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26 Mai 2016 - 13h25



Mugabe veut que l'Afrique constitue sa propre CPI pour juger les crimes des Occidentaux

2016/5/6

Aujourd'hui en Guinée Le président Zimbabwéen, Robert Mugabe a déclaré que l'Afrique devait aussi établir sa propre Cour pénale internationale (CPI) qui serait mandatée pour poursuivre les leaders Occidentaux qui ont commis des crimes sur le continent.

Le journal Chronicle Newspaper a cité des propos de Mugabe disant qu'il était grand temps que l'Afrique établisse une Cour criminelle qui rendrait la justice pour les crimes de guerre "sérieux" et les crimes contre l'humanité perpétrés par l'Occident, particulièrement durant l'époque coloniale.

"Ils ont commis des crimes, des crimes coloniaux en abondance - le massacre de nos peuples avec tout ces cas d'emprisonnement … je fus l'un de ces cas, pourquoi ai-je été emprisonné pendant 11 ans ? Nous leur avons pardonné, mais peut-être nous n'avons pas rendu la justice ... Nous devons mettre en place une Cour Pénale Internationale, nous devons avoir notre propre CPI pour poursuivre les Européens, pour poursuivre M. George Bush et M. Tony Blair," a déclaré Mugabe selon ces sources.

Mugabe a déclaré que la Cour pénale internationale était un tribunal organisé par les pays Occidentaux, jetant l'injustice occidentale sur les Africains.

(Dailypost)

 
Aicha Bah Diallo : « L’éducation doit être la priorité des dirigeants africains »

2016/4/17

Aujourd'hui en Guinée Elle est incapable de faire une phrase sans prononcer un ou deux mots d’anglais. Ce style souvent emprunté au jargon du marketing moderne contraste avec le port altier, presque princier d’Aicha Bah Diallo, avec son grand boubou de bazin et son foulard impeccablement noué sur la tête.

Cette native de Labé, dans le centre de la Guinée, un pays dont elle a été ministre de l’éducation (de 1990 à 1996) avant d’occuper d’importantes responsabilités à l’Unesco et de fonder le Forum des éducatrices africaines (FAWE), se dit fière de son bilinguisme. « Un outil » qu’elle utilise lors des forums et conférences internationales auxquelles elle est invitée pour parler des questions d’éducation en Afrique subsaharienne.

Selon des chiffres des Nations unies, deux tiers des 75 millions d’enfants qui n’ont pas accès à l’éducation dans le monde sont issus de cette région.

Aicha Bah Diallo a rappelé cette réalité lors de la conférence de l’Initiative mondiale pour l’Afrique et le Moyen-Orient organisée par la fondation Clinton du 5 au 7 mai, à Marrakech au Maroc.

Mais elle a surtout plaidé pour que l’éducation soit la priorité des priorités pour les dirigeants et tous les acteurs de la société civile en Afrique subsaharienne où l’accès des jeunes à l’université était il y a trois ans encore de seulement 7 % contre 76 % en Occident. Celle qui est aussi l’ancienne proviseure du lycée de Conakry (entre 1966 et 1984), sous le régime socialiste de Sékou Touré, œuvre à un renforcement des partenariats public-privé.

Le développement des partenariats public-privé en matière d’éducation est-il une manière implicite de privatiser davantage ce secteur ?

Jusqu’ici, nous avons formé les jeunes sans tenir compte des besoins de l’économie des pays et donc des besoins du secteur privé. De telle sorte que les jeunes ne trouvent pas d’emploi au sortir des écoles.

En réalité, nous avons passé notre temps à former des chômeurs. Ce qu’il faudrait, c’est que les universités adaptent leurs programmes de formation aux nécessités du secteur privé, que les deux travaillent mieux ensemble. Sans cela, non seulement nous aurons toujours un problème d’emploi des jeunes mais nous n’aurons jamais assez de moyens pour créer les conditions d’un meilleur accès à l’éducation de base.

A vous entendre, c’est au secteur privé de définir ce que doit être l’éducation dans les pays africains. N’est-ce pas dangereux ?

« TOUT PROJET ÉDUCATIF DOIT ÊTRE DÉTERMINÉ PAR L’OBJECTIF DE PERMETTRE AUX JEUNES DE CONSTRUIRE LEUR AVENIR »

Il faut arrêter d’être frileux. L’objectif est de développer les pays. Dans le contexte actuel, il est impossible de le faire sans le renforcement du secteur privé, sans favoriser l’entreprenariat des jeunes. Mais il est évident que les gouvernements doivent fixer un cadre pour éviter que cela n’aboutisse à des inégalités dans l’accès à l’éducation de base. C’est de leur responsabilité.

Par ailleurs, des boucliers existent désormais. Le rôle de la société civile est déterminant pour faire pression sur les responsables politiques afin qu’ils n’abandonnent pas complètement ce secteur aux privés. Mais ce n’est qu’en dialoguant, en créant des synergies et en expérimentant des solutions que nous pourrons obtenir des résultats.

Etes-vous en train d’esquisser l’idée d’un modèle unique en matière d’éducation ?

Non. Parce que dans ce domaine, il ne devrait pas y avoir un modèle, mais des modèles qui correspondent aux spécificités et aux besoins de chaque pays. Mais tous doivent être déterminés par l’objectif de permettre aux jeunes de construire leuravenir.

Pour moi, un jeune qui ne trouve pas une activité génératrice de revenus après sa formation, c’est un échec et cela représente une menace pour l’équilibre et la stabilité d’une société. C’est cela qui est à l’origine de tous les mouvements citoyens qui s’organisent pour réclamer une vie meilleure. Et comme certains dirigeants ne comprennent pas cette motivation légitime, ils finissent par considérer ces jeunes comme des ennemis.

Des fondations philanthropiques s’investissent dans des projets éducatifs en Afrique grâce au soutien des entreprises. Y a-t-il un business de la philanthropie en Afrique ?

Toutes ces organisations font un travail considérable en matière de santé, d’éducation, d’accès à l’énergie, avec un impact positif pour l’amélioration de la vie des communautés. Il est vrai que les entreprises qui aident financièrement ou non ces fondations à réaliser leurs projets profitent d’une plus grande visibilité et parfois finissent par avoir des sortes de monopoles dans les pays concernés. Mais qu’il y a-t-il de pire ? Ne rien faire ou tenterdes choses où chacun trouve son compte, en particulier les communautés les plus défavorisées ?

Raoul Mbogenvoyé
In Le Monde


 
CHRONIQUE:La chute cruelle d’Isaac Zida, icône de la transition au Burkina Faso

2016/4/15

Aujourd'hui en Guinée C’est par un SMS courtois mais ferme que le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré a demandé à l’ancien premier ministre de transition, Yacouba Isaac Zida, de rentrer au pays au terme de sa « permission », échue le 19 février 2016.

Le général Zida y a répondu, comme s’il allait se plier aux ordres du chef de l’Etat burkinabé, qui est aussi le chef suprême des armées. Mais, trois semaines après cet échange entre les deux hommes, l’ancien premier ministre n’est toujours pas revenu à Ouagadougou. Il vit désormais entre les Etats-Unis et le Canada, où il avait mis sa famille à l’abri pendant la transition militaire.

De passage à Paris les 4 et 5 avril pour sa première visite officielle, le président Kaboré a exhorté une fois encore l’ex-premier ministre à revenir au bercail, l’appelant à être digne des prestigieuses fonctions qui furent les siennes. « Je pense, a-t-il expliqué au Monde, qu’il rentrera de lui-même au Burkina Faso car, quand on assume des responsabilités à un certain niveau, il faut savoir faire face à sa propre histoire Le moins que l’on puisse dire est que l’argument n’a pas fait mouche !

Rancœurs et dossiers

En réalité, Yacouba Isaac Zida traîne les pieds pour revenir parmi les siens parce qu’il est attendu sur plusieurs dossiers de la transition militaro-civile qu’il a codirigée pendant un an avec le président Michel Kafando. La justice est déjà saisie de plusieurs affaires dans lesquelles est cité le général.

Il devra, notamment, s’expliquer sur la gestion opaque d’un fonds de 1,3 milliard de francs CFA (près de 2 millions d’euros) qu’il a créé sous le chapitre « budget militaire » et qu’il a domicilié dans une banque de la place avec comme donneur d’ordre principal le commandant Théophile Nikiéma, l’un de ses fidèles.

L’ancien premier ministre devrait également rendre des comptes sur l’acquisition controversée par son épouse, Rehanata Kaboré, et lui-même d’un lot de parcelles dans le quartier chic de Ouaga 2000, auquel ils ont officiellement renoncé le 9 avril.

Quelle chute cruelle pour celui qui était, il n’y a pas si longtemps, perçu comme le héros d’une transition exemplaire ! Bien que général de son état, l’ancien premier ministre ne pourra pas compter, dans l’épreuve qu’il traverse, sur le soutien de l’armée. Ni la haute hiérarchie, ni la troupe. Car l’état-major continue d’instruire contre lui un procès en illégitimité, estimant qu’il a usurpé son grade de général de division. Les hommes de rang, eux, se souviennent de lui tantôt comme le fossoyeur du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), tantôt comme celui qui n’a rien entrepris, lorsqu’il était au pouvoir, pour améliorer les conditions de la profession militaire.

Guerre froide avec Guillaume Soro

Dans la tourmente qu’il traverse, Isaac Zida ne pourra pas non plus compter sur le soutien du président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, son ami de toujours. Jeune officier subalterne au RSP, Zida avait été chargé, en 2002, par le président Blaise Compaoré, d’assurer la liaison avec les Forces nouvelles (FN), rébellion armée ivoirienne dirigée par un certain Guillaume Soro.

