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30 Septembre 2016 - 19h32



Biens mal acquis: Le fils du président de Guinée équatoriale sera jugé en France

2016/9/8

Aujourd'hui en Guinée Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, soupçonné de s’être frauduleusement bâti en France un patrimoine de plusieurs dizaines de millions d’euros, a été renvoyé devant un tribunal parisien, ouvrant la voie au premier procès français des biens mal acquis. Promu fin juin par son père Teodoro Obiang Nguema vice-président de Guinée équatoriale, il sera jugé par le tribunal correctionnel de Paris pour blanchiment d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de corruption, a appris mercredi l’AFP de source proche de l’enquête. Mais ce procès dont la date n’a pas encore été fixée, pourrait être avant tout symbolique car il est fort probable qu’il se tienne en l’absence de l’accusé, estime une proche du dossier.

La France va accueillir le premier procès sur les biens mal acquis, s’est félicité William Bourdon, avocat de l’ONG Transparency International France et président de Sherpa, deux associations à l’origine des poursuites. L’instruction a permis d’établir que Teodorin Obiang, 47 ans, a acquis en France, entre 2007 et 2011, soit directement, soit par l’intermédiaire de prête-noms ou sociétés écrans, un patrimoine mobilier et immobilier évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros, relèvent les juges dans leur ordonnance rendue lundi, selon une source proche du dossier.
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Hôtel particulier de 4.000 m2 dans le très chic XVIe arrondissement de Paris, robinets couverts de feuille d’or, Rolls-Royce, Bugatti, œuvres d’art de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé… Ses dépenses somptuaires en France étaient très éloignées du quotidien du petit pays d’Afrique centrale dirigé d’une main de fer depuis 1979 par son père, où plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Ce patrimoine, constitué alors qu’il était ministre de l’Agriculture et des Forêts, provient de l’argent de la corruption et des détournements de fonds publics dans son pays, estiment les juges, suivant les réquisitions du parquet national financier qui avait demandé en mai son renvoi devant un tribunal.

Sollicité, son avocat Emmanuel Marsigny n’a pas souhaité faire de commentaire. – 110 millions d’euros détournés – Les investigations ont d’abord mis en lumière de très importants détournements de fonds. De 2004 à 2011, près de 110 millions d’euros du Trésor public de Guinée équatoriale sont ainsi venus créditer son compte personnel, notait le parquet dans ses réquisitions dont l’AFP au eu connaissance. Il est aussi reproché au fils du président Obiang d’avoir perçu des commissions occultes sur des contrats gouvernementaux ainsi que sur l’exploitation du bois.

Selon plusieurs témoins cités dans la procédure, ces taxes sur le bois lui étaient versées directement en liquide ou sur les comptes de la Somagui Forestal, une société équato-guinéenne d’exploitation forestière dont il avait le contrôle et qui a financé une partie de ses achats en France. La justice française enquête également sur les patrimoines bâtis en France par les familles de plusieurs autres dirigeants africains, celle de Denis Sassou Nguesso (Congo), du défunt Omar Bongo (Gabon) ou encore du président centrafricain déchu François Bozizé.

Teodorin Obiang a multiplié les actions en justice pour essayer de mettre un terme à l’enquête française. Mis en examen en 2014, il a tenté, en vain, de faire annuler les poursuites à son encontre, invoquant son statut de deuxième vice-président de Guinée équatoriale à l’époque, qui lui octroyait à ses yeux une immunité.

Le camp Obiang s’est aussi tourné vers la justice internationale: la Guinée équatoriale a saisi le 13 juin la Cour internationale de justice de La Haye, plus haut organe judiciaire de l’ONU, pour que soit mis fin aux procédures engagées en France. La France n’est pas le premier pays à lui demander des comptes: en octobre 2014, il avait accepté de renoncer à 30 millions de dollars d’avoirs aux Etats-Unis, dans le cadre d’un accord passé avec la justice américaine qui le poursuivait pour corruption.

AFP

 
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La FIFA félicite Antonio Souaré

2016/9/6

Aujourd'hui en Guinée Dans une lettre officielle destinée à son réformateur infatigable président, le très inspiré Antonio Souaré, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA , à travers son nouveau président Infantino, félicite et salue le Horoya Athlétic Club, ses footballeurs, son staff technique, ses supporters et dirigeants pour le 16ème sacre national des Rouges - Blancs de Guinée.

Par cette note de félicitation, l'instance internationale du cuir rond, célèbre, sans doute, un champion et son président pour le travail accompli durant la saison 2015 - 2016, mais reconnaît et rend hommage également à la première expérience de la Ligue Professionnelle de Football pour la bonne organisation d'un championnat réussi.

Et tous ces mérites reviennent à la même personnalité : Antonio Souaré qui a fait de la relance et du rayonnement international du football Guinéen, sa principale mission.

 
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Gabon: Le ministre de la Justice, de Aly BONGO, annonce sa démission

2016/9/5

Aujourd'hui en Guinée M. Moundounga a annoncé cet après-midi, sur un média de Libreville, sa décision de démissionner. Une information confirmée au micro de RFI : « Ayant constaté que, du côté du pouvoir, on apportait pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix et du nécessaire affermissement de la démocratie, j'ai pris la décision de prendre congé, d'une part, du Parti démocratique gabonais, et de me décharger de mes fonctions de membre du gouvernement pour que grâce à ces deux actes majeurs que je pose, je puisse bénéficier de ma totale liberté. »

 
Sarkozy sous la menace d’un procès pour le financement de sa campagne 2012

2016/9/5

Aujourd'hui en Guinée Le parquet de Paris a requis un procès contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy et 13 co-inculpés dans une affaire de financement illégal de la campagne perdue pour sa réélection en 2012, a appris l’AFP lundi de sources judiciaire et proche de l’enquête

Il appartient désormais à des juges d’instruction de se prononcer sur cette demande, mais ils doivent attendre au minimum un mois pour laisser le temps aux parties de déposer d’éventuels recours. Ce calendrier est un enjeu majeur pour Nicolas Sarkozy, en lice à la primaire que l’opposition de droite organise les 20 et 27 novembre pour désigner son candidat à la présidentielle du printemps 2017. Une décision de renvoi devant un tribunal correctionnel avant cette primaire menacerait de contrecarrer son ambition de reconquérir l’Elysée.

Le parquet demande notamment le renvoi de Nicolas Sarkozy pour avoir dépassé le plafond des dépenses électorales et avoir fait état dans son compte de campagne de 2012 d’éléments comptables sciemment minorés, a indiqué une source proche de l’enquête. L’enquête porte plus largement sur un vaste système de fausses factures destiné à dissimuler un dépassement massif de 18,5 millions d’euros du plafond des dépenses autorisées pour la campagne, qui était fixé à 22,5 millions.

Dans ses réquisitions datées du 30 août, le parquet de Paris a demandé le renvoi en procès de 13 autres personnes pour des délits de faux, abus de confiance, escroquerie ou complicité et complicité de financement illégal. Parmi elles, figurent d’anciens cadres de l’UMP, le parti de M. Sarkozy rebaptisé aujourd’hui

Les Républicains, des responsables de sa campagne présidentielle 2012, et des dirigeants de la société de communication Bygmalion, dont une filiale organisait ses meetings. Nicolas Sarkozy n’est pas mis en cause pour avoir eu connaissance de la fraude.

Mais il a été incupé le 16 février pour financement illégal de sa campagne, soupçonné d’avoir engagé des dépenses supplémentaires en réclamant de nouveaux meetings, alors qu’il ne pouvait ignorer que son budget allait franchir la ligne rouge. L’ancien président avait été destinataire de notes d’experts-comptables l’alertant sur ce risque. Il a toujours contesté un dérapage de ses dépenses.

