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24 Mai 2017 - 5h17
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Dr Kalil KABA, Ministre DIRCAB à la Présidence : Une compétence appréciée et félicitée par le Washington post

2017/5/23

Aujourd'hui en Guinée Discret, sérieux, rigoureux, intelligent et intellectuel, le directeur de cabinet de la présidence de la république de Guinée est le creuset, bref le résumé de tous les talents qu’on peut admirer chez un administrateur. C’est du moins le constat fait par d’autres regards critiques, médusés, projetés de par le monde sur lui, notamment du Washington Post. IL s’agit de l’un des plus grands journaux au monde basé aux USA.

Ibrahima Kalil Kaba, j’allais dire le Dr Ibrahima Kalil Kaba, pour ne pas lésiner sur ses qualités et ses titres qu’il collectionne à foison, est cité par le très sérieux et grand journal américain le Washington post comme étant l’un Jeunes africains les plus prometteurs pour la décennie 2020-2030.

Ils sont d’ailleurs deux jeunes, dont les compétences qui sont sans égales sur le continent d’après le journal, font d’eux, des personnes de leur génération d’âge les plus prometteuses, donc des relèves pour une Afrique dynamique portée sur le développement.

Cela ne devrait pas passer sous silence, car il s’agit d’un guinéen, chauvin, foncièrement attachant et attaché aux valeurs du pays.

Ibrahima Kalil Kaba est aussi ce rare guinéen, diplômé des grandes institutions d’enseignement supérieur du pays de l’oncle Sam. Tout jeune il y est parti dans l’espoir de revenir au pays avec un background qui lui permettra d’être utile et serviable à son pays. Il l’a bien réussi car il est revenu la tête pleine.

Pour ses deux qualités qui ont été son rêve de gamin, le maninkamory pour ses origines kankanaises qu’il ne renies pas, mais dont il est fier et auxquelles il est fondamentalement attaché sans faire abstraction au rôle de service avec parcimonie de la nation, trace son chemin à l’ombre de son mentor, le président Alpha Condé. Ses actes le suivent et le distinguent bien des autres.

D’abord, chef de cabinet civile à la présidence, puis Directeur de cabinet dans la même institution aujourd’hui, IKK par cette distinction justifie la confiance à lui placée par le chef de l’Etat.

De par sa gestion et d’autres qualités connues et non connues, le jeune suit le chemin de son destin aux côtés d’un président à qui il a juré fidélité et disponibilité.

L’homme et son parcours

Ibrahima Kalil Kaba, (Lilou, pour les intimes), est une figure de proue de la nouvelle génération de leader en Guinée : formés dans des universités de renom en occident et qui décident de rentrer au bercail pour servir.

Kalil est membre du club très select de la communauté scientifique des USA d’où il est venu avec entre autres un doctorat en mathématiques appliquées de Louisiana Tech University. Son cursus universitaire a principalement couvert l’ingénierie, l’informatique, la statistique et l’analyse numérique. Il est membre actif de l’Association Américaine de Mathématiques (AMS et MAA), de l’Association Américaine des Statisticiens (ASA) et de la Société Américaine des Mathématiques Industrielles et Appliquées (SIAM). Dr Kaba a été professeur, pendant huit ans, titulaire dans la plus grande université au monde dédiée à l’aviation et à l’aéronautique (Embry-Riddle Aeronautical University, Floride, USA). Lui qui bénéficiait donc de tous les avantages dus à son rang aux USA, décide un jour de 2011, de rentrer au bercail pour »participer au développement de la Guinée qui selon lui, vaut plus que tout l’or du monde ».

I.T

 
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"De nombreuses infrastructures se trouvent en mauvais état.", ministre guinéen de la santé

2017/5/23

Aujourd'hui en Guinée Madame le Ministre de la Santé de Tunisie, Monsieur le Président de Tunisia-Africa Busness council (TABC),Mesdames et Messieurs les Professionnels de Santé en vos grades et titres respectif,Mesdames et Messieurs les invités

C’est pour moi un grand plaisir de prendre la parole à l’occasion de la tenue de cet important Forum Tuniso Africain « Sfax Pôle de Santé », dans votre très beau pays. Je voudrais avant tout vous remercier pour l’invitation que vous avez bien voulu envoyer à la Guinée.

Au regard des objectifs de cette rencontre, il se présente comme étant un cadre fructueux d’échanges pour développer la coopération sanitaire entre nos Etats. Cela pose naturellement la question de l’articulation entre les opportunités et les besoins. C’est pourquoi, ce forum est une occasion pour moi de vous présenter nos besoins prioritaires.

Mesdames et Messieurs ;

Dans le cadre de l’atteinte des objectifs pour le développement durable en général et dans le domaine de la santé en Guinée en particulier, au cours de ces dernières années, le Gouvernement de la République de Guinée a fourni d’importants efforts en vue d’améliorer le niveau de vie et l’état de santé de la population guinéenne. Mais l’analyse de la situation sanitaire dans notre pays montre qu’il existe encore de grands besoins à satisfaire.

De nombreuses infrastructures se trouvent en mauvais état et les équipements médicaux sont dégradés et parfois inexistants. Ce qui limite la capacité de prise en charge des structures sanitaires de notre pays.

Notre système de santé reste ébranlé par La survenue de l’épidémie à virus Ebola en mars 2014 qui a entrainé beaucoup de décès parmi lesquels 115 agents de santé ont trouvé la mort et des conséquences incalculables dans tous les domaines. Le pays demeure confronté à de nombreux problèmes parmi lesquels figurent :

· La haute prévalence de certaines endémiques due en partie au faible développement de la santé communautaire ;

· La faible disponibilité des produits de santé et des équipements de base pour la mise en œuvre des paquets de services essentiels au niveau des structures des districts sanitaires ;

· La faiblesse de l’offre, de l’utilisation et de la qualité des prestations dans les structures de soins ;

· L’insuffisance de ressources humaines qualifiées pour répondre aux besoins de prise en charge aux différents niveaux du système de santé ;

· La faible mobilisation des ressources financières pour les services essentiels en santé ;

· La faiblesse de la gouvernance en tant que mode d’organisation permettant d’articuler les différents acteurs du système de santé.

Le Combinaison de l’ensemble de ces effets a conduit le Gouvernement à élaborer un Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) à l’horizon 2024 dont les principaux axes sont:

La lutte contre les maladies émergentes et ré-émergentes à travers le renforcement de la surveillance, la réalisation des activités d’Information -Education- Communication, de soins préventifs, curatifs et promotionnels ;

Le développement des ressources humaines avec comme composantes : la formation du personnel, la redistribution des effectifs, la mise en œuvre d’une politique de motivation du personnel et la réorganisation de l’assistance technique dans le secteur ;

L’amélioration de l’offre et de l’utilisation des services dont les principales composantes seront l’extension de la couverture géographique, l’amélioration du niveau d’équipement des établissements de soins, le développement de l’assurance qualité et la promotion des mutuelles ;

L’amélioration de la disponibilité des produits de santé au moyen du renforcement de la Capacité d’approvisionnement de Stockage et de transport des produits médicaux, l’opérationnalisation du contrôle de qualité des médicaments importés ;

Le développement de la couverture universelle en santé par l’augmentation de la contribution de l’Etat et des partenaires, l’accélération de l’opérationnalisation de l’Assurance Maladie Obligatoire, la prise en charge des indigents, le subventionnement des groupes vulnérables comme les enfants, les femmes, les tuberculeux et les personnes vivant avec le VIH.

L’amélioration de la gouvernance par l’adaptation du cadre organisationnel des établissements pharmaceutiques et de soins aux besoins de la population ;

Mesdames et Messieurs,

Ma participation à ce colloque m’a permis de comprendre que la Tunisie a de nombreux atouts entrant dans les axes stratégiques de notre Plan de Développement Sanitaire. Au regard de ces capacités, la Guinée est particulièrement intéressée par un certain nombre de domaines.

Le Domaine de la Formation des Spécialistes

Il est question d’appuyer la mise en œuvre du Certificat d’Etudes Spécialisées (CES) qui a démarré dans de nombreuses spécialités. Dans ce cadre, les actions proposées sont :

L’envoi de praticiens hospitalo-universitaires de la Tunisie à Conakry pour participer à la dispensation de cours à la faculté de Médecine- Pharmacie et Odonto-stomalogie ;

L’octroi de bourses de stages en technologies avancées, aux étudiants du CES ;

La participation des cadres tunisiens à la formation en Guinée, des encadreurs du CES, notamment les assistants, les maîtres-assistants et les maîtres de conférence ;

L’organisation de stages de perfectionnement en Tunisie pour les encadreurs guinéens.

Le Domaine du renforcement de la capacité de prise en charge des hôpitaux nationaux

Au regard des besoins du développement du Centre Hospitalo-Universitaire de Conakry, il est planifié la création de pôles d’excellence, notamment dans les spécialités d’imagerie médicale, de biologie médicale, de la réanimation et de chirurgie générale. A cet effet, les actions souhaitées par la partie guinéenne sont :

L’appui à la mise en place d’un modèle de gestion qui accorde une place importante à la responsabilisation des chefs de service ;

L’informatisation de structures administratives et d’appui, notamment le bureau des entrées dans sa partie comptable et médicale ; le service de l’information médicale et la pharmacie ;

La formation pour rendre fonctionnelles les services de biologie médicale, d’imagerie médicale et de réanimation ;

L’appui à la mise en place d’un système de gestion et de maintenance du scanner et de l’IRM qui seront bientôt disponibles dans ce CHU, en vue d’assurer son autonomie de fonctionnement.

Domaine du partenariat public -privé

Il est souhaité le développement d’un partenariat entre les secteurs médicaux et pharmaceutiques des deux parties. A cet effet, les actions suivantes sont proposées :

· L’ouverture du capital des entrepreneurs médicaux guinéens aux partenaires tunisiens ;

· La Création de Groupements d’intérêt Economique (GIE) entre les structures guinéennes et tunisiennes ;

· La création de conditions permettant aux grossistes guinéens, à la Pharmacie Centrale de Guinée, de s’approvisionner en produits du domaine pharmaceutique sur le marché Tunisien.

Comme vous pouvez le constater, il existe un espace large de coopération entre nos deux pays. Pour sa part, le Gouvernement guinéen est prêt à ne ménager aucun effort pour que cet espace soit pleinement utilisé dans le cadre d’une coopération sanitaire qui se veut mutuellement avantageuse entre nos deux pays.

Vive la coopération Bilatérale !

Vive la coopération internationale

JE VOUS REMERCIE !

Sfax (Tunisie), le 17 Mai 2017

Abdourahmane Diallo

Ministre de la Santé



Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Kouyaté répond à Gaoual: « Je n’ai pas volé mes biens, moi je ne dois rien à la Guinée, c’est la Guinée qui me doit»

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée Accusé davoir acheté un imeuble à 5 millions d'euros à Paris, Lansana Kouyaté, leader PEDN a catégoriquement réfuté les accusations de Ousmane Gaoual Diallo, député de l’UFDG, concernant ce fameux hôtel dont-il serait le propriétaire:

« Je ne dispose pas d’un hôtel ici à Paris, aucun membres de ma famille ne dispose d’un hôtel, ou un proche, je vous donne la garantie. Si vous trouvez un hôtel qui m’appartient, ou qui appartienne à un de mes proches, ou à un membre de ma famille, je vous le donne gratuitement. Mes biens je les ai obtenus de façon honnête pendant que j’étais fonctionnaire international, je n’ai pas volé mes biens, moi je ne dois rien à la Guinée, c’est la Guinée qui me doit, je n’ai rien volé à la Guinée, j’ai tout eu à travers ma carrière internationale » témoigne l’ancien premier ministre du feu Général Lansana Conté.

Plus loin M. Kouyaté donne des détailles très précieux par rapport à l’appartement où il habite à Paris. « M. Macka je vous donne l’adresse de la société Immobilière où j’habite et leur adresse, la société s’appelle: ( Previmmo du groupe prévoir et Laferrere, l’adresse est au 19 rue Aumale 7509 Paris) celui qui veut savoir davantage sur mon appartement peut interroger directement cette société qui est connue de tous. L’immeuble où j’habite comporte 6 Étages, même le professeur Alpha Condé connaît ici, il m’a plusieurs fois rendu visite ici et plusieurs personnalités guinéennes également connaissent mon domicile. Je ne cache rien, car je ne me reproche de rien du tout. Ceux qui continuent à mentir n’ont qu’à continuer, car il savent pourquoi c’est maintenant qu’ils m’accuse » à couper court le leader du PEDN Lansana Kouyaté.

 
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Partenariat entre l’U.E et les Pays ACP : Discours de Dalein devant le parlement Bruxellois

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée Mesdames et messieurs les invités. Je voudrais tout d’abord remercier du fond du cœur Mme Joëlle Milquet députée bruxelloise, ancienne Ministre de l’Intérieur Belge et le Député fédéral Francis Delpérée, qui ont eu l’initiative heureuse de cette rencontre. Ils m’offrent l’opportunité et l’honneur de m’adresser aux membres du parlement bruxellois et à toutes les éminentes personnalités ici présentes sur un sujet qui est au cœur des valeurs qui fondent le Partenariat entre l’Union Européenne et les Pays ACP.

En effet, l’Accord de Cotonou, qui fixe le cadre et les objectifs de ce partenariat, est sous tendu par le système des valeurs universelles constitutives de la démocratie. Il repose aussi sur la bonne gouvernance ainsi définie, en son article 9 je cite : « Dans le cadre d’un environnement politique et institutionnel respectueux des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’état de droit, la bonne gestion des affaires publiques se définit comme la gestion transparente et responsable des ressources humaines, naturelles, économiques et financières en vue du développement équitable et durable ».

Cet Accord a eu le mérite de contractualiser le respect par les États ACP des valeurs ci-dessus rappelées et, en cas de violations, la mise en œuvre d’actions allant de l’ouverture d’un dialogue à la suspension de la coopération financière avec le pays défaillant.

Ainsi, tout pays bénéficiaire de l’aide de l’Union Européenne doit respecter les principes qui concourent à la bonne gouvernance, telles que la transparence, la responsabilité, l’obligation de rendre compte, l’équité, la non-discrimination et l’efficacité. Autant de principes qui permettent non seulement d’empêcher les abus dans l’exercice de la puissance publique dont est investi l’Etat mais aussi de créer dans un environnement de justice de paix les conditions d’un développement inclusif et durable.

C’est pourquoi, j’accorde le plus grand intérêt à votre légitime interrogation en tant qu’élus des contribuables européens sur l’état de la démocratie et de la gouvernance dans mon pays, la Guinée, État signataire de la convention de Cotonou.

Mesdames et messieurs,

Je voudrais y répondre en organisant mon intervention autour de cinq préoccupations qui me paraissent fondamentales lorsqu’on questionne la démocratie et la gouvernance : la première porte sur la légitimité du pouvoir en place, la deuxième concerne la sécurité et la justice, la troisième touche la corruption, la quatrième est relative à l’état de la pauvreté dans le pays et la cinquième préoccupation est liée à l’immigration.

Mesdames et messieurs,

De la légitimité du pouvoir en place

Le Président actuel de la Guinée a une légitimité contestable. Il tient son pouvoir d’élections qui n’ont été ni transparentes ni justes.

