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21 Août 2017 - 22h35
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Exclusif : Communication : le plan caché du président ?

2017/8/21

Aujourd'hui en Guinée
Depuis l’arrivée de Tibou Kamara au Palais Sekhoutoureya, c’est une guerre de tranchée qui se déroule entre le nouveau protégé du président et certains de ses proches dont le ministre directeur de cabinet et le ministre de la communication qui pendant cinq ans a géré la communication présidentielle, sans ligne budgétaire.

Arrivé au Palais, Tibou commence par refuser l’ancien poste de conseiller en communication, une coquille vide dit-il et caresse un moment l’idée du poste de directeur de cabinet, plus proche du président et qui administre les fonds secrets. L’opération échoue, malgré de nombreuses rumeurs distillées et téléguidées dans les médias locaux acquis à Tibou. Tibou plie mais ne rompt pas et se déporte sur le terrain de la com dont il n’a pas officiellement la charge.

Aujourd’hui son activisme politique lui permet de marquer de nombreux points contre le ministre de la communication qu’il ne souhaite pas renverser (pour ne pas déplaire à de nombreux amis du président attachés à la personne de Rachid Ndiaye qui travaille presque depuis 30 ans avec le président guinéen) mais l’affaiblir, et fort du soutien du professeur Alpha Condé, Tibou marque des points.
En commençant par organiser un grand cocktail à Novotel avec les journalistes et le président, sans le ministre de la communication. Ensuite un dîner de presse à Sekhoutoureya où le ministre de la com fut un simple invité auquel le président n’a même pas serré la main, et a accueilli à sa table l’ancienne ministre Assiatou Bella et le journaliste Ansoumane Bangoura, au lieu du ministre de la com, un incident relaté par toutes les radios privées. La dernière visite du roi du Maroc aussi a été gérée directement par Tibou avec une commission qui a reçu des fonds importants et dont la clef de répartition a fait l’objet de querelles avec les journalistes.

L’organisation des assises de la presse francophone à Conakry au mois de novembre 2017 par Jean Kouchner (frère de Bernard Kouchner, un ami du président) qui a été retirée par le président à Rachid Ndiaye qui avait représenté la Guinée au précédent sommet de Madagascar. Le projet est confié à Tibou Kamara, chargé de trouver des sponsors pour l’évènement qui divise les membres de la section guinéenne de la presse francophone qui déplorent que les fonds récoltés pour l’opération soient déposés sur un compte extérieur géré exclusivement par Jean Kouchner et le journaliste sénégalais Madiambal Diagne, l’ancien patron du journal Le Quotidien de Dakar, connu pour ses attaques contre le président Alpha Condé. Un budget estimé à plus de 400.000 euros.

Tous ces évènements depuis plusieurs mois, ont contribué à la détérioration des relations entre le président et son ministre de la communication que les proches de Tibou déclarent régulièrement partant à un prochain remaniement.

Le dernier point de crispation, le limogeage de Yamoussa Sidibé directeur de la RTG et le prochain changement du directeur du bureau de la presse de la présidence. Deux hommes de confiance du ministre de la communication. C’est à la télévision que le ministre de la communication apprendra le remplacement de Yamoussa Sidibé par Sékouba Savané et la passation de service à la RTG s’est passée en présence de Tibou Kamara, le ministre de la com ayant préféré ne pas prendre part à la cérémonie.

Raison du remplacement de Yamoussa Sidibé : avec son ministre de tutelle, ils préfèrent la communication professionnelle à celle militante mise dans la tête du président par le clan Tibou et de nombreuses associations roulant ouvertement pour le troisième mandat du président Condé.

Le ministre de la communication tiendra t-il encore longtemps ? Wait and see !

Mamadou Sacko

 
Kanny Diallo, ministre de la Coopération Internationale : ‘’le développement n’est pas seulement une question de financement’’

2017/8/21

Aujourd'hui en Guinée Pour Kanny Diallo la Guinée entretient d’excellentes relations de coopération avec ces institutions de façon tout à fait satisfaisante depuis son avènement à la tête du département. Une coopération qui, selon elle, est basée sur un dialogue franc et direct avec l’ensemble des partenaires pour qu’ils donnent leurs points de vue et appréciations sur les projets élaborés et réalisés en guinée.

Mais au-delà de cet accompagnement, Kanny Diallo dira que l’appui des partenaires est stratégique car dit-elle : « le développement n’est pas seulement une question de financement, je pense que c’est la relation qu’on développe avec ces institutions-là qui fait qu’elles ont confiance à la Guinée, et qu’on attire d’autres partenaires à part nos partenaires traditionnels que sont la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Fond Monétaire International (FMI).

Avec la Banque Mondiale, on a un programme de prêt de projet qui est assez important dans le cadre de l’IDA 18 qui a vu notre allocation presque triplée et on est au niveau de plus de 500 millions de dollars, ce qui est absolument remarquable. Avec la Banque Africaine de développement, c’est des relations excellentes, on va bientôt ouvrir un bureau de représentation à Conakry. C’est un bureau qu’on attend depuis de plus de dix ans. Ils vont venir nous accompagner surtout dans le cadre des renforcements des capacités.

Mais je précise qu’il y a aussi toute une dynamique qui est derrière ces partenaires qui fait que les autres partenaires ont envie de venir en guinée, pas seulement d’être présent mais aussi de participer de façon efficace à son développement. S’agissant du Fond Monétaire International, on vient de conclure une négociation avec leur administration qui est tout à fait disposé à nous accompagner y compris dans l’organisation du groupe consultatif qui va jouer un rôle catalyseur pour l’attraction des autres partenaires qui sont intéressés à accompagner la Guinée ».

Concernant le mécanisme de suivi évaluation que son ministère a mis en place pour toutes les aides au développement apportées par ces institutions, Kanny Diallo a expliqué que l’approche adoptée dans le cadre de suivi de partenariat avec les institutions qui veulent bien investir en Guinée, couvre plusieurs aspects notamment l’aspect institutionnel et l’aspect formel. En plus de tout ce mécanisme, Kanny Diallo dira qu’il existe un dispositif adéquat mis en place pour s’assurer que les investissements qu’on envisage dans le cadre du financement de ces partenaires-là, se réalise de façon concrète.

Pour y parvenir elle a affirmé : « nous avons aussi essayé d’assainir un peu le portefeuille des projets en cours en mettant en place une méthode de gestion d’abord d’identification de l’ensemble du portefeuille, ce qui n’était pas tellement clair au départ, et nous avons mis en place un système qui nous permet de savoir à tout moment le niveau d’exécution des projets, et quels sont les projets qui sont en cours d’exécution.

En dehors de cela, dans le cadre de la planification, un système sera mis en place pour intégrer dans une base de données, toute la gestion des projets financés et qui sont en cours d’exécution en guinée. Donc on va essayer de mettre en rapport l’exécution des décaissements et les réalisations des objectifs pour qu’on puisse tirer des leçons à savoir qu’elle a été l’expérience qu’on a vécue à travers ces projets là, mais surtout pour qu’on s’entende avec nos partenaires sur la réalisation des objectifs fixés ».

La Cellule de communication du Gouvernement

 
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Opposition : Vers l’union Pedn-BL

2017/8/21

Aujourd'hui en Guinée Dans une déclaration transmise à AEG , le Parti de l’Espoir pour le développement national de Lansana Kouyaté et le Bloc libéral de Faya Lansana Millimouno ont décidé d’unir leurs forces pour « la consolidation des acquis et du maintien du processus de démocratisation de la Guinée ».

DÉCLARATION COMMUNE PE.D.N-BL

Dans l’esprit de la consolidation des acquis et du maintien du processus de démocratisation de la République de Guinée, le Bloc Libéral (BL) et le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PE.D. N) ont entrepris une série de consultations afin de donner un nouveau souffle à la dynamique de l’opposition politique guinéenne sans dénaturer les valeurs et convictions qui ont toujours caractérisé leur combat politique.

Ces concertations ont débouché sur une rencontre entre les Bureaux Exécutifs Nationaux des deux Partis le Samedi 12 Août 2017 au siège du PE.D.N. Après lecture générale des situations sociale, économique et politique, les partis ont exprimé leurs inquiétudes, entre autre, sur les points suivants:

La paupérisation de la population ;

La dépravation des ressources naturelles ;

La révision de la Loi 016 et la crise à la CENI ;

La dégradation des infrastructures ;

L’apurement du fichier électoral ;

Le code électoral avec de nombreux articles inconstitutionnels ;

Manque de visibilité dans la politique publique ;

Manque de perspective socioéconomique

De ces constats, les parties condamnent:

La mal gouvernance qui caractérise le régime actuel et source principale de la paupérisation de la population ;

Le manque de volonté politique pour l’organisation des élections locales ;

La volonté exprimée par le Chef de l’Etat d’éliminer toute opposition à l’action gouvernementale en République de Guinée ;

Le silence vicieux du Président de la République par rapport à la volonté de faire un troisième mandat

L’amateurisme et le pilotage à vue des politiques publiques causant d’énormes pertes de ressources ;

L’inconstance de certains partis de l’opposition qui donnent flanc au régime actuel de perpétrer dans la violation des Lois et des principes démocratiques.

De ces faits, les parties exhortent:

Le Chef de l’Etat à faire en sorte qu’il obtienne une mention honorable sur les langues de la postérité ;

Le gouvernement à la bonne gouvernance à travers des actions fondées sur les études de terrain et s’inscrivant dans le cadre d’un plan stratégique national ;

à l’identification de toutes les victimes des différents régimes politiques et le lancement d’un programme sérieux de Vérité, Justice et Réconciliation ;

L’Assemblée Nationale à la révision de la Loi 016 pour une CENI plus technique et professionnelle ;

la CENI à l’organisation, dans un bref délai, des élections locales pour une dynamique politique et économique dans les communes du pays ; à l’apurement du fichier électoral.

Les partis de l’opposition politique au refus de toute ambigüité et le rejet du dualisme politique selon les opportunités et le jour.

En fin, les parties s’engagent à élargir les concertations aux autres partis de l’opposition politique et à les maintenir pour une unité d’actions afin d’assurer l’alternance en 2020.

VIVE LA REPUBLIQUE !

 
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<< L'opposition n'a jamais créé une alternance dans notre pays »

2017/8/20

Aujourd'hui en Guinée Dr Faya Millimouno a, dans un entretien accordé à nos confrères de Lynx FM, estimé que l'opposition serait en partie responsable de son échec électoral. Malgré tout, le Dr Faya Millimouno indique que le FAD est né pour une stratégie électorale et non pour diviser l'opposition républicaine.

Comment jugez-vous ce que certains appellent aujourd'hui la particularité guinéenne, c'est-à-dire la Guinée est en train d'innover une opposition à une opposition. Comment expliquez-vous ça ?

Je crois qu'il ne devait pas y avoir une opposition à une opposition. C'est la responsabilité de chacun des acteurs de savoir quel acte, il pose. Ce combat-là, nous l'avons mené, nous avons vu beaucoup de nos compatriotes qui ont perdu la vie, nous avons tellement marché ces six dernières années que j'ai encore à chaque fois que je dors, de cauchemars parce que devant nous ici sur l'axe Bambéto-Cosa, au cours des manifestations, j'ai vu des enfants tués. J'ai les images là encore dans la tête et chacun doit garder cela et qu'on ne devait pas trahir la mémoire de ceux-là. Au-delà de cela, ce combat est en train d'être mené depuis très longtemps. On se rappelle des jeunes qui ont perdu la vie au pont du 8 Novembre, ceux qui ont perdu la vie au stade du 28 Septembre, toutes ces personnes-là ont perdu la vie, ont payé le sacrifice suprême pour que notre pays un jour soit géré convenablement. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Notre pays coupe complètement avec la tendance aujourd'hui de regretter les présidents quand ils ne sont pas là. On a l'impression que le président est bon quand il n'est plus là ! C'est parce que les présidents que nous obtenons sont purs que ceux qu'ils précèdent et c'est ce qui fait que nous regrettons ceux qui ne sont plus là. Il faudrait que nous cassions avec cela et que chacun soit conscient de ses responsabilités face à l'histoire.

Comment voyez-v aujourd'hui la création de cette nouvelle alliance politique, le Front pour l'alternance démocratique (FAD) ?

