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26 Juin 2016 - 16h28



Le communiqué final du 24è sommet de l’Union du Fleuve Mano tenu à Conakry

2016/6/25

Aujourd'hui en Guinée Les Chefs d’Etat de l’Union du Fleuve Mano se sont réunis le vendredi 24 juin 2016 aux Cases de belle-vue à Conakry, République de Guinée, pour passer en revue et prendre des décisions sur les recommandations faites par le Conseil des Ministres de l’Union sur le rapport d’activités du Secrétariat de L’UFM. Le Sommet s’est également penché sur les autres programmes et initiatives majeurs qui sont en cours pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité, ainsi que pour assurer le développement socio-économique global dans la sous-région.

Le sommet à enregistré la participation de Son Excellence Mme Ellen Johnson Sirleaf, Présidente de la République du Libéria; de Son Excellence Dr. Ernest Bai Koroma, Président de la République de Sierra Léone; et de Son Excellence Kobenan Kouassi Adjoumani, Ministre des ressources animales et halieutiques représentant Son Excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, de Son Excellence Madame Hiroute Guebre Sellassie, Représentante Adjointe du Secrétaire Général des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel et de Son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée et Président en Exercice de l’Union et Hôte du Sommet.

Durant leurs délibérations qui se sont déroulées dans une atmosphère franche et cordiale, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont examiné les points suivants :

– le rapport du Conseil des Ministres de l’Union;

– le rapport de la Commission Administrative et Finances portant sur l’audit, les questions administratives et le budget de l’année 2016,

– la situation de la mobilisation des ressources au titre du Programme de Relance Socio-économique Post-Ebola,

– la situation de la paix et de la sécurité dans la sous-région,

– le rapport sur les documents juridiques de L’UFM,

– la construction du Siège et

– la restructuration du Secrétariat de L’UFM.

Sur chacune de ces questions, les Chefs d’Etat se sont félicités des acquis enregistrés par l’Union dans différents domaines importants. Ils ont cependant noté avec préoccupation les attaques terroristes qui ont eu lieu en Afrique de l’Ouest et particulièrement, en Côte d’Ivoire qui ont entraîné de nombreuses pertes en vies humaines.

Les Chefs d’Etat ont également réaffirmé leur engagement et détermination à appuyer les efforts du Secrétariat dans la mobilisation des ressources et renforcement de partenariats pour la mise en oeuvre des programmes et projets de développement.

Le sommet à salué les efforts déployés par chaque État Membre, dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Dans cette optique, les Chefs d’Etat ont souligné, la nécessité de renforcer la résilience dans les systèmes de soins de santé et de prendre des mesures visant à assurer la surveillance médicale transfrontalière.

Les Chefs d’Etat ont noté avec satisfaction, la signature du Mémorandum d’Entente entre L’UFM et la CEDEAO pour la mise en œuvre de la stratégie de sécurité transfrontalière. Ils ont mis l’accent sur la nécessité d’établir une collaboration plus forte entre les deux institutions dans l’intérêt de la sous-région.

Après examen approfondi des questions débattues, le Secrétaire à décidé ce qui suit :

La construction du Siège:

Réhabiliter le bâtiment existant sur le terrain au frais du Gouvernement hôte, préparer les plans architecturaux et en évaluer les coûts de construction afin de proposer le dossier à des partenaires, relancer les négociations avec le Gouvernement de la République de Chine.
◾La conservation des forêts transfrontalières:

Renforcer la législation sur la protection transfrontalière en vue d’une meilleure collaboration entre les États membres.
◾Air Mano:

Le Secrétaire doit poursuivre les négociations en vue de la création de la compagnie, mais en parallèle, demander à Air Côte d’Ivoire d’assurer la liaison entre les quatre capitales des États membres.
◾Programme Post-Ebola:

Le sommet à constaté la lenteur dans la concrétisation des engagements pris lors des Sommets de Bruxelles, Washington et New-York en 2015 ainsi que lors des visites des dirigeants de ces institutions aux pays affectés, et a instruit au Secrétaire d’évaluer l’état de réalisation des engagements en faveur des programmes nationaux et sous-régional.
◾Restructuration du secrétariat :

Le principe de rotation de l’équipe dirigeante à été validé et la prochaine réunion de la Commission Technique Administration et Finances d’octobre 2016 déterminera le coût de la mise de la nouvelle structure.

Ils ont convenu que le Libéria occupe le poste de Secrétariat Général, la Côte d’Ivoire, le poste de Secrétaire Général adjoint de la paix et de la sécurité tandis que la Guinée et la Sierra Léone se consulteront sur l’attribution des postes de Secrétaires Généraux Adjoints pour les Finances et l’Administration et Développement Économique et Intégration. Ces postes seront occupés en fin juillet 2016.

Les Chefs d’Etat ont réitéré leur profonde gratitude aux partenaires au développement pour l’appui qu’ils n’ont cessé d’accorder au Secrétariat et aux États membres et pour leur contribution à la lutte contre la maladie à virus Ebola. Le sommet exhorte les partenaires à soutenir effectivement le programme de relance socio-économique Post-Ebola des États membres affectés.

Ils ont exprimé leur satisfaction quant à la convergence de vue sur les questions et préoccupations communes et se sont félicités de l’esprit de compréhension mutuelle et de cordialité qui a prévalu tout au long des délibérations. Ils ont, en outre, réitéré leur ferme volonté de prendre toutes les mesures nécessaires pour accélérer le développement et l’intégration socio-économique de la sous-région.

Les Chefs d’Etat ont exprimé leurs préoccupation face aux attaques terroristes et ont lancé un appel pressant aux Gouvernements Africains et à la Communauté Internationale afin que des mesures idoines soient prises pour préserver la stabilité des États affectés et vaincre le terrorisme.

Au terme de leurs travaux, les Présidents leurs Excellences Dr. Ernest Bai Koroma de la République de Sierra Léone, Madame Ellen Johnson Sirleaf, de la République du Libéria, et M. Kobenan Kouassi, représentant Son Excellence M. Alassane Ouattara, de la République de Côte d’Ivoire, ont exprimé leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude à Son Excellence le Professeur Alpha Condé de la République de Guinée, à son Gouvernement et au Peuple de Guinée, pour avoir abrité ce Sommet et pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité africaine qui leur ont été réservés durant leur séjour.













Fait le 24 juin 2016 à Conakry, République de Guinée.


 
France : Une camerounaise séquestrée, sa fillette de 10 ans violée par son mari

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Un français connu sous le nom de Franck Nouveau s’est rendu au Cameroun et a épousé Chantal, une mère d’une petite fillette. Ils ont tous les trois fait leurs valises et se sont installés à Reuilly, une petite ville française.Une fois en France, le mari fait dormir sa femme camerounaise dans un cabanon avec le chien de la famille et lui interdit de mettre ses pieds dans la maison principale. Il lui a même expliqué qu’il s’est marié avec elle parce qu’il voulait une personne qui doit s’occuper de sa mère, une vieille dame qu’il ne voulait pas confier à une maison de retraite.

« A notre arrivée en France, le même jour, la même nuit, M. Franck m’a fait séparer de mon enfant. […] Je me suis retrouvée dans un cabanon avec sa vieille chienne, dans le jardin. La maison principale était destinée à lui et sa maman, et que lui-même partageait la même chambre avec ma fille. Le premier jour, Il m’a fait comprendre devant sa mère et ses deux amis d’enfance, que je ne suis pas venue en France pour mariage, je suis venue pour garder sa mère parce qu’il ne veut pas envoyer sa maman dans une maison de retraite […] et que ma fille était sa préférée », raconte Chantal.

Pendant que madame Chantal passait ses nuits avec le chien de la famille, M. Frank s’envoyait en l’air avec la fille de Chantal, une gamine de 10 ans.
Chantal vivait sans cesse sous les menaces de son mari. Il lui a menacé avec un revolver et lui a dit qu’il l’abattra s’elle essaie d’affranchir la porte pour s’enfuir.

Le calvaire avait duré pendant plus d’un an et pris fin quand Melissa, la fille de Chantal, décède dans des circonstances assez floues.


In reponserapide

 
Afrique du Sud: Le président Zuma pourra être poursuivi dans une affaire de corruption

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée La justice sud-africaine a maintenu vendredi sa décision stipulant que le président Jacob Zuma devait être poursuivi pour corruption dans une affaire de méga contrat d’armement, refusant au parquet et au chef de l’Etat la possibilité de faire appel.

La demande d’appel est rejetée. Nous avons réétudié notre jugement et nous avons conclu que l’appel n’avait pas de chance raisonnable d’aboutir, a indiqué le juge Aubrey Ledwaba.

Les près de 800 charges avaient été abandonnées en 2009, quelques semaines seulement avant l’élection de Jacob Zuma à la présidence.

Mais fin avril, après une longue bataille judiciaire menée par l’opposition, la Haute Cour de Pretoria avait estimé que le parquet avait agi de façon irrationnelle en abandonnant ces accusations pour vice de forme.

Le tribunal avait indiqué que cette décision devait être revue et que Jacob Zuma devrait être poursuivi pour ces chefs d’inculpation.

Le parquet et le président lui-même avaient décidé de faire appel de ce jugement. Le rejet de cet appel vendredi confirme la possibilité de rétablir les accusation contre Jacob Zuma.

Les 783 chefs d’inculpation de corruption sont liés à une énorme commande d’armement public de 4,8 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) conclue à la fin des années 90 par le gouvernement sud-africain avec plusieurs entreprises, dont le Français Thomson-CSF (devenu Thales), le Suédois Saab et le Britannique BAE Systems.

En décembre 2007, Jacob Zuma, alors chef du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), avait été inculpé de corruption, fraude fiscale et racket. Il était accusé d’avoir accepté des pots-de-vin de la part de fabricants d’armes internationaux, avant que les charges ne soient finalement abandonnées in extremis.

