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26 Janvier 2015 - 12h22



Can 2015 : La bénédiction de l'enfant de Mongomo se répand sur l'Afrique

2015/1/24

Aujourd'hui en Guinée Le Président Équato-guinéen, Son Excellence Theodoro Obiang Nguema Mbasogo, indelebilement, s'est immortalisé dans le coeur et l'esprit des populations africaines surtout des jeunes et des femmes hantés, depuis le retrait marocain, que le calendrier initial, pour la première fois depuis plus de 50 ans après son lancement, de la Coupe d'Afrique des Nations de football ( la plus grande et la plus populaire fête de la jeunesse africaine) soit faussé ou que l'événement soit déplacé hors de l'Afrique (Qatar).

En empêchant que cet irréparable que l'histoire aurait sans doute enregistré comme la plus énorme humiliation de l'Afrique, l'enfant de Mongomo répand sa bénédiction sur tout un continent.

D'Alger à Captown, de Dakar à Dar ès Salam, les 1,100 milliards d'âmes africaines réparties sur les 30221532 Km2 du vaste continent ne cessent de manifester leur remerciement et leur reconnaissance à celui qu'ils qualifient de "vrai patriote africain", "sauveur de l'Afrique" "de grand panafricaniste visionnaire" pour ne lire que quelques unes des nombreuses pancartes très élogieuses brandies dans les stades toujours pleins, dans les rues des capitales africaines à l'égard du président Theodoro Obiang Nguema Mbasogo. La réussite de l'événement est totale malgré un délai historiquement court de préparation. Dans les quatre villes retenues, l'ambiance de la fête est manifeste, les footballeurs et le public fraternisent,  les stades .

Né coiffé,  le Président de la CAF le Président de la CAF, Dr Issa Hayatou, qui a eu plus d'un mois d'insomnie entre l'abandon marocain et l'acceptation du Président Theodoro Obiang Nguema Mbasogo,  est né coiffé. Après tant de décennies voués à la cause de l'Afrique et de son sport, Dr Issa Hayatou et ses collaborateurs, revenant de loin, ont gagné leur pari de tenir au Jour J et à l'Heure H, la 30e édition de la Coupe d'Afrique des Nations.

Tout comme la Confédération Africaine de Football ( CAF), qui ne rate pas la moindre occasion pour rendre hommage au panafricanisme du président Équato-guinéen, l'Union Africaine (UA) et chaque chef d'état africain devraient écouter aussi les populations et la jeunesse africaines et prendre l'initiative de décorer le président Theodoro Obiang Nguema Mbasogo de la plus haute distinction continentale et des pays.

Ce ne serait que justice justice rendue au Président Theodoro Obiang Nguema Mbasogo qui, comme le 21 septembre 2011 à la tribune de l'ONU, s'est toujours montré défenseur des droits et des intérêts du continent sur la scène internationale.

Ce jour, lors d'un discours très mémorable, le Président Teodoro Obiang Nguema a souhaité que l’ONU « redevienne une organisation au sein de laquelle les points de vue et intérêts de tous les pays du monde soient représentés de façon équitable et juste. 

Il a insisté afin que l'Afrique cesse d'être le théâtre de conflits fratricides inutiles avant de fustiger les barrières douanières, blocus et discriminations pratiqués actuellement dans les échanges commerciaux internationaux, qui ne font que perpétuer la pauvreté des uns et l’enrichissement de l’Afrique, qui ne représente qu’un pour cent de l’économie mondiale, et qui a besoin d’un soutien économique et technologique qui lui permettra de mettre ses ressources considérables au service de son propre développement économique et social.

Et puis, lors du sommet de l'Union Africaine, tenu à Sipopo, en Guinée équatoriale, le Président Theodoro Obiang Nguema Mbasogo a été le concepteur du programme africain visant à promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes, grâce à la paix, à la réconciliation et à la stabilité qui doivent règner dans la région africaine et dans tous ses pays.

Abdoulaye Condé

 
Gambie de Yahya Jammet : Crimes contre l'humanité à ciel ouvert

2015/1/18

Aujourd'hui en Guinée Depuis son arrivée au pouvoir le 22 Juillet 1994, Yahya Jammet règne d'une main de fer sur ce petit pays de l'Afrique de l'ouest au vue et au su de la communauté internationale au premier rang de laquelle il faut citer la Cour pénale internationale et son empereur des poursuites , la Gambienne Fatou Bensouda

Le 30 décembre 2014, le régime de ce dictateur arrivé au pouvoir par les armes, a enregistré son deuxième coup d'état manqué, à cette occasion, plusieurs soldats considérés comme responsables de coup d'état ont été fusillés sans autre forme de procès hier samedi 17 Janvier 2015 sous les ordres du sanguinaire Yahya Jammet

Selon les dissidents du régime de Gambie, Yahya Jammet aurait tué plus de 300 personnes en 21 ans de pouvoir. Il est temps que les défenseurs des droits de l'homme se lèvent avant qu'il ne soit trop tard. Madame Fatou Bensouda, le monde entier vous observe. Voici les images d'une atrocité sans commune mesure . Ceux qui cherchent un dictateur ou un un sanguinaire, peuvent prendre leurs vols à destination de la Gambie, ils trouveront un certain Jahya Jammet

Âmes sensibles s'abstenir









Ibrahima Sory SYLLA







 
CAN 2015 : La CAN 2015 s'ouvre sous le signe de la lutte contre Ebola

2015/1/17

Aujourd'hui en Guinée La Coupe d'Afrique des nations 2015 a démarré samedi avec la cérémonie d'ouverture qui s'est tenue dans le stade de Bata, le plus grand du pays avec ses 40 000 places, en Guinée équatoriale. Sous le signe d'Ebola, l'épidémie qui fait toujours des ravages en Afrique de l'Ouest.

Sans l'épidémie Ebola qui a frappé l'Afrique de l'Ouest, la CAN 2015 ne se serait jamais tenue en Guinée équatoriale. Prévue initialement au Maroc, la compétition a finalement été déplacée d'urgence en Guinée équatoriale au début de l'hiver après le désengagement de Rabat, dont la sélection nationale a été exclue de cette Coupe d'Afrique des nations. Mais, même à Malabo ou Bata, le virus Ebola n'a pas disparu des radars. Samedi 17 janvier, de nombreux supporters ont brandi des pancartes "stop Ebola" dans l'enceinte de Bata lors de la cérémonie d'ouverture. Et un immense protocole de prévention a été mis sur pied par la Guinée équatoriale pour prévenir tout risque de contamination.


Des médecins français, cubains et égyptiens venus en renfort, les protocoles de l'OMS suivis à la lettre: le dispositif sanitaire est impressionnant. Et cela, malgré la "baisse réelle" de nouveaux cas constatée jeudi 15 janvier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les trois pays d'Afrique de l'ouest affectés (Guinée, Liberia et Sierra Leone).

Dès son arrivée sur la passerelle de débarquement de l'avion à Malabo (la capitale, sur l'île de Bioko) et Bata, ville la plus peuplée, le passager remet une fiche signalétique sur son état de santé, sa température est prise et ses mains badigeonnées de lotion antiseptique par des personnels en blouse blanche. La sensibilisation à la maladie se déploie dans le pays à travers notamment des pancartes signalant les symptômes, des affiches et des clips de musique pédagogiques à la télévision.

