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03 Septembre 2014 - 3h02



Côte d’Ivoire : Un cas suspect d’Ebola mis en quarantaine à Yamoussoukro

2014/9/2

Aujourd'hui en Guinée Le transfert du joueur de Zulte Waregem vers Anderlecht s’est réalisé dimanche 31 août, quelques heures avant la clôture du mercato d’été. Engagé pour presque quatre ans par les champions de Belgique pour un montant qui avoisinerait 1,5 million d’euros, l’ailier guinéen a été soulagé d’apprendre la nouvelle de son manager.

« Je doutais que le transfert puisse encore se faire. J’y pensais depuis des mois et croyais que cela devenait impossible », a confié le jeune joueur de 23 ans, international A dans son pays depuis trois ans. « Jouer ici était un rêve. Même si j’ai envie d’un jour évoluer dans un grand championnat étranger, je voulais passer par Anderlecht. En Guinée, on ne connaît d’ailleurs que le Sporting », a conclu l’ancien joueur de Zulte-Waregem et de La Gantoise, qui espère apporter « vitesse et technique » à sa nouvelle équipe.

Avec le Français Maxime Colin, dont le transfert pour trois ans s’est réalisé vendredi, Conte a bouclé le marché des transferts de la maison mauve. Tous deux joueront sans doute déjà sous leurs nouvelles couleurs en amical ce vendredi, mais à huis clos, contre le club néerlandais de Dordrecht.


www.nouvellegazette.be

 
Opinion: Les mots de Chicago n'ont pas leur place dans le débat républicain !

2014/9/2

Aujourd'hui en Guinée J’ai lu, écouté et regardé avant d’intervenir au sujet du discours prononcé à Chicago par Mr Cellou Dalein Diallo devant des militants de son parti. J’ai attendu et espéré une condamnation claire d’au moins un membre de l’UFDG, mais rien !
J’ai également souhaité une dénonciation sans ambiguïté de la part de l’opposition guinéenne, mais rien !

Dans mon raisonnement de guinéo-optimiste, où aucune cause communautaire ou régionaliste ne tient devant la cause nationale, j’ai gardé l’espoir que la jeune génération qui intervient dans le débat public flétrisse ce discours à l’unanimité, mais mon espoir fut déçu.

Alors j’arrive à un certain nombre de conclusions inquiétantes:

1- Le discours du leader de l’UFDG est la dernière preuve éloquente du triomphe des extrémistes sur les esprits rationnels et le raisonnement qui y est tenu, dans la bouche d’un candidat sérieux à la présidence de la République, constitue une grave menace contre notre nation multiethnique.

2- Dans la conquête du pouvoir, l’unité de la nation guinéenne est désormais la dernière des préoccupations de bon nombre de politiciens.

3- Le Guinéen est vraiment artisan de son propre malheur. Lorsqu’il soutient un homme politique, il l’idolâtre, il opine du chef et applaudit même quand ce dernier est dans l’erreur. Il le place sur un piédestal au-dessus de tout soupçon. Il adhère à ses thèses sans aucun esprit critique et sur la base d’arguments très souvent irrationnels.

Alors que nous passons notre temps à discourir sur la nécessité de l’unité et la paix, pourquoi donc est-il si difficile de dire unanimement que les mots de Chicago n’ont pas leur place dans la République ?

Le discours de Chicago, dans sa forme comme dans son fond est un discours d’exclusion, un discours à caractère communautariste. Il tend à légitimer le socle ethnique des partis politiques. Il fait le dangereux amalgame entre les coalitions politiques et celles ethniques. Il est indigne d’un député du peuple, indigne du leader d’un grand parti politique auquel incombe la lourde responsabilité d’éducation politique de ses militants.

Se taire devant de tels propos, c’est être complice, par son silence, de leurs possibles conséquences. Chercher à les justifier c’est faire preuve d’un fanatisme qui ne dit pas son nom.

Quelles que soient les injustices que dénonce Mr Cellou Dalein Diallo, quelles que soient les motivations de son combat, son statut exige de lui une certaine exemplarité. Dans sa lutte, son combat ou sa guerre, Mr Diallo serait beaucoup mieux inspiré en s’adressant à toute la Guinée dans sa diversité.


Nelson Mandela qui est une source inestimable d’inspiration disait ceci : <<... je commençais à comprendre que mon devoir était envers mon peuple dans son ensemble et pas simplement une partie ou une branche de ce peuple. Je sentais que tous les courants de ma vie m'entraînaient loin du Transkei et vers ce qui ressemblait au centre, un endroit où les loyautés régionales et ethniques cédaient la place à un but commun…"

Quoi qu’il en soit, l’arnaque des partis politiques qui consiste à utiliser les ethnies comme marchepied pour accéder au pouvoir ne durera pas indéfiniment. Le peuple, dans la misère depuis des décennies, finira un jour par découvrir la supercherie lorsqu’il se rendra compte que la gestion du pouvoir a toujours été clanique et non pas ethnique.

Puisse Dieu bénir la Guinée et les Guinéens !


Laye BAMBA

 
Tafsir chérif, la nouvelle pépite de l'AS Monaco prêté à l'AJ Auxerre.

2014/8/29

Aujourd'hui en Guinée Il n'est plus dans l'ombre depuis sa signature l'année dernière chez les professionnels à l'AS Monaco où il doit la quintescence de sa formation. Né le 19 juin 1995 en banlieue de Conakry, en République de Guinée, Tafsir Chérif débarque en France tout jeune et se fait convoiter par plusieurs clubs de sa ville dont Paris FC. Mais, c'est l'AS Manaco qui a su rapidement comprendre le talent caché du jeune guinéen et le met à l'abri de toute convoitise. Après plusieurs années de formation, l'attaquant guinéen signe en professionnel avec un traitement digne d'une future pépite footballistique. Son talent caché s'explose durant la saison 2012-2013 en étant champion de France et meilleur buteur de l'ASM des U-19 avec 9 réalisations à compteur.

Suite à l'espoir porté au jeune attaquant guinéen par la principauté, les dirigeants monégasques n'entendent pas laisser leur future star. Face aussi à l'arrivée imminente en 2013 de James Rodriguez-aujourd'hui madrilène- et de Falcao, Chérif savait qu'il devrait mûrir pour faire front à la rude concurrence. Ses dirigeants lui prêtent pour une saison au club bourguignon de l'AJ Auxerre le 29 juin dernier.

Ses débuts en ligue 2 française marquent donc une preuve s'épanouissement et de volonté de réussir une carrière qui bat tout record. Interrogé au micro d'AEG depuis les vestiaires de l'AJ Auxerre, sur ses nouvelles ambitions, l'attaquant guinéen confie: '' Mon ambition n'est pas seulement de marquer, c'est de donner aussi des passes décisives à mes coéquipiers.C'est vrai qu'en ligue 2, le niveau physique est impressionnant, mais moi je cherche à progresser chaque jour et après chaque match '', conclut la pointe de l'attaque auxerroise du coach Jean-Luc Vannuci. Ce qu'il a démontré lors de la première journée de ligue 2 après sa passe décisive contre Le Havre-2-0-en faveur de l'AJA. C'est d'ailleurs le 12 Août courant qu'il inscrit un somptueux but contre US Orléans en coupe de la ligue. Il est désormais suivi par des clubs français et étrangers même si à 19 ans seulement, il doit encore continuer à enchaîner ses performances.

Déjà contacté par Michel Dussuyer à plusieurs reprises, selon les propos de son père, Tafsir entend donner son maximum à son club avant d'enfiler pour la première fois le maillot du Syli National de Guinée. En tout cas , il devrait être convoqué par Dussuyer avant la fin des matches éliminatoires de la CAN 2015 que le Syli en débute en septembre prochain contre le Togo. En tout cas l'occasion est opportune au moment où Mohamed Yattara, le lyonnais souffre d'une blessure à la cuisse depuis dimanche contre le RC de Lens. Bonne chance à Tafsir Chérif pour la suite de sa carrière qui ne fait que commencer.

TRAORÉ Ousmane
Écrivain- journaliste
Chef de bureau de: Aujourd'hui-en-guinée. com en Arabie Saoudite.

 
Grande interview de Mamadou Antonio Souaré, Président du Horoya AC

2014/8/27

Aujourd'hui en Guinée " Les dirigeants des clubs ont l'obligation d'avoir des comportements irréprochables, d'être crédibles et de donner le bon exemple.Dans cette grande interview exclusive accordée à un confrère de la place, M. Antonio Souare, PDG GUINÉE-GAMES, Président du Horoya évoque de nombreux thèmes d'actualités sportives et culturelles. La visite du président de l'ASK, Boubah Sampil, les perspectives du passage à la Ligue professionnelle, le bilan du championnat 2013-2014 et les dysfonctionnements au niveau du Horoya, la coupe du monde 2014, le drame de Rogbane, le décès de Souleymane Koly ainsi que des sujets non moins importants sont des questions que le Président Antonio Souare a accepté de répondre pour nos lecteurs.
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Vous venez d’avoir des échanges avec Aboubacar Sampil, président de l’Association sportive du Kaloum (ASK). Peut-on savoir ce que les dirigeants des deux principaux clubs de Guinée que vous êtes, ont évoqué durant cette réunion ?

Mamadou Antonio Souaré : Le président Bouba Sampil avec son staff étaient venus nous rendre visite. Une visite appréciée à sa juste valeur par mes collaborateurs et moi même. Nous avons mis à profit cette rencontre pour tenter de faire le bilan du championnat national de Ligue 1 qui vient de s’achever. J'ai félicité l'ASK pour son titre de champion. L'ASK et ses dirigeants ont les bénédictions et le soutien total de tout le staff du Horoya dans la campagne africaine qu'ils entament la saison prochaine avec les couleurs de notre pays, la Guinée.

D'autre part, vous n'êtes pas sans savoir que la fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT) a signé la décision, sur recommandation de la FIFA (Fédération internationale de football association) et de la CAF (Confédération africaine de football), du passage obligatoire à la Ligue professionnelle des la prochaine saison du championnat national des Ligues I et II. Par rapport à cette échéance très proche, nous avons décidé d'instaurer avec tous les autres clubs et acteurs concernés un cadre de dialogue et d'échanges afin que cette mutation positive du football guinéen soit comprise et se déroule sans grande difficultés. À cet effet, un programme de travail en amont est nécessaire au niveau des clubs avant qu’on ne se retrouve avec la commission proprement dite de la fédération guinéenne de football. En ce moment avec les résultats déjà acquis à notre niveau, nous pourrions parlé le même langage et d’une même voix. Nous avons décidé alors de nous retrouver en début de la semaine prochaine, à partir du lundi (NDLR 11 août), pour formaliser tous les points relatifs à la Ligue Professionnelle à travers la conception d’un document de base.

Nous avons aussi évoqué les faiblesses, vices et travers qui pourraient fausser les résultats et ternir gravement l'image du football guinéen. Aujourd’hui, il faut avoir l'honnêteté et le courage de le dire, l’AS Kaloum et le Horoya, à tors ou à raison, resteront systématiquement pointés du doigt tant que des pratiques douteuses ou déshonorantes entacheront la crédibilité d'un match du championnat national ou de la coupe nationale. Donc, les dirigeants des deux clubs ont l'obligation d'avoir des comportements irréprochables, d'être crédibles et de donner le bon exemple aux autres. Sinon tous les efforts et sacrifices financiers consentis aujourd'hui ne serviront à rien. En gros, ce sont ces points que les deux présidents et leurs équipes ont discuté durant cette réunion de travail. Nous avons surtout insisté sur la nécessité de rehausser le niveau du football guinéen afin que l’AS Kaloum et le Horoya servent d’exemple en termes de performance pour le reste des clubs du pays sur l'arène internationale.
Notre souhait aussi est que le championnat guinéen démarre désormais à temps, comme dans les autres pays, c'est à dire en septembre ou en octobre au plus tard. Alors que les championnats des autres pays commencent en fin août ou début septembre, il n'est pas normal que la Guinée continue d'accuser des retards allant jusqu'à décembre voire janvier. C'est ce qui explique, en partie, les difficultés et les contre performances des clubs guinéens face à leurs adversaires en coupes africaines. Il faut avouer que nos adversaires dans les compétitions africaines, qui commencent tôt le championnat (août -septembre), ont les jambes beaucoup plus rodées, sont mieux préparés que nous qui ne commençons le championnat qu'en décembre-janvier. Et le plus souvent, ils réussissent, sans difficultés majeures, à éliminer nos clubs. Donc, il est impératif de corriger ce lourd handicap et d'avoir un calendrier qui nous permet d'être plus compétitif au niveau international. Tout ce toilettage devrait être fait avec la Ligue Professionnelle pour booster notre football.

En tant que citoyen et grand promoteur de la culture guinéenne, comment avez-vous vécu le drame survenu sur la plage de Rogbanè où une trentaine de jeunes gens qui étaient partis se récréer ont perdu la vie? Et quelle a été la réaction de votre société GUINEE GAMES face à ce drame ?