Cette menace de nouvelles charges risque d’affaiblir un peu plus le chef de l’Etat, embourbé dans plusieurs scandales, à moins de deux mois d’élections municipales à hauts risques pour l’ANC.

La saga judiciaire pourrait néanmoins se poursuivre si le parquet ou le président décident de saisir la plus haute juridiction du pays, la Cour Constitutionnelle pour contester cette décision.

AFP

 
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Cinq astuces pour devenir un bon causeur

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Vous êtes à un dîner de gala. Autour de la table, il y a 6 en plus de vous-même. La qualité de ceux qui partagent la table avec vous n’est pas à démontrer et les opportunités que vous pouvez saisir en devenant une personne dont ils se souviendront pendant longtemps sont inestimables.

Mais voilà, depuis 1h30 que la soirée se déroule et vous êtes scotché à vos couverts.

C’est déjà arrivé à tout le monde ou presque. Maintenant on ne retient rien d’important de ces instants, si ce ne sont les belles conversations, les anecdotes, les personnes qui nous ont marqués. Alors pourquoi ne pas être la prochaine personne pourvoyeuse de belles conversations, d’anecdotes marquantes à la prochaine cérémonie, soirée networking, thé dansant, diner de gala auquel vous allez participer ?

Que ce soit à la télévision, lors de séminaire, à la radio ou autres forums, il est important pour chacun de nous de savoir se vendre…Et le fait d’être timide n’est pas une excuse pour ne pas faire quelque chose et devenir un bon causeur.

Larry King de CNN que l’on considère comme l’un des manieurs contemporains de la communication ne disait-il pas : « La volonté de parler même si on ne se sent peut-être pas à l’aise au début – est un autre ingrédient fondamental pour devenir un excellent causeur » ?

Vous pouvez mettre fin à votre supposée timidité qui fait que vous ne tirez pas meilleur parti de vos opportunités de contact et de réseautage. Vous pouvez devenir un génie de la prise de parole en public vous aussi. Commencez par travailler à internaliser les astuces et habitudes suivantes pour devenir une personne séduisante, attractive et accrocheuse lorsqu’il faut faire des interventions en public.
1.Soyez un passionné positif



La plupart des gens savent se déchainer lorsqu’on les provoque et qu’ils doivent manifester leur colère ou leur ras-le-bol. Ils savent faire preuve d’une passion insaisissable. Le défi, c’est qu’ils ne savent pas toujours faire preuve de la même passion lorsqu’il faut atteindre les objectifs qui leur tiennent vraiment à cœur.



Pour devenir un bon causeur lorsque vous êtes en public et séduire facilement, vous devez y mettre la même passion que vous mettez pour faire des revendications. Les gens passionnés ont cette capacité unique à saisir et embraser leur public parce que justement ils se lâchent vraiment, orientent la totalité de leurs énergies et de leurs pouvoirs d’attraction vers les objectifs constructifs qui leur tiennent à cœur. Si devenir un bon causeur et séduire est l’un de vos objectifs de carrière, mettez-y de la libération et de la passion.



N’ayez pas peur d’être brusque au début. On commet des erreurs avant de savoir là où on doit s’améliorer. Si vous ne vous y mettez pas, vous n’allez pas commettre des erreurs et si vous ne commettez des erreurs, vous ne saurez jamais quoi améliorer pour prendre facilement la parole en public.


2.Optimisez stratégiquement votre culture générale



Sans doute que la plupart des gens n’arrivent pas à prendre la parole pour participer à une causerie entre amis ou professionnels parce qu’ils ne savent pas de quoi parler et qu’ils n’ont pas de quoi parler d’un sujet du fait de leur culture générale très peu riche et du manque de passion.



Rappelez-vous : pour improviser, il faut s’approvisionner. Si vous ne maîtrisez pas des sujets qui peuvent intéresser les gens, vous n’allez pas les accrocher. Alors, assurez-vous de ce que vous êtes au fait de ce qui peut accrocher les gens lors d’une causerie ou une prise de parole en public afin de devenir un excellent causeur.



Attention : ce n’est pas parce qu’il faut renforcer sa culture générale que vous allez vous scotcher aux journaux et à des programmes télé. Oui, ça peut aider. Mais sachez que dans le milieu professionnel, et avec les gens ultra-performants, vous allez devenir très insignifiants et ennuyeux, si vous n’abordez souvent que des sujets politiques, basiques et sans grands intérêts. Ce n’est pas parce qu’il faut s’approvisionner qu’il faut tout acheter. Il faut acheter ce que vous allez vendre utilement lors de vos prise de parole dans les causeries.


3.Parler de ce qui concerne affectueusement les autres

Ce qui vous permettra de devenir un bon causeur, c’est votre capacité à aborder stratégiquement des sujets qui touchent les autres. « Votre cravate vous va superbement bien surtout avec la chemise très bien assortie. Vous devez avoir un goût particulier pour tout ce qui est raffiné. Non ? ». « Vous êtes de Axa ? Magnifique. J’ai été ébloui par votre dernière campagne. Et je suis vraiment ravi de savoir que vous êtes au département marketing. En tout cas, vous avez fait un excellent travail». Rappelez-vous que vous tout le monde aime les encouragements et les attentions.

Je me rappelle un entretien que j’avais eu avec un PDG. Il me dit à la fin alors qu’il me raccompagnait : « Je retiens bien le nom. M. CAPKO ». J’ai précisé : « Oui CAKPO ». Il reprit : « KAKPO comme Olivier KAPO. Lui il est footballeur. Il jouait à l’Inter de Milan ». J’ai complété : « Oui, c’est cela. Il a démarré à Auxerre avec Guy Roux »… Nous avions terminé notre entretien mais c’est comme si nous allions débuter un nouvel entretien. La connexion était rapide…parce qu’il a su parler de ce qui me concernait affectueusement.

Les compliments constituent la meilleure façon de démarrer une causerie. Soyez précis lorsque vous en faites. Ayez à l’esprit la règle des 2A : (affection) dire aux gens ce qu’ils veulent entendre avant de leur dire (affirmation) ce qu’ils doivent entendre. Vous vous connecterez plus facilement avec les gens si vous démarrez avec l’affection.
4.Exercez-vous au sens de l’humour, mémorisez des anecdotes

Le sens de l’humour est l’âme fatale des bons causeurs pour attirer l’attention et accrocher facilement. Vous ne voulez surtout pas avoir un humour déplacé. Non ? Commencez avec vos enfants, votre époux ou votre épouse, vos collaborateurs qui vous pardonneront plus facilement. Faites une évaluation 360° en demandant à ceux qui sont autour de vous d’évaluer votre sens de l’humour et prenez en compte leurs suggestions.

Il m’a été révélé que je suis une personne brute, insensible et sarcastique, avec un humour très déplacé lorsque j’ai fait mon évaluation 360°. Je ne me suis pas découragé. J’ai pris en compte les suggestions, ensuite j’ai ajouté des anecdotes que j’ai recueillies sur Internet et dans la vie en général. C’est alors que l’ambiance dans les séminaires et ateliers que j’anime a pris une autre dimension. Ils ont été transformés en causerie sympathique : conséquence, les gens ne voient pas le temps passer. Moi qui étais « très timide », je trouve à chaque fois cette petite phrase hilarante qui fait rire tout le monde. Vous pouvez y arriver vous aussi.
5.Soyez curieux, posez des questions

Mon mentor en prise de parole en public m’a appris que si je ne sais pas par où démarrer une conversation, je n’ai qu’à poser des questions intéressantes et ouvertes. « Donc, vous êtes un expert comptable ? » est certainement une question intéressante mais trop fermée pour démarrer une conversation facilement…A moins que vous puissiez faire un commentaire du style : « C’est magnifique. Je trouve que c’est un métier extraordinaire. Dites-moi, comment vous arrivez à ne pas vous faire détester par les gens lorsque vous faites vos audits ? Ça ne doit pas être facile ça, même si j’imagine que votre métier ne se limite pas aux audits ». Il va être prolifique et vous vous allez continuer à poser des questions et à faire des commentaires saisissants qui l’amèneront à finalement s’intéresser à vous, lui aussi.

Rappelez-vous qu’être un excellent causeur ne veut pas dire que vous parlez tout le temps…mais que vous suscitez des sujets d’intérêts avec des questions d’orientation qui poussent les gens à se libérer et à vivre d’excellents moments à votre contact exactement comme le ferait un certain Laurent RAUQUIER dans un On N’est Pas Couché sur France 2 ou précédemment Antoine de CAUNES dans le Grand Journal de Canal sur Canal Plus. Vous pouvez devenir un excellent causeur. Démarrez maintenant ! Mettez-vous au travail avec les astuces ci-dessus.


In hcmagazines

 
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Sénégal : Ce que l’on sait de la libération de Karim Wade

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Le fils de l'ex-président Abdoulaye Wade a été gracié dans la nuit de jeudi à vendredi par Macky Sall. Sorti de prison en pleine nuit, il s'est immédiatement envolé pour le Qatar

Une libération en pleine nuit

Il est sorti de la prison de Rebeuss au beau milieu de la nuit. Gracié par Macky Sall, Karim Wade a quitté la cellule qu’il occupait depuis plus de trois ans vers 1h30 du matin, soit plus d’une heure avant la diffusion du communiqué de la présidence annonçant sa libération, diffusé par mail aux journalistes peu avant 3h du matin.

Le fils d’Abdoulaye Wade, qui avait été condamné en mars 2015 à six ans de prison ferme et 138 milliards de F CFA par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), s’est ensuite immédiatement rendu au domicile dakarois de Madické Niang, ancien ministre des Affaires étrangères de son père et cadre du Parti démocratique sénégalais (PDS).

Décollage immédiat pour le Qatar

Chez Madické Niang, Karim Wade retrouve le fils aîné du khalife général des mourides, avec lequel il s’entretient et prie quelques minutes. Il repart ensuite en direction de l’aéroport Léopold Sedar Senghor. Sur le tarmac l’attend l’avion du procureur général du Qatar, arrivé la veille à Dakar. Cela fait en effet deux mois que le petit émirat du Golfe, où Karim Wade a tissé un solide réseau sous la présidence de son père, mène une discrète médiation auprès de Macky Sall pour le faire libérer.