Il convoyait alors du matériel militaire aux FN et participait à la formation des rebelles. M. Zida s’occupait aussi de l’assistance logistique aux chefs rebelles pendant leur retraite dans les villas d’Etat à Ouaga 2000. Entre les deux hommes est ainsi née une relation de confiance, voire un pacte de loyauté, comme il put en exister entre braqueurs. En octobre 2014, lorsque l’insurrection populaire balaie Blaise Compaoré et l’oblige à se réfugier en Côte d’Ivoire, Isaac l’aide à quitter le pays puis, dans un retournement spectaculaire, exige du Maroc, où il s’est réfugié, l’extradition de son ex-mentor.

Guillaume Soro, lui, a fait le choix inverse en décidant de ne jamais laisser tomber « le grand frère Blaise ». Au nom de l’amitié fidèle et de « la morale des hommes d’honneur ». D’abord larvée, la mésentente entre M. Zida et M. Soro a éclaté au grand jour lors de la tentative de coup d’Etat du 16 septembre 2015 menée par le général Gilbert Diendéré.

Une fois le coup déjoué, pensant y trouver une excellente occasion pour « liquider », au moins politiquement, son ami d’hier, l’ex-premier ministre de transition affirme qu’un enregistrement présenté comme un échange téléphonique entre Guillaume Soro et l’ancien ministre des affaires étrangères Djibrill Bassolé est « bel et bien authentique ». Plus tard, Isaac Zida aurait manœuvré pour le lancement, le 8 janvier 2016, d’un mandat d’arrêt international contre Guillaume Soro, sans que la justice militaire ait pu en référer au président Roch Marc Christian Kaboré, également ministre de la défense.

Passeport diplomatique et quelques relais

La réconciliation entre les deux ex-amis est dès lors devenue impossible. Mais ils gardent un point commun : chacun, dans son pays, a des visées sur la présidentielle de 2020.

A la fin de la transition, le général Zida, 50 ans, a beaucoup consulté. Il a ensuite élaboré son agenda avec un objectif clair : revenir aux affaires par les urnes en 2020. Comme avant lui le général Amadou Toumani Touré au Mali en 2002 ou John Jerry Rawlings au Ghana en 1992. Cette stratégie de retour reposait sur un certain nombre d’acquis, dont les dividendes de la gestion de la transition de 2014-2015, citée désormais comme référence sur le continent africain.

Isaac Zida comptait aussi mettre au service de son ambition le trésor de guerre qu’il avait accumulé et les relais qu’il avait placés à des postes stratégiques du pouvoir avant son départ. Et il avait prévu d’attendre tranquillement 2020 en tant qu’ambassadeur du Burkina Faso à Washington. De la capitale américaine, il lui suffisait de traverser la frontière tous les week-ends pour retrouver sa famille au Canada.

Il en rêvait tellement qu’il a fait plaider sa cause auprès du président Kaboré par l’ambassadeur des Etats-Unis à Ouagadougou, Tulinabo Mushingi. M. Zida avait fait du poste d’ambassadeur à Washington une telle fixation qu’il avait convaincu le président Kafando de lui signer son décret de nomination hors conseil des ministres et sans aucune publicité. C’est ce forcing qui lui vaudra de ne pas devenir avant longtemps ambassadeur du Burkina Faso aux Etats-Unis.

Cet échec, cumulé à ses ennuis politico-judiciaires, a causé l’effondrement de tout l’échafaudage de sa stratégie de retour en 2020. Il a toutefois réussi à faire renouveler son passeport diplomatique avant de quitter le Burkina Faso et à conserver quelques relais dans les organisations de la société civile. On ne sait jamais. Au Burkina Faso, cela peut servir.

Seidik Abba 

Journaliste et écrivain.


 
Huit candidats pour remplacer Ban Ki-moon

2016/4/13

Aujourd'hui en Guinée Huit prétendants au poste de secrétaire général des Nations unies ont commencé mardi à comparaître devant l'Assemblée générale de l'ONU pour des entretiens d'embauche inédits, avec l'espoir de succéder à Ban Ki-moon en janvier 2017.

Ban Ki-moon quitte ses fonctions à la fin de l'année après deux mandats de cinq ans.

Pour l'instant quatre hommes et quatre femmes sont sur les rangs mais aucun ne fait l'unanimité.Parmi les favoris figurent la directrice de l'Unesco, la Bulgare Irina Bokova, l'ex-Première ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark, qui dirige le Programme des Nations unies pour le développement, et l'ancien Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés, le Portugais Antonio Guterres.

L'ex-président slovène Danilo Türk et quatre chefs de la diplomatie de pays des Balkans, anciens ou en poste -- Vesna Pusic (Croatie), Natalia Gherman (Moldavie), Srgjan Kerim (Macédoine) et Igor Luksic (Monténégro) -- complètent la liste.

Les auditions s'étaleront sur trois jours successifs.

Auparavant, le président de l'Assemblée Mogens Lykketoft avait rappelé qu'il s'agissait du premier exercice du genre dans l'histoire de l'ONU.

Il avait dressé un portrait-robot du candidat idéal: "indépendance, personnalité forte, autorité morale, grands talents politiques et diplomatiques", capacités de gestion.

Il lui avait fixé comme priorités la lutte contre le changement climatique, la promotion de la paix, y compris en "faisant pression sur les grandes puissances", ou encore une "réforme" de l'ONU.

Depuis 70 ans, la sélection du patron de l'ONU fait l'objet de tractations à huis clos entre 15 pays membres du Conseil de sécurité, et en premier lieu les cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Royaume-uni, Chine, France).

Cette fois-ci, l'Assemblée a imposé un processus plus transparent, comme pour un cadre supérieur: lettre de candidature, CV et profession de foi et enfin grand oral devant des diplomates des 193 pays membres.

La tradition voudrait que le prochain diplomate en chef vienne d'un pays d'Europe de l'est, seule zone géographique à ne pas avoir encore été représentée à ce poste, d'où l'abondance de candidats de cette région. La Russie y tient mais ce n'est pas une obligation.

De même l'idée a fait son chemin qu'une femme devrait enfin prendre le poste, où se sont pour l'instant succédé huit hommes.


In BBC

 
80% des Français ne veulent pas de Hollande en 2017

2016/4/10

Aujourd'hui en Guinée Quatre Français sur cinq ne souhaitent pas que le président français François Hollande soit candidat à sa propre succession en 2017. Ils sont toutefois 67% à penser qu’il se représentera, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.
Les sympathisants du parti socialiste sont 53% à ne pas désirer que le président sortant se représente. Ce pourcentage monte à 91% chez les sympathisants des Républicains (opposition de droite) et à 89% chez ceux du Front national (extrême droite).

Si François Hollande ne se présente pas, 34% des Français se disent prêts à voter pour le ministre de l’économie Emmanuel Macron, devant le premier ministre Manuel Valls (28%), l’écologiste Nicolas Hulot (26%) et Martine Aubry (25%). Emmanuel Macron a lancé cette semaine son mouvement politique tout en assurant qu’il soutenait François Hollande.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 991 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, du 7 au 8 avril 2016.

AFP

 
Attentats de Bruxelles: Un troisième suspect toujours en fuite

2016/3/23

Aujourd'hui en Guinée Au lendemain des attentats qui ont fait une trentaine de morts à Bruxelles, la police belge est à la recherche d'un suspect qui a été vu s'enfuyant de l'aéroport. Les autorités ont diffusé son portrait-robot et lancé un appel à témoins.

La police belge s'est engagée dans une chasse à l'homme, mercredi 23 mars, pour retrouver l'un des auteurs présumés des attentats coordonnés, qui ont frappé Bruxelles la veille, faisant au moins une trentaine de morts et plus de 200 blessés. Cet homme a été repéré par des caméras de surveillance à l’intérieur de l’aéroport où a eu lieu une double explosion.

Un avis de recherche a été diffusé par la police. Sur la photo, on peut le voir vêtu de blanc avec un chapeau poussant chariot à bagages aux côtés de deux autres hommes, considérés comme les kamikazes qui se seraient fait exploser dans le hall des départs de l'aéroport. Ce suspect est "activement recherché", selon les autorités belges.

Les deux premiers hommes "sont venus en taxi [...], leurs bombes étaient dans les valises. Ils ont mis leurs valises dans des chariots. Les deux premières bombes ont explosé", a précisé à l'AFP le maire de la commune de Zaventem, où se situe l’aéroport, Francis Vermeiren. "Le troisième a aussi mis sa valise sur un chariot mais il a dû paniquer, elle n'a pas explosé" a-t-il ajouté.

Des "perquisitions sont en cours en plusieurs endroits du pays", a encore indiqué le procureur fédéral belge, Frédéric Van Leeuw. "Dans le nord de Bruxelles, à Jette, et à Schaerbeek", a précisé plus tard Kattalin Landaburu, la correspondante de France 24 à Bruxelles. Le parquet fédéral a précisé qu'un engin explosif, des produits chimiques et un drapeau de l'organisation État islamique (EI) avaient notamment été découverts lors d'une perquisition à Schaerbeek. "Une équipe de démineurs à été mobilisée dans l’un des appartements", a ajouté Kattalin Landaburu.
D'après des médias belges, cet appartement aurait été identifié grâce au témoignage d'un chauffeur de taxi, qui pense avoir pris en charge les auteurs de l'attaque contre l'aéroport.

Une revendication de l'EI

L'EI a officiellement revendiqué ces attaques, les plus sanglantes jamais commises à Bruxelles, capitale belge et de l'Europe, où siègent Conseil de l'Union européenne, Conseil de l'Europe, Commission européenne. Elles montrent, selon les experts, que les réseaux de l'EI restent capables de monter des opérations meurtrières, malgré la pression policière à laquelle ils sont soumis.

