutôt les nommer par dissidents politiques de fait. Ils ont la bonne science et l’art de charmer, le seul dessein de revenir dans les grâces du pouvoir n’a de cesse. A coté de ceux-là, jouxte cette autre catégorie d’opposants moindrement représentatifs en termes de poids politique, des partis satellites, aucunement pas très durs. Ces deux premières ne sont pas très agressives vis-à-vis du pouvoir. Ils sont l’opposition modérée en quête de strapontins. On les appelle l’opposition du pouvoir ! Un type d’acteurs de la société civile très habiles et fourbes s’adonnent au même stratagème , ils sont en fait des politiciens que récuse Jürgen Habermas dont le seul objectif est de se servir de la légitimité et de l’aura que leur offre la société civile pour draguer le pouvoir et accéder à des postes dans le gouvernement.

A l’opposé, existe l’opposition du changement : le seul objectif est la conquête et l’exercice du pouvoir, ils sont pas du tout tendres avec la majorité au pouvoir, ne font pas de concessions. Elle brille par ses invectives et diatribes. Le discours et le programme politique se résument par le mot changement. Celle-ci aussi est aidée dans sa lutte par une frange de soient disant acteurs sociaux : c’est la société civile de l’opposition !

Dans toutes les deux figures, le social ne peut en rien contre le politique parce que investi par la politique, et les enjeux politiques se résument malheureusement par la compétition entre ceux qui sont au pouvoir et ceux qui veulent y être au grand dame des populations qui se meurent tous les jours. Quelle connerie !

Par Kabinet Fofana, politologue

 
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Guinée/Transhumance politique, nouveau sport National (Par Amadou Tidiane Barry)





2017/11/15

Aujourd'hui en Guinée L’arène politique n’est point un long fleuve tranquille dit-on. Les oscillations sont malheureusement légions. Au gré du temps, les innovations fleurissent au plan politique. Au point d’imiter les cheptels. Dans ce qu’on appelle transhumance, parfois flagrante, comme le député qui quitte son parti politique pour un autre, ou déguisée, à l’image de cet autre député qui migre à la banque tout en restant dans son parti politique. En terme militaire, ces transfuges, sont passibles du poteau d’exécution en temps de guerre. Et pourtant, tous les apprentis de la politique ont lu André Malraux qui, de façon lapidaire mais juste, soutient que <>.

Morale ? C’est une valeur qui remonte du fond des âges et porte la mémoire de l’africain. Depuis la rédaction de la Charte de Kurukan Fuga en sol guinéen. Fort malheureusement, ce texte qui, pour tout dire, préfigure, et de belle manière, l’idée de l’Etat de droit est oubliée par les hommes politiques du temps présent. Bien qu’il existe dans le pays d’hommes au caractère trempé, patriotes, compétents, intègres et sincères qui auraient dû nous prémunir de toutes ces turpitudes qui ont fini par transformer l’espace politique en un vulgaire cheptel ambulant. La transhumance pose de fait la problématique de la vitalité même de notre démocratie.

La pratique fait désormais office de sport national pour nos hommes politiques. Et chaque parti politique a eu sa dose. Du Rpg arc-en-ciel, à l’UFDG, en passant par l’UFR et le PEDN.

La transhumance politique est un cancer qui gangrène le corps social. Elle doit être combattue par tous avec vigueur. Des solutions existent pour faire face à cette farce, cette vaste honte qui finira si l’on n’y prend garde par nous emporter tous. Ailleurs, on tente d’apporter une solution juridique en apportant par exemple, une déchéance automatique pour tout élu qui démissionne ou même qui est exclu, en cours de législature, du parti dont il a reçu l’investiture pour un autre parti. C’est la solution consacrée constitutionnellement au Sénégal, au Rwanda, en RDC…

Les juristes me diront que cette solution est contraire à la loi fondamentale qui exclut le principe de mandat impératif. Alors, pour éviter le débat juridique, je propose la tenue de fora et d’ateliers organisés par l’Etat au travers du ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation devant appeler à une réflexion pointue de toute la nation pour l’éradication de cette peste.

Amadou Tidiane Barry, acteur de la société civile


 
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Administration /Mouvance
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