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30 Juillet 2014 - 1h54



Laurent Koudou Gbagbo et Simone Gbagbo vers le divorce

2014/7/20

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-L’information paraît surréaliste, mais elle mérite qu’on lui accorde attention. L’exprésident ivoirien Laurent Gbagbo détenu à la Cour Pénale Internationale (CPI) depuis novembre 2011 et son épouse, Simone Ehivet Gbagbo en résidence surveillée à Odienné depuis la fin de la crise postélectorale, sont en passe de divorcer s’ils ne l’ont déjà même fait.

L’exécution de ce projet de divorce préparé et nourri par le pensionnaire du pénitencier de Scheveningen bute sur le maintien en détention de l’ex-Première dame. «Lancer la procédure risque d’être perçu comme un coup de poignard, un abandon, même si Laurent et Simone partagent encore des affinités pour la lutte et l’engagement politiques autour desquels leur amour s’est forgé», explique une source proche di dossier.

Le temps, la crise et la prison ont fait leur oeuvre. Dans le livre « Pour la vérité et la justice » François Mattéi ne parle pratiquement pas de Simone Gbagbo, et il ne fait nullement parler Laurent Gbagbo à son sujet. Entre temps, les lecteurs attentifs ont noté qu’il a écrit ceci à la page 231 : « A La Haye, ses visiteurs, parmi lesquels Nady Bamba sa troisième épouse, « … ».

Troisième épouse après la première Jacqueline Chamois, et la deuxième Simone Gbagbo (qui ne le serait donc plus ) ? Cette information, ou révélation de taille sur la place et le rang des femmes de l’ex-chef de l’Etat, lâchée au détour des révélations de ‘’Pour la vérité et la justice », même si elle contraste avec les informations selon lesquelles les épreuves de l’exil et la prison ont rapproché les uns et les autres, et ont mis fin aux rivalités, réveille encore bien de passion et suscite des questions.

Au-delà des spéculations que pourraient faire les uns et les autres sur les motivations de cette intention de l’exchef de l’Etat de mettre fin à son union avec sa deuxième épouse, selon la classification de François Mattéi, l’on pourrait dire sans se tromper que entre Gbagbo Laurent et son épouse ça sent le roussi et du souffre depuis leur arrestation le 11 avril 2011 à la résidence présidentielle de Cocody. Ce désamour du couple Gbagbo a été mise à nu lorsque, lors de sa première comparution devant la Chambre préliminaire I de la CPI le 05 décembre 2011, Laurent Gbagbo a regretté les brimades subies par ses proches lors de leurs arrestations le 11 avril 2011. Il a cité son fils aîné Michel Gbagbo, son ministre de l’Intérieur feu Désiré Tagro et son médecin personnel, Dr Blé mais il a ignoré celle en compagnie de laquelle il a été arrêté. « J'ai vu devant moi, mourir mon ministre de l'Intérieur Tagro. J'ai vu mon fils aîné qui est encore détenu en Côte d'Ivoire; je ne sais d'ailleurs pas pourquoi on l'a arrêté. C'est peut-être parce qu'il est mon fils, je l'ai vu battu. J'ai vu mon médecin personnel qui était avec moi, le docteur Blé qui est encore à Korhogo, je l'ai vu battu, j'ai cru qu'il allait mourir.

Dieu merci, il n'est pas mort. Mais Tagro a eu moins de chance, le ministre de l'Intérieur », avait dit Laurent Gbagbo le 05 décembre 2011. Depuis lors jusqu’aux autres comparutions qui ont suivi, l’on a compris que l’ex-président n’était plus préoccupé par le sort de Simone. Son intention de divorce ne surprend guère les sachants et ceux qui suivent de près le ‘’Woody de Mama’’ depuis sa détention à La Haye, le comprennent aisément.

Déjà selon des sources émanant de l’hôtel du Golf, en son temps. Laurent Gbagbo n’avait pas souhaité partager le même endroit de détention que Simone Gbagbo, lors de son transfèrement. Les procédures éventuelles de divorce seraient bloquées parce que Simone Gbagbo est toujours en prison.

En maintenant l’ex-Première dame dans les liens de la détention préventive, les autorités ivoiriennes ont sauvé le mariage du couple Gbagbo. En cas de liberté comme Affi N’guessan l’a fait, Laurent Gbagbo pourrait terminer son divorce, même si les propos de François Mattéi laissent entendre que les choses ont déjà pu se faire.

A ceux qui pensent que cela pourrait faire pâlir la popularité de l’ex-chef de l’Etat auprès des siens, des partisans irréductibles donnent cette réaction de Laurent Gbagbo un jour à l’endroit de Simone Gbagbo, qui avait pris des initiatives qu’il n’a pas appréciées : ‘’C’est moi que les Ivoiriens ont élu. C’est moi qui doit rendre compte, pas toi ». Ils donnent également l’exemple de Nelson Mandela dont l’étoile et la renommée n’ont jamais pâli, malgré la séparation bruyante et médiatique d’avec Winnie Mandela.



Article paru dans le numéro 3152 du mercredi 09 juillet 2014 de l'intelligent d'Abidjan


NB : Sur la photo les trois épouses de Gbagbo : De gauche à droit : Jacquelines CHAMOIS, Simone Gbago er Naqy BAMBA


 
Partenariat économique avec l’U.E : Les chefs d'Etat de la CEDEAO approuvent

2014/7/17

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les chefs d’État et de gouvernement de seize pays d’Afrique occidentale ont décidé hier [10 juillet 2014] de signer un accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne, décision saluée par le commissaire européen au commerce, M. Karel De Gucht.

«Je crois fermement à l’extension de notre coopération avec l’Afrique, un continent en plein essor, où les opportunités ne manquent pas. L’instauration d’un partenariat dont les membres seraient sur un pied d’égalité a toujours été l’une de mes priorités», a déclaré le président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, qui s’est réjoui «tout particulièrement de voir un accord de partenariat économique devenir réalité. L’accord, fortement axé sur le développement, ouvrira la voie à une croissance économique durable en Afrique de l’Ouest, source d’emplois et de bien-être pour les citoyens.»

M. De Gucht a ajouté: «Nous sommes en train de construire avec l’Afrique de l’Ouest un partenariat économique privilégié, lequel servira de fondation à la prospérité et la croissance à long terme de cette région si proche de l’Europe. Pour que les promesses de l’APE en matière de développement soient tenues, l’Union européenne et l’Afrique de l’Ouest doivent appliquer cet accord dans les plus brefs délais.»

L’accord tient pleinement compte des écarts de développement entre l’Union et l’Afrique de l’Ouest. La première offre aux entreprises de la seconde des conditions plus avantageuses que celles qui s’appliquent aux exportations européennes vers l’Afrique. Lors des négociations, elle s’est engagée à ouvrir son marché à l’ensemble des produits d’Afrique de l’Ouest dès que l’accord entrerait en vigueur. Elle a accepté en échange une ouverture partielle et graduelle du marché ouest africain. Ce n’est qu’au moment où l’Afrique de l’Ouest sera prête à accorder de plus amples concessions aux principaux concurrents de l’Union que celle-ci pourra réclamer les mêmes améliorations.

Aux termes de l’accord, l’Afrique de l’Ouest restera en mesure de protéger ses produits agricoles névralgiques de la concurrence européenne en maintenant des barrières tarifaires ou, au besoin, en instituant des mesures de sauvegarde. Pour soutenir la production agricole locale, l’Union a également accepté de ne pas subventionner ses exportations agricoles vers l’Afrique de l’Ouest.

Les entreprises ouest-africaines disposeront par ailleurs d’une plus grande souplesse pour l’emploi de composants d’origine étrangère, tout en continuant à bénéficier d’un libre accès au marché de l’Union.

En complément de l’effort consenti par les partenaires ouest-africains quant à l’ouverture de leur marché, l’Union proposera un généreux ensemble de mesures d’aide au développement. Le 17 mars, le Conseil «Affaires étrangères» de l’Union a confirmé l’octroi à l’Afrique de l’Ouest d’une aide d’au moins 6,5 milliards d’euros durant la période 2015 2020. Le programme de développement de l’accord de partenariat économique (PAPED) jouera un rôle crucial pour garantir que l’APE promeut les échanges et attire les investissements dans les pays ouest-africains, ce qui contribuera à accélérer le développement, à favoriser une croissance durable et à lutter contre la pauvreté.

Le texte final de l’accord a été récemment officialisé par les négociateurs. Il sera maintenant présenté aux décideurs politiques de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union européenne, pour signature et ratification.

Contexte

L’APE concerne l’Union et ses États membres, seize pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo), la CEDEAO et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

L’APE établit un partenariat basé sur des objectifs communs, des obligations asymétriques – en faveur de l’Afrique de l’Ouest – et des institutions conjointes, dont un Conseil, un comité de mise en œuvre de l’APE, un comité parlementaire et un forum voué à la société civile.

L’Afrique de l’Ouest représente 40 % de l’ensemble des échanges entre l’Union européenne et les régions d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). L’Union fournit une grande partie du matériel qui contribue à la croissance économique et au développement de la région. Le volume annuel des exportations européennes s’élève à quelque 30 milliards d’euros. Les exportations des pays d’Afrique de l’Ouest vers l’Union s’établissent à 42 milliards d’euros. L’accord devrait permettre de faire progresser encore ce chiffre en faveur de nos partenaires africains.

Les APE de l’UE, qui visent à créer un «cercle vertueux» de croissance, sont issus de l’accord de Cotonou signé en 2000 par l’Union et des pays ACP. Les négociations régionales avec l’Afrique de l’Ouest ont débuté en octobre 2013 et ont abouti en février 2014.