Je crois que je ne trouvais pas que le FAD était à mon avis une entité anti opposition. Dans une espace politique, les alliances sont plutôt quelque chose à souhaiter. Il faut rappeler aux compatriotes que l'opposition républicaine n'est pas une alliance. C'est une plate-forme de combat où nous nous retrouvons. Nous sommes en train de conjuguer nos efforts ensemble pour arriver à créer des conditions d'une élection libre, transparente et crédible. C'est ça la mission principale de l'opposition républicaine. A l'intérieur, il y a des stratégies électorales qui se construisent. Donc, le FAD est né dans le cadre d'une stratégie électorale. J'étais aux États-Unis lorsque le FAD est né. La première question qu'un journaliste m'a posée : est-ce que la naissance du FAD ne divise pas l'opposition ? J'ai dit, non ! La naissance du FAD ne divise pas l'opposition ça devait plutôt renforcer l'opposition. Je crois que s'il y a d'autres problèmes au sein de l'opposition, il faut les poser et essayer de les débattre sereinement sans tabou et les résoudre. Le fait qu'une alliance naisse sur un échiquier politique, ça ne veut pas dire que ça divise une entité.

Mais le fait que l'opposition républicaine demande à marcher que d'autres opposants de cette même opposition disent non, ils ne marchent pas parce qu'il n'y a pas intérêt à marcher. Est-ce que l'union sacrée n'est pas en train de voler en éclat ?
En fait, c'est pour cette raison que devant ce tohu-bohu-là, le BL a choisi la sérénité. C'est-à-dire que nous ne voulons pas simplement aller à des choses parce que tout simplement nous voulons aller à des choses, il faut que nous mettions un peu de méthodes. Rappelez-vous, qu'on a suggéré à l'opposition guinéenne que nous nous regardions nous-mêmes dans le miroir pour savoir qu'est-ce qui est la cause principale du fait que l'opposition n'a jamais créé une alternance dans notre pays. Cela fait bientôt 60 ans que l'opposition existe, 26 ans à l'extérieur mais depuis l'arrivée du CMRN (Comité militaire de redressement national avec la prise du pouvoir en 1984 par Lansana Conté), l'opposition est à l'intérieur du pays mais l'opposition n'a pas encore réussi à créer l'alternance. Est-ce que c'est parce que simplement le gouvernement a toujours organisé de fraudes ? Si nous résolvons tous les problèmes en notre sein, je crois qu'on peut faire face à ce qui est devant nous. C'est comme si l'Africain continue à se victimiser de manière permanente. On considère que tous les problèmes africains, c'est parce que les blancs les ont créés. Ça fait 60 ans bientôt que nous sommes indépendants, il y a eu tellement de Mandela sur le continent africain mais le seul qui a survécu, c'est celui qui est né en Afrique du sud, même ici en Guinée, il y a ceux qui avaient la sagesse qui avaient la conviction qui avaient la compétence de Mandela. Patrice Lumumba a été certes tué avec l'aide pour certains, de services secrets étrangers mais celui qui a égorgé Patrice Lumumba est un Africain. Il faut qu'on arrête de regarder seulement l'autre pour dire l'autre est la cause de nos problèmes. Il faut qu'on regarde en notre sein, c'est à ce niveau-là que le premier travail doit être fait si nous réussissons, nous réussissons à faire face à ce qui est extérieur.

Tout à l'heure, vous disiez que quand vous vous souvenez de toutes ces victimes, vous avez du cauchemar et on dit pourtant que vous seul, peut être parmi ceux qui ont manifesté ces dernières années, vous seul n'avez pas bénéficié, parce que les autres, s'ils sont aujourd'hui devenus députés à l'assemblée nationale, c'est aussi grâce à ces différentes manifestations. Qu'en pensez-vous ?

Je ne vois pas de problèmes en termes de gains : de gains matériels ou financiers. Il est vrai que le BL n'a pas de députés à l'assemblée nationale. Ce n'est pas parce que nous ne sommes pas présentés candidat et nous n'avons pas eu les suffrages des Guinéens. C'est parce qu'il y avait des circonstances qui ont fait que le parti a décidé de ne pas y participer. Nous pensons, quel que soit le bord où on se trouve, que notre responsabilité, elle est là qu'on soit député ou pas. C'est pour cette raison, par moment, nous sommes très critiques même à l'égard de nos amis qui sont à l'intérieur de cette assemblée. Il faut que chacun là où il a la capacité d'agir ait en tête seulement le peuple de Guinée. Si nous commençons à tourner notre dos à cette réalité-là mais tous les actes que nous avons posés s'annulent.

Comment expliquez-vous qu'un député, devenu député grâce à ces manifestations puisse dénonce une manifestation ?
C'est simplement une dérive. Je l'ai dit lorsque l'opposition républicaine s'est retrouvée en violant sa propre charte en disant tel, il n'a pas le point de vue conforme au nôtre. Donc, on ne l'invite plus, c'était grave. Je l'ai dit mais c'est comme si on crie parfois dans un stade rempli et que personne ne vous entende. C'est une dérive quand un député qui représente des gens essaye de prendre une position qui soit contraire aux prescriptions constitutionnelles. C'est la constitution qui donne le droit aux Guinéens de manifester lorsqu'ils ne sont pas d'accord avec un état de fait. On devait garder cela, présent à l'esprit quels que soient par ailleurs les intérêts immédiats qu'on a à défendre. Ceci est une dérive à mon avis.

Est-ce que le Bloc Libéral va participer à la prochaine manifestation ?

Ça dépendra. Nous prendrons notre temps. Nous, à chaque fois que nous avons participé à une démarche, nous avons notre point de vue a exprimé, et nous l'exprimons et la décision qui va s'en suivre, nous serons là pour l'appliquer. Mais nous ne sommes pas un parti qu'on peut inviter c'est-à-dire on va, on prépare tout, on dit venez maintenant. Non ! On n'est pas ce genre de parti. On a des gens très mûrs, des universitaires, des académiciens qui passent le temps à réfléchir pour nous construire des stratégies que nous sommes en train de défendre. Nous ne pouvons pas nous inscrire dans la voie d'un parti suiviste.

Docteur il y a des observateurs qui disent qu'Alpha Condé a réussi avec l'argent, ce qu'il n'a pas réussi avec la justice, la police et la gendarmerie. C'est-à-dire quand il a promis qu'il va anéantir son opposition, beaucoup pensaient que c'est par la répression mais là c'est l'argent qui est en train de diviser parce qu'il faut noter que depuis cette affaire de 500 millions accordés au chef de file, l'opposition est complètement déchiquetée ?

Je ne sais pas chacun dit n'importe quoi par rapport à cela. Au BL, nous avons une position qui est claire et limpide. Nous avons une loi en république de Guinée qui porte sur le financement des partis politiques. Si nous voulons que cette loi soit appliquée, battons-nous pour que cette loi soit appliquée. Les 416 millions arrondis à 500 millions, on aurait mieux fait d'arrondir à 400 millions. C'est une institution qu'on a créée en république de Guinée qui s'appelle chef de file de l'opposition. Même si ce n'est pas constitutionnel comme les autres institutions, comme la médiation de la république, etc, lorsqu'on crée une structure, on la nourrit. Donc, ce montant est destiné à nourrir la structure qu'on appelle chef de file de l'opposition. Et moi, je ne suis pas chef de file de l'opposition donc je ne réclame pas de part dedans. Il faut qu'on fasse la part des choses.

Est-ce que vous avez le sentiment que cet argent a contribué à diviser ?

Ma conviction personnelle, c'est que cet argent ne devait pas diviser l'opposition.

Mais il l'a fait ?

Vous savez, quand vous parlez avec des gens, ils ne vous disent pas c'est à cause de ça. C'est vrai que lorsque cette affaire de 416 millions s'est passée, la communication a été très mal faite. D'abord, on a commencé par nier que c'est vrai. On a entendu Fodé Oussou dire que ce n'est pas vrai, alors que c'était vrai. Je crois que la manière dont on a géré la communication par rapport à ce dossier et la manière même dont on a procédé à l'allocation de ce montant qui est questionnable que le montant lui-même. Et la destination, elle-même, parce que les gens ont critiqué le fait que l'allocation budgétaire pour le chef de file de l'opposition n'a pas été soumise à la même rigueur que tous les autres budgets.

En fait, ça devrait être validé par la plénière de l'assemblée mais ce sont les membres du bureau qui se sont réunis pour valider ça ?

Voilà ! Donc c'est ce qui a suscité des critiques. Au-delà, je ne crois pas qu'un autre parti politique parce qu'il est de l'opposition peut réclamer avoir le droit d'en avoir de ce montant. Non ! Je le dis, je suis du Bloc Libéral. Le BL ne s'est, jamais de quelque manière que ce soit, prononcé en faveur d'une répartition de cet argent à des partis politiques. C'est au chef de file de l'opposition de décider ce qu'il va en faire. C'est une institution donc il doit rendre de rapport parce que si on est nourri par l'État, on doit faire de rapports annuels. Je crois qu'il va faire travailler des gens, à partir de ce travail-là, il fera des rapports. Je crois que si l'opposition devait aujourd'hui se dissoudre à cause de cet argent, je dis, on aura montré la piètre de la prestation en tant qu'opposition. C'est comme si on ne se bat pas contre des choses plus importantes que ça. Nous, nous sommes dans l'échiquier politique guinéen, celui dont on questionne toujours. Au fait, nous ne sommes pas issus d'une famille riche et nous avons choisi de faire la politique parce que nous croyons que ce n'est pas une compétition des hommes d'affaires ni des riches mais une compétition des visionnaires. J'en ai une, la vision et j'en ai la probité de me battre pour faire prospérer les valeurs qui nous sommes communes. Les gens ont accusé le BL à un moment donné. On nous a accusés d'avoir fait la campagne dans les vieilles voitures de l'UFDG, ce qui a été une pure fausseté.

Dr Faya est-ce que avec l'enlisement là, la crise à la Ceni qui ne trouve pas sa solution et avec un possible troisième mandat qu'on accorde plutôt au président Alpha Condé et la non organisation des élections ne favorisent-ils pas le maintien du Président Condé au pouvoir ?

Tout ça c'est politique. Vous savez, ce n'est pas pour rien que les Guinéens que nous sommes, nous devons nous réveiller. Peut-être, la solution n'est pas dans les mains des politiques parce que ce qui est clair, le changement qu'on a obtenu au tournant de l'année 2000, ce n'est pas seulement l'action des politiques qui a permis cela c'est aussi la contribution des acteurs sociaux : les syndicalistes. On se rappelle de Docteur Ibrahima Fofana, paix à son âme, on se rappelle de Rabiatou etc… Aujourd'hui, on manifeste, c'est Elie Kamano, demain c'est Takana Zion. Il faut qu'il ait une synergie d'actions pour dire : cette descente aux enfers ça doit cesser. Parce qu'effectivement, ce que vous dites, il y a aujourd'hui 3 scénarii que nous avons devant nous : le premier scénario, c'est une modification de la constitution, je crois qu'on n'y va pas y aventurer parce que ça peut précipiter les choses ou alors on peut proposer une nouvelle constitution Mais la nouvelle constitution à 90% aura le même contenu que la constitution. Donc, un petit amendement ça suffit. C'est ce qui se fait dans les pays sérieux. Mais on va nous proposer une nouvelle constitution comme pour passer de la 3ème République à la 4ème République. Dans la troisième république, on n'a pas à manger, dans la 4ème république on n'aura pas à manger où est la différence ? ça c'est le deuxième scénario face auquel on se trouve, le troisième scénario que vous avez évoqué, c'est effectivement le glissement électoral à la congolaise. Le glissement à la congolaise, on va dire au nom de la paix, on va demander le chef de file de l'opposition de trouver parmi ses hommes un premier ministre puis le tour est joué. Je vais vous dire, ce n'est pas pour rien que le BL se refuse de participer aux choses éphémères. Nous voulons de la substance et nous voulons qu'on se prenne un peu au sérieux et qu'on se respecte mutuellement. C'est pour cette raison ici, je défends cette position des jeunes gens qui sont en train de se battre tous les jours au sein de ce parti. Le BL exige désormais la substance.

Quand le Dr Faya Millimouno demande aux Guinéens de se réveiller, il veut dire de passer par une révolution ?
Pas nécessairement ! Écoutez, nous n'allons pas continuer quand même à croiser les bras. Nous sommes en train de mourir aujourd'hui. Est-ce que c'est parce que l'épidémie n'a pas atteint la proportion, il y a déjà une épidémie, la souffrance.

Que doivent faire les Guinéens ?

Les Guinéens doivent être vigilants, et s'organiser. Au-delà des politiques, les acteurs sociaux doivent prendre conscience qu'aujourd'hui on n'arrive même plus à enlever la poubelle à Conakry et que ça, ça tue les gens tous les jours.

Faut-il manifester ?

Bien sûr des manifestations mais pas n'importe comment. Il faut que l'on sache une chose, on peut avoir une manifestation aujourd'hui, demain une autre, après demain une autre, mais il faut avoir une manifestation qui vise la solution pour mettre fin à la pagaille qui est en train de sévir.