Entre 3h et 4h du matin, l’avion s’envole pour Doha, au Qatar, avec à son bord Karim Wade, le procureur général qatari et Madické Niang. Le prisonnier le plus célèbre du Sénégal, dont la libération était attendue avec impatience par son camp, a donc quitté le territoire national en catimini, dans la foulée de sa libération, sans faire de déclaration ni dire de mots à ses quelques partisans croisés sur le chemin de l’aéroport.

Silence des autorités

S’exprimant devant la presse nationale et internationale vendredi matin, Sidiki Kaba, le ministre sénégalais de la Justice, a refusé de commenter le brusque départ de Karim Wade au Qatar à peine sorti de prison. Il a affirmé que le président avait décidé de gracier le fils de son ancien adversaire pour des « raisons humanitaires » – ainsi qu’Ibrahim Aboukhalil, dit Bibo Bourgi, et Alioune Samba Diasse, co-accusés de complicité d’enrichissement illicite – et qu’il n’y avait aucune volonté des autorités de cacher cette libération nocturne.

« Quand un décret de grâce présidentielle est pris, tout est mis en œuvre pour qu’il soit exécuté le plus rapidement possible, même tard dans la nuit », a expliqué le Garde des Sceaux. « Une fois gracié, Karim Wade est libre d’aller où il veut, au Sénégal ou ailleurs. Si vous voulez savoir où il se trouve, allez lui poser la question », a-t-il aussi répondu aux journalistes qui le pressaient de répondre sur la destination du fils Wade.


Benjamin Roger
JA

 
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Brexit : Quelles conséquences pour l’Afrique ?

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée Les Britanniques ont voté en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE). "The Africa Report" fait le point sur les conséquences possibles en Afrique : volatilité des marchés, pression sur les conditions de financement, renégociation d'accords commerciaux...

Alors que vendredi, à l’aune des résultats du référundum britannique, plusieurs indicateurs boursiers européens chutaient lourdement (-8% pour le CAC 40 à Paris, -10% pour le DAX en Allemagne), « l’impact immédiat d’un vote en faveur du « Brexit » concernera la volatilité des marchés financiers qui affectera négativement les places africaines aussi », a estimé Razia Khan, interrogée par The Africa Report (publication du groupe Jeune Afrique).

Des financements internationaux contraints et impacts sur la croissance

Selon l’économiste en chef pour l’Afrique de la banque Standard Chartered, les conditions de financement sur les marchés internationaux, « déjà difficiles, le deviendraient encore davantage », indiquait-elle jeudi. « Les accords commerciaux de plus long terme devront être revus dans un cadre d’incertitude macro-économique qui pèsera sur la croissance. »

Au Kenya, par exemple, le gouverneur de la Banque centrale, Patrick Njoroge, a estimé que le pays pâtirait de la récession globale enclenchée par la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne (UE). En Afrique du Sud, le « Brexit » pourrait faire perdre 0,1% de croissance à l’économie, déjà proche de la récession.

Exportations britanniques en Afrique

Nombre d’accords commerciaux entre le Royaume-Uni et des pays africains devront probablement être renégociés puisqu’ils ont été conclus via l’UE. Les principaux pays affectés seront l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Botswana, l’Angola, le Kenya, le Ghana et le Sénégal, avec lesquels, selon Barclays, 80% des exportations britanniques en Afrique subsaharienne se font.

Le ministre britannique pour l’Afrique, James Duddridge a mené campagne pour la sortie du Royaume-Uni. À ses yeux, l’UE est « une manière tout à fait inappropriée de définir les relations entre le Royaume-Uni et l’Afrique », promettant des engagements nouveaux avec le continent après la sortie de l’UE.

« Un impact direct sur la capacité du Royaume-Uni à jouer un rôle de leader »

« Le résultat du référendum aura un impact direct sur la capacité du Royaume-Uni à jouer un rôle de leader dans les efforts globaux pour atteindre les objectifs de développement. Dans ce domaine, si les Britanniques veulent s’appuyer sur le levier européen, encore faut-il faire partie du club européen », a pour sa part estimé Kevin Watkins, directeur exécutif du Overseas Development Institute.

Mark Anderson
JA

 
Brexit : Le Royaume-Uni dit "goodbye" à l'Union européenne, et après ?

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée La victoire des partisans du Brexit constitue un tournant majeur dans l'histoire de l'Union européenne, qui pourrait avoir du mal à s'en remettre. Le camp du Brexit tient son "Independence Day". Les résultats du référendum organisé jeudi 23 juin au Royaume-Uni vont donner la victoire aux partisans de la sortie de l'Union européenne, selon les résultats partiels publiés vendredi. Un tremblement de terre pour toute l'UE, qu'aucun Etat membre n'avait jamais quittée. A quoi faut-il désormais s'attendre ?

Un divorce long à formaliser

L'Union européenne n'est pas encore passée de 28 à 27 membres, loin de là. Avant toute chose, comme le prévoit l'article 50 du Traité sur l'Union européenne, le Royaume-Uni doit notifier au Conseil européen son intention de s'en aller. Le Premier ministre, David Cameron, a laissé entendre qu'il saisirait ce conseil des chefs d'Etat et de gouvernement "tout de suite", mais rien ne l'y oblige. Rien ne garantit non plus qu'il restera Premier ministre, car il a fait campagne pour le maintien dans l'UE. Son parti pourrait vouloir le remplacer par un conservateur pro-Brexit, plus en phase avec le choix des électeurs.

Une fois la procédure lancée, Londres et Bruxelles auront deux ans maximum pour négocier les clauses du divorce et parvenir à un accord, qui devra être approuvé par le Parlement européen et le Conseil européen. Si rien n'est conclu au terme des deux ans, le divorce prendra effet immédiatement, à moins que les parties prenantes ne décident de prolonger les discussions. Ce n'est qu'une fois le divorce acté que le Royaume-Uni sera libéré des obligations des traités européens (ce qui suppose d'adapter la législation britannique) et que ses représentants quitteront les institutions européennes.

Un nouveau partenariat à établir avec l'UE

Outre les aspects bureaucratiques du divorce (gestion des dernières contributions britanniques et des derniers investissements européens, modification des textes, modification des contrats des fonctionnaires britanniques de l'UE, etc.), Londres et Bruxelles vont devoir régler de nombreuses autres questions. Quel avenir pour les expatriés ? Quels conditions de circulation des personnes ? Quelles barrières douanières ? Ces points pourraient être examinés en parallèle du divorce, ou une fois le divorce prononcé. Le tout pourrait durer plusieurs années supplémentaires.

En matière économique, tout est envisageable. Le Royaume-Uni pourrait imiter l'Islande et la Norvège en rejoignant l'Espace économique européen, qui donne accès au marché intérieur européen. Mais il serait obligé d'accepter la libre-circulation des personnes, d'appliquer de nombreuses normes européennes et de participer au budget européen... c'est-à-dire tout ce que les partisans du Brexit veulent éviter.

Le Royaume-Uni pourrait préférer conclure des centaines d'accords bilatéraux avec l'UE, secteur par secteur, comme l'a fait la Suisse, ou un accord de libre-échange, comme l'a fait le Canada, ou une union douanière, comme l'a fait la Turquie. Il pourrait aussi ne rien faire, et se retrouver comme presque tous les autres Etats, dont la Chine et les Etats-Unis, à suivre les règles de l'Organisation mondiale du commerce.
Une Union européenne à revoir

Une Union européenne à revoir

Ce Brexit marquera-t-il la chute ou le renouveau de l'Union européenne ? Avec la perte du Royaume-Uni, c'est un poids lourd économique, militaire et diplomatique qui s'en va. De plus, les dirigeants de l'Union européenne redoutent que ce départ d'un Etat membre donne des idées à d'autres pays, qui pourraient être tentés à leur tour de plier bagage ou, du moins, de négocier des statuts spéciaux. Certains responsables politiques suggèrent d'être dur lors des négociations avec le Royaume-Uni, pour dissuader les potentiels futurs déserteurs et éviter toute dislocation.

A l'inverse, le Brexit pourrait être l'occasion de relancer le projet européen, notamment dans des domaines où les Britanniques étaient frileux, comme la zone euro ou la question d'une armée européenne. François Hollande a ainsi promis, mercredi, de "travailler à la relance de la construction européenne" avec l'Allemagne, pour "assurer plus de protection" des frontières et permettre à la défense européenne de "jouer tout son rôle".

L'Union européenne pourrait aussi recevoir une nouvelle candidature : celle de l'Ecosse. Les dirigeants écossais, europhiles, ont annoncé, pendant la campagne, qu'un Brexit les inciteraient à demander un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. En 2014, les partisans du maintien dans le Royaume-Uni l'avaient emporté, mais ce Brexit pourrait changer la donne. La situation de l'Irlande du Nord sera aussi à surveiller, avec la tentation pour les nationalistes de demander un rapprochement avec l'Irlande, voire une unification - et donc un retour de l'Irlande du Nord dans l'UE.

Des pertes économiques à limiter

Last but not least, l'économie britannique va traverser une zone de turbulences qui devrait durer le temps des négociations avec Bruxelles - durant la campagne, David Cameron a mis en garde contre le risque d'"une décennie perdue". D'ici là, la livre devrait être affaiblie, ce qui diminuera la compétitivité britannique à l'export, la place boursière de Londres devrait perdre en importance, et la croissance outre-Manche en général sera freinée. La France, elle, devrait connaître quelques secousses, mais bien moindres.