AFP

 
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Gabon : Un regard sur le passé !

2016/9/4

Aujourd'hui en Guinée Jean Ping, parti le premier en campagne, a incarné l'alternance. Pourtant, son nom demeure étroitement associé à la famille Bongo. L'homme fut pendant longtemps le bras droit d’Omar Bongo, père du chef de l’Etat sortant et fondateur de la dynastie Bongo.

Né d’une mère gabonaise et d'un père chinois arrivé au Gabon dans les années 1920, ce haut fonctionnaire, économiste de formation, avait été coopté par le régime à la fin des années 1980.

On ne compte pas le nombre de postes ministériels que celui-ci a occupés depuis, avant d’être imposé par son mentor, Bongo père, à la tête de la Commission de l'Union africaine en 2008.

Jean Ping entretient aussi des liens familiaux avec les Bongo.

Il a été marié à la fille d’Omar Bongo, Pascaline qui, en tant que directrice de cabinet de son père, fut l’une des personnalités les plus puissantes du régime.

Les enfants du couple, séparé aujourd’hui, servent d’intermédiaires entre leur père et sa belle-famille.

Certains affirment qu’Ali Bongo a eu recours à ce canal familial privilégié pour tenter de dissuader son ex-beau-frère de se présenter à la présidentielle contre lui.

Interrogé par les journalistes pendant la campagne électorale sur ses liens étroits avec le régime qu’il a qualifié dans ses meetings de « dictature pure et simple entre les mains d’une famille », l’opposant a volontiers reconnu son rôle dans la perpétuation du régime. « Bien sûr ! Absolument ! J’y ai participé mais j’ai demandé pardon », a-t-il répondu.

C’est en 2014 que Jean Ping a basculé dans l’opposition. Président de la commission de l’Union africaine depuis 2008, l’homme entretenait de très bonnes relations avec le successeur d’Omar Bongo qu’il recevait chez lui à Addis-Abeba.

Mais en 2012, Ali Bongo, déterminé à prendre ses distances par rapport aux caciques du régime de son père, décide de ne pas soutenir le renouvellement du mandat de Jean Ping à la tête de la Commission africaine. Un affront pour ce dernier qui décide, alors, de rejoindre les rangs de l’opposition.

Ibra

 
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Guinée : Sékouba Konaté veut tourner la page

2016/8/3

Aujourd'hui en Guinée Sékouba Konaté envisagerait-il de s’installer au Maroc ? Mi-juillet, alors qu’un tribunal américain venait de le condamner à une amende de 5 000 dollars (4 500 euros) pour une affaire de trafic de devises (affaire dans laquelle il avait plaidé coupable), l’ancien président de la transition guinéenne a posé ses valises à Rabat. Il séjourne fréquemment dans le royaume chérifien, mais il aurait cette fois décidé d’y rester de manière plus durable, selon son entourage.

Jusque-là, celui qui est toujours le – très – discret commandant de la Force africaine en attente (FAA) partageait sa vie entre Addis-Abeba, Paris et les États-Unis, où vit sa famille. En revanche, il n’envisage toujours pas de rentrer en Guinée au motif que « les conditions de [son] retour ne sont pas réunies ». Sékouba veut se rendre bientôt en Côte d’Ivoire, où il espère rencontrer l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré (qui avait été médiateur dans la crise guinéenne de 2009) ainsi que plusieurs personnalités ivoiriennes.

JA

 
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Trump s'en prend à un bébé qui pleure pendant son meeting

2016/8/3

Aujourd'hui en Guinée Une nouvelle joute orale... avec un bébé. Lors d'un meeting en Virginie mardi, le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a arrêté son discours pour évoquer les pleurs d'un bambin dans la salle, rapporte le New York Times. "Ne vous en faites pas pour le bébé. J'adore les bébés", a d'abord dit Donald Trump. "J'entends ce bébé pleurer. J'adore ça. Quel bébé, quel beau bébé. Ne vous en faites pas, ne vous en faites pas. "

Mais quelques instants plus tard, alors qu'il s'était remis à parler d'économie, les cris de l'enfant ont semblé taper sur les nerfs du milliardaire.

"En fait, j'étais juste en train de plaisanter", a ensuite déclaré Donald Trump dans un sourire, avant de lâcher: "Vous pouvez sortir ce bébé de là!" "Ne vous en faites pas, je crois qu'elle a vraiment cru que j'adorais avoir un bébé qui pleure pendant que je parle", a-t-il poursuivi. "Ce n'est pas grave. Les gens ne comprennent pas. Ce n'est pas grave."


BFMTV

 
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Malik Obama : Je soutiens Donald Trump parce que Barack et Hillary Clinton ont tué Mouammar Kadhafi

2016/7/31

Aujourd'hui en Guinée Dans une interview accordée au journal NewYork Post, Malik Obama a expliqué les principales raisons qui l’ont poussé à choisir Donald Trump et non son frère Barack Obama.Le frère aîné de l’actuel président des Etats-Unis d’Amérique a exprimé sa colère contre son petit frère et Hillary Clinton.

Depuis que Barack Obama est au pouvoir, il ne calcule même pas sa famille kényane

« J’aime Barack Obama parce qu’il est mon petit frère. Mais depuis qu’il est devenu président, il ne nous calcule même pas […] Il ne m’a pas du tout aidé, et il n’a aidé personne dans notre famille. Il nous néglige tous. Quand il est venu au Kenya, il n’avait pas du temps pour nous. Il ne s’est même pas rendu sur la tombe de notre père, ce qui a d’ailleurs choqué beaucoup des kényans. Il nous a dit qu’il ne pouvait pas passer trop de temps avec sa famille parce qu’il est actuellement président, et qu’il doit d’abord finir son mandat avant de pouvoir se rapprocher de nous. C’est durant son mandat que nous avions le plus besoin de lui, pas une fois terminé », raconte Malik Obama avant d’ajouter que Barack n’a rien fait pour améliorer la situation des afro-américains qui, aujourd’hui, sont assassinés par le gouvernement américain sans aucune raison.

Barack Obama et Hillary Clinton ont assassiné le guide libyen Mouammar Kadhafi

« Quand Barack est arrivé au pouvoir, tous les africains ont fêté sa victoire. Ils pensaient qu’avec un enfant africain comme président des Etats-Unis, l’Afrique allait vivre un moment de paix. Mais lui et Hillary Clinton ont brûlé la Lybie. Ils ont tué Kadhafi.

Mouammar Kadhafi était pour moi un ami, un frère. Il était aussi un espoir pour tout le peuple africain, et ils l’ont assassiné », déplore Malik.

Donald Trump dit toujours ce qu’il pense vraiment

«J’aime Donald Trump parce qu’il parle avec le cœur. ‘Make America Great Again’ est un grand slogan», dit Malik avant d’ajouter qu’il souhaite même rencontrer Trump.

 
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L’Iran resserre ses liens avec l’Afrique de l’Ouest

2016/7/31

Aujourd'hui en Guinée Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, effectue depuis dimanche une visite de six jours en Afrique de l’Ouest. Accompagné d’une importante délégation d’investisseurs et représentants d’entreprises iraniennes, il a débuté sa visite par le Nigeria, avant de se rendre au Ghana puis en Guinée et au Mali.