En effet, en 2010, Alpha Condé obtenait 18% au premier tour contre 44% des suffrages que je réunissais. Au second tour, organisé après 4 mois et demi, alors que le délai constitutionnel est de 2 semaines, il réussissait à se faire déclarer vainqueur. J’étais fondé à refuser les résultats qui étaient loin de refléter la vérité des urnes, comme l’avouèrent plus tard ceux qui ont organisé le hold-up. Mais face à la détérioration profonde des liens sociaux dans le pays en raison d’une campagne fortement ethnicisée au point de faire craindre une guerre civile, je pris la décision d’accepter les résultats proclamés.

Ma décision tenait compte aussi du fait que les élections législatives devaient se tenir immédiatement après la présidentielle soit au cours du premier trimestre de 2011 et qu’en toute hypothèse, les chances, pour moi, de les remporter, pour peu qu’elles soient transparentes, étaient évidentes. Mais le nouveau pouvoir connaissant les conditions fumeuses entourant sa victoire, refusa de les organiser au prétexte que le fichier sur lequel il fut pourtant élu devait être revu.

Face à cette intransigeance, l’opposition dû se mobiliser. L’ampleur des manifestations, leur durée et la ferme détermination qui les sous tendait et ce, malgré une répression sanglante, devaient obliger la communauté internationale à s’impliquer pour trouver un consensus. C’est sa médiation qui permit d’obtenir l’Accord politique inter-guinéen du 3 juillet 2013 et la tenue des élections législatives le 28 Septembre de la même année, c’est à dire près de 3 ans après la date prévue par la constitution.

Mesdames et messieurs,

Les élections qui ont eu lieu ont été entachées d’irrégularités : tripatouillage du fichier électoral, cartographie des bureaux de votes défavorables à l’opposition, rétention des cartes d’électeurs dans les zones réputées acquises à l’opposition, bourrages d’urnes, falsification des PV, utilisation des moyens de l’Etat par le Parti au pouvoir, intervention des autorités administratives et des forces de défense et de sécurité, expulsion des délégués de l’opposition des bureaux de vote et des commissions de centralisation de résultats.

Toutes ces irrégularités ont été mentionnées dans le rapport de la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne. Elles devaient permettre au parti au pouvoir d’obtenir la majorité qualifiée de 78 députés. Mais la présence et la vigilance des observateurs de l’Union européenne ont aidé à limiter les dégâts. Ainsi, le Parti présidentiel n’a obtenu que 53 députés sur 114 contre 51 pour l’opposition dont 37 pour l’UFDG, mon parti.

Les résultats de ces élections législatives furent une alerte pour Alpha Condé sur l’état de l’opinion nationale concernant sa gouvernance. En raison de la déception de la population sur le changement promis, tout indiquait que le parti au pouvoir pouvait perdre les élections communales si elles étaient organisées dans le premier trimestre de 2014 comment le prévoyait l’Accord politique du 3 juillet 2013. Ce qui serait un risque majeur pour le pouvoir : celui de perdre des auxiliaires précieux pour la fraude et la propagande que sont les maires, les chefs de quartiers et districts qui sont nommés par l’Etat et qui les choisit généralement parmi les militants les plus zélés du Parti Présidentiel. Organiser les élections communales et les perdre déstabiliserait l’échafaudage de fraude préparé pour la présidentielle de 2015. C’est pourquoi les communales ne seront pas organisées en 2014. Elles ne le seront pas davantage en 2015.

L’élection présidentielle qui s’est tenue en Octobre 2015 a connu les mêmes irrégularités, avec une ampleur plus grande, que les législatives de 2013. Et le Président sortant sera déclaré vainqueur dès le premier tour comme le voulait son slogan de campagne, « un coup KO ». Nous avons contesté cette victoire qui ressort d’une fraude électorale généralisée et d’une utilisation massive des deniers publics et des moyens de l’Etat. Comme l’a confirmé d’ailleurs le rapport de la mission d’observation électorale de l’Union Européenne (MOEUE) que je cite : « Il est à noter que la MOE UE a observé, à plusieurs reprises, l’utilisation de biens et moyens de l’État à des fins de campagne et la participation active d’agents publics de l’État (gouverneurs, préfets, représentants des délégations spéciales) aux activités de campagne du RPG dans un nombre significatif de préfectures du pays, en violation du Code électoral. »

Quant à la fraude, elle s’est exprimée par la conception d’un fichier électoral sur mesure qui a été artificiellement gonflée par un recensement massif de mineurs dans les fiefs du pouvoir dénaturant ainsi les équilibres régionaux qui existaient jusqu’alors. En effet, le ratio corps électoral par rapport à la population totale est passé à 55% en 2015 contre moins de 40% en 2010. Dans certaines circonscriptions favorables au parti au pouvoir, ce ratio dépasse 90%. Pour rappel, dans les pays de la sous-région, ce ratio se situe, en moyenne, à 35%.

A cela il faut ajouter l’utilisation avec moins de finesse des techniques de fraudes habituelles : rétention des cartes d’électeurs, exclusion et parfois emprisonnement des délégués et même des assesseurs de l’opposition pour favoriser la falsification des PV de bureaux de vote et des commissions centralisation. Ainsi dans les fiefs du parti présidentiel, on enregistra des scores soviétiques de 97% de participation et de votes favorables au candidat sortant.

La mission d’observation Electorale de l’Union Européenne a repris, dans son rapport, les griefs de l’opposition, confirmant ainsi que le processus électoral était jonché de fraudes afin de permettre l’élection de M. Alpha Condé dès le premier tour. Malheureusement, non seulement ces dénonciations n’ont pas eu les condamnations attendues de la communauté internationale mais les recommandations formulées à l’effet d’améliorer le processus électoral sont restées lettre morte.

Mesdames et messieurs,

Il faut noter que les différents Accords politiques de 2013, 2014, 2015 comme le dernier en date, celui du 12 Octobre 2016, ont tous reconnu le manque de sincérité du fichier électoral et la nécessité d’en purger les anomalies. Le gouvernement s’engageait également à organiser les élections locales, à identifier et poursuivre les auteurs des exactions lors des manifestations pacifiques de l’opposition, indemniser les victimes des violences subies à l’occasion de ces manifestations, à respecter le principe constitutionnel de neutralité du service public et l’accès équitable des Partis politiques aux médias d’état.

Mais, avec la même constance, le gouvernement s’est employé à obstruer toute action permettant de mette un terme à l’impunité ou de corriger les irrégularités qui lui font gagner les élections. Tout comme il s’est refusé d’organiser les élections locales et d’appliquer les autres points des accords politiques.

Mesdames et messieurs,

Avant de décider à participer au dialogue qui a débouché sur l’Accord du 12 0ctobre 2016, quatrième Accord politique portant sur les mêmes revendications, l’opposition guinéenne a demandé et obtenu que le Président de la République s’engage, par une déclaration solennelle devant la nation, à appliquer et à faire appliquer toutes les décisions qui ressortiraient de ce dialogue. Malgré cette déclaration, sept mois après la signature de l’Accord, force est de reconnaitre qu’aucune décision n’a encore été appliquée. C’est ainsi que les communales qui devaient se tenir en Février 2017, comme convenu dans l’Accord, n’ont pas encore été organisées et nul ne sait aujourd’hui à quelle date elles auront lieu.

Je voudrais mentionner que les pays de la région ouest africaine, qui sont en situation post conflit (Côte d’Ivoire, Libéria, Sierra Leone) ou en conflit (Mali) et dont les Présidents ont accédé au pouvoir après le Président guinéen, ont tous organisé à bonne date leurs échéances électorales : locales, législatives et présidentielle. La Gambie, qui vient de connaitre une alternance politique agitée, a organisé les élections de son parlement moins de 3 mois après l’investiture officielle de son nouveau Président.

L’organisation des élections ne doit pas dépendre des humeurs du Président de la république ou même d’Accords politiques. Elle ressort des règles de droit : les périodes et délais sont impartis par la constitution, le code électoral et le code des collectivités locales.

En retardant l’organisation des élections législatives qui ne se sont tenues que 3 ans après le délai constitutionnel et en refusant encore la tenue des élections locales alors que le mandat des élus locaux est échu depuis 2010, le Pouvoir actuel viole les lois nationales et le protocole de la Communauté des Etats De l’Afrique de l’Ouest –CEDEAO- sur la Démocratie et la Gouvernance dont l’article 2 dispose je cite que « les élections à tous les niveaux doivent avoir lieu aux dates et périodes fixées par la constitution et les lois électorales. ». Il met ainsi en cause sa propre légitimité.

Mesdames et messieurs,

La légitimité contestable du pouvoir actuel se trouve renforcée par la récurrence de la violation des lois de la République et l’obstruction du fonctionnement normal des Institutions. En effet, le Président de la République, depuis son entrée en fonction en 2010, est auteur de manquements à la constitution et aux autres lois de la République. Je citerai tout particulièrement le refus de cesser toutes responsabilités au sein de son parti politique conformément à l’article 38 de la Constitution et le refus d’installer la Haute Cour de Justice qui est chargée de juger le Président de la République pour haute trahison et le Premier ministre et les autres membres du Gouvernement pour crimes et délits, conformément aux articles 117 à 120 de la Constitution.

En ce qui concerne la Cour des Comptes, qui n’a été installée qu’en 2015. Le Président de cette Institution n’est autre que le ministre des finances ordonnateur des dépenses publiques durant les trois années qui ont précédé sa nomination à ce poste par le Président de la République. Cette situation inédite met en cause le principe d’impartialité du Président de la Cour des comptes dans sa mission de contrôle à posteriori des finances publiques. Elle ôte tout crédit à la certification des comptes de l’Etat et de ses démembrements. Pour l’opinion guinéenne, cette nomination est illégitime et immorale et vise à couvrir les détournements des deniers publics et à garantir l’impunité à leurs auteurs.

En plus, le peuple de Guinée a été marqué par des pratiques de discrimination qu’il n’avait jamais connues auparavant. Il s’agit notamment des discours de stigmatisation tenus par des responsables du régime et au premier rang le Président de la République, des nominations dans l’administration privilégiant de façon ostentatoire le clan d’Alpha Condé sans aucun critère objectif d’expérience ou de compétence, de l’octroi de marchés d’Etat de gré à gré aux seules entreprises proches du pouvoir.

Depuis 2010, l’exercice des libertés publiques, pourtant constitutionnellement garanties, donne lieu à une répression systématique des manifestations pacifiques de l’opposition. Celle-ci a payé un lourd tribut avec plus de 80 morts, tués à bout portant par les forces de l’ordre, sans compter des dizaines d’handicapés, de centaines de blessés graves, d’importants dégâts matériels. A ce jour, aucune sanction judiciaire ou administrative n’a été prononcée contre les auteurs de ces crimes et délits qui bénéficient d’une totale impunité.

Mesdames et messieurs,

De la sécurité

Le gouvernement guinéen a l’obligation d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Mais malgré des reformes dans ce secteur, les forces de défense et de sécurité sont encore instrumentalisées par le régime au lieu d’être au service de la République pour la défense et la protection des citoyens.

Comme le souligne Amnesty International dans son rapport de 2016, des exactions commises par des membres des forces de sécurité sont restées impunies. Les gendarmes et les policiers soupçonnés d’être pénalement responsables du recours à une force excessive contre des manifestants pacifiques, qui a fait plusieurs morts et blessés entre 2011 et 2015, n’ont toujours pas été déférés à la justice, et aucune avancée n’a été enregistrée dans ce sens.

Les forces de sécurité ont également été impliquées dans plusieurs actes d’extorsion, de pots-de-vin, de vol et de banditisme pur et simple, de torture et de viol. Cela fait longtemps que les forces de sécurité font preuve d’un manque de neutralité politique, qui se manifeste dans leur recours à des propos racistes et dans le fait qu’elles ne protègent pas de manière égale les citoyens de toutes les catégories ethniques et politiques, notamment ceux qui soutiennent l’opposition politique.

Mesdames et messieurs,

La situation sécuritaire pour le moins délétère qui prévaut en Guinée est en lien avec l’état de la justice. Corrompue et politisée, cette justice à deux vitesses est complètement asservie au pouvoir. Elle est décriée par la population en raison de l’absence de poursuites judiciaires et de sanctions des auteurs des violences. L’impunité a encouragé la récidive des forfaitures et renforcé le contexte d’insécurité dans le pays. Elle explique la défiance des justiciables dans la justice. Celle-ci, pour être garante de l’état de droit, fondement de la gouvernance démocratique, doit être neutre, impartiale et intègre. Malheureusement, c’est loin d’être le cas.

Mesdames et messieurs,

De la corruption

Les études de la Banque mondiale et d’autres institutions établissent que la corruption est antagoniste au développement. Or la Guinée, sous Alpha Condé, n’a jamais été aussi corrompue. Selon le dernier classement des pays par degré de corruption dans les affaires publiques, elle occupe le 147ème rang. Ce qui constitue un recul par rapport à son rang de 142ème en 2015. Elle est ainsi dans le groupe des 29 pays les plus corrompus du monde.

Lors de sa visite en Guinée en Septembre 2016, la Vice-Présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique a lancé un appel aux autorités guinéennes de combattre la corruption qu’elle a qualifié de « cancer ». « La Guinée est l’un des pays qui a un sérieux défi à relever contre la corruption. Tant qu’elle ne combattra pas résolument ce fléau, le développement et la croissance ne seront jamais au rendez-vous » a-t-elle déclaré.

Il est vrai que la corruption a gangrené l’Etat. Des ONG crédible et des médias internationaux sérieux ont fait des révélations scandaleuses éclaboussant le sommet du pouvoir actuel. C’est ainsi qu’il a été établi que Rio Tinto a versé 10,5 millions de dollars à un ami conseiller du Président guinéen. En réaction à cette information, le géant minier sanctionnait plusieurs de ses hauts responsables en lien avec la Guinée confirmant ainsi la révélation

Ce cas de corruption n’est pas isolé. On peut citer plusieurs cas de surfacturation de marchés passés de gré à gré au profit d’entrepreneurs proches du premier responsable de l’Etat. Les marchés de gré à gré ont, en effet, atteint, dans la seule année 2015, l’équivalent de plus d’un milliard de dollars. Un audit mené en 2016, à la demande de la Banque Mondiale, a révélé que 91% des marchés publics attribués en 2015 l’ont été par entente directe en violation du code des marchés.

Malgré la confirmation par cet audit de graves surfacturations et de faits flagrants de corruption, aucune sanction administrative ou judiciaire n’a été prise à l’endroit de ceux qui en sont responsables. Il faut encore une fois déplorer l’impunité qui continue de prévaloir dans la gestion de notre pays et la récidive qu’elle encourage.

Mesdames et messieurs, ​

Permettez-moi de saisir la présente opportunité pour dénoncer l’affairisme autour de la réalisation des barrages hydroélectriques en Guinée. Leur nécessité n’est pas à discuter en raison notamment du fait qu’ils sont source d’énergie renouvelable et participe à la préservation climatique mondiale sans compter les effets économiques qui dérivent de l’amélioration de l’offre énergétique. Mais cela ne doit pas être l’occasion d’enrichissement privé par une surfacturation éhontée des contrats.

En effet, le contrat pour la réalisation du barrage de Kaleta a été attribué sans appel d’offres et la surfacturation aurait dépassé les 100 millions de dollars. Le barrage de Souapiti est en cours de réalisation au coût de 1,5 milliard avec des entreprises choisies par entente directe, sans appel à la concurrence. Etant moi-même parlementaire, je puis dire que ce prêt et l’étude qui le justifierait n’ont pas été soumis à l’assemblée nationale comme l’exigent nos textes législatifs en la matière.