A plus court terme, pour limiter la casse dans les jours suivant le Brexit, le ministère britannique des Finances, la Banque d'Angleterre et la Banque centrale européenne pourraient intervenir pour stabiliser les marchés. "Nous avons fait maintenant toute la préparation nécessaire", a assuré, mardi, le patron de la BCE, Mario Draghi

In BFMTV

 
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Trafic de Cocaïne en Afrique: « le Cap-Vert arrive en tête, suivi de la Gambie, du Nigeria et du Ghana », selon l’ONU

2016/6/24

Aujourd'hui en Guinée L’Afrique reste une importante zone de transit de cocaïne à destination d’autres parties du monde et sa région Ouest a connu une hausse des saisies de cette drogue ces dernières années, affirme un organe spécialisé de l’ONU dans un rapport publié jeudi.

« Le trafic de cocaïne passant par l’Afrique semble se développer de nouveau et on note des indices d’augmentation du trafic à destination de l’Asie et du Moyen-Orient » notamment, indique l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport mondial 2016 sur les drogues présenté lors d’une conférence de presse à Dakar.

Ce rapport confirme une « importance croissante de l’Afrique de l’Ouest comme zone de transit », indiquant par ailleurs que sur la période 2009-2014, « la proportion totale de saisies de cocaïne » dans cette région « a augmenté de 78% ».

« Le Cap-Vert arrive en tête, suivi de la Gambie, du Nigeria et du Ghana » tandis que « la Guinée-Bissau est encore un point d’attraction de la cocaïne dans la sous-région », a détaillé devant les journalistes Pierre Lapaque, représentant régional de l’ONUDC.

« Les marchés habituels (Europe et Amérique du Nord) des drogues sont saturés. Les groupes criminels cherchent des marchés émergents. » L’Afrique, et en particulier l’Afrique de l’Ouest, « pourrait devenir un point d’attraction de ces groupes criminels qui veulent développer leurs niches criminelles et leur agrobusiness », a indiqué M. Lapaque.


« Les narco-trafiquants ont compris que pour développer leur commerce, ils sont obligés de se positionner dans ces pays émergents » et avec une importante frange de population constituée « de moins de 25 ans », l’Afrique de l’Ouest « a une classe moyenne et répond à ces critères », a-t-il dit.

« Les criminels cassent les prix pour attirer de nouveaux clients. On est dans une démarche commerciale », a ajouté M. Lapaque.

Il a jugé « inquiétant le lien entre narco-trafiquants et terroristes. On s’aperçoit qu’il y a des connexions même s’il est difficile de donner des chiffres » et déploré le fait que les centres de traitement « manquent cruellement » en Afrique de l’Ouest.

AFP

 
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Guinée équatoriale : le président Obiang promeut son fils Teodorìn premier vice-président

2016/6/23

Aujourd'hui en Guinée Le président équato-guinéen a promu son fils premier vice-président de la République chargé de la défense et de la sécurité, selon un décret officiel lu le 22 juin sur la chaîne de télévision d'État.Teodorìn a la politique dans le sang, il est doué, ce ne serait pas juste qu’il ne soit pas récompensé », avait déclaré en avril dans une interview accordée à Jeune Afrique le président équato-guinéen au sujet de son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue, dit Teodorìn, alors deuxième vice-président du pays, en charge de la Défense et de la sécurité. C’est désormais chose faite.

Dauphin constitutionnel

Le fils du chef de l’État qui aura 57 ans le 25 juin, a été promu au poste de premier vice-président de la République, selon un décret lu mercredi 22 juin à la télévision d’État. Il devient ainsi officiellement le dauphin constitutionnel puisqu’en cas de vacance du pouvoir, c’est à lui qu’en reviendrait l’exercice.

Alors que le chef de l’État, réélu en avril avec 93,7% des voix, a promis qu’il entamait son dernier mandat, Teodorìn apparaît, plus que jamais, en pôle position pour la succession de son père dont il a dirigé la dernière campagne la présidentielle.

Entré comme Conseiller de la présidence il y a vingt ans, il est resté quinze ans ministre de l’Agriculture et des forêts, avant d’être nommé deuxième vice-président et propulsé par ailleurs vice-président du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE, le parti au pouvoir), en charge de la jeunesse.

Poursuivi dans l’enquête des biens mal acquis

Cette promotion ne devrait pas avoir d’influence sur les poursuites dont il fait l’objet en France dans l’enquête dite des biens mal acquis. Teodorìn a déjà invoqué son statut de vice-président qui octroyait à ses yeux une immunité pour demander l’annulation de sa mise en examen en mars 2014.

Mais, il a été débouté en décembre 2015 par la Cour de cassation qui a estimé que les faits imputés avaient été commis à des fins personnelles, relevant de sa vie privée en France, et donc détachables des fonctions étatiques protégées par la coutume internationale.

JA

 
Moïse Katumbi condamné à 3 ans de prison ferme dans une affaire de spoliation

2016/6/22

Aujourd'hui en Guinée De sources judiciaires locales concordantes, le tribunal de paix de Kamalondo à Lubumbashi, dans le sud de la RD Congo, a condamné mercredi Moïse Katumbi à 36 mois de prison ferme et à un million de dollars de dommages et intérêts. L'opposant congolais, candidat déclaré à la présidentielle, était poursuivi dans une affaire de spoliation d'immeuble.

« La décision a été rendue aujourd’hui [22 juin]. Je me suis rendu moi-même au greffe du tribunal de paix de Kamalondo pour lire le dispositif : Moïse Katumbi a été condamné à 36 mois de prison ferme et à un million de dollars américains de dommages et intérêts », a affirmé à Jeune Afrique un avocat du barreau de Lubumbashi, dans le sud de la RD Congo.

L’information a été confirmée par plusieurs autres sources judiciaires locales et par un membre du gouvernement congolais ainsi que par des médias proches du pouvoir à Kinshasa.

Une plainte contre Alexandros Stoupis cette fois-ci

Mais du côté de la défense, tous les avocats contactés ont dit n’avoir « pas encore été notifiés de cette condamnation ». Moïse Katumbi est accusé par Alexandros Stoupis, un citoyen grec, d’avoir fait usage de faux en écriture pour s’approprier la parcelle sise n°6 et 8 du croisement des avenues Mahenge et Kato, dans la commune de Kampemba à Lubumbashi.

Mais selon l’entourage de l’opposant congolais, l’immeuble disputé appartiendrait à Katebe Katoto, demi-frère de Moïse Katumbi, qui a décidé à son tour de déposer une plainte contre Alexandros Stoupis mercredi.

Trésor Kibangula de JA

 


Ban Ki-moon encourage la Guinée à accélérer les progrès vers la consolidation de la paix

2016/6/17

Aujourd'hui en Guinée SAINT-PETERSBOURG (Russie), (Xinhua) -- Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a encouragé la Guinée à accélérer ses progrès vers la consolidation de la paix, lors de sa rencontre jeudi avec le président guinéen Alpha Condé en marge du 20e Forum économique international de Saint-Pétersbourg, en Russie.

"Le secrétaire général a félicité le président Condé pour son engagement à moderniser l'économie de la Guinée et à mettre en œuvre des réformes fondamentales dans les secteurs de la sécurité et de la justice", a précisé son porte-parole dans un compte rendu de la rencontre.

"Il a encouragé le gouvernement de la Guinée à accélérer les progrès vers la consolidation de la paix et de la stabilité dans le pays et a souligné la volonté des Nations Unies d'accompagner les acteurs nationaux dans la mise en œuvre de l'accord du 20 août 2015", a ajouté le porte-parole.

Le secrétaire général s'est dit reconnaissant de la contribution de la Guinée à Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), compte tenu de la menace croissante posée par les groupes terroristes et extrémistes violents qui menacent la stabilité et la sécurité du Mali et de la région. Dans ce contexte, M. Ban a dit compter sur le soutien de la Guinée à son Plan d'action pour prévenir l'extrémisme violent.

 
Etats-Unis: Au moins 50 morts dans une fusillade en Floride

2016/6/13

Aujourd'hui en Guinée ORLANDO-La fusillade dans un club gay d'Orlando a fait 50 morts, selon un nouveau bilan communiqué dimanche par le maire de cette ville de Floride, Buddy Dyer. Cinquante-trois personnes ont également été blessées.Les autorités convaincues qu'il n'y a pas d'autre menace, a précisé le FBI. En raison de l'ampleur de la tuerie, le maire de la ville a toutefois demandé au gouverneur de l'Etat de Floride d'instaurer l'état d'urgence et il l'a d'ores et déjà fait pour sa ville, ce qui lui permet de mobiliser des ressources supplémentaires.

Sans attendre, les autorités ont permis à un imam local d'intervenir pendant la conférence de presse. Il a appelé au calme et a demandé à la population et aux médias de ne pas tirer de conclusions hâtives sur le mobile du tireur.

Un bilan initial avait fait état de 20 morts et une quarantaine de blessés. L'auteur de la fusillade, qui est mort lors d'un échange de tirs avec la police, a été identifié par plusieurs chaînes de télévision comme un citoyen américain d'origine afghane.

"Nous avons des suggestions (laissant penser) que cet individu pourrait avoir des sympathies pour cette idéologie particulière mais nous ne pouvons pas l'affirmer catégoriquement", a expliqué l'agent spécial du FBI Ron Harper lors d'une conférence de presse.

Si l'on en croit les chaînes de télévision, cet homme de 30 ans n'avait pas de casier judiciaire. Il vivait à environ 200 kilomètres au sud-est d'Orlando dans la ville de Port Saint Lucie. La police ne l'a pas encore officiellement identifié.

Prise d'otages

L'agresseur s'était introduit dans la boîte de nuit avec un fusil d'assaut et une arme de poing. Il a été abattu par les forces de l'ordre alors que la situation "a tourné à la prise d'otages", avait déclaré plus tôt le chef de la police John Mina. "Vers 05H00 ce matin (11H00 suisses), la décision a été prise de secourir les otages qui étaient à l'intérieur", a-t-il ajouté.

Le FBI a ouvert une enquête pour "acte de terrorisme". La police fédérale doit notamment déterminer s'il s'agit de terrorisme intérieur ou international et si l'homme était un "loup solitaire" ayant agi seul.