Une coopération internationale

Des médecins cubains ont été recrutés pour participer à la prévention de l'épidémie, qui a épargné jusqu'ici le pays, et un numéro de téléphone dédié au public en cas d'alerte mis en place. L'Egypte, mais aussi la France par le biais de l'EPRUS (Établissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires), une agence du ministère de la Santé, ont également envoyé des équipes en renfort de l'OMS. "Les protocoles mis en place correspondent à ce qui se fait dans l'ensemble des pays présentant un risque Ebola, a assuré à l'AFP à Malabo Christiane Bruel, chef de la mission de l'EPRUS. Le risque pour la population est extrêmement faible parce qu'il faudrait qu'il y ait une personne qui vienne d'un des trois pays touchés, et que cette personne soit en contact avec un malade Ebola, qu'elle ait pris l'avion, qu'elle ait eu le temps d'arriver ici sans être malade. Donc la probabilité est extrêmement faible même s'il ne faut pas l'écarter".

La présence de la Guinée, un symbole
Parmi les pays touchés, seule la Guinée s'est qualifiée pour le tournoi mais elle s'est préparée au Maroc après y avoir disputé ses derniers matches de qualification "à domicile". Un exploit des joueurs guinéens de Michel Dussuyer, le sélectionneur français de la sélection de Conakry, serait en tout cas un magnifique symbole dans cette CAN 2015. Mais la tâche sera très difficile pour la Guinée placée dans le très difficile Groupe D, avec la Côte d'Ivoire, le Cameroun et le Mali.



JA



 
La liberté d'expression ne donne pas droit d'insulter la foi d'autrui

2015/1/15

Aujourd'hui en Guinée Le pape François a estimé jeudi que la liberté d’expression était un droit fondamental mais qui n’autorisait pas à insulter la foi d’autrui, ajoutant que tuer au nom de Dieu était une aberration.

On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision, a-t-il dit dans l’avion qui l’emmenait de Colombo à Manille.

Le pape François était interrogé lors d’une conférence de presse sur la liberté d’expression des caricaturistes contre les religions, après l’attentat jihadiste contre l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo qui a fait douze morts la semaine dernière à Paris.

Charlie Hebdo publie des caricatures au vitriol sur l’islam mais aussi le christianisme et les papes.

Chacun a non seulement la liberté, le droit, mais aussi l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider au bien commun. Il est légitime d’user de cette liberté mais sans offenser, a-t-il insisté avec force, appelant à la vérité, notamment en politique.

Car si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s’attendre à un coup de poing, et c’est normal. On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision!

Il y a tant de gens qui parlent mal des autres religions, les tournent en dérision, font un jouet de la religion des autres: ce sont des gens qui provoquent, a argumenté le pape, qui s’exprimait en italien.

Le pape a souligné que la liberté de religion et la liberté d’expression étaient toutes les deux des droits de l’Homme fondamentaux.

Il a également condamné les meurtres commis au nom de la religion.

On ne peut offenser ou faire la guerre, ou tuer au nom de sa propre religion, au nom de Dieu!, a-t-il lancé. Tuer au nom de Dieu est une aberration et il faut croire avec liberté, sans offenser, sans imposer, ni tuer, a-t-il insisté.

Ce qui se passe actuellement (avec les attentats islamistes) nous étonne, mais pensons à notre Eglise: combien de guerres de religion, nous avons eues, pensons à la nuit de la Saint-Barthélémy (massacre déclenché par les catholiques contre les protestants français et qui a marqué le début du XVIème siècle des guerres de religion). Nous avons été aussi pécheurs, a-t-il cependant rappelé.

Le pape avait déjà condamné à plusieurs reprises et dans les termes les plus fermes les attentats de Paris qui ont fait 17 morts la semaine dernière.

AFP

 
Burkina faso : Présidentielle Et Législatives Le 20 septembre. ..

2015/1/13

Aujourd'hui en Guinée Le groupe international de suivi et d’accompagnement de la transition pour le Burkina Faso s’est réuni ce mardi 13 janvier 2015 à Ouagadougou.  La rencontre a permis d’en savoir plus sur le chronogramme des élections futures au Burkina. Le gouvernement a ainsi souhaité organiser le 20 septembre 2015 l’élection couplée présidentielle et législatives et le 8 octobre, les municipales.

La rencontre de ce mardi 13 janvier s’est tenue sous la co-présidence du commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine (UA) Smaïl Chergui, de Kadré Désiré Ouédraogo de la Cedeao, et Ibn Chambas représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest. D’après les diplomates, il s’agissait d’échanger autour de la feuille de route qui devrait conduire le pays à l’organisation d’élections libres et transparentes.

« Nous avons examiné les questions politiques, électorales, de reformes et de réconciliation mais aussi économiques et financières », a laissé entendre Kadré Désiré Ouédraogo à l’issue de la réunion. Et sur toutes ces questions, foi du président de la commission de la Cedeao,  des échanges francs ont eu lieu et des éclairages ont été apportés par les autorités de transition du Burkina.

Ces derniers ont indiqué qu’ils étaient prêts à organiser les élections couplées présidentielles et législatives le 20 septembre et les élections municipales le 8 octobre 2015. Les membres du groupe international de suivi de la transition ont donc exhorté les différents acteurs concernés à s’accorder rapidement sur les questions encore pendantes du processus électoral en ayant en vue l’impératif des délais de la transition.

Resteront donc à résoudre les questions financières. Là-dessus, a expliqué Ablassé Ouédraogo de Le Faso Autrement, « nous leur avons demandé de tout faire pour garantir au gouvernement les moyens d’organiser des élections transparentes et équitables qui ne prêtent pas à contestation». Mais à ce sujet, le représentant de l’Union Européenne a laissé entendre que la balle est dans le camp de la partie burkinabè. « Nous sommes disposés à accompagner la transition dans ce processus démocratique. Nous nous mobilisons pour que les programmes qui étaient déjà en cours puissent se réaliser », a déclaré Alain de Holleville. Mais pour pouvoir être précis dans notre réponse a souligné le diplomate « il va falloir que la demande du gouvernement soit encore plus précise ».

A cette rencontre était présente une délégation de l’ex majorité. Leur porte-parole Léonce Koné a signifié à sa sortie qu’ils réitéraient leur volonté de voir les Burkinabè de l’étranger prendre part aux élections mais aussi que la transition actuelle soit beaucoup plus inclusive qu’elle ne l’est jusque-là. « Nous avons exercé le pouvoir pendant 27 ans et nous avons donc des cadres et des militants qui sont expérimentés et qui peuvent contribuer à ce que ce processus se déroule bien », a-t-il précisé.

Inoussa Ouédraogo

 
CHARLIE HEBDO: Sécurité renforcée au tour de l'ambassade de la France en Guinée

2015/1/9

Aujourd'hui en Guinée Après l'attaque par les terroristes ,du siège du célèbre journal satirique CHARLIE HEBDO à Paris faisant 12 morts dont 8 journalistes, la France a élevé le niveau d'alerte attentat.Ce plan de protection contre les terroristes est appliqué aussi qu'à l'intérieur du territoire français que dans ses représentations diplomatiques, consulaires ou centres d'intérêt se trouvant ailleurs.

C'est ainsi qu'en Guinée, on peut constater la présence des policiers guinéens armées au tour de leur l'ambassade. Depuis ce matin, toutes les issues menant à cette représentation diplomatique en guinée située à Kaloum en plein cœur de la capitale sont bouclées.