Vers une plus grande coopération commerciale et sécuritaire avec Abuja

Arrivé dimanche à Abuja, le ministre des affaires étrangères iranien a rencontré son homologue nigérian Geoffrey Onyeama. Celui-ci a déclaré que le Nigeria, dans sa volonté de rendre son économie moins dépendante aux hydrocarbures, pouvait s’inspirer de l’Iran comme un modèle de diversification.

Javad Zarif a quant à lui souligné qu’au-delà des relations bilatérales, les deux pays pouvaient coopérer à travers des organisations telles que l’OPEP et le Mouvement des non-alignés.

Le chef de la diplomatie iranienne a également été reçu par le président Buhari, qui a félicité l’Iran pour le succès des négociations avec les États européens et les États-Unis pour le développement de son programme nucléaire, et la levée des sanctions contre le pays. Selon un communiqué de son ministère, Mohammad Javad Zarif a également exprimé son souhait de coopérer avec Abuja dans la lutte contre Boko Haram « ainsi que les autres groupes terroristes ennemis des nations iranienne et nigériane ».

Opération séduction après une série de ruptures diplomatiques

Cette visite est la troisième de l’Iran sous le président Hassan Rohani sur le continent, et la première depuis l’éclatement de la crise diplomatique entre l’Arabie Saoudite et l’Iran en janvier dernier, après l’exécution d’un cheikh chiite saoudien et l’attaque contre l’ambassade saoudienne à Téhéran par des manifestants anti-saoudiens.

Les pays africains avaient alors été appelés à affirmer leur position entre les deux grandes puissances du Moyen-Orient, Riyad ayant fait pression pour rallier des amis au sein de sa coalition dans la guerre au Yémen.

Un dilemme qui a donné lieu a des surprises amères pour Téhéran : le Soudan, (de même que l’Érythrée, Djibouti et la Somalie), a en effet décidé de tourner le dos à son allié historique iranien pour s’allier à la pétromonarchie wahhabite, dont les promesses d’investissements ont sans doute pesé dans le choix du président Omar el-Béchir.

Le « besoin d’Afrique » de l’Iran : une réaffirmation du pays à l’international

Cette situation a révélé à l’Iran que la solidité de ses relations avec le continent était loin d’être acquise. En mars dernier, Hossein Amir-Abdollahian, le vice-ministre iranien des affaires étrangères en charge des affaires arabo-africaines, a ainsi annoncé la volonté de son gouvernement de « mettre à jour » sa stratégie envers les pays africains.

Un intérêt qui n’a pas toujours été des plus vifs, souligne Clément Therme, chercheur à l’International Institute for Strategic Studies (IISS) : « Les relations de l’Iran avec le continent africain datent d’avant la révolution islamique de 1979. Sous le Shah, l’Iran avait l’ambition de devenir une puissance globale axée sur l’Océan Indien. Après la révolution, les priorités se sont tournées vers le conflit israélo-palestinien, menant à un certain désintérêt pour l’Afrique », explique-t-il.

Le besoin d’Afrique de l’Iran est avant tout un besoin d’équilibre et de soutien pour pouvoir peser à l’international

Et de poursuivre : « Si, avec l’ancien président Ahmadinejad, on était ensuite dans une logique de coopération entre les pays du Sud contre l’impérialisme occidental (un principe inscrit dans la constitution du pays), aujourd’hui la présidence de Rohani change la donne : sa priorité est l’apaisement des tensions avec l’Occident et la recherche de nouveaux alliés. Dans ce contexte, le besoin d’Afrique de l’Iran est avant tout un besoin d’équilibre et de soutien pour pouvoir peser à l’international après la levée des sanctions contre le pays. »

Il faut donc voir cette visite comme le fruit de la stratégie du président Rohani, soucieux de contrecarrer l’influence non plus d’Israël mais de l’Arabie Saoudite sur le continent. Pour le chercheur, il n’est pas étonnant que le pays se tourne vers un partenaire comme le Nigeria, « une puissance pétrolière islamique présentant des atouts économiques indéniables pour l’Iran ».

Entre diplomatie et prosélytisme

Mais il ne faut pas oublier le rôle des autorités religieuses iraniennes, qui gardent un œil sur la capacité d’influence de la République Islamique d’Iran dans les pays musulmans d’Afrique. « La politique étrangère iranienne, explique Clément Therme, a une dimension prosélyte importante. En effet, si le président dispose d’une marge de manœuvre et représente la diplomatie officielle de l’Iran, il n’est qu’un pôle de décision parmi d’autres, au sein d’un système théocratique complexe placé sous l’autorité des Gardiens de la révolution, eux-mêmes dirigés par le Guide suprême ».

Au Nigeria, la dimension religieuse des ambitions iraniennes à l’international pose problème. Les deux pays étaient récemment en proie à de vives tensions au sujet de l’arrestation du cheikh chiite Ibrahim Zakzaky, chef du Mouvement Islamique du Nigeria (NMI), groupe religieux ayant vu le jour peu après la révolution iranienne de 1979, que les autorités nigérianes accusent d’être financé par l’Iran.

En décembre 2015, le cheikh a été arrêté par l’armée nigériane après deux jours d’affrontements qui auraient coûté la vie à 300 victimes chiites, selon l’ONG Human Rights Watch. L’Iran avait alors condamné les agissements des troupes nigérianes et fait pression à plusieurs reprises pour la libération du leader chiite, toujours détenu à ce jour.

Ce n’est pas parce qu’un facteur pose problème qu’on ne peut pas s’entendre sur le reste

Malgré ces dissensions, les deux pays restent prêts à intensifier leurs liens. « Ce n’est pas parce qu’un facteur pose problème qu’on ne peut pas s’entendre sur le reste. C’est particulièrement vrai pour la diplomatie iranienne, qui appelle à la dissociation entre ses différentes sphères hiérarchiques aux objectifs parfois contradictoires », indique Clément Therme.

Vers une série de partenariats solides ?

Si la tournée africaine de l’Iran revêt un caractère politique certain, Mohammad Javad Zarif et sa délégation d’hommes d’affaires sont aussi là pour renforcer les partenariats commerciaux sur le continent.

En avril dernier, c’était avec l’Afrique du Sud (avec laquelle l’Iran entretient des liens étroits, datant du soutien apporté par la République Islamique à l’ANC durant l’Apartheid) que Rohani signait des protocoles d’accords à l’issue de la visite de Jacob Zuma à Téhéran, avec pour objectif d’ « augmenter les échanges commerciaux non-pétroliers à un milliard de dollars d’ici 2020 ».

L’Iran n’offre pas un potentiel économique très intéressant pour le moment

Mais si Téhéran entend bien profiter de la levée des sanctions pour intensifier ses échanges en Afrique, pour Clément Therme, il serait précipité de dire que l’Iran est prête à y amorcer des partenariats solides : « il peut y avoir des coopérations commerciales ponctuelles, mais l’Iran n’offre pas un potentiel économique très intéressant pour le moment, notamment au vu des projets de développement qui se sont révélés décevants dans le passé, comme on a pu le voir au Sénégal par exemple… »

L’Iran avance donc à petits pas en Afrique, mais a encore un long chemin devant elle pour consolider ses attaches sur le continent.

JA

 
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Mort de l’ancien président béninois Emile Derlin Zinsou

2016/7/29

Aujourd'hui en Guinée L’ancien président de la République du Dahomey (actuel Bénin) de 1968 à 1969, Emile Derlin Zinsou, est décédé jeudi à l’âge de 98 ans, a appris l’AFP vendredi par un proche de la famille. Emile Derlin Zinsou était l’oncle de Lionel Zinsou, Premier ministre de juin 2015 à avril 2016, et candidat malheureux à la présidentielle face à Patrice Talon, l’actuel président béninois.

