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19 Janvier 2018 - 19h14
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Pourquoi la Guinée a rappelé son ambassadeur en Algérie ?

2018/1/18

Aujourd'hui en Guinée Crise diplomatique ouverte entre Conakry et Alger ? Simple mouvement habituel de remplacement du personnel des chancelleries de Guinée à l’étranger ? Dans l’un ou l’autre des cas, aucun des deux pays ne s’est risqué à évoquer les raisons précises du rappel ce 15 janvier d’Ousmane Diao Baldé, l’ambassadeur guinéen en poste à Alger. Explications.
En matière de diplomatie, cela s'apparente à une protestation d'Etat à Etat. Contre quoi ? Comme cette question, beaucoup d'interrogations escortent le rappel sans bruit ce 15 janvier, de l'Ambassadeur de Guinée en Algérie.

Protestation contre l'expulsion de Guinéens ?

Un décret lapidaire, sans détail ni explication, lu à la télévision et diffusé dans les médias publics ou proches de Sékoutoureya, s'est chargé de rendre l'information publique. Comme pour cacher la poussière sous le tapis. Ousmane Diao Baldé a donc quitté Alger sur la pointe des pieds. Le diplomate devrait continuer à porter la voix de Conakry en Tunisie, pays que son affectation couvrait également. Mais son rappel ne fait l'objet d'aucune explication officielle de la part de la Guinée.

La conjecture la plus avancée est celle d'une protestation des autorités en place à Conakry contre les mauvais traitements lors d'expulsion « arbitraires » de ressortissants d'Afrique subsaharienne dont de nombreux Guinéens. Ces expulsions sont dénoncées par les ONG internationales, Amnesty International en tête, comme fondées sur un « fichage ethnique » et en violation des droits de l'Homme. Un épisode que l'on pensait clos mais qui serait la source du rappel de l'ambassadeur.

Cette version est démentie par la diplomatie algérienne. Tout en rappelant ses bonnes relations avec la Guinée, Alger rappelle que les expulsions-si elles ont lieu- se font en accord avec les pays de provenance. Pour l'Algérie donc, le rappel de l'ambassadeur est à inscrire dans le cadre des mouvements habituels de remplacement du personnel des chancelleries guinéennes par leur ministère de tutelle.

Une dégradation des relations guinéo-algériennes en perspective?

A l'évidence, l'explication de la protestation contre l'expulsion de Guinéens du territoire algérien est assez légère. Dans les couloirs de Sékoutereya, c'est l'omerta totale sur les véritables raisons qui ont conduit au rappel d'Ousmane Diao Baldé. La seule évocation de l'affaire auprès des autorités guinéennes contactées par La Tribune Afrique s'est soldée par un rapide « sans commentaire » ou par un « ping-pong » téléphonique entre départements et chancelleries qui se renvoient la patate chaude.

Par ailleurs, plusieurs commentateurs émettent l'hypothèse d'un début de dégradation des relations diplomatiques entre Alger et Conakry notamment sur la gestion par Alpha Condé des questions continentales. Alger reprocherait au président en exercice de l'Union africaine de ne pas assez écouter la voix d'Alger sur les questions continentales, toujours selon ces commentateurs. Une mise en doute de son impartilaité qui n'aurait pas été du goût d'Alpha Condé. Au-delà, la frilosité de Conakry à fournir une explication au rappel de son ambassadeur est bien le signe qu'une « divergence » majeure opposerait les deux capitales.

In La Tribune Afrique

 
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Guinée : «Après Alpha Condé, c’est un autre du RPG qui prendra le pouvoir», Sanoussy Bantama Sow

2018/1/18

Aujourd'hui en Guinée Après avoir pris part aux festivités marquant l'An 59 de l’accession à de la République de Guinée à son Indépendance, célébrée en différé, samedi,13 janvier 2018, à Kankan, chef-lieu de Région Administrative (RA), le ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique (SCPH), Sanoussy Bantama Sow a fait escale à Mamou, sa préfecture natale, où il a accordé un entretien à l’AGP.

Interrogé sur les festivités le ministre des SCPH n’a pas caché sa satisfaction.

«La fête a vraiment réussi à Kankan. Depuis l’avènement du Pr Alpha Condé au pouvoir, il a décidé d’organiser les fêtes dans toutes les RA pour permettre à ces régions de se développer. Il a commencé par la RA de Boké, puis dans la région forestière, suivi de Mamou», a-t-il rappelé.

Par ailleurs, ce bras droit du président Condé a magnifié les réalisations faites à Kankan, capitale de la Haute Guinée.

«Ceux qui ont eu la chance de connaître Kankan d’hier et Kankan d’aujourd’hui sont conscients du grand changement intervenu. Le président a réussi à changer littéralement la physionomie de toutes les préfectures de la RA de Kankan. Et hier (samedi, 13 janvier), toutes les populations de la Haute Guinée se sont levées comme un seul homme pour remercier le professeur président Alpha Condé. A kafö A käkè (en maninka il a promis, il a fait), comme aiment dire les citoyens», a ajouté le ministre Sow.

En outre, le ministre a rendu hommage aux combattants pour l’indépendance de la Guinée en 1958.

«C’est l’occasion pour nous de penser à tous ceux qui se sont battus pour l’accession de la Guinée à l’indépendance. Les héros, les grands dirigeants du PDG. Nous prions Allah de les agréer dans son paradis éternel».

Sannoussy Bantama Sow a vanté les mérites du président Condé qui, dit-il, a fait plus de réalisations que ses prédécesseurs.

«L’administration est une continuité. Et aujourd’hui, le président a réussi ce que beaucoup n’ont pas pu réaliser. Et la Haute Guinée l’a reconnu hier à Kankan. Alors, nous avons décidé que l’An 60, une année spéciale par rapport à toutes les autres années, la Guinée aura 60 ans d’indépendance. Donc, ça sera une fête spéciale qui sera célébrée à Conakry. L’année qui suivra, à Kindia, à Labé et à Faranah», a-t-il expliqué.

Pour le cas de Faranah, qui pourrait tomber en 2021, année à laquelle le président Condé aurait déjà fini ses deux mandats constitutionnels. Le ministre Bantama Sow n’y voit pas un problème.

«Beaucoup de personnes estiment que le président Alpha Condé est en train de se projeter au delà de 2020. Les gens oublient, je le dis toujours que le RPG n’est pas seulement créé pour le président Alpha Condé. Le RPG est créé au-delà d’Alpha Condé. Et le RPG se battra pour continuer à vivre après Alpha Condé, à l’image de l’ANC. Après Mandela, les gens ont connu Thabo MBeki, Jacob Zuma. Et quant à la Guinée, après Alpha Condé, c’est un autre du RPG qui prendra le pouvoir», a laissé entendre le ministre des Sports.

A la question de savoir qui pourrait remplacer le président Alpha Condé à la tête du RPG, pour se porter candidat à la présidentielle, Bantama Sow est parti plus loin.

«Toute personne qui intègre l’armée est d’abord une recrue, après il devient soldat, ensuite avoir des grades. C’est le rêve de tout militant du RPG, d’être demain le président du RPG. Ce n’est pas exclu s’il se trouve que je remplis les critères de diriger le RPG», s’est-t-il arrogé.

AGP Mamou

 
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Attaque du domicile d’Alpha Condé en 2011 : Ouverture du nouveau procès des accusés

2018/1/18

Aujourd'hui en Guinée Le nouveau procès des accusés de l’attaque du domicile privé du chef de l'État guinéen s’est ouvert ce mardi 16 janvier devant le Tribunal de première instance de Dixinn. Leur condamnation en juillet 2013 à de lourdes peines de prison par la Cour d’assises avait été cassée par la Cour suprême, qui avait relevé des irrégularités dans l’enquête.

Le nouveau procès dans l’affaire de l’attaque du 19 juillet 2011 contre la résidence privée du président guinéen s’est ouvert mardi, avant d’être suspendu à la demande de la partie civile.

Les trois coaccusés avaient été condamnés en juillet 2013 à de lourdes peines de prison au terme de six mois de procès médiatisé et de douze heures de délibération. Présenté comme le cerveau de l’attaque, le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo (dit « AOB »), ancien garde rapproché du défunt président Lansana Conté, et son coaccusé Jean Guilavogui – qui a perdu son bras gauche suite à l’explosion d’une grenade – avaient tous deux écopé de la réclusion criminelle à perpétuité.

Fatout Badiar Diallo, veuve d’un officier de police en service à la présidence de la République sous Lansana Conté, avait quant-à elle été condamnée à quinze ans de prison.

La Cour a admis l’irrégularité de l’enquête

Les trois condamnés avaient aussitôt contesté l’arrêt de la Cour d’assises devant la Cour suprême. Le 27 mars 2017, celle-ci avait cassé le jugement de la cour d’assises, admettant l’irrégularité de l’enquête.

« Depuis 2011, le collectif des avocats a toujours relevé les conditions inhumaines et dégradantes dans lesquelles les poursuites ont été déclenchées », explique Me Salifou Béavogui, qui rappelle que ses clients « ont toujours clamé leur innocence ».

« Suite à la décision de la Cour suprême, nos clients devaient être immédiatement remis en liberté, estime-t-il. Après sept ans de détention provisoire, une première dans les annales judiciaires, nous estimions que leur maintien en prison n’était plus nécessaire à la manifestation de la vérité ».

« L’arrêt de renvoi purge les nullités »

La partie civile est au contraire d’un avis contraire. Pour Me Joachim Gbilimou, « il n’y a pas lieu de remettre en cause la légalité de la procédure ».

Dans la même affaire, certains condamnés – comme l’opposant politique Bah Oury, qui avait écopé de la prison à vie par contumace – ont été graciés par la principale partie civile au procès, en l’occurrence le chef de l’État Alpha Condé.

Le vice-président exclu de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo est d’ailleurs rentré en Guinée le 24 janvier 2016, après quatre ans et demi d’exil en France.

Au terme des débats de cette première audience, le procès a finalement été suspendu : le tribunal a fait droit aux demandes de la partie civile, qui réclame que la Cour suprême interprète son arrêt de cassation annulant le jugement de 2013 dans ce dossier. Dans l’attente de la réponse de la Cour suprême, les prévenus sont maintenus en détention.



JA

 
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Kankan: Alpha Condé préside les festivités de l'An 59 de l’indépendance de la Guinée, et inaugure des infrastructures sociales de base !

2018/1/16

Aujourd'hui en Guinée Le président de la République de Guinée, chef de l’Etat, Pr Alpha Condé a présidé, samedi, 13 janvier 2018, avec faste, au Stade M’Ballou Madou Diakité de Kankan, la célébration de la fête de l’Indépendance nationale de son pays.

Entouré des membres du gouvernement, des représentants des institutions républicaines, du corps diplomatiques et d’autres hautes personnalités du pays, le président de la République, Pr Alpha Condé a mis l’occasion à profit, pour inaugurer plusieurs infrastructures sociales de base pour le bien-être des populations de Nabaya (Kankan).

Devant une foule nombreuse, venue des différents horizons du pays, le chef de l’Etat guinéen, situant le pays en trois phases de son histoire, «la Guinée d’hier, d’aujourd’hui et celle de demain» a placé l’évènement sous le signe de «L’avènement d’une Guinée émergente dans un proche avenir»

Poursuivant son allocution, le président Condé, en toute éloquence, a indiqué que «le progrès se fait sentir depuis 2010, car le peuple de Guinée est désormais orienté vers le développement durable, profitable à tous les guinéens. De la promotion de l’agriculture, de l’industrie, de l’artisanat, de la promotion de la femme et de l’emploi des jeunes, des infrastructures routières et ferroviaires, de la bonne gouvernance administrative et financière», a mentionné le chef de l’Etat.