- Je profite d'abord de l’occasion pour présenter mes condoléances à toutes les familles des victimes et à la jeunesse guinéenne. Ce drame m’ai tombé comme un couperet sur la tête. Quand j’ai appris la triste nouvelle aux environs de 23h, j’avoue que je n’ai pas pu fermer l’œil toute la nuit. Voyez-vous quand un tel drame survient, il faut penser d’abord aux familles, aux enfants qui sont très jeunes, et qui ont été d’innocentes victimes. Puis, il faut ensuite se demander comment cela a bien pu arriver, alors qu’on aurait bien pu l’éviter. Et je crois qu’on doit prendre des dispositions nécessaires sur le plan étatique et sur le plan des structures culturelles, pour ne pas que ce genre de tragédie se reproduise dans notre pays. En moins d'un an, c’est la deuxième fois qu'un tel drame frappe la Guinee. Désormais, avant tout spectacle, il convient d'abord de s'assurer que les organisateurs sont professionnellement qualifiés, qu'ils remplissent toutes les conditions, qu'ils ont le quitus pour organiser ce genre d’événements. Il faut dorénavant penser à sécuriser les lieux de spectacles. Il faut que ces lieux soient adaptés aux spectacles. Surtout qu'aujourd’hui quand on parle de la musique de rue ou sur la place publique, vous avez à faire à une population juvénile souvent insouciante, à des adolescents inconscients de certains risques.

Il faut donc créer des structures adéquates pour maintenir la sécurité et la vie des enfants. Ma société GUINEE-GAMES a compatit à ce drame national, a partagé le deuil des familles des victimes en leur apportant son assistance, sans que cela ne soit porté sur la place publique, bien sûr. Mais vous savez quand vous perdez un enfant, rien ne peut le remplacer. Rien dans le monde ne peut remplacer la perte d'un enfant, même si vous donnez des milliards à ses parents. Donc, une fois encore, je présente mes condoléances aux familles endeuillées; je souhaite que tout le monde prenne des dispositions pour que ce genre de drame ne se reproduise plus dans notre pays.

- Dans le registre des mauvaises nouvelles, il ya aussi la disparition de Souleymane Koly, un chantre de la culture guinéenne. Vous avez
certainement eu à suivre l’homme à travers ses œuvres?

- L'immensité de la perte avec le décès de Souleymane Koly dépasse largement les frontières guinéennes. C'est un grand homme de culture qui nous quitte en laissant à la postérité de grandes œuvres culturelles intemporelles. Mon regret, malgré la richesse des œuvres produites, est qu'il meurt, physiquement, avec une bibliothèque dans la tête, de grands projets et de grandes ambitions pour la Guinée que le temps ne lui a pas permis de réaliser.

J'ai connu Souleymane Koly quand il montait l'ensemble Kotéba à Abidjan. J'ai également eu le privilège de le suivre sur le plan international en France et dans d’autres pays. Et 48 heures avant sa mort, je le suivais sur TV5. Une émission dans laquelle on retraçait le parcours du talentueux artiste doublé de grand producteur.

Je crois que son décès est une énorme perte pour la Guinée quand on considère qu'après avoir fait tout le parcours dans les autres pays, il ambitionnait pour son pays des grands projets culturels. C’est regrettable pour nous, mais c’est Dieu qui l’a décidé ainsi. Le jugement de Dieu ne dépend que de sa volonté. Prions donc pour le repos de son âme. Prions pour la Guinée, prions pour notre jeunesse, prions pour l’avenir de ceux qui sont encore vivants. Amen


- Malgré ses énormes potentialités en termes de ressources humaines,financières et matérielles, le Horoya AC a terminé le championnat en
seconde position. Pouvez-vous nous dire ce qui n’a pas marché, pour que votre club ne soit pas parvenu à prendre la tête de cette
compétition ?

- Je dois reconnaître que le début du championnat a été mal géré par le staff technique d'alors. Vous avez tout suivi. Je ne reviendrais pas sur tous les détails, mais les mauvais résultats ont conduit au remplacement de l'ancien entraîneur.

Avec les faux pas de la première partie du championnat, il était impératif de gagner tous les matchs retour jusqu’à la fin du championnat. C’est cette mission qui a expliqué le contrat avec le nouveau staff technique. Ils ont certes fait leur boulot, un boulot que je qualifie de formidable, je tiens d’ailleurs à les remercier et à les féliciter. Ça été un parcours sans faute, mais malheureusement il y a eu cette pénalité administrative, de notre part, qui est venue tout remettre en cause.

Les jeunes ont fait leur boulot, les techniciens ont fait le leur, mais ceux qui devaient gérer l’administration ont péché. Et en toute
honnêteté j’ai pensé que c’était un complot. Pourquoi aligner un jouer suspendu contre un adversaire que notre troisième équipe pouvait facilement battre, on pouvait s'en passer. Alors que le joueur en question venait de purger des cartons en Ligue des champions et en championnat.

À cause d'une faute administrative, le Horoya, champion sur le terrain, se trouve priver banalement de son quatrième titre consécutif mérité.

Je l’accepte pour le fair-play, pour la vie du sport et pour le développement de notre football.
Mais, comme je le disais, la faute est venue de chez moi, c’est pourquoi nous avons été obligés de rechercher d’où elle est venue cette faute. Et nous avons réussi à situer les responsabilités. Aujourd'hui, nous sommes en train de restructurer profondément le club, puisqu'il est inadmissible qu’un travail de si longue haleine, de plus de deux ans et demi, de trois ans, soit ainsi mis à l’eau pour des raisons qu’on ignore. Il est choquant de gagner tous les matchs sur le terrain et qui font de vous champion et que vous ne le soyez pas pour des motifs impropres aux joueurs. Donc, il faut être sans état d’âme et sanctionner les responsables de cette faute. C’est une année perdue pour nous, je dois le dire. Maintenant il faut consacrer les efforts sur d’autres compétitions comme la coupe nationale pour la gagner, c’est tout.

- C’est un secret de polichinelle de dire que le Horoya souffre d’un chronique problème de management avec une administration commettant
des erreurs aux conséquences lourdes pour vos investissements, comme la perte des points contre le club Bâte. C'est tout de même curieux de
savoir que son président, que vous êtes, avec toutes ses qualités et ses preuves dans divers domaines, où il s’est illustré par son talent,
ne semble pas voir ou comprendre ce dysfonctionnement. Pourquoi avec le club ça n’a pas l’air d’aller ?

- Vous n'êtes pas sans savoir que quand je venais aux affaires, il y a deux ans et demi, on ne parlait même pas de championnat guinéen, on ne parlait pas de football. C’est grâce à notre capacité managériale aujourd’hui que mêmes des footballeurs étrangers se bousculent pour venir jouer dans le championnat guinéen. Je ne crois pas que ce soit une question de management. Le programme de Horoya s'étale sur la période 2013-2017, avec l’objectif de construire un des plus grands clubs africains. Mais, il est évident à présent que beaucoup de personnes ne sont pas en mesure de suivre ce programme quinquennal. À partir de la, notre devoir est de veiller et lever désormais tous les obstacles qui se dresseront sur notre chemin. Il faudra tirer les leçons sur ce qui est arrivé et corriger les défaillances. Aujourd’hui, nous sommes fiers de l'engouement créé au sein du football guinéen. Désormais, l'idée de concurrence saine prend forme et se développe, et cela poussera d’autres personnes à investir dans le football guinéen. Cela constitue un acquis pour la Guinée, pour le football guinéen pas pour Horoya uniquement. Je dirais donc, que dans l'ensemble, ça marche très bien au Horoya. Le club est bien structuré mais quand quelqu’un fait la faute, vous ne pouvez rien faire d'autre que sanctionner, sans oublier pourtant que la faute est irréparable. L'erreur est réparable, pas la faute. C'est ce qui est arrivé. Mais, le Horoya continue sa course vers la grandeur.

- Certains observateurs vous reprochent de concentrer tout entre vos mains. Ces gens pensent que votre talon d’Achille c’est surtout votre
entourage composé essentiellement d’amis d’enfance, qui ne soient pas tous animés des mêmes ambitions que vous. Ont-ils tort de se livrer à ce genre d’insinuations ?

- Ceux qui parlent ainsi ne comprennent pas le fonctionnement du Horoya. D’abord, Horoya est une entreprise qui fonctionne comme mes autres sociétés, à savoir GBM, GUINEE-GAMES ou CIS-Tv. Je suis peut être l’un des dirigeants qui décentralisent le plus en Guinee, celui qui délègue beaucoup plus de responsabilités à ses collaborateurs.

Ensuite, si j’avais tout concentré à mon niveau, cette faute pénalisante ne se serait pas produite. J'ai voulu que tout le monde apprenne, que chacun à travers son travail, s'affirme et s'exprime par des résultats. Donc ces critiques ne sont pas fondées, ils se trompent en affirmant cela. Je n’ai pas de copains d’enfance dans cette équipe. Pour preuve, le bureau actuel était déjà en place quand j'arrivais aux affaires, donc je n'ai imposé personne.

- Ils font probablement allusion à Sorel Sankhon, Kader Sangare et autres ?

- Non, attention ce sont des cadres qui apportent beaucoup au Horoya.

N'oublions pas que Kader Sangare a été le pionnier, le premier à fonder un club de football privé, en l'occurrence l’AS Kaloum, et nous l’avons tous suivis à l'époque. Il a également été ministre des Sports. Ce n’est pas parce qu’il a été mon copain d’enfance, non ce n’est pas ça, il a apporté un plus au sport de façon générale.

C’est un garçon qui a beaucoup d’expériences, notamment dans la gestion des clubs sportifs dont Horoya a besoin aujourd'hui dans sa restructuration. Et vous constaterez aussi qu'il vient d’arriver, donc il n'a strictement aucune responsabilité dans la catastrophique gestion qui nous a fait perdre des points et le titre de champion, et que je suis obligé de sanctionner.

Il ne gérait rien avant cette faute administrative. C’est justement d'ailleurs à cause de cette coûteuse défaillance de l'administration du club que Kader Sangare a été appelé et promu président délégué. Lui et moi, nous savons ce que sait que le football. On connait les règles et les règlements en la matière.

- J’ai parlé d’eux, mais il peut y avoir d’autres noms que je ne maîtrise pas ?

- Non honnêtement je travaille avec le bureau que j’ai trouvé en place. Vous pouvez aller au siège du Horoya, vous verrez que je n'ai rien changé au niveau du bureau exécutif que j'ai trouvé. Et vous verrez que ce ne sont pas mes copains d’enfance. Mais, j’essaie de leur apprendre à travailler de manière professionnelle. Vous savez que le football est une profession, avec des règlements stricts. Et sa gestion est un métier difficile et même complexe. Donc avec le passage intégral et officiel au professionnalisme, il est impératif que chacun puisse maîtriser les textes. Un club étant une entreprise, le sens du management, la maîtrise des outils sont indispensables pour tout responsable du Horoya.
En attendant, le Horoya avance à grands pas. Le Horoya est l’un des clubs remplissant aujourd’hui les trois critères fondamentaux exigés aux clubs pour être reconnus professionnels : les juniors, les cadets et l'équipe première. Le Horoya est également Omnisports avec ses équipes de basketball, de handball. Tout cela est correctement géré. Donc, la gestion du Horoya n’est pas une affaire de copains. Moi je suis un homme d’affaires. Et comme tout businessman, je suis pragmatique. Ce qui importe ce n’est pas la personne, c’est ta rentabilité. Pour le reste je n’ai pas d’état d’âme. Je préfère garder l'amitié, les relations amicales avec quelqu'un et éviter de travailler avec lui s'il n'est pas utile. Donc c’est la rentabilité qui compte chez moi. Le Horoya évolue dans son programme 2013-2017. Que Dieu nous donne la santé et la vie, je vous assure que le Horoya sera l’un des meilleurs clubs d’Afrique.

- Comment arrivez-vous à concilier la gestion du club et celle de la société de jeu ‘’Guinée games’’ ?

