 | "Il y a des discussions que les joueurs ne doivent pas mener quand ils viennent en Equipe nationale à savoir les questions de primes, les questions de logements, les questions de voyages de retour et ainsi de suite. Tout cela doit être organisé d’une manière claire et nette. Tout doit être écrit et fixé à l'avance. Donc il n y a pas de « mais » de « si » ou de « je ne savais pas ». Parce qu’en fait l’Equipe nationale représente toute une Nation. Donc c’est triste pour la Guinée, si on en arrive à dire que les ambassadeurs de cette Nation ne sont pas capables de se mettre ensemble pour une mission comme une coupe d’Afrique des Nations. On peut toujours perdre un match, on peut toujours rater une compétition, mais en fin de compte, il faut que les supporters se disent que l’Equipe s’est battue, qu'elle avait une philosophie, qu'elle avait une démarche, qu'elle a tenu ensemble, mais que ça n’a pas marché et qu'elle continuera son travail." dixit Pablo Thiam.
Le samedi 13 mars 2010, l'équipe de Guineefoot basée au Royaume des Pays-Bas est partie à la rencontre de l'ancien international guinéen, Pablo Thiam à Wolfsburg en Allemagne. Pablo Thiam nous a reçu dans son bureau situé au mileu des instalations sportives de l'Equipe réserve de Wolfsburg. Nous avons abordé avec l'actuel Manager-Assistant de Wolfsburg chargé de l'Equipe réserve du même club plusieurs sujets importants. Nous avons fait un tour d'horizon sur sa carrière professionnelle en qualité de joueur de club et du Syli national. L'ancien charismatique milieu défensif du Syli de Guinée, du FC Cologne, du VFB Sttutgart, du Bayern de Minich et du VFL Wolfsburg, nous a fait partagé aussi toute son expérience en repondant avec précision et concision à toutes les questions liées au mauvais fonctionnement du Syli national. Il a dénoncé le manque de ''direction'' et de ''philosophie'' au sein des instances dirigeantes du Football guinéen. À côté, il propose des solutions simples mais efficaces ''pour faire avancer les choses''. Nous avons touché aussi les questions concernant sa nouvelle fonction administrative au sein du VFL Wolfsburg et ses projets d'avenir dans le monde du football. Nous vous proposons ici l'intégralité de l'interview.
Guineefoot: A quel âge as-tu quitté la Guinée, ton pays natal pour l’Allemagne?
Pablo Thiam: A l’âge de quatre ou cinq ans. Je me souviens à peine de l'époque. Mon père (NDLR: Ousmane Tolo Thiam), était diplomate en Allemagne. Il était basé à Bonn, l’ancienne capitale allemande, pas loin de Cologne. J’ai fait le Lycée Belge près de Bonn. Très tôt j’ai intégré un petit club à Bonn. A l’âge de 16, j’ai rejoins l’équipe cadette de Cologne, puis l’équipe junior. Après le bac, j’avais deux choix, continuer les études ou jouer au foot. J’ai finalement opté pour le second choix.
Quel souvenir gardes-tu de ton enfance à Conakry?
J’étais petit. Disons, je ne me souviens pas trop. Je suis passé pas mal de fois à Conakry. J’ai appris par la suite par les voisins, les marchands et les vendeurs de bonbons que j’étais un peu canaille. Mais pour un enfant ce tout à fait normal.
Quand est ce que tu t’es dis pour la première fois que tu pouvais devenir un footballeur professionnel?
J’ai toujours joué au foot pour le plaisir du jeu. Je n’ai jamais pensé être footballeur professionnel dès la première minute. Mon père était un joueur, le foot nous entourait, c’était peut être dans le sang. En Allemagne, mon père jouait avec ses amis, je le suivais et jouais eux. C’est comme ça que j’ai commencé à jouer au ballon.
A quel âge as-tu signé ton premier contrat professionnel?
C’est à l’âge de 18 ans à Cologne. J’ai joué mon premier match officiel en 1994. En fait, avant je jouais au poste d’attaquant. Mais quand je suis arrivé dans l’équipe pros, j’étais jeune et je devais chercher ma place. Par hasard, pendant un match il nous manquait des défenseurs. A cette occasion, l’entraineur m’a demandé si je pouvais jouer en défense. C’est comme ça, j’ai commencé ma carrière en Bundesliga en tant que défenseur central.