Nous sommes tous en deuil, l’ancien président Emile a rendu l’âme la nuit dernière après 23 heures à son domicile, a confié à l’AFP Gratien Ahouanmenou. Homme politique béninois, Emile Derlin Zinsou a été propulsé à la présidence du Dahomey le 17 juillet 1968 par un régime militaire instauré un an plus tôt. Il sera renversé en décembre 1969 à la suite d’un putsch.

Il a été un farouche opposant au régime du général Mathieu Kérekou, qui a dirigé le pays de 1972 à 1991 puis de 1996 à 2006. Il a toujours été suspecté dans une tentative de coup d’état menée par un groupe de mercenaires dirigé par le sulfureux Bob Denard en 1977. Les relations Kérekou – Zinsou se sont améliorées après la conférence nationale intervenue en février 1990.

Emile Derlin Zinsou a d’ailleurs été nommé conseiller spécial du général Kérékou, revenu au pouvoir en 1996 à la suite d’une élection démocratique. Le général Mathieu Kérékou, malgré tout ce qu’il s’est passé, lui a fait confiance en le nommant conseiller spécial pour l’accompagner, a expliqué à l’AFP un ancien ministre de Kerekou.

AFP

 
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Affaire Karim Wade : La condamnation sénégalaise pourra être exécutée en France, selon le parquet

2016/6/28

Aujourd'hui en Guinée Les sanctions financières prises à l'encontre de Karim Wade pourront être appliquées en France, selon le parquet français. La justice rendra sa décision le 26 septembre.À l’issue d’une audience au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris qui s’est tenue lundi 27 juin, le parquet français a jugé recevable la demande d’entraide judiciaire formulée par le Sénégal concernant l’affaire Karim Wade.

Autrement dit, selon le parquet, sa condamnation par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) en mars 2015, pourrait être exécutée en France. Une position à laquelle s’opposent les avocats du fils de l’ancien président sénégalais, qui ont également été entendus par le tribunal.

Karim Wade a bien été gracié par le chef de l’État Macky Sall dans la nuit de jeudi à vendredi, mais cette mesure n’efface pas les sanctions financières et la procédure de recouvrement engagées contre lui. Ses biens (voitures, appartements, comptes bancaires…) devraient donc être saisis, au Sénégal ou en France, et il doit encore 210 millions d’euros au Trésor sénégalais.

Le tribunal rendra son verdict le 26 septembre prochain au sujet des biens détenus en France par le fils de l’ancien chef de l’État sénégalais.


JA

 
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Au Liberia, Michelle Obama invite les jeunes filles à lutter "pour rester à l'école"

2016/6/28

Aujourd'hui en Guinée La Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, a invité lundi les jeunes filles du Liberia à lutter "pour rester à l'école", lors d'une visite dans ce pays, dans le cadre d'une tournée en faveur de l'accès à l'éducation.

Mme Obama est arrivée lundi vers 13H00 (locales et GMT) à Monrovia, la capitale, en compagnie de ses deux filles, Malia et Sasha, ainsi que de sa mère, Marian Robinson, en provenance de l'île de Sal, au Cap-Vert, où elle avait fait escale, a constaté un journaliste de l'AFP.

A son arrivée, elle s'est entretenue dans le salon d'honneur de l'aéroport international Roberts avec la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, avant de se rendre à Kakata, près de Monrovia, dans un centre du Corps de la Paix (Peace Corps, volontaires américains œuvrant pour la paix dans le monde).

Des centaines d'enfants massés sur les bords de la route l'ont acclamée sur son trajet, aux cris de "Bienvenue Mme Obama!", indifférents à la forte pluie qui s'est ensuite abattue sur la zone.

A Kakata, Michelle Obama a échangé avec des adolescentes de milieux défavorisées soutenues par le Corps de la paix, notamment sur l'importance de l'implication des femmes dans la gestion du pays et de l'accès à l'éducation, en compagnie de l'actrice Freida Pinto.

"Je suis fière d'être ici aujourd'hui avec ma mère et mes deux filles", a-t-elle dit, comparant sa suite et elle-même à "une équipe spéciale de filles". Barack "Obama n'est pas là parce que lui, c'est un garçon", a-t-elle plaisanté, avant d'ajouter, plus sérieuse: "Je voudrais que vous continuiez à vous battre pour rester à l'école". "Je suis ici pour braquer les projecteurs sur vous".

"Allez à lycée, à l'université si vous le pouvez et quand vous deviendrez les femmes que vous voulez devenir, revenez ici et appuyez d'autres filles qui ont besoin d'aide", a-t-elle lancé.

Après Kakata, Mme Obama s'est rendue à Unification Town, près de l'aéroport, où elle a échangé avec d'autres écolières en compagnie de Mme Sirleaf.

L'Agence américaine pour le développement international (USAID) a annoncé de nouveaux financements au Liberia, destinés à "lever les obstacles qui empêchent les filles d'accéder à l'éducation", selon un communiqué diffusé par la présidence américaine.

Selon les données de l'ONU, seulement 37% des filles âgées de 15 à 24 ans savent lire au Liberia, pays ayant connu 14 ans de guerres civiles (1989-2003, 250.000 morts) et qui a été parmi les trois Etats les plus affectés par la récente épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest.

A travers les programmes bénéficiant des financements de l'USAID, qui totalisent plusieurs millions de dollars, "le gouvernement américain espère contribuer à améliorer l'avenir pour les adolescentes" dans ce pays, est-il indiqué dans le communiqué de la présidence américaine.

Après le Liberia, Mme Obama se rendra au Maroc mardi et mercredi en compagnie de l'actrice américaine Meryl Streep, puis en Espagne jeudi, pour sa campagne baptisée "Let Girls Learn" ("Laissez les filles apprendre"), qui promeut l'accès des filles à l'éducation.

AFP

 
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Afrique du Sud : Jacob Zuma doit rembourser 500 000 dollars à l’État

2016/6/28

Aujourd'hui en Guinée Le président sud-africain n'en finit pas de traîner le scandale de sa résidence privée comme un boulet. Chargé par la justice de déterminer la somme à rembourser dans cette affaire d'abus de biens sociaux, le Trésor, rattaché au ministère des Finances, a tranché.

Le Trésor a rendu son avis lundi 27 juin, à travers un document remis à la Cour constitutionnelle. Le président Jacob Zuma devra s’acquitter de la somme de 500 000 dollars (7 814 555 rands exactement), pour la rénovation de sa propriété privée de Nkandla, son village natal. Ces travaux réalisés soit-disant pour des raisons de sécurité auraient coûté 20 millions d’euros à l’État (montant estimé en 2014).

Fin mars, la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, avait exigé que le chef de l’État rembourse à titre personnel une partie des frais engagés, considérant que Jacob Zuma avait violé la Constitution en s’y refusant. Le Trésor disposait de 45 jours pour déterminer cette somme.

Feu vert de la Cour constitutionnelle 

La Cour constitutionnelle doit désormais approuver ou non ce montant. Après sa validation, le chef de l’État devra s’acquitter de cette somme dans les 45 jours. En février,le président sud-africain s’était dit prêt à rembourser une partie de l’argent public déboursé, mais n’avait pas préciser le montant.

Depuis plusieurs mois, il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau rebondissement judiciaire ne vienne froisser l’image du chef de l’État, empêtré dans plusieurs scandales de corruption. Vendredi dernier, la justice sud-africaine s’était dit (à nouveau) favorable au rétablissement des charges de corruption pesant sur le chef de l’État dans une affaire de contrat d’armement signé à la fin des années 1990. Celles-ci avaient été abandonnées par le parquet quelques semaines avant son élection en 2009.