Les visites depuis le début de la journée dans cette enceinte sont réduites au maximum si non au plus indispensable. Tant pis pour les chercheurs de visas qui sont d'ordinaire très nombreux et visibles à ce endroit et qu'on n'y retrouvait pas aujourd'hui.

Cette situation va durer combien de temps ? Au tant que l'alerte va durer nous a t-on répondu. Alors les visiteurs de cet endroit doivent comprendre que les choses ont changé et qu'ils n'y sont pour le moment pas désirable nécessairement.

LAMOUCI

 
Ebola : Le président Koroma appelle à une semaine de prières et de jeûne

2015/1/2

Aujourd'hui en Guinée Le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma a appelé jeudi, dans un discours du Nouvel An, à observer une semaine de prières et de jeûne pour lutter contre l'épidémie d'Ebola dans son pays, où un nombre record de cas a été enregistré."Avec l'accord des chefs religieux, nous appelons à sept jours de prières, de jeûne et de charité à partir d'aujourd'hui" jeudi, a indiqué le dirigeant sierra-léonais dans ce discours à la Nation.

"Je demande à tout le monde de faire des actions de grâce et de clémence", a ajouté M. Koroma dont le pays compte 60% de musulmans, 10% de chrétiens et 30% d'animistes.

En Sierra Leone comme dans beaucoup de pays d'Afrique, les populations participent sans distinction à toutes les fêtes religieuses.

M. Koroma a annoncé que selon ses instructions, "le ministre de l'Education nationale mettait en place les modalités pour rouvrir le plus rapidement possible les écoles et collèges" fermés depuis l'instauration de l'état d'urgence fin juillet. "Les dates de réouverture et leurs modalités seront annoncées le moment venu".

M. Koroma s'en est pris à ceux qui voudraient profiter de l'épidémie d'Ebola "pour faire de l'argent": "Ce sont des gens qui ne sont pas impliqués dans l'élévation des connaissances sur Ebola mais par la levée de fonds pour leurs fins égoïstes".

Il n'a toutefois pas spécifiquement évoqué les agents de santé actuellement en grève illimitée, dans un hôpital public dans le nord du pays, pour réclamer des primes de risque.

Cet appel est lancé alors que de nouveaux foyers d'Ebola sont apparus ces derniers jours dans trois chefferies de Kono (est) - Kamara, Nimikoro et Nimiyama -, selon des responsables locaux et des habitants.

Une vaste campagne de porte-à-porte dite "Operation Western Area Surge", entamée le 17 décembre pour freiner la progression de la maladie dans l'Ouest, comprenant Freetown, s'est terminée mercredi. Le bilan n'était pas connu jeudi.

Pour contenir l'épidémie dans le Nord, la population avait été confinée du 24 au 28 décembre.

Ebola a fait en un an au moins 7. 890 morts sur un total de 20. 171 cas enregistrés dans les trois pays les plus touchés, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, selon un dernier bilan.

Ce dernier pays, qui enregistre le plus grand nombre de cas, a fait état de 9. 446 cas dont 2. 758 mortels.

Pour contenir la progression de l'épidémie, le gouvernement a interdit les rassemblements publics pour Noël et le Nouvel an.

Beaucoup d'habitants ont suivi à la radio et à la télévision les messes de minuit. Nombre d'entre eux ont soutenu cette interdiction.

"Jamais de ma vie je n'ai connu une telle quiétude qui m'a permis de savoir ce que Noël et le Nouvel an signifient", a affirmé à l'AFP Cyril Smith, un retraité de 85 ans à Freetown.

"Pas de bals masqués, pas de vols de téléphones portables et de sacs à main de femmes. Le gouvernement devrait penser à instaurer ces mesures (d'interdiction des rassemblements publics) en permanence", a-t-il dit.

L'interdiction m'a donné "une rare chance de passer le temps avec ma famille, réfléchir sur la vie et me rappeler ceux qui sont morts d'Ebola", et sans cette mesure, "il y aurait de nombreux accidents et des conduites en état d'ivresse", a indiqué, Morlai Kamara, joint à Makeni, un chef-lieu de département dans le nord du pays. Selon lui, c'est "une sage" décision.

AFP

 
Burkina: L'Etat promet "des moyens" à la famille Sankara pour expertiser sa tombe

2015/1/2

Aujourd'hui en Guinée L'Etat burkinabè va donner "des moyens" à la famille de l'ex-président Thomas Sankara, tué lors du putsch de 1987, afin d'expertiser sa tombe, a annoncé mercredi le président Michel Kafando. Le capitaine Thomas Sankara, le "père" de la révolution burkinabè, a été tué lors du coup d'Etat qui a porté le 15 octobre 1987 Blaise Compaoré au pouvoir. Le président Compaoré a été chassé par la rue fin octobre après 27 ans de règne.

"L'Etat a décidé de donner des moyens à la famille du président Thomas Sankara pour procéder aux travaux de prospection de sa tombe", a déclaré M. Kafando sans plus de précision.

Sankara aurait été inhumé au cimetière de Dagnoën (quartier est de Ouagadougou), mais sa famille et ses nombreux partisans doutent que son corps s'y trouve réellement.

Après avoir échoué auprès des tribunaux burkinabè, sous le régime Compaoré, à faire effectuer des tests ADN pour trancher cette question, la famille a saisi la Cour africaine des droits de l'Homme, qui a ordonné en 2008 au gouvernement du Burkina Faso d'autoriser les expertises nécessaires. Mais le régime Compaoré ne s'est jamais résolu à le faire.

"Nous saluons cette mesure et nous espérons qu'on va aller plus vite", a réagi l'avocat de la famille Sankara, Me Bénéwendé Stanislas Sankara.

"Nous avons toujours dit que la balle était dans le camp du gouvernement, parce que nous avons déjà identifié un cabinet d'experts et nous avons déjà fait des tests d'ADN sur les enfants", a-t-il indiqué.

Lors de sa prise de fonctions en novembre, Michel Kafando avait promis que "les investigations pour identifier le corps du président Thomas Sankara" seraient menées.

La figure de ce révolutionnaire, icône du panafricanisme, a été abondamment revendiquée durant le soulèvement populaire qui a conduit à la chute du président Compaoré le 31 octobre dernier.

Une transition politique d'un an a été lancée dans ce pays pauvre du Sahel. Elle est dirigée par l'ancien diplomate Michel Kafando et par le lieutenant-colonel Isaac Zida, son Premier ministre.

Afp

 
Le procès de Simone Gbagbo renvoyé au 6 Janvier 2015

2014/12/31

Aujourd'hui en Guinée Après deux journées d'auditions, le procès de Simone Gbagbo a été renvoyé au 6 janvier. Cette semaine de délai doit permettre aux avocats de la défense d’avoir accès aux dossiers de l’accusation pour un procès "équitable".
Simone Gbagbo est jugée depuis vendredi 26 décembre aux côtés de 82 dignitaires de l’ancien régime pour son rôle présumé dans les violences meurtrières de la crise postélectorale de 2010-2011. La suite du procès ne reprendra que dans une semaine.

En effet, alors que l’audience était à peine ouverte ce 20 décembre, la défense a soulevé un point de procédure : Me Blédé Dohora, l’avocat de cinq accusés présentés comme des miliciens et qui devaient témoigner mardi 30 décembre à la barre, a fait valoir que la défense "n’[avait] même pas encore eu accès à leur dossier", le parquet n’ayant pas "fourni à temps" le document.