Souvent considérée comme une base pour les islamistes radicaux, Bruxelles avait échappé jusqu'ici aux attaques qui ont ensanglanté Madrid en 2004, Londres en 2005, et Paris à deux reprises en 2015.

Ces nouveaux attentats surviennent quatre jours après la capture spectaculaire dans la commune bruxelloise (arrondissement) de Molenbeek du Français Salah Abdeslam, seul survivant parmi les assaillants des attentats du 13 novembre à Paris (130 morts), et désormais incarcéré à Bruges avant son transfèrement demandé par la France. Le procureur fédéral a cependant souligné qu'"il était encore trop tôt pour établir un lien avec les attentats de Paris".
Huit Français blessés

Le parquet de Paris, de son côté, a annoncé l'ouverture d'une enquête en France. Huit Français ont été blessés, dont trois grièvement, selon un bilan provisoire. Une délégation du FBI et de la police de New York va pour sa part se rendre à Bruxelles. Plusieurs Américains figurent parmi les blessés dont trois missionnaires mormons de l'Utah et un membre de l'US Air Force. Le département d'État américain a par ailleurs mis en garde les touristes américains contre des "risques potentiels" en Europe.

"Des groupes terroristes planifient encore des attaques à moyen terme à travers l'Europe, ciblant des événements sportifs, sites touristiques, restaurants et les transports", a ainsi écrit le département d'État. Cette mise en garde s'applique jusqu'au 20 juin, soit après le coup d'envoi de l'Euro-2016 de football organisé en France du 10 juin au 10 juillet.

À la suite de ces nouvelles attaques, le secrétaire d'État aux Sports Thierry Braillard a assuré que cet événement sportif "ne sera pas reporté ou annulé". "On le répète depuis plusieurs mois, la menace terroriste a été intégrée à nos réflexions depuis le début" et "annuler ou reporter le championnat d'Europe de football, ce serait donner raison à ces lâches", a-t-il insisté dans un entretien à L'Équipe publié mercredi.

Avec AFP et Reuters

 
Explosions à Bruxelles : Communiqué du gouvernement fédéral belge  

2016/3/22

Aujourd'hui en Guinée "Ce matin, aux alentours de 8 heures, deux explosions ont eu lieu dans le hall des départs de l'aéroport de Zaventem. La piste d'un attentat est pour l'instant investiguée.

Des victimes sont à déplorer suite à ces explosions. La priorité des autorités et des services concernés est de porter secours aux victimes et de sécuriser le périmètre. La phase fédérale de gestion de crise a été déclenchée.

Un call-center a été mis en place pour répondre aux questions des familles et des voyageurs : 1771.

Il est demandé à toute personne de ne pas se rendre à l'aéroport de Zaventem.

L'Ocam a effectué une nouvelle analyse de la menace suite à ces explosions. Le niveau général pour la Belgique est porté au niveau 4, particulièrement pour les gares internationales, métros, aéroports, installations nucléaires, le port d'Anvers.

Un conseil national de sécurité sera convoqué plus tard dans la journée.

Le gouvernement belge souhaite exprimer tout son soutien aux victimes et à leur famille.

Une prochaine communication suivra lorsque plus d'informations seront disponibles"


Communiqué du gouvernement fédéral belge  

 
Bénin Élection présidentiellePrésidentielle au Bénin : Lionel Zinsou reconnaît la victoire de Patrice Talon

2016/3/21

Aujourd'hui en Guinée Le Premier ministre sortant Lionel Zinsou a reconnu sa défaite à l'élection présidentielle au Bénin, face à l'homme d'affaires Patrice Talon, entrepreneur incontournable dans le pays et surnommé le "roi du coton".

Avant même l'annonce de résultats provisoires, le Premier ministre sortant du Bénin, Lionel Zinsou, a reconnu dans la nuit du dimanche au lundi 21 mars sa défaite àl'élection présidentielle face à l'homme d'affaires et "roi du coton" Patrice Talon.

Lionel Zinsou, ex-banquier d'affaires franco-béninois de 61 ans, était arrivé en tête lors du premier tour, le 6 mars, avec à peine 100 000 voix d'avance sur Patrice Talon (27,11 % contre 23,52 %).

"Les résultats provisoires font apparaître une victoire très nette de Patrice Talon", a déclaré le candidat malheureux cité par l'AFP. "L'écart est significatif, la victoire électorale de M. Talon est certaine."

Le Premier ministre n'a pas souhaité communiquer de chiffres concernant le scrutin, mais la Commission électorale (Céna) pourrait annoncer des résultats provisoires "probablement dans la journée de lundi", a-t-il précisé.

Dans la nuit, le quotidien béninois La Nouvelle Tribune a publié sur son site des estimations de l'Institut béninois des sondages, donnant 64,8 % des voix à Patrice Talon, contre 35,2 % à Lionel Zinsou. Ce sondage a été réalisé dans 394 bureaux de vote représentatifs, mais ne porte néanmoins que sur 3 % des suffrages exprimés.

Patrice Talon veut incarner "la rupture"

"J'ai appelé Patrice Talon ce soir pour le féliciter de sa victoire, lui souhaiter bonne chance et me mettre à sa disposition pour la préparation des dossiers de transition. J'ai eu une conversation cordiale avec lui", a déclaré le Premier ministre dans un un message publié sur son profil Facebook.

Lionel Zinsou a toutefois salué "une campagne exceptionnellement sereine et calme, sans trouble ni tension" dans ce petit pays ouest-africain, premier État d'Afrique francophone à avoir entamé une transition démocratique au début des années 1990.

Patrice Talon, "self-made man" de 57 ans, qui s'était rendu aux urnes lors du premier tour au volant de son coupé Porsche, tient à son image d'homme d'affaires prospère et veut incarner "la rupture". Entrepreneur incontournable au Bénin, contrôlant le secteur-clé du coton et la gestion du port de Cotonou, il a financé les deux campagnes du président sortant Thomas Boni Yayi avant de devenir son principal adversaire politique.

Pour ce second tour, il bénéficiait du précieux soutien de 23 autres candidats présents au premier, dont Sébastien Ajavon, un autre homme d'affaires arrivé en troisième position avec 22 % des voix. 

Quelque 4,7 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dimanche pour élire le successeur de M. Boni Yayi. Celui-ci, au pouvoir depuis 2006, s'est retiré au terme de deux mandats, conformément à la Constitution.

Avec AFP

 

 
Les 10 premières Dames africaines les plus diplômées

2016/3/20

Aujourd'hui en Guinée En général quand l’opinion publique braque son regard sur la vie des premières Dames du continent, elle s’intéresse plus à l’aspect bing-bling, c’est à dire, leur beauté, leurs vêtements, leur sac et chaussures. Pourtant, un autre aspect de leur vie tout de même important reste encore méconnu du grand public. Nous vous parlions des 10 présidents africains les plus diplômés, aujourd’hui votre magazine de cœur vous livre les 10 premières Dames les plus diplômées d’Afrique. Dr Malika Issoufou Mahamadou

Le parcours académique de cette brave dame du Niger parle pour elle-même. Dr Lalla Malika Issoufou a entamé son cursus universitaire à l’Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey (UAM). Après l’obtention d’un doctorat à l’UAM en 2000, elle poursuit ses études universitaires en France où elle fréquentera l’Université Paris V, Paris VI, Paris VII et Paris XIII pour approfondir ses connaissances et se spécialiser en médecine tropicale. Elle manifeste un véritable intérêt pour la santé publique et la prévention de la violence domestique depuis qu’elle a enfilé sa robe de Première Dame. Un Exemple à suivre !

Grace Mugabé (Zimbabwé)

A 50 ans, fort de son parcours politique et universitaire, Madame Robert Mugabé peut se vanter d’être comptée dans le cercle très fermé des femmes les plus influentes du continent. Elle est détentrice depuis 2014 d’un doctorat en philosophie dont le thème central portait sur les bouleversements sociaux et leur impact sur la structure familiale. Cette gladiatrice est depuis des lustres le bras droit de son mari Robert Mugabé qui rappelons-le, a obtenu sept diplômes académiquesdans des spécialités différentes. Un sacré mariage !

Sika Bella Kaboré (Burkina Faso)

Voici l’une des Premières Dame du continent ayant saisi le sens de la valeur du savoir académique pour le développement de la gente féminine africaine. L’épouse de Roch Marc Christian Kaboré a effectué ses études supérieures au Togo et en France. Après un baccalauréat en lettres obtenu à Lomé, elle obtient en 1979 une Maîtrise de Droit Privé à l’Université de Lomé. À l’issue de son second cycle universitaire, elle rejoint l’université de Bourgogne à Dijon en France où elle poursuit un troisième cycle universitaire et obtient en 1980 un DESS et un Certificat en Administration des Entreprises au sein de l’IAE de Dijon. Une intelligentsia Africaine !

Djene Kaba Condé (Guinée Conakry)

En dehors de son prestigieux stastut de première Dame de la Guinée conakry, Djene Kaba Condé peut se réjouir d’un parcours universitaire louable. Titulaire d’un Master en science de l’information et de la communication obtenu à l’université de Paris VII, elle à travaillé après ses études pour le compte de Francophonie. Une vraie Wanda Girl !

Aisha Buhari (Nigeria)

Le parcours universitaire de la Première Dame duNigeria est un exemple susceptible d’encourager l’éducation de la femme Africaine. Détentrice d’un Bachelor en art et en administration publique obtenu à l’université Ahmadou Bello au Nigeria, Aisha Buhari possède aussi un Master en affaires internationales et stratégie. Une première Dame au cerveau bien rangé !