Dans l’après-midi, ce 13 janvier, le président de la République, Pr Alpha Condé a été l’hôte des populations de la préfecture Kouroussa, où plusieurs autres infrastructures ont été également inaugurées.


AGP Kankan

 
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Célébration du 2 octobre le 13 janvier : Le sens d’une falsification de l’histoire de la Guinée (Par Karamoko Mady Camara)

2018/1/14

Aujourd'hui en Guinée Le 02 Octobre 1958, le vaillant peuple de Guinee accédait à sa souveraineté nationale après le ‘’NON’’ légendaire le 28 Septembre de la même année. Historique date, elle est devenue au fil des ans l’identité du pays du fait qu’il soit précurseur de cet affranchissement de l’escarcelle coloniale. Ce qui explique l’enthousiasme et l’allégresse avec lesquelles les populations dans le passé – un peu éloigné- communiaient pour célébrer cette date anniversaire dans la réjouissance et l’unité.

Malheureusement, les régimes qui se sont succédés à la tête du pays ont progressivement contribué à minimiser le sens et la portée du 02 Octobre 1958.





D’abord en procédant à une banalisation de la date anniversaire qui auparavant était fêtée avec faste, ensuite en la passant sous silence pour ne plus être célébrée pendant quelques années avant de reprendre la célébration de manière tournante.

Cette dernière initiative – qui mérite d’être saluée – ayant permis de doter les régions d’infrastructures sociales de base, est voyée par l’incapacité du gouvernement à s’acquitter de ses engagements vis-à-vis des PME locales en charge de réaliser les travaux, la prévarication de deniers publics qui ont fini par pourfendre le bien-fondé de l’initiative et à galvauder son sens pour lui prêter une connotation purement politique, et pour cause.

Bien évidemment, il y a bien eu des festivités en différés du 02 Octobre cette dernière décennie, cependant, celles du 13 janvier qui se rapportent au 02 Octobre 2017 sonnent le glas d’une indignation d’une frange importante de la population et d’un sacrilège monumental car, plutôt que de fêter la date anniversaire, c’est le lancement d’une campagne politique à l’aurée d’échéances électorales imminentes. Le prétexte d’une -prétendue- célébration du 02 octobre cache mal l’agenda politique qui transparait ostensiblement.

En sus du lancement prochain des campagnes pour les élections communales et communautaires, le discours clivant du Chef de l’état, le peu d’attention a l’égard des devanciers, le défaut de communion avec les autres composantes de la populations ( non militants du parti au pouvoir, celles de quelques fonctionnaires intègres qui ne s’identifient pas au pouvoir en place – ne le faisant tout de même pas savoir au risque d’être radiés -, celles des compagnons de l’indépendance, celles de citoyens et non de militants) justifient bien la souillure de l’histoire de tout un peuple par une minorité politique ayant fait le pari de se moquer de l’histoire et torpiller l’idée de nation pour servir la cause d’un homme, d’une vision partisane, d’un enrichissement illicite au détriment des valeureux fils partis trop tôt pour la cause de tous.

C’est tout le sens de la falsification de l’histoire de tout un peuple.

Karamoko Mady CAMARA

Jurisconsulte, Analyste politique


 
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Massacre du 28 septembre 2009 en Guinée : deux officiers soupçonnés bénéficient d’un non-lieu

2018/1/13

Aujourd'hui en Guinée L’information judiciaire sur le massacre du 28 septembre 2009 a été clôturée le 29 décembre. Le procès tant attendu devrait donc se tenir devant le tribunal de Dixinn, en banlieue de Conakry. Selon nos informations, deux hauts cadres de l’armée guinéenne ont finalement bénéficié d’un non-lieu, au grand dam des parties civiles.

Le premier est l’actuel gouverneur de la ville de Conakry, le général Mathurin Bangoura. Ancien ministre des Transports, il est perçu comme un « membre influent » du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), du nom de la junte militaire au pouvoir entre décembre 2008 et décembre 2010.

Ce statut, de l’avis de certaines parties civiles, l’aurait conduit à prendre part, le 27 septembre 2009, à « une réunion sur la planification de la répression » qui allait causer le lendemain, au stade de Conakry, 157 morts, 89 disparitions et 109 cas de viols – selon le décompte de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH).

L’un des avocats concernés a toutefois indiqué à Jeune Afrique que cet officier, qui jouit d’une certaine popularité au sein de l’opinion, semble moins impliqué que d’autres responsables soupçonnés d’avoir joué un rôle dans le massacre, lequel visait un rassemblement d’opposants à Moussa Dadis Camara.

Bienvenu Lamah, dont les hommes sont soupçonnés d’avoir pris une part active dans le massacre, est l’un de ceux-là.

Toujours selon la FIDH, ce capitaine de la gendarmerie était, au moment des faits, « responsable de la milice stationnée au camp de Kaléah (qui se trouve dans la préfecture de Forécariah, à 100 km au sud de Conakry) […]. Plusieurs dizaines de ses recrues, en tenue civile et armées d’armes blanches, ont participé au massacre ».

Malgré ces soupçons, assurent nos sources, le pool des juges d’instruction a estimé qu’il n’existait pas de charges suffisantes pour prononcer le renvoi des deux officiers devant un tribunal. Au total, treize accusés devraient comparaître devant le tribunal de Dixinn.

Abandon des charges de « crimes contre l’humanité »

L’examen préliminaire ouvert depuis octobre 2010 par la CPI totalise quinze missions à Conakry

Le 9 janvier, un collectif de sept avocats constitués au nom des parties civiles a relevé formellement appel de « l’ordonnance de requalification, de non-lieu partiel et de renvoi devant le Tribunal criminel ». Une démarche également motivée par la requalification à la baisse des faits visés dans le dossier, jusque-là qualifiés de « crimes contre l’humanité ».

Selon les magistrats, cette requalification est justifiée par le fait que « le réquisitoire du 8 février 2010 du procureur général près la Cour d’appel de Conakry n’avait pas visé les crimes contre l’humanité » – le code pénal guinéen ne les réprime que depuis 2016.

Une interprétation contestée par les avocats des parties civiles, qui rétorquent que ce même réquisitoire visait le rapport international d’enquête de l’ONU sur les événements du 28 septembre 2009, lequel s’appuie sur le Statut de Rome, instituant la Cour pénale internationale (CPI), dont la Guinée est signataire depuis 2003. Un statut qui couvre notamment les crimes contre l’humanité.

Pour preuve, considèrent-ils, l’examen préliminaire ouvert depuis octobre 2010 par la CPI totalise quinze missions à Conakry. Et la procureure générale Fatou Bensouda a elle-même souligné en décembre, lors de la 16e session des États parties au Statut de Rome, l’intérêt que sa juridiction accorde à ce dossier.

Konaté, l’autre haut gradé qui échappe à la justice

Ancien président de la transition et ministre de la Défense au moment du massacre, le général Sékouba Konaté a lui aussi de grandes chances de passer à travers les mailles du filet judiciaire.

Son « audition imminente », annoncée depuis juillet 2015 par Cheick Sako, le ministre de la Justice, se fait toujours attendre. Les autorités judiciaires guinéennes indiquent avoir adressé à la France, sans succès jusque-là, des demandes de commission rogatoire internationale afin de l’entendre dans l’Hexagone.

Le 26 septembre 2017, à 48 heures de la date anniversaire du massacre, un groupe de victimes a directement porté plainte contre lui, invoquant la « responsabilité de commandement des chefs militaires et autres supérieurs hiérarchiques » impliqués. Mais cette plainte a été rejetée par les juges d’instruction, qui avaient affirmé « ignore[r] la filiation » de Konaté.


JA

 
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Fête de l'indépendance à Kankan: Déclaration des Associations des médias privés relative à l'octroi de 50 millions FG par le Gouvernement

2018/1/13

Aujourd'hui en Guinée DECLARATION DES ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES DES MEDIAS PRIVES DE GUINEE : L’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI), l’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI), l’Association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL), l’Association des professionnelles africaines de la communication (APAC), l’Union de la presse libre de Guinée (UPLG), le Réseau des Médias sur Internet en Guinée (REMIGUI) et le Syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée (SPPG), ont appris avec indignation qu’un montant de cinquante millions francs guinéens (50.000.000 GNF) leur a été accordé par le Gouvernement en vue de la couverture médiatique des festivités marquant le cinquante neuvième (59) anniversaire de l’indépendance de la République de Guinée.

Elles s’insurgent contre ces allégations mensongères de nature à semer les troubles au sein de leurs organisations et se réservent le droit d’user des moyens légaux pour poursuivre les auteurs et commanditaires de ces ragots de mauvais goût.

Avec ou sans argent, elles réitèrent leur ferme volonté d’œuvrer aux cotés des pouvoirs publics en vue de la consolidation de cet acquis mais également de la démocratie et de l’Etat de droit, chèrement acquis en Guinée.

Conakry, le 10 janvier 2018

L’URTELGUI, L’AGEPI, l’AGUIPEL, l’APAC, l’UPLG, le REMIGUI, le SPPG.

 
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Cette autre lettre ouverte à M. BAH Oury UFDG (Par Mohamed Lamine KEÏTA)

2018/1/13

Aujourd'hui en Guinée Mon cher ami, Chaque œuvre ou nature humaine a une suite logique sur son Chemin mystérieux. C’est à y voir sa mission ou le caractère qui le confère sa petite légende. Il y’ en a qui ont trop tétés vos seins et qui ont peur du sevrage, de la même façon dont vous aviez peur d’explorer les dédales de votre valeur et pris trop de temps pour comprendre ce qui la couronnait.

Le leadership est une histoire par les jalons posés mais aussi un futur par la créativité et la vision personnelles de celui qui le revendique.

Parmi les générations qui se succèdent ceux qui s’affirment dans la ténacité et l’érudition pour la cause et l’amour de la République deviennent des icônes vivantes par leurs combats. L’histoire leur reconnaîtra entièrement leur indépendance d’esprit leader. Ils n’ont donc pas besoin de continuer à téter leur mère pour se sentir fort de leurs ailes d’adultes.

Cependant il y’en a qui optent pour le biberon à défaut du sein maternel et qui sont prêts à gueuler leur mère par des cris de nourrisson quand ce jouet-aliment se vide de son contenu. Mais que faire contre ces derniers sinon les plaindre dans ce costume de nourrisson-adulte?

Vous comprendrez ainsi pourquoi je n’ai mis cette dernière dans votre boîte à lettres. Nonobstant mes habitudes, je me plais de la parvenir ainsi parce que par humilité vous la garderiez intime.

Par cette présente ce n’est ni par amour pour vous ni celui de vous défendre que je consacre ce petit temps mais par inquiétude pour l’avenir de ma génération et celles après moi.

Le manque manifeste de modèle de leadership et de réussite ou dans le regret de les compter au bout de mes doigts, parmi nos aînés directs pour nos générations m’interpelle au plus haut point quand malgré ce, j’écoute parmi eux d’aucuns crier au loup, parlant de vous et rappelant votre parcours (parfois ensemble) jusqu’à assomption totale de votre destinée de leader qui est celle de guider votre peuple tant aimé vers la lumière et loin des ténèbres dont les mêmes gardent encore où se précipitent vers le syndrome horrible.

Même si Dieu Seul sait si vous parviendrez, ceux avec lesquels obligatoirement demain se fera c’est à dire les jeunes générations, pensent que vous avez raison de dire et à haute et intelligible voix halte aux dérives sociétales et d’enclencher une dynamique pour repenser tous ces disques rayés qui nous annihilent les esprits et nous maintiennent dans une hibernation historique dans un monde qui avance très vite et irréversiblement. Sachez qu’elles vous seront à jamais reconnaissantes.

