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CONAKRY/Allons droit au but et cherchons à être entendu, donc crions fort, très fort : la communication du Président Alpha Condé est gravement asphyxiée par la puante gueule de Rachid N’Diaye. Cette puanteur, après avoir empoisonné l’atmosphère à Conakry où aucun des messages ne circule entre le palais et les rédactions de la presse nationale, étouffés qu’ils sont par la nauséabonde odeur de l’affairiste conseiller en communication, s’est malheureusement transportée à Paris lors du séjour du Président guinéen en France. Et comme Sèkhoutouréyah à Conakry, Rachid N’Diaye a hermétiquement fermé la porte de l’hôtel parisien du président Alpha Condé aux journalistes guinéens vivant en France.

Alors que le tapis rouge était déroulé sous les pieds des journalistes triés sur le volet et prétendus favorables, les animateurs de sites-pourfendus par l’homme fort de Conakry- ont été systématiquement ignorés, pestiférés et empêcher d’assister même à la conférence de presse donnée par Alpha Condé dans une salle de l’hôtel Raphaël. En lieu et place, des guinéens supposés proches du régime ont fait le plein de la salle et submergé les journalistes invités.

Conséquence, les questions essentielles sur lesquelles le Président guinéen devait se prononcer n’ont pas été discutées à fonds si elles ont été abordées. Pourtant l’occasion semblait indiquer sinon unique pour le Président Alpha Condé - non pas de distribuer des billets de banques à ces journalistes qui lui sont hostiles et qui - il est vrai- le caricaturent trop souvent – mais de battre en brèche les accusations parfois grossières qu’on lui colle et d’afficher l’image du démocrate et du républicain qu’il revendique en face de ceux qui le lui dénient. Quelle occasion manquée !

Rachid N’Diaye en porte l’entière responsabilité ; il pollue davantage les relations entre le Président Alpha Condé et la presse nationale. Depuis sa nomination, Rachid N’Diaye n’a pu faire organiser une seule conférence de presse présidentielle à Conakry ni permis à un seul journaliste guinéen d’interviewé le Président Alpha Condé. Cette presse nationale, sur le terrain avec ses faibles moyens et face à tous les risques s’est pourtant illustrée sur le front de la défense de la démocratie, des libertés et des élections démocratiques en Guinée mieux que Rachid N’Diaye, à l’abri et se la coulant douce dans les maquis de Paris.

Ses incriminations, utiles au demeurant, contre le régime de l’époque, à partir des quatre murs des studios de chaines de radio et de télévision en France, ne font pas de lui un héros pour les journalistes qui, sur place, ont fait le choix de braver les interdits illégaux, d’être confrontés à la police, d’être trimballés devant les tribunaux, d’être privés de leur liberté, d’aller en prison, de s’exposer aux menaces, agressions et injures du régime de l’époque et même de perdre des avantages et privilèges proposés dans un plateau d’or, rien que pour contribuer au combat de l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée.

En crachant vite sur cette réalité historique, Rachid N’Diaye pue la communication du président Alpha Condé. Non, ces sacrifices et valeurs n’inspirent aucunement le comportement de Rachid N’diaye. Tout au contraire, pire que les pratiques d’hier justement combattues, Rachid N’diaye et certains transfuges opportunistes alimentent le débat de la complotite contre des militaires et certains cadres autour du président Alpha Condé. C’est le monde à l’envers. C’est sensationnel de rayonner dans le microcosme médiatique parisien, le temps d’une visite, mais la réalité de tous les jours se joue en Guinée avec la presse nationale.

Alors que sa mission aurait dû consister à rétablir et à renforcer le cordon entre la presse nationale et son patron, il a opté de nager dans l’affairisme. A force de trop brasser, il finira par se noyer, et il sera trop tard pour le sauver.

Nous y reviendrons sur les agissements de Rachid et les méfaits d’un entourage opportuniste, incompétent et intellectuellement limité.

Ibrahima Sory SYLLA