Source : Délégation de l’Union européenne en Guinée

 
Burkina Faso : Blaise Compaoré près d'un référendum... et loin de l'OIF

2014/7/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Si Blaise Comparoré ne semble pas du tout motivé pour prendre la direction de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), il n'en va pas de même de son intention d'organiser un référendum destiné à abroger l'article 37 de la Constitution burkinabè, qui limite à deux le nombre des mandats présidentiels.

Sa "candidature" a un temps été évoquée, notamment côté français, pour prendre la succession du Sénégalais Abdou Diouf à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Malgré un problème de timing évident : Diouf partira à la fin de l'année, Compaoré achèvera son mandat fin 2015.

Une manière, certainement, de trouver à "Blaise" une porte de sortie honorable. Mais ce dernier n'est absolument pas intéressé. "Je n'en ai ni le profil ni l'envie", nous a-t-il expliqué. Avant de poursuivre, ironique : "Il faut quelqu'un de plus expérimenté pour ce poste !"

S'il poursuit sa réflexion sur une éventuelle prolongation après 2015 de son séjour au palais de Kosyam, Blaise Compaoré envisage quoi qu'il arrive d'organiser un référendum destiné à abroger l'article 37 de la Constitution, qui limite à deux le nombre des mandats présidentiels.

Explication de l'un de ses plus proches confidents : "Il a été ulcéré par les critiques parfois violentes formulées à son encontre par ses anciens lieutenants Roch Kaboré, Salif Diallo et Simon Compaoré. Paradoxalement, ce sont eux qui vont l'inciter à tenir ce référendum : il n'entend pas laisser une image écornée et compte leur clouer le bec, quitte à obtenir la révision de l'article 37 avant de s'en aller. Il en est capable."

JA

 
Sénégal : Nommé Premier ministre, Mohamed Dionne succède à Aminata Touré

2014/7/7

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le président sénégalais, Macky Sall, a nommé dimanche Mohamed Dionne au poste de Premier ministre. Il remplace Aminata Touré, limogée le 4 juillet, moins d'une semaine après les élections municipales et départementales du 29 juin.Mohamed Dionne, un ancien fonctionnaire à l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) âgé de 54 ans, succède à Aminata Touré. Il a été nommé dimanche 6 juillet par le président sénégalais, Macky Sall.

"Le chef de l'Etat m'a donné (...) une feuille de route qui peut se décliner en deux mots : au travail", a-t-il déclaré à la presse à sa sortie d'audience avec le chef de l'État. "Au travail pour que sa vision d'un Sénégal émergent dans la solidarité et l'Etat de droit soit une réalité", pour "le développement d'un secteur aussi important que l'agriculture", "pour que la paix règne dans ce pays, dans la sécurité et l'État de droit", entre autres chantiers, a-t-il ajouté.

Ce technocrate était depuis mars ministre conseiller à la présidence chargé du suivi de l'exécution d'un plan de développement économique et social, visant à faire du pays une économie émergente à l'horizon 2035, dit "Plan Sénégal émergent (PSE)". En février à Paris, Dakar a obtenu des engagements financiers internationaux de 5,6 milliards d'euros pour la mise en oeuvre du PSE.

Ingénieur spécialisé en économie appliquée, il a notamment travaillé dans une banque ouest-africaine et à l'ambassade du Sénégal en France. Il est réputé travailleur, discret et proche du président Macky Sall dont il a été directeur de cabinet lorsqu'il était Premier ministre puis président de l'Assemblée nationale de 2004 à 2008 durant le régime d'Abdoulaye Wade.

Mohamed Dionne est le troisième Premier ministre du régime de Macky Sall après Abdoul Mbaye, ex-banquier qui a été chef du gouvernement 17 mois, et Mme Aminata Touré, ex-ministre de la Justice, qui a occupé ce poste dix mois.

Elle a été limogée le 4 juillet, moins d'une semaine après les élections municipales et départementales du 29 juin. À Grand-Yoff, commune de la capitale sénégalaise, la liste qu'elle dirigeait a été devancée par une coalition dissidente emmenée par le maire sortant de Dakar Khalifa Sall.

Les résultats complets officiels des élections locales n'étaient pas connus jusqu'à dimanche soir. D'après des chiffres rapportés par de nombreux médias locaux, l'APR a perdu de grandes villes comme Dakar et plusieurs ministres ont été battus dans leurs circonscriptions.

"Personne n'a gagné, personne n'a vraiment perdu" à l'issue de ces locales, a résumé Abdoulaye Bamba Diallo, éditorialiste et politologue sénégalais pour qui les élus "viennent de tous les camps et de tous les bords. Tous les camps politiques devraient être satisfaits de n'avoir pas subi une bérézina électorale".

(Avec AFP)

 
Sénégal: Aminata Touré démise de ses fonctions de Premier ministre

2014/7/5

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Aminata Touré, qui était Premier ministre du Sénégal depuis septembre 2013, a été démise de ses fonctions, a indiqué à l'AFP son entourage, moins d'une semaine après sa défaite aux élections municipales dans sa circonscription à Dakar.

Mme Touré "n'est plus Premier ministre, elle a été limogée", a dit un membre de son entourage. Selon un autre de ses proches, "c'est le président (Macky Sall) qui lui a demandé de partir". Des médias publics ont rapporté que Mme Touré a quitté le gouvernement, en précisant cependant ignorer dans l'immédiat si c'était de son plein gré ou une décision du chef de l'Etat.

AFP

 
C’est une première en France : Un ancien président est en garde à vue.

2014/7/1

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Ce mardi matin, 1er juillet 2014, Nicolas Sarkozy a été placé en GAV dans l’heure qui a suivi son arrivée dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre. Il est soupçonné de « trafic d'influence » et « violation du secret de l'instruction » sur la base d'écoutes téléphoniques.

Arrivé peu avant 8 heures dans les locaux de la PJ de Nanterre, Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue, ce mardi matin 1er juillet 2014. Il est au centre d'une information judiciaire ouverte le 26 février 2014 pour « trafic d'influence » et « violation du secret de l'instruction ». Les gardes à vue de l'avocat de l'ancien président, Me Thierry Herzog, et de deux avocats généraux de la Cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust - entendus depuis hier, lundi, par les policiers - ont été prolongées de 24 heures, selon une source judiciaire.

L'Office anti-corruption de la Police judiciaire (Oclciff) cherche à savoir si l'ancien chef de l'Etat a tenté d'obtenir illégalement des informations sensibles sur les dossiers Bettencourt et Tapie/Crédit Lyonnais, dans lesquels son nom est cité, en échange de la promesse d'un poste de prestige pour Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation. M. Sassoust, qui tient les mêmes fonctions que Thierry Azibert à la chambre criminelle de cette haute juridiction, serait peut-être l’homme qui le renseignait.

M. Azibert s’est notamment informé, avant l’heure, sur la possible restitution par la justice des agendas de Nicolas Sarkozy saisis dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Ce sont des écoutes téléphoniques effectuées dans le cadre d'une autre enquête, le financement libyen de sa campagne de 2007, qui ont mis les juges sur cette affaire.

RFI

 
Sénégal : Lourde défaite pour Macky Sall aux élections locales

2014/6/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les premiers résultats des élections locales qui se sont tenues le 29 juin au Sénégal marquent une cuisante défaite pour la mouvance présidentielle, dont les principaux leaders ont été battus.Si elles ne consacrent pas de véritable vainqueur, les élections locales qui se sont déroulées le 29 juin s’avèrent un désaveu cinglant pour le président Macky Sall, son parti, l’Alliance pour la République (APR), et son gouvernement. De la septentrionale Podor, dans la vallée du fleuve Sénégal, à la méridionale Ziguinchor, en Basse-Casamance, la quasi-totalité des têtes d’affiche de la mouvance présidentielle se sont en effet inclinées dans les urnes. Si la perspective d’un vote-sanction était considérée comme vraisemblable jusque dans l’entourage de Macky Sall, l’ampleur de cette déroute électorale a tout de même de quoi surprendre.

Dans les bastions électoraux importants, les candidats officiellement investis par la coalition gouvernementale Benno Bokk Yakaar (BBY) doivent se contenter d’un maigre butin. Chez les ministres, seul Aly Ngouille Ndiaye (Industrie et mines) retombe sur ses pieds en remportant la mairie de Linguère. À Fatick, le fief de Macky Sall, l’honneur est sauf : le successeur à la mairie de l’actuel président de la République a été réélu malgré la profusion de listes dissidentes émanant de son propre camp.

À Kaolack, l’ancienne ministre Mariama Sarr tire son épingle du jeu. Et à Guediawaye, le jeune frère du chef de l’État, Aliou Sall, pourtant parachuté dans cette commune de la banlieue dakaroise, est parvenu à s’imposer. Quant à la victoire du candidat présidentiel à Yoff, l’une des dix-neuf communes de Dakar, elle ne saurait occulter la razzia opérée dans la capitale par le maire sortant, le socialiste Khalifa Sall.

Partout ailleurs, au vu des estimations disponibles lundi matin, l’ensemble des ténors de la mouvance présidentielle se sont inclinés. À Ziguinchor, l’opposant Abdoulaye Baldé (Union centriste du Sénégal) retrouve son siège de maire, écartant au passage les ministres Benoît Sambou (Jeunesse), Haïdar El Ali (Pêche) et l’administrateur général du Fongip (et conseiller présidentiel) Doudou Kâ.