Williams Sassine disait je cite: << Transformez les murs noircis de vos cuisines en tableaux et vous réveillerez le dieu qui dort dans chaque noir >>. Fin de citation.

Vous comprendrez que c’est pour vous dire de continuer votre école et enseigner cette vision noble républicaine. Peu importe le nombre d’étudiants qui seront avec vous et peu importe le lieu où vous vous trouverez. Chaque conscience éveillera des centaines de milliers d’autres et vous ne serez que gagnant. C’est en cela une mission est bien accomplie.

Un Esprit lucide et futuriste qui agit en conséquence vaut mieux que des centaines d’autres condamnés au nombrilisme clanique et ethnique quelque fut leur avoir arithmétique.

La route est longue certes mais le combat mondain est éternel. Et les plus valeureux ne seront pas ceux qui incarneront le Maréchal Pétain face au Général De Gaule.

Nous sommes en un temps de « Révolution ». Même si tous ceux qui devraient prendre part peinent à se réveiller de leur long sommeil et que certainement ils seront agréablement surpris au bout de ce dernier. Le devoir de chacun dans sa liberté, de penser à panser la douleur commune nous élève au rang de gardiens de la République. Et la nature ayant horreur du statique continuera sa mutation à travers nous autres.

La Sagesse par laquelle nos ancêtres ont guidés vos pas jusque-là par la grâce de l’Omnipotent continue à vous habiter en ces temps où vos rétroviseurs hallucinent et voient incroyable en chair.

La Révolution est en marche et les consciences changeront jusqu’aux dernières pour inverser cette donne semée par vos détracteurs-mêmes sinon leurs nouveaux alliés. Que cela plaisent à des nostalgiques et autres hybrides ou pas.

Que votre ire s’il en sortait de sa cage retourne tranquillement au berceau. Des hommes et femmes se déterminent pour la vérité et œuvrent pour la Nation dont vous portez les valeurs main sur le cœur et que nul ne peut avoir un instant de doute; même si le mal est inestimable quand ceux qui ont genouillés cette Nation à coups de tout espèce de fourberie et de couillonnade vous injurient.

Sagesse encore. Le Chemin de la vérité ne trahira jamais. Restez-y !

C’est ainsi par mes deux favorites expressions je vous salue et vous souhaite bonne réception et bonne année 2018.

Tous Patriotes !
Tous Républicains !

PARIS, le 12 Janvier 2018,
Par votre jeune co-visionnaire de la République.
Mohamed Lamine KEÏTA.

 
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Vers l’exclusion de Saïdou Nour Bokoum du « Haut Conseil des Guinéens de l’Extérieur » de France

2018/1/13

Aujourd'hui en Guinée La défaite est orpheline, la victoire a plusieurs pères. En effet demain samedi 13 janvier, sortira au forceps le Haut conseil des Guinéens de l’Etranger, section France. Les 24 et 25 janvier, le Haut Conseil naîtra, par césarienne (gratuite s’il le faut..). Il ne s’est trouvé en France personne pour représenter le CNGE (Conseil National des Guinéens de l’Extérieur) que, avec d’autres, issu d’un Manifeste suivi de deux pétitionons alignant 500 signataires, avec des noms tels que Bantama Sow (ministre), Ibrahima Kourouma (ministre), Amadou Damaro Camara (président du groupe parlementaire de la Mouvance présidentielle) d’une part si je puis dire, et l’essentiel de ce que la Guinée compte comme intelligentsia dispersée à travers la planète, toutes opinions partisantes, socioculturelles, etc. confondues, d’autre part.

Lire les signataires de la pétition.

Donc, demain, le premier vrai manifeste de la société civile de la diaspora appelant des assises en Guinée pour mettre en place une structure nationale pérenne des Guinéens de l’Extérieur, ce premier manifeste sera exclu parce je suis pris ici dans un partenariat avec de jeunes formateurs ayant rassemblé depuis 2009 des jeunes démunis, abandonnés à des « grands » s’adonnant au grand banditisme que j’aide sur le plan alimentaire et bien évidemment à qui je transmets mon expérience de la médiation et de l’animation socioculturelle, voire la création dans certaines techniques artistiques.

N’étant pas doué d’ubiquité, je ne peux pas être à Ratoma et à l’ambassade de Guinée. Et voilà que son Excellence, l’ambassadeur Amara Camara que j’ai eu au téléphone me dit :
Nous avons une deuxième réunion le 13, faites vous représenter par Monsieur Gandhi Barry puisque vous dites qu’il est le secrétaire inscrit sur votre récépissé.
J’en ai conclu que Citoyen Gandhi Barry était allé pour « écouter… ». Pourtant, il vient de participer à la diffusion du Communiqué annonçant la réunion de demain. Il me l’a envoyé sans commentaire. Gandhi serait-il toujours membre d’un FUDEC bis, ex COTRADEG qui s’était accaparé le sigle Manifeste après le nôtre paru plus d’un mois plus tôt, dont il serait un rejeton ?

El Hajj Bokoum, un coup de fil important pour vous
Ce mois de janvier 2009, je prends le portable d’El Hajj Lamine Sano, actuellement Inspecteur général dans je ne sais plus quel ministère.

Important ? C’est Chirac ou peut-être Clinton.
Eh l’artiste, ne te fais pas manipuler, COTRADEG, c’est Fall
Alpha je ne suis pas un enfant je vais être en retard, j’entre comme ça pour..

Alpha a tous les défauts, mais c’est en quelque sorte un visionnaire. Il y a sept ans, il a vu un couteau que « Fall » me plantait dans le dos. Il a une autre qualité, il possède une mémoire d’éléphant. D’ailleurs serait le premier témoin que notre Manifeste était inaugural, s’il n’était pas le premier prétendant à fédérer les Guinéens de l’Extérieur (et non de l’Extérieur, il n’échappera pas au « féanfsiste » panafricaniste que les Guinéens de la Sénégambie, la Côte d’Ivoire, ou du Mali, etc. ne sont pas de l’Etranger), Alpha ante-présidence m’avait dit à la veille des « Journées de concertation » de 15 partis 2004-2005 :

L’artiste (Jeune Turc ?) dépêchez-vous, on va retarder de quelques jours…

Quelques jours ! Vous n’avez pas encore le financement…
PNUD, IFES, on s’en fout…on peut trouver les 25 millions, dépêchez-vous..

Ils ont tenu leur « conférence nationale ». Il n’était sorti qu’une grande Résolution politique, qui ne tenait que par une proposition, celle qu’avait lue en plénière un jeune de « L’axe du Bien ou du Mal du nom de Younous, alors que le regretté ah Jule présidait la séance. Ce jeune au nom de « notre » Manifeste proposait Un observatoire international. Qu’est-ce que le « Groupe de contact », « Les amis de la Guinée » ou Le « MO-UE » ? Cette résolution est restée plusieurs mois en ligne sur le site « très opposant » www.waati.com, animé en sous-main par le regretté Malick Condé, alias J-T., le frérot trop tôt disparu… qui m’envoyait des paquets de « jeunes patriotes » (Bantama, Ibrahima Kourouma eh oui !) signataires du Manifeste de plus de dix pages dont j’ai écrit le texte du premier au dernier mots, Monenembo ayant trouvé qu’il n’avait rien à y ajouter.

Moi j’ai tous les défauts d’un Diogoramè (un Tiapourta, selon une intuition-injure d’un de ses proches empêtré dans la grosse mangeoire de la LONAGUI). Alpha et moi nous peut-être quelque chose en partage des deux côtés de la rigole du pouvoir. C’est comme disent les Bamanas parlant de mon segment ethnique :

Diogoramè koungolo koro bè dougou tchi !

Le vieux crane d’un Diawando (en pular) peut exploser une ville. Sans violence, sans guerre, pour ce qui me concerne.

Si les 24-25 janvier la diaspora unie se dote d’un haut conseil, n’est-ce pas la réalisation d’un rêve de près de 15 ans ? Que dis-je, dans Kaloum Tam Tam, dès 1966, avec Souleymane Koly (paix à son âme), Ahmed Tidiani Cissé (paix à son âme) Soriba Kaba, (en rééducation à qui je souhaite prompt rétablissement), nous avions déjà tenu compagnie à tous les immigrés in situ là-bas, dans les foyers, regroupé les artistes noirs dans un Collectif des Artistes Noirs en France (CANEF) il y a 51 et 43 ans !

Was-Salam,

Saïdou Nour Bokoum

PS : écrit dans l’urgence avec une vue déficiente, donc, désolé pour Molière.

 
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Les « péchés » d'Antonio Souaré, selon Amadou Diouldé Diallo

2018/1/10

Aujourd'hui en Guinée Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien, est sorti de sa réserve, après avoir rendu le tablier, à la Fédération guinéenne de football (Feguifoot), où il occupait les fonctions de directeur de chef du département médias. Diouldé qui ne crache pas sur sa proximité avec Mamadou Antonio Souaré, le président de la Feguifoot, reproche cependant à celui-ci de s'être fourvoyé, en se laissant porter à la tête de cette instance du football guinéen. Dans cet entretien accordé à la radio Lynx Fm, le chroniqueur sportif, qui n'a pas sa langue dans la poche, tance l'entourage du président de la Féguifoot, qu'il qualifie à la limite d'opportunistes.

Pourquoi avez-vous quitté vos fonctions de chef du département médias de la fédération guinéenne de football. Qu'est-ce qui a motivé votre départ ?

Ecoutez! Je n'étais pas pour le principe qu'Antonio Souaré prenne la Fédération guinéenne de football, et je le lui avais dit. Et une personne plus proche de lui, plus que n'importe qui. Lorsque j'ai échangé avec cette personne, elle était du même avis que moi, elle avait émis la même réserve. Moi, j'étais dans la posture de bâtir un grand club, le Horoya athlétique club de Conakry avec un support médiatique existant qui est CIS média. Que le Horoya aille à la conquête de l'Afrique.

Comme les Moise Katoumbi l'ont fait avec le TP Mazimbé, comme avec l'espérance de Tunis, comme les frères François Ouognin l'ont fait pour l'ASEC d'Abidjan. Ceux-là n'ont jamais cherché à prendre la tête de la fédération de leurs pays. Ils sont restés au niveau des clubs. Donc moi, j'étais dans la position du HOROYA, pas de la fédération, je vous le dis aujourd'hui, et il le sait. C'est pour cette raison par exemple que je suis venu le harceler dans son bureau, pendant un mois.

J'ai dit, Antonio, il faut prendre frère Kader Sangaré tu l'envoies au Horoya. Il est né dans le football depuis que son père était gouverneur à Guékedou. Il a été président de club, l'ASK Kaloum qu'il a bâti ici qui a fait une renommée extraordinaire. Il a été ministre des Sports, il vit le football, son père l'a été, il l'a été, il ne fait rien, il est à la maison, donc il a une expérience, prends le, tu l'amènes au Horoya.


Vous venez de dire que vous n'avez jamais voulu être à ce poste, alors pourquoi être resté tout ce temps sans démissionner, d'autant plus que vous n'avez jamais aimé ?

Bon, j'étais sur le cas d'Antonio par rapport à la fédération, je n'étais pas d'accord. Et je le lui avais dit parce que j'ai été quand même attaché de la presse auprès de la fédération, j'ai été attaché de la presse au niveau du ministère des Sports en 85, avec Amadou Binani Diallo. Après, attaché de presse de Dr Baba Sacko en 90, quand il était président de la fédération, après avec Bruno, et tout. Donc je connaissais un peu le milieu, je n'étais pas d'accord. Moi, je voulais le grand club en vérité. Et Dieu merci après que d'autres comme Dominique Traoré qui est un grand commis de l'État est venu s'ajouter à Kader Sangaré, pour constituer si vous voulez une sorte d'articulation importante pour le Horoya. Et le président Antonio Souaré lui-même avait fait rentrer son fils Soufiane qui a fait des bruyantes études en France et aux États-Unis pour être vice-président du Horoya. Les deux autres étaient présidents délégués du Horoya.