Ce nouveau drame des armes à feu survient moins de 48 heures après le meurtre par balles, dans cette même ville de Floride, d'une jeune chanteuse américaine.

ATS

 
Fossilisation des présidents à la tête de l’Etat en Afrique : Une tare institutionnelle africaine

2016/6/12

Aujourd'hui en Guinée Des mandats, encore des mandats et toujours un nouveau mandat qui institutionnalise le pouvoir à vie. Finalement, la classe dirigeante en Afrique ne pense qu’à pérenniser les fonctions qu’elle exerce. C’est ainsi que plusieurs présidents africains ne se lassent guère de capitaliser des mandats au mépris de tout respect pour leur peuple. Ils modifient la constitution, organisent dans la foulée un semblant d’élection pour s’éterniser au pouvoir. Que faire de ces hommes politiques qui bloquent le processus institutionnel dans le seul but d’assouvir des besoins purement égoïstes ? Peu importe qu’on parle de fossilisation ou de pérennisation à la présidence, en revanche le plus important est de considérer que cette manière de gérer le pouvoir a largement participé à la dégradation de la situation dans les pays africains en général. Même si tout ne se pas passe pareillement partout de manière absolue, il apparaît quand même que, dans une large mesure, les différents Etats africains sont confrontés à des problèmes identiques dont, entre autres : monopolisation du pouvoir, absence de l’Etat, gestion routinière des affaires, corruption à grande échelle, etc. Dans cette situation, il ne serait pas du tout exagéré de considérer que la manière dont les pères des indépendances africaines ont géré les Etats postcoloniaux, a eu pour conséquence la détérioration de la situation dans les différents pays tant sur le plan politique, social, culturel, qu’économique. Ainsi, tout se passe comme si, après avoir chassé les colons, les pères des indépendances africaines avaient pris possession du pouvoir étatique en l’administrant comme s’il s’agissait d’un royaume. Tout en étant à la tête d’Etats, les chefs africains ont géré leur pouvoir suivant une superstructure antérieure à la période coloniale. Il est dommage de constater que cette mauvaise habitude se perpétue encore aujourd’hui, comme si l’Afrique avait du mal à rompre avec l’éternel hier que sont les coutumes ancestrales.

Analysant cette situation, Georges Balandier (1963) parle de « persistance et dissolution des structures traditionnelles ». Ainsi, le pouvoir est-il d’ordre divin et donc tout dirigeant et sa famille se situent au-dessus de la loi. Ils peuvent tout faire sans avoir à répondre devant une quelconque juridiction. Si Marx Weber (1954), qui s’est intéressé à la manière dont s’instaure « la domination d’un ou de plusieurs hommes sur d’autres hommes », distingue la domination rationnelle, traditionnelle et charismatique ; à propos des régimes postcoloniaux qui se sont pérennisés en Afrique, Sylla (1977) pense que, au contraire, « ils ont leur propre principe de légitimité soit dans le charisme ou dans l’Etat que fondent les nouveaux dirigeants des partis uniques en Afrique ». Et si l’on part du principe qu’un mode de production n’est jamais pur et que les trois types de légitimité de Weber ou idéaltype n’existent pas indépendamment les uns des autres, on peut alors inférer qu’en Afrique la conception du pouvoir résulte d’une symbiose de la superstructure héritée des coutumes traditionnelles et celle l’Etat moderne. Et même si l’on admet d’emblée que ces deux visages du pouvoir en Afrique fonctionnent en parallèle, on peut toutefois remarquer que la conception traditionnelle du pouvoir sert d’ossature idéologique pour soutenir l’idée d’une Nation alors que, dans le même temps, elle enfreint les règles élémentaires élémentaires de l’Etat moderne : la démocratie.

En effet, si l’accession des Etats africains à l’indépendance nationale constitue une avancée politique et historique importante, elle a eu pour corollaire un retour en arrière avec la suppression du multipartisme en vue de l’instauration du Parti unique, au nom de la préservation de l’unité nationale. On sait que le Sénégal est l’un des rares pays africains à n’avoir pas mis fin au multipartisme aussitôt après son accession à l’indépendance nationale. Or avec la suppression du multipartisme, le Parti unique embrasse toutes les couches et les catégories sociales. C’est dans cette logique que, progressivement, dans la plupart des Etats africains, nouvellement indépendants, le Parti unique s’est constitué en puissante machine dirigeante incontestable. Il en a résulté que, même si la politique officielle prône l’unité de la Nation et du peuple, le tribalisme demeure une réalité vivante dans les arcanes du pouvoir. Aussi, en exerçant son emprise sur les richesses du pays, la corruption et la gabegie se sont-elles institutionnalisées au cœur de l’exercice du pouvoir. Dans ce cas, exercer une responsabilité, quelle que soit sa nature, équivaut, d’une certaine manière, à transformer l’institution qu’on dirige en entreprise personnelle voire familiale. C’est pourquoi il n’est pas du tout étonnant d’entendre des responsables africains à divers niveaux dire : mon ministère, ma direction, ma femmes, mes enfants. Il s’agit là d’une manière rétrograde,très africaine d’incarner le pouvoir.

La conception du pouvoir en Afrique

Cette manière de gérer le pouvoir, qui gangrène la situation des Etats en Afrique, prend son origine dans la période postcoloniale. En effet, après avoir supprimé le multipartisme aussitôt après l’indépendance, les classes dirigeantes qui ont pris possession des rênes du pouvoir en Afrique sont confrontées aux premières crises sociales, des manifestations sociales structurées non pas au sein de partis politiques, puisqu’ils n’existaient plus, mais dans des mouvements syndicaux ou sociaux tout court. En effet l’unanimisme et le consens de surface, qui ont résulté de l’effervescence suscitée par l’accession à l’indépendance nationale, cèdent très tôt la place aux hostilités tribales. Face à la montée de ces revendications sociales, l’ethnie a constitué le dernier rempart pour sauver le président. Or en assurant une ceinture de sécurité autour du président, dont le pouvoir est menacé, les cadres de l’ethnie au pouvoir sont appropriés par les avantages liés aux fonctions dirigeantes. Cela revient à admettre que derrière les groupes partisans ce n’est ni le programme politique, ni les questions idéologiques, et encore moins le projet de société, mais les avantages économiques liés aux pouvoir et les liens ethniques, qui mobilisent autour du pouvoir dans la plupart des Etats africains. Je pense que cette observation est pertinente aujourd’hui encore, plus de cinquante ans après les indépendances africaines. Ainsi, l’affairisme partisan s’est-il institutionnalisé au cœur de l’exercice du pouvoir dont l’un des avatars est l’immobilisme institutionnel et social.

Je me permettrai d’ouvrir une parenthèse ici pour citer un extrait de l’ouvrage de Pierre Péan (1988), intitulé : L’argent noir, paru aux Editions Fayard : « Plus que la peste et le sida aujourd’hui, la corruption tue. Pour parler clair, en détournant à leur profit l’argent public, en méprisant au-delà de toute décence l’intérêt général, de nombreuses élites du tiers-monde doivent être tenues pour responsables, au moins partiellement, de la misère dans laquelle croupissent au moins des millions d’êtres humains. Les autres, victimes de frustrations, se sont branchés sur le monde extérieur. Coupés de leur milieu d’origine, ils se sont progressivement détournés des réalités […].» On comprend pourquoi, en général, la classe dirigeante en Afrique n’est jamais parvenue à réaliser une véritable intégration nationale. Au contraire, elle s’est constituée, un peu partout en Afrique, en puissante oligarchie dont l’objectif principal est de profiter largement des avantages que leur procure la fonction dirigeante au mépris de toute loi et de toute morale.

C’est dans cette logique et face à cette situation que l’armée a fait irruption sur le champ politique dans la plupart des pays africains avec l’argument de « rétablir la situation ». Le retour cyclique des coups d’Etat militaires et le désordre qui en a résulté ne pouvaient favoriser ni stabilité sociale ni développement. Au contraire les coups d’Etat répétitifs avec leur cortège de morts ont provoqué un désordre sans précédent. Dans la foulée, l’Afrique a été confrontée aussi aux guerres civiles et aux rébellions dont le pouvoir destructeur n’est plus à commenter. Or toutes ces tragédies ne sont que les conséquences logiques de la manière dont s’est géré le pouvoir.

Et survint la chute du mur de Berlin en 1989

Engluée entre dictatures militaires et dictatures des Partis uniques, le visage de l’Afrique correspondait pendant plusieurs décennies à la division idéologique entre les deux blocs issus de la deuxième guerre mondiale : l’Est et l’Ouest. Ainsi, à cette époque parlait-on à propos de l’Afrique, de « pays modérés » et de « pays socialistes ». Il a fallu la chute du Mur de Berlin pour provoquer une vague de transformations politiques dans le monde et l’Afrique n’est pas restée à l’abri du nouvel ordre mondial. On sait que la réunification de l’Allemagne, et donc des deux blocs idéologiques apposés, a participé à la recomposition du monde. C’est ainsi qu’en prélude à la mise en place du multipartisme, plusieurs pays africains ont organisé des conférences nationales, tandis que dans d’autres, le passage au multipartisme s’est organisé autrement. Aujourd’hui, l’Afrique a certes connu une évolution politique appréciable que ne réalisent pas les nouvelles générations, qui n’ont pas connu ou qui n’ont vécu que partiellement pendant la période des partis uniques et les dictatures militaires. Mais cette évolution est sans doute dictée par un ordre mondial que par un changement de mentalité dans la manière dont les dirigeants africains appréhendent et exercent le pouvoir qui leur est confié par le peuple.