- C'est tout un Groupe, pas seulement le Horoya et GUINEE GAMES, il y'a aussi l'Académie Antonio Souare à Dubreka, la Chaîne internationale de Communication CIS-Tv et d'autres projets dans le transport aérien, l'hydrocarbure ou l'hôtellerie. Toutes ces sociétés sont des filiales du Groupe Business Marketing (GBM). Au lancement de GUINEE-GAMES, au début des années 2000, j'ai eu l'honnêteté de prévenir les travailleurs sur le fait que les bénéfices et l’intérêt ne viendront pas d’un coup et ne tomberont pas du ciel. Quand tu montes une entreprise, il faut dire à tes collaborateurs de ne pas s'attendre à la récolte immédiate des fruits. Et pour que tout le monde parie avec GUINEE-GAMES, il a fallu consentir des sacrifices financiers et matériels souvent douloureux sur plus de quatre ans d'activités pour gagner la confiance des joueurs. C'est seulement à la cinquième année, que nous avons commencé à retrouver les premiers équilibres, à poser les soubassements parvenus d'une société performante et solide. Mais si tu es trop pressé, c'est à dire vouloir investir aujourd’hui et gagner immédiatement, tu ne réussiras jamais. C’est pourquoi, je vous parle de décentralisation. J’ai une équipe qui a été formée, et qui gère efficacement GUINEE-GAMES aujourd'hui, moi je ne suis que le coordonnateur qui vérifie, rectifie ou conclue, sur la base d'un système informatique très performant, le travail des uns et des autres. Avec ou sans Antonio GUINÉE GAMES fonctionne et partout dans le monde, je coordonne ce fonctionnement grâce à un système technologique que seule notre société Mère installée à Londres possède dans le monde. Vous voyez que je voyage beaucoup, que je m’occupe d’autres affaires, mais GUINEE-GAMES fonctionne à la perfection. GUINEE-GAMES ne dépend de personne aujourd’hui, même pas de moi. Elle repose sur des moyens technologiques modernes. Donc, il est pratiquement impossible qu'elle puisse dépendre d’une seule personne. Même quand je ne suis pas en Guinée, je vérifie GUINEE-GAMES, je contrôle GUINEE-GAMES. Mes bureaux ne sont même plus à GUINEE-GAMES, ils sont à la cité chemins de fer. Moi je travaille à la manière anglo-saxonne. Je décentralise, je laisse chacun faire son travail pour être efficace et produire le résultat attendu. Car seul le résultat compte.

Si vous ne faites pas de résultats, vous laissez la place à plus capable, c’est la règle chez moi.

- Où en êtes-vous avec votre projet de télévision ?

- Aujourd'hui, la télévision elle est prête. Elle est fonctionnelle,mais malheureusement on a eu cette malheureuse épidémie. Les experts ont quitté
la Guinée depuis le mois de juin et ils attendaient une amélioration de la situation sanitaire, en termes d’éradication de la maladie, pour revenir et procéder aux derniers fixages et réglages. Qu’est-ce qui reste aujourd’hui concrètement ? Pratiquement, c'est le fixage de l’antenne. Tout le reste est prêt: le siège de la télévision à Lambanyi est totalement équipé, le car de reportage est disponible. Nous avons mis assez de moyens, et c’est une télévision totalement sportive et culturelle, de vocation panafricaine sur satellite. La seule difficulté est que la fixation de l'antenne ne dépend pas de notre partenaire du projet, "Studiotechs" qui a fabriqué les matériels, monté et équipé les studios de la radio et de la télévision.

Pour la fixation de l’antenne, les techniciens vont bientôt arriver à Conakry pour le réglage et l’équilibrage. Notre programme prévisionnel fixe l'inauguration à fin septembre 2014. Et si cette épidémie n'était pas survenue, aujourd’hui la télévision serait déjà en essai.

En attendant la fixation de l’antenne, je dois dire que nous sommes bien équipés et nous avons déjà des partenaires. Il y a des sociétés qui gèrent la Coupe d’Afrique des Nations, comme Sport Five, qui devraient se servir de nos matériels pour reporter certains matchs de la sous région. Aujourd’hui nous sommes capables de reporter un match de football ou un évènement
culturel n’importe où dans le monde et en direct. On a les moyens et on a du matériel pour ça. Donc, ça sera une visibilité pour la Guinée,
ça sera une chance pour la Guinée, pour les Guinéens, pour la jeunesse guinéenne. Ce n’est pas pour monsieur Antonio Souaré ou GUINEE-GAMES.
C'est pourquoi, la CIS-TV ( Culture - Infos - Sports), est complètement détachée. Elle est à la disposition des Guinéens. Son personnel sera différent de celui des autres structures. C'est une autre preuve que je suis un chef d'entreprises qui décentralise. Je ne gère pas seul et directement GUINEE-GAMES ou Horoya.

Aussi, notre centre de formation sera l’un des plus grands de l’Afrique de l’Ouest. Il est à Dubreka précisément dans la localité de Yérokobiya sur 21 hectares. Nous travaillerons afin qu'il soit un des plus grands lieux d'attraction d'Afrique de l’ouest. Ça aussi c'est pour la Guinée et non pour monsieur Souare, accusé à tors de concentrer tout dans ses mains. J'ai des professionnels qui travaillent avec moi. J'ai besoin de vous tous comme journalistes à CIS TV. J’aurai besoin des grands sportifs, des enseignants, des éducateurs au centre de formation. J’aurai besoin des grands techniciens, j’aurai besoin des grands ingénieurs à GUINEE-GAMES. C'est ça ma conception et mon mode de fonctionnement. Et c’est ça la vérité sur Antonio Souare.

- Nous n’allons pas terminer sans parler du Mondial brésilien, où vous étiez avec le gotha du football mondial. Comment avez-vous vécu
cette grand-messe du foot ?

- Je l’ai vécu avec beaucoup de joie. Comme vous devez le savoir, je suis un
passionné de sport. Etre responsable sportif et se retrouver avec toute la crème du football mondial au même moment et au même lieu, c’est donner une fois chaque quatre an. Donc j’étais vraiment content et même heureux d'y être. Avec un tel événement mondial, vous apprenez chaque jour, vous faites la connaissance ou la rencontre des personnalités importantes du sport: Présidents de clubs, des fédérations nationales, des confédérations, des grandes firmes et marques intervenants dans le sport, le président de la FIFA, les membres de la FIFA, vous côtoyez les stars actuelles et à la retraite du football mondial que vous voyez à la télévision. Vous discutez, déjeuner ou dîner avec tout ce beau monde, j'avoue que c'est extrêmement utile et enrichissant. C'est difficile de commenter tout ça. Personnellement, j'ai eu des entretiens avec des présidents de club, comme le président Jean Michel Aulas de l'Olympique Lyonnais, club qui a accordé deux bourses de perfectionnement du niveau de deux entraîneurs guinéens : Kanfory Lape Bangoura et Koly Koivogui. J'ai aussi des discussions avec des techniciens de grand renommée, des anciens footballeurs devenus consultants pour des chaînes de télévision sportive ou assistants d'entraîneurs des équipes qualifiées au mondial. Le président Issa Ayatou m'a reçu ainsi que son vice président guinéen, notre frère Almamy Kabele Camara. Avec le président de la fédération guinéenne de football, mon cher frère Salifou Camara Super V, j'ai rencontré le Président Joseph Sep Blatter de la FIFA.

La coupe du monde est également une occasion de faire la rencontre des dirigeants du monde, des chefs d’Etat, ministres, ambassadeurs avec lesquels il vous arrive de partager la table.

Vous vous frottez avec eux, vous vous saluez, vous parlez, vous prenez un verre ensemble. Qu'est ce qui peut favoriser ce brassage à part le football, le sport, la culture? Cela n'a pas de prix pour moi. Cette Couple du monde a été pour moi un plus. Chaque fois que j'assiste à une Coupe du monde, c’est un plus pour moi. Après la France en 1998, le Japon-Corée du Sud en 2002, l'Allemagne en 2006, l’Afrique du Sud en 2010, c’est le Brésil en 2014. C’est toujours un plus, et je remercie DIEU de m'avoir prêté vie et accordé la santé et les moyens de vivre toutes ces fêtes mondiales de ce sport formidable. Avec le football, pas de racisme, pas de blanc ni de noir, tous les pays y sont, mélangés les uns aux autres. C’est pourquoi je crois aux investissements dans le sport et dans la culture. Nous devons tous comprendre que l'impact positif que le football et la culture offrent à la jeunesse, à un peuple n'a pas de prix.

Quand tu te retrouve à la tribune des stades comme Maracana Stadium de Rio, tu as la chair de poule, parce que c’est toute une histoire du football qui défile sous tes yeux, mon cher ami. Le Maracana est un temple…


- En homme d’affaires très avisé, Antonio Souaré se refuse de parler politique. Est-ce dire que vous ne nourrissez pas l’ambition d’être
même un jour député ou maire de votre circonscription, qui est Kindia?

Non, la politique n'est pas dans mes projets, dans mon programme. Je n'ai pas de vision pour la politique. Je suis déjà trop occupé avec le sport, la culture et mes sociétés que je ne peux trouver une seconde pour la politique. Donc, je préfère, et avec votre aide et celle de tous mes amis, exceller dans mes domaines de prédilections. Sincèrement la politique ne m’intéresse pas. Je n’aimerais même pas qu’un de mes enfants fasse la politique. Je préfère apporter mon concours par tous les autres autres moyens à mon pays, mais pas sur le front politique. Avec tout le respect que je vous dois, je dis merci à la politique.

Source: L'Indépendant

 
Grande interview de Mamadou Antonio Souaré, Président du Horoya AC

2014/8/27

Aujourd'hui en Guinée " Les dirigeants des clubs ont l'obligation d'avoir des comportements irréprochables, d'être crédibles et de donner le bon exemple"Dans cette grande interview exclusive accordée à un confrère de la place, M. Antonio Souare, PDG GUINÉE-GAMES, Président du Horoya évoque de nombreux thèmes d'actualités sportives et culturelles. La visite du président de l'ASK, Boubah Sampil, les perspectives du passage à la Ligue professionnelle, le bilan du championnat 2013-2014 et les dysfonctionnements au niveau du Horoya, la coupe du monde 2014, le drame de Rogbane, le décès de Souleymane Koly ainsi que des sujets non moins importants sont des questions que le Président Antonio Souare a accepté de répondre pour nos lecteurs.
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Vous venez d’avoir des échanges avec Aboubacar Sampil, président de l’Association sportive du Kaloum (ASK). Peut-on savoir ce que les dirigeants des deux principaux clubs de Guinée que vous êtes, ont évoqué durant cette réunion ?

Mamadou Antonio Souaré : Le président Bouba Sampil avec son staff étaient venus nous rendre visite. Une visite appréciée à sa juste valeur par mes collaborateurs et moi même. Nous avons mis à profit cette rencontre pour tenter de faire le bilan du championnat national de Ligue 1 qui vient de s’achever. J'ai félicité l'ASK pour son titre de champion. L'ASK et ses dirigeants ont les bénédictions et le soutien total de tout le staff du Horoya dans la campagne africaine qu'ils entament la saison prochaine avec les couleurs de notre pays, la Guinée.

D'autre part, vous n'êtes pas sans savoir que la fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT) a signé la décision, sur recommandation de la FIFA (Fédération internationale de football association) et de la CAF (Confédération africaine de football), du passage obligatoire à la Ligue professionnelle des la prochaine saison du championnat national des Ligues I et II. Par rapport à cette échéance très proche, nous avons décidé d'instaurer avec tous les autres clubs et acteurs concernés un cadre de dialogue et d'échanges afin que cette mutation positive du football guinéen soit comprise et se déroule sans grande difficultés. À cet effet, un programme de travail en amont est nécessaire au niveau des clubs avant qu’on ne se retrouve avec la commission proprement dite de la fédération guinéenne de football. En ce moment avec les résultats déjà acquis à notre niveau, nous pourrions parlé le même langage et d’une même voix. Nous avons décidé alors de nous retrouver en début de la semaine prochaine, à partir du lundi (NDLR 11 août), pour formaliser tous les points relatifs à la Ligue Professionnelle à travers la conception d’un document de base.

Nous avons aussi évoqué les faiblesses, vices et travers qui pourraient fausser les résultats et ternir gravement l'image du football guinéen. Aujourd’hui, il faut avoir l'honnêteté et le courage de le dire, l’AS Kaloum et le Horoya, à tors ou à raison, resteront systématiquement pointés du doigt tant que des pratiques douteuses ou déshonorantes entacheront la crédibilité d'un match du championnat national ou de la coupe nationale. Donc, les dirigeants des deux clubs ont l'obligation d'avoir des comportements irréprochables, d'être crédibles et de donner le bon exemple aux autres. Sinon tous les efforts et sacrifices financiers consentis aujourd'hui ne serviront à rien. En gros, ce sont ces points que les deux présidents et leurs équipes ont discuté durant cette réunion de travail. Nous avons surtout insisté sur la nécessité de rehausser le niveau du football guinéen afin que l’AS Kaloum et le Horoya servent d’exemple en termes de performance pour le reste des clubs du pays sur l'arène internationale.
Notre souhait aussi est que le championnat guinéen démarre désormais à temps, comme dans les autres pays, c'est à dire en septembre ou en octobre au plus tard. Alors que les championnats des autres pays commencent en fin août ou début septembre, il n'est pas normal que la Guinée continue d'accuser des retards allant jusqu'à décembre voire janvier. C'est ce qui explique, en partie, les difficultés et les contre performances des clubs guinéens face à leurs adversaires en coupes africaines. Il faut avouer que nos adversaires dans les compétitions africaines, qui commencent tôt le championnat (août -septembre), ont les jambes beaucoup plus rodées, sont mieux préparés que nous qui ne commençons le championnat qu'en décembre-janvier. Et le plus souvent, ils réussissent, sans difficultés majeures, à éliminer nos clubs. Donc, il est impératif de corriger ce lourd handicap et d'avoir un calendrier qui nous permet d'être plus compétitif au niveau international. Tout ce toilettage devrait être fait avec la Ligue Professionnelle pour booster notre football.