Quand est-ce qu'un selectionneur du Syli national s’est intéressé à toi pour la première fois?
Lors d’une de mes visites en Guinée. J’avais 17 ans à l'époque. C'était lors d'un match de gala à Conakry, j’ai joué la première fois sur le sol guinéen. Là, j’ai rencontré quelques joueurs et quelques dirigeants de l’Equipe Nationale. Mon premier match officiel, c’était contre le Gabon lors des éliminatoires pour la CAN de 1994 à Tunis.
Ton dernier match avec le syli …
Le dernier match avec le syli, c’était contre le Sénégal, lors de la CAN de 2006 en Egypte.
Toujours dans le cadre de ta carrière professionnelle, tu as évolué dans 4 clubs en Bundesliga, est-ce que t'as pensé à un moment donné d'aller jouer dans un autre championnat comme l’Angleterre ou l’Espagne?
En fait je ne suis pas un joueur qui a toujours voulu changer de club. J’ai toujours essayé de faire des étapes. J’ai grandi à Cologne et j’ai commencé à jouer à Cologne. À la fin de mon contrat à Cologne, l’équipe est descendue en 2éme division. J’étais au top, c’est pour cela, je me suis dit qu'il faut que je fasse un pas en avant. Je suis parti à Stuttgart, une équipe qui était bien classée au championnat. Là, il y’avait des grands joueurs comme Balakov, Bobic, Akpobori du Nigeria. Je me suis établi pendant 3 ans à Stuttgart. À la fin de ce contrat, j’avais la possibilité d’aller en Italie, mais j’ai choisi le Bayern de Munich qui est le plus grand club ici en Allemagne. La première saison s’est bien passée, après je me suis blessé. Le Bayern qui est un grand club change beaucoup, donc il faut être présent. À mon poste il y avait 7 joueurs disponibles. Je savais que ça allait être difficile, donc j’ai cherché un autre challenge. Je suis venu à Wolfsburg qui construisait un nouveau stade et formait une nouvelle équipe. J'ai été choisi comme point fixe dans leur système. Ça a été la bonne décision, j’ai repris à jouer et finalement je suis devenu le capitaine du club.
T'as raccroché à 35 ans, ce n’était pas un peu tôt?
En fait j’avais des problèmes de dos. J’ai commencé assez jeune. J’ai joué plus de 300 match en 1ere division. J’aurai pu jouer un ou deux ans en 2ème ou 3ème division, mais l’envie n'était plus là. J’ai préféré arrêter au bon moment et tenter autre chose.
Quand tu as raccroché les crampons t'es venu à coté de Felix Magath en tant qu'assistant, en voyant les jeunes évolués, n'aurais tu pas eu des regrets?
Ça se passe dans la tête. Pendant une demi-saison, je m’entraînais avec le groupe et je travaillais au bureau. Donc j’ai eu le temps de raccrocher petit à petit. Enfin de compte, c’était la bonne décision.
Tu n’étais pas obligé de passer un diplôme pour se reconvertir?
Le diplome de management dans le sport je le fais parallelement à mon travail quotidien. En fait j'ai la chance d'appliquer directement ce que j'apprends, ''learning by doing''. Tu commences à un niveau où la pression n’est pas forte. Tu es responsable d’une équipe et tu t’occupes du déroulement administratif. Je pense, ce que tu apprends ici tu peux le projeter sur le plan professionnel, soit ici, soit ailleurs ou faire autre chose dans le métier du sport.
Avec Felix Magath vous avez été sacrés champion d'Allemagne, c’etait quoi comme effet?
Felix Maget a repris une équipe qui a failli décembre deux fois en 2ème division, il a fait venir des joueurs inconnus. Son style c'était d’avoir une équipe avec une condition physique énorme. Ce phénomène il est en train de le refaire à Schalke 04. Il a formé une équipe forte. Personne ne comptait sur Wolfsburg mais on tournait à 100%, l’ambiance était bonne et au bout de 2 ans, il a formé une équipe qui est devenue championne d'Allemagne en titre.
T'as deux fois remporté le championnat allemand, le premier en tant que joueur au Bayern et le sécond en qualité d'assistant de Felix Magath à Wolfsburg.