Et pourtant du chemin, il en reste beaucoup à faire

Avec l’avènement du multipartisme, les dirigeants et/ou responsables dans les différentes instances des Partis uniques, tels des caméléons ont retourné leur veste et se sont rapidement adaptés à la nouvelle situation. Occupant l’espace public, ils ont été les premiers à crier dans leurs discours les maîtres-mots de multipartisme et de démocratie. Dans cette nouvelle conjoncture, ils ont créé des partis, organisé des élections, dénoncé le tribalisme, la corruption, tout et tout. Mais trente ans après la chute du Mur de Berlin quelque chose demeure inchangé un peu partout en Afrique : des responsables, tels des dinosaures, inamovibles, qui ne cèdent le pouvoir que quand sonne le glas de la mort. S’ils sont encore nombreux, les présidents africains, au pouvoir depuis plusieurs décennies, qui ne songent guère céder la place ou favoriser l’alternance politique, ils sont tout aussi nombreux qui se préparent à emboiter le pas à ceux-là, optant ainsi pour une pérennisation du pouvoir. Président à vie, présidents morts-vivant, que dire de ces présidents qui se fossilisent à la tête du pouvoir ? Je ne cesse de me poser la question suivante : les chefs africains ne songent-ils jamais à ce que l’histoire va colporter de leur exercice du pouvoir ?

En général, les Africains critiquent sans arrêt l’individualisme des Européens, face à cette posture j’opposerai sans retenu l’égoïsme des Africains. Cet égoïsme se nomme : corruption, exercice du pouvoir que pour soi, pour les siens, pour son ethnie, voire pour ses partisans. Quand les chefs africains comprendront-ils qu’aussi longtemps qu’ils ne géreront pas rationnellement l’Etat, le pouvoir, les richesses du pays, etc. l’Afrique restera toujours à la traine ? A quand la fin de la pérennité du pouvoir en Afrique, des détournements, du tribalisme, etc., que sais-Je encore ? Finalement comment faudrait-il faire comprendre aux hommes politiques africains que s’éterniser au pouvoir c’est favoriser l’immobilisme dans tous les domaines ? C’est plus concrètement prendre en otage des millions de personnes dont le seul désir est de vivre décemment. Pauvres de nous ! Dans leur for intérieur, les dirigeants africains ne songent-ils jamais au moins qu’ils vont mourir un jour, et qu’ils seront confrontés à la rétribution de leurs mauvais actes ?

Alpha Ousmane Barry, Professeur des Universités (France)

Spécialisé en Analyse du discours et Communication politique

Fondateur du Réseau Discours d’Afrique

 
Alternances démocratiques en Afrique : Qu’est devenu votre ancien président ?

2016/6/12

Aujourd'hui en Guinée À quand remonte la dernière alternance démocratique dans votre pays et qu'est devenu votre dernier chef d'État dont la succession s'est déroulée de manière pacifique ? De l'Algérien Liamine Zéroual en 1999 au Béninois Yayi Boni en 2016, zoom sur ces présidents qui ne se sont pas accrochés au pouvoir.

Contrairement aux apparences, l’alternance démocratique en Afrique, ça fonctionne… Certes pas tout le temps – c’est un euphémisme -, mais sans doute plus souvent que ce que certains pessimistes veulent bien croire.

Dans plusieurs pays où les élections ne sont pas systématiquement problématiques, des chefs d’État ont su se retirer ces dernières années sans faire de vagues, à l’issue de leur dernier mandat constitutionnel ou après une défaite électorale. Quand ils ne sont pas tout simplement morts de leur belle mort, sans que cela ne donne lieu à une transition douteuse ou violente.

De l’Algérie à l’Afrique du Sud, en passant par le Sénégal et le Mozambique, le continent compte aujourd’hui 22 anciens présidents – 18 encore en vie – dont les successeurs aujourd’hui en exercice sont parvenus démocratiquement au pouvoir.


La vie après la présidence de la République

Il en résulte que plusieurs anciens chefs d’État sont tentés de rester dans le jeu politique de leur pays à la fin de leur mandat. Huit sur les 22 derniers ex-présidents qui ne se sont pas accrochés au pouvoir ont suivi ce chemin.

C’est le cas notamment de Moncef Marzouki qui a lancé à la fin de décembre 2015, une année après sa défaite électorale, un nouveau parti politique, non sans balayer toute volonté de « revanche » de sa part. L’ex-président tunisien assure d’ailleurs vouloir retourner prochainement travailler dans le domaine culturel et associatif, sa « vocation » initiale.


Il en est de même également du Sénégal où Abdoulaye Wade, 90 ans, s’est mué en opposant radical du président Macky Sall, qu’il considère comme un dictateur – voire pire. En Afrique du Sud, Kgalema Motlanthe lui, après avoir été remplacé en 2009 par Jacob Zuma à la tête du pays, avait tenté en vain de reprendre la tête du Congrès national africain (ANC) en 2012 face à son successeur. Au Burundi, l’ex-président Domitien Ndayizeye, candidat malheureux à la présidentielle de 2010 et de 2015, a lui choisi de ne plus siéger au Sénat pour protester contre la réélection controversée de Pierre Nkurunziza.

D’autres récents ex-présidents aspirent plutôt à des fonctions supranationales au sein des organisations régionales ou internationales. Après avoir été ponctuellement chef de la mission d’observation de l’Union africaine (UA) pour la présidentielle du 24 avril en Guinée équatoriale, le Béninois Boni Yayi s’est retiré dans son fief de Tchaourou, dans la partie nord du pays, à quelques 20 kilomètres de la frontière du Nigeria. En attendant un éventuel poste au sein du système onusien, dit-on dans le milieu diplomatique africain. En visite privée à Brazzaville, l’ex-président béninois, accompagné de sa fille Rachelle Yayi Paraiso (qui fut l’une de ses proches conseillères), était reçu, dans la semaine du 23 mai, par le chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso.



Trois anciens présidents ont mis en place des fondations qui se penchent sur des questions de bonne gouvernance et de représentativité

Après deux mandats passés à la tête de la Tanzanie, Jakaya Kikwete, lui, officie comme envoyé spécial de l’UA en Libye. Idem pour le Botswanais Festus Mogae, lauréat du prix Mo Ibrahim de la bonne gouvernance en 2008, chargé par l’organisation panafricaine de diriger la Commission conjointe de surveillance et d’évaluation de l’accord de paix au Soudan du Sud (JMEC), signé le 29 août 2015 entre le président sud-soudanais Salva Kiir et l’ancien chef rebelle Riek Machal.

Parmi les 22 anciens chefs d’État africains qui viennent de passer démocratiquement le flambeau, quelques-uns (3) ont mis en place des fondations qui se penchent sur des questions de bonne gouvernance, de préparation des jeunes à diriger et de représentativité – ce qui comprend aussi le problème de la parité entre hommes et femmes. C’est le cas notamment de deux lauréats du prix Mo Ibrahim, le Cap-Verdien Pedro Pires (2008) et le Namibien Hifikepunye Pohamba (2015).

Dans le collimateur de la justice

Si la plupart de ces ex-présidents africains entament plutôt sereinement leur nouvelle vie, d’autres risquent en revanche de se retrouver dans le collimateur de la justice de leur pays. Le nom du Mozambicain Armando Guebuza par exemple est cité ces derniers mois dans une affaire de dettes publiques cachées aux institutions financières internationales dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire internationale (FMI).

Au Nigeria, des rumeurs persistantes au sujet d’une éventuelle arrestation de Goodluck Jonathan courent depuis les révélations des massives malversations financières ayant eu lieu sous son régime. Plusieurs proches de l’ancien président ont été interpellés ces dernières semaines. Mais depuis la Côte d’Ivoire où il se « repose », après un court séjour aux États-Unis, Goodluck Jonathan assure qu’il n’est pas parti en exil et qu’il regagnera bientôt le Nigeria.

JA

 
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L’UE s’adresse à l’Afrique pour stopper les traversées mortelles de la Méditerranée

2016/6/8

Aujourd'hui en Guinée


La Commission européenne a fait miroiter mardi des investissements fiannciers de plus de 60 milliards d’euros aux pays africains « coopératifs » pour freiner l’afflux de migrants vers l’UE par la Méditerranée, où plus de 10.000 migrants ont perdu la vie depuis 2014.

« Nous proposons de nouveaux partenariats, en commençant avec un premier groupe de pays », a expliqué son vice-président Frans Timmermans, devant le Parlement européen, citant l’Ethiopie, le Niger, le Nigéria, le Mali, le Sénégal, mais aussi la Jordanie et le Liban.

Depuis que l’immense afflux de migrants venant de la Turquie s’est tari, grâce au fragile accord entre l’UE et Ankara conclu en mars, la route maritime depuis l’Afrique est redevenue la principale porte d’entrée clandestine en Europe, toujours aussi périlleuse.

Depuis 2014, plus de 10.000 migrants ont perdu la vie en Méditerranée, en tentant de rejoindre l’Europe, a rappelé mardi un porte-parole du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Pour s’assurer une coopération des pays d’origine, le plan proposé par la Commission est « un mix d’incitations positives et négatives », a exposé M. Timmermans, faisant planer la menace de « conséquences pour ceux refusant de coopérer », notamment sur le plan commercial.

A court terme, le plan prévoit de diriger 8 milliards d’euros d’ici 2020, en provenance de fonds déjà prévus pour l’aide au développement, vers les pays-clés concernés.

A plus long terme, l’exécutif européen a l’ambition de mobiliser « jusqu’à 62 milliards d’euros de fonds publics et privés dans l’économie réelle », à condition que les Etats membres de l’UE et d' »autres partenaires » jouent le jeu.

Il propose de mettre sur la table 3,1 milliards jusqu’à 2020, espérant qu’ils déclencheront « des investissements additionnels privés et publics de jusqu’à 31 milliards », que les Etats membres de l’UE et d’autres partenaires seront appelés à doubler.

Ce plan d’investissement, inspiré du « plan Juncker » (un plan d’investissements pour l’UE), sera détaillé à l’automne.

L’objectif affiché est de s’attaquer aux « causes profondes » des migrations, en donnant aux Africains des perspectives d’avenir chez eux, via le financement de projets concrets.


– « Causes profondes » –

Il s’agit aussi d’obtenir des pays africains, comme cela a été fait avec la Turquie, qu’ils luttent davantage contre les passeurs et acceptent beaucoup plus de « réadmissions » de leurs ressortissants.