L'Indépendant,

 
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Nigeria : Retour du président Muhammadu Buhari après trois mois d’absence

2017/8/20

Aujourd'hui en Guinée Le président avait quitté le pays le 7 mai pour se rendre à Londres pour des raisons médicales.Le président nigérian, Muhammadu Buhari, est rentré, samedi 19 août, au Nigeria après avoir passé trois mois à Londres pour un traitement médical dont la nature est restée secrète.

L’ancien général âgé de 74 ans est sorti de l’appareil sans l’aide de ses proches et a été accueilli, à Abuja, la capitale, par le vice-président, Yemi Osinbajo, des ministres, des responsables de la sécurité et des gouverneurs d’Etats du pays le plus peuplé d’Afrique.

Le président nigérian avait quitté le pays le 7 mai pour se rendre à Londres où il avait déjà passé deux mois en début d’année pour des raisons médicales. La nature du traitement n’a jamais été précisée. Il avait seulement confié, à son retour, n’avoir « jamais été aussi malade » et avait délaissé les responsabilités officielles, confiées au vice-président Osinbajo.

Le premier séjour médical du président Buhari au Royaume-Uni remonte à juin 2016 – un an après sa prise de fonction – et la présidence avait alors indiqué qu’il souffrait d’une infection de l’oreille persistante.

La lutte contre la corruption

Le mystère qui entoure la nature de la maladie du chef d’Etat a entretenu les rumeurs dans un pays encore marqué par la mort du président Umaru Musa Yar’Adua en 2010, après des mois de traitement médical secret à l’étranger.

Si bien que l’opposition en a profité pour demander sa démission. Depuis le 7 août, quelques dizaines de manifestants se réunissaient dans un parc de la capitale. Mardi 15 août, ils ont décidé d’aller jusqu’au : jusqu’au grand marché de Wuse, fréquenté essentiellement par des Haoussa musulmans du Nord, comme M. Buhari. Charles Oputa, figure punk contestataire au Nigeria, est l’un des organisateurs du mouvement.

Absence du président du Nigeria : « Donnez-nous quelqu’un qui peut faire le job ! »

La provocation de la vedette igbo du Sud n’a guère été appréciée. Il est reparti en courant, sous les jets de pierre, abandonnant sa BMW décapotable au sort de la foule : sa verve anti-Buhari n’était pas la bienvenue.

Muhammadu Buhari, un ancien général putschiste, a été élu en mars 2015 à la tête du Nigeria après une campagne électorale axée sur la lutte contre la corruption endémique dans le géant ouest-africain riche en hydrocarbures.

LE MONDE avec AFP

 
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Départ du contingent guinéen pour le Nord Mali : Dicours du ministre de La Défense

2017/8/20

Aujourd'hui en Guinée Au nom du peuple de Guinée et du Pr. Alpha Condé, chef des Armées, je remets le tricolore national au commandant du bataillon Gangan 3. Que Dieu vous protège dans l'accomplissement de votre noble mission!

Mesdames et Messieurs

C’est un grand honneur pour moi de présider cette cérémonie de remise solennelle du drapeau de la Guinée au Bataillon Gangan 3 qui doit être déployé au sein de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali.

Au cours des derniers mois, les hommes et femmes qui composent ce bataillon ont bénéficié d’une formation adéquate des instructeurs nationaux, appuyés par leurs collègues venus de différents pays, notamment les Etats-Unis et la France.
Ce qui prouve à suffisance qu’il est techniquement, tactiquement et moralement outillé pour non seulement assurer la relève de Gangan 2 mais aussi et surtout, pour remplir sa mission suivant les normes des Nations unies. Comme ce fut le cas pour les premiers contingents que la Guinée a bien voulu projeter au Mali.

C’est pourquoi, M. le président de la république, chef des Armées, le Pr. Alpha Condé m’a instruit de venir procéder à la remise officielle du drapeau national à ce contingent. Pour continuer ainsi à honorer la participation de l’armée guinéenne à cette mission de paix, (j’insiste sur le mot et son concept Paix et sécurité), en solidarité avec le peuple frère du Mali auquel nous sommes liés par l’histoire.

C’est donc le lieu et le moment de remercier au nom du chef de l’Etat, les formateurs et instructeurs toutes nationalités confondues, pour leur disponibilité et la qualité de la préparation.

Quant à vous chers intrépides soldats, vous avez la lourde tâche d’honorer notre nation à travers cette mission. Certes, elle sera difficile et complexe, mais je vous fais confiance. Vous saurez relever les défis qui vous attendent sur ce terrain hostile. En respectant notamment les règles d’engagement et le mandat de la Minusma. Tout en vous abstenant, j’insiste là-dessus, de tout comportement immoral qui pourrait ternir l’image de l’armée et de la Guinée.

A ceux qui n’ont pas été retenus parmi les 850 soldats qui partent, soyez rassurés de l’attention toute particulière du ministère de la Défense nationale. Car vous demeurez une réserve importante pour les missions futures de notre grande armée.

Vous avez toutes et tous, les bénédictions et le soutien total du peuple de Guinée et de son gouvernement. Que Dieu vous protège !

Vive la coopération et la solidarité internationales ;

Vive l’armée guinéenne

Je vous remercie

Par Dr Mohamed Diané
Ministre délégué à la defense nationale

 
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Sidya – Kassory : obligation de vérité

2017/8/20

Aujourd'hui en Guinée Pourquoi, le Président de l’UFR, Sidya TOURE, cherche-t-il si obstinément à abattre le Président du GPT, le Ministre Kassory FOFANA, en se servant de l’arme de « destruction massive » qu’est la désinformation ?

Celle-ci est définie dans le dictionnaire politique comme étant « une information provocatrice, mensongère, présentée comme vérité, dans le but de berner l’opinion publique ».

Passé maitre dans ce jeu de poker menteur, Sidya TOURE, vient, dans ses dernières répliques, d’accuser encore le Président du GPT de malversations et de détournements, sans aucune preuve, même la plus élémentaire et en l’absence de toute condamnation par un tribunal quelconque.
Le Ministre Kassory, n’a jamais été traduit devant un tribunal et condamné pour les faits évoqués par le Président de l’UFR.
Martelant sans cesse de fausses accusations, tout indique qu’il croit profondément à cette maxime, selon laquelle : ‘‘calomnier, calomnier, il en restera toujours quelque chose’’. C’est l’instinct grégaire du tueur sans état d’âme et sans pitié qui s’exprime ainsi.

Examinons de près ces calomnies pour découvrir qu’il s’agit d’affirmations, forgées de toutes pièces, mais destinées à nuire, au mépris de la morale et de l’éthique.

Subséquemment, à vous d’apprécier.

Le premier cas illustre parfaitement bien, le caractère diffamatoire des attaques faites contre le Président du GPT.
Sidya et ses sbires soutiennent, en effet, qu’il a « sorti et vendu 8 tonnes d’or appartenant à la BCRG, qu’il a mis cette Institution sous la tutelle du Président de la République, et soustrait des conteneurs d’argent à son propre profit ».

Enfermé dans son modèle ivoirien où la banque centrale relève de l’autorité du trésor français et des Ministres des finances des pays membres de la zone CEFA, il ignore qu’en Guinée, la Banque centrale, depuis 1960, est sous la tutelle directe du Président de la République, même si, depuis 1986, sous l’impulsion du FMI, elle est devenue de plus en plus autonome. Elle n’est pas sous la tutelle du Ministère des finances.

Du reste, il existe une telle rivalité entre ces deux institutions, qu’elles se livrent en permanence à une âpre compétition dans l’orientation de la politique économique.

Dans ces conditions, il est insolite de prétendre que le Ministre des finances se serait approprié frauduleusement des conteneurs d’argent commandés par le Gouverneur, le seul à détenir le pouvoir en matière d’émission monétaire.
Remarquez également que, même si l’initiative de la vente de huit tonnes d’or venait du Gouverneur de la banque, lui-même, il ne prendrait pas la décision sans l’aval du Président de la République.

En conséquence, comment Sidya peut–il soutenir des accusations aussi insensées ?

Assurément, le métier de mentir peut rendre stupide et ignorant

De fait, comment comprendre autrement, cette autre assertion contraire à la vérité et selon laquelle Kassory, à sa rentrée aux USA, aurait été repéré avec des millions de dollar dans ses valises par les autorités douanières alors qu’il n’a fait l’objet d’aucune arrestation ni de poursuites par la justice américaine, réputée être très sévère contre le blanchissement d’argent ?

L’assertion est simplement fausse.

Notez que toute transaction de plus dix mille dollar non déclarée en rentrant aux Etats Unis est sévèrement punie par la loi.

Mais, bien sûr, il ne faut pas s’attendre d’un psychopathe du degré atteint par Sidya, qu’il ne trouve pas du bonheur à mentir à son profit sans cesse, sans regrets et sans remords.
Il n’ignore pas que, depuis le départ de Kassory du gouvernement, tous les audits, faits par le régime CONTE, par le CNDD ou le pouvoir actuel, n’ont pas mis en cause sa gestion. Il n’existe donc aucune information judiciaire contre lui.

Allons au second cas, qui fait clairement apparaître sa duplicité et cerne bien les contradictions dans ses commères.
En effet, dans l’une de ses répliques, il soutient s’être opposé à la nomination de Kassory comme Ministre des finances, aux motifs d’un « manque évident de formation et d’expérience », mais se contredit, ensuite, en admettant l’avoir supplié d’accepter d’être Ministre du budget, un poste en tout point de vue équivalent.

Il s’agit là d’une évidente entorse à la vérité. En effet, en juillet 1996, le Ministre Kassory avait plus d’une dizaine d’années d’expérience et avait déjà dirigé la Coopération, les Investissements publics et l’Administration et le Contrôle des Grands Projets (ACGP). Son niveau de formation et d’expérience, était en tout point comparable ou supérieur à celui des autres Membres du Gouvernement.

Mieux, comme Sidya lui-même le reconnait dans sa piteuse réplique, Kassory « faisait partie des proches parmi les plus proches de Lansana CONTE ».

Il avait joué un rôle diligent dans la maîtrise de la mutinerie de 1996, et conquit, la confiance du Président par sa force de travail à l’ACGP, sa loyauté, sa sincérité, son aptitude à se faire entourer des meilleurs cadres, originaires de toutes les régions, et les efforts, tout aussi remarquables, qu’il a déployé pour boucler le financement de Garafiri, en dépit du retrait de la Banque Mondiale.

Avec de tels atouts, il n’avait pas du tout besoin de Sidya pour être Ministre de CONTE.

Il est également indéniable, que Sidya en était conscient. Car, il savait que le discours annonçant sa nomination, définissant sa mission et fixant les limites de son pouvoir avait été rédigé par Kassory.

Malgré son insistance, Kassory n’avait pas adhéré à l’idée d’inclure dans ses attributions le pouvoir de nommer les hauts cadres de l’Administration. Il y tenait, car détenir le pouvoir discrétionnaire de faire ou de défaire les cadres, lui aurait permis, à coup sûr, d’être le maître absolu de toute l’Administration. C’est là qu’est né leur désaccord.
Il est donc incongru que Sidya TOURE, continue à minimiser les qualités et le leadership de Kassory, à qui revient, incontestablement, la paternité des performances économiques et financières réalisées entre 1996 et 2000 et grâce auxquelles la Guinée accéda au Programme PPTE.
Précisons que, pendant cette période, le PIB connut en moyenne, une croissance en termes réels de 5%, la monnaie fut stabilisée, l’inflation ramenée à 4% ; le taux de pauvreté réduit à 49%, le plus bas taux depuis lors.

Au lieu donc de s’évertuer à le dévaloriser, Sidya aurait dû reconnaitre, le mérite de Kassory dans cette réussite, et ne pas chercher à s’en glorifier avec une vanité insupportable.
Il aurait dû en toute humilité, reconnaitre s’être trompé en sous-estimant Kassory, en s’opposant à sa nomination et en prédisant au Général Lansana CONTE, que le programme allait inévitablement échouer sous sa conduite.

Le troisième cas, fait encore mieux ressortir le caractère méprisant, suffisant et hautain du leader de l’UFR, lorsqu’il aborde les questions liées à la formation et à l’expérience de ses collaborateurs. Il a tendance à dévaloriser les cadres guinéens, formés localement et dans le cas précis de Kassory, à dévaluer son programme de formation et d’apprentissage aux Etats Unis.