À Sokone, Abdoulatif Coulibaly (ministre de la Bonne gouvernance) s’incline. À Saint-Louis, le maire sortant, Cheikh Bamba Dièye (également ministre de la Communication et de l’Économie numérique), le beau-frère du président, Mansour Faye (tête de liste officielle de BBY), et l’ancien ministre des Affaires étrangères, Alioune Badara Cissé (candidat dissident issu de l’APR), font les frais de l’éparpillement du vote pro-Macky entre listes concurrentes et voient le candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) leur ravir la mairie.

À Podor, la socialiste Aissata Tall Sall parvient à conserver son fauteuil de maire pour une poignée de voix face à une alliance de circonstances entre l’APR et le PDS. À la Médina (Dakar), le secrétaire général du gouvernement et porte-parole du parti présidentiel, Seydou Guèye, trépasse. Aux Parcelles Assainies (Dakar), l’ancien ministre de l’Intérieur, Mbaye Ndiaye, par ailleurs responsable des structures de l’APR, est battu par le candidat de la liste Taxawu Dakar…

Fiasco à Dakar

C’est également dans la capitale que survient le fiasco au sommet du camp présidentiel, avec la défaite de la première ministre Aminata Touré. Battue dans son propre bureau de vote, celle qui entendait défier, dans son fief de Grand-Yoff, le socialiste Khalifa Sall a reconnu sa défaite dès 22 heures. "Nous allons nous remettre au travail et conquérir d’autres victoires, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse improvisée dimanche soir. Comme un cavalier, on tombe du cheval et on se remet en selle." À Dakar, nombre d’observateurs spéculent néanmoins sur une démission imminente de "Mimi" Touré, engagée dans une compétition où la défaite n’était pas permise.

Malgré un taux de participation modeste (autour de 37 %), les premiers enseignements du scrutin peuvent être facilement dégagés. Tout d’abord, les Sénégalais ont adressé un message clair à Macky Sall, désavouant quasi-systématiquement les personnalités associées à son gouvernement, à son parti ou à sa famille.

Le scrutin semble par ailleurs annoncer l’acte de décès de la coalition Benno Bokk Yakaar, plus divisée que jamais au lendemain de ces locales. En s’en allant défier ses "alliés" du parti socialiste dans nombre de leurs bastions, au lieu de s’appuyer sur leur bonne implantation locale dans le cadre d’un véritable partenariat électoral, le parti présidentiel avait opté pour une stratégie risquée. Hier, celle-ci s’est révélée calamiteuse, le PS ayant globalement résisté aux assauts de la mouvance présidentielle. Dans les rangs socialistes, on sait désormais que l’alliance conclue avec l’APR ne vaut qu’à sens unique – au profit exclusif du parti présidentiel. Un constat qui semble donner raison aux cadres du PS qui, à l’instar d’Aissata Tall Sall, militent pour que le parti de Senghor retrouve au plus vite son autonomie et présente son propre candidat face à Macky Sall à la prochaine présidentielle.

Quant à savoir qui pourrait être ce candidat, le scrutin d’hier est également éclairant. Apparemment plébiscité dans une quinzaine de communes sur les 19 que compte Dakar, le maire sortant Khalifa Sall réussit le jackpot. Plus que jamais, il se retrouve en position de présidentiable, à condition toutefois que son parti finisse par adopter un positionnement clair au lieu de godiller autour de l’APR et de son président.

Depuis plusieurs semaines, confronté à de multiples listes dissidentes ou concurrentes, le président de la République avait fait savoir que les perdants, dans son camp, seraient sanctionnés. Au vu des premiers résultats, les remaniements au sein du gouvernement et du parti présidentiel pourraient bien virer à la purge.

JA



 
Sénégal: Début du vote aux élections municipales et départementales

2014/6/29

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les Sénégalais ont commencé à voter dimanche aux élections municipales et départementales, un scrutin test pour le président Macky Sall, au pouvoir depuis plus de deux ans mais dont la majorité s'est disloquée, ont constaté des journalistes de l'AFP.Des files d'électeurs s'étaient formées dans des centres de vote de quartiers résidentiels et populaire de Dakar peu avant l'ouverture des bureaux de vote à 08H00 (GMT et locales). Plus de 5,3 millions d'inscrits sont appelés à choisir entre plus de 2. 700 listes de partis ou de simples citoyens, contre 1. 600 aux dernières élections locales de 2009.

Le vote, qui doit être clos à 18H00, a démarré avec un léger retard dans des centres de vote où les électeurs attendaient l'arrivée de responsables électoraux ou la mise en place du matériel, selon un journaliste de l'AFP.

L'affluence n'était pas forte en ce début de matinée. "Il y a d'habitude plus de monde à pareille heure", a déclaré à l'AFP un membre d'un bureau de vote du centre de Derklé 2, un quartier populaire de Dakar.

Le scrutin est destiné à désigner les conseillers municipaux et départementaux dans 602 collectivités locales qui éliront à leur tour les maires et les présidents de départements.

Il constitue un test pour le président Sall et son parti. M. Sall avait été élu grâce à une coalition en mars 2012, face à Abdoulaye Wade qui dirigeait le pays depuis douze ans. Le scrutin avait été âprement disputé et émaillé de violences qui avaient fait plusieurs morts.

Mais pour ces élections locales, la majorité, qui a peiné à s'entendre sur la confection des listes, s'est disloquée dans de nombreuses zones du Sénégal. Le parti présidentiel, créée en 2008, et qui ne dispose pas encore d'une assise forte dans le pays, veut mettre à profit ce scrutin pour renforcer ses bases.

AFP

 
La Soudanaise condamnée pour apostasie est à nouveau détenue par la police

2014/6/25

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le calvaire n'est pas terminé pour Meriem Ishag. Sa condamnation à mort pour "apostasie" il y a deux mois avait défrayé la chronique internationale. Alors qu'elle essayait de quitter le pays au lendemain de sa libération, elle a été de nouveau arrêtée."La sécurité nationale l'a arrêtée avec Daniel", a déclaré une source proche de la jeune femme de 26 ans, en faisant référence à l'époux de Meriem Yahia Ibrahim Ishag, un citoyen américain. Le sort de ses deux enfants, dont un nourrisson né en prison, n'était pas connu dans l'immédiat.

Le couple a été arrêté aux environs de 11H00 GMT alors qu'il tentait de quitter le pays. Il a été emmené dans des locaux du Service national de renseignement et de sécurité (Niss). "C'est son droit de quitter le pays", s'est insurgé ce proche, sans être en mesure de donner plus de détail.

Née d'un père musulman mais élevée par sa mère chrétienne, Meriam Yahia Ibrahim Ishag, avait été condamnée à mort le 15 mai en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan qui interdit les conversions.

Mariée à un chrétien et déjà mère d'un garçon de 20 mois, qui avait été emprisonné avec elle, la jeune femme avait également été condamnée à 100 coups de fouet pour "adultère". Selon l'interprétation soudanaise de la charia, toute union entre une musulmane et un non-musulman est considérée comme un "adultère".

Le verdict avait soulevé un tollé et provoqué une mobilisation en Occident et parmi les organisations de défense des droits de l'homme avant d'être annulé lundi par une cour d'appel qui avait ordonné la libération de Mme Ishag. Près d'un million de personnes avaient signé une pétition sur le site Change.org, réclamant de lui laisser la vie sauve.

Libérée, elle craint toujours pour sa vie

L'affaire remonte à 2013 quand "un groupe d'hommes affirmant être des proches de Meriam" ont poursuivi en justice la jeune femme qui, en fait, ne les a jamais connus, selon le communiqué.

À l'annonce de sa libération lundi, la jeune femme s'était immédiatement cachée "avec son mari et ses deux enfants dans un lieu sûr", craignant pour sa vie, selon l'un de ses avocats, Me Mohannad Moustafa.

Mervyn Thomas, directeur exécutif de l'organisation Christian Solidarity Worldwide, avait déclaré que son groupe se réjouissait "de l'annulation des verdicts injustes et inhumains" ajoutant que son organisation était alarmée par "les menaces et les discours de haine" dirigés contre la jeune femme et ses avocats.

"Son soi-disant frère a publiquement affirmé que la famille appliquerait la sentence si elle est acquittée", a assuré cette organisation qui œuvre pour la liberté religieuse.

(Avec AFP)

 
Gbgagbo parle depuis La Haye et fait des révélations : Des vérités jamais dites

2014/6/21

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le journal français, le point a publié hier les bonnes feuilles du prochain livre de Laurent Gbagbo «pour la vérité et la justice» qui sera sur le marché le 26 juin prochain. Selon le confrère dont nous publions intégralement le papier, ce livre déménage.

Chirac a besoin d'argent. C’était en 2001, je pense. Villepin et Robert Bourgi m’ont demandé de cracher au bassinet pour l’élection de 2002 en France. Nous étions au voltaire, un restaurant qui est sur le quai du même nom, près de la documentation française (près du domicile privé de Jacques Chirac, ndlr). C’était le prix pour avoir la paix. j’ai eu une entrevue avec Chirac, tout s’est très bien passé, il m’a raccompagné, il était très amical et il m’a dit en me tapant sur l’épaule, sur le perron : je ne suis pas un ingrat. » je ne suis pas fier de cet épisode mais je pensais y gagner la marge de manœuvre nécessaire pour avancer vers nos objectifs. On me l’a reproché en disant que c’était la preuve de mon double langage, que je m’appuyais sur le néocolonialisme pour le critiquer. Comme si on pouvait toujours répondre à des partenaires aussi puissants, sans employer la ruse et la diplomatie. on m’a mis dès le début en situation de crise et d’urgences permanentes. Au moins, ils ne sont jamais revenus à la charge. je n’aurais pas accepté. Ils le savaient. Cela n’a pas amélioré nos relations. Plus tard, Chirac a dit que je l’avais « manqué… » Les 18 et 19 septembre 2002, j’étais en voyage officiel à Rome. À peine arrivé, qui je vois à l’hôtel ? Robert Bourgi. Bien sûr, j’ai trouvé la coïncidence curieuse et, pour tout dire, ça ne pouvait pas en être une. nous avons dîné ensemble (…) Je suis rentré à l’hôtel. Vers 3 ou 4 heures du matin-il était 2 h à Abidjan- j’ai été informé par un coup de fil de l’attaque militaire massive déclenchée dans tout le pays. je décide de rentrer immédiatement. Robert Bourgi apparaît en ce moment et insiste : « passe à Paris voir ton grand-frère (Chirac). » sur le moment, j’ai pensé à tous ces chefs d’État, en Afrique, qui étaient partis en voyage et n’avaient jamais pu rentrer (…) je ne suis pas allé à Paris voir Chirac. je suis rentré à Abidjan.