Ces marchés opaques renferment des commissions qui se chiffrent à des centaines de millions de dollars qui vont accroître injustement le coût de l’énergie et pénaliser la compétitivité de l’économie. Ces montants qui vont dans des poches privées auraient pu servir à construire des hôpitaux, des écoles et universités, des routes. Les principaux usagers de ces infrastructures sont les pauvres. Lorsqu’elles ne sont pas réalisées à cause de la corruption, ce sont les pauvres qui payent, parfois de leur vie. La corruption vole les pauvres.

En effet, comme le disait l’ancien Président de la Banque mondiale James Wolfensohn, je cite « La corruption détourne au profit des riches les ressources destinées aux pauvres, alourdit les charges des entreprises, fausse la répartition des dépenses publiques et décourage les investisseurs étrangers… c’est un obstacle majeur à un développement sain et équitable ».

Le refus systématique de la majorité gouvernementale de mettre en place la haute Cour de Justice et de programmer toute enquête parlementaire sur des faits de corruption et de détournements, malgré plusieurs initiatives de l’opposition, favorise l’impunité et encourage la corruption et les détournements des deniers publics.

Mesdames et messieurs,

De l’état de la pauvreté

Depuis 2010, la Guinée s’est davantage appauvri et les conditions de vie de la population se sont considérablement dégradées. Le taux de croissance économique qui a été 3% en 2011 et 2012 s’est contracté à 2,3% en 2013 C’est un résultat bien médiocre par rapport à la moyenne en Afrique qui s’établissait à 5%. Il est encore plus dérisoire comparée aux réalisations enregistrées par les pays voisins au cours de cette année 2013 : 14,8% en Sierra Leone, 9% en Côte d’Ivoire, 7% au Libéria. En 2014, cette croissance a chuté à 1,1% avant d’être quasi nulle en 2015.

Sur la période, avec un taux moyen de croissance économique inférieur à celui de la population qui croit à 3% par an, les conditions de vie se sont plutôt détériorées. En effet, comme il ressort du classement 2016 des pays dans l’Indice de développement humain du PNUD, la Guinée occupe le 49ème rang sur 54 pays africains et le 183ème rang sur 188 pays du monde. Depuis 2010, année où elle se classait au 156ème rang mondial, sa position n’a cessé de décliner. Ainsi, l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’éducation et le niveau de vie que mesure cet indice composite ont continué à baisser au cours de la période concernée.

Il est vrai que la propagation du virus Ebola apparue en Décembre 2013 a conduit à une crise sanitaire qui a fait des milliers de victimes, affecté l’économie et aggravé la pauvreté. Mais elle n’est pas la seule cause, et loin s’en faut, de la détérioration des conditions de vie de la population. La cause majeure de l’incapacité du gouvernement à créer de la richesse et satisfaire les attentes sociales est, en plus de la corruption endémique, le faible degré de liberté économique dans le pays. En effet, la liberté économique améliore de nombreux aspects du développement humain. Elle est fortement corrélée avec le niveau des investissements, l’amélioration des indicateurs socioéconomiques et la réduction de la pauvreté. Ainsi, la Guinée n’est pas en lien avec le progrès parce que la liberté économique est encore bridée dans le pays. C’est ce qui ressort de l’édition 2017 de l’indice de liberté économique publié par Heritage Foundation et le Wall Street Journal qui classe la Guinée au 45ème rang sur 51 pays africains et au 169ème rang sur 180 pays du monde. Elle est dans le lot des 6 derniers pays africains ou des 12 derniers pays du monde où la liberté économique s’exerce le plus faiblement. L’appauvrissement de la Guinée en est la résultante.

Mesdames et messieurs,

Je voudrais illustrer cette situation en évoquant la mauvaise gouvernance économique du secteur minier qui est stratégique pour le développement industriel de notre pays. En effet, outre les déboires enregistrés avec les multinationales du secteur comme Rio Tinto, Vale et BHP Billiton, le gouvernement continue de signer des contrats miniers dont l’ambition se limite à la simple extraction et à l’exportation des minerais sans se soucier de leur transformation sur place et les effets néfastes sur l’environnement.

En effet, sous l’effet de la corruption tous les projets de construction d’usines d’alumine et d’aluminium ont été abandonnés, privant ainsi le pays de dizaines de milliers d’emplois, alors qu’il en a cruellement besoin. Au même moment l’Indonésie et la Malaisie, pour créer plus de valeur ajoutée et d’emplois pour leurs économies, décidaient de mettre un terme à l’exportation de la bauxite brute en faveur de sa transformation sur place.

Il applique en outre un traitement asymétrique des opérateurs sur la base de quantités produites, en privilégiant les gros volumes. C’est ainsi que la Société minière de bauxite, la SMB, qui exporte 30 millions de tonnes par an ne paie au budget de l’Etat au titre des redevances et des impôts que moins de 4 dollars la tonne de bauxite exportée contre 11 dollars pour la Compagnie de Bauxite de Guinée qui exporte 15 millions de tonnes par an.

Mesdames et messieurs,

De l’Immigration

L’immigration est aujourd’hui l’une des préoccupations majeures des peuples occidentaux, notamment européens. Malheureusement, leurs dirigeants ne semblent pas trouver les solutions qu’il faut pour la contrôler efficacement. Les conséquences, c’est la montée de l’extrême droite partout à travers le continent.

Mais avant de vous proposer une quelconque solution, ne devions-nous pas nous demander pourquoi ces hommes et femmes choisissent d’abandonner leurs terres natales et leurs proches pour chercher à trouver refuge ailleurs en risquant leurs vies ?

Permettez-moi de vous dire, en tant qu’acteur politique africain de premier plan, que ces hommes et ces femmes ne fuient pas que l’extrême pauvreté. Certes, celle-ci fait partie des facteurs qui l’expliquent. Mais, comme on l’a déjà indiqué, cette pauvreté n’est pas une fatalité : elle est très souvent le résultat d’une mauvaise gouvernance qui se traduit par l’accaparement des ressources publiques par l’élite dirigeante à travers la corruption et le détournement impunis des deniers publics. A cela, il faut ajouter parmi les facteurs explicatifs majeurs de l’immigration, la restriction des libertés, la violation des droits humains, l’injustice et l’impunité auxquelles la jeunesse a de plus en plus du mal à se soumettre. Lorsque cette jeunesse revendique, même par des moyens légaux, son besoin de démocratie, de liberté, de justice, d’emploi ou d’électricité, elle s’expose à une répression sanglante et meurtrière des pouvoirs politiques qui, parfois et très malheureusement, bénéficient du soutien de certains gouvernements occidentaux. Cette jeunesse désœuvrée désorientée devient alors une proie facile pour les démons de l’immigration clandestine et même du terrorisme. C’est aujourd’hui le lot de beaucoup de jeunes africains qui faute, de liberté d’emplois et de perspective, prennent au risque de leurs vies, le chemin du désert et de la méditerranée, privant ainsi l’économie de leurs propres pays d’une importante force de travail nécessaire au développement.

À mon humble avis, le meilleur moyen de lutter efficacement contre l’immigration clandestine est de traiter le mal à la racine en soutenant la bonne gouvernance.

Il s’agit pour l’Union Européenne, d’exiger de ses partenaires africains le respect des dispositions de l’Accord de Cotonou dont ils sont signataires.

L’Europe doit conditionner la coopération et l’aide au développement au respect strict des droits de l’homme et des règles et principes de la démocratie et de l’Etat de Droit. Sans ces exigences en direction notamment des pays de l’Afrique subsaharienne, l’Europe pourra difficilement contrôler, dans le respect des droits humains, l’immigration venant de cette région. En effet, seules des politiques publiques fondées sur le respect de ces valeurs peuvent améliorer le climat des affaires, rassurer investisseurs et créanciers et favoriser l’emploi et l’épanouissement sur place d’une jeunesse de plus en plus nombreuse et exigeante.

Mesdames et messieurs,

Pour conclure, je peux affirmer que la Guinée n’est pas sur le chemin vertueux de la gouvernance démocratique. Le Président Alpha Condé, mal assuré de son élection en 2010, n’a organisé les législatives qu’après 3 ans de retard sur la date légale et sur contrainte de son opposition appuyée par la communauté internationale, tandis que les élections locales n’ont toujours pas eu lieu. Ces manquements aux échéances électorales qui ressortent de la loi ont affaibli l’autorité de son pouvoir et semer la discorde dans le pays. Sa réélection en 2015 fortement contestée ne l’aide pas à combler son déficit de légitimité qui est, en dernier ressort, l’enjeu de la gouvernance démocratique en Guinée.

En effet, comment défendre l’idée d’une action publique si celle qui existe tient son autorité d’élections non crédibles ? Si elle est jugée corrompue, conduite en faveur d’un clan, sans réel souci du bien commun ?

L’efficacité de la gouvernance démocratique et sa légitimité se renforcent et se dégradent mutuellement. Cette efficacité s’affaiblit chaque fois que la loi est violée et que la régularité des élections n’est pas respectée. C’est aussi le cas lorsque les dirigeants refusent de quitter le pouvoir à l’issue de leurs mandats et exposent leurs pays à l’instabilité et à la discorde.

Mesdames et messieurs,

Contrairement à ce que semble défendre certains dirigeants africains comme Alpha Condé, il n’y a pas une voie africaine de la démocratie qui serait celle qui permet de retarder et de truquer les élections ou de déverrouiller le verrou constitutionnel de la limitation des mandats. Le socle de la gouvernance démocratique, c’est l’état de droit. C’est ce qui permettra d’avoir des gouvernants légitimes et vertueux, capables d’impulser une croissance forte et inclusive pour répondre aux attentes exigeantes de la jeunesse.


Je vous remercie de votre attention.


Cellou Dalein Diallo

Ancien Premier Ministre

Président de l’UFDG

Chef de File de l’Opposition Guinéenne

 
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Vers le paiement de la deuxième tranche du Budget alloué à Cellou : L’arrêté transmis au ministre du Budget

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée Le directeur national du Budget a écrit à son ministre pour lui soumettre l’arrêté devant servir au paiement de la deuxième tranche du budget alloué au chef de file de l’opposition. Cellou Dalein continuera à s’endormir sur ses lauriers. Parce que la République va bientôt lui verser un milliard deux cent cinquante millions Francs guinéens, sans savoir à quoi le premier versement a servi. Rappelons que par an, 5 milliards doivent lui être versés pour son ‘‘fonctionnement’’. Ci-dessous la lettre du directeur du Budget et le projet de l’arrêté


 
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Statut de chef de file de l’opposition et enrichissement illicite ( Bah Oury)

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée L’opinion nationale et internationale découvre avec stupeur la nature véritable de celui qui est pour le moment le Président de l’UFDG, Cellou Dalein DIALLO. Pourvue d’une forte minorité à l’Assemblée Nationale l’UFDG est le principal parti de l’opposition parlementaire. En novembre 2014 lors de la visite officielle du Président Hollande en Guinée, le Chef de l’Exécutif guinéen annonce l’adoption prochaine du statut de chef de file de l’opposition pour le Président de l’UFDG. A ce moment, cette initiative a été saluée comme étant une volonté de décrisper les relations entre le pouvoir et son opposition. En effet les années de 2012 à 2013 ont été calamiteuses car endeuillées par de sempiternelles manifestations de rue à l’initiative des dirigeants de l’opposition. L’année 2014 a été de son côté dramatique du fait de la persistance de l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola. Dans ce contexte il était louable d’envisager de faire évolué positivement les rapports entre le Chef de l’Etat et le Président du principal parti de l’opposition. Toutefois les récentes révélations de l’octroi d’un budget faramineux à l’institution « chef de file de l’opposition » de l’ordre de 17 millions de GNF/jour soit 50.000 euros/mois s’avère être un scandale politique et moral.

Ce statut est-il conforme avec la constitution

Beaucoup de pays francophones ont adopté ce statut de chef de file de l’opposition en s’inspirant du modèle anglo-saxon qui est par essence parlementaire. Ce type de régime est marqué par le fait que le chef de gouvernement ou Premier Ministre est nécessairement issu de la majorité siégeant au parlement. La durée de vie d’une équipe gouvernementale est très souvent sujette aux aléas des conjonctures politiques. Ainsi, pour assurer la permanence et la continuité de l’Etat le chef de la minorité au parlement est « un premier ministre en attente » et donc doit être informé des dossiers concernant la vie nationale. Il lui est alors conféré le statut de chef de file de l’opposition et il met alors en place un « shadow cabinet » c’est-à-dire un gouvernement de l’ombre qui suit en parallèle les activités du gouvernement en situation de responsabilité. Dans ce contexte, les alternances au pouvoir se font sans heurts et confortent la solidité des institutions.

En Guinée, le régime politique est de type présidentialiste. Le Chef du gouvernement n’engage sa responsabilité que devant le Président de la République. En conséquence l’adoption du statut de chef de file de l’opposition ne se justifie pas au regard de la nature présidentialiste du régime politique.

Ce statut conforte t’il la gouvernance démocratique ou pas !

Il n’est pas besoin d’avoir un statut de chef de file de l’opposition pour le Président de la République pour inviter régulièrement les chefs de son opposition politique à des entretiens réguliers pour les informer de la situation du pays et recueillir également leurs points de vue. C’est une question de bonne volonté, d’ouverture et de respect mutuel. Le cas français en est une parfaite illustration. En effet Le Président François Hollande a convié tous les chefs de partis représentés au parlement à des entretiens lorsque la France a été endeuillée par les attentats terroristes.

La récente affaire du budget alloué au chef de file de l’opposition pose quant à elle, de multiples problèmes :

•Ce statut a permis à Cellou Dalein Diallo de « décréter » qui est de l’opposition et qui ne l’est pas. Le collectif des partis dit « opposition républicaine » est elle la seule et légitime expression de l’opposition en Guinée. La réponse est évidemment non. Ainsi la pratique autocratique de gouvernance dont il est coutumier a amené des mesures d’exclusions des partis qui ont exprimé des points de vue divergents. C’est le cas avec l’UFR de Sydia Touré et le Bloc Libéral. Tout ceci amène insidieusement à la négation de la charte des partis politiques en Guinée et restreint également l’expression démocratique des courants d’idée qui parcourent notre société.

•Au Mali, le Chef de file de l’opposition M. Soumaïla Cissé a des avantages similaires à ceux alloués au 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale (fonctionnement d’un cabinet). Dans ce cas-ci la puissance publique a bien encadré l’utilisation des fonds. Ce qui est loin d’être le cas chez nous, où un chèque en blanc est donné à Cellou Dalein Diallo qui dispose d’une allocation journalière de 17 millions de GNF qu’il utilise à sa guise . Dans les faits, cette pratique s’apparente à un abus de biens sociaux et est pénalement condamnable. Comment évoquer la bonne gouvernance et fustiger à longueur de journée les « marchés gré à gré » si soi-même bénéficie de manière inconsidérée des mannes de l’argent des contribuables guinéens sans aucune transparence sur l’affectation des fonds publics. Pire, il va jusqu’à confondre l’institution « chef de file de l’opposition » avec sa personne physique.