Sidya, ne sait–il pas, qu’il n’y a aucune honte pour un ancien Ministre, à s’investir dans un programme de formation, pour développer son talent et ses qualités de leadership.
Ne sait- il pas, malgré ses prétentions académiques, son sentiment de supériorité et de dédain, que le diplôme et l’expérience ne suffisent pas, eux seuls, à expliquer la réussite ? La personnalité, le talent, inné ou acquit, l’intelligence, l’intuition, les émotions et même le contexte sont des facteurs qui comptent également.

Il est donc légitime, qu’on lui demande de nous faire savoir sur quel podium académique il se place pour juger du talent, de la compétence et du potentiel de leadership de ses collègues.
Qu’il nous dise, ouvertement, dans quelle école a-t-il étudié et quel niveau a-t-il atteint pour justifier ses prétentions académiques de grand économiste ?

Il se raconte dans le milieu abidjanais, que n’ayant pas eu le BAC, Sidya n’a pu intégrer la faculté de Droit de l’Université d’Abidjan qu’à titre de capacitaire et deux ans après, il est admis à l’école du trésor de Paris, d’où il est sorti avec le Diplôme d’Agent Technique du Trésor (ATT). Il n’a donc ni la Licence, ni le Diplôme d’Inspecteur du Trésor.

Décryptons maintenant sa gestion de la Primature, à laquelle il a accédé auréolé de l’image savamment véhiculée par lui et ses proches d’éminent économiste, de proche collaborateur de Ouattara et de modèle d’un homme politique libéral, attaché à la transparence et à la démocratie.

La réalité occultée jusqu’à nos jours est qu’en moins de sept mois, le Général Lansana CONTE se rendit compte qu’il s’était trompé et avait fait le mauvais choix. L’homme, était un affairiste, sans scrupules, qui méconnaissait totalement le fonctionnement de l’Administration guinéenne et, enfermé dans son schéma mental ivoirien, croyait apporter des changements, avec des fonctionnaires qu’il méprisait.
Sa gestion fut déplorable. Aveuglé par son égo surdimensionné, et manquant de lucidité, il commit de nombreuses bourdes et prit des décisions si absurdes, qu’elles font cas d’école.

Sa première grosse bourde est d’avoir conçu une structure gouvernementale conflictuelle et d’avoir persévéré dans l’erreur par manque d’humilité et de courage.

En effet, Premier Ministre, il s’arrogea en plus, le titre de Ministre de l’économie, des finances et du plan, confia ces trois domaines à un Ministre délégué, Ousmane KABA, dont une partie des fonctions fut, ensuite et curieusement, confiée au Ministre délégué au budget et à la restructuration des entreprises, Kassory FOFANA.

Cette configuration, entraina des conflits de compétences généralisées et polarisées entre les deux ministères délégués dont les rôles et les tâches n’avaient pas été clairement définis avant la formation du gouvernement.

Les conséquences de ces décisions absurdes furent néfastes pour la cohésion et l’esprit d’équipe: conflits ouverts entre les services, querelles intestines entre les personnes, formation de clans, avec la partialité évidente du Premier Ministre, ont engendré à leur tour un climat de travail malsain, des tensions, des rivalités et une escalade vers la rupture.

Démotivés, les cadres n’eurent plus confiance en son leadership.

Outre, ces erreurs grossières, il prit trois décisions, habillement présentées comme des mesures, n’ayant que des vertus, mais qui dissimulaient mal sa passion pour l’argent et pour le pouvoir.

Première décision. Lors des débats budgétaires de 1996, il exigea que soit substantiellement relevés les taux de protection sur les biens produits par les entreprises au sein desquelles il détenait des actions. La manœuvre de dissimulation était facile à détecter puisque tout le monde savait que, revenu en Guinée des années auparavant, il s’était reconverti en homme d’affaires et avait investi dans l’agriculture, dans des PME et pris des actions dans des entreprises rachetées à l’Etat. Cette mesure visait à faire fructifier ses propres affaires et, en s’inspirant du cas ivoirien, à asseoir des réseaux d’influence dans le but de se donner un devenir politique après CONTE.

Deuxième décision. Il exigea que toutes les exonérations fiscales et douanières soient traitées à son niveau avant d’être octroyées, écartant ainsi tous les services techniques habilités légalement à le faire.

Avec cette décision, la primature fut rapidement engorgée par toute une foule d’affairistes et de prédateurs avec lesquels s’établit une véritable osmose.

Enfin, troisième décision. Celle qui enfonça un clou dur à l’orthodoxie budgétaire, fut la décision du Premier Ministre de ramener à son niveau le Comité de trésorerie, l’outil principal de régulation et de suivi du budget. Il institua en même temps le système des lettres de paiement par lesquelles, le Comité donnait l’ordre au Gouverneur de la Banque centrale de payer, sans contrôle préalable, sur la base d’une simple liste de dépenses concoctée par le Comité. Là également, tous les services techniques chargés du contrôle et du suivi étaient mis à l’écart dans la prise de décision et leur rôle se limitait désormais à régulariser les dépenses déjà ordonnées et payées par le Comité présidé par le Premier Ministre. Le recyclage, les fausses dépenses, et les détournements furent légion. Très vite, le système de coulage atteignit des proportions inquiétantes.

Ecartés du système de prise de décisions, démotivés et désespérés, les fonctionnaires commencèrent à critiquer ouvertement le Premier Ministre et à dénoncer son implication dans les magouilles. Par exemple, ce fut le cas, des groupes achetés au Nigéria pour la rénovation de la centrale de Tombo. Un contrat de gré à gré qu’il a lui-même négocié dans une opacité totale.

Les fonctionnaires avaient un malin plaisir à exhiber, comme preuves, les Ordres de Mission où le Premier Ministre gonflait la durée pour accroître ses perdiems et frais de représentation.

De nombreux cas de recyclages de fausses dépenses lui furent dévoilés par le Président de la République. Accablé par les preuves irréfutables de son implication, il accepta, lui-même, de rédiger le projet de décret remaniant le gouvernement. L’économie, les finances et le plan lui furent retirés. Sa mission se limitait désormais, à la simple coordination de l’action gouvernementale.

Le Général CONTE, confia l’économie et les finances au Ministre Kassory FOFANA, malgré l’opposition du Premier Ministre Sidya TOURE.

Vexé de perdre ce Ministère si convoité au profit de celui qu’il minimise et méprise, Sidya menaça, en aparté, de démissionner mais n’osa pas le faire par manque de courage et par soucis de ne pas être incriminé pour détournements.
Manifestement pour lui, ce fut un coup dur qu’il n’a pas digéré jusqu’à présent.

A Lansana CONTE, à ses amis et aux bailleurs de fonds, il prédit que l’échec du programme de réforme était désormais inéluctable.

Soucieux de relever le défi, audacieux et résolu, Kassory, engagea dès sa prise de fonction aux finances, une campagne musclée de lutte contre la corruption et le coulage.
Cette campagne fut menée sur deux fronts. Le premier consista à démanteler le système de coulage au niveau de la primature. Dans ce but, le Comité de trésorerie et les dossiers d’exonération furent retirés et ramenés aux Ministère des finances. Les lettres de paiements furent supprimées afin de remettre de l’ordre dans le circuit d’exécution du budget.
Le Ministre Kassory n’avait pas tort de commencer par la primature, où de nombreux affairistes et prédateurs avaient élus domicile. Il savait qu’en Côte d’Ivoire, Sidya avait été de tous les combats politiques menés par ou contre Ouattara à l’époque où il était son Directeur de Cabinet. Sidya avait donc, l’expérience de ce type de combat et une capacité de nuisance certaine. A Abidjan, il avait la haute main sur les dossiers de privatisation et faisait partie de la petite poignée d’initiés qui en détenaient les secrets. Précisons qu’à cause de ses magouilles, la primature avait été indexée pour corruption et abus de biens sociaux dans les journaux et même dans le rapport de la commission spéciale mise sur pieds par l’Assemblée nationale ivoirienne.

Le second front eut pour cible les réseaux de détournement au sein du reste de l’Administration.

Rappelez-vous des listes A et B.

Rappelez-vous également de l’affaire Elf dans laquelle le Premier Ministre et ses conseillers furent directement indexés.
Rappelez-vous, aussi, des scandales aux finances, aux PTT, à la Sotelgui et aux impôts. De nombreux cadres parmi lesquels figuraient ses amis, ses parents et ses proches collaborateurs furent épinglés et dans certains cas, radiés de la fonction publique.

Convenons alors qu’il est paradoxale que celui qui a mener une telle croisade et payer, en termes de popularité, un lourd tribut, soit accusé ‘’d’avoir joué un rôle central’’ dans le système mafieux qu’il a eu à combattre avec tant d’audace, de témérité et de détermination.

Depuis la fin de la Première République, Kassory est le seul Ministre, à avoir engagé ouvertement, une telle campagne, en solitaire, sans le soutien de son Premier Ministre et de ses collègues Ministres qui subissaient, tous, les effets très contraignants de sa croisade.

Tout ce monde, s’est ligué pour organiser la résistance. Avec l’aide et la pression des hauts gradés de l’armée, Lansana CONTE, déjà affaibli par la mutinerie et la maladie, accepta alors de l’évincer du gouvernement.
Ce sont là des faits indéniables. Tout le reste n’est que cynisme et désinformation.

Les membres de la cellule de communication du GPT défions, ouvertement, le Président de l’UFR, Sidya TOURE, qui a dit, dans le journal jeune Afrique, qu’une « information judiciaire est ouverte contre Kassory », de prendre l’initiative de fournir à la justice toutes les preuves qu’il dit détenir contre le Président du GPT.

Le GPT est prêt à l’affronter et à le défaire.
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La cellule de communication de GPT

 
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Sidya Touré : ’ Ce qui ont mis Alpha Condé en prison ce jour, ce sont les mêmes qui racontent aujourd’hui que moi je n’aime pas Alpha’’

2017/8/20

Aujourd'hui en Guinée « Nous, on n’est pas pour les querelles de personnes. Dire que Paul a pris l’argent, Pierre s’est marié ou il ne s’est pas marié, c’est entré par-ci et c’est sorti par-là. Nous, on n’est pas dans ces débats. Ça n’a aucune importance pour moi.

Je n’ai vu personne en Guinée, que je vais me mettre à insulter. Il y a beaucoup de choses qui se racontent. Ceux qui les racontent, laissez-les dans leur bouche, parce que nous, nous avons du travail à faire. Le travail pour la Guinée, c’est ce que nous avons et c’est sur ça qu’on travaille. Comme nous nous sommes rapprochés du RPG, cela ne veut pas dire qu’on va les soutenir. Nous sommes dans l’UFR et eux aussi sont dans le RPG. En faisant quelque chose, si on doit le faire ensemble, on s’assoit pour en discuter

Les gens racontent que le président Sidya n’aime pas Alpha Condé. Moi, j’ai fait la lutte pour Alpha au temps de Lansana Conté. Le premier conflit qui est entré entre le président Conté et moi c’est à cause de l’emprisonnement d’Alpha. Ceux qui l’ont mis en prison ce jour, c’est les mêmes qui racontent aujourd’hui que moi je n’aime pas Alpha Condé. Ceux qui disaient ce jour que nous, on n’aime pas Conté, ce sont eux qui disent aujourd’hui encore que nous, on n’aime pas Alpha Condé. Donc, eux, ils aiment tous les présidents. Une fois que tu deviens président, eux ils sont amoureux de toi. Ce n’est pas du travail ça.

Nous, on va parler de notre position quelle que soit la situation. Nous, on l’avait dit quand ils mettaient Alpha en prison. Alpha est président, on continue toujours à parler de notre position. Nous, on ne cherche pas à aimer Alpha ou à le détester. Nous, on est en discussion politique, la manière dont chacun a vu la Guinée et compte la diriger.

Quand on se croise, le débat tourne autour de cela. Comment est-ce que vous voyez la situation de nos populations ? Et comment peut-on l’améliorer? Voilà le débat qui est à l’UFR et que l’UFR souhaite avoir avec les autres partis politiques. Les querelles de personnes, pardon, laissez ça de côté. On a beaucoup de travail à faire. Si tu ne te soucies pas de ton pays, tu vas te laisser aller dans les débats de ce genre.

Je n’ai pas dit que je suis le plus instruit des Guinéens mais j’ai de l’expérience. Moi sauf quand on m’accuse pour dire que je suis contre telle personne. Il n’y a pas un président avec qui je n’ai pas travaillé. Tu peux dire que tu n’aimes pas Sidya parce qu’il refuse de céder. Et cela est normal. Sinon, autre chose, non ! »


Sidya Touré
Président de L'UFR

 
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En Guinée, l'opposition veut une CENI vraiment indépendante

2017/8/19

Aujourd'hui en Guinée En Guinée, l'opposition accuse le gouvernement d'orchestrer la valse des présidents de la CENI, la Commission électorale nationale indépendante, et de bloquer depuis sept ans l'organisation d'élections locales.