AFP

 
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Le communiqué final du 24è sommet de l’Union du Fleuve Mano tenu à Conakry

2016/6/25

Aujourd'hui en Guinée Les Chefs d’Etat de l’Union du Fleuve Mano se sont réunis le vendredi 24 juin 2016 aux Cases de belle-vue à Conakry, République de Guinée, pour passer en revue et prendre des décisions sur les recommandations faites par le Conseil des Ministres de l’Union sur le rapport d’activités du Secrétariat de L’UFM. Le Sommet s’est également penché sur les autres programmes et initiatives majeurs qui sont en cours pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité, ainsi que pour assurer le développement socio-économique global dans la sous-région.

Le sommet à enregistré la participation de Son Excellence Mme Ellen Johnson Sirleaf, Présidente de la République du Libéria; de Son Excellence Dr. Ernest Bai Koroma, Président de la République de Sierra Léone; et de Son Excellence Kobenan Kouassi Adjoumani, Ministre des ressources animales et halieutiques représentant Son Excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, de Son Excellence Madame Hiroute Guebre Sellassie, Représentante Adjointe du Secrétaire Général des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel et de Son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée et Président en Exercice de l’Union et Hôte du Sommet.

Durant leurs délibérations qui se sont déroulées dans une atmosphère franche et cordiale, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont examiné les points suivants :

– le rapport du Conseil des Ministres de l’Union;

– le rapport de la Commission Administrative et Finances portant sur l’audit, les questions administratives et le budget de l’année 2016,

– la situation de la mobilisation des ressources au titre du Programme de Relance Socio-économique Post-Ebola,

– la situation de la paix et de la sécurité dans la sous-région,

– le rapport sur les documents juridiques de L’UFM,

– la construction du Siège et

– la restructuration du Secrétariat de L’UFM.

Sur chacune de ces questions, les Chefs d’Etat se sont félicités des acquis enregistrés par l’Union dans différents domaines importants. Ils ont cependant noté avec préoccupation les attaques terroristes qui ont eu lieu en Afrique de l’Ouest et particulièrement, en Côte d’Ivoire qui ont entraîné de nombreuses pertes en vies humaines.

Les Chefs d’Etat ont également réaffirmé leur engagement et détermination à appuyer les efforts du Secrétariat dans la mobilisation des ressources et renforcement de partenariats pour la mise en oeuvre des programmes et projets de développement.

Le sommet à salué les efforts déployés par chaque État Membre, dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Dans cette optique, les Chefs d’Etat ont souligné, la nécessité de renforcer la résilience dans les systèmes de soins de santé et de prendre des mesures visant à assurer la surveillance médicale transfrontalière.

Les Chefs d’Etat ont noté avec satisfaction, la signature du Mémorandum d’Entente entre L’UFM et la CEDEAO pour la mise en œuvre de la stratégie de sécurité transfrontalière. Ils ont mis l’accent sur la nécessité d’établir une collaboration plus forte entre les deux institutions dans l’intérêt de la sous-région.

Après examen approfondi des questions débattues, le Secrétaire à décidé ce qui suit :

La construction du Siège:

Réhabiliter le bâtiment existant sur le terrain au frais du Gouvernement hôte, préparer les plans architecturaux et en évaluer les coûts de construction afin de proposer le dossier à des partenaires, relancer les négociations avec le Gouvernement de la République de Chine.
◾La conservation des forêts transfrontalières:

Renforcer la législation sur la protection transfrontalière en vue d’une meilleure collaboration entre les États membres.
◾Air Mano:

Le Secrétaire doit poursuivre les négociations en vue de la création de la compagnie, mais en parallèle, demander à Air Côte d’Ivoire d’assurer la liaison entre les quatre capitales des États membres.
◾Programme Post-Ebola:

Le sommet à constaté la lenteur dans la concrétisation des engagements pris lors des Sommets de Bruxelles, Washington et New-York en 2015 ainsi que lors des visites des dirigeants de ces institutions aux pays affectés, et a instruit au Secrétaire d’évaluer l’état de réalisation des engagements en faveur des programmes nationaux et sous-régional.
◾Restructuration du secrétariat :

Le principe de rotation de l’équipe dirigeante à été validé et la prochaine réunion de la Commission Technique Administration et Finances d’octobre 2016 déterminera le coût de la mise de la nouvelle structure.

Ils ont convenu que le Libéria occupe le poste de Secrétariat Général, la Côte d’Ivoire, le poste de Secrétaire Général adjoint de la paix et de la sécurité tandis que la Guinée et la Sierra Léone se consulteront sur l’attribution des postes de Secrétaires Généraux Adjoints pour les Finances et l’Administration et Développement Économique et Intégration. Ces postes seront occupés en fin juillet 2016.

Les Chefs d’Etat ont réitéré leur profonde gratitude aux partenaires au développement pour l’appui qu’ils n’ont cessé d’accorder au Secrétariat et aux États membres et pour leur contribution à la lutte contre la maladie à virus Ebola. Le sommet exhorte les partenaires à soutenir effectivement le programme de relance socio-économique Post-Ebola des États membres affectés.

Ils ont exprimé leur satisfaction quant à la convergence de vue sur les questions et préoccupations communes et se sont félicités de l’esprit de compréhension mutuelle et de cordialité qui a prévalu tout au long des délibérations. Ils ont, en outre, réitéré leur ferme volonté de prendre toutes les mesures nécessaires pour accélérer le développement et l’intégration socio-économique de la sous-région.

Les Chefs d’Etat ont exprimé leurs préoccupation face aux attaques terroristes et ont lancé un appel pressant aux Gouvernements Africains et à la Communauté Internationale afin que des mesures idoines soient prises pour préserver la stabilité des États affectés et vaincre le terrorisme.

Au terme de leurs travaux, les Présidents leurs Excellences Dr. Ernest Bai Koroma de la République de Sierra Léone, Madame Ellen Johnson Sirleaf, de la République du Libéria, et M. Kobenan Kouassi, représentant Son Excellence M. Alassane Ouattara, de la République de Côte d’Ivoire, ont exprimé leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude à Son Excellence le Professeur Alpha Condé de la République de Guinée, à son Gouvernement et au Peuple de Guinée, pour avoir abrité ce Sommet et pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité africaine qui leur ont été réservés durant leur séjour.













Fait le 24 juin 2016 à Conakry, République de Guinée.


 
France : Une camerounaise séquestrée, sa fillette de 10 ans violée par son mari

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Un français connu sous le nom de Franck Nouveau s’est rendu au Cameroun et a épousé Chantal, une mère d’une petite fillette. Ils ont tous les trois fait leurs valises et se sont installés à Reuilly, une petite ville française.Une fois en France, le mari fait dormir sa femme camerounaise dans un cabanon avec le chien de la famille et lui interdit de mettre ses pieds dans la maison principale. Il lui a même expliqué qu’il s’est marié avec elle parce qu’il voulait une personne qui doit s’occuper de sa mère, une vieille dame qu’il ne voulait pas confier à une maison de retraite.

« A notre arrivée en France, le même jour, la même nuit, M. Franck m’a fait séparer de mon enfant. […] Je me suis retrouvée dans un cabanon avec sa vieille chienne, dans le jardin. La maison principale était destinée à lui et sa maman, et que lui-même partageait la même chambre avec ma fille. Le premier jour, Il m’a fait comprendre devant sa mère et ses deux amis d’enfance, que je ne suis pas venue en France pour mariage, je suis venue pour garder sa mère parce qu’il ne veut pas envoyer sa maman dans une maison de retraite […] et que ma fille était sa préférée », raconte Chantal.