•Les sociologues caractérisent les Etats africains, «d’Etats néo-patrimoniaux » où la classe politique s’illustre par la « politique du ventre ». Dans un tel système, la captation des ressources publiques pour satisfaire notamment des intérêts privés et claniques est la principale cause de la mal-gouvernance et de la pauvreté endémique des populations. L’allocation au chef de file de l’opposition en l’absence d’un cadrage législatif correctement conçu renforce ainsi les dérives de l’Etat néo-patrimonial. La course vers l’enrichissement illicite est ainsi légitimé où la politique devient le moyen par excellence pour s’enrichir en toute impunité en siphonnant les biens publics. Se servir au lieu de servir trouve sa justification par l’attitude de notre chef de file de l’opposition.

•Cette situation cocasse révèle à l’opinion nationale, la véritable logique politique de Cellou Dalein. Foin des déclarations mielleuses de bonne gouvernance, du respect de l’Etat de droit ou de la justice sociale, ce qui lui importe c’est de s’enrichir au delà de toute mesure en usant de sa position. Sa gestion opaque du patrimoine de l’UFDG , un narcissisme exacerbé pour ramener « tout » à sa personne , un mépris pour le respect des principes de transparence et un adepte de la culte de personnalité ont trouvé un terreau fertile de part sa position du président du principal politique guinéen. Cette situation constitue un véritable danger aussi bien pour la survie de l’UFDG que pour la stabilité et la démocratie dans notre pays.

•Que dire des plusieurs centaines de victimes qui sont enregistrées dans les livres de l’UFDG qui pour la grande majorité d’entre eux croupissent dans une misère noire, abandonnées et recroquevillées dans la solitude ! En oubliant la longue liste des victimes et de leurs ayants droits le Président de l’UFDG a encore manqué à son devoir que sa charge lui impose : protéger ses militants, les secourir tout en veillant à sauvegarder la réputation et l’image de l’institution UFDG. Les militants doivent en tirer toutes les conséquences politiques dans les meilleurs délais.

En conclusion

La lutte contre la corruption est une nécessité vitale pour reconstruire la confiance des guinéens et du monde extérieur à l’égard de la Guinée. Cet épisode des avantages alloués à Cellou Dalein Diallo indique que la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la restauration d’une image positive de la Guinée et de ses institutions interpelle tous les citoyens. L’avancée démocratique exige des hommes et des femmes politiques d’être propres, vertueux et soucieux du respect du patrimoine public.

La rénovation de l’action politique dans notre pays s’articule principalement autour de la réelle compréhension que la construction nationale passe par l’existence de contre-pouvoirs efficaces, responsables et constructifs. Par la publicité autour de cette affaire, la conscience citoyenne avec ses exigences éthiques est en train de faire son chemin lentement mais sûrement.

 
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Makanéra fait de deux torts une raison : ‘‘5 milliards ce n’est même pas le quart de ce qu’un petit directeur vole par an’’

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée
La subvention allouée au chef de file de l’opposition continue d’alimenter les débats dans la Cité. Si certains sont choqués de savoir que Cellou Dalein Diallo devrait toucher la somme de 5 milliards par an, d’autres par contre trouvent que cela est tout à fait normal. C’est le cas du président du FND.

Alhousseini Makanera Kaké a une toute autre lecture de la subvention accordée au chef de file de l’opposition, différente de celle de Lansana Kouyaté et d’autres acteurs politiques, qui commencent à s’agiter contre la mesure découlant pourtant d’une loi adoptée à l’unanimité au parlement. Si les détracteurs du président de l’UFDG accusent Cellou Dalein de tremper dans l’affairisme qui gangrène la gouvernance actuelle, l’ancien ministre de la Communication quant à lui vient battre en brèche ces accusations, pour inviter l’opinion à focaliser son attention sur des questions plus importantes.



« Il y a beaucoup de sujets plus importants qu’on devrait débattre que des questions qui n’en valent pas la peine, telle que l’affaire de budget du chef de file de l’opposition. Si on avait discuté du montant du budget ça je peux comprendre», a-t-il indiqué. Selon Alhousseini Makanera « dès qu’une institution est créée, il doit y avoir un budget», a-t-il souligné. Avant de rappeler que « même vous de la presse quand j’étais ministre, j’ai regroupé tout le monde pour discuter par rapport aux problèmes. La première question qui a été posée, c’est d’abord la subvention. Certains ont demandé plus de 20 milliards, j’ai même dit ce montant, c’est petit pour vous. Maintenant pour un chef de file de l’opposition dont le rôle est de soutenir la presse, soutenir tous ceux qui se battent pour l’instauration de la bonne gouvernance dans notre pays, on trouve que 5 milliards c’est énorme. Alors que ça ne représente même pas le quart de ce qu’un petit directeur vol par an», fulmine Alhousseini Makanera.

En outre, le président du FND estime que ce débat n’a aucune importance.

« On se détourne de l’essentiel pour s’occuper de ce qui n’a aucune importance, selon lui. Moi je pense que la presse devrait être choquée en voyant un directeur qui n’a même pas 5 millions de francs guinéens comme salaire mensuel, qui va à la télévision nationale pour dire j’ai donné plus de 300 millions à des directions ici. Un agent de l’Etat qui donne à l’Etat ça devait créer plus de scandale», rappelle l’ancien ministre de la Communication.

Il faut signaler que du côté de l’UFDG le parti estime que c’est un non évènement, et que d’ailleurs l’Etat doit 2 ans d’arriérés au chef de file de l’opposition, a confié un cadre du parti, très sérein.

Avec le Démocrate

 
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Terrorisme: Le Professeur Alpha Condé et Donald Trump à Riyad

2017/5/20

Aujourd'hui en Guinée

Ce samedi 20 mai 2017, Le Président de la République de Guinée et Président en exercice de l'Union Africaine, Pr. Alpha Condé est arrivé à Riyad aux environs de 11h45' locales (8h45' heures de Conakry).

C'est sur le tarmac de l'aéroport militaire des forces armées saoudiennes où l'avion présidentiel s'est posé avec sept (7) membres à bord. Le Professeur Alpha Condé répond ainsi à l'invitation du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Le Roi Salmane Ben Abdoul Aziz Al Saoud, pour le sommet des pays de l'Organisation de la Coopération Islamique(OCI) sur le terrorisme qui s'ouvre demain dimanche 21 mai courant en présence d'une vingtaine de chefs d'Etats et de gouvernements.

Après les honneurs des autorités royales saoudiennes, la délégation guinéenne a élu son quartier général à l'hôtel Kempinski dans la tour Rafal, au centre ville huppé de Oléya.
Le reste de la délégation arrive cette nuit à Riyad.

Il faut noter que ce sommet connaîtra la présence du Président des États-Unis d'Amérique Donald Trump qui arrive dimanche avec une délégation estimée à mille membres, selon les médias locaux.
Nous y reviendrons.

Ousmane TRAORÉ

Écrivain-journaliste
Directeur Général de l'EGIR
Chef de bureau d'AEG à Riyad.

 
XVIIème session ordinaire de la conférence des chefs d'états et de gouvernement de l'OMVS

2017/5/17

Aujourd'hui en Guinée DISCOURS BILAN DU PROFESSEUR ALPHA CONDE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE PRESIDENT EN EXERCICE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE L’OMVS

Conakry, le 17 Mai 2017

Messieurs les Présidents et Chers Frères,
Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Monsieur le Haut Commissaire de l’OMVS,
Messieurs les Membres du Corps Diplomatique,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Organismes et Institutions de Financement,
Honorables Invités,
Mesdames, Messieurs,

C’est avec un honneur renouvelé que je me retrouve avec vous pour vous souhaiter la bienvenue ce matin à Conakry, en terre OMVS de Guinée.

Nous voici réunis pour faire le point de l’état d’avancement des activités de notre Organisation Commune, l’OMVS.

En mars 2015, mes chers frères Ibrahima Boubacar KEITA du Mali, Mohamed Abdel AZIZ de la Mauritanie et Macky SALL du Sénégal, m’avaient fait l’honneur de présider aux destinées de l’OMVS. Tout en vous remerciant de cette confiance, je voudrais à mon tour, vous faire le bilan de l’état d’avancement de nos activités depuis cette date

Messieurs les Présidents et Chers Frères
Mesdames, Messieurs

En 2015, nous avions tenu la Conférence à quelques mois de la grande réunion de Paris, consacrée au Changement climatique. Nous avions fait une Déclaration, invitant les Etats membres de l’OMVS à soutenir le sommet de Paris et à davantage intégrer cette dimension nouvelle dans les projets et programmes.

C’est parce que, dans le cadre de l’OMVS, nous sommes d’abord unis par l’eau qui, naturellement est tributaire du changement climatique. La raison d’être de l’OMVS, c’est de bâtir le développement et l’intégration autour de l’eau. L’eau pour la navigation, l’eau pour l’énergie propre et l’eau pour la sécurité alimentaire et l’alimentation des populations et des animaux.

Et pour renforcer notre attachement au climat et à la pérennisation de la ressource, nous avions instruit le Haut-Commissariat de l’OMVS à mettre en place un mécanisme de protection des écosystèmes de la source du fleuve, par la création d’un Observatoire de l’Environnement du Massif du Fouta Djallon.

Messieurs les Présidents et Chers Frères,
Mesdames, Messieurs

En 2015, nous avions insisté sur l’impérieuse nécessité de mettre en œuvre le Système Intégré de Transport Multimodal (SITRAM). Et dans ce cadre, la priorité a toujours été la navigation entre la ville de Saint Louis au Sénégal et Ambidédi au Mali. En plus de l’aménagement du cours d’eau, des ports et escales portuaires sont aussi à aménager. La finalité est de faire du fleuve, une zone de forte circulation des personnes et des biens.

Les études qui devaient être complétées ou actualisées ont été menées, pour l’essentiel, pendant ces deux dernières années.

Il faut ainsi noter qu’en ce qui concerne le port fluviomaritime et le chenal navigable, les rapports d’investigation de terrain, de topographie, de bathymétrie, des sondages géotechniques, d’inspections subaquatiques et d’aménagement du chenal ont été adoptés. Les Etudes d’Impact Environnementales et Sociales infrastructures portuaires et de l’aménagement du chenal, l’étude de réhabilitation et de modernisation de l’écluse de Diama et celle de faisabilité économique sont entamées. C’est surtout avec l’appui de la Banque Mondiale, à travers le Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PGIRE) que nous avons réussi à mener tant d’études. Les Pays Bas ont aussi contribué à ce volet Etudes du projet.
Pour accélérer la réalisation du Projet Navigation, l’OMVS a eu recours aux financements innovants. C’est dans ce cadre qu’un Protocole a été signé avec le partenaire stratégique indien soutenu avec EXIMBANK Inde, pour mobiliser le financement nécessaire à cet important projet.

Une nouvelle feuille de route vient d’être adoptée par le Conseil des Ministres en sa 69ème session ordinaire tenue à Dakar. Nous comptons sur la mise en œuvre diligente de celle-ci, dont l’objectif est d’accélérer la mise en œuvre de la navigation. C’est pour moi l’occasion de vous remercier pour les appuis apportés à ce secteur stratégique de notre programme de développement communautaire.

Messieurs les Présidents et Chers Frères,
Mesdames, Messieurs

L’énergie a toujours été un secteur dynamique, qui a fait l’objet des premiers investissements, avec le barrage hydroélectrique de Manantali.

En 2015, nous étions encore dubitatifs sur le déroulement normal des travaux de Gouina. De nombreux obstacles, non moins complexes, en constituaient le frein.

En plus des volets administratifs liés au mécanisme financement avec la satisfaction des conditions préalables au premier décaissement, nous étions aussi confrontés au choix de la Banque pour le Compte Domiciliataire, au recrutement de l’Ingénieur Conseil et à la mise en place d’un mécanisme de gouvernance consensuel.

Tous ces problèmes sont maintenant résolus.

Les travaux ont démarré, tant pour la composante barrage que pour celle du Plan d’Action de Réinstallation, marquée par les constructions des maisons et équipements collectifs des Populations à déplacer.

Nous remercions le gouvernement malien pour les diligences apportées à la délivrance des actes administratifs, tels que la déclaration d’utilité publique et le déclassement de forêt classée.

Messieurs les Présidents et Chers Frères
Mesdames, Messieurs

De 2013 à 2014, notre Organisation menait une série d’intenses discussions avec Eskom Energie Manantali (EEM-sa), l’Opérateur de Manantali et Félou. Malgré de nombreux compromis proposés, les différentes concessions et médiations faites et l’implication des Présidents Zuma et Macky Sall, la rupture avec, Eskom Energie Manantali (EEM-sa) a été constatée le 30 juin 2014. Notre Organisation a pris ses responsabilités en mettant en place, le 1er juillet 2014, une structure de substitution dénommée « Société d’Exploitation de Manantali et Félou » (SEMAF-SA), qui est une filiale de la SOGEM.

Conformément à nos accords avec les partenaires financiers, nous allons procéder au recrutement du Directeur Général de la SEMAF-SA., d’une firme technique devant assister la SEMAF, et à la mise en place du contrat d’exploitation

Prévue pour une durée de 4 ans, SEMAF SA a démontré notre capacité de gérer le patrimoine de l’Organisation. C’est un grand pas dans notre marche vers le progrès.

Messieurs les Présidents et Chers Frères
Mesdames, Messieurs

Pendant la période 2013-2017, se résolvait progressivement la lancinante question de panne des groupes du barrage de Manantali. Les travaux de réparation se poursuivent normalement et vont s’achever en 2018, dans le cadre d’un programme dénommé Manantali.

Ce programme d’envergure a été mis en place dans le souci de préserver le patrimoine existant et de valoriser l’énergie qui sera produite par le barrage hydroélectrique de Gouina. Il consiste en la réhabilitation du Patrimoine existant, tel que défini dans le plan technique décennal 2013-2022 et le développement du Réseau Interconnecté de Manantali (RIMA) pour desservir de nouvelles zones, notamment les zones minières au Mali et au Sénégal, les zones agro industrielles du Sénégal et de la Mauritanie.

Le programme a reçu l’adhésion de différents partenaires, qui ont pris des engagements de financer une partie des lignes de transport de l’énergie. C’est ainsi que la Banque Mondiale s’est engagée pour la ligne Kayes-Tambacounda (Sénégal) et l’Agence Française de Développement pour la ligne Manantali-Kita-Bamako (Mali). Les démarches se poursuivent pour l’obtention du financement de la ligne Kayes-Tintane-Kiffa.

En plus de la réhabilitation du patrimoine et du renforcement du réseau de distribution, le Projet Manantali 2 va renforcer notre capacité d’interconnexion avec d’autres zones de production et de consommation d’électricité et de consommation

Messieurs les Présidents et Chers Frères
Mesdames, Messieurs

Dans l’optique d’accélérer le développement du Barrage de Koukoutamba le schéma de financement de l’ouvrage a été revu. Alors que tous nos ouvrages ont été financés suivant le même schéma d’endettement classique, nous avons réussi à intéresser les entreprises soumissionnaires pour la réalisation du Projet sur le Mode « Clef en Main avec Apport de Financement ». Les études ont été actualisées sur cette base . Nous sommes dans la dernière phase d’évaluation des dossiers Offres reçues. Si tout se déroule bien, Koukoutamba sera le premier grand ouvrage de l’OMVS édifié sur le sol guinéen. Tout un symbole de maturité et d’intégration.