Salma Bennani (Maroc)

Son Altesse royale la princesse du Maroc est autant respectée pour son statut royal que pour son parcours académique. Après ses études secondaires qui lui permettent d’avoir son baccalauréat, elle obtient un diplôme d’ingénieur d’État en génie informatique à l’École Nationale Supérieure d’Informatique et d’Analyse des Systèmes (ENSIAS), ce qui lui permet d’exercer au sein du groupe Omnium Nord-Africain (ONA), premier groupe privé du Maroc appartenant en partie à la famille royale marocaine. Chapeau son Altesse !

Dominique Ouattara (Côte d’ivoire)

Si la Première Dame du pays de Didier Drogba est d’abord perçue comme une redoutable chef d’entreprise, elle mérite tout de même aussi les éloges pour son cursus académique. Après son baccalauréat en sciences économiques obtenu en 1972 au sein de l’Académie de Strasbourg, elle s’oriente vers les langues et obtient un DEUG de Langues en 1975, option Économie à l’université Paris X. Ses études sont couronnées par un diplôme d’administrateur de biens obtenu à la FNAIM à Paris en 1987 suivi d’une formation d’expert immobilier à Paris en 1989. Beau parcours Madame ADO !

Sylvia Bongo Ondimba (Gabon)

Plus connue pour ses actions dans l’humanitaire et sa lutte contre le Sida, l’épouse d’Ali Bongo Ondimba a tout aussi un parcours académique appréciable. Sylvia Bongo Ondimba fréquente l’Institut Immaculée Conception de Libreville jusqu’à son baccalauréat. Par la suite, elle voyage pour la France ou elle fini ses études de Gestion.

Hinda Mahamat abderahim(Tchad)

Probablement c’est l’une des plus jeunes Premières Dames du continent, Madame Idris Deby a un parcours plutôt admirable. Hinda Déby Itno a étudié la finance et la comptabilité à l’institut du Génie Appliqué (IGA) de Rabat au Maroc en 2003. Après avoir passé son baccalauréat Scientifique série D au Collège Sacré Cœur de N’Djaména en 1999, elle obtient son diplôme de Technicien Supérieur (BTS) en Finance et Banque à l’Institut d’Administration et des Études Commerciales (IAEC) de Lomé au Togo en 2001.

Ana Paula dos Santos (Angola)

Madame Eduardo Dos Santos a une trajectoire plutôt Wandayante. C’est en travaillant comme mannequin et hôtesse de l’air de l’avion présidentiel qu’elle a fait la rencontre du prince charmant. Mais avant cet épisode de sa vie, elle a aussi fait des études. Après l’obtention de son Baccalauréat, elle fait entre 1990 et 1994 une formation de professeur d’État à l’Institut National de l’Éducation à Luanda. Elle complète sa formation en étudiant le droit à l’Université Agostinho Neto à Luanda.

Voila Wanda Peps, on peut aussi se venter en Afrique d’avoir des premières Dames avec des têtes bien pleines ! Inspirant non ?! Ceci n’empêche pas bien sûr les autres de se démarquer dans leurs activités sociales et humanitaires avec brio !

S.N.B
In Je Wanda Magazine

 
Présidentielle au Niger: Hospitalisation du candidat-détenu Hama Amadou

2016/3/11

Aujourd'hui en Guinée L'opposant Hama Amadou, détenu depuis quatre mois et qui doit affronter le sortant au second tour de la présidentielle du 20 mars au Niger, a été évacué vendredi à l'hôpital, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'opposition.

Hama Amadou souffre des yeux et a été évacué ce matin à l'hôpital de Niamey pour des soins, a précisé Ousseïni Salatou, le porte-parole de la Coalition pour l'Alternance (Copa 2016), qui soutient la candidature de M. Amadou, 66 ans, poursuivi dans une affaire controversée de trafic d'enfants.

Hama Amadou était malade depuis un moment et cela s'est compliqué hier (jeudi) et donc ils ont jugé utile de l'évacuer ce matin, a-t-il ajouté.

Une députée du parti de Hama Amadou a affirmé à l'AFP que leur candidat avait été évacué par hélicoptère.

L'opposant a obtenu 17,79% des suffrages contre 48,41% au président Mahamadou Issoufou au premier tour de la présidentielle du 21 février.

Accusé de trafic d'enfants dans un dossier de droit commun selon le pouvoir mais politique selon le candidat, l'ancien Premier ministre et ex-président de l'Assemblée, est écroué depuis le 14 novembre à la prison de Filingué, à 180 km au nord de la capitale.

Le 2 mars, la Copa a réclamé la libération de l'opposant afin qu'il puisse mener sa campagne et affronter en toute régularité le président sortant. Ses avocats ont déposé une demande de mise en liberté provisoire qui sera examinée le 14 mars par la justice.

AFP

 

 
Présidentielle au Niger : L’opposant Hama Amadou participera au second tour

2016/3/11

Aujourd'hui en Guinée Hama Amadou, écroué depuis novembre à la prison de Filingué dans une affaire de trafic présumé d'enfants, participera bien au second tour de l'élection présidentielle nigérienne du 20 mars face au président sortant Mahamadou Issoufou, a annoncé jeudi un de ses avocats.

Une déclaration venue éclaircir la confusion entourant la stratégie de la coalition de l’opposition (COPA) et sa participation ou non au second tour. Aprèsavoir contesté les résultats du premier tour, la COPA avait déclaré mardi 08 mars « suspendre sa participation au processus électoral en cours » avant le second tour, prévu le 20 mars.

« Hama est bien partant pour l’élection »

« La COPA a juste dit qu’elle suspend sa participation au processus, mais Hama est bien partant pour l’élection », a précisé Me Mossi Boubacar. « Hama n’a pas dit qu’il va se désister », a encore insisté l’avocat, réagissant également aux propos du président de la Commission électorale nationale indépendante du Niger (Ceni).

Jeudi 10 mars, le président de la Ceni, Boubé Ibrahim, a en effet dit sa « détermination » à organiser le second tour du scrutin même en cas de « retrait » de Hama Amadou. « Rien ne va perturber » la tenue du second tour qui « aura bel et bien lieu à la date prévue », a ajouté Boubé Ibrahim.

En campagne depuis Filingué

« Du fond de sa cellule, quelle campagne Hama peut-il battre ? C’est le challenger qui est empêché de monter sur le ring », a déploré son avocat. « Pendant ce temps, Issoufou sillonne le pays en avion et tient partout des meetings escorté par une armada de force de l’ordre », a-t-il souligné, dénonçant « une rupture d’égalité, d’équité et de chance » pour son client, qui mène campagne depuis sa cellule, sans pouvoir s’adresser publiquement à ses partisans.

Conformément à une alliance signée avant le premier tour, la COPA 2016, qui comprend les principaux opposants, s’est unie autour d’Hama Amadou, qui a obtenu 17,73% des suffrages, lors du premier tour contre 48,43% pour le président sortant Mahamadou Issoufou, frôlant ainsi la victoire.

« Ils ne peuvent pas gagner »

La COPA, qui s’était montrée très critique du 1er tour, accusant le régime de « fraude », a notamment justifié le boycott par l’absence de « proclamation officielle » des résultats du 1er tour du 21 février, le non-respect de la durée de la campagne électorale et « l’iniquité de traitement entre les deux candidats ».

« Ils (les opposants) se retirent parce qu’ils ne peuvent pas gagner. C’est désolant (…) À vrai dire, cela ne nous surprend pas. Les principaux candidats significatifs se sont ralliés à M. Issoufou« , avait réagi mardi le ministre de l’Intérieur Hassoumi Massaoudou, un proche du président Issoufou.

AFP

 
Haïtie : Quand François Hollande tombe

2016/2/26

Aujourd'hui en Guinée Plusieurs élèves et étudiants haïtiens ont manifesté contre la visite du président Hollande à Haïti. A son arrivée, il a été hué dans les rues de Port-au-Prince.  Et pour cause ce dernier refuse de connaitre l’esclavagisme et la colonisation comme un mal.

Bien que le président français ait accepté de rembourser le 21 milliards de dollars que Haïti a versé au gouvernement français entre 1825 à 1946 comme frais de réparation pour les supposés préjudices que les planteurs français disaient avoir subis, il refuse de connaitre  les préjudices subis par les esclaves et leurs descendants des Caraïbes.

En avril dernier, à New York, la France avait expliqué à la CARICOM (Commission pour les réparations de la Communauté des Caraïbes) qu’elle ne peut pas payer à la Martinique le 200 milliards d’euros qu’elle demande pour le préjudice subi par les martiniquais descendants d’esclaves.

Lors de  l’inauguration du Mémorial ACTe, M. Elie Domota avait expliqué que la France continue d’humilier et d’insulter la Martinique et la Guadeloupe en considérant  la citoyenneté française comme réparation pour l’esclavage.

Ce syndicaliste guadeloupéen était allé même jusqu’à expliquer que la présence de la France en Guadeloupe n’est qu’une malédiction. Il dit que plus de 60% des jeunes de moins de 25 ans sont sans emploie car le taux d’illettrisme est trop élevé.

La France fait tout pour que les enfants guadeloupéens ne soient pas  instruits.   Selon lui, considérer la colonisation  et l’esclavage  comme une bonne chose au point d’accepter d’indemniser les propriétaires d’esclaves et les colons, est l’une des plus grandes humiliations que  le peuple noir ait connues.  Il demande l’abrogation de  textes de 1848 et 1849 qui ont indemnisé les colons, et exige la réparation de l’esclavage.

LD

 
PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE: BARACK OBAMA EST CONVAINCU QUE DONALD TRUMP NE SERA PAS PRÉSIDENT

2016/2/21

Aujourd'hui en Guinée Le candidat républicain Donald Trump ne lui succédera pas à la Maison Blanche en 2017, a martelé Barack Obama, mardi, en marge du sommet de l'Asean, en Californie, en dénonçant les propos "troublants" du milliardaire sur le climat ou les musulmans.