"L'essentiel est d'avoir une structure transparente, crédible, fiable" (Sidiki Touré)

En Guinée, en moins de deux mois, la commission électorale nationale indépendante a connu pas moins de trois présidents. Dix-huit commissaires se sont réunis lundi 14 août en session extraordinaire pour destituer le président Bakary Fofana.

Celui-ci a introduit un recours devant la cour constitutionnelle et celle-ci vient donc de trancher en faveur d'Amadou Salifou Kebe, élu par ses pairs le 4 juillet dernier.

Une CENI technique et non politique

L'opposition guinéenne estime que la crise à la CENI est une manoeuvre du pouvoir en place en vue de retarder la tenue des élections locales. Des élections qui devraient se tenir en Guinée depuis sept ans.

Faya François Bourouno du parti PEDN de l'ancien premier ministre Lansana Kouyaté, préconise d'ailleurs la mise en place d'une CENI technique à la place de l'actuelle qui est, à son avis, trop politique.

"Il faut aujourd'hui revoir la loi qui met en place cette institution", explique-t-il. "Il faut pencher vers une CENI beaucoup plus technique pour qu'on ait plus de techniciens que de politiciens pour contrôler notre processus électoral. En plus, il faut travailler sur le règlement intérieur et les statuts qui doivent définir le mode de fonctionnement de l'institution."

La mouvance présidentielle se réjouit toutefois de la décision de la cour constitutionnelle. Mais le porte-parole du RPG Arc En Ciel, Sidiki Touré, affirme que le parti présidentiel ne peut en aucun cas s'ingérer dans les activités internes de la CENI.

Celui-ci ajoute que cette institution chargée d'organiser les élections doit gérer de façon indépendante ces différends.

Pour des élections crédibles

Sidiki Touré indique que la préoccupation du parti présidentiel est de faire en sorte que les élections soient organisées de manière crédible en Guinée

"Que ça soit une CENI politique ou technique, l'essentiel est d'avoir une structure transparente, crédible, fiable et qui soit capable d'organiser des élections suivant non seulement l'attente de la population mais aussi de la classe politique", affirme Sidiki touré. "La mouvance n'a rien à voir avec le fonctionnement interne de la CENI. Donc c'est une structure indépendante mais qui a en son sein les représentants de toutes les entités."

Après la validation de l'élection de maître Amadou Salifou Kebe à la tête de la CENI, l'équipe dirigeante s'attele désormais à la définition d'un chronogramme pour la tenue des élections locales en Guinée.

En effet, les dernières élections locales remontent à 2005. Depuis 2010, les communes urbaines et rurales en Guinée sont gérées par les délégations spéciales. Le mandat de celles-ci ne devaient pas dépasser six mois.

Focus

 
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Thierno Aïssatou Diallo: « La biométrie permettra de maîtriser les effectifs dans nos universités.»

2017/8/19

Aujourd'hui en Guinée Le Bulletin du Gouvernement (BDG) accueille ce mois-ci Mademoiselle Thierno Aïssatou Diallo, Point Focal de la Cellule de Communication du Gouvernement (CCG) au sein du Ministère de l’Enseignement supérieur où elle travaille. Ces Points Focaux (PF), désigné par les départements sont chargés de communication et ont, entre autres, la responsabilité d’améliorer la visibilité de leurs activités. Découverte.

Bonjour Mademoiselle Diallo. Vous avez ravi la première place, à l'issue du classement mensuel des points focaux chargés de Communication au sein des différents Ministères. Quelles sont vos impressions ?

J’en suis honorée. Ce classement est une marque d’appréciation des efforts de toute l’équipe. Et elle reflète également la volonté affichée des autorités du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), à mettre tout en œuvre pour asseoir la notoriété du Département, à travers le renforcement et l’appui constant apporté au Service de Communication et Relations Publiques. Dans un autre sens, cette distinction est aussi un encouragement à poursuivre un engagement, commencé il y a un bon moment déjà, afin de réussir pleinement notre mission au sein de ce ministère.

Vous êtes rentrée récemment au pays, après un séjour de plusieurs mois à Dakar dans le cadre d'une formation ! En quoi consistait-elle ?

La recherche de la performance, de l’efficacité, dans un domaine qui m’a toujours passionnée : la Communication pour moi, passe également, bien entendu, par la formation continue. C’est pourquoi, après une Licence professionnelle en Communication d’entreprise à l’ISIC de Kountia, et suite à un stage à la Cellule de Communication du Ministère de l’enseignement supérieur, j’ai bénéficié (suite à une demande) d’un appui pour la formation au Master en Communication à Dakar où j’ai également effectué en même temps des stages dans deux cabinets spécialisés dans le conseil en communication et management, avant d’être recrutée (en CDD) à la fin de ma formation, Ce qui m’a permis d’acquérir un peu plus d’expériences dans le métier, avant de rentrer au pays pour me remettre au service du MESRS.

Par ailleurs, j’aimerais profiter de l’occasion pour exprimer ma gratitude à Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, et à tout son cabinet pour l’accompagnement reçu durant cette formation.

Quelques semaines après votre retour au pays, le ministère a organisé la première édition du Forum de l'Etudiant Guinéen au palais du peuple. Quel a été votre apport dans l'organisation de cet important événement ?

J’ai été très heureuse, d’avoir pu y apporter une petite contribution, par la mise en place et la diffusion des supports de communication, la planification et la gestion des activités avec les différents comités (Scientifique et d’organisation), la gestion également des relations, avec nos partenaires guinéens et étrangers, et avec les étudiants-points focaux de toutes les Institutions d’Enseignement Supérieur, etc. Ajoutons-y l’engagement total, et l’implication de tout le Cabinet du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ! Ensemble, nous avons travaillé sans relâche jusqu’à l’aboutissement du projet. Bref, je dirais que c’est l’apport commun de tous ces acteurs qui nous a permis de réussir pour la première fois, dans notre pays, un évènement d’une telle envergure qui sera pérennisé et suivi de quantités d’autres salons futurs.

Le MESRS a entrepris le recensement biométrique des étudiants ! Une démarche qui consiste à connaitre le nombre précis des étudiants dans l'ensemble des universités guinéennes. Qu'avez-vous fait en termes de communication pour soutenir cette initiative ?

Pour rappel, un des six axes stratégiques du Département est l’amélioration de la gouvernance du système des institutions d’enseignement supérieur. La biométrie est donc une reforme phare du MESRS qui permettra de maîtriser les effectifs dans nos universités.

Pour appuyer cette opération, nous avons commencé par mettre en place un plan de communication permettant de gérer avant, pendant, et après la phase de collecte.

Nous avons déployé une campagne d’informations et de sensibilisation des publics (étudiants et responsables des IES), en diffusant de nombreux communiqués de presse, en plus des passages dans les émissions radios et Tv. Et cette campagne a continué tout au long de l’opération, jusque sur les sites d’enrôlement. Et puis, pour gérer les réticences ou les réclamations, des rencontres individuelles ont été organisées pour expliquer les objectifs, les procédures et la finalité de ces opérations.

Quels sont vos objectifs à court et à long terme ?

A court terme, l’effort portera sur la perception du MESRS (son "image") par les personnels, les acteurs institutionnels et politiques, les étudiants. Tout simplement pour éliminer la confusion et les sources d'erreurs graves d'appréciation.

Cela dit, la question de l'image suppose un travail à long terme, bien installé dans l'esprit de tous les acteurs du Ministère, afin que chacun participe à la construction de cette image. Il est donc absolument nécessaire d’instaurer un véritable système de communication interne au sein du Département. C’est pourquoi, dès mon arrivée, j’ai proposé un plan de communication opérationnel sur trois (3) mois avec des actions précises à mener en interne et cela m’a servi de tableau de bord en attendant d’avoir une meilleure visibilité des défis du Département.

En outre, le MESRS est très visible aujourd’hui sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) et parvient à se mettre en relation directe avec les étudiants, les enseignants, les institutions, etc. grâce aux publications régulières de nos activités. Sur la page FB par exemple, le nombre d’abonnés augmente régulièrement chaque semaine et nous travaillons à consolider cette relation créée avec notre cible estudiantine, les médias, les acteurs des systèmes éducatifs présents sur la toile, etc. à travers le partage des informations et l’interactivité.

A la longue, nous envisageons de développer une stratégie globale de communication, d’assurer le suivi et l’optimisation des outils à utiliser pour mieux répondre aux attentes de la population et surtout communiquer sur les réformes audacieuses entreprises par le MESRS.

A l’issue de cette entrevue, quel est votre mot de la fin ?

Pour finir, je voudrais simplement dire qu’être ainsi mise en avant fait chaud au cœur, mais cela incite également à rester humble devant une telle marque de reconnaissance. Cette distinction me conforte dans la voie que j’ai choisie et me donne encore plus de courage pour le chemin à parcourir dans ma carrière professionnelle aussi, je profite de cette opportunité pour adresser mes plus sincères remerciements à toute l’équipe de la CCG, pour la collaboration enrichissante et la veille assurée sur toutes nos actions de communication.

Je vous remercie.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Café Istanbul: Alpha Condé, président en exercice de l'union Africaine, sur les lieux de l'attaque

2017/8/19

Aujourd'hui en Guinée Le président guinéen et par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine (UA), Alpha Condé, était en visite au Burkina Faso. Arrivé à l’aéroport de Ouagadougou ce jeudi 17 août 2017 aux environs de 16h10, il a été accueilli par le président du Faso, Roch Kaboré. Ce déplacement d’Alpha Condé avait pour but d’exprimer le soutien de tout un continent à l’endroit du Burkina Faso.

Tout de suite après son arrivée, le président de la République de Guinée s’est rendu au café Aziz Istanbul, cible de l’attaque du dimanche 13 août dernier qui a fait 18 morts. Il était accompagné par quelques membres du gouvernement burkinabè. Il s’est recueilli et a salué la mémoire des disparus. Ensuite, il s’est renseigné sur la manière dont les opérations ont été menées par les forces de défense et de sécurité, allant jusqu'à faire le tour du bâtiment pour voir là où les terroristes ont été mis hors d'état de nuire, avant de féliciter le commandant de l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie et ses hommes.

Cette présence sur l’avenue Kwamé N’Krumah a été l’occasion pour Alpha Condé de lancer un appel à la mobilisation de toutes les forces contre le terrorisme. «Il faut l’éradiquer, a martelé le chef de l’Etat guinéen. Parce que les terroristes attaquent les endroits les plus fréquentés pour porter atteinte à l’économie. C’est pourquoi nous souhaitons que des pays ne demandent pas à leurs citoyens de ne pas venir par peur des terroristes. S'ils le font, c’est le tourisme qui va prendre un coup».

C’est pourquoi, au regard de ce que traverse le Burkina Faso, «nous nous devons de l’accompagner», estime le président Condé qui a été reçu en audience ce soir même par son homologue Roch Marc Christian Kaboré.

S’adressant aux médias à l’issue de cette audience, le Professeur Alpha Condé a déclaré être venu apporter le soutien et la solidarité de la Guinée et de l’Union africaine suite à l’attaque terroriste du 13 août dernier. Il a aussi indiqué que les échanges avec son «frère» burkinabè ont porté sur la mise à disposition rapide aux pays du G5 Sahel, des moyens adéquats pour qu’ils puissent assurer la sécurité de leurs populations.

Le président de l’Union africaine estime que c’est aux Africains d’abord d’organiser leur défense contre le terrorisme. «Mais nous avons aussi besoin d’être accompagnés par nos amis du point de vue des équipements, du point de vue financier, du point de vue des moyens de renseignements», a-t-il ajouté.

A noter que le président guinéen a remis une enveloppe de 100 000 dollars US au profit des familles des victimes.

Fasozine

 
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Application du protocole d’accord du 20 février 2017 : Gouvernement, Syndicat et Patronat autour de la table

2017/8/18

Aujourd'hui en Guinée Conakry-Le ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration a présidé ce jeudi 17 août 2017, une réunion de travail axée sur la revue des points portant sur l’application du protocole d’accord tripartite signé le 20 février entre Gouvernement, syndicat et patronat.

Cette revue a connu la participation des ministres Damantang Albert Camara, Ibrahima Kalil Konaté, Mohamed Lamine Doumbouya respectivement en charge de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’emploi et du Travail, de l’Enseignement Pré-Universitaire et du Budget, de l’Inspecteur Général du travail Alia Camara et des représentants du syndicat et du patronat guinéen.