Il y en avait quand même qui étaient là qui pouvaient propulser le club. Malheureusement, Antonio était entre deux feux. Le premier, c'est des revanchards qui se sont dit jusque-là nous ne pardonnerons pas à Super V ce qui s'est passé entre nous. Nous avons aujourd'hui quelqu'un qu'on peut utiliser comme fouet pour régler nos comptes avec Super V, c'est Antonio Souaré, trouvé.

Le deuxième groupe, c'est ceux qui cherchent à s'affirmer et qui se sont dit qu'avec Salifou qui n'est pas social, qui se réveille à midi, 13h, qui ne va pas à un baptême, qui ne va pas à un mariage, qu'on ne retrouve nulle part, qui prend l'avion, qui s'en va. Là, ils ne peuvent pas s'affirmer mais avec Antonio qui a l'esprit d'ouverture, qui est un peu si vous voulez le touche à tout, ou l'homme à tout faire, et qui ne dit jamais non à quelqu'un. Qui dit toujours d'accord, d'accord. Ils peuvent s'affirmer, eux aussi. Ils avaient besoin d'Antonio à la fédération.

Voilà donc les gens qui ont mis la pression, on est allé à l'aventure, je dis à l'aventure parce que finalement j'ai été un lieutenant clé de la bataille parce que moi, je ne sais pas faire du 50%. Ou je suis dedans, ou je suis dehors. Donc on est allé à l'aventure parce que c'est lui le chef du groupe, c'est lui si vous voulez le ‘'Sèrè Kounty'', donc on se bat pour lui. A partir du moment où je n'ai pas été écouté, maintenant je ne peux pas faire marche arrière. Je suis allé au front mais je savais que les conséquences, ça n'allait pas être bonnes. En fait, ce que j'ai toujours souhaité avec Antonio Souaré, c'est de préserver notre amitié cinquantenaire, moins d'ailleurs pour lui que pour sa femme, avec qui j'ai partagé le banc de l'école à Dalaba.

Je savais qu'en arrivant à la fédération avec les contingences que j'ai expliqué, il va avoir des problèmes. Pourquoi ? Parce que je suis un peu si vous voulez, j'étais un peu devenu dérangeant parce que moi, je ne porte pas des gants et Antonio ne me refuse rien. Si je viens, je dis c'est ça ; ce que je dis et c'est ça. Vous pouvez écouter la première réunion que j'ai eue avec les journalistes sportifs, quand j'ai pris le poste. Je leur ai dit ici, ce n'est pas Antonio Souaré qui est le président de la fédération, c'est moi, Amadou Diouldé Diallo. Donc, tous vos problèmes seront réglés ici.

Je vous dis quand j'ai été nommé, je sortais d'une grosse opération en France. J'étais convalescent quand j'ai vu la nomination, j'ai réagi pour dire que je n'étais pas d'accord. J'ai dit pourquoi, je n'étais pas d'accord. C'est d'abord pas un chalenge pour moi, je suis à la CAF même si maintenant je ne suis plus à la CAF, je suis à l'AIPS mais directeur du département d'une fédération, ce n'est pas taillé. Aujourd'hui, ce n'est pas un chalenge pour moi, je n'en veux pas. Vous savez que les malinkés disent «Allayé korokê dalalé Affana di dokê da.»

Donc chez les malinkés, le grand Frère est plus que le père et la mère, c'est sacré. Donc on m'a imposé Kader Sangaré et Antonio Souaré, je cite leurs noms qui sont mes frères, ils m'ont imposé le veto de la traduction malinké, pour me dire que je suis leurs petits frères ; ils vont faire de moi l'usage qu'ils veulent et donc le poste. Et donc, je suis rentré, j'ai pris le poste. Un mois, deux mois, quand je me suis rendu compte que ça n'allait pas, j'ai démissionné.

Il y a aussi des observateurs qui estiment aussi que vous avez été limogé à la veille même de votre démission ?

Non, j'ai démissionné à 23 heures. Il y a aucune lettre qui me limoge. Pourquoi j'ai démissionné ? La première fois que j'ai démissionné, j'ai encore les copies, j'ai envoyé le courrier directement au secrétariat général, le secrétaire général Ibrahima Blasco Barry a pris le courrier. Il est allé montrer à Antonio dans son bureau. Ils m'ont appelé au téléphone, il m'a dit, tu veux m'humilier ? J'ai dit non ! J'ai dit ; je ne peux pas continuer la collaboration parce qu'on ne s'entend pas. Je préfère partir, j'avais dit que je ne prenais pas le poste.

Il a déchiré la démission et il a dit après « Si tu dis à quelqu'un que tu as démissionné, tu auras à faire à mois ».

On a classé le dossier. Mais je n'étais pas dans ma peau parce que je ne suis pas d'accord mais j'ai l'influence. La force de droit d'ainesse sur moi, j'ai des pressions sur moi.

Cette dernière fois, j'ai démissionné à 23heures, je l'ai mis sur mon mur (page Face book) vendredi à 23h. Pourquoi je l'ai fait ? C'est parce que je savais que si je déposais une lettre là-bas, la même chose allait se passer et on n'allait peut être réglé le problème à l'amiable. Donc j'ai anticipé, j'ai pris mes dispositions, j'ai annoncé ma démission. Je n'ai jamais été limogé.

Et le lundi, puisque Facebook, ce n'est pas administratif, j'ai fait mon courrier, ma lettre officielle plus les clés de mon bureau, j'ai remis à mon petit frère. Je lui ai dit, va déposer à la fédération. Il a déposé les clés, on n'a pas pris les clés et j'ai dit, tu récupères mes affaires qui sont dans le bureau. Il n'a pas pu ce jour-là récupérer. J'étais à Kindia, je partais faire le ‘'Maouloud'' chez mon grand frère, quand la gendarmerie m'a appelé pour me dire M. Diallo où êtes-vous ? On a besoin des clés de votre bureau. J'ai dit mais je les avais déposées, vous ne les avez pas prises ? Maintenant là, je suis à Kindia à mon retour, je vais déposer les clés. Et effectivement, je suis rentré dimanche, lundi matin j'ai envoyé un message au commandant de la gendarmerie à 7H, il ne m'a répondit qu'à 17h. Je lui ai dit, mon petit frère est là, il arrive tout de suite, il vous dépose la clé. Il a déposé les clés, donc personne ne peut dire que j'ai été limogé. Je n'ai pas été limogé, j'ai démissionné. Je dis encore une fois, Antonio ne m'a rien refuse de la vie, quelle que soit la nature du problème, quand je lui fais part, il fait ce que je veux. Je vous donne un exemple.

Il était en Chine, des gens de son entourage, notamment au Horoya, on fait arrêter un Monsieur ici, un certain Tall qui aurait détourné 8millions de FCFA dans le transfert d'un joueur du Horoya au Sénégal, lui, il est rentré. Quand il est rentré, sur le coup de la nervosité, il a ordonné de mettre le gars aux arrêts, on a mis Tall aux arrêts. Lorsqu'on l'a mis aux arrêts, on l'a amené à la gendarmerie, Antonio était rentré. Moi, c'est une dame qui m'appelle presqu'en larme. Elle dit, qu'elle est madame Tall, comme ma femme est Bokoum de Dinguiraye. Je connais les interconnections familiales là-bas. J'ai dit finalement, c'est une parente à mon épouse. Elle m'a dit, j'ai un problème ; j'ai dit lequel ? Elle dit, Mon mari est arrêté, il est à la gendarmerie dans une affaire d'argent, d'un joueur qu'il a transféré à Dakar, c'est avec le Horoya.

J'ai dit comment vous avez eu le numéro ? Elle dit c'est un commandant de la gendarmerie qui est de Télémilé qui est votre frère qui m'a dit, ‘'la situation dans laquelle se trouve ton mari, la seule personne qui peut le sortir de là, c'est Amadou Diouldé Diallo''. Voici son numéro mais ne lui dit pas que c'est moi qui t'ai donné son numéro. Si lui, il parle à Antonio, le problème est réglé. J'ai lui ai dit, je vais voir ce que je peux faire. Je suis rentré dans le bureau d'Antonio, tout l'état-major était dans le bureau d'Antonio en train de le pomper, et tout. Je lui ai dit, que la Guinée apprenne que tu as mis quelqu'un en prison pour dix millions et que la Guinée apprenne que tu as laissé quelqu'un qui t'a mangé 10 millions de FCFA, les deux où est ton mérite ? 10 millions de FCFA, tu donnes au moins aux guinéens ici par jour au bas mot. 10 millions de FCFA, c'est quoi pour toi ? Il n'ira pas en prison.

J'ai composé le numéro du commandant de la gendarmerie, j'ai donné le téléphone à Antonio. J'ai dit parle au commandant et ordonne de libérer le Monsieur. Il a ordonné le commandant de libérer le Monsieur. La veille, il y a un dirigeant de Horoya qui m'avait appelé pour me dire qu'est-ce que tu veux nous faire ? Tu te mêles de cette affaire, nous allons perdre de l'argent ainsi de suite. J'ai dit puisque ce n'est pas toi Antonio, ce n'est pas toi le président de Club, tu te retires. Quand on est sorti du bureau d'Antonio, les gens ont failli me manger. Pour dire comment tu peux venir te mêler d'une affaire qui ne te regarde pas au point de nous faire perdre cette affaire.

J'ai dit non, moi mon problème ce n'est pas l'argent, moi mon problème c'est l'image d'Antonio. Après ils ont fait rebondir l'affaire pour dire que le gars va payer par échéance. Je suis revenu voir Antonio, j'ai dit il n'y a pas d'échéance, tu fais libérer le Monsieur. 10 millions de FCFA, c'est perdu pour toi mais ce n'est rien par rapport à ce que Dieu t'as donné. On a classé l'affaire comme ça. Donc pour dire contrairement à tout ce qu'on pense.

Une fois encore, c'était KPC. Il avait envoyé un choix transmis à la fédération pour les stades à l'intérieur du pays. Il est vice-président de la fédération guinéenne de football. Le seul problème pour lui, c'était de transmettre sa lettre au ministère des Sports. La lettre est restée là-bas trois jours. Antonio n'était pas là, il était à Paris, ils n'ont pas transmis la lettre de KPC au ministère des Sports. J'étais au niveau d'Ignace Deen quand KPC m'a appelé. Il m'a dit, ‘' je sais que tu es l'un des rares qui a le courage de dire à Antonio ce que tu penses.

Voilà ce qu'on me fait à la fédé alors que je suis le vice-présidente de la fédé.''

Normalement quand le président et le vice-président sont absents, c'est moi KPC qui est le président de la fédération par intérim mais, même ça. On ne me consulte pas. J'ai dit attends moi, j'ai appelé Antonio science tenante. J'ai dit, ça fait trois jours que le choix transmis de KPC traine au secrétariat général de la fédération pour une transmission et on dit non, non ! Il faut attendre ton retour. Il m'a dit non, non ! Science tenante tu me rappelles dans cinq minutes, il a ordonné. On a fait le choix transmis. J'ai voulu dans cette fédération puisque je voyais la prise en otage d'Antonio. J'ai voulu encercler. Et je suis allé voir KPC, il peut témoigner, il est ici. Je lui dis, tu es le seul aujourd'hui à servir de contre poids dans la fédération pour aider ton frère Antonio.