Pour qui se prend Villepin ?

Je suis arrivé le jeudi 23 janvier 2003 par un vol régulier d’Air France : je craignais qu’on tire sur mon avion présidentiel. Tout est toujours possible. Je devais voir Chirac le lendemain à 16h à l’Élysée. Le matin de ce fameux vendredi, on m’a glissé sous la porte de ma chambre à l’hôtel Meurice, le texte des accords de Marcoussis. Bongo était descendu dans le même hôtel pour me travailler au corps. c’était un ami de Ouattara, et le plus fidèle allié de la France depuis la disparition d’Houphouët. À 11h, je suis parti pour l’Élysée, le monde était déjà paru. je l’ai lu dans la voiture, j’ai découvert qu’ils y donnaient déjà, en page 2, le nom du futur premier ministre, une proche de Ouattara, membre de son parti, le RDR, Henriette Diabaté. Quand nous avons été ensemble, Chirac, Galouzeau et moi, Chirac me dit qu’il tient à ce que Henriette Diabaté soit premier ministre. Merci, je l’avais déjà lu dans le journal ! c’est exactement ça, la Françafrique. j’ai refusé de signer (…) Villepin m’a ainsi clairement signifié le peu de respect qu’il avait pour moi et pour ma fonction. Villepin, Soro et Ouattara ont repris en choeur la rengaine Henriette Diabaté. On aurait dit une chorale qui avait répété ensemble son concert. J’avais dit à Villepin: « Vous n’écoutez donc même pas votre président ? » Il semblait se prendre un peu pour Jacques Foccart, un peu pour Jacques Chirac, et je me demande s’il ne se croyait pas supérieur se prenant pour Dominique De Villepin.

Une bavure française

À propos du bombardement par l’aviation ivoirienne d’une base militaire français à Bouaké en novembre 2004 qui avait fait neuf morts. La sécurité militaire ne lâchait pas les pilotes d’une semelle, ni le jour ni la nuit. Elle savait combien de bière ils buvaient, où ils sortaient, à quelle heure et avec quelles filles ils rentraient. Des militaires français les côtoyaient, dans les boites de nuit, dans les « maquis » d’Abidjan. Les deux pilotes avaient été filmés et photographiés par les français au retour de leur mission de bombarde (…) Le ministre de l’intérieur du Togo, François Boko, les fait arrêter. Il les garde dix jours. Il appelle l’ambassade de France, le ministère des affaires étrangères à Paris, le ministère de la justice, pour dire : « nous les tenons à votre disposition. » Le président Éyadema, qui était très servile vis-à-vis de la France parce qu’il avait besoin de son aide, et de celle de l’Europe, était prêt à tout pour faire plaisir à Chirac. Eh bien ! La France n’en a pas voulu !...Cela prouve bien qu’il s’agit d’une bavure française, et non d’une bavure ivoirienne. Mon explication, c’est qu’il y avait une filière parallèle.

Hollande, le lâcheur, et Sarkozy, l'arrogant

François Hollande, il venait me voir à mon hôtel chaque fois que j’étais à Paris. je n’en ai jamais rien attendu, et je n’en attends rien. Les avocats de Ouattara ici, à La Haye, sont ses amis intimes, jean-Paul Benoît et jean-Pierre Mignard. Ouattara ne les a certainement pas choisis au hasard. Il sait ce que lobbying veut dire… Les socialistes français ont un complexe…ils veulent faire croire qu’ils gouvernent comme la droite. Au début des années 2000, Villepin les a tous manipulés, en leur disant le monstre que j’étais…Ils ont eu peur d’être éclaboussés, ils m’ont lâché (…). Sarkozy, c’est autre chose. je l’ai rencontré pour la première fois à New York, à l’ONU en 2007. C’est Robert Bourgi qui m’avait suggéré de faire le déplacement, pour voir le nouveau président, après tous les problèmes que j’avais eus avec Chirac. Je n’avais donc aucun à priori négatif. Il a quitté l’ère réservée aux cinq membres du conseil de sécurité dès qu’il m’a vu, et il est venu me serrer la main. « Président, ces élections, vous les faites quand ? (…) La discussion s’est arrêtés là. chez lui, à la place des idées, il y a l’arrogance.

 

 
CPI: L'ex-président ivoirien Gbagbo fixé cette semaine

2014/6/12

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La Cour pénale internationale (CPI) décidera avant la fin de la semaine du sort de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo: sa décision, procès ou remise en liberté, pèsera lourd dans un pays cherchant à tourner la page d'une décennie de crise.Une remise en liberté serait un séisme pour la Côte d'Ivoire, où la prochaine présidentielle, prévue en octobre 2015, est d'une importance cruciale pour ce pays déchiré en 2010-2011 par des violences postélectorales qui avaient fait quelque 3. 000 morts.

Laurent Gbagbo, 69 ans, est accusé par la CPI d'être "co-auteur indirect" - c'est-à-dire le donneur d'ordre - de quatre chefs de crimes contre l'humanité commis durant cette crise meurtrière, née de son refus de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

M. Gbagbo et le parti qu'il a créé, le Front populaire ivoirien (FPI), "ont déclenché une guerre avec comme conséquence la mort de plus de 3. 000 personnes", a accusé cette semaine le Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président Ouattara. "On ne se retrouve pas à la CPI par hasard", a souligné le porte-parole Joël N'Guessan dans un communiqué.

Arrêté en avril 2011 par les forces pro-Ouattara appuyées par la France et l'ONU à l'issue de deux semaines de guerre, transféré à La Haye sept mois plus tard, Laurent Gbagbo donne du fil à retordre à ses accusateurs, affirment chaque jour les journaux qui le soutiennent.

Selon un proche du dossier, il est en tout cas bien plus difficile de démontrer que quelqu'un est donneur d'ordre d'un crime que de prouver la responsabilité d'un exécutant.

La chambre préliminaire de la CPI, qui doit déterminer quelles suites donner à la procédure, a jusqu'à vendredi pour communiquer sa décision.

Deux cas de figure sont envisageables: soit elle valide les charges contre M. Gbagbo et un procès pourra débuter, soit elle les estime insuffisantes et il pourrait être placé en liberté provisoire.

- '156 morts' -

Mais le bureau du procureur se dit "confiant", estimant avoir "fait son travail". L'accusation a collecté "des éléments de preuve" sur des crimes "que nous estimons que Laurent Gbagbo a commis", explique un membre du bureau, Amady Ba.

En juin 2013, les juges de la CPI, doutant de la solidité du dossier, avaient pourtant demandé des informations ou éléments de preuve supplémentaires au procureur.

"Nous avons collecté et produit" ces "éléments d'information additionnels", fait valoir M. Ba.

Côté défense, on dit vouloir en finir au plus vite: la chambre préliminaire "joue sa crédibilité" et doit "abandonner" les charges, assène Habiba Touré, une avocate de l'ex-chef d'Etat.

"On impute 156 morts au président. Mais les charges ne sont pas du tout suffisantes. Elles ne tiennent pas et n'ont jamais tenu", estime-t-elle.

Dans l'hypothèse où les arguments de la défense seraient retenus, le bureau du procureur pourrait toutefois faire appel ou demander une requalification des faits, empêchant toute libération.

A Abidjan, les pro-Gbagbo, qui promettent depuis trois ans l'élargissement de leur leader, se mobilisent alors que l'heure de vérité approche.

Le FPI "exige" la libération "immédiate et sans condition" de l'ancien président, "homme de paix" victime d'une détention "arbitraire", et son "retour en Côte d'Ivoire".

La CPI détient également Charles Blé Goudé, qui fut un homme-clé du régime Gbagbo à la tête du mouvement des "Jeunes patriotes". Lui aussi est soupçonné de crimes contre l'humanité, comme l'ancienne Première dame Simone Gbagbo, que le régime ivoirien a refusé de livrer à La Haye.

La CPI comme la justice ivoirienne ont jusqu'à présent inquiété seulement des figures du camp Gbagbo alors que parmi les soutiens du président Ouattara, d'ex-chefs de guerre sont également accusés de graves crimes durant la dernière crise.

Les partisans de M. Gbagbo et des organisations de la société civile dénoncent sans relâche une "justice des vainqueurs".

Après sa première comparution devant la CPI en décembre 2011, Laurent Gbagbo clamait fièrement: "On ira jusqu'au bout". Son avocate, Habiba Touré, l'assure: il se montrait ces derniers jours "assez serein".

AFP


 
Egypte : Détention prolongée pour un journaliste en grève de la faim

2014/6/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La justice égyptienne a prolongé mercredi de 45 jours la détention provisoire d'un journaliste d'Al-Jazeera, en grève de la faim depuis près de cinq mois, ont indiqué des sources judiciaires.Abdallah Elshamy a été arrêté le 14 août 2013, alors qu'il couvrait pour la chaîne du Qatar la dispersion sanglante de partisans du président islamiste destitué Mohamed Morsi au Caire.