Le président de la cour Taïrou Dembélé a donc décidé de "renvoyer au mardi 6 janvier" l’audience afin de permettre aux avocats d’avoir accès aux documents de l’accusation et de préparer la défense de leurs clients. "Afin de mener un procès équitable, le droit de la défense doit être respecté. Ce n’est pas une faveur mais un droit. La cour vous invite à satisfaire cette obligation", a-t-il lancé à l'avocat général.
Simone Gbagbo absente, Affi N'Guessan et Richard Dacoury-Tabley présents au tribunal

Aujourd'hui, Simone Gbagbo n’était pas présente au tribunal de même que plusieurs de ses co-accusés. Pascal Affi N’Guessan, le président du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, et Richard Dakoury-Tabley, l’ex-gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), et d’autres dignitaires de l’ancien régime étaient venus soutenir les cinq accusés appelés à la barre.


(Avec AFP)



 
Karim Wade restera en prison jusqu'à la fin de son procès

2014/12/29

Aujourd'hui en Guinée Lundi, la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei) n'a pas répondu positivement à la demande de mise en liberté provisoire de Karim Wade et Mamadou Pouye.

Ses avocats en avait fait la demande, estimant que vingt mois en prison étaient déjà suffisants, mais Karim Wade n'a finalement pas obtenu sa mise en liberté provisoire. Un second prévenu, Mamadou Pouye, reste également en prison avec l'ancien ministre, au sein de la maison d'arrêt de Rebeuss.

Le 29 décembre, la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) a ainsi jugé le risque de subornation de témoins trop important dans le cas de Pouye, tandis que la libération de Karim Wade présente des risques trop grands de perturbation de l'ordre public. Les juges se sont fondés entre autres sur les bruyants soutiens du fils d'Abdoulaye Wade à chacune de ses apparitions au tribunal.

Après le départ des deux accusés, qui ont rejoint leur cellule, la CREI a repris l'audition des témoins.


JA

 
La candidature de Laurent Gbagbo à la tête de son Parti rejetée

2014/12/29

Aujourd'hui en Guinée La justice ivoirienne a rejeté la candidature de l'ex-chef de l'État à la présidence du Front populaire ivoirien (FPI), le principal parti de l'opposition en proie à des divisions. Des cadres du parti dénoncent une "intrusion de l'État".

À moins d'un an de la présidentielle de 2015 en Côte d'Ivoire, un tribunal d'Abidjan a rejeté, lundi 29 décembre, la candidature de l'ancien chef de l’État Laurent Gbagbo à la tête de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI).

L'actuel patron de la formation, Pascal Affi N'Guessan, rival de l’ex-président lors des élections internes, avait saisi la justice début décembre pour annuler la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du principal parti d'opposition du pays.

Fondé par ce dernier en 1982, le FPI se retrouvait dans une situation inédite : l'ancien président est en effet emprisonné depuis trois ans à La Haye, où la Cour pénale internationale (CPI) le jugera en 2015 pour "crimes contre l'humanité" en lien avec la crise post-électorale meurtrière de 2010-2011.

"Intrusion de l’État"

De fait, le juge a ordonné le "retrait" de la candidature de Laurent Gbagbo car elle a été "présentée sous forme de proposition de candidature émanant de tierces personnes" et non sous forme de "demande manuscrite émanant et signée de lui". L'argument du comité de contrôle - organe en charge des élections au FPI -, selon lequel les statuts du parti autorisent tout militant à "émettre une proposition de candidature", a donc été balayé par le magistrat. L'avocat de la défense, Me Didier Bouaffon, a assuré qu'il allait "faire appel de cette décision".

Fustigeant une décision "inédite dans l'histoire politique de la Côte d'Ivoire", Hubert Oulaye, président du comité de contrôle du parti, a dénoncé auprès de l'AFP "l'intrusion de l'État dans le fonctionnement du FPI et la décision de justice".

>> À lire sur France 24 : "L'ex-première dame Simone Gbagbo face aux juges ivoiriens"

Le FPI est plongé dans une crise profonde avant la présidentielle d'octobre 2015, à laquelle le chef de l'État, Alassane Ouattara, est d'ores et déjà candidat.

Ces déchirements internes ont été illustrés récemment par l'annulation du congrès du FPI sur une décision de la justice, qui avait été saisie par le camp Affi N'Guessan. Le congrès devait précisément élire le nouveau président du parti.

Les fidèles de Laurent Gbagbo font de la libération de leur champion "le cœur de la stratégie de lutte du parti", tandis que le camp rival aspire à s'investir dans le jeu politique et à participer à la prochaine présidentielle derrière Pascal Affi N'Guessan.

Avec AFP

 
Angola : Des milliers de ressortissants africains victimes de graves violations des droits humains

2014/12/29

Aujourd'hui en Guinée Bamako, Conakry, Dakar, Nouakchott, Paris, le 26 décembre 2014 – Les forces de l’ordre angolaises procèdent depuis quelques jours à des arrestations et détentions arbitraires, des traitements cruels et inhumains sur plusieurs ressortissants africains. Tout en condamnant ces graves violations des droits humains des personnes migrantes, nos organisations exhortent les autorités angolaises à faire cesser ces exactions, conformément aux instruments juridiques internationaux et régionaux des droits humains ratifiés par l'État angolais ; et attirent l’attention des États africains dont sont originaires les migrants sur la gravité de la situation.

Les autorités angolaises se sont engagées dans une nouvelle opération de lutte contre l'immigration clandestine qui s'apparente à une véritable traque aux migrants, 3000 personnes ayant été raflées dans les rues de Luanda ces dix derniers jours. Les ressortissants africains sont violemment arrêtés dans les rues de Luanda, à leurs domiciles ou sur leurs lieux de travail avant d'être transportés vers le centre de rétention de Trinita, à 30 kilomètres de Luanda, et certains rapatriés de force. Là-bas, ils sont détenus dans des conditions cruelles, inhumaines, humiliantes et dégradantes. Les personnes sont entassées dans des cellules exiguës, sans eau ni nourriture. Certaines femmes enceintes, dont deux originaires du Mali et de la Guinée, ont été contraintes d'accoucher dans la promiscuité de ces lieux. Des actes de torture et d'extorsion de fonds auraient également été rapportés.

Ces violations des droits humains des personnes migrantes sont perpétrées sur fond de stigmatisation et d'attaques répétées à l'encontre des populations immigrées en Angola, et particulièrement des ressortissants ouest-africains. Les arrestations seraient aussi entachées de discrimination à caractère ethnique et religieux car ayant majoritairement ciblé des ressortissants musulmans originaires surtout de la Guinée, la Mauritanie, du Mali et du Sénégal. Des témoignages ont fait état d’encerclement des mosquées par les services de l’immigration le vendredi 19 décembre 2014.