Il convient de signaler que cet ouvrage est situé dans une zone de haute diversité biologique, grand sanctuaire des chimpanzés sauvages rares en Afrique et dans le monde. Dans ce cadre, nous travaillons avec toutes les parties concernées, y compris la Banque Mondiale pour que la construction des ouvrages se fasse en harmonie avec la préservation des écosystèmes de la zone. J’ai personnellement écrit à la Banque Mondiale et donné des instructions à mon Chef de Gouvernement, pour mettre sur pied un Comité Interministériel pour une bonne gestion de la question environnementale. La démarche en cours conduira à la sauvegarde de ces espèces protégées, sans compromettre la réalisation des ouvrages (Koukoutamba, Boureya, Balassa) prévus dans la zone.

Ces barrages seront gérés par la Société de Gestion des Ouvrages du Haut Bassin en Guinée (SOGEOH), que nous venons de créer, physiquement en tant qu’entité de l’OMVS en Guinée. Tout un symbole d’intégration avec ce maillage marqué par le Haut Commissariat à Dakar, la SOGEM à Bamako, la SOGED et la SOGENAV à Nouakchott et la SOGEOH à Conakry. C’est l’intégration en marche.

Pour le barrage de Gourbassi, en plus de l’accord de principe de l’Agence Française de Développement (AFD), nous comptons toujours sur l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui l’a inscrit dans le Programme Prioritaire de Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA).

Messieurs les Présidents et Chers Frères
Mesdames, Messieurs

Notre Organisation s’est toujours engagée dans la voie de la sécurité alimentaire pour ses Etats membres. Ces deux dernières années, nous avons lancé l’actualisation du Plan d’Action Régional pour l’Amélioration des Cultures Irriguées (PARACI). Nous l’avons fait dans l’esprit d’intégrer, dans ce document, les nouvelles orientations de nos Etats respectifs et les nouveaux programmes liés à la question de la sécurité alimentaire. Avant la fin de cette année, nous espérons avoir de nouveaux programmes issus des engagements des partenaires que nous allons convier à une table ronde dans le courant du second semestre 2017.

Avec l’appui de la FAO, un programme cadre complémentaire est en cours d’exécution. Il aboutira à un document d’investissement dont l’élaboration sera achevée en fin 2018.

Dans le cadre de la seconde phase du Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PGIRE), nous renforçons nos Agences Nationales dédiées au secteur : Direction Nationale du Génie Rural en Guinée, Agence de Développement Rural du Bassin du Fleuve Sénégal (ADRS) au Mali, Société Nationale d’Aménagement Rural (SAED) en Mauritanie et Société d’Aménagement et d’Exploitation des terres du Delta (Sénégal). Tous les appuis du PGIRE 2 vont se matérialiser à travers le financement de programmes nationaux jugés prioritaires, et à fort impact sur la sécurité alimentaire.

Avec le même projet, nous apportons un appui quasi similaire aux Directions Nationales des Pêches continentales pour mieux développer la production halieutique, tout en renforçant les équipements et le niveau d’organisation du secteur de la pêche continentale.

Messieurs les Présidents et Chers Frères
Mesdames, Messieurs

Comme je l’avais évoqué, notre environnement est fortement tributaire des impacts du changement climatique. Nous avions fait une Déclaration solennelle de soutien à la COP 21. Fort heureusement, nous avons tous signé les accords de Paris sur le climat.

En 2015, nous avions aussi instruit le Haut Commissariat à mettre en place l’Observatoire de l’Environnement du Massif du Fouta Djallon. Au sujet de cette question, je me suis investi, en ma double qualité de Président en Exercice de l’Union Africaine et de Président en Exercice de notre Organisation pour accélérer le transfert du programme de l’Union Africaine à la CEDEAO. L’objectif étant de répondre à l’esprit de notre résolution qui inscrit ce projet dans un cadre d’intégration, entre l’OMVS et la CEDEAO.

Pour faire face aux nombreux problèmes liés à la prolifération du typha, plante aquatique nuisible proliférant dans le delta, nous avons développé des programmes de lutte pour la maîtrise de la plante.

Pour baliser notre voie dans le domaine environnemental, nous nous sommes récemment dotés d’un nouveau « Plan d’Action Environnemental Stratégique (PAS) pour l’horizon 2025 ».

En vue d’affiner notre méthode de planification, nous sommes en train d’évaluer le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion (SDAGE) qui sera actualisé.

Messieurs les Présidents et Chers Frères
Mesdames, Messieurs

Notre Partenariat s’est à la fois consolidé et diversifié. L’OMVS a été reconnue à l’international, comme meilleur organisme de bassin dans le monde. L’engagement exemplaire de notre organisation dans le dialogue du NEXUS et de la paix pour l’eau est ainsi fortement magnifié.

C’est là une consécration exceptionnelle pour laquelle vous me permettrez d’adresser nos chaleureuses félicitations à notre Conseil des Ministres, au Haut-Commissaire de l’OMVS et à toute son équipe.

Je voudrais profiter de cette heureuse opportunité pour remercier notre frère et ami, le Président Macky Sall, pour avoir justement magnifié l’exemple de notre Organisation au Conseil de Sécurité des Nations Unies en juin dernier et pour avoir initié la prise de conscience à ce niveau pour que les cours d’eau transfrontaliers soient considérés comme facteur de paix et de coopération à l’image du fleuve Sénégal.

Messieurs les Présidents et Chers Frères
Mesdames, Messieurs

Je voudrais porter à votre connaissance que parallèlement aux activités en cours, l’Organisation, avec le soutien bienveillant du Conseil des Ministres, a engagé des études pour moderniser son fonctionnement, mettre en place un système de financement autonome et préparer un programme ambitieux d’adaptation du Bassin du Fleuve aux changements climatiques.

Dans la même dynamique, conscient des capacités d’endettement de nos états, une opportune réflexion est en cours pour pouvoir accéléré la réalisation de certains de nos ouvrages structurants en mode PPP.

Messieurs les Présidents et Chers Frères
Mesdames, Messieurs

Nous avons réalisé de bonnes actions, entamé de grands programmes, conçu d’imposants projets. Nous sommes assurés qu’avec l’élan en cours, nous sommes convaincus que les conditions sont en voie d’être réunies pour aménager tous nos sites de barrages hydroélectriques, naviguer en temps plein sur le fleuve, aménager et exploiter tout le potentiel cultivable et protéger l’environnement.

La crédibilité de notre Organisation et le soutien sans faille des plus Hautes Autorités que nous sommes, constituent un gage certain de succès.

Messieurs les Présidents et Chers Frères

Avant de terminer, vous me permettrez d’adresser, en notre nom à tous, nos vives félicitations à notre Conseil des Ministres, au Haut-Commissaire et à l’ensemble du système OMVS pour avoir œuvré de manière louable à la réputation et à la crédibilité de notre Organisation.

A vous mes Chers frères et amis Président Ibrahim Boubacar Keita, Président Mahmoud Abel Aziz, et Président Macky SAll, j’adresse la grande reconnaissance du peuple de Guinée et des populations de l’OMVS pour avoir continué et renforcé la voie de la coopération fraternelle et pacifique tracée par nos illustres devanciers.

Nous nous devons tous de poursuivre cette noble ambition au profit du bien-être de nos peuples car, pour paraphraser Mandela, on peut aller vite en allant seul, mais on est plus sûr d’aller loin quand on chemine ensemble.

Vive l’OMVS
Vive l’Entente et la Coopération entre les Peuples du Mali, de la Mauritanie du Sénégal et de la Guinée.

Je vous remercie

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
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Crise libyenne : Le Président du Congrès des Toubous du Sud de la Libye à Sékhoutouréya

2017/5/17

Aujourd'hui en Guinée Le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, Président en exercice de l’Union africaine, a reçu en audience dans la journée du dimanche, 14 mai 2017 au Palais Sékhoutouréya, le Président du Congrès des Toubous du Sud de la Libye, Issa Abdel Majjib Mansour.

Il était venu solliciter le soutien du Président Alpha Condé, Président en exercice de l’Union africaine, pour une solution de sortie de crise en Libye. De ce fait, le Président du Congrès des Toubous a remis au Président Alpha Condé le dossier complet concernant le Sud de la Libye.

Au cours des entretiens, le Président en exercice de l’Union africaine a rassuré le Président du Congrès des Toubous, de tout son accompagnement, son engagement et sa disponibilité pour un retour de la paix en Libye.

A sa sortie de l’audience, le Président du Congrès des Toubous du Sud de la Libye a déclaré : « Nous avons discuté avec son excellence Monsieur le Président de la République, de la crise libyenne en ce qui concerne le Sud, l’Est et l’Ouest. Nous avons donc discuté avec M. le Président de la République, des voies et moyens devant nous permettre de trouver une solution à cette crise.

La stabilité de la Libye est importante. La stabilité de la Libye est la stabilité de l’Afrique. En particulier, la stabilité du Sud est la stabilité de toute la Libye. Et si le Sud n’est pas stable, c’est la possibilité de la rentrée des armes et des terroristes.

Au cours de nos entretiens, le Président Alpha Condé a échangé aussi avec le Président Idriss Deby.

Nous qui sommes dans le Sud et ce qui concerne le Sud, nous avons déposé un dossier auprès de son excellence M. le Président de la République. Un dossier complet concernant le Sud de la Libye. Nous avons confiance en son excellence M. le Président de la République et tous ceux qui peuvent contribuer à trouver une solution à cette crise, nous avons confiance en eux.

Nous pensons que la crise libyenne doit être résolue par le camp de l’Union africaine. La Libye est un pays de l’Union africaine.

C’est l’Union africaine qui avait aidé à lever l’embargo qui pesait sur la Libye dans les années 80.

Les Chefs d’Etats africains ont les moyens de résoudre cette crise. Ce sont les Chefs d’Etats qui sont allés et ils ont défié cet embargo dans les années 80 et 86. Et nous pensons qu’avec la présidence du Président de la République guinéenne, nous trouverons une solution à cette crise ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
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CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT DE L’OMVS, 17ème SESSION ORDINAIRE : COMMUNIQUE FINAL

2017/5/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY, le 17 MAI 2017, La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a tenu sa XVIIème Session Ordinaire, à Conakry le 17 mai 2017, sous la présidence de Son Excellence le Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVS.

Ont participé à cette Session :

Son Excellence Monsieur Mohamed Ould ABDEL AZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie;

Son Excellence Monsieur Ibrahima Boubacar KEITA, Président de la République du Mali;

Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal;

La Conférence a examiné l’ordre du jour suivant :

- Analyse et adoption du Rapport du Président du Conseil des Ministres de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement;

- Approbation du Relevé des Conclusions;

- Adoption des Résolutions Finales de la XVIIème Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.

Après des échanges fructueux, la Conférence a adopté le Rapport du Conseil des Ministres, présenté par son Président, Monsieur Mohamed Abdel VETAH, Ministre de l’Energie, et de l’Eau de la République du Mali.

La Conférence a donné des orientations et instructions visant l’impulsion d’une dynamique nouvelle de l’OMVS.

La Conférence remercie sincèrement, la communauté de nos partenaires de développement pour l’appui précieux qu’elle ne cesse d’apporter à l’OMVS pour la réalisation de nos programmes.

La Conférence a, par ailleurs, adopté les résolutions suivantes :

Résolution relative à la Convention portant création de la SOGEAOH;

Résolution relative à l’élaboration d’un plan d’investissement global,

Résolution relative à la nomination du Haut Commissaire;

Résolution relative à la nomination du Haut Commissaire Adjoint;

La Conférence a élu Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVS et nommé Monsieur Cheick Taliby Sylla Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique de la République de Guinée, Président du Conseil des Ministres de l’OMVS.

Les délégations de la République du Mali, de la République Islamique de la Mauritanie et de la République du Sénégal ont exprimé leurs sincères remerciements à Son Excellence Monsieur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, au Gouvernement et au peuple Guinéens pour l’accueil fraternel dont ils ont été l’objet.

POUR LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT

LE PRESIDENT

SON EXCELLENCE PROFESSEUR ALPHA CONDE

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
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Une délégation du Groupe des pays ACP à Conakry: Appui aux négociations avec l’Union européenne



2017/5/16

Aujourd'hui en Guinée Président de la République, le Pr Alpha Condé, a reçu en audience dans la soirée du mercredi 10 mai 2017 au Palais Sékhoutouréya, une délégation du Groupe des pays ACP (Afrique, Caraïbes Pacifique) venue solliciter le soutien du Président Alpha Condé, Président en exercice de l’Union africaine, pour les négociations entre le Groupe des ACP et l’Union européenne. Selon l’ambassadeur d’Ethiopie en Belgique, Teshome Toga Chanaka, les négociations vont commencer bientôt pour remplacer l’Accord de Cotonou qui lie les deux organisations et qui expire en 2020.

A l’issue des échanges avec le Chef de l’Etat, l’ambassadeur d’Ethiopie au Royaume de Belgique, Teshome Toga Chanaka, chef de la délégation, a déclaré : « Nous sommes là pour demander l’appui et le conseil de son excellence M. le Président de la République pour les négociations entre le Groupe des ACP, composé de 79 pays, avec les Etats membres de l’Union européenne. Ces négociations doivent pouvoir commencer bientôt pour remplacer l’Accord de Cotonou qui nous lie et qui expire en 2020.

Nous avons rencontré son excellence Mme la ministre des Affaires étrangères, ensuite son excellence M. le Premier ministre, son excellence M. la ministre de la Coopération et nous venons de rencontrer son excellence M. le Président de la République à qui nous devons beaucoup de reconnaissance. Nous sommes heureux de savoir que la Guinée va nous appuyer dans les négociations avec l’Union européenne, surtout, pour que nous restons un groupe solide (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et que l’on n’arrive pas à nous diviser.

Son excellence, M. le Président de la République nous a rassuré qu’il va consulter ses collègues et durant le sommet de l’Union africaine en juillet 2017 à Addis-Abeba, ils vont tout faire pour que le thème de l’ACP soit inscrit à l’ordre du jour et que l’Afrique parle d’une seule voix pour appuyer le Groupe ACP.

Nous avons évidemment félicité M. le Président de la République pour son élection à la tête de l’Union africaine ».

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
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Ouverture à Conakry du séminaire d’élaboration d’un cadre national des certificats et des qualifications

2017/5/11

Aujourd'hui en Guinée Conakry– Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, Damantang Albert Camara, a procédé ce mercredi au lancement du séminaire d’élaboration d’un projet cadre national des certificats et des qualifications en République de Guinée. A cette occasion, il était accompagné par les Ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé, et celui de l’Enseignement Pré-Universitaire, Ibrahima Kalil Konaté.

En effet, les cadres nationaux des certifications (CNC) où des qualifications (CNQ) sont des instruments utilisés par les États pour revoir, réformer et consolider leurs systèmes d’éducation et de formation. Basés sur un rapprochement entre le monde de l’éducation et celui du travail, sur l’amélioration de l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi et sur une adéquation formation/emploi, ces travaux consistent généralement à remettre en question une partie de l’enseignement technique et professionnel dans une optique de professionnalisation en vue de soutenir le développement de formations professionnelles centrées sur les métiers et les professions. C’est pourquoi à l’image de plusieurs pays la Guinée a également choisi d’améliorer la voie de l’apprentissage traditionnel en se basant sur certaines approches porteuses, telles que l’apprentissage de type dual alliant formation en entreprise et formation initiale en établissement.