Il est en grève de la faim depuis le 21 janvier pour protester contre son maintien en détention. Sa famille a indiqué à l'AFP en mai qu'il avait perdu 40 kilos.

L'Egypte et le Qatar sont à couteaux tirés depuis la destitution de M. Morsi le 3 juillet. Le Caire reproche à Doha de soutenir les islamistes, en particulier via Al-Jazeera, tandis que Doha dénonce la répression des pro-Morsi, qui a fait 1. 400 morts et conduit à 15. 000 arrestations selon des ONG.

L'antenne égyptienne de la chaîne satellitaire qatarie a été fermée.

Dans une autre affaire, trois journalistes, de l'antenne anglophone d'Al-Jazeera, sont actuellement jugés au Caire: l'Australien Peter Greste, l'Egypto-canadien Mohamed Fadel Fahmy et l'Egyptien Baher Mohamed, détenus depuis fin décembre.

Leur procès pour soutien aux islamistes, aux côtés de 17 co-accusés, a déclenché un tollé international. Le 5 juin, le procureur a demandé la "peine maximale" contre les prévenus, soit de 15 à 25 ans de prison.

AFP

 
Après la rumeur, Akissi Delta s’enflamme «: Quelqu’un veut ma mort dans ce pays »

2014/6/6

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Loukou Akissi Delphine n’en croit pas ses yeux. Quelqu’un fait circuler une rumeur concernant sa mort. Derrière son rire caché par le téléphone, elle a du mal à dissimuler une angoisse non feinte. ”Vous même ça vous étonne n’est-ce pas ?” demande-t-elle. Il y a juste une semaine, des gens s’interrogeaient sur les réseaux sociaux sur l’origine mystique de ces maladies qui finissaient par emporter les acteurs de ”Ma Famille” dont certains sont morts ces dernières années.

Un confrère a même repris l’information barrant l’image de la comédienne à sa ”Une”. ” C’est comme si on n’acceptait pas que la mort pouvait être naturelle, que des gens pouvaient tomber malades un jour et ne plus se relever par la suite.

Aujourd’hui lorsqu’il y a deux ou trois décès par an dans une entreprise, on voit aussitôt des pratiques mystiques. C’est que c’est le directeur général qui les a tués pour faire prospérer ses affaires alors qu’en réalité, celui-ci n’a rien à voir dans les malheurs de ses collaborateurs.

"Les détracteurs de Delta lui font un mauvais procès" raconte une source proche de la comédienne. Le samedi 31 mai 2014, des confrères affolés, nous joignent au téléphone. ” Tu as appris la nouvelle ? Delta est morte. Peux-tu avoir la confirmation ?” Me demande-t-on. Plusieurs autres coups de fils suivront plus tard, annonçant la même nouvelle triste.
Le lundi 2 juin dernier plusieurs quotidiens se sont interrogés sur les réelles motivations de cette rumeur qui apparemment visait plus à désarçonner Akissi Delta, à lui faire plus de mal que à informer les Ivoiriens.

Nous avons joint Delta avec qui nous avons échangé. ” Ça me dépasse moi-même. Je ne sais pas qui fait ça. Mais vous savez nous sommes dans le milieu du show-biz ou tout peux arriver. C’est comme si quelqu’un m’en voulait, une manière de chercher à me tuer en propageant une rumeur sur ma mort” déclare-telle.



Par JFK

 
La réplique d'El Hadj Momo Bangoura à Alain Foka de la R.F.I

2014/6/5

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-A monsieur Alain Foka, journaliste à RFI.Monsieur le journaliste,Vous êtes têtu dans votre campagne de désinformation de l’histoire récente de la république de Guinée. Pour le besoin de la cause, il s’impose à moi de vous rappeler quelques faits historiques que vous connaissez parfaitement, mais que vous laissez certainement par mauvaise foi.

 Monsieur le journaliste, je vous rappelle que le peuple de Guinée avait unanimement voté ‘’Non’’ le 28 septembre 1958 pour accéder à l’indépendance. Tenez vous bien, le résultat était de 1.130.000 ont voté ‘’Non’’ contre 56.900 ‘’Oui’’.

Ce geste historique avait fait beaucoup de mal au gouvernement français du général De Gaule, parce qu’il avait causé la dislocation de l’empire colonial français. Alors, la guerre d’indépendance avait été déclarée à la Guinée. Ce n’est nullement une déclaration partisane, vous le savez très bien. Voilà une guerre qui a eu comme point culminant l’agression impériale portugaise du 22 novembre 1970. Je constate que vous êtes accroché à l’historique du camp Boiro.

Je vous le dis de passage que Mamadou Boiro était un commissaire de son état. En mission commandée, Mamadou Boiro a été évincé d’un avion en vol par un groupe de militaire soupçonné d’être en organisation d’un coup de force. Pour pérenniser son nom, le gouvernement a baptisé le camp Camayenne à son nom.

Dans votre acharnement, vous ne cessez de parler de Telly Diallo et de sa famille et de Mamadou Touré dit Petit Touré et de sa famille. Je constate par là que ces deux hommes parmi tant d’autres, étaient plus chers à vos maitres. Vous le savez mieux que moi, après la mort du président Ahmed Sékou Touré, beaucoup de décideurs français ont publié des livres qui attestent indéniablement la trame des complots que subissait le peuple de Guinée.

Pierre Messmer, Jacques Foccart, Roger Faligot, Pascal Krop, Georges Chaffart, Jean la Couture, etc. Ont tous écrit pour confirmer le communiqué franco-guinéen publié le jour solennel du 14 juillet 1975 à Paris, Conakry et New York. Sans le savoir monsieur le journaliste, votre acharnement fait la honte à ces familles.

Si vous ne le savez pas, Mamadou Touré dit Petit Touré est de la famille de l’Almamy Samory Touré, mort en prison au Gabon par les français pendant la guerre d’occupation de nos territoires. Selon ce que les agents secrets français ont écrit, que petit Touré se laisse recruter par les français contre la patrie de l’Almamy Samory Touré, c’est vraiment une honte pour la famille.

Monsieur le journaliste, avec votre acharnement, vous démontrez à tous les hommes avertis votre mauvaise foi dans ce que vous racontez sur la Guinée. Cependant, très curieusement, je vous entends pas parler des ‘’Collabos’’ français après la guerre mondiale de 1939-1945. Je vous apprends monsieur Foka que j’ai eu l’ultime occasion de lire la revue ‘’Historica’’ N 36 dans son article « Les français contre les français ».

A la page 135, il est écrit que les cours régulières de justice ont prononcé plus de 102.000 condamnations à mort pour collaboration. Le président français le maréchal Pétain condamné à mort, mais non exécuté à cause de son âge. Mais Pierre Laval, vice président condamné à mort et exécuté après le traitement digne d’un traitre.

Monsieur le journaliste, je ne vous entends pas parler de vos collègues Jean Hérold Pâquis et Ferdonnet, tous exécutés, ils étaient les commentateurs de radio Paris. Et les 50.000 exécutés sans jugement toujours selon l’ouvrage ‘’Historica’’ Je m’arrête là monsieur le journaliste. Si vous ne le saviez pas.

L’agression du 22 novembre 1970 avait été gérée par les Nations Unies, l’OUA d’alors ; l’OERS et la Guinée. Les résolutions de toutes les organisations sont là, incontestables. Si vous étiez un homme digne de ce nom, vous auriez cherché à vous documenter de sources sures.

Malheureusement pour votre crédibilité. Vous vous versez dans des actes indignes pour un africain crédible. Je vous rappelle parce que vous le savez. Il y a eu réconciliation entre la France et la Guinée le 14 juillet 1975 par un communiqué dans lequel, le gouvernement français avait reconnu et regretté ses fautes vis-à-vis de la Guinée. C’est pourquoi, j’ai le devoir de vous dire que votre acharnement d’aujourd’hui ne fait l’honneur à la France.

Je sais que certains Gaullistes haineux en veulent toujours à la Guinée. Mais ils finiront par disparaitre avec leur haine inextinguible et la République de Guinée continuera son chemin dans l’histoire des hommes.

Pour conclure, je m’impose le devoir de vous dire monsieur le journaliste, qu’avec votre acharnement contre la Guinée victorieuse, vous faites une violation inadmissible au communiqué franco-guinéen du 14 juillet 1975 qui stipule que « le gouvernement français rappelle que l’un des principes fondamentaux de sa politique étrangère est de n’intervenir ni directement ni indirectement dans les affaires intérieures des autres Etats.


Le gouvernement français regrette les activités de ceux de ses ressortissants qui ont contrevenu à ce principe … Il doit être instauré entre le gouvernement français et guinéen un dialogue fondé sur une reconnaissance de la souveraineté, de la dignité et la spécificité guinéenne, sur une franche discussion des questions en suspens et sur une coopération équilibrée entre partenaires égaux, indépendants et souverains… » Cet extrait se passe de tout commentaire s’agissant de clarté. Vous devez savoir que vous continuez à violer les principes cardinaux de ces accords.


 A bon entendeur salut.

El hadj Momo Bangoura

Président d’honneur du PDG-RDA

 
Arthur,la 229e fortune française, quitte la France pour la Belgique

2014/6/5

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-L'animateur Arthur n'est plus résident français. D'après BFM Business, il aurait notifié il y a quelques semaines son changement d'adresse. Finie l'installation à Paris, Arthur est désormais domicilié à Uccle, en Belgique.Un déménagement très vraisemblablement lié à des raisons fiscales. Arthur, Jacques Essebag de son vrai nom, est en effet la 229e fortune française, rappelle la radio, un patrimoine chiffré à 200 millions d'euros par Challenges.