Antonio c'est ton frère, tu dis d'ailleurs que c'est ton oncle. Donc je te demande soit là, si tu ne viens pas aux réunions tu es empêché et tout, il y a personne pour dire non ! Même quand Antonio n'a pas raison tout le monde croise les bras pour dire, oui. Il dit, et puis on se tait parce que si on dit non, il se fâche, le « nème nème » auquel tu t'attends, tu ne l'aura plus. KPC est mon témoin j'ai été, je l'ai démarché, il est venu.

La première rencontre qu'il a eue dans le bureau d'Antonio Isto Kéira est témoin, il était là avec Amadou Diaby, ça a crié dedans. Ça a crié parce que KPC aussi il dit ce qu'il pense. J'étais assis au secrétariat sauf que je jubilais ; j'étais content. J'ai dit, si ça crie dedans, c'est qu'il y a contradiction, donc KPC, ce que j'attends de lui, il est en train de le faire, ils sont sortis. J'ai été le premier à poster. Après Antonio s'est déplacé, il est allé jusqu'à chez KPC un dimanche matin ou un samedi matin, ils ont échangé parce que c'est eux qui financent le foot ici. Donc moi je n'étais pas d'accord parce que je connais aussi entre le ministère et la fédération, il y a tout un problème ; pour le ministère, c'est l'officine. C'est le football qui fait vivre le ministère, hors aujourd'hui, là où nous sommes, à chaque déplacement de l'équipe nationale, Antonio est obligé de débourser 30mille euros, 40mille euros, 50mille euros pour les équipements. S'il mettait ça dans le HOROYA, c'était une plus-value. C'était une valeur ajoutée.

Est-ce que vous regrettez cette candidature à la tête de la FEGUIFOOT ?

Je ne regrette pas parce que c'est un grand frère, c'est un ami. Il a voulu de quelque chose, parce qu'il a été embarqué dedans. Et aujourd'hui là où nous sommes, on n'a pas une grande équipe tout ce qu'on dit là, ceux qui organisent de Mamaya, vont prendre des femmes à Kaloum, prendre de l'argent, organiser des trucs pour dire non, on vient soutenir Antonio. Mais ça c'est quel soutien ? Ce n'est pas les femmes qui jouent le football ? Tout ça les gens passent la nuit à réfléchir pour dire comment je vais faire prendre de l'argent avec Antonio ? Il y a que ça. Il n'est pas le plus charmant, il n'est pas le plus beau. Il fait partie des plus généreux du pays. Les gens profitent pour se faire de l'argent.

Je dis que, je ne regrette pas ; parce que j'avais dit que ; je n'en voulais pas. Le football c'est le résultat, c'est sur le terrain, ce n'est pas toute cette Mamaya qu'on organise pour sortir de l'argent, c'est sur le terrain qu'il y a le football. Et, ce football-là, pour le moment Antonio n'a pas la chance d'avoir une grande équipe comme celle de Titi Camara et de Colovati, de Salam Sow, à une époque.

Aujourd'hui, on n'a pas de grands joueurs, or il faut des résultats sur le terrain, et le résultat là ce n'est pas vous qui jouez, ce n'est ni le ministre des Sports qui joue, ce n'est pas le président de la fédération qui joue. Il faut avoir la chance d'avoir une grande équipe au moment où vous êtes aux commandes, c'est tout.

M. Diallo, à cinq ans de la CAN 2023 en Guinée, est-ce que vous avez le sentiment que la Guinée sera à ce rendez-vous continental ?

Là aussi je vous dis que j'étais opposé à la nomination d'Antonio comme président du COCAN.

Décidemment vous êtes opposez à tout, mais après vous vous embarquez ?

Non ! J'étais opposé, vous savez je suis un Guinéen qui connais tout le pays, qui a toutes les cultures du pays, qui connais à peu près comment fonctionner avec les gens. Et je sais qu'en pays malinké, le droit d'ainesse est sacré. Malheureusement à ce niveau-là, Antonio et Kader Sangaré ont une influence terrible sur moi. Il me plie comme le roseau, comme leurs petits frères et je marche. Mais là aussi, j'étais opposé. Pourquoi ? Et lorsque j'ai réagi, je crois que c'était à Koba, j'étais allé me recueillir sur la tombe de ma mère quand le téléphone a sonné. Tous les numéros d'Antonio que je connais, je n'ai pas voulu les décrocher parce que je savais que, puisque j'ai réagi, il n'est pas d'accord. Il m'a appelé par un numéro américain. Quand je l'ai vu, j'ai décroché tout de suite. C'était lui, il m'a dit ‘' Mais ! Mais ! Mais !'' En réalité, je voulais quoi ? Que ce soit Souleymane Chérif parce que c'est le ballon d'or. La coupe du monde 98, c'était Michel Platini, le président du comité d'organisation, ce n'est pas le plus beau des Français, mais c'est l'un des plus méritants des Français sur le plan du Football.

En 2006, c'était Franz Beckenbauer, président du comité d'organisation de la coupe du monde. Moi, j'ai vu, aux jeux olympiques 2012 à Londres, qui est venu défiler avec le drapeau quand il fallait faire la passation des drapeaux de Londres à Rio, c'était le roi Pelé. Donc, c'est ce que je voulais aussi. Là aussi je n'ai pas été compris. J'ai dit d'accord, donc voilà un peu mon problème.

Est-ce que la Guinée sera au rendez-vous de 2023 ?

Oui, on attend, c'est les infrastructures puisque nous sommes en partenariat avec les Chinois. Il y a déjà une enveloppe de 1 milliard, j'ai entendu parler mais j'ai entendu parler d'autoroute de Conakry à Mamou. Je n'ai pas entendu parler de stade ; j'ai entendu dans l'enveloppe décaissable, que des stades sont prévus dedans. Donc aujourd'hui, je sais que le gouvernement a donné un siège à la cité chemin de fer, c'est tout ce que je sais, le reste je ne suis pas. Mais je vous dis encore une fois moi, tout ce que je fais, il est transparent, il y a un officier média par pays, reconnu dans le système de la CAF et de la FIFA, pour la Guinée, c'est Mamadouba Blaise Camara, il n'est pas question que ce soit un officier média tournant, ça n'existe nulle part, il y a un officier média et c'est lui qui va voyager avec l'équipe nationale A. Et c'est ce qu'on a fait dans le bureau d'Antonio. Directement, il a dit au second membre du comité qui voulait voyager c'était en Tunisie, il dit bon, je te donne le billet, mais c'est Blaise qui part depuis ce moment, c'est l'officier média qui est sur la liste qu'on envoie au ministère de la Jeunesse et des Sports.

Moi, je n'ai pas besoin de voyager ça fait 35, je suis dans l'avion, je n'ai pas besoin de prendre le truc de voyage de la fédé. Il y en a qui disent que je suis payé à 12 millions… Depuis que je suis arrivé à la fédération, moi, je n'ai jamais été payé, je ne suis pas en état de salaire ni moi, ni quelqu'un d'autre même le cabinet. Vous pouvez appeler les Dominique, tous ceux qui travaillent là, travaillent par amitié et par fraternité pour Antonio. Si Antonio me donne de l'argent, Antonio et moi ont n'a pas à affaire de papier, il n'y a pas ça entre nous. Il y a un problème, je viens, je dis c'est ça, le problème est réglé, là je suis parti. C'est pourquoi d'ailleurs il m'a dit fait en sorte que tous les matins que 9heures te trouve à mon bureau. Tout ce qu'il y a comme instance entre toi et moi ou d'autres personnes donc tu viens défendre le dossier chez moi parce que Dieu seul sait que je le fais. Mais je n'ai pas besoin aussi de claironner pour dire que je suis venu voir Antonio pour régler des problèmes de tel ou de tel.

Depuis votre démission, est-ce que vous êtes rentrez en contact avec lui ?

Quand il y a la cicatrice émotionnelle, il faut laisser le temps au temps, tout ce que les gens racontent-là, c'est des histoires. Son épouse m'a appelé quand il y a eu la crise. J'étais à Kindia, elle m'a blâmé, elle m'a dit, c'est pourquoi je ne voulais pas parler parce qu'elle m'a dit, ‘'je t'interdis en tant que grande sœur, je lui dis grande sœur parce qu'elle a été à la Mecque avant moi. Elle m'a dit, ‘'pas un mot, pas un I''. ‘'Moi, je ne sacrifierai pas une amitié de 50 ans. Là où je te vois Max, c'est mon petit nom d'école. Entre la résidence, le camp de garde et le collège de Dalaba, c'est là où on se voit. Les autres qui tournent et retournent autour de mon mari pour son argent, ce n'est pas ma préoccupation, je ne sacrifierai pas une amitié de 50 ans pour quelqu'un mais je ne sacrifierai pas aussi mon mari, le père de mes enfants pour toi. Donc il faut que vous compreniez que je suis à vous tous les deux.'' On a fini le contact téléphonique en larmes.

Je crois que ma proximité avec Antonio était devenue dérangeante pour certains, d'aucuns ont pensé que les privilèges si j'en ai avec lui, c'est parce que je suis à la fédération. Non ! Ils se trompent, moi je dis toujours quand j'arrive à Guinée games, je dis, moi c'est vous qui êtes M. Souaré ici. Moi, je suis madame Souaré, donc c'est de moi qu'on s'occupe avant de s'occuper de quelqu'un.


Une synthèse d'Alpha Amadou Diallo

In Le Démocrate

 
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Élections locales : Osons les chasser ! (Par Ousmane Boh kaba)

2017/12/21

Aujourd'hui en Guinée
Je me rappelle toujours mes premières élections à titre de spectateur. Et je crois que je suis resté, depuis lors, un spectateur résigné de la tragédie électorale en Guinée.

C’était lors des élections communales, au début des années 1991. À l’époque, je sortais de l’enfance pour découvrir petit à petit le monde des adultes et ses turpitudes.

Ces campagnes avaient les allures d’un folklore en deux parties bien huilées. Les listes des candidats avec leurs slogans étaient placardées partout à Conakry. À tour de rôle, sur presque un mois, les candidats à la mairie prenaient d’assaut nos communes pour siphonner le vote.

Les visites des partis (PUP, RPG, PRP, UNR, UPG, ect...), toutes catégories confondues, se ressemblaient à s’y méprendre, même si les enjeux locaux et nationaux différaient. Au premier rang de n’importe quel cortège politique, on avait droit à un candidat tout sourire entouré de ses proches, de notables ou des personnalités du parti.

Derrière ces têtes d’affiche, une horde de pros des campagnes électorales bien rémunérés criaient à tue-tête le nom du candidat, ses ancêtres, sa tribu, son parti et ce qui s’apparentait être son programme, une liste d’épicerie alléchante déclinée en des promesses populistes invraisemblables. Et ça marchait!

Un seul candidat, une seule candidate devrais-je dire, avait retenu mon attention... Madame KABA Rougui Barry alias RBB... celle qui se définissait comme une guinéenne tout court : père peul, mère soussou, époux malinké...

Dans ce brouhaha loufoque, les cris de joie se mélangeaient alors aux chants patriotiques, au vacarme des klaxons et aux slogans répétés à n’en plus finir pour glorifier le candidat et dénigrer ses adversaires.

Puis venait le temps des promesses psalmodiées par le candidat en personne dans un porte-à-porte minuté au quart de tour. La totale.

Tout ce qui manquait à nos localités depuis la nuit des temps se retrouvait parmi les promesses de presque tous les candidats avec un engagement solennel d’être exhaussé en un claquement des doigts.

L’électeur étourdi avait la conviction que son quotidien était sur le point de subir une transformation extrême rapide: l’accès au travail, aux services sociaux et de santé, à la baisse des prix des matières de première nécessité, à des rues, des écoles, des espaces verts ou des stades flambants neufs, ainsi qu’à des services municipaux dignes et tout le tralala qui va avec.