Cette deuxième revue fait suite à celle déjà tenue en juin dernier entre les acteurs du protocole du 20 février 2017 et s’inscrit dans le cadre de l’application du Protocole d’accord portant sur le point 2 de l’accord relatif à la grille salariale. L’objectif de cette rencontre est de mettre toutes les parties prenantes au même niveau d’information concernant l’applicabilité effectif du protocole.

Six mois après la signature de ce protocole d’accord, les acteurs concernés ont passé en revue l’ensemble des onze points qui figurent dans le document signé en février dernier. Ce travail a permis aux syndicalistes Amadou Diallo et Souleymane Sy Savané de saluer la bonne volonté de l’équipe gouvernementale qui a déjà satisfait 9 des 11 points inscrits dans le protocole, avant de réitérer leur souhait de voir le gouvernement satisfaire à 100% d’ici début septembre 2017 la revalorisation des pensions civiles qui constitue d’ailleurs le 2ème points de ce protocole.

La partie gouvernementale par la voix du ministre Damantang Albert Camara de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail a exhorté les syndicats à beaucoup de prudence s’agissant le point 2 du protocole d’accord tripartite pour ne pas faire les même erreurs du passé.

Le ministre porte-parole du gouvernement a rassuré le syndicat de la bonne foi de l’équipe gouvernementale de bien vouloir passer de la phase en cours de réalisation à la matérialisation complète de l’ensemble de l’accord pour le bien de toutes les parties prenantes.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Guinée : Des Directeurs Préfectoraux de l’éducation nommés par décret

2017/8/17

Aujourd'hui en Guinée Le Président Alpha Condé a procédé à la nomination des Directeurs Préfectoraux de l’éducation . L'acte du pouvoir Central qui a été lu sur les ondes des médias d'état est le suivant :

1-Directrice communale de l’Education de Kaloum, Mme Solomba Condé, précédemment Directrice préfectorale de Kindia.

2- Directeur communal de l’Education de Dixinn, M. Fodé Sylla précédemment chef section pédagogique à la DCE de Matoto.

3-Directeur communal de l’Education de Matam, Ibrahima 2 Barry, précédemment en service à la direction nationale au ministère de l’Enseignement secondaire

4- Directeur communal de l’Education de Ratoma, M. Bakary Camara, précédemment chef section pédagogique à la DCE de Ratoma

5-Directeur communal de l’Education de Matoto, M. Daouda Doumbouya, précédemment en service à la Direction de l’Alphabétisation

6-Directeur communal de l’Education de Kindia, M. Ousmane Aissata 1 Camara, précédemment principal du collège Dr. Ibrahima Kourouma.

7-Directrice Préfectorale de l’Education de Télémélé, Mme Mariama Ecole Diallo, précédemment directrice du collège Kindia 4

8- Directrice Préfectorale de l’Education de Coyah, Mme Diop Fatoumata, confirmée.

9- Directeur Préfectoral de l’Education de Forécariah, M. Youssouf Koulibaly, précédemment principal du collège Yadjinè Fodé de Yimbaya.

10- Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka, M. Mohamed Lamine Touré, précédemment Directeur Préfectoral de l’Education de Kouroussa.

11- Directeur Préfectoral de l’Education de Boké, M. Séné Magassouba, confirmé.

12-Directrice Préfectorale de l’Education de Fria, Mme Harabé Condé précédemment DPE de Forécariah.

13- Directeur Préfectoral de l’Education de Gaoual, M. Gonana Doré, précédemment en service à la section pédagogique de la DCE de Dixinn

14- Directrice Préfectorale de l’Education de Boffa, Mme Hassanatou Diallo, précédemment DCE Matam

15- Directeur Préfectoral de l’Education de Koundara, M. Ben Soriba Camara, précédemment Censeur du Lycée de Bonfi commune de Matam.

16- Directeur Préfectoral de l’Education de Mamou, M. Mamady Magassouba, précédemment DPE de Labé.

17- Directrice Préfectorale de l’Education de Dalaba, Mme Kadiatou Bah en service au service national d’évaluation du ministère de l’Enseignement Préuniversitaire et Alphabétisation

18- Directeur Préfectoral de l’Education de Pita, M. Abdoulaye Barry précédemment DPE de Koundara.

19- Directrice Préfectorale de l’Education de Labé, Mme Aissaou Djouldé précédemment en service à la DPE de Labé.

20- Directeur Préfectoral de l’Education de Mali, M. Djibril Niagasso précédemment professeur à l’ENI de Kindia.

21- Directeur Préfectoral de l’Education de Tougué, M. Fodé Mamoudou Traoré précédemment en service à la DPE de Dubréka.

22- Directeur Préfectoral de l’Education de Koubia, M. Fara Kamano précédemment chef section pédagogique à la DPE de Guéckédou.

23- Directeur Préfectoral de l’Education de Lélouma, M. Souleymane Kaba, confirmé.

24- Directeur Préfectoral de l’Education de Faranah, M. Sayon Oularé précédemment Directeur des Etudes du collège 2 de Faranah

25- Directeur Préfectoral de l’Education de Dabola, M. Morlaye Condé précédemment proviseur du Lycée d’Excellence de Matoto.

26- Directeur Préfectoral de l’Education de Dinguiraye, M. Aboubacar Soumah précédemment chargé de cours au Lycée 28 septembre de Kaloum

27- Directrice Préfectorale de l’Education de Kissidougou, Mme Bamba Condé, précédemment proviseur du Lycée Kissi Kaba Keita de kissidougou.

28- Directeur Préfectoral de l’Education de Kankan, M. Namory Keita, précédemment DPE de Dinguiraye.

29- Directeur Préfectoral de l’Education de Siguiri, M. Mamady Camara précédemment chef de section pédagogique à la DPE de Siguiri.

30- Directeur Préfectoral de l’Education de Mandiana, M. Georges Tpoka Guilavogui, précédemment DPE à Yomou

31- Directeur Préfectoral de l’Education de Kouroussa, M. Mamady Condé, précédemment chef section statistique à la DCE Kouroussa

32- Directeur Préfectoral de l’Education de Kérouané, M. Bachir Diallo précédemment en service à la direction de l’enseignement secondaire au ministère de l’Enseignement Préuniversitaire et de l’Alphabétisation.

33- Directeur Préfectoral de l’Education de Nzérékoré, M. Moussa Diakité, précédemment DPE de Dalaba.

34- Directeur Préfectoral de l’Education de Macenta, M. Lancinè Karifamodouya Kaba, précédemment en service en l’Inspection de l’Education Régional de Conakry.

35- Directeur Préfectoral de l’Education de Beyla, Bignè Komara, confirmé.

36- Directeur Préfectoral de l’Education de Guéckédou M. Mangué Sylla précédemment DPE de Boffa.

37- Directeur Préfectoral de l’Education de Lola, M. Saramoudou Kourouma précédemment DPE de Kankan.

38- Directeur Préfectoral de l’Education de Youmou, M. Demba Bangoura précédemment chargé de cours au collège Chaifoulaye Diallo de Matoto.

Pr Alpha Condé

 
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Paris: Elhadj Bakary Bérété, Président du Haut Conseil, rencontre les ressortissants de Oulada en Europe !

2017/8/16

Aujourd'hui en Guinée Ce samedi 12 août 2017 de 14 heures à 18 heures, sous la présidence de Elhadj Bakary Bérété, Président du Haut Conseil de Oulada (HCO), c’est une salle archicomble du 154 Avenue Gallieni qui a abritée la rencontre du Haut Conseil de Oulada (HCO) au 93170 Bagnolet.

Depuis 13 heures déjà, la salle était prise d’assaut par les ressortissants du Oulada vivant en France. A l’occasion de cette première rencontre en Europe du Haut Conseil de Oulada, personne ne voulait se faire conter l’événement. Les délégations des Pays-Bas, de la Belgique et de l’Allemagne ont également tenu à faire le déplacement en grand nombre.

Dans son allocution de bienvenue, Elhadj Oumar Dabo, Président du Haut Conseil de Oulada de la France, a d’abord félicité Elhadj Bakary Bérété pour sa brillante nomination à la tête du Haut Conseil. Il a ensuite tenue à remercier les délégations de la Belgique, des Pays-Bas et de l’Allemagne pour leur déplacement massif. Très ému, il les a enfin exhorté à se donner la main pour faire avancer la cause de Oulada dans la paix et la cohésion sociale.

Prenant la parole, c’est sous une salve d’applaudissements qu'Elhadj Bakary Bérété, Président du Haut Conseil, s’est adressé à la salle. Il a d’abord remercié l’antenne de la France, notamment Elhadj Oumar Dabo, Billo Kalle et l’ensemble des membres du bureau pour l’organisation de l’événement et l’accueil chaleureux réservé à sa délégation, avant de remercier les femmes qui ont assurées le menu du jour. Il a ensuite remercié les délégations venues d’ailleurs plus singulièrement celle des Pays-Bas pour leur présence massive.

Elhadj Bakary Bérété, dans son allocution, a expliqué la genèse du Haut Conseil de Oulada notamment les réflexions qui ont emmenées à sa création. « Ce sont des cadre de Oulada qui se sont réunis ensemble pour réfléchir comment mettre en place une structure viable pouvant réunir tous les fils et filles du Oulada en vue de son développement. Il faut ensuite trouver quelqu’un qui pourra diriger cette structure. C'est ainsi qu'à l'unanimité, le choix est tombé sur ma modeste personne. Ainsi, le 12 fevrier 2017 au cours de notre assemblée générale à Conakry, où tout le Oulada était présent, chez le Soti-kemo Elhadj Karim Kallé, Souleymane Cissé a proposé que l’installation du Président du Haut Conseil se fasse à Oulada, plus précisément à Kouroukoro, où je suis natif. Ainsi nous sommes convenus de nommer quatre délégués comme membres de bureau Exécutif notamment Sakana Chérif de Konendou, Ousmane camara de Kankaya, Lafi Nabé de Banko et Yaya Touré de Komola pour être les portes parole du Haut Conseil de Oulada. Ensuite il sera procédé à la mise en place des représentants du Haut Conseil dans les différents districts du Oulada pendant la Tabaski.

En ce qui est de la Diaspora, il sera question de choisir des ressortissants de Oulada qui veulent bien se mettre au service de la cause du Oulada pour conduire à bien la destiné des antennes qui seront implantées un peu partout sur tous les continents. L’objectif reste le développement du Oulada. Alors nous exhortons tous les fils et filles du Oulada, où qu’ils se trouvent à se former en vue de pouvoir mieux servir le Oulada.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé a dit un jour à Komola vouloir aider le Oulada mais la seule chose qu’il demande c’est l’unité du Oulada ; si vous n’êtes pas unis je ne peux pas vous aider. Alors qu’attendons-nous pour nous unir ? "

C’est à la suite de ces différentes interventions que le Président du Haut Conseil a éclairé la lanterne des uns et des autres à travers les questions posées par les participants.

Ensuite il a été procédé à la nomination du Président du Haut Conseil de Oulada pour l’Europe, en la personne de Djontan Madi Nabé des Pays-Bas, par les chefs de délégations venues d’un peu partout de l’Europe. La prochaine rencontre du Haut Conseil de Oulada cellule Europe aura lieu à Rotterdam au Pays-Bas à une date qui fera l’objet d’un communiqué.

C’est par des prières et bénédictions dites par Elhadj Doukouré que la rencontre à pris fin.

Les Contacts :

- Elhadj Bakary Bérété, Président du Haut Conseil de Oulada. Tél : +224628363737 ; Email : bakarberete@yahoo.fr

- Djontan Madi Nabé, Président du Haut Conseil de Oulada pour l’Europe. Tél: +31685265614 ; Email : eguipres@gmail.fr

- Mamady Kaba, Président du Haut Conseil de Oulada pour la Belgique. Tél : +32485258369 ; Email : safymady@yahoo.fr

- Elhadj Oumar Dabo, Président du Haut Conseil de Oulada pour la France. Tél : +33641486260 ; Email :fdabo@yahoo.fr

- Oussou Fofana, Président du Haut Conseil de Oulada pour l’Allemagne : +491733143293

Vive le Haut Conseil !

Vive le Oulada !

Vive la Guinée !

Un compte rendu de Mamady Kaba depuis Paris

 
Burkina/attaque: "il faut rendre opérationnelle" la force G5 Sahel (Alpha Condé)

2017/8/15

Aujourd'hui en Guinée (AFP ) -L'attaque "terroriste" dimanche soir au Burkina Faso qui a fait au moins 18 morts "montre l'importance de rendre opérationnelle" la force des pays du G5 Sahel, a déclaré lundi le chef de l'Union africaine (UA), le président guinéen Alpha Condé.

"Les terroristes s'attaquent aux restaurants fréquentés par les étrangers, non seulement pour porter atteinte à la vie de la population, mais aussi à l'économie du pays", a déclaré M. Condé à la télévision France 24.