Il ya un an le Luxembourg

L'animateur n'a pour le moment pas réagi à cette information. « C'est de l'ordre de la vie privée, je n'interviens pas dans ce domaine-là », a déclaré, pour sa part, son attachée de presse.

Il y a un an, le célèbre animateur avait suscité l'ire de la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, en annonçant la délocalisation de sa holding, Arthur World Participation Group (AWPG), au Luxembourg. « Arthur explique que ce n'est pas pour des raisons fiscales. Alors il faudra qu'il explique pourquoi, parce que je connais bien le Luxembourg, et ce n'est sans doute pas pour le climat qu'il y va », avait alors lancé la ministre.

A uccle , 12 000 Français sur  82 000 habitants

Le sénateur bourgmestre d'Uccle a confirmé sur RTL que l'animateur Arthur « est arrivé en décembre ». Armand De Decker précise que, sur les 82 000 habitants de cette banlieue de Bruxelles, 12 000 sont Français et constate « une véritable accélération d'arrivée depuis la présidentielle ».

In Le Monde

 
Khartoum nie avoir annoncé la libération de la chrétienne condamnée à mort

2014/6/4

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Les autorités de Khartoum démentent les informations selon lesquelles la chrétienne soudanaise de 27 ans, condamnée à mort pour avoir renié l'islam, pourrait être libérée. Sa condamnation provoque un tollé à l'étranger.Les autorités de Khartoum ont nié avoir annoncé que la chrétienne soudanaise de 27 ans, condamnée à mort pour apostasie, serait libérée "dans les prochains jours", affirmant que les déclarations en ce sens attribuées la veille à un responsable avaient été sorties de leur contexte.

Née d'un père musulman, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été condamnée à mort le 15 mai par une cour criminelle en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan, qui interdit les conversions, provoquant un tollé international. Cette Soudanaise de 27 ans a accouché mardi d'une fille en prison.

"La femme sera libérée dans les prochains jours selon les procédures légales qui seront prises par le pouvoir judiciaire et le ministère de la Justice", avait déclaré samedi à l'AFP et à d'autres médias un responsable au ministère soudanais des Affaires étrangères, Abdallah al-Azraq.

Mais le ministère a indiqué dimanche que sa libération dépendait du fait qu'une cour accepte un appel déposé par ses avocats. Dans un communiqué, il affirme que ce qu'Abdallah al-Azraq avait en réalité expliqué aux médias était que "l'équipe de défense de la citoyenne concernée avait fait appel du verdict [...] et que si la cour d'appel jugeait en sa faveur, elle serait libérée".

"Certains médias ont sorti de son contexte ce que le sous-secrétaire a dit, changeant le sens de ce qu'il a dit", poursuit le texte.

Après les déclarations d'Abdallah al-Azraqsamedi, le mari d'Ishag, Daniel Wani, un ressortissant américain originaire du Soudan du Sud, avait déclaré à l'AFP qu'il ne croyait pas que son épouse serait libérée. "On ne m'a rien dit au sujet d'une libération imminente", avait-il assuré à la chaîne américaine CNN. Selon lui, seule la cour d’appel pourrait prendre une telle décision.

Mobilisation internationale


Samedi, le Premier ministre britannique David Cameron avait appelé le gouvernement soudanais à annuler la condamnation à mort de la jeune femme, fustigeant une peine "barbare". Le 19 mai, son gouvernement avait convoqué le chargé d'affaires soudanais à Londres à propos de cette condamnation.

Le sort de cette jeune soudanaise avait provoqué une onde de choc à travers le monde. Née d'un père musulman et d'une mère chrétienne, Meriam Yahia Ibrahim Ishag avait été reconnue coupable d'apostasie, c'est-à-dire d'avoir renié la religion musulmane. Une accusation que la jeune femme a toujours niée, affirmant avoir été élevée en tant que chrétienne orthodoxe. Elle a été condamnée à mort le 15 mai par une cour criminelle en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan, qui interdit les conversions.

Mariée à un chrétien, elle a également été condamnée à 100 coups de fouet pour "adultère". Selon l'interprétation soudanaise de la charia (loi islamique), une musulmane ne peut épouser un non-musulman, et toute union de ce type est considérée comme un "adultère".

Avec AFP

 
La Douma souhaite qu'on arrête la catastrophe humanitaire qui s’annonce.

2014/6/3

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Déclaration de la Douma d’Etat de la Fédération de Russie adressée aux Parlements du monde entier et aux organisations internationales parlementaires visant à éviter le danger de la catastrophe humanitaire en Ukraine. Les députés de la Douma d’Etat de l’Assemblée Fédérale de la Fédération de Russie s’adressent aux parlementaires du monde entier en vue de faire tout leur possible pour arrêter la catastrophe humanitaire qui s’annonce en Ukraine.

Les députés de la Douma d’Etat sont indignés par le fait que les autorités de Kiev favorisent l’escalade de la guerre civile et les homicides cruels des citoyens civils par les nationalistes-radicaux qui se livrent à des excès. Jusqu’à présent, on ne sait pas le nombre exact et les noms de tous ceux qui ont été brûlés vifs dans la nouvelle Hatyne – Odessa. On compte des dizaines et même des centaines de personnes ; ce que signifie que le pouvoir de Kiev ne veut pas dire la vérité et ne compte pas déférer les coupables en justice.

Sous le voile d’une opération soi-disant antiterroriste, mais en effet punitive, on a tué des dizaines de personnes dans les villes de Slaviansk, Kramatorsk, Marioupol et d'autres localités de la ville de Donbass. Le nombre des blessés et de mutilés au Sud-Est de l'Ukraine se compte par centaine de personnes. Des millions de citoyens d'Ukraine sont devenus otages de la junte de Kiev et les victimes potentielles de violations de masse des droits de l'homme. Au risque de leur propre sécurité, ils s’abstiennent de parler ou d'enseigner à leurs enfants, leur langue maternelle qu’est le russe.

Ils ont envie d'être des citoyens libres dans un libre pays, fondé sur le principe fédératif et qui assure la mise en œuvre de leurs droits nationaux et culturels. Ce désir compréhensible de la population russophone est violemment réprimé par le pouvoir ukrainien autoproclamé qui livre en pâture tous ceux qui ne sont pas d’accord avec ses vues.

Ils sont ainsi laissés à la merci de groupes armés du "Secteur de Droit" avec une justification cynique des crimes avec le slogan "Unité de l'Ukraine". Mais de quelle “unité” parle-t-on dans de telles conditions? Et au nom de quoi? Est-ce au nom de la poursuite de la guerre fratricide et au nom du soutien du déchaînement des néonazis dans le pays qui a perdu des millions de vies pendant la Grande guerre mondiale contre le fascisme ?

Les méthodes d’autodétermination du régime de Kiev peuvent – déjà dans les meilleurs délais – provoquer de nombreuses victimes complémentaires. Il est nécessaire d’évoquer la question de la poursuite judiciaire des fonctionnaires coupables de morts des citoyens ordinaires ukrainiens. En plus, les membres des organisations nationalistes comme “Secteur droit”, “Liberté” et d’autres qui occupent les postes étatiques en Ukraine doivent être destitués de leurs fonctions et leurs organisations, dissoutes.

Il est inacceptable qu’à l’occasion du 70ème anniversaire de la Libération de l’Ukraine et de la Crimée des envahisseurs fascistes, à la veille de 70ème anniversaire de la Grande Victoire des peuples du monde entier sur le régime hitlérien et du procès de Nuremberg, avec la condamnation de criminels nazis, se répètent les barbaries de l’époque de la Deuxième guerre mondiale. Tout cela, dans des conditions d’une hostilité politico-militaire qui complique la possibilité de la formation d’un pouvoir légitime en Ukraine.

La Douma d’Etat partage la position exprimée dans la Déclaration de Genève du 17 avril 2014 sur le fait que le processus mené en Ukraine doit être inclusif, transparent et responsable. Il doit dès maintenant inclure un large dialogue national prenant en compte les intérêts des populations de toutes les régions et toutes les nationalités, de toutes les forces politiques et populaires de l’Ukraine tout comme les résultats des référendums du 11 mai 2014 dans les Régions de Donetsk et de Lougansk. Toutes choses qui témoignent de l’aspiration des habitants de ces Régions à défendre leurs droits.

Il est évident qu’un tel dialogue est possible seulement après la cessation immédiate des actions militaires, le désarmement complet et l’isolement des bandes néo-nazies, la cessation de la pression sur les partis politiques et sur les députés de la Verkhovnaya Rada de l’Ukraine, le refus des milieux politiques occidentaux d’encourager la junte de Kiev. Toute une autre voie mène à la chute de la structure étatique ukrainienne.

La Douma d’Etat affirme la nécessité d’organiser immédiatement des consultations interparlementaires pour élaborer les approches qui vont contribuer au soulagement de la tension et à la restauration de la sécurité des citoyens de l’Ukraine. Le projet de “feuille de route” proposé le 07 mai 2014 par la Présidence suisse à l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe mérite d’être pris en considération.

La Douma d’Etat s’adresse à tous les parlements du monde entier et à toutes les organisations parlementaires avec la proposition de créer, sur la base de l’Assemblée Parlementaire de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, le groupe international de contact sur l’Ukraine pour mettre fin aux exactions à l’encontre des civils et de faire sortir le pays de la crise politique.