En tant que citoyen et grand promoteur de la culture guinéenne, comment avez-vous vécu le drame survenu sur la plage de Rogbanè où une trentaine de jeunes gens qui étaient partis se récréer ont perdu la vie? Et quelle a été la réaction de votre société GUINEE GAMES face à ce drame ?

- Je profite d'abord de l’occasion pour présenter mes condoléances à toutes les familles des victimes et à la jeunesse guinéenne. Ce drame m’ai tombé comme un couperet sur la tête. Quand j’ai appris la triste nouvelle aux environs de 23h, j’avoue que je n’ai pas pu fermer l’œil toute la nuit. Voyez-vous quand un tel drame survient, il faut penser d’abord aux familles, aux enfants qui sont très jeunes, et qui ont été d’innocentes victimes. Puis, il faut ensuite se demander comment cela a bien pu arriver, alors qu’on aurait bien pu l’éviter. Et je crois qu’on doit prendre des dispositions nécessaires sur le plan étatique et sur le plan des structures culturelles, pour ne pas que ce genre de tragédie se reproduise dans notre pays. En moins d'un an, c’est la deuxième fois qu'un tel drame frappe la Guinee. Désormais, avant tout spectacle, il convient d'abord de s'assurer que les organisateurs sont professionnellement qualifiés, qu'ils remplissent toutes les conditions, qu'ils ont le quitus pour organiser ce genre d’événements. Il faut dorénavant penser à sécuriser les lieux de spectacles. Il faut que ces lieux soient adaptés aux spectacles. Surtout qu'aujourd’hui quand on parle de la musique de rue ou sur la place publique, vous avez à faire à une population juvénile souvent insouciante, à des adolescents inconscients de certains risques.

Il faut donc créer des structures adéquates pour maintenir la sécurité et la vie des enfants. Ma société GUINEE-GAMES a compatit à ce drame national, a partagé le deuil des familles des victimes en leur apportant son assistance, sans que cela ne soit porté sur la place publique, bien sûr. Mais vous savez quand vous perdez un enfant, rien ne peut le remplacer. Rien dans le monde ne peut remplacer la perte d'un enfant, même si vous donnez des milliards à ses parents. Donc, une fois encore, je présente mes condoléances aux familles endeuillées; je souhaite que tout le monde prenne des dispositions pour que ce genre de drame ne se reproduise plus dans notre pays.

- Dans le registre des mauvaises nouvelles, il ya aussi la disparition de Souleymane Koly, un chantre de la culture guinéenne. Vous avez
certainement eu à suivre l’homme à travers ses œuvres?

- L'immensité de la perte avec le décès de Souleymane Koly dépasse largement les frontières guinéennes. C'est un grand homme de culture qui nous quitte en laissant à la postérité de grandes œuvres culturelles intemporelles. Mon regret, malgré la richesse des œuvres produites, est qu'il meurt, physiquement, avec une bibliothèque dans la tête, de grands projets et de grandes ambitions pour la Guinée que le temps ne lui a pas permis de réaliser.

J'ai connu Souleymane Koly quand il montait l'ensemble Kotéba à Abidjan. J'ai également eu le privilège de le suivre sur le plan international en France et dans d’autres pays. Et 48 heures avant sa mort, je le suivais sur TV5. Une émission dans laquelle on retraçait le parcours du talentueux artiste doublé de grand producteur.

Je crois que son décès est une énorme perte pour la Guinée quand on considère qu'après avoir fait tout le parcours dans les autres pays, il ambitionnait pour son pays des grands projets culturels. C’est regrettable pour nous, mais c’est Dieu qui l’a décidé ainsi. Le jugement de Dieu ne dépend que de sa volonté. Prions donc pour le repos de son âme. Prions pour la Guinée, prions pour notre jeunesse, prions pour l’avenir de ceux qui sont encore vivants. Amen


- Malgré ses énormes potentialités en termes de ressources humaines,financières et matérielles, le Horoya AC a terminé le championnat en
seconde position. Pouvez-vous nous dire ce qui n’a pas marché, pour que votre club ne soit pas parvenu à prendre la tête de cette
compétition ?

- Je dois reconnaître que le début du championnat a été mal géré par le staff technique d'alors. Vous avez tout suivi. Je ne reviendrais pas sur tous les détails, mais les mauvais résultats ont conduit au remplacement de l'ancien entraîneur.

Avec les faux pas de la première partie du championnat, il était impératif de gagner tous les matchs retour jusqu’à la fin du championnat. C’est cette mission qui a expliqué le contrat avec le nouveau staff technique. Ils ont certes fait leur boulot, un boulot que je qualifie de formidable, je tiens d’ailleurs à les remercier et à les féliciter. Ça été un parcours sans faute, mais malheureusement il y a eu cette pénalité administrative, de notre part, qui est venue tout remettre en cause.

Les jeunes ont fait leur boulot, les techniciens ont fait le leur, mais ceux qui devaient gérer l’administration ont péché. Et en toute
honnêteté j’ai pensé que c’était un complot. Pourquoi aligner un jouer suspendu contre un adversaire que notre troisième équipe pouvait facilement battre, on pouvait s'en passer. Alors que le joueur en question venait de purger des cartons en Ligue des champions et en championnat.

À cause d'une faute administrative, le Horoya, champion sur le terrain, se trouve priver banalement de son quatrième titre consécutif mérité.

Je l’accepte pour le fair-play, pour la vie du sport et pour le développement de notre football.
Mais, comme je le disais, la faute est venue de chez moi, c’est pourquoi nous avons été obligés de rechercher d’où elle est venue cette faute. Et nous avons réussi à situer les responsabilités. Aujourd'hui, nous sommes en train de restructurer profondément le club, puisqu'il est inadmissible qu’un travail de si longue haleine, de plus de deux ans et demi, de trois ans, soit ainsi mis à l’eau pour des raisons qu’on ignore. Il est choquant de gagner tous les matchs sur le terrain et qui font de vous champion et que vous ne le soyez pas pour des motifs impropres aux joueurs. Donc, il faut être sans état d’âme et sanctionner les responsables de cette faute. C’est une année perdue pour nous, je dois le dire. Maintenant il faut consacrer les efforts sur d’autres compétitions comme la coupe nationale pour la gagner, c’est tout.

- C’est un secret de polichinelle de dire que le Horoya souffre d’un chronique problème de management avec une administration commettant
des erreurs aux conséquences lourdes pour vos investissements, comme la perte des points contre le club Bâte. C'est tout de même curieux de
savoir que son président, que vous êtes, avec toutes ses qualités et ses preuves dans divers domaines, où il s’est illustré par son talent,
ne semble pas voir ou comprendre ce dysfonctionnement. Pourquoi avec le club ça n’a pas l’air d’aller ?

- Vous n'êtes pas sans savoir que quand je venais aux affaires, il y a deux ans et demi, on ne parlait même pas de championnat guinéen, on ne parlait pas de football. C’est grâce à notre capacité managériale aujourd’hui que mêmes des footballeurs étrangers se bousculent pour venir jouer dans le championnat guinéen. Je ne crois pas que ce soit une question de management. Le programme de Horoya s'étale sur la période 2013-2017, avec l’objectif de construire un des plus grands clubs africains. Mais, il est évident à présent que beaucoup de personnes ne sont pas en mesure de suivre ce programme quinquennal. À partir de la, notre devoir est de veiller et lever désormais tous les obstacles qui se dresseront sur notre chemin. Il faudra tirer les leçons sur ce qui est arrivé et corriger les défaillances. Aujourd’hui, nous sommes fiers de l'engouement créé au sein du football guinéen. Désormais, l'idée de concurrence saine prend forme et se développe, et cela poussera d’autres personnes à investir dans le football guinéen. Cela constitue un acquis pour la Guinée, pour le football guinéen pas pour Horoya uniquement. Je dirais donc, que dans l'ensemble, ça marche très bien au Horoya. Le club est bien structuré mais quand quelqu’un fait la faute, vous ne pouvez rien faire d'autre que sanctionner, sans oublier pourtant que la faute est irréparable. L'erreur est réparable, pas la faute. C'est ce qui est arrivé. Mais, le Horoya continue sa course vers la grandeur.

- Certains observateurs vous reprochent de concentrer tout entre vos mains. Ces gens pensent que votre talon d’Achille c’est surtout votre
entourage composé essentiellement d’amis d’enfance, qui ne soient pas tous animés des mêmes ambitions que vous. Ont-ils tort de se livrer à ce genre d’insinuations ?

- Ceux qui parlent ainsi ne comprennent pas le fonctionnement du Horoya. D’abord, Horoya est une entreprise qui fonctionne comme mes autres sociétés, à savoir GBM, GUINEE-GAMES ou CIS-Tv. Je suis peut être l’un des dirigeants qui décentralisent le plus en Guinee, celui qui délègue beaucoup plus de responsabilités à ses collaborateurs.

Ensuite, si j’avais tout concentré à mon niveau, cette faute pénalisante ne se serait pas produite. J'ai voulu que tout le monde apprenne, que chacun à travers son travail, s'affirme et s'exprime par des résultats. Donc ces critiques ne sont pas fondées, ils se trompent en affirmant cela. Je n’ai pas de copains d’enfance dans cette équipe. Pour preuve, le bureau actuel était déjà en place quand j'arrivais aux affaires, donc je n'ai imposé personne.

- Ils font probablement allusion à Sorel Sankhon, Kader Sangare et autres ?

- Non, attention ce sont des cadres qui apportent beaucoup au Horoya.

N'oublions pas que Kader Sangare a été le pionnier, le premier à fonder un club de football privé, en l'occurrence l’AS Kaloum, et nous l’avons tous suivis à l'époque. Il a également été ministre des Sports. Ce n’est pas parce qu’il a été mon copain d’enfance, non ce n’est pas ça, il a apporté un plus au sport de façon générale.

C’est un garçon qui a beaucoup d’expériences, notamment dans la gestion des clubs sportifs dont Horoya a besoin aujourd'hui dans sa restructuration. Et vous constaterez aussi qu'il vient d’arriver, donc il n'a strictement aucune responsabilité dans la catastrophique gestion qui nous a fait perdre des points et le titre de champion, et que je suis obligé de sanctionner.

Il ne gérait rien avant cette faute administrative. C’est justement d'ailleurs à cause de cette coûteuse défaillance de l'administration du club que Kader Sangare a été appelé et promu président délégué. Lui et moi, nous savons ce que sait que le football. On connait les règles et les règlements en la matière.

- J’ai parlé d’eux, mais il peut y avoir d’autres noms que je ne maîtrise pas ?

- Non honnêtement je travaille avec le bureau que j’ai trouvé en place. Vous pouvez aller au siège du Horoya, vous verrez que je n'ai rien changé au niveau du bureau exécutif que j'ai trouvé. Et vous verrez que ce ne sont pas mes copains d’enfance. Mais, j’essaie de leur apprendre à travailler de manière professionnelle. Vous savez que le football est une profession, avec des règlements stricts. Et sa gestion est un métier difficile et même complexe. Donc avec le passage intégral et officiel au professionnalisme, il est impératif que chacun puisse maîtriser les textes. Un club étant une entreprise, le sens du management, la maîtrise des outils sont indispensables pour tout responsable du Horoya.
En attendant, le Horoya avance à grands pas. Le Horoya est l’un des clubs remplissant aujourd’hui les trois critères fondamentaux exigés aux clubs pour être reconnus professionnels : les juniors, les cadets et l'équipe première. Le Horoya est également Omnisports avec ses équipes de basketball, de handball. Tout cela est correctement géré. Donc, la gestion du Horoya n’est pas une affaire de copains. Moi je suis un homme d’affaires. Et comme tout businessman, je suis pragmatique. Ce qui importe ce n’est pas la personne, c’est ta rentabilité. Pour le reste je n’ai pas d’état d’âme. Je préfère garder l'amitié, les relations amicales avec quelqu'un et éviter de travailler avec lui s'il n'est pas utile. Donc c’est la rentabilité qui compte chez moi. Le Horoya évolue dans son programme 2013-2017. Que Dieu nous donne la santé et la vie, je vous assure que le Horoya sera l’un des meilleurs clubs d’Afrique.

- Comment arrivez-vous à concilier la gestion du club et celle de la société de jeu ‘’Guinée games’’ ?