L’objectif général poursuivi par cette démarche est d’améliorer la pertinence et l’efficience du système de l’enseignement technique et de la formation professionnelle pour permettre d’équiper tous les jeunes et tous les adultes des compétences nécessaires à l’emploi, à la l’obtention d’un travail décent, à l’entrepreneuriat et à l’apprentissage tout au long de la vie. En plus, l’adoption d’un CNCQ est l’occasion de revoir et de consolider le système de formation, en se rapprochant de la réalité du marché du travail et d’adopter diverses mesures susceptibles d’améliorer la qualité et l’efficacité de la formation.

Durant ces trois jours, les participants se pencheront sur l’analyse de la situation qui porte sur :

– La transparence du système en place et le degré d’adéquation entre les diplômes et les caractéristiques des métiers visés ;

– Les liens entre les programmes de formation et les emplois types de ces métiers ;

– La qualité des programmes et des parcours de formation ;

Pour la Représentante de l’Organisation Internationale de la Francophonie en Guinée, la révision et la consolidation des certifications et des diplômes de formation professionnelle nécessitent un examen approfondi de l’ensemble des certifications et des diplômes du système éducatif, de l’enseignement secondaire pré-universitaire à l’enseignement supérieur. Poursuivant Barbara Murtin dira que dans un pays où la formation professionnelle est un peu développée, où les informations sur le marché du travail sont difficiles à obtenir, il est recommandé de débuter par une méthodologie et des outils de classification simple, mais efficaces, qui permettront d’établir une première classification à laquelle pourra se rallier la majorité des partenaires.

Au nom du Patronat Guinéen, Mamadou Cellou Souaré a affirmé que l’enjeu de la formation professionnelle est de taille, au regard du besoin d’impulser le développement durable, qui décline une série d’actions importantes de certification des formations d’une main d’œuvre qualifiée dans les différents corps de métiers. Certains diplômes officiels ne correspondant plus aux exigences des emplois, le Patronat par la voix de Mamadou Cellou Souaré préconise que le cadre national des certifications et des qualifications vise entre-autre à donner un cadre pour garantir qu’un diplôme de formation professionnelle devienne un véritable passeport pour l’emploi mais aussi que chaque diplôme de formation professionnelle corresponde à un métier.

Pour sa part, le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail a insisté sur l’importance du séminaire portant sur l’élaboration d’un cadre national des certifications et des qualifications « CNCQ » en Guinée. Plus loin Damantang Albert Camara, entouré des ministres Ibrahima Kalil Konaté de l’Enseignement Pré-Universitaire, de Abdoulaye Yéro Baldé de l’Enseignement Supérieur, a expliqué la valeur et la portée d’un tel projet centrés sur la reconnaissance et la valorisation des diplômes officiels. Il a notamment mis l’accent sur la nécessité d’accélérer le développement des cadres nationaux de certification pour permettre d’équiper tous les jeunes et tous les adultes des compétences nécessaires à l’emploi, à la l’obtention d’un travail décent, à l’entrepreneuriat et à l’apprentissage tout au long de la vie.

Conformément aux objectifs spécifiques tournés vers l’analyse des liens entre certifications et qualifications attendues par le marché du travail, la présentation des fondements et grands objectifs d’un cadre national des certifications et des qualifications, la présentation des outils de classification des acquis de l’apprentissage, l’élaboration d’un premier scénario de mise en place d’un cadre national des certifications et des qualifications, suivie de la réalisation d’un plaidoyer interministériel pour l’élaboration commune du CNCQ, le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, est rassuré que le séminaire aboutira à la construction d’un cadre efficace et dynamique de certification et de classification des diplômes pour notre pays.


CCG

 
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La route a de nouveau enlevé la vie à des Guinéens dans des circonstances atroces ! ( BL )

2017/5/10

Aujourd'hui en Guinée C’est avec un cœur meurtri que le Bloc Libéral a appris les accidents de circulation qui se sont produits à Yorokoguia et à Kagbelen-village, dans la Préfecture de Dubréka, respectivement le samedi 06 mai 2017et le mardi 9 mai 2017. Selon les informations relayées par les médias, ces deux accidents ont causé 30 morts (26 à Yorokoguia et 4 à Kagbelen-village) et 32 blessés dont 25 à Yorokoguia.

Le Bureau Exécutif du Bloc Libéral, au nom de ses militants et sympathisants, présente les condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite que l’âme des défunts repose en paix. Le Bureau souhaite également un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

Toujours selon les informations relayées par les medias, tous les deux accidents ont été des collisions. Le premier a été une collision entre un camion benne transportant du sable et un minibus, qui transportait plus de cinquante (50) personnes. Le second a également été une collision entre un camion remorque transportant des équipements de forage et un pick-up personnel.

Le Bloc Libéral accuse la détérioration très poussée des routes du pays, l’état de défectuosité des véhicules en circulation, les surcharges, les excès de vitesse et le non respect du code de la route, le tout dans l’indifférence la plus totale des autorités en charge de la construction et de l’entretien des routes, ainsi que de la sécurité routière.

Le Bloc Libéral invite les autorités à :

-diligenter des investigations pour déterminer les causes réelles de ces drames afin de prévenir d’autres dans l’avenir ;

-faire appliquer les lois et les règlements relatifs à la sécurité routière ;

-entretenir des routes, vu leurs défectuosités très poussées tant à l’intérieur qu’à Conakry ;

-assurer le contrôle des véhicules transportant des passagers et exiger des visites techniques de façon régulière ;

-agrandir la largeur des routes à grande densité de circulation dans toutes les préfectures du pays.

Du côté des usagers de la route, le Bloc Libéral invite chacun:

-au respect du code de la route ;

-à éviter les surcharges des passagers ;

-à se rassurer du bon fonctionnement de son engin roulant avant de le mettre sur la route ;

-à éviter les excès de vitesse.

Une fois encore, le Bloc Libéral prie pour le repos des âmes de tous ceux et toutes celles qui ont perdu la vie dans ces accidents. Amine !

Fait à Conakry le 9 Mai, 2017

Le BLOC LIBERAL




En savoir plus sur http://mediaguinee.org/2017/05/10/drames-de-dubreka-et-kagbelen-village-declaration-du-bloc-liberal-de-faya-millimouno/#yjcD1g6oPpEffwAK.99

La route a de nouveau enlevé la vie à des Guinéens dans des circonstances atroces !

C’est avec un cœur meurtri que le Bloc Libéral a appris les accidents de circulation qui se sont produits à Yorokoguia et à Kagbelen-village, dans la Préfecture de Dubréka, respectivement le samedi 06 mai 2017et le mardi 9 mai 2017. Selon les informations relayées par les médias, ces deux accidents ont causé 30 morts (26 à Yorokoguia et 4 à Kagbelen-village) et 32 blessés dont 25 à Yorokoguia.

Le Bureau Exécutif du Bloc Libéral, au nom de ses militants et sympathisants, présente les condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite que l’âme des défunts repose en paix. Le Bureau souhaite également un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

Toujours selon les informations relayées par les medias, tous les deux accidents ont été des collisions. Le premier a été une collision entre un camion benne transportant du sable et un minibus, qui transportait plus de cinquante (50) personnes. Le second a également été une collision entre un camion remorque transportant des équipements de forage et un pick-up personnel.

Le Bloc Libéral accuse la détérioration très poussée des routes du pays, l’état de défectuosité des véhicules en circulation, les surcharges, les excès de vitesse et le non respect du code de la route, le tout dans l’indifférence la plus totale des autorités en charge de la construction et de l’entretien des routes, ainsi que de la sécurité routière.

Le Bloc Libéral invite les autorités à :

-diligenter des investigations pour déterminer les causes réelles de ces drames afin de prévenir d’autres dans l’avenir ;

-faire appliquer les lois et les règlements relatifs à la sécurité routière ;

-entretenir des routes, vu leurs défectuosités très poussées tant à l’intérieur qu’à Conakry ;

-assurer le contrôle des véhicules transportant des passagers et exiger des visites techniques de façon régulière ;

-agrandir la largeur des routes à grande densité de circulation dans toutes les préfectures du pays.

Du côté des usagers de la route, le Bloc Libéral invite chacun:

-au respect du code de la route ;

-à éviter les surcharges des passagers ;

-à se rassurer du bon fonctionnement de son engin roulant avant de le mettre sur la route ;

-à éviter les excès de vitesse.

Une fois encore, le Bloc Libéral prie pour le repos des âmes de tous ceux et toutes celles qui ont perdu la vie dans ces accidents. Amine !

Fait à Conakry le 9 Mai, 2017

Le BLOC LIBERAL



 
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CENI : la colère de Charles André SOUMAH

2017/5/9

Aujourd'hui en Guinée Le directeur adjoint du département Communication et Information de la Commission Electorale Nationale Indépendant (CENI) de la République de Guinée, Charles André Soumah sort de sa réserve contre la gouvernance du président de ladite Commission, Bakary Fofana, rapporte l’AGP.

Le directeur adjoint du département Communication et Information, qui qualifie la gestion du président de la CENI de favoritisme, d’exclusion, avec des décisions unilatérales, a fait cette sortie à travers une pétition.

Nous vous proposons l’intégralité de sa pétition, dont copie nous a été transmise :
«Depuis quelques jours, la CENI traverse une crise interne. Je voulais apporter ma contribution pour éclairer la lanterne du peuple de Guinée et des partenaires techniques et financiers de notre institution.

Depuis notre prestation de serment le 2 novembre 2012, les nouveaux commissaires ont exprimé un besoin prioritaire d’établir un état des lieux sur le fonctionnement de l’ancienne CENI et sur l’ensemble des opérations de gestion du processus électoral. Nous avons également exprimé le besoin de nous fixer une vision commune sur la base des textes, des opérations électorales ainsi que sur les divers outils, notamment le cadre législatif, réglementaire et les divers guides qui organisent les activités de la CENI.

A cet effet, il est important de rappeler que depuis la mise en place de cette CENI, notre institution se heurte à de sérieux problèmes de gouvernance qui se caractérisent par des prises de décisions unilatérales en dehors de la plénière, créant ainsi l’injustice, le favoritisme, l’exclusion et le manque de transparence dans la gestion des ressources humaines et financières de la CENI. C’est pourquoi, une fois j’avais proposé l’organisation d’une plénière pour parler de cette gouvernance de la CENI par M. Bakary Fofana. Je n’ai pas été écouté.

Entre temps, nous avons eu à initier une rencontre à Kindia. C’était un séminaire axé sur la capitalisation des élections législatives de 2013 et l’élection présidentielle de 2015, mais on avait déjà fait une rencontre, avant même le début de l’atelier, entre les commissaires pour jeter un regard sur la gouvernance interne de la CENI. Chaque commissaire a exprimé le dysfonctionnement de cette CENI sur tous les plans autour de M. Bakary Fofana qui présidait la rencontre avec un de ses vice-présidents qui n’est plus là avec nous. Ce dernier a rendu démission, c’est parce que la gouvernance de M. Bakary Fofana n’est pas du tout bonne. C’est M. Ibrahima Kalil Keita qui est maintenant Préfet à Siguiri.

M. Bakary Fofana a dit qu’il ne se reproche de rien lors de notre rencontre à Kindia. Cela nous a complètement scandalisés. Parce que quand vous soulevez quelques questions importantes pour qu’une institution aussi sensible que la CENI puisse aller de l’avant, gérer la matière électorale de façon professionnelle, et le premier chef dit qu’il ne se reproche de rien, vraiment c’est quelque chose qui est difficile à digérer.

A Kindia, on avait mis un comité de veille parce que cette rencontre a abouti à différentes recommandations. C’est ce comité de veille qui devait suivre l’application de ces différentes recommandations. Ce comité de veille était dirigé par le rapporteur, El Hadj Mamadi Lamine Condé, mais malheureusement tout ce qu’on a eu à soulever à Kindia n’a pas été suivi d’effets, et ce dysfonctionnement à continuer.

C’est ainsi que j’ai fait ma première pétition le 11 octobre 2016. Malheureusement, je n’ai pas été suivi et je n’ai pas été compris. Mais par solidarité, je me suis abstenu. Si aujourd’hui un projet de pétition a été formulé par quelques commissaires, on ne peut pas dire que c’est le fait d’un seul commissaire. Ce n’est pas le fait du porte-parole de la CENI qui est directeur du Département Juridique. Nous avons tous contribué à l’élaboration de cette pétition. Moi, personnellement j’ai contribué à l’établissement de cette pétition tout comme d’autres commissaires.

L’un des dysfonctionnements, un communiqué est sorti, écrit par quelques membres du bureau au nom de la plénière, envoyé au niveau des médias d’Etat, pour dire que cette pétition vient d’une seule personne. On ne peut pas stigmatiser une seule personne. Tous les dysfonctionnements relatés dans le projet de pétition ne sont pas l’œuvre d’une seule personne. Tout le monde connait, même au niveau des assistants qui sont aujourd’hui démotivés par leur traitement injuste. Tu peux voir un assistant technique qui a un traitement inférieur à un autre alors qu’ils ont les mêmes diplômes ou les mêmes expériences.

Aujourd’hui, ceux qui sont en train de parler dans les radios : ah, c’est un groupe de personne qui ne veut pas voir la tête de Bakary. Ils n’ont qu’à venir à la source de l’information parce que le journaliste doit recouper l’information. Ce qui ne va pas à la CENI est vraiment beaucoup, du planton jusqu’au dernier cadre, tout le monde sait que la CENI patine sur le plan de sa gestion. Nous sommes dirigés par un amateur. Il n’a jamais accepté de se faire former, alors que beaucoup de commissaires sont accrédités, d’autres semi-accrédités.

Ce n’est pas parce qu’on est président de la CENI qu’on ne peut pas se former. Surtout que l’organisation d’une élection demande un certain professionnalisme, une certaine expertise en la matière. Un dysfonctionnement visible, nous avons été formés en Lead, on devait repartir sur le terrain pour démultiplier cette formation en cascades. M. Bakary Fofana n’a jamais voulu cela et nous avons perdu cette formation avec ECES.

Sur le plan des équipes de journalistes devant couvrir les activités de la CENI, cela se résume seulement au niveau des médias d’Etat alors que la presse nationale est composée des médias publics et des médias privés. Chacun doit jouer sa partition. Ces radios, télévisions et journaux privés doivent participer pleinement à la couverture médiatique même dans les missions traditionnelles, ils devraient faire partie de cela. Tout cela est un des éléments de dysfonctionnement. Tous les départements de la CENI ressentent un dysfonctionnement orchestré et entretenu par le Président de la CENI. Les journalistes sont acteurs de ce processus électoral.

Depuis que cette crise s’est déclarée à la CENI, les journalistes sont venus à la recherche de l’information à la CENI. Je les ai amenés dans la salle de conférence parce qu’on était en plénière. Le Président de la CENI, Bakary Fofana, qui est un spécialiste de la rétention de l’information a fait renvoyer ces journalistes, qu’il n’a rien à leur dire par l’entremise de son directeur de cabinet, François Kéléba. Cela dénote qu’il cache quelque chose.

Me Amadou Salif Kébé, directeur du département Juridique et moi-même Charles André Soumah, directeur adjoint du département Communication et Information, avons été l’objet d’injures par les animateurs de la radio Atlantic FM de Bakary Fofana.

