 | CONAKRY/Cette institution censée de gérer convenablement les biens mobiliers et immobiliers de I’état entre les personnes privées et elle-même, est en contresens parfait au changement que le professeur Alpha CONDE a prôné pour instruire avec décence les affaires publiques de l’état.
Prenons comme exemple le cas récurent du contentieux qui oppose El hadj lbrahima Djogo BARRY, au patrimoine Bâti- Public depuis quatre décennies. Tout n’ira pas de mal en pis certes, à condition que les observateurs de ce cas spécifique prennent conscience du comportement débile de certains hauts cadres du patrimoine Bâti-Public qui pratique le juridisme du charbonnier maître chez lui.
Mr Naité a eu I’audace de violer une décision de justice en venant sur les lieux de I’ exécution vers sept (7) heures du matin.., pour intimer Mr El hadj Ibrahima Traoré, représentant de la famille Barry, ainsi qu’à I’huissier de justice Maître Fodé Mamoudou Yansané, qu’ il a reçu les instruction venant de « Jupiter » pour remettre en cause la chose jugée par les tribunaux de Conakry.
Il est vrai que cela dépasse l’entendement guinéen : Il est vrai aussi que le « pouvoir rend bête » car ce n’est pas le pourvoir dans tous ses états d’âmes qu’un juge sanctionne une méprise, mais celui qui se sert de cette méprise pour abuser le pouvoir.
Il faut dire que dans ce cas flagrant, ce n’est pas l’instrument politique dont se sert Mr Naité qu’il faut incriminer, mais Mr Naité qui abuse la loi : « un marteau peut servir à enfoncer des clous mais aussi à défoncer un crâne ». Jamais encore un juge d’instruction n’a traduit un marteau à la cours d’assise.
Tous les grands commis et les hauts fonctionnaires de l’Etat doivent réfléchir à cette maxime. Ce qui veut dire que les clans politico-judiciaire et financiers ou tout autre fonctionnaire de l’Etat, qu’il soit un cacique ou un baron du régime doit prendre le pli du changement pour répondre aux voeux du professeur Alpha CONDE; qui souhaite une justice indépendante qui n’est pas au service du pouvoir politique et de l’argent.
Le Directeur Général du Patrimoine Bâti-Public, en venant interrompre une décision de justice qui doit évacuer la famille Mama Keita des lieux qu’elle occupe illégalement depuis longtemps, n’est pas de son ressort.
Mr Naité a fait preuve de ponce pilatisme en appliquant deux poids et deux mesures à cette décision de justice. Cela nous ramène à un Etat de passe droit et non à un Etat de droit.
Pour éclairer la lanterne des observateurs guinéens sur ce contentieux qui oppose la famille de Mama Keita à celle de la famille de El hadj lbrahima Djogo Barry, il de bon ton de préciser que le Patrimoine Bâti-Public, en la personne de son Directeur Mr Naité n’a pas été à la hauteur de régler cette affaire qui perdure depuis 40 ans. En venant interrompre la dernière tranche de l’exécution du huissier de justice Maître Fodé Mamoudou Yansané, pour déloger la famille Mama Keita et consorts, devant Mr El hadj Ibrahima Traoré, représentant la famille El hadj Ibrahima Djogo Barry, qu’il a reçu les ordres de la plus haute autorité de I’Etat pour surseoir à I exécution de cette décision de justice.Par cet acte, il faut se poser la question si l’on tend vers un Etat sauvage ou une République hors la loi.
Cela dit, Mr El hadj Ibrahirna Traoré, représentant la famille Barry, a répliqué a Mr Naité, que malgré son interférence à cette exécution de justice, que lui, il s’en tenait au respect de cette autorité de l’Etat en ordonnant à l’huissier, aux gendarmes et les manutentionnaires de quitter les lieux. Par la suite, Mr Naité pour donner un semblant de crédit à sa bourde, a invité les protagonistes de se rendre à son bureau le même jour pour élucider I’affaire : sautant sur l’occasion, Mr El hadj Ibrahima Traoré s’est rendu à son bureau pour le rencontrer. A peine arrivé, il a appelé le sieur Naité qui lui a répondu qu’il est en réunion et qu’il allait le rappeler. Depuis lors, silence radio. Quelques temps après on ne sait par qu’elle machination et subterfuge, dont Mr Naité a le secret, ordonne à la famille Mama Keita, qui devait déguerpir les lieux selon la décision de justice, de se réinstaller.
A ce jour, la famille Mama Keita crie sur tous les toits de Conakry que personne ne pourra les déloger tout en agitant la menace que quiconque viendra en toute légalité exécuter une décision de justice sera puni par la force injuste de la loi sinon la loi du plus fort.