- C'est tout un Groupe, pas seulement le Horoya et GUINEE GAMES, il y'a aussi l'Académie Antonio Souare à Dubreka, la Chaîne internationale de Communication CIS-Tv et d'autres projets dans le transport aérien, l'hydrocarbure ou l'hôtellerie. Toutes ces sociétés sont des filiales du Groupe Business Marketing (GBM). Au lancement de GUINEE-GAMES, au début des années 2000, j'ai eu l'honnêteté de prévenir les travailleurs sur le fait que les bénéfices et l’intérêt ne viendront pas d’un coup et ne tomberont pas du ciel. Quand tu montes une entreprise, il faut dire à tes collaborateurs de ne pas s'attendre à la récolte immédiate des fruits. Et pour que tout le monde parie avec GUINEE-GAMES, il a fallu consentir des sacrifices financiers et matériels souvent douloureux sur plus de quatre ans d'activités pour gagner la confiance des joueurs. C'est seulement à la cinquième année, que nous avons commencé à retrouver les premiers équilibres, à poser les soubassements parvenus d'une société performante et solide. Mais si tu es trop pressé, c'est à dire vouloir investir aujourd’hui et gagner immédiatement, tu ne réussiras jamais. C’est pourquoi, je vous parle de décentralisation. J’ai une équipe qui a été formée, et qui gère efficacement GUINEE-GAMES aujourd'hui, moi je ne suis que le coordonnateur qui vérifie, rectifie ou conclue, sur la base d'un système informatique très performant, le travail des uns et des autres. Avec ou sans Antonio GUINÉE GAMES fonctionne et partout dans le monde, je coordonne ce fonctionnement grâce à un système technologique que seule notre société Mère installée à Londres possède dans le monde. Vous voyez que je voyage beaucoup, que je m’occupe d’autres affaires, mais GUINEE-GAMES fonctionne à la perfection. GUINEE-GAMES ne dépend de personne aujourd’hui, même pas de moi. Elle repose sur des moyens technologiques modernes. Donc, il est pratiquement impossible qu'elle puisse dépendre d’une seule personne. Même quand je ne suis pas en Guinée, je vérifie GUINEE-GAMES, je contrôle GUINEE-GAMES. Mes bureaux ne sont même plus à GUINEE-GAMES, ils sont à la cité chemins de fer. Moi je travaille à la manière anglo-saxonne. Je décentralise, je laisse chacun faire son travail pour être efficace et produire le résultat attendu. Car seul le résultat compte.

Si vous ne faites pas de résultats, vous laissez la place à plus capable, c’est la règle chez moi.

- Où en êtes-vous avec votre projet de télévision ?

- Aujourd'hui, la télévision elle est prête. Elle est fonctionnelle,mais malheureusement on a eu cette malheureuse épidémie. Les experts ont quitté
la Guinée depuis le mois de juin et ils attendaient une amélioration de la situation sanitaire, en termes d’éradication de la maladie, pour revenir et procéder aux derniers fixages et réglages. Qu’est-ce qui reste aujourd’hui concrètement ? Pratiquement, c'est le fixage de l’antenne. Tout le reste est prêt: le siège de la télévision à Lambanyi est totalement équipé, le car de reportage est disponible. Nous avons mis assez de moyens, et c’est une télévision totalement sportive et culturelle, de vocation panafricaine sur satellite. La seule difficulté est que la fixation de l'antenne ne dépend pas de notre partenaire du projet, "Studiotechs" qui a fabriqué les matériels, monté et équipé les studios de la radio et de la télévision.

Pour la fixation de l’antenne, les techniciens vont bientôt arriver à Conakry pour le réglage et l’équilibrage. Notre programme prévisionnel fixe l'inauguration à fin septembre 2014. Et si cette épidémie n'était pas survenue, aujourd’hui la télévision serait déjà en essai.

En attendant la fixation de l’antenne, je dois dire que nous sommes bien équipés et nous avons déjà des partenaires. Il y a des sociétés qui gèrent la Coupe d’Afrique des Nations, comme Sport Five, qui devraient se servir de nos matériels pour reporter certains matchs de la sous région. Aujourd’hui nous sommes capables de reporter un match de football ou un évènement
culturel n’importe où dans le monde et en direct. On a les moyens et on a du matériel pour ça. Donc, ça sera une visibilité pour la Guinée,
ça sera une chance pour la Guinée, pour les Guinéens, pour la jeunesse guinéenne. Ce n’est pas pour monsieur Antonio Souaré ou GUINEE-GAMES.
C'est pourquoi, la CIS-TV ( Culture - Infos - Sports), est complètement détachée. Elle est à la disposition des Guinéens. Son personnel sera différent de celui des autres structures. C'est une autre preuve que je suis un chef d'entreprises qui décentralise. Je ne gère pas seul et directement GUINEE-GAMES ou Horoya.

Aussi, notre centre de formation sera l’un des plus grands de l’Afrique de l’Ouest. Il est à Dubreka précisément dans la localité de Yérokobiya sur 21 hectares. Nous travaillerons afin qu'il soit un des plus grands lieux d'attraction d'Afrique de l’ouest. Ça aussi c'est pour la Guinée et non pour monsieur Souare, accusé à tors de concentrer tout dans ses mains. J'ai des professionnels qui travaillent avec moi. J'ai besoin de vous tous comme journalistes à CIS TV. J’aurai besoin des grands sportifs, des enseignants, des éducateurs au centre de formation. J’aurai besoin des grands techniciens, j’aurai besoin des grands ingénieurs à GUINEE-GAMES. C'est ça ma conception et mon mode de fonctionnement. Et c’est ça la vérité sur Antonio Souare.

- Nous n’allons pas terminer sans parler du Mondial brésilien, où vous étiez avec le gotha du football mondial. Comment avez-vous vécu
cette grand-messe du foot ?

- Je l’ai vécu avec beaucoup de joie. Comme vous devez le savoir, je suis un
passionné de sport. Etre responsable sportif et se retrouver avec toute la crème du football mondial au même moment et au même lieu, c’est donner une fois chaque quatre an. Donc j’étais vraiment content et même heureux d'y être. Avec un tel événement mondial, vous apprenez chaque jour, vous faites la connaissance ou la rencontre des personnalités importantes du sport: Présidents de clubs, des fédérations nationales, des confédérations, des grandes firmes et marques intervenants dans le sport, le président de la FIFA, les membres de la FIFA, vous côtoyez les stars actuelles et à la retraite du football mondial que vous voyez à la télévision. Vous discutez, déjeuner ou dîner avec tout ce beau monde, j'avoue que c'est extrêmement utile et enrichissant. C'est difficile de commenter tout ça. Personnellement, j'ai eu des entretiens avec des présidents de club, comme le président Jean Michel Aulas de l'Olympique Lyonnais, club qui a accordé deux bourses de perfectionnement du niveau de deux entraîneurs guinéens : Kanfory Lape Bangoura et Koly Koivogui. J'ai aussi des discussions avec des techniciens de grand renommée, des anciens footballeurs devenus consultants pour des chaînes de télévision sportive ou assistants d'entraîneurs des équipes qualifiées au mondial. Le président Issa Ayatou m'a reçu ainsi que son vice président guinéen, notre frère Almamy Kabele Camara. Avec le président de la fédération guinéenne de football, mon cher frère Salifou Camara Super V, j'ai rencontré le Président Joseph Sep Blatter de la FIFA.

La coupe du monde est également une occasion de faire la rencontre des dirigeants du monde, des chefs d’Etat, ministres, ambassadeurs avec lesquels il vous arrive de partager la table.

Vous vous frottez avec eux, vous vous saluez, vous parlez, vous prenez un verre ensemble. Qu'est ce qui peut favoriser ce brassage à part le football, le sport, la culture? Cela n'a pas de prix pour moi. Cette Couple du monde a été pour moi un plus. Chaque fois que j'assiste à une Coupe du monde, c’est un plus pour moi. Après la France en 1998, le Japon-Corée du Sud en 2002, l'Allemagne en 2006, l’Afrique du Sud en 2010, c’est le Brésil en 2014. C’est toujours un plus, et je remercie DIEU de m'avoir prêté vie et accordé la santé et les moyens de vivre toutes ces fêtes mondiales de ce sport formidable. Avec le football, pas de racisme, pas de blanc ni de noir, tous les pays y sont, mélangés les uns aux autres. C’est pourquoi je crois aux investissements dans le sport et dans la culture. Nous devons tous comprendre que l'impact positif que le football et la culture offrent à la jeunesse, à un peuple n'a pas de prix.

Quand tu te retrouve à la tribune des stades comme Maracana Stadium de Rio, tu as la chair de poule, parce que c’est toute une histoire du football qui défile sous tes yeux, mon cher ami. Le Maracana est un temple…


- En homme d’affaires très avisé, Antonio Souaré se refuse de parler politique. Est-ce dire que vous ne nourrissez pas l’ambition d’être
même un jour député ou maire de votre circonscription, qui est Kindia?

Non, la politique n'est pas dans mes projets, dans mon programme. Je n'ai pas de vision pour la politique. Je suis déjà trop occupé avec le sport, la culture et mes sociétés que je ne peux trouver une seconde pour la politique. Donc, je préfère, et avec votre aide et celle de tous mes amis, exceller dans mes domaines de prédilections. Sincèrement la politique ne m’intéresse pas. Je n’aimerais même pas qu’un de mes enfants fasse la politique. Je préfère apporter mon concours par tous les autres autres moyens à mon pays, mais pas sur le front politique. Avec tout le respect que je vous dois, je dis merci à la politique.

Source: L'Indépendant

 
Champion en Guinée-L’AS Kaloum et le Horoya AC au coude à coude

2014/7/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-L’AS Kaloum, actuel leader de la Ligue 1 et le Horoya AC, triple champion sortant, se disputent le titre de champion 2014 et ce, à une journée de la fin du championnat national de première division de football en République de Guinée.

Au compte de la 22ème et dernière journée de la Ligue 1, les deux prétendants au titre effectuent deux sorties, le Horoya AC à Conakry d’un côté et l’ASK à Dubréka de l’autre.


Leader avec 44 points au compteur, le club de la presqu’île a besoin d’un nul à Dubréka pour arracher le titre de champion après trois sacres successifs du Horoya AC.

Quant à Horoya AC, deuxième avec 41 points, il doit battre le FC Séquence, désormais hors course dans la conquête du titre et espérer une défaite du leader à Dubréka.

Au bas du tableau, trois clubs jouent le maintien, l’Ashanti 22
points, le Santoba FC 22 points et l’AS Baté 19 points, alors que les Espoirs de Labé huit points sont déjà relégués.

Apa

 
Mondial 2014: Kabèlé, Super V et Antonio sur Tapis Rouge

2014/7/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le mondial brésilien aura tenu toutes ses promesses. Sur le plan organisationnel, le fair-play du public, l'amitié et la joie partagée des après le coup de sifflet final entre supporters des équipes opposées. La réussite est totale sur toute la ligne. L'équipe guinéenne, le Syli national, était malheureusement absente à ce rendez-vous 2014 du football mondial au Brésil. Avec l'élimination en demi finale de ce pays, considéré comme la racine du sport-roi, la preuve est encore faite que seul l'effort sur le terrain est payant. Les autres nations ont aujourd'hui sinon plus tout ce que le Brésil seul disposait et possédait dans les années 30, 40, 50, 60, 70 voire 80 : des enfants doués, les infrastructures de tous ordres et de toutes catégories pour forger des athlètes talentueux.

Le Brésil reste parmi les grandes nations du football, mais il n'est plus le seul dominateur désormais. Face à des pays européens comme l'Allemagne, l'Italie, l'Angleterre, la Hollande, la France et d'autres ainsi que ses voisins argentins, chiliens, mexicains, colombiens etc.la Selecao, contrairement aux années 70 et autres, n'est plus favorite d'emblée. Ce mondial a prouvé que le jeu se fait sur le terrain, et les joueurs les mieux outillés gagnent toujours.

À ce titre, nos jeunes du Syli National peuvent espérer pour 2018 en Russie, à condition, bien entendu, de mouiller le maillot, de travailler durement. En attendant, certaines personnalités guinéennes ont eu droit à tous les égards ici au Brésil, et grâce ou à cause d'eux, notre pays n'était pas totalement absent à cette fête mondiale du cuir rond.

Antonio Souare, Président du Horoya, Almamy Kabele Camara, vice président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Salifou Camara Super V, Président de la Fédération Guinéenne de Football, Laye Oumar Koulibaly, Président de la Commission Marketing-TV-Sponsoring de la Fédération Guinéenne de Football.

Comme les retrouvailles entre deux vieilles connaissances, la Chancelière Allemande, Mme Angela Merkel, était toute joyeuse avec Almamy Kabele Camara, vice-président de la CAF, ancien ministre de la Défense de Guinée dans le salon présidentiel du Maracana Stadium. Le numéro 2 du football africain et la numéro I allemande ont pu trouver un moment pour évoquer le football mondial, la CAF.... la Guinée, sans doute, en marge de l'ambiance festive des joueurs de son équipe qui venait d'être sacrée championne du monde.

Le président de la FIFA, Joseph Sep Blatter, lançant au Grand salon du Copa Cabana Place "M. Le Président et cher ami" en se jetant chaleureusement dans les bras du président de la fédération guinéenne de football, Salifou Camara Super V, et félicitant le Président du Horoya, Antonio Souare, PDG GUINÉE-GAMES, pour le parcours déjà réalisé par son club et surtout ses investissements pour le développement du football et contre la dépravation juvénile.