"Il faut qu'on accélère l'opérationalisation du G5 afin que les Africains soient en première ligne pour défendre la sécurité de leurs citoyens et des expatriés", a-t-il souligné, appelant ses partenaires européens à trouver "les 400 millions de fonds qui manquent".

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, soutenus par le président français Emmanuel Macron, avaient acté le 2 juillet à Bamako la constitution de cette force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre.

L'Union européenne a déjà promis 50 millions d'euros, auxquels doivent s'ajouter 50 millions de contributions des Etats membres, mais le G5 a estimé les besoins de fonctionnement de cette force à 423 millions.

La ministre française des Armées, Florence Parly, avait affirmé le 31 juillet dernier à Niamey que la force des pays du G5 Sahel "trouvera la solution aux problèmes" des attaques jihadistes récurrentes dans la région et bénéficiera du soutien de l'opération française Barkhane.

"Nous sommes convaincus que c'est la force conjointe du G5 Sahel qui trouvera la solution aux problèmes (des attaques jihadistes) de la région", avait souligné Mme Parly.

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l'opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création d'une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel - Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso - qui devrait compter 5.000 hommes.

 
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Guinée – Massacre du 28 septembre : Tibou Kamara, conseiller personnel d’Alpha Condé, entendu comme témoin

2017/8/11

Aujourd'hui en Guinée Le ministre d’État conseiller personnel d’Alpha Condé, Tibou Kamara, a été entendu par la justice guinéenne jeudi, en qualité de témoin dans l'enquête sur le massacre du 28 septembre 2009, qui avait fait au moins 157 morts au stade de Conakry.

Son audition par le pool de juges d’instruction, dont le bureau se trouve dans l’enceinte de la Cour d’appel de Conakry, au centre-ville de Kaloum, a duré deux heures, jeudi 10 août. À sa sortie, Tibou Kamara, vêtu d’un costume noir, s’est dit serein et heureux de répondre à l’appel de la justice guinéenne. « La démocratie exige la transparence et l’autorité de la justice, a-t-il rappelé. J’avais dit que si je recevais une convocation de la justice de mon pays, je répondrai sans hésitation. C’est ce que j’ai fait ».


L’audition se serait, selon lui, déroulée « dans la courtoisie et le respect ». « Mais vous comprendrez bien que je ne peux violer le secret de l’instruction, en vous disant ce qui s’est passé entre les juges et moi », poursuit-il. « Ce qu’il faut retenir, c’est que seule la vérité est constante. Le meilleur juge en fin de compte, c’est l’Histoire. »

Cette audition « est une bonne chose »

Le 28 septembre 2009, la répression armée d’une manifestation de l’opposition au Stade du 28 Septembre de Conakry a fait officiellement 157 morts, et des dizaines de femmes avaient été violées. Tibou Kamara était à l’époque des faits ministre chargé de la Communication du chef de la junte, Moussa Dadis Camara et du ministre de la Défense, Sékouba Konaté. Une fonction civile, a priori sans lien avec les exactions commises. Excepté l’utilisation par Dadis Camara du téléphone de Tibou Kamara pour communiquer la veille du massacre avec l’un des organisateurs du meeting, en la personne de Sidya Touré, leader de l’Union des forces républicaines (UFR), actuellement Haut représentant d’Alpha Condé, confie un proche du dossier.

Par ailleurs, renchérit une autre source, « Tibou Kamara n’a pas été vu sur le terrain le jour du massacre. Mieux, sa démission juste après le drame était une manière de se démarquer de ce qui s’est passé ». Quoiqu’il en soit, son audition « est une bonne chose que nous saluons », a réagi Me Hamidou Barry, avocat et membre de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme, OGDH, qui accompagne les victimes. « Tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin doivent être entendus par les juges, quel que soit le poste que la personne occupait, martèle l’avocat. Nous pensons que bientôt, on ira au procès ». Quant à l’intérêt de l’audition du ministre conseiller personnel d’Alpha Condé pour la manifestation de la vérité, seuls les juges peuvent l’apprécier, conclut Me Barry.


JA

 
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Guinée: Qui en veut à la personne de Souleymane Touré

2017/8/10

Aujourd'hui en Guinée Souleymane Touré, Fonctionnaire de l’Etat, en service à la Cour Suprême, est depuis quelques temps, victime d’insécurité sur sa personne.

Rentré en Guinée, depuis le 1 octobre 2015, après un bref séjour académique qui l’a envoyé au Sud-ouest de la France, plus précisément à l’Université Bordeaux IV, ou au titre de l’année universitaire 2012 – 2013, il lui a été conféré le grade de Master, Droit , Economie et Gestion, à finalité de Recherche Professionnelle, Mention Droit Public et Science Politique, avec des Spécialités Dynamiques Africaines, du Centre d'Études et de Recherches sur les Droits Africains et sur le Développement Institutionnel des pays en développement « CERDRADI », vers des perspectives de renforcement de ses aptitudes personnelles.

Il est connu pour ses critiques constructives, sa communication institutionnelle et ses points de vue soutenus. Mais il est aussi très actifs sur des plateformes de discussions pour des débats entre citoyens guinéens sur l’actualité de l’Etat et de ses Institutions politiques et Civiles.

Il se distingue dans la vie pratique par ses activités de consultant indépendant, à l’endroit Société, des Etablissements Publics à caractère Administratif, et dans le privé, mais surtout par ses lectures détachées de l’actualité des politiques et des politiques publiques.

Il est à l’écoute et au service de tous les citoyens et de toutes personnes qui sollicitent son soutien dans la mesure de ses capacités sociales et contributives.
Mais hélas ! Sa vie devient assez insécure à Conakry. Car, le 13 avril 2017, aux environs de 6 heures du matin, au rond-point de Lambagni, alors qu’il se rendait au travail, un individu, dans un véhicule de type Mitsubishi, couleur rouge, a attenté à sa vie. Par la grâce de Dieu et sa promptitude sur le moment, il s’en est sorti avec quelques entorses survenues de sa chute. L’on se rappelle à la même période dans le quartier Lambangni, on a enregistré plusieurs agressions et des faits de criminalité dont la justice est saisie.

Cette situation, a emmené, Monsieur Souleymane Touré de quitter Lambangni, ou il avait sa résidence depuis son retour au pays, pour déménager au quartier taouyah, dans la commune de Ratoma, à la date du 10 juillet 2017.

Même pas installé ou fini son aménagement, voilà que dans la journée du Mercredi, 09 août 2017, alors que la famille est absente, de l’appartement qu’il occupe au troisième étage dans un immeuble de quatre étages et huit (8) appartements occupés, qu’il est victime d’un cambriolage, de vol d’objets personnels et de la maison mise sens dessus dessous, comme si les individus qui sont passés avaient une mission inavouée.

Aussitôt informé, car absent de l’appartement, Souleymane Touré, a fait intervenir l’escadron de la Gendarmerie mobile de hamdallaye. Sur Instruction, du Commandant Adjoint, une équipe de Gendarme s’est rendue sur place, pour constater les faits et entendre les gens qui de prés étaient sur place.

Aujourd’hui, 10 août 2017, l’escadron de la Gendarmerie mobile de Hamdallaye, a été saisi d’une plainte contre X, pour cas de vol avec effraction, avec disparition de bien personnel. Elle a débuté, son investigation, a entendu le Gérant de l’Immeuble et émis une convocation au vigil (société de gardiennage) qui était en faction.

Il faut que les autorités s’engagent davantage dans la protection des citoyens. Car nulle part l’on se sent en sécurité dans le pays. Et si par volonté manifeste ses actes demeurent des actes ciblés sur la personne de Souleymane Touré, il faut que les commanditaires et les intéressés se mettent en tête que ses actions des temps anciens ne passent plus dans ce temps moderne.

A, Souleymane Touré d’assurer sa sécurité et de prendre davantage de précaution pour sa personne et sa famille en ses moments teintés d’insécurités autour de lui.

Signé : MAO ZEDONG (M.D)

 
DOSSIER DU MASSACRE DU 28 SEPTEMBRE 2009: LES CONTROVERSES DE MOHAMED ALY THIAM DANS SA FAMEUSE LETTRE OUVERTE ADRESSE A MONSIEUR LE MINISTRE D’ETAT TIBOU KAMARA.

2017/8/10

Aujourd'hui en Guinée Votre lettre ouverte, parue dans le Lynx numéro 1321 du 7 Août 2017, à la page 26,sur l’Affaire du 28 Septembre 2009, porte des symptômes de mépris des droitsréservés aux citoyens et de tentative de récupération sous le label du Président del’Association des magistrats de Guinée (AMG) en confondant son opinionpersonnelle sans titre ni mandat, sanctionné par un procès verbal d’une

AssembléeGénérale des magistrats assis et debout, convoquée par le Bureau exécutif de laditeassociation.En effet, le Ministre d’Etat, Ministre Conseiller Personnel du Président de laRépublique, a le droit de donner son avis sur une question d’importance nationaletelle que le massacre du 28 Septembre 2009, en affirmant haut et fort qu’il n’est pastémoin ni acteur.

Il est à rappeler à monsieur Mohamed Aly THIAM en sa qualité de magistrat dontnous ignorons qu’il soit Président de l’Association des magistrats de Guinée (AMG)qu’il confonde cette fonction à son opinion personnelle pour agir en toute illégalité aunom des magistrats assis et débout dont il n’a bénéficié d’aucun mandat.

A titre illustratif, monsieur Mohamed Ali THIAM déclare et soutient par mépris de laloi et par ignorance des faits, à travers sa fameuse lettre ouverte, qu’il vaprochainement convoquer l’Assemblée Générale des magistrats assis et déboutpour qu’une décision définitive soit arrêtée si une procédure judiciaire doit êtreengagée ou pas contre le Ministre d’Etat Tibou KAMARA.Le fait que le ministre d’Etat déclare, citation : « C’est vrai que si la justice tient à lavérité, cependant, il arrive souvent qu’elle soit confrontée aux mensonges et à lamanipulation qui, heureusement, ne résistent pas à l’épreuve du temps et à laviolence des faits ». Fin de citation.Car, celle-ci, au regard de la mondialisation et de la globalisation de l’information etde la technique de communication, est une vérité que nul ne saurait contester nidisconvenir.

Cette affirmation ne peut être considérée comme une offense faite à la Justice, car lepays regorge de certains magistrats compétents et vertueux.La preuve que le Ministre d’Etat Tibou KAMARA est respectueux de la Constitutionet des Lois de la République est d’avoir répondu à la convocation du Pool des jugesinstructeurs du dossier du massacre du 28 Septembre 2009, ce conformément auxdispositions des articles 5, 8,9 et 22 de la Constitution.

Dire que, citation, « Avant, pendant et après ce jour fatidique, je n’ai été à aucunposte qui ferait que mon témoignage soit jugé capital….Peut-on témoigner de cequ’on n’a pas fait, vu ou entendu ? Je n’étais pas au Camp, ni au Stade, et défiequiconque pouvant prouver le contraire. Encore je n’étais pas non plus donneur d'ordres. Même si je l’avais été, je n’en aurais pas abusé parce que j’ai toujours étéceux qui construisent, opposés à ceux qui ne savent que détruire, nuire, animerd’une haine intime, envers les autres et eux-mêmes ». Fin de citation.

Ces propos ne constituent nullement comme fait croire Mohamed Aly Thiam, uneinsulte faite à la Justice de notre pays que nous respectons tant et ne peut interdireà un citoyen de jouir de la liberté d’expression face aux comportements de certainsmagistrats indélicats débouts. Or, il appartient uniquement à tout magistrat débout, qui se sent concerné par despropos qu’il estime non fondés, de saisir qui de droit.

De surcroit il n’appartient pas à monsieur Mohamed Aly Thiam de parler en leurplace, en ce sens qu’il n’a reçu d’aucun mandat de représentation de ses mandantsdont il prétend défendre vainement comme lui-même le réaffirme allègrement qu’ilva convoquer une Assemblée générale pour être dans la légalité.Nous ne manquerons pas de souligner cet autre propos responsable du ministres Etat, respectueux des valeurs républicaines, citation : « Je ne me sens pas au-dessus de la LOI, ou je ne voudrais être protégé par personne ni rien, mais jeconnais aussi parfaitement mes droits que je défendrai avec honneur et dignité.Quand on a géré même pour un temps très bref, l’on s’attend un jour ou l’autre àrendre compte». Fin de citation.

Une telle assertion de monsieur le ministre d’Etat n’a rien de blessant à partir dumoment où il est en adéquation avec l’article 26 de la Constitution qui dispose que« Quiconque occupe un emploi public ou exerce une fonction publique estcomptable de son activité et doit respecter le principe de neutralité du service public.Il ne doit user de ses fonctions à des fins autres que l’intérêt de tous ».