Barack Obama a "confiance" en son peuple : les Américains n’éliront pas Donald Trump pour lui succéder. Le président des États-Unis, qui s’est exprimé, mardi 16 février, lors d’une conférence de presse en Californie, en marge du sommet de l'Asean, a dénoncé les propos "troublants" du milliardaire, mais aussi des autres candidats républicains.

"Ils [les Américains] sont conscients du fait qu'être président est un métier sérieux. Cela n'a rien à voir avec l'animation d'une émission de téléréalité", a lancé Barack Obama. "Ce n'est pas du marketing. C'est difficile. Cela n'a rien à voir avec simplement chercher à attirer l'attention des médias chaque jour", a-t-il poursuivi à l'attention du magnat de l'immobilier qui vient de remporter la primaire du New Hampshire.

Le président américain, dont le successeur sera désigné le 8 novembre, a longuement insisté sur le fait que nombre des rivaux du milliardaire épousaient les mêmes thèses – anti-musulmanes" ou "anti-immigrées" – que ce dernier. "Je pense que certains observateurs étrangers sont troublés par la rhétorique de cette primaire républicaine et des débats républicains. Et cela ne s'applique d'ailleurs pas seulement à Donald Trump", a-t-il expliqué.

Barack Obama a également évoqué la question du réchauffement climatique, complètement éludée dans la campagne républicaine. "Il n'y pas un seul candidat dans le camp républicain qui pense que nous devrions faire quelque chose pour lutter contre le changement climatique", a-t-il souligné. "Cela trouble la communauté internationale. Le reste du monde regarde et se dit : mais comment est-ce possible?".

Obama déterminé à nommer un juge pour la Cour suprême

Le président américain a par ailleurs appelé ses adversaires républicains à s'élever au-dessus des clivages politiques concernant la nomination d’un successeur au juge conservateur de la Cour suprême, Antonin Scalia, décédé samedi. "La Constitution est très claire sur ce qui doit se passer maintenant", a-t-il lancé. "Lorsque un poste est vacant à la Cour suprême, le président des États-Unis nomme quelqu'un et le Sénat se prononce sur cette nomination".

Dès l'annonce du décès d’Antonin Scalia, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a averti qu'il reviendrait au prochain locataire de la Maison Blanche de désigner un remplaçant. À ses yeux, le peuple américain "doit avoir son mot à dire" dans le choix du prochain juge de la Cour suprême.

La couleur politique du successeur du très conservateur Antonin Scalia pourrait avoir un impact considérable sur les décisions à venir sur les grandes questions qui secouent la société américaine. Sa disparition a en effet laissé la plus haute juridiction américaine avec une parité de quatre juges conservateurs face à quatre magistrats considérés comme progressistes.

Avec AFP 

 
DÉCOUVERTE D'UN GROS DIAMANT DE PLUS DE 400 CARATS ET D'UNE VALEUR DE PRÈS DE 13 MILLIONS D'EUROS EN ANGOLA

2016/2/18

Aujourd'hui en Guinée Le plus gros diamant jamais découvert en Angola, d'un poids de 404 carats et d'une valeur potentielle de 12,8 millions d'euros, a été extrait par la société minière australienne Lucapa, a annoncé la compagnie.

"Lucapa est ravi d'annoncer la découverte d'un spectaculaire diamant de 404,2 carats issu du site de Lulo, dans la province de Lunda Norte (nord) de l'Angola qui a déjà produit plus de 60 gros diamants", indique le groupe dans un communiqué.

Interrogé par des médias australiens, le PDG de Lucapa, Miles Kennedy estime que cette pierre précieuse, d'une longueur de 7 centimètres, pourrait valoir plus de 20 millions de dollars australiens (12,8 millions d'euros).

Selon la compagnie, il s'agit du "plus gros diamant jamais extrait en Angola, l'un des quatre principaux producteurs de diamants" et du 27ème plus gros découvert dans le monde.

Le précédent record était détenu en Angola par un diamant de 217,4 carats, surnommé "l'Etoile de l'Angola".

Le site de Lulo, dans la province de Lunda Norte frontalière avec la République Démocratique du Congo, fait partie de la mine de Catoca, la quatrième plus grosse mine de diamant au monde.

"Nous sommes ravis d'avoir découvert le plus gros diamant jamais extrait en Angola, c'est un jour important pour notre pays", s'est réjoui Carlos Sumbula, le patron d'Endiama, la compagnie nationale angolaise de diamant.

"Le site de Lulo est un exemple de ce que nous voulons montrer au monde pour encourager l'investissement étranger dans l'industrie du diamant en Angola", a-t-il poursuivi.

Le plus gros diamant au monde, le Cullinan, de 3.106 carats, a été trouvé en Afrique du Sud en 1905. Il a été fractionné en plusieurs énormes pierres, dont les principales ornent le sceptre et la couronne impériale faisant partie des joyaux de la Couronne britannique, précieusement gardés à la Tour de Londres.

L'an dernier, un diamant de 1.111 carats, avait été extrait dans le centre-est du Botswana, le plus gros découvert depuis plus d'un siècle.

Avec AFP

 
La base de l'Onu à Kidal attaquée: deux Casques bleus de nationalité guinéenne tués

2016/2/12

Aujourd'hui en Guinée Deux Casques bleus de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma)ont été tués et trente autres blessés vendredi lors de l'attaque du camp de la Minusma à Kidal (nord-est) par des jihadistes, a appris l'AFP de sources au sein de la force de l'ONU.

Cette attaque survient une semaine après celle, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a visé une base de policiers nigérians de la Minusma installée dans un ancien hôtel à Tombouctou (nord-ouest), coûtant la vie à un militaire malien, ainsi qu'à au moins quatre assaillants, selon les autorités maliennes.

Notre camp à Kidal a été attaqué ce vendredi tôt le matin par des terroristes. Nous avons riposté, mais deux Casques bleus ont été tués, et 30 autres blessés, a déclaré à l'AFP une source sécuritaire au sein de la Minusma.

Les terroristes ont attaqué à l'aide de roquettes. Il y a au moins deux heures d'échanges de coups de feu, a indiqué cette source.

Confirmant l'information, un militaire guinéen de la Minusma a précisé à l'AFP que les Casques bleus tués appartenaient à ce contingent.

Parmi les trente blessés, sept sont dans un état grave, a ajouté le militaire guinéen de la Minusma.

La Minusma, déployée depuis juillet 2013, est la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ces groupes jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés du nord à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin d'un accord de paix entre le gouvernement et l'ex-rébellion.

AFP

 
La base de l'Onu à Kidal attaquée: deux Casques bleus de nationalité guinéenne tués

2016/2/12

Aujourd'hui en Guinée Deux Casques bleus de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma)ont été tués et trente autres blessés vendredi lors de l'attaque du camp de la Minusma à Kidal (nord-est) par des jihadistes, a appris l'AFP de sources au sein de la force de l'ONU.

Cette attaque survient une semaine après celle, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a visé une base de policiers nigérians de la Minusma installée dans un ancien hôtel à Tombouctou (nord-ouest), coûtant la vie à un militaire malien, ainsi qu'à au moins quatre assaillants, selon les autorités maliennes.

Notre camp à Kidal a été attaqué ce vendredi tôt le matin par des terroristes. Nous avons riposté, mais deux Casques bleus ont été tués, et 30 autres blessés, a déclaré à l'AFP une source sécuritaire au sein de la Minusma.

Les terroristes ont attaqué à l'aide de roquettes. Il y a au moins deux heures d'échanges de coups de feu, a indiqué cette source.

Confirmant l'information, un militaire guinéen de la Minusma a précisé à l'AFP que les Casques bleus tués appartenaient à ce contingent.

Parmi les trente blessés, sept sont dans un état grave, a ajouté le militaire guinéen de la Minusma.

La Minusma, déployée depuis juillet 2013, est la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ces groupes jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés du nord à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin d'un accord de paix entre le gouvernement et l'ex-rébellion.

AFP

 
Procès à la CPI: Blé Goudé a séduit le Monde hier. L’intégralité de sa déclaration

2016/2/4

Aujourd'hui en Guinée Monsieur le président,Honorables membres de la cour,Je vous remercie pour l’occasion que m’offre votre cour afin de situer ma responsabilité dans la crise qui a endeuillé mon pays. Je suis Charles Blé Goudé, natif de Kpogrobré, sous-préfecture de Guibéroua, dans le centre-ouest de la Côte D’ivoire.

Monsieur le Président,

La justice, il ne faut pas la fuir ; il faut se soumettre à elle, surtout quand on ne se reproche rien. En tout cas, dans mes rapports avec mes concitoyens, aucune goutte de sang ne crie contre moi. Au cours de ce procès, les vraies preuves qui devront condamner ou libérer chaque acteur politique, ce ne seront pas les présomptions et les soupçons de l’accusation. Ce ne seront pas non plus les rapports d’experts souvent autoproclamés, qui pourtant ne savent pas grande chose des circonstances dans lesquelles les faits allégués se sont déroulés.

Les déclarations à charge d’adversaires politiques sélectionnés ne sauraient non plus servir de base crédible pour éclairer votre cours. Car, monsieur le président, dans une affaire qui a opposé deux camps, que peut-on espérer que mes adversaires et leurs militants transformés en témoins, puissent dire de moi ? Simple question de logique !

Monsieur le président,

les vraies preuves ce sont les actes que chaque acteur politique aura posés au cours de la longue crise qui a endeuillé la Côte D’ivoire. Malheureusement, quand j’ai fini d’écouter l’accusation, toute la nuit d’hier, dans ma cellule, une interrogation n’a cessé de me tarauder l’esprit ; elle m’habite encore cet après-midi, la voici : L’ACCUSATION CHERCHE-T-ELLE LA MANIFESTATION DE LA VÉRITÉ OU CHERCHE-T-ELLE FORCEMENT A RENDRE COUPABLE UNE PERSONNE DÉJÀ STIGMATISÉE DONT ELLE VEUT OBTENIR CONDAMNATION A TOUT PRIX?