Il a exprimé sa totale satisfaction à Salifou Camara Super V face aux succès des programmes partiellement financés par la FIFA et envisage d'appuyer davantage les autorités et acteurs du football guinéen dans l'intérêts des jeunes. Le tapis rouge, durant toute la complétion, a été aussi déroulé pour ces personnalités sportives de Guinée.

Le jour de la finale, elles ont été logées à la tribune présidentielle du Maracana Stadium où Antonio Souare, Salifou Camara Super, Almamy Kabele Camara, Laye Oumar ont pu côtoyer, discuter et échanger avec de nombreuses autres personnalités venues du monde dont des chefs d'état, ministres, responsables sportifs, des artistes et célébrités du sports. Comme on le constate, la présence de ces personnalités au mondial brésilien pourrait à avoir des retombées bénéfiques pour le football guinéen.








Abdoulaye CONDE
Depuis Bresil pour AEG


 
FGF : Suspendu par Super V, Lt/Colonel Youssouf juge cette décision de « nulle et de nul effet »

2014/7/14

Aujourd'hui en Guinée Après sa suspension de la Fédération Guinéenne de Football, pour "faute lourde", par monsieur Salif Super V Camara, Président de la FGF, le Lt/Colonel Youssouf Traoré, membre du Comité Exécutif de l'instance dirigeante du foot guinéen rejette en bloque cette décision qu’il juge de nulle et de nul effet. Lisez

Lt/Colonel Youssouf TRAORE Conakry, le 11 juillet 2014

Membre du Comité Exécutif de la FGF

Président de la Commission des Etudes Stratégiques

A l’attention :

Des Membres :

- du Comité Exécutif de la FGF

- De la Commission de Discipline de la FGF

- De la Commission de recours de la FGF

CONAKRY

Objet : Lettre de Contestations et de Protestations pour

causes d’illégalité, d’illégitimité, de manque de

sincérité, d’objectivité et de probité reprochables

à la prétendue Décision de suspension pour faute

lourde du Colonel Youssouf TRAORE membre du

Comité Exécutif de la FGF.

Messieurs,

J’ai l’honneur de vous adresser en tant que membre du CE, le présent courrier à l’effet de vous exprimer ma vive contestation et ma farouche protestation à l’égard de la légalité, de la légitimité, de la sincérité, de l’objectivité et de la probité de la prétendue Décision de suspension pour faute lourde que monsieur Salifou CAMARA Président de la FGF a prise à mon encontre.

En effet, je tiens à appeler votre attention chers collègues sur mes appréhensions relatives à la légalité, à la légitimité, à la sincérité, à l’objectivité et à la probité de la prétendue Décision de sanction.

Au plan de la légalité de la prétendue Décision:

On se saurait se réfugier vaguement sous la formule ampoulée et mystificatrice de « faute lourde ».

Il faut bien expliquer, expliciter et élucider son bien curieux contenu légal, légitime et objectif.

En effet, j’aimerais bien qu’on m’évoque les faits de violations des dispositions légales ou règlementaires des statuts de la FGF ou des directives et règlements de la CAF et de la FIFA dont je me serais rendu coupable.A mon avis, et sauf preuves contraires je suis jusqu’à date à l’abri de tout reproche au niveau de la FGF.

Au plan de la légitimité de la prétendue Décision :

Les statuts de la FGF (article 33) et la convention standard de collaboration du 29 octobre 2007 entre la FIFA, les Fédérations et les Gouvernements conformément aux principes de base visés par les dispositions de l’article 2, sont respectueux des valeurs de l’élection démocratique, de la légalité, de l’éthique, de la transparence, de la justice, etc.

En conséquence, la suspension d’un membre du CE doit obéir à une procédure légale de mise en accusation, de comparution devant les organes juridictionnels avant toute sanction éventuelle visée par le code disciplinaire de la FGF.

Le statut de membre du comité exécutif s’acquiert par l’expression du suffrage universel des membres statutaires de la FGF et non par nomination.

Au plan de la sincérité et de l’objectivité du prétendu acte de suspension.

Je note sous le contrôle et le témoignage des membres CE présents à la réunion du 2 juin 2014 dans la salle de conférence du nouveau siège de la FGF que les amendements à l’ordre du jour proposés par le Colonel Youssouf TRAORE ont été retenus par le comité exécutif, dès lors leur application devient obligatoire conformément aux dispositions de l’article 42. 1. b stipulant que le Président de la FGF est notamment responsable de la mise en œuvre des Décisions de l’Assemblée Générale et du CE par le Secrétaire Général.

En effet, les points de l’ordre du jour initial étaient les suivants :

1- Courriers

2- Inauguration du nouveau siège de la FGF

3- Pose de la 1ère pierre de la construction de l’hôtel des sélections nationales

4- Divers

Mes amendements adoptés sont résumés comme suit :

1- La présentation, l’examen, les discussions, l’adoption et la validation du bilan annuel de l’exercice 2013 conformément aux dispositions de l’article 72 de la FGF et des dispositions de la note circulaire n° 1357 du 17 Mai de la FIFA relatives au nouveau règlement Général des Programmes de développement et amendement du règlement FAP.

2- Le compte rendu de la réunion de travail à la Primature recommandée par le CE entre le Président Salifou CAMARA, le Président de la commission des finances, le Vice Président Djibril DIARRA Becken et le Vice Président de la commission des finances, Colonel Youssouf TRAORE autour des irrégularités constatées sur les documents comptables par la commission des finances à l’occasion de la réunion préparatoire du 17 octobre 2013 pour l’Assemblée Générale à mi-mandat du 25 octobre 2013.

3- Le réexamen de la légalité de la Décision de suspension prise par le Président Salifou CAMARA à l’encontre du Vice Président Djibril DIARRA Becken qui n’a auparavant pas bénéficié du principe universel de la présomption d’innocence et des procédures légales en la matière (mise en accusation, comparution, défense, et éventuellement sanction motivée).

Ainsi, la suspension d’un membre du C.E doit obéir à une procédure légale, de mise en accusation, de comparution, de défense devant les organes juridictionnels de la FGF et de prise éventuelle de sanction à partir du code disciplinaire de la FGF qui n’est pas encore élaboré.

Aussi, sur les circonstances sommaires qui ont précédé ou motivé la Décision, est-il nécessaire de préciser que monsieur Laye Oumar KOULIBALY, membre du CE face à mes amendements proposés a dit que ceux-ci étaient importants et pertinents au point qu’ils méritaient d’être traités en réunion spéciale du CE. Il est revenu ensuite à Monsieur N’Fa CONDE d’appuyer en disant que l’accord du Colonel Youssouf TRAORE qui a soulevé la question réglait le problème.

Après le déroulement du cours normal de la réunion, sur les 4 points initiaux, contre toute attente et à la stupéfaction générale, monsieur Salifou CAMARA s’est emballé dans un réquisitoire incompréhensif pour conclure que les points au titre des amendements soulevés par le Colonel Youssouf TRAORE (pourtant retenus pour être discutés lors d’une réunion spéciale) sont rejetés et le Colonel est suspendu.

Ce qui m’a amené à vivement rétorquer pour lui dire qu’il ne dispose d’aucun pouvoir légitime et légal pour se permettre au regard de ce qui s’est passé et qui est sommairement décrit plus haut.

J’ai ajouté que le mobile de la Décision qu’il envisage est consécutif à mon inflexibilité de dénoncer la mal gouvernance administrative et financière de grande ampleur dont monsieur Salifou CAMARA se rend coupable fréquemment dans la gestion de la FGF à laquelle je refuse catégoriquement de m’accommoder.

Au plan de la probité de la prétendue Décision de suspension du 3 juin 2014.

Les initiales ou préambules déclinant :

Vu le PV alors qu’aucun n’était encore élaboré au 3 juin 2014 (date de la prétendue suspension)

Vu les délibérations qui n’ont pas eu lieu au cours de la réunion (dans la mesure où après son réquisitoire unilatéral Monsieur Salifou CAMARA avait levé la séance avant de sortir), la prétendue Décision de suspension manque de probité morale et intellectuelle.

De ce qui précède : je conteste et proteste vigoureusement contre cette prétendue Décision de suspension dénuée de tout fondement légal, légitime, de sincérité, d’objectivité et d’honnêteté morale et intellectuelle.

En conséquence cette Décision de suspension est nulle et de nul effet.

Vous souhaitant bonne réception et en vous exhortant aux devoirs et obligations qui sont les vôtres, veuillez croire en l’assurance de mes sentiments de considération distinguée.

Lt/Colonel Youssouf TRAORE

Inspecteur des Douanes

Directeur Régional des Douanes de Kindia

 
Tarikhoui : Votre rubrique qui vous interdit de rire

2014/7/14

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-La semaine dernière, au moment où les Guinéens s'attendent à une issue favorable entre mouvance et opposition autour du dialogue, c'est un spectacle odieux qui s'est produit. Le rapport concocté par les deux groupes lors de la discussion a été modifié. Par qui ?

Cet incroyable acte a poussé l'équipe de Kôtô Maoubhè à ne pas accepter de signer ledit document. Alors qui trompe qui dans ce royaume ? Qui veut remuer le couteau dans la plaie des Guinéens ? En tout cas, selon le chef crieur public de l'opposition N'tara Abou Sinkouli, aucune signature ne sera faite par l'opposition. Awa Kôrô ibara men ka ? (chef tu as entendu, non ?).


Pendant ce temps le comité d'audit vient de publier son rapport qui avait été déjà produit dans un autre but par le CNDD. Les noms de certaines personnes accusées à l'époque apparaissent dans les mêmes affaires. Le pouvoir veut-il chasser certains opposants de la scène politique ? Seul Sa Majesté le puissant roi Môba Simbo peut répondre à ces questions.

Du côté de Gueckédou, les travailleurs de l'ONG Médecins sans frontière ont été agressés par la population, parce que ces derniers leur ont interdit de consommer la viande de singe, eh ! Ka mama ! Balka-balka.

La semaine fut bouclée par une grande surprise des imams de la Basse-Guinée qui ont rendu une visite de courtoisie à Kôtô Maoubhè. Ces imams ont signifié à l'enfant de Gnari wada qu'ils le soutiennent en 2015, et ils vont déposer leur N'dimborê à Kanfarandé, allahou akbar. Comment le roi Môba Simbo a appris cette triste nouvelle ? Le compte rendu de votre équipe.

Journaliste Kômbô Kômbô : Sa Majesté, je viens de loin. J'étais allé saluer mon ami marabout en Syrie, il vous dit bien de choses. Et le ramadan ça va ? Dans le royaume tout va bien ?

Môba Simbo : Ah non petit ! Je t'ai toujours dit quand tu dois partir saluer ton marabout en Syrie de m'informer, j'allais te remettre un peu d'argent pour qu'il consulte l'avenir pour moi.

Parce qu'à l'heure où je te parle, rien ne va dans le royaume. L'équipe de Kôtô Maoubhè a refusé de signer l'accord que j'ai modifié. Et puis, la CENI veut recruter un nouvel opérateur qui doit organiser les élections prochaines. Tu vois petit ! Ton ami marabout t'a rien dit à mon sujet ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Vous savez, vous êtes mon ami, nous avons grandi ensemble à Kanfarandé, donc partout je vais, je pense à vous. Mais cette fois-ci mon marabout a révélé des choses très mauvaises sur vous.

Môba Simbo : Eh n'boré ikalii ? Qu'est ce qu'il t'a dit ? Dis-le moi vite, petit.

Journaliste Kômbô Kômbô : Justement Sa Majesté, il m'a dit de vous dire d'accepter le vrai document du dialogue. Ensuite, il a dit qu'en 2015 vous ne serez pas de nouveau le roi.

Môba Simbo : Que quoi ? Je ne serai pas de nouveau roi tu viens de dire ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Sa Majesté, calmez-vous ! Il m'a aussi parlé des audits que vous avez dit de publier, mais pourquoi d'ailleurs ce rapport Sa Majesté ?

Môba Simbo : Bon écoute petit, tu sais je cherche comment éliminer certains leaders, surtout les gros poids comme Kôtô Maoubhè, Lansana Bele-Beleba, Sidi Tougui-Bily et autres, sinon 2015 n'est pas bon pour moi. Tu sais que je n'ai aucun militant sauf la reine Kabako.

Journaliste Kômbô Kômbô : Oui je suis d'accord Sa Majesté, mais ce n'est pas la solution, puisque Mamadou Sylla dit que c'est Almamy Lansana Söri qui lui a vendu Air-Guinée.

Môba Simbo : Non c'est faux petit ! Afakoudou, je vais arrêter ton Kôtô Maoubhè et même Lansana Bele-Beleba. Ensuite, je vais mettre Waymark en poche, ok ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Donc Sa Majesté c'est Waymark qui va organiser les élections prochaines ?