S’agissant de la lettre de pétition, nous avons envoyé au niveau de tous les commissaires ce document de travail. Pendant ce weekend, chacun va se pencher sur tout ce qu’on a relaté dans ce document pour que chacun prenne position. On peut l’accepter ou on ne peut pas l’accepter. C’est lors de la prochaine plénière que nous allons en débattre. S’il est question de renouveler partiellement ou totalement le bureau, ce sont les commissaires qui l’exprimeront. Nous ferons recours à l’article 17 si nous avons les 2/3 des commissaires, nous serons obligés de prendre nos responsabilités parce que nous ne voulons plus que cela continue. Nous avons des échéances qui sont devant nous telles que l’organisation des élections locales, les élections législatives de 2018.

Charles André SOUMAH, Commissaire à la CENI

 
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Alpha Condé félicite Emmanuel Macron

2017/5/8

Aujourd'hui en Guinée Toutes mes félicitations à Emmanuel Macron, suite à son élection à la magistrature suprême de la République française.
En ma double qualité de chef de l’Etat guinéen et Président en exercice de l’Union africaine, je souhaite que ce nouveau vent qui souffle sur la France puisse permettre de raffermir les excellents liens d’amitié et de coopération existant si heureusement entre la France et la Guinée d’une part et le continent africain d’autre part. Je suis convaincu que ces relations de coopération vont se renforcer sous le magistère du président Macron.


Pr. Alpha Condé

 
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Compte -rendu de la session du conseil ordinaire des ministres du 4 mai 2017

2017/5/6

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 4 Mai 2017 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 04 Mai 2017 de 11h00 à 13h00, avec l’ordre du jour suivant :

Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;

Compte rendu des sessions ordinaires du Conseil interministériel tenues le 25 avril et 2 mai 2017 ;

Décisions ;
Divers

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République a invité le gouvernement à veiller au respect de la législation minière et des engagements des entreprises notamment en matière de contenu local.

Le Chef de l’Etat a informé le Conseil de l’arrivée de trois importantes missions de travail en Guinée et a demandé au Gouvernement de prendre toutes les mesures utiles pour en tirer le meilleur bénéfice. Il s’agit d’une mission chinoise chargée de suivre les engagements pris lors du sommet sino-africain de Johannesburg, d’une mission de la Banque Mondiale pour le secteur agricole et d’une mission de la SFI pour envisager les modalités de financement du secteur privé guinéen.

Le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement d’appuyer et organiser la production et la commercialisation de nos fruits locaux, notamment la filière mangue, en vue d’accroitre le volume des exportations.

Le Président de la République a instruit le Ministre en charge de la Justice d’accélérer la création du Tribunal du Commerce.

Le Chef de l’Etat a demandé au gouvernement de lancer une communication intense sur les droits des enfants à l’occasion de la journée consacrée à l’enfance africaine.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a introduit le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil interministériel tenues les 25 avril et 2 mai 2017.

Le Conseil a entendu successivement :

Pour la session du 25 Avril 2017

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

Sur instruction de Monsieur le Premier, le Ministre des Mines et de la Géologie a présenté la communication de la Ministre de l’Economie et des Finances, relative à la lettre de Politique sur les Partenariats Public-Privé

Cette lettre de Politique porte sur les besoins urgents de la Guinée en infrastructures publiques.

La Ministre a indiqué que la priorité du Gouvernement est de construire de nouvelles infrastructures mais également de s’assurer que les ouvrages réalisés feront l’objet d’une maintenance qui permettra de fournir à la population un service de qualité sur le long terme.

L’objectif visé est de développer un réseau d’infrastructures qui permettra de soutenir les secteurs économiques prioritaires que sont les mines, l’agriculture, l’énergie, la santé, l’éducation etc.

Elle a annoncé que la réponse aux besoins de financement induits par le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) nécessitera des investissements et le secteur privé peut jouer un rôle important dans la conception, le financement, la construction, la maintenance et l’exploitation des infrastructures et services.

Elle a expliqué qu’en raison des contraintes budgétaires, la Guinée doit recourir aux sources d’investissements alternatifs et innovants dont celles des différents types de contractualisation des relations d’affaires avec le secteur privé et les organisations financières, si elle veut atteindre et maintenir une croissance régulière à deux (2) chiffres.

La Ministre a indiqué que la stratégie du Gouvernement est de lancer des projets d’infrastructures et de compléter ses ressources financières limitées pour faire face à la baisse du volume de l’aide au développement, d’une part, et à ses besoins croissants en matière d’infrastructures et de prestations de services publics, d’autre part.

Elle a précisé que la Lettre de Politique met en évidence l’importance d’un cadre légal adéquat indispensable à la participation du secteur privé dans la mise en œuvre de projets à long terme.

La Ministre a informé que le Gouvernement compte mettre en place un cadre institutionnel simplifié, cohérent et opérationnel afin que les personnes privées puissent clairement identifier les autorités compétentes et les représentants de l’administration.

En raison de son importance, le cadre institutionnel des PPP est placé sous la haute autorité du Président de la République.

La Ministre a affirmé que la Guinée souffre du manque de préparation en amont de ses projets d’infrastructures. De nombreuses procédures d’appel d’offres se sont avérées infructueuses et des projets n’ont pu être menés à leur terme en raison d’études de faisabilité insuffisantes. La Loi sur les PPP vise à corriger ces insuffisances.

Elle a affirmé qu’une condition importante pour la réussite de ce nouveau mécanisme de financement de l’économie réside dans la capacité de la Guinée à financer les études de faisabilité afin que les projets PPP soient suffisamment préparés et structurés avant d’être soumis à la procédure d’appel d’offres. Le Gouvernement va ainsi coordonner les efforts avec ses partenaires technique et financier pour financer les études de faisabilités des projets prioritaires.

Le Conseil a félicité la Ministre pour l’initiative et l’invité à poursuivre le processus de finalisation de la Lettre de Politique.

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a fait une communication relative au Partenariat pour les compétences en sciences appliquées, ingénierie et technologie (PASET).

Il a rappelé que le PASET est une initiative africaine subsaharienne lancée à Addis-Abeba en 2013 par les Etats africains, avec le soutien de la Banque Mondiale. Il vise à combler les lacunes en compétences du capital humain en Afrique subsaharienne, particulièrement chez les jeunes dans les domaines prioritaires du PASET.

Le Ministre a informé qu’une importante délégation guinéenne a pris activement part au 4ème Forum du Partenariat pour les compétences en sciences appliquées, ingénierie et technologie (PASET) tenu à Nairobi, au Kenya du 05 au 07 avril 2017.

Il a précisé que les parties prenantes au 3ème Forum Régional du PASET qui s’est tenu à Dakar, ont unanimement adopté un Appel à l’action à moyen terme (horizon 2015).

Le Ministre a déclaré que les objectifs du PASET rejoignent les objectifs prioritaires de la Guinée. Il faut rappeler que tel qu’ambitionné par le Chef de l’Etat, le système éducatif guinéen s’est assigné des objectifs stratégiques dont les principaux visent à :

Ø Former, recruter et maintenir 1000 PhD et 5 000 Masters, en particulier dans les domaines ASET ;

Ø Mettre en place une école d’excellence régionale (Mano River Union) dans le domaine des mines ;

Ø Intégrer les technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement et la recherche (TICER) ;

Ø Construire, équiper et faire fonctionner des écoles régionales des arts et métiers (ERAM) dans l’enseignement technique et professionnel (ETFP).

Pour rejoindre la liste des pays comme Ethiopie, Sénégal, Rwanda, Kenya et la Côte d’Ivoire, et bénéficier de toutes les offres de formation, la Guinée doit contribuer dans les meilleurs délais au fonds bourses ASET à hauteur de deux millions de dollars US (2 000 000 USD) et pourra alors dérouler son programme de développement du capital humain dans ses secteurs prioritaires, tels qu’ils sont définis dans son PNDES (2016-2020).

Le Ministre a informé que dans le court terme, les départements de l’enseignement supérieur et l’enseignement technique envisagent les actions urgentes suivantes :

Le plaidoyer pour la participation de la Guinée au fonds bourses ASET pour 2 000 000 USD ;

L’élaboration d’une stratégie de développement des compétences sur le plan national ainsi que la finalisation du plan d’action PASET pour la Guinée ;

La désignation par le MESRS d’un point focal national de l’initiative PASET ;

La mise en place d’une cellule nationale PASET pour le développement des compétences ;

La mobilisation, en synergie avec le Projet BoCEJ, d’un partenariat national public-privé autour du développement du capital humain ;

La construction de partenariats spécifiques avec la Banque Mondiale et le benchmarking, aux fins de développer le capital humain en Guinée (ex. TVET et la coopération internationale avec les pays émergents comme la République de Corée, la Chine, l’Inde, le Brésil, la Malaisie).

Au cours des débats, les observations ont porté essentiellement sur :

– Réfléchir sur les voies et moyens pour relever le niveau de la qualité de la formation dans les Universités ;

– Nécessité de discuter les conclusions de la commission nationale de réflexion sur l’éducation en conseil des ministres ;

– Développer la filière des enseignants chercheurs ;

– La problématique de la limite d’âge des enseignants chercheurs ;

– Nécessité d’assurer la relève des enseignants de rang magistral ;

Aux termes des débats, le Conseil recommande la poursuite de l’initiative prise par le Ministre en vue de la participation effective de la Guinée au Partenariat pour les compétences en sciences appliquées, ingénierie et technologie (PASET).

AU TITRE DE L’EXAMEN DE TEXTE



Sur instruction de Monsieur le Premier, le Ministre des Mines et de la Géologie a soumis au nom de la Ministre de l’Economie et des Finances l’examen du projet de Loi relative aux Partenariats Public-Privé (PPP).

L’exposé de motifs du texte indique que même si la Guinée dispose déjà d’une loi en vigueur « Autorisant le Financement, la Construction, l’Exploitation, l’Entretien et le Transfert d’Infrastructures de Développement par le Secteur Privé » (la Loi L/97/012/AN dite « Loi BOT »), l’absence de décrets d’application rend cette loi inopérante et il s’avère nécessaire d’adopter une nouvelle loi qui puisse couvrir, au-delà des seuls BOT, l’ensemble des contrats de PPP.

Le projet de Loi a pour objet de définir le cadre institutionnel et les règles régissant la passation, l’exécution, le contrôle et la régulation des Partenariats Public- Privés.

Le projet de Loi comporte 11 Titres et 44 articles.

La Ministre a ensuite précisé que l’Unité PPP dispose d’un rôle essentiellement limité à l’assistance des autres organes. Cette mission d’assistance opérationnelle n’empiète pas sur les compétences des autres organes du cadre institutionnel. Son ancrage institutionnel relève du Ministère de l’Economie et des Finances.

La Ministre a enfin souligné qu’avec l’adoption de la Loi PPP, le Gouvernement réaffirme son objectif de voir la passation des PPP se faire dans la plus grande transparence et dans des conditions socio-économiques efficientes afin d’optimiser les dépenses publiques. En soumettant les contrats de PPP au régime fiscal de droit commun, les investisseurs pourront bénéficier d’avantages et d’exonérations fiscales dans les conditions prévues par le Code des Investissements.

Au cours des débats, les observations essentielles ont porté sur :

– La nécessité de prendre avec la plus grande considération les « Procédures de sélection du partenaire privé » afin de s’assurer du choix de bons partenaires et de prévoir des dispositions qui protègent l’Etat et ses intérêts ;

– La clarification des problèmes de diligence et de l’accompagnement juridique des PPP ;

– Nécessité de regarder avec discernement l’application du Code des marchés publics et l’intervention de l’ARMP et l’ACGP dans cette Loi.

Aux termes des débats, le conseil recommande sous réserve de la prise en compte des différents observations et amendements l’adoption du Projet de Loi portant Partenariats Public-Privé.

Pour la session du 02 Mai 2017

AU TITRE DE L’EXAMEN DU TEXTE

Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée a soumis l’examen du projet de Loi portant réglementation des institutions financières inclusives en République de Guinée.

Il a indiqué que le texte a pour objet de modifier la Loi n° L/2005/020/AN relative à l’activité et au contrôle des institutions de microfinance ainsi que celle des Etablissements de Monnaie Electronique et les Services Financiers de la Poste Guinéenne, afin de conférer à ces derniers un cadre d’opérations plus stable.

Le Gouverneur a rappelé que depuis douze ans, trois éléments significatifs impactent le dispositif législatif applicable au secteur :

– La loi bancaire a été revue dans le sens d’une amélioration sensible du régime des établissements de crédit et des innovations ont été introduites, notamment en matière de résolution des crises bancaires ;

– Le secteur de la microfinance a significativement évolué, et est confronté à des défis ;

– La banque mobile a émergé et vient diversifier le paysage financier.

Il a annoncé la pertinence d’enclencher une refonte de la loi relative à l’activité et au contrôle des IMF, afin de :

1- Moderniser la loi 2005/020/AN ;

2- Donner des fondements légaux aux Etablissements de Monnaie Electronique (EME) et plus largement à tous les établissements financiers de paiement ; et

3- Intégrer les (futurs) services financiers postaux dans un cadre légal et réglementaire permettant à la BCRG d’assumer les responsabilités qui lui sont confiées.

Le Gouverneur a déclaré qu’au regard de ces constats, il s’agit de donner une nouvelle impulsion à l’inclusion financière dans notre pays, en tenant compte des évolutions dans le Secteur Financier et de l’avènement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Il a enfin précisé que ce présent Projet de Loi relatif aux Institutions Financières Inclusives, comporte 174 articles regroupés en neuf (09) titres.

A la suite de son exposé, le conseil a recommandé l’adoption du projet de loi portant réglementation des Institutions financières inclusives en République de Guinée.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION

La Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a fait une communication relative à la célébration du mois de l’enfant guinéen 2017.

Dans le cadre de la célébration du mois de l’Enfance 2017, le Ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, à l’instar de tous les pays du monde entier, se propose de célébrer ce mois de l’Enfance en lien avec les problématiques de la protection et du développement de l’enfant guinéen.

La Ministre a rappelé que la Guinée a ratifié des Conventions et Traités à l’échelle Internationale et Continentale relatifs à la Protection et la Promotion de l’enfant dont entre autres la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant.

Elle a annoncé que le mois de juin est une opportunité pour tous les acteurs étatiques et non étatiques de procéder à un fort plaidoyer, une forte mobilisation sociale et une forte sensibilisation des couches sociales, les partenaires au développement en faveur des enfants.

La Ministre a rappelé que l’Afrique commémore chaque 16 juin, la journée de l’Enfance Africaine en souvenir au massacre des écoliers noirs de l’Afrique du Sud qui réclamaient leur droit à l’éducation pendant la sombre période du régime de l’apartheid.

Elle a informé le gouvernement que pour l’année 2017, les Préfectures de Fria et Kouroussa ont été choisies pour abriter les cérémonies de lancement le 1er juin et de clôture le 30 juin.

La Ministre a annoncé que le Ministère en charge de l’Action Sociale en plus du thème fédérateur de l’Union Africaine « Accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances » a choisi le thème « Sortons nos enfants des mines pour le chemin de l’école ».

Elle a précisé qu’en Guinée, sous la Haute Présidence du Chef de l’Etat, la célébration de la journée de l’Enfant Africain sera couplée au lancement de la Campagne de l’Union Africaine sur la promotion de l’abandon du mariage d’enfants conformément à l’adoption de la position Africaine commune pour mettre fin au mariage d’enfants en Afrique lors de la 4ème conférence des Ministres des Affaires Sociales du 29 mai 2014.

La Ministre en charge de l’Action Sociale a sollicité humblement l’accompagnement en premier lieu de Son Excellence Monsieur le Président de la République, de Monsieur le Premier Ministre et en second lieu, les membres du gouvernement afin de donner un caractère solennel à cette activité.