J’avais quitté le Bayern avant la fin de la saison, je n’avais joué que quelques matchs. Par contre, on est devenu champion du monde au Japon face à Boca Junior d’Argentine. En tant que joueur tu vas au Bayern pour devenir champion et gagner des titres. Donc la pression est toujours là. Avec Wolfsburg c'était différent, personne ne comptait sur nous.
Comment en tant que joueur tu t’es retrouvé dans le staff qui a remporté le titre de champion de la Bundesliga?
Quand Felix Magath est arrivé au club, il était en même temps Entraineur, Directeur sportif et Directeur général. Il m’a demandé de l’assister dans l’administration. Dans cette fonction, il m’avait demandé aussi de m’occuper de l’équipe réserve. Quand il a quitté, il y a eu quelques changements. Mais j’assiste toujours la première Equipe, quand on joue les matchs internationaux. L’essentiel de mon travail consiste à m’occuper de l’équipe réserve, de l’administration, des contrats, du déroulement sportif,...
Dans cette fonction quelles sont tes ambitions?
Mon ambition c’est d’intégrer le management d’un club de foot, le foot en général. Ça fait deux ans que je travaille dans un club bien structuré et organisé avec Volkswagen comme partenaire, une compagnie mondiale reconnue, derrière nous. Pour moi l’essentiel, c’est d’apprendre et de faire mes premiers pas dans le business, avoir des bases solides, un diplôme de Manager et une expérience reconnue dans ce domaine.
Est-ce que tu suis l’ actualité du syli national?
Plus ou moins depuis l’Egypte où les choses ne sont pas bien passées. Avec Patrick Neveu, un bon Entraineur et les joueurs qu’on avait, on avait la possibilité d’aller très loin. Je pense que l’environnement n’était pas favorable. C’est ce qui nous avait vraiment déçu et c’est pourquoi nous n’avions pas eu les résultats escomptés.
Les éliminations de la Guinée dans les compétions -CAN et Coupe du monde 2010-, ont fait couler beaucoup d’encres et de salives. Actuellement on parle de reformes, de l’arrivée d’un nouvel Entraineur, d’un nouveau Staff technique,... Tu ne t’es pas senti concerné par cela?
Pas du tout. Disons, je n'ai pas trop de relations dans ce groupe. Je parle seulement avec quelques anciens joueurs tels que Kaba Diawara, Mohamed Camara « Beauvais », Idrissa Diallo et Dian Bobo Baldé. Ce dernier voulait faire beaucoup de choses en Guinée, il était très engagé. C’est un problème général en Afrique et surtout en Guinée. On doit apprendre la manière de travailler. Il ne sert à rien d’attendre jusqu’à la dernière minute pour commencer des préparatifs. Ce n’est pas seulement une question de moyens, c’est aussi une question d’organisation. Tout doit être organisé dès le départ. Chacun doit être responsabilisé à temps afin d’atteindre les objectifs fixés au départ.
Quels sont les problèmes qui empêchent le Syli National d'aller de l'avant?
A mon avis c’est comme dans n’importe club, il te faut une philosophie et une direction dés le départ. Les joueurs viennent naturellement pour jouer, pour leur pays mais ils viennent aussi pour eux même, pour leur propre prestation et leur propre prestige. Donc, dès le départ, il faut un bon mélange entre jeunes et vieux, un encadrement où chaque responsable connait les joueurs sur lesquels on peut compter, leur forme et leur prestations dans leur clubs. C’est dans cette logique qu’il faut composer l’Equipe nationale. Ce qui irrite un peu, c’est qu’aujourd’hui plus qu’avant, la majorité des joueurs sont professionnels et jouent à l’extérieur. Donc je ne comprends que quand on arrive en Equipe nationale, qu'on parle d’indiscipline.
As-tu vécu personnellement cette indiscipline au sein de l’équipe nationale?