Or, il ne s’agit pas ici de rapiécer des morceaux de faits, dans le seul objectif de faire condamner un supposé ennemi de la paix que l’on aura pris le soin de pré-fabriquer. Au cours de ce procès, monsieur le président, au-delà d’une simple recherche de condamnation ou d’une relaxe, c’est selon, il s’agira ici de restituer et de situer les événements et les faits dans leur vrai contexte pour faire jaillir la vérité des décombres sous lesquels, l’on tente hélas, de l’ensevelir. Ainsi éviterons-nous de participer à tordre le cou à notre histoire pourtant trop récente.

Ce procès, monsieur le président, représente beaucoup pour l’Afrique et il compte aussi pour une Côte D’ivoire qui est encore à la recherche de la voie adéquate en vue de panser les plaies de la crise postélectorale qui peinent à se cicatriser. Ce procès revêt une portée pour les victimes que l’on tente hélas de catégoriser.

Je n’ai cessé de le dire et je le répète encore aujourd’hui, il n’y a pas de victimes pro Ouattara d’un côté et de victimes pro Gbagbo de l’autre : Un cadavre n’a pas d’appartenance politique, une vie humaine est égale à une vie humaine. La victime et la seule, c’est la population ivoirienne dans sa diversité ethnique, religieuse et politique. «Il n’existera jamais une Côte D’ivoire où ne vivront que des pros Gbagbo au détriment des Pros Ouattara tout comme il ne peut y avoir une Côte d’ivoire où ne vivront que des pros Ouattara en faisant disparaitre les pros Gbagbo.»

Monsieur le président

les propos que vous venez vous-mêmes d’entendre dans la vidéo que mon équipe de défense vous a fait voir tout à l’heure, je ne les ai pas tenus avec des chaines aux pieds ; je les ai tenus en homme libre, en pleine crise postélectorale sur un plateau de télévision. C’est une preuve parlante qui vient dire à la cour que je ne suis pas le criminel qui selon les allégations du procureur, aurait eu pour mission de faire exterminer les partisans de l’adversaire du Président Laurent Gbagbo.

-Pour moi, la Côte D’ivoire est un TOUT qui a besoin de TOUS !
-Pour moi, la recherche de la paix n’est pas saisonnière.
Honorables membres de la cour, au sens juridique, une milice désigne un groupe de personnes armées ayant militairement pris part à un conflit armé… monsieur le président, notez bien le substrat militairement.

Ainsi défini, je puis solennellement vous dire que jamais je n’ai été un chef de milice, je ne le suis pas aujourd’hui, je ne le serai pas demain ; parce qu’aussi simple que cela puisse paraitre, je ne suis pas un adepte de la lutte armée. Il n’est pas superfétatoire de préciser à la cour que le COJEP n’est pas une milice, contrairement à ce qu’affirme l’accusation.

Le COJEP n’est pas non plus un club de soutien comme tente aussi de faire croire une certaine opinion dont j’ignore les intentions qui en réalité n’ont rien à voir avec les objectifs que le COJEP et ses militants se sont librement fixés eux-mêmes. Il n’est pas juste de vouloir assigner au COJEP, en l’absence de son leader, une mission contre le gré de ses militants. Honorables membres de la Cour, pour notre gouverne à tous, et pour que les choses soient désormais plus claires pour tout le monde, je voudrais préciser que dès sa création, le COJEP a d’abord été un mouvement de pression autonome, ensuite un mouvement politique non inféodé, puis depuis le 15 Aout 2015 par la seule volonté de ses militants, le COJEP s’est librement mué en un parti politique avec pour premier secrétaire, Docteur Hyacinthe Obou, professeur de philosophie à l’université de Bouaké en Côte D’ivoire.

Comme toutes les autres formations politiques de mon pays, le COJEP entend pleinement participer à la vie politique de la Côte D’ivoire et ambitionne patiemment d’occuper la place qui est la sienne sans complexe aucun. Voilà ce qu’est le COJEP : VOILA LA VERITE ! Ceux qui soutiennent le contraire se trompent eux-mêmes (et ils le savent bien) mais aussi ils tentent vainement de tromper l’opinion, ce qui ne saurait nullement prospérer. Du haut de cette tribune, je voudrais dénoncer Cette falsification de l’histoire, de notre propre histoire.

Monsieur le président,

au cours de la crise, j’ai pris mon temps, mon énergie, à travers des campagnes, pour dire aux différentes chapelles politiques qu’une nation, ce n’est pas seulement un espace géographique que des populations ont en commun ; mais, une nation c’est aussi et surtout des valeurs que partage un peuple. J’ai à plusieurs occasions fait des propositions citoyennes et des appels à la retenue. Hélas, la passion qui s’était emparée de certains candidats à la présidentielle et de leurs partisans avait rendu inaudible le bien fondé de mes différents appels.

Pendant que le procureur m’accuse d’être un extrémiste qui appelle au meurtre, d’autres personnes par contre me qualifient de faiblard qui a peur de la guerre. Oui, honorables membres de la Cour, je l’ai dit avant la crise et je le dis encore aujourd’hui sans honte, j’ai peur de la guerre, parce que, à un homme normal, la guerre devrait faire peur.

Je ne le dis pas par couardise ou par lâcheté ; je le dis par responsabilité et par franchise envers les ivoiriens. Les ivoiriens m’ont tout donné, en retour je leur dois beaucoup, je leur dois d’utiliser à bon escient la popularité qu’ils m’ont donnée pour contribuer à sauver des vies humaines, pour sensibiliser au pardon et à l’union de tous les ivoiriens sans exclusive et non pour le service d’un clan.

Je trouve donc irresponsable que dans mon pays, des leaders, dans le seul but de passer pour des courageux ou pour se faire acclamer font croire à leurs partisans que la guerre ne fait pas peur.

De tels leaders, souvent loin des champs de bataille, ignorent la désolation que la guerre sème dans des familles. COMME QUOI, UN BEBE AU DOS NE SAIT PAS QUE LA ROUTE EST LONGUE. Et pourtant, dans son œuvre la fabrication de l’ennemi, ce célèbre auteur, Pierre Conesa nous conseille : et je cite, « pour réduire les causes des conflits, il faut à notre monde des leaders politiques de qualité qui puissent renoncer au capital politique qu’un discours belliciste peut apporter ; il nous faut aussi des élites civiles et militaires conscientes de leurs responsabilités. » Fin de citation.
C’est pourquoi face aux railleries qui m’ont traité de faiblard et que le procureur feint de ne pas entendre, j’ai toujours répondu que je préfère être faible au milieu d’êtres qui ont la vie que de paraitre pour fort parmi des corps sans vie. Quand je le disais, je ne savais pas que je viendrais un jour le répéter ici à la CPI, quand je le disais nous étions à mille lieux de la crise postélectorale, mais au milieu des accusations dont j’avais été victime, j’avais gardé ma lucidité (je la garde toujours) car déjà j’avais conscience qu’il fallait éviter d’allumer la buchette de la guerre du voisin contre le voisin, de l’ami contre l’ami.

J’attirais déjà l’attention des uns et des autres sur les risques d’une guerre civile. C’était en juillet 2006 dans une interview dont mon conseil, maitre N’dry Claver vient de faire cas. Je me justifiais ainsi Face à une cascade d’accusations consécutives à un appel lancé pour faire cesser des affrontements entre les populations au sujet des audiences foraines. Pour moi, il fallait agir pour sauver des vies humaines.

Je voudrais ici remercier et féliciter mes collaborateurs de l’alliance (que je n’ai pas besoin de citer.) et mes amis de la jeunesse de l’opposition de l’époque avec qui nous avions bravé les injures pour éviter de justesse une guerre civile à notre pays.

Il s’agit entre autres de Konan Kouadio Bertin dit KKB du PDCI, de Karamoko Yayoro du RDR, de mon frère Stéphane Kipré à l’époque du MFA, mais aujourd’hui président de l’UNG. Chers amis, quand la passion aura fait place à la réflexion, la mémoire de l’histoire saura un jour reconnaitre le bien que vous avez fait à la Côte d’ivoire un 26 juillet de l’an 2006. L’accusation tronque donc les faits en me désignant comme l’instigateur qui aurait empêché les partisans de l’actuel président de se faire recenser lors des audiences foraines en 2006. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas juste !

Monsieur le président,

vous le voyez bien, vous l’entendez aussi vous-mêmes, ce n’est donc pas un discours opportuniste ou stratégique que je tiens aujourd’hui devant votre cour, juste pour me sortir d’affaire ; c’est un discours que j’ai toujours tenu et que je tiendrai toujours, par principe, par éducation politique, malgré les railleries et les critiques que cela continue de m’attirer. Car je le sais,
-être leader ce n’est pas seulement chercher à se faire acclamer.
-être leader c’est aussi avoir le sens de la mesure
-être leader c’est savoir mettre son peuple à l’abri des conflits,

C’est pourquoi j’ai bravé les extrémistes des deux camps antagonistes pour aller à la rencontre des victimes afin que leur appel au pardon puisse cimenter la fondation de la réconciliation en Côte D’ivoire. Monsieur le président, je vous avais dit que mes actes parleraient pour moi.

CAMPAGNE EN FAVEUR DE LA PAIX : slogans campagne de paix. (Vidéo1 : Prisca et femme pantrokin)

Prisca, la jeune fille que vous venez de voir dans cette vidéo avait été violée par les rebelles. En révélant son histoire à la Côte D’ivoire, J’ai contribué à lui redonner goût à la vie. Elle a été un symbole du pardon. Quant à la dame au bras coupé, ces bourreaux lui avaient donné le choix entre garder son bébé ou voir son membre supérieur lui être tranché. Comme toute bonne mère, elle a choisi que son bras lui soit coupé afin de sauver la vie à son bébé. Elle aussi a été un symbole pour le pardon et la paix.