Face à ce constat, nos organisations rappellent aux États leur responsabilité dans le respect des principes d'égalité en dignité et de non-discrimination consacrés par tous les instruments internationaux des droits humains. Nos organisations recommandent :

aux autorités angolaises de:

- mettre immédiatement un terme aux pratiques d’arrestation et de détention arbitraire perpétrées par les forces de sécurité;

-fermer immédiatement le camp de rétention pour migrants de Trinita où les conditions de vie constituent une violation de la dignité humaine ;

- ouvrir des enquêtes sur les allégations de graves violations des droits humains, et engager des poursuites à l’encontre des responsables de ces actes ;

- élaborer une politique migratoire qui s’inscrive dans le cadre d’un État de droit et dans le respect du droit international ;

- ratifier la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;

- signer et ratifier la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles.

aux États africains dont sont originaires les migrants :

- de veiller au respect des droits fondamentaux de leurs ressortissants immigrés en Angola et d’assurer leur défense et protection en cas de violation de ces droits ;

d’exiger des autorités angolaises la libération de leurs ressortissants du camp de Trinita où ils subissent des traitements inhumains et dégradants, ainsi que la condamnation de toutes les pratiques et attitudes xénophobes qui stigmatisent leurs ressortissants.

À l'Union africaine :

- d’assurer le respect du droit international des droits humains dans la conduite des politiques migratoires de ses États membres.

FIDH

 
La Côte d'Ivoire juge son ancienne "Première dame"

2014/12/26

Aujourd'hui en Guinée Le procès de l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, accusée d'"atteinte à la sûreté de l'Etat", s'est ouvert vendredi à Abidjan, premier grand défi judiciaire de la Côte d'Ivoire post-crise qui refuse de la transférer à La Haye où la Cour pénale internationale la réclame.

Sous forte escorte policière, "la dame de fer" ivoirienne, vêtue d'un ensemble de couleur jaune et fleuri, cheveux tressés, qui n'avait pas fait d'apparition publique depuis trois ans, a fait son entrée dans la salle du tribunal sous les applaudissements du public, a constaté un journaliste de l'AFP.

Elle s'est installée au premier rang dans le box des accusés aux côtés de Pascal Affi N'Guessan, président du parti de son mari Laurent Gbagbo - dont le procès devant la justice internationale pour "crimes contre l'humanité" doit s'ouvrir en juillet à La Haye - et son dernier Premier ministre.

A l'instar de 82 dignitaires de l'ancien régime, Mme Gbagbo, 65 ans, est inculpée par la justice d'atteinte à la sûreté de l'Etat", une accusation liée à la crise postélectorale meurtrière de 2010-2011, qui avait fait fait plus de 3.000 morts.

Après une courte audience, le président du tribunal a annoncé la poursuite du procès lundi.

Tous les accusés "sont poursuivis d'atteinte à la défense nationale, constitution de bandes armées, participation à un mouvement insurrectionnel, troubles à l'ordre public, coalition de fonctionnaires de rébellion, tribalisme et-xénophobie", a énuméré l'avocat général M. Yabo Odi.

Ce procès est un défi pour "notre justice au regard même de la qualité des personnes mis en cause", a déclaré à l'AFP Pierre Adjoumani, président de la Ligue ivoirienne des droits de l'Homme.

De son côté, un avocat de la défense a dénoncé un "procès précipité" pour "obtenir un premier décaissement de cinq millions d'euros promis par l'UE (Union européenne) dans un programme de réhabilitation de la justice ivoirienne".

Un important déploiement de la brigade anti-émeute était positionné sur les points stratégiques autour du palais de justice d'Abidjan.

- Pilier du régime Gbagbo -

Simone Gbagbo était considérée comme un pilier inébranlable du régime de son mari Laurent sur lequel elle exerçait une forte influence.

Tout comme lui, elle est accusée par la Cour pénale internationale (CPI) de "crimes contre l'humanité". Elle était placée en résidence surveillée depuis fin avril 2011 dans le nord de la Côte d'Ivoire, avant d'être conduite le 1er décembre à Abidjan, où elle est désormais détenue dans une école militaire.

Contrairement à l'ancien président ivoirien, incarcéré depuis trois ans à La Haye, Abidjan refuse le transfèrement de Mme Gbagbo à la Cour internationale.

Le cas de Simone Gbagbo fait l'objet d'intenses négociations entre les autorités ivoiriennes et la CPI. Abidjan refuse son transfèrement, arguant qu'il affecterait le processus de réconciliation nationale et que sa justice est désormais en mesure d'organiser un procès équitable.

Simone Gbagbo était autant respectée pour son militantisme que crainte en tant que "présidente" à poigne, accusée d'être liée aux "escadrons de la mort" contre les partisans de l'opposant Alassane Ouattara, désormais au pouvoir, qu'elle a toujours honni.

Le couple a été arrêté le 11 avril 2011, au terme de cinq mois de violences nées du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de décembre 2010 face à M. Ouattara, qui firent plus de 3.000 morts.

"Tout le pays attend qu'on puisse tourner la page et solder les comptes de la grave crise de 2011 (...) pour aller à la réconciliation. Si ce procès peut y contribuer tant mieux", a déclaré l'un des co-accusé Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo, en liberté provisoire, et qui, pendant l'audience, a joué à des jeux vidéo sur son smartphone.

Christophe KOFFI
AFP

 
Afrique du Sud : Jacob Zuma nie vouloir prendre une 5e femme pour ses vieux jours

2014/12/25

Aujourd'hui en Guinée Le président sud-africain Jacob Zuma a démenti avoir l'intention de prendre une cinquième femme pour l'accompagner pendant ses vieux jours, comme cela avait été rapporté par le quotidien "The Star mercredi".

La présidence a affirmé qu'il s'agissait d'une mauvaise interprétation de ses propos en zoulou.The Star avait rapporté auparavant que le président polygame, en visite mardi dans un township de Durban, avait déclaré en zoulou à l'assistance "Angakayakhi indlu yokugugela… laba ngisabathathile nje", c'est-à-dire "J'ai des femmes, mais il me faut encore épouser la dernière".

Dans un communiqué intitulé "rumeurs de vacances", la présidence sud-africaine a déclaré que le journaliste de ce grand quotidien avait "mal compris" l'expression zouloue citée par M. Zuma.

"Le président a plaisanté en disant qu'il n'avait pas de 'indlu yokugugela' (le foyer dans lequel je vais vieillir), remarque que le journaliste a compris comme son intention de prendre une autre femme", a commenté la présidence.

Avant de faire cette confidence, d'humeur badine selon le journal de Johannesburg, M. Zuma (72 ans) avait insisté dans un discours sur le rôle des personnes âgées dans la société, et la nécessité de les aimer et de les respecter.

Selon Sihawu Ngubane, professeur à l'Université du KwaZulu-Natal cité par The Star, il est assez courant dans la culture zouloue que des hommes polygames prennent une dernière femme, parfois la jeune soeur d'une des épouses, sur leurs vieux jours.

"La responsabilité de s'occuper du mari pendant ses vieux jours incombe surtout à la dernière épouse, qui est souvent plus jeune que les autres femmes et est plus agile en cas d'urgence", a-t-il relevé.

Zuma, qui a une vingtaine d'enfants, s'est marié six fois. Il a actuellement quatre épouses entretenues par l'Etat, au grand dam de certains contribuables sud-africains qui estiment que la somme consacrée au(x) conjoint(s) du chef de l'Etat devrait être forfaitaire.

Il a notamment été marié avec Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre et actuelle présidente de la Commission de l'Union africaine, dont il a divorcé en 1998.

Le président sud-africain, qui a été hospitalisé en juin pour surmenage et a beaucoup maigri ces derniers temps, a affirmé dimanche qu'il allait désormais "parfaitement bien", évoquant un simple "coup de fatigue" lié à la campagne des élections générales qu'il a remportées en mai.