C’est seulement ensemble, en utilisant des capacités réelles de la diplomatie parlementaire, que nous pourrons cesser la violence en Ukraine et prévenir la catastrophe humanitaire dans ce pays. C’est le devoir saint de tous les hommes politiques honnêtes du monde contemporain.

S.E.NARYSHKINE

Président de la Douma d’Etat
de l’Assemblée Fédérale de la Fédération de Russie




 
Ebola : Des chercheurs américains percent le secret

2014/6/3

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Des chercheurs américains de l’Université de Virginia School of Medicine ont découvert comment le virus Ebola « trouve son chemin » dans le cytoplasme des cellules.Fondamentalement, la nouvelle constatation permet d’expliquer comment le virus trouve son chemin ou sa trajectoire dans les cellules, offrant une meilleure visualisation à être utilisée dans la lutte contre Ebola.

Après que le virus soit englouti par la cellule, il est contenu dans une vésicule où il ne peut pas nuire. Mais Ebola échappe rapidement à la vésicule ,Les scientifiques ont compris comment.

« S’il restait dans la vésicule, ça ne serait pas vraiment un problème. La cellule peut le digérer » a déclaré, Lukas Tamm du Département de physiologie moléculaire

« Mais, il s’échappe de cette vésicule interne et s’introduit dans le corps de la cellule, et c’est là que le danger commence »

En fusionnant sa propre membrane avec la membrane de la vésicule cellulaire, ce qui permet à l’ARN (molécule biologique) du virus de rentrer dans la cellule pour se répliquer, et cela constitue la cause essentielle des ravages des cellules. Ebola, comme la plupart des virus, est capable de transformer la cellule qu’il infecte en « une usine de production de virus » mais beaucoup plus rapidement et fatalement que la moyenne des grippes.

Tamm et son équipe ont non seulement compris comment le processus d’infection fonctionne, ils ont également déterminé la manière de desserrer la  « main tendue ». En identifiant les acides aminés dans Ebola qui doivent être présents pour que l’action  « de rencontre » puisse se produire.  Tamm a déclaré que lorsque le virus se rapproche d’une cellule, cela ressemble davantage à une main tendue.


Apprendre comment arrêter le processus de la main tendue est un énorme pas pour arrêter le virus Ebola de se propager.


« Une fois que vous avez visualisé les changements de la forme moléculaire que ces structures subissent lors de l’entrée dans la cellule, vous pouvez savoir quelles molécules ou médicaments anti- viraux potentiels pourraient interférer avec le processus de contact » , a ajouté Tamm.  « Vous avez ces contacts qui doivent être faits afin que le rapport soit effectif – si vous pouvez trouver une molécule qui jette une clé dans les rouages de ce mécanisme, vous pouvez réellement bloquer l’établissement d’un rapport direct »

Ebola-chercheurs-américains
Lukas Tamm du Département de physiologie moléculaire (University of Virginia School of Medicine )

 
References: medicalxpress

Sources : University of Virginia

 
Dakar : 16 pays pour échanger sur les déclarations de patrimoine des responsables publics.

2014/6/3

Aujourd'hui en Guinée Dakar- Du 26 au 28 mai 2014, une Conférence régionale réunit à Dakar les représentants de 16 pays de l'Afrique de l'Ouest et Centrale pour échanger sur les régimes des déclarations de patrimoine des responsables publics. Présidée par S.E M. Macky Sall, Président de la République du Sénégal, la Conférence a pour objectifs de faire un état des lieux des différentes législations en la matière, de partager des expériences techniques de vérification des déclarations, d’adopter des principes directeurs, ainsi qu’une stratégie de recherche et plaidoyer pour améliorer les dispositifs actuellement en place.

Si aujourd'hui la plupart des pays de la sous-région ont adoptés des législations en matière des déclarations de patrimoine, souvent celles-ci ne sont pas satisfaisantes. Une récente enquête a révélé que 65% de ceux qui sont responsables des systèmes des déclarations de patrimoine dans leur pays respectif considèrent que leurs systèmes actuels ne sont pas efficaces.


En effet, il s'avère, qu'au sein de la région de l'Afrique de l'Ouest et Centrale, il y a trop peu de responsables publics qui déclarent leurs patrimoines. Il y a peu de vérification qui se fasse par les institutions chargées de vérifier les déclarations de patrimoine. Par ailleurs, il n'y a quasiment pas de sanctions effectives pour ceux qui ne soumettent pas leur déclaration de patrimoine ou en soumettent une fausse.

 
Dans toute la sous-région, il y a moins de 5 pays où des sanctions ont été prises pour des déviances en matière de déclaration des patrimoines. Enfin, très peu de contrôles se font par la société civile, les médias et les élus sur la véracité des déclarations de patrimoine étant donné qu'elles restent majoritairement confidentielles.

Prendront part aux échanges, les agents publics chargés des déclarations de patrimoine, les parlementaires portant un intérêt particulier à la question, les chercheurs universitaires et les représentants de la société civile, ainsi que des experts venus d'autres régions du monde.

La rencontre est organisée par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en partenariat avec l'Office National pour la Lutte contre la Fraude et la Corruption du Sénégal (OFNAC), la Banque Mondiale (BM), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Centre d'Études et de Recherche-Action sur la Gouvernance (CERAG), Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), le Programme Gouvernance et Paix de USAID au Sénégal (USAID/PGP) et l'Ambassade de France.

Pour plus d'informations, contactez M. Samuel De Jaegere, ONUDC au samuel.de.jaegere@unodc.org et M. Njoya Tikum, PNUD au njoya.tikum@undp.org

 
Ce que la majorité des Africains ignorent de Mouammar Kadhafi.

2014/6/1

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Un jour, j’ai demandé à un compatriote ivoirien s’il savait pourquoi les Camerounais étaient autant mobilisés au sujet de la crise ivoirienne, que ne l’ont été les Ivoiriens eux-mêmes? Il m’a répondu qu’il n’en savait rien. Alors, je lui ai fait comprendre que leur réaction était, avant tout, très liée à leur passé, leur histoire, et la rancœur qu’ils entretiennent à l’égard de la France.

Le Cameroun est l’un des rares pays africains à avoir combattu durement les colons français. Des centaines de milliers de Camerounais ont péri pour défendre leur dignité. Cette histoire-là, souvent occultée dans les livres d’Histoire écrits par qui vous savez, est encore vive dans la conscience collective de la plupart des Camerounais. C’est pour cette raison qu’ils sont souvent enclins à réagir à chaque fois que les impérialistes s’investissent à déstabiliser un pays africain. Pis, c’est un peuple qui s’instruit beaucoup.

Je le dis souvent : nos actions dépendent de notre manière à lire l’Histoire. Si vous lisez l’histoire dans le sens de ceux qui prétendent être les « maîtres du monde », alors votre jugement sera orienté dans le sens de ce qu’ils vous racontent. Voilà pourquoi, par exemple, certains Africains, s’alimentant auprès de CNN, France 24 ou Radio-Canada, traitent encore aujourd’hui Mouammar El Kadhafi, de « terroriste », de « fou », de « dictateur » et que sais-je encore. Peu d’Africains connaissent réellement l’Histoire de cet homme, l’un des plus grands, pour ne pas dire le plus grand leader politique, que le monde ait connu.

 
Combien d’Africains savent, par exemple, que la Libye de Kadhafi a plus investi en Afrique que toutes les institutions financières occidentales (FMI, BM, Club de Paris, etc.) réunies? Combien de Congolais savent que l’une des raisons ayant mené au renvoi du jeune Kadhafi de l’École secondaire de Sebha (au Fezzan) est qu’il organisât une immense manifestation pour protester contre l’assassinat de Patrice Lumumba? Combien d’Africains savent, par exemple, que si les État africains ont résisté à l’entrée de l’Africom sur le continent, c’est parce qu’à chaque fois que les USA leur offraient des fortes sommes d’argent pour qu’ils acceptent l’Africom, Kadhafi offrait le double pour les en dissuader? Pourquoi Kadhafi était-il autant opposé à l’entrée d’Africom sur le continent? Comme on l’a relevé en ce qui concerne les Camerounais, ce comportement du Guide de la Jamahiriya arabe libyenne, était lié à l’histoire de son pays. Sous le roi Idriss, le pantin des Anglo-saxons, le royaume de Libye hébergeait plusieurs bases militaires américaines et britanniques, notamment la base anglaise d’El Adem, près de Tobrouk, et la base de Wheelus Field près de Tripoli, où séjournaient quinze mille agents techniques, civils et militaires américains. Ces bases─ des états dans un état─ ont servi au ravitaillement des Israéliens, en armes, en munitions et en vivres durant la guerre de six jours─ c’est sans compter l’apport déterminant du pétrole libyen qui permit aux tanks de Moshé Dayan d’infliger une irrémédiable défaite aux États arabes. Nasser, « l’idole » de Kadhafi, a même voulu se suicider. Le jeune Mouammar gardera un mauvais souvenir de cet événement; et c’est pour cette raison qu’il fermera ces bases une fois au pouvoir.

L’autre grand mensonge inséré dans la tête des Africains ─ et du reste de la planète d’ailleurs─ sur Kadhafi, c’est celui du parrain du terrorisme international. On prétend encore aujourd’hui que Kadhafi est le responsable premier de l’attentat de Lockerbie; pourtant la justice écossaise a fini par statuer que ce n’était pas le cas, que des enquêteurs se sont livrés à des manipulations avec l’assistance de la CIA. Un des témoins clés dans l’affaire LOCKERBIE, l’ingénieur suisse Ulrich Lumpert a complément lavé la Libye de tout soupçon dans cette affaire. « Je pense qu’on a essayé de modifier la pièce à conviction intentionnellement. Je pensais que cette pièce devait servir à accuser la Libye, on voulait la rendre coupable pour des raisons politiques mais ce retardateur a été intentionnellement ajouté après coup aux pièces à convictions », a déclaré M. Edwin Bollier, le patron de Lumpert.