Hélas, le jour d’après l’élection, tout s’évaporait. Vaine chimère.

Se mettre au service de la population de sa commune n'est pas simple, c'est une activité difficile. Construire l'intérêt général avec en face de vous, des gens qui ne voient que leur intérêt personnel est un challenge qui peut déranger certains. Mais nous, jeunes, avons un avantage : nous sommes jeunes et nous avons tous notre but à marquer.

Allons-nous, à jamais, rester partagés entre l’espoir d’un nouveau monde, malgré les incertitudes dont il est porteur, et la crainte de perdre les acquis auxquels nous croyons ?

Où sont les rêves que certains murmuraient déjà presque à haute voix? Peut-on encore sentir derrière les mots et les discours le frémissement des espoirs imminents, des changements à venir?

Nous refuser le droit de participer véritablement à la prise de décisions constitue une violation flagrante de nos droits fondamentaux et un échec du processus démocratique. C’est aussi gaspiller le capital humain susceptible de faire avancer notre pays sur la voie du développement.

Dans chaque coin du monde, les jeunes sont les moteurs du changement dans le sens d’un avenir meilleur pour tous. Ils dirigent l’action collective sur le changement climatique, font campagne pour mettre fin à la discrimination, défendent à haute voix la démocratie et la liberté d’expression, connectent notre monde grâce aux innovations dans la technologie de l’information, et consolident la paix dans les sociétés ravagées par la guerre.

Nous sommes aujourd’hui plus instruits et nous nous portons plus fréquemment volontaires pour servir une cause que les générations antérieures. Nous constituons aussi une force décisive s’agissant de rendre compagnies, organisations et gouvernements plus ouverts sur la société et plus sensibilisés à l’environnement.

Se hisser au sommet des plus hautes fonctions d'une nation n'est désormais plus un rêve réservé aux sexagénaires et plus. De nombreux pays placent à leur tête de jeunes leaders souvent talentueux. La jeunesse et la fougue remplacent peu à peu la sagesse et l'autorité, longtemps associées aux potentats mûrs, voir très âgés.

Et si désormais gouverner rimait avec gouvernance, gouvernance avec jeunesse, jeunesse avec audace, audace avec réussite... jeunes de Guinée, osons donc!

Ousmane Boh kaba.

 
Situation de la presse en Guinée : Déclaration

2017/12/15

Aujourd'hui en Guinée Une réunion d’échanges et de concertation a eu lieu ce jour mardi 12 décembre 2017 à la Maison de la presse entre les Présidents des associations de presse, des responsables des radios privées et le Ministre d’État, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Tibou Kamara. Au cours de la rencontre, il a été évoqué les difficultés que rencontrent les médias et les relations tendues de ces dernières semaines entre les pouvoirs publics et les journalistes. Tous les intervenants ont déploré cette situation et ont souhaité un dialogue avec les Autorités, dans le but de trouver une solution qui préserve les intérêts de toutes les parties. Parmi les difficultés que rencontrent les médias privés, on peut citer :

1- L’attribution des agréments

2- Le paiement des redevances

3- Le renouvellement ou l’obtention des licences

4- L’immatriculation du personnel des médias à la CNSS et les contrats de travail

5- Le paiement des impôts.
Les associations de presse, si elles reconnaissent exercer dans des conditions qui ne respectent pas toujours la règlementation en la matière, elles invoquent les tracasseries rencontrées souvent quand elles entament les démarches pour régulariser leur situation. A ce propos, elles demandent aux Autorités concernées de : Faciliter les formalités nécessaires à leurs activités dans les relations avec l’Etat.

Les associations de presse ont déclaré être les premières à vouloir exercer en toute légalité pour pouvoir jouir pleinement de leurs droits et leurs libertés. Elles lancent un appel à tous leurs membres eet adhérents à prendre toutes les dispositions afin de se conformer aux textes de lois régissant la presse en Guinée. En attendant, il a été recommandé que:

-les radios et organes d’informations qui ne disposent pas d’un agrément, soient interdits - les radios et organes d’information, qui ne disposent pas de licence soient interdits - les radios et organes d’information qui disposent d’un agrément, n’ayant pas bénéficié de licence, puissent disposer de leur licence.

Les associations de presse ont demandé l’implication personnelle du Chef de l’Etat pour la réouverture des radios fermées et aussi pour mettre fin à la campagne de fermeture des stations de radios privées.

L’assemblée a demandé pour le paiement des redevances : En tenant compte des difficultés que rencontrent les journalistes et de la précarité des entreprises de presse, d’accorder du temps pour le paiement des redevances ainsi que pour les autres obligations. Les associations de presse ont pris acte des regrets exprimés par la gendarmerie nationale pour les violences subies par les journalistes et la destruction de leur matériel de travail.
Les associations de presse ont pris acte de la condamnation par le chef de l’Etat des violences subies par les journalistes. Les responsables des associations se sont réjouis de l’ouverture de l’enquête annoncée par le Chef de l’Etat pour situer les responsabilités et faire toute la lumière dans cette affaire.
Les associations de presse se sont félicitées du communiqué de mise au point de la Haute Autorité de la Communication à propos des conditions de fermeture des radios et organes de presse en Guinée.
Les associations de presse ont recommandé :

-une rencontre avec le Chef de l’Etat autour de la situation de la presse et de l’état de la liberté d’expression dans le pays.

-l’arrêt des poursuites contre les journalistes Pour assainir la profession de journaliste et le climat au sein de la presse nationale, l’assemblée a suggéré la réactivation de l’OGUIDEM pour que les journalistes et les patrons de presse puissent faire leur critique et autocritique pour la crédibilité de la profession de journaliste et afin de redorer l’image de la presse guinéenne.

EEnfin, la date du mercredi 16 janvier 2018 a été proposée pour l’organisation de la journée nationale de la presse. Un comité d’organisation va être mis en place pour préparer cette journée. Avant de lever la séance, la réunion a recommandé une assemblée générale le mercredi 13 décembre 2017 à 13 heures à la maison de la presse avec les journalistes, afin de partager les recommandations issues de la réunion de concertation du mardi 12 décembre 2017.

Fait à Conakry le 12 décembre 2017 URTELGUI,

AGEPI, AGUIPEL, UPLG, SPPG, UPF

 
Radios privées: Payez vos redevances ce sera plus rapide et moins fatiguant

2017/12/12

Aujourd'hui en Guinée
La redevance annuelle des radios privées en Guinée est de 20.000.000 Gnf par an. En Côte d’Ivoire les radios payent 3.000.000 Cfa par an (après avoir déposé une caution de 400.000.000 Cfa !) Au Mali la redevance vient de passer à 3.500.000 Cfa après avoir été de 800.000 Cfa pendant plusieurs années. Au Sénégal la redevance annuelle pour ces mêmes radios est de 18.000.000 Cfa !

Soyons simples et clairs, une radio qui n’est pas capable de payer 20.000.000 Gnf par an, c’est à dire à peine 1.600.000 Gnf (100.000 Cfa !!) par mois ne mérite pas d’émettre.

Ceci est d’autant plus vrai qu’au moins six d’entre elles sont en règle. Si elles, elles ont fait l’effort de s’acquitter, pourquoi pas les autres ? Seraient-elles des privilégiées ? A quel titre ? Parce qu’elles font les éloges de certains hauts cadres de l’Etat ? Parce qu’elles sont proches du pouvoir ? Cela est injuste et surtout illégal.

Dans ces conditions, les autres contribuables sont en droit de ne pas payer non plus leurs redevances et autres impôts : bientôt les cliniques privées, les hôtels, bar et restaurants, les commerçants et les artisans refuseront aussi de payer et ce, à juste titre.

Ces radios font des recettes publicitaires à longueur de journée. Les passages sur leurs antennes sont payants. Elles engrangent des recettes à chaque campagne, (comme celle de la semaine de la citoyenneté par exemple) sans compter la subvention qu’elles reçoivent de l’Etat.

En conséquence, pourquoi gaspiller toute cette énergie à contester la décision de l’ARPT de fermer les radios qui ne sont pas en règle avec la loi ? Payez vos redevances ce sera plus rapide et moins fatiguant.

Fodé Sylla

 
Radios privées: Payez vos redevances ce sera plus rapide et moins fatiguant

2017/12/12

Aujourd'hui en Guinée
La redevance annuelle des radios privées en Guinée est de 20.000.000 Gnf par an. En Côte d’Ivoire les radios payent 3.000.000 Cfa par an (après avoir déposé une caution de 400.000.000 Cfa !) Au Mali la redevance vient de passer à 3.500.000 Cfa après avoir été de 800.000 Cfa pendant plusieurs années. Au Sénégal la redevance annuelle pour ces mêmes radios est de 18.000.000 Cfa !

Soyons simples et clairs, une radio qui n’est pas capable de payer 20.000.000 Gnf par an, c’est à dire à peine 1.600.000 Gnf (100.000 Cfa !!) par mois ne mérite pas d’émettre.

Ceci est d’autant plus vrai qu’au moins six d’entre elles sont en règle. Si elles, elles ont fait l’effort de s’acquitter, pourquoi pas les autres ? Seraient-elles des privilégiées ? A quel titre ? Parce qu’elles font les éloges de certains hauts cadres de l’Etat ? Parce qu’elles sont proches du pouvoir ? Cela est injuste et surtout illégal.

Dans ces conditions, les autres contribuables sont en droit de ne pas payer non plus leurs redevances et autres impôts : bientôt les cliniques privées, les hôtels, bar et restaurants, les commerçants et les artisans refuseront aussi de payer et ce, à juste titre.

Ces radios font des recettes publicitaires à longueur de journée. Les passages sur leurs antennes sont payants. Elles engrangent des recettes à chaque campagne, (comme celle de la semaine de la citoyenneté par exemple) sans compter la subvention qu’elles reçoivent de l’Etat.

En conséquence, pourquoi gaspiller toute cette énergie à contester la décision de l’ARPT de fermer les radios qui ne sont pas en règle avec la loi ? Payez vos redevances ce sera plus rapide et moins fatiguant.

Fodé Sylla

 
Chronique de Leila Slimani ( Écrivaine ) :

2017/12/8

Aujourd'hui en Guinée La chronique de Leïla Slimani, à propos de « L’Ivresse du sergent Dida », d’Olivier Rogez.Le capitaine Moussa Dadis Camara, le 30 septembre 2009, alors qu’il dirigeait la junte au pouvoir en Guinée.

J’étais journaliste au sein de l’hebdomadaire Jeune Afrique lorsque le capitaine Moussa Dadis Camara a pris le pouvoir en Guinée, à la suite d’un coup d’Etat en 2008. Je me souviens que notre correspondante sur place nous avait fait un récit glaçant des audiences que ce jeune capitaine accordait, allongé dans son lit, éructant et riant aux éclats. On était alors partagé entre le rire et le désespoir face à cet Ubu africain, qui se plaisait à humilier les hauts fonctionnaires et à insulter les ambassadeurs. A l’époque, j’ai évidemment pensé : il faudrait écrire un roman sur un personnage de ce genre. J’en ai rêvé, Olivier ­Rogez l’a fait. Grand reporter pour Radio France internationale, il signe, avec L’Ivresse du sergent Dida, un premier roman vigoureux et prenant sur un petit Etat corrompu de l’ouest de l’Afrique.