Durent 40 ans, tous les Directeurs Généraux du Patrimoine Bâti-Public, n’ont pas eu le bon sens d’étudier profondément ce contentieux qui oppose El hadj Ibrahima Djogo Barry et la Famille Mama Keita via Patrimoine Bâti-Public. Ils se sont toujours contentés de se draper dans le nombrilisme politique et financier.
Madame Mama Keita qui est squatteuse de son état des deux parcelles de Mr El hadj Ibrahima Djogo Barry grâce à l’aide d’un lobby mafieux au sein du Patrimoine Bâti-Public, et qui a permis également
A Mr Aboubacar Condé, le père adoptif, de Mama Keita, d’occuper illégalement le domaine de El hadj Ibrahima Djogo Barry. Et ironie du sort, El hadj Ibrahima Djogo Barry n’a jamais été un locataire du Patrimoine Bâti-Public plutôt locataire de Madame Godard avant la vente du domaine effectué par elle-même à Mr Barry.
D’autre part, il convient de rappeler que la famille de Mama Keita habitait à 50 mètres de la concession d’El hadj Ibrahima Djogo Barry, chez Mr Alpha Touré dit Alphadian : à cette époque le locataire qui occupait l’appartement d’El hadj lbrahim Diopo Barry a déménagé pour un autre lieu. Et Mr Aboubacar Condé, aussitôt au courant de ce déménagement est venu dire à Mme Barry qu’il veut prendre en location ledit appartement pour sa troisième femme, la maman de Mama Keita.
Mme Barry a répondu à Mr Condé qu’elle ne pouvait pas satisfaire son voeu étant donné qu’elle avait en charge plusieurs enfants qui devaient occuper l’appartement. C’est ainsi l’on ne sait pourquoi et comment, et en absence d’El hadj Ibrahima Djogo Barry qui était en détention au Camp Boiro, on a vu la milice populaire révolutionnaire accompagnée de la famille Mama Keita pour les installer de gré et de force dans l’appartement vide que son père adoptif avait sollicité. Et depuis 1972, la famille El hadj Ibrahima Djogo Barry se pose la question d’ou venait cette décision inattendue. Durant tout ce temps jusqu’à nos jours, la famille Mama Keita se réclame locataire du Patrimoine Bâti-Public, tout en cohabitant avec la famille de El hadj Ibrahima Djogo Barry qui est le propriétaire légitime des lieux. Il va sans dire légalement que la décision de justice N° 81 du 18 mai 2007 rendu par le Tribunal de première instance de Dixinn en sa forme exécutoire a été interrompue...
A ce titre de rappel, la famille Mama Keita a été expulsée suivant décision de justice N° 164 du 09 août 1994 rendu par la justice de paix de Conakry 2.
D’autre part, Mr Naité est passé a côté de la plaque en énonçant des contre-vérités au sujet du dossier d’El hadj Ibrahima Djogo Barry, lors de son interview téléphonique « les grands gueules » à la Radio Espace FM du 11/06/2012.
Il ignore complètement les contours et les dessous dudit dossier qui n’est nulle part dans le contentieux francoguineen. Avant de se lancer dans cette aventure, il devait s’instruire auprès de ses principaux collaborateurs qui l’on mit sur une fausse piste en abusant de sa méconnaissance de ce dossier. Pour éclairer sa gouverne, il n’ a qu’à consulter les archives du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, où une lettre référenciée N°178/MUH/UAFO/88 référence votre lettre N°97/PO 331988, que le Directeur Général Mr Boubacar Sylla, du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, a adressé au Procureur Général près de la cours d’appel de Conakry, qui dit, « Mr le Procureur Général, en réponse a votre lettre sus référencier, nous avons l’honneur de porter à votre connaissance que les parcelles A du lot3 No 25 et No 27 du titre foncier No 167 et 169 de Conakry2, étaient la propriété de Mme Suzanne, veuve de feu Godard Pierre Auguste depuis le 22/01/1959 en vertu d’un acte de renonciation à la succession de Jacques Deleuze un cohéritier.
Nos archives ne contiennent aucun élément pouvant définir la position de ces immeubles au regard du contentieux francoguinéen d’une part et d’autre part d’un bien placé sous séquestre. »
Mr Naité peut se référer également à la note de service No 0103/M ECATPBP/2009 du 21/juillet 2009 de la commission chargée de l’examen des dossiers de restitution des biens mobiliers : dossier El hadj Ibrahim Djogo Barry.
En conclusion la famille Barry demande à la plus haute autorité de l’Etat que la décision de justice soit exécutée sans interférence conformément à la loi républicaine.
Mondie Touré
+224-62 90 73 34 +224-66 02 62 02
PS : Photo de Moustapha NAITÉ, DG du Patrimoine Bâti-public
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