Môba Simbo : Où est ton problème dans ça ? Espèce de démagogue môôrrr ! Si tu ne quitte pas ici, je vais te donner la fièvre Ebola tout de suite comme cadeau.

Journaliste Kômbô Kômbô : Je vous informe que les gens de la forêt ont chassé les travailleurs de Médecins sans frontière.

Môba Simbo : C'est faux ! Tu n'es même pas informé. Les gens de la forêt m'ont dit de les laisser manger la viande de singe. J'ai peur d'interdire, sinon ils ne vont pas voter pour moi en 2015.

Journaliste Kômbô Kômbô : Je vous informe aussi que les imams de la Basse-Guinée vous ont boudé, ils soutiennent désormais Kôtô Maoubhè, parce qu'ils pensent qu'ils ont été trahis.

Môba Simbo : Eh petit ! Comment ça ? Kaléta se trouve où ? Est-ce que la fièvre Ebola est arrivée là-bas ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Sa Majesté, j'ai tout compris, la semaine prochaine j'irai voir encore mon marabout. Vous avez un message pour lui ?

Môba Simbo : Oui petit, arrivé chez lui, pardon il faut lui dire de m'aider à gagner les élections de 2015. Ensuite, il n'a qu'à tout faire pour que Kôtô Maoubhè tombe malade d'ici là.

Journaliste Kômbô Kômbô : Awa Sa Majesté, n'bara men (jais compris). Je vous demande une seule chose, Sa Majesté vous savez c'est le mois de ramadan, je voudrais savoir auprès de vous, en tant que premier imam de Sékhoutoureya, comment ont fait l'ablution ?

Môba Simbo : C'est quoi ablution ? Tu es venu encore avec ton gros français, Sali yi ? C'est ça que tu veux dire non ?

Journaliste Kômbô Kômbô : Oui justement Sa Majesté Sali yi. Comment on le fait ?

Môba Simbo : Ecoute petit, pour faire un bon Sali yi, tu dis d'abord Bismilahi 1000 fois, après tu lave ta tête 50 fois, tu laves ta main gauche 100 fois, tu laves ta figure 250 fois, ton ventre 650 fois, après tu dis vive RPG arc-en-ciel 500 fois, après vive Waymark 3000 fois. Ibara gna yé ka ? (Tu à compris non) Bon wa an bè sini !! (À demain !!!)

A la semaine prochaine, mais pardon ne riez pas.

Issiaga Douprou Sylla

 
La nuit du destin : L'Association '' Ciel de Guinée '' organise une spiritualité et un recueillement à Den Haag

2014/7/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-L'Association '' Ciel de Guinée '' a le plaisir d'informer la communauté musulmane des Pays-Bas, qu'elle organise spiritualité et recueillement à l'occasion de la nuit du destin la nuit du samedi de 19 au 20 juillet de 23 heures 30 à 4 heures 30 à l'adresse suivante : Beklaan 207, 2562 AD Den Haag ( Pays-Bas )

Mais c'est quoi la nuit du destin ? C'est donc ''Laylat Al Qadr (nuit du destin) qui correspond à la veille du 27e jour du mois de Ramadan ( la nuit entre le mardi 14 août et le mercredi 15 août) nous vous proposons de lire ce texte explicatif :

C'est une nuit bénie, que Dieu évoque en ces termes : "Nous l’avons fait descendre (le enthousiasme. C’est la nuit de l’événement sublime, la révélation et la descente du Coran, le miracle qui a façonné l’histoire. La dévotion au cours de cette nuit équivaut à mille mois de prières. Dieu dit : "Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit du destin (Al-Qadr). Et qui te dira ce qu’est la nuit du destin ? La nuit du destin est meilleure que mille mois. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube".2

Au cours de cette nuit, Dieu a décrété tout ce qui arrivera l’année suivante, d’où l’origine du nom : la nuit du destin. Etymologiquement, le mot "Al-Qadr" peut signifier en arabe "une nuit honorable", aussi bien que la référence au décret divin. Abû Hourayra rapporte les propos suivants du Messager de Dieu (BSSL): "Quiconque veille en prière la nuit du destin avec foi et conviction aura tous ses péchés passés pardonnés"3.

Durant cette nuit, Dieu exauce les implorations de ses serviteurs. A la question de ’Aisha posée au Prophète (BSSL), "Et si je sais sur quelle nuit la nuit du destin arrive, que dois-je dire ? "Il lui répondit : " Dis : Allahoumma Innaka ’Afuwwun Touhibboul-’Afwa Fa’ffu ’anni" Ce qui signifie : "ô Seigneur, Tu es le Clément et tu aimes le pardon, alors pardonne-moi".4

La nuit du destin se situe dans les dix derniers jours du mois de Ramadan, selon Aicha: « Quand la dernière décade de Ramadan commençait, le Prophète avait l’habitude de passer les nuits en prières et éveillait les membres de sa famille, afin qu’ils ne ratent pas les bénédictions et les miséricordes qui y descendent à flot. "Cherchez la nuit du destin, dit le prophète (BSSL), dans les dix dernières nuits de Ramadan ". 5

Il est certain, au regard des nombreux hadiths authentiques, que la nuit du destin survient au cours d’une des nuits impaires. A ce sujet, le Prophète (BSSL) souligne : "Cherchez la nuit du Destin parmi les nuits impaires de la dernière décade du mois de Ramadan "6 [c’est à dire la nuit dont le lendemain correspond au 21, 23, 25, 27 ou 29 de Ramadan]. La majorité des savants de l’islam, s’accordent pour affirmer que la nuit du destin survient plus précisément la 27ème nuit du mois de Ramadan.

Oubay ibn Ka’ab, compagnon du prophète (BSSL), jure « connaître cette nuit. C’est la nuit dont le Messager de Dieu (BSSL) nous a ordonné de prier. Elle est la vingt-septième nuit. Son signe est que le soleil se lève le matin brillant sans rayons ".7

Un autre hadith d’Ibn ’ Oumar remarque que : " Quelques compagnons du Messager de Dieu ont vu la Nuit du destin en rêve pendant les sept dernières nuits (de Ramadan). Le Prophète (BSSL) conclue : " je vois que tous vos rêves concordent pour les sept dernières nuits. Que celui qui voudra trouver la nuit du destin, la cherche donc dans les sept dernières nuits ".8

Certains savants estiment qu’il faudrait chercher la 21ème nuit, car le Prophète (BSSL) a vu comme un signe, le fait d’être prosterné dans la boue le matin suivant la nuit du destin. Il a donc effectivement plu la 21èmenuit, au cours de laquelle, il a effectué la prière de l’aube dans la boue. D’autres savants estiment que la nuit du destin n’est pas constante, mais se déplace chaque année. Le savant du Hadith Ibn Hajar a écrit dans son livre Fath al-Bari : "L’avis le plus fort est qu’elle est une nuit impaire dans les dix dernières nuits et qu’elle change constamment".

Il y a en revanche, un grand désaccord quant au fait de préciser la date de cette nuit. Dans, l’ouvrage de Ibn Hajar, Fath al-Bari, il y a, à ce sujet une quarantaine de commentaires ''.

Pour plus de renseignements contactez :

Monsieur Aladji : Tel 0031- 685- 772- 997
Monsieur Fadiga : 0031-684-136-265 .
Mail : ciel.guinee@yahoo.fr


 
Le Président de la Feguifoot et le président du Horoya au cœur du Mondial brésilien

2014/7/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le Président de la Fédération Guinéenne de Football, Salifou Camara Super V, son président de la commission Marketing-TV-Sponsoring, Laye Oumar Koulibaly, membre de la féguifoot, le Président du Horoya Club, Antonio Souaré, PDG de GUINÉE GAMES, son partenaire et associé, Franck, patron d'ÉDITEC, évoluant dans 20 pays sont au cœur du mondial brésilien. De Robeiro Preto à Bello Horizonte, de Rio de Janeiro à Salvador, de Sao Paulo à Brasilia ou Porto Allegre, ils parcourent en first le Bresil au rythme des matchs de la coupe du monde.




 

Abdoulaye CONDE
Depuis Brésil pour AEG

 

 
Ivre, il parie 7-1 pour l’Allemagne et devient millionnaire !

2014/7/11

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Un Néerlandais de 45 ans vient de remporter 1,3 millions d’euros en pariant 600€ sur le score de 7-1 pour l’Allemagne à une cote de 2100. C’est le gain le plus élevé pour un match de coupe du monde pour un particulier de l’histoire.Selon son interview donnée au quotidien Algemeen Dagblad, il avait parié ce score improbable lors d’une soirée trop alcoolisée.

In Nord Presse

 
Culture: Le livre''Eh djah ! Ma vieille !!'' Présenté aux guinéens

2014/7/8

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le jeudi dernier, en présence de plusieurs opérateurs culturels et humoristes, l'humoriste ivoirien Adama Dahico de son vrai nom Dolo Adama, était face à la presse pour dédicacer son quatrième ouvrage intitulé ''Eh djah ! Ma vieille !!'' Édité par les éditions Harmattan Guinée en partenariat avec Guinée Culture. La cérémonie s'est déroulée au musée national de Guinée sis à Sandervalia dans la commune de Kaloum.

‘'Eh djah ! Ma vieille !!'' C'est-à-dire « Dieu avant tout ensuite ma mère » est un livre de 136 pages, avec un mélange de style passionnant. Cet ouvrage humoristique dans lequel on retrouve : sensibilisation, éducation, des sketchs et autres font de lui une particularité parmi tant d'autres. Pour Adama Dahico, Dieu a confié une mission à chaque être humain, le sien est celui de faire rire les gens. Pour lui, sans le rire il n'y a pas de paix, avant d'ajouter que le rire apporte du bonheur.

« À travers l'humour, on peut dire tout ce que l'on veut sans que cela ne déplaise à personne. Un jour, j'ai attiré l'attention du président de la république d'alors Laurent Gbagbo sur sa gestion. Il a trouvé drôle mon histoire, mais pourtant c'était vrai » a fait savoir l'humoriste ivoirien.

Pour l'auteur, son concept ''Doromikan'' qui veut dire parole de soulard, lui permet d'utiliser la parole des soulards pour dénoncer les tares de la société, avant d'affirmer que les soulards disent des vérités que personnes n'osent affirmer. Durant, il a exhorté les humoristes guinéens à écrire leurs sketchs, avant de rappeler la citation « La parole s'envole mais l'écrit reste ». Pour finir, l'artiste a lancé un appel aux autorités guinéennes, afin de fortement soutenir la culture dans le pays, car selon lui, la culture est un gage de paix.

Ibrahim Kindi

 
Fuite de sujets du BEPC/Baccalauréat: Quelle crédibilité pour nos examens ?

2014/7/8

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Malgré les sorties médiatiques du ministre de l'enseignement pré-universitaire et de l'éducation civique, Ibrahima Kourouma avec pour slogan ''tolérance zéro''. Le Brevet d'étude du premier cycle (BEPC) et le Baccalauréat session 2014 (BAC) ont connu une mauvaise image. La fuite des sujets d'Anglais, de philosophie, des Mathématiques entre autres a entaché les examens et met en doute leurs crédibilités. Vu tout le personnel déployé sur le terrain afin d'assurer la surveillance lors des différentes épreuves, ces fuites de sujet ont été constatées un peu partout sur le territoire national.

Selon de nombreuses sources, certains sujets ont été marchandés çà et là dans les différents centres d'examen, ce qui d'ailleurs a été confirmé par plusieurs candidats. La fuite de ces sujets a permis à certains de les traiter à domicile et d'aucuns dans leurs écoles par la complicité de certains enseignants.

Visiblement content, beaucoup parmi ses élèves pensent décrocher les examens sans aucune difficulté, alors que d'autres estiment que les examens doivent être repris, comme Ibrahima Diallo candidat en terminal science mathématique : « je suis vraiment déçu. J'ai passé toute une année à préparer mon bac dans l'espoir d'obtenir une bourse d'étude. Depuis les vacances passées, j'ai participé à plusieurs cours de révision afin de décrocher mon bac avec mention.

Mais très malheureusement, je vois mon rêve se briser à cause de la maladresse de certains cadres de mon pays. Je n'ai plus d'espoir, parce que j'entends certaines personnes rapportées que les correcteurs vont tenir compte des fuites pendant la correction et pourtant ce n'est pas tous les candidats qui ont reçu les sujets.

A rappeler qu'en 2008 le gouvernent avait annulé les épreuves du BEPC après avoir constaté beaucoup d'anomalies lors du déroulement de l'examen.
Abdoulaye Oumou Sow

 
Ligue 1 : FC Séquence en tête à trois journées de la fin de saison

2014/7/6

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le FC Séquence de Dixinn a délogé l'AS Kaloum à la tête de la Ligue 1 de football de Guinée après sa précieuse victoire à Conakry contre le FC Santoba de Conakry (2 buts à 0), au compte de la 19-ème Journée du championnat national de première division de football, a appris APA samedi matin de bonnes sources.