En tant que dirigeant et en tant que responsable je donne l’exemple, je démontre la direction vers laquelle on veut aller. La ponctualité, le respect entre les joueurs, le respect entre staff et joueurs, tout cela c’est quelque chose qu’on met en place dès le départ. Il y a des discussions que les joueurs ne doivent pas mener quand ils viennent en Equipe nationale à savoir les questions de primes, les questions de logements, les questions de voyages de retour et ainsi de suite. Tout cela doit être organisé d’une manière claire et nette. Tout doit être écrit et fixé à l'avance. Donc il n y a pas de « mais » et de « si » ou de « je ne savais pas » Parce qu’en fait l’Equipe nationale représente toute une Nation. Donc c’est triste pour la Guinée, si on en arrive à dire que les ambassadeurs de cette Nation ne sont pas capables de se mettre ensemble pour une mission comme une coupe d’Afrique des Nations. On peut toujours perdre un match, on peut toujours rater une compétition, mais en fin de compte, il faut que les supporters se disent que l’Equipe s’est battue, qu'elle avait une philosophie, qu'elle avait une démarche, qu'elle a tenu ensemble, mais que ça n’a pas marché et qu'elle continuera son travail. Après la CAN en Egypte, je suis rentré en Allemagne, les échos étaient bonnes. Tout le monde me disait que nous avons une superbe équipe, que nous avons fait trois bons matchs. Malheuresement on perdu le quatrième.
On reproche aux joueurs actuels de ne pas mouiller le maillot…
Chaque joueur qui vient jouer en Equipe nationale veut gagner. Je pense que chaque joueur qui rentre dans le terrain, a l’intention de mouiller le maillot, de se battre et de sortir vainqueur. Si je prépare un match pour samedi, une partie de l’équipe arrive lundi, une partie mardi et l’autre partie arrive vendredi, déjà il n y a pas de fonctionnement, pas de travail ensemble. Certains sont sérieux, d’autres viennent d’arriver et doivent s’adapter d’abord. Ça commence par ces petites choses. Si tu arrives jeudi, même si tu veux mouiller le maillot, la préparation n’est pas optimale. Le match qui se joue, c’est la dernière étape d’une longue séquence, le travail se fait avant. Les joueurs qui arrivent lundi ont le temps de s’adapter, de travailler ensemble et une plus grande chance de faire une bonne prestation. Donc je pense que ce sont ces déroulements qui font qu’on a l’impression que les joueurs n’ont pas envie de jouer. Il faut que chaque joueur qui vient en Equipe nationale, sache que s’il veut jouer il faut qu’il tient compte de toutes les règles. Et si ce n’est pas le cas, c’est aux dirigeants de prendre leur responsabilité vis-à-vis du joueur.
La responsabilité d'organiser les rencontres de façon professionnelle comme cela se fait par ici incombe à qui?
c’est l’encadrement technique qui doit s’en charger. Comme partout on parle d'un Directeur sportif, d'un Entraineur, d'un l’Assistant, d'un Entraineur pour les gardiens et d'un Préparateur physique. Tout doit bien s’organiser. Ça doit être pareil pour n'importe quelle Equipe de foot. Chacun a son travail, mais en fin de compte tout doit servir au bon fonctionnement de l'Equipe.
T'as un long passé avec l’Equipe nationale de Guinée, quels sont les problèmes de fond, au niveau de la gestion et à l’intérieur de l’équipe? Pourquoi ça ne marche pas?
Je pense que le fond du problème est là. Les joueurs viennent, les joueurs sont bons, mais il n y a pas de direction. Chacun vient pour donner le mieux de soi-même, mais ça ne suffit pas. Il faut gérer l’ensemble. Il y a toujours trop de bruit de gauche à droite, trop de choses qui ne sont pas réglées empêchant les joueurs de se concentrer sur leur propre devoir. C’est ce qui nous a toujours manqué quand il s’agissait de faire un pas en avant.
En t’écoutant on se dit que les problèmes sont d’ordre organisationnel. Aujourd’hui il y a deux postes vacants, celui de d'Entraineur de l’équipe nationale et celui de Directeur technique national, n’es tu pas tenté d’apporter ton expertise et ton expérience?
Pour moi la question ne se pose pas parce que je suis à Wolfsburg. Je ne suis pas encore là où je voudrais être pour pouvoir accomplir de tels faits. Je suis au départ, qui sait, peut être dans quelques années la possibilité reviendra. Je tiens beaucoup à l’Equipe nationale et je sais que nous avons beaucoup de possibilités, la qualité est là. Mais pour moi ce serait beaucoup trop tôt de m’engager dans une telle aventure. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Mais je suis toujours prêt à aider et donner mon avis pour faire avancer les choses.