Pendant que madame Chantal passait ses nuits avec le chien de la famille, M. Frank s’envoyait en l’air avec la fille de Chantal, une gamine de 10 ans.
Chantal vivait sans cesse sous les menaces de son mari. Il lui a menacé avec un revolver et lui a dit qu’il l’abattra s’elle essaie d’affranchir la porte pour s’enfuir.

Le calvaire avait duré pendant plus d’un an et pris fin quand Melissa, la fille de Chantal, décède dans des circonstances assez floues.


In reponserapide

 
Afrique du Sud: Le président Zuma pourra être poursuivi dans une affaire de corruption

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée La justice sud-africaine a maintenu vendredi sa décision stipulant que le président Jacob Zuma devait être poursuivi pour corruption dans une affaire de méga contrat d’armement, refusant au parquet et au chef de l’Etat la possibilité de faire appel.

La demande d’appel est rejetée. Nous avons réétudié notre jugement et nous avons conclu que l’appel n’avait pas de chance raisonnable d’aboutir, a indiqué le juge Aubrey Ledwaba.

Les près de 800 charges avaient été abandonnées en 2009, quelques semaines seulement avant l’élection de Jacob Zuma à la présidence.

Mais fin avril, après une longue bataille judiciaire menée par l’opposition, la Haute Cour de Pretoria avait estimé que le parquet avait agi de façon irrationnelle en abandonnant ces accusations pour vice de forme.

Le tribunal avait indiqué que cette décision devait être revue et que Jacob Zuma devrait être poursuivi pour ces chefs d’inculpation.

Le parquet et le président lui-même avaient décidé de faire appel de ce jugement. Le rejet de cet appel vendredi confirme la possibilité de rétablir les accusation contre Jacob Zuma.

Les 783 chefs d’inculpation de corruption sont liés à une énorme commande d’armement public de 4,8 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) conclue à la fin des années 90 par le gouvernement sud-africain avec plusieurs entreprises, dont le Français Thomson-CSF (devenu Thales), le Suédois Saab et le Britannique BAE Systems.

En décembre 2007, Jacob Zuma, alors chef du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), avait été inculpé de corruption, fraude fiscale et racket. Il était accusé d’avoir accepté des pots-de-vin de la part de fabricants d’armes internationaux, avant que les charges ne soient finalement abandonnées in extremis.

Cette menace de nouvelles charges risque d’affaiblir un peu plus le chef de l’Etat, embourbé dans plusieurs scandales, à moins de deux mois d’élections municipales à hauts risques pour l’ANC.

La saga judiciaire pourrait néanmoins se poursuivre si le parquet ou le président décident de saisir la plus haute juridiction du pays, la Cour Constitutionnelle pour contester cette décision.

AFP

 
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Cinq astuces pour devenir un bon causeur

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Vous êtes à un dîner de gala. Autour de la table, il y a 6 en plus de vous-même. La qualité de ceux qui partagent la table avec vous n’est pas à démontrer et les opportunités que vous pouvez saisir en devenant une personne dont ils se souviendront pendant longtemps sont inestimables.

Mais voilà, depuis 1h30 que la soirée se déroule et vous êtes scotché à vos couverts.

C’est déjà arrivé à tout le monde ou presque. Maintenant on ne retient rien d’important de ces instants, si ce ne sont les belles conversations, les anecdotes, les personnes qui nous ont marqués. Alors pourquoi ne pas être la prochaine personne pourvoyeuse de belles conversations, d’anecdotes marquantes à la prochaine cérémonie, soirée networking, thé dansant, diner de gala auquel vous allez participer ?

Que ce soit à la télévision, lors de séminaire, à la radio ou autres forums, il est important pour chacun de nous de savoir se vendre…Et le fait d’être timide n’est pas une excuse pour ne pas faire quelque chose et devenir un bon causeur.

Larry King de CNN que l’on considère comme l’un des manieurs contemporains de la communication ne disait-il pas : « La volonté de parler même si on ne se sent peut-être pas à l’aise au début – est un autre ingrédient fondamental pour devenir un excellent causeur » ?

Vous pouvez mettre fin à votre supposée timidité qui fait que vous ne tirez pas meilleur parti de vos opportunités de contact et de réseautage. Vous pouvez devenir un génie de la prise de parole en public vous aussi. Commencez par travailler à internaliser les astuces et habitudes suivantes pour devenir une personne séduisante, attractive et accrocheuse lorsqu’il faut faire des interventions en public.
1.Soyez un passionné positif



La plupart des gens savent se déchainer lorsqu’on les provoque et qu’ils doivent manifester leur colère ou leur ras-le-bol. Ils savent faire preuve d’une passion insaisissable. Le défi, c’est qu’ils ne savent pas toujours faire preuve de la même passion lorsqu’il faut atteindre les objectifs qui leur tiennent vraiment à cœur.



Pour devenir un bon causeur lorsque vous êtes en public et séduire facilement, vous devez y mettre la même passion que vous mettez pour faire des revendications. Les gens passionnés ont cette capacité unique à saisir et embraser leur public parce que justement ils se lâchent vraiment, orientent la totalité de leurs énergies et de leurs pouvoirs d’attraction vers les objectifs constructifs qui leur tiennent à cœur. Si devenir un bon causeur et séduire est l’un de vos objectifs de carrière, mettez-y de la libération et de la passion.



N’ayez pas peur d’être brusque au début. On commet des erreurs avant de savoir là où on doit s’améliorer. Si vous ne vous y mettez pas, vous n’allez pas commettre des erreurs et si vous ne commettez des erreurs, vous ne saurez jamais quoi améliorer pour prendre facilement la parole en public.


2.Optimisez stratégiquement votre culture générale



Sans doute que la plupart des gens n’arrivent pas à prendre la parole pour participer à une causerie entre amis ou professionnels parce qu’ils ne savent pas de quoi parler et qu’ils n’ont pas de quoi parler d’un sujet du fait de leur culture générale très peu riche et du manque de passion.



Rappelez-vous : pour improviser, il faut s’approvisionner. Si vous ne maîtrisez pas des sujets qui peuvent intéresser les gens, vous n’allez pas les accrocher. Alors, assurez-vous de ce que vous êtes au fait de ce qui peut accrocher les gens lors d’une causerie ou une prise de parole en public afin de devenir un excellent causeur.



Attention : ce n’est pas parce qu’il faut renforcer sa culture générale que vous allez vous scotcher aux journaux et à des programmes télé. Oui, ça peut aider. Mais sachez que dans le milieu professionnel, et avec les gens ultra-performants, vous allez devenir très insignifiants et ennuyeux, si vous n’abordez souvent que des sujets politiques, basiques et sans grands intérêts. Ce n’est pas parce qu’il faut s’approvisionner qu’il faut tout acheter. Il faut acheter ce que vous allez vendre utilement lors de vos prise de parole dans les causeries.


3.Parler de ce qui concerne affectueusement les autres

Ce qui vous permettra de devenir un bon causeur, c’est votre capacité à aborder stratégiquement des sujets qui touchent les autres. « Votre cravate vous va superbement bien surtout avec la chemise très bien assortie. Vous devez avoir un goût particulier pour tout ce qui est raffiné. Non ? ». « Vous êtes de Axa ? Magnifique. J’ai été ébloui par votre dernière campagne. Et je suis vraiment ravi de savoir que vous êtes au département marketing. En tout cas, vous avez fait un excellent travail». Rappelez-vous que vous tout le monde aime les encouragements et les attentions.