Après sa défaite contre le champion, le Horoya AC, la semaine dernière (0- 1) et son nul à Siguiri sur le terrain de l'Ashanti (0- 0), l'AS Kaloum, leader de la Ligue 1 depuis le début de la phase retour, est relégué au deuxième rang avec 38 points au compteur.

Conséquence, le club de la presqu'île de Kaloum cède le fauteuil de leader, après l'avoir longtemps occupé, au profit du FC Séquence, qui a battu le FC Santoba à domicile.

A trois journées de la fin de la saison, le club de Dixinn totalise 39 points contre 38 pour l'AS Kaloum et 35 pour le champion, le club de Matam.
Au bas du classement, la course s'annonce serrée entre l'Ashanti de Siguiri (1ç points) et l'AS Baté (18 points) pour le maintien, alors que les Espoirs de Labé sont rélégués.

Résultats complets de la 19-ème Journée

-FC Satellite- FC Soumba 4- 2

-Fello Stars- Atletico Coléah 1- 1

-FC Séquence- FC Santoba 2- 0

-Espoirs Labé- AS Baté 0- 1

-Ashanti- AS Kaloum 0- 0

-Horoya AC- CI Kaloum 1- 0

Classement après 19 Journées

-1- FC Séquence 39 points

-2- AS Kaloum 38 points

-3- Horoya AC 35 points

-4- CI Kamsar 28 points

-5- Fello Stars 28 points

-6- FC Satellite 27 points

-7- Atletico 25 points

-8- FC Soumba 25 points

-9- FC Santoba 22 points

-10- Ashanti 19 points

-11- AS Baté 18 points

-12- Espoirs Labé 7 points


APA


 
Kader, nouveau Président Délégué : Vers un management plus rationnel du Horoya

2014/7/2

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Le président du Horoya Athletic Club, Antonio Souaré, semble avoir entamé, avec la nomination d'un nouveau président délégué en la personne de Cheick Abdel Kader Sangaré, le travail d'assainissement dont a fondamentalement besoin le club de la banlieue pour se débarrasser de l'improvisation et de l'amateurisme qui, année après année, lui complique davantage la tâche. L'on se souvient que c'est sur le fil du rasoir et dans la douleur que le Horoya a conservé à l'ultime journée de la saison 2012-2013 son titre de champion difficilement conquis d'ailleurs la saison précédente de 2011-2012.

Cette année encore, les mêmes causes produisant les mêmes effets, le Horoya,qui s'est fait un nom respectable sur l'échiquier africain et international avec son parcours relativement honorable en Ligue des Champions, éprouve d'énormes difficultés dans la conservation de son titre de champion.

Et pourtant, tous les grands observateurs africains notamment de la CAF, le reconnaissent, le président Antonio Souare, plus que n'importe quel président de club africain au sud du Sahara, a battu tous les records d'investissements.

Mais, comme disait l'ancien, tous les efforts s'avéreront vains si le principe "l'homme qu'il faut à la place qu'il faut" n'est pas la règle principale. C'est sans doute ce qui contrarie les investissements du président du Horoya et cause des ennuis au Horoya surtout au moment ou le club n'en a pas besoin.

L'irrationnel, les improvisations, les faux montages financiers ont malheureusement relégué au second plan l'administration rationnelle du club, renvoyé aux calendes grecques. L'amer constat est que nul dirigeant ne s'intéresse à l'équipe. Tout le monde se bouscule au portillon du chef pour faire valider son bon volant sous le faux prétexte d'effectuer une dépense au profit de l'équipe.

Au même moment, nul ne maitrisé la vie réelle des joueurs, ne peut dire quels sont les joueurs pénalisés par un carton rouge ou jaune. Aucun autre dirigeant outre le président du club ne s'intéresse pour savoir si un footballeur est blessé ou si un autre est malade. L'unique préoccupation étant d'inventer des fausses dépenses sur le dos des joueurs dont on ignore la situation et sur le dos d'un président victime d'abus de confiance.

La plus grande illustration de cette coupable indifférence a été le retrait des trois points de la victoire acquise par le club lors du match Horoya - Bâte, largement remporté par le champion de Guinée (5-0).

En ignorant ou en violant de façon flagrante (c'est du pareil au même), le règlement du championnat national les dirigeants du Horoya ont causé un grand tors au club, aux investissement du président Antonio Souare et aux footballeurs qui se sont fortement dépensés et ont mouillé le maillot ce jour.

Le président Antonio Souaré s'était engagé à assainir la maison rouge-blanc.

Le choix son ami, l'ancien ministre des sports, Cheick Abdel Kader Sangaré comme président délégué,est le premier acte du virage amorcé vers les compétences et la transparence. Kader Sangare,faut il le rappeler, a été le premier président-fondateur d'un club sportif en Guinée avec le lancement, en 1984-1985, de l'association sportive de kaloum (ASK).

Gestionnaire de longue carrière, manager et leader naturel, le nouveau président délégué du Horoya accumule toutes les expériences nécessaires pour une gestion plus responsable et rationnelle du club champion de Guinée. La note de service (à lire) le nommant lui accorde tous les pouvoirs dont il aura besoin pour restructurer et rendre performante la défaillante administration du club.

 
À lui de jouer.


Ibrahima Sory Sylla

 
NOTE DE SERVICE N°/REF 022/PRHAC/06/2014


LE PRÉSIDENT


Vu les procès-verbaux des réunions du 26 juin 2014 avec les membres du bureau exécutif, et du 27 juin 2014 avec le bureau des supporters; vu les urgences de fonctionnement correct avant la fin de saison sportive 2013-2014


DÉCIDE :


Monsieur Cheick Abdel Kader Sangare est nommé Président Délégué du Horoya Athletic Club.


- Le President Délegué assiste dans ses tâches le Président et le remplace en cas d’absence.


Avant la fin de la saison, il a la mission d'assurer le bon fonctionnement du club, de coordonner toutes les activités, d'assurer et de veiller à l’exécution des décisions issues des réunions du Bureau.


Il préside la réunion d'avant match qui discute les dépenses et fixe le budget de chaque rencontre du Horoya.


Sur cette base, il ordonne les dépenses après consultations du trésorier. Aucune dépense ne sera effectuée sans son approbation préalable.

Le Président Délégué est également chargé de gérer les questions administratives et techniques en concertation avec le Bureau et le staff technique.

Il veille au respect des règles de sécurité, de la discipline et du règlement intérieur et arbitre les décisions et les conflits.


Il assure les bonnes relations humaines au sein du Club et vis à vis de l’environnement extérieur


Conakry, le 28 juin 2014


Antonio Souaré
Président du Horoya

 
Brésil-2014 : L'équipe de France et Paul Pogba se qualifient en quarts.

2014/7/1

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-On se souvient encore de la débâcle des bleus sous les soins de Laurent Blanc à la coupe du monde 2010, en Afrique du Sud, avec une élimination au 1er. tour. C'est désormais une histoire ancienne dont la tendance vient d'être renversée par Karim Benzema et ses coéquipiers hier soir face aux super eagles du Nigéria au stade national de Brazilia.

La France s'est donc qualifiée face à une grande équipe nigériane qui pourtant a sorti un jeu offensif intéressant , et même s'est créée d'énormes occasions. Mais c'est à la 79e. minutes que les bleus, par le franco-guinéen Paul Pogba qui, d'un coup de tête, ont trouvé le chemin des filets.

Vincent Enyama, jusqu'ici auteur de belles parades,s'est vu vaincu par ce but. Un but contre son camp de Joseph Yobo, a doublé le score pour les bleus dans le temps additionnel. Si le football est un jeu collectif dont le succès émane de l'effort commun, l'équipe de France doit sa qualification d'hier soir à sa star de la Juventus de Turin, Paul Pogba.

Un joueur d'origine guinéenne qui était encore dans le placard en début 2012, à Manchester United où son jeu n'avait pas convaincu Sir Alex Fergusson. En deux ans seulement , il passe du placard au statut de grand joueur convoité par le Réal Madrid,... que sais-je encore? Pétri de joie et élu Homme du match par la Fifa, Paul déclare au micro de TF1 " Je suis fier de marquer ce soir. Le mondial était mon rêve.Marquer pour mon pays la France est une fierté pour moi et j'ai pas de mots à dire."

Les poulains de Didier Deschamps devraient rapidement oublier cette victoire pour commencer à préparer le match contre l'Allemagne. Allez les bleus.


L'intégralité du match France vs Nigéria suivie sur TF1.


M.TRAORÉ Ousmane
Chef de bureau d'AEG en Arabie Saoudite

 
Mondial 2014 : Un français d'origine guinéenne sauve de l'humiliation la France

2014/6/30

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Un Français Paul Pogba, originaire de la Guinée de Sekou Touré sauve de l'humiliation, le Peuple du Général De Gaulle. Comme pour dire qu'entre les feux  Ahmed Sékou Touré et le Général De Gaulle, c'était juste de l'incompréhension .

Ainsi l'équipe de France s'est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du Monde en éliminant difficilement le Nigeria (2-0), à Brasilia. C'est Paul Pogba qui a libéré les Bleus en ouvrant le score (79e), suivi par un but contre son camp du Nigerian Yobo (92e), poussé à la faute par Antoine Griezmann. Le prochain adversaire des français , sera le vainqueur du match Allemagne-Algérie 


Bonne chance à Pogba et à ses coéquipiers


 
Kaba CAMARA
Depuis Strasbourg
 

 
Les Pays-Bas en quarts après leur victoire face au Mexique (2-1)

2014/6/29

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Menés à 3 minutes de la fin, les Pays-Bas ont renversé la vapeur face au Mexique pour l'emporter (2-1) et se qualifier en quarts de finale, dimanche au stade Castelao de Fortaleza.Le match : Pays-Bas - Mexique : 2-1 . Finalistes malheureux il y a quatre ans, les Pays-Bas ont éprouvé les pires difficultés pour éliminer le Mexique (2-1) et se qualifier en quarts de finale du Mondial brésilien. Ils ont souffert pour deux raisons : 1) La chaleur accablante (38°c au coup d'envoi à 13h00, heure brésilienne), malgré les pauses hydratation aux 30e et 75e. 2)

La qualité de leurs adversaires. Meilleure défense à l’issue de la phase de poules, les Mexicains ont prouvé qu’ils savaient aussi manier le ballon. En première période, ils se sont procuré les occasions les plus dangereuses (17e, 20e, 24e, 28e, 42e) et ont logiquement ouverts le score au retour des vestiaires (Giovani Dos Santos à la 48e).

Les Néerlandais ont poussé pour égaliser, mais De Vrij (57e) a d’abord vu sa reprise à bout portant détournée sur son poteau par Ochoa et Robben a perdu un face à face (74e). Pour réussir à tromper Ochoa, Wesley Sneijder a mis tout ce qu’il avait (88e). Cinq minutes plus tard, Arjen Robben a obtenu le penalty de la qualification, inscrit par Klaas Jan Huntelaar. C’est la sixième fois de suite que les Mexicains sont éliminés en huitièmes de finale d’une Coupe du monde.

Le tournant du match : l'entrée de Klaas Jan Huntelaar

Alors que les Pays-Bas n’arrivaient pas à percer le coffre-fort mexicain et que Robin van Persie n’avait pas cadré la moindre frappe, le match a basculé à la 76e minute lors de l’entrée en jeu de Klaas-Jan Huntelaar. Pour ses premières minutes de jeu au Brésil, l’attaquant de Schalke 04 a d’abord remisé le ballon de la tête vers Wesley Sneijder sur l’égalisation (88e). Il a ensuite pris ses responsabilités et le ballon des mains de Robben pour tirer le penalty. Il n’a pas tremblé et a pris Ochoa à contre-pied pour qualifier les Néerlandais en quarts de finale. En 14 minutes passées sur la pelouse, Huntelaar n'a touché que 7 ballons. Suffisant pour délivrer une passe décisive et marquer un but…

 
In L'équipe

 

 
La soirée gala Miss Guinée Europe: Mariam CAMARA présidente d'honneur

2014/6/29

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-'' L'Asbl Ici et Ailleurs '' présente la première édition de la grande soirée gala Miss Guinée Europe est prévue samedi 2 Aout 2014 à Bruxelles à l'adresse : Rue Eloy 80 , 1070 Anderlecht à Bruxelles à partir de 20 heures. Management : Africa plus Asbl , comité Miss Guinée France, Kadiatou Chérif BARRY, Pepis Keith, Richcar, Rama Konaté. Conception et réalisation Cheick Gerald de Paris .Madame SAKHO née Mariam CAMARA est présidente d'honneur de cet évènement qui met en valeur la beauté de la femme guinéenne en Europe.
 
 


 
Sommet Amerique-Afrique
Discours integral d'OBAMA
Soumah Alsény
Alsény SOUMAH: L’Ambassadeur de l’art culinaire guinéen aux USA
Dépêches
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Le 4 juillet 1985-4 juillet 2014
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