Qu’est qui fait que nos joueurs n’arrivent pas au top malgré leur talent, où est- ce que ça bloque?
Il faut savoir aussi qu’il n’est pas facile pour les jeunes joueurs africains en général de venir en Europe puisque les règlements sont très stricts. Mais il y a beaucoup de guinéens qui vivent avec leurs familles en Europe, peut-être à ce niveau il y aura la possibilité de recruter quelques joueurs d'origine guinéenne évoluant en Europe. D'un autre côté ça devrait être une motivation pour ceux qui jouent en Afrique de se faire remarquer en jouant une Coupe d’Afrique ou en allant en Coupe du monde. Quand tu regardes la Côte d’Ivoire et le Sénégal, c'est ainsi que ça a commencé comme ça. Avec un bon match en Coupe du monde contre la France, les joueurs sénégalais sont parvenus à acquérir de bons clubs européens. De l'autre côté si on avait gagné contre le Sénégal on aurait été en demi-finale, et nous aussi nous aurions attiré l'attention des clubs européens. D’abord on doit parvenir à faire des résultats et à faire des résultats au bon moment, ce qui donnerais une grande valeur à tous les joueurs. Chaque joueur vient renforcer l’Equipe et l’Equipe est seulement bonne si les résultats sont là. C’est tout simple, les joueurs font profiter l’Equipe et après c’est l’Equipe qui fait profiter aux joueurs.
Y a-t-il de jeunes joueurs guinéens actifs en Allemagne?
Pour l’instant pas beaucoup. Le jeune joueur Ibrahima Traoré du FC Ausburg est un super joueur. Je l’ai rencontré l’année dernière puisqu’il jouait avec l’équipe réserve de Berlin (NDLR : Hertha Berlin). De là-bas, il est parti à Ausburg, ce qui a été une bonne démarche, puisque là-bas, il s’est établi. C’est l'un des meilleurs joueurs de la deuxième division allemande actuellement.
Y a-t-il un match de jubilée pour marquer la fin de ta carrière?
Non pas vraiment. Je ne suis pas quelqu’un qui aime le grand cirque. J’ai arrêté ma carrière tout doucement pour pouvoir travailler en paix. Si l’occasion était là peut-être, mais je n’ai jamais eu l’occasion de le faire et avec tout le travail que j’ai maintenant je ne pense pas vraiment que ça peut avoir lieu dans les temps à venir.
Y aura-t-il une nouvelle génération Thiam pour la relève, sachant que ton papa a joué pour l’Equipe nationale et que toi-même tu comptes 35 sélections?
Pas pour l’instant, mon premier fils qui a 14 ans, n'est vraiment pas intéressé par le foot, mais le deuxième qui n’a que 4 ans a du talent.
Quels sont tes projets avec la Guinée et son football?
Pour l’instant je n’ai pas de projets en Guinée avec le football guinéen. Je suis dans mes propres projets, dans mes propres études et dans mon propre travail. J’essaye d’avancer en tant que personnage dans le foot, nous savons tous que ce n'est pas facile, mais j’ai bien commencé. Peut-être qui sait, dans l’avenir j’aurais la possibilité et la chance de concrétiser quelques projets avec l’Equipe nationale.
Est- il pensable qu’en partenariat avec Wolfsburg que Pablo Thiam crée un centre de formation en Guinée?
Pour l'instant je ne pense pas à cause des règles qui existent. Il n’est pas facile de faire venir de jeunes footballeurs africains en Allemagne. Les lois ont changé et les européens essayent de former leur propres joueurs et de donner la chance à leurs propres talents. Les clubs ne créent des centres de formation, s’ils savent qu’ils peuvent directement profiter de ces centres. Présentement, leur intension ne vont pas dans cette direction, mais peut-être que cela va changer dans le futur. Mais actuellement, les clubs allemands sont tous obligés d’avoir leurs propres centres de formation où ils forment leurs propres joueurs. Les clubs recrutent, mais ce sont tous déjà des joueurs confirmés, donc pour les jeunes joueurs c’est assez difficile.
Envoyés spéciaux à Wolfsburg en Allemagne,
Ibrahima Tanou Diallo de Aujourdhui-en-guinee.com Thierno Abdoulaye Diallo Mamadou Saidou Diallo
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