Moins de 40% des migrants irréguliers ayant reçu dans l’UE l’injonction de retourner dans leur pays le font effectivement, selon des chiffres datant de 2014, en partie en raison d’un manque de coopération et de moyens des pays d’origine.

L’ambition de ce nouveau plan était déjà au coeur du sommet de La Valette, qui avait réuni en novembre à Malte des dirigeants des deux continents. La Commission avait alors mis sur la table un fond de 1,8 milliard d’euros, que les Etats membres étaient censés doubler, ce qui est encore loin d’être le cas.

Depuis, la route maritime depuis l’Afrique est redevenue la principale inquiétude des Européens. Le mois d’avril dernier a ainsi marqué un tournant avec, pour la première fois depuis juin 2015, davantage de migrants arrivés par la mer en Italie qu’en Grèce.

Contrairement aux migrants passant par la Turquie – des Syriens fuyant la guerre pour la plupart -, les près de 50.000 migrants arrivés en Italie entre janvier et fin mai relèvent pour la plupart aux yeux des Européens du statut de migrants économiques, des personnes qui sont donc à renvoyer.

La dernière semaine de mai a vu plus de 13.000 migrants sauvés dans le canal de Sicile. Mais tous n’ont pas eu cette chance: près de 2.500 ont trouvé la mort sur les itinéraires méditerranéens de janvier à fin mai, dont plus de 2.000 en Méditerranée centrale, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Pour ne pas donner l’image d’une Europe forteresse, la Commission doit également proposer mardi une réforme du système européen de migration légale, avec l’espoir d’attirer davantage une main d’oeuvre hautement qualifiée, via son système dit de « carte bleue ».

Toutes ces propositions de l’exécutif européen, qui devront être approuvées par les Etats membres, préparent le terrain avant un sommet des Etats membres de l’UE prévu les 28 et 29 juin à Bruxelles, lors duquel sont attendues de nouvelles décisions face à la crise migratoire.

AFP

 
Après la promotion de son fils, Museveni nomme son épouse ministre de l’Education

2016/6/8

Aujourd'hui en Guinée Le président ougandais Yoweri Museveni, réélu en février pour un cinquième mandat à l’issue d’élections controversées, a nommé son épouse ministre de l’Education et des Sports dans le cadre d’un remaniement de son gouvernement, a-t-on appris jeudi auprès de la présidence.

Ancienne députée, Janet Museveni, 67 ans, n’est pas une inconnue sur la scène politique ougandaise. Elle occupait depuis 2011 le poste de ministre en charge du Karamoja, une région peu développée du nord-est de l’Ouganda.

Sa nomination a été annoncée dans un communiqué de la présidence détaillant des remaniements mineurs au sein du gouvernement, fort de 80 ministres et secrétaires d’Etat.

« Cette nouvelle nomination était attendue, Museveni met en place un agenda familial au sein de la politique ougandaise », a accusé Ken Lukyamuzi, ancien député de l’opposition ayant siégé avec Janet Museveni au parlement. « Il a récemment promu son fils au rang de général de division et maintenant sa femme est à nouveau nommée ministre », a-t-il dit à l’AFP.

Le 25 mai, Muhoozi Kainerugaba, fils de M. Museveni, avait été promu au rang de général de division en charge du commandement des forces spéciales. Ce dernier avait alors démenti vouloir succéder à son père à la tête du pays alors que l’opposition avait affirmé que Yoweri Museveni le préparait à prendre sa relève.

Autre nomination marquante, Simon Lokodo, un politicien réputé homophobe, a été nommé secrétaire d’Etat à l’Ethique et à l’Intégrité, dans un pays où l’homosexualité est un crime passible de la prison à vie.

Museveni, 71 ans dont 30 à la tête de l’Ouganda, a été réélu en février pour un cinquième mandat de cinq ans avec 61% des voix, au terme d’un scrutin très controversé et dont l’opposition rejette le résultat.

In TV5





 
Mugabe veut que l'Afrique constitue sa propre CPI pour juger les crimes des Occidentaux

2016/5/6

Aujourd'hui en Guinée Le président Zimbabwéen, Robert Mugabe a déclaré que l'Afrique devait aussi établir sa propre Cour pénale internationale (CPI) qui serait mandatée pour poursuivre les leaders Occidentaux qui ont commis des crimes sur le continent.

Le journal Chronicle Newspaper a cité des propos de Mugabe disant qu'il était grand temps que l'Afrique établisse une Cour criminelle qui rendrait la justice pour les crimes de guerre "sérieux" et les crimes contre l'humanité perpétrés par l'Occident, particulièrement durant l'époque coloniale.

"Ils ont commis des crimes, des crimes coloniaux en abondance - le massacre de nos peuples avec tout ces cas d'emprisonnement … je fus l'un de ces cas, pourquoi ai-je été emprisonné pendant 11 ans ? Nous leur avons pardonné, mais peut-être nous n'avons pas rendu la justice ... Nous devons mettre en place une Cour Pénale Internationale, nous devons avoir notre propre CPI pour poursuivre les Européens, pour poursuivre M. George Bush et M. Tony Blair," a déclaré Mugabe selon ces sources.

Mugabe a déclaré que la Cour pénale internationale était un tribunal organisé par les pays Occidentaux, jetant l'injustice occidentale sur les Africains.

(Dailypost)

 
Aicha Bah Diallo : « L’éducation doit être la priorité des dirigeants africains »

2016/4/17

Aujourd'hui en Guinée Elle est incapable de faire une phrase sans prononcer un ou deux mots d’anglais. Ce style souvent emprunté au jargon du marketing moderne contraste avec le port altier, presque princier d’Aicha Bah Diallo, avec son grand boubou de bazin et son foulard impeccablement noué sur la tête.

Cette native de Labé, dans le centre de la Guinée, un pays dont elle a été ministre de l’éducation (de 1990 à 1996) avant d’occuper d’importantes responsabilités à l’Unesco et de fonder le Forum des éducatrices africaines (FAWE), se dit fière de son bilinguisme. « Un outil » qu’elle utilise lors des forums et conférences internationales auxquelles elle est invitée pour parler des questions d’éducation en Afrique subsaharienne.

Selon des chiffres des Nations unies, deux tiers des 75 millions d’enfants qui n’ont pas accès à l’éducation dans le monde sont issus de cette région.

Aicha Bah Diallo a rappelé cette réalité lors de la conférence de l’Initiative mondiale pour l’Afrique et le Moyen-Orient organisée par la fondation Clinton du 5 au 7 mai, à Marrakech au Maroc.

Mais elle a surtout plaidé pour que l’éducation soit la priorité des priorités pour les dirigeants et tous les acteurs de la société civile en Afrique subsaharienne où l’accès des jeunes à l’université était il y a trois ans encore de seulement 7 % contre 76 % en Occident. Celle qui est aussi l’ancienne proviseure du lycée de Conakry (entre 1966 et 1984), sous le régime socialiste de Sékou Touré, œuvre à un renforcement des partenariats public-privé.

Le développement des partenariats public-privé en matière d’éducation est-il une manière implicite de privatiser davantage ce secteur ?

Jusqu’ici, nous avons formé les jeunes sans tenir compte des besoins de l’économie des pays et donc des besoins du secteur privé. De telle sorte que les jeunes ne trouvent pas d’emploi au sortir des écoles.

En réalité, nous avons passé notre temps à former des chômeurs. Ce qu’il faudrait, c’est que les universités adaptent leurs programmes de formation aux nécessités du secteur privé, que les deux travaillent mieux ensemble. Sans cela, non seulement nous aurons toujours un problème d’emploi des jeunes mais nous n’aurons jamais assez de moyens pour créer les conditions d’un meilleur accès à l’éducation de base.

A vous entendre, c’est au secteur privé de définir ce que doit être l’éducation dans les pays africains. N’est-ce pas dangereux ?

« TOUT PROJET ÉDUCATIF DOIT ÊTRE DÉTERMINÉ PAR L’OBJECTIF DE PERMETTRE AUX JEUNES DE CONSTRUIRE LEUR AVENIR »

Il faut arrêter d’être frileux. L’objectif est de développer les pays. Dans le contexte actuel, il est impossible de le faire sans le renforcement du secteur privé, sans favoriser l’entreprenariat des jeunes. Mais il est évident que les gouvernements doivent fixer un cadre pour éviter que cela n’aboutisse à des inégalités dans l’accès à l’éducation de base. C’est de leur responsabilité.

Par ailleurs, des boucliers existent désormais. Le rôle de la société civile est déterminant pour faire pression sur les responsables politiques afin qu’ils n’abandonnent pas complètement ce secteur aux privés. Mais ce n’est qu’en dialoguant, en créant des synergies et en expérimentant des solutions que nous pourrons obtenir des résultats.

Etes-vous en train d’esquisser l’idée d’un modèle unique en matière d’éducation ?

Non. Parce que dans ce domaine, il ne devrait pas y avoir un modèle, mais des modèles qui correspondent aux spécificités et aux besoins de chaque pays. Mais tous doivent être déterminés par l’objectif de permettre aux jeunes de construire leuravenir.

Pour moi, un jeune qui ne trouve pas une activité génératrice de revenus après sa formation, c’est un échec et cela représente une menace pour l’équilibre et la stabilité d’une société. C’est cela qui est à l’origine de tous les mouvements citoyens qui s’organisent pour réclamer une vie meilleure. Et comme certains dirigeants ne comprennent pas cette motivation légitime, ils finissent par considérer ces jeunes comme des ennemis.

Des fondations philanthropiques s’investissent dans des projets éducatifs en Afrique grâce au soutien des entreprises. Y a-t-il un business de la philanthropie en Afrique ?