Je me rappelle un entretien que j’avais eu avec un PDG. Il me dit à la fin alors qu’il me raccompagnait : « Je retiens bien le nom. M. CAPKO ». J’ai précisé : « Oui CAKPO ». Il reprit : « KAKPO comme Olivier KAPO. Lui il est footballeur. Il jouait à l’Inter de Milan ». J’ai complété : « Oui, c’est cela. Il a démarré à Auxerre avec Guy Roux »… Nous avions terminé notre entretien mais c’est comme si nous allions débuter un nouvel entretien. La connexion était rapide…parce qu’il a su parler de ce qui me concernait affectueusement.

Les compliments constituent la meilleure façon de démarrer une causerie. Soyez précis lorsque vous en faites. Ayez à l’esprit la règle des 2A : (affection) dire aux gens ce qu’ils veulent entendre avant de leur dire (affirmation) ce qu’ils doivent entendre. Vous vous connecterez plus facilement avec les gens si vous démarrez avec l’affection.
4.Exercez-vous au sens de l’humour, mémorisez des anecdotes

Le sens de l’humour est l’âme fatale des bons causeurs pour attirer l’attention et accrocher facilement. Vous ne voulez surtout pas avoir un humour déplacé. Non ? Commencez avec vos enfants, votre époux ou votre épouse, vos collaborateurs qui vous pardonneront plus facilement. Faites une évaluation 360° en demandant à ceux qui sont autour de vous d’évaluer votre sens de l’humour et prenez en compte leurs suggestions.

Il m’a été révélé que je suis une personne brute, insensible et sarcastique, avec un humour très déplacé lorsque j’ai fait mon évaluation 360°. Je ne me suis pas découragé. J’ai pris en compte les suggestions, ensuite j’ai ajouté des anecdotes que j’ai recueillies sur Internet et dans la vie en général. C’est alors que l’ambiance dans les séminaires et ateliers que j’anime a pris une autre dimension. Ils ont été transformés en causerie sympathique : conséquence, les gens ne voient pas le temps passer. Moi qui étais « très timide », je trouve à chaque fois cette petite phrase hilarante qui fait rire tout le monde. Vous pouvez y arriver vous aussi.
5.Soyez curieux, posez des questions

Mon mentor en prise de parole en public m’a appris que si je ne sais pas par où démarrer une conversation, je n’ai qu’à poser des questions intéressantes et ouvertes. « Donc, vous êtes un expert comptable ? » est certainement une question intéressante mais trop fermée pour démarrer une conversation facilement…A moins que vous puissiez faire un commentaire du style : « C’est magnifique. Je trouve que c’est un métier extraordinaire. Dites-moi, comment vous arrivez à ne pas vous faire détester par les gens lorsque vous faites vos audits ? Ça ne doit pas être facile ça, même si j’imagine que votre métier ne se limite pas aux audits ». Il va être prolifique et vous vous allez continuer à poser des questions et à faire des commentaires saisissants qui l’amèneront à finalement s’intéresser à vous, lui aussi.

Rappelez-vous qu’être un excellent causeur ne veut pas dire que vous parlez tout le temps…mais que vous suscitez des sujets d’intérêts avec des questions d’orientation qui poussent les gens à se libérer et à vivre d’excellents moments à votre contact exactement comme le ferait un certain Laurent RAUQUIER dans un On N’est Pas Couché sur France 2 ou précédemment Antoine de CAUNES dans le Grand Journal de Canal sur Canal Plus. Vous pouvez devenir un excellent causeur. Démarrez maintenant ! Mettez-vous au travail avec les astuces ci-dessus.


In hcmagazines

 
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Sénégal : Ce que l’on sait de la libération de Karim Wade

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Le fils de l'ex-président Abdoulaye Wade a été gracié dans la nuit de jeudi à vendredi par Macky Sall. Sorti de prison en pleine nuit, il s'est immédiatement envolé pour le Qatar

Une libération en pleine nuit

Il est sorti de la prison de Rebeuss au beau milieu de la nuit. Gracié par Macky Sall, Karim Wade a quitté la cellule qu’il occupait depuis plus de trois ans vers 1h30 du matin, soit plus d’une heure avant la diffusion du communiqué de la présidence annonçant sa libération, diffusé par mail aux journalistes peu avant 3h du matin.

Le fils d’Abdoulaye Wade, qui avait été condamné en mars 2015 à six ans de prison ferme et 138 milliards de F CFA par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), s’est ensuite immédiatement rendu au domicile dakarois de Madické Niang, ancien ministre des Affaires étrangères de son père et cadre du Parti démocratique sénégalais (PDS).

Décollage immédiat pour le Qatar

Chez Madické Niang, Karim Wade retrouve le fils aîné du khalife général des mourides, avec lequel il s’entretient et prie quelques minutes. Il repart ensuite en direction de l’aéroport Léopold Sedar Senghor. Sur le tarmac l’attend l’avion du procureur général du Qatar, arrivé la veille à Dakar. Cela fait en effet deux mois que le petit émirat du Golfe, où Karim Wade a tissé un solide réseau sous la présidence de son père, mène une discrète médiation auprès de Macky Sall pour le faire libérer.

Entre 3h et 4h du matin, l’avion s’envole pour Doha, au Qatar, avec à son bord Karim Wade, le procureur général qatari et Madické Niang. Le prisonnier le plus célèbre du Sénégal, dont la libération était attendue avec impatience par son camp, a donc quitté le territoire national en catimini, dans la foulée de sa libération, sans faire de déclaration ni dire de mots à ses quelques partisans croisés sur le chemin de l’aéroport.

Silence des autorités

S’exprimant devant la presse nationale et internationale vendredi matin, Sidiki Kaba, le ministre sénégalais de la Justice, a refusé de commenter le brusque départ de Karim Wade au Qatar à peine sorti de prison. Il a affirmé que le président avait décidé de gracier le fils de son ancien adversaire pour des « raisons humanitaires » – ainsi qu’Ibrahim Aboukhalil, dit Bibo Bourgi, et Alioune Samba Diasse, co-accusés de complicité d’enrichissement illicite – et qu’il n’y avait aucune volonté des autorités de cacher cette libération nocturne.

« Quand un décret de grâce présidentielle est pris, tout est mis en œuvre pour qu’il soit exécuté le plus rapidement possible, même tard dans la nuit », a expliqué le Garde des Sceaux. « Une fois gracié, Karim Wade est libre d’aller où il veut, au Sénégal ou ailleurs. Si vous voulez savoir où il se trouve, allez lui poser la question », a-t-il aussi répondu aux journalistes qui le pressaient de répondre sur la destination du fils Wade.


Benjamin Roger
JA

 
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Brexit : Quelles conséquences pour l’Afrique ?

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Les Britanniques ont voté en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE). "The Africa Report" fait le point sur les conséquences possibles en Afrique : volatilité des marchés, pression sur les conditions de financement, renégociation d'accords commerciaux...

Alors que vendredi, à l’aune des résultats du référundum britannique, plusieurs indicateurs boursiers européens chutaient lourdement (-8% pour le CAC 40 à Paris, -10% pour le DAX en Allemagne), « l’impact immédiat d’un vote en faveur du « Brexit » concernera la volatilité des marchés financiers qui affectera négativement les places africaines aussi », a estimé Razia Khan, interrogée par The Africa Report (publication du groupe Jeune Afrique).