A cette époque, il fallait du cran et de l’audace, pour effectuer une telle mission de paix, mais je l’ai fait. Les villages de Pantrokin et Guiélé d’où sont originaires ces deux victimes, existent encore dans l’ouest profond de la Côte D’ivoire, c’est à Toulepleu. Si la procureure cherche vraiment à savoir ce qui s’est réellement passé dans mon pays, son équipe et elle peuvent s’y rendre. Pour vous dire que j’ai fait ce que je pouvais, et que je ne suis pas un chef de milice.

Le seul problème ici, c’est que l’accusation cherche à démontrer ce qui n’a jamais existé. Si non, pour retrouver les chefs de guerre et les chefs de milices en Côte D’ivoire, ce n’est pas du tout compliqué. Il suffira par exemple au bureau de la procureure de se référer aux documents et aux archives des différentes opérations de démobilisation, de désarmement et de réinsertion des milices et de tous les autres groupements armés ayant militairement pris part au conflit en Côte D’ivoire. L’accusation y trouvera facilement l’identité et la signature des différents chefs de milices et des groupes armés. Cela au moins, a l’avantage d’être un fait avéré, un fait vérifiable, ce qui pourrait faire gagner du temps à la cour.

Ni le Cojep, ni l’alliance des jeunes patriotes, ni mon nom n’y figurent. Car, entre prendre les armes et faire la politique, j’ai fait librement le second choix, parce que pour moi, comme l’eau et l’huile, la démocratie et les armes ne peuvent pas faire bon ménage.
Monsieur le président,

comme cela se fait partout dans le monde quand les institutions de la République sont en péril et que les valeurs qui fondent notre société sont bafouées, contrairement à ceux qui ont choisi les armes et la barbarie comme moyens d’expression, et qui endeuillent notre monde, les populations civiles et moi nous avons choisi la voie démocratique, nous avons pris la rue, les mains nues pour défendre les institutions de la République qu’incarnait SON EXCELLENCE le Président Laurent Gbagbo, ici présent.

Je n’ai donc pas soutenu Laurent Gbagbo parce qu’il serait de la même ethnie ou de la même religion que moi comme tente de faire croire l’accusation. Faire une telle affirmation serait méconnaitre l’histoire de la Côte d’ivoire. Pour preuve, je ne suis ni militant, ni membre, ni responsable dans aucune instance du front populaire ivoirien, le parti politique dont Laurent Gbagbo est le fondateur. La cour le sait-il ?

Honorables membres de la cour,

Comme beaucoup de jeunes de ma génération, J’ai soutenu Laurent Gbagbo pour les valeurs qu’il incarne. Ce que je sais de cet homme, c’est qu’il a sacrifié sa vie pour l’avènement du multipartisme et de la démocratie dans mon pays. La pluralité de la libre expression en Côte D’ivoire est le fruit de plusieurs séjours carcéraux endurés par Laurent Gbagbo, sa famille et nombreux de ses camarades de lutte, opposants à l’époque qui l’ont accompagné non pas seulement sur le chemin de la conquête du pouvoir, mais sur les routes rocailleuses pour la promotion des valeurs démocratiques. Voilà la vérité !

Votre honneur, Je ne suis donc pas homme à me renier. Je suis mature et je sais faire la différence entre le combat et la querelle. Dans ma génération, j’ai très tôt pris la mesure de mes responsabilités. S’il y a une chose que j’ai toujours refusée, c’est d’être traité comme une marionnette que l’on peut pendre au bout d’un fil et à qui l’on peut donner des ordres de quelque nature que ce soit.

Il est même arrivé à plusieurs occasions que le COJEP, le parti politique auquel j’appartiens, ait pu exprimer des opinions politiques publiques contraires à celles du parti politique du Président Laurent Gbagbo ; mais en tant que démocrate dans l’âme cela n’a jamais dérangé Laurent Gbagbo.

Laurent Gbagbo nous a enseigné que la vérité est fille des contradictions.

Voilà l’homme que je connais, Voilà l’homme que j’ai soutenu comme beaucoup d’autres personnes en liberté l’ont aussi fait, peut-être même plus que moi. Cela ne fait pas de moi membre d’un prétendu entourage immédiat qui aurait conçu et exécuté un plan commun. Laurent Gbagbo ne m’a jamais envoyé pour inciter les jeunes à commettre des tueries contre des populations comme tente de faire croire l’accusation. Voilà la vérité !

Quant à moi, Je continue de croire qu’un adversaire politique n’est pas un ennemi.Convaincre et non contraindre, Convaincre et non vaincre,

Telle est la philosophie pour laquelle je continue d’essuyer les critiques des plus acerbes. Et pourtant, ces valeurs sont ancrées en moi et rien ne m’oblige à y déroger, même pas les coups durs que j’ai reçus de l’adversaire. C’est la pratique de cette philosophie qui a expliqué les différentes invitations que j’ai faites à mes autres frères qui avaient cru bon de prendre les armes pour faire aboutir leur cause qu’ils croyaient être juste. Avec tous les risques que cela comportait, J’ai bravé les injures et les menaces pour faire campagne auprès des populations afin que celles-ci acceptent mon frère SORO, mon frère Wattao, mon frère Konaté Sidiki, mon frère Fofana Bèma, mon frère Konaté Zié, mon frère Abel Djohoré, pour ne citer que ceux-là.

Cette tâche n’a pas du tout été facile pour moi, elle n’a certainement pas produit les résultats escomptés, mais je l’ai accompli avec conviction et avec fierté. Pour moi, il vaut mieux avoir agi et avoir échoué que de n’être jamais passé à l’action. Monsieur le président, Pour le retour de la paix dans mon pays, j’étais prêt à tout braver, je suis toujours prêt à tout braver. Paradoxalement, c’est moi qu’on traine aujourd’hui devant les tribunaux pour que je puisse répondre de crimes contre l’humanité. Ah, que ce monde est injuste ! Mais j’ai foi en votre cour pour faire connaitre la vérité.

(VIDEO Vidéo2 : délégation FN à Kpo, ou apothéose caravane à yop (remerciements sidiki K) (vidéo, invitation FAFN et SORO à Gagnoa et Mama, Gnaliépa)

Monsieur le président, comme vous venez de le voir, je ne faisais pas partie d’un plan commun qui aurait consisté à tuer des civiles dans le seul but de maintenir un individu au pouvoir par des moyens criminels. Comme tout citoyen l’aurait fait, Je pense avoir fait Pour mon pays, ce que je devais.

Pendant la crise postélectorale je n’ai jamais voulu que les civils fassent la guerre à la place des militaires, parce que ce n’est pas leur rôle. Là où il y a les armes, les civils n’ont pas leur place. Vu que les rebelles étaient embusqués dans tout le district d’Abidjan, Je ne voulais pas faire des jeunes de Côte D’ivoire une chair à canon, c’est pourquoi, dès fin mars 2011 je n’ai plus appelé à des manifestations publiques. J’ai toujours voulu que les jeunes vivent afin qu’ils puissent un jour profiter des projets politiques que les différents leaders qui ambitionnent de diriger la Côte d’ivoire mettraient en place.

Honorables membres de la cour,

en 2010, c’est le Conseil Constitutionnel qui a rendu une décision qui donnait le candidat Laurent Gbagbo vainqueur des élections; ce n’est pas moi. Parce-que je suis respectueux des lois de la République, comme tout citoyen je n’ai fait que constater cette décision et je me suis soumis à elle. Maintenant, si l’accusation estime que la décision rendue par le Conseil Constitutionnel a été source de conflit, elle devrait en principe s’en prendre à cette institution et à ses responsables et non s’en prendre aux personnes qui n’ont fait que constater à une décision consacrée par la loi. Une telle démarche me semblerait plus cartésienne, donc plus logique. Alors, monsieur le président, en me maintenant en prison, la CPI ne laisse-t-elle pas en liberté l’épervier pour emprisonner la mère poule qui pourtant a perdu ses poussins ?

MON APPEL A LA PAIX

Comme la Côte D’ivoire doit continuer de vivre,
-A ceux qui ne m’avaient pas compris, je rappelle que la voie des armes et de la force est sans issue, elle n’a apporté que meurtrissures et désolation à notre pays.

-Je ne connais pas aujourd’hui un seul ivoirien qui n’ait pas expérimenté, directement ou indirectement le goût amer de la guerre. C’est pourquoi, du haut de cette tribune, j’appelle une fois encore tous les ivoiriens à la réconciliation et à la tolérance.

Bien que je sois encore en prison, Je souhaite le retour d’une paix durable dans mon pays. Je ne parle pas de cette paix d’hégémonie où un groupe qui détient la force soumet un autre groupe qui dans le silence, n’attend que la moindre occasion pour se venger un jour. Une telle paix en trompe-l’œil est fragile. Je parle d’une paix qui pourra réellement apaiser les cœurs et les esprits pour le retour de l’harmonie entre voisins.

Les nouveaux rapports entre les protagonistes des conflits qui ont marqué l’histoire de l’humanité, nous enseignent que quelle que soit l’intensité ou la durée d’une crise, les adversaires finissent toujours par s’assoir autour d’une table pour trouver une solution négociée. Et les exemples dans le monde sont légion : D’abord le couple franco-allemand nous prouve que les pires ennemis d’hier peuvent s’avérer des partenaires à vie ; ensuite le récent rapprochement entre les Etats Unis et Cuba, puis l’accord sur le nucléaire iranien ont fini d’établir la suprématie du dialogue sur la force.