Toutes ces organisations font un travail considérable en matière de santé, d’éducation, d’accès à l’énergie, avec un impact positif pour l’amélioration de la vie des communautés. Il est vrai que les entreprises qui aident financièrement ou non ces fondations à réaliser leurs projets profitent d’une plus grande visibilité et parfois finissent par avoir des sortes de monopoles dans les pays concernés. Mais qu’il y a-t-il de pire ? Ne rien faire ou tenterdes choses où chacun trouve son compte, en particulier les communautés les plus défavorisées ?

Raoul Mbogenvoyé
In Le Monde


 
CHRONIQUE:La chute cruelle d’Isaac Zida, icône de la transition au Burkina Faso

2016/4/15

Aujourd'hui en Guinée C’est par un SMS courtois mais ferme que le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré a demandé à l’ancien premier ministre de transition, Yacouba Isaac Zida, de rentrer au pays au terme de sa « permission », échue le 19 février 2016.

Le général Zida y a répondu, comme s’il allait se plier aux ordres du chef de l’Etat burkinabé, qui est aussi le chef suprême des armées. Mais, trois semaines après cet échange entre les deux hommes, l’ancien premier ministre n’est toujours pas revenu à Ouagadougou. Il vit désormais entre les Etats-Unis et le Canada, où il avait mis sa famille à l’abri pendant la transition militaire.

De passage à Paris les 4 et 5 avril pour sa première visite officielle, le président Kaboré a exhorté une fois encore l’ex-premier ministre à revenir au bercail, l’appelant à être digne des prestigieuses fonctions qui furent les siennes. « Je pense, a-t-il expliqué au Monde, qu’il rentrera de lui-même au Burkina Faso car, quand on assume des responsabilités à un certain niveau, il faut savoir faire face à sa propre histoire Le moins que l’on puisse dire est que l’argument n’a pas fait mouche !

Rancœurs et dossiers

En réalité, Yacouba Isaac Zida traîne les pieds pour revenir parmi les siens parce qu’il est attendu sur plusieurs dossiers de la transition militaro-civile qu’il a codirigée pendant un an avec le président Michel Kafando. La justice est déjà saisie de plusieurs affaires dans lesquelles est cité le général.

Il devra, notamment, s’expliquer sur la gestion opaque d’un fonds de 1,3 milliard de francs CFA (près de 2 millions d’euros) qu’il a créé sous le chapitre « budget militaire » et qu’il a domicilié dans une banque de la place avec comme donneur d’ordre principal le commandant Théophile Nikiéma, l’un de ses fidèles.

L’ancien premier ministre devrait également rendre des comptes sur l’acquisition controversée par son épouse, Rehanata Kaboré, et lui-même d’un lot de parcelles dans le quartier chic de Ouaga 2000, auquel ils ont officiellement renoncé le 9 avril.

Quelle chute cruelle pour celui qui était, il n’y a pas si longtemps, perçu comme le héros d’une transition exemplaire ! Bien que général de son état, l’ancien premier ministre ne pourra pas compter, dans l’épreuve qu’il traverse, sur le soutien de l’armée. Ni la haute hiérarchie, ni la troupe. Car l’état-major continue d’instruire contre lui un procès en illégitimité, estimant qu’il a usurpé son grade de général de division. Les hommes de rang, eux, se souviennent de lui tantôt comme le fossoyeur du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), tantôt comme celui qui n’a rien entrepris, lorsqu’il était au pouvoir, pour améliorer les conditions de la profession militaire.

Guerre froide avec Guillaume Soro

Dans la tourmente qu’il traverse, Isaac Zida ne pourra pas non plus compter sur le soutien du président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, son ami de toujours. Jeune officier subalterne au RSP, Zida avait été chargé, en 2002, par le président Blaise Compaoré, d’assurer la liaison avec les Forces nouvelles (FN), rébellion armée ivoirienne dirigée par un certain Guillaume Soro.

Il convoyait alors du matériel militaire aux FN et participait à la formation des rebelles. M. Zida s’occupait aussi de l’assistance logistique aux chefs rebelles pendant leur retraite dans les villas d’Etat à Ouaga 2000. Entre les deux hommes est ainsi née une relation de confiance, voire un pacte de loyauté, comme il put en exister entre braqueurs. En octobre 2014, lorsque l’insurrection populaire balaie Blaise Compaoré et l’oblige à se réfugier en Côte d’Ivoire, Isaac l’aide à quitter le pays puis, dans un retournement spectaculaire, exige du Maroc, où il s’est réfugié, l’extradition de son ex-mentor.

Guillaume Soro, lui, a fait le choix inverse en décidant de ne jamais laisser tomber « le grand frère Blaise ». Au nom de l’amitié fidèle et de « la morale des hommes d’honneur ». D’abord larvée, la mésentente entre M. Zida et M. Soro a éclaté au grand jour lors de la tentative de coup d’Etat du 16 septembre 2015 menée par le général Gilbert Diendéré.

Une fois le coup déjoué, pensant y trouver une excellente occasion pour « liquider », au moins politiquement, son ami d’hier, l’ex-premier ministre de transition affirme qu’un enregistrement présenté comme un échange téléphonique entre Guillaume Soro et l’ancien ministre des affaires étrangères Djibrill Bassolé est « bel et bien authentique ». Plus tard, Isaac Zida aurait manœuvré pour le lancement, le 8 janvier 2016, d’un mandat d’arrêt international contre Guillaume Soro, sans que la justice militaire ait pu en référer au président Roch Marc Christian Kaboré, également ministre de la défense.

Passeport diplomatique et quelques relais

La réconciliation entre les deux ex-amis est dès lors devenue impossible. Mais ils gardent un point commun : chacun, dans son pays, a des visées sur la présidentielle de 2020.

A la fin de la transition, le général Zida, 50 ans, a beaucoup consulté. Il a ensuite élaboré son agenda avec un objectif clair : revenir aux affaires par les urnes en 2020. Comme avant lui le général Amadou Toumani Touré au Mali en 2002 ou John Jerry Rawlings au Ghana en 1992. Cette stratégie de retour reposait sur un certain nombre d’acquis, dont les dividendes de la gestion de la transition de 2014-2015, citée désormais comme référence sur le continent africain.

Isaac Zida comptait aussi mettre au service de son ambition le trésor de guerre qu’il avait accumulé et les relais qu’il avait placés à des postes stratégiques du pouvoir avant son départ. Et il avait prévu d’attendre tranquillement 2020 en tant qu’ambassadeur du Burkina Faso à Washington. De la capitale américaine, il lui suffisait de traverser la frontière tous les week-ends pour retrouver sa famille au Canada.

Il en rêvait tellement qu’il a fait plaider sa cause auprès du président Kaboré par l’ambassadeur des Etats-Unis à Ouagadougou, Tulinabo Mushingi. M. Zida avait fait du poste d’ambassadeur à Washington une telle fixation qu’il avait convaincu le président Kafando de lui signer son décret de nomination hors conseil des ministres et sans aucune publicité. C’est ce forcing qui lui vaudra de ne pas devenir avant longtemps ambassadeur du Burkina Faso aux Etats-Unis.

Cet échec, cumulé à ses ennuis politico-judiciaires, a causé l’effondrement de tout l’échafaudage de sa stratégie de retour en 2020. Il a toutefois réussi à faire renouveler son passeport diplomatique avant de quitter le Burkina Faso et à conserver quelques relais dans les organisations de la société civile. On ne sait jamais. Au Burkina Faso, cela peut servir.

Seidik Abba 

Journaliste et écrivain.


 
Huit candidats pour remplacer Ban Ki-moon

2016/4/13

Aujourd'hui en Guinée Huit prétendants au poste de secrétaire général des Nations unies ont commencé mardi à comparaître devant l'Assemblée générale de l'ONU pour des entretiens d'embauche inédits, avec l'espoir de succéder à Ban Ki-moon en janvier 2017.

Ban Ki-moon quitte ses fonctions à la fin de l'année après deux mandats de cinq ans.

Pour l'instant quatre hommes et quatre femmes sont sur les rangs mais aucun ne fait l'unanimité.Parmi les favoris figurent la directrice de l'Unesco, la Bulgare Irina Bokova, l'ex-Première ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark, qui dirige le Programme des Nations unies pour le développement, et l'ancien Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés, le Portugais Antonio Guterres.

L'ex-président slovène Danilo Türk et quatre chefs de la diplomatie de pays des Balkans, anciens ou en poste -- Vesna Pusic (Croatie), Natalia Gherman (Moldavie), Srgjan Kerim (Macédoine) et Igor Luksic (Monténégro) -- complètent la liste.

Les auditions s'étaleront sur trois jours successifs.

Auparavant, le président de l'Assemblée Mogens Lykketoft avait rappelé qu'il s'agissait du premier exercice du genre dans l'histoire de l'ONU.

Il avait dressé un portrait-robot du candidat idéal: "indépendance, personnalité forte, autorité morale, grands talents politiques et diplomatiques", capacités de gestion.

Il lui avait fixé comme priorités la lutte contre le changement climatique, la promotion de la paix, y compris en "faisant pression sur les grandes puissances", ou encore une "réforme" de l'ONU.

Depuis 70 ans, la sélection du patron de l'ONU fait l'objet de tractations à huis clos entre 15 pays membres du Conseil de sécurité, et en premier lieu les cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Royaume-uni, Chine, France).

Cette fois-ci, l'Assemblée a imposé un processus plus transparent, comme pour un cadre supérieur: lettre de candidature, CV et profession de foi et enfin grand oral devant des diplomates des 193 pays membres.

La tradition voudrait que le prochain diplomate en chef vienne d'un pays d'Europe de l'est, seule zone géographique à ne pas avoir encore été représentée à ce poste, d'où l'abondance de candidats de cette région. La Russie y tient mais ce n'est pas une obligation.

De même l'idée a fait son chemin qu'une femme devrait enfin prendre le poste, où se sont pour l'instant succédé huit hommes.


In BBC

 
Lettre Ouverte du Préfet
Aux cadres ressortissants de la Haute Guinée
Soumah Alsény
Alsény SOUMAH: L’Ambassadeur de l’art culinaire guinéen aux USA
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
TV Aujourd'hui-en-guinée

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