Sous le feu des critiques

Si la polygamie de leur président semble globalement acceptée par les Sud-Africains, la facture en fait tiquer plus d'un. Les quatre premières dames officiellement reconnues ont coûté en moyenne 11 millions de rands (770.000 euros au cours actuel) par an au contribuable pendant son premier mandat (2009-2014), 55% de plus que pour l'épouse de l'ancien président Thabo Mbeki.

Et c'est sans surprise que les réactions, dans les émissions de libre antenne à la radio et sur les réseaux sociaux, concernaient mercredi le coût pour les finances publiques d'une éventuelle nouvelle union du président.

Zuma est sous le feu des projecteurs depuis plusieurs mois pour les coûteux travaux engagés aux frais de l'Etat, officiellement pour des raisons de sécurité, dans sa résidence privée de Nkandla (est).

La médiatrice Thuli Madonsela, chargée de veiller au bon usage des deniers publics, a jugé en mars que le président avait illégalement profité du chantier, pointant la construction d'une piscine, d'un amphithéâtre, d'un enclos à bétail et d'un poulailler.

Elle lui a demandé de rembourser une partie des 246 millions de rands (17,3 millions d'euros) engagés, dénonçant des travaux somptuaires "constituant un îlot dans un océan de pauvreté où les infrastructures publiques sont rares".

M. Zuma a superbement ignoré tous les appels à rembourser. Juste avant les élections du 7 mai, il avait justifié ces travaux de renforcement de la sécurité, à la surprise générale, par le viol quelques années auparavant d'une de ses épouses.

AFP

 
Dispensée de CPI , Simone Ehivet Gbagbo devant les juges ivoiriens

2014/12/25

Aujourd'hui en Guinée Malgré un mandat d'arrêt émis en 2012 par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, c'est bien en Côte d'Ivoire que sera jugée, vendredi, l'ex-première dame Simone Gbagbo, aux côtés de 82 autres dignitaires ivoiriens.

La Côte d’Ivoire a estimé pouvoir juger elle-même son ancienne Première dame. C’est donc à Abidjan que sera jugée Simone Gbagbo, aux côtés de 82 autres dignitaires ivoiriens, vendredi 26 décembre. Ils font face à des accusations liées à la crise post-électorale de 2010 à 2011, ayant causé la mort de plus de 3 000 personnes.

Alors que la justice internationale réclame depuis 2012 son transfèrement à La Haye pour crimes contre l’humanité, c’est à Abidjan que la Cour d’Assises jugera l’ancienne Première dame pour "atteinte à la sûreté de l’État". La Côte d’Ivoire a en effet estimé être en mesure d’organiser, à celle surnommée "la dame de fer", un procès équitable dans son propre pays.

Il aura pourtant fallu plus d’un an de préparation aux personnels judiciaires pour organiser ce procès, les charges ayant été confirmées en juillet 2013. Au palais de justice d'Abidjan, l’organisation d’assises se fait rare. Et la tenue de tels procès demandent des moyens importants.

Initialement prévu en octobre, le procès de Simone Gbagbo, 65 ans, avait été reporté sine die pour une recomposition nécessaire du jury. L'origine ethnique de ses membres, proche de celle de l'actuel président, Alassane Ouattara, avait été considérée comme pouvant causer des suspicions à l'heure du verdict.

Premières auditions le 5 janvier

Vendredi, "il y aura certainement une désignation de nouveaux jurés", a déclaré à l'AFP l'avocat de la défense qui représente deux des co-accusés de Simone Gbagbo. Mais les audiences "commenceront effectivement le 5 janvier avec les auditions", a-t-il précisé, ajoutant que tous les avocats ont déjà eu "une séance de travail avec l'avocat général".

L'ex-première dame a quitté le 1er décembre Odienné (nord-ouest de la Côte d'Ivoire), où elle était en résidence surveillée depuis fin avril 2011, pour Abidjan en vue de son procès. Elle est actuellement détenue dans une école militaire de la capitale économique ivoirienne, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier.

Son époux, l’ex-chef d’État Laurent Gbagbo, est en détention à La Haye et doit être jugé par la Cour pénale internationale en 2015. Le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite au scrutin présidentiel de décembre 2010 face à Alassane Ouattara avait embrasé le pays.

Jusqu’à présent, seules deux personnes parmi les inculpés sont considérées comme favorables à Alassane Ouattara, contre environ 150 proches de Laurent Gbagbo, selon RFI.

AFP

 
Afrique du Sud: Zuma pourrait prendre une 5ème femme pour ses vieux jours |

2014/12/24

Aujourd'hui en Guinée e président sud-africain Jacob Zuma, âgé de 72 ans, a laissé entendre qu'il pourrait prendre une cinquième femme pour l'accompagner pendant ses vieux jours, provoquant la réaction de contribuables exaspérés qui trouvent que le chef de l'Etat coûte déjà bien cher à la communauté.

En visite mardi dans un township de Durban, dans sa province natale du KwaZulu-Natal (est), le président polygame a déclaré en zoulou à l'assistance "Angakayakhi indlu yokugugela. . . laba ngisabathathile nje", qui peut être traduit par "J'ai des femmes, mais il me faut encore épouser la dernière".

Si rien ne semble encore concret, il s'agirait du septième mariage pour Jacob Zuma, qui a actuellement quatre épouses (et une vingtaine d'enfants). Il a divorcé de sa deuxième femme, l'ancienne ministre et actuelle présidente de la Commission de l'Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, tandis que la troisième s'est suicidée en décembre 2000.

Avant de faire cette confidence, d'humeur badine, M. Zuma avait insisté dans un discours sur le rôle des personnes âgées dans la société, et la nécessité de les aimer et de les respecter.
Sa déclaration a été accueillie par des applaudissements, des rires et des youyous dans l'assistance, essentiellement composée de personnes âgées, selon le quotidien The Star, qui a rapporté la scène mercredi.

Selon Sihawu Ngubane, professeur à l'Université du KwaZulu-Natal, il est assez courant dans la culture zouloue que des hommes polygames prennent une dernière femme, parfois la jeune soeur d'une des épouses, sur leurs vieux jours.

"Ils appellent la dernière femme +indlu yokugugela+ (le foyer dans lequel je vais vieillir), parce que la responsabilité de s'occuper du mari pendant ses vieux jours incombe surtout à la dernière épouse, qui est souvent plus jeune que les autres femmes et est plus agile en cas d'urgence", a-t-il relevé, cité par The Star.

Si la polygamie de leur président semble globalement acceptée par les Sud-Africains, la facture en fait tiquer plus d'un. Les quatre premières dames officiellement reconnues ont coûté en moyenne 11 millions de rands (770. 000 euros au cours actuel) par an au contribuable pendant son premier mandat (2009-2014), 55% de plus que pour l'épouse de l'ancien président Thabo Mbeki.

Et c'est sans surprise que les réactions, dans les émissions de libre antenne à la radio et sur les réseaux sociaux, concernaient mercredi le coût pour les finances publiques d'une nouvelle union du président.

- 'Femme N°5 pour Zuma' -

Un mariage "qui va coûter (combien?) au contribuable", s'est époumoné le journaliste Marc Stevens, tandis que Matt Howard notait qu'"il peut épouser dix femmes, mais NOUS, le peuple, nous ne devrions pas avoir à payer la facture". D'autres commentaires étaient bien moins élégants.