C’est que je souhaite pour mon pays, car, ce qui a fait recette ailleurs peut aussi être possible en CI. Les ivoiriens ont déjà été trop traumatisés, il faut éviter davantage de leur faire peur. Aujourd’hui, ils ont besoin d’une classe politique et d’une atmosphère qui puissent les rassurer. En ce qui me concerne, Je ne chéris pas ma liberté plus que celle des ivoiriens ; et mon maintien prolongé dans les liens de la détention ne saurait me détourner des valeurs qui sont encrées en moi et pour lesquelles je milite.

-je milite pour la tolérance,
-je milite pour le pardon,
-je milite pour la cohésion sociale,
-je milite pour le retour d’une paix durable dans mon pays.
- je milite pour une compétition politique saine et sans violence

le président,

Quelle que soit ma position géographique, je répondrai toujours à l’appel de mon pays. De ma cellule de prison, je continuerai à apporter modestement ma contribution au retour de la paix dans mon pays. Mais le mieux, serait que je sois dehors pour toucher de près la réalité afin que mon regard soit en conformité avec la psychologie de l’ivoirien que je n’ai plus revu depuis cinq ans. Permettez-moi d’aller terminer mes chantiers de paix et de réconciliation que j’ai laissés en friche dans mon pays.

Paix et amour sur la Côte d’Ivoire.
Je vous remercie

Charles Blé Goudé

Source : Service Com Cojep

 
Visite du Mémorial de Kigali : Pèlerinage au coeur du génocide

2016/2/2

Aujourd'hui en Guinée A la veille de la demi-finale Guinée - RD Congo, la journée de ce mardi 2 février 2016, a été mis à profit effectuer un pèlerinage douloureux sur le mémorial de Kigali où est retracé, en détails (avec des images, photos, des cranes et organes humains résiduels, des objets), l'un des génocides les plus horribles du 20ème siècle.

Familles entières (bébés, enfants, pères, mères etc.), dirigeants politiques dont l'ancienne Première ministre, Mme Agathe , chefs religieux, citoyens anonymes recherchés, pourchassés, torturés, égorgés, découpés, exécutés, tués à coups de machette, à bout portant avec des fusils de guerre enfouis dans des fosses communes au nom d'une épuration ethnique.

Plus d'un million de Tutsis et Hutu dits modérés victimes de la folie d'hommes aveuglés par la conception ethnique du pouvoir. VEUILLE ALLAH, NOTRE CRÉATEUR, l'Afrique et l'humanité d'une telle horreur. Amen

Abdoulaye Condé

 
Le corps de Ben Laden retrouvé au fond de l’océan !

2016/1/25

Aujourd'hui en Guinée La chaîne National Geographic vient de diffuser en télévision une incroyable révélation: Le corps de Ben Laden a été retrouvé au fond de l’océan atlantique.

De nombreuses analyses devront être effectuées, mais il pourrait bien s’agir d’une véritable révolution.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas une statue mais bien un corps humain momifié, ce qui a pu préserver sa forme.

Les 2 bras en l’air, le terroriste est encore en très bon état et devrait livrer de nombreuses informations ces prochains jours.

 
Le Burkina face aux défis de l’après-Compaoré( Par Tibou Kamara)

2016/1/22

Aujourd'hui en Guinée Beaucoup parmi les Burkinabè et d'autres citoyens du monde ont considéré le départ du pouvoir de Blaise Compaoré comme une "bonne nouvelle".Pour ces partisans des alternances dans les démocraties africaines, le Burkina, demeuré trop longtemps sous la coupe d’un homme avec lequel il avait fini par se confondre, était enfin libre et libéré.

Pour les « amis démocrates » de ce pays du Sahel parmi les plus pauvres du monde, le temps était venu d’ouvrir une page d’espérances plus fortes encore avec plus de prospérité et un grand bond démocratique. Malheureusement, l’histoire, semble leur donner tort, pour l’instant.

Et si Blaise Compaoré avait été le « totem » qui, pendant toutes ces années, avait évité le pire au Burkina, apparu subitement si vulnérable sans lui ? Aujourd’hui, malgré la fierté d’une révolution aussi brusque qu’inattendue et toutes les promesses de l’alternance forcée, les Burkinabè, et avec eux les Africains, se rendent comptent que la chute de Compaoré comporte des défis majeurs pour leur sécurité nationale et l’avenir de leur État fragilisé, pour le destin singulier de leur pays confronté à des périls certains.

Le pays semblait intouchable sous Blaise

Maintenant que le pays, qui semblait « intouchable » sous Blaise, est aussi frappé par la nébuleuse terroriste, les Burkinabè peuvent se demander : l’Afrique a-t-elle plus besoin de pluralisme politique et d’alternance démocratique que de sécurité et de stabilité (s’il y a, bien sûr, un choix à faire) ?

L’on se doutait, du reste, que le changement, surtout après un long règne marqué par la force et l’autorité du leadership personnel d’un homme, apporte sa part de mélancolie. Au Burkina, il y a un relent de tragédie. Le pays est partagé entre l’espoir de lendemains meilleurs après avoir forcé Blaise à quitter le pouvoir et l’angoisse désormais de ne pas savoir de quoi demain sera fait, tant la relève paraît compliquée et de plus en plus incertaine. L’ancien président semble avoir, en effet, laissé derrière lui un énorme vide et « manquer » de plus en plus à un pays qui, pendant sa présidence, a été épargné par l’insécurité qui le menace ouvertement aujourd’hui.

Les Burkinabè ont vécu tout ce temps dans la paix et la sécurité sans trop savoir comment et sans se douter à qui ils le devaient

Blaise Compaoré s’était entouré d’amis et d’alliés utiles ainsi que de partenaires stratégiques qui l’ont aidé à défendre et protéger son pays et son voisinage. Les Burkinabè ont vécu tout ce temps dans la paix et la sécurité sans trop savoir comment et sans se douter à qui ils le devaient. Ils réalisent qu’ils sont maintenant aussi exposés que les autres.

Les attaques terroristes qui interviennent quelques jours à peine après le retour à l’ordre constitutionnel à la faveur d’une transition pendant laquelle le Burkina a reculé dans tous les domaines, rappellent que si le pays a organisé des élections, il lui reste à conquérir  la démocratie, à réhabiliter ses services spéciaux, à rétablir l’autorité de l’État, à remettre l’économie en marche, bref tout reste à faire et vite.

Personne ne reprochera aux Burkinabè comme à d’autres peuples du monde d’avoir voulu et obtenu le changement de régime, au forceps, mais il est à regretter, comme souvent, que les actes qui ont suivi aient pour conséquence le démantèlement d’un système n’ayant pas eu que des faiblesses, notamment en matière de sécurité publique et de sûreté de l’État.

Sous le prétexte du changement total et de la rupture radicale, après Blaise Compaoré, on s’est attaqué aux institutions existantes, aux acquis démocratiques avec des restrictions et des violations des droits et des libertés des citoyens. Plus grave encore, les services de sécurité, de défense ont été désorganisés en raison de la peur que l’ancien président continue à tirer les ficelles. S’attaquer à tous les symboles, piliers et hommes forts du président déchu a été la priorité des priorités, comme pour exorciser un passé encombrant. Pour qui ?

Les nouveaux maîtres du Burkina, emportés par l’euphorie d’une révolution spontanée et engagés dans un populisme imprudent ont voulu tout recommencer

Les nouveaux maîtres du Burkina, emportés par l’euphorie d’une révolution spontanée et engagés dans un populisme imprudent ont voulu tout recommencer, changer tout le monde, sans l’effort de discernement et de lucidité qui aurait permis au pays d’éviter les erreurs tragiques dont il commence à payer le lourd tribut sur le plan économique, politique, social et surtout sécuritaire. Et pourtant, Roch Marc Christian Kaboré, Salifou Diallo, Simon Compaoré pour ne citer que ceux-là, pour avoir été des années durant au cœur de l’État burkinabè en tant qu’acteurs clés d’un régime dont ils sont aussi dépositaires, savaient à quoi s’en tenir.

La dissolution du régiment de sécurité présidentielle (RSP), le climat délétère de chasse aux sorcières à l’origine de la tentative manquée de coup d’État du général Gilbert Diendere, qui a été le prétexte pour neutraliser celui-ci, resté trop longtemps « l’ange gardien » du régime Compaoré mais aussi du Burkina, révèlent l’irresponsabilité parfois des dirigeants africains.

L’ancien en Afrique est sacré et demeure un pont éternel entre le passé, le présent et l’avenir. Si le Burkina le savait, il s’y prendrait autrement

Ces derniers, au nom du peuple, donc d’une certaine démagogie politique, font des choix et prennent des décisions inconséquentes et périlleuses. Lorsque le « verrou Blaise » a sauté, plutôt que de s’atteler à combler le vide pressenti par tous, l’on a engagé une féroce bataille pour sa succession. Une occasion rêvée pour ses anciens collaborateurs convertis en révolutionnaires et ses adversaires de toujours portés à la vengeance de se « coaliser » pour solder leurs comptes avec un régime, même déchu, considéré comme menaçant, pour aussi se « venger » d’un homme jugé responsable de tous leurs malheurs.

Tous auront à méditer sur le sens du changement prôné par Dan Millman : « Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l’ancien. » L’ancien en Afrique est sacré et demeure un pont éternel entre le passé, le présent et l’avenir. Si le Burkina le savait, il s’y prendrait autrement, si Blaise pouvait y changer quelque chose, il ne laisserait pas son pays se disloquer et ses compatriotes démunis face à l’horreur terroriste et la folie jihadiste. Le Burkina a le choix de continuer à se « battre contre l’ancien » ou à « créer le nouveau ». C’est toute la question de l’après-Compaoré et de ce que voudrait Kaboré, fraîchement élu président du Faso.

Tibou Kamara

 
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