Accueil chaud-chaud de la Petite Cellule Dalein : « On voulait attenter à ma vie »

18/2/2019

Après le passage en force du RPG arc-en-ciel à la mairie de Matoto le 7 février, l'UFDG avait prévu une assemblée générale extraordinaire le samedi 16 février à son siège à Commandanyah (Dixinn). Le parti souhaitait profiter de l'occasion pour réserver un accueil triomphal à son champion, La Petite Cellule Dalein Diallo, absent du bled depuis plusieurs jours. Mais son retour au bercail a été très tumultueux, puisque sa réception a vite tourné à l'agression. Les farces de l'ordre ont dégainé, avec une hargne indescriptible.


Tout avait pourtant bien commencé le matin. Vers 10 h, la Petite Cellule Dalein, en costume noir, tout joyeux de retrouver ses militants, sort de l’aéro-hangar de G’bessia. Accompagné de Kalémodou Yansané et d’autres responsables du parti, ils prennent la direction du rond-point Bambéto où les militants commençaient à se masser. Dans l’euphorie, le cortège s’ébranle vers le siège de l’UFDG à Commandanyah. Des centaines de militants scandent et dansent:”Cellou Président” ; ‘’Cellou démocrate’’ ; ‘’Le héros est de retour’’. Des citoyens mobilisés le long de la route Leprince chantent, dansent et acclament le prési de l’UFDG. Plus le cortège avance, plus la mobilisation s’intensifie. De Bambéto à Gnariwada, aucun incident à déplorer. Militants et responsables du parti sympathisaient même avec les agents des Points d’appui (PA) installés le long de l’axe et des flics postés là , à l’occasion de son retour. L’UFDG avait pris la peine de déployer son service de maintien d’ordre devant tous les PA traversés par le cortège, pour éviter tout accrochage entre les militants et les agents.


Mais c’était sans compter sur la flicaille et ses donneurs d’ordre. A partir de Hamdallaye-Gnariwada, les véhicules de Police ont commencé à suivre le cortège, en harcelant les militants et en cherchant à tout prix à s’approcher du véhicule de la Petite Cellule. Ils réussissent à couper le cortège en deux et à écarter les véhicules qui suivaient le prési de l’UFDG, au niveau du carrefour-Casseur. Au même moment, une horde de flics, matraques et grenades lacrymogènes en mains, tendent un piège à l’ancien siège du RPG arc-en-ciel. La Petite Cellule Dalein et le reste de son cortège sont pris en sandwich au beau milieu sur la chaussée. Trois SUV blindés devant, deux pick-up de la flicaille derrière. Comme dans un film western, chaque véhicule endommage du mieux qu’il pouvait, la voiture du prési de l’UFDG qui a tenté de s’extirper, mais en vain. C’est alors qu’il descend de son teuf-teuf pour demander aux flics d’arrêter « cette barbarie »: « A Hamdallaye, j’ai dit à mon chauffeur d’arrêter. Je suis descendu, j’ai demandé aux agents s’ils veulent me tuer, ils n’ont rien dit. Au contraire, ils reculent de 10 mètres, pour nous pulvériser du gaz lacrymogène. C’est là que j’ai perdu un peu connaissance … » La Petite Cellule Dalein, après en avoir inhalé une bonne dose, est ramené à son teuf-teuf par sa garde. Le cortège file vers le siège de l’UFDG, mais à l’aide des SUV, les flics le poursuivent et continuent à cogner les véhicules derrière lui. Plusieurs personnes sont blessées. Le prési de l’UFDFG et ses gardes s’engouffrent finalement dans le quartier Minière, pour échapper à la furie de la flicaille. Les flics, eux, viennent déverser leur ire sur les militants massivement mobilisés au siège. Ils pulvérisent le coin de gaz lacrymogène. De nombreux militants, dont des bébés au dos, perdent connaissance, d’autres, pour se sauver, escaladent les murs pour se retrouver dans les concessions voisines. Pendant ce temps, les flics en nombre devant le siège (de l’autre côté de Leprince) allaient de leurs commentaires : « Si vous pensez prendre le pouvoir ainsi, vous vous trompez. Nous allons nettoyer ici et dans 6 mois, on ne parlera plus de vous ! Celui qui bouge, on l’écrase ! », lance un flic qui n’avait pas l’air de blaguer.


Après l’orage, la Petite Cellule Dalein pointe la responsabilité du prési Alpha Grimpeur : « Hier nuit (15 février Ndlr), on m’a fait comprendre que monsieur Alpha Condé a dit que je viens attaquer les PA. J’ai répondu que ce n’est ni l’intention de Cellou Dalein ni l’intention de la Direction nationale du parti. J’ai demandé aux responsables du parti d’aller rassurer les agents qui étaient dans les PA et de mettre des militants à côté d’eux, pour leur montrer qu’ils ne sont pas visés. Ces dispositions ont été prises. De l’aéroport à Gnariwada (Hamdallaye), tout s’est bien passé. J’ai salué tous les agents. Mais, il y avait d’autres qui n’étaient pas satisfaits. A Gnariwada, on a senti qu’on est attaqués. Le gaz lacrymogène venait de devant et de derrière. Mais l’élément nouveau, ce que leurs véhicules recherchaient le mien. Ils ont commencé à m’attaquer avec leurs Mamba. Ils cognaient par les côtés latéraux et par devant. Je considère qu’avec cette force, on voulait attenter à ma vie. Alpha a donné les instructions, Baffoé a dit de m’attaquer. Comme il y a eu mobilisation, il fallait m’empêcher d'arriver au siège. Ils ont décidé d’agir comme cela. Et pour justifier leur acte, ils disent que je suis venu attaquer les PA » narre La Petite Cellule Dalein, visiblement choqué. Mais ce n’est pas pour autant qu’il lâchera prise, insinue-t-il : « S’ils veulent m’intimider, ils se détrompent. Je suis déterminé à conduire ce combat. Je me sens en insécurité dans ce pays, mais je m’en fou. J’ai décidé de vouer ma vie à l’avènement d’une société plus juste dans ce pays », martèle-t-il, lors de sa conférence de stress, après avoir regagné son domicile de Dixinn-Port.

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