Elle a sollicité auprès du gouvernement, la mise à disposition d’un budget nécessaire à la réalisation des actions planifiées en faveur des Enfants de Guinée.

Le conseil a recommandé à la Ministre de se mettre en rapport avec les Ministres en charge des Finances et du Budget pour voir la possibilité de prise en charge du Budget de la célébration.

A l’issue des débats sur les différentes questions soulevées, le Conseil a décidé ce qui suit :

Le Conseil décide la mise en place d’une commission interministérielle pour préparer les missions des différentes délégations de la Chine, de la Banque Mondiale et de la Société Financière Internationale.

Le Conseil décide le renforcement du département en charge de l’Enseignement Supérieur dans sa participation au PASET par une commission interministérielle

Sous réserve de la prise en compte des différentes observations, le Conseil adopte le projet de loi relatif aux Partenariats Public-Privé (PPP).

Sous réserve de la prise en compte des différentes observations, le conseil adopte le projet de loi portant réglementation des Institutions financières inclusives en République de Guinée

AU TITRE DES DIVERS

Le Ministre de la Fonction Publique a informé le Conseil de la commémoration du 90ème Anniversaire de la création de la première école de Norassoba, en marge de la fête de la mare.

Le Ministre en charge de la Santé a déclaré qu’entre 2012 et 2017, des progrès considérables ont été réalisés dans chacune des huit régions du pays en matière de lutte contre le paludisme. La prévalence parasitaire est passée de 44% à 15% en Guinée soit une baisse de 65%.

La Ministre en charge de l’Environnement a informé le Conseil de l’adoption du Code forestier révisé par l’Assemblée nationale, le 24 avril 2017.

Le Ministre en charge de l’Enseignement Pré-universitaire a informé le Conseil que son Département a organisé en coordination avec l’OAPI, un tournoi national sportif dont la finale s’est tenue le mardi 2 mai 2017, au stade du 28 septembre.

Le Ministre en charge de la Santé a informé le Conseil de l’arrivée de la Directrice Générale de l’OMS dans le cadre de la vaccination post Ebola.

Le Ministre en charge de la Communication a informé le Conseil que le 3 mai ; fête internationale de la liberté de la Presse sera célébrée à Conakry sur le thème « Liberté et responsabilité dans le traitement de l’information ». Il a également informé que le 14 mai marque le 40ème anniversaire de la Télévision Guinéenne.

La Ministre en charge des Finances a informé le Conseil qu’une Mission technique du FMI séjournera en Guinée du 16 au 25 mai 2017.

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Sauver l'UFDG du désastre est un devoir ( Par Bah Oury )

2017/5/6

Aujourd'hui en Guinée Ces dernières semaines, l’UFDG a enregistré des défections importantes. Le député uninominal de Dixinn Aboubacar SOUMAH a démissionné pour créer son propre parti. Le jeune Amadou Oury dit « Intello » membre du comité national des jeunes a jeté l’éponge en rendant public sa lettre de démission. Ces démissionnaires rejoignent la longue liste de ceux qui les avaient précédés. Ce sont les cas de Mme Yarie Briqui figure de proue des femmes engagées, de Mme Kadiatou TOURE, présidente du comité nationale des femmes de l’UFDG, d’El hadj SOW Ousmane, secrétaire général des jeunes du parti, de Gadiane de la Guinée-Forestière et tant d’autres que nous ne pouvons pas citer tous. Toutes ces personnalités ont apporté une contribution inestimable à la cause de l’UFDG et sont également dépositaires d’une partie de la mémoire collective de notre institution politique. Des pans entiers du parti dans des comités de base et des sections désertent les rangs pour se refugier dans l’attentisme. Ceux qui contestent les décisions venant de la « Direction Nationale » sont mis en l’écart de manière subtile par le biais du « renouvellement des bureaux» qui de facto les élimine et les marginalise. C’est le cas d’El hadj Guissé de la fédération de Siguiri. Des groupes d’activistes entretenus et soutenus financièrement servent comme milice « médiatique » pour intimider et harceler les proches de ceux qui n’apprécient pas la manière dont l’UFDG est gouvernée. Pour museler davantage les structures et étouffer toute velléité de contestation des décisions, la purge est organisée au sommet du parti. Les exclusions prononcées contre Mamadou Barry, Lamine Keita de France, Lamine Diallo d’Allemagne et de BAH Oury le 1er Vice-Président devraient servir à assurer la main mise sur la totalité du parti. Mais cette manœuvre pour dompter l’UFDG n’a pas pu réussir. La colère et le désespoir sont perceptibles et la frustration collective est arrivée à un niveau jamais égalé auparavant.

L’absence de boussole à partir de 2011

Entre 2011 et 2015 un entêtement suicidaire doublé d’un manque de stratégie efficace et responsable causèrent la perte de plusieurs dizaines de militants lors des manifestations récurrente

· Le cas de l’opérateur technique de la CENI waymark-sabary technology (2011-2013) est illustratif du manque de pertinence de la stratégie poursuivie. Après avoir accepté de cautionner en novembre 2012 l’adoption de la loi refondant la CENI avec le scrutin à la majorité simple des commissaires comme mode de délibération en lieu et place de la règle du consensus qui prévalait, l’opposition avait contribué à enlever à la CENI ses aptitudes à être une institution neutre, impartiale et régulatrice des élections. Par la suite elle organisa deux années durant des manifestations de rue pour contester l’opérateur technique, pour finalement l’accepter dans les accords de juillet 2013. Que signifie ce revirement à la dernière minute sans aucun accent de remords pour le gâchis humain et économique que la nation a enregistré au détriment de la collectivité nationale.

· L’épisode des élections présidentielles d’octobre 2015 : Après tout un mois de campagne électorale sur l’ensemble du territoire nationale, le candidat de l’UFDG déclara le lendemain (12 octobre) de la consultation électorale « ne pas reconnaître les résultats qui seront proclamés » et demanda « aux jeunes de descendre dans les rues et quiconque meurt se sera parce que Dieu l’aura voulu ». Le 13 octobre, d’exil je lance l’appel pour demander à tout le monde de s’abstenir de descendre dans les rues car « il n’y a aucune stratégie solide derrière les appels à manifester et qu’en plus nous avons assez de voir le sang coulé ». Mon appel au calme fut largement relayé et permit ainsi à la Guinée d’éviter une crise post-électorale sanglante.

· Des accords politiques en contradiction avec les textes réglementaires : En août 2015 pour permettre l’organisation des présidentielles à bonne date, le partage du pouvoir est scellé avec la création des délégations spéciales où la mouvance et l’opposition ont placé leurs apparatchiks pour gouverner les communes du pays en l’absence de toute légitimité politique et en prime une violation des lois du pays. La raison d’être d’une opposition disparaît ainsi. Ce qui compte en définitive ce sont les postes occupés sans se préoccuper des attentes et des besoins de la population et sans aucun scrupule pour violer les principes de l’Etat de droit. Ce procédé est encore d’actualité autour des accords politiques du 12 octobre 2016 qui malmènent encore plus gravement les fondamentaux de la décentralisation et de la démocratie en déniant aux citoyens leurs droits constitutionnels de se choisir leurs chefs de quartier et de présidents de district .

Ces exemples sont suffisamment éloquents pour prouver que le mobil essentiel des « manifestations des rues » est de conforter des « arrangements » pour satisfaire une clientèle politique particulière. A chaque fois les intérêts d’un petit nombre de personnes ont prévalu au détriment de l’intérêt bien compris de l’institution politique qu’est l’UFDG.

Perte des valeurs et descente aux enfers

Durant ces six dernières années la gestion de l’UFDG sous la houlette de Cellou Dalein Diallo a dérivé vers le recours systématique à la violence et à l’exclusion. D’un parti engagé dans la défense des droits de l’homme, du respect et de l’affirmation de l’Etat de droit, une mutation s’est opérée où la délinquance à caractère criminelle a remplacé le discours politique et l’attitude responsable. Les racines de cette descente aux enfers sont à rechercher du côté d’une culture politique de la pensée unique et de l’esprit du « parti unique ». Ceci explique la planification de la tentative d’assassinat du 1er Vice-Président et fondateur de l’UFDG le 05 février 2016 au siège du parti. C’est ce jour « fatidique » que le journaliste Mohamed Koula Diallo a été mortellement fauché par la balle tirée par un des gardes de corps de Cellou Dalein. Le procès est attendu sous peu afin que toute la lumière soit faite sur ce complot interne pour tuer BAH Oury. Par ailleurs, la perte des valeurs s’est illustrée encore après le verdict du tribunal de Dixinn déclarant la non conformité vis –à-vis des textes de l’UFDG de la décision d’exclusion de BAH Oury et consorts. Une autre décision illégale et anti-statutaire est prise dans la foulée pour « nommer un vice-président chargé des relations extérieures et de la communication ». Sur le plan juridique, cet acte atteste du mépris à l’égard du droit par des gens qui siègent à l’assemblée nationale !!! La récidive constatée (utilisation de la même procédure que le tribunal de Dixinn a juridiquement invalidée) montre un aveuglement et un comportement hors-la-loi. Ceci est d’une extrême gravité car remettant en cause les fondements de la République et de la primauté de l’autorité de la loi.

Et pourtant L’UFDG a une longue tradition de combat pour la démocratie

L’UFDG créée en 1988 dans la clandestinité sous le régime d’exception du Comité Militaire de Redressement National (CMRN) a été le creuset où a éclos le projet démocratique pour la Guinée notamment par la création de l’OGDH (Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme) et également par le soutien actif des mouvements de revendications des étudiants de 1988 à 1992. L’UFDG et ses militants se sont toujours illustrés dans leur détermination pour la cause nationale. Ses responsables et ses militants étaient ceux qui ont affronté les grenades lacrymogènes et les matraques en septembre 2004 pour réclamer la libéralisation des ondes en Guinée. Les militants de l’UFDG étaient devant pour apporter leur soutien aux formidables mouvements sociaux de 2005 à 2007. L’UFDG a été la colonne vertébrale des forces vives nationales pour résister à la confiscation par le CNDD du droit des citoyens de jouir de la démocratie et de la liberté. Les militants de l’UFDG ont payé un très lourd tribut durant cette période particulièrement troublée de notre histoire récente.

Cet héritage doit demeurer et se prolonger pour que la démocratie vive en Guinée. Les militants de l’UFDG doivent se réveiller et la sauver du désastre. Ne rien faire, c’est se rendre complice de l’anéantissement de l’espoir qu’il a fallu forger dans l’adversité et la privation pendant plus de trente années. Il ne faut pas rester passif lorsqu’une poignée d’individus détruisent l’UFDG et souillent ses valeurs et ses principes. Il faut sonner la fin de cette descente aux enfers.

Le peuple militant de l’UFDG sauvera l’UFDG ! C’est une conviction et un appel au sursaut salvateur. Pour ce combat nous sommes ensemble !

BAH Oury
Ancien ministre
1er Vice- Président de l’UFDG


 
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Présidence du Haut Conseil de Oulada: Les mots de remerciement d'El Hadj Bakary Bérété

2017/5/3

Aujourd'hui en Guinée

El hadj Bakary Bérété est désormais le Président du Haut Conseil de OULADA. Il a été officiellement installé dans son fauteuil à Kouroukoro, son village natal, un district de la sous-préfecture de Cisséla, préfecture de Kouroussa. C'était le jeudi 20 avril 2017.

Retour de Oulada , où la cérémonie d'installation du Haut Conseil s'est solennellement déroulée, sans aucune contestation d'aucun des 130 villages, suite à ma cooptation du 12 février 2017 par les ressortissants de Oulada résidents à Conakry chez le Doyen de Oulada El Hadj Karime Diallo, qui ont décidé par consensus de la validation de ma nomination par l'ensemble de Ouladalakas, je teins à remercier sincèrement celles et ceux qui, de près ou de loin ont participé à la réussite de cet important événement. Une première dans la vie de notre communauté.

C'est le lieu de remercier singulièrement l'honorable Aly Kaba, M. Mohamed Bérété, secrétaire général de l'Assemblée Nationale, les Préfets de Dabola et Kouroussa,les quatre sous-préfets de Dabola et de Cissela, les délégués venus de Dinguiraye et de Faranah, la grande délégation de l'Union Mandeng, et Lafji Wassaba Président de l'AGM, ainsi que l'ensemble des filles et fils de Oulada, pour la réussite de cette grandieuse cérémonie.

Qu'en soit remerciés également les propriétaire des hôtels de Bissikrima et résidence Savana Cissela, pour avoir mis leurs réceptacles hôteliers à la disposition du Haut conseil de Oulada pour accueillir et y héberger les invités.

Encore une fois merci à tous ceux qui ont fait le déplacement pour cette cérémonie.

Conakry le 3 mai 2017
El Hadj Bakary Bérété
Président du Haut Conseil de Oulada.

 
Présidence du Haut Conseil de Oulada: El hadj Bakary Bérété officiellement installé

2017/5/2

Aujourd'hui en Guinée

El hadj Bakary Bérété est désormais le président du Haut Conseil de OULADA. Il a été officiellement installé dans son fauteuil à Kouroukoro, son village natal, un district de la sous-préfecture de Cisséla, préfecture de Kouroussa.

L’évènement a mobilisé du monde venu de tous les horizons. L’objectif de la mise en place de cette plateforme est d’unir tous les fils des 130 villages qui composent le OULADA, autour d’un idéal commun, celui du développement intégré du Vaste OULADA, de la promotion de l’unité nationale et la préservation de la quiétude sociale.

C’est le plus grand événement jusqu’ici tenu à Oulada, qui a eu lieu ce jeudi 20 avril 2017.
L’intronisation du président du Haut Conseil de OULADA, El hadj Bakary Bérété, a fait consensus. A 84 ans, ce natif de Kouroukoro, diamantaire, installé à Conakry et ayant vécu longtemps à Bruxelles, aura la lourde tâche de rassembler tous les fils de cette grande communauté partout où ils se trouvent. Il devient le personnage le plus influent dans le OULADA.

Jamais au paravent, les fils de OULADA ne se sont retrouvés aussi massivement pour parler de cohésion et de renforcement du tissu social.
Ce rendez-vous de Kouroukoro marque un tournant décisif dans l’histoire récente de cette communauté hautement islamique. La création de ce Haut Conseil de OULADA est l’expression d’une volonté ferme affichée par les fils des 130 villages que constitue le OULADA.
En attendant la mise en place de l’assemblée générale qui sera composée des 35 districts, le bureau est constitué de 9 membres dont quatre conseillers venant des quatre sous-préfectures de Oulada. Ce bel exemple imprimé par la communauté de OULADA, bénéficie du soutien des autorités administratives et politiques.
Situé au centre géographique de la Guinée, au delà d’être un espace d’habitation, le Oulada, c’est aussi et surtout le vivre ensemble d’une population cosmopolite de plus de 300 000 habitants.

Il est constitué de quatre sous-préfectures dont deux relevant de la juridiction administrative de Kouroussa (Komolakoura et Cissela) et les deux autres de celle de Dabola (Konindou et Banko).

Avec mosaiqueguinée

 
Kerfalla CAMARA Kpc
Pourquoi les ennemis de KPC vont-ils lamentablement échouer
Au tour de Bathily de parler
« ma société ADS n’a jamais bénéficié d’un marché de gré à gré ni en Guinée, ni ailleurs »
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
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