Construit comme un roman d’apprentissage, le livre s’ouvre sur un portrait du fameux sergent Dida qui, comme des milliers de militaires du continent, traîne ses guenilles et son ennui dans les rues poussiéreuses d’une ville misérable. Sous-payé, sous-employé, il se morfond quand le hasard place sur son chemin le colonel Zoumana, homme de pouvoir et de trafic, qui l’engage à ses côtés. S’ensuit une fulgurante ascension sociale car le sergent Dida révèle, à chaque page, de nouvelles qualités. Diplomate hors pair, calculateur, visionnaire, il parvient à se remplir les poches et à se faire beaucoup d’amis dans cette capitale minée par la violence.

 
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Les gagnants et les perdants de la grève (Par Fodé Sylla)

2017/12/8

Aujourd'hui en Guinée Et Soumah céda. Annulation de sa nomination à Dinguiraye ? On n’en parle pas. Rétablissement immédiat de la valeur monétaire du point d’indice ? Ça sera échelonné, comme cela a été prévu dans l’accord signé par sa centrale syndicale. Augmentation des salaires des enseignants à huit millions ? Et puis quoi encore ? Circulez citoyen, y a rien à voir !

Un mois de retard dans les cours pour les élèves de Conakry, trois morts, une fillette violée, des blessés graves, des véhicules caillassés et des tronçons routiers endommagés par des pneus brûlés pour en arriver là. A rien. Ni pour les enseignants, ni pour les autres fonctionnaires, ni pour les travailleurs du privé, ni pour les autres Guinéens qui n’avaient absolument rien à voir, ni à gagner avec les revendications de Soumah et compagnie.

Alors tout le monde est perdant ? Non. Comme d’habitude, certains arrivent toujours à profiter de toutes les situations. Voici ceux pour lesquels cette grève a été une aubaine :

D’abord les radios privées. Pour leurs propriétaires il s’agissait de se faire un audimat et régler leurs comptes avec ce gouvernement qui veut les museler et les obliger à payer leurs redevances. Pour les journalistes, c’était l’occasion idéale pour se forger une image de journaliste courageux et rebelle. C’était également un moyen de susciter une réaction du gouvernement à son encontre de manière à justifier demain un statut de réfugié politique dans une capitale occidentale. Bonjour le visa. Et voilà lancé le concours de celui qui sera le plus grand soutien à la grève et le plus grand pourfendeur du gouvernement.

Ensuite la société civile. C’est sans doute dans cette catégorie qu’on trouve les meilleurs spécialistes de la récupération. Ces ONG, qui parfois tiennent à peine dans un cartable, adorent ces crises sociales qui leur donnent l’occasion de se poser en garants de la paix sociale et sauveurs de la nation. Leurs médiations deviennent des trophées ou des étoiles (comme sur les maillots des footballeurs) et sont ensuite chèrement monnayées auprès des bailleurs de fond internationaux pour devenir leurs partenaires dans la gestion de juteux projets en Guinée. A ce jeu, Abdourahmane Sanoh de la PCUD est largement en avance, lui qui avait réussi à charmer les centrales syndicales CNTG et USTG pour les attirer dans sa plateforme. Il s’est immédiatement rangé du côté des dissidents de ces centrales quand il a compris qu’il bénéficierait ainsi d’une plus grande exposition médiatique.

Enfin les politiciens. Cette catégorie se subdivise elle-même en deux groupes. Le premier est constitué par l’opposition qui ne demandait pas mieux qu’une bonne crise pour affaiblir la mouvance présidentielle. Le deuxième groupe est celui des politiciens de la mouvance (alliés ou rpgistes) qui se servent de ces crises pour démontrer au Président de la République à quel point ils lui sont indispensables pour lui assurer une gouvernance apaisée. Si par la même occasion ils parviennent à étaler l’incompétence d’un ministre pour prendre sa place, c’est encore mieux. K2 échappera-t-il à la purge ?

Ces trois catégories ont un intérêt commun : plus la crise dure, plus elle fait de victimes, plus elle affaiblit le Gouvernement et plus elle est bénéfique pour eux.

Voilà ceux à qui la grève de Soumah a profité.

Alors qui sont les perdants ? Tous les autres. A commencer par vous qui avez pris cinq minutes de votre temps pour lire cet énième article sur une grève qui vous a pourtant déjà coûté un mois d’embouteillages, de journées de travail, de recettes et de stress. A très bientôt. Dans deux mois. Avec Soumah et compagnie.

Fodé Sylla

 
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Arabie Saoudite : El hadj Aboubacar Demba Bangoura appelle ses compatriotes à l'union autour du Président du Conseil des Guinéens.

2017/12/8

Aujourd'hui en Guinée Dans le cadre de la participation des guinéens de l'étranger dans les efforts de développement du Président de la République Pr. Alpha Condé, le Ministère des Affaires Étrangères et des Guinéens de l'Etranger, a instruit toutes ses missions diplomatiques et consulaires pour la mise en place du Haut Conseil des Guinéens de l'Etranger, à l'instar des autres pays.
C'est dans cette optique que votre serviteur a fait une interview exclusive avec El hadj Aboubacar Demba Bangoura, Premier Secrétaire Chargé des Affaires Financières et Consulaires à l'Ambassade de Guinée à Riyad, pour parler de l'élection du premier Conseil des guinéens de l'Arabie Saoudite, le 1er décembre 2017.
L'intégralité de l'interview :

Ousmane TRAORE: Bonjour El hadj Aboubacar Demba Bangoura.

El hadj Aboubacar Demba Bangoura: Bonjour Monsieur Traoré.

Qu'est-ce qui explique la mise en place du Conseil des Guinéens de l'Etranger?

Tout d'abord, je vous souhaite la bienvenue au sein de notre Ambassade. Au nom de mon Ambassadeur SEM Mahmoud Nabaniou Chérif, je me permets de me prêter aux questions que vous voudrez bien me poser. Par rapport à la mise en place du Conseil des Guinéens de l'Etranger, je dirais que nous avons été instruits par lettre circulaire no: 2076 du Ministre des Affaires Étrangères et des Guinéens de l'Etranger SEM Mamady Touré, envoyée aux Ambassades et aux Consulats. Cette lettre a trait à la mise en place des Conseil des Guinéens de l'Etranger qui, à leur tout éliront le Haut conseil des Guinéens de l'Etranger. La mise en place de ce Conseil se situe dans ce contexte, comme le note le législateur dans la dite circulaire:
" La République de Guinée depuis son indépendance, a enregistré une forte immigration dûe à des facteurs politiques, économiques et sociaux. De nos jours, cette communauté vivant à l'extérieur de la Guinée, est estimée environ à cinq millions d'habitants, représente un levier économique, social, culturel et humain pour le développement. Convaincu que le processus national de développement ne peut objectivement se passer de cette immense ressource que représentent les guinéens de l'étranger, le Ministre des Affaires Étrangères et des Guinéens de l' Étranger, à travers la Direction des Guinéens de l'Etranger ( DGE ), s'engage conformément à cette lettre , à sa lettre de mission de s'impliquer activement dans la définition d'une nouvelle approche cohérente pour une meilleure gestion de la diaspora guinéenne et de son implication dans l'effort de développement national. C'est dans cette perspective que le Ministère des Affaires Étrangères et des Guinéens de l'Étranger aboutira à la tenue du forum de la diaspora et la mise en place du Haut Conseil des Guinéens de l'Étranger ".

Quelles sont les attentes de l'Ambassade, vis à vis du Conseil des Guinéens de l'Arabie Saoudite ?

Il faut rappeler tout d'abord que l'élection du Bureau de Riyad, n'est que partielle. Il y' a une seconde composante à Djeddah qui sera élue le 20 décembre 2017. Les deux constitueront le Conseil des Guinéens de l'Arabie Saoudite. Les attentes de l'Ambassade sont nombreuses. Je citerais entre autres: le rassemblement des guinéens de quelque bord qu'il soit, leur encadrement en vue du respect de la législation en vigueur du pays en hôte, les inviter à se mettre à jour par rapport à la réglementation en vigueur du pays hôte, savoir que la Guinée d'où ils viennent ne les a pas oubliés. C'est ce dernier point qui explique d'ailleurs la mise ne place du Conseil. Comme la Guinée pense à tous les guinéens qui sont éparpillés çà et là, la meilleure façon de les regrouper, est de les réunir en conseils où chacun aura sa part de vérité à dire à l'Etat guinéen. Nous pensons également que pour tout problème, les acteurs élus seront nos vecteurs pour nous en tenir informer à tout moment parce qu'ils sont en contacts directs avec cette communauté ainsi que les dispositions à prendre pour le développement du pays. Certes, tous ne sont pas des nantis, mais au moins les quelques uns pourront les orienter vers le développement de notre pays.

Quel message lancez-vous aux ressortissants guinéens de l'Arabie Saoudite?

D'abord, ils ont élu les représentants de leur choix sans contrainte. C'est dire que le Président élu Mohamed Kourouma, doit être écouté et soutenu par tout le monde. Car il ne peut rien tout seul. Les ressortissants qui l'ont élu doivent l'encadrer pour promouvoir les attentes de notre pays. Les attentes de notre pays, c'est de rassembler les guinéens, penser à leur retour au pays, penser à envoyer les promoteurs en Guinée autant qu'ils peuvent. C'est d'ailleurs l'objectif de ce Conseil. Pour ça , chacun à sa partition à jouer. Le Président est là pour harmoniser et coordonner les actions mais il n'est pas dit qu'il peut tout faire. Il est encadré par ses cadres. Surtout qu'il a été élu avec une écrasante majorité. On ne peut pas élire quelqu'un et l'abandonner. Donc, nous appelons nos compatriotes résidents à l'union et la conjugaison des efforts autour du président.

Je vous remercie.
C'est moi qui vous remercie.

Signalons que le Président du Conseil des Guinéens de l'Arabie Saoudite, Monsieur Mohamed Kourouma, a été élu avec une écrasante majorité de 208 voix contre 81 pour le sortant Monsieur Mamady Camara, battu à plate couture.
Ousmane TRAORE

Écrivain-journaliste.
Consultant Pédagogique d'Ecoles Internationales

 
SOMMET UA/UE : DISCOURS INTÉGRAL DU PROFESSEUR ALPHA CONDÉ.

2017/12/1

Aujourd'hui en Guinée
Excellence Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire,

Ø Excellence Monsieur le Président du Conseil Européen, Co-Président du 5ème Sommet Union Africaine –Union Européenne,

Ø Vos Majestés,

Ø Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etats et de Gouvernements,

Ø Excellence Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations-Unies,

Ø Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union européenne,

Ø Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine,

Ø Mesdames et Messieurs les Ministres,

Ø Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales,

Ø Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatiques et Consulaires,

Ø Mesdames et Messieurs, J’éprouve toujours un immense plaisir à me retrouver dans cette belle ville d’Abidjan, capitale d’un pays frère et voisin dont la généreuse hospitalité toute africaine mérite notre profonde gratitude.

Je suis d’autant heureux que je me retrouve avec mon frère et ami le Président Alassane Dramane OUATTARA sous la conduite duquel, la Côte d’Ivoire s’affirme sur le chemin du développement et de l’intégration africaine.

En ma qualité de Président en exercice de l’Union africaine, je voudrais dire toute mon appréciation des dispositions idoines prises par les autorités ivoiriennes pour créer le cadre idéal nous permettant de faire face au devoir qui nous interpelle ; celui d’assurer le renouveau du partenariat Union européenne-Union africaine.

Mesdames et Messieurs, Lors de notre 4ème Sommet qui s’est tenu à Bruxelles, en avril 2014, nous avons pris des engagements dans le cadre d’une déclaration politique assortie d’une feuille de route pour la période 2014-2017.

En dépit des progrès indéniables réalisés dans notre coopération, l’atteinte de nos objectifs est compromise par des défis sécuritaires et humanitaires, la persistance des conflits et la recrudescence des activités terroristes, sans occulter bien évidemment les changements climatiques et la question cruciale du financement du développement.