Des financements internationaux contraints et impacts sur la croissance

Selon l’économiste en chef pour l’Afrique de la banque Standard Chartered, les conditions de financement sur les marchés internationaux, « déjà difficiles, le deviendraient encore davantage », indiquait-elle jeudi. « Les accords commerciaux de plus long terme devront être revus dans un cadre d’incertitude macro-économique qui pèsera sur la croissance. »

Au Kenya, par exemple, le gouverneur de la Banque centrale, Patrick Njoroge, a estimé que le pays pâtirait de la récession globale enclenchée par la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne (UE). En Afrique du Sud, le « Brexit » pourrait faire perdre 0,1% de croissance à l’économie, déjà proche de la récession.

Exportations britanniques en Afrique

Nombre d’accords commerciaux entre le Royaume-Uni et des pays africains devront probablement être renégociés puisqu’ils ont été conclus via l’UE. Les principaux pays affectés seront l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Botswana, l’Angola, le Kenya, le Ghana et le Sénégal, avec lesquels, selon Barclays, 80% des exportations britanniques en Afrique subsaharienne se font.

Le ministre britannique pour l’Afrique, James Duddridge a mené campagne pour la sortie du Royaume-Uni. À ses yeux, l’UE est « une manière tout à fait inappropriée de définir les relations entre le Royaume-Uni et l’Afrique », promettant des engagements nouveaux avec le continent après la sortie de l’UE.

« Un impact direct sur la capacité du Royaume-Uni à jouer un rôle de leader »

« Le résultat du référendum aura un impact direct sur la capacité du Royaume-Uni à jouer un rôle de leader dans les efforts globaux pour atteindre les objectifs de développement. Dans ce domaine, si les Britanniques veulent s’appuyer sur le levier européen, encore faut-il faire partie du club européen », a pour sa part estimé Kevin Watkins, directeur exécutif du Overseas Development Institute.

Mark Anderson
JA

 
Brexit : Le Royaume-Uni dit "goodbye" à l'Union européenne, et après ?

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée La victoire des partisans du Brexit constitue un tournant majeur dans l'histoire de l'Union européenne, qui pourrait avoir du mal à s'en remettre. Le camp du Brexit tient son "Independence Day". Les résultats du référendum organisé jeudi 23 juin au Royaume-Uni vont donner la victoire aux partisans de la sortie de l'Union européenne, selon les résultats partiels publiés vendredi. Un tremblement de terre pour toute l'UE, qu'aucun Etat membre n'avait jamais quittée. A quoi faut-il désormais s'attendre ?

Un divorce long à formaliser

L'Union européenne n'est pas encore passée de 28 à 27 membres, loin de là. Avant toute chose, comme le prévoit l'article 50 du Traité sur l'Union européenne, le Royaume-Uni doit notifier au Conseil européen son intention de s'en aller. Le Premier ministre, David Cameron, a laissé entendre qu'il saisirait ce conseil des chefs d'Etat et de gouvernement "tout de suite", mais rien ne l'y oblige. Rien ne garantit non plus qu'il restera Premier ministre, car il a fait campagne pour le maintien dans l'UE. Son parti pourrait vouloir le remplacer par un conservateur pro-Brexit, plus en phase avec le choix des électeurs.

Une fois la procédure lancée, Londres et Bruxelles auront deux ans maximum pour négocier les clauses du divorce et parvenir à un accord, qui devra être approuvé par le Parlement européen et le Conseil européen. Si rien n'est conclu au terme des deux ans, le divorce prendra effet immédiatement, à moins que les parties prenantes ne décident de prolonger les discussions. Ce n'est qu'une fois le divorce acté que le Royaume-Uni sera libéré des obligations des traités européens (ce qui suppose d'adapter la législation britannique) et que ses représentants quitteront les institutions européennes.

Un nouveau partenariat à établir avec l'UE

Outre les aspects bureaucratiques du divorce (gestion des dernières contributions britanniques et des derniers investissements européens, modification des textes, modification des contrats des fonctionnaires britanniques de l'UE, etc.), Londres et Bruxelles vont devoir régler de nombreuses autres questions. Quel avenir pour les expatriés ? Quels conditions de circulation des personnes ? Quelles barrières douanières ? Ces points pourraient être examinés en parallèle du divorce, ou une fois le divorce prononcé. Le tout pourrait durer plusieurs années supplémentaires.

En matière économique, tout est envisageable. Le Royaume-Uni pourrait imiter l'Islande et la Norvège en rejoignant l'Espace économique européen, qui donne accès au marché intérieur européen. Mais il serait obligé d'accepter la libre-circulation des personnes, d'appliquer de nombreuses normes européennes et de participer au budget européen... c'est-à-dire tout ce que les partisans du Brexit veulent éviter.

Le Royaume-Uni pourrait préférer conclure des centaines d'accords bilatéraux avec l'UE, secteur par secteur, comme l'a fait la Suisse, ou un accord de libre-échange, comme l'a fait le Canada, ou une union douanière, comme l'a fait la Turquie. Il pourrait aussi ne rien faire, et se retrouver comme presque tous les autres Etats, dont la Chine et les Etats-Unis, à suivre les règles de l'Organisation mondiale du commerce.
Une Union européenne à revoir

Une Union européenne à revoir

Ce Brexit marquera-t-il la chute ou le renouveau de l'Union européenne ? Avec la perte du Royaume-Uni, c'est un poids lourd économique, militaire et diplomatique qui s'en va. De plus, les dirigeants de l'Union européenne redoutent que ce départ d'un Etat membre donne des idées à d'autres pays, qui pourraient être tentés à leur tour de plier bagage ou, du moins, de négocier des statuts spéciaux. Certains responsables politiques suggèrent d'être dur lors des négociations avec le Royaume-Uni, pour dissuader les potentiels futurs déserteurs et éviter toute dislocation.

A l'inverse, le Brexit pourrait être l'occasion de relancer le projet européen, notamment dans des domaines où les Britanniques étaient frileux, comme la zone euro ou la question d'une armée européenne. François Hollande a ainsi promis, mercredi, de "travailler à la relance de la construction européenne" avec l'Allemagne, pour "assurer plus de protection" des frontières et permettre à la défense européenne de "jouer tout son rôle".

L'Union européenne pourrait aussi recevoir une nouvelle candidature : celle de l'Ecosse. Les dirigeants écossais, europhiles, ont annoncé, pendant la campagne, qu'un Brexit les inciteraient à demander un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. En 2014, les partisans du maintien dans le Royaume-Uni l'avaient emporté, mais ce Brexit pourrait changer la donne. La situation de l'Irlande du Nord sera aussi à surveiller, avec la tentation pour les nationalistes de demander un rapprochement avec l'Irlande, voire une unification - et donc un retour de l'Irlande du Nord dans l'UE.

Des pertes économiques à limiter

Last but not least, l'économie britannique va traverser une zone de turbulences qui devrait durer le temps des négociations avec Bruxelles - durant la campagne, David Cameron a mis en garde contre le risque d'"une décennie perdue". D'ici là, la livre devrait être affaiblie, ce qui diminuera la compétitivité britannique à l'export, la place boursière de Londres devrait perdre en importance, et la croissance outre-Manche en général sera freinée. La France, elle, devrait connaître quelques secousses, mais bien moindres.

A plus court terme, pour limiter la casse dans les jours suivant le Brexit, le ministère britannique des Finances, la Banque d'Angleterre et la Banque centrale européenne pourraient intervenir pour stabiliser les marchés. "Nous avons fait maintenant toute la préparation nécessaire", a assuré, mardi, le patron de la BCE, Mario Draghi

In BFMTV

 
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