"Femme N°5 pour Zuma. Grand bien lui fasse, et à sa future femme. Pourquoi les gens sont-ils fâchés? Si vous n'aimez pas ça, ne soyez pas polygames", le défendait sur Twitter Sembenzile Nkambule, une présentatrice de la radio 702.

Jacob Zuma est sous le feu des projecteurs depuis plusieurs mois pour les coûteux travaux engagés aux frais de l'Etat, officiellement pour des raisons de sécurité, dans sa résidence privée de Nkandla (est).

La médiatrice Thuli Madonsela, chargée de veiller au bon usage des deniers publics, a jugé en mars que le président avait illégalement profité du chantier, pointant la construction d'une piscine, d'un amphithéâtre, d'un enclos à bétail et d'un poulailler.

Elle lui a demandé de rembourser une partie des 246 millions de rands (17,3 millions d'euros) engagés, dénonçant des travaux somptuaires "constituant un îlot dans un océan de pauvreté où les infrastructures publiques sont rares".

M. Zuma a superbement ignoré tous les appels à rembourser. Juste avant les élections du 7 mai, il avait justifié ces travaux de renforcement de la sécurité, à la surprise générale, par le viol quelques années auparavant d'une de ses épouses.

Le président sud-africain est en poste jusqu'en 2019. Il a beaucoup maigri ces derniers temps et a été hospitalisé en juin pour surmenage, mais il a assuré dimanche qu'il allait désormais "parfaitement bien".


AFP





 
RDC : Décès de la veuve de Patrice Lumumba à Kinshasa |

2014/12/23

Aujourd'hui en Guinée Pauline Lumumba, la veuve de Patrice Lumumba, héros de l'indépendance de la RDC, est décédée mardi matin à Kinshasa.
De retour à Kinshasa depuis à peine une semaine, Pauline Lumumba, la veuve de Patrice Lumumba, le héros de la lutte pour l'indépendance de la RDC assassiné le 17 janvier 1961, s'est éteinte mardi 23 décembre au petit matin.

"Elle ne s'est pas réveillée", a confirmé à Jeune Afrique, Lambert Mende ministre de l'Information, de la Communication et des Médias, qui revenait à peine de la résidence des Lumumba à Kinshasa.

Âgée de 72 ans, Pauline Lumumba avait quitté Paris, où elle recevait des soins, il y a une semaine pour regagner Kinshasa.



JA

 
Le Secrétaire général de l’ONU à Conakry : « L’Onu vous soutiendra jusqu’à l’enrayement de l’épidémie… »

2014/12/20

Aujourd'hui en Guinée Sékhoutouréya, 20 décembre 2014 - En tournée dans les pays touchés par la fièvre hémorragique à virus Ebola, le Secrétaire général des Nations unies, Monsieur Ban Ki-moon, est arrivé à Conakry dans la matinée du samedi 20 décembre 2014, pour manifester sa solidarité et le soutien de son institution à la Guinée dans sa croisade contre cette épidémie. Dès son arrivée, le Secrétaire général des Nations unies a été reçu par le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, au Palais Sékhoutouréya. En présence de la Directrice générale de l’OMS, Dr. Margaret Chan, Ban Ki-moon et le Pr. Alpha Condé ont eu plus d’une heure d’entretien autour de la problématique de la lutte contre Ebola.

A l’issue des entretiens, le Secrétaire général des Nations unies a rassuré de son soutien personnel et de celui de son institution à la Guinée jusqu’à l’éradication totale de cette maladie : « Je suis très heureux de me retrouver aujourd’hui auprès du Président Condé. Nous sortons d’une réunion très fructueuse au cours de laquelle nous avons fait le point sur l’intervention contre Ebola. Personnellement, je suis très heureux de me retrouver dans votre pays en tant que Secrétaire général des Nations unies. Je suis venu dans la région pour soutenir les populations et les gouvernements qui doivent faire face à l’épidémie. Hier, j’étais au Liberia et en Sierra Leone. Ce soir, je serai au Mali. C’est un message personnel qui s’adresse directement aux habitants de la Guinée. L’Organisation des Nations unies vous soutiendra jusqu’à ce que l’épidémie soit enrayée et que les pays se soient remis de son effet dévastateur. Grâce à la détermination des autorités nationales, à la mobilisation des populations touchées et à leurs partenaires du monde entier, la propagation du virus a pu être sensiblement maitrisée dans certaines régions du pays. Ce progrès donne l’espoir de vaincre la maladie aux milliers de personnes (médecins, soignants bénévoles et populations touchées) qui la combattent. Il reste néanmoins beaucoup à faire. L’Ebola continue de se répandre et constitue un risque sérieux pour tous les Guinéens. Le système des Nations unies, la mission des Nations Unies pour l’action d’urgence contre Ebola et nos partenaires, sont là pour vous aider. Il n’a jamais été aussi important de travailler ensemble. Tous les Guinéens (responsables gouvernementaux, chefs des communautés, soigneurs traditionnels et populations locales) doivent s’impliquer activement dans la lutte contre la maladie pour mettre fin à l’épidémie. Je me suis entretenu avec le Président Condé de la situation en Guinée Forestière où il est inquiétant de constater que le nombre de malades semble croitre. Nous nous sommes également convenus qu’il fallait une collaboration transfrontalière solide, en particulier dans le cadre de l’Union du fleuve Mano, pour éviter que l’épidémie ne reparte de plus belle. Je remercie le Président Condé pour son esprit d’initiative. Je tiens également à exprimer ma profonde admiration à l’endroit de tous ceux qui sont en première ligne, les milliers d’hommes et de femmes originaires de Guinée ou d’autres pays du monde qui se battent pour sauver des vies. J’ai eu tout à l’heure une réunion très émouvante avec quelques-uns d’entre eux qui m’ont fortement impressionné par leur professionnalisme et leur dévouement. A long terme, l’épidémie d’Ebola risque d’avoir des conséquences socio-économiques graves. Même si notre priorité immédiate est d’arrêter la propagation de la maladie, il n’est pas trop tôt de commencer à penser au relèvement. Nous devons multiplier les activités visant à rétablir les services sociaux de base, renforcer les services de santé, soutenir l’économie et de façon générale accroître la résilience du pays. Les pays d’Afrique et du Monde ont réagit de façon extraordinaire. J’invite la communauté internationale à rester mobilisée. Notre objectif commun est d’éradiquer complètement la maladie. M. le Président, l’Organisation des Nations unies et moi-même, en tant que Secrétaire général, nous nous engageons à continuer à faire le maximum pour aider la Guinée à sortie de la situation actuelle ».