En d’autres termes, monsieur le ministre d’Etat, déclare citation « Seulement, cen’est pas parce que ce sont les hommes qui rendent la justice qu’ils doivent finir parcroire qu’ils sont eux-mêmes la justice ». Fin de citation.En quoi ces propos aussi clairs que l’eau de roche, dérangent-ils monsieur MohamedAly Thiam ?

Parce que ces propos-là n’ont rien de désobligeants.C’est regrettable de voir monsieur Mohamed Aly THIAM s’engouffrer dans lessémantiques juridiques en parlant de monsieur Bérenger qui écrivait en 1818 De laJustice Criminelle en France d’après les Lois permanentes, P.453, avec monsieurJean-Christophe Grangé dans son ouvrage ‘’Les rivières pourpres’’, visés dans safameuse lettre ouverte dont nous nous faisons l’économie de ne pas recopier in
extenso ainsi que les dispositions des articles 8, 367 et 721 du Code pénal qui n’ontrien avoir avec la tribune de monsieur le Ministre d’Etat, parue dans les médias.

A partir du moment où Mohamed Aly Thiam conclut que monsieur le Ministre d’Etatest libre de témoigner ou pas devant le Pool des magistrats instructeurs du dossierdu 28 Septembre 2009, met fin à toute la polémique, initié, entretenue et soutenuepar lui-même.

Par ailleurs, monsieur Mohamed Aly THIAM soutient dans sa fameuse lettre ouverteque vous veniez ou pas, ne cause aucun dommage personnel au juge. C’est le droitde cet innocent ou de cette victime qui subira les conséquences du refus detémoigner. Attendu que le juge dispose du moyen légal de vous obliger àcomparaitre devant lui malgré votre statut de ministre d’Etat ». Et d’ajouter entre autres, selon ses propres termes que « Vous portez le titre deministre d’Etat mais vous n’êtes pas membre du Gouvernement, ce sont lesmembres du Gouvernement qui jouissent du privilège de juridiction de l’article 118,dont la bonne lecture, pourrait aider à observer certaines bornes ».

A la lecture de cette disposition pertinente de la Constitution, nous nous rendonscomptes que les anciens membres de la Commission des Lois du Conseil nationalde la Transition (CNT) ont créé d’énormes problèmes au citoyen lambda et auxjuridictions judiciaires en ce qui concerne son application dans le traitement desdifférends qui pourraient naitre entre demandeur et défendeur en cas de litigesavérés.Monsieur Mohamed Aly THIAM ignore au mépris de la Constitution que les ministresd’Etat du cabinet présidentiel ont les mêmes privilèges que les membres duGouvernement, en ce sens qu’aucun texte de Loi ne leur interdit.

Aucun texte de Loine les rend non plus vulnérables et la portée de tous. Mieux les ministres d’Etat ducabinet présidentiel arrivent avant le Premier ministre et les autres membres duGouvernement dans l’ordre protocolaire en guise d’information. Même si laConstitution ne mentionne pas expressément leur cas.Et par conséquent, tout ce qui n’est pas interdit par la Loi, est permis.

C’est pourquoile Pool des magistrats instructeurs du dossier du massacre du 28 Septembre 2009,par principe, a envoyé la convocation sous couvert à son excellence monsieur lePrésident de la République pour que le ministre d’Etat Tibou KAMARA réponde à laconvocation du Pool des juges instructeurs du dossier du massacre du 28Septembre 2009. Ce qui fut fait.


Moussa Iboun CONTE

 
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Pourquoi les prouesses du Dr Kassory Fofana dérangent tant Sidya Touré et ses sbires ?

2017/8/5

Aujourd'hui en Guinée Depuis quelques jours, le clan de Sidya Touré s’en prend à Docteur Ibrahima Kassory Fofana en essayant de ternir son image et sa réputation par des phrases creuses non fondées.

Les sbires de Sydia tentent, en vain, de faire passer leurs accusations pour des paroles d’évangile. Le site internet leguepard et la cellule de communication de l’UFR fournissent assez d’efforts pour produire des articles diffamatoires sur Kassory Fofana qui était membre du gouvernement de Sydia Touré. Ce dernier connu pour ses propos alambiqués et ses positions dignes d’un papillon au gré du vent.

Mais pour mieux comprendre la haine viscérale que Sydia nourrit contre Kassory on va rappeler quelques faits.

Comment Sydia Diaby dit Sydia Touré a voulu s’accrocher à son poste de premier ministre en disgrâce ?

En 1996, la venue de Sydia Touré au poste de premier ministre chef du gouvernement du général Lansana Conté avait suscité beaucoup d’espoirs au sein de la population. Présenté comme un technocrate compétent et honnête ; le général n’a pas tardé à démasquer la fausseté de l’homme qui avait changé de nom de famille pour bénéficier des faveurs en Côte d’Ivoire.

Le nouveau premier ministre dans son effort de cacher ses carences en matière de gestion commence par des mesures impopulaires pour piéger le général Conté qui avait une hauteur de vue au-dessus de la moyenne. Il a été surpris de savoir que tout ce qu’il manigançait était connu. Car, en un laps de temps, Sidya Diaby Touré a brillé par les scandales financiers que la Guinée n’avaient jamais connu auparavant ; l'on se souviendra, encore longtemps, de cette affaire de groupes électrogènes abimés que Sydia Touré a acheté en haute mer pour tromper le peuple. Affaire tombo 3 qu’il continue malhonnêtement de nier. Ou le terrain qu’il s’est octroyé par abus de biens sociaux et de position dominante à la minière (son domicile) qui appartenait au Horoya band.
Malgré tous les arguments, le dernier observateur de notre pays a compris que Sydia Touré n’avait qu’un seul objectif, voler les maigres ressources du pays, qu’il dit avoir mobilisé au compte des recettes pour réinvestir dans ses affaires personnelles.

Au bout de quelques temps, le premier ministre qui disait avoir une mission essentiellement économique a commencé à fréquenter le PUP (parti de l’unité et du progrès) le parti au pouvoir. Qui ne se souvient du fameux slogan ‘’Ton pied, mon pied’’ de Sidya Touré pour entrer, à nouveau, dans les grâces du général Conté, alors qu’il savait que ce dernier voulait le renvoyer.

Ainsi, l’opinion a retenu deux images de Sidya Touré : Sidya en position de force qui parle et regarde les autres avec mépris et dégouts et ; - l’autre Sidya tout petit dans ses souliers, capable de toutes les compromissions pour ses intérêts personnels.

Et pendant cette période, il a rendu Kassory responsable de son malheur alors que le président Conté l’avait déjà démasqué. Le tort de Kassory Fofana - c’est d’être un patriote qui essayait d’aider le président Conté à mieux comprendre les actes des kleptocrates composant le clan Sidya Touré qui voulaient faire main basse sur les richesses du pays - l'affaire de bons recyclés à l'entrepôt pétrolier qui a vu certains des membres de son clan radiés en est une illustration .La haine de Sidya envers Kassory est partie de là.

Et plus de 20 ans après, le président nain de l’UFR continue de ressasser ça. Sinon pourquoi s’en prendre à Kassory qui n’a fait que reconnaitre et citer les actes posés par le président Alpha Condé. Aussi, Kassory n’est-il pas libre de dire ce qu’il pense de la gouvernance d’Alpha Condé dont il est un allié privilégié ?

L’histoire retiendra que Kassory Fofana a été clair dans son alliance avec Alpha Condé et la mouvance alors que Sidya continue d’entretenir le flou sur sa position d’être opposant et représentant spécial du chef de l’Etat.

On ne peut pas être à la fenêtre et se voir passer dans la rue ; rejoindre la majorité au pouvoir et continuer à se réclamer de l’opposition. L’UFR est, aujourd’hui, comme son président confronté à un problème d’honnêteté.

Comment un tel personnage peut-il s’attaquer à Kassory qui assume ses choix et essaie d’user de ses relations pour apporter au pays en sa qualité de ministre d’Etat chargé de la promotion des investissements publics et privés.

Docteur Kassory Fofana qui est très actif sur le terrain porte ombrage à Sidya Touré qui se perd de plus en plus dans les méandres de la politique politicienne qui ne prend en compte que ses intérêts personnels.

Sidya distille sa dose de haine sur Kassory par ce que ce dernier réussit là où il n’a rien pu faire. Et sur le terrain politique, les actes posés finissent par prendre le dessus sur le mépris.

Mamadou Diaby

 
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MINISTERE DE LA JUSTICE - CHEICK SAKO FAIT LE POINT DE L'ACTUALITÉ JUDICIAIRE FACE À LA PRESSE

2017/8/4

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 4 août 2017 – Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Cheick Sako a animé une conférence de presse ce vendredi dans la salle du Centre de Formation Judiciaire de la cour d'appel de Conakry en présence des cadres de son département et de ceux du parquet général en vue de renouer avec la tradition de communication qu’il a instaurée depuis son arrivée à la tête de ce ministère. Il s’agissait pour lui d’échanger avec la presse sur plusieurs sujets d'ordre général.

-Les concours des élèves greffiers et des auditeurs de justice (Magistrats);

-La situation des artistes Elie Kamano et Takana Zion;

-La situation du dossier 28 septembre;

-la question de traites des êtres humains et leur répression;

-les lynchages populaires (les cas de Conakry et les autres villes de l'intérieur du pays);

D'entrée de jeu, le Ministre Cheick Sako dira que la Guinée était en dehors de toute normalité en matière de justice et de démocratie judiciaire. C'est pourquoi depuis deux ans le ministère en charge de la justice, garde des sceaux accorde un mois de vacance judiciaire allant du 1er au 31 août, pour permettre aux magistrats de pouvoir se reposer pour mieux se pencher sur les gros dossiers qui seront suspendus pendant cette période et dont la reprise se fera lors de la rentrée judiciaire.

Poursuivant son exposé le ministre de la Justice a affirmé que le concours des élèves greffiers et des auditeurs de justice se trouve au centre de cette conférence au regard même de son importance. Pour Cheick Sako cela fait suite à l'annonce des formations initiales et continues qu'il avait annoncées lors de sa prise de fonction à la tête de ce département. C'est pourquoi, le ministre a précisé clairement que compte tenu de la restriction budgétaire pour chaque concours, seulement 50 places sont disponibles. Toutes les dispositions nécessaires sont prisent pour le bon déroulement de ce concours dit-il.

S'agissant de la situation des artistes Elie Kamano et Takana Zion, Me Cheick Sako dira que les deux sont des citoyens comme tout le monde. Concernant le cas de Elie Kamano il a affirmé avoir donné des instructions pour que l'artiste soit mis sous contrôle judiciaire après son audition. Pour le cas Takana Zion, le ministre Cheick Sako précise que là aussi, l'intéressé a été mis sous contrôle judiciaire.

S'agissant du dossier 28 septembre 2009, le ministre a tenu à indiquer que ce dossier suit son cours normal et que la situation est en train d’être traitée et ira jusqu'au bout. Pour le cas des personnes sceptiques qui doute de la capacité de notre justice à traiter ce dossier, Me Cheick Sako martèle que ce dossier sera traité jusqu’au bout, avant de dire qu'après l’instruction, on entamera la préparation du procès et d’ajouter plus loin qu’avant fin 2017 l’opinion sera informée.

Par ailleurs, le ministre Sako a averti que la justice guinéenne n’a pas à se plier aux différentes injonctions des ONG tout en précisant qu'il connait la FIDH, mais ils ne peuvent pas imposer leur timing à la justice guinéenne.

Abondant dans le même sens, le Procureur de Dixinn Me Sidy Souleymane N'Diaye a annoncé que des parties civiles ont de nouveau été entendues dans la procédure. Parlant de la commission rogatoire envoyée en France, le Procureur de la République près le Tribunal de première Instance de Dixinn a révélé que les autorités judiciaires françaises ont accepté de coopérer avec celle guinéenne.

Pour la question relative à la traite des êtres humains, le Ministre a donné des instructions fermes aux deux parquets généraux pour que la justice guinéenne soit impitoyable sur ce type d'infraction. Pour finir, le ministre d'Etat à la Justice, Garde des Sceaux dira que le phénomène de lynchage populaire pose un problème puisque ça va au-delà de la justice. Cheick Sako affirme qu'on ne peut pas demander à l’armée ou à la police de faire tout ce que les citoyens doivent faire. Il y a par là un problème d’éducation, de responsabilisation, les chefs de quartiers, les imams, les sages doivent jouer leur rôle. Mais quand un crime comme ça est commis, la justice fera son travail.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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