 | Conakry/ L’exubérant Capitaine comptant ses jours à la tête des guinéens serait entrain de plier ses effets en victime expiatoire devant l’indifférence de ceux qui l’ont entraîné dans cette situation qu’il gère avec boulimie. Il est vrai qu’ils sont nombreux les amis qui, pour un intérêt égoïste peu ordinaire, ont poussé Moussa Dadis Camara à s’entêter sur le destin des guinéens et, par ricochet, le destiner à finir ses jours comme un Mathias LENO et compagnie d’un passé récent. Au nombre de ses amis se compte un certain Boubacar Barry encore Ministre en charge de la construction, de l’aménagement du territoire et du patrimoine bâti public, qui longtemps dans l’amphithéâtre du pouvoir de Lansana Conté, a vite prit la mesure de la nouvelle aventure dans laquelle il a embarqué son « ami ».
Le calcul politique et maléfique
Boubacar Barry, de son petit nom « Bouba » est héréditaire et coutumier de conflits de personnalités. Bien informé des derniers arrangement sous feu le Général Lansana Conté dans le vaste champ de compromis et de compromission relatives à sa succession, il refuse très tôt l’offre de El hadj Mamadou Sylla, patron de Futurelec Holding d’entrer dans les gouvernements successifs d'un Lansana Conté très affaiblit par la maladie.
C’est dans cet esprit qu’il prend l’initiative « d’encadrer » dans son îlot de petits copains l’homme qu’il voit déjà futur maître de la Guinée. Tous les soirs, chez lui à Matam, Dadis est reçu comme le petit prince, lui qui peinait autrefois à entrer dans la cours du gouverneur à N’Zérékoré où l’ami d’aujourd’hui a pourtant vécu à un moment donné de l’histoire. (Il faudra revenir sur cette époque).
Sont alors entrés dans la partouze amicale des gens comme :
- Stéphane dit Bobo, bombardé conseillé à la présidence pour les questions des ressources naturelles;
-Gustave McCarthy, hommes d’affaires des contacts avec les investisseurs étrangers établis en Guinée;
-Fodé Kaba Diaby, tout puissant Directeur du fons d’entretien routier ;
- Mamady Kaba, conseiller à la présidence en charge des questions des infrastructures et bien d’autres qu’il faudra citer prochainement. Le calcul à consister de poster à des niveaux stratégiques des individus que l’ambitieux architecte politique contrôle à tout point de vue pour lui permettre de cerner davantage son emprise sur Dadis.
Une fois ce dernier à la tête de la Guinée , le petit malin s’investi un ministère d’Etat taillé à la mesure de ses ambitions où il peut mettre en route son propre projet présidentiel. Outre les pots de vins obtenus à partir des marchés juteux conclus de gré en gré dans les travaux publics, le super ministre profite de cette position pour régler des comptes avec des personnes qui ont ébloui son chemin dans le passé.
C’est ainsi qu’il déloge du bloc des professeurs de Donka, un haut cadre de l’Etat parti en mission à la CEDEAO au Nigeria pour y mettre le frère propre de sa maîtresse qui le sert en même temps d’attachée de cabinet. La raison est qu’il a cherché vainement à épouser une sœur de ce dernier. A défaut du succès, il fallait se venger sur un membre de la famille. Le Directeur du patrimoine bâti public, Cheick Dem, coincé par le Chef d’Etat major de la Gendarmerie Nationale , a affirmé, sans ambages, qu’il a été instruit par le ministre Bouba pour déloger le fonctionnaire.
A Boulbinet, à l’immeuble qui abrite la clinique des russes, le même ministre déloge une famille guinéenne pour y mettre un de ses concubins homme d’affaires libanais.
A Kaporo-rail, il procède, par sélection, à la vente des parcelles ayant appartenu à des personnes qui l’ont croisé maladroitement dans la vie pour les vendre à des commerçants libanais. La DATU basée à Coleah on a dénombré douze au total déjà bornées et dont les titres fonciers sont délivrés au nouveaux bénéficiaires.
Le désir du pouvoir politique
La création du PNR (Parti National du Renouveau) est une conséquence de ce calcul machiavélique. Revanchard à souhait, se souvenant toujours que son père a été tué dans le cas des complots du PDG, Bouba dit qu’en cas de désistement forcé du capitaine à briguer le pouvoir, il demeure la meilleure pièce de rechange pour le nouveau système. Son mentor du FER, Fodé Kaba Diaby, a déjà investi quatre (4) milliards GNF pour l’achat des adhésions.
Démasqué dans son projet, la plupart des jeunes cadres qui avaient cru à la génération ont lâché du lest en fuyant le camp Dadis. Le président, déjà fatigué par la maladresse de ses propos, paye aussi la fourberie d’un des ses prétendus piliers.
Voilà comment un homme qui avait tant fait espérer les guinéens a abrégé son parcours sur des braises ardentes. Saura-t-il en tirer toutes les conséquences ?
Attendons de voir .
Le QG d'infos '' d'aujourdhui-en-guinée '' à Conakry .
|