 | CONAKRY/Les femmes en Guinée, ont toujours été une pièce maîtresse dans le combat politique en Guinée. Après avoir été le principal soutien lors de la mémorable grève de 72 jours, elles ont influencé l’orientation du vote au référendum de 1958. Elles sont les principales artisanes de l’indépendance de la Guinée. M’Balia Camara et Mafory Bangoura en sont le symbole.
Il est aussi de notoriété que la Guinée dans les années 60 était à la pointe en Afrique pour la représentation politique des femmes. Aujourd’hui, les femmes sont toujours présentes mais pas en tant que figure de proue. Il faut donc s'interroger sur les causes de ce recul.
Mentionnons tout d'abord que la première femme qui a présidé le Conseil de Sécurité des Nations Unies, était une Guinéenne, celle que ma génération appelle affectueusement « Tantie Jeanne Martin Cissé ».
Dans les pays scandinaves, les associations féministes sont puissantes, les femmes ont largement dépassé 40 % de la représentation politique et les partis respectent le mouvement des femmes. La plus que centaine de partis politiques guinéens actuels en revanche, ont si peur de passer à l’acte qu'ils écrasent tout embryon d'organisation politique des femmes par la dérision.
Les déclarations de bonne intention politique en matière d’implication des femmes font légion sans être assorties de calendrier. C’est pourquoi, le Mouvement Pour la République (MPR) ambitionne de se saisir de l’opportunité des prochaines législatives pour présenter une liste paritaire de candidatures à tous les scrutins (à l’uninominale, les 38 candidatures seront féminines et à la proportionnelle après chaque deux candidatures masculines, vient une candidature féminine).
Avec le MPR, l'arbre de la parité politique cessera définitivement de cacher la forêt encore dense des handicaps qui freinent les femmes dans leur marche vers l'égalité des chances en politique.
Le MPR s’engage :
1.Pour qu’il n’y ait plus de raison de ne rien faire, à respecter la parité dans les candidatures à toutes les élections à venir (législatives, communales, communautaires et locales). Une fois à l’assemblée, le MPR se veut porteur d’un projet de loi visant l’obligation de parité aux postes électifs.
2.A apporter un amendement à la loi portant financement des partis politiques, en n’accordant ledit financement qu’aux partis politiques qui respectent la parité au sein de leurs instances dirigeantes et de leurs élus. 3.A soutenir toutes discriminations positives en faveur des femmes.
4.A promouvoir l’organisation des Etats Généraux des Femmes et de la Politique.
Femmes et filles de Guinée, Le MPR, en ce mois de mars qui vous est consacré, vous demande de le rejoindre massivement pour relever le défi.
Comme l'écrivait Hubertine AUCLERT : " Qu'est-ce que l'affranchissement politique de la Femme ?C'est l'avènement de la femme au droit qui confère le pouvoir de faire les lois ".
Le 8 mars 2012, le MPR serait fier de fêter la journée internationale de la femme avec le plus grand nombre de « Députées » au parlement guinéen. Il ne s'agira pas de réaliser des miracles, mais de réparer une injustice, et même une triple injustice :
1.les femmes ne sont-elles pas les moins favorisées socialement ? 2.Ne sont-elles pas celles qui connaissent le plus les fins de mois difficiles? 3.Ne se retrouvent-elles pas les plus nombreuses au chômage ?
Avec le MPR, les femmes parlementaires écriront les pages suivantes de la conquête politique guinéenne avec brio.
A la fin de la décennie de la Femme Guinéenne, la politique doit cesser d’être un monopole masculin. Notre pays doit occuper le premier rang en Afrique Occidentale pour la place des femmes au Parlement.
Avec le MPR, Cette la politique deviendra une affaire conjointe de celles et ceux qui constituent et gèrent la cité ensemble au quotidien.
Le MPR demande d'ores et déjà aux responsables politiques de droite, de gauche comme du centre, d'inscrire la parité dans les textes et dans les faits.
Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens. Amen !
Honorable Cheick Tidiane TRAORE
Président du MPR
Conakry, le 11 mars 2012
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