Ensemble, l’Union européenne et l’Union africaine se sont investies pour apporter des réponses appropriées à ces préoccupations majeures dans le cadre du G5 Sahel, du Sommet de La Valette sur la migration, des Cop 21, 22 et 23, de la Conférence de New-York sur les ODD et de celle d’Addis-Abeba sur le financement du développement.

Voilà pourquoi, nous abordons avec un optimisme fondé ce 5ème Sommet Union Africaine-Union Européenne qui a pour thème « investir dans la jeunesse pour une croissance inclusive accélérée et un développement durable ». Ce thème est d’autant d’actualité que l’Union africaine considère le dividende démographique comme le facteur essentiel du développement.

En 2014 à Bruxelles, l’atmosphère était clairement à l’optimisme. Ces deux dernières années ont, hélas, beaucoup changé les perspectives concernant l’Afrique. On ne pouvait pas, en effet, imaginer à Bruxelles que les prix des matières premières et la demande internationale concernant ces ressources allaient diminuer de manière significative. On ne pouvait pas imaginer aussi que le recentrage du modèle de développement chinois allait secouer l’ensemble des indicateurs économiques globaux. On pouvait tout au plus prévoir que le système financier provoquerait des taux d’intérêt négatifs, ou encore la volatilité des taux de change et une diminution de la consommation globale. On n’avait pas à l’esprit que l’irruption du populisme pouvait déboucher sur de violentes réactions à l’égard des migrants. On n’imaginait pas que l’accélération des changements technologiques irait de pair avec une accélération accentuée des inégalités.

Mesdames et Messieurs, L’Afrique a connu en 2015 et 2016, tout comme d’autres régions du monde, les pires années depuis le début du siècle. Qu’il s’agisse du recul des progrès dans les domaines sociopolitiques, de l’apparition du terrorisme dans le Sahel et les zones arides. A cette violence est venue s’ajouter la détérioration des indicateurs macroéconomiques, au cours des deux dernières années. Le contexte mondial ne nous a pas aidés non plus.

La Conférence d’Adis-Abeba sur le financement du développement ou la Cop21, notre continent s’est présenté plus préparé que jamais.

Au niveau continental, nous avons bien avancé sur des dossiers majeurs, comme la mise sur pied de notre Fonds de Paix, l’établissement d’une zone de libre échange ou la réforme de notre organisation continentale.

Ce que je veux dire, c’est que nous avons progressé dans les domaines où il était possible d’avancer. Les difficultés ne nous ont pas épargné mais aujourd’hui on peut se féliciter de ne pas avoir baissé les bras. Comme vous le savez, l’Afrique comptera en 2050, près de 2,4 milliards d’habitants majoritairement composés de jeunes.

Des stratégies et mécanismes destinés à promouvoir l’épanouissement des jeunes, l’autonomisation des femmes, et la protection des jeunes filles sont plus que jamais nécessaires en vue de faire de cette explosion démographique, une opportunité économique assurant une croissance soutenue et durable. Il va sans dire que la prospérité que nous ambitionnons passera nécessairement, d’abord par le développement du secteur rural, principale source de revenus et gage de la sécurité alimentaire de nos populations.

Il nous appartient de mobiliser les financements nécessaires pour l’aménagement des terres et la maitrise de la gestion de l’eau. La prospérité de l’Afrique passera aussi par le développement des infrastructures, notamment énergétiques, base de l’industrialisation du continent, source de valeur ajoutée et de création de milliers d’emplois pour les jeunes.

Je voudrais ici saluer la coopération entre l’Union européenne et l’Union africaine pour la mise en œuvre de l’Initiative Africaine pour les Energies Renouvelables (AREI), conçue par les africains, pour les africains. Enfin, l’on ne saurait parler de véritable prospérité si on ne donnait à nos jeunes les compétences adéquates pour accéder au marché du travail.

C’est pourquoi, je tiens à mettre un accent particulier sur le soutien à la santé, à l’éducation et à la formation professionnelle. Je souhaiterais également souligner l’importance de promouvoir le secteur privé en Afrique en raison de sa capacité d’absorber le plus grand nombre de demande d’emplois en particulier chez les jeunes. Il me semble par conséquent indispensable de promouvoir des investissements privés en Afrique tout en créant les conditions favorables pour l’investisseur et surtout d’approfondir le processus d’intégration économique de notre continent.

Mesdames et Messieurs, Comme je l’ai toujours dit l’Afrique a décidé de parler d’une même voix et de prendre en main son destin. Notre intégration politique, économique et financière ne peut que renforcer notre crédibilité.
.
Le partenariat Union européenne-Union africaine se fonde sur un nouveau paradigme « gagnant – gagnant » dans la perspective de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des ODD qui rime avec la Vision 2063 de l’Afrique . Les progrès indéniables enregistrés par l’Afrique dans le cadre de la bonne gouvernance et de la croissance, montre à suffisance, la capacité de notre continent à entretenir des partenariats équitables et viables.

En ce qui concerne la bonne gestion notre Région a encore battu tous les records de progrès de l’indice de climat de la Banque Mondiale. Notre dette a certes augmenté mais elle est toujours en dessous de 50% par rapport au PIB, c’est-à-dire un des taux les plus bas du monde. Par ailleurs notre inflation en général est maîtrisée. Nos investissements en infrastructures sont ambitieux. On ne compte plus les grandes inaugurations de grands travaux.

La forte croissance de la demande d’électricité en Afrique durant les prochaines décennies, consécutive à la progression de sa population, demande davantage d’investissements dans ce secteur stratégique. D’où la priorité qu’il convient d’accorder à ce secteur. J’ai la ferme conviction qu’ensemble nous pourrons juguler la pauvreté en luttant contre ses causes profondes.

L’interdépendance entre l’Europe et l’Afrique nous commande à œuvrer pour la mise en place d’un espace de coopération solidaire capable de sceller davantage les relations qui ont uni nos peuples tout au long de l’histoire. La paix, la sécurité et le développement durable demeurent le fondement de notre partenariat. Nous serons ensemble pour relever les défis sécuritaire et humanitaire notamment dans le Sahel.

Nous conjuguerons nos efforts dans la lutte implacable contre le terrorisme, le trafic de drogue et la traite des êtres humains. Donnons-nous la main pour apporter des solutions plus humaines à cette crise migratoire qui vicie les relations entre le Nord et le Sud. Nous condamnons énergiquement les actes abominables commis dans certains pays de la route migratoire de l’Afrique vers l’Europe notamment en Libye. Ces faits sont intolérables et inacceptables. La communauté internationale doit prendre des mesures fermes pour mettre fin à ces crimes d’un autre âge.

Mesdames et Messieurs, Au moment où nous nous engageons vers la mise en place d’un nouveau partenariat, je voudrais déjà me féliciter de l’appui constant de l’Union européenne qui demeure l’un des partenaires privilégiés de notre continent. Je tiens à mettre en exergue le Fonds fiduciaire d’urgence pour la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière comprenant un volet pour le financement de l’emploi des jeunes en Afrique ; le « plan d’investissement extérieur » mis en place pour financer le développement durable en Afrique ainsi que les opportunités offertes par l’UE pour faire face aux méfaits des changements climatiques sur le continent.

Mesdames et Messieurs, Je reste confiant en l’avenir radieux de la coopération Union-européenne – Union africaine car les priorités du nouveau partenariat ont été choisies par l’Afrique et traduisent les attentes de ses populations notamment en matière de paix et de sécurité, de développement économique et social ainsi que de la bonne gouvernance.

L’atteinte de ces objectifs profitera avant tout bien naturellement à la jeunesse qui trouvera, en Afrique, la clé de son bien-être et de son épanouissement, dans des Etats désormais plus résilient.

Vive la Coopération entre l’Union Africaine et l’Union européenne.

Vive la Coopération Internationale

Je vous remercie.

 
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Ouverture du 5è sommet UA/UE à Abidjan en présence du président Alpha Condé

2017/11/30

Aujourd'hui en Guinée Abidjan, le 29 Novembre 2017 – A quelques minutes de l’ouverture officielle du 5e Sommet Union Africaine/Union Européenne, le Président de la République, Chef de l’Etat, Alpha Condé, est arrivé à Abidjan ce mardi en début de soirée. Ce sommet qui se déroule pour la première fois en Afrique subsaharienne, dans la capitale économique ivoirienne, réunit plus de 80 Chefs d’Etats et de Gouvernements et a pour thème principal « INVESTIR DANS LA JEUNESSE POUR UN AVENIR DURABLE ».

A la tête d’une importante délégation composée, entre autres, du Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger, Mamadi Touré, et du Ministre de la Jeunesse, Moustapha Naité, le Président en exercice de l’Union Africaine a un agenda particulièrement chargé au cours de ces deux jours de travaux.

En effet, après les allocutions d’ouverture prononcés par le Président ivoirien Alassane Ouattara, les Présidents des Commissions africaine et européenne et du Secrétaire Général des Nations Unies notamment d’autres préoccupations de l’heure seront débattues parmi lesquelles celles liées aux opportunités économiques pour les jeunes, à la migration et à la mobilité, et à la coopération UA-UE sur la paix et la sécurité.

A noter qu’auparavant, les Ministres Naité et Touré ont respectivement participé au « Forum Union Africaine/Union Européenne des Affaires » et à la Conférence des Ministres des Affaires Etrangères qui a préparé les grands axes du Sommet des Chefs d’Etat. Pour le Ministre de la Jeunesse, c’était l’occasion « pour le secteur public et le secteur privé d’explorer les possibilités futures d’intervention du secteur privé pour booster les opportunités de création d’emplois pour les jeunes en Afrique avec un accent particulier mis sur l’investissement et l’implication des banques ». Des mesures qui permettraient de résorber partiellement la question fondamentale de l’emploi jeune sur le continent. Un continent africain qui accueille chaque année environ 10 millions de jeunes sur le marché de l’emploi. Un chiffre qui donne le tournis et qui explique la détermination de nos dirigeants à trouver des solutions concrètes et pérennes.

Union africaine et Union européenne se trouvent donc à la croisée des chemins et le renforcement de ce cadre de coopération s’avère décisif voire crucial pour tous.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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AGRESSION CONTRE LES JOURNALISTES: LES ASSOCIATIONS DE PRESSE DÉCIDENT DE BOUDER TOUTES LES ACTIVITÉS DU PARTI AU POUVOIR

2017/11/28

Aujourd'hui en Guinée L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), l’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI), l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (Aguipel), l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC) et le Réseau des Médias sur Internet en Guinée (REMIGUI) informent l’opinion nationale et internationale des agressions physiques et verbales des journalistes Thierno Baïlo Diallo du site focusguinee.info et Bintou Kourouma de la radio City FM le samedi 25 novembre au siège du parti RPG arc-en-ciel, par des militants dudit parti.

Ces violences interviennent dans un contexte de menaces de toutes sortes exposant les journalistes et leurs médias à la vindicte de certains militants du parti au pouvoir.

Rappelant que régulièrement des journalistes sont victimes d’agressions, d’intimidation et de menaces au siège de ce parti, les cinq associations de presse condamnent avec fermeté ces agissements qui nuisent à la liberté de la presse et au droit à l’accès à l’information.

De ce fait, pour des raisons de sécurité, les cinq associations recommandent aux journalistes des médias privés de s’abstenir de couvrir les activités du parti RPG arc-en-ciel, jusqu’à nouvel ordre.

Conakry, le 27 novembre 2017

 
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Administration /Mouvance
Qui est qui ?
Au tour de Bathily de parler
« ma société ADS n’a jamais bénéficié d’un marché de gré à gré ni en Guinée, ni ailleurs »
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