De son côté, le Président Alpha Condé a exprimé toute la gratitude du peuple de Guinée au Secrétaire général des Nations unies pour son soutien à la lutte contre Ebola : « Au nom du peuple de Guinée, je remercie le Secrétaire général des Nations unies. Cela fait au moins 50 ans que l’on n’a pas connu la visite d’un Secrétaire général des Nations unies en Guinée. Donc, c’est un grand plaisir de le recevoir, surtout de remercier les Nations unies pour leur leadership dans la lutte contre Ebola. Nous n’oublions pas la réunion du Conseil de sécurité, ensuite la réunion spéciale sur Ebola au mois de septembre qui a eu lieu à New York, ainsi que la réunion de la Banque mondiale à Washington. Nous avons eu un entretien en tête-à-tête et j’ai dit au Secrétaire général des Nations unies quelles sont nos préoccupations : Couper les chaines de contamination, suivre les contacts à 100% et pouvoir les aider à rester chez eux. Mais aussi la grande responsabilité du gouvernement pour la grande sensibilisation pour qu’il n’y ait plus de résistance. J’ai aussi rassuré le Secrétaire général que les élections prévues en 2015 auront lieu. L’Ebola n’est pas une raison pour ne pas faire les élections. Je lui ai dit que la CENI a déjà choisi un opérateur par suite d’appel d’offres. Donc nous avons eu le soutien de l’OMS pour nous aider à mieux assurer la coordination, parce que nous avons un grand problème de coordination. L’Ebola est une guerre, il faut que lorsque la ligne est définie que tout le monde aille dans ce sens. Et c’est mon devoir, en tant que Président, d’être le Général de cette armée qui doit combattre Ebola. Mais, il faut que chacun joue son rôle. Il y a le chef d’Etat Major, l’Etat Major, les officiers, les sous-officiers et les soldats. Donc, nous sommes très heureux que le Secrétaire général soit venu lui-même pour montrer que tout le monde peut venir en Guinée. Surtout pour réaffirmer sa volonté et surtout nous demander quels sont nos besoins. Ce qui est très important. Parce que nous sommes les mieux placés pour exprimer quels sont nos besoins, nos priorités. Mais une fois que nous exprimons nos besoins, nous laissons le soin aux organisations des Nations unies de gérer. Nous n’entendons pas nous mêler dans la gestion financière. Mais, il faut aussi que la gestion financière soit transparente. Qu’on sache qui fait quoi et que la coordination nationale qu’on a mise en place soit étroitement associée. Donc, je remercie le Secrétaire général des Nations unies, Mme Margaret Chan et toute la délégation qui l’accompagne, et j’espère qu’ensemble nous allons vaincre Ebola. Nous avons aussi discuté du renforcement de notre système de santé, mais aussi de l’aide à apporter à notre système économique. Nous avons déjà fait un programme sur notre système de santé. Nous allons très rapidement présenter un programme économique, sur nos priorités dans les différents domaines afin que les bailleurs de fonds puissent nous accompagner. Une fois de plus, je vous remercie M. le Secrétaire général et le peuple de Guinée vous sera reconnaissant ».

De Sékhoutouréya, le Secrétaire général des Nations unies et le chef de l’Etat ont visité le centre de traitement des soignants du virus Ebola, installé à la Base militaire. C’est une structure sanitaire offerte par la France. Ce centre comporte une zone haut risque, une zone à moyen risque et une zone verte à bas risque. Une occasion pour le Secrétaire général des Nations unies et le Pr. Alpha Condé d’apprécier ce centre avant de louer les efforts de la France dans la lutte contre Ebola en Guinée. C’est à l’issue de cette visite que le patron des Nations unies a repris son avion pour Bamako.

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon chez Alpha CONDE

2014/12/20

Aujourd'hui en Guinée Après le Président français François Hollande, après le Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, après l'Ambassadeur des Etats Unis à l'ONU, Samantha Power..., voici le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon au Palais présidentiel Sèkhoutouréya, ce Samedi 20 décembre 2014. Piannnn !!! Et qui disait d'ailleurs que le Guinée est isolée ?

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon était accompagné de la Directrice Générale de l’organisation mondiale de la Santé, Marguerite Chan, David Nabarro, Anthony Bamburry, représentant spécial de l’ONU pour l’urgence Ebola.


Focus

 
Ebola: En tournée en Afrique, Ban Ki-Moon promet le soutien de l'ONU

2014/12/19

Aujourd'hui en Guinée Le secrétaire général de l'ONU Ban ki-moon, en tournée vendredi dans les trois pays les plus touchés par Ebola en Afrique de l'Ouest, a assuré de l'engagement de la communauté internationale à endiguer l'épidémie et aider à reconstruire des services de santé sinistrés.

L'avion de M. Ban a atterri vers 09H00 (GMT et locales) au Liberia en provenance d'Accra, capitale du Ghana, siège de la Mission de l'ONU pour la lutte contre Ebola (UNMEER), par où il a débuté son voyage jeudi soir.

Accompagné par la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Margaret Chan, le coordinateur de l'ONU pour la lutte contre l'épidémie, le Dr David Nabarro, et le chef de l'UNMEER Anthony Banbury, il a été accueilli par le vice-président libérien Joseph Boakai, avec les honneurs militaires.

"Les Nations unies seront aux côtés des populations de la région jusqu'à ce que nous nous assurions qu'il n'y a plus de cas" d'Ebola, a-t-il déclaré à Accra lors d'une rencontre avec le président ghanéen John Dramani Mahama.


"Nous devons réfléchir attentivement à la manière de renforcer les systèmes de santé de la région pour qu'ils résistent à de futures épidémies de maladies contagieuses", a-t-il souligné.
L'épidémie, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, partie en décembre 2013 du sud de la Guinée, a fait au fait moins 6. 915 morts sur 18. 603 cas recensés, dont plus de 99% au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, selon le dernier bilan de l'OMS arrêté au 14 décembre.
Le nombre de morts continue à être sous-évalué, selon l'OMS,
qui estime à 70% le taux de mortalité réel dans ces trois pays.


Selon son programme, M. Ban doit s'entretenir à Monrovia, la capitale, avec la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf puis rencontrer des responsables de l'UNMEER et de la Mission des Nations unies au Liberia (Minul) avant de visiter une unité médicale tenue par l'armée américaine.
- Du matériel 'parti en fumée' -

Dans l'après-midi, le secrétaire général se rendra à Freetown, en Sierra Leone, le pays le plus touché en nombre de cas et celui où la transmission reste la plus intense (plus de 8. 500, soit près de la moitié).

Il arrivera au début d'une campagne de porte-à-porte qui doit durer jusqu'à la fin de l'année dans l'Ouest, la région la plus affectée, comprenant la capitale, Freetown, visant à "briser les chaînes de transmission" du virus.
M. Ban est attendu samedi à Conakry, en Guinée, où un incendie d'origine indéterminée dans un entrepôt de l'aéroport a détruit jeudi d'importantes quantités de matériel destiné à la lutte contre Ebola.

Le sinistre a été constaté "alors qu?une grande partie du magasin avait été dévorée par les flammes", a indiqué à l'AFP Abdel Kader Yombouno, conseiller juridique de la Sogeac (Société de gestion de l?aéroport de Conakry), précisant qu'une grande partie des produits "stockés à l?aéroport par le Programme alimentaire mondial (PAM) étaient partis en fumée".

L'UNMEER a confirmé le feu dans "un entrepôt des Nations unies en Guinée contenant des médicaments et du matériel de laboratoire utilisés dans la lutte contre Ebola, qui n'a pas causé de victime mais une perte regrettable dans les approvisionnements", sans toucher les équipements de protection stockés à proximité, selon un communiqué.
Le secrétaire général conclura sa tournée samedi à Bamako, au Mali, qui a été le dernier touché mais n'a plus de malade et n'a pas enregistré de nouveau cas depuis plusieurs semaines, avant une étape finale au Ghana.

Il s'agit de la tournée du plus haut niveau dans ces pays depuis le début de l'épidémie d'Ebola. Le seul chef d'Etat non africain à s'y rendre a été le président français François Hollande, venu en visite en Guinée le 29 novembre.


AFP


 
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