 
 Et il n’est pas le seul à penser ainsi. En 2005, selon un ancien haut responsable de la police écossaise, désirant rester anonyme et qui avait participé à l’enquête, la CIA avait « écrit le scénario » accusant la Libye. La pièce à conviction décisive, le fragment de détonateur qui a fait l’actualité à l’époque, aurait été monté de toute pièce par des agents de la CIA qui enquêtaient sur l’attentat. Pourtant pendant plus de 20 ans, ce pays a subi un embargo sans précédent des USA et de leurs alliés.

On prétend encore aujourd’hui que la Libye de Kadhafi est responsable de l’attentat contre le vol UTA 772 survenu au-dessus du désert du Ténéré alors qu’il est maintenant connu que cela n’est pas vrai non plus, que les auteurs étaient Iraniens et dans une moindre mesure Syriens, mais pour des raisons liées à la géopolitique de l’époque─ les USA voulaient envahir l’Irak et avaient besoin de l’appui irano-syrien─, on trouva un bouc émissaire commode : la Libye de Kadhafi. La FBI et la CIA manipulèrent l’enquête avec l’aide de quelques responsables du Congo-Brazza pour empêcher que la justice ne remonte aux principaux commanditaires. Les déclarations du journaliste d’investigation français Pierre Péan, qui a enquêté sur cette affaire pendant plusieurs années, en disent long :

 
 « Ce que j’ai trouvé est littéralement inouï. J’ai eu moi-même parfois du mal à croire à ce que je découvrais. » Une terrible histoire de manipulation à la sauce américaine, constituant une aubaine pour les dirigeants français empêtrés dans des transactions clandestines douteuses afin de faire libérer les otages français détenus au Liban contre promesses faites à l’Iran et au Hezbollah.

On nous a aussi dit que Kadhafi battait tous les records d’abus des droits humains, que sous son règne, les femmes n’avaient pas de droit─ c’est d’ailleurs ce que confirme Annick Cojean, journaliste au Monde dans un livre-torchon qui vient de paraître. Questions : sur quels éléments se basent les organisations qui prétendent que sous Kadhafi, les abus des droits humains étaient systématiques? Comment comprendre que le peuple libyen, soi-disant soumis à la terreur de son Guide, ait choisi de rester dans son pays, à la place de demander asile comme le font la plupart des Africains soumis aux diktats des régimes tyranniques, clients de l’Occident?

 
Comment comprendre qu’au moment même où les terroristes de l’OTAN bombardaient la Libye, près de 90% de Libyens soutenaient leur Guide selon un magazine maghrébin? Les Libyens sont-ils masochistes à ce point? Ou les « faiseurs d’opinions », au service des intérêts obscurs, ont voulu nous mener en bateau? Était-il dictateur selon les Occidentaux et leurs laquais africains ou selon le peuple libyen? S’il l’était réellement, était-ce aux Occidentaux de le faire partir ou cette tâche n’incombait-elle pas aux seules populations libyennes? Pourquoi les Libyens acceptent-ils de former un bouclier humain pour défendre leur leader si diable était-il? Hier, des bombardiers canadiens ont dû annuler une mission sur Tripoli car confrontés à une foule immense venue défendre son Guide. Les faits parlent d’eux-mêmes.

Quant aux droits des femmes, que disent donc les faits? Avant l’arrivée de Kadhafi au pouvoir, les femmes n’avaient pas vraiment de droit. À peine arrivé au pouvoir, le colonel Kadhafi remet en question les interprétations archaïques des oulémas concernant les femmes. « Farouchement progressiste, il est convaincu que l’émancipation de la société passe par elles » écrit Hélène Bravin, auteur d’un livre paru l’année dernière sur le Guide de la révolution libyenne. Pour lui, les femmes doivent travailler sans renier pour autant la tradition. Ses chevaux de bataille seront la polygamie, les conditions du divorce, le célibat dans le cas où les mères ne peuvent élever leurs enfants─ il donnera lui-même l’exemple en divorçant de sa première femme, Fatiha, la fille du chef de la police royale d’Idris 1er. Une pension alimentaire est imposée aux hommes divorcés.

 
L’une des grandes réalisations sociales au cours de l’année 2010 a été l’exécution en octobre d’un programme de lutte contre les violences conjugales sous la supervision du service de protection de la famille et des femmes victimes de violence relevant de l’Association caritative libyenne Waatassimou. Après la mort de Kadhafi, les « grands démocrates » du Conseil national de transition (CNT), soutenus par leurs amis de l’OTAN, ont annoncé les couleurs de la nouvelle Libye : la législation du pays sera fondée sur la loi islamique, la charia. Fin du divorce et retour de la polygamie. Les femmes libyennes sont servies.

Autres choses qu’on ne vous dit pas de la Libye sous Kadhafi : l’électricité et l’eau à usage domestique étaient gratuites, le coût de la vie en Libye était beaucoup moins élevé que dans plusieurs pays occidentaux, si pas tous; les banques libyennes accordaient des prêts sans intérêts; les citoyens n’avaient pas d’impôts à payer, et la TVA n’existait pas; l’État a investi beaucoup d’argent pour la création de divers emplois; le PIB/hab était de 13300$, 81è rang mondial, donc avant l’Argentine, l’Afrique du Sud et le Brésil. Le taux d’alphabétisation moyen était de 82.6 %, le principal atout du système éducatif libyen était d’être gratuit et de permettre aux meilleurs étudiants de poursuivre leurs études supérieures (doctorat voir master) à l’étranger en bénéficiant d’une bourse du gouvernement.

 
Tout étudiant diplômé recevait le salaire moyen de la profession du cursus choisi s’il ne trouve pas d’emploi. Le pays a instauré un programme de prestations sociales lancé en mars 2008 par Mouammar Kadhafi. Sur le plan social, l’année 2010 a été couronnée de succès selon le premier rapport sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). La Libye n’avait pas de dette contrairement à la France (233 milliards $), aux USA (16000 milliards$), au Canada et à la Grande-Bretagne. Le prix pour l’achat d’une voiture était au prix d’usine; lorsqu’un couple se mariait, l’État payait le premier appartement ou maison (150 mètres carrés). Il existait des endroits nommés « Jamaiya », où on vend à moitié prix les produits d’alimentation pour toute famille nombreuse, sur présentation du livret de famille.

Pour un tyran dans un pays sous embargo pendant des années, c’est quand même étonnant comme politique sociale!

Beaucoup d’Africains ont souvent avancé que Kadhafi est un fauteur de trouble impliqué dans la déstabilisation de plusieurs pays du continent. Cette assertion en apparence exacte, souffre néanmoins d’une analyse objective élargie de la politique étrangère libyenne dans les années 70-80. Car l’intervention de la Libye dans plusieurs pays africains fut motivée par un facteur important que nombre d’observateurs n’ont presque jamais pris en compte : la lutte contre l’influence israélienne, puisque qu’au début des années 1970, plus de vingt États d’Afrique sub-saharienne sont liés par des accords de coopération avec Tel-Aviv qui, en outre, disposait sur place de quelques 2800 experts en tous genres, représentant 60% de l’effectif total des coopérants israéliens présents dans les pays en voie de développement. Comme l’écrivit le journal israélien Haaretz, le 8 décembre 1972, Tripoli a réussi non seulement à saper les relations d’Israël avec l’Afrique noire, mais également à démystifier la capacité de l’État hébreu à répondre efficacement aux pressions politiques provenant de ses adversaires arabes. » Le point culminant de cette offensive libyenne a été la rupture des relations entre Israël et nombre d’États africains à la mi-1970. Le Tchad sera également le lieu d’un affrontement larvé entre la Libye et les puissances occidentales en tête desquelles les États-Unis et la France.

Le 20 octobre 2011, Mouammar El Kadhafi, le guide de la révolution libyenne, est assassiné par des membres des forces spéciales occidentales et leurs alliés d’Al-Qaïda, dans la ville de Syrte. Mais avant de l’abattre comme un chien, sans égard pour le droit international, l’OTAN qui a piloté l’opération du début à la fin, a tenu à massacrer des dizaines de milliers de civils libyens; elle a réduit la Libye en cendre au nom de ses « nobles principes démocratiques ». Un an après le carnage, la Libye peine à se relever; des groupes armés pullulent comme des champignons, le nettoyage ethnique des noirs se poursuit à rythme effréné, le pays est bord de l’éclatement… Et pourtant, les « enseignements de la démocratie de marché» de la première agence terroriste de la planète (OTAN) nous avaient promis monts et merveilles, une Libye nouvelle et prospère.

Un an après sa mort, Kadhafi est encore vu par certains Africains comme le « terroriste », le « maître déstabilisateur » de plusieurs pays africains, le « fou », le dirigeant fantasque qui vouait une haine démesurée envers l’Occident. Ces Africains reprennent à leur compte le discours des médias occidentaux, outils des mêmes impérialistes─ qu’ils critiquent à longueur de journées─ qui assujettissent le continent noir depuis maintenant deux siècles. À qui la faute ? À l’hégémonie culturelle occidentale dans laquelle baignent plusieurs d’entre nous et à notre propre paresse intellectuelle. Souvent, nous reconduisons le discours dominant et convenu des élites occidentales et de leurs machines à mensonges (médias, experts, et autres), sans un minimum d’esprit critique.

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